Le devoir, 23 janvier 1997, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR PERSPECTIVES François Brousse au ?Anticapitalisme primaire Des deux côtés de l’Atlantique, on voit se lever une critique nouvelle du capitalisme, qui est à la fois globale, radicale.et libérale.Et si l’économie de marché telle qu’elle se pratique aujourd’hui n’était pas nécessairement le «destin manifeste» de l’humanité?Llp heure est à l’anticapitalisme, et pas seule-ment dans les pages rouge vif du Monde diplomatique.En France, le livre L’horreur économique de Viviane Forrester, qui martèle sur 200 pages que les politiciens mentent lorsqu’ils parlent sérieusement de «lutte au chômage», représente un phénomène médiatique: notre confrère Le Monde y consacrait, la semaine dernière, pas moins de trois pages.Après l’euphorie de 1989 et toutes les simplifications qu’elle a entraînées sur «l’unification du monde», «la fin de l’Histoire», etc., on assiste aujourd’hui, jusque dans l’aire libérale, à un retour de balancier.Oh! les gouvernements ne sont pas pour autant sur le point de relâcher la pression de l’austérité.Les banques centrales et les pontes de l’orthodoxie — comme Hans Tietmeyer, le patron archicraint de la Bundesbank — ne vont pas davantage, demain matin, ravaler leur credo.Mais le nouveau, c’est que la critique du capitalisme n’origine plus uniquement de cénacles gauchistes coupés du mainstream de l’opinion publique et de la presse.Et qu’elle ne se limite pas à un la-mento moraliste sur «la dureté de l’argent» et «la misère des exclus».Un politicien comme Philippe Séguin, président de l’Assemblée nationale française, membre du RPR, parti de droite au pouvoir en France, multiplie les sorties contre «le pouvoir de l’argent» et «la soumission du politique à l’économique» qui, selon lui, «mettant la démocratie en péril».Aux Etats-Unis, un politologue comme Edward Luttwak, expert mondialement reconnu en stratégie, «italianisant» compétent, millionnaire, fustige dans les grandes revues ce qu’il appelle le «turbo-capitalisme» qui, s’il est effectivement «efficace et productif >, «détruit la société» et crée «la turbulence et l’instabilité».Dans le dernier numéro de Liberal, mensuel intellectuel de Rome, il défonce avec force le dogme de l’indépendance des banques centrales — en particulier l’américaine, la japonaise et l’allemande.L’argument de Luttwak est original en ce qu’il prétend éviter tout moralisme: «Je suis contre le turbo-capitalisme parce qu'en dernier lieu il me coûte plus cher, comme citoyen, en prisons, en clôtures, en armes et en systèmes de sécurité», lance cet homme riche, indéniablement doué pour la provocation.Mais la salve la plus spectaculaire dans cette série vient sans aucun doute de l’un des grands capitalistes de cette fin de siècle: George Soros.Dans un article publié ce mois-ci par The Atlantic Monthly, le financier milliardaire propose un essai intitulé The Capitalist llireat (La menace capitaliste) où il dissèque les contradictions du capitalisme fin de siècle, dans la foulée directe de son livre-entretien Le défi de l’argent (recensé ici le 30 novembre dernier par Antoine Robitaille).Remords de l’exploiteur?Altruisme sincère?Souci de la provocation?L’homme qui a fait vaciller le système monétaire européen par ses manipulations à coups de milliards sur les marchés de changes est devenu une espèce de Robin des bois, de loup dans la bergerie de la «pensée unique».Son article, qui cite Hegel, Karl Popper et même le physicien Heisenberg avec son célèbre «principe d’incertitude», fait valoir les points suivants: ¦ les excès et les effets pervers de l’interventionnisme, de la redistribution et de la réglementation ont abouti à un contre-dogme: l’intervention de l’Etat dans l’économie doit être éliminée, les marchés sans réglementation étant déclarés «parfaits»; ¦ l’individualisme excessif menace de se transformer en «darwinisme social».Discréditant la notion de «bien commun», le marché serait devenu un danger pour la «société ouverte»-, ¦ le caractère scientifique de la «vérité du marché» est un leurre: la «parfaite information» des acteurs n’existe pas.De plus, la dépendance — largement sous-estimée — de la demande face à une offre qui dicte ses conditions crée de graves distorsions; ¦ à un niveau plus philosophique, Soros écrit que le marché a été érigé en «dogme» au sens le plus fort.Aboutissement historique d’une certaine croyance en la Raison, il est incapable de penser sa propre faillibilité — principe pourtant constitutif de la «société ouverte».Certes, le capitalisme n’a ni les ambitions destructrices explicites ni la brutalité des totalitarismes de ce siècle.Il n’en a pas moins des effets délétères, «même si c'est par inadvertance», sur le tissu social.Toutes ces idées ne sont pas nécessairement originales.Mais leur articulation, ainsi que la mise au grand jour des croyances, dogmes et idées reçues — toutes choses qui existent aussi à droite — du capitalisme triomphant, a quelque chose d’éminemment tonique.Quant à l’identité de l’auteur, elle donne à cette critique globale un poids d’autaxnt plus appréciable qu’elle se situe résolument dans l’orbite libérale.L’intervention excessive de / l’Etat a abouti a un contre-dogme M É Montréal Neige puis dégagement.Max:-5 Min:-12 T É 0 Québec Neige puis dégagement.Max:-5 Min:-14 Détails, page B 4 ^4 I N Agenda .B 6 Annonces .B 4 Avis publics.B 6 Bourse .B 2 Culture .B 8 Economie .B 2 Éditorial .A 6 E X Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A4 Télévision.B 7 LES ACTUALITÉS Réjean Hinse poursuit pour au moins trois millions, page A 2 i * K ! POLITIQUE La Charte de la langue française ne sera pas modifiée pour les PME, page A 4 LES RÉGIONS Québec, la capitale inachevée, page B 1 Pour abolir les commissions scolaires confessionnelles Québec va demander à Ottawa une modification de la Constitution PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le gouvernement québécois a décidé de s’attaquer au cœur du problème de la restructuration scolaire: il sollicite maintenant l’appui du fédéral pour modifier l’article de la Constitution canadienne qui l’empêche d’abolir les commissions scolaires confessionnelles.Il s’agit là d’une démarche politique délicate, mais le ministre des Affaires intergouvemementales Jacques Brassard ne croit pas qu’avec cette demande de négociation Québec se trouverait à entériner le rapatriement de la Constitution de 1982, rapatriement qui s’était produit sans l’accord du Québec.En fait, Québec prend plutôt acte de «l’ouverture» manifestée par le fédéral sur cette question, dit M.Brassard, et il cherche avant tout à modifier l’article 93 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de façon «rapide et bilatérale», entre autres en empruntant une voie suivie récemment par Terre-Neuve.Jacques Brassard a donc sollicité mardi une rencontre avec son vis-à-vis fédéral Stéphane Dion, «pour vérifier cette ouverture d’esprit».Le ministre Brassard évoque également de récentes déclarations des ministres fédéraux Lucienne Robillard et Pierre Petti- VOIR PAGE A 8: QUÉBEC Lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Lise Bissonnette: Sagesse à reculons.¦mit* ür sfV, .¦$ùïmk m yl V; .j§ .- •.\ al .' îi JÜk, JACQUES NADEAU LE DEVOIR À la Old Brewery Mission, dans le Vieux-Montréal, de gauche à droite: Christian Proulx, Claudio Iadeluca, directeur de l’œuvre, Bernard «le minou» LeCourtois et Pépé.\ A la Old Brewery Mission, on ne fait pas dans le détail Cet accueil pour sans-abri ramasse tout ce que les autres ne veulent pas À Montréal, l’histoire de l’itinérance, de l’itinérance au quotidien, est ponctuée de froid, si le froid a atteint les -16, des rabais que proposent les Jean Coutu ou Cumberland sur l’Aqua Velva, de nœuds dans la tête et de guichets automatiques, de compressions budgétaires en Ontario, de vidéos poker de Loto-Québec et de bien d’autres éléments ou choses.Mais c’est surtout ceci: un phénomène en progression constante.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Dans le monde de l’itinérance, il y a un niveau, une limite, un baromètre: lorsqu’il fait -16 et en-dessous, le personnel de la Old Brewery Mission doit récupérer tous les itinérants qui se camouflent ici et là dans le centre-ville.Parce que, lorsque le thermomètre touche les -16, on entre dans la zone dangereuse qui devient très dangereuse lorsqu’on frôle les -22.Passer 24 heures à -22, c’est avoir l’impression qu’un exacto gratte les bouts des doigts, qu’un scalpel aiguise les oreilles.C’est perdre la sensation de soi.Après quoi, c’est la mise en berne.Lorsqu’il fait froid comme il a fait froid la semaine dernière, alors l’univers de l’itinérance sombre dans le monde de tous les dangers.Claudio Iadeluca est directeur général de la Old Brewery Mission.Yvan Lalonde est son adjoint.Plus précisément ce dernier est le superviseur de cet endroit qui est le plus gros centre d’hébergement pour itinérants de Montréal.Physiquement ils en imposent quelque peu.Ils sont davantage costauds que filiformes.Ni l’un ni l’autre ne sont des croisés du Nouvel Âge ou des convertis aux théories diverses qui ont traversé lTiis- VOIRPAGE A toire des idées des trente dernières années.«Nous ne sommes pas des psychologues», d’affirmer d’emblée M.Iadeluca.Ils ne sont pas cela parce qu’ils doivent faire face.Eux et le personnel de la Mission sont continuellement sur la brèche.Bref, ils n’ont pas le loisir de faire dans le détail.Ils font dans l’urgence.Ils y sont d’autant plus plongés, dans l’urgence, qu’ils ramassent tout ce que les autres ne veulent plus.À cet égard, la sociologie comme l’histoire de l’itinérance nous enseignent qu’il y eut d’abord celui qu’on appelait le robi-neux.Puis au robineux s’est ajouté le toxicomane.Après, il y a eu les mis-à-la-porte découlant de la désinstitutionnalisation des hôpitaux psychiatriques.Ensuite sont arrivés les laissés-pour-compte de la lutte féroce à l’inflation.Depuis peu, un autre groupe s’est ajouté.Dans la foulée de l’implantation des vidéos poker dans les bars et brasseries de Montréal, M.Iadeluca a assisté à l’émergence d’une nouvelle clientèle: les compulsifs du jeu.Des gens qui, étant cela, des joueurs invétérés, sombrent dans l’itinérance une fois toutes leurs ressources financières épuisées.Maintenant, il faut souligner, il faut noter, que chaque introduction de facteur ayant provoqué ou produit de l’itiné- 8: MISSION Montréal est moins pressé de privatiser Cernée de toute part par les nombreuses ramifications d’une crise politique qui secoue l’Hôtel de Ville depuis deux mois, l’administration du maire Pierre Bourque met un frein à ses projets de partenariat et de privatisation.Malgré ce moratoire, l’administration se défend bien que la tourmente ait des conséquences sur la gestion des dossiers municipaux, plaidant plutôt un nouvel empressement à informer et consulter ses employés avant de se tourner vers le secteur privé.¦ Lire notre reportage, page A 3 Dollard-des-Ormeaux résiste + aux partitionnistes 600 citoyens en colère harcèlent en vain le conseil municipal JEAN DION LE DEVOIR Quelque 600 citoyens en colère de Dollard-des-Or-meaux, dans l’ouest de File de Montréal, ont fait savoir hier à leurs élus qu’ils tiennent mordicus à demeurer au Canada advenant la souveraineté du Québec, mais ils ne les ont pas convaincus des mérites d’un éventuel référendum municipal à saveur partitionniste.Au terme d’une assemblée publique chargée d’émotivité mais civilisée, le maire de la ville, Edward Janiszewski, a en effet refusé de changer son fusil d’épaule.Plutôt que de se ranger derrière l’idée de la tenue d’un référendum, il a invité ses commettants à rechercher des solutions susceptibles de rallier l’ensemble des fédéralistes tout en faisant pression sur les gouvernements fédéral et provincial.Pendant deux heures et demie, le conseil municipal de DDO a été mitraillé de critiques de la part d’une trentaine de citoyens qui, à deux exceptions près, l’ont enjoint de rallier le mouvement amorcé il y a deux mois par Côte-Saint-Luc et Hampstead.Toutes les accusations ou presque, de VOIR PAGE A 8: DOLLARD Québec accroît son aide aux familles dans le besoin Le gouvernement rend publique aujourd’hui sa politique familiale MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La nouvelle politique familiale du gouvernement Bouchard, dont les détails sont rendus publics aujourd’hui par le premier ministre Bouchard et la ministre de l’Éducation Pauline Marois, assure les familles démunies d’un meilleur soutien financier, de services à la petite enfance accrus et, accorde à tous les parents des congés plus longs et mieux rémunérés.«Globalement, peut-on y lire, les changements apportés à la politique familiale avantageront les familles biparentales dont un ou les deux conjoints travaillent à bas salaire, les familles monoparentales dont le chef occupe un emploi faiblement rémunéré et, plus particulièrement encore, parmi ces familles, celles qui ont de jeunes enfants en service de garde.» Dévoilée dans ces grandes lignes lors du Sommet sur l’économie et l’emploi d’octobre dernier, la politique familiale, un livre blanc que certains organismes pouvaient consulter depuis quelques jours déjà, cherche donc à venir en aide aux familles moins nanties, telles que les familles monoparentales majoritairement dirigées par des femmes.•Lesgagnantes de cette réforme, avait d’ailleurs déclaré M.Bouchard lors du Sommet sur l’économie et l’emploi, sont les femmes.Ce sont les groupes de femmes qui, depuis de nombreuses années, réclament des moyens concrets pour concilier le rôle de mère et de participante au marché du travail.Et les principaux gagnants, ce sont les enfants du Québec, notamment ceux qui vivent dans des milieux défavorisés.» VOIR PAGE A 8: FAMILLE • • 4 i 778313000672 L R I) R V 0 I II .1, R .1 R II I) I t :5 ,| A N V I R H I !) il 7 A 8 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALISES Le marteau de Fred RUTGERS UNIVERSITY ASSOCIATED PRESS CETTE PIERRE , de la grosseur d’un poing, est en réalité le plus vieil outil de fabrication humaine que nous ayons jamais trouvé.Elle a été travaillée comme le prouvent les traces d’éclats encore visibles aujourd’hui.Des chercheurs de l’université Rutgers du New Jersey ont trouvé cette pierre à Gona, en Éthiopie, parmi un gisement de plusieurs milliers de pierres semblables.Ils évaluent son âge à 2,5 millions d’années, ce qui fait reculer de 250 OOO ans l’âge des outils les plus anciens et pourrait remettre en cause la date d’apparition de /"homo sapiens.ERRATA Séguin plutôt que Chirac Hier, nous rappelions que l’ancien ambassadeur canadien à Paris, Benoît Bouchard, avait qualifié une personnalité politique française de «loose cannon», ce qui n’avait pas favorisé le rapprochement entre la France et le Canada.Ces propos s’adressaient à Philippe Séguin, président de l’assemblée nationale, et non pas au président Jacques Chirac.Char Davies et non Charles Dans le texte de Christian Rioux publié hier, il fallait bien lire que c’est l’artiste Mme Char Davies (et non Charles Davis) qui a réalisé l’œuvre multimédia Osmose, qu’on songe à faire venir au Centre culturel canadien de Paris.Toutes nos excuses.EN BREF +Iise Thibault ne suit pas les traces de Jean-Louis Roux (PC) — Dans le cas d’un OUI à un référendum sur la souveraineté du Québec, la nouvelle lieutenant-gouverneur de la province, Lise Thibault, n’aurait pas d’autre choix que de respecter la voix du peuple, a-t-elle fait savoir hier à la Société Radio-Canada.«A moins d’une orientation très droite provenant du gouvernement canadien, je sanctionnerais», a-t-elle déclaré lors d’une entrevue télévisée accordée à l’émission Le Point, diffusée en fin de soirée.Mme Thibault était alors interrogée quant à savoir ce qu’elle ferait, dans l’éventualité d’une victoire du OUI, si le gouvernement du Québec lui soumettait un projet de loi confirmant l’accès de la province à la souveraineté.«Je sanctionnerais parce qu’on ne peut pas, en démocratie, ne pas respecter la voix du peuple», a-t-elle répondue.«Maintenant, c’est certain qu’il y a des constitutionnalistes, c’est certain qu’il y a des gens qui, peut-être, donneraient d’autres orientations, mais, vous savez, le gouverneur général aussi peut à ce moment-là ne pas reconnaître ma sanction», a-t-elle poursuivi.«Mais je pense que comme Québécoise, comme lieutenant-gouverneur, en ayant ces fonctions, en ayant le respect du citoyen, je ne pourrais pas faire autrement que de poser ce geste.» S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal .soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.Ul Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Agenda culturel (514)985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 da lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Version internet (514) 278-6060 1-800-563-5665 Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Dev situé au 2050.rue de Bleury, 9" étage.Montréal, (Qu par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bon Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques ()uest.Montre est autorisée à employer et à diffuser les informât Le Devoir est distribué par Messageries Dynamique Inc.900, boulevard Saint Martin Ouest.Laval Envoi d no 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Quêta Inc.dont le siège social est c), II3A 3M9.Il est imprimé ¦au.division de Imprimeries L'agence Presse Canadienne is publiées dans Le Devoir.ivision du Groupe Québécor ublication — Enregistrement / QUEBEC Une certaine confusion SUITE DE LA PAGE 1 grew selon lesquelles «cette question pourrait se régler de façon bilatérale et rapidement», dit-il.Mais une certaine confusion règne encore sur la nature même de la modification demandée par Québec.Le ministre Brassard n’a pas voulu indiquer clairement ce qu’il demandait exactement pour l’article 93, réservant ces demandes pour M.Dion.«Amendement peut signifier abrogation», dit-il, ajoutant: «pour nous, il s’agit de modifier une loi du XIXe siècle dont une disposition est complètement archaïque».Et interrogée sur une solution avancée l’année dernière par deux spécialistes, Jean-Pierre Proulx et José Wœhrling, qui proposait de modifier l’article 93 plutôt que de l’abolir afin de mettre fin à la protection exceptionnelle accordée aux commissions scolaires de Montréal et de Québec, la ministre Marois a indiqué que Québec ne retenait pas la solution des deux chercheurs.Si la négociation proposée nécessitait des discussions avec plusieurs provinces, Québec réviserait sa stratégie.«Si d’autres provinces sont impliquées, ce n’est pas évident que le consensus se fera rapidement, explique M.Brassard.Et dans une discussion à six, plusieurs pourraient être tentés d’élargir l’ordre du jour.Si le gouvernement fédéral nous dit “le bilatéral, oubliez ça”, je ferai rapport au Conseil des ministres, parce que cela constituerait un changement majeur dans la voie choisie.» On sait que l’article 93 de la Constitution canadienne garantit des droits confessionnels aux protestants et aux catholiques dans les territoires scolaires de Montréal et de Québec, une réalité juridique incontournable à laquelle se sont butés tous les gouvernements qui ont tenté de restructurer le réseau scolaire depuis 20 ans.En juin dernier, la ministre Marois avait présenté un projet visant à remplacer les actuelles commissions scolaires confessionnelles par des commissions scolaires linguistiques dotées de comités confessionnels, pour respecter les obligations constitutionnelles, mais ce bricolage compliqué avait suscité un tollé et la ministre avait retiré son projet.Mme hjarois avait alors référé le dossier aux Etats généraux sur l’éducation, qui lui conseillaient en octobre de s’attaquer au cœur du problème en entreprenant des démarches pour abroger l’article 93 de la Constitution.Une négociation positive prouvera-t-elle la souplesse du fédéralisme?«On verra, vous présumez de l’issue du processus», a répondu prudemment hier le ministre Brassard.Quant à la ministre Marois, elle a clairement indiqué qu’il n’est pas question de maintenir des commissions scolaires confessionnelles.Mais «cela n’élimine pas la discussion [future] sur le statut de l’école et l’enseignement de la religion à l’école», ajoute-t-elle.Des réactions positives, mais des questions sans réponse Le désir de Québec de négocier avec Ottawa une telle modification constitutionnelle a visiblement ravi la Centrale de l’enseignement du Québec, mais la Fédération des commissions scolaires se montre prudente.«Nous pouvons enfin espérer une modernisation de notre système scolaire», de dire la présidente de la CEQ Lorraine Pagé.L’Alliance des professeurs de Montréal y voit aussi un pas dans la bonne direction pour «mettre fin au dédoublement onéreux des structures actuelles et garantir l’accès à tous les citoyens, quelle que soit leur origine, à une véritable école commune et laïque».La Fédération des commissions scolaires du Québec se montre toutefois très prudente, exigeant de Québec «qu’il précise davantage ses orientations avant de demander une modification constitutionnelle», par exemple par le biais d’une commission parlementaire.La Fédération se demande, entre autres, par quoi on veut remplacer l’article 93, et quelles sont les intentions réelles du gouvernement en regard de la confession-nalité à l’école.Le porte-parole de l’opposition libérale à l’Assemblée nationale, François Ouimet, se réjouit de l’intention du gouvernement de négocier cette question avec Ottawa, mais il souligne qu’il sera difficile d’abroger l’article 93, «qui est le résultat d'un compromis historique [en 1867] entre le Haut-Canada et le Bas-Canada».En ce sens, M.Ouimet croit que l’Ontario devra être mêlé aux discussions.La démarche du gouvernement lui apparaît «hasardeuse et susceptible de mener à des,contestations judiciaires», ajoute-t-il.A Montréal, où le débat sur cette question a toujours été très animé, le président de la CECM, Michel Pallascio, continue à affirmer qu’il est possible de créer des commissions scolaires linguistiques «tout en respectant la liberté de choix», ce qui impliquerait dans son esprit la cohabitation avec des structures confessionnelles.De son côté, la présidente du MEMO, le parti d’opposition au Conseil des commissaires de la CECM, se montre «très contente» de la décision gouvernementale.«Cela fait dix ans que le MEMO réclame qu’on fasse cette approche avec le fédéral, de dire Diane de Courcy.La ministre fait preuve ici d’une belle maturité politique».mm JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le drapeau unifolié à l’effigie de la «proposition 4» — la tenue d’un référendum municipal sur l’appartenance au Canada — était à l’honneur, hier soir, lors d’une assemblée publique organisée par le conseil de Dollard-des-Ormeaux.Les protestataires n’ont toutefois pas réussi à infléchir la volonté du maire, qui n’y voit pas une solution acceptable.DOLLARD Police d'assurance SUITE DE LA PAGE 1 lâcheté, de collaboration tacite avec l’ennemi séparatiste, de non-respect de la volonté des commettants, y ont passé, de même que de nombreuses invitations à démissionner.La réunion, qui s’inscrivait dans le cadre d’un vaste processus de consultation mis sur pied par la Ville, a attiré presque exclusivement des tenants de la «proposition 4» — un référendum sur l’appartenance au Canada —, ainsi nommée parce qu’elle s’oppose à trois suggestions faites par l’administration municipale et jugées trop molles.«Il nous faut une police d’assurance», a déclaré un citoyen.«Vous essayez d'éluder les problèmes», a dit un autre.«Vous avez l’obligation de vous conformer au vœu des contribuables», a renchéri un troisième.Et encore: «Nous avons besoin d’une résolution avec des dents.» Le tout assaisonné de commentaires pas très flatteurs à l’endroit du gouvernement du Québec, repaire de «traîtres», qui doit savoir qu’advenant un troisième scrutin sur la souveraineté, «nous allons livrer le combat de notre vie», quitte à «mourir Canadiens».La virulence des reproches n’a toutefois pas eu raison de la ténacité du maire Janis-zewski, qui a maintenu que le nombre était seul gage d’efficacité dans la lutte à poursuivre et que, en conséquence, il fallait dégager une proposition acceptable aux autres municipalités et à l’ensemble des fédéralistes.«Nous devons être suivis.Or la proposition 4 va arrêter le mouvement, parce que la plupart des gens n’en veulent pas.Il faut la modifier», a-t-il répliqué en substance.M.Janiszewski souligne également qu’un référendum municipal n’aurait aucune portée juridique, voire serait carrément illégal, et que lui et ses conseillers ont été élus pour gérer l’entretien des rues et l’enlèvement des déchets, «non pour exercer des pouvoirs constitutionnels que nous n’avons pas».«Nous sommes tous du même côté», a-t-il tout de même ajouté, précisant qu’il travaillerait à «trouver le moyen le plus efficace de faire en sorte que le Canada demeure uni».Le conseil de Dollard-des-Ormeaux continuera de recueillir les opinions de ses citoyens jusqu’à la fin janvier, et il entend adopter une résolution sur la question en mars ou avril.Quant au maire, auquel plusieurs participants ont promis la défaite aux prochaines élections, il a indiqué aux journalistes que «mon intégrité est plus importante que ma réélection».MISSION Cuite à l’Aqua Velva SUITE DE LA PAGE 1 rance ne s’est pas soldée par la disparition du facteur antérieur.Il y a aujourd’hui beaucoup plus d’itinérants qu’il y en avait il y a dix ou vingt ans.Selon M.ladeluca, s’il n’est pas possible d’établir avec exactitude le nombre d’itinérants, tous les professionnels du milieu s’accordent au moins pour estimer qu’il y a 10 000 de ces personnes qui vivent dans les rues de Montréal.Révisée en 1995, une étude sur les sans-abri effectuée par le fédéral indique que, sur les 10 000 sans-abri que compte Montréal, 94 % sont des hommes, 70 % sont célibataires, 35 % ont entre 18 et 30 ans, 60 % sont nés dans la région montréalaise, 82 % sont nés au Québec.Les auteurs de cette étude ont également constaté que la plupart des itinérants consommaient des drogues, incluant des médicaments sur ordonnance, et de l’alcool.Voilà pour les statistiques officielles.Continuons avec les chiffres du ras des pâquerettes.Au cours de l’hiver dernier, M.ladeluca a constaté que 2800 nouveaux visages avaient traversé la porte d’entrée de la Mission.Il a calculé que 280 000 repas avaient été servis.«Pour vous donner une idée, en temps normal on sert 900 repas par jour.Cette année, même s’il fait moins froid pour l’instant que l’an dernier, je m’attends à ce qu’à la fin de mars on atteigne les 300 000 repas.Ça, c’est 20 000 de plus que l’hiver dernier.» La Mission, c’est une salle-à-manger qui ne peut pas contenir plus de 100 personnes en même temps.C’est également, voire surtout, 400 lits, toutes annexes confondues, qui, lors de la vague de froid de la semaine dernière, ont été occupés du jeudi soir au lundi matin 20 janvier.Et comme le monde de l’itinérance est en pleine expansion, la Mission a raclé ses fonds de tiroirs, histoire de faire l’acquisition d’un édifice situé à l’angle des rues Visitation et Maisonneuve.Un centre qui comprendra de 60 à 85 lits.Un centre qui sera voué exclusivement aux femmes.Parce que des femmes, des femmes itinérantes, il y en a de plus en plus.«Lorsqu’à 2 ou 3h du matin vous apercevez une femme seule dans un McDo ou un Dunkin Donuts de la rue Sainte-Catherine en train de boire un café, une femme à l’air abandonné et recouverte de plusieurs couches de vêtements, il y a, bien des chances que ce soit une itinérante.À la différence des hommes, elles se camouflent.Elles font davantage attention à leur apparence.Chez les hommes, c’est parfois tout le contraire.Ils ne soignent pas du tout leur apparence.Ceux qui sont sales veulent le rester.» Pourquoi donc?«Parce que pour eux la saleté est une défense contre les autres.Elle signifie: “je veux rester seul, ne me posez plus de questions”.Les sacs que ces hommes-là traînent avec eux, c’est tout ce qui les rattache à leur vie passée.On avait un itinérant qui avait toujours dans son sac un livre si déchiré que c’était impossible de lire quoi que ce soit.Il était très attaché à ce livre.Savez-vous pourquoi?Parce que c’était un ancien professeur d’école.» Le plus dur, ou plutôt le plus inquiétant, pour M.ladeluca, Yvan Lalonde et la petite troupe de permanents, ce sont les cas psychiatriques.Avec la vague de compressions, de virage ambulatoire et compagnie, ce qui tenait avant du singulier tient désormais du pluriel.Plus précisément, il s’agit de cela: lorsque l’autobus qui fait la rue Sainte-Catherine et les rues parallèles, entre Papineau et Atwater, de 21 h à 4h du matin, lorsque cet autobus ramène tous les jours des cas psys, alors se pose un dilem-ne incroyable.Est-ce que cette personne, qui visiblement est une désinstitutionnali- sée, une coupure budgétaire, a avalé toutes ses pilules simultanément?«Vous comprenez, ici on n’est pas des docteurs.Je le sais-tu de quoi ils sont malades?Non.Lorsque la semaine dernière j’ai lu dans les journaux que le ministre Rochon allait couper 3000 lits d’ici trois ans dans le réseau psychiatrique, je me suis dis: ça va encore augmentey.» Lorsque ce n’est pas la psychiatrie qui sème l’inquiétude, c’est parfois les soldes des pharmacies.«À chaque fois que je vois une annonce de Coutu ou Cumberland dam les journaux, je regarde s’il va y avoir des rabais sur l’Aqua Velva ou Lysol.Si c’est le cas, je sais à l’avance que le soir même on aura des itinérants qui en auront bu.» Les journaux, les professionnels de l’itinérance les lisent avec d’autant plus d’acuité que, expérience aidant, ils leur permettent de deviner les tendances à à venir.«Prenez l’Ontario.Depuis que Mike Harris est premier ministre, il y a eu beaucoup de coupures budgétaires.Et alors?On a quelques itinérants ontariem.Avant on n’en avait pas.» Et quelle est la tendance à venir?La famille itinérante.Rien de moins.Demain: le vidéo poker comme agent provocateur de l’itinérance.FAMILLE Assurance parentale SUITE DE LA PAGE 1 Ainsi, la nouvelle allocation unifiée pour enfants représente une aide additionnelle d’au moins 1600$ comparativement à l’allocation familiale de base actuelle.Avec cette mesure, une famille biparentale avec deux enfants dont le revenu est de 16 000 $ recevra 2800 $ de plus que maintenant et une famille monoparentale ayant un revenu.de 13 000 $ obtiendra le même montant supplémentaire.À partir d’un revenu d’environ 50 000 $, cependant, l’allocation unifiée pour enfant sera réduite de 50 $ par tranche additionnelle de 1000 $ de revenus jusqu’à devenir nulle.Les parents conserveront toutefois leur crédit d’impôt pour enfants.Le gouvernement souhaite couvrir les besoins essentiels des enfants en procurant aux familles défavorisées un surplus à la prestation fédérale fiscale pour enfants.Le montant de l’allocation unifiée québécoise sera déterminé à partir du revenu familial net de l’année précédente des deux conjoints, dans une famille biparentale, et du parent gardien, dans le cas d’une famille monoparentale.Non imposable, l’allocation unifiée pour enfants, qui remplacera progressivement l’allocation familiale, l'allocation pour jeune enfant et l’allocation à la naissance (abolie à compter du 30 septembre 1997), entrera en vigueur le 1er juillet prochain et coûtera tout près d’un milliard au gouvernement Elle s’ajustera à la future prestation fédérale pour enfants et ne souffrirait donc pas d’un retard éventuel d’Ottawa à agir dans ce dossier.Deuxième volet de la politique familiale québécoise, les services à la petite enfance comprendront, à partir de septembre 1997, la maternelle à plein temps gratuite, mais non obligatoire, pour tous les enfants de cinq ans et des services éducatifs et de garde pour les enfants de quatre ans.Une contribution de 5 $ par jour par enfant sera exigée des parents, mais ce changement ne devrait pas affecter les budgets des plus démunis, en raison de l’augmentation significative de l’allocation unifiée pour enfants.Le gouvernement a l’intention de créer 73 000 places d’ici l’an 2000 dans les centres à la petite enfance qui seront mis en place à partir des services de garde existants.la ministre Marois avait indiqué lors du Sommet sur l’économie et l’emploi qu’on privilégiait les places en milieu familial, la solution préférée des parents, semble-t-il.Quant aux garderies à but lucratif, la politique familiale préconise diverses formes de collaboration entre elles et les centres à la petite enfance.Pour les enfants de quatre ans de milieux défavorisés, des services éducatifs gratuits seront progressivement offerts soit par les pré-maternelles à demi-temps, soit par les centres à la petite enfance nouvellement créés.L’implantation de ce nouveau programme débutera dans la région de Montréal dès septembre 1997.Enfin, le nouveau régime d’assurance parentale québécois propose plusieurs avenues qui se comparent avantageusement à ce que les parents connaissent actuellement avec le régime d’assurance-emploi fédéral.Des négociations devront d’ailleurs avoir lieu avec Ottawa avant de voir le congé parental, revu et amélioré, entrer en vigueur le 1er janvier 1998.Le régime québécois prévoit les congés suivants: ¦ 18 semaines pour toutes les travailleuses qui ont gagné au moins 3000 $ au cours des 52 semaines précédentes ¦ 7 semaines à partager entre le père et la mère ¦ 5 semaines de congé de paternité basé sur les revenus du père ¦ 12 semaines de congé d’adoption ¦ 26 semaines en cas d’un troisième enfant La nouvelle prestation d’assurance parentale remplacera 75 % du revenu net au lieu de 55 % du revenu brut et ne sera pas imposable au Québec.En outre, les travailleurs et travailleuses autonomes seront admissibles à ces congés, ce qui n’est pas le cas présentement.Au total, l’assurance parentale couvrira 30 semaines de congé, soit cinq de plus que le régime actuel.Québec évalue à 1,6 milliard le coût des nouvelles dispositions de sa politique familiale implantée sur une période de six ans.L’ensemble des budgets québécois consacré à la famille sera réalloué en tout ou en partie.La contribution des parents aux services de garde est évaluée, quant à elle, à 170 millions et le gouvernement québécois devra récupérer quelques centaines de millions d’Ottawa pour financer la caisse d’assurance parentale.Au terme de la réforme, en 2003, le gouvernement devra dénicher près de 250 millions en ressources financières supplémentaires. I.K I) K V 0 I U .i.K .1 K II I) I 2 :t .1 A N V I K U I !) H 7 B ,r> -?LE ~ ?-= LES SPOILTS Internationaux de tennis d’Australie Sampras inquiété, Ivanisevic inquiétant ASSOCIATED PRESS Sampras servait remarquablement bien, hier, à Melbourne.Sabres 6, Canadien 1 Un match difficile à tous points de vue EN BREF Le choix des Torontois (PC) — Pat Burns et Don Cherry, le coloré commentateur reconnu pour ses propos xénophobes et son amour du jeu robuste, sont des choix populaires pour diriger les Maple Leafs de Toronto, qui occupent présentement le dernier rang de la Ligue nationale.: C’est ce qu’indique le résultat d’un sondage informel mené par le Toronto ¦ Sun, auquel ont répondu des centaines d’amateurs de hockey: Burns, qui a été congédié du même poste l’an dernier, est arrivé en tête avec 29,1 % des votes, et Cherry est arrivé le premier parmi ceux dont les noms n’étaient pas suggérés.Bonne nouvelle quand même - pour l’actuel entraîneur Mike Murphy: c’est le directeur général Cliff Fletcher qui est montré du doigt par le plus grand nombre d’amateurs pour les déboires des Leafs, suivi du propriétaire Steve Stavro et des joueurs.Construire un ranch (PC) — Sheldon Kennedy recevra en .cadeau un terrain de plus de 240 hectares en Colombie-britannique, où il pourra faire construire un ranch pour enfants harcelés sexuellement, a rapporté hier le USA Today.Ce don provient de Steve Funk, de Canadian Maple Leaf Financial Corp.à Vancouver.L’annonce officielle doit être faite le 11 février, mais Torn Laidlaw, le représentant de Kennedy, a confirmé la nouvelle.«Sheldon pourra décider s’il veut construire sur ce terrain ou le vendre et construire ailleurs», a déclaré Laidlaw.Kennedy, qui joue présente-.ment pour les Bruins de Boston, a fait i savoir qu’il voulait s’impliquer de cette i façon après avoir révélé le harcèlement dont il a lui-même été victime de la part de son ancien entraîneur junior, Graham James, récemment condamné.HOCKEY LIGUE NATIONALE Hier Floride 1, Hartford 2 Montréal 1, Buffalo 6 Boston 4, Ottawa 1 NY Rangers 5, Washington 3 Edmonton 1, NY Islanders 8 Calgary 3, Toronto 5 Philadelphie 2, Detroit 2 Vancouver à Chicago Los Angeles à San José New Jersey à Anaheim Aujourd'hui Floride à Boston, 19h30 Colorado à Pittsburgh, 19h30 Vancouver à St.Louis, 20h30 Anaheim à Phoenix, 21 h Vendredi NY Islanders à Hartford, 19h Edmonton à Buffalo, 19h30 Calgary à Ottawa, 19h30 Association de l'Est Section Nord-Est Mj G P N BP BC P Pittsburgh 46 26 15 5 171 138 57 Buffalo 47 25 17 5 140 123 55 Hartford 46 19 20 7 133 146 45 Montréal 48 18 22 8 154 164 44 Boston 46 17 23 6 135 165 40 Ottawa 44 14 22 8 120 132 36 Section Atlantique Philadelphie 47 27 13 7 152 116 61 NY Rangers 50 24 19 7 170 139 55 Floride 45 22 14 10 131 110 54 New Jersey 44 22 16 5 113 110 49 Washington 47 20 22 5 127 128 45 Tampa Bay 45 18 21 6 131 141 42 NY Islanders 46 14 23 9 125 138 37 Association de l’Ouest Section Centrale Dallas 46 25 17 4 133 114 54 Detroit 46 21 16 9 140 107 51 St.Louis 47 21 22 4 137 151 46 Phoenix 46 19 23 4 125 150 42 Chicago 48 17 23 8 122 129 42 Toronto 47 18 29 0 141 168 36 Section Pacifique Colorado 47 28 11 8 160 108 64 Edmonton 48 21 22 5 154 148 47 Vancouver 44 21 21 2 143 147 44 Anaheim 44 17 22 5 125 134 39 Los Angeles 45 17 23 5 124 149 39 Calgary 47 17 25 5 117 140 39 San Jose 44 16 23 5 113 141 37 LES MENEURS B P Pts Lemieux, Pgh 29 50 79 Jagr, Pgh 41 31 72 Gretzky, NYR 16 46 62 Sundin, Tor 28 31 59 Selanne, Ana 25 31 56 Sakic, Col 15 40 55 Francis, Pgh 17 37 54 Tkachuk, Phx 29 23 52 LeClair, Phi 27 24 51 Recchi, Mtl 23 27 50 Palffy, NYI 26 23 49 Messier, NYR 25 24 49 Shanahan, Det 25 24 49 Yzerman, Det 12 37 49 Damphousse, Mtl 19 27 46 Oates, Bos 16 30 46 Savage, Mtl' 16 30 46 Amonte, Chi 28 17 45 Bondra, Was 27 18 45 Sanderson, Har 24 20 44 Alfredsson, Ott 16 28 44 Kariya, Ana 16 28 44 Leetch.NYR 11 33 44 FOOTBALL LIGUE NATIONALE Finales de conférence Dimanche, 12 janvier Caroline 13 Green Bay 30 Jacksonville 6 Nouvelle-Angleterre 20 Super Bowl Dimanche, 26 janvier Green Bay contre Nouvelle-Angleterre RAYMOND POINTU AGENCE FRANCE-PRESSE Melbourne — L’Américain Pete Sampras, tête de série ri’ 1 et no 1 mondial, a été sérieusement inquiété par l’Espagnol Albert Costa (n" 10), avant de se qualifier pour les demi-finales des Internationaux d’Australie, 6-3,6-7 (5/7), 6-1, 3-6, 6-2,hier, à Melbourne.Quant au Croate Goran Ivanisevic (ri’ 3), il a de nouveau donné des signes inquiétants de faiblesse lors de sa défaite, 6-4, 6-2, 6-3, face à l'Autrichien Thomas Muster (ri 5).Longue à s’animer, la rencontre Sampras-Costa sembla longtemps devoir s’acheminer vers une victoire de bon gestionnaire.D’autant que Sampras servait remarquablement bien (23 aces, 66 % de réussite et 85 % de points marqués au premier service pendant toute la partie).A partir du jeu décisif qu’il gagna en réussissant un passing le long de la ligne sur la remise d’une de ses amorties, Costa a justifié sa qualité de ri 1 espagnol.Après que Sampras eut remporté la troisième manche, Costa revenait à deux sets partout, contraignant le numéro un mondial à disputer un cinquième set Sortant systématiquement vainqueur des échanges un peu longs, multipliant les passings inattendus et les revers croisés en pleine course, Sampras, qui comptait une victoire sur son adversaire, en 1994 à Roland-Garros, fit le break décisif au 4e jeu du cinquième set.Prenant un départ en boulet de canon, comme contre l’Américain Jim Courier au tour précédent, Muster gagna haut la main le droit de disputer sa deuxième demi-finale australienne, huit ans après la première.Ivanisevic, dont on se demande s’il sera jamais en mesure de gagner un tournoi du Grand Chelem, lui facilita la tâche en prenant des risques insensés, au lieu de serrer son jeu.Ils lui valurent 54 fautes directes et firent tomber sa réussite au premier service à 39 % (20 % dans le troisième set!).Inversement, alors qu’il avait déjà concédé un break, le Croate, qui eut plusieurs bonnes occasions de monter dans le 7e jeu du premier set, resta planté sur sa ligne de fond avant de produire l’une de ses nombreuses amorties trop courtes, manquant ainsi l’occasion de combler rapidement son handicap.Monstre d’efficacité, Muster ne commit pour sa part que 14 fautes directes et eut même un PRESSE CANADIENNE Le receveur Joe Siddall, de Windsor en Ontario, aura une autre chance de mériter un poste régulier avec les Expos le mois dernier quand il sera un des 13 joueurs invités au camp d’entrainement Siddall a joué brièvement avec les Expos en 1993 et 1995 et a écrit une page d’histoire quand il s'est retrouvé derrière le marbre lors des débuts de Denis Boucher avec les'Expos.C’était rendement très supérieur au filet (82 % de points marqués contre 51 %).Jeu tendu et plat Le premier quart féminin tourna court en raison d’une lésion à la ceinture abdominale de la Belge Dominique Van Roost, 43e mondiale, qui dut abandonner face à l’Américaine Mary Joe Fernandez, tête de série ri 14, alors qu’elle était menée 7-5,4-0, après 66 minutes de jeu.Gênée au service, la Belge commit presque autant de doubles fautes que sa compatriote Sabine Appelmans, la veille, face à la Française Mary Pierce (9 contre 11).Avec son jeu tendu et plat, elle accumula également 43 fautes directes minimes, contre 11 à son adversaire, dont la plupart eussent sans doute été des points gagnants lors de ses matches précédents.là la première batterie canadienne de l’histoire.Il a signé un contrat le 21 novembre avec les Lynx d’Ottawa après avoir joué à Charlotte, filiale MA des Marlins de la Floride.Lee Smith sera du nombre des invités.lui à qui on donnera une chance de remplacer Mel Rojas comme releveur numéro un.Andy Stankiewicz, qui a eu son utilité comme joueur de champ intérieur et comme frappeur suppléant avec les Expos la saison dernière, a lui aussi signé un contrat des ligues mi- C’est à Melbourne que l’élégante Mary Joe Fernandez, a participé en 1990 à sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem, avant de récidiver en 1992.La Suissesse Martina Hingis, tête de série no 4, de neuf ans sa cadette, a fait un grand pas dans la même direction en battant la Roumaine Irina Spirlea, tête de série ri 8,7-5, 6-2.«Elle a fait aujourd’hui son meilleur match contre moi», a déclaré Hingis, qui n’a pas concédé un seul set à cette adversaire au cours de leurs quatre rencontres en sept mois.Difficile à surprendre sur sa ligne de fond, Spirlea n’a pas donné à Hingis beaucoup d’occasions de s’ouvrir grand le court, comme la jeune Suissesse a coutume de le faire.Mais elle a totalisé 34 fautes directes contre 11, Hingis ne commettant aucune erreur avec son coup droit! neures et a été invité au camp.Les autres j' ueurs invités sont les lanceurs John OeSilva, Anthony Telford, Mike Milchin et Carlos Pulido, le receveur Michael Barrett, les joueurs de champ intérieur Torey Lovullo, Ge-ronimo Pena et Rick Schu et les voltigeurs Milt Cuyler et Steve Pegues.Quelques instructeurs ont également été invités.11 s’agit de Jim Benedict.Pat Kelly, Bo McLaughlin, Pat Roessier, Dick Sofïeld et Dean Treanor.FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Buffalo — Dominik Hasek s’est dressé tel un mur face au Canadien.Fidèle à sa réputation, le gardien tchèque a offert une brillante performance pour permettre aux Sabres de Buffalo de vaincre le Tricolore 6-1, hier soir, au Marine Midland Arena, devant 16 919 spectateurs.Martin Rucinsky a été sa principale victime.Son compatriote l’a stoppé à trois reprises dont deux fois lors d’échappés.La performance de Hasek a été d’autant plus éclatante que Jocelyn Thibault était dans un mauvais soir.Mario Tremblay l’a d’ailleurs remplacé par Pat Jablonski dès la deuxième période après le quatrième but des Sabres.Jason Dawe, deux fois, Derek Plante, Brian Holzinger, Matthew Barna-by et Michael Peca ont réussi les buts du Buffalo.Vincent Damphousse a été le seul à déjouer Hasek.Le Canadien n’a pas su profiter de six avantages numériques.Pis encore, les Sabres ont marqué un but en infériorité numérique.Une soirée difficile sur toute la ligne.En perdant, le Canadien se retrouve encore une fois à quatre matchs de la barre de .500.Quant aux Sabres, ils disputaient un huitième match de suite sans défaite (7-0-1) à domicile.Les trois étoiles: Dominik Hasek, Matthew Barnaby, Jason Dawe.Mario garde son calme Mario Tremblay n’a pas fait de crise malgré le cuisant échec du Canadien, hier.«On a eu nos chances, a-t-il dit.On a même eu trois échappées, une par Turner Stevenson, et deux pas Martin Rucinsky.«Mais on affrontait le meilleur gar- PRESSE CANADIENNE Le beau rêve de Patrick Lalime risque de devenir encore plus beau dans les prochains jours.Déjà détenteur du record de matchs sans défaite à son entrée dans la Ligue nationale, qu’il a porté à 16 en effectuant 49 arrêts pour battre Ca-lary 4-2 mardi, le gardien des Penguins de Pittsburgh va affronter pour la première fois son idole Patrick Roy, ce soir, et l’équipe préférée de son enfance, le Canadien, dimanche à Montréal.Il évoluera alors devant plusieurs de ses parents et amis de Saint-Bona-venture, où il est devenu un héros instantané.dien de la Ligue nationale.Dominik Hasek a gardé les Sabres dans le match», a analysé l’entraîneur du Tricolore.Tremblay était toutefois déçu de l’effort de sa troupe en troisième période.Les Sabres ont entrepris le troi-sième tiers avec une avance de 4-1.«Ce qui me déçoit, c’est que les joueurs ont lâché en troisième période.Ils ont baissé les armes.» Jocelyn Thibault n’a pas connu son meilleur match.Tremblay l’a d’ailleurs retiré à la deuxième période après le quatrième but des Sabres.«Thibault n’est pas le seul à blâmer, a-t-il dit.Ca fait seulement quatre fois qu’il est sorti d’un match en 30 départs.» Le jeu de puissance du Canadien a été en panne durant toute la soirée.Il n’a réussi aucun but en six occasions.«On a eu quelques chances», a raj> pelé Tremblay.«On a aussi été mêlés.Ca n’a pas été un succès», a-t-il précisé au sujet de son attaque à cinq.Thibault a reconnu avoir accordé un très mauvais but, le quatrième des Sabres.«Je m’en veux, a-t-il dit.Par contre, j’ai aussi joué de malchance.C’est décevant.Les deux premiers buts ont dévié sur des bâtons, le troisième était un jeu bizarre», a plaidé le gardien.«Hasek a été très solide, a admis Thibault.Pour gagner, je devais être très bon, comme le reste de l’équipe.» Vincent Damphousse a rendu hommage aux Sabres mais sans excuser la contre-performance du Canadien.«On n’a pas joué notre meilleur hockey.On a été mauvais durant 60 minutes», a-t-il admis.Les Sabres, eux, ont mieux travaillé.Ils ont aussi travaillé plus fort.«Quant à Hasek, il a livré une autre solide performance.Ça fait trois ou quatre ans qu’il est un des meilleurs gardiens du circuit.Il a déjà gagné le trophée Vézina et il sera sans doute un candidat au trophée Hart» a affirmé le capitaine du Canadien.«C’est un rêve, a-t-il dit hier lors d’une conférence de presse téléphonique organisée par la ligue nationale pour sa nouvelle vedette.Depuis que je suis tout jeune que j’admire le Canadien».Pour qui jouait Patrick Roy.Entre les matchs contre l’Avalanche du Colorado et le Canadien, Lalime devrait avoir l’occasion d’affronter Wayne Gretky et les Rangers samedi, à Pittsburgh.«Maintenant que je suis dans la Ligue nationale, je ne veux pas me laisser trop impressioner, a déclaré Lalime.Mais Patrick Roy est mon idole.R est le plus grand gardien au monde.J’espère avoir le même genre de carrière que lui.» I Grand Prix de l’Épée internationale de Montréal L’escrime a besoin de spectateurs Jean-Marc Chouinard croit qu’il est temps de faire des efforts pour populariser ce sport GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Siroter une bonne bière ou un verre de vin en regardant des athlètes de pointe s’escrimer.«Pourquoi pas?», rétorque Jean-Marc Chouinard, qui prendra part en fin de semaine au Grand Prix de l’Épée internationale de Montréal, dont les demi-finales et la finale individuelles seront présentées samedi soir à la salle le Medley (l'ancien Vieux Munich).Ça fait longtemps qu’on cherche une façon de démocratiser et de faire apprécier l’escrime, et Chouinard assure que le bruit d’une foule ne cause aucun problème dans la pratique de son sport, contrairement au tennis par exemple.«Au contraire, dit-il, ça crée de l’ambiance.Il faut établir un premier contact et je me suis souvent fait dire qu’on apprécie le spectacle une fois qu’on s’est arrêté à regarder des matchs.C’est un sport qui n’est pas difficile à comprendre et les Américains ont eu la même réaction à Atlanta.» Tout le reste de la compétition se déroulera au Centre Claude-Robillard, de vendredi soir à dimanche après-midi.La huitième édition de L’Epée internationale de Montréal est un des trois seuls Grands Prix de la Coupe du Monde, ce qui a son importance, puisque les points attribués sont multipliés par 1,5.Pas surprenant donc que les huit meilleurs épéistes au classement mondial soient attendus, ainsi que les médaillés d’or et de bronze d’Atlanta, le Russe Alexandre Beketov (11°) et le Hongrois Imre Ceza (19).Chouinard ne s’attend pas à de miracle puisqu’il a pris un repos post-olympique pour soigner une vieille blessure au coude.Il ne s’est entraîné que deux fois depuis, soit au cours des deux dernières semaines.Semi-retraité, l’urbaniste de 33 ans projette de participer à quelques autres compétitions cette saison, mais il n’y a rien d’assuré.Il a toujours un bon classement mondial, au 24' rang, tandis qu’un autre Montréalais, Danek Nowosielski est presentment 18'', après avoir terminé troisième à la Coupe du Monde de Taiwan en octobre.Contrairement à Chouinard, il aimerait bien continuer jusqu’aux Jeux de l’an 2000, mais ce futur diplômé de McGill en bio-chimie environnementale ne survit que grâce aux maigres contributions de Sport Canada.Une commandite serait donc bienvenue.«J’ai 30 ans, rappelle-t-il, et j’arrive au meilleur âge puisque les dix meilleurs au monde ont généralement 33-34 ans.J’aimerais bien participer à mes quatrièmes Jeux et j’y vise un podium.» Près de 150 épéistes sont attendus, mais sa 18' place mondiale permet à Nowosielski d’accéder directement au tableau des 64 tireurs samedi.Chouinard a aussi de bonnes chances d’obtenir le même privilège.James Ransom d’Ottawa (63') et Laurie Shong de Vancouver (83') compléteront l’équipe canadienne.Les huit meilleurs épéistes au classement mondial sont attendus Camp d’entraînement des Expos Joe Siddal parmi les 13 invités Lalime contre Roy et le Canadien Le rêve se poursuit D1C
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.