Le devoir, 19 février 1997, Cahier A
FONDE 19 10 V o l X XXVIII N " :i MON T R K A I-, M E R C R E I) I I !) V E V H I H K I !» O 7 8 8c T I’ S + T V y / T O I! O N T O $ PERSPECTIVES 'm 1k.Christian Rio ux La France après Vitrolles Alors que des centaines d’artistes appellent à la désobéissance civile contre un projet de loi sur l’immigration, les Français découvrent que l’extrême droite n’est plus une menace virtuelle.Même l’accumulation de lois draconiennes contre les étrangers n’y a rien fait.uelque part au milieu de la semaine dernière, la France, s’est réveillée avec un affreux mal de bloc.A Vitrolles, une banlieue de 39 000 habitants, un maire d’extrême droite venait d’être élu.L’affaire serait banale si l’individu n’était le quatrième candidat du Front national à remporter une élection municipale en France et le premier à décrocher une majorité absolue.On en parlerait à peine si cette victoire n’en annonçait d’autres à un an seulement des élections législatives.Les experts en calculs électoraux ne se font plus d’illusions.Ils savent qu’en 1998 le parti de Jean-Marie Le Pen (qui recueille environ 15 % d’intentions de vote) pourrait franchir la barre du second tour de scrutin dans près de 200 circonscriptions et mener une dure lutte aux représentants de la gauche et de la droite traditionnelle.Par un jeu de hasard, cette victoire d’un parti xénophobe survient alors que fait rage un nouveau débat sur l’immigration.Pour combattre les clandestins, le projet de loi déposé par le ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Debré, veut serrer la vis à tous ceux qui mettent le pied sur le territoire national.Depuis 1982, on exige de tous les étrangers qui font une visite privée en France et sollicitent un visa de séjour un document qui certifie qu’ils seront bien hébergés chez un parent ou un ami.La nouvelle loi obligerait ces derniers à déclarer le départ de leur hôte sous peine de ne pouvoir accueillir de nouveaux visiteurs pendant deux ans.La loi contestée introduit aussi la possibilité de ne pas renouveler une carte de résidant de dix ans et crée un fichier des demandeurs de visas avec leurs ?empreintes digitales.Quel lien y a-t-il entre ces deux événements?Aucun.Sinon que depuis des années, on soutient que seules des mesures sévères contre l’immigration illégale — le pays en est à sa nième révision législative en 15 ans — permettront de combattre les thèses du Front national et de stopper sa progression électorale.Un diagnostic que l’actualité s’est chargée de faire mentir.Voilà qui explique probablement la vigueur exceptionnelle des protestations qui accueillent le projet de loi de Jean-Louis Debré, dont personne ne parlait il y a à peine deux semaines.Un premier débat à l’Assemblée nationale n’avait mobilisé que quelques rares députés.Devant l’apathie des milieux politiques, l’initiative est venue d’artistes qui puisent souvent leur inspiration dans le métissage culturel.402 comédiens, 300 écrivains, 300 hommes et femmes de théâtre, 1200 journalistes et avocats, 54 dessinateurs de bande dessinée, sans oublier 121 personnalités «aux noms difficiles à prononcer» (dont Serge Reg-giani, Michel Piccoli, Enki Bilal, Claude Berri) ont emboîté le pas aux 59 cinéastes qui ont les premiers appelé à la désobéissance civile contre la future loi.Le mouvement devrait culminer samedi prochain dans une grande manifestation.Avec la délicatesse d’un hippopotame dans une boutique de porcelaine, le ministre de la Ville (responsable de l’Intégration) Philippe Raoult a répondu que «l’intégration, ce n’est pas du cinéma!».Il a du même souffle invité les protestataires à vivre un mois en Seine-Saint-Denis, une banlieue parisienne difficile.Cela n’empêche pas une partie de la classe politique française d’être «gênée» par les articles d’une loi qui fait de chaque étranger un délinquant potentiel.L’accumulation des mesures de contrôle adoptées depuis plusieurs années a en effet tendance à gommer la distinction entre les quatre millions et demi d’immigrés qui vivent en France, parfaitement en règle, et les quelques dizaines de milliers d’illégaux arrivés par l’entremise de filières clandestines.L’écrivain de droite Guy Sorman, aussi conseiller du premier ministre Alain Juppé, n’hésitait d’ailleurs pas à déclarer à la télévision que son «patron» pensait lui aussi qu’il y avait dans cette loi «un article de trop».Des propos vite démentis par l’intéressé.La succession des événements des dernières semaines aura au moins forcé les partis traditionnels à prendre position.Finies les alliances électorales douteuses, comme au début des années 80, entre le Front national et la droite traditionnelle.Finis aussi les calculs socialistes que n’avait par dédaignés François Mitterrand pour mieux diviser l'adversaire.Du moins pour l’instant De virtuelle, la menace du Front national apparaît en France plus concrète que jamais.Probablement autant qu’en Autriche, seul autre pays européen à posséder des extrémistes de droite aussi menaçants.Gérard Paquet le fondateur du festival de danse de Châteauvallon, congédié à la suite d’un conflit avec le maire FN de Toulon, résumait le sentiment général lorsqu’il confiait à L’Evénement du jeudi: «Le Midi n’est pas une exceptioti mais un laboratoire.» Tout cela, alors que les sondages sont unanimes sur une chose: l’immigration arrive loin dans les préoccupations des Français, très loin derrière le chômage et les nombreux problèmes économiques.De virtuelle, la menace du Front national apparaît plus concrète que jamais M E T E 0 Montréal Nuageux.70 % de probabilité d’averses de pluie.Max:-2 Min:-13 Québec Faible neige.Max:-2 Min:-18 Détails, page B 4 INDEX Agenda „ B 7 Idées A 9 Annonces .B 6 Le monde B 5 Avis publies.B 4 Les sports BG Bourse .B 2 Montréal A3 Culture .B 8 Mots croisés.B 4 Économie .B 1 Politique A6 Éditorial .A 8 Télévision B 7 POLITIQUE Le départ de 15 000 syndiqués implique la réouverture des conventions, page A 6 LE MONDE ECONOMIE L’OTAN propose à Moscou une brigade commune, page B 5 Québec refuse tout passe-droit à l’administration Bourque page A 3 Le déficit avant les cadeau> UDes mesures «ciblées» Un déficit inférieur de pour les familles pauvres 5 milliards aux prévisions , J r, T • j, 7 1)__ 7____• et les étudiants MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La fièvre préélectorale n’a pas fait fléchir le ministre des Finances Paul Martin.Comme promis, son quatrième budget «maintient le cap» sur la lutte contre le déficit et n’offre que des mesures «ciblées» destinées surtout aux familles pauvres, aux étudiants et aux centres de recherche universitaire.«Nous allons équilibrer les finances du pays.Nous allons y parvenir en maintenant notre rythme —ferme, mesuré et de Van dernier responsable», a martelé le ministre, hier, au cours de son quatrième discours budgétaire.Le fait marquant de son budget demeure, encore cette année, le dépassement important des objectifs en matière de déficit.Le ministre prévoit qu’à la fin de l’année fiscale 1996-97, le déficit ne dépassera pas 19 milliards de dollars, ce qui représenterait une baisse de 5,3 milliards par rapport à l’objectif de 24,3 milliards qu’il s’était fixé l’an dernier.Malgré cette performance favorable, M.Martin refuse de revoir son objectif de 17 milliards pour l’an prochain.¦ Un budget «paresseux» et des solutions ponctuelles, dit Vopposition Non seulement le maintient-il, il prévoit même une réserve de trois milliards pour faire face aux imprévus.Il s’en tient aussi à son objectif de neuf milliards pour 1998-99, un seuil qui permettrait au Canada de ne plus recourir à de nouveaux emprunts sur les marchés financiers.A la veille des élections, il est clair que le gouvernement libéral veut miser sur cette image de gestionnaire prudent et compétent.Mais il doit aussi contrer les accusations d’indifférence face aux difficultés des citoyens.C’est dans VOIR PAGE A 10: MARTIN LE QUATRIEME BUDGET DE PAUL MARTIN Déficit en baisse Le déficit de l’exercice 1996-97 sera finalement de 19 milliards de dollars, soit plus de 5 milliards en dessous de la prévision.Le gouvernement maintient son objectif à 17 milliards pour l’exercice 1997-98 et à 9 milliards pour 1998-99.¦Fondation pour l’innovation Une mise de fonds initiale de 800 millions sera faite dans une fondation pour l’innovation dans le domaine de la recherche.Cet argent bénéficiera en particulier aux hôpitaux et aux universités.Les entreprises devront contribuer.¦Aide aux études supérieures Le gouvernement améliorera l’aide fédérale aux études supérieures et au perfectionnement professionnel de 137 millions en 1998-99, de 202 millions en 1999-2000 et de 275 millions annuellement pour les années subséquentes.¦Amélioration des soins de santé Une aide additionnelle de 300 millions sur trois ans sera disponible pour améliorer les soins de santé au Canada.*,%¦ % ¦Régime national de prestations pour enfants Le gouvernement versera 5,1 milliards en prestation fiscale pour les enfants dans le cadre d’un tout nouveau régime national.¦Réduction d’impôts pour les pauvres Les personnes à faible revenu, les organismes de bienfaisance et les handicapés bénéficieront de réductions d'impôts.n » mm I «ka §iT À la veille des élections fédérales, le ministre des Finances Paul Martin a clairement misé sur une image de gestionnaire prudent et compétent lors de l’élaboration de son quatrième budget, présenté hier à la Chambre des communes.«Le pire est passé et le meilleur nous attend», a-t-il proclamé.« .-, Pour tout savoir sur le budget ¦ Le Canada se dirige vers un déficit zéro; ¦ 600 millions de plus pour la lutte à la pauvreté chez les enfants, page A 4 ¦ Les réactions au budget, page A 5 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: Un budget à deux faces, page A 8 ¦ Paul Martin table sur des hypothèses conservatrices, page B1 Grincements de dents dans les capitales Martin intervient dans trois secteurs de compétence provinciale MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Quelques provinces pourraient grincer des dents en lisant le dernier budget du ministre des Finances Paul Martin.Investissements dans la santé, dans les universités, dans les programmes sociaux, voilà de quoi irriter des gouvernements qui ont eu, eux, à sabrer dans ces domaines à la suite des réductions des transferts fédéraux.Le budget d’hier fait état de trois volets d’intervention fédérale en De 1994-95 matière de politique sociale.Pour lutter contre la pauvreté infantile, à 1996-97, on propose de créer une prestation unifiée pour enfants plus gé- les transferts néreuse que la prestation fiscale actuelle.Pour aider les universités, fédéraux en Ottawa préconise la création d’une fondation qui investirait dans les especes pour infrastructures de recherche.En- ja ^ j’aide fin, en matière de santé, le fédéral se dit prêt à investir dans des pro- sociale et jets-pilotes mis de l’avant par les provinces.l’éducation La création d’une prestation unifiée pour enfants pourrait être postsecondaire mieux reçue puisque la majorité des provinces en approuvent le sont passes principe mais les autres projets , d’Ottawa risquent de faire des de milliards D’abord, cette idée d’appui à a 14,9 milliards des projets-pilotes en matière de santé.Le ministre Martin a annoncé, dans la foulée du contesté Forum national sur la santé, qu’Ottawa accordera 150 millions sur trois ans pour «aider les provinces à lancer des projets-pilotes [.] qui leur permettront de mettre à l’essai des façons d’améliorer les systèmes de soins de santé».Le ministre a précisé que l’argent serait distribué au VOIR PAGE A 10: CAPITALES À l’ombre du rocher noir Il y a deux jours à peine, M8r Neil E.Willard a célébré une messe à la basilique Saint-Patrick pour se rappeler que des milliers et des milliers d’Irlandais ont été fauchés par la fièvre jaune il y a 150 ans de cela.Ils se sont rappelé cela et se sont surtout souvenus que 6000 d’entre eux sont sous le rocher.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Peu avant l’entrée du pont Victoria, il y a un rocher noir et imposant.Il est situé à la conclusion, pour ainsi dire, de la rue Bridge.Il est au milieu de la chaussée.Les automobilistes qui se rendent à Saint-Lambert et inversement le croisent obligatoirement.Pour les piétons, l’accès à ce lieu sacré de la mémoire irlandaise n’est pas aisé.Qu’importe.Pour l'instant du moins.Sur cette pierre, on a gravé ceci: «This Stone Is Erected By The Workmen of Messrs Peto.Brassey & Betts — 1859».Autrement dit, cette pierre a été déposée là par les employés du trio à l’identité dévoilée.Quand on y VOIR PAGE A 10: IRLANDAIS .rmsW W» OISECVATIOV m RÏMÂlkS or 6000 imhiormys who viedor SHIP r£\/EH A.O.1847-8.TU TS STONE isMcrioBtmwnmH or MiSSUPÎïO.EflASSIY & BETTS.mom i/r m construction or THE WÛTCRM BRIDGE KO.1859 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sous le rocher noir posé à l’entrée du pont Victoria se trouvent 6000 Irlandais.Vidéotron cible la téléphonie interurbaine ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Vidéotron se lancera dans la téléphonie interurbaine d’ici la fin de l’année et attend impatiemment que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) fasse connaître ce printemps les règles qui encadreront la concurrence prochaine dans la téléphonie locale.«H y a un [intérêt] naturel pour nous de regarder le marché résidentiel», a indiqué, hier, André Chagnon, président du conseil et chef de la direction du Groupe Vidéotron, au cours d’une rencontre de presse te- ¦ nue en marge de l’assemblée annuel-le de la compagnie.~ ~ Vidéotron fera donc concurrence à Bell Canada, la compagnie dominan-te, et aux nouveaux concurrents “ ~ grand public AT&T Canada et Sprint Canada.Les abonnés de Vidéotron au câble et au service interurbain recevront leur facture dans le même envoi postal, ce qui générera des économies.Il en coûte 2 $ pour facturer un client a mentionné M.Chagnon, des frais qui n’augmentent pas substantiellement si l’on ajoute des services à la câblodistribution.Vidéotron ne se limitera pas à la téléphonie interurbaine.Le groupe offrira également dès cette année un service de téléavertisseurs à la résidence.Et dès que les règles du CRTC qui régiront la concurrence dans la téléphonie VOIR PAGE A 10: VIDÉOTRON -fr 778313000665 A 2 I.K I) K V 0 I R.I.li M K li C li li |) | | !) F li V I! I K It I !) !l 7 L E S A C T l! A LIT El Industrie du doublage Le Québec montre les dents face à la France La SODEC envisage de s'adresser à l'Organisation mondiale du commerce.s'il le faut Dans le complexe dossier du doublage français des fdms américains, le Québec montre les dents mais réclame du temps.Le dialogue d’abord, et si rien ne va plus, on sort les longs couteaux.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Le Québec monte le ton dans l’interminable dossier du doublage qui l’oppose à la France depuis des décennies.En rencontre de presse hier, Pierre Lampron, président de la SODEC, n’a pas exclu de bloquer l’accès des versions françaises aux écrans québécois et même de porter sa cause devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si les négociations devaient échouer.Mais pour régler cette question, il faudra donner du temps au temps.«J’aimerais ça avoir l’air courageux et dire qu’on va régler ça demain matin, mais on a besoin de quelques semaines pour travailler avec le milieu», expli- Le Centre McGill d’études sur le'' vieillissement vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 23 février 1997, intitulée «Conférence commémorative Jack Tietolman sur la maladie de Parkinson» Conférenciers: Dr Michel Panisset.neurologue et directeur adjoint, recherche clinique, du Centre McGill d’études sur le vieillissement Dr Abbas Sadikot.neurochirurgien, Hôpital et Institut Neurologique de Montréal et membre associé, Centre McGill d’études sur le vieillissement Endroit: Hôtel Delta Montréal 450, rue Sherbrooke ouest Métro McGill Collège Heure: de 14 h à 16 h Entrée: Libre (café et thé seront servis) Commandité par: Merck Frosst Canada Inc.et Hôtel Delta Montréal Pour de plus amples renseignements, téléphonez, du lundi au vendredi, au (514) 766-2010.Blacks INTERNATIONAL SOLDE Vêtements isolés sélectionés ou sport mode prêt-à-porter 40 % de rabais 3N w ï > DEUX MAGASINS 1101, av.Laurier, Outremont Tél.: (514) 271-1314/2126 3525, ch.Queen Mary, Montréal, Tél.: (514) 739-4451/2141 y quait hier un Pierre Lampron un peu exaspéré par les épines du dossier qui accompagnait la semaine dernière la ministre de la Culture à Paris.On se rappelle que Louise Beaudoin, alertée par l’industrie québécoise, y a soulevé la question du doublage.Sans mettre en application sa menace de fermer le marché québécois aux versions de l’Hexagone, elle convenait avec son homologue, le ministre Douste-Blazy, de fonder un groupe de travail conjoint Pierre Lampron dirige la partie québécoise de ce groupe.D nie que sa création constitue une dérobade d’un Québec incapable de mettre le poing sur la table, mais il demande que l’on laisse au Comité franco-québécois le loisir d’affûter ses stratégies et de consulter le milieu afin de ne pas lui faire subir un re- mède pire que le mal.Il y a deux jours, il rencontrait le président de l’UDA et des syndicats impliqués, histoire d’explorer diverses pistes d’action lourdes de conséquences dans une industrie qui génère 20 millions au Québec seulement depuis que la loi Bacon oblige les majors à faire doubler leurs films au Québec dans un délai de 45 jours.Pierre Lampron a qualifié d’inique la loi 47 obligeant les films présentés sur le territoire français à être doublés sur place.Un amendement de l’Union européenne a ouvert la porte à la Suisse et à la Belgique mais la ferme aux films doublés au Québec.Bilan: comme l’industrie française du doublage est de mieux en mieux organisée et de plus en plus rapide, les Américains ont tendance à leur accorder les contrats pour toute la francophonie, passant au-dessus de la tête du Québec.La France protégée par sa loi ne projette aucun film doublé chez nous.Le litige roule depuis trente ans, «mais la question devient plus aiguë depuis quelques mois alors qu’un nombre accru de films américains distribués au Québec sont doublés en France, a précisé Pierre Lampron.Cette proportion est passée de moins de 30 % il y a deux ans à 50 ou 60 %, avec accroissement de la tendance depuis décembre dernier».Le président de la SODEC ne se fait pourtant pas d’illusions sur l’issue des négociations de son comité.«Les syndicats d’artistes et de doublage en France refusent que la loi soit modifiée», précise-t-il; cette industrie génère 2000 emplois réguliers en France.«Et le ministre français avoue son impuissance devant le lobbying syndical.Déplus, les Français n’ont rien à gagner à abolir la loi, si ce n’est le respect du bon droit.Nous doutons qu’une solution à l’amiable soit trouvée.» Si toute négociation échoue d’ici juillet, Pierre Lampron conserve dans sa manche deux scénarios de nature coercitive: faire voter une loi québécoise par l’Assemblée nationale décrétant que seuls les films étrangers doublés au Québec seront distribuées ici, une solution qui devrait déplaire aux majors américains, lesquels seraient alors obligés de doubler deux fois leurs films sur le marché francophone.Deuxième scénario: dénoncer la loi 47 française auprès de l’OMC.«Auquel cas, nous devons salts états d'âme évaluer nos chances de réiissir, et vérifier si nous tenons un dossier réel.» Idéalement, Pierre Lampron voudrait que la Fiance et le Québec se séparent à parts égales le gâteau.Peut-on rêver que les Français acceptent de voir doubler la moitié de leurs films par le Québec?Dans leur circuit de télévision, où nulle loi protectionniste n’est en cause, aucune émission américaine n’est doublée au Québec.Avec ou sans loi, l’opposition est forte dans un Hexagone où l’on déclare incompréhensible l’accent québécois.«Pour régler notre vrai problème, il faudra convaincre les Américains de faire appel en premier chef à l’expertise québécoise», conclut M.Lampron.Le débat sur la commandite éclipse l’enjeu réel Les victimes du tabac insistent sur les pertes en vies humaines ISABELLE PARE LE DEVOIR Médecins et victimes du tabac déplorent que le débat sur le projet de loi antitabac soit monopolisé par la question des commandites alors que ce sont la vie et la santé de milliers de gens qui devraient demeurer l’enjeu réel de cette législation.Hier, des patients gravement atteints de maladies pulmonaires ont tenu à témoigner pour rappeler au public et aux gouvernements que la santé des gens doit demeurer l’enjeu central du projet de loi que s’apprête à adopter le gouvernement Chrétien.«Nos politiciens semblent plus se préoccuper de l’impact des commandites que celui du tabac sur les vies humaines.J’ai fumé pendant 30 ans sans savoir le tort que je faisais à ma santé.Aujourd’hui, mes poumons sont finis et il n’y a plus rien à faire au plan médical», a témoigné hier Jean-Paul Rousseau, un patient de 68 ans gravement atteint d’emphysème, qui ne peut plus sortir par temps froid ni là où la cigarette est permise.Pendant des années, il a fumé trois paquets par jour et 50 cigares par semaine.Comme des milliers d’autres Québécois, M.Rousseau souffre d’emphysème, une maladie causée uniquement par le tabac, dont les symptômes apparents ne se font sentir qu’après Le cancer plusieurs années de consommation.«Cette maladie se développe chez tous les fumeurs, mais les symptômes extérieurs n’apparaissent qu’après 30 ans.Les emphysémateux ne peuvent plus faire d’efforts, ils sont constamment essoufflés.En phase terminale, des suppléments d’oxygène sont nécessaires», a expliqué hier le Dr Ron Oli-parce que venstein, pneumologue à l’institut thoracique de Montréal.peu traitable Au moment où le cancer du poumon est le tueur numéro un tant chez les hommes que chez les femmes, le Dr Olivenstein déplore que toute l’attention des médias et des politiciens soit maintenant concentrée sur les impacts économiques que pourrait avoir le projet de loi sur la commandite d’événements culturels.«C’est comme si on oubliait que les torts principaux sont les impacts sur la santé.Pour moi, chaque patient est une tragédie personnelle qui pourrait être évitée.Ce n’est pas une statistique.Ce sont des milliers de personnes.Ici, on voit les conséquences du tabac chaque jour», déplore-t-il.Roland Leconte, lui aussi atteint d’une maladie pulmonaire obstructive chronique qui, dit-il, a gâché «les trois quarts de sa vie», espère que les gouvernements éviteront à se$ petits-enfants les conséquences du tabagisme.Quant à Eric Carsley, dont la femme de 45 ans est morte d’un cancer du poumon après 25 ans de tabagisme, il croit aussi qu’Ottawa doit d’abord penser aux victimes.Le Dr Olivenstein reconnaît que la décision de fumer est d’abord une responsabilité personnelle, mais la forte accoutumance créée par le tabac pose un problème de santé publique particulier.«Environ 80 à 85 % des gens qui fument veulent cesser, mais ils sont accrochés.Ça ne veut pas dire que le gouvernement n’a pas de responsabilité.La publicité joue un rôle», ajoute-t-il.Au moins 100 cancers du poumon sont diagnostiqués chaque an à l’Institut thoracique et quelques 2500 consultations médicales liées à l’emphysème y sont effectuées.Causé à 80 % par le tabagisme, le cancer du poumon est l’un plus mortels parce que peu traitable.Huit victimes sur dix décèdent dans les cinq ans suivant le diagnostic.Chouette! du poumon est l’un des plus mortels NATHALIE KOULISCHER, REUTERS UNE JEUNE chouette de terrier âgée de neuf jours était nourrie à l’aide d’une seringue par un gardien du zoo d’Anvers, hier en Belgique.C’était la première fois qu’une chouette de terrier naissait en captivité dans ce zoo.Le minuscule oiseau prend du mieux.Il pesait 8,3 grammes à la naissance, contre 24,6 grammes aujourd’hui.Son menu?Des entrailles de souris.modérément.Les candidatures se bousculent au rectorat de l’Université Laval PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les candidatures se bousculent au rectorat de l’Université Laval, alors qu’à deux jours de la fin de la période de mise en candidature, six personnes espèrent occuper la chaise de l’actuel recteur Michel Gervais, dont le mandat se termine ce printemps.C’est vendredi qu’on saura de façon définitive si ces propositions de candidature sont acceptées par le bureau du président d’élection, entre autres choses parce que chaque proposition doit être accompagnée de la signature de 25 personnes membres de l’Université Laval ou diplômées de l’université.Hier, c’est le doyen de la faculté des lettres de l’Université Laval, Jacques Desautels, qui a officiellement annoncé sa candidature.Doyen de cette faculté depuis un an et demi, M.Desautels a occupé différents postes dans le réseau universitaire.Il a également été vice-recteur à l’enseignement et à la recherche à Laval.Spécialiste de la littérature et de la civilisation grecque, M.Desautels est également romancier, s’étant distingué çn remportant le prix Robert-Cliche et le prix Molson pour son roman «Le Quatrième Roi mage», publié en 1993.Cette prestigieuse candidature s’ajoute à quatre autres candidatures officiellement déclarées depuis la mi-janvier, trois professeurs et un étudiant Ainsi, Serge Genest professeur titulaire au département d’anthropologie de la faculté des sciences sociales depuis 1976, a proposé sa candidature.M.Genest a occupé différentes fonctions administratives à l’université, notamment comme directeur du département d’anthropologie.Michel Pigeon, professeur titulaire au Dépar- tement de génie civil de la faculté des sciences et de génie depuis 1972, titulaire de la chaire industrielle sur le béton, directeur du Centre de recherche universitaire sur le béton, membre de différentes instances universitaires, a également posé sa candidature.Tout comme Gabriel Bédard, docteur en physique et enseignant au département de physique depuis 1968, qui avait posé sa candidature au poste de doyen de la faculté des sciences et de génie en 1993.On compte également la candidature d’un étudiant en économique qui a fondé une entreprise dans le domaine de l’informatique, Sébastien LaRochelle-Côté, qui soutient poser sa candidature non pas dans un objectif de contestation, mais en croyant «qu’il est possible de faire bouger et d’améliorer les choses».Par ailleurs le vice-principal à l’université McGill de Montréal, François Tavenas, n’a pas encore posé sa candidature par voie de communiqué officiel mais il n’a pas fait mystère de ses intentions, en faisant clairement savoir, par exemple, dans une entrevue au journal Le Soleil le 25 janvier qu’il entendait présenter son formulaire de candidature.M.Tavenas a d’ailleurs été professeur de génie civil pendant plusieurs années à Laval, et doyen de la faculté des sciences et de génie de 1985 à 1989.Si la course au rectorat compte plus de cinq candidatures, le collège électoral devra se réunir le lundi 3 mars pour effectuer une sélection parmi les candidatures valides, et dans le but d’établir une liste définitive de cinq noms.La période de mise en candidature se termine vendredi à midi.Le nouveau recteur doit être élu le 2 avril par les 134 membres du collège électoral, et il entrera en fonction le 3 mai.EN BREF SQ: commission blâmée (PC) — La juge Danielle Grenier de la Cour supérieure a blâmé hier la Commission d’enquête sur la Sûreté du Québec pour sa lenteur à réagir face à l’Association des policiers provinciaux qui, depuis un mois, met en doute l’impartialité de la commissaire Louise Viau au point de lui demander de renoncer à cette fonction.«La commission aurait dû réagir rapidement compte tenu de la question soulevée, et dire nous allons l’entendre immédiatement», a fait valoir la juge Grenier.Le 21 janvier, l’association a fait parvenir à Mme Viau une demande de récusation faisant valoir qu’elle n’avait pas «l’indépendance et l’impartialité requises» pour exercer la fonction de commissaire en raison du poste de présidente du comité d’examen des plaintes de la SQ qu’elle avait occupé pendant quatre ans, jusqu’en août 1995.L’association disait également nourrir «une crainte raisonnable de partialité» pour son rôle joué au sein du groupe d’enquête sur les pratiques des policiers dans la conduite des enquêtes criminelles (le groupe Belle-marre) qui avait conclu à l’existence de multiples irrégularités dans le travail fait par les enquêteurs policiers.Alliance Québec au pilori (Le Devoir) — Un autre organisme bien connu dans la communauté anglophone s’est élevé hier contre les positions d’Alliance Québec qui propose de remplacer les droits confessionnels par des droits linguistiques dans le cadre des négociations sur l’article 93 de la Constitution.La Provincial Association of Catholic Teachers (PACT) estime en effet qu’une telle proposition «ne fera que retarder la restructuration souhaitée, même si cela rencontre parfaitement les aspirations de beaucoup de Québécois anglophones».Par contre, la PACT se montre favorable à l’idée d’un «amendement limité» à l’article 93, comme le propose le Parti libéral du Québec, plutôt que d’appuyer une abrogation plus large de l’article 93, qui «ne peut qu’engendrer un contentieux conduisant à de très longues négociations impliquant le gouvernement du Québec, celui du Canada et ceux d’autres provinces».Le monde scolaire est divisé (Le Devoir) — La question du transport des écoliers divise le monde scolaire alors que l’Association du transport écolier accusait hier la Fédération des commissions scolaires de «manquer d’imagination» en proposant à ses membres de «couper dans les contrats de transport» afin de faire face aux compressions de 50 millions de dollars annoncées par Québec dans le domaine du transport scolaire.L’association soutient même que la Fédération des commissions scolaires n’a «aucune préoccupation pour la sécurité des élèves», entre autres «en accumulant des surplus de plus de 18 millions avec les budgets alloués au transport scolaire, en ne remettant pas aux transporteurs l’indexation reçue du ministère des Transports et en coupant les prix des contrats», soutient-elle.Hubble, suite et fin Houston (AP) — La NASA a mis fin à la mission de rénovation de Hubble, mais non sans hésitations.Car à l’issue de la 5e sortie dans l’espace des astronautes de Discovery, l’agence spatiale américaine a repéré dans le fonctionnement du télescope une anomalie.qui s’est finalement résolue d’elle-même.Les astronautes Mark Lee et Steven Smith venaient tout juste de terminer de restaurer le revêtement thermique de Hubble, arrimé dans la soute ouverte de la navette, lorsque le dysfonctionnement a été découvert, sur une gouverne du télescope.Hubble, qui ne possède pas de moteur, est dirigé grâce à quatre gouvernes, dont l’une avaient été remplacée il y a quelques jours.Jugeant le problème sérieux, les scientifiques de la NASA ont envisagé un moment de,faire ressortir les deux astronautes.A leur grand soulagement, la gouverne s’est remise à fonctionner d’elle-même.Pour toute question concernant le budget fédéral.Ligne 1 888 du Budget de 1997 Pour obtenir plus de renseignements, téléphonez sans frais, du lundi au vendredi de 8 h à 22 h (HNE).1+1 Ministère des Finances Department of Finance Canada Canada 1 888 454-7777 ATME : 1 800 465-7735 I I, K I) K V OIK.I.!•: M !¦: K 0 K V.1)1 | «Toutes ces phases sont liées entre elles», a souligné l’avo-i cat.Les commissaires «ont admis qu’ils ne pourraient rédiger correctement leur rapport, a-t-il déclaré.Us savent qu’ib.ne peuvent pas avoir un tableau complet de la situation alors ils ne devraient blâmer personne».t «En toute équité, les commissaires devraient clore l’enquête», a-t-il dit, ajoutant qu’il serait satisfait si la commission; retirait l’avis envoyé à son client et s’engageait à ne pas le* nommer dans son rapport.I i 1 - CARRIÈRES ET PROFESSIONS- Commission d’enquête sur la Somalie -oiuni lisnwmi .L’avocat de Beno réclame l’arrêt des travaux Phoenix Internationale Science de la Vie est l’une des sociétés de recherche contractuelle les plus importantes et les plus progressives du monde au service de l’industrie pharmaceutique et de celle des biotechnologies.Une croissance spectaculaire résultant de nos succès à l’échelle internationale nous amène à recruter un CHARGÉ DE PROJETS Collaborant étroitement avec des spécialistes de divers services, vous aurez la responsabilité de surveiller, coordonner et gérer plusieurs projets en vue d’offrir à nos clients de l’information rapide et précise sur la progression de leurs études.Vous devez posséder d’excellentes aptitudes pour l’organisation, la gestion et les relations humaines, en plus d’un minimum de deux années d’expérience concluante en gestion de projets.Vous excellez au sein d’un milieu scientifique et technique extrêmement actif, en plus d’avoir une parfaite connaissance de l’anglais.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ à Recrutement d’employés, Phœnix Internationale, 2350, rue Cohen, Saint-Laurent (Québec) H4R2N6.Télécopieur : (514) 335-8340; courr.électr.: emp_recruit@pils.com.Prière de ne pas téléphoner."^PHŒNIX ——1INTERNATIONAL —— 2A MUSÉE DU QUÉBEC Le Musée du Québec, société d’État ayant pour fonctions de faire connaître, de promouvoir et de conserver l’art québécois de toutes les périodes et d’assurer une présence de l’art international par des acquisitions, des expositions et d’autres activités d’animation vise à combler le poste de : Directeur ou directrice de 1 ’ a d m i n i s t r a t T o n Sous l’autorité du directeur général, le titulaire de ce poste devra planifier, diriger, organiser et contrôler les activités relatives à la gestion des ressources humaines, financières, matérielles et informatiques, de la sécurité des biens et des personnes ainsi que de la commercialisation.Il aura à élaborer et à mettre en application un plan d’action visant l’atteinte des objectifs stratégiques de l’institution.La personne recherchée détient un diplôme universitaire de 1er cycle en administration ou dans une autre discipline appropriée.Elle possède un minimum de dix années d’expérience pertinente à la fonction, dont plusieurs dans des fonctions de direction de services administratifs.Elle est reconnue pour son esprit d’équipe, d’action et de décision ainsi que pour son habileté à communiquer et à négocier.Les personnes intéressées par ce poste sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae, sous pli confidentiel, au plus tard le 28 février 1997 à 17 h à : Monsieur Denis Turner Directeur des ressources humaines Musée du Québec Parc des Champs-de-Bataille Québec Qc G1R5H3 Université d’Ottawa • Faculté de génie Département de génie électrique et génie informatique Statut : Un poste de professeur ou de professeure à contrat pour deux ans en génie électrique, et plus précisément en systèmes électriques à forte puissance et en électronique.Entrée en fonction : 1" juillet 1997.Titres et qualités : Un doctorat en génie informatique ou en génie électrique.La capacité d’enseigner en français et en anglais ainsi que l’expérience en enseignement universitaire serait un atout.La tâche principale consistera à enseigner cinq cours de niveau sous-gradué, dç poursuivre des activités savantes dans le domaine de spécialisation et de partiel! per à celles du département de l’Université.L’Université a une politique d’équité en matière d’emploi.Les femmes ont fortement encouragées à poser leur candidature.Conformément aux règles du Canada en matière d’immigration, notre annonce s’adresse en premier lieu aux personnes ayant la citoyenneté canadienne ou le statut de résident permanent.Candidatures : prière de faire parvenir votre demande d’emploi, votre curriculum vitae et le nom de trois personnes aptes à fournir des références à: M.E.Petriu, directeur P.Eng.Département de génie électrique et génie informatique, Université d’Ottawa, C.P.450, succursale A, Ottawa (Ontario) KIN 6N5, avant le 1er mai 1997.Ce poste est sujet à l’approbation des fonds nécessaires.Médecins avec une conscience sociale Le Conseil d’administration du CLSC Hochelaga-Maisonneuve est à la recherche de quatre médecins.Description de la tâche • Pratiquer une médecine communautaire dans un quartier socioéconomiquement défavorisé.Qualifications requises • Capable de travailler en équipe avec d’autres types de personnels.• Posséder un profond respect de la compétence des employés qui les entourent.• Ne pas hésiter, pour comprendre le problème d’une personne, à visiter sa famille à la maison.• Pratiquer une médecine communautaire orientée vers la prévention.• Aimer profondément les humains qu’ils ou qu’elles soignent.• Avoir pour objectif de faire augmenter l'espérance de vie et la qualité de vie des gens du quartier Conditions de travail • Les candidates et candidats retenus auront la chance de pouvoir compter sur la collaboration d’une équipe d’employés hors du commun et de collègues sympathiques.Ils pourront également compter sur la collaboration de nombreux groupes communautaires dynamiques et originaux.Salaire: • Selon l’entente avec le MSSS Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitac au: Directeur général CLSC Hochelaga-Maisonneuve 1620, de La Salle, Montréal II1V2J8 l Université de Sherbrooke est un établissement de renommée nationale et Internationale qui accueille dans un environnement d'une qualité exceptionnelle près de 21 000 étudiantes et étudiants provenant de tout le Québec et d'ailleurs.Elle est particulièrement reconnue pour l'importance de sa recherche, pour la qualité et le caractère novateur de ses programmes d'enseignement et pour son régime coopératif favorisant la formation pratique en milieu de travail.DOYENNE - DOYEN Faculté d’éducation Un comité de mise en candidature a été élu par un collège électoral, constitué selon les Statuts de l’Université, en vue de la nomination d’une doyenne ou d’un doyen de la Faculté d’éducation.Les personnes intéressées à présenter leur candidature doivent faire parvenir à la présidente du comité leur curriculum vitae détaillé accompagné d'un texte (maximum cinq pages) exposant leur vision de la Faculté d’éducation et du rôle qu’elles auront à jouer en tant que doyenne ou doyen.Le comité reçoit les candidatures jusqu’au 21 mars 1997 à 12 h.Sylvine Schmidt, présidente Comité de mise en candidature Faculté d’éducation Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K2R1 ¦i; .i i-t;.r.-'.Téléphone : (819) 821-8233 (bureau) L’Université de Sherbrooke respecte le principe d’équité en matière d’emploi.ï i Ar.ïf'v,)V'.’-' UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE i \ i Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 1-800-363-0305 télécopieur 985-3390 i i i i j f l i > t t i t > ) [ i i i > t ,t i i > » * \ ) \ i \ ) < i » \ » f A1C L !•: DEVOIR, I* K M K R C R E DI I !» K É V R I E 11 I !) !) 7 A 7 P 0 rr 41 r ?Procès en cour martiale Le caporal Purnelle perd une manche JOCELYN COULON LE DEVOIR ' ’ e caporal Michel Purnelle a perdu ._>une première bataille, hier, lors ( e son procès en cour martiale, qui se c éroulait à la base de Valcartier, à Québec.Le président du tribunal, le colonel Guy-Laurent Brais, a rejeté une requête du caporal qui contestait la compétence de la cour à le juger sur sept des neuf chefs d’accusation qui pèsent contre lui.Il y a deux semaines, le caporal a fait valoir que les règlements interdisant à un soldat de faire des déclarations sur des questions militaires sans avoir obtenu l’autorisation de ses supérieurs sont contraires à la Charte des droits et libertés, qui garantit la liberté d’expression.Après dix jours de délibérations, le juge Brais, qui a été incapable de produire un jugement écrit, a rejeté les arguments du caporal en faisant valoir que «les militaires doivent se conformer à la Loi sur la Défense nationale», qui oblige les militaires au silence.Selon le juge, les déclarations publiques des militaires «ont un effet dévastateur sur la discipline et vont jusqu’à saper le moral des troupes».Le cour martiale reconnaît toutefois que le devoir de réserve des militaires contrevient à la Charte mais que les limites imposées par les Forces canadiennes sont raisonnables.Le magistrat militaire a clairement indiqué au caporal Purnelle que s’il veut faire des déclarations publiques, il doit quitter l’armée.L’armée de terre reproche au caporal d’avoir dit tout haut ce que tout le monde pense aujourd’hui.En mai dernier, il a publié un livre — Une armée de déroute —, en contravention avec les règlements militaires.Dans son ouvrage, le sous-officier dénonce l’absence de leadership au sein des Forces armées et accuse ses dirigeants de corruption et de carriéris- Espionnage à Washington De fausses allégations, dit Young HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ministre de la Défense Doug Young n’a trouvé aucune preuve d’espionnage dont aurait fait l’objet un diplomate québécois en poste à Washington par des officiers du service militaire de l’ambassade canadienne.Renseignements pris, M.Young a précisé que les allégations d’un employé du gouvernement américain étaient fausses.«Evidemment, à la suite des déclarations qui ont été rapportées dans les journaux, on s’est renseigné, le ministre des Affaires extérieures et moi-même, à savoir ce qui s’était passé, parce qu’il faut savoir ce qui se passe», a-t-il répondu aux Communes.«Et il n’y a aucun doute, selon moi, basé sur des renseignements que nous avons, qu’il n’y a eu aucun espionnage, aucune activité qu’on pourrait caractériser d’espionnage par rapport à la situation à laquelle l’employé du gouvernement américain faisait allusion.» Un analyste pour la US Defense Intelligence Agency, Keith Keener, soutient qu’un officier militaire rattaché à l'ambassade canadienne à Washington, Michel Prudhomme, lui avait demandé des renseignements au sujet du délégué général du Québec, Marc Boucher.Selon Keener, Prudhomme tenait ces ordres d’un militaire canadien rattaché à la US Defense Intelligence Agency, une agence de renseignements secrets dans le domaine de la (jéfense.A Québec, le ministre des Relations internationales Sylvain Simard a demandé au gouvernement canadien d’instituer une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.Aux Communes, le leader parlementaire du Bloc québécois Gilles Duceppe a également tenté d’en savoir plus long.M.Young n’a pas bronché, convaincu que «dans cette affaire, personne n’a agi comme espion (.] Nous n'avons aucune raison de croire qu'il y a eu des actions prises qui étaient illégales selon la loi américaine».Minimisant le tout, M.Young estime que les allégations de Keener sont «le résultat d'un malentendu ou d’une divergence d’opinion entre un employé du gouvernement américain et ses patrons».«Il a fait des allégations selon lesquelles il y avait eu des dématvhes pour enquêter à savoir si quelqu'un avait assisté à un petit déjeuner.Lorsqu’on parle d’espionnage, il faut être sérieux, a-t-il déclaré.À ce moment
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