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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-02-01, Collections de BAnQ.

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I.E I) K V (HH.I.K S S A M E I) I I E T I) I M A N C II E 2 F K V H I E It I II I) 7 K H ?nr Im chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 La vitrine du cédérom Page B 6 La vitrine de la vidéo Page B 6 Télévision Page B 7 Danse Page B 7 Théâtre Page B 8 Disques classiques Page B 9 Jazz et blues Page B 10 Vitrine du disque Page B 10 Arts visuels Page B 11 Agenda culturel Page B 13 ?L’atelier Mousseau Le projet derrière l’exposition BERNARD LAMARCHE \ Aune certaine époque, l’atelier de Mousseau était jonché d’une foule d’objets hétéroclites qui voisinaient esquisses, dessins et tableaux.Un jeu d’échecs fabriqué par l’artiste, des pièces de bois trouvées un peu partout, des branches, des plantes et des pierres agencées de toutes les manières en des compositions touffues donnaient l’impression d’un véritable capharnaüm.Ce désordre était paradoxalement «contrôlé» par un réseau géométrique de planches de bois sur un mur au fond noir qui accueillait sans discrimination ces objets, comme pour déstabiliser la notion même d’objet.Un balayage de l’espace fournissait un aperçu des possibles que l’univers de Mousseau caressait dès lors.Cette époque et ce balayage, ce travelling, la pellicule les a captés et on peut encore y accéder aujourd’hui.En 1954, l’Office national du film produisait une émission inédite, Artist in Montreal, dont une des séquences se déroulait dans l’atelier de Mousseau, rue de la Visitation.Cette bande est présentée en continu à l’entrée de l’exposition à caractère rétrospectif de l’œuvre de Mousseau que présente le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) jusqu’au 27 avril prochain.La narration de ce documentaire prend bien soin de préciser que chez les Mousseau, l’aire de vie et celle de l’atelier ne sont pas séparées, que les deux se marient et se conjuguent allègrement.Avec un regard rétrospectif, on peut identifier là un des thèmes importants de la carrière de Mousseau: vouloir fusionner l’art et le social.C’est d’ailleurs ce plaisir de brouiller les catégories qui amènera la production de Mousseau à se diluer dès la fin des années 60, au profit de projets ayant de moins en moins à voir avec la stricte définition de ce qu’on entendait comme faisant parti des beaux-arts.En entrevue, lors du tournage, Mousseau déclare que ces organisations d’objets collectionnés ne conditionnent qu’indirectement sa production.Qu’ils ne constituent qu’un point de départ, un embrayeur.Et à bien y penser, ce sont des rapprochements plus qu’une réelle fusion de ces éléments que Mousseau affectionnait.C’est aussi là un des thèmes sous-jacents de l’exposition du MACM, comme le précise Francine Couture dans le catalogue, que de pointer la «mobilité entre ces différents lieux et sphères de la vie culturelle» que Mousseau a pratiquée.On tente de montrer en quoi cette multidisciplinarité qui fait loi chez lui n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui et conserve un certain goût pour la compartimentation des médiums.C’est ce voyage parmi divers matériaux, espaces et textures, cependant toujours centré autour d’une prise en considération de la lumière, que Pierre Landry, le conservateur de cette exposition, a voulu offrir.L’idée transmise en est une de vases communicants, de voies parallèles qui se rencontrent autour des préoccupations d’un même artiste, certes, mais selon les visées autonomes propres à chacune de ces avenues — peinture, architecture et autres — sans mélanger les genres.On parle effectivement alors plus d’une multidisciplinarité que d’une interdisciplinarité.Mousse a ir fa* pt v* ¦ Lire aussi notre analyse sur ces drôles de surréalistes qu’étaient les automatistes québécois.Un regard extérieur de Bernard Teyssèdre, rapporté par notre correspondant à Paris Christian Rioux, page B 2.Portrait d’un automatiste libertaire Le Musée d’art contemporain de Montréal présente une importante et passionnante rétrospective consacrée à Jean-Paul Mousseau, automatiste réfractaire, moderniste populaire, créateur de dizaines d’œuvres d’art public qui ont frappé l’imaginaire.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR VOIR PAGE B 2: AUTOMATISTE 9 est une des belles antinomies de l’histoire de l’art moderne québécois.Mousseau, l’automatiste, le signataire du manifeste d’avant-garde Refus global en 1948, le peintre de la libre gestualité, est le même Mousseau qui a réalisé ces œuvres parfaitement planifiées que sont ses scénographies de théâtre, le même qui a accepté des contraintes de budget et d’espace pour la décoration de stations de métro (Peel, Honoré-Beaugrand, Viau.), le même qui a travaillé dans un sens on ne peut plus ludique et populaire en concevant l’environnement de plusieurs discothèques in, les Mousse-Spacthèques, le Crash de la fin des psychédéliques années soixante.«Mousseau est toujours dans des situations où il faut un peu planifier, en tout cas ne pas se laisser aller dans la pure spontanéité, la générosité, pour employer des mots de Paul-Emile Borduas», résume François-Marc Gagnon, de l’Université de Montréal.Le professeur signe un texte dans le catalogue du MACM où est développé ce thème du paradoxe apparent de «Mousseau, l’automatiste réfractaire?».«En fait, il est devenu un des peintres les plus abstraits du groupe, poursuit-il.Il a pour ainsi dire isolé les éléments de son langage plastique pour ensuite les prendre en charge de façon beaucoup plus rationnelle, les reprendre dans des décors, en faire des tuiles pour les murs des stations de métro par exemple.» Le professeur Gagnon serait presque tenté de dire que Mousseau est devenu un automatiste non seulement «réfractaire» mais «récalcitrant».Il se corrige.«Il a toujours admiré Borduas, remarque-t-il.Parce que l’automatisme lui a permis d’être lui-même, de s’épanouir, jusqu’à pouvoir travailler en architecture, peut-être le métier le moins automatiste qui soit.» Cela s’est également avéré pour les autres membres du groupe, les peintres comme les écrivains, du plus «plasticien», Fernand Leduc, au très figuratif Jean-Paul Riopelle, en passant par Pierre Gauvreau, qui a mené une importante carrière de scénariste pour la télé sans jamais cesser de peindre.L’automatisme était une école de liberté et chacun y a trouvé sa voie.F.-M.Gagnon publiera d’ailleurs bientôt une chronologie des premières années du mouvement qui mettra notamment en évidence cette diversité des productions, tout de même unies par un même esprit d’origine.VOIR PAGE B 2: L’ATELIER fi favaif.La teAe O* m le jwqe/^ewt dernier de mise en scène Erik Charpentier Jean-Frédéric Messier théâtre d'aujourd'hui LE CŒUR DÉ LA CRÉATION QUÉBÉCOISE Une coproduction du Théâtre d'Aujourd'hui, du Cercle Vicieux et de Momentum.du 17 janvier au 13 février 1997 Information et réservations : 282-3900 A1C i- u i) E v o i R , i.i; s s a m e i> i i E T I) I M A N C II E 2 F É V R I E R I II II 7 B 2 K H AUTOMATISTE Multiple Mousseau Drôles de surréalistes Bernard Teyssèdre jette un regard extérieur sur Vautomatisme québécois SUITE DE LA PAGE H 1 Mousseau est en fait à lui seul la diversité incarnée.«Elle est tout simplement affolante», commente Francine Couture, historienne de l’art de l’UQAM, qui a également participé au catalogue de l’exposition.Elle rappelle que Mousseau a travaillé avec les architectes, les metteurs en scène, les .chorégraphes, et que ses travaux se retrouvent «du métro au musée», comme le dit la pub du MACM.«Il faisait preuve d’une très grande mobilité culturelle et il ne s’embarrassait pas plus des frontières sectorielles que de la hiérarchie dans l’ordre culturel.» C’est un autre héritage diffus du groupe lui-même multidisciplinaire que l’artiste, né en 1927, a fréquenté dès l’adolescence.Et pour lui comme pour d’autres compagnons d’arme esthétique, la popularité et la reconnaissance officielle ne sont venues que plus tard.Mais finalement, le temps a travaillé en leur faveur.Mousseau a bien sûr reçu de nombreuses commandes publiques, dont on côtoie encore le résultat aujourd’hui, un peu partout à Montréal.Il a aussi été l’un des premiers artistes québécois à recevoir l’attention des médias, notamment de la télévision.Depuis cette semaine, il a donc droit à une rétrospective au MAC, le musée autrefois ironiquement baptisé «musée Borduas» en raison de l’importance idéologique et muséologique accordée par cet établissement au héros et martyr de la révolution artistique québécoise.Pierre Landry, le conservateur maison de la belle exposition, sou- ligne que si l’on recherche un (il rouge dans cette carrière exceptionnelle et diversifiée, on peut d’abord penser le trouver dans une passion pour la lumière et la couleur qui l’a amené à concevoir des toiles lumineuses, des murales éclairées, des lampes et même des diapositives de projections pour les Mousse-Spacthèques.«Mais ce qui frappe surtout, c’est sa volonté de faire un art qui soit le plus possible en contact direct avec le monde environnant, dit-il.Cette volonté s’est exprimée à une époque, à partir des années 40 et 50, où la société québécoise vivait des changements de valeurs et de mentalités.[.] Il semble justement qu’une des choses que Mousseau ait retenues de sa participation au mouvement automa-tiste, c'est que la création est davantage une question d’attitude et de disposition face au monde plutôt qu’une question strictement disciplinaire.» Mme Couture renchérit autour de cette lecture.«Il y a deux pôles dans l’automatisme: soit l’exacerbation de la subjectivité et de l’expression, soit le souci constant de la société et de la collectivité, dit-elle.Mousseau, lui, a gardé de l’automatisme l’idée que l’art peut changer la vie.En ce sens, il représente une autre facette de la modernité qui ne cherche pas à se couper du public et de la société.» Elle souligne d’ailleurs que ses œuvres ont toujours été rattachées aux plus importantes fonctions sociales, dans le centre commercial, l’entreprise, l’église, l’école, bref, le métro, boulot, disco.«Mousseau voyait l’art comme un facteur d’émancipation sociale.Il n’y a jamais eu de doute à ce sujet dans son esprit.» CHRISTIAN RIOIJX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Comment s’inscrivaient les automatistes québécois, dont faisait partie Mousseau, dans l’art de leur époque et notamment face aux surréalistes français dont ils étaient censés être l’émanation?L’écrivain français et ancien professeur d’histoire de l’art Bernard Teyssèdre fut l’un des premiers étrangers à s’intéresser aux signataires du Refus global.Très tôt, il a décelé dans le groupe québécois un «mouvement de libération générale des consciences et du geste».Jeune professeur à Montréal dans les années 60, celui qui allait fonder plus tard l’enseignement des arts plastiques de la Sorbonne (Paris) s’est littéralement passionné pour les automatistes québécois dont il a fréquenté la plupart des représentants comme Mousseau, Barbeau et Gau-vreau.C’est à lui que la radio de Radio-Canada avait fait appel au moment de la mort de Marcel Duchamp.Le jeune érudit avait d’abord imaginé Montréal comme une vague succursale de Paris ou New York.Il déchanta rapidement.«Montréal était à cette époque un centre extrêmement vivant de culture et de débats artistiques.On avait l’impression qu’à Paris il y avait beaucoup plus de dispersion et d’émiettement des tendances.[.] On trouvait au contraire à Montréal une activité extrêmement originale, une véritable fermentation peut-être, parce qu’au fond, la peinture canadienne vraiment notable, sauf quelques exceptions, n’avait guère surgi qu’à partir des années 40.Cette peinture était une sorte d’irruption récente.Le milieu était terriblement excitant car coexistaient alors la génération de Borduas et des automatistes et celle qui montait et que j’appellerai les plasticiens lyriques,comme Molinari.» Rapidement, Bernard Teyssèdre va s’intéresser à l’œuvre des Borduas, Riopelle, Barbeau, Ferron, Mousseau, etc., pour découvrir qu’elle avait finalement peu à voir avec celle des maîtres français du surréalisme.«Théoriquement, les automatistes canadiens étaient censés surgir du surréalisme.Il me semble cependant que son influence s’est surtout manifestée dans l’écrit et que, du point de vue de la peinture, les automatistes canadiens sont très différents des surréalistes.Songez qu’au moment des premières expositions de Borduas, André Breton [le pape du surréalisme] était lui-même très hostile à l’art non figuratif.C’est seulement dans la réédition de 1946 du Surréalisme et la peinture qu’il a mis des notices élogieuses sur des peintres ARCHIVES LE DEVOIR Mousseau en 1953 non figuratifs.» Dès cette époque, Bernard Teyssèdre commence à accumuler une énorme documentation sur les signataires du Refus global.Malheureusement, le livre prévu ne se fera jamais.Mais Teyssèdre conserve précieusement ses recherches dans son petit appartement parisien, à deux pas de la place d’Italie.«Dès le début, il m'est apparu que les textes de Breton avaient été stimulants au Québec mais que l’influence de la peinture surréaliste sur les automa- tistes était mince.Au contraire, les automatistes québécois m’apparaissent beaucoup plus répondre à un surgissement local, à une sorte de libération générale des consciences et du geste longtemps écrasés par le conformisme.On trouve chez les Montréalais une sorte de libération du geste qui me paraît davantage organique que chez les gens de /’action painting, de Pollock par exemple.» Teyssèdre, qui fut aussi critique d’art au Nouvel Observateur, préfère comparer les gouaches de Borduas au travail de Bram Van Velde, qui n’est pas du tout un surréaliste.«Le thème n’était pas faux, me semble-t-il, car je crois que Borduas avait eu connaissance des travaux de Bram Van Velde.» Teyssèdre rapproche aussi les œuvres des automatistes montréalais de celles de Shinoda, «dont on ne savait pas trop si c’était de la calligraphie ou de la peinture».Pour Teyssèdre, l’automatiste Mousseau «faisait partie des sept ou huit automatistes de la première génération.Il était sur le même plan que les Barbeau, Gauvreau et Ferron.[,.] Comme eux, il a débouché sur autre chose.presque tous ont d’ailleurs débouché sur autre chose».Bernard Teyssèdre vient de publier chez Gallimard Le Roman de l’origine.17 JANVIER AU 13 FEVRIER 1997 * de Erik Charpentier • mise en scène de Jean-Frédéric Messier U j ava/f La ïeUe cjeffof Le jvçjer'ewt cleu l_j du Maurier CŒUR CREATION QUEBECOISE UNE REPRISE UNE CRÉATION LE PLAISIR L'AVENTURE CHRYSANTHEME 28 février au 27 mars 1997 de Eugene Lion traduction et mise en scène de Guy Beausoleil avec Pierre Curzi, Marie-Hélène Gagnon, Stéphane FJacques, Jacques Lavallée, Roger Léger, Isabelle Miquelon, Gille Pelletier Pièce d’espionnage pour maniaques et autres enragés LES MUSES ORPHELINES 4 avril au 3 mai 1997 de Michel Marc Bouchard mise en scène de René Richard Cyr avec Pascale Desrochers, Marie-France Lambert, Louise Portai, Stéphane Simard “Une pièce superbe et forte qui prend son rang parmi les meilleures oeuvres théâtrales des dernières années au Québec.” (Le Devoir, Montréal, avril 1994) SI J’AVAIS LA SEULE POSSESSION DESSUS LE JUGEMENT DERNIER avec Michel Bérubé, Luc Bonin, Ellen David, Stéphane Demers, Jean Harvey Nicolas Letarte, Charles Maheux, Lucie Paul-Hus Une coproduction du Théâtre d’Aujourd’hui, du Cercle Vicieux et de Momentum Des mots pour brasser des molécules d’air, des dialogues comme des riffs, des monologues comme des solos de guitare.THE DRAGONFLY OF CHICOUTIMI 18 mars au 5 avril 1997 de Larry Tremblay mise en scène de Larry Tremblay avec Jean-Louis Millette Une coproduction du Théâtre d’Aujourd’hui et du Festival de Théâtre des Amériques “Une bombe.Jean-Louis Millette, colossal de vérité.” (Le Soleil,Québec, mai 1995) “Jean-Louis Millette, simplement prodigieux.” (Le Devoir,Montréal, mai 1995) Masque du meilleur acteur (1995) 1 REPRISE +1 CRÉATION 2 SPECTACLES POUR 30$ ( 22$ étudiants et aînés ) DATE LIMITE: 14 MARS 1997 RESERVATIONS 282-3900 3900, rue St-Denis, Métro Sherbrooke L’ATEUER Un parcours étonnant SUITE DE LA PAGE B 1 Pour cette exposition, le spectateur ne devra surtout pas s’attendre à un parcours linéaire.Malgré le choix du conservateur Pierre Landry de reconduire une lecture basée sur un filigrane chronologique, comme le veut la tradition des rétrospectives, l’organisation de l’exposition concorde avec la polyvalence que l’on reconnaît à Mousseau.On a voulu rendre le mouvement oscillatoire qui faisait l’artiste revenir ou se détacher incessamment des nombreux foyers d’intérêt de sa carrière.Des trois grandes salles de l’exposition, deux mettent en scène cette multidisciplinarité.La première, sans doute la plus dense, donne le ton au reste du parcours, qui en reprend les principales idées.Elle consiste en un accrochage de nombreux petits formats, des bijoux, de tentures, de costumes et de documents (il y en aura tout au long du parcours), qui situent dès l’entrée l’éventail de cette multiplicité.La seconde salle rend hommage à la peinture de Mousseau.On a voulu souligner un des lieux où Mousseau s’est réellement distingué.Malgré qu’il ait délaissé rapidement la peinture de chevalet, on fait honneur à sa réputation de peintre, par des tableaux et des gouaches.Pour cette exposition, Landry s’est transformé en un patient détective, car beaucoup des œuvres de Mousseau sont disséminées dans des intérieurs privés, quand d’autres demeurent tout simplement introuvables.Il a fallu fouiller, ou constater des pertes.Vous serez peut-être étonnés de la profusion des documents écrits ou visuels qui accompagnent les œuvres dans l’exposition.A défaut de mieux, pour certaines œuvres, notamment des tissus en trop mauvais état, on s’est rabattu sur des photographies.La dernière salle de l’exposition rend également compte des multiples facettes de cette production, et là se retrouvent le, plus de ces documents visuels.Lampes, dolmen lumineux, murales, décors de théâtre, les projets pour le métro et les discothèques faites par Mousseau y sont mis en relation.On a eu toutefois le bon goût de ne pas se livrer au jeu de la reconstitution.C’est pourquoi les travaux au théâtre et les environnements en discothèque sont rendus par le moyen de la photographie documentaire.Comme le précise très judicieusement Landry, rendre des décors inhabités de leurs acteurs aurait manqué, de respect envers l’esprit de ces œuvres.Par contre, le découpage labyrinthique des salles d’exposition compense pour cette perte, comme si on avait voulu rendre de cette façon un sentiment de l’espace proche de ce que Mousseau valorisait.À ce chapitre, l’exposition offre un décor fort approprié, semble-t-il, à l’œuvre de Mousseau, qui cherchait à replacer le geste créateur ailleurs que dans le, monde clos des arts visuels: source * d’une des difficultés que les œuvres de Mousseau ont pu offrir aux organisateurs de l’exposition.Il peut paraître paradoxal de tenter de ramener dans le musée des œuvres qui, de toujours, ont tenté de s’en extraire.Quand cette dimension est un incontournable d’une production, ne pas la considérer reviendrait à un manque de sensibilité flagrant envers l’artiste.A surveiller, donc, le «travail d’exposition» de cette «rétrospective», sur lequel on aura plaisir à revenir.On vous laisse en juger, mais on peut dire que les solutions apportées ne manquent pas d’inventivité.Ce parcours synthétisant nous plonge à pieds joints dans l’œuvre diversifiée de Mousseau. L’art et le royaume Depuis un bref et impressionnant séjour en Finlande, il y a une dizaine d’années, je suis curieuse des politiques culturelles des pays Scandinaves avec lesquels nous partageons tant d'airs de famille.Ainsi en va-t-il du Danemark, que j’ignore, et qui fait le sujet d un grand reportage du numéro de décembre de Art ni America.La parenté est frappante: pays nordique de 5,5 millions de personnes dont 1,3 million habitent la capitale, langue officielle peu parlée sur le continent mais l’anglais universel comme langue seconde, mœurs libérées ou se croyant telles, aspiration plus ou moins comblée à la so-cial-démocratie, prétention à la distinction culturelle.Les Danois sont les sujets d’une monarchie démocratique, nous sommes les sujets d’une démocratie monarchique.Là s’arrêtent les ressemblances.Au Danemark comme en Finlande, l’état des lieux culturels est celui du paradis que nos malheureux artistes décrivent, sans espoir, quand ils défilent devant une commission parlementaire.Iœ budget du ministère danois de la Culture est de plus de 800 millions de dollars, le double du nôtre.La Ville de Copenhague, dont c’était le tour d’être déclarée «capitale culturelle de l'Europe» en 1996, a réussi à rassembler, en couronnes de source publique et privée, un budget d’environ 200 millions de dollars pour une panoplie de 450 événements à saveur nationale et internationale.Conte de fées, au surplus, au pays de la petite sirène: la ministre de la Culture est l’épouse du ministre des Finances, et ils s’entendent pour faire le bonheur des arts.Dans le domaine des arts visuels, celui qui intéresse le magazine américain, le pactole semble être de ce monde.Le pays compte pas moins de 45 musées d’art dont trois pour s’intéresser à l’art moderne et contemporain dans sa seule région métropolitaine.Les artistes sont souvent les pupilles choyés de l’Etat: chaque année, une trentaine d’étudiants sont admis à l’Académie royale des beaux-arts, rémunérés pour étudier, et pour peu qu’ils réussissent bien, ils disposeront ensuite d’ateliers fort bien équipés par l’Etat, de postes d’enseignant, de subventions nombreuses et parfois d’un salaire pour les remercier d’embellir la vie collective.Pour faire bonne mesure, même le public semble parfait, ne rechigne à rien, ne se scandalise de rien, ni des œuvres les plus dérangeantes, ni du piix qu’elles obtiennent, souvent à même ses impôts.Et pourtant, il y en a, des artistes, qui ne sont pas contents.La protection, sans perdre la tête au point d’y renoncer, ils la trouvent surannée, ils lui reprochent d’avoir produit un art de célébrités locales que l’aisance tranquillise.Leur rêve?Identique au nôtre, cette fois.Ils veulent conquérir le monde, impressionner les ga-leristes de New York et plus précisément de Soho, participer à la biennale de Sao Paulo, obtenir un artiçulet dans ArtPress, vendre à un collectionneur japonais.Être sur la «mappe».Les extrêmes sont faits pour s’entendre, la mondialisation est le mantra commun des capitalistes sauvages et de la plus fine pointe de l’avant-garde qui croit les contester.Les musées danois qui se consacrent en tout ou en partie à l’art contemporain se construisent ou s’agrandissent en affirmant leur dévouement à l’art national — ils ont les budgets d’acquisition et la mission formelle de le faire — mais leur rivalité reposera aussi, très bientôt, sur leurs acquisitions internationales.L’événement Copenhague 96 a fait, comme il se devait, une très large place aux artistes internationaux dont la sélection a été confiée aux puissances habituelles, notamment américaines, ce qui y a amené bien des noms tout aussi habituels.Quant aux artistes danois qui ont partagé avec eux la vedette, qui pullulent dans les anciens et nouveaux lieux d’exposition et auxquels Art in America consacre aimablement plusieurs pages, leur esthétique est tout aussi internationale que leurs aspirations: installations technologiques, satire de la société de pollution, obsession du corps, introversion nihiliste et techniques iconoclastes dont certaines relèvent de la scatologie à Copenhague comme à New York comme à Toronto qui commence à avoir sa niche sur la «mappe».Je fais un peu d’ironie, comme ça, mais je serais bien la première à célébrer si Montréal s’offrait une mégafête culturelle de 200 millions de dollars, avec ,1e concours de toutes les entreprises qui demandent à l’État de subventionner leurs incursions en Asie plutôt que celles du peuple au théâtre ou au musée.Une minime fraction de l’effort danois serait un miracle.Et il vaut certainement mieux errer en en faisant trop pour être sur «la mappe» que de voir, comme c’est le plus souvent le cas au Québec, les meilleurs artistes, les talents les plus incontestables et même les plus reconnus vivre dans une pauvreté proche de la misère tandis que nos élites politiques et bancaires n’ont de coup de cœur que pour un Musée pour rire.En même temps, je me demande si nos lointains cousins nordiques ne sont pas en voie de troquer la proie pour l’ombre.L’esthétique audacieuse est depuis longtemps l’image de marque de leur pays; vont-ils se laisser bouffer par les grands courants internationaux, aujourd’hui si uniformes?Et tous leurs efforts, tous ces admirables investissements leur vaudront-ils de pénétrer pleinement dans les axes où se décide cette esthétique?Il est superbe et passionnant, le reportage de Art in America, mais il cache mal une condescendance qui exclut Le critique a fait un excellent voyage là-bas mais il en revient au total, sans bagages.L’angoisse, dans les propositions des artistes danois contemporains, ne semble pas très profonde, décrète-t-il.«To New York eyes, they seem to lack deep conviction, proffering allusions to despair and religiosity, menace and mistery, rather than the straight emotional stuff.» Petite phrase assassine, perdue entre les compliments, qui fait de New York l'arbitre des questions d’âme autant que des questions de technique, et renvoie les petits pays à leur rang dans le monde.De charmants royaumes qui valent parfois le détour, et qui peuvent toujours rêver, en vain, de frayer avec les grands.Lise Bisson nette MUSIQUE La diva aux chats Huguette Tourangeau est tombée dans Voubli.Elle a pourtant enregistré des œuvres de Massenet, chanté au New York City Opera, au Metropolitan.Le Québec a la mémoire courte.f: cV: mm ¦ ¦ mm : ¦; MC**r.** LOUISE LEDUC LE DEVOIR Les chats connaissent l’adresse et se passent sans doute le mot.À quatre pattes du centre-vile, une dame recueille les félins abandonnés.Elle en héberge maintenant six, qu’elle laisse entrer et sortir à leur guise à travers une petite porte construite à leur taille.Tous les jours, les chats entendent la maison s’emplir de musique et assistent au va-et-vient constant des élèves de leur maîtresse.Ils voient tout, entendent tout, ces matous, ignorant peut-être une seule chose dans cette maisonnée dont ils sont pourtant les rois: l’identité de ces deux messieurs avec lesquels pose leur maîtresse sur deux clichés accrochés au mur du salon.Ce sont Luciano Pavarotti et José Carreras.Unn groupie, Huguette Tourangeau?Non: une diva, un jour, et toujours! Autant Colette Boky et ses réalisations sont connues du plus grand nombre, autant Huguette Tourangeau est tombée dans l’oubli.Empoussiérés, ses enregistrements 33 tours des œuvres de Massenet, oubliées ses prestations au New York City Opera, au Metropolitan.Doit-on attribuer la chose à la courte mémoire du Québec?En fait, n’eût-été de Radio-Canada qui vient de consacrer une émission à la mezzo-soprano aujourd’hui dans la cinquantaine, toute une génération de mélomanes n’aurait peut-être même jamais entendu son nom.Et le plus grand secret de tous, c’est qu’Huguette Tourangeau chante toujours, trois heures chaque matin, pour garder sa voix au sommet de sa forme.«]e l'ai fait pour mon plaisir.Heureusement, ma voix n’a jamais été atteinte de cet affreux tremblement qui frappe tant de chanteuses passé leurs quarante ans.» Sans tambour ni trompette, sans agent ni grande campagne de relations publiques, Huguette Tourangeau confie, toute gênée, son envie de faire un retour sur scène.«Je ferais volontiers les râles de mezzo-soprano de Verdi, du bel canto et peut-être même un autre Carmen.Les Carmen, on les fait aujourd’hui beaucoup trop gris.Carmen, ce doit être tout en couleurs, en mouvement! Pourquoi vouloir intellectualiser le rôle à outrance?Carmen n’était-elle pas d’abord et surtout une grande séductrice?» Elle parle en connaissance de cause, ayant chanté le rôle titre de Carmen (elle était soprano au début de sa carrière), puis celui de Mercedes, à maintes reprises.«J’ai chanté avec des ténors de tous genres.Quelques-uns voyaient leur rôle comme un simple exercice vocal et le chantaient sans bouger.D’autres, comme Carreras, faisaient d’admirables Don José.» Tout ça lui manque aujourd’hui.«De chanter en récital, seule à côté d’un piano, très peu pour moi.Mais j’aimais tellement le jeu théâtral, les grands décors, le maquillage, les déguisements!» La difficulté de se faire valoir L’ennui, c’est que la dame, pourtant si exubérante et rieuse en privé, est timide et humble.«C'est simple, je ne suis pas capable de me vendre.Je ne me vois pas passer de nouvelles auditions, refaire mes preuves.» Au gala lyrique d’avant les Fêtes organisé par l’Opéra de Montréal, trente-huit chanteurs ont défilé sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier: beaucoup d’Américains, quelques Québécois, Huguette Tourangeau chante chaque matin, pour garder sa voix au sommet de sa forme une chanteuse de plus de soixante ans.Huguette Tourangeau, effacée, anonyme depuis tant d’années, au numéro de téléphone absent de tous les bottins d’artistes, n’a pas été invitée.On l’a oubliée.Les salles de concert, elle ne les fréquente plus, lasse d’y croiser tous ces gens avec une seule question dans la bouche: pourquoi ne chantez-vous plus?Mais il y a surtout sa mère, très malade, qui l’implore de faire profiter sa belle voix à plus de gens qu’à ses chats et ses élèves! «Ma mère avait neuf frères, tous des chanteurs, tous des basses.Pas étonnant que j’aie hérité d’une voix foncée!» Dès le début de sa carrière, Huguette Tourangeau a trouvé sur son chemin des gens qui croyaient en elle et la poussaient à aller au bout d'elle-même.Ce fut d’abord l’ancien maestro de l’Orchestre symphonique de Montréal, Zubin Mehta.«Tu dois sortir de Montréal», lui avait-il dit.«Comment fait-on?», lui avait-elle demandé.La voilà donc, Québécoise unilingue française aux auditions du Metropolitan Opera en 1964.Mille cinq cents candidats s’y étaient présentés.Elle l’emporte et obtient, du coup, de participer l’année suivante aux premières tournées de la prestigieuse institution.Elle chantera le rôle titre de Carmen dans 56 villes américaines.1964 sera une année faste.Au cours de l’été, elle chantera Cherubi-no au Festival de Stratford qui, pour la première fois, admettait un opéra dans sa programmation habituellement toute consacrée au théâtre.Sa rencontre là-bas avec le maestro Richard Boyninge, qui dirigeait la production, sera déterminante.Boyninge craqua pour sa voix et pressentit qu’elle se marierait comme nulle autre avec celle de son épouse, la soprano Joan Sutherland.Leur association marquera toute la carrière d’Hu-guette Tourangeau.«Quand on chan- tait à côté de Joan Sutherland, c’était beau à en mourir, sa vocalise était d’une telle précision», se souvient Mme Tourangeau.«Aucun de ses disques n'a pu rendre toute cette beauté».Une association marquante C’était l’époque où chaque concert se préparait minutieusement.«Je me souviens d’avoir passé un mois en Suisse dans leur immense château du côté de Montreux, à préparer, entre autres, le Messie de Haendel.On était toujours une dizaine à table.» Adoptée par les Boyninge-Suther-land, Huguette Tourangeau put mener sa carrière en toute sécurité.Dès lors, dans le milieu de l’opéra, le nom de Tourangeau devint irrémédiablement associé à celui des Boyninge-Sutherland.La décision du célèbre couple d’aller continuer sa carrière en Australie marqua la fin de celle d’Huguette Tourangeau.«Mon départ pour l’Australie avec eux m’aurait obligée à y vivre six mois par année, loin de mon mari.Or, mon mari, je m’entendais bien avec lui, et c’était impensable!» Au même moment, Mme Tourangeau tomba très malade et dut refuser plusieurs rôles.Aujourd’hui, elle enseigne à une dizaine d’élèves, se désole du prix astronomique que demandent la plupart des professeurs de chant.«Je suis sans doute la professeur la moins chère en ville!», admet-elle, portant fièrement le judicieux cadeau de l’un d’eux, une épinglette en forme de chat avec l’inscription «O Sole Meow».«J’ai toujours aimé enseigner, je le faisais en fait même durant ma carrière, aidant les chanteuses qui éprouvaient certaines difficultés.» Peut-être ses élèves ignorent-ils que leur professeur a chanté avec la soprano espagnole Montserrat Caballé.Peut-être ignorent-ils tout de Carreras, de Pavarotti, du Metropolitan, de son doctorat honoris causa de l’Université Concordia, de sa participation au concert d’inauguration de la Place des Arts.A peine deux ou trois photos sur les murs évoquent ce passé, de même qu’un curriculum vitae, tout fin prêt.Huguette Tourangeau enseigne à une dizaine d’élèves JACQUES GRENIER Les Violons du Ron présentent Hândel à Rome Concert de Ici Passion À QUÉBEC, le mercredi 19 mars 1997 à 20 h, Église St-Dominique À MONTRÉAL, le samedi 22 mars 1997 à 20 h, Salle Pollack, Université McGill H.PURCELL Chaconne en sol mineur A.VIVALDI Sinfonia en si mineur « al Santo Sepolcro » G.F.HÀNDEL Concerto pour orgue en sol mineur, op.4 no 3 G.B.PERGOLES1 STABAT AAATER Solistes : Karina Gauvin, soprano Catherine Robbin, mezzo-soprano Richard Paré, orgue positif Chef : Bernard Labadie Les Violons du Roy 1ÎÎ1 CBC Billetterie : (418) 670-9011 • Billetterie Articulée : (514) 844-2172 À QUÉBEC, le jeudi 3 avril 1997 à 20 h, Église St-Dominique À MONTRÉAL, le samedi 5 avril 1997 à 20 h, Salle Claude-Champagne Université de Montréal G.F.HÀNDEL Nisi Dominus (Psaume 127) Laudate Pueri (Psaume 112) Salve Regina Dixit Dominus (Psaume 109) AVEC LA CHAPELLE DE QUÉBEC solistes : Karina Gauvin, soprano Catherine Robbin, mezzo-soprano Benjamin Butterfield, ténor Nathaniel Watson, baryton Chef : Bernard Labadie Appel aux artistes professionnels Concours culturels IIIe5 Jeux de la Francophonie Les IIP Jeux de la Francophonie auront lieu à Antananarivo, Madagascar, du 27 août au 6 septembre 1997.Les artistes professionnels oeuvrant dans les domaines de la chanson, de la littérature, de la peinture, de la photographie et de la sculpture intéressés à représenter le Québec aux concours culturels des Jeux, doivent s’inscrire dès maintenant.La sélection des artistes se fera par jurys.Critères d’admissibilité Être citoyen canadien, âgé de 35 ans ou moins, et résider au Québec.Être un artiste professionnel comptant au moins deux ans de pratique et dont les oeuvres ont été diffusées dans un contexte professionnel au Québec.Dates limites d’inscription 3 mars 1997 (chanson, peinture, photographie, sculpture) 26 mai 1997 (littérature) Renseignements et formulaires d’inscription Yvan Fortin (418) 643-3561 Ministère de la Culture et des Communications Andrée Ruel (418) 528-2583 ou 1 800 897-1707 Conseil des arts et des lettres du Québec Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications CONSEIL , DES ARTS ET DES LETTRES PC QUÉBEC I.B I) E V 0 I R .I, E S S A M E I) I I K T I) I M A N C II E 2 F É V II I E II I II !) 7 B 4 K K CATHERINE DEJSIjEU, DANIE MTE#fL Sélection Officielle Festival International des Films du monde Festival de Cannes 1996 Un film de Mohsen MAKHMALBAF 12 NOMINATIONS AUX CÉSARS meilleur film I/o fdnil/ PATRICE LECONTE CIHÉPLEX OOÉOH I C0MPU2E DEUiXBICS * ®J NE VOUS PRIVEZ PAS DE CE BONHEUR ALLEZ VOIR CE FILM! ?» - Louise Blanchard.LE JOURNAL DE MONTRÉAL FLNNY ARDANT • CHARLES BFRLINI.*Rf RNAR1) CIRAIT)EAU JUDITH CbDRlCHE • JEAN ROCHEEORT l'i'* h tnt de Cmiiwa RIDICUL& 11 n’ipargftc personne Mmsm Le poids de la cause SOME MOTHER’S SON Réalisation: Terry George.Scénario: Terry George et Jim Sheridan.Avec Helen Mirren, Fionnula Flanagan, Aidan Gillen, David O’Hara, John Lynch, Tom Hollander, Tim Woodwards.Image: Geoffrey Simpson.Musique: Bill Whelan.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Ceux qui ont aimé le si percutant In the Name of the Father de Jim Sheridan retrouveront la même intensité, la même force incendiaire portant le drapeau de la lutte irlandaise dans Some Mother’s Son.Ils retrouveront d’ailleurs la même équipe au volant des deux films.Terry George a co-scénarisé les deux longs métrages avec Sheridan.Cette fois, il assure la direction d’un film qui n’a rien à envier au précédent dans l’exploration humaine d’une cause politique qui n’en finit plus d’embraser le pays, mais en abordant le versant féminin de l’affaire.Some Mother’s Son est un film puissant, bien fait, interprété avec un naturel poignant par les deux actrices principales, Helen Mirren et Fionnula Flanagan, qui incarnent les mères d’activistes pro-IRA incarcérés pour des attentats terroristes en Irlande du Nord.DENIS MORTELL Helen Mirren et Fionnula Flanagan, dans Some Mother’s Son « Makhmalbaf, le peintre de la vie.» Télérama « Gabbeh, l'étoffe de l'amour.» Le Figaro « Un bijou à découvrir.» Le Soleil CINÉMA PARALLÈLE Samedi et dimanche : 13h30 - 17h45 - 19h30 Semaine : 17h45 - 19h30 843-6001 p r Am a film f 5 NOMINATIONS AUX CÉSARS \ i ** -dont - sV & MEILLEUR FILM MEILLEUR RÉALISATEUR MEILLEURE ACTRICE Catherine Deneuve «VIOLENT ET APRE, LE DERNIER FILM DE TECHINE TEND UN MIROIR SPLENDIDE À NOTRE ÉPOQUE.» ¦LIBÉRATION Plia WÊ un film de ANDRÉ TÉCHINÉ LAURENCE CÔTE BENOIT MAGIMEL JULIEN RIVIÈRE DIDIER BEZACE FABIENNE BABE IVAN DESNY Scénario, cüalcaues ANDRÉ TÉCHINÉ GILUS TAURAND avec la colaboration de MICHEL ALEXANDRE Musique PHRJOPE SARDE Une coproduction LES FILMS ALAIN SARDE TFl F*ns Production RHÔNE-ALPES CINÉMA D.A FILMS avec la pCTticipation de CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHE rem 13 CINEPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDINS » $ CÎNÉPLEX ODÉON LASALLE (Place)» a.I CINEPLEX ODEON LAVAL (CarretBBt) h.j CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE | CINEMA PINE STE-ADELE » Le film est une fiction, fortement influencée par un épisode réel.En 1981, sous le règne Thatcher, 21 jeunes hommes firent une grève de la faim pour troquer leur statut de criminels de droit commun contre celui de prisonniers politiques, pt leurs mères se virent donner par l’Etat le pouvoir de leur sauver la vie.Respecter l’engagement de leurs fils, cet engagement dût-il leur coûter la vie, ou les arracher à la mort, tel est l’affreux dilemme qui leur échut.Ce film raconte la lutte politique à travers le regard de deux mères ainsi déchirées, deux femmes ordinaires dont la vie se voit bouleversée par ce drame politique et familial.Elles proviennent de milieux sociaux différents, leurs positions, leurs croyances divergent.Elles se rapprocheront pourtant dans l’épreuve commune.La première, Kathleen Quigley (Helen Mirren), une veuve, enseigne dans une école et ignore au départ les actions de son fils engagé dans le combat de l’IRA.La seconde, Anna Higgins (Fionnula Flanagan), est une fermière engagée avec ses enfants dans la résistance.Leurs deux fils sont arrêtés en même temps la nuit de Noël, emprisonnés, privés de tout par des autorités qui veulent casser les rebelles mais se heurtent à des convictions et un courage qui les dépassent.Et la grève de la faim décimera les rangs des prisonniers qui donnent leur vie pour une cause, pendant que les mères s’activent, protestent, négocient.Ne tombe jamais dans l’accessoire Some Mother’s Son est un film qui ne s’égare jamais dans l’accessoire, mais où chaque image porte, un film dans lequel s’entrecroisent les fils du combat politique de ces jeunes gens et du cheminement humain de ces femmes éprouvées.On suit étape après étape le personnage incarné par Helen Mirren, petite femme à l’abri des drames qui s’ouvre à des causes nouvelles, des milieux différents, pour gagner en force et en conscience.Et Everyone Says I Love You JOHN CLIFFORD Pris au mine de jeu, rien EVERYONE SAYS I LOVE YOU Réalisation et scénario: Woody Allen.Avec Woody Allen, Alan Alda, Julia Roberts, Drew Barrymore, Goldie Hawn, Gaby Hoffman, Tim Roth, Edward Norton.Image: Carlo Dipalma.Musique: Dick Hyman.ODILE LE TREMBLAY DEVOIR 0 on ne peut qu’applaudir son interprétation, timide au départ, de plus en plus assurée par la suite, à travers un rôle en mutation.Fionulla Flanagan est vibrante en mère courageuse et batailleuse, submergée pourtant par le doute à l’heure où son fils meurt entre ses bras.La mise en scène est resserrée, sans temps morts ni fioritures, efficace, découpée au scalpel.Le film ne s’arrête pas à remonter à la source du problème politique, il nous catapulte à un moment de l’histoire où les positions britanniques étaient les plus dures et où les forces en présence se cristallisaient, en mettant brillamment en lumière les drames privés terribles qui naissaient de ces affrontements.Some Mother’s Son est un film puissant, bien fait, interprété avec un naturel poignant n peut comparer les Woody Allen entre eux, trouver, comme les bons vins, qu’un cru est supérieur à l’autre et que le velouté, l’arôme, la robe, le fumet de la cuvée précédente étaient plus rehaussés.N’empêche.L’étiquette y est et le goût et la bouteille.Et d’une fois à l’autre, retrouver Allen, son Manhattan, ses obsessions et son humour binoclard fait plaisir.Everyone Says I Love You, son dernier film, est une comédie musicale, genre qui manquait à sa feuille de route et qui reprend d’ailleurs du poil de la bête à l’heure où Evita entonne Don’t Cry for Me Argentina sur nos écrans.Mais quand Woody Allen se lance à l’assaut de la comédie musicale, il la met tellement à sa main que le résultat ressemble davantage à tous les films précédents qu’aux autres films chantants qui ne portent pas sa griffe.Ce n’est pas que cet Everyone Says I Love You, mise à part son incursion dans le mi bémol et le fa dièse, pèche par excès d’originalité et que Woody Allen y renouvelle ses thèmes façon Alice ou qu’il descende en eau profonde comme dans Husbands and Wives, mais le cinéaste de toutes les névroses, à défaut d’étonner ou de se surpasser, y est tellement fidèle à lui-même que le film est un bain en une Hudson River familière, qu’on a quand même déjà vue plus poissonneuse.Nous sommes dans une riche famille new-yorkaise reconstituée et élargie, où chacun essaie d’aimer tant bien que mal sa chacune avec les dérapages et angoisses d’usage et quelques séances de psychanalyse en prime.¦¦A \ 13 ANS + trmtichmit demÊdeiros 88S88U des NOUVELLES du BON DIEU Un film de Didier Le Pêcheur « Grâce à une forme originale, une distribution de haut calibre, un humour décapant.Didier Le Pécheur a frappé juste et fort.Bonne nouvelle pour le cinéma » - Le Devoir « Un polar tout à la fois irrévérencieux, léger, jouissif et original, que l’on savoure du début à la fin » • La Presse ?FAMOUS PLAYERS 11 FAMOUS PLAYERS Il LE CARREFOUR B 1| ROUE A FILMS 1 loews)» || cehtréuvau.j || joliette 11 st-jeah i-A >:n.'iiyy*Tnr Ça chantera plus ou moins faux, mais qu’importe.D)rs des auditions, Woody Allen n’avait pas prévenu les acteurs qu’il s’agissait d’une comédie musicale, alors on ne leur a pas demandé d’être doués pour la vocalise.Ils s’aimeront tous en musique cependant, se lançant des déclarations romantiques en enfilades, dont certaines font mouche quand d’autres tombent à plat.Everyone Says I Love You ne reste pas prisonnier de l’île de Manhattan puisqu’une pai-tie de l’action se déroulera à Paris et à Venise: clins d’œil à une Europe qui adore Woody, lequel le lui rend bien.Il jouera l’ancien mari de Steffi (Goldie Hawn), courtise Von (Julia Roberts).Pendant que les enfants du couple font éiussi l’expérience des ratés et erreurs de leurs histoires de cœur.La distribution est solide avec des comédiens chevronnés comme Alan Alda, Drew Barrymore, Tim Roth, Goldie Hawn.Julia Roberts (une actrice décidément surfaite) s’y cantonne comme d’habitude sur un seul registre, mais sans trébucher.Il y a des scènes rigolotes, un pas de deux parisien entre Woody Allen et Goldie Hawn très réussi qui fait la nique à Un Américain à Paris.D’autres sont plus lourdingues: les vendeurs dans une joaillerie qui nous imposent leur danse frénétique.Tout cela divertit et pétille, mais sans que Woody Allen s’y renouvelle vraiment.On s’ennuie d’ailleurs un peu des idées brillantes qui parsemaient son récent Mighty Aphrodite, tel le délirant chœur grec et le non moins délirant personnage kitsch incarné par Mira Sorvino.Ici, le film reste confiné dans la fréquentation d’une bourgeoisie libérée (mise à part l’arrivée inopinée du mauvais garçon de service joué par Tim Roth).Et il manque le côté iconoclaste des univers parallèles troublants où Woody sait très bien s’aventurer quand le cœur lui chante.Un je ne sais quoi de trop propre flotte sur le film, sans doute parce que Woody a marché sur les traces des musicals d’antan qui célébraient l’aspect guilleret d’une Amérique triomphante.Bref, le genre aspire le cinéaste dans le champ de l’optimisme qui n’est pas nécessairement le créneau convenant le mieux à ses angoisses existentielles.Et mises à part quelques envolées jubilatoires, on reste avec l’impression que Woody fait du sur-place dans ses ornières habituelles sans avoir quelque chose de neuf à dire, même s’il le dit en chansons et même si, Woody demeurant Woody, on se fait mine de rien prendre aussi au jeu.JOHN CLIFFORD Une autre scène du dernier film de Woody Allen «LE PLUS BEAU FILM JAMAIS FAIT SUR LA VRAIE VIE! - John Grilfin.THE GAZETTE «ON TOMBE SOUS LE CHARME, COMME ON TOMBE AMOUREUX POUR LA PREMIERE FOIS » Régis Tremblay.LE SOLEIL i Catherine Deneuve /j m m v • .1 ¦ H CMÉPIEX ODÉON DAUPHIN .e BOÎTE A FILMS ST-JEAN « CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS parapluies Cherbourg do Jacques Demy inoubliable de MICHEL LEGRAND magnifiquement restauréel MAiomu DISTRIBUTION CINEPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDINS © HORAIRE Son Dolby Stéréo Tous les jours: 1h30 - 3h30 - 5h30 * 7H30 * 9h35 *?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon quelconque ?: très faible : pur cauchemar GABBEH ?1/2 Mohsen Makhmalbaf, cinéaste iranien qui réalise habituellement des films à caractère beaucoup plus socio-culturel, signe avec Gabbeh un adorable petit conte persan, sur une symphonie de couleurs et des images poétiques poussant comme des fleurs en contrepoint du récit.On y suit la chronique amoureuse et familiale d’une tribu nomade du sud-est de l'Iran confectionnant les merveilleux, naïfs et évocateurs tapis gabbeh.Au Parallèle.FIERCE CREATURES ?Signée Robert Young et Fred Sche-pisi mais avec à son bord une partie de l’équipe et le trio d’interprètes de A Fish Called Wanda, cette comédie ne parvient pas à répéter le succès du film précédent.Jamie Lee Curtis, John Cleese et Kevin Kline sont pourtant de la noce, cette fois dans un zoo londonien qui se cherche une vocation, mais malgré quelques gags drôles et de,s, bons clins d’oeil visuels, on s’ennuie de Wanda.À l’Égyptien (v.o.) ; Au Berri (v.f.) Odile Tremblay HAMLET ?Kenneth Branagh livre une nouvelle adaptation shakespearienne avec Hamlet où il se donne le rôle titre.Avis aux braves: le film dure quatre heures.Et malgré une distribution de haute volée, Branagh nous assène un prince du Danemark assez lourd, parfois prétentieux, souvent enlisé dans les gros plans, qui n’arrive pas à prendre vie ni à trouver sa vraie dimension de tragédie.Quelques trouvailles de mise en scène ne sauvent guère la mise et la sous-utilisation de grands acteurs comme Gielgud et Depardieu irrite.Au Faubourg (v.o.) O.T.IN LOVE AND WAR ?1/2 Richard Attenborough, le cinéaste de Gandhi, signe avec In Love and war un film inspiré d’un épisode de la vie d’Ernest Hemmingway, quand jeune conducteur d’ambulance en Italie durant la première guerre, il fut blessé et s’éprit de son infirmière.Une interprétation falote et décevante de Chris O’Donnel et Sandra Bullock, une mise en scène extrêmement académique édulcorent l’histoire.Au Loews (v.o.) O.T.FISH TALE SOUP Premier long métrage pour la canadienne Annette Mangaard, qui signe ici une déplorable comédie fantaisiste, d’où la fantaisie est totalement absente, mais où la grossièreté et les clichés mènent le jeu.Cette histoire d’un couple qui veut enfanter et d’un inconnu qui s’installe chez eux s’enfonce de scène en scène, alourdie par une mise en scène amateure, d’un scénario rempli d’intentions mais bête et insignifiant, et d’une musique absolument monstrueuse.M.B.LES PARAPLUIES DE CHERBOURG Le film de Jacques Demy, bonbon chantant de 1964 qui donnait la vedette à une toute jeune actrice appelée Catherine Deneuve, ressort plus cold-; ré que jamais.Un nouveau internégaî tif a été tiré, le son fut reconstitué à > j partir des bobines originales.En bref; il s'agit d'une seconde naissance pouc ce film charmant sur l'amour, la jeu- S nesse, les trahisons et la vie qui rebondit en musique et sous la pluie.Au Complexe Desjardins.Odile Tremblay STAR WARS SPECIAL EDITION Pour célébrer le vingtième anniver-saire de la trilogie de Star Wars, le réalisateur-producteur George Lucasj a retravaillé son film, histoire de répéf ter l'une des plus grosses opérations commerciales de l'histoire du cinéma.Bien que l'image en soit restaurée, le son digitalisé, les effets spéciaux rafistolés et quelques scènes rajoutées, cette nouvelle édition n'ap-porte rien de vraiment significatif à | cette habile transposition futuriste du thème de la chevalerie.Reste un spectacle toujours aussi éblouissant.Au Faubourg.Martin Bilodeau i.!•: i) !•: v 0 i » .i !•: s s a m is i> i i E T I) I M A X (' II IS 2 !¦' IS V K I IS It I !( !) 7 Une comédie satirique qui a charmé tous CEUX QUI ONT EU LA CHANCE DE LA VOIR AU FESTIVAL : LAURA DERN EST CANDIDATE À L'OSCAR8 DE LA MEILLEURE ACTRICE.» Normand Provencher, LE SOLEIL Satirique à satiété et hystériquement DRÔLE ! Laura Dern est à son sommet mais toutes les stars sont super.» SAN FRANCISCO EXAMINER Un véritable envoûtement! ETINCELANT, DELICIEUX, UN FILM PASSIONNE OU BRILLANT ET REMPLI DE SURPRISES! SURNAGE UNE jULIETTE BINOCHE BRULANTE AU COEUR DROLE ET ORIGINAL JUSQU’AU DELIRE! D'UNE INTERPRETATON TRES FORTE TRAITEMENT FASCINANT!" LE MEILLEUR FILM DE WOODY ALLEN! C’EST ABSOLUMENT MERVEILLEUX! •ODILE TREMBIAY, IE DEVOIR Souvent hilarant, TOUJOURS RISQUÉ, CE PLAIRA AUX FOULES ! Janet Maslin, THE NEW YORK TIMES Laura Dent GAGNANT MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE AUX GOLDEN GLOBE Festival des films du monde DREW BARRVAÎOÏŒ LIRAS HAAS GOLDIE HAWN GABYHGFBLAW NATASHA LYOXNE EDWARD NORTON | NATALIE KïffilAN raié FIENNES jiuEnE BINOCHE to DAFOE mm SCOTT THOEAS THE ENGLISH PATIENT VERSION ORIGINALE ANGLAISE LL, TANCE À fleur d’histoire LES VOLEURS Réalisation: André Téchiné.Scénario: André Téchiné et Gilles Tau-rand.Avec Daniel Auteuil, Catherine Deneuve, Laurence Côté, Benoît Magimel, Fabienne Babe, Didier Be-zace.Image: Jeanne Lapine.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Même quand André Téchiné rate sa cible, il le fait avec maîtrise.Son dernier film Les Voleurs possède une indéniable valeur cinématographique.Sa caméra est bien placée, sa construction habile mêle les flashbacks, les voix subjectives qui apposent des points de vue différents sur l’action.Cela dit, où diable voulait bien en venir le cinéaste des Roseaux sauvages à travers ce polar un peu glauque où, après Ma saison préférée, il redonne la vedette au couple Daniel Auteuil et Catherine Deneuve?C’est la question qui torturera les méninges du spectateur tout au long du film.Téchiné voulait se colleter au genre noir.Il l’a fait comme celui qui n’en a pas démêlé toutes les ficelles et les noue à la française, avec beaucoup de paroles faisant dériver l’action du côté du psychologisme sans donner à son public son lot de suspense et les rebondissements d’action pour justifier l’excursion du côté du noir.Comme s’il avait hésité longtemps entre les ingrédients à verser dans sa sauce et n’avait pas trouvé la recette idéale.Il y aura pourtant du sang.Et dès le Daniel Auteuil et Catherine Deneuve départ Car le film débute sur l’agonie et la mort d’un homme, captées à travers le regard d’un petit garçon.Son père est étendu en bas.Pourquoi?Et défilent à son chevet le pater familias, l’épouse éplorée, et même le frère flic qui semble un peu déplacé dans ce milieu pas catholique.Le frère flic, c’est Daniel Auteuil, alias Alex.Son frère Ivan (Didier Be-zace), en apparence honorable, magouillait dans les vols d’autos, alors.Alex a une liaison avec une jeune fille délinquante, qu’il partage avec une rivale, prof de philo, (Catherine Deneuve), amoureuse comme lui de Juliette (Laurence Côté), laquelle Juliette fait partie du réseau d’Ivan par l’entremise de son frère Jimmy (Benoît Magi- SOURCIi CFP mel).Refermez la boucle.À travers force retours en arrière, on découvrira quels liens chacun tisse avec chacune.Car il y aura alliance des rivaux à l’heure où Laurence disparaît.Place au conflit d’intérêts du flic amoureux d’une jeune fille impliquée dans le crime, frère d’une victime de son propre coup ayant mal tourné.Nul n’en sortira blanc.Ni flics ni voleurs.Ni prof de philo.Téchiné suit et perd plusieurs pistes mais, au bout du compte, ne creuse aucun personnage.Chacun demeure en plan, autant Juliette, un être de fuite qui nous est livré par bribes, qu’Alex, flic qui collabore avec l’ennemi sans qu’on comprenne très bien ce qui le motive ni en quoi ces motifs nous intéressent par ailleurs.Ou Marie, le personnage de Catherine Deneuve, amoureuse d’une de ses élèves mais dont la trajectoire demeure confuse.Quant au fils de Jimmy, il pose des actes (cacher le revolver de son père) sans suite, lancés comme des pierres inutiles.Même la haine que se vouent les deux frères ne trouve jamais une explication satisfaisante.Chaque relation est effleurée, jamais poussée à son terme, comme in-aboutie.Intrigue alambiquée, souvent boiteuse, lassante, dans laquelle des acteurs comme Daniel Auteuil, assez hagard, et Catherine Deneuve, qui n’enfonce rien, semblent s’être fourvoyés.La jeune Laurence Côté, actrice très forte avec cette violence rentrée qui la propulse, et Benoît Magimel, qui incarne son frère Jimmy tout en tensions, sont beaucoup plus justes, mieux adaptés à cet univers de crime au quotidien où leurs aînés patinent.Mais Téchiné a soigné la construction, bien joué de cette idée de polyphonie, alors que l’action nous parvient tantôt par la voix hors champ du petit garçon, tantôt par celle de Maine ou par d’autres.Et la caméra est souple, habile.Le cinéaste français a mis son art au service d’un film qui tourne en rond, n’a pas grand-chose à dire, mais en rattrape une partie au montage et compense par la technique.Ne restait à Téchiné qu’à frou-ver une ligne direcüice à une histoire qui lui a manifestement glissé entre les mains.Entre rêve et réalité ANNA OZ D’Éric Rochant.Avec Charlotte Gainsbourg, Gérard Lanvin, Sami Bouajila, Grégori Derangère, Emmanuelle Devos, Jim-Adhi Limas.Scénario: Gérard Brach, Éric Rochant.Image: Pierre Lhomme.Montage: Pascale Fenouillet Musique: Steve Turre.France, 1996,98 minutes.MARTIN BILODEAU Depuis le succès public et artistique d'Un monde sans pitié, son premier long métrage consacré au quotidien tragicomique de?«sans avenir» de la Ville lumière, Éric Rochant se cherche un style, une identité, une griffe.Aux yeux du monde, son second opus, poursuivait sur un ton plus intimiste la réflexion d'Un monde sans pitié, mais sans aller plus loin et en laissant l’humour au vestiaire.Plus récemment, Les Patriotes, sorte de drame d’espionnage où un agent juif à la solde d’Israël poursuit ses enquêtes entre Tel Aviv, Washington et Paris, constituait pour Rochant une première incursion, guère convaincante, dans le cinéma de genre.Bien qu’A«-na Oz, à l’affiche depuis hier, franche assez agréablement avec ces trois films, le questionnement quant à la vraje nature de son auteur subsiste.Écrit avec Gérard Brach, scénariste attitré de Roman Polanski, Anna Oz est une œuvre multiforme et complexe qui enjambe les genres, déroute les spectateurs, divertit parfois grâce à son humour mais déçoit souvent à cause de son opacité.Ce récit étrange raconte les démêlés d’une jeune Parisienne (Charlotte Gainsbourg) aux prises avec des rêves récurrents dans lesquels elle incarne une mystérieuse Vénitienne, sorte de Dorothy en talons aiguilles.Mais la rivalité s’installe bientôt entre la fille éveillée et la femme rêvée, à mesure qu’interviennent, dans l’un ou l’autre des récits parallèles, le frère d’Anna (Grégo- ri Derangère), son amant (Sami Bouajila), son père (Gérard Lanvin) et un commissaire de police (Jim-Adhi Limas) enquêtant sur un meurtre étrange auquel Anna serait présumément mêlée.Mais quelle Anna est la vraie?Laquelle rêve?Laquelle est rêvée?Et si son rêve était celui de rêver qu’elle rêve?A l’image des canaux qui sillonnent Venise, Rochant emprunte des voies qui se croisent et se chevauchent, tantôt jouxtant le surréalisme d'Un chien andalou et l’analyse psycho-sexuelle de Répulsion, tantôt traversant le miroir (d’Orphée) ou l’arc-en-ciel (du Magicien d’Oz) pour aller et venir entre le rêve et la réalité, jusqu’à ce que les deux se confondent.Quoique moins audacieux et unique que Des nouvelles du bon Dieu, qui abordait un sujet similaire, le scénario de Brach et Rochant est savamment construit, précis dans le détail et fascinant dans sa forme.La mise en scène de Rochant, par contre, manque de fantaisie et aurait eu avan- tage à refléter la fragilité des thèmes (la domination de soi par ses rêves, l’emprise de chacun sur la réalité) par une illustration d’une égale délicatesse, plutôt que de privilégier un traitement monolithique et peu risqué, qui retient au sol cette Anna Oz qui ne demande pourtant qu’à s’envoler sur les ailes de l’imaginaire.Cela dit, Anna Oz reste en veilleuse dans la tête des spectateurs, comme une énigme qui, même résolue, n’est jamais parfaitement mise en lumière.Charlotte Gainsbourg est en grande partie responsable de cette fascination qu’exerce le film; son personnage double se révèle par petites touches, la jeune femme sans envergure et la séductrice se distinguent de plus en plus à mesure qu’avance le récit, comme une métaphore de la transition qui s’opère parallèlement chez la jeune Gainsbourg, qui combat la femme-enfant du passé pour donner naissance à la séduisante actrice d’avenir qu’elle est devenue.Avant la musique de chambre ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quand Volker Schlôndorff est venu à Montréal cet automne accompagner son film Le Roi des aulnes (en version originale anglaise The Ogre), il était nerveux.Nerveux, parce que le film avait reçu de la critique allemande un accueil froid, et il avait besoin de casser la baraque.Le Roi des aulnes, adapté du célèbre roman de Michel Tournier, a été tourné dans les studios de Berlin qu’il dirige.Schlôndorff a passé quatre ans à diriger leur rénovation en investissant toutes ses énergies dans l’entreprise.Son film était le premier à émerger de ces studios autrefois si florissants.Mais le cinéma allemand est en chute libre, mises à part les comédies maison bébêtes jamais exportées, et Schlôndorff comptait beaucoup sur la relance de l’industrie à travers Le Roi des aulnes.Cette coproduction franco-allemande a coûté une somme très rondelette: presque 18 millions $ US.Et elle fut l’objet d’un tournage complexe sur quatre saisons à travers la Pologne, la Prusse occidentale, la France, les abords de la mer Baltique, même la Norvège.Or le public berlinois l’a boudée.«L’industrie du cinéma allemand refuse le cinéma allemand», soupire-t-il.Volker Schlôndorff a pourtant ses heures de grande gloire derrière lui, et le cinéaste de L’Honneur perdu de Katharina Blum et du Tambour marqua le septième art allemand.Dieu sait aussi qu’il a l’habitude des adaptations littéraires, lui qui tira notamment son magistral Tambour de Gunther Grass.Le genre est pourtant parfois périlleux.Il avoue s’être un peu fourvoyé dans son adaptation A Un amour de Swann.Mais pour Schlôndorff la littérature est la première inspiration.Il fut fasciné par le roman de Tournier et toute l’imagerie puissante qui s’en dégageait.Il aimait aussi ce regard sur la guerre et le nazisme, posé par des enfants qui se laissaient envoûter par le spectacle, l’exaltation, l’héroïsme des idéaux hitlériens, leur vision nietzschéenne.Du personnage central d’Abel, il goûtait l’innocence devenue coupable.Mais en tant qu’Allemand tôt rapatrié à Paris, Schlôndorff est aussi celui qui découvrit la conscience de l’horreur nazie à travers Nuit et Brouillard de Resnais au cours de ses années de collège.«En tant qu’Allemand, on essaie d’abord d’échapper à la culpabilité.Après, on l’assume.» Au départi il avail pressenti Depardieu pour le rôle d’Abel, mais celui-ci a répondu à Schlôndorff qu’il tournait désormais des films américains.Le cinéaste a jeté son dévolu sur John Mal-kovich qu’il avait trouvé formidable dans Des Souris et des hommes, en personnage attardé, ambigu.Cet Abel, homme simplet qui se fait recruter par l’Allemagne nazie pour kidnapper des garçons à leurs parents, il le voit comme une créature de sexualité non génitale.Pédophile?«Oui, mais non pratiquant.C’est un innocent un peu pervers qui aime les jeune garçons et participe au pire abus d’enfants qu’on puisse faire: les envoyer à la guerre et à la mort.» «Je trouvais à l’Abel de Tournier des affinités avec le monde du Tambour, le même angle grotesque et déformant, rappelant en prime Les Désarrois de l’élève Tôrless.» Mais à l’heure d’adapter le roman avec Jean-Claude Carrière, il s’est vu contraint de sacrifier des pans entiers, une grande partie de l’enfance entre autres.Exit ainsi l’imagerie un peu morbide qui s’exhalait du roman de Tournier: disparus les enfants empalés, cet Abel qui se roulait dans les cheveux des enfants pour s’en faire un édredon.«Ils n’auraient pas passé l’écran.» Schlôndorff se dit content d’être parvenu à créer un univers entre imagination et réalité, mais il n’est pas sûr d’avoir réussi la structure du récit, craignant de s’être fourvoyé dans une approche assez déconcertante.Schlôndorff a le projet de réaliser une série noire.Il espère aussi tourner d’autres films à grand déploiement.Mais la mainmise du cinéma américain et des comédies allemandes de cuisine sur les écrans de son pays est pour lui une douloureuse source d’angoisse qui pèse sur son avenir.«Je crains de faire de la m usique de chambre à l’avenir», conclut-il.ARCH IVES LE DEVOIR Volker Schlôndorff pendant le tournage de L’Ogre IçlQÇ Jiic lAucitc O EH FjWI À| *" E T I) I M A N C II E 2 K E V H I E It I i) Il T H É A T R E Portrait de groupe avec datchas Serge Denoncourt met en scène Les Estivants de Gorki pour le Trident et le TNM RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUEBEC Si c’est Tchékhov qui écrivait ce petit mot sur la naissance de l’estivant russe, c’est à Maxime Gorki, justement poussé par Tchékhov à écrire pour le théâtre, que devait revenir la tâche de décrire leur vie d’indolence saisonnière.Les deux hommes devaient partager quelques idées à ce sujet puisque La Cerisaie et Les Estivants devaient voir le jour presque au même moment, peu avant la révolution de 1905, au début de ce grand mouvement qui devait engloutir la Russie tsariste au profit d’un «nouveau monde» socialiste.Les deux auteurs sentaient bien, en tout cas, qu’ils étaient à la fin d’un monde: leur écriture communique fréquemment cette impression.Auteur de La Mère, roman élevé ensuite au sommet des préoccupations réalistes socialistes par les Bolcheviks triomphants, Gorki appelait même de tout cœur la fin de cette époque en observant la décadence, à ses yeux, des classes aisées.C’est à ces observations que se consacre Les Estivants, imposante coproduction du Trident et du TNM mise en scène par Serge Denoncourt et regroupant dix-neuf comédiens sur scène, qui prenait l’affiche à Québec cette semaine, avant de se diriger vers Montréal en mars.Toujours conscient de l’aspect politique du théâtre, Denoncourt aura certainement songé à nous en offrant ce regard sur des gens qui s’amusent pendant que le monde s’apprête à être renversé.Parenté avec Tchékhov Comme le souligne Lorraine Côté, qui y joue Youlia Filippovna, épouse de Sergueï Passov (joué par Paul Savoie), l’idée d’observations est véritablement au cœur de la pièce.Quelques crises viennent traverser la vie d’un groupe d’amis qui se retrouvent d’année en année pendant la belle saison, à s’ennuyer joyeusement tous ensemble, dans un genre de fuite plus ou moins consciente.«On pense un peu aux Beaux Dimanches, de Marcel Dubé, précise-t-elle: voilà des gens qui se retrouvent dans leur temps libre, qui font des partys et qui se font des vacheries.C’est plutôt un tableau de moeurs, avec l’anecdote de Varvara Mikhailovna, le personnage principal, qui en vient à quitter son mari et le monde factice où elle vit, avec l’intention d’aller aider les gens.» «Ces personnages-là sont un peu comme les acteurs, indique quant à lui Paul Savoie.Ils aiment bien être en gang, être du monde de party, plutôt que de parler de choses sérieuses.Ils DANIEL MALLARD Lorraine Côté, Jack Robitaille et Robert Lalonde dans une scène des Estivants «Jusqu’à présent, on ne voyait à la campagne que des seigneurs et des moujiks, mais voilà que les estivants ont fait leur apparition.Aujourd’hui, toutes les villes, même les plus insignifiantes, sont entourées de datchas.Et l’on peut prévoir que d’ici une vingtaine d’années, l’estivant va se multiplier d’une façon extraordinaire.Il ne fait encore que boire du thé sur sa terrasse, mais.» Anton Tchékhov, La Cerisaie, Acte I.donnent une impression d’exubérance.Il y a beaucoup de rires, dans ce spectacle.Mais bien qu’on montre quelque chose de léger, l’effet est plutôt triste.C’est un spectacle drôle qui fait pleurer.Les personnages disent souvent qu’ils s’ennuient et ils le font avec légèreté, en riant.Mais ça finit par donner une tragédie du vide.» On sent ici une parenté avec Tchékhov, lui qui affirmait avec insistance que ses textes, généralement qualifiés de drames, étaient en fait des comédies.m i m f.r; l>i;\onv / lt f.Recevez LE DEVOIR à / votre * porte Du lundi au samedi 2170S/mois taxes incluses Finis les soucis: le paiement est prélevé chaque mois directement de votre compte-chèques ou de votre carte de crédit.Pour renseignement et abonnement mensuel Téléphonez pour Montréal au 985-3355 et pour l’extérieur au 1-800-463-7559 LE DEVOIR Un journal engagé pour des gens exigeants Chose certaine, l’indolence des personnages ne signifie pas qu’ils se traitent mutuellement avec douceur.S’exprimant dans un langage cru — gracieuseté de l’adaptation de Pierre-Yves Lemieux, supposément très proche de l’original russe — ils s’envoient des claques retentissantes (au figuré surtout) et passent leur temps à se trahir mutuellement.«Le côté langoureux qu’on imagine souvent dans le théâtre russe de l’époque, Serge nous a dit d'oublier ça.C’est une pièce sans aucune complaisance.» Une production en couples mixtes Outre l’importance du texte et l’imposante distribution, Les Estivants possède aussi un caractère d’événement par la nature de la coproduc- tion, travaillée dans l’équilibre le plus complet entre les deux équipes.Au sein des couples qui constituent la majorité des personnages, un acteur de Québec côtoie toujours un collègue de Montréal, histoire de favoriser d’autant les échanges culturels trop rares entre ces deux communautés de l’art dramatique.Ainsi, en plus du couple Paul Savoie-Lorraine Côté, Annick Bergeron joue le personnage principal de Varvara Mikhailovna aux côtés de Jack Robitaille dans celui de son époux, Sergueï Passov.Pour un Robert Lalonde ou une Monique Spa-ziani, on retrouve un Benoît Gouin ou un Jacques Leblanc.Un métissage d’écoles et de styles qui pourrait donner une chimie surprenante au spectacle, pressent Paul Savoie: «Il y a un sentiment de découverte, quand on joue avec des acteurs qu’on connaît peu ou pas.Les deux milieux sont relativement petits et on finit souvent par connaître les mécanismes des autres.Si on n’a pas cette connaissance, on doit rester alertes et attentifs.» Connaissance mutuelle ou non, l’attention et l’écoute sont de toute manière essentiels dans une production aussi exigeante que celle-ci: les dix-neuf comédiens ou la majorité d’entre eux se retrouvent souvent sur scène tous ensemble, obligeant le metteur en scène à travailler avec beaucoup de prévision et de vision d’ensemble et les acteurs à bien comprendre où ils ont leur place dans le tableau.Inutile de dire que, au cours de semaines de répétition plus longues que la moyenne, les acteurs des Estivants n’étaient pas en vacances, eux.BANQUE IAURENTIENNE présente rie ftlntfim SUR OlSQUt • UN BRAND RENDEZ-VOUS THÉÂTRAL ! Un grand spectacle.Bravo à toute l’équipe ! ce soir, Ottawa Impressionnante distribution,.le résultat se révèle rien de moins qu’un événement.Ce Tartuffe.mérite qu’on y accoure.le Droit, Ottawa The result is a superb production.The citizen, Ottawa Une soirée théâtrale extraordinaire.Ne ratez pas cette production ! CBOF FM, Ottawa avec Gérard Poirier Gabriel Arcand Monique Mercure Marie Tifo Ginette Morin Catherine Sénart Denis Mercier Serge Postigo Danny Gilmore Claude Despins Stéphane Breton Alexandrine Agostini et Normand Lévesque décor Raymond Marius Boucher costumes François Barbeau musique Robert Normandeau éclairages Louis-Pierre Trépanier accessoires Philippe Pointard chorégraphies de combat Huy Phong Doan maquillages Jacques-Lee Pelletier assistance à la mise en scène Alain Roy THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE • DU 28 JANVIER AU 22 FÉVRIER A A.A Salle Pierre-Mercure 300.1»*.*.RÉSERVATIONS : 987-6919 ** ““ *-K me Admission : 790-1245 du mardi au vendredi 20 h.samedi 16 h et 71 h Centre Pterre-Péladeau Une coproduction Théâtre du Nouveau Monde et Théâtre français du » MEDIACOM (hampiiim S TJ R S C È N E PARTAGE DU MIDI Claudel se fait rare sur nos scènes; c’est bien dommage.Partage de midi nous permet d’apprécier sa jeunesse, sa profondeur, le naturel de ses dialogues.La passion et le feu qui consument son personnage central, Ysé, nous parviennent à travers l’interprétation d’une comédienne qui a la stature du personnage: Louise Marleau, forte et émouvante de générosité.La pièce raconte donc l’histoire dYsé et en particulier sa passion pour Mesa, le jeune homme tourmenté.Passion dans tous les sens du terme, puisqu’elle les mènera à mourir ensemble plutôt que de vivre séparés.Daniel Roussel fait de la pièce, comme il le dit lui-même une «partition de l’ETRE et non [un] spectacle de l’AVOIR».Au Rideau Vert, jusqu'au 8 février.Solange Lévesque LES GUERRIERS Deux publicitaires s’affrontent, rivés au même objectif: trouver un slogan qui remplacerait le «Si la vie vous intéresse» de l’armée canadienne.L’un d’eux, justement, mourra au terme de ce huis-clos de 10 jours.La mise en scène âpre de René-Daniel Dubois donne un autre destin à la pièce de Garneau.Surréaliste, elle propulse dans une sphère assez infernale.A l’Espace Go jusqu’au 22 février.S.L.TITANIC Ce sont des amateurs; ils font du théâtre par passion, sans moyens, et sans le lourd bagage que doivent porter les troupes subventionnées.Leur Titanic (texte de Jean-Pierre Ronfart) offre un petit orchestre en direct fort agréable à écouter avec ses musiques de diverses origines, et de bons moments de théâtre où l’on sent la conviction et le plaisir sans prétention.Au Théâtre de la Chapelle, jusqu’au 7 février.S.L.RETRANSMISSION DE MÈRE COURAGE D’après Mère Courage et ses enfants C’est long, c’est lent, et ça ne bouge pas beaucoup.Pierrette Robitaille (Anna Fierling) tente de faire avancer toute seule ce monument de Brecht qu’aucune vision de mise en scène ne vient éclairer.Trois fois hélas! Au Théâtre de la Bibliothèque jusqu’au 7 février.S.L.AUTOBIOGRAPHIE D’ELYSE Ce portrait d’«une artiste en quête d’elle-même» est inspiré par trois femmes qui ont marqué la peinture québécoise : Marcelle Ferron, Françoise Sullivan et Rita Letendre.Dans cette évocation poétique, la gestuelle et les jeux vocaux prennent beaucoup d’importance.La dimension historique est aussi de la partie.Aussi certains aspects didactiques qui en découlent forment-ils un drôle de mélange avec des images presque toujours d’une singularité rafraîchissan- te.L’ensemble possède néanmoins une homogénéité esthétique indéniable, attribuable notamment à l’équipe de comédiens qui se défend bien.Dernière représentation samedi à l’Espace libre.Hervé Gitay LA NUIT DES ASSASSINS Ce ballon d’essai du Théâtre qui monstre énormément n’arrive pas à prendre de l’altitude et l’attitude antiintellectuelle de la jeune compagnie, pourtant issue du monde universitaire, y est sans doute pour quelque chose.D’abord, cette histoire de mise à mort des parents est datée.Secondo, la version mi-française, mi-québécoise présentée au public est bâtarde.Troisièmement, on a mal-heurement multiplié les styles de jeu alors que la pièce en commandait déjà deux, théâtre dans le théâtre oblige.Et un tel défi n’est pas à la portée de n’importe quel acteur.Enfin, le fouillis qui tient lieu de décor ne risque pas d’ajouter de la cohérence à un exçrcice qui en manque cruellement.A la salle Fred-Barry jusqu’au 8 février.H.G.SI J’AVAIS LA SEULE POSSESSION DESSUS LE JUGEMENT DERNIER Cette création d’Erik Charpentier, un jeune Québécois qui a élu domicile dans les bayous, appartient à la catégorie des curiosités.Reconnaissons du moins qu’il émane une certaine poésie du cajun inventé dans lequel il a écrit son texte.Mais l’auteur est surtout allé au bout de ses fantasmes dans cette comédie décousue et délirante où on prélève par exemple le coeur d’un jeune homme pour le remplacer par une huître.La mise en scène de Jean-Frédéric Messier est dans le ton.Les cartésiens risquent d’y perdent leur temps, ceux qui veulent être dépaysé vont trouver là un trip à leur portée, le reste du public se demandera où il veut en venir avec tout ça.Au Théâtre d’Aujour-d’hui jusqu’au 13 février.II.G.UNE TACHE SUR LA LUNE Certains accuseront sans doute Marie-Line Laplante de faire du sous-Beckett.Or, faute avouée est à moitié pardonnée, dit-on.Quoiqu’il en soit, reconnaissons qu’elle a accouché d’un texte cohérent avec Une tache sur la lune.Qui se situe dans le sillage de l’absurde, c’est exact.Mais cela n’empêche pas ses Tuppe et Bibe d’exister et de se chamailler avec un certain bagout.Visiblement à l’aise dans de tels rôles, Françoise Faucher et Luç Durand tiennent le fort sans mal.A la réalisation, Martine Beaulne et ses concepteurs ont préféré la rigueur à la fantaisie.Mais ça fonctionne.L’avenir dira cependant dans quelle direction ira cette auteure dont le premier texte donne lieu dans l’ensemble à une production qui, sans être exceptionnelle, mérite d’être vue.Au Quat’Sous jusqu’au 1" mars.H.G.Le Groupe de la Veillée et Productions Vox-Art présentent François dAssise de Joseph Delteil Mise en scène de Adel Hakim avec ROBERT BOUVIER vedette de «FOURBI», film de Alain Tanner DU 29 JANVIER AU 16 FEVRIER Mardi au samedi 20h.Dimanche I6h.Robert Bouvier fait s'élever sous Tout, dans cette création, la voûte du théâtre un chant de la terre paraît miraculeusement qui a la beauté des premiers matins, simple et beau, une poésie jubilatoire .le FIGARO au plus près des êtres et des choses.- LE NOUVEL OBSERVATEUR Production originale:Théâtre Saint-Gervais, Genève -Théâtre Vidy-Lausanne - Centre culturel Suisse de Paris T.Q.I ./La Balance, avec l'aide de Pro Helvetia et de l'Association Française d'Actlon Artistique THEATRE E S PA C E LA VEILLÉE 1371, rue Ontario ett Réservations: 526-6582 Admission: 790-1245 I.K I) K V 0 I R .I.K S S A M K I) I I K T I) I M A N (' Il Y.2 Y Y.V li I K It I !) il 7 B 9 DISQUES CLASSIQUES Intelligence, vérité et passion i NUMERIQUE OlOn AL Vr BBaewes».' Ssm .Ntcofes g,a|j! LEBÈGUE | Orp/mMoizard, alu 'MicftcC-en-'Tfiitradui.*¦ -m.c^dm À LA CHAÎNE CULTURELLE ] DE RADJOCANADA DROLET 'Xs1 un Brand ^ 9'ande dish JohCBonMs Johanne o«, Toudf°Varrt .W \ percutart v-) , sitrtetpt^'ons V solides ^ kS*wb°«^ ; LA LICORNE V Le Génie de la «MilHM ORCHESTRE CHAMBRE Yuli Turovsky Directeur artistique JEUD113 FEVRIER, 20 h Gagnant du I '[ Prix Concours international du Cçntre d’Arts Orford ÇU JLJ .CüjüjJüjJj V théâtre du rideau vert I msâ \ gsg : misé en.seètie : I Louise Moi rierre Uiagnon Jean-Pierre Ma conceptei Diane Leboeuf JegNWftfa &>kI: JOHANNES OCKEGHEM Au travail suis ~ De plus en plus THE TALLIS SCHOLARS Directed by Peter Phillips m Gimell Edwin Csüry violon f.Salle de concert Pollack L Pollack concert hall Normand Chouinard, Denis Bernard et Sylvie Potvin dans LA DOUBLURE, une comédie dramatique signée IAN LAUZON.Dans le cadre de la série RADIOFICTION EN DIRECT du Théâtre d’Aujourdhui à Montréal.Billets gratuits à l'entrée du Théâtre.Mardi 4 février à 20 h www.radio-canada.c JAI «•» wr 100,9 CHICOUTIMI • 98,3 MONCTON.» 100,7 MONTREAL • 102,5 OTTAWA-HULL • 95,3 QUEBEC • 101,5 RIM0USKI • 90,7 SHERBROOKE • 9Ô,3 TORONTO • 104,3 TROIS-RIVIÈRES du 14 janvier au 8 février 1997 réservations : 844-1793 groupes : 527-3644 844-1793 Q^Québec http://www.scoopnet.ca/rideauvert - -l___ c ¦mu MaltrtfeM ÉCRIT ET MIS EN SCÈNE PAR son art.Son dernier disque en liste le démontre encore une fois.Comment trouver alors les mots pour décrire son jeu, cette expérience si particulière qui nous fait ressentir que nous n’entendons pas un interprète qui livre un message, mais plutôt — phénomène ô combien plus rare — un musicien pour qui faire de la musique est tellement naturel qu’on ne fait que prendre conscience tout simplement que la musique, c’est cela.Quand il s’agit d’un organiste, et je sait que plusieurs sont réticents face à cet instrument, le résultat est encore plus renversant.Bouchard est un musicien incomparable que l’humilité anoblit de son génie.Quand on écoute cette version (ici le mot est erroné: il faut plus parler de mise en évidence sereine) de certaines œuvres de Nicolas Le-bègue, on écoute uniquement la musique, avec style juste, articulation juste, respiration juste, registration juste, phrasé juste.On s’étonne de ce que «juste» de la musique soit si beau, et on se prend à partager le bonheur de l’organiste qui doit aussi assurément humblement se faire plaisir en servant si bien son art.Pas de péroraison du genre: c’est ainsi que cela doit être fait; uniquement une mise en lumière de la vérité du geste musical dans la rencontre de ses trois composantes qui sont le compositeur, l’interprète et l’auditeur.Ici on a en plus un instrument coloré et sympathique.Les anches sont magnifiques, d’une brillance jamais criarde et juste assez fausses pour épicer d’un peu plus de relief certaines harmonies et ajouter au plaisir de l’écoute.De même le plein jeu qui donne parfois le vertige avec les battements provoqués par l’inégalité de l’accord.Cela permet simplement de nous rendre compte à quel point l’instrumentiste transcende l’instrument, et nous fait redécouvrir le bonheur du vrai, qui passe ici également par le beau.BRUCKNER - HAITINK Anton Bruckner: Symphonie n° 8 en do mineur.Orchestre philharmonique de Vienne.Dir.: Bernard Haitink, Philips 446 659-2.Le disque qu’on n’attendait plus! — et je dis bien le disque, faisant une grande nuance entre l’expérience du concert (unique et inégalable quand ça marche) et celle du disque qui peut nous renourrir et nous permettre de plus approfondir une vision mieux gravée.La VIII' de Bruckner est à peu près unanimement considérée, tant par les détracteurs du compositeur que par ses hérauts, comme la clé de voûte de l’œuvre entier échafaudé par ce maître des longueurs.Ici, une heure trente de musique qui en fait voir de toutes les couleurs, des plus célestes au plus sauvages.Haitink réussit ce qui sera peut-être le meilleur enregistrement de sa carrière au disque, avec un Orchestre philharmonique de Vienne absolument impeccable et au superlatif de sa forme, secondé par une prise de son irréprochablement inouïe.On entend ici une interprétation nourrie d’une réflexion sur le sens de la symphonie qui vient de ses contrastes entre les différents pans qui composent sa forme.On sent une volonté puissante se détacher, modeler les contours et leur faire prendre un poids absolument saisissant.Le plus bel exemple de cette réussite est la réalisation des deux derniers mouvements, qui s’enchaînent en un contraste violent, qui magnifie la réelle unité qui les relie.La nécessité artistique fait son effet et surtout initie à une compréhension nouvelle et originale.Il faut parler de l’interprétation magistrale du sublime Adagio, car c’est toujours ici qu’on attend le chef au détour.La masse de tensions accumulées est phénoménale.Haitink sait doser la force des «climax» successifs, de ces résolutions qui n’en sont jamais, flottant sur des quarte et sixte et des cadences rompues, des arrêts sur l’accord de sixte qui rendent le discours de Bruckner si troublant.Harmoniquement parlant, l’art de Bruckner pousse encore plus loin les recherches des classiques sur la résolution de la cadence, en lui ajoutant un aspect physique et psychologique dévastateur car on ne peut y résister.Pas de ces traditionnelles Luftpausen entre les sections.Hai- .DU 28 JANVIER AU 15 FÉVRIER 1997 MARDI AU SAMEDI À20 H / DIMANCHE A 15 H 4559, RUE PAPINEAU, MONTRÉAL RÉSERVATIONS : (514) 523-2246 .Ijciaw Llmpériale VUtkiHe Laurin.Laplante ¦ orront ! KADMAMMCJl Commanditaire principal LARRY TREMBLAY AVEC MARKITA BOIES MONIQUE MILLER et PIERRE RIVARD DÉCOR CLAUDE GOYETTE COSTUMES ÉCLAIRAGES GUY SIMARD MUSIQUE JUDITH GRUBER STITZER ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE HÉLÈNE GAGNON FRANÇOIS TOUSIGNANT JOHANNES OCKEGHEM Johannes Ockeghem: Messe Au travail suis; Messe De plus en plus.Gilles de Binchois: Chanson De plus en plus; Barbigant (ou Ockeghem?): Chanson Au travail suis.The Tallis Scholars.Dir.: Peter Phillips.Gimell 454 935-2.Pour le cinq centième anniversaire d’Ockeghem (qui aura exactement lieu le 6 février 1997), les Tallis Scholars nous proposent un programme original: deux messes précédées des chansons profanes dont elles tirent leur matériau de base.C’est une coutume familière au XVe siècle et que le concile de Trente va fortement réprouver par la suite, jugeant l’inspiration profane guère propice au culte divin.Néanmoins, on a affaire à deux œuvres extrêmement construites, échafaudages d’intelligence et de sensibilité d’un modernisme encore très sensible.Si la musique de la Renaissance ou de la fin du Moyen Âge tend à vous ennuyer, essayer d’écouter au moins une de ces messes avec attention.On ne peut rester indifférent à l’alternance de duos (ce qu’il y a de plus construits) de trios ou d’ensembles selon les besoins du texte.La monotonie n’a jamais le temps de s’installer, à l’inverse de beaucoup de musiques oubliées de ce temps qu’on tente de nous faire passer pour des chefs-d’œuvre.On est en présence de pièces de vrais maîtres.L’impression est donc que cela n’a pas vieilli, même si Ockeghem n’a longtemps été qu’un nom respecté dans les livres via les témoignages d’époque.Les Tallis Scholars sont intellectuellement vibrants à cette musique; on y trouve donc un grand plaisir cérébral, duquel naît l’émotion musicale.La Gloire de Dieu, après tout, demande un certain effort, qui vous sera largement récompensé en entrant dans les arcanes gothiques de ce prince des musiciens de la polyphonie dite flamande.LEBÈGUE - BOUCHARD Nicolas Lebègue: Messe du 2' livre, Suite du 6' ton (1" livre), Magnificat du 1" ton (2* livre); Offertoire sur le Stabat Mater et sur le chant 0 filii et filiœ (3' livre); Les cloches, Offertoire du 5' ton (3' livre).Antoine Bouchard, orgue Boizard de l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache.REM 311286 XCD.Il est des artistes dont on parle peu parce qu’une fois qu’on en a parlé, on croit avoir tout dit.Cela ne veut pas dire qu’ils sont toujours dans la même routine, loin de là, mais leur travail est toujours tellement réussi et naturel, s’imposant solidement et sans ostentation, qu’ils font partie de notre quotidien musical dans ce qu’il a de plus naturel et intime.Antoine Bouchard est de ceux-là.Chaque fois qu’on l’entend, on se reprend à s’émerveiller du naturel de tink a compris la solution de continuité appliquée en musique et c’est dans un enchaînement direct que le poids de notes révèle tout son potentiel expressif.C o m ment ne pas s’émerveiller d’un tel solo de cor qui commence im-perceptible-ment sur une traînée des cordes, de ce tutti qui entre en force, mais sans violence, de cette masse sonore formidablement efficace qui jamais ne tombe dans le vulgairement spectaculaire.Certains passages aux cordes sont même interprétés comme ces grandes fins des IX et X de Mahler.Pour ce dernier compositeur, on sait que Haitink affiche une grande prédilection.En effet, ce qui décrirait le mieux cette manière de jouer Bruckner est cette grande «mahleri-sation», au sens ou le propos cesse d’être uniquement de «grandeur» philosophique et théologique pour arriver à une dramatisation très incarnée de l’expression musicale.L’Homme est interpellé dans son entier, son existence complète tournée vers un idéal glorieux et rédempteur, deux des symboles les plus puissants de la fin du romantisme allemand dans son gigantisme symphonique.C’est en trouvant la mesure de cette démesure que Haitink arrive le plus à convaincre.Il s’abîme totalement dans les cavalcades cosaques du finale, dans la sensualité de la fin du deuxième thème du mouvement lent, dans l’énergie du Scherzo, dans hautbois Theodore Baskin Normand Forget clarinettes Simon Aldrich Sonia Morin bassons John Clouser Michel Bettez cors James Sommerville Jean Gaudreault contrebasson Bruce Bower Oeuvres de Haydn, Dvorak & Beethoven jeudi 6 février 1997,20 heures Salle Redpath, Université McGill Entrée libre «S» .Radio-Canada 5?» Chaîne culturelle FM N&RTEL NORTHERN T EL ECO Iff Une présentation LaManufacture «SETïlïTn en collaboration avec du Maurier L’oeuvre de DAVID SHEA, THE TOWER OF MYRIAD MIRRORS présentée intégralement au NAVIRE " NIGHT ", dans un concert du Festival international de musique actuelle de Victoriaville 1996.Samedi à 22 h 50 ANNIVERSAIRE SCHUBERT L’année 1997 marque le 200e anniversaire de naissance de Franz Schubert.CONCERT DIMANCHE propose trois concerts consacrés aux oeuvres de ce grand compositeur.Dimanches 2, 9 et 16 février à 13 h 30 CHARLOTTE BOISJOLI, DE PÉPINOT À ADRIENNE.Découvrez les multiples facettes de la vie artistique de cette comédienne et auteure en compagnie de Michelle Rossignol dans une nouvelle série de dix émissions.Le dimanche à 17 h 30 À l’occasion du mois de l’histoire des Noirs, Jacques Lacoursière nous raconte l’histoire des Noirs au Québec dans une série de quatre documents.À PROPOS DE L'HISTOIRE DES NOIRS AU QUÉBEC Du lundi 3 au jeudi 6 février à 11 h HOMMAGE À SERGIU CELIBIDACHE, L'un des plus grands chefs du 20e siècle, Sergiu Celibidache, mourait l'été dernier.RADIO-CONCERT rend hommage à cet être exceptionnel en trois soirées consécutives.Mercredi 5 au vendredi 7 février à 20 h SÉRIES SPÉCIALES: quatre concerts présentés au Festival de Nouvelle Musique de Vancouver 1996.Samedis T, 8, 15, 22 février à 20 h *1* BANQUE LAURENTIENNE 555, rue Sherbrooke Ouest Billets: 23,00 $ Régulier Tarn incluses 19,50 $ Aîné 10,00 $ Étudiant 982©6037 wmim MERCURE Divertimento pour quatuor et orchestre TCHAIKOVSKY Valse-Scherzo et Sérénade mélancolique pour violon et orchestre BARTOK Danses populaires roumaines DE SARASATE Fantaisie sur les thèmes de Carmen de Bizet BRAHMS Sextuor à cordes rf 2 en sol majeur le relief mystérieusement anguleux de la forme du mouvement initial.Vos oreilles ont une âme, et un tel disque va à coup sûr vous la faire découvrir.(Sbncerts aemuskjW Æchanbv L'HISTOIRE DES STRIDES Collage et mise en scène de Jean-Pierre Ronfard Du 31 janvier au 8 février 1997 20 heures (relâche le 2 février) Réservations : (514) 873-4283 Entrée : 6,00 $ (don versé au Fonds de secours des élèves) Québec ss Conservatoire d’art dramatique de Montréal Studio-théâtre Jean-Valcourt 100, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) I Gouvernement du Québec Ministère de la Culture I et des Communications 6079^09399 fi 10 I, F I) li V 0 I II .I.E S S A M E D I I E T D I M A N C II E 2 F É V II I E II I !» Il 7 JAZZ ET BLUES Un tantinet fonctionnaire SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Voilà: dans le jazz, lorsqu’un producteur ne sait plus quoi faire, lorsqu’il est a court d’idées, il s’appuie sur un truc aussi vieux que l’invention de l’enregistrement.De quoi s’agit-il?De l’hommage.Cela fait maintenant des lunes que l’on ressort à intervalles réguliers : des remodelages sonores de Y Opéra de quat’ sous de Kurt Weill, du My Man et autres belles choses signées Billie Holiday, des Just a Gigolo et In Walked Bud de Thelonious Monk.On en passe un paquet, des vertes et : des pas mûres.Depuis quelque temps, il y a un nouveau truc.Lequel?Frank Sinatra.En fait de truc, il s’agit d’un vice concocté par les départements de marketing des différentes compa-ies.En deux mots, on essaie ici et e capitaliser sur la notoriété du crooner des Etats en faisant enregistrer par des musiciens de jazz les morceaux qui ont fait la fortune de vous savez qui.Joe Lovano, grand saxophoniste ténor devant l’éternel, nous propose depuis peu un Celebrating Sinatra sur étiquette Blue Note.Tout d’abord, il faut signaler que toutes ces pièces, du moins la grande majorité d’entre elles, n’ont jamais été des pièces composées par Sinatra.Alors, par qui ont-elles été écrites?Par les H.Arien, O.Hammerstein, G.Gershwin, C.Porter, J.Mercer, J.Burke.Bref, elles ont été écrites par des bonshommes connus et réputés pour leurs standards.Pour ces standards que des dizaines et des dizaines de jazzmans s’emploient à rénover tous les jours que Dieu fait.Autrement dit, allier le dernier Lovano au nom de Sinatra c’est.comment dire?C’est prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.Nom dé Diou! On l’écoute.Résultat?C’est pas terrible.C’est pas séduisant.C’est un tantinet fonctionnaire.C’est le moins bon des Lovano.Il est vrai que cet homme n’a signé jusqu’à présent que du bon, voire du très bon.C’est d’ailleurs à cause de cela, du fait qu’il a fait beaucoup de bon, qu’on se permet de chuchoter: «Attention, danger! Faites gaffe.Vous risquez de dépenser pour pas grand-chose.» Au suivant! BUG MUSIC Music of The Raymond Scott Quintette, John Kirby & His Orchestra, and The Duke Ellington Orchestra.Nonesuch Recards Jusqu’à présent, Don Byron a produit des albums originaux, rafraîchissants, étonnants, parfois décapants.Depuis peu, sur étiquette Nonesuch distribuée par Warner, ce clarinettiste propose un album comprenant une quinzaine de pièces représentatives d’un courant jusqu’ici peu publicisé.De quoi s’agit-il?De l’affection des jazzmans pour la musique classique.Les musiciens choisis par Byron?Steve Wilson et Robert deBellis aux saxos, Charles Lewis, James Zollar et Steve Bernstein aux trompettes, Craig Harris au trombone, Paul Meyers au banjo, David Gilmore à la guitare, Kenny Davis à la contrebasse, Pheeroan ak-Laff, Billy Hart et Joey Baron à la batterie, ainsi que Dean Bowman qui prête sa voix sur un morceau.C’est Don Byron qui a écrit les arrangements.C’est lui également qui fait office de chef d’orchestre.C’est lui qui dirige.C’est sous sa houlette que tous ces morceaux sont malmenés.Mais attention! Dans le SAISON MONTREAL Soirée bénéfice Jeri Brown Participez au financement de votre Saison! 50.00$ H.L E 27.95$ Women in jazz 8 Jazzwomen sur scène! CBC Stereo JAZZ BEAT David Sanchez 27.95$ La découverte de Saison Jazz Montréal 1996-1997! EB’TWWf src »- Aldo Romano 27.95$ Quatre grands noms du jazz européen! 7 mai SRC tjf i w.,11 Nathalie Loriers 27.95$ Une pianiste à découvrir ! Invité: le guitariste Phflfipe Catherine Profitez de l'offre exceptionnelle d'abonnement I 20% de réduction sur tout achat de quatre billets de concerts et plus SÉRIE INTERNATIONALE 1200, Bleury, Montréal Québec (métro PdA) Abonnement 842-2667 bon sens du terme.En clair, ces pièces sont fort bien malmenés.A la différence justement du disque de Lovano, celui que défend ces jours-ci notre Byron est à mettre dans la catégorie «fort à propos».Il plaira notamment à tous les amateurs de Woody Allen.Car ce qu’on entend tout au long de cet album, ce sont ces musiques chères au cinéaste new-yorkais.Mais des musiques revues et corrigées par un passionné de Stravinski ou Alan Berg.A écouter lentement.Au suivant! * SILVER CITY Sonny Rollins Milestone Depuis maintenant vingt-cinq bonnes années, Sonny Rollins est sous contrat avec Milestone.Auparavant, il avait signé des albums poulies compagnies Impulse et Prestige.Bon.Il y a peu, Milestone, qui appartient au groupe Fantasy, lui-même arrimé à Polygram, a confectionné un résumé musical du Sonny Rollins dernière manière.Cela fait qu’on entend Rollins en compagnie parfois de Tony Williams, Jack Dejohnette, Marvin Smitty Smith, Tommy Flanagan, Stanley Cowell, Clifton Anderson et plusieurs autres dont le fidèle Bob Cranshaw à la basse.Comme tout au long de ces an-nées-là, Rollins a confectionné un jazz plus électrique, plus physique, plus pesant que le jazz des années antérieures.Le double-compact qu’on nous propose plaira notamment aux amateurs de fusion.A ceux qui, comme le signataire de ces lignes, apprécient toujours et encore les combats que mena Roi-lins auparavant, autrement dit les East Broadway Rundown, on conseillera l’abstention.Pourquoi donc?Parce que la gravité, cette gravité qui fut au centre des luttes musicales de notre saxophoniste au cours des années 50 et 60, est absente.L v E R C BttS- »! U lut mimii Clochards célestes Distribution Fusion III, société montréalaise qui, sous le nom de Justin Time, fait également de la production, vient de signer un contrat lui allouant le droit de distribuer le catalogue Bethlehem.Etiquette réputée pour avoir enregistré les Dexter Gordon, Bill Evans, Zoot Sims et autres clochards célestes de la note bleue, elle dormait depuis des années dans les caves d’on ne sait pas qui.Grâce à cette entente, le crime a été réparé.Les premiers albums distribués sont ceux des pianistes Claude Williamson et surtout de Mal Waldron.Intitulée Left Alone, la production signée par Waldron est en fait un hommage à Billie Holiday.Imaginez, dans les années 50, on confectionnait des hommages à lady Day.Dans le cas de Waldron, cet hommage est d’autant moins l’hommage d’un opportuniste que cet immense musicien fut le dernier pianiste, pour ainsi dire, de Billie Holiday.Réalisé en trio, cet album se goûte comme du petit lait.C’est toujours bien balancé.C’est toujours sensible sans qu’il y ait excès.Jamais il ne racole.Jamais ce pianiste n’ennuie.En bleu et noir ¦ Samedi prochain, soit le 8 février, le guitariste Phil Guy, on devrait écrire l’excellent guitariste, se produira au Club Soda en compagnie de Stephen Barry à la basse, Jorn Reissner à la guitare et Gordie Adamson à la batterie.Bref, l’affiche est très belle.Frère de Buddy Guy avec lequel il s’est d’ailleurs produit pendant des années et des années, Phil Guy est sans aucun doute l’un des meilleurs représentants du style Chicago.On va en reparler.Et pas à peu près.¦ lue saxophoniste alto Art Porter est décédé lors d’un accident de bateau au large de la Thaïlande.Il avait 35 ans.On se souviendra notamment de lui pour le Art Porter Bill.Pardon?Alors qu’il était gouverneur de l’Arkansas, Bill Clinton fit voter une loi permettant à des musiciens n’ayant pas atteint la majorité de se produire dans des clubs de little Rock.Amen.LA VITRINE DU DIS Q U E 1 MARTIN GARDNER Étienne Daho entre deux sessions d’enregistrement Comme de la crème chaude derrière les oreilles Il a tous les attributs, ou peu s’en faut.À commencer par sa gueule d’acteur, quelque part entre Daniel Gélin première époque et le Jean-Pierre Léaud de Baisers volés.Quant au corps, eh ben, sans exagérer, tous les garçons et les filles rêvent de bouger comme lui.SYLVAIN CORMIER EDEN Etienne Daho Virgin (EMI) Parmi les chanteurs pop de France ou d’ailleurs — sondez ceux qui l’ont vu au Spectrum —, Etienne Daho est certainement le danseur le plus doué.Mais il ressemblerait à Abdullah The Butcher qu’on craquetait quand même.Non, pas à cause de l’objet contondant.A cause de la voix.À cause de ce timbre onctueux et apaisant qui provoque la même sensation à l’oreille que la crème chaude chez le barbier.Peu de chanteurs détiennent ce pouvoir absolu, cette capacité de magnifier les chansons en ouvrant la bouche.Dans l’histoire de la musique populaire, il y a eu Richard Anthony çn France, Rick Nelson en Amérique.Et lui.Etienne Daho.P’tit gars de Rennes, né à Oran en décembre 1956, fou amoureux de Sylvie (Vartan) et Françoise (Hardy) comme les garçons et les filles de son âge, enfant du Velvet Underground et de Pink Floyd.Idole lui-même depuis le début des années 80, il a réinventé presque à lui tout seul la chanson pop en France, noué de belles fidélités avec ses héros/héroïnes (Hardy, Vartan, Dutronc, Brigitte Fontaine), en plus d’enregistrer six albums sans véritable faiblesse.Le sixième et der-nier-né s’intitule Éden et il est bien nommé: on est un peu beaucoup au paradis de la chanson pop.Il s’agit cette fois de pop synthétique, plus proche de sa manière techno des années 80 que du très terrien et soulful Paris, ailleurs (1991).D’ordinaire, la matière synthétique me donne la «picotte» volante.Réaction allergique généralisée.Champ de framboises.Si ce n’était pas Daho, je dirais non.Pas touche.Mais le p’til gars de Rennes a compris et appliqué la règle d’or: dans la chanson pop, depuis Trenet, c’est la mélodie qui importe, et le reste n’est qu’artifices.Les artifices d’Eden, ce sont les nouvelles tendances de la musique pop européenne, brillamment échantillonnées par un Daho qui, au contraire de U2 et leur chanson Discotheque, sait les utiliser sans s’y perdre.Ainsi, pour Rendez-vous au jardin des plaisirs, le bel Étienne love ses phonèmes rouge sang sur un fond techno gris bleu: c’est très dansant mais pas frénétique.L’aiguille des BPM («beats-per-minute») ne tape pas dans le rouge.Pour Soudain et Timide intimité, il emprunte ses ambiances au nouveau easy-listening britannique, façon Mike Flowers Pop: c’est aussi léger que jouissif.Pour Les Bords de scène, il débusque un rythme de bossa du cocktail lounge et invite la reine Astrud Gilberto le temps de quelques pures notes from Ipanema: l’envoûtement est total.Pour Quand tu t’appelles Eden, il baigne dans les guitares atmosphériques à la manière du dernier Bashung: je clapote.Vous faut-il un album de fins plaisirs, de mélodies originales et de musiques fraîches pour ignorer superbement ce qui reste d’hiver?Daho vous offre le paradis, mais pas à la fin de vos jours.Tout de suite.Quand c’est nécessaire.BROKEN CHINA Rick Wright EMI «On dirait la musique des X-Files», a observé très justement mon passager après quelques mesures instrumentales du disque dans le lecteur compact de l’auto.Je reconnaissais moi aussi les ambiances tantôt oppressantes, souvent planantes et parfois même lyriques des trames sonores de Mark Snow, qui accompagnent si efficacement les désormais célèbres histoires d’extraterrestres venus d’ailleurs qui ne sont pas de chez nous.(A mon commandement, sifflez le thème.) Mon interlocuteur avait tout à fait raison, à cela près que ce disque ne renvoie pas tant aux trames des X-Files que le contraire.Une fois le nom de l’artiste dévoilé, il a tout compris: Rick Wright l£ claviéris-te de Pink Floyd.Bon sang, mais c’est bien sûr! La musique des X-hiles n’est jamais que du néo-Pink Floyd de l’ère digitale.Et un nouvel album solo de Rick Wright ne peut résonner à des oreilles modernes que comme une bande sonore des X-Files.La filiation est logique: les soucoupes volantes atterrissaient dans l'arrière-cour de Wright et ses copains bien avant que Scully et Mulder ne rejoignent le FBI.C’était quand, déjà, l’album Meddle, avec Echoes tout au long du côté B?En 1971.La sœur de Mulder n’avait même pas encore été enlevée.Bref, l’album solo de Wright fait penser aux X-Hles qui ramènent à Pink Floyd: passez go et réclamez 200 $.Ëtesr vous surpris?Moi non plus.Deuxième évidence: Wright seul aux claviers, c’est encore très Pink Floyd.A peine y a-t-il une section rythmique un peu beaucoup plus souple (Pino Palladino a la basse.Manu Katche à la batterie) et moins de guitares.Ce qui est plus surprenant, c’est que l’album soit à ce point valable et pertinent.Je vous jure, c’est du bon Pink Floyd extraterrestre.Pour rouler en montagne, c’est panoramique.Plus fort que du roquefort, la chanteuse irlandaise extraterrestre Sinead O’Connor y chante une ballade pinkfloydienne absolument magnifique répondant au doux nom de Reaching Lor The Rail And Breakthrough.A bien y penser, c’est tout bêtement du Pink Floyd sans la grosse queue de dinosaure accolée au nom.Ce qui fait toute la différence du monde.Sans connotation péjorative à traîner, ce disque réussit là où tous les albums du Floyd depuis Waters avaient échoué.Rick Wright, en paix, continue le travail.TREASURES Dolly Parton Rising Tide (Universal/MCA) On n’écoute pas Dolly Rebecca Parton.On la voit.On les voit.On ne voit que ça.Flanquez Dolly dans n’importe quelle conversation et c’est la parade des périphrases sphériques.C’est tout juste si on ne récrit pas sur-le-champ la fameuse tirade du nez dans Cyrano, version mammaire.Elle le sait, Dolly, depuis l’adolescence, qu’ils sont là, devant, incontournables signes avant-coureurs du printemps.Elle en a pris son parti.Le parti d’en rire.De les mettre en valeur jusqu a les faire éclater aux visages ébahis.D’où les robes à pois et les décolletés en forme de montagnes russes.D’où Dollywood, le parc d’attractions à son image et à sa ressemblance.Dolly Parton est une caricature vivante, qui s’assume comme telle et mène sa carrière tête haute et poitrine en évidence.N’empêche, l’arbre cachant la forêt, qu’on sait moins, hors des limites de Nashville, que Dolly Parton est un auteur-compositeur de grand talent.C’est pourtant vérifiable depuis Jolene, son premier vrai succès en 1974 (une redoutable histoire de jalousie), et jusqu’à sa ballade I Will Always Love You, méga-tube du film The Bodyguard chanté par Whitney Houston.Pour les mêmes raisons, on n’a jamais apprécié à juste titre sa sensibilité d’interprète, son registre ,fort étendu, la joliesse de son timbre.À cet égard, Treasures, son très agréable nouvel album, pourrait fournir à quelques-uns l’occasion de fermer les yeux et d’ouvrir grand les oreilles.Vous y découvririez l’une des belles réussites d’un genre casse-gueule: l’album de refontes avec invités spéciaux.La chanteuse y gagne sur tous les plans: le choix des titres est intriguant, les nouvelles moutures de bon goût, et la liste des collaborateurs judicieuse (notons Raul Malo des Mavericks, John Popper de Blues Traveler, John Sebastian à l’harmonica, etc.).Qu’il s’agisse de Before The Next Teardrop Falls, rengaine tex-mex de Freddy Fender (avec David Hidalgo de Los Lobos en renfort), de la triste ballade For 'Die Good Times de Kris Kristoffersion ou du joyeux Walking On Sunshine de Katrina & The Waves, Parton parvient à tout décanter en country-folk-pop sans rien dénaturer.Même sa version très melting pot de Peace Train, succès oublié du militant intégriste Yusef Islam (du temps qu’il signait Cat Stevens), livrée avec les chœurs sud-africains de Ladysmith Black Mambazo, mélange bizarre sur papier, fonctionne tout naturellement: la chanson n’a jamais aussi bien rempli son rôle d’hymne universel.Pareillement, sa mouture d’After Vie Gold Rush, immortelle de Neil Young, ne déparaît pas l’originale: en harmonie à trois voix en compagnie des chanteuses Alison Krauss et Suzanne Cox, la relecture rappelle les meilleurs moments de l’album Trio de Parton-Einmylou Harris-Lin-da Ronstadt (1987).A mon sens, tout l’album est d’un remarquable niveau, mais accordez une attention toute particulière à Behind Closed Doors (1973), poignante ballade du regretté Charlie Rich, sorte d'Elvis à crinière argentée.Vous aurez alors en pleine poire ce qu’il y a de plus gros chez Dolly Parton: le cœur.KEYS TO ASCENSION Yes Yes Records/Essential (BMG) — Maman, maman, s’écria l’enfant, y’a rien dans mon cadeau! — Tant pis pour toi, trancha la mère, t’avais qu’à demander autre chose au Père Noël.Tiens, joue avec l’emballage.Saisissez?Non?Vous voulez les points sur les i?L’enrobage, de fait, est alléchant.Poster, livret copieux, le fan est servi.Peintures, logo et lettrage sont signés Roger Dean, indispensable compagnon visuel de tous les albums du Yes de lere faste.Gage de qualité, suppose-t-on, surtout que le groupe réuni l’an dernier en spectacle et en studio à San Luis Obispo, Californie, est le Yes d'origine béni par les fans et les dieux, composé de Jon Anderson, Rick Wa-keman, Chris Squire, Steve Howe et Alan White.Leurres! Qu’il s’agisse de relectures (Siberian Kliatru, Vie Revealing Science OfGod, Starship Trooper, Roundabout) ou de nouveautés (Be Vie One, That, That Is), tout ce qu’on se procure ici en guise de double album est un gros paquet de rien du tout habillé en bleu pâle.La dextérité est là, les aigus d’Anderson itou, mais ce sont des fantômes qui jouent.Il y a longtemps que les âmes ont été jxrdues au poker (comme dans la chanson de Chris de Burgh).Bienvenue, mesdames et messieurs, au spectacle qui ne finit jamais, comme disaient Emerson, Lake & Palmer: accueillez les morts-vivants. L E I) E V 0 I R , I, E S S A M E 1) I E T I) I M A N C II E 2 Y Ê V R 1ER 1 il !) 7 A.I i v A — w w ARTS VISUELS Des natures mortes contemporaines VANITES Regards sur la nature morte contemporaine Galerie de l’UQAM 1400, rue Berri, salle J-R160 jusqu’au 1" mars BERNARD LAMARCHE \ A la Galerie de l’Université du Québec à Montréal, lorsqu’il s’agit d’inviter des commissaires d’exposition, on fait les choses en grand.Après avoir repris de Vancouver, au début de l’été dernier, l’exposition de groupe Le Bout de la langue/Seeing in Tongues, organisée par l’historienne de l’art Johanne La-moureux, de l’Université de Montréal, la galerie de l’UQAM accueille actuellement l’exposition de la commissaire Mona Hakim, qui rassemble 16 artistes.L’ampleur des corpus d’œuvres en art contemporain québécois que l’une et l’autre travaillent et la qualité des propos soulevés nous amènent à croire que les responsables de la galerie ont bon œil.Une des dimensions communes à ces événements de premier ordre, c’est l’extrême sensibilité investie dans le parcours de l’exposition.Une manière, toujours difficilement nom-mable, de faire en sorte que les œuvres soient déplacées, voire renouvelées par la présence des autres.Vous remarquerez que le plan de l’exposition s’affiche ici sans pudeur, pour mieux soulever, à même l’espace, la continuité entre les œuvres.Depuis l’entrée de la salle, des perspectives étonnantes construisent des regards embrassant plusieurs pièces d’un seul mouvement.Le dispositif d’accrochage s’expose fermement.Ce travail très présent permet à la fiction de l’exposition de se produire avec un heureux ravissement.Un genre négligé L’exposition reprend un genre qui a gagné ses lettres de noblesse au XVII' siècle, et qui n’a jamais cessé d’être visité depuis, à savoir la nature morte, et plus précisément une de ses manifestations, la vanité.Elle réactive un thème indélogeable.L’intérêt du projet de Hakim provient de la volonté pertinente de rétablir ce genre défini, délaissé par un XX1' siècle ayant renoncé à la classification académique des genres.Il en résulte pour les œuvres réunies un cadre d’énonciation spécifique qui les détourne légèrement de leur contexte immédiat.Beaucoup n’ont pas comme visées précises de poser une réflexion sur ce genre historique, mais toutes usent d’un des motifs ou des dispositifs de la nature morte, en plus de participer à l’établissement de tendances claires pour ce qui est l’art contemporain en général.Comme regard singulier sur l’art récent, il s’agit bel et bien de retrouver un genre un peu négligé, trop occupés que nous sommes à ne toujours traquer que la nouveauté.En encadrant d’aussi belle façon des œuvres qui parfois abordent la nature morte tout au plus sous le mode de l’emprunt, l’exposition produit un effet heureux qui saura plaire à plusieurs.En dénichant et en exploitant un sujet archiconnu et largement apprécié du public, Hakim parvient par le fait même à carrément démystifier tout un pan de la production contemporaine.De nouveaux points d’entrée sont fournis qui respectent certainement l’individualité de chaque œuvre, son propos et sa place face à l’art contemporain, et ouvrent au spectateur un espace libre pour les aborder à partir de ses propres connaissances en la matière.La récurrence du thème lève ce qu’il peut y rester de résistance, en exhaussant un lieu dont les chances de ne pas retenir l’intérêt sont minces, rendant les pièces familières vu sa popularité.Depuis cet angle, les œuvres parlent autrement, en livrant, parce qu’on l’a assumé pour elles, un aspect d’elles-mêmes qui aurait pu échapper sinon.Sans en faire un «plat», on pourrait discuter du titre de l’exposition, qui n’est pas exempt d’ambiguïté.Il laisse entendre deux présupposés qu’il y aurait eu lieu d’examiner.On pourrait croire que la vanité, ce discours symbolique sur le caractère fugace des choses, sur leur pérennité, n’est que la seule modalité d’expression de la nature morte, ce qui n’est pas tout à fait exact, bien que quelques écoles de pensée s’opposent encore à ce sujet.En effet, elle peut être tout simplement un lieu de réflexion sur le tableau lui-même, sur ses possibilités à se poser, cela n’est pas sans complexité, comme une représentation s’attardant à la question de la description en peinture.Autre présupposé amené par ce titre, c’est que toutes les œuvres accrochées aux cimaises de la salle adhèrent à la définition de la vanité, ce qu’on pourrait facilement mettre en cause.Hakim a toutefois cerné une zone précise.Toutes les œuvres de l’exposition, comme c’est le cas du Dead Nature (1996) de Jean-Marie Mai-tin, qu’on n’aurait pas pensé voir là, retiennent un aspect établi dans la tradition de la nature morte: la table, le crâne (entre autres R Krausz), la nourriture, le damier (M.Régimbald-Zeiber), le paysage.Inévitablement, et c’est là un des nombreux intérêts de cette exposition, on voit comment les artistes utilisent ces acquis pour activer d’autres ressorts, qui accusent la «nature» spectaculaire inhérente au genre.On pense ici à l’installation ou encore au ready-made qui revient sous plusieurs formes.Par contre, à cause des choix conceptuels de la commissaire, la présence de la nature morte semble parfois réduite à sa plus simple expression.Chez Serge Tousignant, ce n’est plus que le motif de la table qui s’apparente à la nature morte.La vanité semble moins aux premières loges ici, c’est le dispositif de la nature morte que l’artiste retient, plus qu’une dénonciation symbolique de l’abondance.Les objets inanimés accusent l’artificialité de la disposition, pour la détourner au profit d’une problématisation de l’illusion photographique.C’est par contre un des projets de la nature morte, repris ailleurs dans l’exposition, que de vouloir orchestrer un discours sur le métier par le trompe-l’œil ou le travail de virtuose.Plus sobre chez Monique Mongeau, moins chez Edmund Alleyn qui y insère un discours sur la matérialité des objets (Slow Dance, 1996), spectaculaire chez Jean-Jules Soucy, qui participe de ce goût pour le labeur technique par le moyen de l’hyper-réalisme.Du dispositif Avec l’œuvre de Michel Leclair, qui joue aussi sur l’illusion photographique, et celles de Tousignant et de Joseph Branco — elles ouvrent ensemble le parcours —, on est en présence d’un des axes important de l’art contemporain, à savoir une réflexion sur le phénomène même de l’exposition.On expose des denrées, des ustensiles, etc.Joseph Branco porte littéralement le motif de l’assiette en effigie.Un dénominateur commun émerge alors parmi ces œuvres, soit une prise en charge éloquente de la notion de mise en vitrine.Le terme anglais est peut-être plus percutant: on parle d’une rhétorique du display.L’œuvre au titre ironique de Soucy, Bouffons, de 1995, exemplifie très clairement cette notion.Réflexion sur la présentation de l’aliment, elle fait preuve d’une capacité ludique à tromper les sens, ,selon un faste à couper le souffle.A mettre sa main dans le feu, on croirait à de réelles gâteries, pourtant elles sont tout ce qu’il y a de plus artificiel.Efficace dans sa manière d’activer le désir, en mettant les victuailles hors d’atteinte malgré les couverts dressés sur une table somptueuse, elle en condense plusieurs aspects: critique de l’abondance et de la consommation, métaphore de la prise (les fameux couteaux qui débordent des tables), et un déplacement du ready-made des plus ingénieux.Comble de la délectation, cette œuvre ne fait pas que faire saliver d’envie, elle produit une véritable exacerbation des sens, entre vrm jtâgggj jSpBBHSf]] Ml SOURCE GALERIE TROIS POINTS autres à cause de sa dimension exhibitionniste fort à propos.Toutes ne jouent pas, comme celle de Soucy, sur la magnificence des étalages de denrées et sur l’idée de présentation, mais elles contribuent à définir des propositions actuelles sur le thème.Qu’elles soient kitsch (P.Martin), baroques (D.Lessard): qu’elles intègrent le ready-made (M.Régimbald-Zeiber, M.Leclair, aussi Lessard et Martin), la photographie (P.Charrier, G.Bouchard), l’objet fabriqué (P.Krausz, J.Branco, M.Assal, D.Morel), la vidéo (L.Paillé) ou plus traditionnellement la peinture (Assal, Alleyn), ces œuvres possèdent un dernier charme en commun.Par l’emprunt à la nature morte, elles manigancent la manipulation ouverte d’un désir associé à la mise en vitrine.Séduisantes, mais d’un certain goût pour la mort, elleg font une cour déclarée au regard.A ne manquer sous aucun prétexte.SOURCE GALERIE DE L'UO Bouffons, techniques mixtes de Jean-Jules Soucy.Domestic Pointing, Jean-Marie Martin (1989).Nouvelle adresse à compter du 1er mars : 372, rue Ste-Catherine Ouest, local 405 JUAN SCHNEIDER Du 8 au 29 mars GALERIE Lilian f7MnnBBRI8| Renseignements : liilIÜHUllWÀ 281-8556 A G A C ASSOCIATION DES GALERIES D'ART CONTEMPORAIN 324, bout.Saint-Joseph Est, Montréal (514) 843-3334 Téléc.: (514) 843-4749 Service offert au public: CEOA (Centre d'évaluation d'œuvres d'Art) l/AGAC tient à remercier ses commanditaires de la Grande Virée 96 et à les féliciter pour leur implication dans le secteur culturel : DUPLESSIS récipiendaire du Prix Arts-Affaires PME 1996 GEORGES L A O U N récipiendaire du Prix Arts-Affaires PME 1994 6 février -1 mars Yves Bouliane Erwin Regler Galerie Éric Devlin 460, Sainte-Catherine Ouest Espace 403 Montréal H3B 1A7 Tél.: 514-866-6272 Fax: 514-866-7284 Du mercredi au vendredi de 12 h à 18 h, le samedi de 12 h à 17 h GALERIE ELENA LEE VERRE D'ART Jusqu'au I I février 3 LAURÉATS DU PRIX SAYDIE BRONFMAN : DANIEL CRICHTON LOUISE GENEST STEVE HEINEMANN I428, SHERBROOKE OUEST MONTRÉAL (QUÉBEC) H3G 1K4 Du mardi au vendredi de 11 h à 18 h.le samedi de 11 h a 17 h Tél.: (514) 844-6009 • Fax: (514) 844-1335 Geoffrey James Jusqu’au 15 février 1997 galerie René Blouin 372.RUE STE-CATHERINE OUEST, CH.501 MONTRÉAL TEL.: (514) 393-9969 LAURENCE CARDINAL Les Flottants Jusqu’au 22 février 1997 GALERIE GRAFF 963, Rachel Est, Montréal, Qc H2J 2J4 tél.:(514)526-2616 GALERIE TROIS POINTS JOCELYNE AUMONT JOSE À.SUAREZ LONDONO Jusqu’au 8 février ANNE ASHTON 15 février au 15 mars 372, rue Sainte-Calherine O., suite 520 Montréal Tél: (514) 866-8008 Du mercredi au vendredi de 12 h à 18 h, • le samedi de 12 h à T 7 h «9» banque LAURENTIENNE SjO mention Grande entreprise 1996 Jusqu'au 15 février Accrochage historique Beaulieu, Daudelin, Dumouchel, Ferron Gaucher, McEwen, Mousseau, Riopelle GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark Montréal H2T 2T3 514.849.1165 Ouvert du mardi au samedi de 10.h 00 à 17 h 30 Exposition du 10e anniversaire Dictons et proverbes Du 22 février au 22 mars GALERIE CHRISTIANE C II A S S A Y 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Salle 418, Montréal H3B1A2, Tél.+ télécopieur: 514 875*0071 AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA OTTAWA EASTMAN riuerin-üriogos ART CONTEMPORAIN ARTISTES DE LA GALERIE 197, Chemin du Lac d’Argent, Eastman (Québec) JOE 1 PO Tél.: 514-297-4646 Du jeudi au dimanche de 13 h 30 à 17 h 30 QUE E C NASCO PELEV Known/Unknown Du 7 au 27 février VERNISSAGE le 9 février de 14 h à 18 h Galerie L’Autre Équivoque 333.RUE CUMBERLAND OTTAWA TÉL: (613) 789-7145 Du lundi au samedi de 10 h à 17 h 30, le dimanche de 13 h à 17 h 30 MICHAEL SMITH DAVID BOLDUC MICHÈLE DROUIN WADD1NGTON & GORCE 1446, rue Sherbrooke Ouest Montréal H3G IK4 Tél.: 847-1112 Fax : 847-1113 Du mercredi au samedi de 10 h à 17 h Art contemporain GALERIE ESTAMPE PLUS 49, rue Saint-Pierre, Québec Tél.: (418) 694-1303 .-.6 Jusqu'au 2 mars Eaux-fortes de CYRIL DESMET Cfeuvres sur papier d'ANAIT MARCEL JEAN Du 1er au 21 février Vernissage le 7 février de 17 h à 20 h Galerie Madeleine Lacerte 1, côte Dinan, Québec, Qc Tél.: 1.418.692.1566 9, rue Saint-Paul Ouest.Vieux-Montréal Tél: (514) 844-3438 Du lundi au samedi ouvert de 10 h à 18 h Dimanche de 12 h à 17h _______________________________________ Loïc Le Groumellec Jusqu'au 8 février Galerie Yves Le Roux 5505.boul.Saint-Laurent, espace 4136.Montréal Tél: 495-1860 Fax: 495-3989 S?a***S*3fc — . ;; Marie-Line Laplante est lauréate du prix ' P ’ D«!mn À In nrnnlinn 100/1 ne Du 27 janvier auT' mars 1997 Marie-Line Laplante est lauréate du prix Prime à la création 1994 du Fonds Gratien Gëlinas *£*• \0^ rs\, mise en scène de Martine Beaulne c Durand, Frédéric Desager istance à la mise en scène et régie Carol Clément costumes Meredith Caron musique originale Silvy Grenier * ATELIER CIRCULAIRE: 40, Molière Est, Espace 401 (272-8874) — Du 5 décembre au 3 février: «Terrepierre», oeuvres de Wendy Simon AXE NÉO-7 ART CONTEMPORAIN: 205, rue Montcalm, Hull (819-771-2122) — Du 19 janvier au 23 février: «Le temps des cendres», installation de Diane Génier BIBLIOTHÈQUE DE BEAC0NSFIELD: 303, boul.Beacons-field (428-4460) — Du 4 février au 2 mars: Peintures à l’huile de Léo Bonchune BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC: 1700, rue Saint-Denis (873-1100 poste 151) — Du 20 novembre au 22 février: Exposition d’une quarantaine d’estampes de Sarah Valerie Gersovitz BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE CÔTE SAINT-LUC: 5851, boul.Cavendish (485-6900) — Du 16 janvier au 28 février: «La série Kaddish», oeuvres de Rita Briansky B0RDUAS, ÉDITEUR ET MARCHAND D’ART: 207, rue Laurier Ouest (271-6886) — Dessins (mine de plomb) de Jacques Payette CAFÉ-GALERIE L’EMBUSCADE: 1571, Place Badeaux, Trois-Rivières (819-374-0652) — Du 7 janvier au 3 février: Oeuvres de Pierre Lafontaine et Jocelyn Tousignant — Du 4 lévrier au 3 mars: «Les délurés du samedi soir», oeuvres d’Andrée Milette CENTRE COMMUNAUTAIRE DE LOISIR DE U CÔTE-DES-NEIGES: 5347, Côte-des-Neiges (733-1478) — Du 23 janvier au 6 février: Oeuvres de David Pellerin et Thérèse Phan CENTRE D’EXPOSITION CIRCA: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Suite 444 (393-8248) — Du 11 janvier au 15 février: Michel de Broin et son invité Trevor Gould CENTRE D’EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL: 23.rue Ambroise-Fafard (418-435-3681) — Jusqu'au 8 avril: «Regards sur le monde», oeuvres de Kathleen Daly et George D.Pepper CENTRE D'EXPOSITION DE ROUYN-KORANDA: 425, boul.du Collège (819-762-6600) — Du 16 janvier au 16 février: «Regard témoin» de Marcel Marols et lauréats du concours Prima Hydro-Québec.artisans régionaux CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS: 90.Chemin des Patriotes.Sorel (780-5720) — Du 12 janvier au 9 février: «Paysages naïfs à paysages toxiques», oeuvres de Jean-Marie Martin CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185, rue du Palais.Saint-Jérôme (432-7171) — Du 12 janvier au 9 février: «Les impondérables», oeuvres de Denis Lebel et ¦Espacement humain», oeuvres de Sylvie Tisserand CENTRE D'EXPOSITION L'IMAGIER: 9.rue Front.Aylmer (819-684-1445) —Ou 19 janvier au 16 février: -Champs d’Aylmer».oeuvres de Lyle Docherty et «Les libres du temps», oeuvres des étudiants de 1ère année en Design (UOAH) CENTRE D'EXPOSITION LANAUDIÈRE: 290.Principale.Ste-Marcelline (759-7997) — Du 29 janvier au 30 mars: ¦Trans-Formation».oeuvres du peintre-sculpteur Alain Rivest CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ: 1200.rue de Bleury (866-4853) — Du 11 janvier au 8 lévrier «Dix bratlon» GALERIE D'ART STEWART HALL ART GALLERY: 176 Lake-shore Road, Pointe-Claire (630-1254) — Du 11 janvier au 16 février: «Le Canal Lachine», oeuvres de Céline Boucher et «La récolte de la glace», oeuvres de Marcel Bradley GALERIE DE BELLEFEUILLE: 1367, avenue Greene (933-4406) — Oeuvres récents de Michel Casavant, Torn Hopkins, Norman Laliberté, Frank Mulvey et Jacques Payette GALERIE DE L'UQAM: 1400, rue Berri, Pavillon Judith Jasmin, Salle J-R120 (987-8421) — Du 17 janvier au 1er mars: «Vanités: Regards sur la nature morte contemporaine» GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC: 350.rue Saint-Paul Est (878-2787) — Du 12 décembre au 16 février: Francesc Peich, horloger-joaillier et Luc Taillon, artiste-verrier GALERIE DU SAC: Atrium du pavillon Samuel-Bronfman, 3000 rue Jean-Brillant (343-6111 poste 4694) — Du 14 janvier au 11 février: «Rituels», oeuvres d'Éliane Excof-fier GALERIE DU TRAIT-CARRÉ: 7985.rue Trait-Carré Est, Charlesbourg (418-623-1877) — Du 2 au 16 février: «Les Schubertiades», de Benoît Simard, a.r.c.GALERIE ENTRE CADRE: 4897, boul.St-Laurent (845-9850) — Ou 12 janvier au 6 mars: Collectif d'aquarellistes GALERIE FOUF: 87.rue Ste-Catherine Est (844-5539) — Du 1er février au 1er mars: «T'Art» de Peak Studio avec Dominique Sarafian, Robert Alexander Van Nood.Charlotte Grant et collectif Peak Studio GALERIE HORACE: 74, rue Albert, Sherbrooke (819-821-2326) — Du 24 janvier au 16 février «Métaux vivants», sculptures de Richard Cyr et «Passages», exposition de Jo Cooper GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1490, rue Sherbrooke Ouest (849-3637) — Oeuvres de P.V.Beaulieu, M.A.Fortin, S.Cosgrove, J.P.Dallaire.C.Gagnon & H.Heimlich GALERIE KLIMANTIRIS: 742, boul.Décarie (744-6683) — Pour le mois de février: Oeuvres récentes de José Cuenca, Jan Delikat.Katerina Mertikas et Albric Soly GALERIE LIEU OUEST: 372, rue Sainte-Catherine Ouest.N° 523 (393-7255) — Du 18 janvier au 15 février: «Des mots et des images», oeuvres de Léopold L.Foulem et Richard Milette GALERIE MICHEL-ANGE: 430.rue Bonsecours (875-8281) — Exposition des oeuvres de plus de 100 artistes québécois GALERIE MONTCALM: 25.rue Laurier.Huit (819-595-7488) — Du 16 janvier au 2 mars: «Les remparts de l'innocence», installation de Raymond Warren GALERIE NOËL GUYOMARC'H BIJOUX D'ART: 460.rue Ste-Catherine Ouest.Local 314 (876-8890) — Jusqu'au 30 mars: Oeuvres d’Aliza Amihude.Catherine Béchard.Christian Chauveau.Josée Desjardins.Anne Fauteux.Bruno Gérard.Esty Grossman.Enid Kaplan et Barbara Stutman GALERIE OEUVRES VIVES: 1444.rue Sherbrooke Ouest (842-8516) — Oeuvres de Claude Bibeau.Colin Chabot, Frank Chatel, Johanne Cullen, Yves Décarie, Suzanne Desbiens.Loretta Fasan.Ginette Gasse, Irena Korosec, Jacques Léveillé.Louisa Nicol et Marc Paquet GALERIE PARCHEMINE: 50.rue St-Paul Ouest, Suite 02 (845-3368) — Exposition permanente: Oeuvres de Berdj Tchakedjian, Mirella Aprahamian, Paule St-Laurent, Yong Sook Kim Lambert, Eve Rell, Laurette Blouin, Pierette Gaudreau et Chantal Joubaire-Cornic GALERIE PINK: 1456.rue Notre-Dame Ouest (935-9851) — Du 23 janvier au 16 février: «Bouteilles à la mer», oeuvres de Jean Noël et Nicolas Baudouin GALERIE PORT-MAURICE: 8420, boul.Lacordaire (328-8585) — Du 8 janvier au 9 février: «La mémoire de l'espèce», oeuvres de Gisèle Normandin GALERIE ROCHEFORT: 366, rue Lemoyne, # (284-1774) — Du 18 janvier au 8 février: «Sabliers et lacrymatoires» d'après le tableau du Robert de Montesquiou de Whisler, oeuvres de George Bogardi et Serge Murphy GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 4295, boul.St-Laurent (849-5844) — Du 1er lévrier au 8 mars: Oeuvres de Chiara Dynys GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT: 5276, ave Notre-Dame-de-Grâce (487-7750) — Du 22 janvier au 22 février: Les plus belles gravures de la galerie, exposition des artistes de la galerie GALERIE VERMEILLE: 4464, rue Sainte-Catherine Ouest (939-3639) — Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN: 1871, boul.Industriel, Laval (975-1188) — Du 9 janvier au 9 février: «Variations sur un lieu», oeuvres des artistes du Grave et «Louise Prescott: Travailler Mère Courage» GALERIE VOX: 4060, boul.St-Laurent, Suite 110 (844-6993) — Du 9 janvier au 9 février: «Ode au quotidien», oeuvres de Yan Giguère, Marie-Christine Simard et Steve Leroux GRAVE: 17, rue des Forges, Victoriaville (819-758-9510) — Du 10 janvier au 7 février: «Variations sur un lieu», exposition collective des membres de la galerie Verticale art contemporain de Laval et «Communication et anthropologie», installation de Fabien Bélanger HÔTEL DE VILLE DE BROSSARD: 2001, boul.Rome (923-7011, poste 3703) — Du 14 janvier au 7 mars: Oeuvres de Adrienne Boisvert Allaire, aquarelliste L’OEIL DE POISSON: 541, rue St-Vallier Est, Québec (418-648-2975) — Du 10 janvier au 9 février: «Meubles Déplacés», oeuvres de Mario Duchesneau, «Vita», installation de Richard Michaud et les peintures de Carlos Ste-Marie LA CENTRALE: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 506 (871-0268) — Du 1er février au 9 mars: «Perfecto Blue -Part II - Be Longing» de Shelley Dougherty et «Tomboy Heart» de Jane Williams LA CHAMBRE BLANCHE: 185, rue Christophe-Colomb Est, Québec (418-529-2715) — Du 14 janvier au 9 février: «Écarts», oeuvres récentes de François Lamontagne LANGAGE PLUS: 414, rue Collard, Suite 102 (668-6635) — Du 24 janvier au 23 février: «Autopsie» de Marc Séguin LE BALCON D’ARTS: 650, rue Notre-Dame, Saint-Lambert (466-8920) — Exposition collective des artistes de la galerie MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136, Chemin de la Gare (227-4322) — Oeuvres de Hudon, Surrey, Riopelle, M.A.Fortin et de nouveaux artistes de la région MAISON MAGELLA-PARADIS: 7970, rue Trait-Carré Est (418-623-1877 ou 418-624-7961) — Du 2 au 16 février: Oeuvres de Hubert Wallot MAISON RICHELIEU, GALERIE D’ART: 451, Richelieu (584-2797) — Oeuvres de C.Caramelli, DeGrâce, Y.Du-mais-Bérubé, F.Clavet, J.M.Dunoyer, L.Dupuis, D.Fortin, J.Giroux, S.Gosselin, P.Lachance, P.Leblanc, J.Lessonini, H.Taliana et S.Velikova OCCURRENCE, ESPACE D’ART ET D’ESSAI CONTEMPORAINS: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Bureau 307 (397-0236) — Du 18 janvier au 16 février: «Haïti chérie», oeuvres de Benoît Aquin OPTICA: 3981, boul.St-Laurent, Espace 501 (287-1574) — Du 11 janvier au 15 février: Oeuvres de Annie Martin, Dianna Frid et Anton Vidokle PLEIN SUD CENTRE D’EXPOSITION ET D'ANIMATION EN ART ACTUEL À LONGUEUIL: 100, rue de Gèntilly Est, Local D-0620 (679-2966) — Du 14 janvier au 7 février: «Propositions», oeuvres de Jean-Pierre Morin PRAXIS ART ACTUEL: 44A, rue Turgeon, Sainte-Thérèse (434-7648) — Du 15 janvier au 7 février: «Témoins muets II», oeuvres de Lise Létourneau SÉQUENCE: 272, ave du Séminaire, Chicoutimi (418-543-2744) — Du 16 janvier au 16 février: Oeuvres de Céline Messier et Susan Coolen USINE C: 1345, ave Lalonde (521-4198) — Jusqu’au 22 février: «13 dessins +1» de Massimo Guerrera VU CENTRE DE DIFFUSION ET DE PRODUCTION DE LA PHOTOGRAPHIE: 550, Côte d'Abraham, Québec (418-640-2585) — Du 24 janvier au 16 février: Photographies de Yan Giguère, Anne Immelé, Gail Paslawski, Emmanuelle Schmitt et Andrea Szilasi ASSOCIATION DES GALERIES D’ART CONTEMPORAIN (MONTRÉAL) GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372, rue Ste-Catherine Ouest, Local 418 (875-0071) GALERIE ELENA LEE: 1428, rue Sherbrooke Ouest (844-6009) — Du 20 janvier au 11 février: 3 Lauréats du Prix Saydie Bronfman: Daniel Crichton, Louise Genest et Steve Heinemann GALERIE ÉRIC DEVLIN: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 403 (866-6272) GALERIE ESTAMPE PLUS: 49, rue St-Pierre, Québec (418-694-1303) GALERIE GRAFF: 963, rue Rachel Est (526-2616) — Du 23 janvier au 22 février: «Les Flottants», oeuvres de Laurence Cardinal GALERIE L’AUTRE ÉQUIVOQUE: 333, Cumberland, Ottawa (613-789-7145) GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9, rue St-Paul Ouest (844-3438) — Du 1er au 28 février: Oeuvres de Cyril Desmet et d'Anaït GALERIE LILIAN RODRIGUEZ: 3886, rue St-Hubert (281-8556) GALERIE MADELEINE LACERTE: 1, Côte Dinan.Québec (418-692-1566) GALERIE RENÉ BLOUIN: 372, rue Ste-Catherine Ouest, # 501 (393-9969) — Du 9 janvier au 15 lévrier: Oeuvres de Tim Clark et de Geoffrey James GALERIE RIVERIN-ARLOGOS: 197, Chemin du Lac d'Ar-gent.Eastman (297-4646) GALERIE SIMON BLAIS: 4521, Clark.Local 100 (849-1165) GALERIE TROIS POINTS: 372, rue Ste-Catherine Ouest.# 520 (866-8008) — Du 11 janvier au 8 février: «Suarez Londoôo».oeuvres de José Antonio GALERIE WADDINGTON & GORCE INC.: 1446.rue Sherbrooke Ouest (847-1112) — Du 24 janvier au 28 lévrier: Oeuvres de Aitkens.Bellefleur, Bolduc.Castelli, Chadwick, Chaki, Drouin, Hurtubise, Jérome, McEwen.Mead, Salzberg, Vaiilancourt et Warholl GALERIE YVES LE ROUX: 5505.boul.St-Laurent.Local 4136 (495-1860) — Du 11 janvier au 7 lévrier: Oeuvres de Loïc Le Groumellec MAISONS DE LA CULTURE Montréal - (872-621 1) ?CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100, rue Sherbrooke Est (872-5338) — Du 26 janvier au 23 février «Opus51» MAISON OE U CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290.Chemin de la Côte-des-Neiges (872-6889) — Du 23 janvier au 23 février: «Le paysage et les choses», oeuvres de Richard Baillargeon — Ou 29 janvier au 2 mars: «Huguette Larochelle.Gilgamesh: la quête de l’immortalité» MAISON DE U CULTURE DE 6ATINEAU: 855, boul.de la Gappe (819-243-2580) — Du 17 janvier au 23 février: ¦Animisme» de Grethe Lauesen MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550.rue Ontario Est (872-7882) — Du 2 lévrier au 16 mars: «Le silence des yeux - Gérard Gameau: 1986-1989» — Du 5 février au 9 mars: «Halloween 1995: Montréal.Québec (Canada)».«Voyage à domicile» et «Derrière l’autre caméra: prise deux» MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052.boul.Monk (872-2044) — Du 16 janvier au 16 lévrier: «De la modularité au Iractal» — Du 16 janvier au 9 mars: «Co-loriscope» MAISON DE U CULTURE MERCIER: 8105, rue Hochelaga (872-8755) — Du 19 janvier au 23 lévrier: «Conjonction Tropicale», oeuvres de Monique Laramée — Du 25 janvier au 2 mars: «L:e musée incroyable de Normand Tou-pin MAISON DE U CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755, rue Botrel (872-2157) — Du 11 janvier au 17 février: «Circus Mentis» de Martine Paquet — Du 17 janvier au 23 lévrier: «Marie-Denise Douyon: tradition et arts actuels» MAISON DE LA CULTURE PLATEAU MONT-ROYAL: 465, ave Mont-Royal Est (872-2266) — Du 30 janvier au 2 mars: «Pérou: Joyau de l'Inca» et «Parcours désordonné» MAISON DE LA CULTURE POINTE-AUX-TREMBLES: 3020, boul, de la Rousselière (872-2240) — Du 1er novembre au 28 février: «Montréal, l'hiver autrefois.» MAISON DE LA CULTURE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES: 9140, boul.Perras (872-9814) — Du 31 janvier au 2 mars:«Montréal noire francophone» MAISON DU PRESSOIR: 10865, rue du Pressoir (872-8749) — Du 15 janvier au 9 mars: «Réllexions» MUSE E S ?BIODÔME DE MONTRÉAL: 4777, avenue Pierre-De Cou-' bertin (868-3000) — Du 27 novembre au 16 mars: «Regard romantique sur la nature», oeuvres de Christine Marshall CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920, rue Baile (939-7000) — Du 11 décembre au 9 mars: «Découvrir la géométrie: Ben Nicholson et la bibliothèque Laurentien-ne» — Jusqu'au 16 mars: «Temps et matérialité», une installation de l'architecte québécois Pierre Thibault CENTRE D’HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335, Place d’Youville (872-3207) — Du 25 janvier au 7 décembre: «Toute une histoire.en un clin d'oeil.De 1642 à nos jours» ÉCOMIISÉE DU FIER MONDE: 2050, rue Amherst (528-8444) — Jusqu’en décembre 97: «Paysages Industriels, en mutation» JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL: 4101, rue Sherbrooke Est (872-1400) — Du 17 décembre au 9 février: «La passion de l’arbre», oeuvres de l'artiste-peintre Marc Lin-court MAISON HAMEL-BRUNEAU: 2608, Chemin Saint-Louis, Sainte-Foy (418-654-4325) — Du 31 janvier au 16 mars: «Les natures vives» de Louise Gadbois MAISON SIR WILFRID LAURIER: 16, rue Laurier Ouest, Victoriaville (819-357-8655) — Jusqu'au mois de mai: «Wilfrid Laurier, Premier Ministre du Canada» MUSÉE ACADIEN DU QUÉBEC À BONAVENTURE: 95.Port-Royal (418-534-4000) — Du 12 janvier au 10 mars:: «Échoueries», oeuvres de Jacques Rivière MUSÉE BON PASTEUR: 14, Couillard, Vieux-Québec (418-694-0243) — Jusqu'au mois de mars: «Les anges.de la tradition chrétienne» MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100, rue Laurier, ' Hull (819-776-7000) — Du 10 septembre au 13 avril:' «Une journée dans la vie du Canada» — Du 18 octobre1 au 19 mai: «Mémoire des rites: Trésors africains du Musée de Tervuren, Belgique» — À compter du 7 novembre: «Devant le petit écran - Téléviseurs et souvenirs du Musée MZTV» — Du 8 novembre au 6 avril: «Au petit écran» — Du 15 novembre au 28 septembre: «Quêtes et : songes hyperboréens - La vie et l’art d’un peuple ancien de l’Arctique» —Jusqu’au 13 avril: «Souvenirs du Canada» — Jusqu’au 14 septembre: «Liens à la Terre - Traditions vestimentaires de trois cultures autochtones» — Jusqu'au 28 septembre: «Avez-vous vu son chapeau?» - — Jusqu'au 12 octobre: «Les doukhobors, lutteur de ¦ l’esprit» — Jusqu'au 26 octobre: «Des avaleuses de vagues - Les embarcations autochtones au Canada» MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185, rue Ste-Catherine Ouest (847-6242) — Du 1er novembre au 6 avril: «La Collection», Oeuvres-phares et «Acquisitions récentes en art actuel» — Du 16 janvier au 16 mars: ' «William Wegman: Les contes de Fay» — Du 31 janvier au 27 avril: «Mousseau» — Jusqu’au 11 mai: «L’abécédaire du Musée: L-M» MUSÉE D'ART DE MONT-SAINT-HILAIRE: 150, Centre-Civique (536-3033) — Du 26 janvier au 16 mars: «Entrevoir le jeu des signes», exposition de groupe MUSÉE D’ART DE SAINT-LAURENT: 615, avenue Sainte-Croix (747-7367) — Du 30 janvier au 1er juin: «Le Diable ! dans la légende québécoises — Bronzes d’Alfred Laliber-, té» MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85, Dalhousie.Québec: ; (418-643-2158) — Du 18 septembre au 3 août: «Kimo- ; “ nos», de M.Hajime Miwa — Jusqu'au 11 mai: «Secrets • " d'Amazonie» — Jusqu'au mois de septembre: «Jamais plus comme avant!» *¦' MUSÉE DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES DU QUÉBEC: 200, rue Laviolette, Trois-Rivières (819-372-0406 ou 1-800-461-0406) — Du 15 décembre au 23 lévrier: «Nos jeunes patenteux» — Jusqu'au 23 février: «Séguin — Histoire d'une passion» — Jusqu'au 4 mai: «C'est-à-dire - Sur la trace des mots: l'histoire d'une langue» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 et 1380, rue Sherbrooke Ouest (285-1600) — Du 21 novembre au 16 février: «Joe Fafard: les années de bronze» — Du 23 janvier au 13 avril: «Transformation», Prix Saidye Bronfman 1977-1996 —Jusqu'au 16 mars: «Primates: gravures anciennes de la collection Jean Baulu» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE SHERBROOKE: 241, rue Dufferin (819-821-2115) — Du 11 janvier au 2 mars: «La Collection Lavalin — Corpus 1», de la figuration à l'abstraction et au delà MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: 380, Promenade Sussex Drive, Ottawa (613-990-1985) — Jusqu'au 30 mars: «Corps étrangers» — Jusqu'au 6 avril: «Pitseolak ' Ashoona» — Jusqu'en 1998: «Une vision à l’honneur», trente ans de la collection de photographies MUSÉE DES ONDES ÉMILE BERLINER: 1050, rue Laçasse (932-9663) — Du 10 janvier au 3 mars: «A la découverte du fox-trot» MUSÉE DU QUÉBEC: 1, ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150) — A compter du 4 décembre: «Richard Mill & Carnets de voyage» — Jusqu'au 16 février: «Jean-Baptiste Côté, caricaturiste et sculpteur» — Jusqu'au 25 mai: «Le Bestiaire.Les animaux imaginaires de Pellan» — Jusqu'au 3 août: «Portraits» MUSÉE J.ARMAND BOMBARDIER: 1001.ave J.A.Bombardier, Valcourt (532-5300) — Du 28 janvier au 31 .mars: «Le Grand Prix de Valcourt: 15 ans de courses» MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118, rue Saint-Pierre (845-6108) — Du 7 janvier au 31 mars: «Tout Fortin», oeuvres du grand peintre paysagiste Marc-Aurèle Fortin MUSÉE MARSIL: 349 Riverside, Saint-Lambert (671- • 3098) — Du 12 janvier au 30 mars: «Bogolanfini: Textiles africains aux couleurs de terre» MUSÉE McCORD: 690.rue Sherbrooke Ouest (398-7100) - — Jusqu'au 31 mars: «Wathahine: photographies de femmes autochtones», de Nancy Ackerman — Jusqu’au 19 octobre: «Marguerite Volant: passions, histoire et fiction» MUSÉE PIERRE-BOUCHER: 858.Laviolette.Trois-Rivières (819-376-4459) — Ou 19 janvier au 16 février: «L’art et la nordicité», sculptures et gravures sur pierre d'artistes autochtones du Nouveau-Québec MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI: 35.rue Saint-Germain Ouest (418-724-2272) — Du 21 novembre au 16 lévrier: «Surfaces sensibles», oeuvres de Philippe Boissonnet.André Martin, Louise Paillé et Reva Stone MUSÉE STEWART: Fort de l'Ile Sainte-Hélène (861-6701) —Jusqu'au 31 mars: «Dan Cooper, héros canadien», exposition qui souligne le 40e anniversaire de ce véritable ; héros de l’air canadien de la bande dessinée, imaginée ! par l'auteur et oessmateur belge Albert Weinberg PLANÉTARIUM DE MONTRÉAL: 1000.rue Saint-Jacques î (872-4530) — Du 23 janvier au 15 juin: «Les comètes: î science et superstition* et «À ciel ouvert» POINTE-A-CALUÈRE, MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HIS- ; TOIRE DE MONTRÉAL: 350.Place Royale (872-9150) — ; Du 16 octobre au 16 mars: «Chypre antique.8000 ans de * civilisation» SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE ST-ROMUALD: 2172.Chemin du Fleuve.St-Romuald (418-834-5141) — Jusqu'au mois de juillet «L'Histoire du service postal québécois de Ri gaud aux lles-de*la-Madeleine* Pour annoncer un événement dans l'Agenda culturel, faites-nous parvenir vos communiqués par la poste ou par télécopieur au plus tard dix jours avant la date de parution souhaitée Ce lundi matin avant le samedi de parution pour les rubriques Galeries et Musées).Agenda culturel.Le Devoir, 2050.rue de Bleury.Montréal (Québec) H3A3M9.Télécopieur (514) 985-3390.Renseignements: (514) 985-3551. . .**-'•' *;’•*’•* ' • * • ' ' \ EVOIR QC&e< Pentacom Stratégie-Créativité au 31 janvier au 27 avril 1997 ¦r:
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