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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-01-18, Collections de BAnQ.

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I.K I) E V 0 I R .I.E S S A M E I) I | « E T I) I M A N C II E I !• .1 A N V I E II 19 9 7 LE' La chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 Théâtre Page B 5 Disques classiques Page B 6 Télévision Page B 6 Jazz et blues Page B 7 Vitrine du disque Page B 7 Agenda culturel Page B 8 DANSE m Hybride à quatre mains Pour Danse-Cité, Catherine Tardif a concocté le spectacle dont elle rêvait Esquisse à quatre mains pour quelques gestes inattendus est une sorte d’hybride à la fois de danse et de théâtre, réunissant le temps d’un même spectacle la metteur en scène Brigitte Haentjens et la chorégraphe Louise Bédard.ANDRÉE MARTIN Cy est maintenant connu, Danse-Cité constitue un générateur d’expériences chorégraphiques de toutes sortes; intéressantes, singulières, disparates parfois.Célébrant cette année son quinzième anniversaire, l’organisme semble avoir la ferme intention de poursuivre dans une démarche où l’artiste est roi.Dans le cadre du volet «Interprète», ce n’est plus le chorégraphe qqi lance la création mais l’interprète.A l’occasion de la huitième édition de cette belle initiative, présentée du 22 janvier au 2 février à l’Agora de la danse, l’honneur est revenu à Catherine Tardif de composer, à sa mesure et selon ses désirs, le spectacle dont elle rêvait.En regard de ses affinités pour le théâtre et l’ensemble des formes d’expression scénique, l’interprète (qui est aussi chorégraphe) a réuni, le temps d’une Esquisse à quatre mains pour quelques gestes inattendus, la metteur en scène Brigitte Haentjens, la chorégraphe Louise Bédard, de même que le danseur-comédien Guy Trifiro et le comédien Jean Turcotte.«L’idée de base était de provoquer des rencontres, explique Catherine Tardif.Il existe beaucoup de spectacles de danse, et de très bons.Je ne voulais pas en faire simplement un de plus.Ce qui m’intéressait, c’était de voir jusqu’où on pouvait aller avec une structure de création différente.C'est le genre de projet pour des gens qui ont le goût du risque.» L’hybridation comme l’interdisciplinarité d’une telle démarche, même si elle n’est pas nécessairement nouvelle, n’en demeure pas moins d’un intérêt sans équivoque.Comment ne pas être curieux devant une œuvre regroupant de tels artistes?Les trois interprètes, les collaborateurs — Michel F.Côté et Guy Trifiro à la musique, Angelo Barsetti aux costumes et aux maquillages, Richard Lacroix à la scénographie et Lucie Bazzo aux éclairages — tout comme la chorégraphe Louise Bédard dont on connaît la poétique Dans les fougères foulées du regard (primée aux Cinquièmes Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis 1996) et la metteur en scène Brigitte Haentjens dont le Quartett d’Heiner Müller lui a valu le prix de la critique de l’Association québécoise des critiques de théâtre, ainsi qu’un Masque (er æquo avec Carbone 14) pour la meilleure production de l’année, valent tous le détour.VOIR PAGE B 2: DANSE-CITÉ S de Shakespeare au TP pas près d'oublier l'inc lago que Gérard il était fabuleux! Pour: Tartuffe.Lorraine idée de lui col d'Orgon,que le met Benno Besson qua| «personnage ui ont vu Othello n 1986 ne sont tant et puissant lier y incarnait lise en scène de la eu la bonne le personnage len scène suisse |t à juste titre de :ipal» de la pièce.SOLANGE LEVESQUE uand Molière a repris Tartufe, ce personnage de la comédie italieime, il ne se doutait probablement pas de la notoriété qu’il allait lui conférer.Avant même sa création à Versailles en mai 1664.le Tartuffe fait des vagues, rencontrant 1 de sérieuses réticences de la part de la mère du roi, qui ne voit pas d’un très bon œil la charge de son auteur contre les faux dévots.Un mouvement historique suivra: la cabale des dévots, organisée et soutenue par un groupe religieux d’extrême droite dont la mère de Louis XTV était membre.(Si le Tartufe de la commedia dell’arte s’est éloigné dans la mémoire des spectateurs à travers les siècles, Tartuffe, la pièce de Molière, est devenue si célèbre et si populaire que le nom de son héros est passé au dictionnaire comme un vocable évoquant une personne hypocrite, un imposteur.) Un chef-d’œuvre d’ambiguïté Des 32 œuvres écrites par Jean-Baptiste Poquelin, ce fils de tapissier parisien connu sous le nom de Molière, Tartuffe est la plus jouée.Pourquoi?Gérard Poirier répond avec un enthousiasme non dissimulé: «Elle est tellement bien faite, tellement bien structurée! Les personnages y sont très habilement amenés et le suspense soutenu de façon impeccable.Aucune autre pièce de Molière ne présente autant d’accès variés et ne fonctionne aussi bien que Tartuffe auprès du public.Même mal jouée ou jouée de façon légère, elle pourrait marcher!», raconte le comédien.VOIR PAGE B 2: POIRIER Gérard Poirier faiI de son Orgon un personnage aussi tragique que tyrannique LAVIDÉOTOURNÉE «le Québec çn images» Devenez REPORTER-TELÉ * # Faites-nous visiter votre quartier ! Présentez-nous une personnalité de votre entourage ! Immortalisez un événement marquant sur vidéo ! Votre participation pourrait vous faire gagner des prix ! Informations ; Sylvie Harpin (514) 465-4732 J À ne pas manquer iu câble 9, tous les dimanches, I à 18 h 30 (En reprise : jeudi à 21 h et samedi à 12 h) Victoria^ A1C S A M K I) I I) lî V 0 I II I.K S I) I Al A N (' Il E .1 A N V I E H «iüjuliîjjjj.V théâtre du rideau veri in h i Pierre Chagnoi ¦¦¦ ' ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN EPI-Î RESCIGNO delssohn Jean-François du 14 janvier au 8 février 1997 ¦ :• réservation*: 844-1793 groupes: 527-3644 844-1793 Québec http://www.scoopnet.ca/rideauvert tonteplei Claudi Franci Claude Accolas Diane Leboeuf Jean-Marie Guj POIRIER L’inépuisable richesse d’une œuvre Jean-Pierre l’objet de la relecture de Lorraine Pin-tal.«Ce qui m a le plus surpris dans le travail du rôle, affirme Gérard Poirier, c’est de constater à quel point Orgon est tragique; les indications de Lorraine m’ont beaucoup aidé à le comprendre.La modernité nous oblige à une lecture décapée; elle nous révèle Orgon comme étant le centre véritable de cette pièce, car sans son consentement qui ouvre toute grande la porte à l’envahisseur, Tartuffe ne pourrait pas mettre à exécution ses plans machiavéliques.Évidemment, si on se reporte à une époque moins grave que la nôtre, Orgon faisait nécessairement office de clown imbécile.Pensez donc: un cocu en puissance! Dans la tradition française, le cocu a toujours été immensément drôle, alors qu’au fond, c’est un être tragique.Im fameuse scène où Tartuffe séduit Elmi-re alors qu’Orgon est caché sous la table a fait s’esclaffer les publics pendant des siècles; or, c’est une scène terrible!» J’écoute Gérard Poirier, et soudain, je vois s’allumer dans l’oeil bleu de l’acteur cette flamme douloureuse qui le transforme en son personnage: «Si Orgon ne sort pas de sous la table, c’est qu’il ne peut pas: il est tellement foudroyé par ce qu 'il entend qu ’il en est paralysé! Le ciel lui tombe sur la tête, le monde s’effondre autour de lui.D’ailleurs il dira, en sortant de sa cachette: “J’ai espéré fort longtemps qu’on changerait de ton, qu'on parlerait autrement.” Il est vrai qu’Orgon est un peu candide, mais tout de même, il faut que ce Tartuffe ait quelque séduction pour qu’un homme généreux et d’un certain bon sens comme Orgon se laisse avoir par lui! Évidemment, quand les spectateurs voient ce pauvre hébété écarter la nappe et sortir de sous la table, effaré, défait, ils rient, mais pas longtemps, car toute honte bue, Orgon avoue: “Je suis un abominable homme, je n’en puis revenir et tout ceci m’assomme.’’Après cette scène pathétique, il ne sera jamais plus le même.Il est frappé, anéanti; il a perdu sa chère illusion, et peut-être une partie de son image de soi.» Plus actuel que jamais Depuis sa création.Tartuffe fascine; nos connaissances d’aujourd’hui nous font nous interroger sur la nature de cette fascination exercée par le personnage: n’est-elle pas trouble, équivoque?Molière n’en èxplique rien, mais il n’indique pas que son personnage doive paraître répugnant, travers dans lequel sont tombés plusieurs interprétations de Tartuffe.«Si Tartuffe n’est pas un être séduisant, charmeur, rien ne tient dans cette piè- ce, tout s’écroule, fait remarquer Gérard Poirier.Bien avant les découvertes de Freud, précise-t-il, Molière avait saisi la faille, chez un être humain, qui peut permettre à un semblable de l’influencer jusqu'à sa perte.A une époque où nous subissons de façon tragique l’ascendant de gourous et chefs de sectes de tout acabit, nous savons que cette fascination néfaste existe et peut aller jusqu’à la destruction d’un individu ou d’un groupe.Il ne s’agit donc pas d’un sujet léger mais de questions très graves.» Bien que Gérard Poirier voie Orgon comme «assez poignant et déconcertant», il convient que «certaines de ses répliques, si on leur donne un certain ton, deviennent fort drôles.On pourrait sacrifier Orgon au comique pour mieux servir le personnage de Tartuffe».Mais dans la production dirigée par Lorraine Pintal, précise-t-il, «ce n’est pas l’option choisie.Orgon demeure au cœur de la pièce; il y a en lui un vide à combler, une place vacante que Tartuffe vient occuper».Quel est donc ce vide?«Plusieurs réponses peuvent s’avérer valables.Il a une femme charmante, plus jeune et d’une classe sociale supérieure, une servante spirituelle, Dorine, et de bons enfants; il souffre peut-être d’infériorité.Sa mère, l’autoritaire Madame Pernelle, tombe elle aussi sous le charme de Tartuffe; de son père, on n’entend jamais parler.Un manque important dans la relation père-fils a peut-être laissé Orgon fragile devant toute image d’autorité.» Gérard Poirier trouve extraordinaire qu’après plus de trois cents ans, on puisse encore se poser tant de questions sur une œuvre; selon lui, cela met en relief son inépuisable richesse: «Aussi longtemps qu’on la jouera, des acteurs, des metteurs en scène et des journalistes continueront à s’interroger sur cette pièce aussi séduisante qu’inquiétante.Lorraine a eu l’idée de génie d’aller chercher Gabriel Arcand pour incarner Tartuffe; ce sera sa première expérience avec un théâtre institutionnel; on sait qu’il s’était réservé, jusqu'à maintenant, pour son théâtre.Il possède naturellement toutes les qualités requises: c’est un être charismatique, à la fois séduisant et inquiétant lui aussi.Lorraine pousse la tragédie jusqu’au bout du cinquième acte dont Molière, pour des raisons politiques, avait fait un happy-end.Sa mise en scène réser-verq, bien des surprises!» Evidemment, je veux savoir: comment se termine donc la pièce?Grand seigneur, Gérard Poirier avale une longue gorgée de café et me dit, avec un sourire délicieusement civil: «Mais.je ne vais pas tout vous dire!» MICHAEL SLOBODIAN Guy Trifiro, Catherine Tardif et Jean Turcotte, dans Esquisse à quatre mains pour quelques gestes inattendus, sur une chorégraphie de Louise Bédard et Brigitte Haentjens.SUITE DE LA PAGE B 1 Dans la généalogie de cette production un peu hors du commun, on retrouve bien sûr en premier lieu Catherine Tardif, puis Brigitte Haentjens.«Très tôt avec Brigitte, on s’est rendu compte que ce serait intéressant d’avoir quelqu’un pour nourrir et relancer, d’un point de vue gestuel, l’univers créé.Louise Bédard nous a vite semblé l’artiste idéale.Elle a un langage très rafjiné, et je trouve que son vocabulaire chorégraphique est d’abord évocateur.Chez elle, on sent rarement la ligne pour la ligne.Ce qu’elle compose raconte une histoire.Quant à Jean Turcotte et Guy Trifiro, j’étais fascinée par la nature de leur implication dans ce qu’ils faisaient.» Catherine Tardif précise cependant que le travail s’est effectué en alternance, entre Louise B.et Brigitte H., et qu’il n’y a pas eu de prédominance d’un art sur l’autre.Ainsi, les uns comme les autres se sont retrouvés dans des zones de recherche et de création peu connues.Les danseurs se sont mis dans la peau du comédien, le comédien a chaussé les souliers du danseur, la metteur en scène s’est transformée en chorégraphe, et la chorégraphe a épousé l’œil du metteur en scène.Mutation singulière et intrigant «noviciat».Même s’il n’y a pas eu de thématique de base à cette création à deux imaginaires pour trois corps, six pieds et six mains, le résultat semble vouloir afficher certaines directions esthétiques et un contenu relativement précis, aussi précis que la danse peut l’être.«La pièce se passe au début du siècle, à l’époque victorienne.Il y a quelque chose de suranné dans le comportement de chacun de nos personnages.Aussi, à cause de l’ambiance installée sur scène et du trio, deux hommes et une femme, la pièce rappelle Jules et Jim, le film de François Truffaut.Dans ce spectacle, il y a quelque chose de trouble et de léger.C’est à la fois frais et pathétique.» Le plus grand chanteur du dimanche Jacques Bertin de passage à Québec et à Montréal cette semaine votre oo Direction : Joseph Rescigno Soliste : Angèle Dubeau Une présentation de 1 CONSEIL Df5v4RT3 rr«*OL ujutnrTnai.ouqüCHc r\ Salle Wilfrid-Pelletier ü ü Place des Arts Billets : 30 S, 20 $.15 S Billets en vente à la PdA/ 514 842-2112 et Réseau Admission / 514 790-1245 Redevance et frais de service.Concerto pour violon no 1 en ré mineur ; Concerto pour violon no 2 en mi mineur Un fleuve, une île, une ville Symphonie no 2 en si mineur, dite «Épique» Le lundi 20 janvier 1997 20 h 00 Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts RÉMY CHAREST CORRESPONDANT A QUEBEC Peu de gens, dans le grand monde de la chanson française, ont une réputation à la fois aussi enviable et aussi discrète que Jacques Bertin.Accueilli à son premier disque, en 1967, avec un grand prix Charles-Cros, il a été maintes fois comparé à Jacques Brel ou à Léo Ferré, sans jamais en atteindre la renommée auprès du grand public.Pas fort sur le showbiz, Bertin a fait son petit bonhoinme de chemin par la seule force de ses textes, accueillis avec une admiration sans borne par un public d’une remarquable fidélité.Dans la foulée d’un nouveau disque, Hôtel du grand retour, lancé en décembre sur l’étiquette nantaise Velen et arrivé depuis chez les bons disquaires d’ici, le chanteur breton revient cette semaine voir son contingent de fidèles québécois.Le vendredi 24, il sera à l’auditorium Joseph-Lavergne de la bibliothèque Gabrielle-Roy, à Québec, puis, le lendemain, à la Maison de la culture Frontenac, à Montréal.En compagnie du pianiste Laurent Desmurs, compagnon de route de longue date, Bertin présentera alors quelques chansons du nouvel album, marquées par le thème omniprésent de l’amour déçu, beaucoup de pièces des disques précédents, et quelques interprétations de chansons «que je considère des classiques, même si elles sont relativement méconnues», comme le Bateau espagnol de Léo Ferré, La Chanson de Tessa écrite par Giraudoux, ou Le Chant (les hommes du poète turc Nazim Hikmet Avec une feuille de route aussi bien remplie et un succès d’estime qui ne se dément pas, Bertin se retrouve toutefois dans la situation d’être «un chanteur du dimanche et donc, techniquement, un chanteur amateur, même si cette aventure personnelle reste pour moi très importante».Pour gagner sa vie, mais aussi en rapport avec des convictions politiques de gauche qui ont traversé l’ère Mitterand sous le signe de la désillusion, il travaille comme rédacteur en chef des pages culturelles de l’hebdomadaire d’information Politis, qu’il décrit comme étant «entre le rose, le rouge et le vert».Dix mille exemplaires, propriété de ses journalistes, ce Nouvel Observateur alternatif tient la route depuis neuf ans, ce qui en fait un autre genre de succès d’estime pour le chansonnier-journaliste.Comme chanteur du dimanche.Ber-tin réussit toutefois à faire du travail sérieux.En mars, il tiendra deux $e-maines au Café de la danse, une salle parisienne de 250 places.Et périodiquement, il fait des petits tours en province oii il trouve toujours 150,200 personnes prêtes à l’entendre: «Il y a toujours du monde dans la salle, quand je chante quelque part, strictement par le bouche à oreille, même si je ne passe pas à la radio.Ils ont tous les disques, comme on dit.Ils ne sont pas là par hasard.Je me sens en famille.Et c’est ce qui fait que j’ai du plaisir à chanter.» Ceci ne veut pas dire pour autant que l’entrée soit interdite à ceux qui ne le connaissent pas encore: il n’est jamais trop tard pour bien faire, comme on dit.SUITE DE LA PAGE B 1 Jusqu’à la lecture de Louis Jouvet , en 1950, la pièce a souvent été abordée comme une comédie manichéenne: Tartuffe, en monstre, y perdait ~ son humanité, donc cessait d’être - dangereux, devenant une sorte de bouffon «bedonnant, chauve et répu-• gnant», précise Gérard Poirier, qui .croit que c’est aller là «aux antipodes du sens de la pièce.Un pareil Tartuffe ¦ entraînait dans son sillage un Orgon .trop facilement dupé et non moins ridicule».Mais les choses ne sont pas si simples, explique Poirier en parlant d’Orgon, son personnage: «C’est un rôle d’une grande force, et très difficile, ajoute-t-il.Orgon n’est pas bête, mais ., c’est un colérique, un entêté tyrannique qui croit détenir la vérité absolue et qui se montre assez odieux envers son entourage.Tartuffe arrive, et voilà qu’il s’entiche de lui, le laisse prendre possession de son âme, de sa volonté, de tout son être!.Prêt à déshériter ses proches au profit de Tartuffe, à lui donner sa fille en mariage, alors que l’escroc, de son côté, tente de séduire Elmire, la femme d’Orgon!» Personnage tragique Chef d’une famille bourgeoise aisée, Orgon est sans doute un homme un peu naïf qui a «réussi socialement», comme on dit.Soudain, de manière incompréhensible, il se laisse influencer par un imposteur, dispo-; sé à tout sacrifier à sa nouvelle idole.?; Comment une chose aussi grave ; peut-elle se produire?C’est ce qui fait JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gérard Poirier Renseignements S98.0870 Jacques Bertin, en 1986.ARCHIVES LE DEVOIR DANSE-CITÉ Dans des zones de création peu connues nBHMHHBi I.E I) E V OIK.I.!•: S S A M E I) I IS E T I) I M A N (' Il E I !» .1 A X V I E It I !l !» 7 LE SYMBOLISME.3e LEVIER POUR SOULEVER LE MONDE en compagnie de l'inspecteur Frank Morgan (François Ismert) et du savant Archibald Télesphore (Marc Séguin, astrophysicien).Suivez cette course à obstacles au coeur des sciences et de la technologie.Dimanche à 13 h KENNETH GILBERT en récital dans des oeuvres pour orgue et clavecin de D'Anglebert, Gautier dit "le Vieux", Louis Couperin, Froberger et J.S.Bach à CONCERT DIMANCHE.Dimanche à 13 h 30 A RADIO-CONCERT : l'OSM et la soprano Helen Donath sous la direction de Zdenek Macal.Au programme : extr.Des Knaben Wunderhorn et la Symphonie n° 4 de Mahler (mercredi).SIMON SHAHEEN, compositeur et chef d'orchestre égyptien, virtuose du oud et du violon, accompagné du Near East Music Ensemble (vendredi).Mercredi 22 et vendredi 24 janvier à 20 h CONCERT GALA des finissants du Conservatoire de musique du Québec présenté par Renée Hudon à l'émission LES JEUNES ARTISTES.Dimanche à 19 h MELVIN CHARNEY, artiste et architecte, prix Paul-Émile Borduas 1996 est l'invité de Gilles Daigneault à QUI ÊTES-VOUS?Du lundi au mercredi à 9 h (en reprise le soir à 22 h 10) CHAINE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA www.radio-canada.com 100,9 CHICOUTIMI * 98,3 MONCTON 100,7 MONTREAL • 102,5 OTTAWA-HULL • 95,3 QUÉBEC • 101,5 RIMOUSKI • 90,7 SHERBROOKE 90,3 TORONTO 104,3 TROIS-RIVIÈRES Silence ils causent Dans une vie antérieure, j’ai dû habiter un pays de chicane.J’adore la page des Idées du Devoir quand s’y déroule une bonne bagarre, il m’arrive même de susciter des participations à ces pugilats.Pour les armes, je préfère l’écrit à l’oral, d’une part parce que nous ne sommes pas un peuple de tribuns, d’autre part parce que les adversaires soignent mieux des paroles destinées à rester plutôt qu’à s’envoler.On sait l’importance sacramentelle qu’a aujourd’hui la liste de leurs publications dans le curriculum vitae des professeurs, qui sont les duellistes les plus fréquents.Ils cisèlent leurs mots pour la postérité, et c’est tout bénéfice pour les amateurs.Nous sommes, à cet égard, en période faste.Contrairement à tant d’autres qui s’en lamentent en nos pages et dans les colloques, je ne crois pas que le Québec souffre actuellement d’un quelconque «silence des intellectuels».Ils se tairaient à propos de quoi?C’est là un cliché inventé par des essayistes fédéralistes qui voulaient intimider les essayistes souverainistes, dans la foulée du dernier .référendum.Si vous disiez comme eux, vous étiez aussi causant que courageux.Si vous ne disiez pas comme 'eux, vous étiez, quoique causant, bel et bien «silencieux» devant des horreurs qui méritent dénonciation.Je dois être fort légère car je n’ai toujours pas compris de quelles horreurs il s’agit; je ne détecte pas l’ombre du début du commencement de l’orée d’un fascisme, malgré te qu’ils sous-entendent, chez quiconque exerce le pouvoir au Québec.Pas plus qu’au Canada dois-je m’empres- ser d’ajouter.C’est pourquoi je m’amuse beaucoup des efforts de certaines belles plumes — les Marc Angenot, René-Daniel Dubois, Monique Nemni et compagnie — pour se donner rôles de dissidents au sein de régimes dangereux, quand toutes les tribunes leur sont ouvertes et qu’ils ne risquent rien d’autre que deux ou trois quolibets, ce qui n’est pas poli mais n’est quand même pas le goulag.Je le sais, je dirige la seule page éditoriale non fédéraliste au Québec et je survis fort bien aux élucubrations de ceux qui m’accusent néanmoins de sombrer dans l’unanimisme terrorisant.Tout ça est un plaisir.Des drames, ils appartiennent aux vrais damnés de la terre, et il est d’ailleurs honteux de leur piquer leur mal pour se rendre intéressant dans nos contrées.Il n’y a de silence que pour ceux qui refusent d’écouter, et ils se privent de beaucoup.Le Québec déborde aujourd’hui de publications où on croise le fer, pas seulement sur la question nationale.Et il s’en crée constamment de plus intéressantes les unes que les autres.Il y a les ancêtres, comme Liberté et Possibles, l’une littéraire ou philosophique et l’autre plus socio-critique, qui tournent autour de l’actualité avec juste assez de recul pour la laisser mûrir avant d’y mettre du doute.Il est extraordinaire que ni l’une ni l’autre, qui ont désormais plus de vingt ans, ne soit encore identifiable à un corps de doctrine, et qu’on y soit constamment surpris par de nou- veaux tours de pensée, élégamment dite au surplus.Il y a les lieux plus prévisibles et militants, comme Vie osuvrière ou Relations, l’une proche du terrain, l’autre proche de l’esprit, qui ont le coeur à gauche et n’en démordent pas, sans sombrer dans la contestation incantatoire.Il y a les revues qui se refont, comme XAc-tion nationale qui attire désormais de solides collaborateurs souverainistes non nationaleux et qui est si indépendante qu’elle s’en prend à ses alliés naturels dans de vigoureuses chroniques économiques.Cité Libre, autre cas de renaissance, est au contraire devenu un lieu de culte capable d’éloigner même ceux qui l’ont i s e recréée, mais il faudrait l’inventer si elle n’exis- nnette la>t Pas< avec son rabâchage têtu et distingué.^ ^ Entre les deux L’Agora: elle renvoie tout ce monde et le peuple dos à dos, dans un style professoral qui défend des idées en les décrétant au-dessus de la mêlée.Il y a les petits nouveaux, beaucoup moins prétentieux, pour lesquels j’avoue un faible.Virtualités a trois ans et la volonté de «débloquer de nouvelles perspectives de transformation sociale»', on y a créé surtout un authentique climat pour l’essai, notamment dans une ambitieuse section critique.Combats, qui en est à sa deuxième année et qui a son cœur au cégep de Joliette, est une délectation pour ceux qui aiment l’écriture sans quartier, qui nomme ses cibles et leur rentre dedans, avec rapidité et irrévérence.Quant à Lubie, publié à Chicoutimi, qui se veut journal culturel mais qui tourne naturellement au politique, c’est le mensuel fie la mauvaise humeur brillante dont on redemande.A Rimouski, Le Mouton Noir est une page Idées décuplée, que nous recevons comme de la famille.Il y a les périodiques culturels spécialisés, qui passent par le livre ou l’art pour bousculer les idées, et qui ne sont pas tout à fait mon propos aujourd’hui.Il y a ceux que j’oublie parce qu’ils ne sont pas dans mes arrivages récents, et je m’en excuse.Il y a surtout une parole plus diverse que jamais, pour ceux qui veulent écouter.Fini le temps où elle n’appartenait qu’à des cénacles restreints, Cité Libre ou Parti pris, chacune avec son esprit de classe, gauche aristo ou gauche ouvrière, à Montréal toutes.Fini le temps des doctrines achevées, des grilles idéologiques où enfermer les mots, des revues jargonneuses et alignées, qui ont brûlé les intellects des années soixante-dix.Le joyeux fouillis où des centaines d’auteurs s’ébrouent aujourd’hui est plus incarné, désordonné, sans dieux ni maîtres.C’est une «démocratie en friche», pour reprendre l’expres-sion-thème du dernier numéro de Virtualités.Ce monde élargi en demeure un, pour l’essentiel, de profs et d’écrivains, qui ont tendance à passer tout sous la loupe critique, sauf leurs propres institutions et leurs privilèges, seul mignon silence que j’aurais à leur reprocher.Rien de grave, mais le péché originel des intellectuels.Il m’agace.Mais vous voyez bien que je cherche encore la chicane.EN BREF Prix d’Europe ; Les musiciens doivent prendre note que vient de s’ouvrir la période de mise en candidature pour le 86e concours du Prix d’Europe, subventionné par le ministère de la Culture et des Communications.Les musiciens québécois de 18 à 30 ans, diplômés d’écoles reconnues, sont admissibles dans 21 disciplines musicales.En jeu: des bourses totalisant environ 21 000 $ et un récital à la cérémonie de clôture du Prix d’Europe de Tannées prochaine, enregistré par la Société Radio-Canada.Pour de plus amples informations sur cet événement des 3,4,5 et 6 juin et pour vous y inscrire, vous devez vous adresser à l’Académie de musique du Québec.Attention, la date limite est le 1" mars.Denis Brott à la Place des Arts Le violoncelliste Denis Brott ouvre lundi la nouvelle année de concert de l’Orchestre de chambre McGill, sous la direction de Boris Brott, au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à 20h.Ce violoncelliste canadien, qui vient d’enregistrer toutes les Sonates pour violoncelle de Brahms avant de se lancer dans celles de Beethoven, sur étiquette Analekta dans les deux 1 cas, interprétera lundi le Concerto pour violonçelle n° 1 de Dmitri Chos-takovilch.Egalement au programme, le Concerto Grosso du compositeur du XVIIIe siècle Chevalier de Saint-Georges, la Petite Symphonie de Charles Gounod et Variations sur un thème de Tchaikovski par Arensky, isiîl.L’opéra et l’humour Douze chanteuses et deux pianistes 1 de la relève regroupés dans le groupe ' Les Voix de demain et rattachés à la -¦faculté de musique de l’Université de ' Montréal continuent les 21 et 25 janvier leur série de concerts humoristiques d’opéra.Au programme, pêle-mêle en solo, duo et quatuor, des extraits de Mozart, Poulenc, Ménotti, Rosenthal, Britten, de surprenants Duo pour les chats, J’ai deux amants, et autres clins d’œil sympathiques.Ça ¦ ’ se passe à La Butte Saint-Jacques, au 50, rue Saint-Jacques Ouest c:J> Grands soirs à la PDA (Le Devoir) — Mardi et mercredi pourraient être de grands soirs à la Place des Arts.On se souviendra peut-être qu’en novembre 1995, le maestro Zdenek Macal avait été porté en triomphe par la critique pour la première symphonie de Gustav Mahler.Le revoici avec l’Orchestre symphonique de Montréal, cette fois pour diriger la Quatrième symphonie de ce même Mahler et des extraits des lieder des Knaben Wunderhorn.Gèncerts demusujw a .dcchmih'c Ælegt'a violon Vladimir Landsman clarinette Simon Aldrich violoncelle Katherine Skorzewska piano Dorothy Fraiberg Oeuvres de Ives et Messaien Jeudi 23 janvier 1997,20 heures Salle Redpath, Université McGill Angèle Dubeau fonde son propre ensemble La violoniste jouera à l’Orchestre métropolitain un jour, entourée de femmes à la Pietà un autre Entre son émission de télévision, ses disques, ses concerts et son bébé, la violoniste Angèle Dubeau, la plus prolifique protégée de l’étiquette Analekta, annonce maintenant qu’elle fonde son propre ensemble, La Pietà, entièrement composé de femmes.LOUISE LEDUC LE DEVOIR L’élaboration du projet s’est faite en toute discrétion, entre copines.Faut-il voir dans l’exclusion des hommes quelque complot féministe?Angèle Dubeau jure que non.Elle avait envie de musique de chambre, en agréable compagnie.En dressant la liste des musiciens à approcher, elle s’est aperçu que les onze noms qui lui venaient spontanément à l’esprit étaient ceux de musiciennes.Pourquoi La Pietà?En clin d’œil à Vivaldi, le prêtre roux qui, selon la légende, aurait été empêché de célébrer la messe par son allergie à l’encens et des douleurs à la poitrine.Simple ^stuce pour obtenir une dispense?Echappatoire ou pas, sa mutation au poste de maestro de l’orphelinat pour jeunes filles Pio Ospedale della Pietà, très tourné vers l’éducation musicale, le servira bien: c’est là que ce fils de boulanger composera l’essentiel de son œuvre.La Pietà d’Angèle Dubeau sera elle aussi composée de femmes, donc, et fera aussi œuvre sociale en versant ses profits à un organisme de femmes en difficulté.«Des subventions?Non, aucune.Je ne veux pas m’embarquer là-dedans.Je ne veux pas me préoccuper de la vente de billets, ni m’imposer la planification de longue haleine d’une série de concerts en salle, autant de contraintes qu’impose toute aide gouvernementale.Ce sera un ensemble "à projets”.On a une bonne idée, on la joue, un point c’est tout.J’ai préféré me tourner vers le privé et les commanditaires.» Cette première idée, c’est un concert entièrement consacré à la musique de Vivaldi, présenté à la salle Redpath, début mars.Forte de ses succès passés et de proches haut placés — son conjoint est le président d’Analekta — , Angèle Dubeau sait d’ores et déjà que sa Pietà produira un disque sur cette étiquette.Le pre- mier concert sera par ailleurs diffusé à la radio de Radio-Canada.Pas mal, comme début.Ce petit orchestre n’aura pas de chef.«Bien sûr, en tant que premier violon solo, j’agirai un peu à ce titre, mais sans plus.Je veux m’assurer de créer un réel sentiment d’appartenance.» Violoniste et maman Mais où trouvera-t-elle le temps?N’a-t-on pas l’impression de voir Angèle Dubeau partout, toujours?En fait, Angèle Dubeau compte surtout sur ses disques pour faire circuler son nom à l’étranger.«J’avais besoin de retrouver un certain équilibre, besoin de retrouver mes vraies valeurs, besoin d’avoir un enfant.Je ne peux plus me permettre de partir deux mois et demi de la maison, comme je le faisais au début de ma carrière.» Elle n’en continue pas moins de faire quelques apparitions à l’étranger.Tout le mois de juillet, elle sera par exemple en France pour participer à divers festivals.Bon an, mal an, elle donne aussi une cinquantaine de concerts, comme ceux de ces jours-ci avec l’Orchestre métropolitain, dans les banlieues montréalaises et à la salle Wilfrid-Pelletier lundi.Au programme de la très médiatisée violoniste, deux concertos de Mendelssohn.Le premier, en ré mineur, a été écrit par le compositeur quand il avait douze ans.Redécouvert par Yehudi Menuhin dans les années cinquante, il a été très peu joué.Angèle Dubeau, elle, s’y frotte pour la première fois.«J’y travaille depuis un an.Je l’ai appris de mémoire, écouté les enregistrements qui en ont été fait puis acheté les partitions pour orchestre.Pendant le temps des Fêtes, j’ai répété de façon très intensive.» L’autre, le concerto pour violon n° 2 en mi mineur, est, selon Dubeau, l’un des plus beaux du répertoire.«S’il y en a un que j’ai joué, c’est bien celui-là, une œuvre de maturité».Malgré un emploi du temps chargé, Angèle Dubeau fait quelques apparitions à l’étranger.JEAN BERNIER Des fleurs pour Rescigno De cette première collaboration avec le maestro de l’Orchestre métropolitain Joseph Rescigno, elle est enchantée.«Je travaille avec Joseph Rescigno pour la première fois et jamais ne me suis-je sentie aussi bien épaulée par un chef d’orchestre.Il a travaillé beaucoup avec des chanteurs, et par la qualité de son écoute, ça se sent bien.» L’association Rescigno-Dubeau ne s’arrêtera pas là puisque mardi, sitôt la série de concert terminée, ils enregistreront ces deux concertos avec les musiciens de l’Orchestre métropolitain, pour Analekta, bien évidemment.Et le bon vieux Stradivarius, qui a tant fait jaser avant d’échoir à Angèle Dubeau, il se porte bien?«Bien sûr, il n’est pas jeune [il date de 1733] et il a un peu souffert dernièrement des rigueurs de l’hiver, des conditions de chauffage, en fait.» Foi d’Angèle Dubeau, elle en prend grand soin, conseillée par son luthier new-yorkais à qui elle rend visite de temps en temps.Lorsqu’elle voyage seule ou que le lieu de tournée impo- serait un changement trop brusque de température à son vieux Strad, Angèle Dubeau le laisse à Montréal, en sécurité et bien entouré d’humidificateurs.«Après certains de ces concerts où j’ai joué avec mon autre violon, il est amusant d’entendre des spectateurs me féliciter et me dire: Vraiment, ce Stradivarius, il n’y a rien de tel!» La coquine ne nous jouera tout de même pas le tour lundi, avec l’Orchestre métropolitain.Ce sera le Stradivarius, et rien d’autre.£ B 4 l, E I) E V 0 I H .I.E S S A M K I) I IS E T I) I M A N (I II K I II .1 A N V I E It I III) 7 ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon quelconque ?: très faible : pur cauchemar SHINE (LE PRODIGE) ?Réalisé par l’Australien Scott Hicks, ce film très sensible, juste et prenant évbque la vie du pianiste virtuose David Helfgott, enfant prodige tyrannisé par son père, sombrant plus tard dans la maladie mentale puis sauvé par l’art et par l’amour.Œuvre de rédemption, mais sans ficelles, sur une écriture musicale et une interprétation magistrale de Geoffrey Rush, Shine est un film subtil et humain .habité de non-dits et de respect.A l’E-gyptien (v.o.) et au Complexe Desjardins (v.f.).Odile Tremblay THE PEOPLE VS.LARRY FLYNT ?1/2 Milos Forman reprend du service avec cet étonnant film qui relate, sur une période de vingt ans, les démêlés juridiques et personnels du fondateur du magazine Hustler, qui a dû se rendre en Cour suprême pour faire valoir sa liberté d’expression.Voici un film intelligent, jamais racoleur, qui oppose un homme à la société hypocrite qui l’a vu naître.Une mise en scène habile et une direction d’acteurs exceptionnelle font de ce film un inçontournable de la nouvelle année.A l’Alexis-Nihon.Martin Bilodeau EVITA ?Alan Parker a renoué avec le cinéma-spectacle en adaptant la célèbre comédie musicale portant sur la vie d’Eva Peron, première dame d’Argentine, décédée en 1952.Le film est avant tout un brillant exercice de montage, auquel Parker prête sa musicalité et ses talents de chorégraphe visuel.Le traitement est axé sur le mythe, non sur la vérité historique, mais le parti pris n’est pas toujours très clair.Madonna est convaincante dans le rôle-titre, et Antonio Banderas et Jonathan Pryce sont tous deux excellents.Au Loews.M.B.SALUT, COUSIN ?De Merzak Allouache, ce petit film sympathique et grave met en valeur les différences culturelles entre un jeune Algérien en visite à Paris et son cousin, immigrant de seconde génération, chez qui il réside.Le réalisateur emprunte parfois le ton de la fable et de la poésie, mais c’est dans le réalisme plus cru qu’il excelle à parler des difficultés de l’Algérie à travers l’expérience française.Au Loews.M.B.Bonne nouvelle pour le cinéma DES NOUVELLES DU BON DIEU De Didier Le Pêcheur.Avec Marie Trintignant, Christian Charmetant, Maria de Medeiros, Michel Vuiller-moz, Jean Yanne, Isabelle Candelier.Scénario: Didier Le Pêcheur, Artus de Penguern.Image: Gérard Simon.Montage: Sylvia Landra.Musique: Jean-Louis Negro.Etats-Unis, 1995, 103 minutes.Au Loews.MARTIN BILODEAU Avec son premier long métrage pour le cinéma, le romancier Didier Le Pêcheur a frappé juste et fort.Des nouvelles du bon Dieu porte la griffe d’un auteur inspiré qui a su, d’une part, alimenter une réflexion intellectuellement stimulante portant sur la nature de l’existence et la responsabilité individuelle, tout en maintenant, grâce à une forme originale, une distribution de haut calibre, un humour décapant et quelques coups de théâtre, un degré de transparence (et de séduction) qui permet aux spectateurs de monter à bord de ce road-movie surréaliste et de s’identifier à ses personnages.Ce récit, Le Pêcheur l’avait préalablement couché sur papier dans son roman éponyme paru en 1995 chez Julliard.L’écrivain Battavia vient de se donner la mort, à l’image du personnage central du roman qu’il vient de terminer.Nord (Christian Charmetant) et Evangile (Marie Trintignant), ses deux plus fidèles lecteurs, sont sidérés et cherchent réconfort dans les écrits de leur maître, qui se disait lui-même personnage d’un roman écrit par un autre.Et si, eux aussi, étaient des personnages?Quel créateur leur a donc réservé une existence aussi pourrie?Leurs recherches les conduisent vers Dieu, à qui ils décident de demander des comptes.Mais comment établir contact avec Lui?L’épouse suicidaire de l’écrivain défunt (Maria de Medeiros) pourrait peut-être lui porter un message si elle mettait fin à ses jours, comme elle le promet Pour sa part, lé curé désabu- sé (Michel Vuillermoz), auquel ils ont demandé de l’aide, pourrait leur servir d’intermédiaire.Histoire de provoquer Dieu Oean Yanne), le quatuor prend la route avec la ferme intention de Raboter son histoire.A partir de ce récit pirandellien riche en rebondissements, où les personnages évoluent dans un univers sans repères moraux ni physiques, Didier Le Pêcheur a construit un scénario spiralé qui questionne les rapports entre le rêve et la réalité, le personnage et le créateur, la vie et la mort, l’anarchisme et le conformisme, le surréalisme et le naturalisme, la littérature et le cinéma.Dans Des nouvelles du bon Dieu, Le Pêcheur fait se croiser chacun de ces thèmes, chacun de ces termes, chaque choc provoqué apportant au récit le carburant nécessaire à sa propulsion vers un prochain dilemme.Le Pêcheur ne prétend cependant pas atteindre une quelconque validité philosophique.Son projet demeure cependant d’une extrême cohérence, installant dès les premières images un climat et une piste de réflexion qu’il suit, imperturbable, jusqu’à la rencontre avec Dieu, campé par un Jean Yanne en grande forme, qui reprend ici son personnage fétiche de tendre bourru.Marie Trintignant domine la distribution dans un rôle conçu sur mesure, auquel elle prête sa voix rauque, ses grand yeux cernés et son air ahuri qui sied à ce personnage de nymphomane en mal de tendresse physique.La distribution comprend également Christian Chermetant, excellent en anarchiste en chef, Maria de Medeiros, égale à elle-même en suicidaire impressionnable, et Michel Vuillermoz, épatant en curé qui, à la lumière d’une aventure rapide, révisera sa vocation spirituelle.Ces cinq comédiens aux allures et registres très différents, qui vraisemblablement aiment le risque et participent à l’éclosion d’un cinéma français différent, composent un beau bouquet de personnages en quête d’auteur, dont Le Pêcheur a su soutirer le meilleur, apparemment sans effort.Dieu est donc tout puissant! HHKf ARCHIVES LE DEVOIR Des nouvelles du bon Dieu Barbara Hershey et John Malkovich, dans The Portrait of a Lady.Portrait incomplet PORTRAIT OF A LADY Réalisation: Jane Campion.Scénario: Laura Jones d’après le roman d’Henry Jones.Avec Nicole Kidman, John Malkovich, Barbara Hershey, Marie-Louise Parker, Martin Donovan, Shelley Winters, Richard E.Grant.Image: Stuart Dryburgh.Musique: Wojiech Kilar.Au Faubourg.V.f.(Portrait de femme) au Complexe Desjardins.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il fallait une certaine audace à Jane Campion pour s’attaquer à Henry James.Le grand auteur d’origine américaine naturalisé britannique qui explora les corruptions de la veille Europe a aimé mettre en scène des personnages machiavéliques qui s’attaquent à des âmes simples du Nouveau Monde.Mais la complexité des relations croisées entre ses divers personnages (infiniment plus noirs que dans l’univers de Jane Austen) est difficile à rendre à l’écran.Après La Leçon de piano, la cinéaste néo-zélandaise refait dans le film d’époque, cette fois à gros budget, dans une production imposante tournée en Angleterre et en Italie, mais en maîtrisant moins bien sa structure dramatique.Pourtant Dieu sait qu’elle s’est donné du mal, Jane Campion.Ce film qui témoigne d’un éclatement stylistique, d’une recherche esthétique très poussée (et souvent excessive), est un de ces demi-succès (ou semi-échec) honorables qui méritent le détour et déçoivent tout à la fois.Il donne la vedette à Nicole Kidman dans la peau d’Isabel, une jeune Américaine du siècle dernier courtisée par quatre prétendants fort acceptables, qui les dédaigne afin de vivre sa vie et, riche de l’héritage inopiné d’un vieil oncle d’Angleterre (incarné par John Gielgud), de s’expatrier en Italie.Mais les mirages créés par deux individus sans vergogne Gilbert Osmond (John Malkovich) et Serena Merle (Barbara Hershey) et leurs sombres machinations, l’acculeront à un mariage malheureux comme à la perte de toutes ses illusions.C’est toute la société victorienne qui apparaît en filigrane, une société qui corsète les femmes, muselle leur sen- sualité, une tribune d’apparence aussi où les pulsions primaires, les drames domestiques existent mais cachés dans le placard, en conflit perpétuel avec un univers de conventions.Jane Campion a choisi dans le roman de James de privilégier l’initiation sentimentale de la jeune héroïne plutôt que la complexité des rapports humains en cause, ce qui affadit un peu l’histoire.L’intrigue souvent lente et parfois nébuleuse n’arrive pas à trouver son souffle, son rythme et patine souvent en quête d’équilibre.Des pans du roman ont été escamotés, ce qui nuit à la cristallisation des rôles.On salue pourtant la polyvalence de Nicole Kidman qui sort ici de son personnage de jeune Américaine bonbon contemporaine pour renaître en héroïne victorienne sensible et contenue, mais John Malkovitch qui incarne le vilain séducteur est tellement installé dans le type de rôle qui l’ont consacré (notamment dans Les Liaisons dangereuses) que son personnage qu’il joue à la limite du monocorde y perd finesse et crédibilité, à force de déjà-vu.La sophistication même de cette caméra mobile, en quête d’effets renouvelés, de ces gros plans léchés, enterre quelque peu l’intrigue.Jane Campion en a fait trop et l’on sent l’effort.Elle multiplie d’ailleurs les clins d’œil cinéphi-liques à Vertigo, à L’Arrivée du train en gare à l’univers pictural de Greenaway aussi, surtout à son Belly of an architect pour la partie italienne.Les cadrages très étudiés, parfois spectaculaires, témoignent de ce souci constant de la forme.Mais Campion eût mieux fait d’aller chercher l’émotion comme elle en eut le secret dans La Leçon de piano et An Angel at my table.Ici les rapports entre les personnages sont trop flous, insuffisamment marqués et leurs chagrins leurs désirs, passent difficilement l’écran.Une trame souvent confuse, un rythme trop dilué font perdre sa force de frappe à Portrait of a lady.Campion a pourtant tenté, en montrant la nervosité des mains, les dérobades des regards, de traduire le monde souterrain de James, mais elle n’a pas su plonger en profondeur et malgré plusieurs trouvailles visuelles dans un travail cinématographique souvent remarquable, ce film manque de tonus et d’intensité.Ce film, qui témoigne d’une recherche esthétique très poussée, est un de ces demi-succès honorables Salade de famille THE POMPATUS OF LOVE ?De Richard Schenkman, un nouveau venu qui propose sa variation sur le thème du désordre amoureux à travers quatre personnages masculins.Ce film superficiel et peu original ne vole jamais très haut, malgré des ambitions honnêtes et une distribution qui, bien que peu crédible, ne manque pas de personnalité.Au Cinéma du Parc.M.B.MOTHER Réalisation: Albert Brooks.Scénario: Albert Brooks et Monica Johnson.Avec Albert Brooks, Debbie Reynolds, Rob Morrow, Lisa Kudrow, Isabel Glasser, Peter White.Image: Lajos Koltai.Au Loews.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Voici une pure comédie 100 % américaine polyester mais vraiment rafraîchissante et rigolote qui s’amuse avec l’air du temps, ses dérives amoureuses et les traumatismes infantiles de baby-boomers mal dans leur peau qui veulent que «tout soit de la faute à maman».Maman, c’est Béatrice campée par Debbie Reynolds qui aura incarné à travers toutes les générations l’Américaine moyenne, et qui ici se collette au rôle de la femme au milieu de sa cinquantaine désireuse d’avoir la paix mais chez qui son grand fiston de 40 ans décide de squatter pour remonter à la source des conflits infantiles.Le grand garçon qui, après s’être enfilé deux divorces avec des femmes qui ne croyaient pas en lui, retourne chez sa mère, c’est John, Albert Brooks, lequel occupe ici le triple emploi d’acteur principal, de réalisateur et de scénariste dans cette histoire loufoque et comique qui multiplie les gags désopilants à travers une petite psychanalyse maison menée tambour battant.Très réussie vraiment, cette salade de société sur fond d’affrontement de génération, avec son scénario bien tortillé, toujours rebondissant, ses répliques solides, pertinentes, collées aux réalités contemporaines.Rien d’un grand film, mais des flèches bien lancées qui atteignent leur cible.Or donc John, un écrivain de science fiction, rejeté par sa seconde femme, déprime dans son appartement vide et quand il téléphone à sa mère en Californie, cherchant du soutien, celle-ci s’ingénie à lui briser un peu plus son ego par ses remarques étei-gnoir qui l’enfoncent davantage.Rien ne va plus, et quand John consulte son frère (Rob Morrow), le préféré de maman, celui-ci l’accable de sa dérision.John a un projet en tête qu’il exécute illico: se réinstaller chez maman en meublant sa propre chambre comme aux beaux jours du collège pour tâcher de récréer le contexte initial, à l’heure où par la faute à maman, tous ses rapports avec les femmes ont basculé dans l’impossible.La drôlerie du film tient beaucoup au dialogue de sourds qui lie ces deux êtres,-chacun bousculant, blessant l’autre à coups de remarques désobligeantes, univers contre univers, celui de la mère se limitant apparemment aux repas de dernière catégorie qu’elle accumule dans son congélateur, celui du fils carburant aux fines conserves et aux délices végétariennes.Mais la maman garde en fond de cale des surprises et des tiroirs secrets que le fiston devenu grand ouvrira en faisant surgir les grandes révélations qui changeront leurs vies réciproques.Un des bons gags du film est cette espèce de vidéo téléphone que le fils préféré a offert à maman mais qui marche tout croche, symbole des problèmes de communication qui lient cette famille.Car le fils chouchou a lui aussi ses problèmes, collé aux basques de maman, incapable de se passer d’elle, le voici de plus en plus jaloux du frère qui usurpe sa place consacrée en réinstallant ses pénates dans la maison familiale.Debbie Reynolds livre une solide et nuancée interprétation de cette maman pas si bornée qu’elle n’en a l’air, qui a son petit ami pour les jeux nocturnes et une vocation ancienne cachée à tous.C’est vraiment elle le pivot de cette comédie aux allures de sit corn, avec ses petites mimiques de grand-maman bobonne et inconsciente éclairées çà et là par des regards perspicaces prouvant qu’il y a du feu sous la glace.Albert Brooks, comique éprouvé, tient sa partie avec aplomb ef fait rebondir les gags sur sa raquette.Davantage qu’un film d’acteurs, et loin des prouesses cinématographiques, Mother constitue une vraie comédie de scénario collée aux réalités contemporaines, qui jette un œil pas bête du tout sur le merveilleux monde des frustrations familiales dans lequel tout spectateur bien né se retrouve en terrain familier et crampé de rire.GÉRARD DEPARDIEU ¦’M-" y.: y SU mmM '/A GÉRALDINE PAILHAS ANTOINE PIALAT Un film de MAURICE PIALAT Montage HERVÉ de LUZE Son JEAN-PIERRE DURET FRANÇOIS GROULT Décore OLIVIER RADOT Aieiltanet LAURENCE MAYNARO Régie ISABELLE ARNAL Directeur de production EDITH COLNEL Coproducteur GÉRARD LOUVIN Producteur délégué PHILIPPE GODEAU Miee en ecéne MAURICE PIALAT Une coproduction P.X.P.PRODUCTIONS FRANCE 2 CINÉMA GLEM FILM D.D PRODUCTIONS Avec la participation de CANAL v et du CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE CINEPLEXODEON U Sam.et Dim.: 1:50 - 4:15 - 7:00 - 9:05 DAUPHIN ir © Sem.: 7:00 - 9:05 PRIX DU FESTIVAL D’HUMOUR DE CHAMROUSSE 96 PRIX DU PUBLIC - SÉLECTION HUMOUR FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE QUÉBEC MARE TRINTIGNANT MARIA DE MEIDEIROS CHRISTIAfi CHARMETANT, 13 ANS + des NOUVELLES du BON DIEU Un film de Didier Le Pêcheur « Une comédie délirante avec des comédiens fous qui nous donne le goût de pousser les portes du paradis » - Studio euve qu'il y a un bon dieu pour le cinéma » - Promiere Léi.MAINTENANT A L'AFFICHES A \ii LOEWS J®* I 12:45-305-5:1 UJt«;>y© COUCHE-TARD ven.«un.11:50 *• 11 *¦ v 0 1 l{ • •- s s A M I' I» I IS K T I) I M A X ( II !•; I II ,1 A N V I K lî I II II 7 B 5 MIS r H É À T R E Les démons de René-Daniel Dubois RDI) monte Les Guerriers de Michel Garneau à l’Espace Go PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Un créateur publicitaire et son associé s’enferment pendant dix jours pour remplir le contrat inusité qu’ils ont obtenu des Forces armées canadiennes: trouver un slogan susceptible de remplacer le dérisoire «Si la vie vous intéresse».Il y a Gilles, le «créatif», le démon de la souffrance.Et il y a Paul, le pragmatique, le démon du charme.Pour tenir le coup tout au long de ce huis clos très particulier, il y a autour d’eux une «poche» de coke et du scotch à profusion.Ce seul et bref résumé de la pièce de Michel Garneau, Us Guerriers, donne envie de se précipiter à l’Espace Go, où la pièce prendra l’affiche le 21 janvier prochain.Le fait de savoir que René-Daniel Dubois en signe la mise en scène et qu’on lui a, par la force des choses, donné «carte blanche» ne fait qu’accroître l’intérêt pour ce spectacle.Chose certaine, René-Daniel Dubois connaît bien cette pièce de Michel Garneau et il en propose une lqcture longuement réfléchie.À l’entendré expliquer sa vision des choses, on a tendance à lui faire confiance.Mis au courant de sa mise en scène, Michel Garneau lui a répliqué: «En somme, t’es en train de me dire que tu montes un rayon X de ma pièce.» RDD a vu la première lecture qui en a été faite à Limoges dans les années 80, avec Paul Savoie et Gilles Renaud.Il a assisté à la création de la pièce, avec Robert Lalonde et Eudore Belzile, et il a, enfin, dirigé Michel Garneau dans une version solo de la pièce jouée en tournée en Europe.«Quand Ginette Noiseux, la directrice de l’Espace Go, m’a proposé de monter Les Guerriers, je lui ai demandé de m’accorder trois jours.Je lui ai dit que si je réussissais à montrer ce que me fait cette pièce-là, j’acceptais de la monter.Sinon, je préférais qu’on demande à quelqu’un d’autre.Je crois avoir trouvé», disait-il cette semaine lors d’une entrevue au Devoir.Aussi à l’aise dans la «promotion» qu’un vieux producteur de Broadway, il jure avoir éprouvé, tout au long du travail avec les acteurs, un plaisir immense.«C’était comme ce qu’on imaginait quand, à 16 ans, on se disait: dans la vie, moi, je veux faire du théâtre», confesse-t-il timidement.Là aussi, on a tendance à le croire sur parole.Reste à voir le résultat.«C’est très drôle de voir comment Garneau a écrit sa pièce.Il insiste beaucoup, René-Daniel Dubois propose une lecture longuement réfléchie de cette pièce de Michel Garneau dans l’exergue et dans les didascalies, sur le fait que c’est naturaliste.Je pense que c'est plus fort si on choisit de dire les événements naturalistes que si on les met en scène.Je suis parti de l’idée que c’est ce qu’il y avait en arrière qui me fascinait dans cette pièce.C’est-à-dire l’abstraction dans laquelle ces personnages là sont.Si tu montes la pièce de manière psychologique, c’est pas ça que tu vas voir en scène.Ce que tu as alors, c'est le résultat de quelque chose d’incarné, modulé et négocié parles personnages.Ce que je voulais montrer, c’est le moteur lui-même.Ce qui fait donc que ce avec quoi on se retrouve, c'est cette pièce-là racontée par deux démons qui s’en servent.La pièce, c’est l’arme qu’ils utilisent dans leur combat à eux deux, l’un contre l’autre, combat au terme duquel l’un des deux va mourir.» Un peu abstrait, certes, mais nettement senti.Une culture de prédateurs Il est étrange de voir à quel point la pièce de Garneau et le regard que porte Dubois sur la société se rejoignent, fusionnent.Garneau a écrit Les Guerriers dans les années 80, au temps où les jeunes loups de la publicité triomphaient.Il a vu venir avec une grande perspicacité les années 90.«Mon intention est de mettre en circulation la violence des rapports dans lesquels nous sommes et de montrer à quel point nous sommes rendus dans une culture de prédateurs.C’est-à-dire qu'il n’y a qu’une seule chose qui définit désormais un individu donné: il est victorieux ou non.Un perdant?Ça n’existe même plus.Tout ce qui existe, ce sont des gagnants.Les autres disparaissent de la carte.Ils n’ont même plus de nom.Il n’y a rien d'autre qui vaut qu’on s’y attarde que la victoire.Le pire, c’est que ce sont des gagnants dans des termes d’une telle abstraction.Ils ne se battent ni pour la survie, ni pour la richesse, ni pour la puissance dans le sens de l’autorité.C’est juste pour le sentiment d’une puissance désincarnée.Pour boire l’alcool le plus cher, se mettre la face dans la coke.Ce sont des fétichistes de cuir de Mercedes.» La publicité, dit René-Daniel Dubois, n’est qu’une modalité.D’ailleurs, fait-il remarquer, le titre n’est pas «Les Publicitaire» mais bien «Les Guerriers».«Paul et Gilles sont deux guerriers.Ils s’affrontent.Im guerre n’est pas seulement présente comme un phénomène qu’ils ont à vendre.Ils la vivent.Sauf qu’ils la vivent aussi comme une abstraction.Ils sont en train de vivre une guerre complètement désincarnée.Ici, au Canada et au Québec, on vit une guerre désincarnée.On se voit beaucoup comme une société pacifiste parce qu’on envoie des Casques bleus.Ce qu’on oublie de dire, c’est que nos Casques bleus, on les finançait avec des ventes d’armes.Ici, on se croit pacifistes parce que ça saigne pas.», s’emporte-t-il.À ses yeux, nous sommes une société en guerre.La guerre est désarmée, tranquille, abstraite, insidieuse, sournoise.Rhétorique aussi.«Depuis que je suis en âge de lire les journaux, toute la rhétorique dans les médias est belliqueuse.En termes rhétoriques, nous sommes en guerre civile», lance-t-il avec ce sens de la formule et de l’analogie qui lui procure une grande excitation intellectuelle.Et, poursuit-il, «ce que je veux mettre en scène, c’est non seulement ces deux démons, le démon du charme et le démon de la souffrance, mais je veux mettre en scène le démon lui-même, la férocité de ce monde-là, son côté implacable».Loin du régiment Si nous vivons en guerre, toute abstraite soit-elle, René-Daniel Dubois demeure loin du régiment.Ou, du moins, à l’écart.Sa mémorable sortie au Point, lors de la campagne référendaire, lui a valu l’excommunication d’une certaine intelligentsia.En revanche, il lui arrive encore de se faire apostropher dans les restaurants.Des gens, des OUI et des NON, peu importe, le remercient d’avoir parlé.«Cette réaction m’apparaît troublante.Si on vit vraiment dans un monde où il ne se dit plus rien, on a un sérieux problème.» Et si nous vivions une nouvelle Grande Noirceur?«La comparaison est boiteuse.Parce qu’il manque quelque chose aujourd’hui qu’il y avait dans les années 50: l’espoir de s’en sortir et la volonté.Ça, ça n’existe même plus parce qu’on l’a fait, on l’a scrapé et puis maintenant on dit: vous voyez?On l’a essayé, ça marche pas, restons là.Dans la Grande Noirceur, il y avait quelque chose qui grondait.S’il y avait un minimum de cohérence dans notre société, on rebaptiserait notre province Duplessis.Dans le temps, on vendait le fer une cenne la tonne.Maintenant, on vend le fer, le village, les ouvriers, les fonds de pension.» Mais, au fait, quand RDD publiera-t-il enfin un essai qui rassemblera sa pensée originale?Le principal intéressé l’ignore encore.Il y travaille néanmoins.Chose certaine, les éditions Boréal le talonnent régulièrement pour qu’il accouche enfin.Entre-temps, RDD ne chôme pas, pris entre un scénario de film, une mise en scène et un projet de roman.C’est que la vie l’intéresse.isspil ¦Hf JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le regard que porte Dubois sur la société et la pièce de Garneau se rejoignent, fusionnent.mm Le Groupe de la Veillée et Productions Vox-Art présentent François dAssise de Joseph Delteil Mise en scène de Adel Hakim avec ROBERT BOUVIER vedette de «FOURBI», film de Alain Tanner DU 29 JANVIER AU 16 FÉVRIER Mardi au samedi 20h.Dimanche 16h.Robert Bouvier fait s’élever sous Tout, dans cette création, la voûte du théâtre un chant de la terre paraît miraculeusement qui a la beauté des premiers matins, simple et beau, une poésie jubilatoire - le FIGARO au plus près des êtres et des choses.- LE NOUVEL OBSERVATEUR 371, rue Ontario est THEATRE ESPACE LA VEILLÉE Production originale:Théâtre Saint-Gervais.Genève -Théâtre Vidy-Lausanne - Centre culturel Suisse de Paris T.Q.I ./La Balance, avec l’aide de Pro Helvetia et de l’Association Française d’Actlon Artistique BANQUE mÿm LAURENTIENNE Réservations: 526-6582 Admission: 790-1245 Passions, poisons, poignards, la folie romantique du mal et de la pureté Hydro k Québei présente.LUCRECE 0 \\ de Victor H u I.!•: I) !•: V OIK.I.K S S A M !•: I) I IS IJ T I) I M A N (' Il K | *1 V QUAT’SQUS (514) 845-7277 AOMlSSlON (514) 790-1245 GALERIE PORT-MAURICE: 8420, boul.Lacordaire (328-8585) — Du 8 janvier au 9 février: «La mémoire de l'espèce», oeuvres de Gisèle Normandie GALERIE ROCHEFORT: 366, rue Lemoyne, # (284-1774) — Du 18 janvier au 8 février: «Sabliers et lacrymatoires» d'après le tableau du Robert de Montesquiou de Whisler, oeuvres de George Bogardi et Serge Murphy GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 4295, boul.St-Laurent (849-5844) — Du 14 décembre au 25 janvier: Exposition de Noël: tous les artistes de la galerie - Salle de projet: Ad Jong Park GALERIE TROMPE-L'OEIL DU CÉGEP DE STE-FOY: 2410, Chemin Ste-Foy (418-659-6600 poste 3714) — Du 17 décembre au 26 janvier: Exposition annuelle des oeuvres réalisées par le personnel enseignant et technique du département des arts GALERiE VERMEILLE: 4464, rue Sainte-Catherine Ouest (939-3639) — Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN: 1371.boul.Industriel, Laval (975-1188) — Du 9 janvier au 9 février: «Variations sur un lieu», oeuvres des artistes du Grave et «Louise Prescott: Travailler Mère Courage» GALERIE VOX: 4060, boul.St-Laurent, Suite 110 (844-6993) — Du 9 janvier au 9 février: «Ode au quotidien», oeuvres de Yan Giguère, Marie-Christine Simard et Steve Leroux GRAVE: 17, rue des Forges, Vicloriaviile (819-758-9510) — Du 10 janvier au 7 février: «Variations sur un lieu», exposition collective des membres de la galerie Verticale art contemporain de Laval et «Communication et anthropologie», installation de Fabien Bélanger HÔTEL DE VILLE DE BROSSARD: 2001, boul.Rome (923-7011, poste 3703) — Du 14 janvier au 7 mars: Oeuvres de Adrienne Boisvert Allaire, aquarelliste L’OEIL OE POISSON: 541, rue St-Valller Est, Québec (418-648-2975) — Du 10 janvier au 9 février: «Meubles Déplacés», oeuvres de Mario Duchesneau, «Vita», installation de Richard Michaud et les peintures de Carlos Ste-Marie LA CHAMBRE BLANCHE: 185, rue Christophe-Colomb Est, Québec (418-529-2715) — Du 14 janvier au 9 février: «Écarts», oeuvres récentes de François Lamontagne LÀ GALERIE ART ACTUEL: 75, rue St-Antoine, Trois-Rivières (819-373-1980) — Du 10 janvier au 2 février: «Moi, l'inaccessible.frigorifié!», oeuvres de Nancy La-combe LE BALCON D'ARTS: 650, rue Notre-Dame, Saint-Lambert (466-8920) — Exposition collective des artistes de la galerie MAISON RICHELIEU, GALERIE D’ART: 451, Richelieu (584-2797) — Oeuvres de C.Caramelli, De Grace, Y.Du-mais-Bérubé, F.Clavet, L.Dupuis, D.Fortin, J.Giroux, P.Lachance, P, Leblanc, J.Lessonini et S.Taliana OCCURRENCE, ESPACE D’ART ET D'ESSAI CONTEMPORAINS: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Bureau 307 (397-0236) — Du 18 janvier au 16 février: «Haïti chérie», oeuvres de Benoît Aquin OPTICA: 3981, boul.St-Laurent, Espace 501 (287-1574) — Du 11 janvier au 15 février: Oeuvres de Annie Martin, Dianna Frid et Anton Vidokle PLEIN SUD CENTRE D'EXPOSITION ET D’ANIMATION EN ART ACTUEL À LONGUEUIl: 100, rue de Gentilly Est, Local D-0620 (679-2966) — Du 14 janvier au 7 février: «Propositions», oeuvres de Jean-Pierre Morin PRAXIS ART ACTUEL: 44A, rue Turgeon, Sainte-Thérèse (434-7648) — Du 15 janvier au 7 février: «Témoins muets II», oeuvres de Lise Létourneau SALON DE BEAUTÉ MESDAMES ET MESSIEURS: 1206, rue Drummond (641-1428) — Du 7 décembre au 31 janvier: «Mi-ange», oeuvres de Patrick Hudon USINE C: 1345, ave Lalonde (521-4198) — Jusqu’au 22 février: «13 dessins +1» de Massimo Guerrera WEB SITE CAFÉ: 60, rue Ste-Anne, Ste-Anne-de-Bellevue (457-1661) — Du 27 décembre au 25 janvier: Oeuvres de Claude Villeneuve MAISON OE LA CULTURE PLATEAU MONT-ROYAL: 465, ave Mont-Royal Est (872-2266) — Du 11 décembre au 26 janvier: «Travelling urbain» MAISON DE U CULTURE POINTE-AUX-TREMBLES: 3020, boul.de la Rousselière (872-2240) — Du 1er novembre au 28 février: «Montréal, l'hiver aulrelois.» MAISON OE LA CULTURE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES: 9140.boul.Perras (872-9814) — Du 1er au 26 janvier: «Allume la lumière!» MAISON DE LA CULTURE R0SEM0NT-PETITE-PATRIE: 6707, avenue de Lorimier (872-1730) — Du 1er décembre au 19 janvier: «Magie blanche, Magie verte» MAISON OU PRESSOIR: 10865, rue du Pressoir (872-8749) — Du 15 janvier au 9 mars: «Réflexions» A QUÉBEC ?CINÉMA STE-FOY: 2500.boul.Laurier (418-656-0592) — Mélro 19h, 21h45, sam.dim.13h30.19h, 21h45 — First Strike 19h30.22h, sam.dim 14h, 19h30, 22h — Les 101 Dalmatiens sam dim 131)45 — Mars attaque! 191)15,211)30 BIBLIOTHÈQUE DE BEAC0NSFIELD: 303, boul.Beacons-field (428-4460) — Du 7 janvier au 2 février: Peintures à l'huile de Diane Bédard BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC: 1700, rue Saint-Denis (873-1100 poste 151) — Du 20 novembre au 22 février: Exposition d’une quarantaine d'estampes de Sarah Valerie Gersovitz BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE CÔTE SAINT-LUC: 5851, boul Cavendish (485-6900) — Du 16 janvier au 28 février: «La série Kaddish», oeuvres de Rita Briansky B0RDUAS, ÉDITEUR ET MARCHAND D’ART: 207.rue Laurier Ouest (271-6886) — Dessins (mine de plomb) de Jacques Payette CAFÉ-GALERIE L'EMBUSCADE: 1571, Place Badeaux, Trois-Rivières (819-374-0652) — Du 7 janvier au 3 lévrier: Oeuvres de Pierre Lafontaine et Jocelyn Tousignant CENTRE COMMUNAUTAIRE DE LOISIR 0E LA CÔTE-DES-NEIGES: 5347, Côte-des-Neiges (733-1478) — Du 9 au 23 janvier: Peintures et sculptures multimedium de Be-nedetta Ippolila Pignalaro el peinture sur soie de Michelle Dubois CENTRE D'EXPOSITION CIRCA: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Suite 444 (393-8248) — Du 11 janvier au 15 février: Michel de Broin el son invité Trevor Gould CENTRE D’EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL: 23.rue Ambroise-Fafard (418-435-3681) — Jusqu'au 8 avril: «Regards sur le monde», oeuvres de Kathleen Daly et George D.Pepper CENTRE D’EXPOSITION DES GOUVERNEURS: 90, Chemin des Patriotes, Sorel (780-5720) — Du 12 janvier au 91é-vfier: «Paysages naïfs à paysages toxiques», oeuvres de Jean-Marie Martin CENTRE D’EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185.rue du Palais.Saint-Jérôme (432-7171) - Du 12 janvier au 9 février: «Les impondérables», oeuvres de Denis Lebel et «Espacement humain», oeuvres de Sylvie Tisserand CENTRE D'EXPOSITION L’IMAGIER: 9.rue Front, Aylmer (819-684-1445) —Du 19 janvier au 16 février: «Champs d'Aylmer», oeuvres de Lyle Docherty et «Les libres du temps», oeuvres des étudiants de 1ère année en Design (UQAH) CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ: 1200, rue de Bleury (866-4853) — Ou 11 janvier au 8 février: «Dix années de peinture naïve», oeuvres de Claude Bolduc.«Je», oeuvres de Réjean Lemay el «La parole imprimée», exposition annuelle des membres du Conseil québécois de l'estampe CENTRE 0E DESIGN OE l’UQAM: 1440, rue Sanguinet (987-3395) — Du 16 janvier au 9 février: «Construire la CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL: 460.rue Sainte-Catherine Ouest.Espace 511 (398-9322) — Du 11 janvier au 2 lévrier: -Rien è déclarer», oeuvres de Joceline Cha- GALERIE DE BELLEFEUILLE: 1367, avenue Greene (933-4406) — Oeuvres récents de Horace Champagne, Jacques Payette, Danièle Rochon et Esther Wertheimer GALERIE DE L’UQAM: 1400, rue Berri.Pavillon Judith Jasmin, Salle J-R120 (987-8421 ) — Du 17 janvier au 1er mars: «Vanités: Regards sur la nature morte contemporaine» GALERIE DES MÉTIERS 0'ART OU QUÉBEC: 350.rue Saint-Paul Est (878-2787) — Du 12 décembre au 16 lévrier: Francesc Peich, horloger-joaillier et Luc Taillon, artiste-verrier GALERIE DU SAC: Atrium du pavillon Samuel-Bronfman, 3000 rue Jean-Brillant (343-7682) — Du 14 janvier au 11 février: «Rituels», oeuvres d'Éliane Excoffier GALERIE HORACE: 74, rue Albert, Sherbrooke (819-821-2326) — Du 24 janvier au 16 février: «Métaux vivants», sculptures de Richard Cyr el «Passages», exposition de Jo Cooper GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1434, rue Sherbrooke Ouest (849-3637) — Oeuvres de G.Beauchemin, R.Briansky, O.F.Auclair, C.Deberdt, H.W.Jones, C.Lesau-teur, Ming Ma et L.Scott GALERIE LIEU OUEST: 372, rue Sainte-Catherine Ouest.N° 523 (393-7255) — Du 18 janvier au 15 février: «Des mois et des images», oeuvres de Léopold L.Foulem et Richard Milette GALERIE MICHEL-ANGE: 430.rue Bonsecours (875-8281) — Exposition des oeuvres de plus de 100 artistes québécois GALERIE MONTCALM: 25.rue Laurier, Hull (819-595-7488) — Du 16 janvier au 2 mars: «Les remparts de l'innocence», installation de Raymond Warren GALERIE NOËL GUYOMARC'H BIJOUX O'ART: 460.rue Ste-Calherine Ouest.Local 314 (876-8890) — Jusqu'au 30 mars: Oeuvres d'Aliza Amihude, Catherine Béchard.Christian Chauveau.Josée Desjardins.Anne Fauleux.Bruno Gérard.Esty Grossman.Enid Kaplan et Barbara Stutman GALERiE OEUVRES VIVES: 1444.rue Sherbrooke Ouest 1842-8516) — Oeuvres de Claude Bibeau.Colin Chabot.Frank Chatel, Johanne Cullen, Yves Décarie, Suzanne Desbiens, Loretta Fasan.Ginette Gasse, Irena Korosec, Jacques Léveillé.Louisa Nicol et Marc Paquet GALERIE PARCHEMINE: 50.rue St-Paul Ouest.Suite 02 (845-3368) — Exposition permanente: Oeuvres de Berdj Tchakedjian.Mirella Aprabamian.Paule St-Laurent.Yong Sook Kim Lambert.Eve Rell.Laurette Blouin.Pierelte Gaudreau et Chantal Joubaire-Cornic GALERIE PINK: 1456.rue Noire-Dame Ouest (935-9851) — Du 14 décembre au 19 janvier: «Exposition Cuisine», oeuvres de 30 artistes — Du 23 janvier au 16 février: «Bouteilles à la mer», oeuvres de Jean Noël et Nicolas Baudouin ASSOCIATION DES GALERIES D’ART CONTEMPORAIN (MONTRÉAL) GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372, rue Ste-Catherine Ouest, Local 418(875-0071) GALERIE ELENA LEE: 1428.rue Sherbrooke Ouest (844-6009) — Du 17 décembre au 19 janvier: Exposition d'hiver GALERIE ÉRIC DEVLIN: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 403 (866-6272) — Du 23 novembre au 18 janvier: Oeuvres de Oliver Dorfer et Marcel Saint-Pierre GALERIE ESTAMPE PLUS: 49.rue St-Pierre.Québec (418-694-1303) GALERIE GRAFF: 963, rue Rachel Est (526-2616) GALERIE L’AUTRE ÉQUIVOQUE: 333, Cumberland, Ottawa (613-789-7145) GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9, rue St-Paul Ouest (844-3438) Du 1er au 31 janvier: Oeuvres de Victoria Edgar et Eun Jung Lee GALERIE LILIAN RODRIGUEZ: 3886.rue St-Hubert (281-8556) GALERIE MADELEINE LACERTE: 1.Côte Dinan, Québec (418-692-1566) GALERIE RENÉ BLOUIN: 372.rue Ste-Catherine Ouest, # 501 (393-9969) — Du 9 janvier au 15 février: Oeuvres de Tim Clark et de Geolfrey James GALERIE RIVERIN-ARLOGOS: 197, Chemin du Lac d'Ar-gent, Eastman (297-4646) — Du 14 décembre au 31 janvier: Oeuvres de Norman Bluhm, Serge Lemonde et Fernand Toupin GALERIE SIMON BLAIS: 4521, Clark, Local 100 (849-1165) GALERIE TROIS POINTS: 372, rue Ste-Calherine Ouest, » 520 (866-8008) — Du 11 janvier au 8 lévrier: «Suarez Londono», oeuvres de José Antonio GALERIE WADDINGTON & GORCE INC.: 1446.rue Sherbrooke Ouest (847-1112) GALERIE YVES LE ROUX: 5505, boul.St-Laurent, Local 4136 (495-1860) — Du 11 janvier au 7 lévrier: Oeuvres de Loïc Le Groumellec MAISONS DE I.A CULTURE Montréal - (872-621 1) ?MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290, Chemin de la Côte-des-Neiges (872-6889) — Ou 5 décembre au 19 janvier: «L'Association des illuslrateurs(lrices) du Québec» — Du 23 janvier au 23 lévrier: «Le paysage et les choses», oeuvres de Richard Baillargeon MAISON OE U CULTURE DE GATINEAU: 855.boul.de la Gappe (819-243-2580) — Du 17 janvier au 23 février: «Animisme» de Grethe Lauesen MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550.rue Ontario Est (527-7726) — Du 22 novembre au 19 janvier: «Chansons de geste» — Du 8 décembre au 26 janvier: «7e Biennale nationale de céramique» MAISON OE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052.boul.Monk (872-2044) — Du 16 janvier au 16 lévrier: «De la modularité au fractal» — Du 16 janvier au 9 mars: «Co-loriscope» MAISON DE U CULTURE MERCIER: 8105.rue Hochelaga (872-8755) — Du 9 novembre au 19 janvier: «Calices el Ciboires: objets sacrés» — Du 19 janvier au 23 février: «Conjonction Tropicale», oeuvres de Monique Laramée MAISON OE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755.rue Bolrel (872-2157) — Du 11 janvier au 17 février: •Circus Mentis» de Martine Paquet — Du 17 janvier au 23 février: -Marie-Denise Douyon: tradition et arts actuels» MUSÉES ?BIODÔME DE MONTRÉAL: 4777, avenue Pierre-De Cou-bertin (868-3000) — Du 27 novembre au 16 mars: «Regard romanlique sur la nature», oeuvres de Christine Marshall CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920, rue Balle (939-7000) — Du 11 décembre au 9 mars: «Découvrir la géométrie: Ben Nicholson et la bibliolhèque Laurentien-ne» — Jusqu'au 2 février: «Frederick Law Olmsted en perspective», photographies de Robert Burley, Lee Fried-lander et Geoffrey James — Jusqu'au 16 mars: «Temps et matérialité», une installation de l'architecte québécois Pierre Thibault ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE: 2050, rue Amherst (528-8444) — Jusqu'au 2 février: «Prendre son bain aux bains: l’histoire des bains publics de Montréal - 1860-1960» — Jusqu'en décembre 97: «Paysages industriels en mutation» JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL: 4101, rue Sherbrooke Est (872-1400) — Du 17 décembre au 9 février: «La passion de l'arbre», oeuvres de l'artiste-peintre Marc Lin-court LA CITÉ DES ARTS ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE MONTRÉAL: 85, St-Paul Ouest (849-1612) — En prolongation: «Notre cerveau, ce super ordinateur vivant», exposition multisensorielle et interactive MAISON SIR WILFRID LAURIER: 16, rue Laurier Ouest, Victoriaville (819-357-8655) — Jusqu'au mois de mai: «Wilfrid Laurier, Premier Ministre du Canada» MUSÉE ACADIEN DU QUÉBEC À BONAVENTURE: 95, Port-Royal (418-534-4000) — Du 12 janvier au 10 mars: «Échoueries», oeuvres de Jacques Rivière MUSÉE BON PASTEUR: 14, Couillard, Vieux-Québec (418-694-0243) — Jusqu’au mois de mars: «Les anges de la tradition chrétienne» MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100, rue Laurier, Hull (819-776-7000) — Du 10 septembre au 13 avril: «Une journée dans la vie du Canada» — Du 18 octobre au 19 mai: «Mémoire des rites: Trésors africains du Musée de Tervuren, Belgique» — À compter du 7 novembre: «Devant le petit écran - Téléviseurs et souvenirs du Musée MZTV» — Du 8 novembre au 6 avril: «Au petit écran» — Du 15 novembre au 28 septembre: «Quêtes et songes hyperboréens - La vie el l'art d’un peuple ancien de l'Arctique» — Jusqu'au 13 avril: «Souvenirs du Canada» — Jusqu'au 14 septembre: «Liens à la Terre - Traditions vestimentaires de trois cultures autochtones» — Jusqu’au 28 septembre: «Avez-vous vu son chapeau?» — Jusqu'au 12 octobre: «Les doukhobors, lutteur de l'esprit» — Jusqu'au 26 octobre: «Des avaleuses de vagues - Les embarcations autochtones au Canada» MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185, rue Ste-Catherine Ouest (847-6242) — Du 1er novembre au 6 avril: «La Collection», Oeuvres-phares et «Acquisitions récentes en art actuel» — Du 16 janvier au 16 mars: «William Wegman: Les contes de Fay» — Jusqu’au 11 mai: «L'abécédaire du Musée: L-M» MUSÉE D’ART DE SAINT-LAURENT: 615, ave Sainte-Croix (747-7367) — Du 14 décembre au 26 janvier: «La Crèche de Noël el les Santons Québécois», de Suzanne Lavallée et «Scène d'hiver» MUSÉE OE LA CIVILISATION: 85, Dalhousie, Québec (418-643-2158) — Du 18 septembre au 3 août: «Kimonos», de M.Hajime Miwa — Jusqu'au 11 mai: «Secrets d’Amazonie» — Jusqu'au mois de septembre: «Jamais plus comme avant!» MUSÉE OE LA SOCIÉTÉ POUR LA CULTURE CHINOISE TRADITIONNELLE DE MONTRÉAL: 1757, rue Amherst (529-6666) — Du 1er décembre au 18 janvier: L’Art de Ngan Siu-Mui et son école MUSÉE DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES DU QUÉBEC: 200, rue Lavlolette, Trois-Rivières (819-372-0406 ou 1-800-461-0406) — Du 26 novembre au 19 janvier: «Les joyeux Noëls» — Du 15 décembre au 23 février: «Nos jeunes patenteux» — Jusqu'au 23 février: «Séguin — Histoire d'une passion» — Jusqu'au 4 mai: «C'est-à-dire - Sur la trace des mots: l'histoire d'une langue» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 et 1380, rue Sherbrooke Ouest (285-1600) — Du 21 novembre au 16 février: «Joe Fafard: les années de bronze» — Du 23 janvier au 13 avril: «Transformation», Prix Saidye Bronfman 1977-1996 — Jusqu’au 16 mars: «Primates: gravures anciennes de la collection Jean Baulu» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE SHERBROOKE: 241, rue Dufferin (819-821-2115) — Du 11 janvier au 2 mars: «La Collection Lavalln — Corpus 1», de la figuration à l'abstraction et au delà MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: 380, Promenade Sussex Drive, Ottawa (613-990-1985) — Jusqu'au 19 janvier: «Le célibataire mis à nu» — Jusqu’au 30 mars: «Corps étrangers» — Jusqu'au 6 avril: «Pitseolak Ashoona» — Jusqu’en 1998: «Une vision à l’honneur», trente ans de la collection de photographies MUSÉE DES ONDES ÉMILE BERLINER: 1050, rue Laçasse (932-9663) — Du 10 janvier au 3 mars: «À la découverte du fox-trot» MUSÉE DU QUÉBEC: 1, ave Wolle-Montcalm, Québec (418-643-2150) — À compter du 4 décembre: «Richard Mill & Carnets de voyage» — Jusqu’au 16 février: «Jean-Baptiste Côté, caricaturiste et sculpteur» — Jusqu'au 25 mai: «Le Bestiaire.Les animaux imaginaires de Pellan» — Jusqu'au 3 août: «Portraits» MUSÉE LAURIER: 949, boul.Bois-Francs Sud, Victoria-ville (819-357-2187 ou 357-8655) — Du 18 octobre au 2 février: «Reflet régional», 85 oeuvres de 62 artistes MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118, rue Sainl-Pierre (845-6108) — Du 7 janvier au 30 mars: «Tout Fortin», oeuvres du grand peintre paysagiste Marc-Aurèle Fortin MUSÉE MARSIL: 349 Riverside, Saint-Lambert (671-3098) — Du 12 janvier au 30 mars: «Bogolanfini: Textiles africains aux couleurs de terre» MUSÉE McCORD: 690, rue Sherbrooke Ouest (398-7100) — Jusqu'au 31 mars: «Wathahine: photographies de femmes autochtones», de Nancy Ackerman — Jusqu’au 19 octobre: «Marguerite Volant: passions, histoire et fiction» MUSÉE PIERRE-BOUCHER: 858, Laviolette, Trois-Rivières (819-376-4459) — Du 19 janvier au 16 février: «L'art et la nordicité», sculptures et gravures sur pierre d'artistes autochtones du Nouveau-Québec MUSÉE RÉGIONAL OE RIMOUSKI: 35.rue Saint-Germain Ouest (418-724-2272) — Du 21 novembre au 16 lévrier: «Surfaces sensibles», oeuvres de Philippe Boissonnet, André Martin, Louise Paillé et Reva Slone MUSÉE STEWART: Fort de l'ile Sainte-Hélène (861-6701) — Jusqu'au 31 mars: «Dan Cooper, héros canadien», exposition qui souligne le 40e anniversaire de ce véritable héros de I air canadien de la bande dessinée, imaginée par l’auleur et dessinateur belge Albert Weinberg POINTE-À-CALLIÈRE.MUSÉE D’ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 350.Place Royale (872-9150) — Du 16 octobre au 16 mars: «Chypre antique.8000 ans de civilisation» SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE ST-ROMUALD: 2172, Chemin du Fleuve.St-Romuald (418-834-5141) — Jusqu'au mois de juillet: -L'Histoire du sendee postal québécois de Rigaud aux îles-de-la-Madeleine» P°ur annoncer un événement dans l’Agenda culturel, faites-nous parvenir vos communiqués par la poste ou par télécopieur au plus tard dix jours avant la date de parution souhaitée (le lundi matin avant le samedi de parution pour les rubriques Galeries et Musées).Agenda culturel, Le Devoir, 2050, rue de Bleury, Montréal (Québec) H3A 3M9.Télécopieur (514) 985-3390.Renseignements: (514) 985-3551.I A10A
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