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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1996-12-16, Collections de BAnQ.

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Entre 1990 et 1995, Boeing contrôlait 60% du marché mondial des avions civils, Airbus 20% et McDonnell Douglas 15%, selon les chiffres de Boeing.LE DEVOIR PERSPECTIVES L’homme.de l’ONU Demain, lors d’une séance plénière de l’Assemblée générale des Nations unies, les 185 États membres de l’organisation devraient entériner le choix de Kofi Annan comme prochain secrétaire général.Le diplomate ghanéen, qui a été sélectionné vendredi par le Conseil de sécurité, aura comme premier défi de rétablir les liens entre l’ONU et les États-Unis.Lire aussi nos informations en page A 5.Lra élection de Kofi Annan à la tête des Nations * unies a été bien accueillie à travers le monde durant le week-end.De Washington à Moscou, de Pékin à Londres, en passant par Pretoria et Sarajevo, on s’est réjoui de ce choix.Même Paris, qui avait fait obstruction à sa candidature, a salué son élection après avoir réclamé — avec raison — et obtenu que la langue française soit respectée dans le travail quotidien des Nations unies.Maintenant, M.Annan devra se débarrasser de l’image, fausse, qu’il est au service de la politique américaine.Cela ne devrait pas être difficile.Quelques jours avant son élection vendredi, les rumeurs circulaient disant que Kofi Annan était l’homme des Américains parce qu’il avait le «malheur» d’avoir étudié aux États-Unis, de bien s’entendre avec la redoutable ambassadrice américaine, Madeleine AJbright, et de jouir du soutien des États-Unis qui avaient mené une vive cabale contre M.Boutros-Ghali.Il était dans la poche de Washington, affirmait-on.Mais que disait-on au juste de M.Boutros-Ghali lors de son élection en novembre 1991?Exactement le même genre de ragots qu’on entend aujourd’hui sur M.Annan.Le ministre égyptien était l’hom-Jocely h me des États-Unis, insinuait-on, par- C o h Ion ce 9u’d avak été l’architecte des ac- cords de camp David, signés entre ?Israël et l’Égypte, et qu’il avait appuyé la guerre contre l’Irak.Il était l’homme des Français, parce qu’il avait fait ses études à Paris et rêvait d’être ambassadeur en France.Il était l’homme d’Israël, parce que sa femme est juive.H serait, en sa qualité de nouveau secrétaire général, l’homme des Arabes parce qu’il venait du Caire, l’homme des Africains parce qu’il connaissait le continent, l’homme du tiers monde., etc.Il ne fut rien de cela.Il fut simplement le secrétaire général de l’ONU.M.Boutros-Ghali a pris très au sérieux sa fonction.Inlassablement, il a parlé pour l’organisation, pour son prestige, pour sa mission, pour la tribune qu’elle offrait à tous ceux qui n’ont pas de voix dans ce monde dominé par celles des Grands.Il s’est indigné de l’indifférence des Occidentaux face aux pro-Comme la blêmes du tiers monde.Avec son ton arrogant et ses formules cas-oluDart de ses santés, M.Boutros-Ghali a tellement défendu l’universalité et la prédécesseurs, place de l’ONU dans les affaires internationales qu’il a exaspéré les M.Annan ne États-Unis avec les résultats qu’on connaît.Que fera son successeur?sera 1 nomme Exactement la même chose, le ton • et les formules en moins.Qu’on en ae personne jUge pans une enti-evue au quotidien Le Monde, publiée deux jours avant son élection, M.Annan déclare que le secrétaire général doit «être un bon gestionnaire» ainsi que «la voix morale de l’organisation».«Pour moi, l’ONU doit jouer un rôle actif dans les domaines des droits de l’homme, de l’éradication de la pauvreté et du développement durable», souligne-t-il.«C’est le devoir du secrétaire général d’exprimer son indignation quand cela est nécessaire, au risque même d’irriter certains pays», dit-il.Diplomate, il ajoute qu’il faut «bien évidemment, éviter, dans la mesure du possible, les affrontements ouverts».Après trente ans au service de l’ONU, M.Annan montre,ainsi qu’il connaît bien l’organisation et ses maîtres, les États membres.Courtois et flegmatique, on dit du nouveau patron de l’ONU qu’il est un personnage effacé et terne.On a dit cela de tous ceux qui s’apprêtaient a être élus au poste de secrétaire général.Pourtant, plusieurs d’entre eux ont été transfigurés par leur nouvelle fonction.Qu’on pense à Dag Hammarskjôld, tué durant la crise du Congo, U Thant, un humaniste exceptionnel, et bien sûr, Boutros Boutros-Ghali, un activiste impénitent.On aurait tort de croire que M.Annan est sans caractère.Ainsi, sa sœur, interviewée au Ghana, fait remarquer que la première impression que produit son frère peut être trompeuse.«Il a l’air affable, il parle doucement mais ce n’est pas un faible.C’est un ferrailleur formidable mais il n’élève jamais la voix.Il montre sa conviction sans être fanatique.» C’est un avis que partagent bien des diplomates, des militaires et des hauts fonctionnaires qui ont travaillé avec lui lors de crises majeures comme celles de la guerre du Golfe, de Somalie, de Bosnie et du Rwanda.En fait M.Annan pourrait surprendre.H sera à la tête de l’ONU pour cinq ans seulement, c’est-à-dire qu’il effectuera le mandat de dix ans qui revenait à l’Afrique en 1991.Il n’aura donc pas à ménager les uns et les autres en pensant à une éventuelle réélection en 2001.Il sera libre.Comme la plupart de ses prédécesseurs, M.Annan ne sera l’homme de personne.Il sera, comme il se doit l’homme.de l’ONU.Montréal Nuageux.30% de probabilité d’averses de pluie.Max: 5 Min: 0 Québec Ciel variable.Max: 1 Min: -3 Détails, page B 4 INDEX Annonces.B 5 Le monde.A 5 Avis publics .A4 Les sports.B 5 Culture.B 8 Mots croisés.B 5 Économie.B 2 Planète.B 6 Éditorial.A 6 Religion.B 4 L’ENTREVUE Guy Latraverse, dit Faucon audacieux, page B 1 PLANÈTE RELIGIONS Un antidote informatique à tous nos mots ?, page B 7 La vitrine des beaux livres religieux, page B 4 «Un homme libre et souverain» Miron le Magnifique n’est plus Le poète québécois Gaston Miron s’est éteint samedi à Montréal.La mort de l’auteur de L’Homme rapaillé plonge le Québec littéraire dans le deuil tout en remettant en lumière l’immensité de son œuvre.La multitude de témoignages qu’inspire sa mort laisse croire que Gaston Miron, ainsi qu’il le souhaitait, échappera à la fatalité de l’oubli.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Gaston Miron, le plus universel d’entre les poètes québécois, n’est plus.«Miron le Magnifique», ainsi que l’avait un jour surnommé Jacques Brault, s’est éteint samedi à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, des suites d’une brève maladie.Personnage légendaire des lettres québécoises, à la fois poète, éditeur, animateur culturel et farouche militant souverainiste, Gaston Miron fut, de l’avis de plusieurs, l’un de ceux qui ont façonné le Québec moderne.Il fut celui qui jeta des ponts entre l’identité québécoise et l’universel, confondant son propre des- VOIR PAGE A 8: MIRON Une voix et une stature ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Sa voix puissante et son rire tonitruant résonnaient partout où se pointait âme qui vive pour l’entendre.Lui qui s’amusait à commenter le journal dans l’attente de son tour au guichet automatique en lançant comme un ballon à la foule: «On est-tu assez colonisés! Non mais!», et d’appeler les réactions, la polémique.Vous relançant au coin de la rue pour causer des voyages d’Alain Grandbois et des raffinements déliquescents du romancier français oublié par tant d’autres qu’était Octave Mirbeau.Une culture en marche, ce Gaston Miron qui avait tout lu: essai, prose, poésie.Tout retenu aussi.Et un animateur poète, un vrai personnage, de la trempe de ceux à qui Louis Fréchette consacrait jadis un livre à leur gloire: ces originaux du Québec dont il fut un peu le barde de notre époque.Mais Fré- VOIR PAGE A 8: VOIX JACQUES LEDUC, CINEASTE Fusion Boeing-McDonnell Douglas Le plus gros avionneur mondial emploiera 200 000 personnes dans 27 Etats américains ISABEL PARENTHOEN AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les deux plus grands constructeurs aéronautiques américains, Boeing et McDonnell Douglas, ont annoncé hier leur fusion qui créera le plus gros avionneur mondial, loin devant l’européen Airbus.Avec cette transaction, estimée à plus de 13 milliards de dollars, Boeing acquiert les moyens de faire face à une demande explosive, grâce aux usines d’aviation commerciale de McDonnell Douglas qui ne parviennent pas à tourner à plein, ont souligné les p.-d.-g.des deux groupes lors d’une conférence de presse à Washington.Le groupe résultant de la fusion, qui gardera le noip de Boeing et sera basé à Seattle (État de Washington), pèsera «48 milliards de dollars de chiffre d’affaires attendu en 1997», après des ventes combinées de quelque 35 milliards en 1996, a précisé le p.-d.g.de Boeing, Phil Condit.Il emploiera environ 200 000 personnes dans 27 États des États-Unis.Qualifiant cette annonce de moment historique, M.Condit a estimé que le nouveau groupe serait «équilibré et efficace», et qu’il «serait le premier du monde dans le domaine de l’aéronautique et de l’espace».VOIR PAGE A 8: BOEING Négociations dans le secteur public Le mouvement syndical est déchiré Après la CSN, la grogne atteint la FTQ JEAN PICHETTE LE DEVOIR La division se creuse entre les syndiqués du secteur de la santé et des affaires sociales et ceux du reste de la fonction publique.Alors que le différend entre le gouvernement québécois et les six centrales syndicales représentant les quelque 400 000 travailleurs du secteur public paraît s’atténuer depuis quelques jours, la grogne s’étend de la CSN à la FTQ, sous forme de bisbille interne.Après la Fédération des affaires sociales (FAS-CSN) et ses 95 000 membres, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ, qui compte 26 000 membres) s’apprête à son tour à entrer dans le bal de la dissidence.Au grand dam de la direction de la FTQ, pour qui le président du syndicat virtuellement esseulé, Claude Généreux, n’a encore aucun mandat pour recommander le rejet de la proposition gouvernementale.Oui, non, peut-être.Même si les six centrales syndicales ont convenu d’un accord de principe avec le gouvernement provincial, la semaine dernière, rien n’était encore joué, hier, à l’échéance fixée par le gouvernement pour que les parties s’entendent sur des mesures permettant une économie de 100 millions, pour la période du 1er janvier au 31 mars 1997.Si le SCFP recommande à ses membres d’adopter la même position que celle que les instances de la FAS ont faite leur, vendredi dernier, c’est plus du quart des travailleurs — essentiellement dans le secteur de la santé — visés par l’entente de jeudi dernier qui VOIR PAGE A 8: GROGNE Washington appuie l’opposition serbe 250 000 personnes dans les rues de Belgrade STEPHANIE NEBEHAY REUTER Genève — Le jour même où Belgrade connaissait sa plus imposante manifestation depuis un mois, l’émissaire américain John Kornblum a rencontré, hier à Genève, les dirigeants de l’opposition serbe et déclaré que la reconnaissance du résultat des municipales du 17 novembre par le pouvoir serait le prix de meilleures relations entre la Yougoslavie et Washington.Le secrétaire d’État adjoint chargé des Affaires européennes a également apporté son soutien au «processus démocratique» en Serbie, après plus de deux heures d’entretiens avec le chef de file de l’opposition Vuk Draskovic et d’autres responsables de la coalition Zajedno (Énsemble).«Nous pensons qu’il est désormais essentiel que M.Milosevic accepte le résultat de ces élections et s’ouvre au processus de démocratisation, et tout parti- Slobodan culièrement qu’il permette une plus Milosevic grande liberté de presse», a déclaré le secrétaire adjoint.«Nous maintiendrons notre soutien au processus démocratique et attendons de même de M.Milosevic.C'est le prix de toute évolution de nos relations», a-t-il ajouté.Vuk Draskovic, qui dirige le Mouvement du renouveau serbe, a expliqué qu’il était venu à Genève chercher le soutien diplomatique des États-Unis et de l'Union européenne, et il a accusé le président Slobodan Miloservic de provoquer des violences et de mener le pays à la guerre civile.VOIR PAGE A 8: WASHINGTON .br- idées.A 7 Télévision.B 7 LES ACTUALITÉS Un secrétariat international de la vie privée à Montréal?¦ lire notre reportage, page A 3 778313000641 DONNE, CEST DONNÉ! y' s- ^ J , 't éÿ0Æm w?mË béé-m •¦¦ ÿvv.•-.A ”5.i : , if fi ri fSSSk «gg.-m; : à '.••• - fC: *>*¦** j EVENEMENT BOXING DAY jusqu'au 3 janvier 1997 4 PNEUS D'HIVER en plus des 4 pneus d'origine • GRATTOIR • BALAIS D'ESSUIE-GLACE D'HIVER (U2V2- —K ;• I — —¦ / A location 48 mois* [ par mois/ location 48 mois' , 'COMPTANT COMPTANT FINANCEMENT * A L’ACHAT * Location au détail aux clients admissibles sur approbation de crédit de Toyota Crédit Canada Inc.Location-bail de 48 mois sur les modèles Tercel CE 1997 AC51LM-CA et Corolla SD 1997 BA01EM-BA.Premier versement de 226,77S (Tercel), 249,56S (Corolla) et dépôt de sécurité de 250S requis au moment de la livraison.Engagement total de la location: 10 884,96$ (Tercel), 11 978,88$ (Corolla) et valeur de rachat à l'échéance de 5 658,66$ (Tercel) et 6 454,35$ (Corolla), basé sur un maximum de 96 000km; frais de 7«/km excédentaire.Offres valables sur les modèles 1997 loués et livrés au plus tard le 3 janvier 1997.Immatriculation, assurances* taxes, transport et préparation en sus.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.* * Offre de financement de 4,2% de Toyota Crédit Canada Inc., sur approbation de crédit, valable uniquement pour les modèles Tercel, Corolla et Avalon neufs vendus au détail et livrés aux clients admissibles avant le 3 janvier 1997.Baux de 12 à 48 mois offerts.Exemple: 20 000$ à un taux annuel de 4,2%, soit des paiements mensuels de 453,37$ pendant 48 mois, Coût de l'emprunt: 1 761,76$.Coût total du prêt: 21 761,76$.Frais d'immatriculation, d’assurance, de transport et de préparation et taxes en sus.Pour tous les détails sur le financement, voyez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire TU M ’ E P A T E R A S T O U J O U R S VOTRE CONCESSIONNAIRE BOUCHERVILLE CHÀTEAUGUAY LACHUTE Toyota Duval Châleauguay Toyota Lachute Toyota 655-2350 692-1200 562-6662 BR0SSARD |LE perrût LAVAL Broward Toyota ite Perrfl* Toyota Chomedey Toyota 445-0577 453-2510 687-2634 CANDIAC JOUETTE LAVAL Candiac Toyota Josette Toyota Vimort Lexus Toyota 6590511 759-3449 668-2710 CHAMBIT LACHINE LONGUEUIL ChamtXy Toyota Sore* tous Toyota LongueiM Toyota 653-4334 634-7171 674-7474 MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENTIGNV Claude Auto Lexus Toyota Gabriel Repentigny Toyota 623-3511 748-7777 581-3540 MONTRÉAL MONTRÉAL ST-EUSTACHE Ata Toyota Toyota Centre-Ville Toyota St-Eustacbe 376-9191 935-6354 473-1872 MONTRÉAL MONTRÉAL ST-HYACINTHE Classé Toyota Toyota Pie IX Angers Toyota 527-3411 3290909 774-9191 MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST JEAN Houte Toyota Fanyiei» Toyota Oéry Toyota 351-5010 694-1510 359-9000 ST-JÉRÔME SHAWIHICAN TROIS-RIVIÈRES Toyota St-Jérôme Mauricie Toyota Trocs-Rivières Toyota 438-1255 539-8393 374-5323 ST-LÉONARD SOREL VALLEYFIELD Si-Léonard Toyota Automobile G Couillard 252-1373 Pierre Lefebvre Automobiles STE-AGATHE 742-4596 373-0850 Toyota ASte-Agathe TERREBONNE VERDUN 326-1044 Automobiles Woodland Toyota STE-THÉRÉSE Biatnvlie Toyota 435-3685 L G léveillé 471-4117 761-3444 TOYOTA PROTECTION M EXTRA-ATTENTIVE g I) K V 0 I It I.K I.r \ I) I Mi I) K (' K M It K K I !) !) (i A 3 LES ACTUALITES Un Secrétariat international de la vie privée à Montréal?La nouvelle organisation recueillera des informations sur ce sujet à l’échelle mondiale Un avocat montréalais a entamé des démarches pour que la métropole accueille, dès l’automne prochain, un «Secrétariat international de la vie privée».Cet organisme, en regroupant l’ensemble des informations disponibles concernant la protection des renseignements personnels, ferait office de réfé-1 rence mondiale en ce domaine.Toutefois, le projet ne fait pas l’unanimité, suscitant notamment un certain scepticisme de la part de ceux qui se battent pour le respect de la vie privée dans le monde.MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Montréal pourrait devenir l’an prochain la capitale mondiale de la vie privée en accueillant le siège d’une nouvelle organisation internationale vouée à devenir la référence dans ce domaine.Ce projet soulève toutefois des questions de pertinence, car il survient au moment où les lois québécoises de protection de la vie privée sont prises d’assaut tant par des ministères, comme celui du Revenu, que par des organisations privées, comme les ordres professionnels, qui ont pris les moyens pour échapper à leur application.En outre, la composition de la société sans but lucratif qui est à l’origine du projet suscite un certain scepticisme du côté des militants internationaux de la vie privée.C’est en effet un groupe piloté par l’avocat montréalais Raymond Doray, qui mène les démarches en vue de la création à Montréal, à l’automne 1997, d’un Secrétariat international de la vie privée.Ce secrétariat serait le siège d’une nouvelle organisation qui se chargerait, notamment, de recueillir l’ensemble des informations disponibles sur ce sujet (lois, règlements, pratiques) à l’échelle mondiale.Il pourrait regrouper entre autre la vingtaine de commis- saires à la vie privée qui veillent à l’application de lois sur la protection des renseignements personnels dans autant de pays.Le projet fait toutefois quelques mécontents et des sceptiques au sein de la seule organisation internationale vouée à la protection de la vie privée actuellement à l’œuvre, Privacy International.Cet organisme regroupe des experts et des militants de partout au monde.Joint à Londres par Le Devoir, son président fondateur, Simon Davies, a déploré que les promoteurs de Montréal ne se soient pas donné la peine de le consulter au préalable ni d’associer Privacy International au projet.M.Davies craint surtout que les promoteurs montréalais ne soient liés de trop prêt à des groupes d’intérêt «dominés par des avocats et des entreprises», a-t-il déclaré au Devoir, et qu’en soient exclus les militants plus radicaux issus des rangs d’associations de consommateur ou de citoyens.Le secrétariat serait lancé à l’occasion d’une conférence internationale qui aura lieu du 23 au 26 septembre 1997.La conférence est organisée par une société sans but lucratif créée de toutes pièces pour l’occasion.Son président, Raymond Doray, est un avocat spécialisé en droit de l’accès à l’information et de la protection des renseignements personnels.Ses clients sont essentiellement des entreprises privées.Associé au cabinet Lavery de Billy, c’est lui qui, il y a quelques années, a contesté devant les tribunaux, au nom de son client Hydro-Québec, la constitutionnalité de la Commission d’accès à l’information, l’organisme qui agit comme garant de la vie privée au Québec.C’est lui encore, la semaine dernière, qui a obtenu de la Cour supérieure l’exemption des ordres professionnels du champ d’application de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Invitations Hydro-Québec est représentée au conseil d’administration de la société, de même que le mouvement Desjardins, le Consortium UBI et le Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal.Aucun activiste québécois des droits de la personne ni aucune association de consommateurs, pourtant pionnières dans la défense de la vie privée au Québec, n’ont été invités à en faire partie.Certains d’entre eux seront en revanche invités comme conférenciers.Contre toute attente, la Commission d’accès à l’information (CAD.contre qui Me Doray se bat à longueur d’année devant les tribunaux, est pourtant représentée elle aussi au conseil d’administration où siègent également les représentants d’entreprises dont la commission peut être appelée à juger des pratiques sur plainte de citoyens.Le président de la CAI, Paul-André Comeau, est l’un des supporters les plus militants de la conférence, dont le projet est né d’une conversation entre lui et Me Doray, il y a deux ans.M.Comeau use de ses contacts à l’échelle mondiale pour y attirer les conférenciers les plus prestigieux.En organisant cet événement à Montréal, les promoteurs veulent attirer l’attention sur le fait que le Québec est le seul État dans le monde à s’être doté d’une loi dite complète de protection des renseignements personnels, qui couvre à la fois le secteur privé et le secteur public.Le régime québécois de protection des renseignements personnels a cependant été mis à rude épreuve récemment.Deux ministères (Revenu et Sécurité du revenu) échappent désormais en grande partie aux règles générales et ont accès, à l’insu et sans le consentement des personnes concernées, à peu près à n’importe quel renseignement portant sur n’importe quel citoyen provenant de n’importe quel organisme public.Dans son dernier rapport, le Vérificateur général du Québec suggérait un allégement des règles en vigueur.Le Protecteur du citoyen manifestait pour sa part de vives inquiétudes et suggérait la tenue d’états généraux sur la question.D’ailleurs, plutôt que de célébrer les réussites québécoises, la conférence milite en faveur d’une remise en question des législations actuelles.Son programme préliminaire pose carrément la question: «l’expérience du Québec est-elle un modèle à suivre ou à éviter?» Le programme préliminaire de la conférence est rédigé comme un appel au compromis entre les attentes de la population d’une part et les besoins des entreprises et des organismes publics d’autre part.Les thèmes abordés à la conférence seront extrêmement variés: protection des données nominatives, renseignement policier, cartes à puces, gestion des archives, Internet.Une série d’événements (festival de cinéma, théâtre, expositions de photographies, visites guidées sur le thème de l’anonymat dans les lieux publics, etc.) se dérouleront simultanément dans différents lieux publics de Montréal sur le thème de la vie privée.m BELL HABER AP Parti à la dérive samedi, un cargo céréalier a heurté un centre commercial sur un quai du Mississippi à la Nouvelle-Orléans, blessant plus de cent personnes et faisant d’importants dégâts.Un bateau à la dérive à la Nouvelle-Orléans Questions sur un cargo fou Les recherches de victimes et des causes de l'accident se poursuivent ASSOCIATED PRESS La Nouvelle-Orléans — Un cargo céréalier de 231 mètres de long a percuté samedi un quai de la Nouvelle-Orléans le long du Mississippi, provoquant une panique dans une galerie marchande très fréquentée en période de Noël, et dont les clients se sont piétinés ou ont sauté dans le fleuve.Alors que les garde-côtes avaient d’abord annoncé six morts et une centaine de blessés, le maire Marc Morial a indiqué qu’aucune mort n’était confirmée.Mais 140 personnes ont dû recevoir des soins dans des hôpitaux.Et quatre enfants handicapés mentaux étaient toujours portés disparus hier.Une avarie l’ayant privé de barre, le Bright Field, sous pavillon libérien, a heurté violemment le quai et détruit en partie la galerie marchande, le Riverwalk, qui compte plusieurs niveaux avec 200 magasins et restau- rants.Des joueurs qui se trouvaient sur le bateau-casino Flamingo ont trouvé leur salut en se jetant dans le fleuve.Une partie de l’hôtel Hilton voisin a été également endommagée.Un bref incendie s’est déclaré peu après cet accident qui s’est produit à 14h30 locales.Le gros cargo chargé de 70 tonnes de céréales a fait entendre sa sirène avant d’éventrer de l’étrave le premier étage de la galerie commerciale avançant son architecture de métal et de verre en surplomb au-dessus du fleuve.Tout le monde avait entendu l’avertissement.Parmi le millier de clients occupés à leurs achats de Noël et les 800 joueurs du casino Flamingo amarré à côté, ceux qui avaient une vue sur le fleuve ont aperçu avec horreur le céréalier fou manquer de justesse plusieurs bateaux pleins de passagers, avant de percuter la galerie.Ce fut la panique.«On le voyait venir.Ça a commencé à trembler.Du verre et le plafond ont commencé à tomber dans l’eau.Les gens se sont mis à courir, pa-niqués, et dedans ça a été tout d’un coup le noir», a raconté un employé, Chris Storey.Des morceaux de magasins, de restaurants et d’autres commerces se sont écroulés dans le Mississippi.D’autres pans à demi-ruinés menaçaient de tomber à leur tour.Certains n’étaient soutenus que par le cargo immobilisé contre le quai dévasté.«Là où c’était le quai, c’est maintenant de l’eau», constatait un conseiller municipal, Oliver Thomas.Des sauveteurs devaient passer la nuit à fouiller les décombres avec des appareils sensibles aux émissions de chaleur, mais les autorités espéraient qu’il n’y avait pas de morts.L’accident a eu lieu dans ce qui est considéré comme la zone la plus dangereuse du Mississippi, où plus de 400 bateaux passent par jour.«Il s’agit là d’une zone de passage encore plus active que celle du port de New York», a expliqué Doc Hawley, patron d’un bateau de tourisme.Catastrophe de la TWA Dernier soupçon: Télectricité statique ASSOCIATED PRESS Smithtown — L’électricité statique est la dernière hypothèse étudiée dans l’enquête sur l’explosion mystérieuse du Boeing 747 de la TWA le 17 juillet dernier au large de New York.«C’est une possibilité, mais ce n’est pas la seule», a déclaré samedi sous couvert d’anonymat un responsable du Bureau américaine de la sécurité des transports (NTSB).Alors que les enquêteurs ont reçu samedi à Washington des proches des 230 victimes de l’explosion.toutes les hypothèses sont encore envisagées pour expliquer pourquoi le vol 800 reliant New York à Paris a brutalement pris fin au large de Long Island, peu après le décollage de l’aéroport Kennedy.On évoque toujours une bombe, un missile ami ou ennemi et une défaillance technique.Les enquêteurs sont pratiquement sûrs que le réservoir central du Boeing — pratiquement vide alors — a explosé, mais on ne sait pas encore ce qui a provoqué son explosion en plein vol.Grèchm **** Gademiæ librairie relmieux VENEZ NOUS RENCONTRER Ç/Jeeutiaraie E V 0 I 11 , I.K S S A M K l> I II K T l> I M A N C II K I ,rt I) K C K M |{ n |.; | il «l (i A 8 LE REVOIR ïtioy.te.ïLZ ;ARD Vente i l servie* tfchnique 630-A, rue CalhcarCMogiréal, centre-ville 866-3876 .-BIJOUTIER AUTORISE ROLEX- VOIX SUITE DE LA PAGE 1 chette eût dû lui rése: ;er une case à part, pour l’intelligence, l’intuition, la finesse tapie sous l’avalanche des mots.Il n’y avait que lui dans une réception aseptisée pour susurrer à votre oreille des poèmes entre deux verres, vous prenant la taille, vous entraînant dans un délire éthylique et inspiré, devant lequel toutes les conversation factices alentour s’estompaient comme bourdonnement insipide.«Ba-têche de batêche!» C’est qu’il va nous manquer.Il affirmait avoir toujours eu une résistance à l’écrit, ce douloureux corps à corps avec le langage.«Je plonge dans l’oralité pour la tirer vers le haut, me confiait-il un jour en entrevuç.Car voici venu le temps qu’on réinvente la parole».A ses yeux, la poésie se vivait de l’intérieur comme une histoire d’amour avec la langue, avec sa terre.«Pour moi, le poème possède une dimension corporelle.» Au fond Gaston Miron fut l’homme d’un seul livre, L’Homme rapaillé toujours nourri, gorgé, étiré.Poète national ayant peu publié, il incarnait pourtant la poésie par sa nature, sa stature, son omniprésence sur toutes les tribunes du Québec de France et de Navarre.Il fallait le voir à certain passage d'Apostrophes souffler les poètes européens soudain babas devant la puissance de son verbe incantatoire: «Errant dans son peuple et dans sa langue errante», écrivait le chantre.Par lui, à travers lui, le Québec ressemblait soudain à un peuple élu suivant on ne sait quel Moïse.Vision passéiste peut-être, mais grandiose, exaltée et vibrante à son image., Sur son lit d’hôpital, il disait à des proches avoir peur d’être oublié.Mais comment y arriver?Et qui pourrait prendre sa place?Il manquerait à tout usurpateur la couleur, la voix, la culture omnivore, le nationalisme porté à bout de bras comme un drapeau glorieux.Au delà de la disparition de l’éditeur, du militant, du poète, de l’ambassadeur de notre culture en France, c’est la personnalité même, la voix vigoureuse de Gaston Miron qui laissent le Québec vraiment orphelin.Je n’attends pas à demain je t'attends je n 'attends pas à la fin du monde je t'attends dégagé de la fausse auréole de ma vie Extrait de La Marche à l'amour I S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9.Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Sur Internet Agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514)985-3551 GROGNE SUITE DE LA PAGE 1 pourraient défier le gouvernement.S’il n’en tient qu’à M.Généreux, le SCFP suivra la ligne adoptée par la FAS, comme il l’a noté samedi, suscitant 1 irritation, voire la colère de la direction de la FIT), note-t-on de source bien informée.Le responsable des négociations à la FTQ, Gilles Giguère, lui-même membre du SCFP, ne comprend pas comment M.Généreux a pu faire une telle déclaration.«En recommandant le rejet de la proposition, il parlatt en son nom propre, sans mandat du conseil général, qui se réunit demain après-midi [aujourd’hui].Jusqu’à présent, tous les syndicats de la FTQ ont accepté de soumettre ou de recommander l'entente à leurs membres.En principe, nous devions donner notre réponse au gouvernement aujourd'hui [hier], mais on leur a dit que cela était impossible, et ils ont compris que notre processus de consultation devait suivre son cours.» M.Giguère précise que la direction du regroupement des quelque 5000 travailleurs de la section «soutien scolaire» du SCFP a déjà recommandé l’acceptation de l’entente, tout comme les trois autres syndicats concernés par cette négociation à la FTQ: l’Union des employés de services (section locale 800), le Syndicat des employés professionnels et de bureau et le Syndicat québécois des employées et employés de services (section locale 298), qui regroupe environ 20 000 personnes.Seul le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS), la plus importante composante du SCFP, avec 20 000 membres, n’a pas encore pris position.Mais le président du SCFP, joint hier en soirée, ne craint pas de dire qu’il serait surpris que son exécutif, qu’il rencontrera ce matin, refuse d’aller dans la même direction que la FAS.«C’est une curieuse solidarité qu’on nous demande.Je comprends que les enseignants soient prêts à signer un tel accord, puisqu’on leur demande de laisser à d'autres un surplus pour qu’ils puissent bénéficier d'un départ hâtif.C’est une solidarité qui ne coûte pas cher.Mais si les gens qui partent ne sont pas remplacés, comme c’est le cas dans le secteur de la santé, ceux qui restent auront encore plus de travail, ce qui ne sera pas le cas dans l’enseignement, notamment: comme il y a un ratio maître-élèves, il n’y aura pas de remplacement, donc pas de départ.Alors, où croyez-vous qu’on va couper le gros des 15 OOO emplois?» M.Généreux ne cache pas qu’il subit actuellement d’énormes pressions «pour que je me ferme la gueule».«Mais le SCFP est un syndicat affilié de la FTQ, et ce n’est pas la FTQ qui gère la négociation, c’est un parapluie politique.Les membres qui auront ultimement à répondre de cette offre sont les membres du SCFP, dont je suis le président, et ce n ’est certainement pas la FTQ qui va dire si je suis autorisé ou non à parler.Je suis pleinement autorisé, et imputable envers les membres du SCFP, secteur de la santé, qui diront s’il était imprudent ou non de m’engager avant de les rencontrer.» Qu’arrivera-t-il si le SCFP décide de rejeter l’entente?«Il n’y a pas de règles statutaires prévues à cet effet, note M.Giguère.On verra en temps et lieu ce qu’on fait si ça arrive, mais je pense pour ma part qu ’on est pas mal rendus au fond du baril, et que le gouvernement répond grandement à notre proposition, même si les réductions de salaires ne sont pas drôles.Je préfère encore un mauvais règlement à un décret.» A la CSN, le président de la FAS, Louis Roy, explique qu’il ne sent nullement que son syndicat est isolé, quelle que soit le décision que prendra le SCFP «A 100 000, on n’a pas à se sentir tout seuls.Si les autres syndicats sont prêts à donner les 100 millions de dollars demandés par le gouver- nement, qu'ils les donnent.Mais nous, on n’est pas prêts à le faire.» , „ .Le président de la FAS précise être en accord avec 1 utilisation des surplus pour améliorer et bonifier les régimes de retraite, ainsi qu’avec la mise sur pied de programmes incitatifs aux départs.«Mais on ne veut pas souscrire à un objectif de 15 000 disparitions de postes, parce que notre inquiétude est que si ça ne se fait pas par l’entremise des propositions de retraite, le gouvernement serait tout à fait libre de faire des mises à pied, à l'été, en disant que nous les avons cautionnées et que nous n’avons rien à dire là-dessus.» Tous les représentants syndicaux du secteur de la santé et des affaires sociales ne partagent cependant pas l’opinion de MM.Roy et Généreux.«Cette compression de 100 millions, personne ne l’accepte de gaieté de cœur, précise Jennie Skene, présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Mais il y a un monde entre cette proposition et la première que le gouvernement nous avait faite.» L’incapacité des différents syndicats à en arriver a une position commune n’est peut-être pas dramatique, laisse entendre la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbon-neau.«L’offre faite par le gouvernement n’était pas conditionnelle à l'acceptation de tout le monde.A la CSN, les cinq fédérations sont regroupées sur une base volontaire aux fins de la négociation.A défaut d’atteindre une position commune, les agents négociateurs demeurent chacune des fédérations concernées.Le rôle de la CSN n’est pas de recommander ou de définir les contenus des conventions collectives.C’est le consensus des fédérations qui fait en sorte qu’il y a une position du secteur public-CSN.Cette fois-ci, ça n’a pas été possible d’atteindre ça.La règle qui s’applique est alors la position démocratique choisie par chacun des agents négociateurs.» MIRON SUITE DE LA PAGE 1 tin et celui de son peuple.La mort de ce géant de la littérature d’ici consterne des Québécois de tous les horizons.Sa voue tonitruante, qui, paradoxalement, cachait mal une inquiétude profonde, ne résonnera plus.Mais les dizaines de témoignages que sa mort inspire laissent croire qu’il échappera à la fatalité de l’oubli.«Gaston Miron reste un phare national par son exemple et par son œuvre de poète, d’animateur culturel et de militant.Il était un homme libre et souverain.L’ami que je pleure aujourd’hui incarnera toujours pour moi le Québec et la poésie.Il incarne l’être québécois dans ses malheurs et ses espoirs», a écrit hier Jean Royer, directeur littéraire de l’Hexagone et ami de l’auteur de L’Homme rapaillé, dans un témoignage adressé au Devoir.«Gaston Miron était un intellectuel rigoureux autant que fougueux.En politique, il était progressiste et indépendantiste, fidèle à notre peuple et à sa culture.Il voulait convertir un à un les citoyens du Québec à la souveraineté parce qu’il croyait à l’existence de notre culture et à l’avenir de la langue française au Québec.Cet humaniste était avant tout poète.Il plaçait la poésie au-dessus de tout, comme une sorte d’absolu langage qui avive notre conscience et nous aide à ne pas désespérer de notre humanité», poursuit-il.4 «Gaston Miron est un grand écrivain.De ma bouche, le mot «grand» veut dire «grand».Ce mot est galvaudé, on /’utilise très souvent à tort.Miron, lui, était véritablement un «grand» écrivain comme il y en a deux ou trois par siècle dans un pays», a témoigné l’écrivain Pierre Va-deboncœur.«Parmi les choses que je retiens de lui, il y a sa grande bonté.Sur le plan politique, il était très militant.Pourtant, je ne l’ai jamais entendu dire du mal de quelqu’un.» Par voie de communiqué, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, a rendu hommage, hier, au poète disparu.«Sa pensée, son œuvre, sa carrière ont fait de lui un révélateur et un précurseur.Révélateur, car il a su comprendre et dire le Québec comme aucun autre avant lui.Il a expliqué «ce pays qui n’en finit pas de naître» dans des conférences et des traductions ayant fait le tour du globe.Précurseur, Gaston Miron fut l’un des artisans de l’accession du Québec à la modernité.Il a fait la jonction entre notre identité et l’universel.D’autres peuples ont eu Pablo Neruda, Aimé Césaire, Léopold Senghor.Le peuple québécois a eu Gaston Miron et lui en sera toujours reconnaissant.Il sied aujourd’hui de lui retourner sa propre phrase; « les hommes entendront battre ton pouls dans l’histoire».» Samedi, la ministre de la Culture et des Communications Louise Beaudoin avait salué ainsi le poète: «La vie de Gaston Miron fut une quête incessante et passionnée; celle d’un être authentique, soudé à la terre Québec.Nous garderons de lui le souvenir d’un homme qui a tenu son rêve à bout de bras et à bout de mots.Le Québec vous salue, Gaston Miron.» Proche de Gaston Miron depuis 40 ans, l’écrivain Nairn Kattan a insisté pour sa part sur la présence du poète.«Il était la vie.Il a su faire le rapport entre le Québec et le monde.Toute présence n’est réelle que par la parole et sa parole, il la voulait absolue.Sa poésie est à la fois l’immédiat, le concret et l’instant mais aussi l’éternel.Il trouvait, dans l’instant, l’éternité.» Pierre Graveline, directeur du Groupe Ville-Marie Littérature, situe ainsi le poète.«Gaston Miron était de la race des Neruda, Senghor et Césaire.Il avait l’envergure de ceux qui marquent le corps et l’âme d’un pays.Il fut, sans en avoir le titre officiel, un grand ambassadeur du Québec et de sa littérature à travers le monde.C’était aussi un généreux pédagogue.Il aimait partager son expérience d’éditeur.» Pour le président de l’Académie des lettres du Québec, Jean-Pierre Duquette, Miron est «un homme immense, à la fois comme poète, patriote et comme être humain.Il vouait un amour viscéral à ce pays improbable.Sa voix tonitruante et ses enthousiasmes délirants masquaient une inquiétude profonde, une certaine pudeur de l’âme».De nombreuses autres personnalités ont tenu hier à apporter leur témoignage.«La société québécoise restera empreinte de la passion, la pensée et la force des mots de Gaston Miron.Il fut celui qui nous a dits», a dit le président de la CSN Gérald Larose.Rappelant à quel point le poète avait à cœur la langue de son peuple, la langue française, le porte-parole du Mouvement Québec français, Guy Bouthillier, estime que «l’action de Gaston Miron va maintenant prendre une forme nouvelle: celle du mentor.Cela nous réconforte déjà.Elle prendra aussi celle du Commandeur.Avis aux Don Juan de la politique».Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, François Lemieux, a pour sa part déclaré que «d’autres poètes prendront la relève, mais Gaston Miron reste parmi les grands inspirateurs de notre réveil national avec Félix Leclerc et Gilles Vigneault».Le président de l’Association nationale des éditeurs, Antoine del Busso, a rappelé que Miron fut un pionnier de l’édition au Québec.«Il avait le sens de la profession d’éditeur.C’était aussi un homme d’équipe.Si intraitable fût-il politiquement, il était fidèle en amitié.» Né le 8 janvier 1928 à Saint-Agathe-des-Monts, Gaston Miron fut grièvement éditeur avant de fonder avec quelques amis, en 1953, les Editions de l’Hexagone.Il restera à la tête de cette maison jusqu’en 1983.Depuis 1991, il dirigeait la collection de poche Typo, vouée à la réédition de classiques de la littérature québécoise.Le pays, la langue et l’amour furent les trois thèmes au cœur de son écriture.Réunie sous le titre L’Homme rapaillé , publiée aux Presses de l’Université de Montréal en 1970, puis rééditée à l’Hexagone, son œuvre poétique a été étudiée en Italie, au Danemark, au Brésil, en France, aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays.Publié en France en 1981, l’ouvrage s’est vendu — tous pays confondus — à plus de 75 000 exemplaires, ce qui en fait l’un des ouvrages les plus populaires de la poésie contemporaine.L’engagement politique de Gaston Miron ne peut être dissocié de son œuvre.Indépendantiste de la première heure, il fut de toutes les luttes du RIN, du PQ et du Mouvement Québec français.Lors de la dernière campagne référendaire, il a sillonné le Québec, multipliant les rencontres-conférences dans les cégeps et universités.Miron fut, surtout au cours des vingt dernières années, un véritable ambassadeur de la littérature québécoise.On l’invitait régulièrement à Paris, Rome ou New York.Il prenait à cœur ce rôle d’ambassadeur, disent ses proches.Tout au long de sa carrière, Gaston Miron a accumulé les prix.Il a reçu au fil des ans le prix de la revue Etudes françaises (1970) , le prix Ludger-Duvernay de la SSJB (1978), le prix Guillaume-Apollinaire (1981) (en France) et le prix Athanase-David du gouvernement du Québec en 1983.Membre de l’Académie Mallarmé (1977), il fut aussi récipiendaire de la médaille de l’Académie des lettres du Québec (1990), de l’Ordre des francophones d’Amérique (1991) et des insignes de Commandeur des Arts et des lettres de la République française (1993).A ceux qui se demandaient s’il avait cessé d’écrire après L’Homme rapaillé, Gaston Miron avait répondu ceci, en 1985, par l’entremise du Devoir.«Je n’ai jamais cessé d’écrire.C’est-à-dire que j’écris tout le temps.Même quand je n’écris pas, j’écris.Je pense qu’un écrivain écrit tout le temps dans sa tête.Même s’il est dix ans sans écrire, il écrit quand même tous les jours dans sa tête.Tout ce qu’il voit, perçoit, ressent, tout de suite il en fait lui-même une écriture.Moi, par exemple, je suis toujours en train de faire des phrases, même si je ne les écris pas.Je suis toujours en train de mâchouiller des mots dans ma bouche, même si personne ne s’en aperçoit.» Gaston Miron laisse dans le deuil sa conjointe, Marie-Andrée Beaudet, professeur à l’Université Laval, sa fille Emmanuelle et ses quatre sœurs, Denise, Germaine, Thérèse et Suzanne, de même que son frère Robert.Une messe à l’intention des parents et amis de Gaston Miron sera chantée mercredi après-midi, à Saint-Agathç-des-Monts.Une cérémonie aura lieu prochainement à Montréal.À ce jour, ni la date ni le lieu de l’événement ne sont connus.Des dirigeants du Groupe Ville-Marie Littérature ont par ailleurs déjà contacté des représentants du gouvernement du Québec afin de savoir comment l’Etat québécois entend perpétuer la mémoire du poète national.Québec pourrait faire une annonce à ce sujet dès aujourd’hui.BOEING SUITE DE LA PAGE 1 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Version internet (514) 27845060 1-800-563-5665 Le Devoir wt publié du lundi au samedi par I* Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue de Bleury.ST étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest laval.Envoi de publication — Enregistrement no 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Les négociations entre les deux groupes duraient depuis trois ans, mais le principe de la fusion n’a été vraiment décidé que mardi dernier.«La vraie motivation» a été la croissance du marché dans ces deux derniers secteurs, a noté le p.-d.g.de Boeing.Les capacités excédentaires de McDonnell, qui a récemment perdu un contrat majeur avec le Pentagone, avaient déjà incité les deux compagnies américaines à un partenariat dans l’aviation commerciale, annoncé il y a quelques semaines.«Cette transaction donne naissance à un groupe d’aérospatiale à la base solide, combinant d'extraordinaires capacités dans l'aviation commerciale et militaire, ainsi que dans la défense et les systèmes spatiaux», a relevé Harry Stonecipher, le p.-d.g.de McDonnell Douglas.Le nouveau groupe contrôlera près des trois quarts du marché mondial des avions civils, et McDonnell est le premier fournisseur aéronautique du Pentagone.M.Condit a estimé que cela «ne devrait pas constituer un gros problème» avec les autorités anti-trust américaines, auxquelles la transaction doit être soumise.•Nous avons examiné très soigneusement chacun de nos programmes.Tous sont très complémentaires», a-t-il affirmé.En outre, a ajouté le p.-d.g.de Boeing, le groupe devra «faire face à une sérieuse concurrence» avec le numéro un mondial de la défense, l’Américain Lockheed Martin, et le consortium européen Airbus en aéronautique commerciale.La fusion est sujette à l’approbation de plusieurs agences fédérales américaines et des actionnaires des deux sociétés.Elle ne devrait donc se réaliser que «dans six mois au plus tôt», a souligné M.CondiL McDonnell Douglas deviendra une filiale de Boeing.La marque McDonnell continuera d’apparaître dans les contrats de défense, et celle de Douglas sur ses avions commerciaux.Le p.-d.g.de Boeing deviendra numéro un du nouveau groupe et celui de McDonnell Douglas prendra la charge de directeur général.Une équipe de transition concrétisera le rapprochement dans les prochaines semaines, mais peu de suppressions d emplois sont attendues.Au cours des neuf premiers mois de 1996, Boeing a vendu 316 appareils contre 255 pour Airbus et 25 seulement pour McDonnell, basé à Saint-Louis, au Missouri.Boeing emploie 120 000 personnes et McDonnell Douglas 56 000, dont 40 000 dans les activités civiles.Il faut y ajouter les effectifs des activités spatiales et de défense de Rockwell rachetées récemment par Boeing.Ces deux firmes ont construit des appareils aussi différents que les DC3 et DC9, les chasseurs F16 et F18, les bombardiers B52, les avions de lignes B707 ou 747, les capsules spatiales Apollo, les navettes spatiales, etc.Entre 1990 et 1995, Boeing contrôlait 60 % du marché mondial des avions civils, Airbus 20 % et McDonnell Douglas 15 %, selon les chiffres de Boeing.WASHINGTON SUITE DE LA PAGE 1 Nous insistons sur la volonté du peuple serbe de mettre en place un système démocratique dans notre pays», a-t-il dit.Alors que John Kornblum rencontrait Vuk Draskovic et les autres dirigeants d’opposition (Vojin Dimitrijo-vic, de l’Alliance civique, et Ivan Vuja-cic, du Parti démocratique) dans un grand hôtel de Genève, près de 250 000 personnes, soit le plus grand nombre enregistré à ce jour, sont descendues hier dans les rues de Belgrade, où les dirigeants de l’opposition ont exigé du président Slobodan Milosevic qu’il reconnaisse leur victoire aux élections municipales de novembre.Les adversaires du pouvoir socialiste ont marqué un point dans la ville méridionale serbe de Nis, où un tribunal a enjoint à la commission électorale locale d’annoncer dans les dix jours la victoire de l’opposition aux municipales du 17 novembre, a dit une responsable du bloc d’opposition Zajedno.Au 28e jour des manifestations de rue à Belgrade et dans d’autres villes, Zoran Djindjic, leader de Zajedno, a affirmé que les défilés quotidiens se poursuivraient jusqu’à ce que Milosevic cède à tous ceux qui dénoncent une falsification des résultats électoraux.L’atmosphère de carnaval qui prévalait hier soir à Belgrade, avec musique et drapeaux, donnait un tour enjoué au message de Zajedno, qui exige une rectification totale des résultats électoraux qui ont été annulés.Un groupe de 17 étudiants de Nis a entamé hier une marche symbolique de 230 kilomètres vers la capitale pour rejoindre les manifestants bel-gradois et tenter de faire entendre à Milosevic leurs objections au sujet du traitement des élections.A Belgrade, la manifestation étudiante a reçu l’appoint de militants syndicaux en se déployant autour de la ville avant un rassemblement prévu sur la place centrale.«Beaucoup se joignent à la colonne des marcheurs», a dit un leader d’opposition.Dans la foule, on agitait des drapeaux américains, allemands et italiens, français et britanniques, ainsi que ceux de l’opposition.Des manifestants chantaient, jouaient de la musique ou tiraient des feux d’artifice, tandis que des habitants éteignaient et rallumaient les lumières de leurs appartements en signe de soutien à ceux qui défilaient sous leurs yeux.Après la dispersion du grand rassemblement belgradois, des dizaines de milliers d’étudiants ont entamé un défilé plus court dans les rues de la ville, en portant des flambeaux ou des lampes de mineurs.Un dirigeant étudiant a déclaré que leur intention était «d'illuminer une ville plongée dans les ténèbres politiques».Hors de Belgrade, des milliers de Serbes ont manifesté hier dans au moins 30 villes, déclarait-on de sources indépendantes.Milosevic ne s’est guère manifesté depuis le début de la crise, sinon pour inviter une équipe de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à venir étudier la question.Des diplomates y voient une tentative possible du président serbe pour sauver la face et nul ne sait en outre s’il accepterait n’importe quel verdict de l’OSCE.De source autorisée, on rapporte que Milosevic a rencontré vendredi soir des dirigeants de son Parti socialiste (SPS) pour examiner la situation.«On peut aisément imaginer qu’il avait des paroles peu amènes à prononcer.Non seulement ils lui ont fait perdre des élections en n’étant absolument pas préparés à la défaite, mais ils en ont aussi emberlificoté la suite en ternissant son image», souligne un diplomate occidental.É
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