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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1997-02-17, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR PERSPECTIVES Les certitudes d’un ministre La Commission d’enquête sur la Somalie reprend ses travaux demain et doit de nouveau entendre des hauts gradés qui n’hésitent plus à la défier ouvertement.Il est vrai que les militaires n’ont rien à craindre, puisque au plus haut niveau de l’Etat on affiche le plus souverain mépris envers la commission.L’ENTREVUE Fernando Arrabal, créateur apatride, page B 1 LES ACTUALITÉS Les maternelles seront à temps plein, dit Marois, page A 5 LE MONDE Le ton monte entre les deux Corées, page A 6 Des objectifs politiques pour les arts Le ministère des Affaires étrangères va subventionner les artistes qui font la promotion de «l’unité nationale» plusieurs reprises, la semaine dernière, le Æjk ministre de la Défense nationale, Doug Young, s’en est pris au juge Gilles Létour-neau, aux députés et aux journalistes qui ne cessent de le harceler depuis qu’il a décidé, il y a un mois, d’imposer à la commission de mettre fin à ses travaux le 31 mars prochain.A coup de discours en Chambre, de points de presse et de déclarations improvisées, le ministre a asséné ses certitudes sur l’affaire somalienne, le travail de la commission et les responsabilités des incidents dramatiques en Somalie en 1993.Les hostilités ont commencé mercredi, lorsque le juge Lélourneau et ses deux collègues ont tenu une conférence de presse pour contrer les allégations pour le moins tendancieuses de M.Young selon lesquelles la commission avait amplement le temps d’entendre la version de plusieurs personnalités politiques et militaires — comme l’ancien ministre de la Défense Kim Campbell — sur l’affaire de Somalie.Le juge a rappelé au ministre qu’il ne restait que 12 jours d’auditions et que la commission devait suivre une certaine logique dans ses travaux, qu’elle ne pouvait sauter des étapes et qu’elle devait respecter les obligations de la Loi sur les commissions d’enquêtes concernant certains témoins.Pour ce faire, il lui faut du temps.Au passage, le juge a égratigné le gouvernement en l’accusant d’empêcher la commission de faire toute la lumière sur «les activités de camouflage aux échelons supérieurs» et d’en établir les responsabilités.Le lendemain, furieux, le ministre a répliqué que «personne au Canada ne croyait qu’on avait tenté ou qu’on tentait de camoufler quelque chose dans cette histoire».Il a accusé la commission de faire traîner l’enquête en longueur et, pour appuyer ses dires, il a cité, de façon tronquée, une lettre du juge Létourneau, où le magistrat lui indiquait que le scénario idéal des travaux l’amènerait à conclure ses audiences seulement en mai 1998.Il n’en fallait pas plus pour que le juge s’échauffe et réplique.Dans un communiqué brusque et laconique, le juge a expliqué qu’il avait proposé trois scénarios dans cette lettre et que les commissaires estimaient être en mesure de faire de l’excellent travail si on prolongeait leur mandat jusqu’à la fin de l’année.A bien lire la lettre de la commission, force est de constater que le ministre a induit la Chambre en erreur.Ou du moins, il a tenté de camoufler la vérité aux députés.Mais qui, au gouvernement, le lui reprochera?Après tout, son patron, le premier ministre Jean Chrétien, n’a-t-il pas été accusé par le Globe and Mail d’avoir fait la même chose sur la question de la TPS.Vendredi, le ministre n’en avait pas terminé avec la commission d’enquête.Lors d’un échange acerbe avec les députés réformistes puis avec les journalistes, M.Young a réutilisé son argument favori pour justifier sa décision de mettre un terme aux travaux de la commission.Il a déclaré que les Canadiens «savent» qui a appuyé sur la gâchette lors des deux incidents qui ont provoqué la mort de Somaliens en 1993.Selon lui, il s’agit là de meurtres.De meurtres, se sont exclamés députés et journalistes.Après vérification des faits, le ministre est retourné en Chambre pour s’excuser d’avoir lié les incidents du 4 et du 16 mars 1993.Dans le premier cas, a-t-il dit, un Somalien est mort, dans le deuxième un autre a été assassiné.Les explications péremptoires et contradictoires du ministre dans l’affaire somalienne montrent bien l’utilité des travaux de la commission.Si toute la lumière a été faite sur le meurtre du 16 mars, M.Young est bien le seul au Canada à savoir qui a appuyé sur la gâchette lors de l’incident du 4 mars.Malgré le témoignage explosif d’un médecin militaire qui a affirmé qu’après avoir été abattu le jeune Somalien a été achevé, aucun militaire n’a été inquiété dans cette affaire.Aucune instance judiciaire n’a entendu le médecin en question et la commission d’enquête ne dispose plus de temps pour le faire.Le mystère reste entier.M.Young est aussi le seul Canadien a avoir trouvé tous les responsables dans le scandale somalien.Selon lui, ce sont les petits soldats et eux seuls qui sont coupables.Il ne dit pas un mot sur l’attitude des autorités politiques et militaires de l’époque qui sont accusées par plusieurs d’avoir tenté d’étouffer l’affaire ou d’intimider des témoins gênants.Pourtant, la commission a été expressément créée par le gouvernement libéral, faqt-il le rappeler, pour faire la lumière sur ces allégations.A voir avec quelle assurance le ministre commentait le scandale somalien la semaine dernière, il pourrait peut-être nous donner son opinion sur cet aspect du mandat que la commission ne pourra jamais remplir.Doug Young est le seul Canadien à avoir trouvé tous les responsables dans le scandale somalien Jocelyn Cou Ion ?•WsUï MÉTÉO Montréal Ensoleillé.Ennuagement tard en après-midi.Max: -10 Min: -12 Québec Ciel variable Max: -12 Min: -15 Détails, page B 5 Agenda I N .B 9 Annonces.B 7 Avis publics .B 5 Culture B 10 Économie.B 2 Éditorial .A 8 Éntrevue .B1 E X Idées.A 9 Le monde.A 6 Les sports.B 7 Mots croisés.B 5 Planète.B 6 Religions.B 8 Télévision.B 9 STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Ce sont des objectifs politiques et non plus artistiques qui guident maintenant le soutien accordé par le ministère des Affaires étrangères du Canada aux artistes canadiens en tournée à l’étranger.Les demandes de subvention seront dorénavant évaluées sur la base de leur capacité à «promouvoir le respect de la souveraineté canadienne et de l’unité nationale» et à «présenter le Canada comme un pays bilingue composé de cultures diverses».Le ministère va aussi accorder ses faveurs aux artistes et aux compagnies qui pourront «représenter l’identité, la diversité et l’excellence du Canada, tout en assurant l’équilibre régional et en offrant aux peuples autochtones et aux jeunes canadiens des occasions de contribuer à la promotion du Canada à l’étranger».Avant ces modifications, l’aide gouvernementale était distribuée «au mérite», en fonction de la qualité artistique des projets.Le nouveau cadre on ne peut plus politique — avec un triple volet nationaliste, régionaliste et multiculturel —, est défini par les «lignes directrices pour la promotion de la culture canadienne à l’étranger», rendues publiques par le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, le 7 février dernier.Le programme de soutien des artistes canadiens, doté d’un budget annuel de 4,6 millions, est administré par la Direction générale des Relations culturelles internationales (RCI) du ministère.Aucun des six nouveaux grands objectifs du programme refondu ne réfère directement à la valeur intrinsèque VOIR PAGE A 10: ARTS iiEÏï J'.’ Hockey chinois?JACQUES NADEAU LE DEVOIR ALORS que le rideau tombe sur la Fête des neiges, les plaisirs de l’hiver continuent d’amuser les émules de la toupie sur glace au jardin chinois du Jardin botanique, orné de magnifiques sculptures sur glace.Hockey chinois?Pas du tout.Appelé le Bing Hou, ce jeu consiste à faire tourbillonner une jolie toupie à l’aide d’un bâtonnet muni d’une cordelette.Au jeu! K LES ACTUALITÉS Landry réclame plusieurs milliards d’Ottawa B Lire notre reportage, page A 3 Commissions scolaires linguistiques Dion nie avoir recommandé de nouvelles garanties pour les anglophones MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Tenu en partie responsable des dernières demandes d’AUiance Québec en matière de droits scolaires, le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion se défend d’avoir recommandé l’adoption de nouvelles garanties constitutionnelles pour la minorité anglophone du Québec.Le 23 janvier dernier, M.Dion a déclaré à la Gazette qu’il serait surprenant qu’un consensus émerge au Québec «sans qu’on reconnaisse le droit des anglophones au contrôle de leurs commissions scolaires», un droit pourtant implicitement reconnu dans la Charte canadienne des droits et libertés.Cette déclaration a précédé d’une dizaine de jours la rencontre où le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Jacques Brassard, a remis au ministre Dion une proposition pour modifier l’article 93 de la Constitution afin de permettre le remplacement du système scolaire confessionnel VOIR PAGE A 10: DION Stéphane Dion mifjm.+ Huit minutes à un train d’enfer Huit minutes: telle est la durée de La Salla, désopilant court métrage d’animation signé Richard Condie et produit par l’ONF, seule œuvre canadienne en nomination aux Oscars.Huit minutes ayant réclamé trois années de travail à l’animateur et l’apprentissage d’un nouvel outil: l’ordinateur.Montréal aurait dépassé de 50 millions son budget d’immobilisations ODILE TREMBLAY LE DEVOIR KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Un personnage animé du plus haut burlesque chante un opéra italien.Vous ne le connaissez pas, car les délirantes arias que le héros interprète ont été composées par le Canadien Patrick Godfrey un peu à la façon Verdi.Les paroles entonnées (sous-titrées) tiennent des propos aussi loufoques qu «il y a un moment je possédais tout, maintenant j’ai une vache sur le nez».Effectivement, une tète coupée vient de se faire tirer une vache par son propre corps armé d’un canon.Rien ne va plus.L’inanimé s’est découvert une âme.La pinte de lait roule sous la table, les chiffres pendouillent sur l’horloge, la vache s’est évadée du tableau champêtre.Des objets de tentation sortent des murs.Les choses réclament leur autonomie et s’entrebousculent sur un air d’opéra.Cet univers cul par dessus tête est celui de La Salla, court métrage d'animation signé Richard Condie, production de l’ONF en nomination aux Oscars et seul représentant canadien sur l’autel des statuettes.Quinzième œuvre de l’auteur, La Salla est une sorte de petit opéra comique racontant en musique et sur fond d’infinies métamorphoses le délire des choses qui refusent de demeurer à la place qu’on leur a attribuée.L’animation dure huit minutes à un train d’enfer.Et elle a pris trois ans à mettre au monde.Peut-être Richard Condie connaîtra-il une minute de gloire aux Oscars le 24 mars prochain.Le temps, c’est relatif.En attendant, vous verrez sans doute La Salla en salle, car le circuit Famous Players programme, dès le 21 février, le court métrage sur plus de 50 écrans du pays, en première partie de Secrets and Lies, Shine et Marvin’s Room.L’auteur, joint à Winnipeg, explique qu’habituellement il dessine ses personnages avec une patience infinie.Cette fois, histoire de tester les nouvelles technologies, il a fait le bond du côté de l'ordinateur, après que Softimage lui eut créé Le court métrage d’animation La Salla est le seul représentant canadien sur l’autel des Oscars Le Vérificateur de la Ville de Montréal enquête sur un possible dépassement du budget d’immobilisations pour l’année 1996 et pour lequel le conseil municipal aurait été tenu dans l’ignorance.C’est à la demande de l’opposition officielle à l’hôtel de ville que le Vérificateur Guy Lefebvre a décidé d’analyser le dossier.Selon l’opposition officielle, un dépassement en 1996 du Programme triennal d’immobilisations (FTI) pourrait avoir des répercussions sur les projets de 1997.«Nous apprenons maintenant que l’Administration cherche actuellement à réduire de 50 millions le Programme triennal d’immobilisations, entre autres, dans le but d’absorber le coût des projets déjà soumis», peut-on lire dans la lettre adressée à M.Lefebvre.«C’est suffisamment important et sérieux pour enquêter», a confirmé Guy Lefebvre, qui a d’abord été alerté par des articles publiés en novembre dernier par Le Devoir relatant cette situation.Le Devoir révélait qu’au moins à une occasion, soit le 16 septembre dernier, les conseillers municipaux ont voté une somme de 638 100 $ pour la réfection de la piste cyclable Notre-Dame Est Les notes explicatives annexées à l’ordre du jour de cette assemblée ne contenaient aucune VOIR PAGE A 10: ONF VOIR PAGE A 10: BUDGET 778313000641 liberté Le gouvernement québécois a récemment déposé une demande d’annulation de la réglementation exigeant la coloration en blanc de la margarine.Cette annulation vous permettrait de déguster la margarine dans la couleur de votre choix.Malheureusement, certaines personnes veulent vous retirer ce choix.Il y a des gens qui soutiennent que si la margarine présente la même couleur que le beurre, les consommateurs risquent de confondre les deux produits.Ce n’est vraiment pas réaliste.Les gens sont assez intelligents pour faire la différence.Une réglementation régissant la couleur de la margarine n’existe nulle part ailleurs.L’industrie québécoise des fabricants de margarine accorde un appui inébranlable au gouvernement qui s’est engagé à abolir les barrières commerciales entre les provinces et à vous donner le droit de choisir la couleur de votre margarine.L’annulation de la réglementation sur la coloration ne montre pas que du respect envers les droits des consommateurs québécois, mais également du respect envers leur intelligence.Un message de Thomas J.Lipton, fabricant de Monarch, Fleischmann et becel ; des Aliments Ault limitée, fabricants de Lactantia ; et de Margarine Thibault inc., fabricant de Thibault, de Nuvel et de Noblesse. L E I) E V 0 1 11 .L E L U N l) I 17 F É V H 1 E R 19 9 7 Exercice 1997-98, «Vannée la plus difficile» Landry demande à Martin de T «aider» / / t ministre d’Etat de l’Economie et des Finances réclame plusieurs milliards en transferts et pour l’harmonisation de la TPS Le La prochaine année financière s’annonce très difficile pour l’État québécois.Le ministre de l’Économie et des Finances Bernard Landry demande à Paul Martin d’«aider» le gouvernement du Québec dans son effort budgétaire en puisant à même la «marge de manœuvre» fédérale.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Bernard Landry: «Traverser le rapide du Cheval blanc.» >ç< ‘ M ttm ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR \ A deux jours du prochain budgçt fédéral, le ministre d’Etat de l’Économie et des Finances, Bernard Iandry, demande à Paul Martin d’aider le Québec «à traverser le rapide du Cheval blanc», c’est-à-dire l’exercice 1997-1998, «l’année la plus difficile» pour les finances publiques québécoises, en lui versant des milliards de dollars de plus à divers titres, Au cours d’une conférence presse tenue hier à Montréal, M.Landry de-mandé au ministre des Finances Paul < Martin d’alléger les réductions des transferts fédéraux au Québec.Il a rappelé qu’Ottawa a diminué de 25 % les transferts aux provinces depuis quatre ans et que les compressions fédérales cumulées au Québec depuis les années 80 s’élèvent à 3,2 milliards cette année.«Sans cela, nous aurions un déficit zéro cette année plutôt qu’en 1999», a -t-il signalé.Or le ministre des Finances Paul Martin dispose de la «marge de manœuvre» nécessaire, soutient M.Landry, puisque le déficit du gouvernement fédéral sera moins élevé que prévu — 20 milliards au lieu des 24 milliards prévus pour 1996-1997, selon les analystes.En outre, le fédéral s’est réservé 2,5 milliards en 1996-1997 et trois milliards en 1997-1998 dans un «fonds conjoncturel» en cas de récession alors qu’aucune récession n’est en vue, a souligné le ministre.«Il ne faudrait pas qu'il [Paul Martin] s’arroge des mérites démesurés pour ce qu’il a fait.C’est nous qui l’avons fait», a dit M.Landry.Si à ce «pelletage» du gouvernement fédéral dans la cour du Québec, le gouvernement québécois a répondu par un pelletage dans la cour des municipalités, il a été de bien moindre ampleur, soutient-il.«Nous n’avons pas utilisé une pelle comme Paul Martin mais une cuillère à café», a-t-il illustré en mettant en parallèle les 3,2 milliards de compressions fédérales annuelles au Québec et la facture de 75 millions que Québec a transmise aux municipalités.Quant à l’état des finances publiques québécoises, M.Landry a indiqué que le gouvernement respectera ses objectifs financiers: le déficit ne dépassera pas 3,2 milliards pour l’année en cours.«Cette année est cruciale et nous atteignons notre objectif Cannée qui s’en vient sera très difficile («dramatic») et les deux années suivantes, ce ne sera que de la maintenance», a-t-il dit.Én plus de demander à Paul Martin de mettre la pédale douce sur la réduction des transferts au Québec, M.Landry est revenu à la charge dans le dossier de l’harmonisation de la taxe de vente provinciale avec la taxe sur les produits et services (TPS).Trois provinces de l’Atlantique recevront du fédéral un milliard en trois ans pour harmoniser leurs taxes de vente tandis que le Québec, qui a harmonisé sa taxe de vente en 1992, n’a rien reçu en dépit des centaines de millions que cette harmonisation a coûté au Trésor québécois, a rappelé M.Landry.Un traitement équitable pour le Québec représenterait une somme d’envirop 1,9 milliard, selon le ministère de l’Économie et des Finances.«Pendant ce temps, le Nouveau-Brunswick, de façon arrogante et peu loyale, essaie d’attirer nos entreprises en leur faisant miroiter des taxes plus basses», a déploré M.Landry, qui dit bénéficier, sur cette question, de l’appui de l’Ontario, de l’Alberta et, depuis la semaine dernière, de la Colombie-Britannique.Le ministre québécois a eu des discussions à ce sujet avec son homologue fédéral.«Je n ’ai eu que des réponses vagues et peu consistantes.J’ai eu l’impression qu’il me disait : «Cause toujours, mon lapin».» Politique familiale Le ministre souhaite par ailleurs que le budget Martin permette à Québec de mettre en œuvre sa politique familiale.Les déductions fiscales pour les frais de garde doivent être éliminées en échange d’un abaissement général de ces frais et la création d’une «caisse d’assurance-parentale» pour bonifier les congés parentaux liés aux naissances.L’abolition de ces déductions fiscales ainsi d’autres éléments de la réforme représentent pour le fédéral une économie d’environ 300 millions, une somme que Québec veut récupérer d’Ottawa.Les discussions avec le gouvernement fédéral, auxquelles participent les ministres Ma-rois, Brassard et Harel, sont bien avancées, a-t-il laissé entendre.Autre dossier important aux yeux de M.Landry: les faibles dépenses fédérales en matière de recherche-développement au Québec.Environ 17 % des dépenses de recherche-développement du fédéral reviennent au Québec alors que son poids démographique est de 25 %.«Des étrangers ont investi 2,5 milliards Tan dernier au Québec, essentiellement en recherche-développement», a dit M.Landry.Le Québec et Montréal en particulier sont bien positionnés dans les industries de l’avenir et la recherche-développement, a-t-il soutenu.«C’est déjà une domination de Montréal.Si le fédéral imitait les étrangers, ça deviendrait une suprématie.» Enfin, Bernard Landry a demandé à Paul Martin de renoncer à son projet de commission des valeurs mobilières pan-canadienne créée «au détriment de la place financière qu’est Montréal».«Le monde de la finance du Québec se joint à nous pour demander au gouvernement fédéral de respecter la constitution de 1867», a dit le ministre.Québec a déjà annoncé qu’il défendra sa compétence exclusive et maintiendra la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ).A un mois et quelques jours du prochain budget de M.Landry — il entend le présenter tout de suite après le dépôt des crédits, soit avant la fin mars —, d’âpres négociations s’annoncent entre le gouvernement Bouchard et les centrales syndicales.Un échec de ces négociations conduirait à l’adoption d’une loi spéciale prévoyant une baisse de salaires, de 5 % à 6 % pour les employés de l’État, compensée en majeure partie par un congé de cotisations à leurs régimes de retraite, révélait Le Devoir dans son édition de samedi.Aujourd’hui, dans la foulée du Sommet économique de septembre dernier, certains membres du cabinet, dont M.Landry, rencontreront les «partenaires» du gouvernements, les représentants des centrales syndicales et du patronat, pour discuter de la situation.Bernard Landry affichait son optimisme: «Si on compare l’atmosphère de nos discussions avec les syndicats avec l’Ontario et l'Alberta, je crois que nous sommes sur la bonne voie.» Le hockey est bon premier au palmarès des blessures chez les enfants C’est l’attitude, plus que le sport, qui est risquée ISABELLE PARÉ LE DEVOIR De tous les sports d’hiver, c’est au hockey, malgré une panoplie ; d’équipements spécialisés, que sur-: vient le plus grand nombre de bles-: sures chez les enfants.L’année dernière, dans 15 hôpitaux du Canada, on a traité quelque 2530 ; enfants pour des traumatismes en tout genre reliés à la pratique du hockey, dont 348 seulement à Sainte-Jus-; tine et à l’Hôpital pour enfants de ; Montréal.1 Loin derrière le hockey, le patin et 1 le ski alpin se disputent la deuxième j place au palmarès des accidents, avec j 897 traumatismes associés au ski et 1910 au patinage.i Selon Sylvianne Manseau, infir-1 mière en prévention au programme | de traumatologie à Sainte-Justine, | c’est souvent la façon dont est prati-] quée une activité, plus que le sport | lui-même, qui est source d’accidents.! «Au hockey, il y a en moyenne deux 1 traumatismes par partie.C’est souvent | lié au comportement des joueurs.Il ; faut renforcer auprès des jeunes l’idée qu’on joue pour jouer.Le hockey est d’abord perçu comme un sport compétitif où Ton encourage l’agressivité», explique l’infirmière.Malgré des équipements sophistiqués, qui donnent aux jeunes l’impression d’être invincibles, on rapporte beaucoup de blessures à la colonne vertébrale durant les parties de hockey sur glace.Les arrivées des jeunes à l’urgence fluctuent d’ailleurs au rythme des nouveaux sports à la mode.Et celui de la planche à neige, comme ce fut le cas pour le patin à roues alignées ces dernières années, n’échappe pas à la règle.Favorite des ado, la planche à neige est d’ailleurs en train de se tailler une place de choix au chapitre des hospitalisations, en dépit du petit nombre de ses adeptes.«Avec la planche à neige, les blessures importantes surviennent surtout chez les débutants.C’est un sport très spectaculaire et les jeunes de 15 à 20 ans s’imaginent pouvoir tout faire du premier coup.Mais ça nécessite beaucoup de technique», affirme Mme Manseau.Contrairement au ski alpin, où les blessures les plus fréquentes surviennent surtout aux membres inférieurs, en planche à neige, ce sont les chevilles, les bras et la colonne qui subissent le plus de contrecoups.Ce type de blessures nécessite souvent une longue hospitalisation, précise l’infirmière.Chez les petits enfants, les blessures se produisent surtout lors de la glissade, souvent dans des lieux non appropriés.Avant quatre ans, la plupart des traumatismes sont causés à la tête, parce que les enfants n’ont pas encore le réflexe de se protéger avec les bras, ni la motricité pour mieux contrôler leurs traîneaux.Une simple luge en plastique, dotées de trois petits skis, peut atteindre une vitesse de 32 kilomètres à l’heure.L’idée n’est pas de décourager la pratique de certains sports en faveur d’autres activités, affirme Sylvianne Manseau.Mais simplement de rappeler aux jeunes l’importance de bien s’équiper, de pratiquer un sport aux bons endroits et dans de bonnes conditions, et de porter un casque à coque dure.Campagne électorale fédérale Le défi des libéraux au Québec ! sera de cibler le vote francophone PRESSE CANADIENNE Ottawa — Au Québec, la campagne électorale fédérale qui s’annonce probablement pour juin sera difficile | mais selon la maison de sondage CROR elle n’offrira peu de i surprises.Et n’en déplaise les libéraux, elle portera en gran-i de partie sur l’épineux dossier de l’unité canadienne, i Chez les libéraux, le ministre du Travail Alfonso Gaglia-j no, l’organisateur en chef au Québec, mise sur une «majori-i té» des 75 sièges, soit 38.Tout un défi pour un • parti qui n’avait récolté que 19 sièges aux élec-\ tions de 1993.Par contre, le redécoupage de la ; carte électorale pourrait les avantager dans ; quelques circonscriptions notamment dans la ré-i gion de Montréal.! «H y a des circonscriptions où on a gagné par di-I vision du vote, mais pour se rendre à dix, ça va être ! du sport», a ironisé Michel Daviault, président dé-j missionnaire du comité électoral du Bloc.Les communautés ethnique et anglophone lui ' étant acquises, le défi pour les libéraux sera de cibler le vote francophone.L’objectif, reconnaît M.Gagliano, sera de «faire sortir le vote» le jour du scrutin pour que leurs appuis se traduisent en sièges.Selon le responsable des sondages politiques à CROP, Claude Gauthier, même sans chef, le Bloc est solidement ancré au Québec chez une bonne partie des francophones.; Au mieux, les libéraux pourront décrocher une poignée de ! sièges de plus qu’en 1993, croit-il.! «Je ne vois pas comment le Parti libéral pourrait faire une grande remontée au Québec», a-t-il souligné au cours d’un en-; tretien.Cela dit, si le Bloc l'emporte, ce sera un peu «par dé-'faut», ajoute-t-il, car les Québécois considèrent que malgré : tout, les bloquistes sont les mieux placés pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa.«On vise 60 circonscriptions où Ton pourrait faire entre 45-55 % du vote, a repris M.Daviault Si on se rend à 52-53 % du vote, on fait 57, 58 circonscriptions.» En décembre, un sondage de CROP donnait 45 % de l’appui populaire au Bloc, 33 % aux libéraux et 14 % aux conservateurs (en remontée de 5 % depuis le début de 1996).En 1993, ces chiffres étaient respectivement de 49 %, de 33 % et de 14%.Fiers de leur bilan économique, les libéraux feront campagne sur le redressement des finances publiques, la protection de l’assurance-maladie, la lutte cQntre le déficit, le succès des missions de Équipe Canada, le programme d’infrastructure.On parlera de moderniser la fédération» mais il n’y aura pas d’offre constitutionnelle, a précisé M.Gagliano.Le budget fédéral déposé demain, un budget farci de quelques bonnes nouvelles, deviendra la rampe de lancement de la campagne électorale officieuse.Mais le congrès biennal de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada à Qué bec, les 2,3,4 mai, où l’on permettra à tous les candidats québécois de se faire valoir en grande pompe, pourrait donner le véritable coup d’envoi à la campagne en prévision d'élections le 9 juin.Or, la bataille ne sera pas de tout repos.Les bloquistes et les conservateurs ont bien l’intention de faire tout un plat du bilan des promesses référendaires de Jean Chrétien.Le premier ministre Lucien Bouchard en a donné un petit aperçu la semaine dernière à Saint-Georges-de-Beauce.Il a accusé M.Chrétien de n’avoir «rempli aucun des engagements contractés durant le référendum» et de laisser trainer des dossiers sur la tablette: main-d’œuvre, commissions scolaires.TPS.Alfonso Gagliano g * A Meurtre de Sheikh Mujibur Rahman Fusion des municipalités Mandat d’arrêt contre deux Canadiens Toronto (PC) — La police du Bangladesh a porté des accusations et lancé des mandats d'arrêt contre deux Canadiens, dont un Montréalais, pour le meurtre, en 1975, du premier président et premier ministre de l’histoire de ce pays, rapporte le réseau CTV.Dans une dépêche diffusée hier, CTV a affirmé que Najmul Ansar et Kismat Hashim vivent au Canada.Hashim vit à Montréal et travaille pour une importante firme d’électronique, tandis qu’Ansar est comptable à Ottawa auprès d’une société de la Couronne qui n,a pas été nommée.Les deux anciens officiers subalternes ont été inculpés il y a un mois au Bangladesh, en même temps que 18 autres officiers et politiciens, pour le meurtre de Sheikh Mujibur Rahman.Tous deux nient ces accusations.Ansar et Hashim sont arrivés au Canada après le putsch militaire, il y a 22 ans, ont obtenu leur citoyenneté et disent qu’ils ne rentreront pas volontairement au Bangladesh pour faire face aux accusations.Le Canada n’a pas de traité d’extradition avec le Bangladesh, aussi les deux hommes ne pourront-ils être déportés.Mais selon CTV, qui citait des sources diplomatiques, des pressions intenses s’exerceraient sur Ottawa pour qu’il signe un traité en vue de forcer le retour d’Ansar et Hashim.Le ministère des Affaires étrangères a refusé de commenter cette affaire.Sheikh Mujibur Rahman et 15 membres de sa famille avaient été assassinés chez eujc, à Dacca, au moment du coup d’État militaire du 15 août 1975.L’une de ses filles, Sheikh Hasina, qui vivait en Allemagne, a eu la vie sauve.Elle est devenue l’an dernier premier ministre du Bangladesh et s’est engagée à traduire les meurtriers de son père en justice.Elle a déclaré au réseau CTV qu’elle ne pouvait faire de commentaires parce que l’affaire est devant les tribunaux.En entrevue à CTV, les deux exmembres du régiment de blindés Bengal Lancers ont nié être impliqués dans les meurtres de Rahman et de sa famille.Mais Hashim a admis avoir été impliqué dans le putsch en tant que commandant.Il avait reçu l’ordre de prendre le contrôle de l’aéroport de Dacca, la capitale du Bangladesh.«Si j’avais désobéi, j’aurais pu être traduit en cour martiale», a-t-il dit relations Faire carême en 1997: pratiques traditionnelles et solidarité Quel sens peut prendre le carême en 1997 pour des chrétiennes et des chrétiens dont la pratique se situe davantage au niveau de l'engagement social?Comment l'Évangile et l’héritage des grandes traditions religieuses peuvent-ils soutenir ceux et celles qui s’engagent à la suite du Christ pour bâtir un monde plus juste?Quelles pratiques permettent d’unir foi et justice?Quel lien peut-on faire entre des actions de solidarité, locales ou internationales, et le sens actuel du carême?Pour réfléchir à ces questions, nous aurons avec nous: Mme Diane Gariépy, militante avec le Comité de solidarité sociale des Pères de Ste-Croix, particulièrement auprès des parents et des familles; M.Jean-Claude Le Vasseur, président du comité de solidarité de Développement et Paix; M.André Myre, professeur d’Écriture Sainte à la faculté de Théologie de l’Université de Montréal; M.Thomas Ryan.directeur du Centre UNITAS, auteur du Guide pratique de vie chrétienne.L’héritage des grandes religions.Nous vous invitons à vous joindre à nous, LE LUND117 FÉVRIER 1997, DE 19h30 À 22h00 à la Maison Bellarmin (métro Jarry) Contribution volontaire: 5,00 S Système d’écoute pour malentendants: ayez un baladeur avec bande FM.LES SOIRÉES RELATIONS SONT ORGANISÉES PAR LE CENTRE JUSTICE ET FOI À lire dans le numéro de mars de la revue Relations : LA GESTION DE L’EAU 25 Jarry ouest, Montréal H2P1S6-Téléphone (514) 387-2541 Nouveau cap Québec (PC) — Le gouvernement Bouchard change de cap dans le dossier de la fusion des municipalités, et prolonge de deux ans le délai offert pour présenter leur projet de regroupement, selon Radio-Canada.L’été dernier, le gouvernement québécois avait donné sept mois aux centaines de petites municipalités pour présenter un tel projet., Mais selon la Société d’État, une prolongation de deux ans sera annoncée sous peu et les municipalités auront donc jusqu’au premier janvier 1999 pour mettre en œuvre leur projet de fusion.De plus, le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, a expliqué que les municipalités qui favoriseront leur regroupement pourront bénéficier de nouveaux incitatifs pendant huit ans.L’Union des municipalités régionales de comtés (UMRCQ) s’était opposée au regroupement de 416 petites municipalités, tel que proposé par le gouvernement Bouchard.mmunauBrnm DÉ LA PENSEE AU CLAVIER Nouvelle méthode d’apprentissage de clavier de dactylographie 142 p„ 13,85$ Francine St-Pierre Cette méthode s’adresse à tous.Elle s’adresse à ceux et celles qui désirent utiliser un micro-ordinateur, une machine de traitement de texte.Elle s’adresse aux étudiants et même à ceux et celles qui deviendront des spécialistes de la dactylographie.En somme, elle s’adresse à toute personne qui désire être efficace.Elle a été mise au point et vérifiée par une quinzaine de personnes et toutes l’ont trouvée d’une simplicité et d’une efficacité surprenantes.Je peux seulement vous assurer que si les résultats s’étaient révélés négatifs, cette méthode ne serait pas entre vos mains car je ne me serais pas donné la peine de la terminer.Enfin, je crois que tous pourront utiliser les nouvelles technologies et devenir de plus en plus autonomes et efficaces en maîtrisant non seulement les logiciels, mais en possédant l’essence même, le doigté de base.GUÉRIN, éditeur Itée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: www.vigie.qc.ca/LIDEC "F A 4 L E I) E V 0 I 11 .L E LUNDI 17 I1' É V R 1 E R I !) !) 7 L E S A C T U A LIT E S Le glisse-glisse.# ü m \:*W JACQUES NADEAU LE DEVOIR A PIED, à skis, en patins ou sur roulettes, tous les moyens sont bons pour se rire de l’hiver et des mètres de neige qui ne cessent de s’accumuler au sol.En ce pays nordique, on ne manque pas d’imagination, ni d’engins, pour obtenir la meilleure glisse pour bébé.Après le traîneau et le pousse-pousse, voici maintenant le.glisse-glisse?Les fonctionnaires dépensent sans compter Halifax (PC) — Les fonctionnaires dépensent trop d’argent pour des hôtels haut de gamme et des voyages inutiles, rapporte une étude réalisée pour le ministère fédéral des Pêcheries.En réduisant les voyages et les dépenses superflues, le ministère pourrait économiser au moins trois millions par année, révèle l’étude, dont les conclusions ont été obtenues en vertu de la Loi d’accès à l’information.Le ministère a décidé de tenir compte de ces recommandations et de réduire les coûts liés aux voyages, mais n’a précisé aucun objectif, dit un porte-parole.L’étude a permis d’examiner 239 demandes de remboursement de 1994 et 1995 afin de déterminer si la somme de 37,5 millions dépensée annuellement par le ministère pour les voyages d’affaires et les transferts est justifiée.Les vérificateurs ont constaté que dans 45 cas, les chambres d’hôtel étaient d’une qualité supérieure à celle qui est autorisée pour les fonctionnaires, et que dans 31 cas, les voitures louées étaient plus luxueuses que les modèles compacts permis.L’étude a aussi permis de découvrir qu’une somme de 280 000 $ consacrée à des trajets aériens en classe affaires aurait pu être économisée si les voyageurs avaient acheté des billets moins coûteux.La politique fédérale permet à un haut fonc- tionnaire ou à un ministre de voyager en classe affaires si le vol dure plus de trois heures.Les analystes ont également réalisé un sondage téléphonique auprès des 301 fonctionnaires du ministère qui voyagent le plus souvent par avion.Ils ont ainsi découvert que 44 % de leurs déplacements avaient simplement pour but de communiquer avec d’autres fonctionnaires de leur service.Trois fonctionnaires qui ont beaucoup voyagé ont reconnu qu’en utilisant le téléphone et les vidéo-conférences — ou même en expédiant des lettres et des notes de service —, il serait possible d’éliminer jusqu’à 36 % des voyages.Libéralisation en vue du marché mondial des télécommunications ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Réunis à Genève, 68 pays viennent de parapher une entente à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) visant la libéralisation du marché mondial des télécommunications évalué à plus d’un milliard de dollars.Le ministre fédéral de l’Industrie John Manley s’est dit satisfait, hier, de cet accord signé par des pays englobant 90 % du marché mondial des télécommunications.La stratégie de négociations du Canada, qui se présentait comme un partisan de la libéralisation, une position que la forte industrie canadienne des télécommunications, Stentor, Nortel et Téléglobe en tête, appuyait sans réserve, a payé puisque les négociateurs canadiens n’ont rien concédé de plus que ce qu’ils avaient mis sur la table.En contrepartie, les entreprises canadiennes obtiennent l’accès aux marchés européens et asiatiques, souvent dominés par des monopoles d’Etat qui disparaîtront.«L’accord va créer des emplois au Canada.Nous avons des compagnies qui sont très fortes dans les télécommunications et qui vont tirer parti de la libéralisation.Les consommateurs canadiens, aussi, bénéficieront de la baisse des tarifs», a fait valoir M.Manley.En se faisant l’apôtre de la libéralisation, le Canada a réussi à tenir à distance les Américains qui en voulaient davantage, notamment la possibilité de détenir le contrôle des grandes entreprises de télécommunications na- tionales.Le Canada a finalement eu raison des résistances des Etats-Unis.La limite de participation étrangère dans un télécommunicateur canadien demeure ainsi à 46,7 %, sauf les exceptions de BC Tel et Québec-Téléphone détenues par une filiale de l’Américaine GTE depuis longtemps.Les Américains ont toutefois répliqué en interdisant aux sociétés canadiennes de mener aux États-unis des activités de diffusion directe par satellites d’émissions de télévision.Les autorités américaines veulent forcer le Canada — et le Japon subit des pressions similaires — à faire de plus amples concessions d’ici l’entrée en vigueur de l’accord le 1er janvier 1998.Le ministre Manley s’est particulièrement réjoui de la création prochaine, en vertu de l’entente, d’un mécanisme de règlement des différends commerciaux en matière de télécommunications.Le Canada se plaignait que la Federal Communications Commission (FCC) et les autres organismes de réglementation américains constituaient une source d’arbitraire et une barrière politique à la libéralisation du marché, en dépit de l’ouverture affichée par les États-Unis officiellement.Selon la FCC, les tarifs pour les appels téléphoniques à l’étranger chuteront de 80 % d’ici quelques années, de 1 $ à 20 cents la minute en moyenne.C’est en Asie, en Amérique latine et en Afrique, desservies par des monopoles étatiques inefficaces, que les répercussions de l’entente seront les plus marquées.ARCHIVES LE DEVOIR John Manley: satisfaction Le Canada s’est engagé à mettre fin au monopole de Téléglobe Canada sur les appels internationaux, une décision qu’il avait déjà prise et que le président de Téléglobe, Charles Si-rois, réclamait.Le gouvernement autorise la propriété étrangère des revendeurs, des jqueurs marginaux dans le marché.A compter du Tr octobre 1998, des compagnies étrangères pourront détenir en totalité des câbles sous-marins internationaux installés en sol canadien et exploiter des satellites à basse orbite au pays.En l’an 2000, Telesat perdra son monopole et des satellites pourront desservir le marché canadien à l’exception de la diffusion directe par satellites dans les foyers.v.Audacieuse Racée.Sensuelle.(La porte-parole n’est pas mal non plus.) —, 35 o $ CAM R Y CE 97 O $ COMPTANT transport et préparation inclus Transmission automatique 4 rapports à surmultipliée • Coussin gonflable côtés conducteur et passager • Climatiseur • Direction et freins assistés Radiocassette AM/FM stéréo à 4 haut-parleurs • Essuie-glace à intermittence réglable • Volant inclinable à 4 branches iège arrière à dossier rabattable 60/40 • Injection électronique séquentielle • Prise ae courant pour accessoires • Et bien plus.Siège Programme de location de Crédit Toyota.Offre de location sur approbation du crédit valable pour les modèles 1997 neufs, loués et livrés avant le 28 février 1997.Frais d’immatriculation, d’enregistrement, d’assurance et taxes en vigueur en sus.Un montant maximum de 700$ de frais de transport et de préparation inclus."En fonction d’une location-bail de 48 mois pour la Camry CE (modèle BG22KP-BA avec transmission automatique) avec acompte de 0$.Premier versement de 359,46$ et dépôt de garantie de 425$ exigés au moment de la livraison du véhicule.Coût total de la location, 19 661,76$.Prix de l’option d’achat, 11 704,00$ basé sur un maximum de 96 000 km.Des frais de 0,10$/km s’appliquent pour chaque kilomètre supplémentaire.Photo à titre indicatif.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Pour plus de détails, voyez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire pendantiste, avaient été élus au pre-, mier tour le 27 janvier, en mêmejH temps que l’élection présidentielle ; remportée par Aslan Maskhadov.’ Lors du second tour samedi, 2fj„, autres sièges ont été pourvus, portant , à 31 le nombre de députés élus, alors .* qu un minimum de 33 députés est re- , quis pour que le nouveau parlement puisse fonctionner.Selon l’agence russe Interfax, uiy,! troisième tour devrait être organisé J dans les deux mois.9106 LE DEVOIR.LE LUNDI 17 F E V R I E IL 1 !) I) 7 A 7 ?LE MONDE* La situation politique dans les Balkans Belgrade se réveille dans un calme presque complet L’opposition est en congé, mais les étudiants poursuivent leur contestation MICHEL MOUTOT AGENCE FRANCE-PRESSE Belgrade — Pour la première fois depuis le 19 novembre, l’opposition serbe n’a pas manifesté hier, mais un nouveau bras de fer est déjà engagé avec le président Milosevic.S’adressant à la foule de leurs partisans réunis samedi soir dans le centre de Belgrade pour le 88e jour consécutif, les dirigeants de la coalition d’opposition Ensemble ont annoncé leur décision de suspendre les manifestations de rue.«Un régime totalitaire a reconnu sa capitulation», s’est félicité Vuk Draskovic, président du Mouvement serbe du Renouveau (SPO).«Nous avons réalisé un exploit unique au monde».,Le Parlement a adopté mardi, à la demande du chef de l’Etat, une «loi spéciale» reconnaissant que l’opposition a remporté 14 des 18 principales villes du pays.Le conseil municipal de Belgrade, au sein duquel la coalition est ma- joritaire, est convoqué le 21 février.A la tribune Vesna Pesic, présidente de l’Alliance civique (autre composante de l’opposition) a annoncé l’organisation le 21 au soir d’une grande «fête de la Victoire».D’ici là, les manifestants antigouvernementaux ne sont plus conviés à participer au cortège quotidien.Mais ils peuvent «s’ils le veulent» se joindre à celui des étudiants, qui continuent un mouvement qui a toujours veillé à rester indépendant pour exiger notamment le limogeage du recteur de l’université de Belgrade.«Notre bataille n’est qu’un pas vers un grand objectif» a toutefois assuré Vuk Draskovic.La bataille des médias En effet, soucieux de maintenir la pression sur un régime affaibli par ce revers électoral, les leaders de l’opposition ont assorti la suspension des manifestations d’un nouvel ultimatum: la libéralisation des médias, notamment radios et télévisions, avant le 9 mars.«Nous donnons au pouvoir jusqu ’au 9 mars pour libérer les médias», a averti Zoran Djindjic, président de l’autre composante principale de la coalition, le Parti démocrate.«Si rien ne se passe avant le 9 mars, ils nous forceront à redescendre dans la rue».Cette date n’a pas été choisie au hasard: c’est le sixième anniversaire de la manifestation antigouvernementale du 9 mars 1991 qui avait fait deux morts.Organisée par Vuk Draskovic, elle avait déjà pour but de protester contre «la mainmise» sur les médias des socialistes (ex-communistes) et avait dégénéré en violentes émeutes, réprimées par l’armée qui avait déployé ses blindés dans les rues.Un policier avait été battu à mort par la foule, un manifestant de 17 ans tué par balles et 76 personnes blessées.L’an dernier, ils étaient 30 000 sur la place de la République pour commémorer le 5e anniversaire du 9 mars.Six ans plus tard, malgré l’apparition de médias privés, essentiellement dans la capitale, l’Etat contrôle encore étroitement le secteur.De nombreuses chaînes de radio et de télévision dépen- dent directement des municipalités: l’opposition exige qu’elles lui soient transférées, assurant qu’elle allait rapidement les privatiser.Elle redoute que le régime refuse, dans la perspectives de cruciales élections présidentielle et législatives prévues avant la fin de l’année, de se départir de telles aimes, qui expliquent en partie sa prééminence dans les zones rurales.La coalition a toutefois pris soin samedi soir de modérer le ton, dans le but évident de transférer sur le terrain purement politique la suite de la confrontation.«Il peut y avoir un dialogue avec le régime» a estimé à la tribune M.Djindjic.«Nous sommes des patriotes et nous ne voulons pas de conflits politiques dans les rues».«La Serbie a besoin d’un dialogue serbo-serbe», estimait pour sa part Vuk Drakovic.Cette ouverture répondait au quotidien pro-gouverne-mental Politika, qui estimait dans un éditorial samedi que «la discussion civilisée entre opposants politiques n’est pas une défaite mais une obligation».Les Albanais ne décolèrent pas Tirana ne parvient pas à calmer les esprits L’opposition bulgare fait front commun DIMITRI MESSIN1S, AF .¦#., ¦; ' Des Albanais de Vlore ont manifesté hier contre le président Berisha.STEPHEN WEEKS REUTER Tirana — Des milliers de petits épargnants victimes de la faillite des fonds pyramidaux ont de nouveau manifesté hier dans le sud de l’Albanie.A Vlore, où l’effondrement de la société d’investissement Gjallica a englouti les économies de nombreux habitants, quelque 2000 personnes ont défilé en brandissant le portrait d’un manifestant tué par balle en début; de semaine.A Fieri, 2000 autres manifestants hostiles au président Sali Berisha ont porté le leader de l’opposition socialiste locale, Petro Koci, à travers les rues de la ville.«Il y a une guerre entre les habitants de Fieri et Berisha.Nous la gagnerons, soyez-en sûrs.Le gouvernement dit que votre protestation est économique, mais il se trompe.Elle est aussi politique», a djt Koci à la foule.La police anti-émeute était absente des rues de Vlore et de Fieri hier, le gouvernement de droite ayant pris le parti de laisser les manifestations se dérouler sans entraves en dehors de Tirana, la capitale.Les manifestations, provoquées par l’écroulement des pyramides financières en janvier, se sont transformées en protestations contre le Parti démocratique de Berisha et le gou- vernement du premier ministre Alek-sander Meksi.Trois personnes ont été tuées lors de violents accrochages à Vlore.A Tirana, les forces de l’ordre se sont livrées à une démonstration de force pour veiller à ce qu’un rassemblement du Forum pour la démocratie, prévu hier, n’ait pas lieu.Une douzaine de véhicules de police étaient en patrouille et des policiers empêchaient les gens de s’attrouper près du stade de football où le rassemblement était censé se tenir.D’autres ont obligé les clients de cafés du voisinage à sortir malgré un orage et à se disperser.Berisha a reconnu samedi que le gouvernement avait eu tort de faire intervenir la police anti-émeute contre les manifestants et il a déclaré aux journalistes que des rassemblements seraient autorisés à Tirana aussi, sous réserve que leurs organisateurs répondent aux normes.Mais, au vu des interventions d’hier, le gouvernement n’est de toute évidence pas prêt à laisser libre cours aux manifestations dans la capitale et garde l’espoir que celles qui ont lieu ailleurs iront en s’affaiblissant.Samedi, Berisha a estimé que le gouvernement avait commis des erreurs et avait prévenu trop tard les épargnants des risques attachés à des pyramides financières incontrôlées.Mais il a ajouté que ceux qui avaient tout perdu en plaçant des millions de dollars dans ces sociétés usurières devaient en assumer la responsabilité.Il a souligné que l’Etat n’avait pas l’intention de rembourser des centaines de milliers d’Albanais qui ont perdu leurs économies et vendu des biens pour investir dans les fonds pyramidaux.«Nous ne prendrons pas en charge ces dettes, a-t-il dit.Aucun gouvernement démocratique ne le ferait.Ce serait tricher, actionner la planche à billets pour payer et provoquer une hyperinflation.» ELISAVETA KONSTANTINOVA REUTER Sofia — Les composantes de l’Union des forces démocratiques (UFD), coalition d’opposition bulgare, ont fusionné en un seul parti en prévision des élections législatives du 19 avril, a annoncé hier Ivan Kostov, dirigeant de l’UFD.«Dans sa forme précédente, l’UFD pouvait gagner les élections mais elle n’était pas apte à gouverner le pays.Elle n’aurait pu faire face à une économie effondrée, à une administration corrompue et au crime organisé», a dit Kostov, quelques heures avant la clôture de la convention de deux jours de l’UFD.Le vice-président de l’UFD, Evgueni Bakardjiev, a en outre annoncé que le parti organiserait des primaires à l’américaine «pour tenter de combler les failles du code électoral actuel».Le code électoral adopté après la chute du communisme, il y a sept ans, attribue à la proportionnelle un pourcentage variable de sièges parlementaires.L’UFD a aussi annoncé l’ouverture immédiate de négociations en vue de coalitions électorales avec ses actuels partenaires du Mouvement turc poulies droits et les libertés et de l’Union populaire.Le nouveau parti est donné favori dans les sondages en vue des élections anticipées.Les socialistes au pouvoir ont accepté il y a douze jours, sous la pression de manifestations de l’opposition, d’organiser ce scrutin vingt mois avant le terme de leur mandat.Le président Petar Stoianov a nommé un gouvernement provisoire dirigé par le maire de Sofia, Stefan So-fianski.Celui-ci a estimé que les prochaines semaines seraient cruciales.«Si nous contenons la crise maintenant, nous avons de bonnes chances de stabiliser rapidement» la situation, a déclaré Sofianski dans une interview diffusée samedi soir par la télévision nationale.Parmi ses priorités figurent l’approvisionnement en combustibles et en céréales, la réduction d’un personnel administratif pléthorique, l’accélération des privatisations et le levée progressive du contrôle des prix.Pour éviter la fuite des capitaux, le ministère de l’Intérieur a interdit à l’ancien premier ministre Jam Vide-nov, à ses conseillers et aux membres - u de son gouvernement de se rendre à l’étranger avant la conclusion d’enquêtes sur des accusations de détournements de fonds formulées à leur encontre.GRANDE-BRETAGNE Les Tories affrontent un vote délicat sur la vache folle SONIA DELESALLE-STOLPER AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Le gouvernement conservateur britannique affrontera aujourd’hui une journée difficile à la Chambre des Communes avec le vote d’une motion de défiance déposée par le Labour contre le ministre de l’Agriculture Douglas Hogg en raison de sa gestion de la crise de la vache folle.S’il perd ce vote, le gouvernement de John Major pourrait être confronté immédiatement à une motion de censure sur sa politique générale.En cas d’adoption par les Communes, le premier ministre serait contraint de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections anticipées.M.Major a jusqu’au 1er mai prochain pour convoquer des élections, données largement gagnées par les travaillistes dans tous les sondages.Techniquement, le vote d’aujourd’hui, précédé d’un débat sur la gestion de la crise de la vache folle, qui a conduit à un embargo sur le boeuf britannique, portera sur une réduction du salaire de Douglas Hogg, une manière de signifier la défiance des Communes envers un ministre.Ce vote s’annonce crucial pour les conservateurs, qui ne disposent plus d’une majorité absolue au Parlement.Les députés tories sont 322, le même nombre exactement que l’ensemble des voix des partis d’opposition.Les conservateurs ont donc battu le rappel, obligeant le secrétaire au Foreign office Malcolm Rifkind à écourter un voyage officiel à Hong Kong et le secrétaire d’Etat au Foreign office Jeremy Hanley à annuler une visite au Qatar pour qu’ils puissent être présents lors du vote ce soir.Aucun vote par procuration n’est possible au Parlement.L’issue du vote reposera essentiellement sur les neuf députés unionistes.Traditionnellement, les députés du Parti Unioniste d’Ulster (UUP) votent avec les conservateurs, mais la question abordée, la vache folle, pourrait modifier leurs habitudes.Les unionistes sont furieux de l’impact sur l’Ulster de l’embargo sur le boeuf britannique.Avant cet embargo, 80 % de la viande bovine d’Ulster était destinée à l’exportation.L’Ulster a tenté en vain de négocier une exception pour l’embargo, arguant d’un système unique de marquage électronique du bétail, qui suit la trace et la santé de l’animal, et du nombre infime de cas de la maladie de la vache folle dans la province.Les députés unionistes pourraient être tentés de faire payer au gouvernement le mécontentement des fermiers d’Ulster.Pourtant, ils semblent espérer que Douglas Hogg proposera, lors du débat d’aujourd’hui, un plan pour obtenir la levée de l’embargo sur du bétail «certifié», dont celui d’Irlande du Nord, alors qu’il doit se rendre cette semaine à Bruxelles pour une réunion des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne.Le député tory Jerry Wiggin, président du Comité sur l’Agriculture aux Communes, a renforcé ces espoirs en estimant que dans une liste de priorités pour obtenir une levée partielle de l’embargo, il y avait de «bonnes chances que le gouvernement place l’Irlande du Nord en tête, aux côtés de l’Ecosse».La perspective d’une levée de l’embargo en Ulster pourrait entraîner aujourd’hui l’abstention des unionistes, par ailleurs mécontents de ne pas avoir été consultés par le Labour avant le dépôt de la motion de défiance.Ken Maginnis, député UUP, a clairement dit qu’il pensait que le gouvernement allait survivre.Une abstention des unionistes sauverait en effet le gouvernement conservateur.Le leader travailliste Tony Blair a d’ailleurs reconnu implicitement que ce vote était loin d’être acquis en concédant que s'il avait «confiance en la victoire au débat de lundi, remporter le vote sera plus difficile».L’adoption d’une motion de censure pourrait faire tomber le gouvernement Mobutu refuse de négocier avec les rebelles ARTHUR MALU-MALU REUTER Kinshasa — Le président Mobutu Sese Seko reste ferme dans son refus de négocier avec les rebelles qui poursuivent leur progression dans l’est du Zaire, a déclaré hier Ban-za Mukalay, un proche du président zaïrois.Le Zaïre a par ailleurs démenti avoir, ainsi que l’affirme l’ONU, armé des extrémistes hutus rwandais réfugiés près de Kisangani.La menace du dirigeant rebelle Laurent-Désiré Kabila d’attaquer dans trois jours le camp de Tingi Tingi a suscité de nouveaux appels au dia- logue même parmi les alliés politiques de Mobutu.«La position du président est la même que celle du gouvernement.On ne peut négocier avec un rebelle qui prend les armes pour déstabiliser le pays», a dit Banza Mukalay, qui a rencontré Mobutu vendredi dans son palais de Gbadolite.«Je suis étonné que des partis politiques qui se prononcent pour la démocratie soient favorables à ces négociations avec une marionnette», a-t-il poursuivi, estimant que Kabila ne souhaite pas la démocratisation.Mais un autre allié de Mobutu, l’homme d’affaires et parlementaire Bemba Saolona, a réitéré hier son soutien aux appels lancés par l’opposition radicale zaïroise en faveur d’un règlement négocié.«Les rebelles continuent leur progression.L’option militaire sera sam issue.On ne sait pas combien de temps prendra cette guerre si on ne négocie pas», a-t-il dit à Reuter.«Il faut négocier avec les rebelles afin qu’après la guerre, des élections puissent se tenir sur l’ensemble du territoire zaïrois», a-t-il poursuivi.Le nouvel émissaire de l’ONU en Afrique centrale, Mohammed Sah-noun, a rencontré Mobutu samedi à Gbadolite et il est retourné à Kinshasa pour y poursuivre les discussions et tenter d’éviter une attaque contre Tingi Tingi dont Kabila a brandi la menace.Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et le Haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Sa-dako Ogata, ont mis en garde contre les risques que courraient les civils réfugiés à Tingi Tingi, à 205 kilomètres au sud de Kisangani, si les extrémistes hutus prennent les armes contre les rebelles.Mais dans une déclaration publiée hier, le ministère zaïrois de la Défense «dément fermement les allégations selon lesquelles le Zaïre est en train de réarmer les ex-FAR dans le camp de réfugiés de Tingi Tingi».ITALIE Bossi menace d’organiser une grève des impôts REUTER Milan — Le dirigeant de la Ligue du Nord italienne Umberto Bossi a menacé hier d’organiser une grève des impôts à l’issue du troisième et dernier jour du Congés de son parti sécessionniste.Bossi a déclaré que si le président du Conseil Romano Prodi et le leader de la coalition de centre-gauche au pouvoir, Massimo D’Alema, refusaient de reconnaître l’indépendance de la «Padanie», un Etat fictif dans le nord de l’Italie, il serait contraint d’ordonner une grève fiscale.Ces déclarations provocatrices ont poussé Romano Prodi à réagir en rappelant la nécessité du respect de la loi.«Dans un pays civilisé, le premier devoir est le respect de la loi.Le gouvernement italien s’assurera qu’elle est respectée», a-t-il déclaré.La Ligue du Nord organise un référendum en avril pour tester ses propositions.La Ligue a obtenu plus de 10 % des suffrages nationaux lors des législatives d’avril dernier, en s’appuyant sur un programme fédéraliste conçu pour les électeurs du Nord prospère.Après le scrutin, qui avait apporté son meilleur score à la Ligue mais sans conférer à son leader un rôle décisif dans la vie politique nationale, Bossi avait abruptement changé de tactique.Rejetant le fédéralisme, il s’était rallié au séparatisme.Mais, en septembre dernier, sa proclamation d’indépendance de la Padanie tombait à plat, ce qui laissait penser que Bossi s’était entièrement mépris sur l’état d’esprit de la population.Selon un sondage publié par le Cor-riere della Sera de Milan, les Italiens du Nord ne sont pas conquis par le nouveau programme séparatiste de Bossi: 79,7 % des 600 personnes interrogées dans la région estiment que l’Italie est «une et indivisible», comme le stipule la constitution.la boutique de plomberie DÉCORATION 25 25e avenue et 640 ouest St-Eustache, tel.: 473-8492 Internet: www.decor25.com Faut voir.les magnifiques produits Acrylica parmi le 30 salles de bains en démonstration.loto-québec Tirage du 97-02-15 GAGNANTS 6 9 16 27 46 48 Numéro complémentaire: 38 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 21 680 40 791 743 720 LOTS 7 500 000,00 $ 80 226,80 $ 1 982,00 $ 63,30 $ 10$ Ventes totales: 41 486 562 $ Prochain gros lot (approx.): 2 200 000 $ Tirage du 97-02-15 1 5 18 32 34 42 Numéro complémentaire: 11 MISE-TÔT 12 31 32 33 GAGNANTS LOTS 33 1 515,10 S VENDREDI NUMÉROS LOTS 919937 100 000$ 1 9937 1 000$ 9937 250$ 937 50$ 37 10$ 7 2$ EStra Tirage du 97-02-15 NUMÉROS LOTS 694286 100 000$ 94286 1 000$ 4286 250$ 286 50$ 86 10$ 6 2$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 11 889,30$ 5/6 19 417,10$ 4/6 952 38,80 $ 3/6 13 705 5$ Ventes totales: 522 143 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ Tirage du 97-02-14 EîfflTlll 1 3 10 31 32 37 45 Numéro complémentaire: 19 GAGNANTS LOTS 7/7 0 5 000 000,00 $ 6/7+ 0 90 265,50 $ 6/7 44 1 795,00 $ 5/7 1 893 149,00$ 4/7 39 722 10$ 3/7+ 38 252 10$ 3/7 336 048 particip.gratuite Ventes totales: 4 912 228 $ Prochain gros lot (approx.): 6 000 000 $ Prochain tirage: 97-02-21 Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. I- E I) E V 0 I R , LE LUNDI 17 P É V R | K R, | E V OIK, I, E LUNDI 17 F É V II I E R 1997 A 10 =-* LE DEVOIR ?— : ACTUALITES (fhflfà inerte, Nous ne sommes ttcteriCjKWL^eà aupwd'luil.Jfmeiile.pas intéressés à espionner les séparatistes, dit Young PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Le ministre de la Défense, Doug Young, doute fort qu’un scandale majeur n’éclate à la suite d’allégations selon lesquelles Ottawa aurait épié les activités du délégué général du Québec à Washington.«Nous devrons examiner cette affaire et nous assurer qu’il n’y a rien eu de malencontreux, mais chose certaine, nous ne sommes pas intéressés à espionner les séparatistes — on lit pas mal en eux comme dans un livre ouvert», a indiqué M.Young dans une entrevue diffusée hier au réseau de télévision BBS.Keith Keener, un analyste pour le compte de l’Agence américaine de renseignement de la Défense, soutient dans une déposition que des officiers militaires canadiens lui ont demandé des informations sur les relations à Washington du délégué général du Québec, Marc Boucher.Dans sa déposition, recueillie vendredi dernier en Virginie, M.Keener cite les propos du major Michel Prudhom-me, un agent canadien de liaison aux renseignements.Le major Prudhomme lui aurait déclaré que le colonel R.J.Taylor, un officier supérieur, avait demandé que le délégué général du Québec fasse l’objet d’enquêtes.M.Keener a intenté une poursuite pour atteinte à la liberté d’expression contre son employeur, l’Agence américaine de renseignement de la Défense, parce qu’elle lui interdit de participer à un colloque sur la souveraineté du Québec, vendredi prochain à Washington.M.Keener a déjà laissé entendre que la souveraineté du Québec était inéluctable et que les Etats-Unis devraient s’y préparer plutôt que de fermer les yeux.«La question de la souveraineté du Québec est un dossier intérieur très délicat pour le gouvernement du Canada», plaide l’agence américaine dans une note de service transmise à M.Keener pour l’empêcher de participer au colloque.Le ministre Young a indiqué hier qu’il fallait demeurer très prudent face aux allégations d’un employé mécontent qui estime avoir été lésé par son employeur.Mais il a promis de faire toute la lumière sur cette affaire et de déterminer les responsabilités du ministère de la Défense, s’il y a lieu.«Même en faisant un effort d’imagination, je ne crois pas que nous soyons ici en présence d’un gros scandale d’espionnage», a-t-il dit «Mais les séparatistes ont bien le droit d’être chatouilleux — surtout lorsque je suis dans les parages.» Le ministre a d’ailleurs minimisé les allégations de M.Keener, rappelant qu’il ne faisait jamais allusion à de l’«es-pionnage», et que les souverainistes s’intéressent eux aussi aux faits et gestes des fédéralistes.Doug Young S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.El Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Sur Internet Agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514)985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Version internet (514) 27&6060 1-800-563-5665 Is Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est Situé au 2050.rue de Bleury.étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement ARTS «Le monde change et il en va de même de nos modes d'expression culturelle» SUITE DE LA PAGE 1 des projets subventionnés.Après leur énumération, on se contente de préciser que leur évaluation «sera fondée sur leur pertinence par rapport aux objectifs de la politique étrangère du Canada» et qu’elle «tiendra également compte de la qualité artistique du projet et du rapport coût-bénéfice et de la capacité du candidat d’entreprendre un projet international».«Le monde change et il en va de même de nos modes d’expression culturelle, dit Diane Simsovic, porte-parole du ministère, pour expliquer la décision de revoir les critères.Mais on ne parle pas des choix politiques des troupes ou des individus.Cela ne veut pas dire que des séparatistes ne pourront pas recevoir d’argent.» Les documents du 7 février dernier justifient le changement en évoquant la nouvelle politique des Affaires étrangères, adoptée par le gouvernement libéral en 1995.Elle fait de «la projection de la culture et du savoir canadiens au-delà de nos frontières» un des trois piliers de l’action canadienne internationale, avec le commerce et la sécurité internationale.«Il a fallu accorder notre programme aux objectifs de la politique étrangère», résume Diane Simsovic.Le programme des RCI appuie des activités réparties entre diverses catégories, qui vont des tournées de représentation ou de marketing à l’étranger à la participation de cinéastes canadiens à des festivals internationaux, en passant par l’invitation d’acheteurs et d’imprésarios étrangers au pays.La distribution des fonds est recommandée par les fonctionnaires.Le ministre a le dernier mot.Les critères de sélection propres à chacune des catégories font davantage référence à la valeur esthétique des projets.Ainsi, les documents officiels concernant les arts de la scène annoncent que «dans le contexte des conditions générales d’admissibilité [les six objectifs «politiques»], la priorité sera accordée aux projets qui démontrent un haut niveau de qualité artistique» ou qui «comprennent un plan promotionnel détaillé».Pierre MacDuff, directeur du Théâtre des Deux Mondes, se dit prêt à «faire la différence entre le niveau macro [celui des objectifs] et le niveau micro [celui des normes sectorielles] de cet ensemble».Il n’en trouve pas moins «inquiétant» cette refonte du programme et s’en prend surtout à«i’extraordinaire méconnaissance du secteur artistique» dont elle témoigne.«Il y a derrière tout cela le postulat que tout se vaut en matière de culture, dit-il.Mais quand les étrangers demandent une pièce de théâtre québécoise en particulier, on ne peut pas leur proposer un quatuor à corde du Manitoba en échatige, et vice versa.» Sa compagnie jouera dans quelques jours L’Histoire de l’oie, de Michel-Marc Bouchard, dans le cadre d’un important festival des arts de Hong-Kong.Les trois quarts des activités des Deux Mondes se déroulent hors frontières.«Ce sont les étrangers qui nous invitent et ils ne nous choisissent pas parce que nous venons du Canada, ajoute-t-il.Avec de telles idées on risque de tomber dam le pire folklorisme.» Il n’existe rien de semblable à Québec.Le ministère des Relations internationales appuie de façon ponctuelle des projets sans avoir toutefois établi de critères précis pour leur sélection.Pour le reste, un porte-parole explique que le ministère «s’en remet au ministère de la Culture et au Comeil des arts et des lettres du Québec».Comparaison n’est pas raison, surtout avec un organisme comme le CALQ, dont la création est fondée sur une volonté d’indépendance politique — ce qui ne nie pas une certaine part de contrôle gouvernemental, par l’entremise des budgets, évidemment.On peut tout de même rappeler que les objectifs du programme de circulation de spectacles hors Québec du CALQ, reconduit la semaine dernière pour l’année 1997-1998, ne reposent aucunement sur des valeurs politiques.On y parle de «soutenir l’activité artistique québécoise ailleurs au Canada et à l’étranger» et même de «favoriser la confrontation de point de vue relativement à l’expression artistique».Les règles sont à peu près les mêmes au Conseil des arts du Canada (CAC), qui distribue ses fonds par l’entremise de «jurys de pairs», comme le CALQ.Les anciens objectifs des Affaires extérieures ne faisaient aucune référence à l’obligation de «promouvoir l’unité nationale».Sous la conservatrice Barbara McDougall, ce qui s’appelait alors le ministère des Affaires extérieures fixait entre autres, aux Relations culturelles internationales le double objectif de «projeter à l’étranger, les meilleures réalisations canadiennes dans le domaine des arts [et] du savoir» et de «renforcer le sem de l’identité na- tionale par la fierté que suscitent ces réalisations».En 1996-1997, les dépenses totales du ministère oscillent autour de 1,4 milliard.Le budget des activités de communication et de culture du MAF est de 34,2 millions, dont 27,3 pour les RCI.De cette part, 4,6 millions (0,3 % du total) sont accordés sous forme de subventions dans le domaine des relations culturelles, les relations avec les universités recevant 13,6 millions.L’aide à la tournée étrangère des arts de la scène ne distribue que 2,5 millions par année.La deuxième tranche de l’enveloppe annuelle de ce volet a même été réduite de 30 % l’hiver dernier.Comme les Québécois recevaient jusqu’à 65 % et même 85 % de ces sommes dans certaines disciplines — étant donné le succès que connaissent les O Vertigo, UBU et autres OSM —, plusieurs avaient alors jugé discriminatoire la décision.Les nouveaux critères d’attribution — notamment la volonté d’assurer «l’équilibre régional» et «d’offrir aux peuples autochtones et aux jeunes cana-diem des occasions de contribuer à la promotion du Canada à l’étranger» — laissent craindre le pire pour ces excellentes compagnies qu’on jugeait jusqu’ici uniquement sur la qualité de leurs spectacles.Il faut aussi souligner l’importance de la bureaucratie culturelle du MAF, qui absorbe plus de 45 % des dépenses (15 % pour les «coûts en personnel» et 30,6 % les «autres frais de fonctionnement»).Les subventions et les contributions de 1996-1997 ne représentent que 53,3 % des charges budgétaires de la direction générale des communications et de la culture du ministère.Un site Internet fournit une liste de trente employés rattachés à la Direction générale des RCI.Mme Simsovic, porte-parole du ministère, précise toutefois que seuls quatre d’entre eux administrent les 4,6 millions du programme de soutien des artistes.Les fonctionnaires coûtent 430 000 dollars supplémentaires.Au Conseil des arts du Canada (CAC), les compressions annoncées il y a deux semaines vont ramener les charges administratives à 15 % en 1998.Le CALQ embauche 52 personnes, qui redistribuent aux artistes et aux écrivains 40 des 44 millions du budget, soit plus des neuf dixièmes du total.Mais il est vrai que ces deux organismes ont pour objectif fondamental de soutenir les arts, et non des activités politiques.: .DION «Le consensus est à bâtir» SUITE DE LA PAGE 1 C’est la 61e fois que l’ONF se retrouve en nomination pour les Oscars.ONF ONF SUITE DE LA PAGE 1 un logiciel.Le travail lui a réclamé autant de temps que d’habitude, mais lui permettait de faire l’apprentissage d’un nouveau jouet.Quant au sens profond de sa Salla, il refuse de le chercher lui-même, laisse au public le soin de comprendre si les objets sont victimes de leur propriétaire ou l’inverse, et si une morale quelconque est à tirer de ’’histoire, quant aux vaines tentatives de contrôler son univers.Il s’est amusé à créer des effets de perspective, à vivre jour après jour avec des poissons roulants et des démons virtuels en apprivoisant les caprices d’un ordinateur, ït tant mieux si le produit final plaît L’animateur qui a débuté au cours des années 70 en insérant des séquences canadiennes pour Sesame Street diffusé à CBC est aujourd’hui pigiste au bureau de l’ONF de Winnipeg.H n’en est pas à sa première visite chez l’oncle Oscar, ayant été en nomination en 1987 avec The Big Snit {Le Petit Chaos) une histoire de chicane de couple sur fond de conflit nucléaire, en plus d’avoir produit (mais non dessiné) une autre animation désopilante mettant en scène un chat revenant toujours chez un maître qui essaie de s’en débarrasser: The Cat Came back, court métrage qui fut également en nomination aux Oscars.Il n’a jamais gagné et ça rend philosophe.Le laconique animateur n’affiche pas d’enthousiasme délirant à l’idée d’être de nouveau en lice, mais avoue que le jour où il se retrouvera à Hollywood pour la soirée glorieuse, la tension montera d’un cran.C’est la 61e fois que l’ONF se retrouve en nomination pour les Oscars.L’Office en a reçu dix à ce jour, cinq dans le champ de l’animation: bien sûr Les Voisins de McLaren en 1952 et le non moins remarquable Château de sable de Co Hoedeman en 1978, Livraison spéciale d’Eunice Macaulay l’année suivante, Chaque enfant d’Eugène Fedorenko en 1980 et il y a deux ans le délicieux Anniversaire de Bob d’Alison Snowden et David Fine.Quatre statuettes ont couronné des documentaires: La Forteresse de Churchill de Stuart Legg en 1941, I’ll Find A Way de Beverly Shaffer en 1978, Si cette planète vous tient à cœur de Terre Nash en 1983 et Flamenco à 5hl5 de Cynthia Scott en 1984.En 1989, l’ONF recevait un Oscar honorifique couronnant un demi-siècle d’excellence cinématographique.Drôle de boîte, qui a subi sa part de revers ces dernières années, alors que ses structures, son budget ont fondu comme peau de chagrin, et qui n’arrête pourtant pas, vaches maigres ou vaches grasses, dans l’ironie du sort d’être reconnue aux Oscars.par un réseau de commissions scolaires linguistiques.Mais les propos de M.Dion ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd.Le lendemain de la rencontre des deux ministres, Alliance Québec exigeait qu’on donne aux commissions scolaires linguistiques la même protection constitutionnelle actuellement accordée aux conseils religieux.Véritable pavé dans la mare, cette sortie a aussitôt envenimé le débat au sujet des commissions scolaires linguistiques et mettait M.Dion dans l’embarras.Au moins trois groupes importants de cette communauté, dont le Conseil des écoles protestantes du Grand Montréal, se sont d’ailleurs dissociés d’Alliance Québec.M.Dion soutient qu’il a simplement souligné que «si M.Brassard n’apporte pas de garanties, il aura peut-être de la difficulté à faire passer son projet».«Je n’ai jamais parlé de garanties constitutionnelles dans [l’article] 93», a confié le ministre au cours d’une entrevue au Devoir.Selon lui, quiconque connaît la réalité à laquelle est confrontée la communauté anglophone pouvait prévoir que la réforme du système scolaire y provoquerait un débat Il note que le ministre Brassard a maintenant entrepris d’expliquer son projet de réforme et de bâtir le consensus demandé par Ottawa avant d’accepter d’adopter bilatéralement l’amendement demandé.«Le comensus est à bâtir parce que, si on peut croire tout probablement qu’il y a un comemus pour des commissiom scolaires linguistiques, on peut se demander s’il y a comensus sur la façon dont M.Brassard veut procéder.Ça, on ne le sait pas.Il faut qu’il le bâtisse, qu’il parle à ces gem, qu’il leur apporte des garanties sur son interprétation à lui de leurs droits comtitutionnels au lendemain de l’application de son projet, sa compréhemion de leurs droits légaux et des engagements moraux», insiste M.Dion.Il invite les gens à essayer de comprendre l’inquiétude de la communauté anglophone plutôt que de s’indigner.Bien qu’il dise vouloir éviter un dérapage du débat, il fait lui-même un lien étroit entre les dernières prises de position d’Alliance Québec et l’évolution de la question nationale.Dans les sociétés démocratiques bien établies, «il n’y a qu’au Québec que vous allez trouver des communautés, notamment la communauté anglophone, qui sont menacées d’être arrachées à leur pays sans leur consentement, dit-il.Il faut donc comprendre la situation dans laquelle elles sont».Comme il l’a fait cette semaine dernière, il rend les souverainistes responsables du climat de méfiance qui prévaut sur le front linguistique et qui, selon lui, avait disparu sous lë régime libéral.La sortie d’Alliance Québec ne l’a pas surpris.Ce qui l’a davantage étonné, c’est que certains médias laissent entendre à «une communauté qu'elle est manipulée», un sous-entendu qu’il juge insultant «Ceux qui ont répondu avec indignation et incompréhension [à Alliance Québec] oublient la situation dans laquelle [la communauté anglophone] se trouve et qu’il serait beaucoup plus facile de résoudre ce débat s’il n’y avait pas le risque d’une sécession», insiste-t-il.Chose certaine, M.Dion refuse catégoriquement de se prononcer sur la demande du lobby anglophone et insiste pour dire qu’il ne considère pas Alliance Québec comme le seul porte-parole de la minorité linguistique québécoise.BUDGET Le pouvoir d'établir un budget revient uniquement au conseil municipal SUITE DE LS PAGE 1 information qu’il s’agissait là d’un dépassement de crédits.Or, le pouvoir d’établir un budget, qu’il soit d’exploitation ou d’immobilisations, revient uniquement au conseil municipal.Les services juridiques de la Ville de Montréal en avaient d’ailleurs avisé le directeur du Service des finances, Roger Galipeau, à ce titre responsable du suivi budgétaire.Ce dernier affirmait alors que les membres du comité exécutif avaient pris connaissance de la situation.Le responsable politique du dossier à l’époque, Sammy Forcillo, qui siège dorénavant comme indépendant, avait reconnu que l’information ne s’était pas rendue au conseil municipal.Du même souffle, il assurait qu’il n’y aurait aucun dépassement même si, à la fin novembre, on comptait 18 millions de projets excédentaires au PTI, pour un total de 232 millions.Selon l’opposition officielle, ce dépassement pourrait atteindre 50 millions au 31 décembre dernier.Selon des sources sûres, cette importante somme ne tiendrait pas compte des remboursements gouvernementaux à venin certains projets d’immobilisations réalisés dans le cadre de programmes du gouvernement bénéficient de subventions.Sur ce point précis, la situation sera éclaircie la semaine prochaine alors que le bilan devrait être complété.Quoi qu’il en soit, la Ville affirme qu’un dépassement de 50 millions est impossible.Marcel Chouinard, porte-parole du Service des finances de la Ville, indique toutefois que s'il devait y avoir un dépassement, «c’est vrai qu’il y aura des projets qui devront être révisés».Lors de la séance du conseil municipal lundi soir dernier, l’opposition officielle a tenté de savoir quels sont les projets d’immobilisations que l’administration du maire Pierre Bourque pourrait décider de laisser tomber.Le maire n’a pas répondu.L’opposition officielle s’inquiète particulièrement des répercussions sur les projets pour 1997, d’autant plus que le gouvernement fédéral, à la veille des élections, devrait annoncer la reconduction du programme d’infrastructures.Qu’il y ait un dépassement du PTI de 50,30 ou même 10 millions, c’est autant d’argent que Montréal ne pourra pas injecter dans un tel programme tripartite, privant ainsi les Montréalais d’importants investissements de réhabilitation des infrastructures, plaide l’opposition.Le Vérificateur de la Ville fera la lumière sur ce dossier dans son rapport annuel, attendu pour la fin du mois prochain.
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