Le devoir, 1 mars 1997, Cahier A
-?FONDE EN 1910 ?- LE DEVO V o l .L X XXVIII M 0 N T R.E A L , L E SSA M E I) I E T I) I M A N C II E 2 Al A 11 S C A II I E II S - I , 9 7 $ + î i> s + t v q LES ARTS Le théâtre de Dominic Champagne: l'heure de s'enivrer, page B1 LIVRES Publier son premier roman, toute une intrigue! page A 5 ÉCONOMIE Les caisses populaires seront bientôt virtuelles, page C 1 rumcvtAiitï, Ir'V^ LES ACTUALITÉS Funiculaire de Québec: un rapport accablant, page A 5 PERSPECTIVES La dure relance de TQS Qui peut sauver Télévision Quatre Saisons?C’est la question qu’il convient de se poser après que le CRTC a mis le holà aux ambitions gargantuesques de Vidéotron, convaincu qu’une troisième chaîne généraliste de langue française au Québec, bien outillée et dynamique, est viable.Mais avec son audience qui périclite et une vocation chancelante, TQS est drôlement mal en point.Il lui faudra bien plus que de l’argent: une bonne dose d’imagination.Le temps presse et le CRTC l’a reconnu.L’acquéreur devra être choisi d’ici au 14 mars prochain par le fiduciaire qui s’occupe des affaires courantes de TQS, et non par Vidéotron qui aurait la partie trop belle.Dès le 2 mai, le CRTC publiera son avis d’audiences publiques et fera ainsi connaître l’identité de l’acheteur.Le 22 août, six mois après avoir rejeté la fusion de Télé-Métropole et de TQS, le Conseil rendra publique sa décision.Espérons pour TQS, qui vit d’expédients, que ce nouvel acquéreur trouvera grâce à ses yeux.En ce sens, la décision du CRTC est courageuse et elle implique une certaine part de risque.La proposition de Vidéotron avait le mérite de régler le problème de TQS une fois pour toutes.Mais la concentration envisagée en aurait créé d’autres en minant l’actuel équilibre entre le télédiffuseur, d’une part, et les créateurs, les producteurs indépendants et les annonceurs, d’autre part.Le plus grand câblodistributeur au Québec et le propriétaire de la télévision dominante d’ici, Télé-Métropole et son réseau TVA, auraient formé une énorme masse dans le paysage télévisuel québécois avec près de 50 % de l’écoute totale et 72 % des revenus des stations privées.Déjà, Télé-Métropole a su profiter du flou qui s’est installé chez TQS l’an dernier.Les derniers sondages BBM montrent que TM a renforcé sa position dominante et jouit d’une part d’écoute de 37 % dans le marché de la télévision francophone.TQS a creusé son déficit et sa part d’audience a glissé au plus bas niveau de son histoire, de maigres 10 %.C’est donc dire que la relance de TQS ne sera pas une sinécure.Tout reste à faire.On doit s’attendre à ce que Télé-Métropole livre une concurrence féroce à une TQS qui tenterait de se relever, d’autant plus que c’est la chaîne dominante qui a le plus à perdre d’un possible redressement de TQS.Qui a dit qu’il ne fallait pas frapper quelqu’un qui est déjà à terre?Selon nos informations, Vidéotron aurait déjà reçu cinq offres pour TQS sans même les avoir sollicitées.André Chagnon savait de quoi il parlait quand il a affirmé lors des audiences du CRTC — un peu naïvement, a-t-il reconnu par la suite — que plusieurs acheteurs sç manifesteraient advenant la mise en vente de TQS.A l’heure actuelle, les noms de trois acheteurs potentiels, de propriété québécoise, circulent: Cogeco, Radiomutuel et les Réseaux Premier Choix, une filiale d’Astral.On peut s’attendre à ce que des télédiffuseurs du reste du Canada y jettent également un coup d’œil.D’emblée, Cogeco apparaît comme un acquéreur naturel.La compagnie de la famille Audet possède déjà deux stations affiliées à TQS.En achetant la tête du réseau à Montréal, Cogeco serait en mesure de constituer une chaîne panquébécoise, un avantage marqué dont jouit, d’ailleurs, Télé-Métropole et son réseau TVA depuis l’acquisition du réseau Pathonic.Cogeco a l’aident qu’il faut.Quant à l’imagination, aucune manifestation tangible de ce côté-là, son expérience en programmation, en régions seulement avec des moyens limités, n’est pas des plus probante.Cogeco pourrait toutefois s’adjoindre un partenaire qui se chargerait de la création.Radiomutuel, de son côté, jouit de l’appui financier de Charles Sirois qui possède, par l’entremise d’une de ses entreprises, une partie du radiodiffuseur.En outre, Radiomutuel fera prochainement son entrée en télévision avec une chaîne spécialisée, le Canal Vie.Mais là encore, Radiomutuel n’a jamais brillé par son esprit d’innovation.Restent les Réseaux Premier Choix, une filiale d’Astral dirigée par Pierre Roy, un ancien de Radio-Québec.En plus d’exploiter Super Ecran, les Réseaux Premier Choix ont lancé Canal Famille et le Canal D, deux chaînes spécialisées qui connaissent leur part de succès.Ce sont les seuls qui ont une expérience éprouvée en télévision.Le CRTC n’aura pas son mot à dire sur le choix de celui qui se présentera devant lui.C’est au fiduciaire, un certain André H.Caron, et à lui seul, de choisir l’acheteur de TQS.C’est à lui à, paradoxalement, de tenir compte des «préoccupations» du CRTC.Et on voit mal le Conseil faire la fine bouche et rejeter dans six mois la demande du nouvel acquéreur sans sonner le glas de TQS.Robert Du t ri s a c ?M É Montréal Averses de pluie Max: 4 Min:-11 T É 0 Québec Grésil, verglas et pluie Max: 3 Min:-13 Détails, page C 12 INDEX Agenda.B 10 Annonces.C 10 Les Arts.B 1 Avis publics .C 9 Bourse.C 8 Économie.C 1 Éditorial.A 10 Idées .Ail Livres .D 1 Le monde.A 8 Les sports.,C 12 Montréal.A 3 Mots croisés.C 11 Politique.A 6 ' fPi & • .r- Le Canada devra dire oui à la sécession du Québec Ottawa défend en Cour suprême la primauté du droit canadien dans la question québécoise MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le Québec peut faire sécession, en vertu du droit canadien et du droit international, mais seulement s’il obtient la bénédiction du reste du Canada par l’entremise d’un amendement constitutionnel, soutient le gouvernement fédéral.Malgré les impasses constitutionnelles ré- pétées des dernières années, Ottawa reste toutefois muet sur la façon d’obtenir pareille modification, jugeant la question prématurée et même dépourvue de pertinence.«Bien que la Constitution du Canada ne prévoie pas expressément la sécession, le procureur général du Canada soutient que la Constitution du Canada peut [s’adapter à] tout changement à la fédération ou à ses structures institutionnelles, y compris un changement aussi extraordinaire que la sécession d’une province», écrit Ottawa dans son mémoire déposé hier auprès de la Cour suprême du Canada dans le cadre du renvoi sur la légalité d’une sécession unilatérale du Québec.Cette admission ne conduit toutefois pas le gouvernement fédéral à préciser com- VOIR PAGE A 12: CANADA Négociations du secteur public Dernière distribution de cartes Le gouvernement fera une offre finale aux syndicats mardi MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Le premier ministre Lucien Bouchard a mis fin au caucus de deux jours du Parti québécois à Magog en annonçant une nouvelle offre gouvernementale qui sera faite aux syndicats du secteur public mardi.Il a toutefois refusé, malgré une demande de la CSN, de s’engager à ne pas adopter une loi spéciale décrétant une baisse cje salaire pour les 400 000 employés de l’État advenant un échec des présentes négociations.Déjà, la veille à Sherbrooke, M.Bouchard avait durci le ton devant plus de 500 partisans participant à un souper-bénéfice en indiquant que, selon son expérience, «les syndicats sont formés pour revendiquer, pas pour négocier».Le premier ministre a rejeté les deux propositions syndicales, celle de la CSN et une deuxième des autres syndicats, en notant qu’il s’agissait de solutions trop coûteuses pour le gouvernement Devant la réponse glaciale du premier ministre Bouchard, les présidentes de la CEQ et de la Fédération des infirmières, Lorraine Pagé et Jennie Skeene, ont donc défendu hier la dernière offre intersyndicale du secteur public.«Us l’ont évaluée pas mal vite, un peu précipitamment.On l’a déposée hier [jeudi] soir», s’étonnait Mme Pagé.Mme Skeene, de la FIIQ, semblait aussi trouver les réticences de M.Bouchard un peu soudaines puisque l’offre intersyndicale n’a même pas encore été évaluée au plan financier.VOIR PAGE A 12: NÉGOCIATIONS La guerre des étoiles DAVID SILVERMAN REUTERS INSTALLES sur le toit d’une vieille mosquée, ces soldats israéliens surveillaient étroitement hier l’entrée des Palestiniens dans Jérusalem par la porte de Damas, le vendredi étant jour de prière pour les musulmans.La tension était vive dans la ville sainte à la suite de la décision des autorités israéliennes de construire des milliers de résidences pour la population juive à Jérusalem-Est.Lire nos informations, page A 8.ARCHIVES LE DEVOIR Anne Hébert rentre au Québec Elle vivait à Paris depuis plus de 30 ans CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS La romancière québécoise Anne Hébert s’apprête à rentrer au pay§ après plus de 30 ans de vie parisienne.A 80 ans, la grande dame de la littérature québécoise qui remporta le prix Femina (1982) pour Les Fous de Bassan et celui du Gouverneur général (1992) pour L’Enfant chargé de songes devrait revenir s’installer au Québec dès cet été.Elle quittera donc son appartement de la petite rue Pontoise, dans le quartier latin, à deux pas de la Seine, pour Montréal.La jeune octogénaire issue d’une famille de Québec dit laisser Paris pour des raisons personnelles.Depuis de nombreuses années, elle faisait régulièrement la navette entre les deux villes, revenant chaque année au Québec.Anne Hébert avait fait un premier séjour à Paris, entre 1954 et 1957, avant de s’y ins- VOIR PAGE A 12: HÉBERT POLITIQUE Gilles Duceppe en interview Le Devoir entreprend série d’interviews avec chacun des candidats à la direction du Bloc québécois.Gilles Duceppe est le premier à répondre à nos questions.Il sera suivi lundi de Rodrigue Biron.aujourd’hui une Lire en page A 6 François Girard et son gros film de pauvre Avec Le Violon rouge, le jeune cinéaste se lance dans une production tournée en cinq langues et en autant de pays JALTJUES NADEAU LE DEVOIR François Girard, un oiseau rare au Québec Un film tourné en cinq langues et en autant de pays, coproduit avec l’Angleterre et l’Italie.Tel est Le Violon rouge de François Girard, auquel il donnait en février son premier tour de manivelle.Universel, le jeune cinéaste.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR François Gjrard est un oiseau rare au Québec.A l’heure où tant de jeunes cinéastes se battent pour le maigre financement de films qui récolteront au mieux une audience nationale clairsemée, Girard s’éclate à l’échelle planétaire.Le cinéaste de 32 films brefs sur Glenn Gould ne fait pas, ces années-ci, dans la pure laine.Il s’en excuse presque, avec son petit air juvénile et ses yeux brillants, explique qu’il garde plusieurs projets québécois dans son tiroir, manifestement déchiré entre l'envie de se propulser ailleurs et celle d’explorer ses racines.Internationaliste un peu malgré lui, tout en aimant ça.Soit! Son Violon rouge dont le tournage débutait il y a deux semaines à Montréal ne montrera ni le Montréal de l’Est ni les premiers sillons creusés par nos pionniers.Filmé en Angleterre, en Au- triche, en Chine, en Italie et à Montréal, et en cinq langues s’il vous plaît, il suivra la destinée d’un violon à travers trois siècles et trois continents, sur cinq époques.Douze millions de budget pour cette coproduction Canada, Italie, Angleterre.Ça paraît colossal au Québec.La somme se révèle tout compte fait modeste à l’échelle internationale.«Le Violon rouge sera le plus gros film de pauvre du cinéma canadien», tranche le cinéaste de 34 ans en tâchant d’expliquer en quoi consistera cette œuvre en cinq volets avec pour héroïne l’âme d’un violon circulant à travers les siècles.Ni un film sur la musique, ni une œuvre politique, enfin pas tout à fait.Ça parlera d'amour et d'immortalité, ça voyagera dans le temps.«Après tout, voyager dans le temps, c’est ça le cinéma,» affirme-t-il.VOIR PAGE A 12: GIRARD 778313000696 m* ' ¦ '¦:¦• v ¦• i Tous les week-ends au Québec* Grâce aux économies de SuperMaxMC, un appel interurbain au Québec ne coûte pas plus de 13 d la minute*.Et ça, 52 week-ends par année, pour tous vos appels de 3 minutes et plus! Pour en profiter, faites simplement le 1 888 25 SUPER.la minute *Valide pour les appels acheminés sur le territoire desservi par Bell.Minimum de 15$ d'interurbain par mois.Certaines restrictions s'appliquent.du génie et des gens'" ' ï LOGEMENTS SOCIAUX fl k pÂMEÆB-GBACgg.Ç JSSSS^Î Fait n°5 sur la SP 10e COLLOQUE Commission de développement de la métropole Ménard doute mais persiste À trois jours du début des débats en commission parlementaire concernant l’éventuelle Commission de développement de la métropole, le ministre d’État à la métropole Serge Ménard fait le point.Pendant ce temps, ni le parti Vision Montréal ni le RCM n’ont de position politique sur ce dossier pourtant fort important pour l’avenir de Montréal.MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Magog — Le ministre d’État à la métropole, Serge Ménard, entretient bien quelques doutes sur son projet de loi créant la Commission de développement de la métropole, notamment sur le bon fonctionnement d’un groupe de 40 personnes (26 représentants du milieu municipal et 13 décideurs socio-économiques, en plus du ministre comme président) aux affinités et personnalités différentes, voire opposées.«J’espère qu’on n’aura pas des votes de 27 contre 13», dit-il.Mais il considère surtout qu’il s’agit toujours de la solution la plus rapide, souple et économique pour le mieux-être de la métropole.«Ce n’est peut-être pas la solution idéale, mais c’est la meilleure présentement.Si je constate que les gens sont prêts à aller plus loin, on ira plus loin.Les situations complexes demandent des solutions subtiles.Je pense qu’on a trouvé le moyen avec la commission de concilier des positions très éloignées.L’idée fondamentale est d’amener les gens dans une structure où l’on évite l’affrontement C’est un autre état d’esprit, que je veux développer.» A la veille de la commission parlementaire qui étudiera le projet de loi créant la CDM, le ministre se dit conscient de la difficulté de «changer les mentalités» dans le monde politique, mais il croit que le caractère évolutif de la commission, c’est-à-dire le fait qu’elle ne pourrait devenir décisionnelle qu’en 1999, assurera la naissance en douce de l’organisme.Le pouvoir décisionnel de la commission pourrait sur-venir auparavant dans certains domaines, au besoin, précise le ministre, mais l’étapisme reste de rigueur.«Sinon, certains seraient arrivés avec une attitude de peur face à ce que la majorité pourrait leur imposer dans des domaines où actuellement ils sont les seuls à décider.Mais si je les amène à participer à la planification, qui est dans l’intérêt commun, l’état d’esprit est tout à fait différent.On se fixe des objectifs, on regarde comment les atteindre et on en arrive à un certain nombre de décisions qui doivent être prises, certaines par le pouvoir local, d’autres par le pouvoir régional ou le gouvernement du Québec.» Le ministre Ménard estime que l’autre mission de son ministère dans ce dossier est d’amener les autres ministères québécois — Transport, Affaires municipales, Industrie et Commerce, Environnement — à «penser métropolitain».Les ministres responsables ne siégeront pas à la grande table de la CDM, mais devront planifier ensemble et en fonction de la région métropolitaine.L’instance de 40 participants, quant à elle, ne se réunira que quatre ou cinq fois par an au départ, mais l’exécutif composé de huit membres le fera beaucoup plus souvent, au moins tous les mois.«Mettez ensemble les huit ou neuf acteurs les plus importants de la métropole et vous allez voir qu’on va développer rapidement des actions.Par ailleurs, un travail important va se faire entre les réunions, par consultation continuelle entre les représentants, les fonctionnaires du gouvernement et des villes.» Basée largement sur les recommandations du rapport Pichette, la CDM ne gérera rien elle-même et déléguera beaucoup vers des organismes existants ou à créer.Elle formulera au gouvernement des recommandations sur les questions suivantes: structures existantes qui agissent déjà sur le territoire couvert; gestion de la qualité de l’air et de l’eau; équipements récréatifs, culturels et touristiques; ainsi que les pouvoirs le financement et la composition de l’Agence métropolitaine de transport Dans ce domaine, le ministre place beaucoup d’espoir dans le projet «structurant» de la carte à puce, qui fournira plein de renseignements sur les déplacements des gens, les distances parcourues et le coût.Ce projet de 10 millions devrait se financer uniquement par l’élimination de la fraude dans le transport en commun.Quant à la participation de représen: tants non élus aux travaux de la CDM, elle viendra apporter un équilibre, une complémentarité indispensables à la bonne marche des choses.Ce sera en quelque sorte la conscien- La SP est la maladie neurologique la plus répandue chez les jeunes adultes au Canada.Société canadienne de la Sclérose en Plaques 1-800-268-7582 VOYAGES LOISIRS Spécialiste en voyages de groupe EXPO «EDVARD MUNCH» À TORONTO 12-13 avril 1997 Musée royale de l'Ontario, Galerie d'art de l'Ontario, Collection MacMichael, voyage guidé en français: à partir de 160 $ par personne en occupation double MUSÉES À WASHINGTON 22-27 mai 1997 Collection Hyde, Hersheyworld, pays Amish, Smithsonian, Mt-Vernon, dégustation de vin avec dîner, voyage guidé en français: à partir de 749 $ par personne en occupation double TENNIS À ROLAND-GARROS 30 mai-8 juin 1997 transport aérien, hébergement (**), assistance à trois matchs (28,29,30 mai), excursions à Versailles et à Épernay, guidé en français.Contactez-nous pour les prix.Renseignez-vous auprès de nos agents au 252-3129 et 252-3130 du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30.ce collective de Montréal.«Par définition, les élus locaux ont une pensée globale mais locale.Les non-élus ont une vision régionale sectorielle.D y a des choses que le maire de Saint-Laurent ne peut pas se permettre de dire sans se tirer dans le pied, tout comme un syndicaliste ou un entrepreneur.» Sans préconiser l’idée «d’une île, une ville», il dit garder l’œil ouvert sur l’expérience torontoise où l’on s’apprête à voter sur la fusion de la métropole et de ses principales banlieues.«Je vais voir si plus gros c’est effectivement meilleur et moins cher.» En ce qui concerne le logement, M.Ménard croit que les gens des banlieues reconnaissent l’importance de recréer à Montréal un milieu humain, vivant, absent de violence et de décrépitude.«Je n’ai aucune espèce d’objection à ce que les gens choisissent de vivre en banlieue.L’un des avantages de la grande région montréalaise c’est d’offrir une grande variété d’habitats.Mais, à condition que tous en paient le coût» Il sait que ce sont les gouvernements supérieurs qui ont subventionné en quelque sorte l’étalement urbain.L’heure est maintenant venue de revivifier le centre.Les banlieues, de leur côté, devront revoir leurs coûts de main-d’œuvre, un peu comme le fait le gouvernement québécois en ce moment Lors du caucus péquiste des deux derniers jours, plusieurs députés ont exprimé au ministre Ménard les préoccupations de leurs élus locaux sur le rôle de la future CDM.Le ton a monté quelques fois, mais M.Ménard estime qu’il s’agit de discussions constructives, se situant au-dessus des lignes de parti.Il insiste que sa démarche avec la CDM se fera toujours dans un esprit de consultation et de représentativité de tous les intérêts.«Aucun groupe ne se sentira écrasé par la majorité.Lors du forum de consultation, j’ai tenu compte de toutes les opinions, mais c’est sûr que je ne pouvais pas toutes les retenir pour la commission.C’est impossible.Le seul point sur lequel il y avait l’unanimité, c’est que je la préside.» Les mal-logés au salon JACQUES NADEAU LE DEVOIR | UNE CENTAINE de mal-logés se sont rendus hier matin à l’inauguration du Salon de l’habitation de, Montréal, au Stade olympique, mais ce n’était pas pour choisir un nouveau comptoir de cuisine ou un système, de chauffage dernier cri.Ils ont préféré demeurer aux abords du Stade avec leurs panneaux.Le «camp des mal- ! logés», une initiative du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), demande au premier ministre Lucien Bouchard de respecter sa promesse d’offrir 1500 logements sociaux chaque année.—.-¦ L’arrivée du géant Loblaw à Longueuil -?- L’opposition accuse la Ville de favoritisme KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR L> opposition officielle à l’hôtel de ' ville de Longueuil accuse l’administration municipale d’agir dans l’illégalité pour favoriser le géant de l’alimentation Loblaw, qui souhaite s’installer à Longueuil.S’appuyant sur un avis juridique du cabinet Pâquet, Galardo & Nantais, la chef de l’Alliance de Longueuil, Gisèle Hamelin, soutient que des vices de procédures importants se sont produits dans la démarche suivie par la Ville.Du coup, le projet pourrait être compromis.Pour permettre l’installation d’un magasin Loblaw dans le secteur des boulevards Roland-Therrien et Adon- cour, l’administration du maire Claude Gladu a adopté le 20 décembre dernier, lors d’une séance spéciale, une résolution l’autorisant à acheter le terrain concerté puis une autre pour le vendre le même jour à Loblaw.Mais voilà, ce terrain doit servir à du développement résidentiel ainsi qu’à la création de parcs.C’est du moins ce qui est prévu au Programme particulier d’urbanisme adopté par la Ville de Longueuil.Si l’administration désire y faire autre chose, elle doit amender cette orientation d’urbanisme.De plus, ce terrain n’est pas mentionné dans le Programme d’acquisition d’immeubles spécifique pour ce secteur.Pour l’acheter et le vendre, la Ville doit donc modifier son Programme.Rien de tout cela n’a été fait.«La Ville n’a donc pas le pouvoir d’agir et j de procéder à la transaction», estime.» l’opposition.«Depuis le début, nous ! dénonçons l’improvisation et la préci- j pitation de la Ville dans ce dossier.[.] Les événements nous donnent main-1 tenant raison.L’administration a agi; j de façon improvisée et en catimini»,; ; commente Gisèle Hamelin.Selon les avocats embauchés par J l’Alliance de Longueuil, l’administra-; j tion Gladu pourrait devoir faire face: ¦ à une action en nullité et un recours! I en injonction devant les tribunaux.; i «On n’en serait pas là si les choses, ; s’étaient passées dans l’ordre.L’ad-i^ ministration Gladu devrait faire preu-j.ve de moins de précipitation et de.plus de compétence», conclut Mme; Hamelin.Guérin, éditeur Itée NOUVEAUTÉ PARTIES INTIMES - V 2' édition V Un guide pratique sur l’anatomie de l’homme 352 pages, 19,95 $ Yosh Taguchi, m.d.Merrily Welsbord La plupart des hommes en savent plus sur leur voiture que sur le fonctionnement de leur propre corps.Et quand il est question de la santé de leurs parties intimes, même les hommes cultivés et intelligents deviennent gênés et irrationnels, préférant ignorer un problème en espérant qu’il va se régler tout seul et en ne consultant leur médecin qu’en dernier recours.Cet ouvrage, qui veut mettre Fin aux superstitions et aux idées courantes souvent fausses et exagérées, soulève enfin la feuille de vigne du nu masculin.Le Dr Yosh Taguchi, éminent urologue de Montréal, ne craint pas de dire la vérité toute nue, sans complications inutiles, sur la structure, le fonctionnement et les maladies de l’appareil génito-urinaire de l’homme, l’importance de consulter un urologue et de bien comprendre les traitements qu’il peut prescrire.Cette édition revue et augmentée présente les plus récents développements dans le traitement du cancer de la prostate et inclut trois nouveaux chapitres sur l’incontinence, les infections urinaires et les affections du rein.«Rafraîchissant.sensible et intelligent.L’auteur écrit comme s’il parlait à un ami ou un patient.» ., , ., Journal de 1 Association medicale canadienne Un ouvrage franc et direct, agréable à lire et à consulter, qui s’adresse tant aux hommes qu’aux femmes qui les aiment.Une émission télévisée sera présentée sur le sujet par l’auteur, le Dr Taguchi, au Discovery Channel, le lundi 3 mars 1997 à 22 heures.GUÉRIN, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.lidec.qc.ca La Boutique et la Librairie du Musée LE' M 0 ml A L SUR LES LEADERS DU QUEBEC CONTEMPORAIN ef sociale Université du Québec à Montréal Salle Marie-Gérin-Lajoie (J-M400) 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal, Métro Berri-UQAM 21-22-23 mars 1997 Site internet: www.unites.uqam.ca/sirp/csn D1C ?MONTRÉAL* CONTRASTE Un centre nerveux pour la communauté noire JACQUES NADEAU LE DEVOIR ««S .mw&zm ¦ 'â*ÊÊÈ Wmmm .mm ¦ fj c***m 4#* «SI ¦ Le Centre de ressources de la communauté noire a été inauguré hier après deux ans d’efforts.Il est situé sur le chemin de la Côte-des-Neiges.Fermeture de l’entrepôt de Montréal-Nord -
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