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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-02-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.L X X X V I I I • N " 3 7 M () N T li K A I.I.K V E N I) Il K DI 2 1 ¥ K V II I K D !) 8 8c V 0 T O li o K T (I I $ PERSPECTIVES Le grand tintamarre Quand des écrivains, des cinéastes, des journalistes s’entendent comme larrons en foire pour joindre leurs voix au grand vacarme qui étouffe la culture, devrait-on leur lancer des peanuts pour les récompenser de leur performance?Le lundi 17 février, une photo de presse nous montre l’écrivain Michel Tremblay descendant d’un avion qui porte sur son flanc le nom de l’auteur.Le romancier rentre d’une tournée qui l’a conduit le même jour dans trois régions du Québec.Son plus récent roman était en librairie depuis 48 heures à peine.L’auteur s’est déplacé avec deux équipes de télévision et, nous précise-t-on, il s’est trouvé, à chaque étape de son périple, au milieu d’une foule de représentants des médias.Le même jour, il a coanimé une émission à Radio-Canada, accordé des interviews en direct à TVA et à RDI.Il aurait, dans la seule journée de lundi, accordé une vingtaine d’interviews.En somme, une opération de lancement digne d’une nouvelle marque de sauce à nouilles, sauf que les porte-parole n’en sont ni sœur Angèle ni Serge Bélair mais des journalistes ou des gens censés tels.La semaine dernière, le quotidien français Le Monde et l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur rapportaient un phénomène analogue à propos du lancement à Paris du film de Bernard-Henri Lévy, Le Jour et la nuit.Sous le titre «Les méandres d’une promotion», le quotidien rapportait comment des journalistes ont fait des interviews, écrit des articles, ont en somme participé à pleines pages à une stratégie de lancement., sans avoir vu le film.Le Nouvel Observateur décrit comment la presse écrite s’est, comme la télévision, comportée en simple caisse de résonance d’une campagne de promotion, sans référence réelle au contenu de l’œuvre.Ce qu’il y a de commun entre le cas de ce film et celui du roman de Tremblay, c’est que le public est inondé d’un énorme tapage dont les journalistes se font l’écho sans égard au contenu d’une œuvre réduite à l’état de prétexte ou de substrat virtuel.Peut-être y a-t-il une œuvre quelque part.On vend du Tremblay, on lance du BHL, ce sont des marques de confiance, ne vous cassez pas la tête avec la valeur de l’œuvre, voici le show qu’on vous a préparé, faites-nous un bon papier! Et ils le font.Et si le roman de Tremblay était une bluette à cinq sous! Et le film de BHL un navet! La télévision nous a habitués à ce type de comportement: l’œuvre importe moins que le spectacle qu’on peut tirer des gros noms qui s’y affichent.La vedette qui vient raconter le film attire de l’audience, la critique qui le jugerait risquerait plutôt de la faire fuir.Bon, ça, c’est le music-hall, on le sait.Mais voilà que des journalistes, et spécialement ceux de la presse écrite, qui aiment bien se vanter de leur rôle de chien de garde, entrent de plus en plus dans la machine à produire du tapage.Que tant de journalistes aient fait tant d’interviews de Tremblay en une seule journée sans même avoir lu l’ouvrage dont il est censé être question, est renversant.Qu’on s’entende bien! Il n’est pas question ici de priver les produits de la culture des techniques de vente et de promotion les plus «agressives», comme ils disent.C’est le boulot de la publicité.Il faut vendre et prendre les moyens qu’il faut, c’est entendu.Mais est-il nécessaire que des gens censés préserver dans la société un espace de critique, de culture autonome et de liberté d’esprit se comportent comme les instruments d’une fanfare qui marche au commandçment?Voici l’écrivain qui descend du ciel pour vous tel Elie sur son char de feu, adorez-le tous! Ils adorent.Il suffira bientôt de leur présenter un veau.Ce qu’il y a de désolant dans tout cela, c’est la réduction de la culture, de la vie de l’esprit en général, à l’état de source vague d’un immense tintamarre.Déjà la source est à peine audible.Ce qui manque le moins dans le monde d’aujourd’hui, c’est le vacarme.Il devrait nous rester la culture, celle qui se consomme avec lenteur, sans bruit, celle des intellectuels et des artistes qui nous apportent encore un peu d’humanité.Ils sont le sel et le sucre de la Terre.Mais qu’arrive-t-il lorsque les gardiens du sel, parmi lesquels les journalistes devraient se compter, se convertissent en crieurs de foire ou en animal exotique que l’on exhibe de ville en ville devant les foules éba-hie,s, genre rhinocéros à deux cornes?A propos, qu’a dit Michel Tremblay à sa descente d’avion?Il a répondu à une question sur les nouvelles politiques fédérales qui jaugeront les artistes à l’aune de leur patriotisme Canadian.L’écrivain a affirmé que lorsqu’on demande aux artistes de servir un gouvernement, c’est que quelque chose va mal au pays.Et lorsqu’on demande aux journalistes, qui s’y précipitent, de couvrir la culture comme le cirque, n’y a-t-il pas quelque chose de pourri dans leur royaume.MÉTÉO Montréal Pluie abondante.Québec Faible neige.Venteux.Risque de verglas .# ." W * & * Max: 5 Min: -6 Max:-2 Min:-9 Détails, page B 6 Voici l’écrivain qui descend du ciel comme f Elie sur son char de feu, adorez-le tous! R o ch Côté fZr, x ?«o Agenda 1 N .B 7 Annonces.A 9 Avis publics .A4 Bourse .A 7 Culture .B 8 Économie.A 6 Éditorial A 10 E X Idées.All Le monde.A 8 Les sports.B 6 Montréal.A3 Mots croisés.A 9 Politique.A4 Télévision.B 7 LES ACTUALITÉS Purnelle a fini par craquer, page A 2 ?POLITIQUE Les provinces continuent d’écoper comme prévu, page A 4 ?LE MONDE L’OTAN propose un gel de ses forces en Europe, page A 8 Négociations du secteur public Les choses se corsent Le gouvernement cherche des «assouplissements» permanents LE DEVOIR Québec — Le dialogue de sourds se poursuit dans les négociations du secteur public.Lors d’une réunion d’information hier, les négociateurs du gouvernement ont expliqué la dernière proposition gouvernementale en se disant confiants de pouvoir réussir leur mission mais en avouant que «ce n’est pas une mince affaire d’économiser 800 millions» lors de négociations qui ne durent que 60 jours.La date limite est toujours fixée au 7 mars.En fin de compte, il ne sera peut-être pas nécessaire pour les artistes canadiens en tournée à l'étranger de se faire les promoteurs de l’unité nationale s’ils veulent recevoir des subventions fédérales.C’est du moins ce que laisse entendre Ottawa qui, après avoir soulevé tout un tollé dans les milieux artistiques et nationalistes québécois, semble vouloir freiner ses ardeurs et tente de minimiser la portée «La proposition gouvernementale ne va pas, disait-on également hier, améliorer les conditions de travail» puisque ce qu’on cherche vraisemblablement au gouvernement, c’est à'«utiliser notre monde au maximum».Tour à tour, les syndicats rejettent d’ailleurs depuis les derniers jours la dernière proposition du gouvernement Bouchard, qui signifie, à leurs yeux, une réouverture pure et simple des conventions collectives.En clair, même s’il préfère toujours l’expression «assouplissement» à celle de «réouverture» des conventions collectives, le d’une directive récemment émise par le ministère des Affaires étrangères (MAE).La directive en question, contenue dans les lignes directrices pour la promotion de la culture canadienne à l’étranger publiées par le MAE et révélées par Le Devoir en début de semaine, prévoit que les demandes de subvention faites par les artistes et organismes culturels désireux de se produire à l’extérieur du Canada seront désormais évaluées en fonction de leur capacité à «promouvoir le respect de la souveraineté gouvernement du Québec en veut plus pour son argent de la part de ses employés, notamment de la part des 14 000 sécuritaires d’emploi, qui représentent une pure perte annuelle de 118 millions pour le trésor québécois.C’est donc travailler plus efficacement et de façon moins coûteuse que le premier ministre Bouchard et le Conseij du trésor suggèrent aux syndiqués de l’Etat quand ils parlent depuis une semaine d’«assou- VOIR PAGE A 12: NÉGOCIATIONS canadienne et de l’unité nationale».On fait également mention, dans la liste des objectifs du MAE, de l’importance de «présenter le Canada comme un pays bilingue composé de cultures diverses» et de «.représenter l’identité, la diversité et l’excellence du Canada, tout en assurant l’équilibre régional et en offrant aux peuples autochtones et aux jeunes Canadiens des occasions de contribuer à la promotion du Canada à l’étranger».VOIR PAGE A 12: DIRECTIVE La loi antitabac Ménard dénonce l’indifférence d’Ottawa «Si le Grand Prix avait été à Toronto.» LE DEVOIR Au moment où un sondage montre que le Québec offre un appui tiède au projet de loi antitabac fédéral, le ministre responsable de la métropole, Serge Ménard, juge qu’Ottawa se montre insensible à l’économie montréalaise en n’accordant qu’un an de sursis aux événements culturels et sportifs pour trouver d’autres partenaires financiers.«Ça démontre que le fédéral n’a pas de sensibilité pour Montréal.Je suis convaincu que si le Grand Prix avait été à Toronto, le gouvernement aurait été plus sensible aux représentations.Le Grand Prix, c’est quand même 50 millions dans l’économie montréalaise», a insisté hier le ministre Ménard, interrogé à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège social du Cirque du Soleil à Montréal.Selon le ministre Ménard, le délai d’un an accordé par le ministre de la Santé du Canada, David Dingwall, aux organisateurs d’événements, avant que ne s’abattent sur eux les nouvelles mesures restreignant les commandites pour les compagnies de tabac, est nettement insuffisant «Un délai d’un an, ce n’est pas assez.Ça prend au moins trois ans, a martelé le ministre.Quand ça affecte l’économie torontoi- + se, c’est drôle comme le gouvernement fédéral le prend en considération», a-t-il ajouté.Ce dernier croit qu’Ottawa a la responsabilité d’instaurer une taxe spéciale pour remplacer la part des commandites que perdront les organisateurs montréalais au cours de la prochaine année.Hier, les organisateurs du Grand Prix Player’s du Canada ont d’ailleurs déclaré que la décision de maintenir la tenue de la course à Montréal était maintenant entre les mains de la Fédération internationale automobile (FIA) et de la Formula One Constructors Association (FOCA).«Pour l’instant, ces amendements n’assurent nullement que les voitures de Formule 1 pourront arborer le nom de leurs commanditaires en juin prochain», a dit hier M.Normand Le-gault, président du Grand Prix, la seule des VOIR PAGE A 12: MÉNARD IDÉES Parizeau propose une mesure d’urgence pour la culture Devant la politique fédérale qui soumet les subventions aux artistes à la promotion de l’unité canadienne, l’ex-premier ministre Jacques Parizeau propose que Québec annonce un budget d’urgence pour les artistes et les troupes invités à l’étranger.¦ À lire en page Ail \ ¦ .- .wmmmm WtèmËm.H ÉSSIÉk ISS8ftSS>'!a*''~TO» mm Igfftflp ilill wmfÆ mm mm u mm iis BÉgsbf mm IfSfl À qui le ministre Rémy Trudel s’adresse-t-il ainsi?Un personnage du carnaval de Venise?Un gardien qui va défendre les filets de la culture nationale?Vous y êtes presque.Il s’agit de Sheila Copps, ministre du Patrimoine canadien, qui essaie un des masques du Cirque du Soleil à l’occasion de l’inauguration hier de ses nouveaux locaux à Montréal.Mme Copps n’aura pas à se cacher devant les critiques que soulève la politique du ministère des Affaires étrangères à l’égard des artistes: elle l’a pratiquement répudiée hier.Lire nos informations ci-dessous.Cachez cette directive.Copps et Pettigrew minimisent la portée de la politique artistique des Affaires étrangères LE DEVOIR Ottawa à l’heure des répétitions La défense du budget Martin sert de mise au point du discours électoral fédéral Le budget fédéral sert déjà de munitions électorales pour le ministre des Finances Paul Martin.Mais il semble que ce soit insuffisant pour lui permettre de contrer les critiques que lui adressent les groupes sociaux.Aussi a-t-il montré hier qu’il était prêt, pour défendre la performance du gouvernement libéral, à attribuer une part du blâme aux provinces.LE DEVOIR Ottawa — Compréhension, modestie, compassion.Pour charmer les électeurs, les libéraux fédéraux ont décidé de ne pas afficher leur triomphalisme budgétaire et de jouer la carte du gouvernement qui a ses priorités à la bonne place.Le ministre des Finances Paul Martin a mis cette recette à lepreuve dès hier devant les caméras de N’ewsworid.Malgré les ennuis qu’une assemblée télévisée avait causés à son patron en décembre.Paul Martin a accepté de répondre pendant deux heures aux questions de 12 citoyens et représentants de groupes de pression.«Nous ne faisons peut-être pas autant de choses que vous le souhaiteriez, mais nous faisons vraiment tout ce qu’on peut».a-t-il dit à quelques reprises, usant d'un ton compatissant qui avait manqué à Jean Chrétien en décembre.Alerte, au fait de ses dossiers, il s’est servi avec habileté de chaque mesure budgétaire, aussi mineure soit-elle, pour esquiver les critiques.Aux participants qui s'inquiétaient du peu de mesures en faveur de l’emploi, il a longuement expliqué qu'il devait d'abord remettre les finances en ordre pour entrainer une basse des taux d’intérêt.VOIR PAGE A 12: OTTAWA 778313000689 •A 2 I) K OIK.I.K V I! N l> K K I) I 2 I F K V It IKK I II !» I, I! S A C T I! A I, IT E S Manque d’impartialité d’un membre de la Commission Poitras La justice ne se prononce pas, «pour l’instant» L’Association des policiers provinciaux devra patienter encore une semaine La juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure, a décidé hier de «suspendre» jusqu’au 28 février l’audition de la requête en révision judiciaire déposée par l'Association des policiers provinciaux du Québec .dans le but de déclarer illégale la no-jpiination de l’avocate Louise Viau à ,}a Commission Poitras.ih M1 Viau, tout comme André Perreault (procureur-chef adjoint à la Ville de Montréal) et Lawrence Poi->tras (un ancien juge), ont été mandatés en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête pour examiner jes activités de la SQ en matière d’enquêtes criminelles et d’enquêtes .internes.Mais le syndicat des policiers de la SQ doute de l’impartialité de M‘ Viau en raison de son implication entre 1991 et 1995 au Comité d’examen des plaintes de la Sûreté du Québec et de sa participation récente aux travaux du groupe Belle-mare, qui a examiné les pratiques des corps policiers du Québec en matière d’enquêtes criminelles.Le rapport de M.Bellemare dressait d’ailleurs un tableau sévère de la situation à ce chapitre.Devant le refus de M1' Viau de se récuser, l’Association des policiers provinciaux s’est donc adressée à la Cour supérieure, où la juge Grenier a refusé, hier, de se prononcer sur leur requête «pour le moment».Louise Viau est une avocate et professeur de droit pénal à l’Université de Montréal.Elle a été présidente du Comité d’examen des plaintes de la SQ de septembre 1991 à août 1995.A ses yeux, aucun de ses engagements passés ne la rend inapte à siéger à titre de Selon le juge Grenier, il appartient d’abord à la commission de se prononcer sur l’admissibilité de M‘ Viau commissaire dans l'enquête sur la Sûreté du Québec.L’Association des policiers provinciaux croit plutôt qu'après avoir pris connaissance de toutes les plaintes disciplinaires et criminelles portées contre les policiers de la SQ entre 1991 et 1995, M' Viau «s’est forcément formée une opinion à l’égard des pratiques d’enquête à la SQ».Ceci explique pourquoi l’association juge illégale cette nomination, Mme Viau ne répondant pas, selon les policiers, à l’exigence d’apparence d'impartialité.«Le tribunal, écrit la juge Grenier aux parties, juge qu’il n’est pas nécessaire pour le moment d’entreprendre un débat sur la nomination des commissaires, ou sur le pouvoir des commissaires de récuser un des leurs.Il semble évident que la justice serait mieux servie si la question était d’abord débattue devant la Commission Poitras [.,], Il appartient à la Commission, ajoute la juge, de décider de la procédure à suivre pour vider cette question préliminaire dès le début de ses audiences lixées aux 26 et 27 février 1997.» Dans l’hypothèse où cette question ne serait pas résolue à cette occasion, l’Association des policiers ne sera privée d’aucun recours, précise la juge Grenier, puisqu’elle pourra représenter sa requête en révision judiciaire devant la Cour supérieure à compter du 28 février.Le président de l’Association des policiers provinciaux, Tony Canavi-no, s’est dit «fort déçu» de cette décision «qui prolonge ainsi inutilement les délais, la Commission Poitras n’ayant aucun pouvoir pour ren- verser la décision de leur collègue, Louise Viau, de rester en poste».«Les commissaires Poitras et Perreault ne peuvent en effet dire à Mme Viau “récusez-vous”, soutient l’avocat des policiers, Robert Casti-glio.Ils peuvent seulement l’inviter à se récuser, mais cela n’a aucun impact légal.Seules Mme Viau et la Cour supérieure peuvent le faire.» Rappelons que la juge Grenier avait blâmé la semaine dernière les membres de la Commission d’enquête Poitras pour leur lenteur à se pencher sur l’objection des policiers.Selon la juge Grenier, la Commission aurait dû réagir rapidement compte tenu de la question soulevée.Le procureur de la Commission Poitras, Bernard Roy, a pour sa part déjà confirmé que cette commission se penchera sur l’objection des policiers dès ses premières auditions publiques, la semaine prochaine.Transfert des vols internationaux Certains travaux se poursuivront à Dorval L’appel d’ADM sera entendu le 7 avril A A éroports de Montréal pourr; Pierre Shedleur quitte la direction de la CSST Il a accepté un poste de vice-président chez Bell Canada Pierre Shedleur quitte la direction de la CSST pour occuper le poste , de vice-président, secteur public et alliances stratégiques, chez Bell Canada.Personnage respecté dans la haute .fonction publique québécoise, Pierre Shedleur s’attellera dès lundi à ses nouvelles tâches.Bell Canada souhaite brancher à son méga réseau technologique certaines activités du gouvernement québécois, notamment .celles liées aux domaines de l’éducation et de la santé.«Bell va pouvoir aider le système d’éducation au Québec à demeurer pn chef de file mondial», a déclaré M.Shedleur.Selon lui, le secteur de la santé bénéficiera aussi de l’expertise de Bell, en particulier le réseau hospitalier qui pourra développer une info- route capable de réduire ses coûts de fonctionnement.Il signale à ce propos les progrès faits dans le domaine de l’imagerie médicale, qui permet à un médecin en région de consulter à distance les dossiers ou les résultats tomographiques d’un patient.«L’avenir est aux pays qui se doteront d’une infrastructure technologique mur à mur comme seule Bell Canada peut le faire actuellement», a-t-il dit.Pierre Shedleur, 48 ans, dirigeait la CSST depuis dix ans.Son départ a secoué le personnel de la commission, hier.«On vit vraiment un deuil, les gens l’ont aimé ce boss-là», a confié Jacques Millette, un proche collaborateur de M.Shedleur.Selon M.Millette, il a sorti la CSST du gouffre financier dans lequel elle s’était enlisée et a ainsi redonné du prestige à l’ensemble du personnel.«En quatre ans, il a effacé un déficit de 792 millions», a fait remarquer M.Millette.M.Shedleur quitte aussi la présidence de l’Institut de recherche en santé et en sécurité du travail, se retirant ainsi totalement de la fonction publique québécoise, où il avait assumé diverses fonctions depuis 1980.Pierre Shedleur a pris sa décision d’aller chez Bell Canada il y a quelques jours, mais il a attendu avant de l’annoncer que prennent fin les audiences publiques de la Commission parlementaire sur le projet de loi 79 créant la Commission sur les lésions professionnelles.En attendant la nomination de son successeur, c’est Pierre Gabrièle, pré- sident et chef des opérations de la CSST, qui assurera l’intérim.«La haute administration publique perd un gestionnaire qualifié et qui a fait ses preuves, c’est regrettable», a déploré hier l’ex-président du Conseil du patronat du Québec, Ghislain Dufour, qui impute à la faible rémunération des hauts fonctionnaires le départ de Pierre Shedleur.Le salaire de M.Shedleur est évalué à 111 000 $ pour des fonctions qui l’amènent à gérer une boîte de 1,6 milliard abritant 3600 employés.A titre de comparaison, la rémunération d'un sous-ministre peut atteindre les 129 000 $, contre 132 000 $ pour le premier ministre et 127 000 $ pour un ministre.Danç les autres catégories de sociétés d’Etat, le président d’Hydro-Québec se voit offrir une rémunération annuelle autour de 450 000 $, et celui de la Caisse de dépôt, 255 000 $.M.Dufour n’a pas voulu commenter ces chiffres.Mais il insiste.«Nos dirigeants politiques, dont le premier ministre lui-même, ses ministres et plusieurs de nos hauts fonctionnaires sont mal payés et font figure de va-nu-pieds par rapport aux rémunérations versées dans le secteur privé.La situation doit être examinée, sinon on risque de perdre une expertise considérable dans le secteur public.» Aux pressions sur les finances publiques qu’une telle modification de la grille de rémunération pourrait provoquer.M.Dufour a répliqué: «Quel sera le coût [pour la CSST] du départ de M.Shedleur?» Avec la Presse canadienne CARRIERES ET PROFESSIONS Directeur général La Fédération des associations étudiantes du campus de l’université de Montréal, un organisme sans but lucratif voué à la défense des droits des étudiants(es) de l’Université de Montréal recherche une personne dynamique pour combler le poste de directeur général.Tâches : Le directeur général, sous la supervision du secrétaire général, voit à l’organisation du travail de bureau et à la mise en oeuvre des différents projets de la Fédération en plus de veiller à sa saine administration.Exigences : Baccalauréat dans un domaine relié au poste; Sens de l’organisation Entregent; Expériences en gestion de projet; Connaissances en comptabilité; Expériences pertinentes.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 8 mars 1997 à : Fédération des associations étudiantes du CAMPUS DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (FAÉCUM) a/s Secrétaire général 3200, Jean-Brillant, local B-1265 Montréal (Québec) H3T 1N8 Tél: 343-5947 Fax: 343-7690 A ARRIERES ROFESSIONS l,i: Di: voir JL Faécum Les lundis, mercredis, et vendredis inclusivement.Directeur exécutif CASC - Nord de l’Ontario : Centre d’accès aux soins communautaires du district de Cochrane (CASC), situé à Timmins, assurera un accès simplifié aux services de l santé et de soutien à domicile et dans les centres hospitaliers de longue durée, grâce à la nouvelle initiative du gouvernement de l’Ontario.A titre de directeur exécutif, vous relèverez d’un conseil de bénévoles, assurerez le leadership global pour les activités afférentes à la mise sur pied de l’organisme, gérerez un budget de 7 millions de dollars et serez responsable de toutes les fonctions liées à l’exploitation, y compris l’élaboration de politiques et de normes, la prestation des services, la gestion des ressources humaines, les systèmes d’information et la liaison avec la communauté et le gouvernement.Motivé(e) par le fait de diriger et de gérer les nouvelles initiatives de prestation des soins de santé, vous êtes à votre meilleur dans un milieu où vous pouvez mettre à profit vos connaissances des soins de santé ou des services sociaux et vos compétences et votre connaissance en matière de soins de santé de longue durée.KPMG r\ f tvt\J Recherche de cadres Phœnix Internationale Science de la Vie est l’une des sociétés de recherche contractuelle les plus importantes et les plus progressives du monde au service de l’industrie pharmaceutique et de celle des biotechnologies.Une croissance spectaculaire résultant de nos succès à l’échelle internationale nous amène à recruter un CHARGÉ DE PROJETS Collaborant étroitement avec des spécialistes de divers services, vous aurez la responsabilité de surveiller, coordonner et gérer plusieurs projets en vue d’offrir à nos clients de l’information rapide et précise sur la progression de leurs études.Vous devez posséder d’excellentes aptitudes pour l’organisation, la gestion et les relations humaines, en plus d’un minimum de deux années d’expérience concluante en gestion de projets.Vous excellez au sein d'un milieu scientifique et technique extrêmement actif, en plus d'avoir une parfaite connaissance de l’anglais.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ à Recrutement d’employés, Phœnix Internationale, 2350, rue Cohen, Saint-Laurent (Québec) H4R2N6.Télécopieur : (514)335-8340; courr.électr.: emp_recruit@pils.com.Prière de ne pas téléphoner.>HŒNIX INTERNATIONAL Vous détenez un baccalauréat dans le domaine de la santé, des affaires ou de l’administration publique.Vous avez de l’expérience dans les relations syndicales et comptez au moins cinq années d’expérience à titre de gestionnaire de haute direction.Vous devez être parfaitement bilingue; la capacité de travailler dans une communauté multiculturelle où existent des conditions socioéconomiques variées serait un atout.Chapeauter la mise en oeuvre de cette nouvelle stratégie de la santé est un défi que vous relèverez avec enthousiasme.Vos compétences de fin stratège et de catalyseur de changement vous permettront d’animer cette nouvelle organisation, où de nouvelles approches et de nouveaux partenariats doivent être forgés et où les défis nécessitent des solutions créatives et rentables.Les entrevues auront lieu au cours de la semaine du 17 mars 1997.Nous communiquerons uniquement avec les personnes choisies pour une entrevue.Si vos objectifs passent par l'avancement pro et des défis de tous les tours, n'hésite: pas à s c urnculum vitae sous pli < onfulcnticl a ssionnel lloug Colling.Recherche de cadres KPMd.Il I’ Succursale Commerce Court.Toronto tOntario, par télécopieur au f4lhj 777 H07IIou par courra élecIronique à l'adresse execuliieseiircIpakpmg c mentionnant le n” de dossier 06691 MSI.1112 Université d’Ottawa • Faculté de génie Département de génie électrique et génie informatique Statut : Un poste de professeur ou de professeure à contrat pour deux ans en Rénie électrique, et plus précisément en systèmes électriques à forte puissance et en électronique.Entrée en fonction : 1" juillet 1997.Titres et qualités : Un doctorat en génie informatique ou en génie électrique.La capacité d’enseigner en français et en anglais ainsi que l'expérience en enseignement universitaire serait un atout.La tâche principale consistera à enseigner cinq cours de niveau sous-gradué, de poursuivre des activités savantes dans le domaine de spécialisation et de participer à celles du département de l’Université.L’Université a une politique d’équité en matière d’emploi.Les femmes ont fortement encouragées à poser leur candidature.Conformément aux règles du (Àinada en matière d'immigration, notre annonce s’adresse en premier lieu aux personnes ayant la citoyenneté canadienne ou le statut de résident permanent.Candidatures : prière de faire parvenir votre demande d'emploi, votre curriculum vitac et le nom de trois personnes aptes à fournir îles références à: M.E.Pétrin, directeur P.Eng.Département de génie électrique et génie informatique.Université d'( )ttawa, C.P.450, succursale A.Ottawa (Ontario) KIN 6N5, avant le 1er tnai 1997.Ce poste est sujet â l’approbation des fonds nécessaires.ra poursuivre certains travaux à l'aéroport de Dorval, ont convenu hier matin en Cour d’appel les avocats d’ADM et des opposants au transfert des vpls internationaux de Mirabel à Dorval.1 On se souviendra que tous les travaux de construction à l’aéroportée Dorval ont été stoppés il y a dix jopps à la suite d’un jugement de la Cour .supérieure sur le changement de vocation des aéroports de Dorval et Mirabel envisagé par ADM.En vertu de cette entente, Al) fri peut reprendre dès maintenant lys travaux d’agrandissement du stationnement étagé de l’aéroport de Dorval et poursuivre le réaménagement de l’aéroquai.Cependant, les travaux àe construction de la jetée internationale permanente et du hangar tout cargo demeurent suspendus ou interrompus jusqu’au 7 avril prochain, date de l’audition de la cause en appel.Lçs murs périphériques ainsi que le tqit du hangar seront toutefois achevés.Les avocats d’ADM et des oppb-sants au transfert des vols de Mirabel à Dorval se sont présentés en Cour d’appel, hier, pour entendre la requête d’Aéroports de Montréal en suspension d’exécution de jugement.Pâr cette requête, ADM cherchait à suspendre, jusqu’au prononcé du jugement en Cour d’appel, l’application de la décision de la Cour supérieure, reji-due le 12 février et qui était pourtant «exécutoire nonobstant appel».La valeur des travaux interrompus par cette injonction s’élevait à plusse 30 millions.Selon ADM, l’ordonnaqçe du juge Viau était inapplicable «paççe que les travaux visés sont multifoh):-tionnels et peuvent servir, ou serviront, selon le cas, à la gestion et l’ek-ploitation de l’aéroport de Dorvàl dans sa vocation actuelle, quelque soit le résultat de ce litige».Le président d’ADM, Jacques Afi-ger, s’est dit satisfait, hier, de la reprise des travaux et de voir que la caüëe sera entendue dans un délai raisonnable.Les avocats de l’organisme avaient d’ailleurs déposé devant*: a Cour d’appel une requête en audition par préséance dans l’espoir, just ¦-ment, de procéder le plus tôt possilil \ Rappelons que dans son jugemeHt, la Cour supérieure conclut que la vocation des aéroports de Mirabel èt Dorval doit être maintenue dans son état actuel aussi longtemps que,le gouvernement canadien n’en aufa pas décidé autrement.Le juge Viàu accusait aussi l’organisme d’avojr faussé le processus de consultation'et d’avoir manipulé les conclusions d’une étude à son avantage.Les avocats d’ADM, le cabinet Langlois-Robert, tenteront de faire la démonstration en Cour d’appel que l’organisme a bien le droit de modifier la vocation des deux aéroports «sans le consentement du gouvernement, ou la modification de certaines conventions».Ils tenteront aussi de prouver que le juge Viau «a donné à l’engagement pris par ADM, en 1989, de consulter la SO PRAM (la Société de promotion des aéroports de Montréal, qui supervise les activités d’ADM) une portée qui ne trouve aucun apjjui ni dans le libellé du protocole d’entente du 30 novembre 1989, ni dans le sens usuel des mots».Autrement dit, que la «vision erronéq» du juge sur l’obligation de consultation a teinté «son analyse des faits tout au long de son jugement sur cette question».L’entente intervenue, hier, ordoqqe évidemment à ADM de ne pas modifier les règles d’affectation du trajfic aérien en vue de permettre aux transporteurs d’utiliser Dorval pour leurs vols internationaux.N li K E F Inauguration à Sainte-Justine M L'hôpital Sainte-Justine, désigné »»?centre de traumatologie |x»ur les enfants de l’ouest et du sud du Québepj a inauguré hier sa nouvelle salle de; , traumatologie pédiatrique, entière-,, ment redessinée et équipée |xwr pefr mettre des interventions à la line < i pointe de la technologie.I )oté d'uiq ; appareil sophistiqué de radiologie ; ; mobile, acquis au coût de 500 000 & i cette salle permettra de stabiliser ra-, paiement les signes vitaux des entants victimes d’accidents de la routa, de chutes et de blessures graves.«Chaque minuit* compte.Ici.nous.; avons tout ce qu'il faut sous la main , pour stabiliser nos jeunes patients», a explique hier Monique Blondin.intirf-miere chef |>ar intérim tin centre do ; traumatologie.Au moins 70 à 75 enfants sont traiis|K>rté*s d'urgence ,, chaque année a Sainte-Justine |x»nr,, ce genre de traumatismes graves.i CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.K |> K V (MK.I.K V K N I» I! K DI 2 I F K V H IKK I !» !» A 3 ?Le Devoir ?MoNTREiU Bibliothèque nationale du Québec Le comité Richard a pris du retard Attendu en février, le rapport sur le projet de Grande Bibliothèque ne sera prêt quen mai Attendu au mois de mars, le rapport du comité Richard sur la faisabilité du projet de Grande Bibliothèque du Québec ne sera remis qu’au mois de juin à la ministre Louise Beaudoin.Les membres du comité ont demandé plus de temps afin de pouvoir étoffer davantage leur travail.Le nouveau comité qui étudie la faisabilité d’un projet de Grande Bibliothèque du Québec ne s’est réuni que deux fois depuis le début de l’année, et son rapport préliminaire, attendu à la fin février, ne sera prêt qu’en mai.Dirigé par le président de la Place des Arts, Clément Richard, le comité ne remettra son rapport final à la ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, qu’à la fin juin.Ce nouveau retard dans le dossier du déménagement de la Bibliothèque nationale du Québec ne serait dû qu’au besoin exprimé par les six membres du comité d’avoir plus de temps pour répondre à la commande de Québec: un rapport étoffé sur la TGB québécoise.Outre M.Richard, ce groupe, disposant d’un budget de 45 000 $, est formé d’une représentante du ministère de la Cplture, Odette Duplessis, un autre de l’Éducation, Louis Gendreau, le président de la BNQ, Philippe Sauvageau, le président de la Bibliothèque de la Ville de Montréal, Jacques Panneton, et le professeur de bibliothéconomie de l’Université de Montréal, Réjean Sa-vard.l.a réflexion du comité Richard sera alimentée au cours des prochains mois par des visites de différentes bibliothèques qui pourraient servir de modèle pour la Grande Bibliothèque du Québec.Ainsi, M.Richard a visité la Bibliothèque François-Mitterrand la semaine dernière a Paris.On pense éventuellement visiter d’autres institutions de construction récente à Toronto, Vancouver et en Californie.Maintenant que la possibilité d’installer la BNQ dans l’ancien magasin Simpson est écartée, ce quatrième comité sur l’avenir de la bibliothèque portera ses efforts sur «le concept et le cadre opérationnel» d’une TGB, un projet cher à la ministre Louise Beaudoin depuis plus d’un an.Au cabinet de la ministre de la Culture, on indique d’ailleurs que l’enthousiasme règne au sein du comité quant à la faisabilité du projet qui pourrait inclure, en plus de la BNQ, la bibliothèque de la Ville de Montréal et des institutions scolaires.Le projet devra toutefois tenir compte des moyens limités du gouvernement du Québec.L’un des modèles à l’étude demeure, par exemple, la Bibliothèque Gabrielle-Roy de la Ville de Québec, une institution qui s’inspire des bibliothèques Scandinaves.C’est également l’une des réalisations auxquelles l’actuel président de la BNQ, Philippe Sauvageau, a consacré plusieurs années de sa carrière.Pour la TGBQ, il semble que l’élément déterminant sera la participation de la Ville de Montréal au projet.Le ministère de la Culture s’attend à un ra|> port final en juin, qui présentera au moins deux hypothèses, selon le degré de participation de la Bibliothèque de Montréal et selon le fait que l’on privilégie une bibliothèque de prêts ou, plutôt, une institution de recherche.Quant à l’emplacement de la future Grande Bibliothèque, ce débat ne fait pas pour l’instant l’objet des discussions.Iœ mandat du comité Richard vise à préciser le modèle québécois plutôt qu’à chercher à occuper un édifice désaffecté, comme l’ancien magasin Simpson.Par ailleurs, le ministère de la Culture devait aussi accoucher cette année d'une ix)litic|ue du livre et de la lecture.Ce projet est également retardé en raison du report d’un colloque du mois de mars au mois de septembre.Cette rencontre devait lancer le débat et la réflexion sur la lecture au sein de la population.Un comité de 12 personnes, mis sur pied par le ministère, travaille également à ce dossier.'WW.XWntVX !¦¥%£***** *oqST Hasard LE DEVOIR LE PLUS pur des hasards a fait que notre photographe a croqué sur le vif hier John Crosbie, ancien ministre du Commerce international au sein du cabinet Mulroney, alors qu’il déambulait rue Sherbrooke, à Montréal.Alors que tout juste à côté, des dizaines de mal-logés manifestaient devant les bureaux du ministre québécois des Finances, Bernard Landry, afin de le persuader d’annoncer le financement de nouveaux logements sociaux dans son budget de mars, M.Crosbie passait tout simplement par là.Hausse de tarif à la Régie du logement Les locataires protestent David Levine remet sa démission au CHUM Le directeur de l’hôpital Notre-Dame, David Levine, a remis mardi soir sa démission au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), annonçant du même coup son retrait de la course à la direction du nouvel hôpital universitaire.Très connu et respecté dans le milieu de la santé, M.Levine a créé une vive surprise en annonçant son départ, à l’occasion d’une réunion spéciale du conseil d’administration du CHUM, a appris Le Devoir.Celui qui tient les rênes de l’hôpital Notre-Dame depuis 1992 prend congé du réseau de la santé, après avoir été pressenti pour occuper des fonctions de représentation à la Délégation générale du Québec à New York.La semaine dernière, les rumeurs, vite démenties par le ministère des Affaires internationales, couraient selon lesquelles M.Levine remplacerait le délégué général actuel à New York, M.Kevin Drummond.Or, M.Levine sera plutôt appelé à agir à titre de délégué multilatéral aux organisations internationales, un nouveau poste.L’entente conclue avec le gouvernement prévoit que M.Levine est en fait «prêté» pour trois ans au ministère des Affaires internationales par le ministère de la Santé.Selon nos informations, M.Levine aurait décidé de renoncer à rester dans la course à la direction du CHUM, après que le comité de sélection eut clairement indiqué son intention de choisir un candidat de l’extérieur en faisant appel à une firme de chasseurs de têtes.Le recours à un candidat de l’extérieur viserait à éviter d’éventuelles dissensions que pourrait entraîner la candidature de l’un ou l’autre des directeurs actuels des trois hôpitaux.ARCHIVES LE DEVOIR David Levine Au sein même du conseil d’administration du CHUM, ce départ est perçu par plusieurs comme une lourde perte.«Ça nous prend un capitaine et plusieurs pensent qu’il avait toutes les qualités pour prendre la barre», a indiqué hier un membre du conseil d’administration qui a demandé l’anonymat.Dans le milieu, on soutient que plusieurs collègues de M.Levine, qui ne voulaient pas nuire à la candidature de ce dernier, pourraient maintenant entrer dais la course à la direction du CHUM.Dans les corridors, les employés mis au courant de ce départ ne pouvaient pas cacher leur déception.Il faudra attendre une prochaine réunion du comité de sélection pour savoir quelles candidatures ont été proposées par la firme de chasseurs de têtes, pour donner un capitaine à ce qui deviendra l’un des plus grands hôpitaux universitaires d’Amérique du Nord.LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Les associations de locataires protestent contre une hausse de tarif à la Régie du logement et demandent au ministre des Affaires municipales de ne pas l’accorder.Ce projet de hausse de tarif, de 42 $ à 50 $, est paru en même temps que d’autres modifications à la tarification, dans la Gazette officielle en janvier.Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec s’oppose tant à la hausse de tarif qu’à la modification proposée et il l’a fait savoir dans un mémoire au ministère des Affaires municipales.Il s’affaire présentement à recueillir des appuis à sa cause.En plus de hausser de 42 $ à 50 $ les frais de base, le projet de règlement instaure, pour certains types de demandes, le principe des tarifs décroissants en fonction du coût des loyers.L’idée du tarif décroissant n'est pas mauvaise en soi, mais telle que formulée, la modification profitera peu aux locataires, croit le regroupement Ixî problème vient du fait que ixnir bénéficier d’une telle réduction de tarif, il faut que la demande du locataire ne porte que sur la diminution de loyer.Or, selon Suzanne Coziol, porte-parole du regroupement, les demandes de diminution de loyer formulées sont généralement accompagnées d'autres requêtes, pour faire exécuter des travaux par le propriétaire, par exemple, ou en dommages et intérêts.Premièrement, le regroupement demande au ministère, à tout le moins, de maintenir à 42 $ les frais de base exigés par la Régie.Idéalement, il souhaiterait que tout recours y soit gratuit.En deuxième lieu, le regroupement demande de ne pas adopter le principe du tarif décroissant.En troisième lieu, il propose que En 1995-96, la Régie du logement a enregistré 3522 recours en diminution de loyer émanant des locataires.Elle a aussi enregistré 2758 recours pour fixer les conditions du bail, de la part des propriétaires et 129 de ce dernier recours émanant des locataires.les propriétaires ne puissent plus dé-duire de leurs impôts les frais exigibles par la Régie du logement.Le regroupement de locataires se demande si le gouvernement est «en train d’abandonner au marché locatif privé les règles du jeu» entre locataires et propriétaires.25% à 40% 20-21-22 février 1997 MOBILIER ET ACCESSOIRES BONALDO La maison des idees nouvelles 105 St-Paul ouest.3*"' et 4K”Cétage.Montréal.Tel : (5141 899-0597 Consultez deux fuseaux horaires en un coup d’oeil.r: Les chefs d’entreprises canadiens faisant des affaires avec la Chine ne devraient pas être inquiets de l’accession d’un nouveau leader à la tête du pays à la suite du décès de Deng iXiaoping, estime l’ambassadeur canadien en Chine, Howard Balloch.» «Le processus de transition est déjà bien amorcé», a-t-il dit, hier, après avoir :pris la parole devant des gens d’affaires réunis à Montréal en vue de faire la .promotion des échanges commerciaux avec le puissant pays communiste.>11 faut s’attendre à voir des changements en Chine cette année, a-t-il prédit, mais pas seulement en raison du décès de Deng Xiaoping, reconnu com- me celui qui a ouvert la Chine au monde occidental sur le plan économique.M.Balloch prévoit une période de croissance économique continue pour la Chine, qui est l’un des pays avec lequel le Canada a le plus d’échanges commerciaux.L’ambassadeur a par ailleurs convenu hier que le problème des droits de la personne dans ce pays demeurait un dossier délicat.Et même si les pays occidentaux continuent à faire pression sur la Chine en ce domaine, «il ne faut pas s’attendre à voir des changements du jour au lendemain», a-t-il indiqué.«Mais si nous pouvons encourager les initiatives qui vont en ce sens et nourrir ce mouvement, nous découvri- rons que la Chine est en fait sur la voie de la convergence avec le Canada et d’autres pays industrialisés», a-t-il dit Selon M.Balloch, le décès cette semaine de Deng Xiaoping marque un tournant important dans l’histoire de la Chine, compte tenu du rôle qu’il a joué en vue d’instaurer des réformes d’envergure.«Désormais, le pouvoir sera davantage éparpillé, mais j’espère que ce changement ne signifiera pas que le pays modifie son orientation politique générale, parce celle qui est actuellement en rigueur est très acceptable», a-t-il ajouté.Les pays industrialisés devraient encourager les orientations politiques prises par la Chine, a-t-il conclu.‘>1 j COUP D’ŒIL BOURSIER M Correction générale Quelquefois il faut mettre un holà à notre élan quand la situation s’envenime.C’est à une séance de vente que l’on a assisté hier.L’indice industriel américain a subi un petit vent de panique avec son recul de 92 points.On assiste à une sérénade de vendeurs du côté canadien aussi.Plusieurs secteurs continuaient leur tendance haussiè-re mais plusieurs autres n’avaient pas suivi le mouvement.C’est une majorité de secteurs qui ont commencé à se corriger hier.On ne peut qualifier le mouvement de baissier mais il mérite toute notre attention.Le dernier .support tient le coup dans chaque secteur mais la direction est baissière.L’indice immobilier traverse sa tendan-çje haussière (T) par en bas, mais c’est le point de support (S) qui prime.Le mouvement dans cette direction est toutefois un avertissement.Dans le cas des pétrolières, la tendance baissière T a été fracassée au début de février.Après un peu de reprise, l’indice se tourne à nouveau vers son plus récent support (S).Tous les autres secteurs en correction demeurent au-dessus de leur tendance haussière (T) en l’occurrence les banques, les services publics, les industrielles, les transports et la consommation.Plus vous avez de grosses positions dans ces secteurs, plus il est important ici de protéger une partie de vos profits en vendant des actions ou en achetant des options de vente.Il y a quand même un aspect positif avec les aurifères qui décollent.Remarquez que nous avons vu le mouvement prendre place dans les derniers jours.C’est pourquoi beaucoup de titres jqniors et de grosses aurifères sont en pleine ascension.Etant donné l’ampleur du mouvement à la baisse d’hier dans les àlftres secteurs, je me devais de montrer les secteurs me-HScés.J’ai quand même deux exemples de titres en pleine ascension mais je vous en montrerai toute une série dans la parution de samedi ou de mardi, si le marché m’en laisse l’occasion en revenant au calme.Michel Carignati NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours -5500.00 IMMOBILIER TOR.(X-RC TSE) 150 Jours -2500.00 PÉTROLIÈRES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours 6500.00 -6000.00 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours ; 1 -6000.00 J / -4500.00 PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) 150 Jours 0000.00 -9000.00 20 Fév 10279.47 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 150 Jours -4750.00 -4500.00 -4250.00 4000.00 150 Jours - 6500.00 -6000.00 -5500.00 j, 1^ ^ T w 20 Fév 6932.08 iiiilü Llilnii.iiiiiiJi I» .«.-lllin.dttUi PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours / It'-ul.rl -lr"L4i00.00 4000.00 -3900.00 -3800.00 -3700.00 -3600.00 3500.00 TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) Jilbey Exploration Ltd (JLB MSE) V ¦ii.Ii.ii i .I.IWÏMMII 1.50 1.25 1.00 0.75 20 Fév 0.83 Minorca Resources Inc (MAR MSE) 150 Jours k\*> MJ JH 'i.6.00 5.00 4.00 3.00 J Aoü Sep Oct 1 Nov | Déc | Jan Fév 20 Fév 6.40 DECISION-PLUS Séminaire d’information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mardi le 25 février 1997 à 19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXM:lndice du marché 24316 3101.53 -40.95 -1.3 XCB:Bancaire 4009 4612.44 -105.00 -2.2 XCO:Hydrocarbures 20078 2348.67 -40.34 -1.7 XCM’.Mines et métaux 13637 3392.21 +29.41 0.9 XCF: Produits forestiers 2972 2843.17 -17.68 -0.6 XCI:Bien d’Équipement 3677 3028.42 -32.74 -1.1 XClhServices publics 2992 2790.99 -20.89 -0.7 BOURSE DE TORONTO TSE 35 29976 328.89 -4.09 -1.2 TSE 100 * 375.99 -2.73 -0.7 TSE 200 * 376.42 -2.34 -0.6 TSE 300 97498 6205.07 -43.79 -0.7 Institutions financières 7262 6014.51 -131.64 -2.1 Mines et métaux 5806 5577.75 -13.25 -0.2 Pétrolières 31990 6392.90 -113.81 -1.7 Industrielles 7038 4138.91 -32.82 -0.8 Aurifères 21644 11313.78 +354.20 3.2 Pâtes et papiers 5491 4905.92 -30.38 -0.6 Consommation 4646 10279.47 -132.65 -1.3 Immobilières 1297 2416.94 -26.66 -1.1 Transport 3290 6932.08 -14.85 -0.2 Pipelines 923 5111.71 -25.12 -0.5 Services publics 2711 4768.57 -53.49 -1.1 Communications 1276 10527.93 -39.61 -0.4 Ventes au détail 3090 5108.84 +16.14 0.3 Sociétés de gestion 1027 7694.79 -43.62 -0.6 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 40191 1262.05 +6.27 0.5 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 34107 6927.38 -92.75 -1.3 20 Transports 4269 2340.43 -8.32 -0.4 15 Services publics 9739 229.88 -0.97 -0.4 65 Dow Jones Composé 48116 2135.40 -20.84 -1.0 Composite NYSE * 421.09 -4.48 -1.1 Indice AMEX * 722.67 -11.09 -1.5 S&P 500 * .802.80 -9.69 -1.2 NASDAQ * 1347.40 -18.18 -1.3 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) ($) ($) (S) (%) PETRO-CDA 18683 20.60 20.00 20.40 .PETRO-CDA AIR 10256 16.30 16.00 16.10 -0.05 -0.3 BRE-X MINERALS 6733 23.10 21.90 22.70 +1.20 5.6 BARRICK GOLD CP 6091 36.90 35.25 36.80 +1.20 3.4 TVI PACIFIC INC 2651 1.27 1.01 1.20 +0.19 18.8 IMASCO LTD 2494 38.15 36.30 36.35 -1.85 -4.8 WILLIAM RES INC 2135 1.50 1.43 1.48 +0.04 2.8 IMPERIAL OIL LTD 2055 63.90 60.50 60 60 -3.20 -5.0 MINORCA RES INC 1913 650 5.65 6.45 +1.05 19.4 TSE 35 INDEX 1781 33.40 33.05 33.10 -0.35 -1.0 ! LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume | Compagnies (000) Haut (S) Bas (S) Ferm.(S) Var.(S) Var.m COLERAINE MINE 2850 0.70 049 0.55 -0.04 -6.8 BRESEA RES LTD 2349 1265 12.10 12.40 4050 *2 MINORCA RES INC 2039 6.50 565 6.40 +1.05 19.6 ; PLACER DOME INC 1996 30 05 28.70 29 85 +0.80 28 CAMBRIDGE 1618 1195 11 80 11 95 - - ’ VIDEOTRON GRPE 1574 11.75 1120 1120 -0 30 -28 CANACO MNG RES L 1474 032 023 025 - -I , CALL-NET ENTR B 1335 1800 1725 1800 40.75 4.3 NORANDA FOREST 1009 950 940 950 «0 05 0-5 | A VE NOR INC 729 2325 2300 -Al 2305 -0 40 -1.7 -H- ^^7224683065 A 8 I, E I) E V (lin.I, E V E N |> R EDI 2 I F É V H I E H MM) 7 LE ~ LE MONI) PERSPECTIVES Des gringos et des narcos Agence France-Presse exico — Les relations bilatérales entre le Mexique et les Etats-Unis, vont être durablement affectées par le scandale déclenché après l’arrestation du général Gutierrez Rebollo, estimait-on hier |de sources proches des services de lutte anti-drogue à [Mexico.Les liens avérés de l'ex-directeur de l’Institut national de lutte contre le trafic de drogue (INCD) avec le trafiquant Amado Carillo ont d’ores et déjà obligé les services de la DEA et de renseignement américains à réévaluer d’urgence la coopération entre les deux pays en matière de lutte contre le trafic de drogue, selon ces sources.Le général Gutierrez a en effet automatiquement eu accès, de par ses fonctions, à une série de rapports et d’informations confidentielles américaines, y compris peut-être à l’identité d’agents américains de ces services au Mexique, ce qui met en danger la sécurité de ces derniers.Une source diplomatique américaine à Mexico qui a requis l’anonymat a estimé, de son côté, que la découverte des liens de Gutierrez avec Amado Carillo, J’un des barons de la drogue les plus recherchés tant aux États-unis qu’au Mexique, étaient «un désastre» pour la politique de coopération entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue.L’arrestation du généré confirme par ailleurs le très haut niveau d’infiltration de l’État mexicain par les cartels de trafiquants de drogue, comme n’ont pas manqué de le souligner, dans leurs réactions officielles, lçs porte-parole de la Maison-Blanche et du Département (l’État, qui ont aussi exprimé leur «déception».Le scandale intervient d’autre part à trois semaines de l’ouverture à Houston (Texas) du procès intenté part le gouvernement des États-Unis contre un autre fonctionnaire mexicain, M.Mario Ruiz Massieu.Ex sous-procureur de la République, M.Ruiz Massieu avait été arrêté, en 1995, aux États-Unis, en possession de neuf millions de dollars provenant, selon l’accusation, du trafic de drogue et destinés selon elle au blanchiment C’est dans ce contexte que le Président Bill Clinton devra décider (avant le 1er mars) s’il accorde ou nom au Mexique lp «certificat de bonne conduite» délivré tous les ans par les États-Unis aux pays ayant coopéré efficacement dans la lutte contre le trafic de drogue.Sa décision sera particulièrement difficile à prendre, estimait-on de source diplomatique à Mçxico.Sanctionner le Mexique, partenaire commercial des États-Unis et du Canar da au sein de l’Accord de Libre-échange nord-américain (ALENA) serait en effet délicat Cela risquerait d’autre part de rouvrir des rancoeurs au Mexique, pays avec lequel les États-Unis partagent 3000 kilomètres de frontière, alors que la ligne diplomatique américaine, ces dernières années, était au contraire de les aplanir.Mais, selon la même source, ne pas sanctionner le Mexique, c’est prendre le risque d’affaiblir considérablement le discours intransigeant des États-Unis dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue et de perdre ainsi beaucoup de sa crédibilité.La décision de Clinton est enfin compliquée par le fait qu’il doit se rendre en visite officielle au Mexique les 11 et 12 avril prochain.Le ministre des affaires étrangères mexicain, M.Angel Gurria, était à Washington hier, officiellement pour une «visite de travail» prévue de longue date, mais surtout, selon une source diplomatique mexicaine qui a demandé l’anonymat, «pour essayer de réparer les dégâts».EN BREF Zaïre: incertitude sur les pourparlers Le Cap (AFP) — L’incertitude continuait de planer hier sur les pourparlers inter-zaïrois qui devaient se tenir au Cap, après avoir été annoncés la veille par le président sud-africain Nelson Mandela.Aucune confirmation officielle n’a été donnée depuis Kinshasa sur la participation de représentants des autorités zaïroises.En revanche, le directeur général du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Rusty Evans, cité dans le journal The Star, a annoncé l’arrivée mercredi soir au Cap d’«un envoyé spécial de Kinshasa» ainsi que du chef des rebelles zaïrois, Laurent-Désiré Kabila.A New York, un porte-parole de l’ONU a de son côté annoncé l’arrivée en Afrique du sud d’une délégation gouvernementale zaïroise, précisant que M.Kabila était attendu avant le week-end.Ce porte-parole, Fred Eckhard, a ajouté que les autorités sud-africaines espéraient organiser des discussions «face-à-face» entre les deux délégations mais que, si cela n’est pas possible, le processus commencerait par des entretiens séparés de proximité.Un avion en provenance du Rwanda, à bord duquel aurait pu se trouver le chef rebelle, a atterri dans une base militaire proche du Cap à 4h45, avait rapporté de son côté l’agence nationale SAPA.L’adoucissement du projet Debré ne désamorce pas la contestation Paris (AFP) — Ijh vague de contestation contre la politique de l’immigration se maintient en France, malgré un adoucissement du projet de loi qui l’avait déclenché la semaine dernière.M commission des lois de l’Assemblée nationale a amendé hier l’article le plus contesté du projet de loi, supprimant le point sur lequel s’étaient cristallisées des premières pétitions lancées dans les milieux artisr tiques et intellectuels, à savoir l’obligation de déclarer le départ d’un invité étranger.Mais cet adoucissement n’a pas amené les contestataires à revenir sur leur appel à manifester samedi à Paris «pour les libertés» et contre le projet de loi anti-immigration, auquel se sont ralliés partis de gauche et syndicats.Devant le premier succès remporté par un mouvement qui a rassemblé des dizaines de milliers de pétitionnaires Oeurs noms occupent quotidiennement plusieurs pages du quotidien Libération), certains journaux prédisent même que les plus motivés des contestataires voudraient pousser leur avantage jusqu’au retrait total du texte gouvernemental.Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a ainsi déclaré que c’est «l’ensemble du dispositif proposé qu’il faut remettre en cause».De son côté l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a appelé la gauche à «relever la tète et contre-attaquer sur le terrain même de l'immigration en changeant totalement de discours et de politique».L’OTAN prône un gel des forces militaires L élargissement de VAlliance n'augmenterait pas les arsenaux dans les marches de la Russie L’Alliance atlantique a précisé hier sa proposition de gel des forces militaires conventionnelles en Europe centrale au moment où le Secrétaire d’État Madeleine Albright commençait ses entretiens à Moscou.AGENCE FRANCE-PRESSE Vienne — L’OTAN a préconisé hier à Vienne un gel des forces militaires en Europe centrale en vue d’atténuer les craintes de la Russie face au futur élargissement de l’Alliance.Les 16 pays membres de l’OTAN ont proposé par ailleurs une nouvelle «réduction globale» des armements conventionnels de l'Atlantique à l’Oural, se déclarant prêts en ce qui les concerne «à adopter des mesures significatives à cet égard».L’OTAN a fait ces propositions, dont le texte a été obtenu par l’AFR hier au moment même où le secrétaire d’État américain, Madeleine Albright, commençait ses entretiens à Moscou.L’Alliance les a présentées dans le cadre de la renégociation du traité CFE (réduction des forces conventionnelles en Europe) qui s’est ouverte formellement le 21 janvier à Vienne entre les 30 États parties à ce document.Selon des participants à la réunion d’hier après-midi, la Russie s’est bornée à dire qu’elle allait «examiner de manière constructive» les propositions de l’OTAN.Dans son document sur les «éléments de base pour l’adaptation du traité CFE», l’OTAN relève d'abord que les plafonds d’armement ne peuvent plus être fixés au niveau des alliances militaires (OTAN et Pacte de Varsovie), cette dernière ayant disparu.Elle souligne de même la nécessité d’«éliminer» les sous plafonds régionaux, créés pour éviter les accumulations de forces aux points de contact entre l’OTAN et Pacte de Varsovie.Toutefois un accord négocié laborieusement l’an dernier pour réaménager en faveur de la Russie des plafonds applicables à une zone allant de Saint Petersbourg au Caucase devra être «conservé intégralement».L’OTAN propose de fixer pour chaque pays «un plafond national» (armements des forces nationales) et «un plafond territorial» (armements des forces nationales plus armements des forces étrangères déployées sur son sol ou susceptibles de l’être).Point clé, elle préconise que les plafonds territoriaux des pays candidats à l'Alliance et de leurs voisins orientaux «ne soient pas plus hauts» que les plafonds nationaux actuels et ne puissent «pas être révisés en hausse».Les sept pays et régions visés sont cités: Bélarus, Hongrie, Pologne, Slovaquie, République tchèque, partie occidentale de l’Ukraine et enclave de Kaliningrad.En clair, si les nouveaux adhérents de l’OTAN veulent accueillir des forces étrangères sur leur sol, ils devront réduire les arsenaux de leurs forces armées nationales.Façon de signifier à Moscou que l’élargissement de l’Alliance n’amènera aucune augmentation des arsenaux dans les marches de la Russie contrairement aux craintes de son état-major.Deuxième point clé de ses propositions, l’Alliance estime que l’adaptation du traité CFE «devrait avoir pour objectif de parvint à une réduction globale des forces dans to zone d’application» du traité.h>kf Prête à «prendre des mesures signifies» fives à cet égard», l’Alliance précise que, dans le nouveau traité, les plafonds nâlioi naux d’armement de ses 16 membres siq ront, globalement, «sensiblement infél rieurs» aux plafonds prévus pour l’OTAN dans le traité actuel.lonij Concrètement, les propositions wbj l’OTAN ne constituent pas une offre unilatéf raie de désarmement, ont expliqué des sources concordantes.L’OTAN est prêtsflè réduire les plafonds d’armement auxquels elle a droit dans le traité actuel.Elle n’entetUl pas réduire les armements qu’elle détienliéJ; fectivement aujourd’hui qui sont le plus sôtl} vent très inférieurs aux plafonds autorisé^ L’OTAN souhaite que Moscou et ses.:13 autres partenaires acceptent eux aussi till# réduction de leurs plafonds.Si ces pays stf pliaient à cette demande, ils devraient pôüîi la plupart détruire une partie de leurs arsenaux, ces derniers étant proches des pféi> fonds autorisés actuellement nos riotl Construction de la paix au Chiapas Les acteurs civils doivent être dans le coup ^ LE DEVOIR A l’encontre de ce qui a pu se dérouler au Salvador et au Guatemala où la société civile a été invitée à participer«à la fin seulement du processus de paix», les Mexicains qui oeuvrent à la construction de la paix au Chiapas veulent que les acteurs civils jouent leur part à toutes les étapes menant à la construction de la paix.Directeur général de la Commission nationale de médiation (CONAI) présidée par Mgr Samuel Ruiz, évêque de San Cristobal de las Casas, le sociologue Miguel Alvarez, invité à Montréal de l’organisation catholique Développement et Paix, accueille avec joie l’épilogue de la crise guatémaltèque.Il souligne que le Mexique vit une problématique propre qui n’a rien à voir avec le pays voisin: «le problème le plus important dans mon pays, c’est notre retard politique».Trois ans après le soulèvement paysan du Chiapas et l’irruption de l'EZLN (Armée zapatiste de libération nationale), M.Alvarez croit toujours pertinente la lutte en vue d’ajuster le modèle économique «avec des critères sociaux», d’éviter de perpétuer la formation de pauvres; de la même manière, on devra, pense-t-il, modifier le modèle politique classique en s’aidant d’initiatives pensées par les organisations civiles.Les médias ont en général tendance à considérer les seuls aspects spectaculaires, déplore Alvarez en soulignant qu’à la CONAI «nous travaillons plutôt sur les fondations.95% de nos activités ne sont pas publiques».Ce qui n’empêche pas cet organisme de médiation, sous la houlette de Don Samuel (Ruiz), mû «par une mystique de service», de ménager trois ou quatre rencontres hebdomadaires avec des communicateurs pour mieux expliquer la patiente démarche de dialogue.Que Mgr Ruiz fasse l’objet d’une campagne de diffamation «ça fait partie de la guerre.on a tendance à confier la médiation à des personnalités fortes, elles doivent s’attendre à recevoir des coups».Alvarez plaide la nécessité d’intermédiaires «qui ne pensent pas à leur trajectoire personnelle».Il y a toutefois un obstacle.La voie du dialogue «Le Chiapas ne se comprend que si l’on tient compte de l’ensemble du Mexique» est la bonne mais «le problème est de persuader le plus de gens possibles d'emprunter» cette voie à un moment où le pouvoir mexicain a choisi de suspendre le dialogue au motif de combattre quatre autres groupes armés qui ont fait leur apparition dans diverses parties du territoire, dont l’ERP (Armée révolutionnaire du peuple).La CONAI croit toujours à une sortie de crise pacifique.1997 est une année charnière, avance le sociologue qui a trois décennies d’expérience dans les milieux indigènes.Le 6 juillet sera jour d’élections législatives.Les partis tâchent entre-temps d’amener la société civile sur leur terrain, et vice-versa.Même si, au sujet du Chiapas, les autorités parlent de «problème législatif».Quant au retard à en venir à une entente sur le Chiapas, il y a eu les accords de San Andrés, inopérants pour l’instant, sur les droits et la culture indigènes.«C’est un problème politique», insiste Miguel Alvarez.«Au lieu de voir s’améliorer les chances de paix, on a vu malheureusement se multiplier les conditions qui mènent à la diversification des violences» dit-il, mais «le Chiapas ne se comprend que si l’on tient compte de l’ensemble du Mexique», pays où de multiples vont clament leur soif de justice, de démocratie et de respect des droits humains.Dans ce contexte, la CONAI continue d’en appeler à des solutions justes, à des remèdes appropriés aux causes véritables et profondes qui ont mené au soulèvement du Chiapas.Elle s’affaire à un travail de réconciliation, jugeant nécessaire par exemple de «freiner au niveau de la base» la tendance à nier la nécessité d’une réconciliation.Miguel Alvarez dit ne pas se contenter d’apporter au Canada le témoignage de reconnaissance pour la longue tradition de solidarité que des Canadiens ont maintenue dans l’appui aux initiatives visant au mieux-être des indigènes du sud du Mexique.«Notre expérience au Chiapas nous porte à vouloir aller plus loin dans la réciprocité» et à offrir que l’expérience du Chiapas — recherche de solutions autrement que par un affrontement — puisse servir ailleurs dans le monde.L’objectif principal est la paix, «les autres problèmes rencontrés, on arrive toujours à les relativiser».Une opposition divisée reçoit les clés de la mairie de Belgrade Milosevic reçoit une critique cinglante du premier ministre monténégrin AGENCE FRANCE-PRESSE Belgrade — L’opposition au président Slobodan Milosevic va prendre aujourd’hui le contrôle de la mairie de Belgrade qu’elle espère transformer en tremplin vers le pouvoir.Mais pour arriver à cet objectif ultime, la coalition d’opposition Zajedno devra d’abord régler de graves problèmes de cohésion interne.Les tractations au sein de la coalition pour la répartition des postes dans les 14 municipalités remportées en Serbie, mais aussi en vue des prochaines élections générales, se sont poursuivis dans la douleur hier.Dans un communiqué au ton acerbe, le parti de Vuk Draskovic (Mouvement serbe de renouveau) a comparé la fête de la Victoire prévue ce soir au «sacre de Bokassa», prôné davantage de modestie et menacé de la boycotter.C’est le président du parti Démocrate Zoran Djindjic, l’un des trois dirigeants de Zajedno qui a été choisi pour occuper le fauteuil de maire.En fait, selon des sources concordantes citées par la presse indépendante, la rivalité entre les deux hommes (M.Draskovic ne fait pas mystère de ses ambitions présidentielles) est loin d’être réglée.Cela n’a pas empêché la coalition de convier ses «Chers Belgradois» ce soir place de la République, assurant que «le soleil s’est levé sur la place et se lèvera bientôt sur toute la Serbie».Les autorités, qui ont reconnu la victoire de la coalition Ensemble (Zajedno) aux municipales de novembre, ont convoqué pour aujourd’hui la séance du conseil municipal, dans lequel l’opposition compte 67 des 110 sièges.Immédiatement après se tiendra une réunion du conseil: «première assemblée non-communiste depuis 50 ans», selon la dirigeante d’opposition Vesna Pesic.«Tout se passera bien» a estimé le directeur du comité juridique de la coalition Dragor Hiber, assurant que le transfert du pouvoir avait été négocié avec les autorités.coalition a indiqué quelle allait immédiatement s’attaquer à deux dossiers sensibles: les médias et les finances.Il y a un an, la municipalité de Belgrade a reçu du gouvernement, aux termes d’une manoeuvre juridique contestée, la tutelle d’une chaîne de télévision et de radio, Studio B, émettant sur environ une centaine de kilomètres autour de la capitale.le contrôle des radios et télévisions, dans un pays où les médias indépendants en sont a leurs balbutiements, est crucial en prévision des élections présidentielle et législatives prévues pour la fin de l’année en Serbie-.Studio B «ne va pas devenir la chaîne de l’opposition», a assuré M.Hiber à l’AFP.«Nous allons nommer une direction intérimaire avant d’examiner son statut».Pour l’épineux problème des finances, Zajedno a indiqué qu’elle avait constitué une équipe d’experts pour effectuer un audit de la gestion municipale sur les deux ou trois dernières années.Par ailleurs, la petite république du Monténégro a lancé hier une attaque frontale contre le président serbe Slobodan Milosevic en se prononçant pour la première fois ouvertement pour son retrait de la vie politique.Le premier ministre monténégrin, Milo Djukanovic, a estimé que M.Milosevic ne méritait plus «aucun poste politique» car il est «incapable de répondre aux défis» du monde moderne.«Je suis profondément convaincu qu’il serait totalement erroné que Slobodan Milosevic reste à quelque poste que ce soit dans la rie politique yougoslave», a déclaré M.Djukanovic dans une interview à l'hebdomadaire Vreme.Les propos de M.Djukanovic constituent l’attaque la plus viruk-nte lancée à a-jour contre le président serbe par un dirigeant du Monténégro (600 000 habitants) qui forme, avec la Serbie (10 millions d’habitants), la République fédérale de Yougoslavie (RFY).R O U Entre-temps, dans la jungle.REUîjffi ïcq ;i ut n efm Reprise de entre Lima et le Tupac Amaru AP ET AFP Lima — Les représentants du gouvernement péruvien et du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru on repris hier leurs pourparlers en vue de régler la crise del otages à Lima, après être apparemment venus à bout dtl divergences qui avaient bloqué le déroulement des dis eussions.Les entretiens ont eu lieu dans une maison située |da l’autre côté de la rue où se trouve la résidence de l’atn bassadeur du Japon à Lima.Soixante-douze personnes sont retenues en otages par un commando du MRTA dans cette résidence depuis plus de deux mois.Les négociateurs s’étaient séparés samedi, après avoir semble-t-il rencontré des divergences sur la principale je] vendication des rebelles: là libération de centaines^ leurs camarades emprisonnés en échange de celle des otages.Une exigence qui se heurte depuis le débuf&jL refus du président Alberto Fujimori.Les discussions de jeudi ont démarré après l’arrivée du négociateur du gouvernement Domingo Palermo et une commission internationale de quatre médiateurs chargés de superviser les négociations.Un véhicule de la Croix-Rouge a fait la navette entre-la résidence de l’ambassadeur du Japon et le lieu des discussions pour y amener un représentant des rebelles.Qn pense qu’il s’agissait de Roli Rojas Fernandez mais ^pn identité n’a pu être confirmée.AI3 Des rumeurs persistantes à Lima ces deux derniërs jours, évoquaient l’adoption possible d’une loi d’amnistie pouvant bénéficier aux prisonniers du MRTA.Cependant, la porte-parole du Congrès, le Parlement péruvien, Mme Monica Zu a indiqué à l’AFP que, «pour le moment, il n’y a aucun projet de ce type à l’étude».Par contre, selon des sources parlementaires, des «conversations informelles» se tiennent actuellement entre les congressistes de la majorité gouvernementale comme de l’opposition, sur une possible loi d’amnistie qn faveur de prisonniers condamnés pour terrorisme.John Glenn, l ancien astronaute,c va quitter la politique AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le sénateur John Glenn, 75 ans.a annoncé son prochain départ de la scène |x>litique dans un discours hier, 35 ans jour pour jour après avoir été le premier astronaute à réaliser une orbite autour de la Terre."¦ Dans un discours aux habitants de sa ville natale de New Concord, dans l’Ohio, l’ancien astronaute a déclaré qu’il ne se représenterait pas à son siège de sénateur aux élections de l’an prochain, s’estimant trop âgé.John Glenn, sénateur démocrate depuis 1975, avait accompli le 20 février 1962 une orbit»- autour de la Terne à bord d’une capsule Mercury, réitérant l’exploit du cosmonaute soviétique Youri Gagarine.Il a annoncé hier l’organisation d'une journée nationale consacrée à l’espace, le 22 mai.pour donner aux enfants le goût de la conquête de l'espace et rappeler le discours du président John F.Kennedy, le 25 mai 1961, appelant à én-voyer un homme sur la Lune.A1C I, K I) K V OIK, I.K V K N I» K K DI 21 F K V K I K H 1097 L E Al 0 N I) A 9 Armes nucléaires L’Inde repousse les accusations de Washington Après la mort du petit timonier Hong-Kong s’interroge sur son avenir Deng Xiaoping était Vauteur de la formule «un pays, deux systèmes» Le vieux dirigeant chinois ne pourra pas réaliser la dernière grande ambition qui lui était prêtée: être présent à Hong-Kong en août prochain pour voir le drapeau rouge de la Chine populaire se lever sur le port de Victoria.Les opinions sont partagées quant au respect des libertés politiques après cette date.AGENCE FRANCE-PRESSE Hong-Kong — Après la mort de Deng Xiaoping, Hong Kong se denicinde si la formule «un pays, deux systèmes» survivra, et combien de temps, à la disparition de celui qui en fut le promoteur sinon l’inspirateur.Les drapeaux ont été mis en berne hier dans la colonie britannique, qui reviendra sous souveraineté chinoise dans 131 jours, ginsi que dans l’enclave portugaise voisine de Macao.Le vieux dirigeant chinois ne pourra pas réaliser la dernière grande ambition qui lui était prêtée: être présent physiquement à Hong-Kong pour voir le drapeau rouge de la Chine communiste se lever sur le port de Victoria.Le dernier gouverneur britannique Chris Patten a rappelé dans un communiqué publié dans la nuit que «le concept [de Deng] “un pays, deux systèmes” a rendu possible le succès de la négociation de la déclaration commune sino-britannique, et ainsi a jeté les fondations de la stabilité et de la prospérité de Hong Kong après 1997».Mme Anson, numéro deux du gouvernement colonial qui occupera le même rang dans l’éxécutif de la future Région administrative spéciale (RAS) de Hong-Kong, s’est déclarée convaincue que la mort de Deng n’affecterait pas une «transition harmonieuse» d’ici au ^juillet.Un son de cloche beaucoup moins optimiste est venu de Londres, où se trouve Martin Lee, le président du Parti démocrate, principale formation politique du territoire.Interrogé par la radio, M.Ix*e, qui achève une tournée des capitales européennes, a appelé les dirigeants de Pékin à en revenir à la politique de Deng, qui signifiait que «les gens de Hong-Kong dirigeraient Hong Kong avec un large degré d’autonomie» après la rétrocesssion.Pour M.Lee, la ligne de la Chine à l’égard de Hong-Kong a été orientée récemment par les «durs» du régime de Pékin, qui ont adopté une «politique de reprise en main plustôt que de laissez-faire».«J’espère que les dirigeants chinois vont réévaluer la situation dans son ensemble et bien réfléchir avant de mettre en œuvre leurs décisions récentes qui sont extrêmement impopulaires dans la population de Hong-Kong», a-t-il affirmé dans une allusion à la mesure inspirée par Pékin d’abolir après le 1er juillet tout ou partie de 25 lois dont certaines garantissent le plein exercice des libertés fondamentales.M.Lee a répété que la responsabilité de faire respecter leurs engagements par les dirigeants de Pékin incombait au premier chef au futur patron du territoire Tung Chee-hwa.La mort de Deng a surpris M.Tung à Pékin où il s’était rendu pour faire approuver la composition du gouvernement de la future RAS.La liste des secrétaires, qui sont à la tête des différentes administrations du territoire, sera rendue publique hier à Hong-Kong.M.Tung, qui compte au nombre des 459 dignitaires inclus dans le comité des .1 \ VINCENT YU, ASSOCIATED PRESS Alors que plusieurs citoyens de l’enclave britannique rendaient hommage à Deng Xiaoping, quelques-uns dénonçaient en lui «le boucher».funérailles de Deng, a affirmé depuis Pékin que «les fondations établies par M.Deng feront de la Chine un pays plus fort et plus riche et de Hong-Kong un endroit plus prospère et plus stable».Depuis sa nomination comme futur chef de l’exécutif par un collège sélectionné par Pékin, M.Tung a été critiqué par les milieux démocratiques et une partie de la presse de Hong-Kong pour avoir adhéré strictement à la ligne définie par les dirigeants chinois, et il a vu sa popularité baisser sensiblement dans les sondages.«D’ici au Ujuillet, M.Tung doit prouver à la direction chinoise qu’elle peut avoir une complète confiance», au risque de s’aliéner l’opinion locale et internationale, explique un financier résidant à Hong-Kong.«Le problème, ajoute-t-il, est que contrairement aux responsables chinois qui ont grandi dans le système, il ne connait pas les limites de son autonomie».«Mais, poursuit-il, s’il conserve la même attitude après le 1er juillet, Hong-Kong va vraiment devenir un endroit différent de ce que nous connaissons».Loi Helms-Burton Les États-Unis rejettent l’arbitrage de l’OMC AGENCE FRANCE-PRESSE Genève — L’Inde a dénoncé hier comme «inacceptables» des accusations du délégué américain à la Conférence du désarmement, qui a affirmé que New Delhi et le Pakistan bloquaient la négociation sur une interdiction de fabriquer les matières fissiles servant aux armes nucléaires.«Je ne peux pas accepter cela», a dit à la presse le délégué indien, l’ambassadeur Arundhati Chose, après la publication par la mission américaine auprès de l’ONU d’une interview de l’ambassadeur au désarmement Stephen Ledogar.Dans un communiqué, la mission indienne dit «regretter profondément les déclarations» américaines, qu’elle juge «injustifiées et destinées à jeter un doute sur l’engagement de longue date de l’Inde au désarmement nucléaire».Dans une interview à l’US Information Service (USIS) publiée mardi dans le bulletin de cet organisme, l'ambassadeur Ledogar a accusé l’Inde et le Pakistan de bloquer le lancement d’une négociation, demandée par le président Bill Clinton et d’autres pays, d’un traité d’intercjiction de fabrication des matières fissiles, dit «cut-off».«Les Etats nucléaires non déclarés, en particulier l’Inde et le Pakistan, prêchent du haut de leur chaire, et pourtant ils refusent leur accord à une négociation qui coifferait la course aux armes nucléaires en Asie du Sud, le seul endroit du monde où existe une course aux armes nucléaires actuellement», a dit M.Ledogar.«Ils produisent, tous les deux, des matières fissiles sans contrôle, sans garantie et sans en rendre compte, et ils refusent de s’engager dans quoi que ce soit qui aborderait la création d’un régime où ils auraient à rendre compte», a ajouté le délégué américain.«L’idée, c’est que nous sommes supposer jeter nos armes nucléaires pendant qu’ils fabriquent les leurs», a-t-il dit L’Inde et le Pakistan, qui n’ont signé ni le Traité de non-prolifération nucléaire (NPT) ni le Traité d’interdiction totale des essais nucléaires (CTBT), demandent qu’une négociation «cut-off» soit liée à la négociation d’un calendrier de destruction des arsenaux nucléaires des cinq puissances déclarées, ont déclaré des diplomates.L’ambassadeur américain a réclamé qu’Islamabad et New Delhi signent d’abord les deux traités, «ensuite ils auraient la stature morale pour faire la leçon au reste du monde sur le désarmement nucléaire».Les cinq grandes puissances nucléaires (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) refusent de s’engager sur un désarmement atomique dans l’immédiat et la Conférence du désarmement piétine depuis sa reprise il y a un mois.L’Inde, qui avait mis son veto l’ap dernier au CTBT à Genève, a contre-attaqué et accusé les Etats-Unis de bloquer une négociation réclamée par de nombreux pays, notamment du Tiers-Monde, pour éliminer les armes nucléaires.«Si la Conférence du désarmement est dans une impasse, cela est dû au refus de tout compromis sur des négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire en vue d’une élimination des armes nucléaires», dit le communiqué indien.L’ambassadeur indien, Mme Ghose, a démenti que son pays fabrique des matières fissiles à usage militaire, comme l’a affirmé l’ambassadeur américain.Elle s’est inquiétée que la fin de la guerre froide ait fait des pays du Tiers-Monde et de ceux qui sont désignés comme des pays «en marge de la communauté internationale» les nouvelles cibles potentielles d’une attaque nucléaire.AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les États-Unis ont rejeté hier la commission d’arbitrage constituée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour trancher un différend avec l’Union européenne à propos de la politique commerciale américaine vis-à-vis de Cuba.«L’OMC n’est pas un forum approprié pour la résolution de différends portant sur ce qui est essentiellement une question de politique étrangère», a affirmé le sous-secrétai-re au Commerce américain en charge du dossier, Stuart EinzenstpL «Les États-Unis sont déçus de la décision prise (plus tôt jeudi) à Genève par le directeur général de l’OMC à la demande de l’Union européenne et de ses pays membres, de constituer une commission d’arbitrage» à propos de la loi Helms-Burton, a déclaré M.Eizenstat lors d’une conférence de presse à Washington.Le directeur général de l’OMC, Renato Ruggiero, a nommé jeudi les experts constituant la commission d'arbitrage.Le principe de ce panel d’experts avait été décidé le 20 novembre 1996, à la demande de l’UE.Bruxelles dénonce la loi américaine dite Helms-Burton, votée en 1996 à la suite de la mort de trois pilotes américains provoquée par l’armée cubaine, qui sanctionne joute entreprise investissant et commerçant à Cuba.Les États-Unis ont décrété un embargo contre Cuba en 1960.M.Eizenstat s’est toutefois déclaré prêt à poursuivre les discussions engagées parallèlement avec l’Union européenne.L’administration américaine «fera tout ce qui est possible avec l’UE pour parvenir à une solution mutuellement satisfaisante», a-t-il souligné.Le commissaire européen Sir Leon Brittan a indiqué plus tôt que «le fait que le panel était désormais opérationnel ne limitait en rien notre capacité à poursuivre des négociations bilatérales».Si aucune solption n’est trouvée rapidement, a averti M.Eizenstat, «les États-Unis informeront formellement le directeur général de l’OMC de son opinion selon laquelle la commission d’arbitrage mise en place [Jeudi] n'a aucune compétence pour trancher sur ce qui est une question de sécurité nationale et de politique étrangère».L’article XXI du GATT permet de se soustraire à ses obligations commerciales multilatérales pour des raisons de sécurité nationale.Il n’a encore jamais été évoqué devant l’OMC.T E L 985-3344 LES PETITES ANNONCES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 I » N «D * E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 * 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VEHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 17 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit I VISA I 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE BR0SSARD * * * AUBAINE * * * * * * * AUBAINE * * * * ***** AUBAINE **** * C'est une vraie Aubaine.185 000S.Directement du prop.(514)676-1364.après 18 heures.NDG.rue Oxford, métro V-Maria.Magnifique 2plx incl.bureau prof.Rénové par architecte.Vente en 2plx OU co-prop.BAS: +ss aménagé, 3 cc.2 s/b, bur.(entrée ind.), jardin.HAUT: grand 4 1/2 éclairé.Tranquille.160,0005 & 125,0005.484-3335.ST-LAMBERT.Maison de ville 93, foyer, terrain clôturé, 150,0005.Visite libre tous les dimanches 14h à 16h.466-0954 ST-LAMBERT.Superbe cottage rénové.4 ch., loyer, très éclairé.257,0005.672-2920 ou 923-1790, (après 18h).V.M.R., cottage semi-détaché.3 c.c., loyer, garage.Bien situé.Libre.Pas d'agent.342-9067.103 CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS AU COEUR OU VIEUX-LONGUEUIL Cottage-condo jumelé.3 chambres 677-8046.C.D.N.5314 DECEUES 2e.superbe 5 1/2 (1050 p.c.).calme, chaleureux, 1 c.c.+ walk-in.Ouvert amère côté 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frigo.4805.733-6020.DISCRIMINATION INTERDITE • La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence (ondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, rége du locataire ou de ses enfants, fa religion, les convictions politiques, la langue, longue ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.* OUTREMONT.50 WiHowdale.2 1/2.3 1/2.4 1/2.ascenseurs, chauffé 849-7061 PRES U d M.et métro, grand 4 V2 (ou chambre) équipé 15 mai-15 oct 731-1946 164 CONDOMINIUMS À LOUER ARCHITECTURE CENTENAIRE Rénova&ons soignées.1ère occupaton 07-97.Lé Rachél-Juiien *310.1135 pica.900$mos 523-18(7 ! 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canadienne contre l’arthrite seraient appréciés.________ AUTO ENDEZ VOTRE (Y*-* à» Pour seulement 25"$, annoncez votre auto sur 3 lignes durant 6 jours consécutifs.8,50$ la ligne supplémentaire ® Il est possible d’annuler la parution des annonces, mais la facturation demeure inchangée.® De plus, aucune modification ne peut être apportée au texte après la première parution.ANNONCES CLASSÉES 985-3344 LE DEVOIR 210 COMMERCES À VENDRE A VENDRE Entreprise complète de conception et de fabrication d'équipement de transformation secondaire du bois.Le terrain, les bâtiments, l'équipement et l'inventaire font partie de l'entreprise située dans la partie centrale du Nouveau-Brunswick rural.L’acheteur potentiel peut inclure dans ses négociations, la participation du propriétaire actuel pour une période intérimaire.Cette entreprise compte 4 employés à temps plein qui habitent la région.Toutes les ententes doivent inclure les projets en cours.La retraite est la raison de la vente.Ou financement peut 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Pauline Marois serait bien avisée de remiser sa bonne volonté et de mettre fin aux travaux jusqu’à nouvel ordre, pour consacrer ses énergies à d’autres réformes.e fameux «consensus» qu’on croyait solidement établi depuis près de vingt ans pour substituer une division linguistique à une division confessionnelle des commissions scolaires, s’est évanoui plus vite que neige au soleil.Le lendemain du jour où le Québec a annoncé son pèlerinage à Ottawa en quête d’un amendement constitutionnel, le ;< ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Stéphane Dion, déclarait au quotidien The Gazette que le gouvernement du Québec ne .pouvait espérer qu’on abroge le vieil article 93 de ?la Constitution canadienne de 1867 — celui qui a contient les protections confessionnelles — sans reconnaître «le droit des anglophones au contrôle de leurs commissions scolaires».Alliance Québec, le lobby anglophone, voyait là une invi-s tation à faire monter les enchères, et -i réclamait aussitôt que les Anglo-Qué-?bécois se voient accorder spécifique-‘ ment, et à eux seuls, une protection ?constitutionnelle pour leurs commis-, sions scolaires; le groupe déclarait in-v suffisantes les garanties contenues de-6 puis 1982 à la Constitution, qui recon-1 naissent aux minorités de langue offi-_ cielle le droit de gérer leurs écoles, , comme la Cour suprême l’a confirmé à -i quelques reprises.?La simple «gestion», c’était bon pour c les francophones hors Québec mais ' non pour la puissante minorité anglo-& phone du Québec qui exigeait qu’on enchâsse * pour l’éternité la structure même de ses commissions scolaires.Le ramdam d’Alliance Québec ré-' veillait aussitôt les espoirs des intégristes de la ‘ confessionnalité scolaire, qui avaient presque jeté ?la serviette depuis quelques mois, et qui ont re- commencé à nier l’existence du consensus.Puis le chef du Parti libéral du Québec, Daniel Johnson, a ' mis le dernier bâton dans les roues du convoi.’ Alors que sa propre formation avait proposé la .stratégie d’amendement constitutionnel, qu’elle ?pouvait se féliciter d’y avoir converti le gouverne-l ment, les députés anglophones cédaient à Alliance ' Québec et forçaient leur chef à remettre son appui en cause, sous prétexte d’un différend tactique .avec le gouvernement.M.Johnson réclame donc i une commission parlementaire pour vérifier l’exis-¦ tence du consensus dont on le croyait l’un des pi-' liers.Et s’il n’appuie pas la demande même d’Al-! liance Québec, quant au fond, il a emprunté tout son vocabulaire pour dénoncer l’infamie présumée > du gouvernement dans cette affaire.Il est évident que M.Johnson vient surtout de 1 donner à ses frères libéraux d’Ottawa le prétexte en or pour reporter au delà des prochaines élec-, fions fédérales toute la délicate démarche d’amendement constitutionnel.Et qu’il caresse, en prime, l’espoir d’empoisonner le climat politique québécois avec la reprise, à l’Assemblée nationale, de débats aussi surannés que vicieux.Il est désolant d’en arriver à cette conclusion, alors que nous Il vaut mieux laisser tomber une réforme détournée de son sens.étions si près d’une réforme nécessaire et souhai tée largement, mais le gouvernement du Québec ferait mieux, pour l’instant, de refermer la porte Quand la communauté anglophone du Québec en aura terminé avec sa dynamique de groupe, qu’elle aura réalisé à quel point le jeu politique d’Alliance Québec et de ses amis des médias et du PLQ sape ses propres intérêts dans cette affaire — comme le reconnaissent nombre de voix importantes dans le milieu scolaire de langue anglaise —, il sera tou jours temps d’y revenir.S’il n’y a pas moyen de procéder par amende ment constitutionnel sans créer une pareille crise Mme Marois devra sans doute espérer que le problème trouve lentement sa solution par des voies naturelles.La substitution de commissions linguistiques aux commissions confessionnelles, on l’oublie trop souvent, ne vise pas qu’à donner aux anglophones la gestion séparée de leurs écoles.Elle veut moderniser le systè me et en finir, notamment à Montréal, avec un régime qui permet à des catholiques d’imposer leurs rites et leur vision du monde à une population scolaire aux croyances et apparte nances religieuses de plus en plus diverses.Tout laisse croire que le règne des extrémistes de la catholicité qui dominent la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) tire à sa fin, qu’ils ne pourront rééditer aux élections scolaires de 1998 les stratagèmes qui leur ont permis de remporter une douteuse victoire à l’arraché en 1994.Un conseil de commissaires autrement constitué pourrait procéder à une déconfessionnalisation de facto de ses structures, et à une adaptation de l’enseignement au pluralisme des lieux, avec la colla boration d’enseignants qui y sont certainement prêts.Quant aux commissions scolaires protestantes, où le nombre d’élèves francophones va en augmentant car elles attirent une clientèle immigrante non catholique que la loi oblige à étudier en français, elles devront peut-être se donner des structures séparées de gestion pour francophones et anglophones, pour éviter des conflits qui se profilent déjà.Il est évident que cette solution est boiteuse et que les anglophones seraient beaucoup mieux servis par les commissions linguistiques que leur propose aujourd’hui le gouvernement du Québec, comme d’autres avant lui.Mais s’ils croient, bien à tort, que le statu quo les protège mieux alors qu’il les «minorise» vraiment à terme, l’État et surtout le ministère de l’Éducation ont mieux à faire que de s’évertuer à modifier cette étrange perception.Mme Marois, rappelons-le, vient de déposer de nombreux projets de refonte des contenus et de l’organisation des programmes d’études, conformément à sa première mission qui est d’améliorer l’éducation pour tous, et non de fournir à quelques-uns une arène postréférendaire.L’école québécoise ne peut pas être plus longtemps l’otage de batailles qui n’ont plus rien à voir avec elle.Derrière la vocation médicale Le texte de Michelle Blaquière (page «Idées», Le Devoir, 7 février 1997), intitulé «Les médecins, une entreprise privée qui donne l’illusion d’un service i public», dénonce avec raison l’ignomi-j nie et le cynisme qui se cachent der- ¦ rière le statut socioprofessionnel, éle- ¦ vé jusqu’à la perversion, de la vocation ! médicale.Cependant, les moyens prônés par Mme Blaquière pour réagir à cet inquiétant état des choses — refuser, individuellement, d’acquitter la part de nos impôts destinée au financement des soins de santé — témoignent d’un contreréformisme dangereux.Après 1 tout, certaines personnes ont, malheu-I reusement certes, besoin de soins de santé dont elles ne peuvent acquitter les coûts réels.I Je prônerais plutôt, pour débouter [des médecins, l’adoption d’un mode I de vie «hédoniste désœuvré».En ef-j fet, en préservant une forme physique optimale, Mme Blaquière n’au-, rait pas à recourir au réseau de la san-L té.De plus, en consacrant le moins de ! temps possible à l’occupation d’un emploi rémunéré, elle ne verserait, à un État corrompu et incompétent à ! l’extrême, qu’un minimum d’impôts.Jacques Métayer : Montréal, 7février 1997 Un train d’enfer Fervent défenseur du transport en commun pour les avantages qu’il pro-; cure, je me décide donc de me défaire ’ de ma voiture et de me déplacer de la I façon que je préconisais.Plusieurs , modes de transport en commun peu i dispendieux (comparé au coût annuel *¦ d’une voiture) sont a ma disposition: | le train, l’autobus et Allo-Stop.LETTRES -?- Arrive donc une fin de semaine où je me propose d’aller dévaler les pistes de ski des environs de Québec.Pour ce faire, le voyage avec Allo-Stop est difficile.Il me reste donc le train et l’autobus.Préférant de loin le confort du train, je me présente à un guichet de Via Rail à Montréal pour me procurer un billet aller-retour avec la réduction de 40 %.Par un pur hasard, en arrivant au guichet, je demande s’il est possible d’apporter mes skis avec moi, ce qui me semble évident.On me répond alors que ce n’est pas garanti.«Achète le billet, et si le conducteur de la locomotive le veut bien, s’il y a suffisamment de place, on prendra les skis aussi.» Je me démène pour bien faire comprendre que je dois absolument les apporter, mais on m’indique qu’il n’y a aucune assurance.Et qu’est-ce qui se passe si le conducteur ne veut pas?«Tu t’arrangeras», m’a-t-on répondu! On me proposa alors de mettre mes skis dans un wagon de bagages (les bagages s’arrêtent à Lévis et les gens par un autre train, à Québec) et de prendre le traversier Lévis-Québec pour aller récupérer et reporter mes skis.Voilà un petit voyage sans trop de tracas! Exaspéré, je décide de prendre l’autobus, où les skis ne posent aucun problème.Mais voilà, je discute avec un copain de Québec qui me dit que la gare de Lévis est ouverte de 4h30 à 5h30 et de 20h à 21h seulement.Bien entendu, les gens de Montréal ne m’en avaient pas glissé mot Pour une compagnie qui tente de vanter les mérites de l’hiver par toutes sortes de publicités, qui montre des gens heureux dans les wagons, laissez-moi vous dire que la réalité est tout autre.«On te donne ça, pis si t’es pas content.» Eh bien, je ne suis pas content.Je comprends maintenant pourquoi le système ferroviaire est en difficulté.Une chance qu’il reste encore l’autobus et Allo-Stop.Jean-Benoit Trahan Montréal, 7février 1997 Les sacs à dos des écoliers Que peut mettre une société dans les sacs à dos de ses écoliers?A Montréal, cette année, c’est à qui porte le plus épais.Certains atteignent 18 pouces.Dans les autobus, le métro, ça encombre, heurte, obstrue, bloque, occupe la place.Un écolier est un écolier.Il porte dans son dos ce qu’on lui prépare.De quoi est fait l’avenir de nos jeunes?De savoir?Combien?Lequel?Peu de civisme, il faut croire.D’insécurité?Mets-en! J’emporte tout au cas où.D’indifférence, de ressentiment?Une tonne! Cette bedaine, pour le moins déplacée et prématurée, dit ceci, il me semble: «Aujourd’hui, c’est avec un simple sac que je t’écœure, et ton slalom impossible vers la porte, je m’en balance.Donne-moi encore quelques années et ce sera dans mon char!» Un écolier, par définition, questionne et attend.Ici sont visés les parents, 1,école, la STCUM qui, en tant qu’ins-titution, n a pas le droit de ne pas éduquer.Que faire de ce sac qui en dit aussi long sur moi que sur mon milieu?C est simple: toujours le porter à la main dans les véhicules publics; à la premiere occasion, le déposer à ses pieds ou le glisser sous un siège; alors se dégage un bel espace que j’appelle espoir ou avenir, c’est selon.Yves Presseau Enseignant Montréal, 16 février 1997 S M \> Bravo M.Michaud L a bataille de Yves Mi-chaud, ancien délégué général du Québec à Paris, pour plus de glasnost de la part des grandes banques canadiennes, est en train de porter fruits.Au mois de janvier, la Cour d’appel du Québec a statué en sa faveur en obligeant deux banques, la Banque Nationale et la Banque Royale, à soumettre une série de propositions avancées par M.Michaud à leurs actionnaires lors de leurs assemblées générales.Qu’est-ce que M.Michaud réclame?Une réduction des salaires des présidents des grandes banques, qui se situent quelque part entre un et quatre millions, à un montant plus équitable — n’excédant la rémunération moyenne des salariés de banque que par un facteur de 20.Ainsi, le président de la Banque Royale, John Cle-ghorn, qui tjpuche actuellement 2,57 millions par an, ne gagnerait plus que 800 000 ou 900 000 $ par an.M.Michaud propose de plus la séparation de la fonction de président de la banque de celle de président du conseil d’administration, carcelle du conseil est justement de contrôler les activités du président et des autres membres de l’exécutif de la banque.Notons qu’un rapport sur la gouvernance des grandes sociétés, préparé pour la Bourse de Toronto en 1994, proposait une telle séparation des fonctions.M.Michaud veut aussi limiter le mandat des directeurs de banque à un maximum de dix ans; et interdire aux individus qui vendent leurs services aux banques, par exemple certains avocats, d’occuper en même temps la fonction de directeur de banque.La réaction des milieux bancaires aux propositions de M.Michaud fut Dien sûr glaciale.Néanmoins, les deux banques visées, à la suite de la décision de la cour, ont mis ses propositions à l’ordre du jour pour leurs assemblées générales au mois de mars, mais en s’y opposant vertement et en comptant sur l’appui des fonds d’in- R e s vestissement qui contrôlent un bon nombre de leurs actions.Le président de la Banque de Montréal, Matthew Barrett, qui a gagné un piètre 3,9 millions l’année dernière, s’est même permis d’observer que quand les Canadiens s’en prennent à leurs banques, ils s’en prennent à eux-mêmes.Ainsi, nous devrions tous tirer une grande satisfaction des six à sept milliards de profits réalisés par les banques en 1996, et cela malgré les frais extravagants qu’elles nous font payer pour leurs services! Le président de la Banque canadienne impériale de Commerce, Hol-ger Kluge, est allé encore plus loin dans une récente entrevue.H prône la fusion de grandes banques canadiennes pour que le pays puisse avoir une ou deux institutions de classe mondiale.«Si on ne nous permet pas de grandir, nous risquons de perdre notre place parmi les 100 banques les plus importantes au monde, et le Canada perdra toute importance, comme la Nouvelle-Zélande ou la Belgique.» Bref, au nom de la mondialisation, ou plutôt de ce que Ignacio Ramonet appelle très justement le «globalitarisme», il faut même renforcer le caractère oligopolistique de notre secteur financier.La bataille de M.Michaud, dans ces conditions, se compare donc à celle de David contre Goliath.Il ne faut pas s’illusionner sur le fait que les milieux financiers vont accepter de bon cœur plus d’équité dans la répartition des salaires entre les présidents et autres p.-d.g., et les simples salariés.Et cela, même si le Japon est le pays de l’OCDE où la distribution salariale entre p.-d.g.et salariés est la moins inégale, et où les liens de confiance entre salariés et gestionnaires sont pourtant les plus importants.Mais qq’est-ce que nous, au Canada ou aux États-Unis, pourrions apprendre des Japonais?Quand on pense à la gouvernance des grandes entreprises, il y a un déficit démocratique très grave; le monde politique, par comparaison, est un il ip n i c k modèle sans failles.Comment peut-on justifier, à la fin du XXe siècle, le contrôle que les conseils d’administration se permettent sur l’ordre du jour de leurs assemblées générales face aux demandes de leurs propres actionnaires?Comment accepter le jumelage des fonctions de président d’une banque et président du conseil d’administration, ou l’absence de rotation régulière parmi les membres des conseils d’administration?Est-ce si révolutionnaire de demander un meilleur contrôle des activités de ces mastodontes qui nous gouvernent économiquement?Le fait que la campagne de M.Mi-chaud ait retenu l’attention des médias à travers le Canada, et cela depuis le mois de janvier, me réconforte.Ce qui me réconforte aussi, c’est que M.Michaud, malgré l’image que certains véhiculent de lui comme «maudit souverainiste», ait touché beaucoup de Canadiens «ordinaires» — fédéralistes jusqu’à l’os — avec sa campagne pour la démocratisation de nos grandes institutions financières.C’est une campagne de longue haleine, où les victoires risquent d’être moins nombreuses que les défaites.Mais c’est une bataille incontournable au moment où notre vie politique perd de l’importance à cause de la trop grande liberté des banques et des autres puissantes sociétés transnationales qui nous dominent.Après tout, des sociétés comme General Motors, Mitsubishi ou Shell réalisent un chiffre d’affaires plus important que le Produit national brut de plusieurs pays du monde.Et leurs p.-d.g.se paient trop souvent des salaires de princes.H faut plus de personnes de conviction comme M.Michaud pour dénoncer ce qui est vraiment scandaleux du côté du pouvoir économique.C’est Ted Heath, ancien premier ministre britannique, pourtant conservateur, qui avait déjà dénoncé le côté maléfique d’un certain capitalisme.En attendant, donc, la tenue des assemblées générales de la Banque Nationale et de la Banque Royale, je me permets, au nom de beaucoup de Canadiens «ordinaires» coast to coast, de saluer les vaillants efforts de M.Michaud.Bravo, M.Michaud! A PROPOS -?- .de la crise de diffusion du théâtre je théâtre québécois, comme le milieu des arts de la scène du Québec en général, vit une importante crise de diffusion.Depuis quelques années, on note une hausse importante du nombre des spectacles qui ne s’est pas accompagnée d’un achalandage proportionnel aux guichets.Coffre de spectacles n’a plus forcément un effet proportionnel sur la fréquentation.L’étendue de la crise a été documentée par plusieurs études statistiques rendues publiques en juin et en décembre 1995 et en février 1996 par le ministère de la Culture et des Communications du Qué- bec.Ces données ont été largement discutées dans le secteur théâtral et ont même conduit le Conseil québécois du théâtre à faire du problème de la diffusion le thème central de son colloque annuel.De son côté, le gouvernement du Québec a décidé de se doter d’une politique de la diffusion qui annonce yn changement d’orientation partiel de l’intervention de l’État traditionnellement davantage préoccupé par le soutien à la formation et à la création.Stéphane Baillargeon, in Québec 1997, publié en collaboration Fides/Le Devoir.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B0GRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Di rec tears adj oints de l’information PIERRE BEAULIEU.GUY TAI LIEFER.NORM AND THÉ RI AULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.rue de Bleury.9*étajÇe.Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I, K I) E VOIR.I- E V E N I) It E I) I 21 K K \’ It 1ER I 0 !) 7 I D E E S Vivre la vie, vivre la mort Qui décidera, lorsque nous serons vieux, de l’âge auquel il sera raisonnable de mourir?LOUISE ARCHAMBAULT Montréal r— uelques mois se Qsont écoulés depuis.Aujourd’hui, j’aimerais partager mes interrogations: à quel âge et à quel moment cesse-t-on de combattre pour la vie?Alors que nous parlons de rationa-Li======u lisation, de lutte au déficit, alors que la santé devient une affaire de gros sous, comment ! vil-pn la vie, comment vit-on la mort?A l’été 1996, ma mère Brigitte, de ' son petit nom, a 79 ans.A ses problèmes de circulation sanguine et d’hypertension, se greffent depuis quelques mois des signes plus inquié-!| tants: les pertes de mémoire s’accen-; tuent, elle pleure plus souvent.Elle ! continue cependant de vivre seule et réorganiser son quotidien.Elle vit dif-! ficilement la diminution de ses capaci-: tés physiques.Elle tient à la vie.Elle a j! peur de la mort, elle songe même à ! s’acheter un appareil à exercices, elle | voudrait qu’on l’opère pour le cœur.Le 3 août, elle a un accident céré-1 brovasculaire et elle est hospitalisée à Saint-Luc.Paralysée partiellement du côté droit, elle est dans un état semi-comateux.Elle est tout de même capable de prononcer quelques mots.-liLe lendemain, la situation se détério-,,|re davantage, elle fait un œdème aigu -acjil poumon.Pendant dix jours, sa san-i;[pé- évolue en dents de scie.Elle s’amé-^llore puis se dégrade tour à tour.f,l., Une question de vie jnclDès l’urgence la famille doit se liçqncerter afin de répondre à la vitale -squestion des médecins: «Dans l’éven-«•Rialité d’une aggravation de son état, àdevons-nous entreprendre des ma-nrjœuvres?» Au lieu d’entendre parler ;«de réanimation cardiaque et respira-jfigjre, j’ai la désagréable impression de me retrouver sur un chantier de -ifconstruction.La vie de ma mère ré-èduite à des manœuvres.A deux re- prises, nous décidons, les six enfants, que l’âge n’est pas le «critère»; elle peut, croyons-nous, récupérer, et nous demandons de tout tenter pour la sauver.Qu’elle ait signé un testament biologique ne nous évite pas le débat: où s’achève la saine combativité pour la vie et où débute l’acharnement thérapeutique?Selon le médecin, elle a neuf chances sur dix de mourir; il est mécontent de notre choix.Docteur, ma mère n’est pas une statistique et s’il n’y avait qu’une chance sur 100.Bien que notre décision soit inscrite au dossier, à plusieurs reprises au cours de ces dix jours, des médecins résidents reposent fréquemment la même question: «Devons-nous entreprendre des manœuvres?» Nous sentons le blâme; selon eux, nous nous acharnons à la maintenir en vie.Elle est maintenant en insuffisance rénale, nous voyons une dernière fois le médecin, nous spmmes maintenant d’accord avec lui.A cette rencontre, je crois bien avoir exprimé une opinion partagée par la famille.Vous nous avez demandé notre avis, mais comme notre choix ne reflétait pas votre opinion, nous avons senti votre mécontentement et vous nous avez tourmentés avec les manœuvres.Le médecin réplique que dans le passé, on ne consultait même pas les familles.J’exprime mes inquiétudes face à l’évolution de la médecine: l’âge semble être le «critère principal»; mais nous savons aussi qu’un malade coûte cher.Je m’inquiète: «Qui se battra pour nous, docteur, lorsque viendra notre tour d’être mis au rancart?» Nous serons beaucoup plus nombreux; qui décidera de l’âge auquel il est raisonnable de mourir?Au cours de son hospitalisation, ma mère n’a jamais été réanimée, mais maintenant nous savons, docteur, qu’un refus d’être réanimée n’aurait pas permis à ma mère de recevoir certains traitements et de bénéficier des soins intensifs.J’ai plus de difficulté à pardonner cet agenda caché.Une question de mort Il s’agit maintenant de soulager ses derniers moments.Elle reçoit de la morphine, au besoin, aux quatre heures.Elle est plus détendue.Une infirmière refuse de lui donner son injection.«Votre mère n’a pas l’air souffrante, ici nous ne faisons pas d’euthanasie.» Nous rencontrons l’assistante-hospitalière, elle nous demande d’énumérer des signes de douleur, elle dira ne pas parler pour nous, mais elle allègue que certaines familles veulent ainsi se débarrasser d’un des leurs.J’éclate: «Branchez-vous, pendant 11 jours la famille s’est liguée pour maintenir notre mère en vie.Aujourd’hui, nous acceptons sa mort, vous voulez qu’elle vive à n’importe quel prix!» Elle accepte d’administrer la morphine.Les injections sont maintenant prescrites toutes les quatre heures afin d’éviter la répétition d’une telle situation.Selon de nombreuses recherches, attendre l’apparition des signes physiques de douleur pour donner un calmant limite beaucoup son efficacité.La douleur ne devrait pas être un mal nécessaire.Bien sùr, au corn’s de cette odyssée, nous avons rencontré des personnes humaines et compétentes, il faut le souligner.Par contre, d’autres situations m’amènent à réfléchir sur la qualité des soins: ma mère a des plaies de lit, elle est changée de position toutes les deux heures et elle reçoit son injection de morphine toutes lesquatre heures.Si on veut la soulager, pourquoi lui donner sa morphine une demi-heure après l’avoir installée?La veille de sa mort, une infirmière fait une prise de sang, une autre prend sa pression, il paraît que cela ne peut la faire souffrir.Même les bras remplis d’ecchymoses?Même les bras œdématiés?Selon une amie infirmière, cela leur permet de mieux suivre son évolution.Mas pour nous, peu importe, nous savons qu’elle va mourir.Ma mère s’est éteinte dignement le 16 août 1996.Elle nous a laissé 13 jours, nous permettant ainsi de nous préparer à l’imminence de sa mort Au cours de ces jours, nos décisions, toutes prises unanimement, ont reflété l’importance pour nous d’être solidaires tout en nous respectant.Je suis fière de nous.Elle serait fiè-re de nous.oru 9i;p -TC) Réplique à la lettre de Serge Losique He projet de Daniel Langlois aidera le cinéma d’auteur acn ¦ pas le problème engendré par une supposée trop grande quantité de films d’auteur.Nos étés sont d’une tristesse incroyable, alors que nous sommes complètement submergés par les blockbusters hollywoodiens.Mais encore Prima film a-t-il annoncé la date d’ouverture, ou du moins la fin des travaux pour son nouveau complexe?Et Losique en rajoute: «Ci-néplex Odéon construit actuellement 20 salles, rue Saint-Denis.Peut-on croire un seul instant que Cinéplex négligera les films “d’auteurs” ou “indépendants” dans ses nombreuses salles?» Oui.Qu’est-ce qui fait croire à M.Losique que, soudainement, Odéon aura quelque chose à cirer des films d’auteur?Ce ne sont pas 20 nouvelles salles qui suffiront à éveiller une conscience artistique chez les financiers torontois.Plus de salles de cinéma qui ont une vocation de marge, c’est une bonne nouvelle pour les cinéphiles.Pour les politiciens de bas étages, c’est une autre histoire.Si ce frétait du Cinéma Parallèle, qui continue de présenter des films intéressants de par leur forme, leur contenu et leur marginalité, le cinéma d’auteur se limiterait à Montréal, à Beaumarchais l’insolent.Si le cinéma d’auteur est en si bonne forme, où sont les derniers films de Greenaway et de Godard?On ne parle pas ici de microscopiques réalisateurs du Wyoming mais de deux des plus grands artistes du XXe siècle! Pourtant, les deux œuvres de ces auteurs ont pris l’affiche en Europe, il y a déjà un certain temps, et le dernier Godard sera offert aux New-Yorkais pour la Saint-Valentin.Et à Montréal, toujours aucune nouvelle: beaucoup de peut-être, mais rien de confirmé.Losique s’attaque aussi au volet technologique, y allant au passage d’une pointe contre le défunt Festival du nouveau cinéma de Montréal.Il ose dire: «Quant aux “nouveaux médias" que Langlois a accolés à ses projets de “cinéma”, tout le monde qui manipule l’image aujourd'hui est plongé dans le monde de l’image virtuelle et des nouvelles technologies.Le cinéma, par sa nature même, a toujours été à l’avant-garde de tous ces progrès technologiques.Et tous les grands festivals internationaux (y 9i h frCH JOËL POMERLEAU Éditeur du magazine Internet Hors Champ osique a raison.Le cinéma d’auteur et le cinéma indépendant se portent à merveille à Montréal, comme en témoigne l’incroyable qualité des films présentés
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