Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 1997-03-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Le roman québécois Page D 3 Poésie Page D 4 Le feuilleton Page D 5 Essais étrangers Page D 6 Essais québécois Page D 7 La vie littéraire Page D 7 Littérature jeunesse Page D 8 Essais politiques Page D 9 Les petits bonheurs Page DU Formes Page D 12 ?Dominique Demers Un forfait pour toute la famille PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Les enfants ne trichent pas.Ce qu’il y a de bien avec les jeunes lecteurs, c’est qu’ils demeurent imperméables au snobisme qui, trop souvent, dicte les choix littéraires des plus grands.La critique n’a pas non plus d’emprise sur les enfants.Ce sont les lecteurs les plus purs, les plus sincères que l’on puisse imaginer.Par exemple, certains adultes aiment davantage l’image d’eux-mêmes lisant Proust que la lecture en soi du grand Marcel.S’ils s’ennuient à la lecture d’un livre à la mode, ils ne l’avoueront que rarement.Les enfants sont différents.Ou ils aiment ou ils n’aiment pas.Dans les deux cas, ils vous le diront spontanément, sans ambages.Heureusement, les enfants et les adolescents aiment les histoires de Dominique Demers.Elle le sait et elle le sent.Pas seulement parce qu’elle vend des dizaines de milliers de livres et qu’elle collectionne les prix littéraires, ici comme ailleurs.Elle le sait parce que dès qu’elle se pointe en public, dans une école ou dans un salon du livre, les enfants viennent vers elle et lui confient leurs émotions.Les frontières littéraires Quand on écrit pour les adolescents, la frontière entre la littérature jeunesse et la littérature pour tous les publics devient parfois très mince.Un hiver de tourmente, Les Grands Sapins ne meurent pas et Ils dansent dans la tempête, les romans pour adolescents d’une trilogie récemment réunie sous le titre de Marie-Tempête, ont aussi été lus par de nombreux adultes, parents ou non.De là à écrire pour les grands, il n’y avait qu’un pas.Dominique Demers vient de le franchir.Elle a lancé cette semaine son premier roman «pour adultes».Le livre s’intitule Maïna.11 s’agit en fait d’une grande saga préhistorique dont l’action se situe dans la région de Baie-Comeau, il y a 3500 ans.L’héroïne, Maïna, est une jeune Amérindienne, membre d’une tribu appelée les Presque Loups.Nous la suivons partout, pas à pas, dans son combat pour la survie contre une nature hostile.«Je ne m’étais jamais intéressée aux sociétés primitives.Mais un beau jour, je me suis attardée, dans un musée, sur un bout de tissu qu’avait porté une femme il y a 7000 ans.Il y a eu une sorte de déclic en moi, j’ai vu un personnage.Je me suis tout à coup sentie inspirée.» Mais pour Dominique Demers, l’inspiration ne suffit pas.Encore faut-il s’appuyer sur une solide recherche avant d’écrire une histoire.Pendant deux ans, la romancière a lu tout ce qu’elle a pu trouver sur les mœurs des sociétés primitives amérindiennes et inuit.Tout son entourage a été mis à contribution.Même son père, professeur d’histoire, a été mobilisé.Il lui envoyait régulièrement des résumés de lectures.Elle a visionné de nombreux documentaires de l’ONF, s’est rendue dans le Grand Nord.«J’ai dû consulter une centaine d’ouvrages.J’ai de la difficulté à doser mes efforts quand je me lance dans un projet.Vers la fin, mes proches se sont inquiétés.Ils ont cru que j’allais me noyer dans ma documentation, que je n’en sortirais jamais!», racon-te-t-elle.Trop de recherche peut parfois freiner l’élan de l’écrivain.L’entreprise comportait un piège et Dominique VOIR PAGE D 2: DEMERS LE DEVOIR L E D E V O I R , L E S SA M E I) I I 5 E T I) I M A N C II E I (i M A lî S I II !) 7 ¦ Cfcfér., r Le 18e Salon du livre de POutaouais L E S AMBASSADEURS DU LIVRE Albrecht Dürer, les quatre apôtres, 1523-26.Lire notre dossier sur le Salon du livre de l’Outaouais, pages D 2 et D 3.an dernier, ils étaient 35 000 à se promener entre les allées, à l’occasion s’arrêter, fureter, parfois tendre l’oreille et surtout tenter de voir et d’entendre de près cette faune qu’est la gent littéraire.L’événement est de retour.Après la Côte-Nord en février, avant Trois-Rivières en avril et l’Abitibi-Témiscamingue en mai, c’est à Hull, en Outaouais, que les livres débarquent.«Devenu éditeur pour la première fois, je me suis retrouvé à Hull, ma vieille “station-wagon”pleine de caisses de livres, se souvient Victor-Lévy Beaulieu, président d’honneur du 18e Salon du livre de l’Outaouais.Toute la semaine, ce fut un tourbillon d’échanges, de rencontres et de discussions qui, par la suite, ont orienté mon travail d’auteur et mon travail d’éditeur.En participant à ce Salon du livre de l’Outaouais, j’y ai découvert une réalité régionale qui ne s’exprime jamais aussi bien que par sa culture.» VLB perpétue donc cette année le travail d’ambassadeur, l’exercice du métier d’entrepreneur de popularisation de la culture, par ces gestes qui font que la culture est affaire de tous.Qu’on se souvienne.Il fut un temps où recevoir un livre était signe de pouvoir et de richesse.Aujourd’hui, ils sont accessibles à toutes et tous, à qui veut bien se déplacer pour les prendre.Et plus tard les lire.+ Parrainé par la Caisse populaire St-Joseph de Hull Radio-Canada Télévision Ontario-Outaouais 'Vpc.fsc.VmcteHafl Du ig au 23 mars 1997, au Mais des congrès de Hull^ livre de l’Outao] l+l Patrimoine canadien LeDroït liSli Radio-Canada V “ W CBOF 90.7 FM 19 mars, de 17 H à 22.h 20 et 21 mars, de 9 h à 22 h .22 mars, de IO h à 22 h 23 mars, de 10 h à Qh Adultes.: 6 $— Adolescents ; 3$ Enfants : gratuit (i2mrim E T D I M A X < Il K I li M A I! S I II II 7 V R E S ESSAIS QUEBECOIS Identification de l’identité m* «1 !< v$ov H i dentiiaire Boréal L’ARCHIPEL IDENTITAIRE Propos recueillis par Marcos Ancelo-vici et Francis Dupuis-Déri Boréal, Montréal, 1997,216 pages En sa qualité de production «québécoise», L’Archipel identitaire est un ouvrage singulier.Singulier dans sa forme même, qui consiste en une série d’entrevues avec des théoriciens, puis des écrivains, sur la question mouvante de l’identité, suivie par un dialogue entre les deux intervieweurs.Singulier de par l’identité — justement — de ces mêmes intervieweurs, deux jeunes intellectuels dont on peut aisément prétendre qu’ils appartiennent à une génération nouvelle au Québec puisque l’un, Marcos Ancelovici, est né au Chili, a vécu en Espagne, en France et finalement au Québec, et étudie actuellement la sociologie à Boston, et l’autre, Francis Dupuis-Déri, est montréalais et romancier et étudie la philosophie politique en Colombie-Britannique.Une génération probablement plus ouverte et sensible à la diversité, moins craintive devant le périple semé d’embûches qui mène à l’archipel de l’identité moderne.Identité et nationalisme On le sent sans toujours bien comprendre, la notion d’identité est devenue un nœud paradoxal.Avatar de la promotion des nationalismes depuis au moins deux siècles, elle a aujourd’hui, pour ainsi dire, élargi le spectre de son indétermination.Au vu des atrocités commises au nom de «questions nationales» en ce siècle interminable comme en Bosnie ou au Rwanda, qui peut encore soutenir que le nationalisme trouve son principe d’identité dans l’ethnicité?Dans la plupart des pays occidentaux, la notion d’identité nationale s’est plutôt affranchie de ses connotations raciales, tribales, pour occuper l’espace de la citoyenneté politique.C’est un affranchissement douloureux: en font foi les ratés occasionnels du nationalisme québécois qui, certains soirs d’amère défaite, rapetisse le Québec à une appartenance de souche.Mais la question n’est pas close avec le passage de la nation ethnique à la nation civique et il serait naïf de croire qu,e les chartes et les législations des Etats modernes balisent la totalité de la réalité identitaire.L’affaire se complique quelque peu quand, comme dans L’Archipel identitaire, la définition de l’identité emprunte le chemin de la culture, soit le chemin de l’appartenance à une communauté.L’identité n’est plus alors simplement une affai-$ de frontières géographiques et d’état civil mais «une construction symbolique qui trouve en partie ses racines dans la façon dont nous est conté ce que nous n’avons pas vécu directement» (les auteurs en introduction).La culture est ce qui, indirectement, nous situe symboliquement par rapport aux autres, à ceux qui nous entourent et nous habitent, mais également ce qui nous éloigne de notre propre vécu, ce qui nous arrache à nos contingences primitives (l’hérédité, la famille, les liens du sang et de la tribu).Claude Bertrand et Michel Morin l’avaient dit en 1979 dans Territoire imaginaire de la culture et Jean Larose plus récemment dans L’Amour du pauvre: la culture est un renoncement, un arrachement.Il m’est bien sûr impossible, dans une chronique, et à cause de la nature même de l’ouvrage, de rendre justice aux propos de chacune des personnalités interviewées par MM.Ancelovici et Dupuis-Déri.Qu’il me suffise de faire ressortir quelques idées maîtresses.L’ouvrage est divisé en deux parties, la première plus théorique consacrée aux «cartographes de l’identité» que sont Alain Finkielkraut, Jean Larose, les politologues Charles Taylor et Philippe Resnick, l’historien Georges E.Sioui et la sociologue Liah Greenfeld; la seconde consacrée aux «voyageurs de l’identité» que sont les écrivains Lise Bissonnette, David Homel, Neil Bissoondath, Amin Maalouf et Marek Halter.Tous sont canadiens sauf Mme Greenfeld qui est américaine d’adoption et MM.Maalouf et Halter qui sont français d’adoption.Ce sont des choix qui, bien sûr, en valent d’autres, mais les personnalités choisies n’ont pas toutes la même notoriété pour le lecteur québécois.Les thèmes des entretiens Cinq thèmes orientent les entretiens: la fédération multinationale, le nationalisme, la langue, l’art et la religion.Cinq thèmes traités inégalement et reliés par le fil conducteur de la culture.En fait, la première partie insiste, en particulier chez Taylor et Finkielkraut, sur les dangers de l’atomisation produite dans nos sociétés par les pressions et revendications des communautés dont les membres se définissent par un trait spécifique (la couleur de la peau, l’orientation sexuelle, etc.).Pour Taylor, une société vraiment libre est une société dans laquelle les identités complexes peuvent s’épanouir.Cela veut dire que l’identité politique n’essaie pas de résiner la différence (les minorités ont des droits), mais d’autre part que les communautés culturelles n’essaient pas de monopoliser la vie de leurs membres fies minorités ont aussi et d’abord des responsabilités civiques).Taylor reprend ici le concept de patriotisme constitutionnel défendu par Jürgen Habermas qui prône la construction d’un sentiment d’identité autour de certains principes fondamentaux comme la liberté, la diversité et le pluralisme.Quant aux rapports de l’art à l’identité, ils sont surtout traités par Jean La-rose, Lise Bissonnette et David Homel.On trouvera dans leurs commentaires, ici ou là, l’idée, dont je parlais tantôt, voukuit que l’art est un arrachement au vécu, à l’immédiat, et que cette distanciation fonde la nécessité de l’artiste.Les rapports de la langue à l’identité sont pour leur part assez peu abordés.On comprendra que pour toutes les personnes interviewées, la langue est une donnée essentielle de l’identité tant culturelle que politique.Peut-être est-ce parce qu’elles sont toutes au moins bilingues (toutes les entrevues ont été menées en français), mais la question linguistique reste le plus souvent implicite.Ce qui n’est pas le cas de la question juive.Mme Greenfeld et MM.Maalouf et Halter sont de religion juive — tout comme les deux intervieweurs — et leurs interventions, comme celle de Homel à un moindre degré, portent sur l’identité juive, une identité qui défie les frontières et les groupes natio- naux.On a d’ailleurs déjà comparé la situation des Canadiens français à la diaspora juive, une comparaison que récuse Lise Bissonnette.Ajoutons que chaque entrevue est précédée d’une notice bio-bibliographique qui explique l’apport de l’interviewé à son domaine et le contexte de l’entrevue.Manifestement, MM.Ancelovici et Dupuis-Déri connaissent les travaux de leurs invités, et leurs questions, pertinentes, évitent les deux écueils qui guettent une entrevue: la provocation gratuite et la fausse transparence du genre «comment réagissez-vous à.?».Je n’ai pas aimé cependant que pour confronter quelqu’un, l’on se serve de propos tenus par quelqu’un d’autre dans une entrevue du même ouvrage, un procédé qui met en évidence la chronologie des entrevues et qui ne met pas tout le monde sur le même pied.Malgré l’éclatement des parcours, L’Archipel identitaire montre à l’évidence que le défi de l’identité réside dans la conjonction difficile, douloureuse même, de la logique des droits et de l’instinct d’appartenance.Conjonction difficile parce que dangereuse.Dangereuse parce que la logique des droits mène facilement à la déshumanisation.Et parce que l’instinct d’appartenance mène facilement au repli facile, trop facile, sur le connu, le même, bref sur une identité qui irait de soi, qui serait juste à soi fie mot «identité» a la même racine latine que le mot «identique»: idem).Robert Sa le 11 i LE DEVOIR En tant qu’organismereprésentant l’ensemble des écrivains québécois et canadiens-français, l’Union des écrivaines et écrivains québécois ne peut laisser passer sans réagir les récentes directives administratives émises par votre ministère, qui ont pour effet de juger la valeur ses œuvres littéraires et artistiques selon des critères tout à fait inacceptables.» En termes directs, le président de l’UNEQ signifiait cette semaine au ministre canadien des Affaires étrangères que «mettre la littérature, l’art et la culture au service d’une cause politique, cela s’appelle de la propagande: et la propagande n’a jamais donné naissance à une littérature ni à une culture dont un pays puisse se glorifier».L’UNEQ demande le retrait des directives récentes déposées pour l’attribution d’une aide en vue d’une représentation internationale, où la promotion de l’unité canadienne était un critère premier.Sinon, conclut la lettre, «nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour contrecarrer ces règles administratives».Le printemps des revues Les auditeurs d’un prochain Midi-culture, celui du jeudi 20 mars à 12hl5, sur la chaîne FM de Radio-Canada, participeront de fait à l’émission diffusée en direct de l’agora de l’UQAM où les 41 revues regroupées au sein de la Société de développement des périodiques cultuels québécois (SODEP) auront la vedette.L’émission inaugure le blitz médiatique de la deuxième édition du Printemps des revues qui veut faire valoir les multiples usages de ces revues: outils de recherche, tribunes, tremplins, vitrines, lieux de réflexion et de découverte.Pour connaître ces revues de littérature, arts visuels, cinéma, théâtre, histoire, patrimoine, philosophie et d’autres domaines, on peut appeler à la SODEP au (514) 523-7724.Le prix littéraire Canada-Japon Hiromi Goto, auteur de Chorus of Mushrooms, un roman publié à Cal-gary, et Gabrielle Bauer, pour Tokyo, My Everest, un essai édité chez Hounslow Press, se partagent cette année le prix littéraire Canada-Japon, d’une valeur de 10 000 $.Ce prix est géré par le Conseil des Arts du Canada suit à une dotation faite par le gouvernement japonais en 1988.Il honore l’auteur d’un ouvrage sur le Japon ou l’auteur d’une traduction vers l’anglais ou le français d’un ouvrage rédigé en japonais.Depuis 1989, quand Bernard Bernier fut le premier récipiendaire pour son ouvrage Capitalisme, société et culture au Japon, publié au Presses de l’Université de Montréal, aucun ouvrage en langue française n’a été primé.Les lancements de la semaine Les aficionados de la lecture se retrouveront cette semaine lors des lancements, lundi, de Souvenirs de Monica de Georges-Hébert Germain (Libre Expression) et de Robert Bourassa, tel que je l’ai connu de Luc Bertrand (Pierre Tisseyre) mardi, du recueil de nouvelles Quittes ou doubles de Lise Bissonnette, directrice du Devoir, (Boréal), mardi toujours, de Parties intimes de DrTaguchi (Guérin), mercredi, de Démographie africaines, Maladies parasitaires et tropicales, Eco-nométrie appliquée, Droit de l'environnement, Droit de l’Urbanisme, cinq titres de la série Savoir Plus Universités (DPLU-UBSS).Un anniversaire C’est dans les locaux du département de sociologie de l’Université de Montréal que la revue Possibles célébrait hier son vingtième anniversaire en rendant publique sa dernière parution intitulée Travailler autrement — Vivre mieux?Possibles pour le XXIe siècle.Francophonie La Semaine internationale de la Francophonie se tiendra cette année du 16 au 22 mars.L’événement sera particulièrement souligné au Québec dans une succession d’expositions, spectacles, émissions de télévision, jeux et conférences regroupés sous le thème de la Francofête.Le Devoir souligne l’événement en faisant paraître un cahier spécial jeudi prochain, le 20 mars étant la Journée internationale de la francophonie.Bourguignon en France Le Principe du geyser, le plus récent roman de Stéphane Bourguignon, sera publié en France, dès ce printemps, aux Editions Julliard.C’est ce qu’a fait savoir cette semaine la maison Québec/Amérique.Le premier roman du jeune Bourguignon, L’Avaleur de sable, avait aussi été publié en France, chez Robert Laffont.Québec/Amérique annonçait en même temps la parution prochaine en France de l’ouvrage La Quête du sens de Thierry C.Pauchant.Raymond Lévesque, romancier L’auteur de Quand les hommes vivront d’amour se consacre désormais exclusivement à l’écriture.Raymond Lévesque a lancé un nouveau roman, cette semaine, aux éditions Stanké.Le livre s’intitule Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.SALON DU LIVRE DE L'OUTAOUAIS Un aperçu de la production nouvellistique au Québec depuis les origines jusqua nos jours, accompagné d'études qui posent les jalons essentiels à la constitution d'une histoire de la nouvelle.LA NOUVELLE AU QUÉBEC Archives des lettres canadiennes - 9 266 pages fT"1- 29,955 ACTIVITES Samedi 22 mars 19h30‘ Linrcmcnt animé par Isabelle Ilodgson au Salon des lettres 20h00 à 21 hOO Séance de signature Dimanche 23 mars 12h00 • Entrevue avec C.ilda Routy au Salon des lettres 13h00 à 14h00 Séance de-signature F I D E S CA est une mine extraordinaire, une initiation formidable à une ACTIVITÉS .Samedi 22 mars 14h00 àl5h0Ô Séance de signature 17h00 .labié runde animée par lean Fugère à la Place Yves Thériault sous le thème Qui sont les biographes?• Dimanche 23 mars I2h00 Entrevue avec C.ilda Routy au Salon des lettres 14h00 à.l 5h30 Séance de signature ' .• V 'Y F.I D E S r*.STANDS 122-125 SALON DU LIVRE DE L'OUTAOUAIS ler-nar1 epuque tumultueuse et d un homme flamboyant.Quelle fresque passionnante que celle qu'l lélène Pelletier-Baillargeon vient de livrer à notre admiration béate.» Gilles Lesage, Le Devoir OLIVAR ASSELIN et son temps 816 pages fjA 34,955 SALON DU LIVRE DE L'OUTAOUAIS Hubert Doucet », oéthique La naissance.de la bioéthique dans les années 1960 a transformé la nature même de la médecine, en particulier la relation médecin-patient.Cet ouvrage permet de cerner la nature de l'entreprise bioéthique nord-américaine qui exerce un leadership dans le monde occidental.T Tne brillante synthèse de la genèse et du développement " U de la bioéthique en Amérique» • Stéphane Baillargeon, Le Devoir AU PAYS DE LA BIOÉTHIQUE 224 pages 35,955 ACTIVITÉS Vendredi 21 mars 19hOO Entrevue avec Claude Lrvoie au Salon des lettres ,19h30à20h30 Séance de signature Samedi 22 mars I6I1OO à 17h00 .Séance de signature LABOR ET FI DES Distribution Fidës ^ STANDS 122-125 à I, E I) E V Olli, I, E S S A M E i) I I '» E T • I) I M A N C II E I (i M A K S I !) !) 7 I) 8 -•; L I V R E LITTÉRATURE JEUNESSE QUÉBÉCOISE S —— LIVRES PRATIQUES Affaires de famille Apprendre à vivre GISÈLE DESROCHES UN PAS DANS L’ÉTERNITÉ Marie-Danielle Croteau La courte échelle, coll.Roman + Montréal, 1997,160 pages Sur l’île Mauve, Anna, l’héroïne d’Un vent de liberté et d’Un monde à la dérive, est amoureuse de Xavier, 34 ans, marié et père des enfants qu’elle garde à l’occasion.Le secret pèse lourd entre Anna, 16 ans, et son grand-père, les éloignant l’un de l’autre dans un malaise prolongé.Lorsque l’accident se produira, Anna se reprochera amèrement son attitude et se sentira lourdement responsable.L’histoire se déroule tout entière dans une atmosphère de drame et de cendres.Deuil, mort, suicide, crise d’identité, solitude, Anna nage en plein pathos et ne trouve qu’à la toute fin l’étincelle nécessaire à la reprise de la vie.Le passage de l’ange apporte une bouffée de fraîcheur dans un scénario pourtant mené avec doigté.Seules les précisions apportées sur l’île sonnent faux et dissipent maladroitement le mystère présent dans les deux premiers épisodes.PIEN Michel Noël Éditions Michel Quintin, coll.Grande Nature, Québec, 1997,198 pages \ A l’époque de Duplessis, Pien, dix ans, grandit auprès des hommes des bois de la Haute-Gatineau et des Amérindiens Tête de boule.Bien plus intéressé à la chasse et à la vie des chantiers qu’à la grammaire et aux dictées, il voue une grande admiration à son père amérindien, homme de confiance de la Compagnie.Dès les premières pages, l’écriture sobre et poétique nous emporte dans fWIBlw>lr ~ Mvl«-DanieU« Croteau Un pas dans l’éternité • I0MXW4 l’univers intime de Pien et c’est avec ses yeux que nous traversons le récit.Certains passages sont inoubliables; celui du frisil offert par son père en cadeau de dixième anniversaire à un jeune Indien, celui des Indiennes en colère qui se liguent contre les livraisons clandestines d’alcool, celui de l’ourse traquée par les Blancs sous les yeux humiliés des Indiens.Très beau texte! LES DÉMONS DE BABYLONE Camille Bouchard, Éditions Héritage, coll.Échos Saint-Lambert, 1997,212 pages Dans la Babylone antique, règne le grand Hammurapi, secondé par le mage Meshigirrou.Celui-ci est appelé à interpréter un rêve du roi, dans lequel une déesse inconnue chevauchant un oiseau géant triomphe de la guerre.Meshigirrou cherchera à obtenir par la magie les faveurs de cette déesse afin de porter chance au roi dans ses entreprises guerrières.L’intrigue est originale et riche d’une culture peu connue des jeunes.Plusieurs éléments attrayants surgissent le long du récit et renouvellent Dickson Poésie Finalistes/ Prix Trillium Millette autés PRISE DE PAROLE Dominique La Delphinée Roman Robbert Fortin je vais à la convocation à ma naissance Poésie Robert grand ciel bleu par Robert Marinier L'Insomnie Théâtre Hélène Brodeur L'Ermitage Roman ¦v; Salon du livre de l’Outaouais- .Stand 17 — cordiale bienvenue A tous l’intérêt (la maladresse du mage, la découverte de la tablette, l’expédition à Mari.).L’arrivée de l’oiseau de métal et des passagers du 30'' siècle est franchement cocasse et inattendue.Encore faut-il, pour se rendre jusque-là, passer outre l’écriture froide, érudite et truffée de mots savants.D’autant plus que l’existence d’un glossaire n’est pas signalée.LES CHEVAUX DE NEPTUNE , Nicole M.Boisvert Éd.Michel Quintin, coll.Grande Nature, Québec, 1997,160 pages Annette, l’héroïne de La Dérive, s’embarque avec sa meilleure amie Isa, son ami Raphaël et le père de celui-ci, José, pour une traversée de l’Atlantique en voilier.Deux filles pour un gars; il fallait s’attendre à des tiraillements amoureux.L’inévitable tempête fera rage, mettant leur vie en danger et faisant une blessée.Prévisible et empêtrée de sentiments contradictoires, l’intrigue ne décolle pas et laisse des questions sans réponse.En plus des clichés, on a droit à toutes les réconciliations à la fin: père-fille, père-fils, amoureux, amies.Wow! L’APPEL DES LOUPS Stanley Péan La courte échelle, coll.Roman + Montréal 1997,160 pages ' ^ n plus d’être fortement attirés ._y l’un par l’autre, d’avoir une tache de naissance identique, d’être tous deux orphelins, Valérie et Django font, à quelques détails près, le même cauchemar récurrent.Mais leur idylle, noyée de brume et d’alcool, est assombrie par la présence de l’énigmatique Roger Lupin, en qui Django voit un rival déguisé.Le doute s’installe.L’intrigue suscite la curiosité.Le malaise plane.On sent venir l’horreur.Mais voici que le récit bascule dans le fantastique délirant et dans l’invraisemblable.Plusieurs accrocs à la logique ainsi que des questions non résolues entachent sérieusement le plaisir.RENÉE ROWAN VIEILLIR AU MASCULIN Hubert de Ravinel Les Éditions de l’Homme, Montréal 1997,176 pages Cet ouvrage se présente comme le premier livre à traiter du vieillissement psychologique et social des hommes.Passionné par les réalités du vieillissement, l’auteur, qui avait déjà écrit Le Défi de vieillir, en arrive à la conclusion qu’avancer en âge, c’est savoir relever des défis.Ce qu’il dit aux hommes, c’est que la vieillesse devrait être la période des projets les plus variés, voire les plus fous, que nulle contrainte ne viendrait contrecarrer.Il leur dit aussi d’apprendre à rire, à pleurer, à exprimer leurs émotions, à partager, à douter, à avoir confiance en eux et à faire confiance à la vie.Pour arriver à cela, poursuit-il, il faut être tenace, savoir rejeter du revers de la main les préjugés relatifs au vieil âge et, surtout, ne plus douter de notre infinie capacité de convaincre et de transmettre.Puisant dans sa propre expérience et s’appuyant sur de nombreux témoignages d’hommes qui connaissent une retraite riche qui leur permet de continuer à progresser, il se dit convaincu qu’avancer en âge, c’est entreprendre une marche vers la plénitude.Un livre dynamique, qui s’adresse en priorité aux hommes qui ont envie d’apprendre à vivre, ce qui n’empêche pas que bien des femmes puissent aussi y trouver leur profit.VOUS ÊTES DOUÉ ErVOUS NE LE SAVEZ PAS Barbara Sher, avec la collaboration de Barbara Smith Traduction de l’américain par Agathe Fournier de Launay, Le Jour, éditeur, Montréal, 1997,366 pages Cet ouvrage de croissance personnelle s’adresse particulièrement aux touche-à-tout, aux dilettantes, aux impatients, aux exaltés, aux conservateurs, aux désabusés, aux rebelles, à tous ceux qui refusent tous les jours de naître ou qui n’ont jamais pris le temps d’aller au fond d’eux-mêmes pour y découvrir leurs rêves secrets.Le but du livre?Les aider à trouver la vie dans laquelle ils s’épanouiront le mieux, un projet ambitieux qui passe pqr une meilleure connaissance de soi.A travers des cas concrets et des exercices, ce guide nous amène à prendre conscience des dangers qui menacent nos rêves — la critique, les attentes de l’entourage, le chagrin de voir les autres malheureux, le manque de soutien et d’information —, et une fois ces barrières franchies, à vivre pleinement nos rêves.VIES PRIVÉES ,Caroline Eliacheff Éditions Odile Jacob Paris, 1997,150 pages \ A travers les cas de Marie, Igor, Ève, Clara ou Boris, victimes, chacun à leur manière, de la violence parentale et institutionnelle, l’auteure, psychanalyste et pédopsychiatre, considérée en France comme l’héritière de Françoise Dolto, élargit sa réflexion à la société en général et s’interroge sur la place qu’y occupe l’enfant.Interrogée récemment par Le Figaro, Mme Eliacheff résume ainsi son interrogation: «Comment, dans un pays où on dépense tant d’argent, où on a tout un discours sur la protection de l’enfant, en arrive-t-on à des situations violentes, promues par les personnes qui déclarent vouloir protéger les enfants?» Elle dénonce ce qu’elle appelle un abus de pouvoir.Des institutions s’efforcent, avec une vigilance accrue, de protéger les enfants, au besoin en les séparant de leurs parents.Mais dans quelles conditions, et jusqu’à quel point l’intervention de la société dans la vie privée est-elle légitime?«Lorsque les enfants maltraités continuent d’aimer leurs parents en ayant reconnu que les actes commis étaient répréhensibles, les parents se sentent plus responsables, et moins coupables.» Il y a, affirme la psychanalyste, beaucoup de travail à faire de ce côté, ce qui ne signifie nullement, dit-elle, que l’on doive approuver tout ce que font les parents, car ce serait être leur complice.ISO POUR TOUS Germain Decelles, R-L.Mathieu, M" I.Normand,, R Tremblay et D.Vallée Les Éditions Logiques Montréal, 1996,235 pages ISO, vous connaissez?Il s’agit d’un processus qui, dans un contexte de mondialisation des marchés et de qualité totale, devrait permettre de faire partie des ligues majeures du commerce.Développé par une équipe de professionnels d’ici, ISO pour tous livre les principes d’application des normes de ce concept qui a pris naissance en Europe et qui, depuis une quinzaine d’années, a fait ses preuves.L’approche suivie est essentiellement managériale.«En effet, précise Germain Decelles dans l’avant-propos, comment faire comprendre les réalités complexes de la gestion de la qualité autrement qu’en proposant au lecteur de vivre l’expérience du gestionnaire face à ses décisions quotidiennes?» LA MÉDITATION Voie de la lumière intérieure Laurence Freeman Traduction de l’anglais par Maiie-Luce Constant, Le Jour, éditeur Montréal, 1997,156 pages Ce guide de méditation, écrit par un moine bénédictin, s’adresse à ceux qui en sont à leur première exploration de cette discipline comme à ceux qui la pratiquent régulièrement.«Il n’est pas essentiel de passer par Jésus, par Bouddha ou par tout autre intermédiaire pour méditer.Car la méditation peut exister sans qu’il soit nécessaire d’invoquer un nom», note dans la préface Yehudi Menuhin, le célèbre violoniste d’origine russe.L’auteur, qui enseigne la méditation depuis près de vingt ans, nous apprend, dans une langage simple, comment méditer; il traite aussi de questions fondamentales sur la véritable nature de la prière contemplative.Il nous met en garde contre l’impatience: si l’apprentissage de la méditation est d’une simplicité absolue, en revanche, il requiert du temps.Mais ce qu’en retire l’adepte de la méditation est infiniment précieux, affirme Laurence Freeman.DES HOMMES QUI AIMENT Susan Edwards Traduction de l’anglais par Anne Laroche, Bayard Éditions Paris, 1996,222 pages Cet ouvrage nous propose un voyage au cœur de la sensibilité masculine, ce qui est plutôt rare.L’auteure, une psychologue, confie que, depuis vingt ans, c’est d’amour que les hommes lui ont parlé.Un amour qui arrive parfois difficilement à s’exprimer mais qui n’en est pas moins présent au fond de chaque homme qui croit en l’amour, dit-elle.S’appuyant sur son expérience de clinicienne, Mme Edwards nous livre le témoignage d’hommes qui ont le courage d’aimer, qui ont accepté d’entreprendre une démarche et qui, à force de volonté, ont changé.rMMIM DISQUES COMPACTS, LIVRES, CASSETTES, DISQUES, BD CHOIX ET QUALITÉ 713 Mont-Royal Est, Mtl 1 Métro Mont-Royal 523-6389 3694 St-Denis, Montréal 1 Métro Sherbrooke 849-1913 nmp msmstet mmmmkm'i wm.fgsæ 0UVERT7 JOURS U» IMHfll W! toits lean (1 films du ijaantqiit: Kiiiiif jtijeard’hüi fi la finie TANGENCE r e,t e,i ce, est O’ CC' !?» * * Surveillez les prochaines livraisons qui traiteront du Livre, de la vitesse, des écrivains ontariens, des Figures atypiques du littéraire, des paroles migrantes, etc.À SUIVRE.FINALISTE DU PRIX TRILLIUM 1996 SM’I'IH* i>in‘ '** 191 pages, 19,95 $ ANNE CLAIRE Le pied de Sappho conte érotique «Anne Claire a réussi à créer une atmosphère sensuelle.Un délice littéraire.de bons moments érotiques» S.Bureau, Quai des livres, R.-C.Les Éditions TROIS —yf&nrzo avec la complicité de Pierre Salducci Yves Navarre l'écrivain engagé et l'homme Yvc* Navarre ivre Pierre Salducci Un condamné à vivre «'est échappé 216 pages 19.95 S Yves Navarre s’exprime ici sur 5 toutes sortes de sujets dont il ne M *** parlait habituellement pas dans ses S livres.Il expose, entre autres, sa S* conception de la littérature, notam- y » ment de la littérature homosexuelle, •S et s’attarde sur une multitude d'anecdotes drôles et attachantes i qui le révèlent.Yves Navarre, lauréat du Goncourt l f » en 1980, est décédé en 1994.Dans 5 ce livre inédit, il s’adresse à nous dans une langue alerte et vive, dominée par l’humour et l’émotion.Vent* II 7 I) I) *¦ L I V ESSAIS P O L I T I Q U E S II I O G R A P H I E S Du pluralisme des autochtones aux rivages inconnus du droit L’examen des alliances françaises démontre la sujétion des Français aux formes du droit autochtone LE STATUT JURIDIQUE DES PEUPLES AUTOCHTONES AU QUÉBEC El' LE PLURALISME Collectif sous la direction d'Andrée Lajoie Les Editions Yvon Blais Cowansville, 1997,303 pages GILLES LESAGE LE DEVOIR Ce qu’il faut bien appeler le dossier autochtone est de plus en plus lourd et complexe.Il n’est pas facile de s’y retrouver pour un profane, si curieux et bienveillant essaie-t-il d’être.Il attend des lumières de ceux qui ont approfondi la question, un éclairage de la part d’experts qui en ont soupesé les tenants et aboutissants sous toutes les coutures.Le volumineux rapport de la Commission royale d’enquête (Erasmus-Dussault), récemment rendu public, en ratissait tellement large, avec ses centaines de recommandations, que le gouvernement Chrétien a pris peur et l’a prestement expédié sur une immense tablette, où il prend déjà de la poussière.Craignant peut-être ce sort mortel, Andrée Lajoie, professeure de droit à l’Université de Montréal, a décidé de publier une étude, réalisée au Centre de recherche en droit public, pour la Commission royale sur les peuples autochtones.Elle en fait même l’objet d’une nouvelle collection qui — sous le titre Le Droit aussi.— se propose de combler un vide de l’édition québécoise, d’alimenter une réflexion critique et des questionnements sur le droit comme enjeu, et non comme jeu.Ce collectif sur la question des droits ancestraux et issus de traités sous le régime français et leurs conséquences est donc le premier titre de cette collection.(Il sera suivi des ouvrages suivants en cours d’année: Un droit du travail?, de Pierre Verge et Guylaine Vallée; Pratiques interprétatives juridiques et herméneutique littéraire: variations sur un thème de Dworkin, par Ioannis S.Papadopoulos; La criminalisation du tabagisme: pourquoi tout ce tabac?, de H.Dimont) Pluralisme juridique ?Mme Lajoie croit que l’on peut utiliser le concept du pluralisme juridique pour reconnaître l’existence d’une multiplicité d’ordres juridiques sur un même territoire à un moment détermi- né, pour prendre acte du fait «que l’État occidental, tel que nous le connaissons au Canada et au Québec, n’a sociologiquement pas le monopole de la régulation juridique» (selon Alain Bis-sonnette, l’un des quake coauteurs de l’ouvrage).Le pluralisme juridique est tributaire du pluralisme des valeurs, ajoute M' Lijoie.Il commence quand un système juridique unifié attribue à un groupe un régime particulier fondé sur les valeurs de ce groupe, ou que celui-ci, dès lors autonome, se définit un régime particulier dans un nouvel ordre juridique, distinct du premier.«Un véritable corpus de droit, international et interne, visant aussi bien l’organisation constitutionnelle et politique que le contrôle du sol, le partage des tâches ou l'adoption, préexistait chez les Iroquoiens à l’arrivée des Blancs sur le territoire [.] La préexistence d’ordres juridiques autochtones à l’arrivée des Français sur le territoire actuel du Québec, fondant le pluralisme d’origine qui caractérise au départ le droit d’ici, ne fait aucun doute», écrit M" Lajoie dans la synthèse introductive.Elle conclut avec assurance.L’examen des alliances françaises avec les Montagnais, les Algonquins et les Hu-rons, loin de permettre de conclure à des cessions de territoires ou de droits de leur part, démontre au contraire la sujétion des Français aux formes du droit autochtone en cette matière, où ils ont dû se contenter d’un rôle de partenaires parmi d’autres.«Les Français ont cohabité ici avec leurs alliés autochtones dans l’ambiguïté, sans acquérir la propriété exclusive du territoire, ni assujettir d’autre population que, peut-être, certains individus envil-lagçs.» Evoquant hypothèses et pistes de réflexion, elle n’en conclut pas moins que bien des réponses sont encore imprécises ou carrément absentes.Pas plus que l’histoire, le droit ne sera jamais scientifique, confie-t-elle humblement, «exhortant les intéressés à investir plutôt dans un avenir décolonisé par la négociation de solutions désormais partagées».C’est le professeur Jean-Maurice Brisson, de la faculté de droit de l’Université de Montréal, qui évoque les rivages inconnus du droit et estime qu’il est prématuré, compte tenu de l’état des recherches, de conclure catégoriquement quant aux droits territoriaux des autochtones.«La question de l’appropriation du territoire ne peut plus être envisagée comme elle l’a été jusqu’à maintenant.Faudra-t-il, pour en savoir davantage, attendre l’émergence d’une histoire des peuples autochtones qui n’ait pas été écrite «en leur absence»?(selon la belle formule-titre de Fernand Dumont, L’Anthropologie en l’absence de l’homme).Droit respecté Quant à Sylvio Normand, professeur de droit à l’Université Laval, il conclut ainsi son chapitre: «Au-delà de leurs prétentions officielles, les Français ont généralement respecté les droits des Amérindiens sur leurs terres.Les deux groupes agirent sur les territoires sur lesquels ils étaient établis, soit les colonies pour les Français et les terres ancestrales pour les Amérindiens, comme titulaires de la souveraineté [.] L’ancien droit français admettait, plus aisément que le droit actuel, l’existence d’une pluralité de droits sur la propriété foncière.Plusieurs usages auxquels s’adonnaient les Amérindiens sur des terres soumises au régime seigneurial pouvaient donc s’avérer compatibles avec des droits exercés simultanément par d’autres personnes, sans heurter pour autant les fondements du droit coutumier français.» Quant à M' Bissonnette, il est persuadé qu’au moment de la transition du Régime français à celui qui est imposé par les Britanniques sur l’ensemble du territoire nord-américain, «c’est clairement la notion d’alliance qui caractérisait les rapports établis entre les peuples autochtones et les Puissances européennes».Il presse les juges canadiens d’adopter une logique pluraliste du droit qui fasse place, simultanément et de façon égalitaire, à plus d’un ordre juridique: ceux des peuples autochtones et ceux des Puissances européennes, «ces ordres n’étant, les uns par rapport aux autres, ni entièrement indépendants, ni complètement subordonnés».Un pain énorme sur la planche, ainsi que l’accueil frisquet, pour ne pas dire glacial, qui a été fait au rapport Dus-sault-Erasmus, le fait ressortir avec une terrible éloquence.Pourtant, à moins de modifier la démarche, de faire place au nouvel ordre juridique issu de la Constitution de 1982 et des décisions des tribunaux, en arriverons-nous un jour à «penser le multiple» et à reconnaître le pluralisme du droit, des droits?Tâche gigantesque.Rébarbatif, le droit interpelle, certes, et balise les pistes en friche.Mais les solutions ne peuvent être, finalement, que politiques.La vie et l’hagiographie THÉRÈSE DE LISIEUX UNE VIE D’AMOUR Jean Chalon Grandes Biographies Flammarion Paris, 1996,281 pages MARIE- C LA I R E (i I R A R I) Après s’être spécialisé dans la biographie de femmes célèbres en écrivant des livres sur Nathalie Barney, Marie-Antoinette, Liane de Pougy et George Sand, Jean Chalon récidive avec, cette fois-ci, une héroïne à laquelle on s’attendait peu.Thérèse de Lisieux, en effet, semble fort éloignée des reines, courtisanes ou autres rebelles que Jean Chalon semble affectionner et pour lesquelles il ne cache pas d’ailleurs une inclination qui fait parfois de ses livres des ouvrages où le sens critique ne montre pas l’ombre du bout de son nez.C’est Françoise Verny qui l’a convaincu d’écrire cette biographie de la sainte, et cela donne, ma foi, un livre bien édifiant.Thérèse Martin est née en 1873 à Alençon.Elle a quatre sœurs et est issue d’une famille exemplaire que l’on cite en exemple pour sa dévotion.La mère meurt en 1877.Thérèse, qui entre à l’école très jeune car elle est précoce, est persécutée par les autres petites filles.Mais elle continue de récolter tous les prix et, comme exutoire, enterre les oiseaux morts.Et ça continue comme cela, jusqu’à l’entrée de Thérèse au couvent et jusqu’à sa mort, à l’âge de 24 ans.Cette fille était parfaite depuis son plus jeune âge, trop parfaite pour vivre longtemps ici-bas, somme toute.Elle a été béatifiée en 1923 et canonisée en 1925.On apprend que la supérieure du couvent où Thérèse était religieuse ne prenait pas du tout au sérieux les velléités de l'église de reconnaître la sainteté de cette petite jeune fille humble et effacée qui semblait n’avoir laissé que peu de traces.Mais les miracles se sont accumulés et la pluie de roses qu’avait promise sainte 'Diérèse semble bien s’être concrétisée.Jean Chalon écrit la vie de la sainte avec un émerveillement qu’il ne cache pas.On se demande seulement, à l’occasion, s’il est possible d’être aussi parfaite.STEFAN ZWEIG L’AMI BLESSÉ Dominique Bona Plon, Paris, 1996,351 pages Stefan Zweig, lui, souffrait.Pas de souffrances physiques ou maté- FAYARD Thérèse de Lisieux ARCHIVES LE DEVOIR Gaston Bachelard GRASSET Stefan Zweig rielles, mais de l’intérieur: de l’impossibilité d’être un homme heureux.Pourtant il est parfaitement intégré à la Vienne des années 1900, celle où bouillonne une effervescence intellectuelle incroyable, la ville où se réunit dans les cafés une bande de jeunes et brillants littérateurs dont font partie Arthur Schnitzler et Hugo Von Hofmannsthal.Zweig est juif, son père est riche, il n’aura jamais besoin de travailler.11 a joui d’une éducation laïque et libérale et ne sait rien des traditions et de la culture de son peuple.C’est peut-être pour cela qu’il ressentira d’autant plus violemment l’écroulement de l’Europe telle qu’il la connaît et le destin qui attend son peuple au tournant.Cela le conduira au suicide, au Brésil en 1942, après qu’il eut constaté que la compagnie d’un chien était préférable à celle d’une humanité devenue odieuse.Le portrait qu’en trace Dominique Bona est celui d’un humaniste cosmopolite et francophile, ami de Romain Rolland et de Freud, mais aussi d’un homme torturé, difficile, exigeant face aux autres et frisant parfois l’intolérance.On se dit, à la lecture, qu’on aurait bien aimé parler avec Stefan Zweig, détenteur d’une culture insensée, témoin et acteur dans un univers déclinant, lançant ses derniers feux, mais qu’il ne serait pas devenu nécessairement notre ami.GASTON BACHELARD André Parinaud Grandes Biographies Flammarion Paris, 1996 526 pages Je dois avouer, en terminant, que je me méfiais grandement de cette biographie de Gaston Bachelard qu’a pondue André Parinaud.J’avais lu du même monsieur Mes vérités, ses entretiens avec Colette, et n’avais pu m’empêcher de penser qu’il s’agissait là de conversations bien superficielles et qu’il y avait mieux à tirer de l’auteur de ixi Chatte.Mes appréhensions se sont concrétisées: Parinaud ne fait pas une biographie de Bachelard, mais bien une hagiographie (ce qu’a fait Jean Chalon mais avec de bonnes raisons) et se repose lourdement sur les textes du maître afin de dissimuler le peu de substance derrière son propos.Je préfère retenir de Bachelard, outre ses rêveries sur l’eau, le feu, l’espace et la terre, ce mot merveilleux qu’il eut peu de temps avant sa mort et où il se demandait si le paradis ne serait pas rien autre qu’une immense bibliothèque.SALON DU LIVRE DE L'OÜTAOUAIS Naïm Kattan SALON DU LIVRE DE L'OUTAOUAIS Paul Longpré SALON DU LIVRE DE L'OUTAOUAIS Gilberto Flores Patino Etre moine aujourd'hui! \ \ • \*/ tik.Pourquoi ce choix de vie \ UT J radical?Qui sont ces moines?\ \ Des marginaux?Des extra- 1 —' terrestres?lin journaliste rencontre des moines cisterciens de l'Abbaye de Rougemont qui parlent à cœur ouvert de leurs motivations et de la spiritualité qui les habite.Comment, dans la société actuelle, aussi n bien dans le domaine privé que dans celui du milieu professionnel, la lutte contre l'idole est un combat contre l'immobilité et la mort?Flores Patino excelle à créer rapidement une atmosphère.vous êtes parti, vous n'avez pas le choix; il vous plonge en pleine magie.» Laurent Laplante, Indicatif présent SOUS LE SOLEIL DE DIEU LES CONTES DE MON PÈRE IDOLES ET IMAGES Présentation de Dom André,-abbé de Rougemont 176 pages 256 pages ACTIVITES Samedi 22 mars ACTIVITE Dimanche 23 mars 12h00 à 13h00 Séance de signature ACTIVITES Vendredi 21 mars Entrevue avec Laurent laplante au Salon des lettres Séance de signature Uh00àl2h00 Séance de signature 15h00à 16h00 Séance de signature 20h00 < lâble ronde animée par lean Eugère à la Place Yves ThériatiH sous le thème Quelle est la place île la littérature île l'Amérique latine au Québec: 15h00 15h30 à17h00 E L L A R MT N F I D E S F I D E S Distribution Fi des
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.