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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-11-30, Collections de BAnQ.

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I.K I) E V 0 I li , I.E S S A M E I» I » 0 \ (I V E M It It E E T l> I M A N CreateurScE Montréal rtOAinsM ED7mm 26*28*30 novembr a Concerts lore 2QJi 1996 eu res m 3e Forum international des jeunes compositeurs D1C I.K I) K V () | |t .I.K S S A NI K I) I U X I) V K M li It K Y.I I» I M A X < Il Y I |) Y < Y M I! Il Y I !> !l 'I ^rSAbi»'» ».***a«35,- •srtMfis-t mai* ujemr- A l'affiche s le 6 décembre Supplémentaires 7 °" 21 décemb CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DU QUÉBEC Montréal JOURNÉE DE LA MUSIQUE DE CHAMBRE au Conservatoire de musique de Montréal le samedi 7 novembre 1996 10 h 14 h 30 16 h 16 h 30 20 h Classes de maîtres ouvertes au public Violaine Melançon, violoniste et Thomas Kraines, violoncelliste (Baltimore); pour les cordes James Campbell, clarinettiste (Bloomington); pour les vents Martin Hackeman, corniste (Vancouver); pour les cuivres Seth Knopp, pianiste (Baltimore); pour le piano et autres instruments Répétition publique Trio Peabody : Violaine Melançon, Thomas Kraines et Seth Knopp, et des étudiants du Conservatoire de musique de Montréal Concerts Voix et Instruments Opéra de chambre, sous la direction de Lorraine Prieur Concert-gala : œuvres de J.A.Mozart, L.Van Beethoven, V.Persichetti, E.Hlobil, R.Shaw, M.Ravel au Conservatoire de musique 100.rue Notre-Dame Est, Montréal (métro Champ-de-Mars) Renseignements (514) 873-4031 ENTREE LIBRE Ministère de la Culture et des Communications Québec u u M El LISE PAYETTE Une série qui veut englober plusieurs aspects et plusieurs époques SUITE DE LA PAGE B 1 privilégié une approche «kaléidoscopique» et choisi de mettre l’accent sur des histoires individuelles et souvent spectaculaires de femmes.On ne saurait les en blâmer.Même PBS, lorsqu’elle présente une histoire de la Première Guerre mondiale, recourt à ce procédé des histoires individuelles pour accrocher le téléspectateur.Et puis, le,sdites histoires ne sont pas banales.À preuve, un reportage sur les concours de beauté auxquelles les mères du sud des Etats-Unis habj-tuent leur fille, dès lage de 18 mois.A vous faire dresser d’horreur les cheveux sur la tête.Dès l’âge de cinq ans, une petite remportera le prix dans la .catégorie «le corps le plus parfait».Pour sa part, Léa Pool, dans son épisode sur l’identité, va cueillir le témoignage de l’épouse de Billy Tipton, une femme américaine de bonne famille qui décida de devenir un homme pour pouvoir faire du jazz dans les années 20.L’espoir La réalisatrice nous emmène également en Papouasie, auprès des deux communautés qui, bien que vivant à m quelques kilomètres l’une de l’autre, accordent des rôles bien différents aux femmes.Ici, les garçons sont enlevés à leur mère dès l’âge de six ans pour qu’ils s’endurcissent et deviennent des guerriers, à travers différentes épreuves et dans la douleur; là, les femmes ont une relation exceptionnelle avec les hommes et disposent de véritables pouvoirs tels la gestion des héritages et celle des rites funéraires.Pour faire le lien entre cçs différentes histoires, l’équipe a eu recours à la philosophe française Elizabeth Badinter, toujours pertinente.Cet épisode sera présenté le 8 janvier à Radio-Canada et le 20 janvier à CTV.La télé privée anglaise avait d’abord envisagé de présenter la série en tranches de deux heures, mais devant l’abondance d’information contenue dans chaque segment, elle a opté pour une diffusion en tranches d’une heure.C’est sans doute là une heureuse décision car non seulement l’information est abondante mais le téléspectateur se sent par moments bombardé par le rythme qu’impose, semble-t-il, la télé.Le choix du document d’Anne Henderson sur le corps pour lancer la série n’est peut-être pas le plus heureux.Car le téléspectateur fait face à certaines redites sur la prison de l’apparence corporelle dans laquelle les hommes aiment bien confiner les femmes.11 y est question de poids, d’image, de beauté, d’anorexie, d’une photographe de San Francisco qui s’intéresse aux grosses femmes.Isabelle Brabant y fait son petit plaidoyer en faveur des sage-femmes — extrait trop mécanique — aux côtés de déclarations plutôt énormes sur l’impact dévastateur de Freud sur la sexualité des femmes.On le voit, il y a des généralités, des lieux communs et des coins tournés rond dans la série.Mais peut-être ces écueils sont-ils incontournables dans une série qui veut englober plusieurs aspects et plusieurs époques d’une grosse question.«Nous n’accusons personne mais exprimons des constatations.Us hommes en ont assez de se faire accuser.Nous nous contentons de poser des interrogations», dit Raymond Gauthier.En posant, somme toute, un diagnostic permettant l’espoir.CULTURE «La dynamique a changé radicalement depuis qu’Ottawa a fait de la culture un axe de sa diplomatie» Marie Tifo et Lise Fayette.SOURCE SRC La maquette du futur chapiteau du Cirque du Soleil à Disneyworld.SUITE DE LA PAGE B 1 Subventions ou pas, le Cirque du Soleil inclut dans ses programmes de spectacle de petits discours des premiers ministres du Québec et du Canada en guise de gratitude pour l’aide accordée à ses débuts et pour bien marquer sa volonté de jouer son rôle d’ambassadeur de son pays d’origine.«Nous prenons l’initiative de contacter les ambassades, consulats et délégations québécoises à notre arrivée dans chaque pays pour leur offrir des billets dans l’espoir d’attirer à nos spectacles des gens d’affaires possiblement désireux de nouer ultérieurement des liens avec le Québec ou le Canada», continue Jean David.Le Cirque ne s’est pas bâti en un jour, ni en grattant les fonds de tiroirs.Stéphane Venne, qui à terminé en juin son contrat au secteur culturel de la Délégation du Québec à Paris, a pourtant observé là-bas que plus de la moitié de l’aide accordée aux artistes était distribuée en parts de moins de 1000 $.«À Paris, avec 1000 $, tu passes à peine la journée.», note-t-il.«L’aide est dispersée et va souvent à des gens qui n’ont pas de partenaires français ni de connaissances des structures son image à l’étranger.«L’art n’a jamais été, au gouvernement du Québec, au service de l’image du pays», insiste-t-elle, soulignant que l’excellence a toujours servi de référence dans la distribution des subventions.Historiquement, admet Mme La-vigne, Ottawa donnait deux fois plus aux artistes québécois en tournée que le Québec lui-même.«La dynamique a changé radicalement depuis qu’Ottawa a fait de la culture un axe de sa diplomatie et réduit de moitié son aide aux artistes du Québec en tournée.» Le CALQ, jadis subventionnaire en parts égales avec Ottawa dans plusieurs projets, est aujourd’hui souvent sollicité pour assumer la totalité de la facture des tournées et de l’exportation.«Ça devient extrêmement difficile pour le CALQ», admet Mme Lavigne.L’ébauche d’une politique C’est en 1994 qu’a été révélée pour la première fois la nouvelle stratégie fédérale.Dans un discours prononcé à Paris, l’ancien ministre des Affaires étrangères André Ouellet annonçait que désormais, la culture serait, avec la politique et l’économie, l’un des trois piliers de la politique étrangère canadienne.Dans cette foulée, le personnel du Centre culturel canadien à Paris, rue Constantine, a été augmenté à une vingtaine de personnes, qui travaillent dans un immeuble rénové il y a quelque temps au coût de deux millions.L’été dernier, les troupes de danse québécoises ont été les premières victimes évidentes du repositionnement fédéral: désormais, le ministère des Affaires étrangères ne subventionnerait plus que les tournées à l’avantage de l’image du pays, lors de sommets économiques ou autres événements de représentation.«Après tout, confiait un haut fonctionnaire fédéral il y a quelques semaines, les Affaires étrangères, ce n’est pas le Conseil des arts.» Jadis jugés sur des critères d’excellence, les artistes québécois faisaient baver de rage les Canadiens.Reconnus pour leur créativité, les Québécois décrochaient jusqu’à tout récemment 65 % de l’enveloppe fédérale consentie à la tournée.Las de promouvoir par ricochet l’image des Québécois à l’étranger, Ottawa change les règles du jeu, et les artistes québécois en mal de subventions s’inquiètent de voir les subventions fédérales fondre comme neige au soleil.Au CALQ, le budget d’aide à la tournée est fixé à 1,2 million.Trente-six compagnies et artistes se partagent la cagnotte.A la SO DEC, un budget de 2,2 millions sert à soutenir à la fois les entreprises culturelles québécoises dans leurs projets d’exportation et à assurer la visibilité du Québec dans 25 marchés ou foires internationales — les équivalents de CI-NARS 1996, le mondial des arts de la scène qui aura lieu au Reine-Elizabeth du 4 au 7 décembre.Une somme maximale de 50 000 $ à une entreprise culturelle peut être versée par le programme Sodexport, avec un maximum de 25 000 $ pour un projet donné.Plusieurs, comme Robert Pilon, de l’ADISQ, en appellent plus que jamais à la fin de l’éparpillement des rares fonds publics encore disponibles.«Donner 5000 $ à l'un, 2000 $ à l’autre, c’est naïf comme stratégie.Qu'on cible donc cinq ou dix artistes au lieu de 40 albums comme on le fait chaque année en Prance.En fait, au-dessous de ÎOO OOO $, c’est de l’argent gaspillé», tranche-t-il.Et ça presse, enchaîne-t-il.«Las programmateurs français à la radio se sont fait imposer un quota de 40 % de chansons françaises il y a un an et ils sont à court de matériel.C’est le moment ou jamais de foncer», juge M.Pilon.de France.» Il se souvient de plusieurs artistes, surtout en arts visuels, qui ont débarqué à Paris comme s’ils arrivaient à Granby.De Québécois à Canadien Pour Starmania, Plamondon a débarqué à Paris avec Michel Berger, Céline Dion s’est associée à Jean-Jacques Goldman, le comédien Yves Jacques s’est placé sous l’aile bienfaitrice du directeur, acteur et metteur en scène Jérôme Savary.Des histoires à succès qui en disent long sur la façon de procéder, et sur les retombées pour un pays.«Céline Dion, Jacques Villeneuve ou Robert Charle-bois, avec leur détermination, leur franc-parler et leur convivialité, contribuent mieux que quiconque à bâtir une identité québécoise.Une fois que cette perception, fondée sur l’excellence, est établie, tous les produits québécois en profiteront.Quand, en 1952, Félix Leclerc s’est pointé en France, il a été étiqueté “Canadien”.Jacques Villeneuve, nouvelle coqueluche des médias en France, n’a eu qu’à accorder quelques entrevues pour passer de Canadien à Québécois.Avec les années, il est apparu en France une certaine idée du Québec qui n’a plus rien à voir avec la folklorique cabane au Canada», fait remarquer Stéphane Venne.Très bien, mais comme l’explique Marie Lavigne, présidente-directrice générale du Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ), le Québec n’a jamais aidé les artistes de façon intéressée, dans le seul but de faire mousser ARCHIVES LE DEVOIR Starmania, l’un des succès du Québec à l’étranger.de Gilles Maheu gagnant du gala DES MASQUES 96 Production de l'année» (Monfréal) «Meilleurs éclairages, «Pas une seconde ne se perd en compagnie de cette troupe hors du commun et on ne se ait jamais que la vie est ailleurs.» H.Guay, Le Devoir «Un magnifique voyage fort bien préparé par Gilles Maheu.Comme si la vie était devenue le dernier espoir.» J.Beaunoyer, La Presse «Les Ames mortes hantent par la beauté, la force de l'univers qu'elles recèlent.» C.Prauvost, Le Soir, Bruxelles «Gilles Maheu — dont c'est le spectacle le plus exigeant et le plus abouti — construit un univers théâtral farouche et signe avec les Âmes mortes un puzzle métaphysique d'états de grâce et de désarroi.Il dessine un théâtre au-delà des concepts, du comique et du tragique, du joué et du non-joué, du discours et du message où la grammaire de la danse et du théâtre n'en font qu'une seule.» R.Lévesque, Parachute, octobre 96.du 6 au 21 décembre à 20k à usine © 1345, Lalonde (entré Panet et Visitation au sud d'Ontario) © Beaudry .- ' i • - ‘ - .- - Prix spécial: 50 premiers billets tous les soirs à 10 $ en vente dès maintenant pour chaque représentation Prix régulier: 22 S / étudiants et aînés: 18 $ Réservations: usine© 521-4493 /Admission 790-1245, 1-800-361-4595 I.!•: I) K V (MH.I.K S S ,\ M K I) I 3 0 X () V K M H H K K T l> I M A N (Ml E I ' " I) E < K M li li K I !l il (I B B I Un drame de transmission A la radio de Radio-Canada, j’entends une journaliste débutante nous entretenir du «gars qui entre l’essence dans l'auto».Elle est en panne de mots et ne trouve pas de pompiste.Petite désolation.Mais grande colère quand on voit peu après, à la télévision de Radio-Canada, le massacre planifié de la langue qu une direction populiste met en ondes.Cela s appelle niaiseusement Fa Si Im chanter, cela tonitrue, bredouille, anglicise, syncope tout le français à sa portée et fait la fierté des responsables de la programmation.Oii se consoler?Si j’en crois le numéro d’octobre de la vénérable et toujours dynamique Nouvelle Revue française, on ne peut même plus se permettre d’être colonisé et de jeter un œil envieux sur le français de France, qui ne perd rien pour attendre son inévitable déliquescence.Sous le thème L’école contre la lecture, la revue présente les constats et doléances de six professeurs et écrivains: Danièle Sallenave, Patrick Grainville, Richard Millet, Françoise Bettenfeld, Gérard Spiteri, Jacques Pécheur.La tristesse règne, exactement aux mêmes motifs que la nôtre.On y apprend, à notre grand désarroi, que même les étudiants inscrits en lettres modernes dans une université parisienne, détenteurs d'un bac, peuvent transformer une 'concierge en «consièrje», confondre un décor avec un «décorum», ignorer tout à fait ce qu’est un Cupidon ou le Golgotha, sans parler de l’accord des participes, du genre des mots, et des niveaux de langue.Même l'influence de l’anglais, qu’on disait si inoffensive là-bas, commence à se faire sentir, de la syntaxe au vocabulaire: le «charactère», la «dqnce», un «ad».A qui ou à quoi la faute?Les continents changent, les raisons se ressemblent.Je les ai regroupées sous quatre thèmes principaux.Le premier est le culte du moi, de l’expression personnelle, marque de l’éducation familiale et scolaire de notre temps.«Du montent qu’ils pensent ou écrivent des choses intéressantes», peu importe la façon dont ils les «communiquent».Quant à leurs références culturelles boiteuses ou inexistantes, il serait autoritaire de leur en imposer d’autres, sans compter qu’il faut s’abstenir de contester leur droit sacré à vénérer le polar plus que les classiques.Cela s’entend dans les meilleures facultés, prétend la NRF.Le second malheur est la démagogie.Au droit individuel à l’expression fautive, s’ajoute un droit collectif, inaliénable, à la langue appauvrie et à ses approximations.Vous connaissez bien la thèse, qui vient justement de faire l’objet d’un ouvrage professoral au Québec.Exiger la correction linguistique serait sombrer dans l’élitisme, brimer la classe ouvrière, mépriser ses valeurs.Et faire preuve d’ethnocentrisme, bien sûr, à l'égard de communautés culturelles dont on doit désirer «l’inclusion à tout prix».Ainsi préfère-t-on priver les enfants de classes modestes ou les enfants d’immigrés des subtilités linguistiques les plus désirables, «ironie, supputation, hypothèse, distance, jeu», qui exigent un perfectionnement dans l’usage des mots et de la grammaire.La correction politique, dont on croyait la France épargnée, va donc plus loin que la suppression de la célèbre cigarette de Malraux.La troisième erreur est commise à l’intérieur des facultés.La lecture, donc la littérature, donc la culture, souffrent d’un assèchement fatal depuis l’apparition de pseudosciences linguistiques qui décomposent le texte et, en chemin, en perdent l’esprit.Le romancier est devenu un «locuteur», la page est une «machine textuelle et démontable» où l’élève est à la recherche «du message, du signifiant, du destinataire, de la focalisation».Le plaisir, ingrédient essentiel à la lecture, s’envole par la fenêtre même de l’école qui devait l’enseigner.Mais la quatrième erreur est imputable, on s’en doutait, aux médias.Le livre n’est plus qu’une «doublure du film», la langue parlée une imitation de la réclame commerciale, et tous les textes sont égaux: celui du fait divers et celui du poème.Le journaliste est plus prestigieux que l’écrivain, car il détient la clé de l’instant, de l’instantané.C’est le raccourci de tous ces lieux que l’étudiant imite, et valorise.Que faire?Les collaborateurs de la NRF ne le disent pas, ne le savent pas.Car leur détresse est d’abord et avant tout celle du professeur, en eux, qui bute sur l’éternel problème de la transmission des connaissances, dont les modes ne peuvent plus être aussi mécaniques et simples qu'autrefois.Au mieux, ils invoquent quelque deus ex machina qui ressemble au feu sacré, qu'on ne peut tout de même faire descendre par miracle dans l'âme de tous les enseignants d'une école qui est de masse et qui le demeurera.Danièle Sallenave décrit de façon saisissante le grand étudiant indifférent, allongé à demi sous le pupitre, qui ne rit ni ne réagit durant les «treize fois trois heures» d’une session.«De quel dégoût porte-t-il ici l’expression?de quel refus?J’admets qu’il vienne d’une famille où les études supérieures ou même secondaires sont toutes nouvelles.Mais l’école d'aujourd’hui, on le sait, n’a-t-elle pas décidé de rompre avec ce vieux modèle d’un enseignement réservé?Alors pourquoi cette école nouveau modèle l’a-t-elle autant ennuyé que l’autre et, qui sait, peut-être davantage?» Bousculade de questions.Et silence de l’impuissance des profs.11 y en a qui, comme au Québec l’essayiste et professeur Jean Larose, transforment cette impuissance en imprécation et tirent à l'aveugle sur les pédagogues et la pédagogie comme s’ils avaient fait plus de mal à l’esprit, donc à la culture, que les pseudo-sciences linguistiques en ont infligé à leur chère littérature.Moi qui ai fréquenté les pédagogues, les grands à inspiration et les petits à recette, je me range de leur côté.Car au lieu de geindre, devant le terrible et terrifiant problème de la transmission des connaissances au plus grand nombre et non plus aux seuls héritiers de la culture, ils continuent, pour leur part, à nier la fatalité., et à chercher.Et à être méprisés pour cela même, que les beaux esprits trouvent superflu.Lise Bisson nette MUSIQUE Ils ont quarante ans mais ne les font pas Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, surnommés les serviteurs de louanges et de beauté, se sont installés à l’oratoire Saint-Joseph en 1956 afin d’enjoliver les liturgies solennelles À l’origine, la maîtrise mise sur pied par le père Léandre Brault était formée d’orphelins que les religieux recueillaient dans les crèches.Aujourd’hui triés sur le volet et formés dans une école-manoir à l’ombre de la basilique, les Petits Chanteurs ont gagné une réputation qui dépasse largement les frontières du Québec.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Aux funérailles de Robert Bouras-sa, les Petits Chanteurs du Mont-Royal ont chanté le Requiem de Gabriel Fauré comme si cette œuvre faisait partie de leur répertoire depuis toujours.Ce n’était pas le cas: ils l’ont apprise en trois jours, la fin de semaine avant les obsèques, et leur interprétation ne leur a valu que louanges.Comment cela est-il possible?Directeur musical des Petits Chanteurs depuis 19 ans, Gilbert Patenaude explique la chose par l’accent mis dans leur formation sur la lecture et le développement de l’oreille.Le répertoire des Petits Chanteurs, estime M.Patenaude, contient une douzaine de messes, une trentaines de motets, des psaumes, des cantiques, un peu de grégorien et des pièces du XXe siècle.Des partitions, les Petits Chanteurs n’en manquent pas dans le manoir qui leur sert d’école, à l’ombre de l’oratoire.«On a une salle pleine de boîtes qui font les quatre murs, avec dedans des tonnes de pièces», racontent les enfants avant la répétition du concert de Noël.Les pièces qu’ils préfèrent?Quelques-uns parlent de la messe de Marc-Antoine Charpentier; Nicolas Lavallière, âgé de 11 ans, mentionne, lui, le Requiem de Fauré, «expressif, qui va te chercher les tripes».Dans un même élan, il mentionne aussi aimer chanter les chansons populaires, les Yesterday, Let It Be, qui font aussi partie du répertoire des Petits Chanteurs.Des goûts variés qui en disent long sur l’ouverture d’esprit prônée et transmise, sur cette absence de snobisme qui, chez les amateurs de musique adultes, font souvent se regarder en chiens de faïence ardents défenseurs du classique et inconditionnels de la musique pop, les uns trouvant les autres qui kétaine et inculte, qui hautain et ennuyeux.La mue Bien sûr, il n’est pas simplement question de chant: en plus des trois heures consacrées à cette discipline tous les jours, les Petits Chanteurs suivent aussi une heure de cours de piano par semaine.Il y a vingt-sept pianos dans le sous-sol du manoir et on recommande à teurs parents d’en acheter un pour la maison.Tous n’en ont cependant pas les moyens.Les enfants sont en effet choisis sans discrimination de leurs conditions familiales.Les années n’ont pas changé la règle: l’argent n’y compte pour rien.Les 27 Petits Chanteurs choisis chaque année le sont sur la base de leurs capacités vocales, de leur dossier scolaire et de leur comportement.L’école au pied de l’oratoire relève de la CECM, et il n’en coûte que 65 $ par mois aux parents pour y envoyer leurs enfants.Une fois au secondaire, les Petits Chanteurs sont invités à étudier de l’autre côté de la rue, au Collège Notre-Dame, où ils paieront simplement les frais de scolarité d’un établissement public.Ainsi pris en charge en quatrième année du primaire, les Petits Chanteurs peuvent faire partie de la maîtrise des Petits Chanteurs jusqu’en quatrième secondaire.«J’aimerais les avoir un an plus tôt, note M Patenaude.Il faut deux ans pour former une voix d’enfant, et pris à cet âge, ils ne peuvent l’utiliser qu’un an et derçii.» A douze ans, la voix des garçons est selon lui à son sommet.«Avant, c’était plus tard, mais maintenant, on ne peut que constater que la mue se fait plus tôt.Est-ce à cause de la nourriture, du système nerveux plus sollicité par une vie plus rapide?Les raisons en sont obscures, mais une chose est sûre: les garçons ont toujours très hâte d’arrêter de chanter haut.» Justement, la mue.C’est à cet âge que les Petits Chanteurs perdent le plus grand nombre de joueurs.Pour ceux qui restent, rien à faire à cet âge-là, sinon leur demander de chanter un peu moins fort! Plus tard, estime M.Patenaude, à peine 10 % des Petits Chanteurs mènent une carrière liée à la musique.«Mais la plupart d’entre eux vont aux concerts, deviennent d’avides collectionneurs de disques.Déjà, pendant les entractes, les plus vieux parmi nos Petits Chanteurs ne parlent que musique.» Une affaire sérieuse Portrait volontairement flatteur que brosse le directeur musical de ses chers rejetons ?Dans la salle de répétition, la chose se confirme auprès d’enfants choisis au hasard.De quoi discutent les enfants assis tout près?Du prix du piano qui servira ce jour-là à la répétition! «Un piano comme celui-là, ça vaut au moins 28 000 $», pèse l’un.Pour l’orientation de carrière, M.Patenaude semble aussi avoir vu juste.Le petit Nicolas de tout à l’heure veut devenir ingénieur en aéronautique, Philippe Leduc veut, lui, devenir joueur de hockey, un autre encore hésite entre un avenir d’écrivain ou de mathématicien.N’est-ce pas lassant de chanter quelque 80 fois par an à l’oratoire?«Au début, raconte Nicolas, on est impressionné de chanter à l’oratoire.Vers la fin de l’année, on commence parfois à trouver ça lassant, mais d’un autre côté, le dimanche matin, si je n ’avais pas les Petits Chanteurs, je me demanderais quoi faire, surtout qu’il n’y a rien de bon à la télévision.» Il faut souligner que la foi des enfants n’entre pas en considération.La majorité des parents ne sont pas pratiquants, un bouddhiste a même fait partie des rangs il y a quelque temps.«J'explique aux enfants que leur chant est un service et qu’ils doivent le rendre avec respect aux croyants qui viennent du monde en- vi, rue Ontario Ouest, Montréal m m i/iUvyC ' M* • ARCHIVES LE DEVOIR Les années n’ont pas changé la règle: hier comme aujourd’hui, l’argent n’y compte pour rien.Les 27 Petits Chanteurs choisis chaque année le sont sur la base de leurs capacités vocales, de leur dossier scolaire et de leur comportement.tier pour prier à l’oratoire.Je compare la chose à l’organiste du Stade: qu’importe qu’il aime ou non le baseball!», fait observer M.Patenaude.11 considère par ailleurs que le service à l’oratoire représente le sérieux de l’affaire.Si la maîtrise devenait laïque, la tentation serait forte à son avis de laisser tomber une partie importante du répertoire, pourtant for- matrice du point de vue de la technique vocale et de l’intériorité recherchée.Telle quelle, la maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal a acquis une réputation enviable en Europe, où on les compare facilement aux meilleures d’Allemagne ou d’Angleterre, dans ces pays où les maîtrises de garçons relèvent d’une tradition vieille de cinq siècles.EVENEMENT ART SACRÉ 1996 LE CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ PRÉSENTE Go/icei't c/eGoè'/ AVEC LE CHŒUR CLASSIQUE DE MONTRÉAL DIRECTION: MARTHE LAÇASSE DIMANCHE LE 1er DÉCEMBRE À IShOO A I/ÉGUSE DU GESÙ 1202, rue De Bleury RÉSERVATIONS ET BILLETTERIE : 861-4036 O N T R E A L Yuli Turovsky Directeur artistique Concertée avec Les Petits chanteurs Mont-Royal BANQUE NATIONALE Le jeudi 19 décembre, 10 h SOLISTES Anne Saint-Denis, soprano Madeleine Jalbert, contralto Jonathan Boyd, ténor PROGRAMME Vivaldi Concerto pour cordes Ghna Menntn Orotono de Noel fi Théâtre Maisonneuve OU Place des Arts NORTEL Billets: 23,00$ 19.50$ 10.00$ Tares incluses iORTHERN iFIKOM Commandita-re principal 8420 2112 98206037 S’il leur faut aborder leur «travail» à l’oratoire comme un service, ils n’en reçoivent pas moins en retour certains bénéfices.Chaque année, des tournées sont organisées.Cette année, une «descente» du Mississippi est envisagée; de 1962 à 1968, ce furent les tournées pancanaj diennes avec les Jeunesses musif cales du Canada; en 1966 et 1983; des messes de minuit internatiof nales à Orly, en France; en 1983 et 1989, des tournées en France et eri Belgique; en 1992, des concerts au Rockefeller Center et à la cathédrale St.Patrick de New York; en 1993, des tournées en France et en Alle^ magne; l’année suivante, au Texas et en Louisiane.Il ne faut pas négliger aussi les gros événements, de ceux qui emballeraient n’importe quels enfants: les cérémonies d’ouverture de l’Expo 67 et des Jeux olympiques de 1976, le concert de Noël en 1978 à la basilique Notre-Dame avec Luciano Pavarotti, la Symphonie des Mille avec l’Orchestre symphonique de Montréal en 1984.Bref, de tout pour toutes les générations qui ont défilé aux Petits Chanteurs au cours des 40 dernières années.«Les exigences sont les mêmes d’année en année, il faut que les récompenses soient aussi comparables pour tous», rappelle M.Patenaude.La prochaine «carotte» au calenf drier, c’est le concert de Noël du 5 décembre, qui marquera le retoui; des Petits Chanteurs à la basilique de l’oratoire Saint-Joseph, après quelques Noëls célébrés à l’église Saint-Jean-Baptiste.Ce jour-là seront soulignés les 40 ans des Petits Chany teurs, accompagnés à cette occasion de Renée Claude, du ténor André McDonald et du comédien Gilles Pelletier.Le programme?Je vous le donne en mille: bien sûr, des can* tiques de Noël! Le 12 décembre, les Petits Cham teurs seront aussi mis à contribution pour une grande messe solennellq présidée par le cardinal Jean-Claudd Turcotte, en présence des évêques auxiliaires de l’archidiocèse dq Montréal.; Société Philharmonique de Montréal Concert en fête LISZT Missa Coronationalis Les préludes ****** BEETHOVEN Egmont ouverture op.84 ****** BERLIOZ La Damnation de Faust le partie ****** CHING-HUI KUO, soprano CORINA CIRCA, mezzo ZAZA ZAALISHVILI.ténor ROBERT GRENIER, basse CHŒUR DE L’UQAM Orchestre de la Société Philharmonique MIKLÔSTAKÂCS direction Samedi, 14 décembre, 20 h ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Angle Rachel/Henri-Julien Métro Mont-Royal Admission: 22 $ (taxes incluses) Billets en vente: Place des Arts: 842-2112 Réseau Admission: 790-1245 A l’entrée de l'église une heure avant le concert PATRICK MYEÏÏÊ CINÉPLEX OOÉON DE KClsLEKT LEI^vSEi CENTRE-VILLE « s> 'iMèwtwà6kl Un film de PATRICE LECONTE FANNY ARDANT • CHARLES BERLING • BERNARD GIRAUDEAU JUDITH GODRÈCHE «JEAN ROCHEFORT Sélectionné pour REPRÉSENTER la France AUX OSCARS 97 n épargné personne PRES ENTE LIBRE CINEMA SAuîly AU CINEMA PARALLELE 3682, bouI.St-lourent 843-6001 Du Coeur à l’Ame avec ou sans Dieu un film de Suzanne Guy produit par Marc Daigle de l'ACPAV A 19h30& supplémentaires le weekend à 15H30 THE> flBANGE LUES 0F ?0WP0Y Rick Raxlen J .A21H30& / supplémentaires le ' weekend à 17h30 fv.o.anglaise s.-t.français) PASSAGE POUR L’ARGENTINE À L’IMPÉRIAL Jusqu’à vendredi prochain, l’impérial propose un panorama du cinéma argentin en deux cycles, classique et contemporain.Cet après-midi, deux longs métrages récents.D’abord, à 14 heures, Contarhasta diez (Counting Up to Ten), d’Oscar Barney Finn, dans lequel un homme entreprend un périple intérieur, à la recherche de son identité.Nous sommes au crépuscule du règne dictatorial argentin, et chaque citoyen remet e,n question sa place dans ce monde.A 16h30, Matar al abuelito (Killing Grandpa), de Luis Cesar D’Angiolillo, une fable parodique légèrement amorale qui se déroule à l’intérieur d’un grand manoir, qui tient lieu de personnage central.BERGMAN/CHAPLIN AU CONSERVATOIRE C’est ce week-end, au Conservatoire d’art cinématographique, que prend fin la rétrospective consacrée à Ingmar Bergman, avec la projection ce soir de From the Life of the Marionnettes (19h), réalisé en 1980, et The Touch (21h), daté de 1971.Demain, l'établissement du boulevard de Maisonneuve passe le flambeau à Charlie Chaplin, avec la projection de deux œuvres-clés, Modem Times (19h) et The Great Dictator (21h).Modem Times (1936) annonce le taylorisme américain et l’abrutissement, par le travail à la chaîne, d’une main-d’œuvre qui se détraque comme une machine.Un film brillant et rempli de trouvailles.Uw Great Dictator (1940), peut-être moins audacieux plastiquement que son prédécesseur, constitue néanmoins une charge féroce contre la politique européenne de l’époque.Chaplin y ridiculise avec adresse le personnage grotesque que représente Adolf Hitler (ainsi que Franco et Mussolini), qui régnait en maître sur l’Europe lorsque Chaplin a réalisé ce film.Martin Bilodeau SOURCE FESTIVAL A PASSAGE TO ARGENTINA Une scène de Matar al abuelito de Luis Cesar D’Angiolillo.«.RIDICULE EST UN DIVERTISSEMENT SOLIDE ET INTELLIGENT QUI RÉJOUIRA LES «BEAUX ESPRITS» DE NOTRE ÉPOQUE.» - Gtorgts Print Journal Voir «.UN VÉRITABLE FESTIN ROYAL, MAGNIFIQUEMENT SERVI PAR DES ACTEURS DE PREMIER ORDRE.» - Luc Perreault, La Presse «JAMAIS L’ESPRIT NE FUT À CE POINT DÉCRIT COMME UNE ARME DE GUERRE AIGUISÉE ET DANGEREUSE.» - Odile Tremblay, Le Devoir «QUAND LES MOTS D’ESPRIT VOLENT, C’EST REMARQUABLE!» - René Homier-Roy, Radio-Canada «COUREZ VOIR RIDICULE! UN FILM MAGNIFIQUE! LES DIALOGUES SONT FORMIDABLES! J’AI ADORE ÇA!» - ChantalJoli, Radio-Canada «VRAIMENT, VRAIMENT FORMIDABLE!» - Marie-France Bazzo, Radio-Canada «DES JEUX DE MOTS PÉTILLANTS, DÉCAPANTS, TRANCHANTS.UNE SÉRIE DE JOUTES ORATOIRES JUBILATOIRES.» - Francine Grimaldi, Radio-Canada (CBF Bonjour) «.DES TEXTES BRILLANTS DONT ON SAVOURE CONSTAMMENT LES PERLES.» - Louise Blanchard, Journal de Montréal SOURCE CINEMAGINAIRE Benoît Brière et Gaston Lepage dans une scène du dernier film de Denys Arcand.Touchant Miserere JOYEUX CALVAIRE Réalisation: Denys Arcand.Scénario: Claire Richard.Avec Gaston Lepage, Benoit Brière, Chantal Baril, Roger Blay, René-Richard Cyr, Jean-Claude Germain, Louise Laparé, Claude La-roche, Luc Senay.Image: Guy Du-faux.Musique: Yves Laferrière.Au Complexe Desjardins.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Les films à petits budgets, ceux qui ne sont pas pensés et repensés pendant des mois, réécrits sur les conseils de bataillons de fonctionnaires, ont du moins l’avantage de la liberté.La méthode débrouillardise réveille les ardeurs de découvreurs, des enthousiasmes, un humour, un serrage de coudes de sinistrés.Comme au bon vieux temps de l’alliance du direct et de la fiction, où les amis artistes et techniciens venaient se mêler aux figurants et aux acteurs secondaires dans la bonne humeur, la convivialité et l’inventivité.C’est à ce cinéma québécois de jadis sans moyens mais pleins d’énergie, de fantaisie et d’idées, que fait irrésistiblement songer le Joyeux Calvaire d’Ar-cand.Que le cinéaste du Déclin et de Ré-janne Padovani se lance tout à coup — et après le semi-échec d’un Love and Human Remains beaucoup plus ambitieux — dans ce film tourné en Super-16, puis gonflé en 35 mm avec un dérisoire budget de 700 000 $, voilà qui ne manque pas d’étonner.Sur un scénario qui n’est pas le sien mais celui de Claire Richard (encore qu’Arcand l’ait remanié avec elle), le film est du Arcand tout craché, avec la dose d’ironie mordante qui fit sa marque.Impression renforcée par le fait que la première scène tournée dans le métro constitue un clin d’œil manifeste h Jésus de Montréal.On est en terrain arcanien, un Arcand en grande forme, qui plus est, et sans aucune prétention.En creusant un peu, on trouvera quelques références à l’univers de Réjean Ducharme qui partage la vie de Claire Martin, ses cris de liberté dans le désert, son amour de la rue, ses révoltes contre tous les encarcane-ments.Souvent drôle Place à Marcel (Gaston Lepage) et à Joseph (Benoît Brière), deux sans-abri de Montréal.I.e premier fait la manche depuis des lunes, connaît chaque clochard qui erre dans le coin, s’intéresse à tout, servi par sa mémoire, sa vitesse d’esprit, sa facon- Arcand a réussi ici sur un sujet noir et dur à faire un film souvent très drôle Guy-Daniel Tremblay, Benoît Brière et Gaston Lepage dans Joyeux Calvaire.d RÉMI ICTEKHOI SE Dtfnmrl.bphn.»TWERfft IWWX.iVT Dr.ne IWN MM SMON (HRISTIIS (AV MeVr CVTOINE DI MCMEE USV JOEIU II (OIE Uni., d.b MICHELE CRM» Ut *, EPmitD.-CI'f l-EHCVE ItINCMIreborn.(AMI-•C'C-IMIdlMir-E »*fOEK»\M Il MOI IM EL tt: T43& ! CMlnciôôfÔN " ' cwfëtfx ooCôn CttPHB KUMMB » r DAUPHIN ?S» f CMf PlCX Otiftm ' CMtnîlÔOfON CENÉPtfjToÔfoN LASALLE (Place) * - ._ UVAL (Galeries) » MUCMEIMUI • 13 I MAISON DU CMÉMA *if M* * WA JOUCTTE CINÉMA ptNf SHERBROOKE • GATINEAU » JOUETTE .STE ADELE • CEHIWVILU.t.- de.Le second arrive frais débarqué de son Abitibi, plouc de la cloche, ingénu jusqu’à la moelle, handicapé par un accident de travail, lessivé par une dame du red light d’Amsterdam après son unique voyage, réduit à l’errance.Tous deux passent la journée à déambuler dans Montréal pour le plaisir de la marche qu’affectionne Marcel, mais aussi à la recherche de Stanley, l’ami de Marcel, un malheureux suicidaire aspiré par le gouffre.Au fil de leurs errances, on croise des lieux et des destins plus ou moins pathétiques, souvent tristement drôles, cortège de vies échouées; qui prêtent à des caméos souvent très réussis, illustrant un passé de femme battue, un suicide manqué, un délire sans valiums.A cette galerie de figures secondaires, surnage Roger Blay dans la peau d’un avocat déchu, encore majestueux, imbibé d’alcool comme une éponge, statue effritée qui cherche à se draper dans un semblant de dignité avant de tomber saoul mort.Arcand a réussi ici sur un sujet noir et dur à faire un film souvent très drôle qui ne cache rien de la misère humaine collée à l’itinérance, de son cortège de désespoirs, de faillites, d’amours brisées, de chômage forcé, de pulsions suicidaires sous tension, de maladies mentales, de violence, de frustrations; condensé de tous les problèmes de nos sociétés incapables d’assumer leurs failles.Mais il le fait sur le mode ludique et sans jamais juger ses personnages, au contraire, en lançant un coup de chapeau à l’exceptionnelle liberté qui leur échoit, à cette tribune des grands enjeux d’existence suspendue entre vie et mort où tous les basculements sont possibles et surviennent sans prévenir.Acteurs crédibles Gaston Lepage avec ses pantalons ridicules, sa dégaine, ses curiosités d’intellos, dans sa démarche, ses errances frénétiques, ses bravades, a un petit côté Chariot, illustre prédécesseur dans la représentation du clochard.Quant à Benoît Brière, déroutant de candeur, d’ignorance, de maladresse, il apporte le pendant simpliste à son flamboyant ami.Place à l’éternel duo de l’auguste et du clown blanc, faire-valoir l’un de l’autre, faces différentes d’une même médaille, l’un actif, l’autre passif, également floués par la vie.Les deux acteurs sont crédibles, généralement justes, surtout Lepage servi par un personnage plus complexe que son compagnon.Sur un rythme qui se ragaillardit toujours par la découverte de nouveaux destins, de lieux insoupçonnés, Joyeux Calvaire est aussi un film sur Montréal, un Montréal traversé à pied en long et en large, d’est en ouest, de la Sainte-Catherine au Vieux-Port, avec des angles, des prises de vues renouvelées et intéressantes, une ville dans la ville, sous le kitsch de la marquise du cinéma Séville, parmi les entrepôts désaffectés, les squats livrés aux chats et aux graf-fiteurs, une ville bien filmée sur la lumière naturelle du jour, qui ouvre ses plaies et ses hontes avec souplesse et humour.Ix* dernier Arcand réalisé avec les moyens du bord n’est pas un film parfaitement huilé et techniquement policé.Il a un petit côté téléfilm artisanal, mais tel quel, dégage une fraîcheur, une tendresse pour ses personnages, un humour et une vivacité merveilleux.Il y a fort à parier que les itinérants eux-mêmes s’y retrouveront, et qu’une partie des sous qu’ils vous quêtent dans la rue.serviront à voir le film.Du moins c’est la grâce qu’on leur souhaite.?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon ?quelconque ?: très faible (nïjjfaPr jj : pur cauchemar THE ENGLISH PATIENT ?1/2 Anthony Minghella porte à l’écran l’envoûtant roman de Michael Ondaat-je avec beaucoup de finesse et de sensibilité.Entre le désert du Sahara et un monastère transformé en hôpital dans l’Italie de la dernière guerre, des destins d’amour et de souffrance s’entrecroisent habilement Juliette Binoche en infirmière dévouée et blessée par la vie demeurée au chevet d’un patient brûlé et Willem Dafoe en antihéros torturé au passé douteux sont particulièrement vibrants.Une fresque romanesque portée par des images et un climat subtils.Au Faubourg.Odile Tremblay BUTTERFLY KISS ?De Michael Winterbottom, également réalisateur du récent Jude.Une jeune femme en mal de vivre décide de suivre dans sa fuite en avant une femme déséquilibrée et meurtrière.A travers cette histoire d’amour sensible et originale, le réalisateur questionne les rapports à priori antagonistes des deux femmes.Un film à voies multiples, original et très bien interprété par Amanda Plummer et Saskia Reeves.Au Cinéma du Parc.Michel Bilodeau RIDICULE ?Patrice Leconte réalise son premier film «à costumes» dans le Versailles de Louis XVI sur lequel régnait le «bel esprit».Les courtisans d’un bon mot bien assené acculaient un adversaire au ridicule, générant le désespoir et la ruine.Un thème fort intéressant, un film techniquement bien fait et quelques numéros d’acteurs, dont la prestation de Bernard Giraudeau dans la peau d’un abbé prétentieux et sans scrupules et Fanny Ardant en flamboyante comtesse arriviste.Quelques faiblesses de distribution, un scénario un peu mince, mais un film rigolo et scintillant.Au Complexe Desjardins.O.T.LES 101 DALMATIENS ?Stephen Herek dans cette production Disney réalise le remake, avec le • concours de vrais acteurs, de la célèbre animation du même nom sortie en 1961.Glenn Close y campe une sulfureuse, extravagante et royale Cruelia Devil, sorcière contemporaine séquestrant d’inoffensifs et gracieux chiots tachetés.Sa prestation imposante renvoie dans l’ombre les autres acteurs (surtout les «bons» Jeff Daniels et Joely Richardson).Il y a des ficelles, de la guimauve, mais Glenn Close vaut à elle seule le détour, et les animaux sont charmants.Au Centre Eaton.O.T.COSMOS ?Ce film expérience réalisé par six réalisateurs de la relève, Jennifer Alleyn, Manon Briand, Marie-Julie Dallaire, Arto Paragamian, André Turpin et Denis Villeneuve, est un long métrage en continu avec six sketchs bien identi fiables.Cette aventure fort intéressante donne pourtant un résultat inégal.André Turpin, en plus de réaliser le meilleur segment, tient la caméra (en noir et blanc) pour tous les autres.Une caméra dynamique, renouvelée où un Montréal moderne se dessine.Au Complexe Desjardins.O.T.RANSOM ?Le gamin d’un pauvre millionnaire est kidnappé.Les ravisseurs exigent une rançon importante, mais les pourparlers tournent au vimiigre.Ron Howard a réalisé un suspense bien ficelé, au rythme effréné, porté par un Mel Gibson plutôt convaincant et un scénario habile et troublant.Au Loews, Centre Eaton, Famous Pointe-Claire.M.B.THE STRANGE BLUES OF COWBOY RED ?1/2 De Rick Raxlen.Cette variation sur le thème du cowboy, de l’imaginaire associé à ce personnage forgé d;uis l’absolu, à travers l’histoire d’un quadragénaire nostalgique et en mal de repères, |x*rd rapidement de son intérêt, en raison notamment d’une mise en scène déficiente et d’une these rigidité, mal formulée artistiquement.Au Parallèle.M.B. L K I) K v l) I li .I E S S A M E l> I 3 0 N U \' E M 11 II E E T l> I M A N < Il K I I) K ( i: M II II K I !» II II 15 .") A L’ÉCR AN ?CINÉMA STAR TREK: FIRST CONTACT *?1/2 De Jonathan I'rakes.Ce huitième épisode cinématographique inspiré de l'intarissable série télévisée s'adresse aux initiés, a qui il souhaite la bienvenue en balisant son parcours de clins d'oeil rassurants.Si la facture visuelle est épous-touflante, la mise en scène et le scénario manquent de fini.Au Centre Eaton, Loews, Laval, Angrignon.M.B.LE POLYGRAPHE *?1/2 Le deuxième long métrage du dramaturge Robert Lepage, quoique réalisé avec beaucoup de professionnalisme, déçoit par sa froideur et une distribution inégale.A travers le profil d'un jeune homme soupçonné de meurtre (incarné sans étincelles par Patrick Goyette), Lepage remet en question les méthodes policières ainsi que le rapport incestueux entre fiction et réalité.Mais le montage complexe perd de vue l'émotion, qui manque à l'appel.Au Centre-Ville (s.-t.a.).O.T.LE MIROIR À DEUX VISAGES ?1/2 De Barbra Streisand.La célèbre femme-orchestre remet ça avec cette comédie amusante mais superficielle, qui prétend critiquer la dictature de la beauté mais sert en fait de véhicule promotionnel pour la starnarcissique.Une excellente distribution (Jeff Bridges, Lauren Bacall, etc.) tente de lui tenir tête, mais en vain.Au Faubourg (v.o.a.), Berri (v.f.).M.B.MOTHER NIGHT ?SOURCE UNIVERSAL CITY STUDIOS ( fÉÉÉfjl James Stewart et Kim Novak, l’inoubliable couple de Vertigo.Pur vertige Le cinéaste américain Keith Gordon adaptant un roman de Kurt Vonnegut, trace le portr ait d'un écrivain américain vivant sous l'Allemagne nazie qui collabore avec le régime hiüérien tout en espionnant pour le compte de l'Amérique et y perd par la suite son identité.Incarné par Nick Nolle qui se démène mais ne convainc pas, le film souffre d'un montage malhabile et de personnages à moitié dessinés.Il souffre aussi de la comparaison avec le remarquable Un héros très discret d'Audiard sur un thème similaire.Au Atwater.0.T.NEVER TOO LATE ?1/2 Ce film réalisé par le canadien Giles Walker raconte les intrigues dans un centre d'accueil, ressemble à un Conte pour tous duquel on aurait substitué des vieillards aux enfants.La rectitude politique tient la dragée haute à ce scénario prévisible et à ses dialogues ridicules.Des bonnes intentions du début à la fin.Au Centre-ville.M.B.KARMINA ?1/2 De Gabriel Pelletier, une comédie québécoise qui donne la vedette à Isabelle Cyr dans la peau d'une jeune vampire de Transylvanie catapultée dans le Québec moderne.Des grosses ficelles, une peinture de société qui manque de finesse, des caractères trop monolithiques, des gags faciles desservent ce film que la fantaisie des costumes et de certains décors n'arrive pas à sauver.Au Loews, Greenfield-Park.0.T.ROMEO AND JULIET ?1/2 Transposition de la tragédie de Shakespeare proposant une lecture plus provocante qu'intelligente.Le film est racoleur, rempli d'effets chocs et de prouesses de mise en scène vaines.Un clip insignifiant, que Leonardo DiCaprio et Claire Danes n'arrivent pas à sauver.Au Faubourg (v.o.a), Berri (v.f.).M.B VERTIGO D’Alfred Hitchcock.Restaurateurs: Robert A Harris, James C.Katz.Avec James Stewart, Kim Novak, Barbara Bel Geddes, Torn Helmore.Scénario: Aec Coppel, Samuel Taylor, d’après Boileau-Narcejac.Image: Robert Burks.Montage: George To-masini.Musique: Bernard Herrmann.États-Unis, 1958,128 minutes.Au Faubourg.MARTIN BILODEAU Contrairement à la croyance populaire, le cinéma n’est pas immortel.On dit d’ailleurs qu’au moins la moitié de tous les films produits depuis un siècle ont soit disparu, soit sont abîmés au-delà du stade de la récupération.La seule volonté de préserver les négatifs des films selon des méthodes de conservation convenables est relativement neuve.Et celle de les restaurer en est à ses premiers balbutiements.Robert A.Harris et James C.Katz sont passés maîtres dans l’art de donner une nouvelle vie à des négatifs victimes de l’érosion temporelle; on leur doit la restauration de Lawrence of Arabia, Spartacus, My Fair Lady, et maintenant Vertigo, ultime chef-d’œuvre d'Alfred Hitchcock, film-spirale auquel ils ont fait un vrai lifting, à la demande des studios Universal.C’est donc un Vertigo tout neuf qui fait un saut inespéré à Montréal, dans le cadre d'une tournée des grandes métropoles nord-américaines.Le film s’exhibe dans toute la splendeur de sa jeunesse au Faubourg, qui le présente dans une copie 70 millimètres, avec son digitalisé, entièrement refait à partir des indications du maître.C’est dire que l’exceptionnelle partition musicale de Bernard Herrmann rugit de fureur et provoque plus que jamais les frissons qui ont font la notoriété du célèbre fils d’un marchand de volaille anglais qui allait réaliser, entre autres chefs-d’œuvre, l’inoubliable The Birds.Des frissons auxquels sont sans doute peu familiers les jeunes d’aujourd’hui, à qui n’a jamais été donné la chance de découvrir ce formidable T CINÉMAGINAIRE et FUIJFILM DISTRIBUTION présentent t—i»TxO, DENISE ROBERT ill avec CHANTAL BARIL ROGER BUY RENÉ RICHARD CYR JEAN CLAUDE GERMAIN LOUISE LAPARÊ CUUDE LAROCHE LUC 3EÏIAY scénario CUIRE RICHARD images GUY DUFAUX montage ANDRE DAIGNAULT décors et accessoires PATRICE BENGLE costumes MICHEL ROBIDAS prise de son CUUDE U HAYE RICHARD BESSE conception sonore MARIE-CLAUDE GAGNE musique originale YVES LAFERRIÈRE mixage HANS PETER STR08L assistant a la réalisation JACQUES BENOIT direction de production DANIEL LOUIS un Mm réalisé par DENYS ARCAND une présentation de CINEMAGINAIRE en association avec la SOCIÉTÉ RADIGCANADA produit avec la participation de GOUVERNEMENT DU QUÉBEC (Programme de crédits d'impôt) TÉLÉFILM CANADA FONDS DE PRODUCTION DES CÀBLODISTRIBUTEURS SODEC (SOCIÉTÉ DE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES CULTURELLES) IfunFILmI I « locmnwüf et GOUVERNEMENT DU CANADA (Programme de crédits d'impôt) l é+é- l f ~ ~CM(HtlÔo€ÔN 1 cafuniiMK* i CMfPlfl ooioH LASALLE (Place) • ï1scm(mas outxo 11 cMtnci ooCob LANGEL1ER .UVU .! cMfno ooicM ’ cura mr .- I CMfnu ooiow ] 1 I0UCHIRYHU • ! cSnuoofôN BROSSARD * n lIiraàMSCOâ-UuUa’ U*CMft«ASGUUP CHATIIUCUAY .TERREBONNE • i(scm{pv>Gutto STE-THERESE .ST-JE AN .ST-Jf ROME CmfMA • M » VN Du C Mt M* GATINEAU • \ SHERBROOKE .ruufl Qf i*s TROIS RIVIERES • « enfu M(m cmfMâfMt JOLIETTE .STE AOELE .ecvVtten.» .* suspense tourné en 1958 à San Francisco et dans les studios Paramount.Vertigo raconte la vertigineuse aventure de John Ferguson (James Stewart), un détective de police récemment victime d’un choc nerveux qui l’a rendu acrophobe, par conséquent en proie à des vertiges.En retraite forcée, celui-ci regarde passer les heures chez Midge (Barbara Bel Geddes), une exfiancée devenue amie compatissante.Lorsqu’un millionnaire lui demande d’épier son épouse (Kim Novak) en proie à des fantômes ancestraux, John se retrouve dans un brouillard épais d’où se profile la silhouette d’un complot meurtrier dont San Francisco et la côte du Pacifique cachent le réel mystère.Un mystère qu’Obsession, de Brian De Palma, et Basic Instinct, de Paul Verhoeven, ont évoqué à leur tour, sans pourtant atteindre l’abyssal génie de Vertigo, sans contredit le film le plus moderne de Hitchcock, qui fut toutefois mal reçu à sa sortie en 1958, et dut attendre les années 60 avant d’être reconnu à sa juste valeur.L’œuvre la plus analysée du bourreau d’acteurs décédé en 1980 cache des mystères bien plus obscurs que son intrigue de surface.Vertigo explore en effet les dualités qui opposent l’identité et l’illusion, l’artiste et le modèle, la personne et le personnage, la chair et la porcelaine.A travers un projet formel innovateur (l’effet zoom-in/zoom-out simultané, inventé par Hitchcock pour traduire l’effet du vertige, demeure une référence encore aujourd’hui), rythmé au métronome, rempli de trésors cachés et de références, dans lequel le vieux Hitch révèle aux spectateurs, à mi-parcours, la clé du mystère, tout en laissant le héros dans le trouble jusqu’à la chute finale.Hitchcock aurait été très sensible au scénario d’Alec Coppel et Samuel Taylor, notamment à cause de la mystique de la féminité, dont il a exploré les facettes dans Rear Window (avec Grace Kelly), Mamie et The Birds (avec Tippi He-dren), sans toutefois prétendre à ce degré d’auto-ana-lyse qu’on atteint ici.Les négatifs du film étaient dans un état lamentable lorsque Harris et Katz les ont enfin retrouvés.Iœs couleurs, auxquelles Hitchcock avait porté une attention toute particulière — plus qu’à l’accoutumée, en raison de leur incidence sur le récit—avaient perdu leur éclat.Pour restituer leur teinte d’origine, les restaurateurs ont réclamé les costumes originaux et certains accessoires, à partir desquels ils ont redéfini la palette.Le résultat s’avère quasi impeccable, quelques plans souffrant encore des irréversibles sévices du temps, notamment lorsqu'il y a utilisation des écrans de fond si chers à Hitchcock; ceux-ci ont pâli plus rapidement en raison de leur émulsion fragile.Par contre, le générique d’ouverture et la superbe scène du rêve, conçus par le dessinateur Saul Bass, ont retrouvé leur sombre éclat d’origine.Tout comme la chevelure blond cendré de la superbe Kim Novak, excellente dans un double rôle que Hitchcock avait auparavant confié à Vera Miles.Cette dernière avait dû se retirer du projet pour cause de grossesse inattendue, cédant à cette jeune fille d’immigrants tchèques le rôle qui la rendrait célèbre.Et, désormais, immortelle.L’œuvre la plus analysée du bourreau d’acteurs décédé en 1980 cache des mystères bien plus obscurs que son intrigue de surface \ N UNE COPRODUCTION DE L’OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA ET ARCADIA FILMS (FRANCE) La Plat humain TE a.Pierre Hébert, sans doute le plus grand cinéaste d'animation contemporain.» Le Monde diplomatique, octobre 1996 Il FILM DE PIERRE HEDERT COPRODUIT PAR YVES LEDUC !T FREDDY DUIAFS ^ Au Cinéma ONF Du 30 novembre au 20 décembre IonfCHdI Tél.: 496-6895 Avec Michael Lonsdale et Sotigui Kouyaté UNE COMEDIE COMPLÈTEMENT de Gabriel Aghion "Une comédièw.ro et irrésistufjjl à la fois troublante et .«¦ réjouissante.UNE , INVITATION À LA FÊTE." • STUDIO ii’.Liila-fwi»wîU*sv, li'lLHcariF R.IÜàTtî Tlj'j JJJ’T ZDLiM.Le jour Le soir Michèle Laroque Jacques Gamblin V?Scérario GABRIEL AGHION Adaptation PATRICK T1MSIT - GABRIU AGHION Dialogue PIERRE PALMADE “DROLE, INTELLIGENT, TOUT A FAIT ORIGINAL!” • Mmou Petrowsld.RADIO-CANADA DRÔLE, PLEIN D’ESPRIT ET DE STYLE.INOUBLIABLE!” Dill Brown«,tejn.THE GAZETTE EXTREMEMENT REUSSI ET EMOUVANT!” - Chüntaf Jolis.INDICATIF PRÉSENT iilil.ii JENNIFER ALLEYN MANON BRIAND MARIE-JULIE DALLAIRE ARTO PARAGAMIAN ANDRE TURPIN « DENIS VILLENEUVE pMpii ROGER FRAPPIER CINEPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDINS œ Sélection officielle CANNES 1996 V aura-tj! de la A nnelT un film de Sandrine Veysset Plus fort que tout, .Æéi" 1, 1, v MALOFILM amour ci une mere.distribution DÈS LE 6 DECEMBRE AU CINEMA PARALLELE LIVRES PLUS DE 4 MILLIONS DE SPECTATEURS EN FRANCE! PATRICK TIMSIT FANNY ARDANT RICHARD BERRY “Je suis sortie enchantée de ce film et je porte encore en moi les traces de tout ce que j’ai vu, entendu et ressenti.” - JEANNE MOREAU 13 «NB.1 CINEPLEX ODÉON | BERRI * lu ! * 4m4m, CINEPLEX ODEON LASALLE (Place) * k I CINEPLEX ODEON [ CINEPLEX ODEON ^ - LAVAL (Carrefour) *_kj [ BOUCHERVILLE* k malofilm Bouquinez on simian! vol iv café chaque samedi.LE DEVOIR I.K l) K V I) I 11 , I.E S S A M E D I A (I N I» V E M II II E E T I) I M A N (' Il E I " I) Ê C E M H II E I !> il A B (> Des vies déchirées par la mort THE FUNERAL D’Abel Ferrara.Avec Christopher Walken, Chris Penn, Annabella Sciorra, Isabella Rosselini, Vincent Gallo, Benicio Del Toro.Scénario: Nicholas St-John.Image: Ken Kelsch.Montage: Bill Pankow, Mayin Lo.Musique: Joe Delia.États-Unis, 1996,100 minutes.À l’Égyptien.MARTIN BILODEAU Le réalisateur américain Abel Ferrara n’a jamais fait courir les foules, sauf peut-être en Europe, où ses fresques sur la déchéance de la société américaine sont accueillies avec beaucoup de respect.Son parcours cohérent, quoique difficile, a connu son sommet en 1992 avec Bad Lieutenant, un film controversé qui poussait à son paroxysme le thème de la rédemption suicidaire auprès d’un policier corrompu.Il en faudrait davantage, toutefois, pour faire ombrage à cet excellent 'The Funeral, qui prend l’affiche ce week-end.Ce drame saisissant — et relativement nuancé compte tenu de la réputation de provocateur du réalisateur — porte sur une famille déchirée par la mort — celle qu’on provoque et celle qu’on attend — dans le New York des années 30, à l'heure de la prohibition et du crime organisé, où les syndicats et les industriels s’affrontent dans une lutte dont l’enjeu est la machine, dont l’argument est la Dépression.Les frères Tiempo sont réputés pour leur travail de «protection» auprès des différents mouvements syndicaux, qui les rémunèrent grassement.Pour Ray (Christopher Walken) et Chez (Chris Penn), ce commerce illégal ne représente qu’un gagne-pain.Alors que pour Johnny (Vincent Gallo), le benjamin qu’on vient de retrouver assassiné, apparemment des suites d’un règlement de comptes, ce boulot entrait en parfaite adéquation avec son idéal socialiste.Ses funérailles donneront à Ray et Chez l’occasion de faire un pèlerinage dans les coins sombres de leur mémoire, histoire de reconstituer le puzzle de cette vie éphémère.Ferrara privilégie les événements aux personnages; il ne guide ainsi aucun héros, préférant égarer ses nombreux personnages dans les méandres du souvenir, et les specta- teurs avec eux.'Die Funeral est néanmoins soutenu par une belle galerie de personnages, notamment ceux des épouses de Ray et Chez, interprétés respectivement par Annabella Sciorra et Isabella Rossellini.La première n’a jamais été aussi bouleversante que dans ce rôle de femme éduquée prise dans l’engrenage familial.La seconde, transformée en dévote soumise à son violent époux, n’avait pas incarné de personnage aussi solide au cinéma depuis Blue Velvet.Toutes deux sont bouleversantes de lucidité face à leurs époux impuissants devant la mort et dont la seule réaction possible reste d’obéir à cette forte pulsion de vengeance qui leur donnera l’impression de soigner leur douleur et d’expier leur faute.Walken et Penn donnent vie à leurs personnages dessinés à gros traits, tout comme Vincent Gallo, qui incarne le défunt Jimmy, personnage-catalyseur que le scénario de Nicholas St-John, scénariste attitré de Ferrara — le réalisateur travaille toujours avec la même équipe, comme Woody Allen et Clint Eastwood —, laisse un peu dans l’ombre.Ce déséquilibre entre les personnages féminins et masculins contrevient à la fluidité du film, aussi alourdi par d’abondants bavardages.Ferrara a néanmoins construit un univers intimiste, en vase clos, qui évoque le climat social de l’époque, créant par ailleurs une dynamique psychologique complexe qui brouille les notions de vérité et de mensonge, de vengeance et de pardon, de passé et de présent.L’excellent montage entrecroise d’ailleurs ces deux dernières notions avec de plus en plus de subtilité à mesure que le récit avance, créant une atmosphère incertaine qui traduit la fragilité de la famille Tiempo.Ferrara intervertit les tiroirs de la mémoire, multiplie les points de vue, tissant une toile tendue, sur le point de se rompre.Ferrara n’a peut être pas l’humour de Martin Scorsese ou l’élégance de Francis Ford Coppola, mais il sait créer, en quelques images, un climat singulier, teinté de paranoïa.Car le réalisateur de Body Snatcher (remake du célèbre «film de peur» des années 50) est un fervent admirateur du film noir, et ça se voit dans les belles images de Ken Kelsch, qui privilégient souvent la pénombre à la lumière, la profondeur de l’âme tourmentée à la clarté de la vérité déployée.SOURCE MALOFILM Helen (Gretchen Mol) pleure la mort de son fiancé (Vincent Gallo).MIT! FEMME FORME THÉÂTRE DÉCEMBRE 1996 THÉÂTRE LA CHAPELLE >972 1 ni l'i i n f t ¦ > 1J nznzmazza 3700 St-Oomlntqu6.Montréal 3 AU 8 DYNA N A 3 au 7 décembre è 21MO et le B décembre » 1SHOO B Mets 13 piastres ou carte Rlsoue calculé CoWeboreteurs : Lucie Barzo.Louis Comeau.Claudia Gagnon.ja i La ois.Tanya Morand et Nancy Tobé Lourd cafouillis Christopher Cazenove, Jeanne Moreau et Ismail Merchant sur le plateau de tournage de The Proprietor.V ' & mm SOURCE ISMAII.MERCHANT PRODUCTIONS THE PROPRIETOR Réal.: Ismail Merchant.Scénario: Jean-Marie Besset et Georges Trow.Avec Jeanne Moreau, Sean Young, Sam Waterston, Christopher Cazenove, Nell Carter, Jean-Pierre Au-mont, Austin Pendleton, Charlotte deTurckheim.Image: Larry Pizer.Musique: Richard Robbins.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y a souvent quelque chose d’un peu fabriqué sur mesure dans ces productions qui chevauchent deux pays.Kieslowski fut l’un des rares à pouvoir marier les univers de la coproduction en tissant la trame même de ses films autour des différences culturelles, sur des scénarios puissants où tous les fils se tenaient.En général, on sent dans ces films bina-tionaux la volonté de triturer l’histoire pour mieux la faire entrer dans les cases de la production, manipulation qui ne donne pas toujours les meilleurs résultats.Ismail Merchant, qui a à son actif une imposante carrière de producteur (et un seul long métrage de réalisateur, In Custody, tourné en Inde), a voulu chevaucher New York et Paris en utilisant le pivot de l’actrice puissante, renommée internationalement (et bilingue, Anglaise par sa mère) qu’est Jeanne Moreau.Elle incarne ici Adrienne Mark, une romancière célèbre d’origine française, transplantée dans la Grosse Pomme depuis trente ans, qui, prise sur le tard du mal du pays depuis que des souvenirs d’enfance viennent hanter ses rêves, décide de retourner vivre à Paris, liquide ses biens et renoue avec ses fantômes et son passé.En arrière-plan, les problèmes propres à chacune de ces métropoles, violence et déshumanisation de New York, racisme et intolérance à Paris.Entre les deux: une femme qui essaie de se réconcilier avec son passé, d’autant plus qu’il se conjugue sur fond d’Holocauste alors que sa mère, Judith, une couturière juive célèbre, fut envoyée dans un camp dont elle n’est jamais revenue, dénoncée selon sa fille par Fan-Fan, son amant de l’époque.Mais voici que l’infâme meurt et l’appartement de Judith qu’il s’était approprié dans le Paris de l’Oc- cupation est mis aux enchères, convoité par Adrienne.Bon! Jeanne Moreau fait de son mieux, mais malgré son statut de pivot du film, elle n’a pas vraiment de morceau de bravoure à se mettre sous la dent, et la grande actrice ne produit ici jamais d’étincelles, à l’ombre d’elle-même.Elle glisse parmi les situations, à travers plusieurs scènes en général inabouties ou plaquées là pour la couleur locale, comme celle qui l’oppose à sa femme de ménage noire, dont elle est l’amie, laquelle, jouée par Nell Carter, entonne un gospel pour montrer sa belle voix, mais sans que la situation ne le commande vraiment.Il y aura d’autres scènes insérées dans le but de passer un message, celle dans un taxi parisien où Moreau se trouve aux prises avec l’intolérance lepéniste du chauffeur.Démonstration: la France va mal, crache sur ses immigrants.On le savait déjà.L’exposé paraît assez mince.Personne dans la distribution ne ressort vraiment, ni Josh Hamilton en jeune étudiant, falot fasciné par Adrienne, qui la suit à New York et la retrouve en France, ni Christopher Cazenove, incarnant mollement l’exmari de la romancière, ni Sean Young en Américaine qui sue le cliché de la jolie inculte un peu bébête et obsédée d’argent venue du Nouveau Monde pour faire un remake d’un film français adapté d’un roman d’Adrienne.Bouillon de culture et de nationalités d’acteurs qui tourne à vide.Ismail Merchant a voulu tout mettre: l’influence du Front national en France, les ravages du nazisme, la violence de l’Amérique, les chevauchements de culture, le gospel de la communauté noire, les chambres de bonnes françaises, le poids du passé, le pont des générations, le phénomène des remakes américains de films français pillés sans vergogne.Tout cela n’est pas dépourvu d’un soin technique et d’une certaine élégance de forme, mais trop d’éléments disparates s’imbriquent dans la confusion, sans créer des lignes de force dominantes et sans soutenir une émotion.C’est avant tout ce scénario écrit à quatre mains par Jean-Marie Besset et George Trow, dans une tentative de pont entre les cultures, qui fait problème et n’arrive pas à trouver son souffle.Comme si les deux auteurs avaient voulu courir trop de lièvres à la fois et qu’Ismail Merchant, pris dans le brouillard du texte, n’avait pas su s’y orienter en laissant ses acteurs partir un peu à vau-l’eau.Brillante galerie de personnages HEAVY De James Mangold.Avec Shelley Winters, Liv Tyler, Pruitt Taylor Vince, Deborah Harry, Evan Dando.Scénario: James Mangold.Image: Michael Barrow.Montage: Meg Reticker.Musique: Thurston Moore.États-Unis, 1995,105 minutes.Au cinéma du Parc MARTIN BILODEAU eavy met un certain temps à s’installer.Comme si le réalisateur James Mangold, dont c’est le premier long métrage pour le cinéma, avait tout son temps.Grand Prix du jury au festival de Sundance édition 1995, Heavy est un film d’atmosphère, qui respire librement l’air de la liberté artistique dans lequel il semble avoir été créé.Fait plutôt paradoxal pour ce récit qui parle justement de cloisonnement et de contraintes sociales et familiales à travers l’expérience d’une petite galerie de personnages qui gagnent leur pain dans un sordide restaurant situé en bordure d’une route de la Nouvelle-Angleterre.La vieille Dolly (Shelley Winters) mène la baraque d’une main de fer, secondée par Victor (Pruitt Taylor Vince), son fils obèse qui n’ose aller voir la vie de plus près et reste dans la cuisine à préparer la pizza.L’arrivée d’une jeune et jolie nouvelle serveuse (Liv Tyler) perturbe l’équilibre déjà fragile de la boîte, provocant le ressentiment de Dolores (Deborah Harry), serveuse vieillissante et ex-maîtresse du défunt Pete, à qui appartenait le restaurant.Tous ces personnages en ont gros sur le cœur, mais peu de mots pour exprimer leur colère ou communiquer leurs espoirs.Ainsi, lorsque Dolly meurt d’une attaque cardiaque, Victor se garde d’en informer les employés et les clients.James Mangold apporte un soin particulier aux tonalités.Son film évoque différentes atmosphères, les mélange, jusqu’à ce que la part du rêve et du réel se confondent.L’idée, intéressante a priori, tourne cependant au procédé, l’effilochement étant sans doute accentué par la musique sourde qui se fait entendre chaque fois que le SUPPLEMENTAIRES du 8 au 14 décembre V THÉÂTRE du rideau vert MOLIÈRE mise en seine: Guillermo de Andrea Rémy Girard Guylaine Tremblay , Linda Sorgini , .ç VI Alain Zouvi I .1 Edgar Fruitier * 11 Violette Chauveau dfl Ghyslain Tremblay ^pi Jean-Pierre Chartrand Stéphane Bruiotte Reynold Robinson Louis Champagne Fidelle Boissonneault Alexandrine Latendresse coiKeptesers : Daniel Castonguoy François Borbeou Mkhel Beaulieu Catherine Gadoues Jean-Marie Gaay BANQUE LAURENTIENNE du 12 novembre au 7 décembre réservations: *44-1793 groupes : 527-3644 844-1793 http://www.scoopnet.co/rideouvert_______ a Hydro Québec SOURCE CFI* DISTRIBUTION Pruitt Taylor Vince dans Heavy.climat change de couleur.En outre, le scénario aborde des questions qu’il laisse en suspens, sème des malentendus sans en faire la récolte, fl en résulte des situations trop souvent embrouillées, une complaisance dans le demi-mot.Reste qu’Œdipe est roi dans cette histoire où le fils trouve la liberté dans la mort de sa mère oppressante, l’épanouissement dans Fauto-détermination et l’amour grâce aux régimes miracle.Car le titre du film fait référence à l’atmosphère dans laquelle il évolue, mais aussi à son poids, qui représente en quelque sorte le baromètre de son mécontentement.Pruitt Taylor Vince est absolument remarquable dans ce rôle fragile et presque muet, dont toute la détresse passe par son regard.Eiv Tyler reprend, à quelques variantes près, la fonction qu’elle tenait dans Stealing Beauty, de Bernardo Bertolucci, à savoir un objet révélateur et transparent.sans autre fonction que de réfléchir, tel un miroir, la misère des autres.Elle le fait avec la même présence charismatique et sa voix un peu geignarde — qui risque de devenir sa marque de commerce une fois la beauté fanée.hi voix moins éraillée et les rides assumées, Deborah Harry (chanteuse de Blondie) livre une performance honnête, sans artifice ni éclat, à l’image du personnage vulgaire mais humain qu’elle défend.Enfin, quel plaisir indicible que celui de retrouver la grande Shelley Winters au cinéma.L’actrice de 1\ ans, admirable en mère trompée dans 77w Night of the Hunter, possède un talent exceptionnel pour révéler l’humanité qui se cache sous des dehors peu séduisants.De A Place in the Sun à Heavy, le jeu sensible et intelligent de l’actrice n’a pas pris une ride.Par sa seule présence au générique, Shelley Winters donne poids et crédibilité à ce Heavy si fragile.Représentations en FRANÇAIS : les 26,27, 28,30 novembre et les 4, 5,7 décembre à 20 h Représentations en ITAUEN : 29 novembre à 20h ,1er décembre à 15h, 6 décembre à 20h et 8 décembre à 15h PIRANDELLO 96 Cédrats de Sicile, L’Étau et La Fleur à la Bouche 3 pièces en un acte De LUIGI PIRANDELLO Traduction de DENIS FAILLE Mise en scène de DENISE AGIMAN Une production du THÉÂTRE LA RIBALTA TARIFS: 15,00 $ et 18,00 $ » J C LA UC ORME V 4559, rue Papineau, Montréal Réservation : 523-2246 i.!•: h !•: v (i i is .i.!¦: s s ,\ m f: n i ;t n x o v k m ii 11 i: !•: r d i m a \ < 11 i: i I) i: c k m it it k i » il II dè Pol Pelletier DANIELLE HÉBERT SEMAINE DE LA DRAMATURGIE lectures publiques J5 décembre décembre 20h30 PETIT DIVERTISSEMENT BASÉ SUR DES FAITS RÉELS, de Jean-François Caron, mise en lecture Jean-François Caron, AVEC LA COLLABORATION DE Augustin Rioux.Avec Jocelyn Blanchard, Jean Boilard, Sylvie Léonard et Christiane Pasquier décembre 17h AIDE-MOI À PASSER LA NUIT, de Marie-Ève Gagnon, mise en lecture Marie-Ève Gagnon, avec Gabrielle Castonguay, Gilles Renaud et Louise Turcot 20h30 LAZARE DE MIRAMICHI, oe Jovette Marchessault, mise en lecture Dennis O’Sullivan, avec Sonia Auger-Guimond, Danielle Bissonnette, Roger Blay, Johanne Émond, Marc Legault, Marthe Mercure, Catherine Pinard, Patrice Savard et Lise Vaillancourt 4 décembre Mercredi 17h EN HOMMAGE AUX CHACALS, de Pierre-Yves Bernard, mise en lecture Jean Stéphane Roy, avec Louise de Beaumont, Odette Caron, Martin Dion, Jean-François Gascon, Steve Laplante, Julie Ménard et Ghislain Turcotte 20h30 LES MIGRATIONS TERRORISTES, oe Alain Fournier, mise en lecture Martin Faucher, avec Céline Bonnier, Emmanuel Charest, Hugo Dubé.Louisette Dussault, Dominic Lavallée, Marcel Pomerlo, Adèle Reinhardt, Daniel Simard et un choeur 17h L’HERITIERE suivie de L’OGRELET, de Suzanne Lebeau, mises en lecture Gervais Gaudreault, avec Huguette Oligny, Claudia Paquette, Louis de Santis, Mireille Thibault, François Trudel et Robert Vézina 20h30 DORMIR AU BOUT DE LA NUIT, de Jérôme Labbé, mise en lecture Michel Laprise, avec Normand D’Amour, Maude Guérin, Michel Laprise, Macha Limonchik, Patrick Olafson-Hénault et Julien Poulin Vendredi 6 décembre 20h30 LE CHEMIN DES PASSES-DANGEREUSES.Tragédie routière, de Michel Marc Bouchard, mise en lecture Michel Marc Bouchard, avec Sébastien Delorme, Marc-André Goulet, David La Haye et François Papineau 22h30 LE CHŒUR DES SILENCES, de Lük Fleury, mise en lecture Lük Fleury, avec Anik Beaudoin, Pascal Contamine, Hugues Fortin, Anne-Sylvie Gosselin, Soleil Guérin, Éric Jean, Isabelle Lamontagne, Julie Rivard, France Villeneuve et Yohans-Karl 17h CORNEMUSE, de Larry Tremblay, mise en lecture Larry Tremblay, avec Valérie Blais, Stéphane Gagnon, Geneviève Martin et le cornemuseur Roy McLaren 20h30 SINGULIÈRES ET PLURIELLES (I/She a Woman in 1996) textes de Marianne Ackerman, Kit Brennan, Colleen Curran, Jasmine Dubé, Abla Farhoud, Isabelle Hubert, Ann Lambert, Jovette Marchessault Dominick Parenteau-Lebeuf et Emma Roberts.Soirée organisée en collaboration avec le Playwrights’ Workshop Montreal, mise en lecture Paula de Vasconcelos, avec Martine Francke, Marie-France Lambert, Louise Latra-verse, Sophie Lorain, Penny Mancuso, Jennifer Morehouse, Maggy Nagle, Pat Ramsay, Clare Shapiro et Kim Yaroshevskaya Dimanche 8 décembre Samedi 7 décembre 14h LE BAIN DES RAINES, de Olivier Choinière, mise en lecture Claudine Tremblay, avec Pascal Contamine, Philippe Cousineau, Marika Lhoumeau, Pierre Limoges, Micheline Poitras et le musicien Martin Doiron llh-13h FORUM «Théâtre et Société: quels rapports?» animateur Michel Vais Organisé en collaboration avec les Cahiers de théâtre Jeu 14h LE CHANT DU DIRE-DIRE, de Daniel Danis, mise en lecture Lorraine Pintal, avec Jean-François Casabonne, Roger Léger, Guy Thauvette et Pauline Vaillancourt 17h LES HYSTÉRIQUES, de Pierre-Yves Lemieux, mise en lecture Pierre-Yves Lemieux, avec Annick Bergeron, Marie Chartebois, Patrice Coquereau, Martin Héroux, Stéphane F.Jacques, Danielle Lépine, Jean Petitclerc et Marcel Pomerto 20h30 GOËL, LE NOM DE DIEU!, de Normand Canac-Marquis, mise en lecture Normand Canac-Marquis, avec Yvon Bilodeau, Valérie Blais, Louise Bombardier, Anne Caron, Paul Doucet, Valérie Gagné, Louise Laprade, Caroline Lavigne, Annick Léger, Claude Lemieux, Isabelle Miquelon, Denis Roy et Alain Zouvi DU 2 AU 8 DECEMBRE 1996 une production du Centre des auteurs dramatiques au Théâtre d’Aujourd’hui, 3 900 rue St-Denis.Entrée: 2 S par lecture.Forfait pour toute la semaine: 20$ RÉSERVATIONS: 282-3900 CÎÔBRE JUSQU’A PLUS SOIF] Du mardi au samedi à 20 h et le dimanche à 16 h DATES ACTUELLEMENT DISPONIBLES : y y JOIE OCÉAN 30 novembre et 5, 6, 7,12, 13, 1,3,4,8,10,11 décembre 14.15 décembre xi ^ i ^ D/s____ — - — - PRIX DE LA MEILLEURE COMÉDIENNE de l'Acvncûtion'québctnnr des critique* de tfritrr Au palmarès de* MEILLEURS SPECTACLES dam 4 journaux i sa création en IW Fn nomination pour le MEILLEUR SPECTACLE DE L’ANNÉE par l’Attortation québrenhe ‘de* critiqtie* de théâtre *96.JACQUES ET SON MAÎTRE La rencontre de Milan Kundera avec Martine Beaulne, Normand Canac-Marquis, Denis Roy, Ixruise Laprade el quelques autres donne un spectacle brillant d’intelligence, oii l’humour, la réflexion et les plaisirs du dialogue se conjuguent.Quelque part sur une route, à l’orée d’une forêt quelconque et bien avant Beckett, Jacques et son maître se tiennent compagnie et nous tiennent en haleine.La philosophie n’est pas morne et le rire n’est pas idiot.Martine Beaulne les met en gerbe aveç maîtrise et bonheur.Consolant! A l’Espace Go jusqu’au 14 décembre.Solange Lévesque PLAY IT AGAIN, SAM Cette comédie sentimentale, écrite en 1962, a trouvé au théâtre du Centre Saydie Bronfman un interprète tout désigné en Harry Standjofski.Grâce à son physique et son sens comique, cet acteur donne une très bonne prestation du petit clown névrosé créé pour l’occasion par Woody Allen.Dans cette pièce qui fait référence au film Casablanca et à Humphrey Bogart, un critique de cinéma, plaqué par son épouse, part en quête de la femme idéale qu’il découvre en la personne de Linda, la compagne de son meilleur ami.Le reste de la distribution et la mise en scène alerte de David Patrick Fleming viennent prêter main forte à Stanjofski pour faire de ce spectacle un divertissement plaisant.A l’affiche en version originale jusqu’au 15 décembre.Hervé Guay TEATR Si Serge Denoncourt signe une autre mise en scène vigoureuse avec Teatr qu’il tourne en face expressionniste, l’adaptation de Sophie Renaud du Roman théâtral de Bougalkov laisse perplexe.D’autant que Benoît Brière n’offre pas une performance particulièrement brillante dans le rôle de Madsoudov, qui fait ses premiers pas comme auteur.Heureusement, d’autres acteurs tirent mieux leur épingle du jeu dans ce spectacle.Pour ce qui est de la vision politique toutefois, elle aurait pu être mieux étayée.Cette nouvelle production de l’Opsis vaut tout de même le détour à cause de son dynamisme.Au Théâtre de la Bibliothèque jusqu’au 14 décembre.H.G.LE MALADE IMAGINAIRE Le Rideau Vert nous propose un Malade imaginaire au dénouement inattendu.La maladie d’Argan n’est pas celle que l’on croit; elle est beaucoup plus insidieuse et aucune logique, aucun stratagème ne peut rien contre elle; pour en guérir, il faudra patience et conscience.Imaginez comment Toi-nette (Guylaine Tremblay) peut mener en bateau un Argan rondouillard (Rémy Girard) et prêt à tout, pouvu qu’on prenne soin de lui! Guillermo de Andrea nous réserve, à la toute fin du spectacle, une scène qui donne une perspective contemporaine à la pièce, en la faisant basculer dans le questionnement.Jusqu’au 7 décembre.S.L.LE PASSAGE DE LTNDIANA Après avoir été chaleureusement applaudi à Avignon, Le Passage de 1‘Indiana débarque enfin à Montréal.Et le spectacle est à la hauteur de sa réputation.La mise en scène de Denis Marleau met bien en valeur le texte très touffu de Normand Chaurette.Une histoire de plagiat littéraire qui oppose deux auteurs et deux éditeurs.Pour l’occasion, le sculpteur Michel Goulet a créé un dispositif scénique non seulement ingénieux mais d’une très grande beauté.11 s’agit d’un gigantesque meuble à compartiments dans lequel apparaissent et disparaissent les acteurs et les objets usuels (livres, lampe, chaise), isolés dans des cases.Quant aux acteurs, ils répondent bien aux exigences de cette cantate au lyrisme d’autant plus juste qu’il est retenu et mesuré.Supplémentaires au Centaur les 11, 12,13 et 14 décembre.Il G.LEITMOTIV En dépit d’un déploiement technologique impressionnant, Leitmotiv, qui ouvre la nouvelle salle de la compagnie des Deux Mondes, rue Chabot à Montréal, ne s’avère pas un spectacle réussi.Ayant pour thème la guerre, ce drame musical de Michel Robidoux oublie surtout de tenir un discours cohérent à ce sujet.Résultat; l’horreur d’un grave conflit donne lieu à des images splendides mais d’un grand vide.D’ailleurs, l’audiovisuel éclipse carrément les acteurs dans cette production.11 faut dire que le jeu des comédiens tient ici à peu près aillant de place que le texte minimal de Normand Canac-Marquis.Leitmotiv est à l’affiche du Théâtre des Deux Mondes jusqu’au 5 décembre.H.G.BOUSILLE ET LES JUSTES la NCT propose cette reprise dans une mise en scène musclée de Fernand Rainville.Pour les questions que la pièce pose sur les pactes implicites et explicites qui régissent la communauté des humains; pour la dénonciation féroce de l’oppression de l’homme par l’homme; pour l’intégrité opiniâtre de Bousille qui s’oppose aux intérêts égoïstes d’une famille pour laquelle l’honnêteté et la justice ne sont que des mots; et pour retrouver un auteur au sommet de sa force dramatique, «passez à l’Est!» Cette production en vaut le détour.S.L.JOIE Pol Pelletier reprend une fois de plus Joie.Un solo qu’elle a créé en 1992 et qu’elle n’a cessé de jouer un peu partout depuis.Ce spectacle lui a aussi valu le prix de la meilleure comédienne de la part de l’Association québécoise des critiques de théâtre cette année-là.Pour le jouer autant qu’elle veut, elle a élu domicile au 55, rue Prince, dans le Vieux-Montréal.On y rappelle notamment l’aventure du Théâtre expérimental des femmes.En plus d’une performance d’actrice et de conteuse comme on en a rarement vu sur nos scènes, il s’agit d’une passionnante autobiographie théâtrale, digne d’une artiste qui n’a jamais accepté les compromis.Il G.Portrait de femme en forme de flammes Avec Des mots, d’là dynamite, Nathalie Derome explore le langage et la musique J}c U.version finale Ooé nniotCf pour piano Angèle Dubcau Alain Marion LA MEMOIRE W ROBERTO ALAGNA THOMAS HAMPSON AXiVA ¦ KOBfcRJO I \\IAGNA * fk ANGELA GHEORGHIU DUETS & ARIAS AIRS & DUOS FUCHAftt» AS»‘.*™< N< "* ' - y / S'r/f RenéDupéré & Elise Vri ie 16 U14m mr9$ B K) |) li K M II II K I !• !l li s55ffi>>s! 6 °!!2m de>a9« Oans'eC*rte(awa'sîTffl jagssstsrg^: cut G6S^ “ BILLETS (SM) 790 1245 1 800 361 4595 SRC ^ Télévision CKAC 730 àBàÉfefe1^ ¦y».r/11 /¦'«¦ JÜTâ PVWW olîdâv 'frMvf.v.vfcMm:.A R C H A t: O L O G v «1t Alain Lefèvre ¦Faiulmrji' flgSTOCKHAUSEN KARLHEINZ OKTOPHONIE une (représentation une experience octophonique surround unique mardi 3 décembre 2 représentations : 19h30 et 21 hOO à l'Usine C : 1345.ave.Lalonde, Montréal, métro Beaudry.’£¦'1 sièges limités : 10$ / étudiants : 8$ lWÆguichet Usine C : 521.4495 ADMISSION : 790.1245 Rugir de plaisir Le groupe de rock instrumental le plus tacheté au monde est montréalais Hommage à Lady Day SYLVAIN CORMIER APPALACHES Les Jaguars Franbec/Mérite A F P A L A G LA VITRINE I) Il LIVRE I) ’ A R T Vadeboncœur, Calder, Kandinsky, Léonard et Picasso VIVEMENT UN AUTRE SIÈCLE! Pierre Vadeboncœur Bellarmin, 308 pages Pierre Vaileboncoi ur La clé de cet ouvrage se trouve dans sou épilogue», dévoile l’essayiste dès l’incipit.D’autant plus que cette clé fournit aussi son titre à l’ouvrage.En fait, on y découvre que Vadeboncœur a trouvé ce qui annonce «vivement à un autre siècle», ce qui fait signe et sens vers un autre temps, ce qui contredit absolument le négativisme et le nihilisme ambiants de notre âge de mort et de sang.Cette bouée dans le naufrage des certitudes, c’est bien sûr l’art, qui n’est pas mort, quoi qu’en disent ces tristes esprits qui ne fonctionnent qu’à clichés de dérision et de cynisme.«Qu’est-ce qui dissipe non seulement le doute mais l'idée selon laquelle le doute serait invincible?», demande-t-il.«Qu’est-ce qui résiste comme une montagne?Qu'est-ce qui opère la révolution de l’existence contre la révolution épuisée de la déroute?Qu’est-ce qui annonce un autre siècle — un autre siècle enfin?L’art vit, l’art est vivant.» Avant cette ultime déclaration, le livre fournit des dizaines de preuves de cette vitalité, tirés de l’œuvre de Magritte, Mozart ou Molinari, mais aussi des contre-exemples, sévèrement critiqués, comme ces im-àneubles bonbons et cuculs qui défigurent nos centre-villes.Tout cet ouvrage, de forte plume, se veut résolu- Vivement un autre siècle! B U IIAU M I N CALDER l'Iammario» ment éclectique.Cela aussi, Vadeboncœur le confesse: il s’intéresse aux arts plastiques «de la manière la moins académique qui soit, la moins ordonnée, la plus spontanée».Certains textes ont paru depuis 1988 dans la revue Possibles, dans le cadre de la chronique «Lectures du visible»; d’autres sont inédits.Tous valent largement l’investissement.CALDER Jean-Claude Marcadé Flammarion, 159 pages Jean-Claude Marcadé, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, en France, publie Calder, dans la collection «Tout l’art - monographie».Marcadé y présente et y analyse en profondeur le travail de cet artiste d’une ingéniosité créatrice fabuleuse, qui a passé sa vie, depuis sa plus tendre enfance, à transformer des objets trouvés et des matières on ne peut plus ordinaires en sculptures élaborées, imprégnées de ludisme, fascinées par le mouvement.Nombreuses illustrations.Plaisir assuré.KANDINSKY Dessins et aquarelles Vivian Endicott Barnett et Annin Zweite Flammarion, 231 pages LJ ouvrage présente donc les des-' sins et les aquarelles du pionnier de l’art abstrait.Né à Moscou en 1886, fondateur à Berlin, en 1911, du groupe du Cavalier bleu, Kandinsky a été professeur au légendaire Bauhaus dans l’entre-deux-guerres, en plus d’être très actif sur la scène parisienne.Les œuvres de cet artiste cosmopolite reproduites ici, en couleurs, sont admirables pour elles-mêmes — et leur créateur les présentait lui-même comme des œuvres à part entière.C’est d’ailleurs en travaillant l’aquarelle qu’il a commencé, en 1910, à explorer les possibilités de l’abstraction pure.Mais ces œuvres sur papier ont aussi beaucoup servi de travaux préparatoires pour des compositions plus importantes, le plus souvent des toiles d’assez grandes dimensions.L’intérêt s’amplifie encore quand on sait que la majorité des dessins et sur- tJOE FAFARD Clinore La princesse Louise Beverly I t Al ta mira I Ayrshire Joe Fafard : les années de bronze 2i novembre 1996 -16 février 1997 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Pavillon Juan-Norl Dcsmarais 1380 rue Sherbrooke Ouest.Autobus 24 ou station de métro Guy-Concordia.Information: (514) 285-2000.Internet: www.mbam.qc.ca Ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 18h (jusqu a 21 h le mercredi).Billets en vente aux comptoirs Admission: (514) 790-1245 ou 1 800 361-4595.tout des aquarelles appartiennent toujours à des collectionneurs privés et ont donc été rarement dévoilées.On retrouve même des travaux de la période munichoise qui n’ont jamais été exposés auparavant.En fait, l’art graphique, pourtant capital clans le parcours de cet artiste, n’a jamais fait l’objet d’une exposition globale.Finalement, l’ouvrage propose trois longs textes de deux des plus grands spécialistes de Kandinsky, qui examinent tour à tour le style propre à Kandinsky, ses œuvres sur papier dans l’économie générale de sa production et la fortune de ses travaux dans les collections privées.Au total, c’est donc un ouvrage pour les mordus.LÉONARD DE VINCI Art et science de l’univers Alessandro Vezzoti Découvertes Gallimard, 160 pages LJ auteur, lui aussi né à Vinci, a na-r turellement développé une incommensurable passion pour le plus célèbre fils de sa ville.Il lui a consacré plusieurs expositions, aux quatre coins du monde, dont une à Toronto, en 1987.Il a fondé le Museo Ideale de Leonardo da Vinci di Arte Utopia e Cultura della Terra, toujours à Vinci, en 1993.Cette fois, il propose une nouvelle biographie analytique et critique du grand maître de la Renaissance, du génie de l’art, de la science et de la technique, de cette hydre à mille têtes, toutes bien faites et bien pleines, «par-delà le mythe et le mystère, la légende et la rhétorique».Pour ce portrait, Vezzoti a abondamment puisé dans les innombrables manuscrits autographes et documents originaux.L’iconographie — toujours magnifique dans cette petite collection qui compte maintenant 300 titres — compte environ 230 illustrations, tirées du corpus des œuvres attribuées en toute certitude à Léonard.ÏKU0 mire Picasso 9 ttîHif Flammarion L’ABCDAIRE DU MUSÉE D’ORSAY L’ABCDAIRE DE PICASSO Flammarion, 119 pages A uand on voyage dans L’ABCdai-« re> /e plaisir d’apprendre fait ricochet», annonce la publicité de cette petite collection où sont déjà parus une trentaine de beaux livres, en format poche, sur Cézanne et Chagall, Le Château de Versailles et Le Mont Saint-Michel, Le Cigare et Le Whisky, Les Roses et Le Chat.Le modèle récurrent de cet ouvrage d’initiation enchaîne un texte de présentation, un abécédaire proprement dit, qui permet de faire le tour du sujet en ordre alphabétique, puis une chronologie et une courte bibliographie, le tout en 119 pages bien comptées.C’est le genre d’ouvrage qu’on prend plaisir à parcourir aléatoirement, comme une abeille qui butine.Ainsi, dans le Picasso, l’entrée «Go-sol» rappelle que c’est dans ce petit village des Pyrénées espagnoles, non loin d’Andorre, que Picasso a produit, en dix semaines, sept grandes toiles, une douzaine de moyennes, deux carnets de dessins et bon nombre de gouaches, d’aquarelles et de bois sculptés.Par leur stylisation, faite de visages allongés et de corps disloqués, surtout vers la fin du séjour, ces travaux annonçaient les recherches formelles qui conduisirent à la révolution artistique des Demoiselles d’Avignon.Au hasard de la consultation de l’autre livre, on tombe sur un encadré intitulé «L’histoire au Musée d’Orsay».Le texte explique quelle voie elle emprunte dans cette institution parisienne consacrée à l’art du XIX1' siècle.L’histoire est bien sûr présente dans certaines toiles (comme La République de Daumier), mais elle est aussi dans l’univers urbain et moderne des toiles impressionnistes, dans les expositions à sujet thématique (genre: «Les Français peints par eux-mêmes»), les colloques et les conférences, les films et les cédéroms en cours de réalisation.Et le voyage continue.Et le plaisir d’apprendre fait ricochet.Stéphane Baillargeon ksi**- cette / .année.1 fêtez N del .au Le dimanche 8 décembre, finest kind.Trois voiit, belles a rendre jalouK les anges, chantent des airs traditionnels de Noël.13 h 30 ; en anglais Le dimanche 15 décembre, wanderinçj throuçi-i maqic chiîistmas.En marionnettes, en musique et en rires.î.a purple dragon puppET TROupe de Kingston tire les ficelles.13 h 30 et 15 h 30 ; en anglais Le samedi 21 décembre, pipo et la mère noëi,.une aventure théûtro-musico-palpitanîe, interprétée par les boréades.Avec viole de gambe, clavecin, violoncelle et violon baroque.13 h 30; en français Le dimanche 22 décembre, le noëi.de çaëtane.contes, chansons, et danses avec piano, cornemuses et flûtes irlandaises.13 h 30; spectacle bilingue i.e samedi 28 décembre, Les mo is maçkjues du réputé conteur jocelyn berube entraînent petits et grands au cœur du xviii' siècle.Avec accordéon et violon.13 h 30; en français i.e dimanche 29 décembre, noël au xvtii' siècle, bruno pAUL stenson connaît la chanson.et les enfants.Avec une pléiade d’instruments étranges et fascinants.13 h 30 en français et a 15 h en anglais 4 Ne manquez pas le traîneau : réserviez vite ces places sont limitées : (514) 398-7100 Prix d’entrée (incluant la visite du Musée) : enfants 5 $ / adultes 7 $ 690, rue Sherbrooke Ouest, Montréal — Métro McGill il « x* -* -u f «.À A4» ** IM, Musée McCord Une journée de lutte et d e d e u i l pour faire échec au si en La Fondation John A.Schweitzer ?Ier décembre 1996 ?LE DEVOIR restaurant ¦ theatrale Nouveau au avec la participation de la “cuisine du terroir”- acte 1 Soupe à l’oignon, croûtons à l’ail 4,! Pirojki de jarret de veau et foie gras, petite salade de saison 7,! • Terrine de lapin “maison” aux pruneaux 6,! acte 2 Andouillette à la Lyonnaise • Filet de truite poché au vin rouge et morilles • Ris de veau braisés à la bourguignonne acte 3 • Tarte Tatin • Poire “suprise" pochée au vin rouge et épices Avec la troupe des Crus du Beaujolais 16,95$ 18,95$ 20,95$ reservation 948 5735 1265, ave.Bernard Ouest Outremont • H2V1V8 Le Beaujolais Nouveau 1996 (servi au verre, en carafe, en bouteille) Chiroubles • Fleurie • Régnié • St-Amour A K S A D E SI G N
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