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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1997-03-03, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?— LE DEVOIR PERSPECTIVES Stéphane Baillargeon Le (Jivorce de l’Église et de la société À l’aube du troisième millénaire, la très vieille et très sainte mère l’Église vient de réaffirmer qu’un catholique divorcé et remarié ne doit pas avoir de relations sexuelles avec son nouveau conjoint.L’esprit de clocher est ardent.Mais l’œuvre de chair est faible.écidément, l’Église catholique est obsédée par le sexe.La semaine dernière, le Vatican a demandé aux divorcés catholiques qui se remarient de ne pas vivre dans «un état de pêché», c’est-à-dire, en clair, de ne pas consommer sexuellement leur nouvelle union.Cette balise n’est pas la seule d’un document préparé pour les prêtres.On y répète aussi que les divorcés qui se remarient n’ont pas le droit de «recevoir les sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie» (la confession et la communion), et qu’ils doivent respecter leur premier vœu de fidélité.En même temps, le Conseil pontifical pour la famille a invité les évêques à aider les divorcés à rechercher «la possible nullité» de leur précédent mariage, auprès des tribunaux ecclésiastiques.Pour l’annulation, on peut évoquer l’infertilité, l’incapacité mentale, ou la perte de la foi du conjoint En janvier dernier, le pape a cependant recommandé une plus grande sévérité aux tribunaux de l’Église dans l’instruction des procès en annulation de mariage.Un porte-parole du Conseil pontifical a alors affirmé qu’il n’y avait pas de contradiction entre la réclamation d’une plus grande sévérité et l’extension de «l’aide pastorale à accorder à ceux qui en ont besoin».La logique se tient effectivement.Mais c’est en fait presque tout le ma-* ?* gistère catholique concernant la sexualité qui est désespérant d’archaïsme et d’anachronisme pour des millions de fidèles à travers le monde.Ainsi, hier, le même Conseil pour la famille et la Congrégation de la Doctrine de la foi (héritière de l’Inquisition.), ont publié ensemble un «Vade-mecum pour les confesseurs sur certains sujets de morales liés à la vie conjugale» ,où on réaffirme clairement l’opposition catégorique de l’Église à la contraception.On y invite toutefois les prêtres à faire preuve de plus de compréhension vis-à-vis des catholiques ayant recours à cette méthode de contrôle des naissance.Maigre cqnsolation.Faut-il encore rappeler que l’Église catholique est la seule de toutes les grandes religions judéo-chrétiennes à interdire le mariage de ses prêtres?Qu’elle persiste à interdire l’accès à la prêtrise aux femmes?Qu’elle condamne pêle-mêle la masturbation, l’homosexualité, les relations prémaritales, voire la simple légitimité du plaisir sexuel?Karol Wojtyla écrivait en 1962 que «l’amour, qui est don d’une personne à une autre, exclut la recherche de la jouissance».Devenu Je,an-Paul II, cet homme et les autres grands bonzes de l’Église de Rome, tous mâles, célibataires et idéalement chastes, continuent de faire de la virginité la force motrice de la sexualité humaine.Ce qui est une drôle de perspective pour les pauvres pécheurs, appelés à «croître et se multiplier» et à vivre «deux en une seule chair», comme le réclame la Bible., Cela dit, le divorce qui sépare l’Église et la société est encore plus choquant dans la question entourant le divorce.Au cours des dernières années, de nombreux commentateurs, des laïcs, des théologiens et même des membres de l’épiscopat catholique ont remis poliment en doute la sagesse de Rome qui pourchasse les divorcés remariés comme des pestiférés.Ils ont souligné que la simple compassion évangélique exigeait qu’on leur permette de communier et de se confesser.Ils ont surtout mis en évidence que dans le contexte qui est le nôtre, plus que jamais, c’est la réussite d’une union entre deux êtres libres et égaux, qui est une grâce à célébrer, au lieu de jeter l’anathème sur les malheureux qui voient leur tentative de vie en commun échouer.C’est que la famille contemporaine est une institution en complète mutation sous les coups conjugués de nombreux phénomènes sociaux, l’individualisme, l’allongement de l’espérance de vie, la mise en place d’un système de protection sociale, la possibilité et la reconnaissance du droit des femmes à contrôler leur fécondité, la baisse de la natalité, la hausse de la monoparentalité, et en fait toute la révolution féministe et ses immenses conséquences, dont l’accès croissant au travail salarié.Le maître du Vatican, lui, répète les leçons d’il y a deux mille ans: «Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas» (Mt 19,6).Mais ce n’est pas de la semaine dernière que le pape tente d’imposer au monde cette vépité (comme dans Pravda) dans toute sa splendeur.L’Église catholique a fait d’elle-même sont principal sujet d’attention, sans considération pour les questions essentielles et existentielles que se posent les fidèles aujourd’hui.Elle offre son magistère désincarné, décalé et frustrant, comme planche de salut à un temps menacé à ses yeux par les démons du nihilisme, érodé par les dérives de la raison et de l’individualisme.L’attitude d’antimodernisme foncier de Pie IX perdure.Son héritier continue à mettre dans de très vieilles outres, du très vieux vin, qui tourne au vinaigre.MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Ennuagement tard Max:-6 Min:-13 en après-midi.Max: -3 Min: -9 Détails, page B 4 INDEX Agenda B 7 Idées A 7 Annonces B 6 Le monde , A 5 Avis publics.B 5 Les sports B 5 Culture B 8 Mots croisés.B 6 Économie B 2 Planète B 4 Éditorial A 6 Télévision B 7 L’ENTREVUE Pierre-F.Côté, persona designata, page B 1 LES ACTUALITÉS Charest entend être le gardien des promesses référendaires, page A 3 LES ACTUALITÉS Ottawa refuse de s'engager à combattre le sida, page A 3 Vers un registre central de la population du Québec ?Etape préalable à une carte d’identité, la Direction de l’état civil propose de créer un guichet unique pour les changements d’adresse MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le directeur de l’état civil, Guy Lavigne, propose de créer un registre central et unique de la population québécoise et d’en confier la responsabilité à l’organisme qu’il dirige.Ce mégafichier serait bâti à partir des actes de naissance, de décès et de mariage qui sont centralisés à la Direction de l’état civil depuis le 1" janvier 1994.Aux renseignements déjà consignés dans le registre de l’état civil (nom, prénom, date de naissance, etc.), il fau- drait ajouter l’adresse de chacune des personnes inscrites.Ce mégafichier servirait de source pour la mise à jour des fichiers d’identification des clientèles de l’ensemble des organismes publics et des ministères.Lorsqu’un citoyen déménagerait, il devrait en informer la Direction de l’état civil.L’adresse serait modifiée dans le fichier central et serait par la suite acheminée à tous les organismes publics auxquels le citoyen concerné accepte que l’information soit transmise.La personne devrait cocher, sur un formulaire, le nom des organismes auxquels sa nouvelle adresse serait acheminée.La nouvelle adresse serait transmise de façon automa- tique à ceux, comme la Société de l’assurance-automobile ou la Régie de l’assurance-maladie, auxquels il est obligatoire de signaler son changement d’adresse en vertu de la loi.Au cours d’un entretien avec Le Devoir, M.Lavigne a fait valoir que la centralisation des adresses à la Direction de l’état civil faciliterait la vie des citoyens.Ceux-ci ne devraient plus s’adresser qu’à un seul endroit pour signaler un changement d’adresse au lieu de remplir des formulaires pour chacun des organismes avec lesquels ils font affaire.M.Lavigne présentera sa proposition cette semaine VOIR PAGE A 8: GUICHET BBESfï «iisaiïÀ L>*’ .'À.LL V .Symphonie portuaire LE DEVOIR FOIN de violons, de violoncelles et de harpes.Dans le Vieux-Port, hier, sous la direction du compositeur André Hamel, des étudiants de facultés et du conservatoire de musique de Montréal ont fait la preuve que la musique n’était pas seulement affaire de notes, mais aussi de sons.Pendant quinze minutes, les sirènes de train, de bateau, de police, de pompiers, les cloches d’église et les barils ont été les seuls instruments — mais quels instruments — mis à la dispositions des musiciens dans leur interprétation de la «symphonie portuaire» intitulée «Chant des grandes coques».Munis de chronomètres, les musiciens devaient faire résonner leurs instruments d’un jour au moment précis inscrit sur la partition.Ces symphonies portuaires, qui se tiennent pour une troisième année consécutive, sont entrées dans la tradition et ont attiré, cette année encore, au moins un millier de spectateurs.Ceux qui auraient raté celle-là pourront se rattraper la semaine prochaine avec Macaque, œuvre du même acabit composée pour sa part par Michel Smith.L’âge de la parole Le vieux lion du théâtre québécois a plus que jamais la tête à l’écriture.L’Espace libre célèbre le printemps en présentant à compter de ce soir Les Amours, son plus récent texte.À peine remis de la mort de Robert Gravel, Jean-Pierre Ronfard pourfend ceux qui crient à la morosité et se porte à la défense des jeunes créateurs.PIERE CAYOUETTE LE DEVOIR y est peine perdue.Jean-Pierre Ronfard ne s’arrêtera jamais.Sitôt son cours terminé, vendredi dernier, il a quitté l’École nationale en quatrième vitesse, sauté dans un taxi et s’est présenté à l’Espace libre, afin de travailler à son nouveau spectacle.Puis il a poliment et patiemment offert en pâture sa tête de vieux lion au photographe et au journaliste.«Ça fait 50 ans que je me dis tous les ans: l’année prochaine, je ne fais qu’une chose.Or je n’ai jamais su le faire.Alors probablement que je suis comme ça!», se résigne-t-il, fixant obstinément la mangue qu’il tient dans sa main, comme Hamlet L VOIR ¦PAGE A 8: ¦dn fard Daniel Johnson au Devoir Restaurer l’influence du Québec au Canada Le chef libéral s'est trouvé une cause; il s'explique sur son programme à une + semaine du congrès du PLQ MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Daniel Johnson n’est pas un chef sans cause, comme le titrait Le Devoir il y a dix jours.Le chef libéral réfute cette affirmation.Une cause, il en a une.Elle est double.D’une part «restaurer l’influence du Québec au Canada».D’autre part préparer les futures générations à tirer leur épingle du jeu en Amérique du Nord en mettant «la priorité sur l’éducation».«C’est ça la cause», a dit M.Johnson au cours d’une entrevue avec Le Devoir, à ses bureaux de Place Ville Marie vendredi dernier, une semaine avant l’ouverture du congrès de son parti à Québec.«Il faut le faire parce que l’autre voie c’est l’affaiblissement du Québec en Amérique.» Pour restaurer l’influence du Québec au Canada, M.Johnson soutient un programme clairement fédéraliste, qui rompt avec les revendications autonomistes ayant marqué la politique québécoise des 30 dernières années et culminé avec le rapport Allaire en 1991.Certes, le PLQ veut «d’abord travailler à la défense des intérêts du Québec» et réclame du reste du Canada la reconnaissance du Québec comme société distincte.Mais cette reconnaissance ne viendra pas sans contrepartie, selon M.Johnson.«Nous devons exprimer notre volonté de collaborer à améliorer le Canada.Les partis fédéralistes au Québec ont depuis trop longtemps négligé l’expression de cette volonté», dit-il.Ce faisant, ils ont réduit l’influence du Qué- Esl (erture au £ VOIR PAGE A 8: JOHNSON Lire aussi en page A 2 Ottawa n’a pas rempli ses promesses Après le mouton, le singe Des chercheurs américains ont réussi à cloner un primate ASSOCIATED PRESS Washington — Des chercheurs de l’Oregon ont réussi en août dernier à cloner un singe en utilisant le même procédé que les spécialistes écossais de l’Institut Roslin Edimbourg, auteurs du clonage de la brebis Dolly, rapportait hier le Washington Post Le résultat de ces travaux, les premiers sur une espèce proche de l’homme, n’ont pas encore été publiés.Le clonage consiste à reproduire à l’identique un animal à partir de cellules, sans recourir à la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde.Les recherches ont été menées par une équipe dirigée par Don Wolf, spécialiste des primates et directeur du laboratoire de fécondation in vitro à l’Université des Sciences de la Santé de Portland (Oregon).VOIR PAGE A 8: SINGE LES ACTUALITÉS Rodrigue Biron, l’éternel optimiste * Lire notre reportage, page A 2 778313000641 :A 2 Les promesses fédérales ne sont pas remplies, dit Johnson MICHEL VENNE LE DEVOIR Le chef libéral du Québec, Daniel Johnson, constate que les promesses faites par Jean Chrétien, dans le discours du Trône de février 1996, de limiter l’utilisation du pouvoir fédé-.ral de dépenser ne sont pas remplies.«C’est vrai que la promesse de fé- vrier 1996 n’est pas complètement tenue.Il ne faut pas craindre de le dire.L’utilisation du pouvoir fédéral de dépenser est une des raisons du déséquilibre que l’on connaît au Canada dans le contentieux fédéral-provincial.Il y avait des engagements que ça ces-i serait.Il faut que ça cesse», a-t-il soutenu en entrevue au Devoir.Le dernier budget fédéral et quelques discours annoncent la création, par Ottawa, de nouveaux pro-.grammes dans des sphères de com-.pétence provinciale comme la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté chez les enfants.«Les préoccupations sont à la bonne place, dit M.Johnson, mais il faut voir comment on le fait.» Le chef libéral rappelle que son parti est sur le point d’adopter une position constitutionnelle qui requiert d’Ottawa, lorsqu’il veut créer un programme dans une sphère de compétence provinciale, non seulement qu’il ‘ consulte les provinces mais obtienne leur accord dans un processus codécisionnel.Il estime toutefois que cette , procédure est inapplicable présentement avec un parti «séparatiste» au pouvoir à Québec.«Ce n’est pas un allié crédible, un séparatiste.Je vous dis que ce ne serait pas aussi facilement possible politiquement pour le gouvernement fédéral de faire ce qu’il aimerait faire s’il y avait des fédéralistes au gouvernement du Québec avec des alliés ailleurs au Canada», a-t-il ajouté.Cette critique n’empêche pas M.ARCHIVES LE DEVOIR Daniel Johnson: carte blanche.Johnson de laisser carte blanche aux députés de son parti d’appuyer des candidats libéraux aux prochaines élections fédérales.«Il y a des alliances tactiques, circonstancielles, limitées, locales et temporaires qui visent à battre le député du Bloc québécois.Dans certaines circonscriptions, dit-il, le député du Bloc est le siège social du PQ.Chaque cent dépensé par ces députés à même les fonds publics canadiens comme opposition officielle sert à battre le député libéral provincial.A un moment donné, le député local dit «je ne le prends pas».» M.Johnson n’a pas l’intention de faire campagne auprès de candidats fédéraux.«J’interviendrai si les intérêts du Québec sont en cause», dit-il.Il reproche d’ailleurs à Lucien Bouchard de se livrer corps et âme dans la campagne du Bloc.«C’est un détournement de mandat.On le paie pas à plein temps comme premier ministre pour s’immiscer sur la scène politique fédérale.» Toronto, «megacity»?Toronto (PC) — C’est ce soir qu’on connaîtra les résultats du référendum sur la fusion des six municipalités du Grand Toronto métropolitain — un projet qui aura donné lieu à une des campagnes les plus passionnées qu’on ait vues depuis des dizaines d’années.Partout sur le territoire de la municipalité projetée de 2,4 millions d’habitants, les pelouses sont hérissées de pancartes favorisant le «Oui» ou le ,«Non» — avec une majorité de ;«Non».Pendant des semaines, des : annonces sur les dangers de la fusion ;ont encombré les ondes radiophoniques.Tous les domiciles ont reçu jdes dépliants favorables ou opposés iau projet du gouvernement provincial.; L’objectif du projet est une meilleure efficacité.Chacune des six municipalités qui composent le Grand Toronto, la ville la plus peuplée au pays, ;a son conseil municipal, son département des travaux publics et sa bureaucratie.Les adversaires du projet j soutiennent que la fusion de six gouvernements municipaux en un seul ‘gigantesque palier de gouvernement Compromettrait la démocratie, détruirait la vie de quartier, entraînerait une •hausse des taxes et provoquerait tou-:te une litanie d’autres maux.Il y a deux semaines, 4000 personnes farouchement opposées au projet ont descendu la rue Yonge pour protester.Et jour après jour, partisans des deux camps se sont adressé des insultes vitrioliques.Les éditorialistes du Toronto Star ont accusé les adversaires de la fusion de n’épargner aucun argument, si exagéré soit-il, soulignant que le camp du Non avait évoqué au sujet du projet honni les qualificatifs de «dictature», «coup d’Etat», en passant par «la trahison, la tyrannie et le fascisme».Et à deux reprises, lors de réunions publiques, Al Leach, le ministre ontarien qui a déposé le controversé projet de loi sur la fusion en décembre dernier, a été comparé à Hitler par un militant.Un cadre de la firme de sondage sur Internet Online Direct a même reçu des menaces de mort, simplement pour avoir mené un sondage sur le sujet.Pourtant, le gouvernement de Mike Harris, qui au cours de la campagne électorale de 1995, avait promis de tenir des référendums sur l’ouverture de casinos et les hausses de taxes, se lave les mains de cette consultation-ci.Pour le gouvernement, la fusion est chose faite, référendum ou pas.t loto-quêbec Tirage du 97-03-01 11 24 28 40 46 47 Numéro complémentaire: 39 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 809 910,90$ 5/6+ 3 280 991,10$ 5/6 263 2 564,10$ 4/6 14 090 91,70$ 3/6 285 065 10$ Ventes totales: 18 823 271 $ Prochain gros lot (approx.): 5 800 000 $ Tirage du 97-03-01 7 9 11 17 25 26 Numéro complémentaire: 10 MISE-TÔT 10 17 37 38 GAGNANTS LOTS 29 1 724,10$ VENDREDI Tirage du 97-02-28 NUMÉROS LOTS 441578 100 000$ 41578 1 000$ 1 578 250$ 578 50$ 78 10$ 8 2$ EBtra Tirage du ™ SAU£D1 97-03-01 NUMÉROS LOTS 272825 100 000$ 72825 1 000$ 2825 250$ 825 50$ 25 10$ 5 2$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 9 999,60 $ 5/6 36 185,10$ 4/6 1 416 21,90$ 3/6 19 728 5$ Ventes totales: 541 139 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ ^ Tirage du 97-02-28 8 9 16 20 30 39 43 Numéro complémentaire: 42 GAGNANTS LOTS 7/7 0 2 500 000,00 $ 6/7+ 2 42 626,90 S 6/7 27 2 762,80 $ 5/7 1 707 156,00$ 4/7 36 649 10$ 3/7+ 33 423 10$ 3/7 308 996 particip.gratuite Ventes totales: 4 543 312 $ Prochain gros lot (approx.): 4 000 000 $ Prochain tirage: 97-03-07 Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Mm a Tàa / ; AvV*' w mm r ' 't & V Rodrigue Biron au Devoir L’éternel optimiste Son vocabulaire, proche de la prédication, en dit long.Il veut faire «la souveraineté emballante».Le projet de loi 79 nuirait aux accidentés du travail LOUISE LEDUC LE DEVOIR N'euf organisations, dont cinq syndicats, ont dénoncé hier le projet de loi 79 sur la déjudiciarisation de la Commission de la santé et et de la sécurité au travail (CSST), jugeant que son adoption ferait gonfler les coûts des expertises médicales et juridiques et puirait aux accidentés du travail.A deux jours de la reprise des travaux parlementaires sur le controversé projet de loi du ministère du Travail, la coalition, menée par la CSN et la CSD ont d’abord prôné en conférence de presse l’abolition pure et simple du bureau d’évaluation médicale.«Il n’est pas normal que le fardeau de la preuve médicale soit inversé, ni que ce bureau renverse 70 % des décisions des médecins traitants», s’est plaint le vice-président de la CSN, Marc Laviolette.Contrairement à la Fédération des travailleurs du Québec qui le défend, la CSN repart de son côté en croisade contre le comité paritaire qui, à la dernière instance d’appel des décisions sur les lésions professionnelles, serait appelé à trancher.S’il devait être adopté tel quel, le projet de loi 79 obligerait à la dernière étape du processus les représentants patronaux, syndicaux et de la CSST à s’asseoir à une même table pour décider du sort des accidentés du travail.Selon la coalition, cette façon de procéder entraînerait de nouveaux délais et creuserait des fossés plus profonds, laissant finalement la décision finale au seul ar- bitre du ministère du Travail.«Nous croyons plutôt que cette dernière instance devrait relever du ministère de la Justice et non du ministère du Travail afin d’en garantir l’impartialité et l’indépendance», prône M.Laviolette.Comme lui, le président de la CSD, Claude Gingras, soutient que le dialogue est nécessaire en cours de route mais que la décision finale devrait être rendue par un tribunal dont la neutralité ne serait pas entachée par la présence de représentants syndicaux ou patronaux.Autrement, le processus s’enliserait davantage dans une bureaucratie déjà trop coûteuse.La CSN, aux dires de son vice-président, débourse chaque année quatre millions en expertises médicales et juridiques.Le président de la CSD, Claude Gingras a de son côté rappelé les 250 000 $ que l’organisation vient de verser en expertises de toutes sortes dans sa défense d’une dizaine de victimes de l’amiantose.Au concert de doléances se joignaient hier la Centrale des professionnels de la santé, la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec, le syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, deux groupes de défense des accidentés du travail et le cabinet d’avocats Mercure Miller.Tous sont signataires d’une lettre envoyée au premier ministre Lucien Bouchard pour protester contre le projet de loi présenté par le ministre du Travail Matthias Rioux et dont la lecture, article par article, commence demain.JEAN DION LE DEVOIR Rodrigue Biron est un homme optimiste.Très très optimiste même, presque trop.Il en convient lui-même lorsqu’il devine une pointe de scepticisme chez ses interlocuteurs.C’est que l’ancien chef de l’Union nationale devenu ministre péquiste puis homme d’affaires prospère ne fait pas dans l’à-peu-près lorsqu’il parle des raisons qui l’ont incité, à 62 ans, à revenir en politique pour briguer la direction du Bloc québécois.Son vocabulaire, proche de la prédication, en dit long.Il veut faire «la souveraineté emballante».Quatre ans lui suffiront, affirme-t-il, pour «gagner le référendum, faire la négociation et retourner prendre le café sur la galerie avec ma femme».Dossier expédié, dans l’harmonie, mieux vaut un divorce à l’amiable qu’une querelle perpétuelle.Le plan B déraillera quand les Canadiens, après que les souverainistes leur auront parlé et les auront convaincus que de la sécession émergeront «les deux meilleurs pays au monde», comprendront que «ces Québécois-là, ils sont le fun».«Je ne fais pas la souveraineté contre les Canadiens, explique-t-il.Je vise deux gagnants.» Même les partitionnistes, «une fois qu’ils auront goûté à un système, la souveraineté du Québec, qui va fonctionner — le Québec sera plus riche qu’il l’est aujourd’hui à tous points de vue —, ces gens-là vont être heureux».L’entrepreneur n’est jamais très loin.Le projet de société fondé sur la justice sociale («le gros bon sens»), que M.Biron veut voir le Bloc écrire pour un Québec indépendant, est aussi un «plan d’affaires».Les libéraux et les conservateurs, «ils sont des compétiteurs, c’est tout, [mais] mon produit est meilleur».Comme en affaires, la priorité consiste à gagner le «respect».Quand viendront les moments chauds de la transition, «nos concitoyens anglophones, allophones et canadiens ne [voudront] pas de chicane; je le sais, je suis un négociateur».Et s’il prévient que le projet souverainiste doit inclure tout le monde, «y compris Jacques Parizeau, Je plus grand génie de la fiscalité et du développement économique par l’État qu’on a eu au Québec», il précise n’être personne pour condamner ou juger qui que ce soit — on lui a posé la question des votes ethniques, bien entendu — et souligne que «chacun a sa clientèle».En entrevue au Devoir, Rodrigue Biron parle d’abondance.De «valeurs», familiales, sociales et économiques, un terme pas nécessairement à la mode.D’idéal.D’avenir aussi, à propos duquel il mentionne l’importance de voir «des gens comme Gilles Duceppe qui se base sur son passé au sein du Bloc québécois, sur ce qu’il a fait au Bloc jusqu’à aujourd’hui, sans vision d’avenir.Moi, je dis comment je vois l’avenir, comment je vois les différentes valeurs qu’il faut appliquer, pourquoi il faut aller chercher des nouveaux venus plutôt que de dire “on est une gang et on va rester ensemble”».Le Bloc, «gardien de la souveraineté» La course, «c’est plus sur la personnalité [que ça se joue], parce que sur le fond, sur la souveraineté, on pense tous la même chose».Et à ceux qui font sans cesse valoir leurs lettres de créance souverainistes, qui lui rappellent par exemple qu’il a voté contre la loi 101 en 1977, sa réponse est prête.«Je dis que j’ai eu peur» de l’idée d’indépendance jusqu’à l’approche du référendum de 1980, raconte-t-il.«C’est normal d’avoir peur dans la vie.50,6 % des gens ont eu peur au dernier référendum.Il y a des gens qui étaient convaincus du fédéralisme, mais une grande partie a eu peur de la souveraineté.[Or], parce que j’ai vécu cette crainte dans le passé, je suis capable d’en parler avec plus de crédibilité et, peut-être, plus d’émotion.» M.Biron estime que le Bloc a le «privilège» d’être dans l’opposition, ce qui lui permettra de dessiner son projet.Il se dit épris de justice sociale, il voudrait voir les gouvernements rappeler aux banques et aux grandes entreprises leurs devoirs fiscaux.Même à Québec où régnent ses alliés, affirme-t-il, il y aurait moyen d’aller chercher jusqu’à un milliard de dollars au nom de l’équité: «Si j’étais là, je le ferais.Quand on demande aux gens de faire un effort et de se serrer la ceinture, il faut être logique.» En ce qui concerne les relations qu’il aurait avec le cousin de Québec, M.Biron voit le Bloc comme «le gardien de la souveraineté et de la social-démocratie».Le BQ et le Parti québécois, ajoute-t-il, sont comme «deux rails d’un chemin de fer: si l’un s’éloigne ou s’approche de l’autre, le train déraille.Il faut garder la même distance et aller dans la même direction.» Aussi n’hésiterait-t-il pas à se donner un rôle assez ambitieux.«Il faut que le chef du Bloc ait le même pouvoir moral que M.[Lucien] Bouchard a eu sur M.Parizeau au dernier référendum, explique-t-il.Un homme peut se tromper de temps en temps; deux hommes, les chances sont beaucoup moindres.Il va falloir que le chef du Bloc soit capable d’assumer un pouvoir “moral” sur le chef du PQ, sans avoir d’ordres à lui donner et sans recevoir d’ordres de lui.» Il assure par ailleurs qu’il favorise le style de gestion collégial, mais refuse toujours de dire s’il se portera candidat lors des prochaines élections générales en cas de défaite dans la course au leadership.Il continue toutefois de croire en ses chances de l’emporter en faisant le plein de votes de Accusations de pédophilie Le Gardens perd la face PRESSE CANADIENNE Toronto — Il y a deux semaines, le Maple Leaf Gardens évoquait à l’esprit de tous les Canadiens des images de buts légendaires, de coupes Stanley et de grandes rivalités sportives.Aujourd’hui, le temple du hockey torontois est plutôt synonyme d’un terrible scandale où se multiplient les accusations de pédophilie.Depuis qu’un premier individu a déclaré publiquement il y a quelques semaines avoir été agressé sexuellement par un employé du Gardens, la direction de l’amphithéâtre s’est engagée dans une bataille de relations publiques désespérée.L’adversaire est cependant trop gros et les experts en communication estiment que le Gardens est en train de perdre la face, totalement «Je crois que cela va devenir un des plus grands désastres de relations publiques de l’histoire canadienne», affirme Ray Argyle, président de Argyle Communications.«Cette situation a été affreusement mal gérée par le Maple Leaf Gardens, au point que je dirais que la réputation de cette grande institution canadienne est en loques, et je doute énormément qu’elle puisse un jour se rétablir.» Tout a mal été pour la direction du Gardens.«D y a eu des révélations quotidiennes et la tension s’est accrue sans cesse», note Barry McLoughlin, président de la firme de communication d'Ottawa qui porte son nom.«Vous ne pouvez faire autrement que de vous demander ce qu’ils cachent encore.» Plus de 80 hommes soutiennent avoir été attirés au Gardens alors qu’ils étaient adolescents.Des employés leur auraient promis qu’ils pourraient assister à des matchs de hockey et à des concerts, et les auraient ensuite contraints à des actes sexuels.Gordon Stuckless et John Roby, deux anciens employés du Gardens, ont été accusés notamment d’agression sexuelle.Un troisième présumé pédophile est mort il y a 13 ans.Cinq autres individus sont soupçonnés d’avoir trempé dans cette sombre affaire.De nouvelles accusations devraient être déposées au cours des deux prochaines semaines et d’autres présumées victimes se déclarent encore régulièrement à la police, indique l’enquêteur DaveTredrea.La direction du Gardens a été confrontée à des allégations d’agressions sexuelles dès 1993 et il est même possible qu’elle ait eu vent de l’affaire il y a 20 ans, alors que des adolescents auraient été forcés de se promener nus dans les coulisses de l’amphithéâtre.La direction a permis à sa compagnie d’assurances de mener une enquête discrète et a ensuite conclu une entente à l’amiable avec une présumée victime, Martin Kruze, qui avait porté plainte en 1993.Après le dépôt des premières accusations, il y a deux semaines, l’histoire de M.Kruze a circulé dans tous les médias.Et après que la photo d’un deuxième présumé pédophile vêtu du gilet des Maple Leaf eut fait la une d’un quo-tidien torontois, la fameuse feuille d’érable bleue portée à tous les matchs par Félix Potvin, Mats Sundin et Wen-del Clark est devenue le symbole d’un scandale sans cesse grandissant «Un des plus grands désastres de relations publiques.» Demain: Pierrette Venne et le référendum de la dernière chance JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rodrigue Biron: épris de justice sociale.deuxième choix sur les bulletins remis aux membres.«J’ai travaillé en conséquence au cours de cette campagne», dit-il.Depuis son entrée dans la course, Rodrigue Biron a très peu parlé de Jean Chrétien et d’autres adversaires.Lorsqu’on le lui fait remarquer, il explique qu’il ne veut pas tomber dans le piège de se battre sur leur terrain.«Je ne veux pas diminuer la qualité du Bloc au niveau de la qualité de Jean Chrétien ou de Jean Charest.Si on est le meilleur parti politique, nous allons débattre des idées et les autres vont être obligés de dire ce qu’ils en pensent.Je n’ai pas envie d’avoir une guerre de ruelle avec Chrétien ou Charest.Au lieu de parler du passé, j’ai envie de créer de l’espoir», déçja-re-t-il.«Il ne faut pas les affronter avec le plan de match de Jean Chrétien, mais avec le mien.Quand j’étais dans les affaires, je ne faisais jamais ce que mon compétiteur voulait que je fasse.Je faisais ce que je croyais bon pour mon objectif.» Fort bien, mais l’instransigeance, le plan B, les menaces grandissantes de partition du territoire du Québec existent, non?M.Biron convient que si durcissement il y a, les souverainistes en sont «coupables», n’ayant pas fait véritablement part au reste du Canada de l’essence de leur projet Ni suffisamment cherché, à travers le Bloc, à développer des «alliances circonstancielles» avec les autres provinces.«On a un choix: ou continuer à faire ce qu’on fait et à laisser ces folies-là [la ligne dure] arriver, ou on va leur expliquer sereinement, calmement et respectueusement ce qu’on veut.Quand il y aura 10 ou 20 % des anglophones qui accepteront, ça va changer les règles du jeu.» I- E I) E V 0 I R .L E I.U N I) I 3 M A R S 1 !) !) 7 A 3 •LES ACTUALITES- Colères contre une fermeture JACQUES NADEAU LE DEVOIR PLUS DE 200 EMPLOYES syndiqués de Zellers ont manifesté hier devant le centre de distribution de Montréal-Nord et donné à leur syndicat le mandat d’entreprendre les démarches nécessaires à la sauvegarde de leurs emplois.Le syndicat des travailleurs de Zellers, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), rencontrera mercredi à Montréal des représentants du siège social de la compagnie de la Baie d’Hudson, dont Zellers est une filiale.Une autre rencontre est prévue vendredi prochain avec le ministère du Travail du Québec.Absence d’engagements financiers dans le budget Les chercheurs qui combattent le sida sont inquiets EN BREF Toronto ne fume plus Toronto (PC) —A compter d’aujourd’hui, la cigarette n’a plus droit de cité dans tous les bars et restaurants de Toronto.Une vingtaine de fonctionnaires municipaux, surnommés les «nicona-zis» par un chroniqueur d’un quotidien torontois, patrouilleront la capitale ontarienne pour faire respecter le règlement municipal controversé.Les fumeurs et les propriétaires d’établissement s’exposent à des amendes allant de 205 $ à 5000 $.En vertu du règlement, les bars et restaurants peuvent réserver 25 % de leur superficie aux fumeurs, mais seulement si cette zone est séparée, fermée, et ventilée.Jusqu’à présent, seulement deux des 4500 établissements licenciés de Toronto ont demandé un permis de construction en vue de se doter d’un tel espace pour les fumeurs.Les propriétaires se plaignent que les changements exigés sont très coûteux et souvent matériellement impossibles à faire.Front estudiantin (Le Devoir) — Les fédérations étudiantes collégiales et universitaires font de nouveau front commun pour dénoncer les nouvelles compressions qui toucheront le réseau de l’éducation au cours des prochaines semaines.Elles déplorent que le gouvernement fasse une trop grande partie de ses économies au détriment de l’éducation post-secondaire.Ces compressions, rappellent les associations étudiantes, ne sont pas sans conséquences et risquent même, de l’avis des fédérations étudiantes, de diminuer le nombre de diplômés et de porter atteinte à l’égalité des chances dans la société.Prix d’excellence (Le Devoir) — La corporation d’affaires Mathieu Da Costa, un organisme à but non lucratif voué à la création d’entreprises au sein de la communauté noire, a remis samedi deux prix d’excellence à des entrepreneurs particulièrement dynamiques.La première lauréate est Flore Désiré, la présidente de Freins PSY, une entreprise qui fabrique des plaquettes de freins et qui, deux ans après sa fondation, affiche déjà un chiffre d’affaires de 1,5 million cette année.Lyda Peters, propriétaire de la librairie Ethnie Origins Bookstores spécialisée dans les livres écrits par des Noirs et sur des Noirs, est la deuxième lauréate.La corporation Mathieu Da Costa a enfin souligné la contribution de la Banque royale qui, par des prêts ou des fonds de capital de risques, aide des entrepreneurs noirs à lancer leur propre entreprise.FTQ-Ménard (PC) — Contrairement à ce qui est prévu dans le projet de loi du ministre d’Etat à la Métropole Serge Ménard, la Commission de développement de la métropole ne doit pas être consultative, mais décisionnelle, a estimé hier le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, Henri Massé.«Le projet de loi 92 répond à l’ensemble de nos préoccupations sauf en ce qui concerne les pouvoirs de la future commission», a d&daré M.Massé.«Les consensus sont assez rares et difficiles dans notre société, le ministre Ménard doit les respecter et respecter du même coup ses partenaires», a-t-il poursuivi.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA LJ absence d’engagements finan-i ciers dans le dernier budget fédéral à l’égard de la Stratégie nationale sur le sida a semé l’inquiétude parmi les groupes et les chercheurs qui combattent cette maladie.Selon le dernier budget du ministre des Finances Paul Martin, le gouvernement fédéral consacrera 300 millions de dollars sur trois ans à de nouvelles initiatives dans le domaine de la santé mais aucune d’entre elles ne porte sur la prévention ou la lutte contre le sida.La Stratégie nationale sur le sida a été mise sur pied par le gouvernement conservateur, conformément à une recommandation de l’Organisation mondiale de la santé, afin d’assurer une coordination des efforts dans ce domaine.La deuxième phase, annoncée en mars 1993, était d’une durée de cinq ans.On prévoyait y consacrer 203,5 millions sur cinq ans, soit environ 40,7 millions par année.Les groupes d’aide aux sidéens et les chercheurs demandent depuis longtemps que le gouvernement fédéral s’engage à poursuivre ce programme au-delà de la date limite du 31 mars 1998 afin d’assurer la poursuite de la recherche et des efforts de prévention.Les libéraux refusent de s’y engager et le silence du dernier budget a été interprété comme un mauvais présage.Douglas Elliott, de la Société canadienne du sida, fait remarquer que M.Martin a pris l’habitude d’annoncer dans son budget, non seulement les nouveaux programmes pour l’année fiscale à venu, mais aussi ceux qu’il entend financer au cours des années subséquentes.Au ministère fédéral de la Santé, on confirme que «les fonds seront épuisés en 1998».«Il n’y a aucun changement à cet égard», a indiqué Stephen Jeffery, de la direction des communications du ministère.«Ceci démontre un manque de volonté politique», croit Douglas Elliott.Bien que pessimiste, il s’accroche au fait que les négociations se poursuivent avec Ottawa.«Nous considérons le silence du budget comme un recul mais on nous dit que la porte n’est pas complètement fermée», précise-t-il.«Dans le milieu, tant les chercheurs que les groupes communautaires sont inquiets car on semble nous indiquer qu’il n’y aurait pas beaucoup de fonds pour la prochaine phase», confie le médecin Réjean Thomas, de la clinique montréalaise L’Actuel.Le gouvernement libéral n’a pas paru particulièrement préoccupé par ce dossier depuis son arrivée au pouvoir.Ix> premier ministre Jean Chrétien a choqué beau- coup de monde l’été dernier lorsqu’il a préféré prendre des vacances à son chalet plutôt que de se rendre à Vancouver inaugurer la conférence internationale sur le sida.Lors de la dernière campagne électorale, il avait pourtant promis à un groupe de sidéens de Toronto qu’il ferait mieux que les conservateurs.Ottawa a seulement promis, pour l’instant, d’allouer une partie des fonds d’un nouveau programme sur la santé à la lutte contre le sida.Douglas Elliott ne comprend pas la réticence du gouvernement.Il se demande avec tristesse si cette attitude n’est pas attribuable à l’absence d’enjeu électoral.La communauté scientifique veut savoir maintenant à quoi s’en tenir afin de planifier ses travaux.Selon M.Elliott, l’absence de financement stable met en péril la découverte de nouveaux traitements et de nouveaux médicaments, comme le 3TC découvert au Québec.Alors que les libéraux se targuent d’agir pour stopper l’exode de chercheurs vers les Etats-Unis, c’est exactement ce qui risque de se produire, craignent les médecins et scientifiques spécialisés dans le domaine du sida.«On risque de perdre des chercheurs de pointe et de calibre international et de ne pas pouvoir en recruter de nouveaux», de noter M.Thomas.Marginaux Il explique que les chercheurs ont besoin de ces fonds car il n’existe pas, comme dans le cas du cancer, de fondations pour financer la recherche dans le domaine du sida.Il s’agit aussi d’une maladie qu’on associe aux marginaux, ce qui n’attire pas les dons des grosses compagnies.Le sida est aussi considéré comme une épidémie, ce qui en fait un problème de santé publique, d’où la demande d’un financement gouvernemental, explique-t-il.Les fonds de la stratégie permettent de financer, entre autres, des initiatives communautaires, des activités de prévention, des travaux de recherche, des programmes de formation du personnel et d’amélioration de la qualité de vie des malades, un réseau national d’information et un réseau pour les essais cliniques.Des 14 185 personnes atteintes du sida (nombre de cas rapportés jusqu’en septembre dernier) 72 % sont décédées.On estime qu’il y aura entre 10 000 et 12 000 nouveaux cas d’ici l’an 2000.En février dernier, Santé Canada révélait que la propagation allait en augmentant chez les jeunes des deux sexes et les usagers de drogues intraveineuses.De plus, l’âge moyen à laquelle une personne est infectée par le virus est passé de 32 ans.au début des années 80, à 23 ans.la boutique de plomberie DÉCORATION 25 25e avenue et 640 ouest St-Eustache.tel.: 473-8492 Internet: www.decor25.com Faut voir.les'magnifiques produits El fer tarini le 30 salles e bains en démonstration.Aux prochaines élections Charest sera le «gardien» de toutes les promesses référendaires de Chrétien L’unité canadienne devrait être un enjeu important de l’élection fédérale qui s’annonce et le chef conservateur Jean Charest a indiqué qu’il était prêt à mettre l’avenir du pays devant les intérêts du parti.M.Charest a souligné hier qu’il voulait se faire le «gardien» des promesses référendaires du premier ministre Jean Chrétien.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Peu importe les difficultés que cela pourrait lui créer, le chef conservateur Jean Charest entend se présenter devant l’électorat comme celui qui respectera les promesses faites par le camp du NON au cours de la dernière campagne référendaire.«Je pense qu’il faut proposer, à tout le moins s’engager à réaliser ultimement l’inclusion de ce concept dans notre constitution et ne pas reculer devant la difficulté que représente le débat», a-t-il déclaré hier, à l’issue d’une rencontre de trois jours du conseil national de son parti.Lors de la campagne référendaire, M.Charest s’était présenté comme le gardien des engagements pris par le premier ministre Jean Chrétien en ce qui a trait à la reconnaissance du Québec comme société distincte, l’attribution d’un droit de veto au Québec et le retrait fédéral des champs de compétence provinciale, comme la formation de la main-d’œuvre.Depuis, Jean Charest dit être resté sur sa faim et ne pas se satisfaire de la résolution adoptée aux Communes reconnaissant le caractère distinct du Québec.Il se propose maintenant d’être «l’instrument de ce changement».Il convient que la tâche s’annonce longue et difficile mais cela ne justifie pas, à ses yeux, d’ignorer le problème.«C’est un problème qui existe.On ne se cachera pas parce que ce sont des questions qui ne sont pas populaires à l’extérieur du Québec», a renchéri à la presse le sénateur Pierre-Claude Nolin, le coprésident de la campagne conservatrice.MM.Nolin et Charest ont rappelé que le PC a réaffirmé son soutien à la reconnaissance de la société distincte lors de son congrès de Winnipeg en août dernier.Il n’est pas question de reculer, ont-ils insisté.En fait, les conservateurs croient que la question de l’unité canadienne sera incontournable, bien qu’ils n’arrivent pas à prédire l’importance qu’elle prendra.«En arrière-plan de cette campagne, il y aura, comme ce fut toujours le cas, la question de l’avenir du Canada lui-même», a reconnu Jean Charest L’ancien chef Joe Clark est allé plus loin.Selon lui, «toutes ces questions [dette, emploi, taxes] sont importantes mais il en est une qui est plus fondamentale que les autres, à savoir si ce pays peut rester uni».Il est convaincu que les conservateurs sont promis à la victoire s’ils réussissent à mettre en évidence leur capacité historique à rallier les Canadiens.«Nous sommes le seul parti capable d’offrir au Canada une solutio le rechange vraiment canadienne au gouvernement liberal dont la capacité de garder le pays uni est mise en doute un peu plus chaque jour», a-t-il déclaré aux délégués hier matin.Les conservateurs ont soutenu tout le week-end que la prochaine élection porterait sur les finances publiques et l’emploi mais c’est le dossier de l’unité du pays qui a dominé tous les événements publics.C’est d’ailleurs en répétant son amour pour le Canada et en s’engageant à toujours faire passer le pays avant le parti que le chef Jean Charest s’est attiré les applaudissements les plus nourris.En accordant pareille importance au dossier constitutionnel, les conservateurs se démarquent des libéraux qui refusent, eux, d’en faire un thème électoral.Cette stratégie n’est pas sans risque pour le parti de Jean Charest Comme l'indiquait l’ancien premier ministre albertain Peter Lougheed, samedi soir, la population de l’Ouest du pays a déjà oublié la quasi-défaite des fédéralistes le soir du référendum et ne veut plus entendre parler de ce dossier et surtout pas de société distincte, une situation que le Reform cherche à exploiter.Pour Joe Clark, les libéraux ne valent guère mieux que les réformistes.«Au fond de leur cœur, les libéraux de Jean Chrétien ne veulent pas ouvrir leurs bras aux nationalistes du Québec.Us veulent plutôt les affronter, les attaquer, démontrer qu’ils ont tort.C’est la stratégie de leur soi-disant plan B et du renvoi devant la Cour suprême.C’est exactement la même stratégie qui nous a conduits si près d’une catastrophe lors du référendum québécois.Cela ne fonctionnera pas, ils ne changeront pas et c’est pourquoi le succès de ce parti [conservateur] est maintenant si fondamental pour l’avenir, la survie et l’intégrité de notre pays», a-t-il poursuivi.Bien qu’il ait décoché quelques flèches à l’endroit de Jean Chrétien, Jean Charest n’a pas repris la charge à fond de train qu’il avait menée il y a une semaine à Laval.«Je ne pense pas qu’il [Jean Chrétien] ait une idée de ce qu’il faut faire», s’est-il contenté de dire, préférant exposer sa propre vision des relations fédérales-provinciales.Il estime que le gouvernement fédéral doit cesser de se voir comme un pouvoir paternaliste pouvant dicter aux provinces ce qu’elles doivent faire.Il a bien condamné la réduction unilatérale des transferts financiers aux provinces mais a refusé de s’engager à les restaurer.Il suggère de s’entendre avec les provinces pour lier les systèmes de soutien au revenu, comme l’aide sociale ou l’as-surance-emploi aux objectifs poursuivis en matière d’éducation et de formation.Il promet de le faire en adoptant des mesures complémentaires et sans empiéter sur les domaines de compétence provinciale.«Je n’ai pas l’intention de forcer qui que ce soit à faire des choses ou à assumer des objectifs s’il ne veut pas le faire», a-t-il soutenu.Les conservateurs comptent sur le dévoilement de leur programme, d’ici trois semaines, pour mettre en valeur d’autres volets de leurs politiques.M.Charest a parlé d’un programme «qui se limite à trois ou quatre éléments».Il s’agit en fait d’une plate-forme à au moins trois volets.On entend proposer des mesures détaillées en matière de finances publiques, d’emploi et de fiscalité et d’unité nationale.Le conseil national a mis la dernière touche à ce programme et discuté de préparation électorale.Le PC a choisi 64 de ses 301 candidats et a déjà prévu la tenue de 81 assemblées de mise en candidature d’ici la fin avril.Tabac: appui aux commerçants PRESSE CANADIENNE La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a fait savoir hier qu’elle appuyait le mouvement de protestation des commerçants montréalais relativement au projet de loi fédéral sur la restriction des commandites sur le tabac, engageant ses membres à s’y joindre.«La Chambre de commerce du Montréal métropolitain appuie sans réserve l’initiative de restaurateurs et commerçants de Montréal qui, à l’instigation de M.Alain Creton, se proposent de fermer boutique mardi midi durant 15 minutes et de faire le black-out, le temps d’expliquer aux clients et passants les effets négatifs considérables qu’auraient dès cet été sur la région métropolitaine les restrictions abusives proposées par le ministre fédéral [de la Santé] David Dingwall quant à la publicité entourant les commandites d’événements sportifs et culturels d’envergure par des fabricants de tabac», a déclaré hier à Montréal la présidente de la Chambre de commerce, Paule Doré.La semaine dernière, la Chambre de commerce avait affirmé «que le ministre Dingwall est totalement .déconnecté de la réalité québécoise».A la suite de son intervention en fin de semaine au Québec, elle croit maintenant que le ministre (fédéral du Travail) Alfonso Gagliano est tout aussi étonnamment déconnecté lorsqu’il affirme que l’industrie du tabac frit du chantage.Joignez NOTRE force ouvrière.COLLECTION UN MONDE À DÉCOUVRIR Sciences humaines DANS LES PARAGES U année Manuel de l’élève, 92 p., 14,64 $ Cahier de l’élève, 80 p., 9,41 $ Corrigé du cahier, 84 p., 17,80 $ Trousse-classe incluant le guide d’enseignement 102,30$ AU JOUR LE JOUR 2' année Manuel de l’élève.120 p„ 18.94 $ Cahier de l’élève, 112 p., 9,94 $ Corrigé du cahier, 114 p., 18,95 $ Trousse-classe incluant le guide d’enseignement : à paraître CHEZ NOUS COMME CHEZ VOUS 3' année Manuel de J’élève.192 p., 20,30 $ A paraître : Cahier de l’élève Corrigé du cahier Trousse-classe incluant le guide d’enseignement Directrice de la collection : DENISE SOULIÈRES Apprenez un métier.Imaginez-vous technicien maritime, aéronautique, électromécanique, ou dans un autre métier spécialisé.Imaginez que vous avez un métier et que vous êtes payé pour l’apprendre.Puis, imaginez une carrière où vous porterez avec fierté votre appartenance à l’équipe des Forces armées canadiennes.Maintenant, imaginez-vous au coeur de faction, ici et ailleurs, dans des opérations de sauvetage ou de maintien de la paix.Que vous soyez un homme ou une femme, joignez-vous à notre équipe dès MAINTENANT et participez à cette grande tradition canadienne de fierté.Pour plus de renseignements, passez à un centre de recrutement ou composez 1 800 856-8488 www.recrutement.dnd.ca Ce pourrait être la meilleure décision de votre vie.FORCES CANADIENNES ¦ * ¦ Défense National Régabere et de réserve IQ nationale Defence * Canada • Un matériel attrayant pour l’élève et qui devrait le stimuler à DÉCOUVRIR, à connaître et à comprendre LE MONDE dans lequel il vit.• Un matériel d’un grand intérêt pour l’enseignante et l’enseignant et qui répond à des besoins exprimés lors d’une consultation réalisée à travers le Québec.• Un matériel qui répond aux exigences du MEQ et qui est adapté à la pratique de l’enseignement d’aujourd’hui et des années futures.• Un matériel rédigé par des auteures et des auteurs qui enseignent dans des classes de différentes régions du Québec.LIDEC inc.4350.avenue de l’Hôtel-de-VilIe Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : www.vigie.qc.ca/LIDEC i, !¦: i) K v o i a .l e l iindi :s m a a s 1 n » 7 A 4 LES ACTUALITÉS CO L 1-0 Chrétien déplore la fermeture de Phôpital Montfort Isabelle Quentin ENTRETIEN AVEC MARCEL LANDOWSKI Amphithéâtre des HEC 5 mars Mario Beaulac: 340-6426 Partageant avec André Malraux l’amour de l’art et la volonté d’en faciliter l’accès au plus grand nombre tout en favorisant la formation rigoureuse des artistes professionnels, Marcel Landowski a consacré une partie de sa vie à arrimer pouvoirs publics et développement culturel.Il en discutera avec Gilles Lefebvre et François Colbert.L’entrée est libre.CONTRAT SOCIAL ET DÉFICIT College Dawson et université Concordia 5 mars 1 Jessica Lajambe: 931-8731, poste 1231 Invitée par des étudiants des deux campus, soucieux de mieux com- prendre la situation économique actuelle, l’écrivaine et journaliste Linda McQuaig discutera de la responsabilité fédérale en matière d’économie.Elle leur expliquera comment les citoyens doivent maintenant payer une dette qui n’a jamais été dépensée.La conférence sera donnée en anglais.L’entrée est libre.MAINTENANCE, PROTECTION ET MANIPULATION DE DOCUMENTS D’ARCHIVES Montréal 5 mars Brigitte Pageau: 761-1244 L’Association des archivistes du Québec vous invite à un atelier interactif sur la gestion d’archives.L’accent sera mis sur le stress imposé aux documents papier, photographiques et audiovisuels et sur les problèmes particuliers que représentent les documents pliés, enroulés ou de grand format.Ouvert aux non-membres.LES TROIS QUESTIONS DU RABBIN HILLEL ET LE FÉDÉRALISME CANADIEN Université McGill 6 mars José Cadorette: 398-2658 L’ancien premier ministre de l’Ontario, Bob Rae, tâchera de répondre aux questions suivantes: si je ne suis pas pour moi-même, qui le sera?Et si je ne suis que pour moi-même, alors qui suis-je?Et si ce n’est pas pour aujourd’hui, alors pour quand?Et vous, est-ce que ça vous donne une piste quant au parallèle à faire avec le libéralisme canadien?Ouvert à tous.LA GESTION DES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX: BIEN MAÎTRISER LES ENJEUX Cheribourg d’Orford 7 mars Valérie Gagnon: (819) 348-0635 Ce colloque vise trois objectifs: prévenir les risques environnemen- taux qu’encourent les municipalités et les industries en proposant de meilleurs moyens de gestion et de communication; promouvoir le partage des responsabilités entre elles lors de situations d’urgence et sensibiliser les partenaires à la mise en application de modèles de gestion du risque.LES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ Hôtel Château-Champlain 7 mars Information: 954-1848 Le fondateur du Masterson Institute et de la Society James Masterson traitera des diagnostics différentiels et de stratégies thérapeutiques dans les cas de troubles limites, de personnalités narcissiques, schizoïdes et antisociales.Différents cas seront abordés.Les participants sont invités à la discussion.Pour joindre l’auteure: iquentin@sim.qc.ca Ottawa (PC) — Le premier ministre Jean Chrétien a rejoint les rangs des politiciens qui déplorent la fermeture du seul hôpital francophone de l’Ontario.«En tant que citoyen, je suis déçu parce que je suis un habitant d’Ottawa et je suis un francophone», a déclaré M.Chrétien au quotidien Ottawa Citizen.M.Chrétien a également dit vendredi au premier ministre ontarien, Mike Harris, qu’«il espérait que le gouvernement de l’Ontario allait rejeter la recommandation», a indiqué une porte-parole de M.Chrétien, Marie-Christine Lilkoff.Une commission du gouvernement ontarien a annoncé la semaine dernière que l’hôpital Montfort fierait sur la liste des établissements qui seront fer- més dans le but de réduire les coûts du réseau de la santé de la province.Cette annonce a fait bondir les francophones de l’Ontaiio et d’ailleurs.Le premier ministre Lucien Bouchard a déclaré vendredi que la fermeture de l’hôpital était une «erreur irréparable» et qu’il allait en discuter avec son homologue ontarien lors de leur rencontre à Toronto vendredi.«C’est une question fondamentale de droits linguistiques, a dit M.Bouchard.Il est inconcevable que cet hôpital ferme.» Le chef du Parti conservateur, Jean Charest, a affirmé samedi qu’il allait également discuter de cette fermeture avec M.Harris, mais que «finalement, c’est le gouvernement provincial qui allait prendre la décision».Jean Chrétien ?CARRIÈRES ET PROFESSIONS- TÉLÉ-UNIVERSITÉ DEUXIÈME AFFICHAGE La Télé-université, établissement d'enseignement à distance, cherche à pourvoir à un poste de professeure ou de professeur substitut en psychologie PROFESSEURE, PROFESSEUR SUBSTITUT Concours n° 97-01-901 Secteur disciplinaire : Psychologie t Sommaire de la fonction : Selon les modes de la formation à distance, le professeur agit principalement comme responsable de la conception et de la diffusion de cours en psychologie du développement.Il collabore au développement de programmes de formation à distance en psychologie.Il peut poursuivre des activités de recherche dans son domaine de spécialisation.Il collabore à la vie académique de l’unité d'enseignement et de recherche Sciences humaines, Lettres et Communications.Expérience : Expérience d'enseignement et de recherche, en milieu universitaire de préférence.Expérience en formation à distance, un atout.Compétences particulières : Connaissance de plusieurs domaines de la psychologie.Excellente maîtrise de la langue française et grande compétence en matière de communication écrite.Formation : Doctorat en psychologie Traitement : Selon la convention collective SPPTU Durée de l'engagement: Un an avec possibilité de renouvellement Lieu de travail : Montréal ou Québec Entrée en fonction : 14 mai 1997 , La Télé-université souscrit à un Programme d'accès à l'égalité en emploi pour les femmes.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae ainsi que leurs attestations d'études avant 17 h, le 14 mars 1997, à : Télé-université a/s René Roy, Direction des affaires académiques et du perfectionnement, 2600, boulevard Laurier, Case postale 10700 Sainte-Foy (Québec), GIV 4V9.tj ., L'UNIVERSITE A DISTANCE Université du Québec Télé-université La Fondation du CHUQ désire combler le poste de -?- directrice ou directeur général La Fondation du CHUQ a pour mission de soutenir le Centre hospitalier universitaire de Québec dans son œuvre d’enseignement, de soins et de recherche.Le CHUQ regroupe les pavillons Hôtel-Dieu de Québec, Hôpital Saint-François-d’Assise et le Centre hospitalier de l’Université Laval et compte 1220 lits ainsi que près de 8000 employés, cadres et médecins.Les responsabilités Les trois principaux volets de cette fonction sont l'administration, la gestion des ressources humaines et le soutien aux équipes de collectes de fonds.Les exigences Compte tenu que le CHUQ regroupe trois pavillons hospitaliers distincts, la personne recherchée possède une bonne connaissance du milieu hospitalier, une grande disponibilité et mobilité, une aisance suffisante dans les tâches de représentation et de relations publiques, la capacité d'harmoniser le travail d'équipe, une solide formation pour remplir les tâches administratives ainsi qu’une expérience pertinente.Les personnes désireuses de se porter candidates ont jusqu’au 17 mars 1997 pour faire parvenir leur curriculum vitæ à : LE DEVOIR, dossier n° 1571 2050, De Bleury, 9e étage Montréal (Québec) H3M 3M9 ¦ 1 OFFRE D'EMPLOI CENTRE SENTIERS DE FOI Poste de direction générale (temps plein) Sentier,i De Foi est un organisme sans but lucratif qui offre un service d’accueil inconditionnel et d’accompagnement pour des gens qui sont en questionnement religieux ou en recherche spirituelle, et pour qui Jésus veut dire quelque chose.FONCTIONS: Mettre sur pied un centre de style «porte ouverte» en milieu urbain Relancer le service d'accueil et d’accompagnement Accompagner les personnes en questionnement religieux ou en recherche spirituelle Recruter et animer une équipe d'accompagnatrices et d'accompagnateurs bénévoles Mettre sur pied des groupes de cheminement spirituel et religieux Créer des liens avec des organismes apparentés Gérer les affaires courantes et assurer le fonctionnement du service à l’intérieur des budgets alloués QUALIFICATIONS REQUISES: Compétence théologique, religieuse et psycho-spirituelle Expérience d’accompagnement ou de counselling psycho-spirituel Aptitudes pour l’accompagnement spirituel et religieux Engagement chrétien et ouverture d’esprit aux divers courants religieux Capacité de réunir et de mobiliser une équipe d’accompagnatrices et d’accompagnateurs bénévoles Initiative et créativité Bonne connaissance du tissu socio-culturel montréalais Capacité de définir des objectifs à long terme et de les réaliser dans un temps donné CONDITIONS: Mandat initial de 3 ans Entrée en fonction au plus tard le 1" août 1997 Faire parvenir votre candidature avec votre curriculum vitae avant le 15 avril 1997 à l’adresse suivante: M.Gilles Chaussé 3200, Côte Sainte-Catherine Montréal, Qc H3T 1J7 no de télécopieur: 739-6846 Ce poste est également ouvert aux hommes et aux femmes.i I Université de Sherbrooke est un établissement de renommée nationale et internationale qui accueille dans un environnement d'une qualité exceptionnelle près de 21 000 étudiantes et étudiants provenant de tout le Québec et d'ailleurs.Elle est particulièrement reconnue pour l'importance de sa recherche, pour la qualité et le caractère novateur de ses programmes d'enseignement et pour son régime coopératif favorisant la formation pratique en milieu de travail.DOYENNE - DOYEN Faculté des sciences appliquées Un comité de mise en candidature a été élu par un collège électoral, constitué selon les Statuts de l’Université, en vue de la nomination de la doyenne ou du doyen de la Faculté des sciences appliquées.Le comité invite toute personne ou tout organisme intéressés à faire des recommandations, commentaires ou suggestions relativement à cette nomination à les présenter par écrit ou en audience, en s’adressant à : M.Pierre Proulx, président Comité de mise en candidature Département de génie chimique Faculté des sciences appliquées Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K 2R1 Téléphone : (819) 821-8000, poste 2173 Courrier électronique : pproulx@plasma.gcm.usherb.ca Les personnes intéressées à présenter leur candidature doivent faire parvenir leur curriculum vitae détaillé au président du comité.Le délai pour demander une audience, soumettre une intervention écrite ou encore pour poser sa candidature est fixé au 28 mars 1997.L’Université de Sherbrooke respecte le principe d’équité en matière d'emploi.m UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE l Université de Sherbrooke est un établissement de renommée nationale et internationale qui accueille dans un environnement d'une qualité exceptionnelle près de 21 000 étudiantes et étudiants provenant de tout le Québec et d'ailleurs.Elle est particulièrement reconnue pour l'importance de sa recherche, pour la qualité et le caractère novateur de ses programmes d'enseignement et pour son régime coopératif favorisant la formation pratique en milieu de travail.PROFESSEURES OU PROFESSEURS Faculté des lettres et des sciences humaines L’Université de Sherbrooke sollicite des candidatures pour combler deux postes de professeures ou de professeurs réguliers à temps complet pour les départements suivants : a) Département d'histoire et de sciences politiques (spécialisation en histoire canadienne) Fonction Enseignement aux 1er et 2e cycles, recherche, encadrement d'étudiantes et d'étudiants, direction de mémoires, service à la collectivité.Exigences Doctorat en histoire ou dans un domaine connexe, expérience dans l'enseignement et la recherche et publications scientifiques récentes.Des compétences dans un deuxième domaine constituent un atout.La priorité sera accordée aux spécialistes de la période avant 1840 ou en histoire des femmes.b) Département de service social (spécialisation en organisation communautaire) Fonction Enseignement aux 1er et 2e cycles, recherche dans le domaine de l'action communautaire et des macroproblématiques sociales, encadrement d'étudiantes et d'étudiants, diriger ou assurer l'encadrement pédagogique de stages, diriger des mémoires et essais en évaluation de programmation de services sociocommunautaires et service à la collectivité, Exigences Doctorat en service social ou dans une autre discipline des sciences humaines ou sociales, avec formation de premier ou de deuxième cycle en service social.Les candidatures présentant une formation de premier ou de deuxième cycle dans des disciplines connexes au service social jumelée à une expérience pertinente en action communautaire seront également considérées.Date d'entrée en fonction pour les deux postes : 1er juin 1997 Prière de faire parvenir un curriculum vitae accompagné du nom de trois personnes pouvant faire des recommandations à l'appui de votre candidature (prière d'indiquer poste a ou b), avant 16 heures, le 28 mars 1997 à : Monsieur le doyen Faculté des lettres et sciences humaines Offre d'emploi n° 97-1-04 Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K 2R1 Les conditions de travail sont régies par les conventions collectives en vigueur.L'Université de Sherbrooke respecte le principe d’égalité à l'emploi pour les femmes.Conlormément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, la priorité sera accordée aux citoyennes et aux citoyens canadiens et aux résidentes et aux résidents permanents.m UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE ARRIERES ROFESSIONS LE Les lundis, mercredis, et vendredis inclusivement Pour réservation publicitaire', composez 985-3316 ou 1 -800-363-0305 télécopieur 985-3390 SECRÉTAIRE DEMANDÉ(E) • Doit être bilingue • Excellent français • Dynamique et débrouillard(e) • Doit connaître le logiciel Word de Macintosh • Connaissance du domaine de l’édition: un atout • Expérience de 5 ans minimum en secrétariat.Faire parvenir C.V.au Devoir: Dossier 1570 2050, rue De Bleury, 9' étage Montréal, (Québec) I ISA 3M9 86 6 I.E l> E V 0 I ft', L E I, U N 1) I 8 M A ft S I !) !) 7 E MOP * \ 5 L’état d’urgence est proclamé Plusieurs personnes sont tuées lors de manifestations PERSPECTIVES L’armée turque rétablit l’ordre laïc Le chef de l’opposition réclame la démission du premier ministre Le chef du Parti de la Mère Patrie (Anap, droite), Mesut Yilmaz, a déclaré hier qu’il réclamerait la démission de premier ministre islamiste turc Nec-mettin Erbakan, lors d’un entretien prévu pour mercredi, a rapporté l’agence Anatolie.«Je vais demander à M.Erbakan de démissionner lors de notre entretien», a dit M.Yilmaz, actuellement à Paris pour une réunion des vice-présidents de l’Union démocratique européenne (UDE), qui regroupe des partis conservateurs et démocrate-chrétiens de toute l’Europe.Hervé Couturier Agence France-Presse REUTER Tirana — Face au chaos dans lequel plonge le sud de l’Albanie, le Parlement, réuni en session extraordinaire, a proclamé hier l’état d’urgence dans l’ensemble du pays, à la veille de la réélection prévue de Sali Berisha par le Parlement à un second mandat présidentiel.Le président du Parlement, Pjeter Arbnori, a précisé que la mesure était entrée en vigueur et que l’état d’urgence avait été adopté par 118 voix pour et 0 contre — le Parlement étant presque totalement contrôlé par le Parti démocratique au pouvoir.On ignore pour l’instant l’impact exact de cet état d’urgence.Selon l’agence albanaise Ata, le Parlement doit débattre d’une fusion de la police secrète, le Shik, avec les unités du ministère de l’Intérieur pour «écraser la rébellion».Sali Berisha, ancien communiste et cardiologue de formation, âgé de 52 ans, est certain de remporter l’élection présidentielle au Parlement, prévue ce matin, sa formation, le Parti démocratique, contrôlant de 122 sièges sur un total de 140 à la chambre.La situation en Albanie est chaotique La démission du gouvernement du conservateur Aleksander Meksi, samedi soir, n’a en rien calmé la fureur populaire déchaînée, depuis plusieurs semaines, par l’effondrement de sociétés d'investissement pyramidal, effondrement qui a ruiné des centaines de milliers de foyers.Un grand nombre de petits épargnants imputent la responsabilité de leur ruine au Parti démocratique et à ses liens présumés avec les sociétés pyramidales.Un porte-parole du Forum pour la démocratie, qui regroupe 11 formations d’opposition, avait demandé hier à Sali Berisha de dissoudre le Parlement, de nommer un gouvernement de techniciens et de préparer des élections législatives anticipées et véritablement équitables, la validité des dernières, l’an dernier, ayant été vivement contestées par l’opposition et des organisations internationales comme l’OSCE.Le Forum pour la démocratie, dont la principale composante est le Parti socialiste, a également réclamé le report du scrutin présidentiel d’aujourd’hui.L’opposition avait en outre demandé hier la tenue d’une réunion spéciale avec Berisha pour trouver des moyens de sortir de la crise.Une personnalité de l’opposition, Neritan Ceka, chef de l’Alliance démocratique, a estimé que la démission du gouvernement était une «solution cosmétique» et que l’Albanie risquait de plonger dans la guerre civile si Berisha ne lâchait pas davantage de lest «La population veut que le Parti démocratique renonce à tout son pouvoir.Il est responsable du chaos qui règne en Albanie», a estimé Neritan Ceka.Selon lui, il faudrait qu’un gouvernement de techniciens soit désigné pour tirer l’Albanie du chaos.«Nous ne voulons pas plonger le pays dans la guerre civile», a-t-il assuré à Reuter.Uqe grande partie du sud du pays échappe à l’autorité de l’Etat Des barrages routiers ont été mis en place par des manifestants sur la grand-route reliant la capitale Tirana à Vlore, ainsi que sur la route menant à Gjirokaster, coupée par des troncs d’arbres.A Vlore, ville qui depuis des semaines est le théâtre d’émeutes et de manifestations, et où vendredi neuf personnes ont été tuées dans les violences, l’anarchie règne.La résidence de vacances du président Berisha est au nombre des bâtiments pillés par la foule, en grande partie armée depuis que les dépôts de la police ont été dévalisés.Ankara — L’armée turque, gardienne traditionnelle de la laïcité de l’Etat, a dicté au gouvernement une vingtaine de mesures très strictes, destinées à mettre un coup d’arrêt à la subversion islamiste, tandis que le premier ministre islamiste Necmettin Erbakan semblait minimiser la portée de l’avertissement des militaires.Ces 20 mesures, publiées hier par la grande presse, prévoient notamment la prévention des efforts attribués à l’Iran pour déstabiliser le régime.Dans leurs mesures, les militaires prévoient à la fois l’édiction de lois nouvelles et un retour à une application stricte de lois déjà existantes, dont certaines sont même inscrites dans la constitution, mais qui n’étaient plus entièrement respectées.Parmi ces dernières, figurent l’interdiction du port de costumes islamiques, la prééminence du mariage civil sur le mariage religieux et l’interdiction de toute politisation de la religion.Parmi les incidents récents qui avaient irrité l’armée, des membres de la secte extrémiste des Aczmendis, violemment hostile à la république laïque et à son fondateur Mustafa Kemal Atatürk, avaient manifesté en robe et turban noirs, une canne à la main.Un peu plus tard, leur chef avait été impliqué dans un scandale, où une jeune femme avec qui il avait contracté un mariage religieux, l’avait accusé de viol et d’avoir fait d’elle son esclave sexuelle.Les militaires annoncent aussi la mise sous étroite surveillance des chaînes de télévision et radio islamistes, où toute propagande pro-charia (loi coranique) sera interdite, et des organisations financières contrôlées par les confréries religieuses.La liste prévoit également la prévention de l’infiltration de iqilitants fondamentalistes musulmans dans l’appareil de l’Etat, notamment dans les municipalités contrôlées par le Parti islamiste de la prospérité (Refah) de M.Erbakan.Les militaires s’attaquent aussi aux écoles religieuses destinées à former des imams.Ils veulent que celles qui sont en surnombre par rapport aux besoins soit transformées en écoles professionnelles, ainsi que la fermeture des cours de Coran sous contrôle de groupes fondamentalistes.Ils exigent aussi que l’enseignement élémentaire passe d’une durée de cinq à huit ans.Ils réclament également une interdiction ou un contrôle strict de la vente de fusils à pompe et l’établissement d’une liste des possesseurs de ces armes.La vente de ces armes a enregistré une augmentation ces derniers mois, ce qui a été attribué par l’opposition à des efforts, pour «s’armer», des militants du Refah.Ces mesures ont été présentées vendredi lors d’une réunion-marathon de neuf heures du Conseil national de sécurité (MGK), instance regroupant les hauts dirigeants civils et militaires du pays, qui avait lancé un ultime avertissement à M.Erbakan, à qui est reprochée une dérive fondamentaliste.«Nous sommes parvenus à notre objectif.Nous allons surveiller l'application de ces mesures.Nous avons fait ce que le Parlement aurait dû faire», a déclaré un chef militaire de haut rang cité par un éditorialiste du quotidien à grand tirage Hurriyet.M.Erbakan a pour sa part estimé hier que les commandants en chef de l’armée, les partenaires de son gouvernement de coalition et le président de la république se trouvaient en toute harmonie.Il a conseillé de «bien lire le communiqué du MGK pour pouvoir comprendre que tous ses membres ont une convergence de vue totale sur la préservation de la tranquillité et la paix dans le pays».Il a indiqué qu’il rencontrerait, aujourd’hui et mercredi à Ankara, les chefs de partis politiques représentés au Parlement pour «oeuvrer ensemble en vue de réduire la tension» dans le pays.Mercenaires à Bougainville AGENCE FRANCE-PRESSE Sydney — Des mercenaires engagés par le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) pour écraser le mouvement sécessionniste des indépendantistes de l’Armée révolutionnaire de Bougainville (BRA) ont atterri sur l’île, a affirmé samedi un représentant du principal groupe de rebelles.Moses Havini, le porte-parole de la BRA à Sydney a déclaré que 170 soldats étrangers avaient atterri en petits groupes à six endroits de l’île, où la crise dure depuis neuf ans.L’Australie, principal pourvoyeur de fonds de PNG, fait pression sur elle pour qu’elle renonce à engager des mercenaires pour attaquer les chefs rebelles et délivrer cinq agents de sécurité pris en otages il y a six mois.Le premier ministre australien, John Howard, a lancé un sérieux avertissement à son homologue de PNG, Julius Chan, le prévenant que si Port Moresby appliquait son projet, cela endommagerait sa réputation mondiale.Selon la presse, citant des hauts responsables de PNG ainsi que des sources indépendantes, le gouvernement de PNG avait décidé de louer les services de la compagnie britannique Sandline International, un sous-traitant de la société sud-africaine Executive Outcomes, pour organiser et appliquer un plan d’action contre les chefs rebelles.La politique sur l’immigration Les rebelles zaïrois rejettent le cessez-le-feu JEAN-LUC PORTE AGENCE FRANCE-PRESSE G orna — Le chef des rebelles zaïrois, Laurent-Désiré Kabila, a annoncé hier à Goma que ses troupes avaient pris le camp de réfugiés de Tingi Tingi (250 kilomètres au sud-est de Kisangani), ajoutant qu’il refusait dans l’immédiat d’observer un cessez-le-feu.M.Kabila a également affirmé que ses troupes avaient pris deux villes dans l’est du Zaïre, Lubutu et Kindu.Kindu, agglomération impQrtante, a été «totalement libérée», selon le chef rebelle.A Lubutu, bourgade située à 7 kilomètres à l’ouest du camp de Tingi Tingi, un avion des forces gouvernementales zaïroises a été abattu, a affirmé à l’AFE M.Kabila.Le chef de la rébellion zaïroise a également indiqué que les soldats rebelles se trouvaient hier soir sur un «certain axe à 23 kilomètres de Kisangani», capitale du Haut-Zaïre et dernier fief des Forces armées zaïroises (FAZ) dans l’est du Zaïre.«La chute de cette place forte est maintenant une question de jours.Nos soldats attendent l’ordre d’attaquer», a-t-il soutenu.M.Kabila s’attend à une résistance de la part de la DSP (Division spéciale présidentielle) et de mercenaires plus résolus.«Ils sont en train de se barricader, a-t-il affirmé, pour livrer bataille aux forces de libération».«Les forces ennemies à Lubutu, qui était la place forte des troupes d’élite de l’armée zaïroise, aidée de mercenaires angolais et d’autres mercenaires étrangers, ainsi que d’anciens soldats rwandais, ont été écrasées», a-t-il ajouté.Selon M.Kabila, Kindu a été «totalement libérée».«Nous avons trouvé un important arsenal et capturé un véhicule blindé», a-t-il assuré.Le chef des rebelles a affirmé que ses troupes n’avaient rencontré qu’une faible résistance à l’aéroport de Kindu.«Tout y est maintenant calme», a-t-il précisé, ajoutant que d’autres rebelles se dirigeaient vers la province du Kasai' (sud).Le chef rebelle a annoncé que ses troupes s’étaient emparées du camp de Tingi Tingi, qui abritait jusqu’à vendredi quelque 160 000 réfugiés hutus rwandais.Chirac maintient le cap REUTER Paris—Jacques Chirac a confirmé hier la ligne du gouvernement sur l’immigration en plaçant l’intégration au rang des valeurs fondatrices de la république tout en prônant une «grande fermeté en matière d’immigration clandestine».«Rien ne serait plus dangereux pour les étrangers régulièrement installés en France et pour leurs enfants qui ont vocation à être Français, rien ne nuirait davantage à notre modèle d’intégration qu’une attitude laxiste et ambiguë qui viendrait nourrir aussitôt les forces de la haine», a-t-il dit devant des représentants de la communauté juive de France.L’examen en seconde lecture par l’Assemblée du projet de loi Debré sur l'immigration a donné lieu à un vif débat, des intellectuels et une partie de la gauche reprochant à la majorité d’avoir des projets rappelant le régime de Vichy.«Méfions-nous des amalgames sans fondement, des références avec un passé sombre (.) Respectons la Loi.C’est celle de la démocratie et de la république», a dit Jacques Chirac, qui n’était pas encore intervenu dans le débat.«Ne faisons pas le jeu de tous ceux qui exploitent les incertitudes de l’avenir, prônent le repli, agitent la peur de l’autre et attisent la haine.Ceux là n’attendent que nos faiblesses», a-t-il djt.Le chef de l’Etat visait ainsi les signataires de pétitions appelant à la «désobéissance civile» contre la loi Debré.«La France que nous aimons, que nous voulons, n’est pas et ne sera jamais une mosaïque de communautés juxtaposées.C’est une nation ouverte, généreuse mais inflexible sur les valeurs qui la fondent», a-t-il dit.Après la déclaration de Yasser Arafat Nétanyahou lance une mise en garde contre la proclamation d’un Etat palestinien AGENCE FRANCE-PRESSE Tel-Aviv — Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a mis en garde hier sans le nommer le président de l’autorité palestinienne Yasser Arafat contre une proclamation unilatérale d’un Etat palestinien.«Si quelqu’un veut s’aviser de proclamer un tel Etat, il mettra tout le processus de paix en danger.Ce serait une très grave erreur.S’il veut le faire, qu’il essaie: nous avons la réponse», a déclaré M.Nétanyahou devant quelque 2000 membres du comité central du Likoud, son parti, réunis au Parc des expositions à Tel-Aviv.Le chef du gouvernement a rappelé qu’il s’opposait catégoriquement à un État palestinien souverain et entendait «accentuer la présence juive en Judée-Samarie (Cisjordanie) et à Gaza, tout en assurant une large autonomie aux Palestiniens».M.Arafat avait menacé samçdi au Caire de proclamer unilatéralement un Etat palestinien indépendant pour protester contre la décision d’Israël prise la semaine dernière de créer un onzième quartier juif, Har Homa, dans le secteur oriental annexé de Jérusalem.Israéliens et Palestiniens sont convenus de relancer à la mi-mars les négociations sur le statut définitif des territoires de Cisjordanie et Gaza censées aboutir en mai 1999.Dans un discours de plus d’une heure, M.Nétanyahou s’est efforcé d’appeler les militants du Likoud à l’unité, alors que son gouvernement est menacé par un scandale politico-judiciaire.Selon des fuites révélées la semaine dernière par les deux chaînes de la télévision israélienne, le ministre de la Justice Tzahi Hanegbi, le directeur général de la présidence du Conseil Avig-dor Ueberman et le député Arié Deri, chef du parti orthodoxe Shass, pourraient être inculpés prochainement de prévarication pour leur rôle respectif dans la nomination de l'avocat Ronni Bar-On début janvier au poste de conseiller juridique du gouvernement.M.Deri aurait exigé cette nomination contre le soutien du Shass à l’accord sur Hébron, dans l'espoir ou avec la promesse que M.Bar-On lui obtiendrait la clémence dans un interminable procès pour escroquerie.«Si nous sommes unis, nous surmonterons les difficultés», a souligné M.Nétanyahou qui a par ailleurs réussi à souder les rangs de la foule en promettant «qu’Israël construira partout où il l’entend à Jérusalem, sa capitale indivisible et éternelle».Le premier ministre est intervenu à l’heure de grande écoute du journal télévisé du soir et s’est exprimé très longuement pour reléguer aux éditions ultérieures les discours de plusieurs ténors du Likoud, notamment l’ex-premier ministre Yitzhak Shamir, le ministre des Infrastructures nationales Ariel Sharon et le député Benny Begin, qui lui avaient vivement reproché ces dernières semaines ses entorses idéologiques.M.Begin avait démissionné de son poste de ministre de la Science pour protester contre l’accord sur Hébron conclu à la mi-janvier avec les Palestiniens.Expert des médias et habile orateur, M.Nétanyahou a réussi à transformer la réunion en manifestation de soutien à sa personne, émaillée notamment des cris «Bibi, roi d’Israël», notamment en attaquant l’opposition travailliste à laquelle il a succédé il y a plus de huit mois et en multipliant les invectives contre la presse que la droite juge globalement trop proche de la gauche.Il a aussi développé un long plaidoyer pro domo pour justifier ses pragmatiques concessions aux Palestiniens en affirmant avoir «réussi à marquer des points tout en évitant de provoquer une crise qui aurait isolé Israël sur la scène internationale».Par ailleurs, M.Nétanyahou se rendra mercredi au Caire pour des entretiens avec le président égyptien Hosni Moubarak, ont annoncé hier les services du premier ministre israélien.Un porte-parole de Nétanyahou a confirmé une information de l’agence israélienne Itim indiquant que le premier ministre rencontrerait Moubarak et serait à la tête d’une délégation d’hommes d'affaires, mais sans donner plus de précisions.La rencontre de mercredi sera la troisième de Nétanyahou avec Moubarak depuis son entrée en fonctions.Le dirigeant israélien s’était rendu au Caire en juillet, et les deux hommes se sont revus en février au forum économique de Davos LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi wt -y- 4-*** * HH HH HH HH w.- ^ * T 1 NV VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN -16/-22- -1 * ^Blanc Sablon Goose Bay 1 Kuujjuarapik ¦ -25/-38 ¦ -20/-29 La Grande IV Sept-îles -10/-22, * * ¦ -10/-11 iles de la Madeleine -4/-10 Chibougamau -14/-19 ¦ Rivière-du-Loup F -4/-10 -8/-17 1 Chicoutimi Québec ¦ -9/-15 '-K.,-6M3 Val d'Or Lever 7h30 Coucher 16h39 -6/-13 Trois-Rivières ¦ -4M 3 Iherbrooke Montréal Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi Aujourd'hui -13/-2 max 0 min .-| 3 max .0 Aujourd'hui Ce Soir
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