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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-01-17, Collections de BAnQ.

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0 ?F 0 N I) É EN 19 ?V 0 i.I, X X X V I I I N ° M 0 N T 11 E A I., L E V K X I) K K I) I I 7 .1 A X V I E li I !) !) S .S T I’ S + T V y / T 0 I! U X T 0 I $ PERSPECTIVES l! organe de la discorde Lors du transfert du programme de greffes pulmonaires de Montréal à Québec, le ministre de la Santé, Jean Rochon, a dit que les Montréalais s’en faisaient pour un symbole ne méritant pas tant d’émois.En embauchant des médecins ontariens pour démarrer ce programme à Québec, à l’encontre de toute logique financière ou médicale, Jean Rochon vient de créer lui-même un symbole lourd de sens: celui d’un ministre préférant se tourner vers Toronto plutôt que de revenir sur une de ses décisions les plus contestées.Envers et contre tous, M.Rochon persiste et signe.Isabelle P a r é ?algré l’opposition des spécialistes en la matière et des personnes greffées, le ministre de la Santé proclamait l’automne dernier le transfert du programme de transplantations pulmonaires à Québec, en dépit de l’absence d’un médecin apte à faire de telles opérations dans le nouvel hôpital désigné.Et aussi en dépit du fait que la majorité des personnes dépendantes d'une greffe pour survivre étaient déjà traitées et suivies par des médecins montréalais.En pleines compressions budgétaires, on s’étonnait qu’un ministre fasse table rase de ce qui était en place pour le reconstruire ailleurs.Aux sceptiques, le ministre Rochon a répondu qu’il s’engageait à ce que l’hôpital laval de Sainte-Foy soit fin prêt à greffer ses premiers patients en janvier 1997.Or, à la lumière des événements des derniers jours, on constate que Jean Rochon s’est enferré dans une décision impopulaire qu’il tente maintenant désespérément de justifier.Et par tous les moyens, fussent-ils les plus incongrus.C’est dans cette logique qu’on a maintenant recours à des solutions aussi tarabiscotées que celle de recruter des médecins d’outre-frontières, parachutés ici par avion, comme si le Québec était un vulgaire camp de brousse, privé de toute compétence médicale.Tout cela aux frais d’une fondation d’hôpital dont les généreux donateurs seraient fort étonnés de voir que leur charité finance une nouvelle forme de tourisme médical.Il est maintenant clair que l’hôpital Laval ne sera pas en mesure de voler de ses propres ailes à la date prévue.La simple logique eût commandé que le ministre maintienne le programme de greffes là où il était, à Montréal, jusqu’à ce que l’hôpital de la Vieille Capitale soit en mesure de faire cavalier seul.Ne serait-ce que pour les 19 patients à bout de souffle devenus malgré eux des balles de ping-pong dans cette histoire.Maintenant, on peut se demander quelle priorité sera donnée aux patients du Québec, qui seront dorénavant opérés par des médecins ontariens à l’hôpital Laval.L’équipe de transplantation de l’Hôpital général de Toronto, qui dessert tout le Canada, a été réclamée plus de 31 fois en salle d’opération l’an dernier.Dix-neuf de leurs patients sont déjà en attente depuis environ un an.En cas de conflit, à quel malade ces médecins donneront-ils leur préférence?Le simple transport aérien pour rapatrier à Québec ces médecins depuis Toronto pourrait s’élever à près de 2500 $ par greffe.D’emblée, il saute aux yeux que tout ce dossier n’a guère été guidé par la sympathie envers les malades, ou par la logique médicale, mais bien par une guéguerre médicale qui ne cesse de creuser le fossé entre Montréal et Québec.La seule expression «nos amis de Toronto» utilisée hier par l’équipe médicale de l’hôpital Laval pour désigner leur nouvelle alliance avec l’Ontario en dit long sur le contexte sordide, digne d’un mauvais épisode d'Urgence, qui a servi de toile de fond aux décisions prises dans ce dossier.Une guéguerre qui se fiche de la logique médicale En juin dernier, bien avant le transfert du programme de greffes, une tempête secouait Québec-Transplant, l’organisme qui gère les dons d’organe au Québec.A ce moment, la quasi-totalité des représentants montréalais de l’exécutif de Québec-Transplant était balayée et remplacée par une délégation de Québec.La présidence était ravie par le Dr Gilles Lagacé, directeur de l’hôpital Laval, qui allait hériter quelques mois plus tard du programme de greffes pulmonaires.Aujourd’hui, le degré de paranoïa est tel entre le ministre Rochon et le milieu médical montréalais que, cette semaine, aucun médecin ne voulait commenter le recours à des médecins venus d’Ontario par l’hôpital Laval.Tous craignaient, à tort ou à raison, les représailles d’un ministre qui s’apprête à renouveler budgets, programmes et politiques de santé.A mots couverts, tous souhaitent que le ministre Rochon, qui porte aussi le chapeau de ministre responsable de la région de Québec, fasse un peu moins de politique et un peu plus de médecine.Comble de l’ironie, pendant qu’à Québec on rafistolait un arrangement médical avec Toronto, mercredi soir, la médecine tentait malgré tout de suivre son cours à Montréal.Un dix-huitième patient en un an recevait avec succès un poumon au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé.Froid.Ensoleillé.Froid Max:-16 Min:-20 Max:-16 Min:-20 Venteux Venteux Détails, page B 9 ->J I N Agenda.B 7 Annonces.B 6 Avis publics.A 7 Bourse.A 6 Culture.B 9 Économie.A 6 Éditorial.A H E X Idées.A 9 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A 4 Télévision.B 8 LES ACTUALITÉS Corbo propose un tribunal des polices, page A 2 ?LE MONDE Le Kremlin prépare-t-il le retour des Romanov?page A 5 ÉCONOMIE Dassault investit dans Nova, page A 6 Une meilleure gestion aurait pu amoindrir l’effet destructeur du «déluge» Le rapport Nicolet prône une gestion plus sécuritaire des barrages LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le rapport de la commission Nicolet démontre que les fonctionnaires du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF), responsables des barrages contrôlant le lac Kénogami, auraient pu réduire les dommages infligés notamment aux citoyens de Chicoutimi par une gestion davantage axée sur la prévention et la sécurité publique.Le rapport Nicolet montre en effet, à l’aide de scénarios chiffrés, que si le niveau du réservoir avait été maintenu plus bas d’un mètre environ et si l’évacuation des eaux avait été portée au maximum dès l’alerte météorologique, le débit de pointe du barrage aurait pu être réduit à 1368 mètres cubes à la seconde, en comparaison des 1865 mètres cubes qui ont tout dévasté.Certes, de petits barrages situés en aval sur la rivière Chicoutimi, qui n’avaient pas une telle capacité d’évacuation, auraient quand même été débordés comme en juillet dernier.Et le pont Arnaud aurait été emporté lui aussi lorsque les eaux auraient dépassé les 900 mètres cubes à la seconde.Mais dans Chicoutimi, les impacts auraient été sensiblement réduits dans une mesure que la commission ne détermine pas.Divers facteurs, indiquent les commissaires, expliquent pourquoi le MEF a maintenu un niveau d’eau élevé, peu compatible avec la capacité de stockage requise par une crue décamillénaire (une en 10 000 ans) comme celle de juillet.Le ministère voulait surtout répondre aux besoins de stockage des centrales privées, situées en aval, et aux récriminations des villégia-teurs, qui n’aiment pas salir leurs embarcations dans la boue ou les égratigner sur les rochers.VOIR RAGE A 10: DÉLUGE Après Belgrade, Sofia Transplantations pulmonaires v DUSAN VRANIC, ASSOCIATED PRESS DEUXIEME SEMAINE de protestation populaire dans les rues de Sofia, en Bulgarie.Imitant la population de la capitale serbe, le peuple bulgare a choisi l’occupation continuelle de la rue pour faire plier un gouvernement néocommuniste.Ici, une jeune femme à sa fenêtre encourage les manifestants.Les autorités gouvernementales ont approuvé hier une mesure d’urgence d’importation de blé pour éviter une pénurie de pain.L’OSM gagne son lot L’orchestre recevra cinq millions de Loto-Québec et devra lui-même ramasser des fonds l’importance qu’accordent Loto-Québec et le CALQ au plan de redressement de l’OSM et au dynamisme de sa fondation.«Tous les grands orchestres nord-américains ont une telle fondation.Nous allons donner un bon envol à l’OSM pour qu’il y ait stabilisation, mais le plan de redressement devra aussi faire ses preuves.» Cette aide exceptionnelle de cinq millions, qui vient s’ajouter aux commandites annuelles de Loto-Québec à VOIR PAGE A 10: OSM MARIO CLOUTIER LOUISE LEDUC LE DEVOIR Ly Orchestre symphonique de > Montréal et Loto-Québec viennent de s’entendre sur les principes directeurs de la subvention extraordinaire de cinq millions que la société d’Etat versera à l’orchestre pour assurer sa survie.C’est ce qu’a confirmé hier la présidente-directrice générale du Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ), Marie Lavigne, qui participait aussi aux négociations tripartites.«Nous nous sommes entendus sur les grands principes.Une première moitié des sommes promises, soit 2,5 millions, sera versée rapidement à l’OSM pour alléger le poids de sa dette.La deuxième moitié de l’aide sera conditionnelle à ce que l’OSM aille chercher dans le secteur privé deux dollars pour chaque dollar versé par Loto Québec.Un compte en fidéicommis sera ouvert», d’expliquer Mme Lavigne.Elle insiste dans un même élan sur L’hôpital Laval sera autonome en juillet La Fédération des médecins spécialistes se dit étonnée de Ventente avec Toronto MARIO CLOUTIER ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le programme de transplantation pulmonaire de l’hôpital Laval, qui coûte 600 000 $ à Québec, ne sera pas autonome et indépendant avant le 1" juillet, mais l’institution se dit prête à effectuer dès maintenant des chirurgies avec des spécialistes torontois.Ces derniers, a précisé le directeur de l’hôpital, Gilles Lagacé, ne coûteront pas un sou au ministère de la Santé.Pas directement en tout cas, puisque les deux transplanteurs québécois — l’un, Jocelyn Grégoire, actuellement en formation à Toronto, et l’autre à être recruté l’été prochain — seront payés à l’acte et relaieront ces sommes, en tout ou en partie, aux spécialistes torontois.Le tout se fera selon un «arrangement privé», a-t-on expliqué hier, sans préciser s’il s’agira d’une méthode acceptable aux yeux de la Régie de l’assurance-maladie du Québec.Les frais de transport et de séjour des Torontois seront assumés, comme l’indiquait hier Le Devoir, par la Fondation de l’hôpital Laval.Estimée à 40 000 $ selon le nombre de transplantations effectuées, cette facture est considérée comme une dépense de formation.Jusqu’en mai, les spécialistes de Toronto effectueront donc les transplantations à Québec.Ensuite, le docteur français Alain Chapelier prendra la relève et sera remplacé par le docteur Jocelyn Grégoire en juillet.La liste d’attente de l’hôpital Laval comporte déjà une personne.Deux ou trois autres personnes inscrites sur la liste de l’hôpital Notre-Dame auraient exprimé le souhait d’être traitées à Québec, mais on attendra qu’elles le manifestent clairement elles-mêmes.On pense pouvoir faire de 20 à 25 transplantations à Québec par année.L’hôpital Laval a également expliqué qu’on avait fait appel aux transplanteurs de l’hôpital de Toronto parce que cette institution a effectué 150 opérations du genre à ce jour et que c’était la meilleure solution pour bâtir un programme en quelques mois.«On ne pouvait pas travailler en harmonie avec Montréal d’ici le 15 janvier, a expliqué le chef du service de chirurgie thoracique de Laval, Jean Deslauriers.On ne sait pas si, à Montréal, ils sont intéressés.Mais nous voulons collaborer avec eux à l’avenir.» VOIR PAGE A 10: LAVAL Le docteur Jean Deslauriers + On veut le voir! La belle histoire des actualités en images La télévision anglaise de CBC présente, ce dimanche à 20h, les deux premiers de six épisodes sur l’histoire des actualités en images, Dawn of the Eye.Un grand documentaire qui vient donner un sens à la politique de canadianisation de la CBC, même si l’origine de ce projet est bien antérieure au dernier positionnement politique en vogue à Ottawa.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR En 1913, une jeune femme britannique de 21 ans, Jessica Borthwick, quitte son pays pour les horreurs de la guerre des Balkans, traversant la Bulgarie et la Turquie à cheval, avec une grosse caméra dans ses bagages.Elle rêve de rapporter des images de la guerre pour les théâtres britanniques qui se pâment pour la toute dernière invention, les actualités cinématographiques.L'équipe de CBC.qui a ainsi sorti de l’ombre la première camérawoman, nous apprend aussi que personne ne voulut des 30 minutes de film quelle rapporta, au terme d’un an d'aventures, de prison et de choléra.VOIR PAGE A 10: IMAGES V ARCHIVES LE DEVOIR René Lévesque devant la carte qui servait de décor à l’émission Point de mire, avec le non moins célèbre tableau noir.778313000689 I, li I) K VO I a , I.K V K M I) a |.] p | 17 .1 A N V I E li I !) !» 7 A 2 Abolir le comité La suggestion du rapport Corbo de i JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES ACTUALITES de déontologie policière ?créer un nouveau tribunal ne plaît guère à Perreault Claude Corbo vient de déposer une brique de recommandations concernant le système de déontologie policière.Rapport satisfaisant dans son ensemble, dit le ministre de la Sécurité publique, mais qui mérite plus ample réflexion.Pour combattre lenteur, lourdeur et coûts trop élevés, on suggère d’avoir davantage recours à la conciliation, de modifier le processus d’enquête sur les plaintes et même d’abolir le comité de déontologie pour créer un tribunal judiciaire.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Au terme de quatre mois d'une réflexion approfondie sur le système de déontologie policière qui prévaut au Québec, Claude Corbo recommande dans son rapport que soit aboli l’actuel comité de déontologie policière pour faire place à une «chambre ou un tribunal de déontologie» au sein de la Cour du Québec.Mais le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, n’est pas débordant d’enthousiasme face à l’éventualité de créer une nouvelle instance judidiaire.«J'ai été au départ un peu surpris par cette recommandation, a expliqué hier M.Perreault.Il me semble que les cours au Québec ont quand même déjà pas mal de boulot.» Ajoutant que cette recommandation «fait partie des choses sur lesquelles [son] opinion n’est pas encore arrêtée», le ministre a retenu que le rapport Corbo, composé de 27 recommandations, laisse la porte ouverte au maintien du comité de déontologie modifié même s’il privilégie la création d’une nouvelle instance judiciaire.Mandaté par le ministre Perreault en août dernier pour scruter à la loupe le système de déontologie, tâche dont il s’est acquitté en compagnie de Michel Pa-tenaude, M.Corbo propose des mesures qui visent à réduire du tiers les dépenses (près de trois millions sur un budget total de dix millions) tout en diminuant les délais de procédure, parfois longs de 30 à 40 mois entre le dépôt d’une plainte et son règlement.Après analyse de différentes options, l’ex-recteur de l’Université du Québec à Montréal opte pour la création d’un tribunal judiciaire spécialisé — plutôt que l’actuel comité de déontologie — parce que «les causes de déontologie policière qui résistent à la conciliation [règlement à l’amiable actuellement utilisé dans 15 % des cas] mettent enjeu des valeurs démocratiques fondamentales».Le caractère indépendant du tribunal (des juges nommés à vie plutôt que des avocats dont les mandats de cinq ans sont renouvelables) et le poids de son autorité, qui «fait en sorte que les sentences sont peut-être plus difficiles à attaquer en appel», le séduisent également.Pour toutes ces raisons, et aussi parce qu’il est «convaincu que les dossiers qui résisteraient aux tentatives de conciliation seraient forcément des matières graves qui ont besoin d’être traitées par le meilleur tribunal possible», Claude Corbo opte pour un nouveau tribunal, dont les coûts d’implantation sont évalués à un peu plus d’un million de dollars, quelque 400 000 $ de moins que la réorganisation de l’actuel comité de déontologie.Robert Perreault, fort satisfait de l’ensemble du rapport qui respecte «l’architecture de l’actuel système» mais souligne l’importance de régler certains problèmes, explique qu’il devra se pencher davantage sur la nature des recommandations avant de livrer des opinions.«Je rends public le rapport de M.Corbo, ce à quoi je me suis engagé, mais il s’agit de son rapport, pas du mien.» Parmi les mesures proposées dans le rapport, on note un recours plus important à la conciliation — on souhaite régler 60 % des cas grâce à ce moyen — et aussi le recrutement par le commissaire d’«officiers non syndiqués, intéressés à faire des enquêtes en déontologie, formés, accrédités, enquêtant ailleurs que dans leur propre service de police et à l’intérieur d’un délai de trois mois», qui constitueraient une sorte de «police des polices».Le rapport déposé par Claude Corbo et Michel Pate-naude servira de tremplin au ministre de la Sécurité publique pour concocter un projet de loi déposé au printemps prochain.Robert Perreault souhaite également un processus d’audiences publiques «pour les principaux intervenants» pour que la loi soit adoptée, finalement, au mois de juin prochain.Le rapport propose de créer une escouade spécialisée en matière de déontologie, une sorte de «police des polices» / Equipe Canada quitte Manille pour Bangkok Une manifestation anti-canadienne en guise d’adieu PRESSE CANADIENNE Manille — La mission commerciale d’Equipe Canada a eu une cérémonie d’adieu un peu spéciale avant son départ des Philippines hier après-midi.Une vingtaine de partisans d’une organisation de gauche, Bagong Alyansang Makabayan, sont venus manifester devant l’hôtel de Manille où logeaient le premier ministre du Canada Jean Chrétien et les premiers ministres des neuf provinces.I Ils protestaient contre la mondialisation de l’économie, «l’invasion commerciale» canadienne et les dommages causés à l’environnement philippin par une firme canadienne.L’année dernière, un incident avait eu lieu aux mines Marcopper, détenues en partie par l’entreprise canadienne Placer Dome, dans la région de Marinduque.Environ trois millions de débris se sont retrouvés dans les rivières Boac et Makulapnit, affectant 20 000 personnes dans 27 villages différents.Selon l’organisation Ba- gong Alyansang Makabayan, cette tragédie est un exemple de l’exploitation et de l’oppression des Philippins qu’entraîne l’hégémonie de pays impérialistes comme le Canada.Interrogé au sujet de Placer Dome au début de son séjour aux Philippines, mardi, le premier ministre du Canada Jean Chrétien a déclaré qu’il ne pouvait pas dire aux entreprises canadiennes comment gérer leurs affaires à l’étranger, mais il a rappelé quelles devaient suivre les lois du pays.Pour sa part, le président philippin Fidel Ramos a déclaré que dans un rapport remis au gouvernement de Manille, Placer Dome s’était engagée à dédommager les personnes affectées et à restaurer la région.Il a ajouté que Placer Dome voulait continuer à œuvrer aux Philippines.Le président de SNC-Lavalin international, Michael Novak, a affirmé que les déboires de Placer Dome ne devraient pas affecter sa compagnie, également impliquée dans les mines.Il a affirmé qu’en général, les firmes canadiennes étaient bien per- çues à l’étranger parce qu’elles avaient une très bonne technologie dans le domaine minier et qu’elles étaient très avancées dans le domaine environnemental.Les manifestants de Bagong Alyansang Makabayan ne semblaient cependant pas du même avis hier.Une de leurs pancartes affirmait: «La mission commerciale canadienne, c’est de l’exploitation commerciale et minière.» Equipe Canada a quitté Manille en direction de Bangkok, capitale de la Thaïlande.Avant d’acheter une Rolex, assurez-vous de lire les plus petits caractères.- i - i OYSTER PERPETUAI LADY-DATEJUST TChaque Rolex Oyster qui porte l’inscription «Superlative Chronometer Officially Certified» a survécu à 15 jours et 15 nuits d’épreuves imposées par le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres.ROLEX OYSTER PERPETUAL DAY-DATE Nous sommes fiers détre votre bijoutier agréé Rolex.CsjÜiuiterie Gàmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Le choix d’un recteur à Sherbrooke L’adversaire de Reid mène la course PAUL CAUCHON LE DEVOIR La surprise était de taille hier à l’Université de Sherbrooke alors que factuel recteur, Pierre Reid, a été mis en minorité à l’issue d’un vote préliminaire tenu par l’assemblée universitaire en prévision de l’élection du nouveau recteur.Selon un vote tenu en effet mercredi, l’adversaire de M.Reid, Alain Caillé, mènerait la course.L’assemblée universitaire est composée de 68 membres et c’est elle qui élira le prochain recteur.Pierre Reid, qui cherche à renouveler son mandat, apprenait avant les Fêtes qu’un deuxième candidat avait décidé de lui faire face, Alain Caillé, son propre vice-recteur à la recherche.L’assemblée universitaire se réunissait mercredi pour procéder à un vote préliminaire entre les candidats, une procédure prévue par les règlements de l’université.Habituellement, cette procédure, qui consiste à accorder un certain nombre de points aux candidats déclarés, permet d’éliminer les candidats trop faibles.Mais dans le contexte où seulement deux candidats se faisaient face, le résultat a étonné tout le monde: Alain Caillé a obtenu 215 points alors que Pierre Reid en a obtenu 175 (soit un vote d’environ 55 % contre 45 %).Interrogé par Le Devoir, le recteur de Sherbrooke, Pierre Reid, qui préside également la Conférence des recteurs et des principaux du Québec (CREPUQ), s’est montré «surpris».«C’est un vote difficile à interpréter, dit-il.Plusieurs estiment que le vote d’hier [mercredi] se voulait d’abord une façon de maintenir un véritable débat alors qu’il n’y a que deux candidats.Par ailleurs, on peut y lire aussi un message de mécontentement envers le rectorat actuel.Et il est certain que la conjoncture financière actuelle ne favorise pas ceux qui sont en place.» Les candidats devront maintenant répondre à une série de questions proposées par le comité de candidature.Pierre Reid convient que «la véritable campagne électorale commence maintenant» et il se montre déterminé à la continuer.Le vote final pour l’élection du prochain recteur doit se tenir le 27 février, par les mêmes membres de l’assemblée universitaire.Cette assemblée est une sorte de conclave composé de 37 professeurs réguliers, de deux chargés de cours, de 14 étudiants de tous les cycles, de trois directeurs ou directrices de service ou de bureau, de quatre membres du personnel administratif, professionnel et de soutien, et de huit personnes du milieu extérieur à l’université.Apprenez un métier.Vous désirez apprendre un métier?Vous cherchez un emploi?Vous envisagez une carrière?Vous trouverez tout ça dans les Forces armées canadiennes.Que vous soyez un homme ou une femme, joignez-vous à notre équipe dès MAINTENANT et participez à cette grande tradition canadienne de fierté.Pour plus de renseignements, passez à un centre de recrutement ou composez 1 800 856-8488 www.recrutement.dnd.ca Ce pourrait être la meilleure décision de votre vie.Canada Défense National nationale Defence Régulière et de réserve FORCES CANADIENNES EN BREF Kofi Annan s’adjoint Maurice Strong New York (AFP) — Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a nommé jeudi un Canadien, Maurice Strong, comme son principal conseiller aux réformes de l’organisation, a annoncé un porte-parole de l’ONU.La tâche de M.Strong sera «d’aider le secrétaire-général à coordonner les efforts en vue de remodeler l'organisation mondiale (l’ONU) da ns le cadre des limites financières supportables par les États membres», a déclaré le porte-parole, Fred Eckhard.Des diplomates occidentaux ont cependant indiqué que l’ambassadeur sortant des Etats-Unis à l’ONU, Madeleine Albright, avait exprimé des réserves sur cette nomination.Mme Albright, qui doit remplacer Warren Christopher au poste de secrétaire d’Etat, a fait part de ses réserves lors de ses adieux à M.Annan.Le secrétaire général lui a répondu qu’il devait prendre en compte les positions des pays du tiers-monde sur ce dossier de la réforme de l’ONU.Ces pays apporteraient un fort soutien à Maurice Strong, qui était déjà conseiller aux réformes de l’ancien secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali, qui a quitté son poste le 31 dé cembre.Le fils de Bill Cosby abattu à Los Angeles Los Angeles (AP) — Le fils unique du célèbre acteur-producteur de télé vision Bill Cosby a été retrouvé mort hier dans sa voiture, tué par une balle dans les hauteurs de Santa Monica.La police a annoncé qu’un suspect avait été interpellé et qu’il pourrait s’agir d’une tentative de vol ayant mal tourné.Ennis Cosby, 27 ans, a été retrouvé par une automobiliste dans sa Mercedes décapotable dont les feux de détresse étaient allumés.Il s’était rangé sur le bas-côté, pour changer un pneu crevé.Lorsqu’une automobiliste s’est garée pour l’aider, elle a découvert le cadavre dans la voiture, le cric posé par terre, le coffre et la porte du passager avant ouverts, a précisé le lieutenant de police Anthony Alba.Agé de 59 ans, Bill Cosby a été prévenu du décès de son fils alors qu’il se trouvait à New York.Il est le père de quatre filles, mais Ennis était son seul garçon.«C’était mon héros», a lâché à la presse un Bill Cosby aux yeux embués de larmes.«Nos sentiments vont à toutes les familles qui ont vécu un tel incident.C’est une expérience de la vie qui est vraiment difficile à partager».Linenger s’installe à bord de Mir Houston (AP) — rivé à bord de la navette américaine Atlantis, l’astronaute américain Jerry Linenger a commencé hier à s’installer dans la station orbitale russe Mir où il s’apprête à passer quatre mois et demi tandis que son compatriote John Blaha retournera sur Terre après 128 jours dans l’espace.La navette américaine s’est arrimée dans la nuit de mardi à mercredi à la station orbitable à 390 kilomètres au-dessus de la Terre.Jerry Linenger et les cinq autres astronautes américains qui l’accompagnaient ont été accueillis chaleureusement par les locataires de la station, John Blaha et deux cosmonautes russes.Le froid sème la mort aux USA Minneapolis, Minnesota (AI1) — Le froid a causé la mort d’au moins six , personnes qt paralysé hier tout le centre des Etats-Unis.La température est ainsi descendue jusqu’à -53 de- : grés dans la région de Grand Marais, au nord du lac Supérieur, tandis que de très violentes rafales de vent traversaient le Nebraska.Quatre personnes ont été victimes du gel dans l’Arkansas et deux personnes au moins sont mortes dans le Missouri.Bill Cosby Maurice Strong Cahier spécial Le 1er février 1997 LE DEVOIR Tombée publicitaire: le vendredi 24 janvier 1997 Rentrée littéraire * I, E I) K \' 0 I H .I.E \' E N I) li E I) I I .1 A N V I E R I !» !l 7 a a ?LE DEVOIE ?MONTREAL Le livre de l'année ! FIDES L’enquête sur Vision Montréal Le DGE met les bouchées doubles BRIAN MYLES LE DEVOIR Les enquêteurs du Directeur général des élections (DGE) ont procédé hier à un blitz d’interrogatoires à quelques jours de la présentation d’un rapport d’enquête qui sera déterminant pour l’avenir politique du maire de Montréal, Pierre Bourque.Selon Télévision Quatre Saisons, les enquêteurs du bureau de Pierre-F.Côté ont surtout rencontré des conseillers de Vision Montréal qui se sont récemment inscrits en faux contre leur chef et d’anciens militants du parti.Pierre Goyer, Robert Laramée et Vittorio Capparelli, qui s’opposent au remaniement de l’exécutif proposé par Pierre Bourque, ont chacun eu un tête-à-tête avec les enquêteurs.Idem pour Hubert Deraspe, qui avait quitté l’équipe de M.Bourque l’été dernier.Selon TQS, les enquêteurs cher- chaient à obtenir de l’information sur des prêts consentis à Vision Montréal par des candidats lors de la campagne de 1994 — un geste légal, à condition de respecter la loi.Le directeur général des élections, Pierre-F.Côté, a par ailleurs émis hier un communiqué indiquant qu’il n’est pas encore en mesure de préciser la date à laquelle sera rendu public son rapport d’enquête.Le Devoir a appris mercredi de sources sûres que ce rapport attendu sur le financement de Vision Montréal sera rendu public lundi, à moins d’un cas de force majeure.«La date du lundi 20 janvier n’est pas écartée, mais il est absolument impossible de la confirmer aujourd’hui [hier], les enquêteurs du DGE étant encore sur le terrain», a fait valoir M.Côté.L’enquête avait été instituée en novembre dernier après que l’ancien chauffeur de Pierre Bourque, Maurice Brault, eut prétendu que M.Bourque avait sciemment contourné la Loi sur les élections et référendums dans les municipalités avant son arrivée à la mairie.L’ex-chauffeur a prétendu que Pierre Bourque lui aurait remis 2000 $ pour qu'il les donne à trois dames, prêtes à signer trois chèques à Vision Montréal.Le maire a tout nié.Bataille juridique C’est par ailleurs aujourd’hui que le rideau se lève sur le premier acte de la bataille juridique opposant Pierre Goyer et Sammy Forcillo au maire Bourque.Les avocats de la Ville présentent en cour une requête en irrecevabilité de l’action intentée par MM.Goyer et Forcillo, estimant que cette action est mal fondée en droit.Les deux vieux routiers de la politique municipale ont obtenu lundi une injonction interlocutoire provisoire qui oblige le maire — bien malgré lui — à les garder au sein de l’exécutif.Si le tribunal devait donner raison à la Ville aujourd’hui, le débat serait tranché et M.Bourque pourrait exclure Pierre Goyer et Sammy Forcillo de l’exécutif.Par contre, si la Ville devait perdre le premier épisode de cette bataille, la cause serait débattue sur le fond en cour mercredi prochain.Selon les avocats de la Ville, le conseil municipal a le droit, en vertu de la loi, de remplacer un membre du comité exécutif.Les avocats de M.Bourque soutiennent également que le maire a le droit, en vertu de la charte, de convoquer des assemblées spéciales du conseil et d’en déterminer l’ordre du jour, cet ordre du jour pouvant comporter le remplacement d’un membre de l’exécutif.Hier, l’avocat de MM.Goyer et Forcillo, Claude-Armand Sheppard, a envoyé une mise en demeure à Pierre Bourque, l’enjoignant de réattribuer les responsabilités de l’urbanisme à Pierre Goyer et celles des finances à Sammy Forcillo.Selon Me Sheppard, Pierre Bourque n’a pas respecté l’esprit de l’injonction émise par le juge Derek Guthrie en dépouillant MM.Forcillo et Goyer de leurs responsabilités.Il soutient en outre que le maire a donné l’ordre à différents fonctionnaires de la Ville de Montréal de cesser toutes communications avec ses deux ex-lieutenants.L’injonction interlocutoire provisoire ordonnait au maire de suspendre «toutes démarches, toutes mesures, toutes décisions visant à destituer et à remplacer les requérants dans leurs fonctions au sein du comité exécutif [.] ou à les priver des avis, documents et communications fournis aux autres membres du comité exécutif.Christiane Théberge, du bureau de Pierre Bourque, a rétorqué que c’était une prérogative du maire de répartir les responsabilités au sein du comité exécutif.L’injonction a été respectée, a-t-elle dit, puisque MM.Goyer et Forcillo font toujours partie de l’exécutif.Enfin, comme si ce n’était pas suffisant, la télévision de Radio-Canada mettait au jour un autre présumé scandale de financement au sein de Vision Montréal, hier, dans le cadre du Montréal ce soir.Selon Radio-Canada, Vision Montréal aurait reçu une contribution illégale de 6000 $ en 1994 pour meubler le local du parti, place Jacques-Cartier.Les meubles, entre autres des tables de travail, une table de conférence, le bureau de la directrice générale et une douzaine de fauteuils, avaient été achetés chez Ameublement Joseph Walsh par un ancien employé de Malette Maheu, Gilles Poupart.Ce dernier était un militant de Vision Montréal.Le CN centralise d’autres activités à Toronto 121 postes éliminés à Montréal LE DEVOIR Le Canadien National va regrouper à Toronto ses quatre centres de gestion des recettes, afin de réaliser des économies de 40 millions sur cinq ans.Cette décision entraînera l’élimi-rtation de 121 postes à Montréal, pour lin gain net de 65 emplois à Toronto.; Ces quatre centres sont situés à Edmonton, Toronto, Detroit et Montréal, fi Cette décision entraîne l’élimination, au total, de 40 postes permanents et de 93 postes temporaires.Il s’agit plus précisément d’abolir 54 postes permanents et 18 temporaires à Edmonton, cinq postes permanents à Detroit, ainsi que 77 postes permanents et 44 temporaires à Montréal», a souligné le CN.A Toronto 96 postes permanents sont créés mais 31 temporaires sont sup- primés.«La concentration se solde par un gain net de 65 emplois à Toronto», a ajouté le transporteur ferroviaire.Les membres du personnel syndiqué pourront exercer leurs droits d’ancienneté ou demander des indemnités de déménagement ou de cession d’emploi, a souligné le CN, qui justifie ainsi le choix de Toronto: «La majorité des activités de facturation et de recouvrement du CN y sont effectuées.Et c’est dans la région toron-toise que Ton trouve la plus forte concentration de comptes de clients individuels.» Faible consolation, le CN centralisera sa fonction Comptes créditeurs à Montréal.«Sur les 16 postes qui se trouvent actuellement à Winnipeg, huit seront transférés à Montréal et huit autres seront abolis.» Affaissement de maisons dans le Nouveau-Rosemont Landry refroidit les propriétaires Ils comptaient sur le programme d’infrastructures SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR La cinquantaine de propriétaires du quartier Louis-Riel, dans le Nouveau-Rosemont, dont les maisons s’affaissent lentement mais sûrement depuis leur construction dans les années 70, viennent de voir s’évanouir leurs espoirs d’obtenir une aide gouvernementale avec le refus de Québec de participer au prolongement du programme fédéral d’infrastructures.Le prolongement du programme d’infrastructures au Québec, conditionnelle à une nouvelle participation financière du gouvernement Bouchard, a en effet reçu, mercredi, une fin de non-recevoir du ministre des Finances, Bernard Landry, qui refuse de voir Québec «s’endetter davantage pour participer à quelque programme d’infrastructures que ce soit».Les résidants du quartier Louis-Riel, qui avaient reçu l’assurance, mercredi soir, de la bouche de leur conseiller municipal, Jacques Charbon-neau, que Montréal utiliserait une partie des fonds de ce programme pour les aider à réparer leurs maisons, sont donc «fort déçus», mais pas encore tout a fait découragés.«Pas encore, explique Maria Ricciar-di, porte-parole des propriétaires concernés.Nous avons toujours espoir de rencontrer le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, pour lui expliquer le dossier.Son attachée de presse nous a en effet demandé récemment de communiquer avec elle, lundi, pour voir si, peut-être, une éventuelle rencontre ne pourrait pas être organisée.Ce n’est pas grand-chose, mais c’est mieux que rien.» Construites il y a à peine 25 ans sur un sol remblayé, toutes les maisons endommagées du quartier Dwis-Riel sont situées dans une jjartie du quadrilatère formé par les rues Beaubien, Bélanger, Ungelier et Jean-Tavernier, dans le nord-est de Montréal.Planchers séparés des murs, fissures multiples, briques détachées de la structure, la maison de Maria Ric-ciardi, par exemple, exigera à elle seule des réparations de près de 50 000 $, principalement pour installer des pieux un peu partout en dessous de sa résjdence afin de la stabiliser.A l’origine de tous ces problèmes, selon Mme Ricciardi, la décision d’un entrepreneur, «aujourd'hui en faillite», d’ériger dans les années 70 un complexe résidentiel.«dans un fossé».Le terrain en question, «remblayé mais jamais compacté», dit-elle, s’est affaissé avec les années, d’où les maux de tête d’une cinquantaine de propriétaires actuellement «Il y a quelques semaines, nous pensions que nous étions 400propriétaires touchés à des degrés divers par cette situation, précise-t-elle.Mais comme seulement une quarantaine de personnes se sont présentées à notre dernière assemblée, le 15 janvier, je présume que nous sommes beaucoup moins, peut-être une cinquantaine ou une soixantaine, si Ton tient compte de tous ceux qui, pour d’excellentes raisons, n’ont pu se déplacer mercredi.Quoi qu’il en soit, dans certains cas, la facture s'élève à quelques centaines de dollars, mais dans d’autres, et c’est mon cas, à plusieurs dizaines de milliers.En dépit de cela, nous ne pouvons poursuivre ni le promoteur (qui a fait faillite il y a longtemps) ni les courtiers ou les anciens propriétaires qui nous ont vendu ces maisons.» Les divers avocats contactés par Mme Ricciardi l’ont en effet déjà informée que toute poursuite contre la Ville de Montréal, ou contre qui que ce soit «serait problématique, sinon inutile», compte tenu du délai important qui s’est écoulé entre la prise de possession des maisons (dans la majorité des cas, durant les années 70 et 80) et la confirmation de la gravité des dégâts, en juillet dernier.Incapable de recevoir de l’aide de l’administration Bourque, «faute de programmes», dit-elle, ni de Québec et d’Ottawa, qui en ont déjà eu mais pour des maisons endommagées bâties sur des sols argileux (et non de remblais), Mme Ricciardi, comme les autres, nourrissait donc l’espoir que le prolongement du programme fédéral d’infrastructures vjenne mettre fin à ses inquiétudes.A moins que Québec ne change d’idée, elle s’apprête donc à s’endetter de 48 000 $ pour faire réparer sa maison.Manifestation à l’école JACQUES GRENIER LE DEVOIR Uv *j % mm L’AVENEMENT des maternelles à temps complet pour les enfants de cinq ans ne fait pas que des heureux: hier après-midi, élèves et parents de l’école Saint-Clément, à Mont-Royal, ont manifesté devant l’école pour exprimer leurs inquiétudes face au manque de locaux pour accueillir la jeune clientèle.Rejetant l’idée d’avoir à relocaliser des enfants dans d’autres municipalités, les manifestants revendiquent le droit d’occuper un autre édifice situé dans le même quartier que l’école, la seule catholique et francophone de la ville.EN BR E F Vive le vent.(Le Devoir) — Montréalais, à vos tuques! Peut-être pour refroidir les esprits échauffés qu'on a vu se démener toute la semaine à l’hôtel de ville, dame Nature nous propulse en plein Kuujjuaq dès aujourd’hui et également en fin de semaine.Un vigoureux front froid laisse dans son sillon des conditions de froid sibérien.Le mercure plongera en effet vers jusqu’à -260 C sur le sud du Québec et à près de moins -35° C au nord.Des vents forts de l’ouest au nord-ouest rendront le froid cinglant: gare aux engelures.Le soleil sera au rendez-vous aujourd’hui, quelques nuages et flocons assombriront peut-être le début de la journée de samedi, mais le froid, lui, demeurera au poste.Si le Service des travaux publics de la Ville de Montréal a été relativement épargné en frais de déneigement depuis les premières heures de l’hiver, la tempête de vendredi dernier, en revanche, lui a donné de quoi s’occuper.Hier matin, près des trois quarts de l’opération déneigement avaient été complétés.Le boulot reprendra dès lundi, après l’interruption du week-end.Le cœur à la marche (PC) — Des centaines de personnes ont pris part hier à une marche de trois kilomètres dans le Montréal souterrain à l’occasion du lancement de la campagne québécoise de la Fondation des maladies du cœur.L’objçctif, cette année, est de 4,2 millions.A cette occasion, la Fondation a aussi procédé au lancement d’une loterie.Les billets seront notamment disponibles du 20 janvier au 28 février dans les restaurants Subway et les pharmacies Jean Coutu.Accusés de tentative de meurtre (PC) — Un homme de 36 ans, Luc Barbe, ainsi qu’un adolescent ont comparu hier devant des tribunaux différents, à Longueuil, relativement à l’agression d’un chauffeur de taxi, tard mercredi soir.La Couronne a porté des accusations de vol qualifié, possession d’arme, complot et tentative de meurtre.Le chauffeur a reçu des coups de couteau au cou, au visage et a notamment été atteint à un œil.loto-québec Tirage du 97-01-15 2 8 13 16 26 31 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 23 6/6 1 5/6+ 17 5/6 740 4/6 34 769 3/6 580 612 10 000 000,00 S 63 882,40 S 1 174,00$ 47,90 $ 10,00$ Ventes totales: 28 991 402 S Prochain gros lot (approx.): 2 400 000 S Tirage du 97-01-15 NUMÉROS LOTS 287520 100 000$ 87520 1 000$ 7520 250$ 520 50$ 20 10$ 0 2$ TVA, le réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.GRAMMAIRE ITALIENNE 192 p., 21,35$ Dino Fruchi La présente grammaire a été rédigée dans le but de faciliter l'étude de la langue italienne.Elle comprend vingt-cinq leçons et d’une façon simple contient tous les éléments nécessaires pour quiconque désire apprendre l’italien.C’est une grammaire pour ceux qui.une fois l’étude de la langue italienne amorcée, ne s'arrêteront pas à la première difficulté mais persévéreront jusqu'à la fin.GUÉRIN, éditeur Itée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514)842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: www.vigie.qc.ca/LIDEC BOUTIQUE de rabais et plus sur toute notre marchandise automne/hiver.Nos soldes se terminent bientôt.Hâtez-vous! (La boutique de vêtements maternité est au 2' étage) 1007, rue Laurier Ouest Tél.: 274-2442 r F 0 L IT I ü IJ E Une facture très salée attend les automobilistes 600 millions par an seront engloutis par le réseau routier NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Il faudrait investir 600 millions de dollars par année dans le réseau routier québécois.Pour trouver une partie du montant requis, le gouvernement devra dès 1997 solliciter les usagers.Il songe entre autres à imposer une taxe additionnelle sur l’essence, à hausser les droits d’immatriculation, à imposer des vignettes de circulation à instaurer des droits de péage.C’est ce qu’a expliqué hier le ministre des Transports du Québec, Jacques Brassard, en prenant la parole devant l’Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec.Les 600 millions requis comprennent 450 millions pour l’aménagement de routes et 150 millions en coûts de préparation et de suivi.Cette année, Québec n’a investi que 283 millions dans des travaux d’immobilisations sur le réseau et seulement 20 millions dans l’amélioration de la voirie locale, compte tenu des restrictions budgétaires qui ont frappé l’ensemble du gouvernement.Mais dans son prochain discours du budget, en mai, le ministre des Finances fera connaître quelles nouvelles sources de financement seront mises en place pour sauver le réseau routier.Le réseau national, qui mesure 28 000 kilomètres de long et a une valeur globale de 30 milliards, est âgé en moyenne de 30 ans et nécessite «des travaux d’entretien fréquents et nombreux», a reconnu M.Brassard.Il faut aussi noter qu’en l’an 2000, le ministère prévoit qu’une tranche de 3 % du réseau sera soumise à une circulation dépassant sa capacité.Outre les quatre mesures de financement actuellement étudiées, qui frapperont directement les utilisateurs du réseau routier, les coûts de construction et d’entretien pourraient en partie être assumés par le programme fédéral d’infrastructures qu’Ottawa veut prolonger d’un an.«Québec n’est pas réfractaire au programme fédéral mais ce programme devra respecter nos priorités financières», a dit le ministre Brassard.Le vice-premier ministre, Bernard Landry, avait cependant indiqué mercredi que le Québec n’était pas intéressé à injecter 150 nouveaux millions dans ce programme, tel que le souhaite Ottawa.Entre-temps, un Fonds spécial pour le réseau routier a été créé au gouvernement.Mais ce n’est qu’en 1997 qu’on saura comment ce fonds sera financé.M.Brassard a aussi tendu la main à l’entreprise privée pour améliorer l’état des routes.«On peut envisager une forme de partenariat qui permettrait à l’Etat de bénéficier des ressources humaines spécialisées dont disposent les entreprises de construction», a dit le ministre.Dans le cas de Montréal, la situation est encore plus critique qu’ailleurs puisque la congestion de la circulation y est encore plus forte.On évalue que la congestion coûte annuellement, en carburant et en perte de temps, quelque deux milliards.Pour cette région, «la solution devra tenir compte d’un équilibre entre le transport collectif et le transport individuel par automobile», a conclu le ministre Brassard.Campagne à la direction du Bloc québécois Une chasse aux ministres péquistes Pendant que Duhaime et Duceppe recherchent les appuis ministériels, Lalonde redoute un affrontement néfaste entre deux machines La campagne à la direction du Bloc québécois a atteint hier sa vitesse de croisière.Plus un jour ne passe sans qu’un candidat ou l’autre ne donne une conférence de presse pour exposer sa plus récente théorie.Et il se pourrait que le discours de ses aspirants chefs s’avère plus incisif qu’on ne l’avait présumé au départ.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR La campagne du leadership du Bloc québécois s’est transformée en une frénétique chasse aux ministres péquistes.Une séquence qui ne favorise pour l’instant que les candidatures de Yves Duhaime et Gilles Duceppe.Une épreuve de force qui est pour Francine Lalonde l’illustration d’un affrontement entre deux machines, un affrontement qui porte le germe de la division.En début de semaine, c’est l’ancien ministre péquiste Yves Duhaime qui a ouvert les enchères en se glorifiant des appuis de deux pojds lourds du gouvernement Bouchard: la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, et le ministre des Finances, Bernard Landry.Deux jours plus tard, la ministre de la Culture, Louise Beaudoin, décidait elle aussi de rejoindre ce club sélect.Le député de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe, ne pouvait laisser faire sans répliquer.11 n’avait d’autre choix que de doubler la mise.Mais la réponse à son appel à l’aide a été décevante.Seul le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, a accepté de se compromettre en faveur de son vieux copain.Ét cela, au moment où il venait de se mettre les deux pieds dans les plats en menaçant le maire Bourque d’une intervention gouvernementale.Vieux routier de la politique, Yves Duhaime a vu l(i l’occasion d’asséner un nouveau coup à son adversaire.A l’occasion du dépôt de son bulletin de candidature, hier, il a annoncé l’adhésion à sa cause du ministre péquiste de l’Agriculture.Il faut dire que cet appui de Guy Julien était attendu, considérant qu’il est député du comté voisin de Trois-Rivières.Et ce n’est pas fini.En conférence de presse, M.Duhaime a fait savoir hier que d’autres appuis de ministres péquistes lui sont acquis et seront dévoilés sous peu.On croit savoir que le ministre Sylvain Simard se ralliera à la campagne de M.Duhaime.Dans le clan de Gilles Duceppe, on reconnaît que l’appui de Louise Harel a été sollicité et qu’elle pourrait se commettre en faveur de son vieil ami, que Pierrette Venue voit comme un redoutable gauchiste.Au sein du caucus du Bloc québécois, Gilles Duceppe devance son adversaire de plusieurs enjambées avec l’appui de 22 députés alors que seulement 13 ont opté pour la candidature de Yves Duhaime.Cette cabale auprès des ministres influents du gouvernement Bouchard déplaît souverainement aux autres candidats, notamment Francine Lalonde qui y voit plusieurs inconvénients.D’abord, elle constate que «deux machines» se sont constituées sur le terrain et qu’après, «il faudra vivre ensemble, il va falloir travailler à la conciliation et à la réconciliation».Autre sujet d’inquiétude pour Francine Lalonde: la nécessaire autonomie du Bloc québécois en regard du statut gouvernemental du Parti québécois.À son avis, il serait fort malsain que le prochain chef du Bloc québécois doive sa victoire au gouvernement de Lucien Bouchard ou a certains de ses ministres prestigieux.Elle exhorte les députés des deux formations et notamment les ministres péquistes à se tasser pour laisser toute la place aux militants.Quant à Bernard Landry, elle l’invite à «demeurer discret» s’il souhaite vraiment que le Bloc remporte les prochaines élections.Cette vision de la vie démocratique au sein du Bloc, de la façon de concevoir les rapports entre les deux partis, Yves Duhaime la rejette sans hésitation.Il ne voit pas en quoi ni comment l’appui actuel de Bernard Landry et des autres puisse faire en sorte que le nouveau chef du Bloc se sentirait «pieds et mains liés».Et si cela peut influencer les militants, il dit «tant mieux».Quoi qu’il en soit, c’était hier le début de l’opération «dépôt des bulletins de candidature».Yves Duhaime a soumis le sien avec 2307 signatures de membres du Bloc, alors que Francine Lalonde arborait quelque 1300 signatures.Aujourd’hui, date butoir, l’on s’attend à ce que Rodrigue Biron, Pierrette Venne et Daniel Turp franchissent également cette étape avec succès.Venne se lance à son tour dans la mêlée LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Saint-Hubert — La députée du Bloc québécois Pierrette Venne s’est à son tour lancée dans la course au leadership du parti, hier, en annonçant qu’elle voulait privilégier la présence de femmes au parti par des moyens énergiques, notamment l’alternance homme-femme au poste de chef.De plus, Mme Venne aimerait que les femmes candidates du Bloc se voient offrir des comtés sûrs et qu’elles n’aient pas à passer par les assemblées d’investiture du parti.Elles pourraient être nommées directement par le chef du parti.Le Bloc, dit-elle, «devrait prendre les moyens afin que les femmes représentent minimalement 30 % des candidats aux prochaines élections fédérales».Elle favorise l’alternance homme-femme à la tête du Bloc québécois, notant qu’au Parti libéral du Canada, on a bien l’alternance anglophone-francophone.La députée bloquiste de Saint-Hubert s’est aussi distinguée de ses collègues dans la course au leadership en af- firmant haut et fort que si le Bloc forme encore l’opposition officielle à la Chambre des communes, il ne devra pas défendre les intérêts de l’ensemble des Canadiens mais des Québécois seulement.«Le Bloc doit continuer à défendre les intérêts du Québec, mais les intérêts du Québec seulement.Les Québécois ne s’attendent pas à ce que le Bloc fasse la promotion des intérêts du reste du Canada si cela ne présente pas une importance quelconque pour eux.Défendre ces dossiers est contraire au mandat politique de notre parti.» Autre nouveauté: Mme Venne veut permettre davantage de votes libres des députés, soutenant que ceux-ci se sentent trop souvent étouffés par la ligne du parti qui leur est dictée sur certains sujets.Mme Venne, notaire de formation, âgée de 51 ans, se situe elle-même dans l’aile centredroite du parti.Contrairement aux autres candidats dans la course, elle a attendu d’avoir déjà amassé son minimum de 1000 signatures de membres avant d’annoncer son intérêt pour le leadership.C’est aujourd’hui qu’elle déposera officiellement au parti sa liste de signatures et son bulletin de candidature.Son objectif, à la prochaine élection fédérale, serait de faire élire 56 députés du Bloc, c’est-à-dire les 54 actuels, auxquels elle ajoute les candidats dans Shawinigan et Sherbrooke, les circonscriptions de Jean Chrétien et Jean Charest.Mme Venne a lancé une flèche au candidat Gilles Duceppe, qui se donnait un objectif minimal de 38 députés élus du Bloc, soit une majorité des 75 circonscriptions du Québec au fédéral.« Cette vision est plutôt limitée, si ce n’est pessimiste, de l'avenir de notre formation politique.N’abaissons pas la barre, mais visons plus haut», a-t-elle reproché.Avis à l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, qui a récemment insisté sur «la souveraineté d’abord» et le partenariat seulement souhaitable: Mme Venne rappelle que «l’idée dime formule de partenariat entre le Québec et le reste du Canada semble importante pour les Québécois».«Nous devons respecter cette volonté», souligne-t-elle.Tout comme son opposante Francine Lalonde, Mme Venne n’a pas sollicité l’appui de députés du Bloc ou du Parti québécois.«C’est l’appui de nos militants qui est important.» - CARRIÈRES ET PROFESSIONS* Directrice générale ou directeur général Impôt international Revenu Canada Ottawa (Ontario) Ayez une influence positive sur l'économie canadienne par votre leadership et votre esprit stratégique et innovez dans le domaine de l’impôt international au sein d’un organisme d’avant-garde, dynamique et diversifié.Son rôle national dans la production de recettes, l’administration fiscale, le commerce international et les services frontaliers fait de Revenu Canada un organisme essentiel pour la gestion des affaires publiques.Ses services touchent presque la totalité des citoyennes et citoyens, des entreprises, des importateurs et exportateurs ainsi que des industries de notre pays.Sa culture organisationnelle est axée sur l’intégrité du service et s'appuie sur une stratégie d’observation fondée sur l'éducation, l'information, la formation et la responsabilisation.Son succès est attribuable à la compétence et au professionnalisme des membres de son personnel qui ont à coeur d'offrir un excellent service, de consulter leur clientèle et d'établir des partenariats.Ayant fait vos preuves en tant que leader, gestionnaire et 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L'Esplanade Laurier, tour ouest, 21* étage, 300, avenue Laurier ouest, Ottawa (Ontario) K1A 0M7.Télécopieur : (613) 992-8918 Pour plus de renseignements sur nos programmes de recrutement, visitez notre site Internet à http://www.psc-cfp.gc.ca/recruit/cfp1 .htm La préférence ira aux personnes de citoyenneté canadienne.Nous remercions tous ceux et celles qui soumettent leur candidature; nous ne communiquerons qu'avec les personnes choisies pour la prochaine étape.Nous souscrivons au principe de l'équité en matière d'emploi.This information is available in English.¦ Ju ¦ Commission de la fonction publique Public Service Commission ¦ ~ ¦ du Canada of Canada || || CENTRE NATIONAL DBS ARTS NATIONAL ARTS CENTRE Le CENTRE NATIONAL DES ARTS (CNA) est une institution publique détenant un mandat du Parlement pour jouer un rôle de chef de file en favorisant l’excellence artistique dans toutes les disciplines des arts de la scène.Situé dans la capitale nationale, le CNA reflète l'engagement du Canada envers les arts de la scène et met en évidence les réalisations et l'innovation canadiennes, en plus de présenter les oeuvres d'artistes réputés du monde entier.ADMIMSTRATEUR/ADM11\ ISTRATRICE THÉÂTRE FRANÇAIS Vous serez responsable de la planification et du contrôle du budget lié à la programmation du Théâtre français.Vous assisterez le conseiller artistique du Théâtre français en matière de planification financière.Votre rôle consistera, en particulier: — à conclure des contrats avec les compagnies qui se produiront sur les scènes du CNA — à négocier artistes, créateurs et concepteurs qui participeront aux différentes productions de la saison.Vous avez fait des études en administration des arts et vous possédez une excellente expérience de travail dans des théâtres majeurs.Vous faites preuve d'un esprit artistique et vous avez des compétences solides en négociations.De plus, vous vous sentez très à l'aise dans un environnement bilingue et vous possédez un sens de collaboration très développé.Travaillant en étroite collaboration avec le conseiller artistique du Théâtre français, ce poste relève du directeur et président du CNA.Échelle de salaire: 52 751 $ à (il 697 $ Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d'une lettre exprimant votre intérêt pour ce poste d'ici le 3 février 1997 à I).Robinson, Agent des ressources humaines Centre national des Arts.C.P.1534, succursale IL Ottawa (Ontario) KIP 5VVI.Le CNA est un employeur favorisant l'équité en matière d'emploi.;faireparvemrvotrecurricdum vitae: & Devoir, Dossier 1567 o me De Bleury, 9e etage ntréal (Québec) H3A3M9__ professeurs et professeures de sciences physiques pour adultes pour préparer matériel d’enseignement.CHERCHONS COOP SANTÉ STE-ANNE-DES-PIAINES MÉDECINS RECHERCHÉS Besoin de 6 médecins omnipraticiens qui seront regroupés à l’intérieur d’une clinique La Ville de Ste-Anne-des-Plaines est située à 30 km au nord de Montréal, à proximité de Terrebonne et de Ste-Thérèse.Sa population de 13 000 habitants a un urgent besoin de médecins.Une coopérative de soins de santé a été mise sur pied pour recruter des médecins.La formule coopérative, une nouveauté dans le domaine de la santé, offre de nombreux avantages aux professionnels impliqués.ARRIERES ROFESSIONS LE DEVOIR Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1-800-363-0305 télécopieur 985-3390 Caractéristiques • Ouverture de la clinique prévue à l’automne 1997; • Locaux fonctionnels adaptés aux besoins exprimés par les médecins; • Services connexes disponibles tels que soins infirmiers, prélèvements, analyse, etc.Les professionnels intéressés sont priés de eomniuniquer avec M.Serge Lepage, au plus tard le 31 mars 1997, au numéro suivant; 514478-0211.Coop Santé Ste-Anne-des-Plaines 139, boni.Ste-Anne, Ste-Anne-des-Plaines JON I ll(> Canada I.K I) E V 0 I H .I.E V E N I) li E I) I I .1 A X V I E H I !» » 7 A r> LE LE MON!» E Vol 800 de TWA Six mois après, la thèse de l’accident semble prévaloir FRÉDÉRIC BICHON AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Six mois après l’explosion en vol non loin de New York d’un Boeing de la compagnie américaine ' WA, dont les 230 occupants sont morts, la thèse de l’accident semble prévaloir bien qu’officiellement l’enquête n’ait encore abouti à aucune conclusion.Le coup le plus sévère porté aux deux autres hypothèses, celles du missile et d’une bombe, est venu mi-décembre lorsque le National Transportation Safety Board (NTSB, agence fédérale pour la sécurité des transports), qui coiffe l’enquête, a lancé une série de «recommandations urgentes» aux autorités de l’aviation civile (FAA).Dans un communiqué, le NTSB recommandât en particulier à la FM d’inciter les compagnies aériennes à prendre des mesures pour protéger les réservoirs de carburant des sources de chaleur qui peuvent provoquer de telles explosions, notamment des charges d’électricité statique.«Nous n’avons encore aucune conclusion» sur les causes de l’explosion, insistait le NTSB dans son communiqué, précisant que «l’enquête se poursuit».Mais dans sa lettre à la FM dont l’AFP vient d’obtenir une copie, le NTSB était nettement plus clair: les débris du réservoir et des éléments de l’appareil l’entourant «ne montrent pas de preuve de dommages provoqués par une bombe ou un missile», écrivait Jim Hall, président du NTSB.La FAA, souvent critiquée pour ses liens avec l’industrie aéronautique, refuse de suivre la recommandation du NTSB, qui coûterait des millions de dollars, assurât l’hebdomadaire Newsweek dans sa dernière édition.«Je ne pense pas qu’il y ait le moindre doute que (le NTSB) ¦partage notre point de vue», a déclaré à l’AFP Lee Kreindler, l’avocat new-yorkâs qui défend une cinquantaine de familles de victimes.M'1 Kreindler, qui avât plâdé avec succès pour les victimes de la catastrophe d’un Boeing de la compagnie américaine PanAm détruit par une bombe au-dessus de Lockerbie (Ecosse) en 1988, a publié le 18 octobre un rapport : technique défendant la thèse d’un accident Shelley Hazle, la porte-parole du NTSB à Washington seule habilitée à s’exprimer sur l’affaire du vol 800 de TWA, qui a explosé le 17 juillet peu après son décollage de l’aéro-< port John F.Kennedy à destination de Paris, n’étât pas joignable hier.En décembre, le responsable new-yorkâs du FBI, James Kallstrom, qui coordonne l’enquête policière sous l’autorité du NTSB, avât déjà estimé «moins probable» un acte de sabotage, missile ou bombe.Hier, un porte-parole se contentait de répéter que «les trois hypothèses ont toujours cours» et que les recherches se poursuivâent pour retrouver le plus de débris possible au fond de l’océan.La même discrétion est de mise du côté de TWA et de Boeing.Dans une réponse aux plaintes déposées par ML' Kreindler, conformément aux procédures américaines, Randal Kraft, un des avocats de TWA, a estimé mercredi que les poursuites étâent ynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.laval.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.?Le i ACTUALITÉS / DELUGE Le secteur privé SUITE DE LA PAGE 1 Au lac des Ha! Ha!, la situation s’est présentée différemment: c’est l’impossibilité d’ouvrir les vannes qui explique l’effondrement de la digue voisine et la libération catastrophique des 26 millions de mètres cubes du lac.L’ouvrage de retenue du réservoir des Ha! Ha!, qui appartient à la Consolidated Bathurst, pouvait évacuer un débit de crue maximale, contrairement à plusieurs autres vieux ouvrages de la région, nettement sous-dimensionnés.Mais les vieilles vannes en bois sont restées en position de sorte que l’eau, incapable de sortir au bon endroit, a sectionné la digue qui prolongeait le barrage, noyant le village et creusant une vallée hallucinante à travers collines et forêt.Le rapport Nicolet indique par ailleurs que les données météorologiques du MEF et ses stratégies d’intervention n’ont pas été à la hauteur de ses responsabilités.Ainsi, le système de collecte de données a subi des pannes au moment le plus critique.«R y a eu, dans un cas, perte de communication entre un pluviographe et le centre de cueillette des données à Québec et, dans un deuxième cas, malfonction d’un autre appareil de mesure de la pluie, ce qui a eu pour effet de priver le centre de contrôle de Québec de données essentielles à la compréhension de l’ampleur du phénomène météorologique», précise le rapport.Les commissaires ajoutent que «le temps de réponse entre la prise de conscience du phénomène et le début des opérations d’évacuation a été trop lent».Le MEF a aussi «manqué de personnel sur place pour voir à l’ouverture rapide des vannes, s’occuper des réparations urgentes et des pannes et faire l’inspection des ouvrages menacés».La commission va plus loin et affirme que les gestionnaires du ministère ont utilisé un plan de gestion qui ne tenait pas compte d’informations critiques.Ainsi, le plan de gestion utilisé reposait sur les données hydrologiques des étés 1966 à 1975, lesquelles ont servi à mettre au point le plan de 1982.C’est cette vieille simulation qui a convaincu le MEF qu’un «niveau plus élevé l’été n 'aurait pas d’incidence sur le risque d'inondation».«Pourtant, écrivent les commissaires dans un des paragraphes les plus lapidaires du rapport, la probabilité d’une crue dêcamïllê-nale (probabilité annuelle de dépassement de 1/10 000), d'après laquelle l’apport journalier pouvait dépasser 1550 mètres cubes à la seconde, était connue depuis 1988.Déplus, la possibilité d’une crue maximale probable avec un apport maximal instantané de 3610 mètres cubes à la seconde était connue depuis 1990.Enfin, d’après les données que détient la Commission, les implications de ces crues n’ont pas été prises en ligne de compte dans la gestion du réservoir Kénogami, ni l’information transmise aux gestionnaires de barrages situés en aval.» D’autre part, malgré des rénovations de 14 millions de dollars à l’ouvrage régulateur du lac Kénogami, «la capacité d’évacuation des ouvrages de contrôle n’est pas assurée par un système de vannes efficace et approprié à de grands barrages.Les appareils de levage actuels sont incapables de lever complètement les poutrelles et ne permettent pas une ouverture rapide de toutes les vannes», ce qui était notamment le cas au barrage Portage-des-Roches, le principal évacuateur du réservoir.Quant au plan des mesures d’urgence du MEF, il «était loin d’être complet», selon le rapport.Les études de rupture ainsi que les cartes d’inondation en cas de pareille catastrophe «n’avaient pas été transmises aux diverses municipalités et industries menacées en aval.Déplus, la population n’avait jamais été informée des dangers auxquels elle était exposée s’il y avait rupture de barrage».La gestion privée Le portrait est encore plus noir du côté du secteur privé où la commission Nicolet a pu faire un bilan des pratiques, un portrait sans complaisance que la commission Doyon sur les mini-centrales et la production privées scrutera certainement à la loupe.Certes, reconnaît le rapport Nicolet, il y a des exceptions car certaines entreprises importantes ont la masse critique de gestionnaires et d’ingénieurs ainsi que les budgets pour gérer leurs barrages selon les règles de l’art.On devine à travers ce portrait anonyme celui d’Alcan, qui gère 44 barrages et qui a même divulgué ses plans d’urgence et ses cartes d’inondation en cas de rupture.contrairement au MEF.Mais pour le reste.Les mandats que les gestionnaires privés de petits ouvrages donnent à des consultants pour vérifier leur stabilité et leur durabilité ne respectent pas les normes.Ils négligent les crues d’exception et la fiabilité des organes d’évacuation, comme ceux, vétustes, mis en cause au lac des Ha! Ha!, écrivent les commissaires.Selon ces derniers, qui ont effectué tout cet examen en moins de six mois, les entreprises se fient à des «pratiques plus ou moins improvisées».La sécurité des ouvrages est reléguée derrière les exigences de la production.On dénote un «manque flagrant de formation» des responsables des barrages, lorsqu’il y en a qui sont désignés.On ne dispose «d’aucun document décrivant l’état réel des ouvrages» et leur conformité aux plans réglementaires.«On manque également de données sur les conditions géologiques et géotechniques des sites», essentielles pour déterminer si un tremblement de terre risque de provoquer un effondrement comparable aux crues de juillet, mais plus imprévisible encore.«Les rapports d’inspection sont souvent inexistants de même que les listes de vérification», poursuit le rapport dans son bilan de la gestion privée.«Certains réservoirs sont maintenus à des niveaux trop élevés» pendant que d’autres sont munis de «passes trop étroites» et «d’appareils de levage vétustes et lents», y compris des poutrelles qui doivent être enlevées.à la main, ce qui est fort utile en plein déluge! Paul Hellyer fait un retour PRESSE CANADIENNE Toronto — Un nouveau parti politique, le Parti Action canadienne, est apparu sur la scène fédérale et a l’intention de présenter des candidats aux prochaines élections.Ses leaders proposent que la Banque du Canada verse 70 milliards au gouvernement fédéral pour améliorer l’économie canadienne et créer des emplois.Cette injection de fonds permettrait d’équilibrer le budget fédéral en deux ans, d’éliminer la TPS en trois ans sans la remplacer par une nouvelle taxe, et créerait 770 000 emplois de plus que les prévisions actuelles d’ici 2000, affirme son leader, l’ancien ministre libéral Paul Hellyer.M.Hellyer, aujourd’hui âgé de 73 ans, a démissionné en 1969 du cabinet de Pierre Trudeau, où il était ministre de la Défense.En 1976, il a brigué, sans succès, la direction du Parti conservateur.Le prochain scrutin fédéral, a-t-il dit, sera l’un des plus importants de l’histoire du pays.«Il déterminera si nous continuons notre descente sur la pente de la médiocrité ou si nous faisons volte-face pour poursuivre un objectif d’excellence sur plusieurs fronts», a-t-il affirmé en conférence de presse, hier.Le Parti Action canadienne offrira de l’espoir aux Canadiens, a-t-il ajouté.Le parti, que ses membres décrivent comme centriste, compte présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, sauf une, à la prochaine élection, pour faire la lutte aux libéraux au pouvoir.SUITE DE LA PAGE 1 Pour sa part, l’équipe de Toronto a visité les installations québécoises mercredi et se serait déclarée satisfaite de l’état des choses.«C’est comme la Cadillac de la transplantation, l’équipe de Toronto, a ajouté le docteur Deslauriers.Pour nous, c’est naturel, c’est comme s’ils étaient à côté.Ce sont des amis.» Les hôpitaux Laval et de Toronto travaillent ensemble depuis plusieurs années à des projets de recherche et à diverses collaborations, notamment dans les domaines du cancer du poumon et de l’emphysème.Actuellement, des pneumologues de l’hôpital Laval profitent également d’une formation auprès de ce centre de réputation mondiale.Ne voulant pas revenir sur la controverse suscitée par la décision du ministre de la SUITE DE LA PAGE 1 l’OSM, fait suite à la promesse du ministre des Finances Bernard Landry en mai dernier, dans la foulée du budget provincial.«Quant au cas de l’Orchestre symphonique de Montréal, qui porte magnifiquement les couleurs du Québec dans le monde mais qui, malheureusement, éprouve quelques difficultés financières, j’ai demandé à Loto-Québec de faire en sorte, par une commandite accrue, que le maestro Dutoit puisse se concentrer totalement sur sa partition», avait fièrement lancé Bernard Landry.Cette déclaration lui avait valu les foudres d’autres organismes culturels en LAVAL Indignation au CHUM Santé, Jean Rochon, de faire de Québec le centre unique des transplantations pulmonaires au Québec, le directeur de l’hôpital Laval, Gilles Lagacé, a conclu en disant: «Notre préoccupation, c’est vraiment de donner les meilleurs services possibles et de rassurer la population.» Mais pendant ce temps, la controverse continue à Montréal.La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) s’est dite surprise de l’arrangement conclu par l’hôpital Laval avec des médecins ontariens pour effectuer des greffes de poumons au Québec.Pierre Gauthier, président de la FMSQ, a déploré hier que l’hôpital Laval ait recours à des médecins toron-tois alors que l’on dispose de toute l’expertise médicale nécessaire au Québec.«Pourquoi ne se sert-on pas des médecins du Québec avant d’aller voir ailleurs?Pendant ce temps-là, le gouvernement impose des limitations aux entrées en médecine.Ça ne nous appartient pas de décider qui fera quoi, ou dans quelle ville, mais tout cela a l’air de manquer d’une certain planification», a dit le Dr Gauthier.Par ailleurs, la FMSQ s’indigne du fait que des médecins québécois payés par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), bref par des fonds publics, remettent leur rémunération aux médecins ontariens.«On va communiquer avec le ministre Rochon pour avoir des éclaircissements là-dessus.Un médecin ne peut être rémunéré pour un acte qu’il ne réalise pas lui-même.Cela va à l’encontre des règles qui définissent le paiement à l’acte», a dit le Dr Gauthier.L’entente conclue entre l’hôpital Laval et des médecins ontariens a semé l’indignation au Centre hospitalier de Montréal (CHUM) où s’effectuaient, jusqu’à hier, les greffes de poumons.Selon le Dr Jean Lé-veillé, représentant des médecins, les faits actuels confirment que l’hôpital Laval n’est pas en mesure de réaliser seul les greffes pulmonaires.«On ne comprend pas pourquoi le ministre entérine de telles solutions alors qu’il y a à Montréal des spécialistes capables de faire ces opérations.La preuve, c’est qu'un patient a été greffé ici au CHUM encore hier soir.» Les médecins du CHUM sont d’autant plus surpris qu’un plan de collaboration entre Montréal et Québec a été présenté à des émissaires du ministre Rochon en novembre dernier.Cette proposition, qui prônait le maintien d’un seul programme de greffes réparti sur deux sites (Montréal et Québec), est restée sans réponse.«On pense que le ministre Rochon n’a pas eu l’ensemble des informations, déplore le Dr Lé-veillé.Depuis cette annonce, nous maintenons les soins à la population en attente de greffes.On ne comprend pas pourquoi on ne pourra pas continuer.» OSM Pas de tournée en Europe difficulté qui, moins privilégiés, doivent s’en remettre au ministère de la Culture pour obtenir de l’aide.La question étant délicate, la prudence était de mise hier du côté de la directrice générale de l’OSM, Michelle Courchesne.«Rien n’est encore signé.Il reste quelques détails à peaufiner et je ne peux en dire davantage, sinon qu’une entente est imminente.» Les tournées Interrogée sur le sort réservé aux tournées dans ce contexte budgétaire difficile, la directrice générale de l’OSM Michelle Courchesne a rappelé qu’elles demeuraient très importantes aux yeux de l’admi- nistration.Et l’Europe, que l’OSM devait visiter en août?«Nous n’avons jamais annoncé officiellement cette tournée.Ce n’était qu’un projet parmi tant d’autres.En Europe, les conditions sont aussi difficiles qu’ici et nous n’avons pas eu les conditions recherchées.» Les musiciens ont récemment été informés qu’ils ne partiront pas en tournée en Europe en août.On leur aurait aussi dit que l’an prochain, il n’y aurait pas de tournées à l’étranger.Cette annonce leur aurait été faite au moment où les musiciens s’apprêtent à jouer en mars en Asie, là où la cote du maestro Dutoit est très élevée.La directrice générale de l’OSM mène de front plusieurs dossiers actuellement.En plus de régler cette entente avec ITito-Québec, elle négocie également de façon intensive avec les musiciens dont le contrat de travail est échu depuis plus d’un an.Aussi dans ses priorités: le renouvellement d’une entente avec l’étiquette Decca qui détient l’exclusivité sur les enregistrement de disques de l’OSM.Selon les derniers états financiers de l’OSM en date du 31 mai, l’OSM, sur un budget de 11,7 millions, recevait 4,6 millions en subventions.U commandite habituelle de [Tito Québec lui servait jusqu’ici surtout à sa saison estivale.IMAGES Douce revanche SUITE DE LA PAGE 1 Mais cet accueil surprend moins lorsque l’on sait que les gouvernements mais aussi les producteurs apprirent dès le tournant du siècle à trafiquer la réalité.Surtout lorsqu’il s’agissait de guerre.La guerre des Balkans fut le théâtre du premier «cirque médiatique», où accoururent les Gaumont, Pathé et autres compagnies des deux côtés de l’océan.Que de chemin parcouru lorsque l’on songe à la couverture médiatique de la guerre du Golfe, 78 ans plus tard! Bien entendu, le chemin devient relatif si l’on considère que nous n’avons eu accès qu’à une face de cette guerre.Dans les deux premiers épisodes, nous apprenons qu’il existe très peu de documents sur les débuts de la guerre de 1914-18, à l’exception des poignées de main de généraux.Plus tard, dans les années 20 et 30, les studios d’Hollywood devinrent les maîtres de l’information et présentèrent à leur tour un seul point de vue, un monde sans Çréve, sans dépression, sans juifs et sans nazis.Jusqu’à l’arrivée d’une émission de nouvelles.The March in Time, en 1935.L’équipe de CBC a par ailleurs mis la main sur la première imposture, qui montra aux Américains, dans les années 1890, des images de la bataille de la baie de Manille.Or les producteurs reconnurent, 40 ans plus tard, qu’ils avaient filmé leurs scènes dans une baignoire de leur domicile sur l’ile de Manhattan.L’époque où des cinéastes allaient porter les actualités aux habitants des campagnes, en tracteur, n’est pas loin.Ces messieurs a la caméra étaient également fort appréciés dans les fêtes foraines, alors que «les contrées exo- tiques, les guerres patriotiques, les désastres et les scandales» avaient la faveur du public.Au delà des trouvailles originales qui sont nécessairement la fierté de tout producteur de documentaires, CBC a réussi le tour de force d’assembler d’une manière logique, et chronologique, une captivante histoire des actualités en images.L’imposture et le trafic de l’information occupent une grande place, mais l’histoire des grands inventeurs a aussi sa place.Et, autre aspect réjouissant, les témoignages d’historiens sont réduits au minimum.Une saga tout aussi passionnante que celle qui débute dimanche se cache derrière la production de la série, dont l’idée revient à Mark Storowicz, responsable de la section documentaire à CBC mais également fondateur du Journal.Conscient qu’une série de cette envergure racontant un siècle d’actualités en images nécessiterait beaucoup d’argent, soit 400 (XX) $ par épisode, CBC tenta, mais en vain, de s’adjoindre un télédiffuseur européen ou américain.Ix*s télés américaines se montrèrent particulièrement frileuses devant un sujet trop délicat.Car l’histoire des nouvelles est celle des luttes de pouvoir entre les gouvernements et les organisations de nouvelles.I-a BBC se laissa finalement séduire.«Nous étions comme deux compagnies exploitant une mine d’or, ayant convenu de partager Tor mais nous laissant la liberté respective d’en tirer des bracelets ou des boucles d’oreilles.» En clair, chaque réseau avait accès aux ressources, entrevues, archives et films de son partenaire.«Une unité de production transatlantique», résume M.Storowicz avec fierté.Comme il est périlleux de vouloir plaire à tout le mon- de, les deux équipes ont convenu de préparer deux versions de leur histoire, mais à partir des mêmes entrevues et des mêmes images.La version britannique sera prête dans un mois et demi.Un exemple de différences?CBC parlera des émissions This Hour Has Seven Days et Point de mire avec René Lévesque, deux phénomènes en information télévisée: la BBC, non.En revanche, cette dernière s’attardera sur la couverture de la guerre des Falkland.CBC a également vendu la série à la chaîne américaine History Channel, qui aura sa propre version, proche de la canadienne mais contenant certaines particularités et détails.Pour M.Storowicz, cette vente à une chaîne américaine prend l’allure d’une douce revanche: «Toute l’histoire des informations en images et des nouvelles américaines est produite et tournée par des Canadiens.» La série prend fin en 1995.Ix> dernier épisode, intitulé 'Die Global Eye, s’attardera à quelques-unes des images les plus puissantes des dernières années, soit la course d’O.J.Simpson dans sa Bronco blanche, ou le manifestant solitaire de la place Tiananmen défiant un char d’assaut.Les producteurs se demanderont si l’information télévisée est désormais contrôlée par quelques consortiums ou si l'avenir appartient plutôt aux petites équipes qui voyagent avec une petite caméra pour tout bagage.Une chose est certaine, les téléspectateurs verront qu’au pays des actualités cinématographiques et télévisées, certaines choses ne changent pas, notamment la tentation de faire du divertissement avec l'information et celle de la transformer, plus ou moins.D1C
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