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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-03-17, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?— LE DEVOIR PERSPECTIVES Faire ses classes Réuni en congrès pour se doter d’une ébauche de programme, le Bloc québécois a démontré qu’il se préparait pour la prochaine élection fédérale en restant encore largement coincé dans un cadre de référence provincial.Après six ans d’existence, ce parti n’a pas encore réussi à explorer l’éventail de dossiers auquel il a accès grâce à sa présence sur la scène fédérale, soit ceux propres à un pays souverain.Quand on demande au nouveau chef bloquiste Gilles Duceppe s’il saura se distinguer de son ami et chef du Parti québécois, Lucien Bouchard, il répond volontiers que leurs partis respectifs interviennent dans des champs de compétence différents.Le congrès du Bloc québécois, tenu à Montréal en fin de semaine, ne le laissait pas toujours transparaître.On a volontiers parlé de fiscalité, d’emploi, de pauvreté, de logement social, mais on a largement ignoré des dossiers qui relèvent, pourtant, uniquement d’Ottawa.On songe, entre autres, à la politique monétaire, à la politique étrangère, à la défense, au droit criminel, au volet de la politique d’immigration qui touche les réfugiés, au transport ferroviaire et aérien, à l’aide internationale ou au commerce extérieur.Alors qu’ils parlent de sacrifices pour la cause et d’un pays à construire, les souverainistes qui militent au sein du Bloc semblent n’avoir qu’un intérêt mitigé pour des responsabilités qu’ils rêvent pourtant d’assumer.Le problème n’est pas nouveau au sein du Bloc.Lors de la dernière élection, son programme était squelettique, ce qui ne faisait sourciller personne puisque l’enjeu était ailleurs.L’échéancier référendaire tenait largement lieu de plate-forme électorale et cela suffisait.Quand un parti est voué à se saborder au lendemain d’une victoire référendaire, à quoi bon s’en faire?Le caractère éphémère du Bloc n’explique pas tout car rien n’empêchait ses membres de profiter de l’occasion pour explorer des dossiers qui, dans les cercles souverainistes, font rarement plus que générer la production d’énoncés de principe.Cela aurait permis au BQ de se distinguer du Parti québécois, de se forger une niche bien à lui.On sent davantage le manque d’habitude et de tradition.Les souverainistes ont toujours mis toute leur énergie sur la scène provinciale et ont, par conséquent, développé un intérêt moins marqué pour des dossiers qu’ils n’avaient pas à gérer.Belle ironie, étant donné leurs ambitions.La défaite du OUI au dernier référendum a changé la donne et remis en question cette attitude.Obligé de prolonger sa présence à Ottawa, le parti a dû s’interroger sur son rôle, ce qui a mené au processus de réflexion dont le congrès de ce week-end représentait l’aboutissement.Les militants, studieux, ont travaillé avec assiduité en fin de semaine mais, malgré leurs efforts, le Bloc a encore beaucoup de chemin à faire en matière de contenu.L’option souverainiste et le projet de partenariat restent, ce qui est normal, au cœur de son programme, avec ce que cela suppose de résolutions qui dénoncent les «iniquités» dont souffrirait le Québec, d’exiger sa «juste part» des dépenses fédérales et la fin des empiétements sur les champs de compétence provinciale.A part cela, les pistes d’intervention sont restées circonscrites.Certains thèmes qui se sont imposés sont la fiscalité — qui a fait l’objet de deux rapports spéciaux du caucus —, la réforme de l’assurance-emploi et la lutte contre le déficit sur le dos des provinces.Les propositions précises se sont révélées être l’exception, les délégués préférant demander aux députés de se faire les dénonciateurs de ceci ou de cela.Par contre, des questions d’une actualité brûlante, comme la commission d’enquête sur la Somalie, n’ont eu droit à aucune ligne.L’inexpérience des délégués a provoqué des situations où l’on s’interrogeait sur la compétence ou la présence d’esprit des députés.Ainsi, lorsque les participants à un atelier ont proposé de faire du Vérificateur général un officier du Parlement et non du gouvernement, aucun député n’a relevé qu’il l’était déjà.Après avoir passé trois ans et demi à Ottawa, ces élus semblaient ne pas l’avoir remarqué.Candidate défaite à la direction du Bloc, Francine Lalon-de a toujours dit que combler ces lacunes était une des raisons qui l’avaient amenée à œuvrer sur la scène fédérale Gilles Duceppe semble aujourd’hui conscient de cette nécessité.Dans son discours de clôture, il a précisé que le rôle du Bloc consistait, entre autres, «à développer l'expertise des souverainistes dans des domaines comme la défense, les affaires étrangères, le commerce international».Après presque quatre ans au poste d’opposition officielle.Pour durer jusqu’à la prochaine échéance référendaire, le Bloc a dû revoir sa raison d’être et la rencontre de ce week-end était un premier pas dans cette direction.Mais si le référendum devait tarder, le Bloc devrait aller plus loin.C’est une question de crédibilité, de pertinence et de démontrer aux citoyens que les souverainistes sont capables de faire plus que de parler de souveraineté, qu’ils sont capables aussi d’en maîtriser les responsabilités.La défaite du OUI au dernier référendum a changé la donne Mario n Cor ne Hier ?••O® M E T E 0 Montréal Faible neige.Dégagement en fin de soirée.Max: 0 Min: -8 Québec Neige.Max: -5 Min: -12 Détails, page A 6 INDEX Agenda .B 7 Idées A 9 Annonces .B 6 Ix monde A 7 Avis publics .A 6 Les sports B 5 Culture .B 8 Mots croisés.A 6 Économie .B 2 Planète B 4 Éditorial .A 8 Télévision B 7 L’ENTREVUE Patricia Pitcher, gourou du management, page B 1 LE MONDE Après Kisangani, l’assaut sur Kinshasa?page A 7 LES ACTUALITÉS Tout le monde est irlandais le jour de la Saint-Patrick, page A 3 Duhaime se fait tirer l’oreille Duceppe ne voit pas de problème d’unité au sein du Bloc; il invite son rival à se porter candidat dans Saint-Maurice JEAN DION LE DEVOIR Le mandat de Gilles Duceppe à la tête du Bloc québécois a pris son envol ce week-end assombri par la contrariété, son principal adversaire, Yves Duhaime, ayant refusé de se rallier franchement au nouveau chef et soutenant toujours que ce dernier devra «faire ses preuves» avant que l’unité complète du parti puisse être atteinte.Au lendemain du dévoilement du résultat du scrutin qui a vu M.Duceppe devenir le troisième chef de la courte histoire du Bloc, M.Duhaime a en effet continué hier de se faire tirer l’oreille, n’ouvrant la porte à sa propre candidature dans Saint-Maurice aux prochaines élections fédérales que pour mieux l’assorti]’ de conditions encore mal définies.Une rencontre aura lieu sous peu entre les deux hommes, question de «voir si on peut s’arrimer», selon l'expression de M.Duhaime, qui a refusé encore hier de modifier les propos qu’il avait tenus pendant la course à la direction.En entrevue au Devoir, il déclarait être «convaincu qu’il [Gilles Duceppe] ne peut pas remplir cette fonction» de chef.«Je ne retirerai pas un iota de ce que j’ai dit à moins que des événements ne fassent la démonstration que je devrais VOIR PAGE A 10: DUCEPPE Lire aussi en pages A 5 et A 8 Duceppe et le «quatrième» référendum ® L’éditorial de Michel Venne JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le nouveau chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a reçu hier l’accolade de sa collègue Frangine Lalonde, candidate malheureuse dans la course à la direction qui a connu son dénouement samedi.À l’exception d’Yves Duhaime, qui refuse de donner son appui inconditionnel à M.Duceppe, tous les autres candidats, de même que tous les députés (sauf un) qui soutenaient M.Duhaime, se sont ralliés au vainqueur.LE MONO E Pour l’Europe sociale Manifestation monstre à Bruxelles Lire notre reportage, page A 7 Négociations dans le secteur public Québec accepte de prolonger les pourparlers FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Afin d’en arriver à une solution négociée avec les syndicats du secteur public, le gouvernement Bouchard ac-cepte de prolonger encore les pourparlers de quelques jours.«Les discussions [avec les syndicats] sont pour l’instant profitables et constructives.Tant qu’elles le seront, les discussions vont se poursuivre», a déclaré hier au Devoir Marte Lawrence, attachée de presse du premier ministre Lucien Bouchard, sans vouloir préciser toutefois la durée de cette énième prolongation.Les négociateurs des six centrales syndicales (CSN, FTQ, CEQ, FIIQ, SPGQ et SFPQ) et du gouvernement vont donc mettre les bouchées doubles pour tenter d’en arriver à un terrain d’entente acceptable pour les deux parties.Mais il faut dire que le temps presse de plus en plus.Le gouvernement entame cette semaine les différentes étapes budgétaires.Demain, c’est le dépôt des crédits qui vont confirmer les orientations du gouvernement Bouchard pour l’année financière 1997-1998, notamment en ce qui a trait à l’épineuse question de la masse salariale des 400 000 employés de l’État.Et bientôt, ce sera le dépôt du budget dont la date n’est pas encore connue.«Tant que les négociations ne retardent pas le processus budgétaire et qu’elles sont constructives, les pourparlers vont VOIR PAGE A 10: POURPARLERS Sous l’œil distrait de l’étranger Préjugés, manque d'intérêt et approximations caractérisent une bonne partie de ce qui s'écrit sur le Québec FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR Premier Forum francophone de concertation Y a-t-il des Québécois dans la salle?Un Québec aussi antisémite qu’il y a 50 ans.» «Vitrines vides, portes barricadées et graffitis haineux.» «Salut Montréal, et adieu pour toujours!» Tirées respectivement de la Süddeutsche Zeitung, de la Frankfurter Allgemei-ne Zeitung et de Die Welt, les trois plus grand quotidiens allemands, ces citations récentes donnent-elles le ton de ce qui se publie à l’étranger sur le Québec?Il serait exagéré de l’affirmer, même s’il est juste de constater que les nationalistes québécois doivent combattre de forts préjugés dans la presse étrangère.Toutefois, dans les grandes lignes, davantage que d’hostilité, il faut parler d’un relatif désintérêt pour le Québec, voire de préjugés baignant dans la distraction et l’approximation.Au cours des quatre derniers mois, dans la presse française, britannique ou américaine, les articles à dominante économique (gros supplément «Québec» du Financial Times de Londres le 12 novembre 1996) ou culturelle (gros titres sur Céline Dion, Kevin Parent et Gaston Miron) ont eu.par exemple, plus d'importance que les articles socio-politiques — même l'affaire Roux et l’équipée Galganov ne donnant lieu, en fin de compte, qu’à une poignée d’articles.«Le Canada est un beau pays.Pourquoi vouloir le défaire ainsi?» demandait un interlocuteur de Die Welt largement cité par le quotidien allemand en avril 1996.C’est ainsi qu’une fois la distraction et le désintérêt surmontés, c’est la surprise et l’incrédulité qui sont les principaux registres de la presse étrangère, devant le phénomène d’un pays réputé démocratique et moderne qui fait face à la possibilité sérieuse d’une sécession en son sein.Aux États-Unis, on constate une hostilité mesurée mais assez constante à l’égard des indépendantistes, avec quelques flammes éditoriales (notamment dans le Wall Street Journal, ou encore dans le Baltimore Morning Sun du 3 décembre dernier, qui y allait d’une charge furibonde intitulée «Quebec Nationalism Turns Ugly» ).Mais en général, un certain professionnalisme factualiste limite l’effet déformant du parti pris «pro-uni-té canadienne» généralement sous-entendu.Autrement dit, la légitime préférence pour un point de vue contre l’autre, telle quelle a pu s’exprimer dans le New York Times ou le Washington Post, n’a pas entraîné de suspension de la déontologie journalistique.Au Mexique, où c’est la question du libre-échange qui conditionne à peu près tout ce En général, un certain professionnalisme factualiste limite l’effet déformant du parti pris «pro-unité canadienne» généralement sous-entendu Les Franco-Canadiens ont du mal à trouver des partenaires québécois RÉMY CHAREST CORRESPONDANT DU DEVOIR À QUÉBEC Même si la plupart des participants en traçaient un bilan positif, le premier Forum francophone de concertation qui réunissait plus de 450 délégués cette fin de semaine, à Québec, aura tout de même manqué de.Québécois.Approuvant avec intérêt et même enthousiasme la nouvelle politique québécoise visant à établir des partenariats entre les communautés francophones du Québec et des autres provinces canadiennes dans les champs de l’éducation, de la culture et de l’économie, les participants franco-canadiens ont donc eu du mal à trouver des partenaires potentiels.Lors de la séance plénière de samedi après-midi, Michèle Deshaies, représentante des communautés francophones et acadiennes du Canada, soulignait que: «Quand on organise une mission, on s’attend à trouver des gens en face de nous.Mais les Québécois sont absents, sauf au plan institutionnel.L’idée des partenariats est la plus ex- VOIR PAGE A 10: FORUM Jacques Brassard VOIR PAGE A 10: PRESSE Lire aussi en page A 2 Autres informations et analyse en pages A 5 et A 9 aLa Francofête, un festival pour la langue 778313000641 L E I) E V 0 I It .L E LUNDI 17 M A It.S 19 9 7 •LES ACTUALITES* La Francofête, un festival pour la langue Dictées dans les entreprises, jeux dans les écoles et concours constituent le cœur du nouveau venu sur la scène des festivités québécoises Malgré la neige et le froid, un tout nouveau festival vient de faire son apparition au Québec.Faisant fi de l’hiver, la Francofête, qui se déroule du 16 au 23 mars, entend bien célébrer chaudement la langue française avec une myriade d’activités organisées à travers toute la province.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Marie Laberge, présidente d’honneur de la Francofête.ISABELLE HACHEY La Francofête n’a rien du Festival de jazz ou des FrancoFolies, où des milliers de gens envahissent les rues de la métropole par de chaudes soirées d’été.Ce sont plutôt de multiples actions plus modestes — dictées dans les entreprises, jeux dans les écoles, concours, conférences et tables rondes — qui constituent le cœur du nouveau venu sur la scène des festivités québécoises.Plusieurs activités promotionnelles en faveur du français ont déjà lieu au mois de mars, comme la Semaine du français et des Mérites du français, la Semaine internationale de la francophonie et la Journée internationale de la francophonie au Québec.Toutefois, c’est la première fois que ces manifestations se réunissent sous la bannière d’un seul festival, celui de la Francofête.La langue française serait-elle à ce point menacée — ou malmenée — pour que les Québécois aient besoin d’un festival qui lui soit consacré?L’écrivaine Marie Laberge, présidente d’honneur de l’événement, réplique que la Francofête contribue tout simplement à faire prendre conscience aux gens de l’importance du français dans les domaines du travail, de l’éducation et de la culture.«Je ne suis pas ici pour faire la morale mais pour vous dire que ce que vous avez entre vos mains, c’est très précieux, parce que ça dit votre âme, ça dit votre cœur, ça dit votre rapport au monde entier», explique-t-elle.Une fête, donc, qui se déroule sous le signe de la fierté.Un sentiment que les Québécois se doivent de cultiver, selon Mme Laberge.«Je me méfie beaucoup du procès qu’on peut faire à notre langue, qui exclut totalement une forme de fierté qu’on devrait avoir, dit-elle.Car il faut de la fierté pour améliorer une langue.Si on a honte, on va la cacher et la taire.On a peut-être une langue blessée, mais elle est vivante.» L’auteure de Juillet, du Poids des ombres et d’Annabelle est profondément amoureuse de la langue de Molière.«Le français, ce n’est pas seulement mon instrument, c’est mon matériau.Mon rapport avec cette langue est un rapport passionnel, pas du tout tranquille.Ça m’arrive d'avoir envie d’être délinquante.» Car si l’écrivaine défend sa langue avec ardeur, elle ne se gêne pas pour contourner, parfois, quelques normes linguistiques trop rigides pour rendre les personnages de ses romans suffisamment «vivants».«Je peux me battre contre certaines choses dans la langue, mais je ne me bats pas comme une puriste.Je ne suis pas quelqu’un qui se prend pour un porte-étendard, je suis une écrivaine», explique-t-elle.Pas question pour Mme Laberge, d’ailleurs, de prendre position dans le débat linguistique au Québec.«Je ne conçois pas ma position comme une position politique.J’ai une morale vis-à-vis de la langue, et ma morale est celle de l’amour.J’ai une position de ferveur et d’ardeur.» Le volet politique ne sera toutefois pas écarté de la Francofête puisqu’une dizaine de ministères et d’organismes gouvernementaux — en plus d’une vingtaine d’associations non gouvernementales — sont associés au projet.Le 20 mars, au Musée de la civilisation de Québec, le Secrétariat à la politique linguistique organise notamment une table ronde portant sur le français au sein de l’administration publique.Par ailleurs, le Complexe Desjardins de Montréal et la Place Laurier de Québec présentent toute la semaine des expositions thématiques gratuites.Aujourd’hui à llh, les Mérites du français reconnaissent l’excellence en matière de promotion de la langue lors d’une cérémonie sur la grande scène du Complexe Desjardins.Des spectacles gratuits avec, entre autres, Baobab, Chuck Label et Manon d’In-verness, sont aussi au programme de la Francofête.Toujours au Complexe Desjardins, un spectacle de clôture, regroupant une pléiade d’artistes francophones, aura lieu le 21 mars, à 21h.Ce spectacle sera retransmis à l’antenne de Télé-Québec le 23 mars, à 20h30.Beaucoup d’autres activités sont prévues cette semaine, mais c’est surtout les initiatives des petites entreprises et des écoles pour promouvoir le français qui réjouissent Mme Laberge.Parce que ces actions, pourtant très simples, témoignent selon elle de l’attachement des Québécois à leur langue.«Je pense que si des employés, dans un bureau, vont s’asseoir pour écrire une dictée à l’heure du dîner et que si, dans une école, des étudiants font un journal pendant leurs temps libres alors qu’ils pourraient faire autre chose, tous les espoirs sont permis!» -h mHis Programme de location de Crédit Toyota.Offre de location sur approbation du crédit valable pour les modèles 1997 neufs, loués et livrés avant le 31 mars 1997.Frais d'immatriculation, d'enregistrement, d’assurance et taxes en vigueur en sus.Un montant maximum de 700$ de frais de transport et de préparation inclus ‘En fonction d'une location-bail de 48 mois pour la Camry CE (modèle BG22KP-BA avec transmission automatique) avec acompte de 0$.Premier versement de 409,62$ et dépôt de garantie de 425$ exigés au moment de la livraison du véhicule.Coût total de la location.19 661,76$.Prix de l'option d'achat, 11 704,00$ basé sur un maximum de 96 000 km.Des frais de 0,10$/km s'appliquent pour chaque kilomètre supplémentaire.Photo à titre indicatif.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Pour plus de détails, voyez votre concessionnaire Toyota 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Montréal.M.Bouthillier, au terme de de 1631' assemblée annuelle de la SSJBM, a défait François Lemieux qui présidait la société depuis 1994.Porte-parole du Mouvement Québec Guy Bouthillier Français et auteur d’un récent ouvrage, «L’Obsession ethnique», paru chez Lanctôt éditeur, M.Bouthillier aura désormais à ses côtés au conseil général M.Lemieux qui y siégera à titre d’ancien président.«La marque de la SSJBM, c’est de faire du Québec un pays français, un pays de citoyens, un pays de solidarité», a soutenu le nouveau président qui invite la SSJBM à occuper «toute sa place sur le front idéologique pour combattre la propagande de la machine anti-Québec.» Les autres élus, au nombre de quatre, sont représentants des sections de la Société Saint-Jean-Baptiste au conseil général: René Asselin, Robert Comeau, François Saint-Louis et Denis Sylvain.Zellers «reçoit» (PC) — Les employés du centre de distribution de Zellers à Montréal-Nord ont manifesté hier devant des magasins de la compagnie sur (île de Montréal.Les travailleurs s’opposent à la fermeture du centre de distribution prévue pour le premier juillet.Ils demandent aux clients de les appuyer en téléphonant chez Zellers pour faire valoir leur désapprobation et demander à l’entreprise de revoir sa décision.La fermeture du centre de distribution de Montréal-Nord fait perdre 379 emplois à la métropole au profit de l’Ontario où Zellers semble concentrer ses activités.Mort d’un franciscain (Le Devoir) — Etienne Demers, qui avait été reçu Frère mineur, chez les Franciscains, à l’âge de 75 ans, vient de mourir à l’âge de 107 ans.Le frère Demers qui avait été marié à Clérilda Lavigne, morte en 1919 dans un incendie avec l’une de ses quatre filles, a, selon l’Ordre auquel il appartient, eu ces dernières paroles: «Je m’en vais au ciel retrouver «ma vieille»».Deux de ses filles sont encore vivantes.Le service funèbre du frère Etienne Demers est célébré aujourd’hui (14h) au couvent des Franciscains (angle Lacordaire et Rosemont).Déficience intellectuelle (PC) — La semaine québécoise de la déficience intellectuelle a débuté hier sous le thème «Le changement ça se travaille ensemble!».L’événement vise à briser les préjugés qui sont le principal obstacle à l’intégration des personnes déficientes intellectuelles dans la société.Plusieurs activités de sensibilisation seront organisées dans la province au cours des prochains jours.Plus de 200 000 personnes ont un handicap intellectuel au Québec, soit 3 % de la population.Vol et péché Londres (AP) — En dépit des commandements de la Bible qui enseigne notamment «Tu ne voleras point», un prêtre anglican a fait sensation samedi en estimant que dérober des objets et marchandises n’était pas un péché — à condition que la victime soit un grand magasin.«Jésus a dit «Aime ton prochain», il n’a pas dit «Aime Marks et Spencers»», a dit le révérend John Papworth lors d’une interview à la radio BBC-Radio-4 et dans plusieurs journaux.L’ecclésiastique a fait la différence entre voler des individus ou des petits commerçants — ce qui est mal, a-t-il dit — et voler les supermarchés et les grandes surfaces — qui ont déjà eux-mêmes fait beaucoup de mal au petit commerce, a-t-il estimé.Le père Papworth, qui exerce son sacerdoce à temps partiel à l’église Saint Mark dans les quartiers nord-ouest de Londres, avait fait ces déclarations il y a quelques jours devant une assemblée de policiers.V k M Séisme à Tokyo Tokyo (AP) — Un tremblement de terre de magnitude 5,6 a secoué le centre du Japon hier, faisant quatre blessés et quelques dégâts.Deux personnes ont été blessées par la chute d’objets, a précisé un porte-parole de la police.Une femme de 81 ans a reçu une lampe sur la tête dans un temple, et une autre de 48 ans a été blessée dans une salle de jeux, toutes deux dans la région d’Aichi, à environ 250 km au sud-ouest de Tokyo. I E I) E V 0 I \\ , l E l II N I) I 17 M A II S I I) I) JS ACTUALITES Selon des documents que vient de divulguer la commission Doyon projets de petites centrales menaçaient le saumon Des Québec a demandé à la commission Doyon d’évaluer si le recours à la production privée d’électricité par l’entremise de petites centrales hydro-électriques ou en cogénération était justifié.La commission s’est penchée sur le coût environnemental et les séquelles de certains projets particuliers mais ni elle, ni les ministères en cause n’ont jusqu’ici dressé un bilan d’ensemble des impacts générés globalement par les 51 projets examinés jusqu’à présent par le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF).Mais un certain nombre de données viennent d’être divulguées.LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les spécialistes de la faune du gouvernement québécois ont soutenu qu'au moins trois projets de petites centrales hydro-électriques sur des rivières à saumons allaient engendrer plus d’inconvénients réels ou potentiels que les avantages vantés par leurs promoteurs pour les justifier.Ce qui n’a pas empêché Québec d’en autoriser la construction.Ces conclusions apparaissent dans les «Avis fauniques» relatifs à ces projets, fournis par l’ancien ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP), un ministère aujourd’hui fusionné à celui de l’Environnement et de la Faune (MEF).Ces Avis fauniques font partie des dossiers d’évaluation des différents projets de petites centrales par le MEF, que la commission Doyon a rendus publics le 11 mars, à 19 jours de la date officielle de remise de son rapport.Très peu de témoins institutionnels ont fait état devant la commission des impacts environnementaux négatifs, souvent multiples, des petites centrales.D’après les renseignements obtenus, le MEF s’est fait tirer l’oreille pendant des mois avant de remettre les évaluations environnementales des projets de petites centrales à la commission, qui les a finalement reçues à la mi-janvier.La commission a autorisé les organismes reconnus comme «participants» à les consulter à la mi-février à condition de ne pas divulguer leur contenu, une interdiction levée il y a quelques jours.Le gouvernement n’a retiré jusqu’ici qu’un seul projet de petite centrale, soit celle prévue dans le rapide de Chambly.La menace que faisait peser cet ouvrage sur le suceur cuivré, une espèce dont les derniers spécimens connus vivent dans ce cours d’eau, avait incité le MEF à faire annuler le projet par les Ressources naturelles.Un autre cours d’eau Ce que l’on ne savait pas toutefois, c’est que les biologistes du MLCP — aujourd’hui des employés du MEF — estimaient que la protection des saumons aurait justifié le retrait de deux autres projets de petites centrales et qu’il aurait été préférable de donner la priorité à la réimplantation de cette espèce migratrice dans un autre cours d’eau, soit la rivière Saint-François.Ils ont dû se contenter d’imposer certaines conditions aux promoteurs, comme si le MEF excluait a priori de refuser la construction des projets injustifiés.Dans l’avis faunique portant sur le harnachement de la rivière Hall, à Saint-Elzéar, les biologistes du MLCP — dont le sens critique est nettement plus affûté que celui des analyses du MEF — écrivent que «les retombées locales du projet seront faibles et inférieures au potentiel offert, même en considérant seulement le saumon: comme présentées actuellement, les activités susceptibles de modifier l’habitat ne peuvent être autorisées, attendu qu’il y a lieu de croire que la réalisation des activités entraînerait, pour la collectivité, un préjudice plus grand que l’altération de l’habitat du poisson».Un autre avis faunique portant sur un projet situé cette fois sur la rivière Anse-Saint-Jean, au Saguenay, conclut que «les retombées économiques anticipées du projet de développement économique du saumon sont nettement supérieures à celles du projet de réalisation de la centrale hydroélectrique».Enfin, un troisième avis faunique relatif à la mini-centrale d’East Angus rappelle au MEF qu’après des années de dépollution, toute la région s’apprêtait à réintroduire les migrateurs recherchés dans la rivière en voie de harnachement.Sur la rivière Etchemin, un autre projet de réintroduction du saumon s'est aussi retrouvé contrecarré par une autre petite centrale.Promoteur et défenseurs du saumon semblent avoir néanmoins accouché d’un compromis.La comparaison des Avis fauniques des biologistes de l’ex-MLCP avec ceux des directions ré-gionalesdu MEF montre que les biologistes de la faune hésitent rarement à mettre en relief les impacts négatifs des petites centrales et fouillent leurs dossiers alors que les analystes du MEF entonnent plus souvent qu’autrement et béatement les refrains des promoteurs sur le thème de la création d’emplois et l’absence d’impacts environnementaux, comme le ferait un ministère à vocation économique.On constate aussi que les règles d’évaluation varient selon les projets.Un avocat environnemental, Me Michel Bélanger, a expliqué hier au Devoir que certains avocats gouvernementaux et privés soutiennent actuellement que Québec ne peut, sous prétexte qu’il n’est pas justifié, refuser un petit projet hydro-électrique s’il ne dépasse pas la norme des 10 MAY qui l’envoie en audiences publiques.A son avis, c’est une interprétation abusive de la loi et les projets «injustifiés» devraient pouvoir être refusés par le MEF, petits ou gros.Mais, conclut-il, ces projets dûment autorisés par le MEF au profit «d’intérêts privés» peuvent faire l’objet de recours collectif de la part des pêcheurs, villégiateurs, canotiers et autre usagers de ces cours d’eau, qui pourraient même dans certains cas obtenir leur démolition en vertu des nouvelles dispositions du Code civil garantissant un droit d’usage égal des eaux publiques.Le refus actuel des gouvernements de procéder en public aux arbitrages sociaux et environnementaux en amont des projets, dit-il, va leur imposer de plus en plus un détour devant les tribunaux.Un projet hydro-électrique profitable divise les Innus du Labrador Saint-Jean (T.-N.) (PC) — Des Innus du Labrador ont mis sur la table un projet hydroélectrique qui pourrait s’avérer profitable, mais qui pourrait aussi diviser une communauté déjà fragile.; Le projet Kamistas-tin permettrait aux Innus d’accéder à l’autosuffisance énergétique.Le barrage hydro-électrique produirait au moins 45 mégawatts et alimenterait trois clients: la riche mine de Voisey’s Bay, la communauté innue de Little Sango Pond et celle de Nain.Les promoteurs du projet promettent de l’électricité à bas prix pour les habitants du nord du Labrador, ainsi que des emplois et un boom économique pour la région.Prote Poker, le chef des Innus de Mushuau, aussi connus comme les Innus de Davis Inlet, est directeur de Kamistastin Hydro.Il a fait équipe avec Genergy, de Saint-Jean, pour accoucher d’un projet ARCHIVES LE DEVOIR «Le projet Kamistastin permettrait aux Innus d’accéder à l’autosuffisance énergétique.» prétendument sans effets négatifs sur l’environnement et créateur de 15 emplois à temps plein.Trois autres groupes — la Nation innue, qui gouverne les deux communautés, le conseil innu de Sheshatshiu et l’Association innue du Labrador — doivent se pencher sur le projet de M.Poker.Voisey’s Bay Nickel, sur qui repose la viabilité du projet parce qu’il achèterait environ 90 % de la production du barrage pour alimenter la mine, re- fuse pour sa part de s’engager.Daniel Ashini, le responsable de l’environnement de la Nation innue, estime que le projet doit encore être discuté et évalué.«Ce projet, je suppose, a été discuté et décidé durant la période controversée qui a suivi immédiatement les élections», a-t-il dit, en faisant référence aux récentes accusations de favoritisme dans la distribution des fonds publics lancées par un des deux principaux clans de Sheshatshiu.La dispute a provoqué la tenue précipitée d’une élection qui a été assombrie par la violence et des accusations d’irrégularités électorales.M.Ashini ne désapprouve pas le projet hydroélectrique, mais la récente opposition de son organisation à un projet de piste pour motoneiges au Labrabor suggère que la Nation innue n’accueillera pas à bras ouverts la mise en place d’une piste d’atterrissage et de 220 kilomètres de fils électriques dans les monts Torngat.Un porte-parole de la compagnie minière s’est montré pour sa part peu enthousiaste devant le projet.«Nous avons un plan prévoyant la mise en place d’une installation électrique au diesel», a indiqué le porte-parole.«Nous avons une description de projet et nous allons de l’avant.» Voisey’s Bay Nickel et les responsables des communautés innus de Sheshatshiu et Nain ont jusqu’au 4 avril pour faire part de leur position officielle à l’égard du projet hydro-électrique.Les promoteurs promettent de l’électricité à bas prix pour les habitants du nord du Labrador, ainsi que des emplois et un boom économique pour la région Carte du chromosome X ASSOCIATED PRESS ' ew York — Une équipe de biologistes a établi une carte complète étaillée du chromosome X, l’un s deux qui composent la paire déterminante pour le sexe de l’être humain.Cette avancée, dévoilée par le journal Genome Research et rapportée par le New York Times, fait du chro-mosome-X le premier des 24 chromosomes humains à être ainsi détaillé, dans le cadre du projet d’établissement de la carte du génome humain (Humane Genome Project), a souligné le Dr Eric Green, de l’Institut national de recherche sur le génome humain.L’être humain possède 23 paires de chromosomes: 22 paires de chromosomes identiques, et la 23e composée de chromosomes X-X pour les femmes et X-Y pour les hommes.Ces chromosomes, éléments du noyau de la cellule, contiennent l’ADN qui caractérise le patrimoine héréditaire de tout être humain.La carte du chromosome X a été établie par une équipe de 25 biologistes à l’école de médecine de l'université Washington de Saint Louis.Il a fallu dix ans aux chercheurs pour venir à bout de ce travail dirigé par le Dr David Schlessinger.Selon le Dr David Nelson, spécialiste du chromosome X au collège de medecine Baylor, ce «tour de force» va grandement accélérer la recherche sur les maladies liées au chromosome X comme l’hémophilie ou le daltonisme.relations Le rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones En octobre 1996, la Commission Royale sur les peuples autochtones remettait un rapport final ambitieux visant à redéfinir complètement les rapports politiques, juridiques et sociaux entre les peuples autochtones du Canada et la société dominante.Ce rapport établit un plan d’action pour la réalisation de l’autonomie gouvernementale des nations autochtones.Quelles sont les principales conclusions de la Commission quant à la tumultueuse histoire des peuples autochtones au Canada?Quelles sont ses principales recommandations quant au statut juridique et constitutionnel des Autochtones?Comment le rapport envisage-t-il d'enrayer les nombreux problèmes socio-économiques qui constituent un obstacle à l’autonomie gouvernementale?Quelles sont les réactions, les critiques, les espoirs des hommes et des femmes autochtones à l'égard du rapport?M.Alain Bissonnette, Centre international des droits de la personne et du développement démocratique; anthropologue au SSDCC, un centre de recherche et d’analyse en sciences humaines; avocate, spécialiste en droit des peuples autochtones, du cabinet Hutchins, Soroka et Dionne: présidente des Femmes autochtones du Québec; juriste, conseiller en droit et affaires autochtones.Mme Sylvie Vincent, Mme Anjali Choksi, Mme Jackie Kistabish, M.Diom Roméo Saganash.LE LUND117 MARS 1997, DE 19h30 À 22h00 à la Maison Bellarmin (métro Jarry) Contribution volontaire: 5,00 $ Système d’écoute pour malentendants: ayez un baladeur avec bande FM.LES SOIRÉES RELATIONS SONT ORGANISÉES PAR LE CENTRE JUSTICE ET FOI À lire dans le numéro d’avril de la revue Relations : UN MONDE EN MIGRATION 25 Jarry ouest, Montréal H2P 1S6 - Téléphone (514) 387-2541 NOUVEAUTÉ MATH0PHILIE 2' cycle du secondaire Directrice de collection: Louise Lafortune Ph.D.Manuel tome l.320 pages, 35.50 S Les manuels de cette nouvelle collection sont conçus pour aider certains élèves à soutenir leur «mathophilie» et pour en aider d’autres à passer de la «mathophobie» à la «mathophilie».Les moyens utilisés visent à ce que les élèves apprivoisent la mathématique et découvrent du plaisir à en faire.L’approche développée dans la nouvelle collection Mathophilie tient compte des dimensions cognitive, métacognitive, affective et sociale de l’apprentissage de la mathématique.La nouvelle collection Mathophilie répond aux exigences et contenus, aux principes directeurs et objectifs des nouveaux programmes de mathématique du ministère de l’Éducation.GUÉRIN, éditeur ltée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.lidec.qc.ca ¦jgfp** '.'V mesS» ¦ JACQUES GRENIER LE DEVOIR ’1 «Il y a bien eu par moments quelques rayons de soleil réconfortants, mais cela n’a pas suffi pas à réchauffer les spectateurs.» OCj Byers Casgrain Pratt & Whitney Canada Samson Beta 4M Deloittei W Touche SNC-LAVAUN > .TELEGLOBE Réservations : Ghislaine (arose Téléphone : (514) 871-4001 Télécopieur : (514) 871-1255 ou (514) 871-5971 Président Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Billet : 47 î membre 54 S non-membre CaiYietde 10 billets: 425 S (membres seulement) TPS (7 %) et TVQ (6,5 %) en sus V .Conception graphique : Vasco design Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board ot Trade ol Metropolitan Montreal Mardi 25 mars (Le Centre Sheraton) M.Clément Godbout CONFÉRENCIER INVITÉ Vous affirmez qu’en 1997 tout le monde doit faire sa part.Les enseignantes et enseignants, comme l’ensemble du secteur public et parapublic, la font pourtant depuis 1982.Rappelez-vous Réduction salariale de 20 % Décrets sur nos conditions de travail Réduction salariale de 1 % (loi 102) Réduction salariale de 1 % (loi 102) Réduction salariale de 0,5 % (loi 102) 1982-1983 1993-1994 1994-1995 1995-1996 Et en plus.Les enseignantes et enseignants donnent 100 millions de dollars à même leurs conditions de travail, dont une réduction salariale de 1 %.Ils donneront 100 millions de dollars à ixivXvS:-:):): : '-xvXyXv'.' > :: x:x:x x ::>x:: ::>x x:x:;x:xxxj:x:;x;x:;x:x xxxxx.;-:-X;x:vXyX;xï: : même leurs conditions de travail, dont une réduction salariale de 1 %.1996-1997 1997-1998 Et les années Ils se sont engagés à donner 50 millions de dollars par année à même leurs conditions de travail ! I mon Wffl Cela devrait suffire ! Mais pas pour vous, Monsieur Bouchard.Vous êtes maintenant prêt à augmenter le nombre d’élèves dans les classes pour faire disparaître 3 300 postes d’enseignantes et d’enseignants.i ) Nous nous opposons ô cette attaque à notre tâche qui dégradera davantage les conditions d'apprentissage de nos élèves. FECS C O I.L O Q II K s • • Isabelle Quentin LE VOISINAGE DE DEUX FRAGILITÉS: LES ANGLOPHONES ET LES FRANCOPHONES DU QUÉBEC Le 18 mars CEFAN: (418) 656-5170 Joan Fraser met en lumière deux phénomènes: chez les anglophones, la redéfinition du statut des «Canadiens anglais» à celui de «angloQuébécois» dérivée de l’adoption de la loi 101 et des lois sur l’affichage, d’une part, et la difficulté des francophones à s’adapter à la nouvelle représentation minoritaire de leurs concitoyens et à proposer une stratégie culturelle qui tienne compte de l’ensemble de la réalité québécoise.QUE DEVIENT LE LIBAN?Collège Edouard-Montpetit Le 19 mars Jacques Provost (514) 679-2630, poste 557 Paul Marchand, journaliste et correspondant de guerre bien connu, tente un bilan de la situation au Liban de 1975 à nos jours.Genèse du conflit libanais, acteurs internes (Palestiniens, druzes, chrétiens et chi’ites), acteurs externes (Syrie, Israël, Jordanie, Lan, communauté internationale), prise d’otages de personnalités occidentales et même solution au conflit, sont au menu.QUAND LE DÉVELOPPEMENT S’INTÉRESSE AUX FEMMES: LE CAS DES PHILIPPINES Université McGill Le 19 mars Dominique Caouette: (514) 747-1532 Colette Saint-Hilaire, à p;irtir d’une recherche menée sur le terrain, analyse l’impact de la prolifération des programmes dits d’intégration des femmes au développement Ses recherches laissent entendre que la mise en place de ces programmes, paradoxalement, débouche non pas sur une plus grande autonomie pour les femmes, mais sur de nouvelles formes de gestion qui les assujettissent au développement JOHANNES BRAHMS: CENT ANS APRÈS Auditorium Saint-Albert le Grand Le 19 mars Information: (514) 3324126 Il y a cent ans mourait à Vienne un musicien d’origine allemande qui sut faire le lien entre l’héritage classique de Beethoven et l’apport romantique de Schumann.Aussi, Michel Brunette évoquera-t-il pour nous les moments significatifs de la carrière de Brahms et mettra-t-il en lumière l’ambiguité de son engagement esthétique entre la tradition et la modernité.LES DROITS INDIVIDUELS ET COLLECTIFS AU CANADA, AU QUÉBEC ET DANS U CEE Université McGill Le 19 mars José Cadorette: (514) 398-2658 Juergen Habermas, Will Kymlicka ou Charles Taylor offrent chacun une réponse différente à l’un des problèmes constitutionnels de l’heure tant au Canada, qu’au Québec ou qu’à la Communauté économique européenne.Comment concilier les droits individuels et les collectifs?John Eric Fossum et Julius Grey font le point.LA RÉSISTANCE, ÉLÉMENT-CLÉ DE LA LUTTE INTÉGRÉE CONTRE LE CHARANÇON DU PIN BLANC Centre de foresterie des Laurentides Le 20 mars Suzanne Doré: (418) 6483927 Pour les forestiers désirant produire de lepinette de Norvège et du pin blanc de qualité, le charançon du pin blanc demeure un insecte préoccupant Dans le but d’en réduire les populations, des travaux de recherche relevant du concept de la lutte intégrée sont en coure au CFL TECHNOLOGIE ET PROFESSEUR: UN MARIAGE À FORCER?Université Laval Le 21 mare Nicole Lapointe: (418) 656-2131, |X)ste 2649 Dans le cadre de débats publics des candidats au rectorat de l’Université Di-val, les candidats s’interrogeront sur la relation enseignant technologie.Le débat se tiendra lui-même à l’intérieur d’un colloque sur les Nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement universitaire.LES FEMMES, ELLES AUSSI, ONT DEUX VOIX Ovarium, Montréal Les 22 et 23 mars Information: (514) 271-7515 Le chant harmonique à deux voix par personne est pratiqué par les hommes.Ijes chœurs sont toujours constitués de voix nielles extrêmement basses ou éton-namment aiguës.On sait depuis peu que les femmes, elles aussi, ont deux voix par personne.Les femmes Xhosa le montrent et des Québécoises en font la preuve.La conférence sera suivie d’un atelier permettant à chacune et chacun de passer de la théorie à la pratique.Pour joindre Vauteure: iyol no'j Tir 11 tr )’, Tu -p; Tu! iTm •fo'ii! vwn • ! ; 4ic LT 1 tïTO'T i'bb ' t’î fi > >r/\ ¦ir -:-—- - ‘ • LJ | Alternance travail-études Des relations écoles-entreprises en danger Il existe une solution au problème de dévalorisation des filières de formation technique et professionnelle COLETTE BERNIER MICHÈLE BILODEAU BRUNO BOURASSA MARIE FRANCE MARANDA CHRISTIAN PAYEUR SUZANNE VINCENT Les deux premières signataires de ce texte sont respectivement professeure (coordonnatrice de la recherche) et profession nelle de recherche au département des relations industrielles de l’Université ImvüI.Les quatre signataires suivants ont participé activement à la recherche et à sa direction.A l’exception de Christian Payeur, chercheur à la CEQ et président du conseil du CRIRES, les autres sont professeurs à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.^ la suite des États généraux sur l’éducation et au A Sommet sqcioéconomique de novembre, la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, s’est engagée à revaloriser les filières de formation technique et professionnelle à travers différentes formules, dont celle de l’alternance travail-études.I* 1— L’an passé, on expérimentait une nouvelle filière de formation à des métiers semi-spécialisés faisant appel à l’alternance travail-études dans quarante-quatre commissions scolaires du Québec.Une recherche que nous avons effectuée portant sur neuf de ces expériences met en perspective un certain nombre d’écueils à éviter.Ainsi, si une telle expérimentation visait une meilleure insertion des jeunes filles et garçons sur le marché du travail, la majorité des décrocheurs potentiels ou réels rencontrés, soit trente sur quarante-sept, ont plutôt opté pour continuer leurs études après cette année de formation.On lieut certes applaudir devant ce résultat.Mais comment ex- pliquer que le programme n’ait pas atteint les résultats escomptés, à savoir l’insertion des jeunes sur le marché du travail dans des emplois semi-spécialisés?D’abord, les résultats des stages dont la durée dépassait rarement quelques mois sont parfois décevants.Les jeunes n’ont pas toujours pu bénéficier de l’aide du personnel en entreprise.Si, dans la moitié des cas, les jeunes filles et garçons se sont sentis dirigés dans leur apprentissage, dans l’autre moitié des cas, ils ont été laissés à eux-mêmes.Au mieux, les entreprises (la majorité étaient de petites entreprises) reproduisaient ce qu’elles avaient développé pour leurs propres travailleurs: une formation sur le tas, quelquefois basée sur le parrainage de personnel plus expérimenté mais rarement formé pour transmettre leurs savoirs et savoir-faire.De plus, les stages étaient en général confinés à l’apprentissage de tâches non qualifiées et n’étaient pas rémunérés; ceci créait souvent chez les jeunes le sentiment de ne pas faire partie de l’entreprise, de ne pas être reconnus pour leur travail, voire d’être exploités.Ceci explique en partie, selon nous, pourquoi les jeunes qui avaient manifesté de l’enthousiasme envers le programme et espéraient ainsi accéder plus rapidement au marché du travail se sont finalement raccrochés en grand nombre aux études.Une autre partie de l’explication du raccrochage des filles et des garçons à lecole a trait, selon nous, à l’approche pédagogique développée à l’école.En effet, les jeunes se sont en général retrouvés en dehors du secteur normal et ont ainsi pu bénéficier de rapports individualisés et personnalisés avec leurs enseignants.Aussi, plusieurs de ces jeunes qui avaient subi des échecs scolaires à répétition par le passé connaissaient pour la première fois une progression tant du point de vue scolaire que personnel.Or, malgré ce résultat posi- ARCHIVES I.E DEVOIR Pauline Marois, ministre de l’Éducation du Québec.tif pour les jeunes, il nous a semblé que l’école n’a pas été capable, dans les cas étudiés, de créer une pédagogie adaptée à l’alternance travail-études; la matière enseignée est en général restée la même que dans les cours habituels.Ce n’est qu’exceptionnellement que le personnel enseignant a pu bricoler de nouveaux cours pour tenter tant bien que mal de faire coller les matières de base (français, anglais et mathématiques) aux réalités du travail en entreprise.Au total, cette première année d’expérimentation montre que tant le système d’enseignement que l’entre- | prise ont du pain sur la planche avant de mettre en place de véritables formules d’alternance études-travail au Qué-bec.Nous entendons ici des formules qui vont dans le , ; sens d’une démarche intégrée plutôt que d’un partage ,., des tâches qui, trop souvent, isole l’acquisition des savoirs .! * à l’école de leur mise en œuvre en entreprise.Certains ; points du régime d’apprentissage présenté dernièrement , , par la SQDM pourraient servir de référence au milieu scolaire: formation des formateurs en entreprise, rémuné- j.,; ration des stagiaires, définition des emplois visés par les partenaires sociaux, passerelles entre les divers ordres d’enseignement, etc.Mais il reste à voir comment, ., concrètement, se mettra en place ce nouveau régime! Qui plus est, il faut voir que l’alternance travail-études ,,, ne saurait être une panacée au problème de dévalorisa-tion de la formation technique et professionnelle.Peut-être faut-il cesser de faire porter au seul système d’en- , f seignement la responsabilité de la dévalorisation des fi- , „.; Hères de formation technique et professionnelle.Peut-être que ces filières sont dévalorisées plus simplement parce que certains milieux de travail, le milieu industriel , , en particulier, sont dépréciés aux yeux des jeunes! Si ceci était vrai (et quelques données de notre étude nous ; .en fournissent des indices), il s’agirait ici d’un signal |‘jrn d’alarme lancé aux entreprises pour qu’elles repensent ,, , l’organisation du travail et revoient leurs pratiques de .gestion des ressources humaines, y compris leurs pra- „ '.tiques de formation.Mais nous dépassons ici les résul- jf.tats de notre étude exploratoire, ce qui montre tout de ,,L.j même à quel point les nouvelles relations école-entrepri- .se que l’on tente de mettre en place au Québec ouvrent .[ " sur de nombreuses questions de société.E DU D VOIR L ’ É Q U LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard.Paul Cauchon.Jean Chartier, Jean Dion.Louis-Gilles Francœur.Kathleen Lévesque.Caroline MontpetiL Brian Myles.Isabelle Paré, Clément Trudel, Serge Truffaut; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (relcctcurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane BaillarReon.Pierre Cayouette, Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre Le-gault, Benoit Munger.Odile Tremblay: à l’information économique: Gérard Berube (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac.Jean Pichette.Claude Turcotte: à l’information internationale: Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque; à l’information politique: Pierre O’Neill.Manon Comellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec): à l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction): Isabelle Hachey.Marie-Claude Petit (commis), lu documentation: Gilles Paré (directeur): Brigitte Arsenault.Manon lierume.Seige Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ FT LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril.Jean de Billy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Marlène Côté.Christiane U-gault.Jacques A Nadeau.Guylaine Ouellet Micheline Ruelland (publicitaires): Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux.Claire Paquet.Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Tuigeon (responsable de la production).Claudine Bédard.Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christian Men.Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne lahonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Tuivotte.Monique L’Heureux.Use Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur).Danv Dépatie (adjointe à l'administration et responsaNe des ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des sendees comptables), Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction): Céline Furoy.Ghislaine Ialleur.Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (riceprésident exécutif et directeur général).T?IV ïfVtt i Pt 11 fHb’I i A 10 L E I) E V 0 I R , L E LUNDI I M A R S I !) !) 7 ( -* Le Devoir ?ACTUALITES Le Bloc conservera une certaine autonomie POURPARLERS SUITE DE LA PAGE 1 se poursuivre», a tenu à préciser Mme Lawrence.Le gouvernement ne déroge pas de ses objectifs budgétaires.H veut réduire ses coûts de main-d’œuvre de 800 millions par l’abolition 15 000 postes d’ETC (équivalent temps complet) sans remplacement dans le secteur public.Et si le gouvernement veut atteindre son objectif du déficit zéro en l’an 2000, il a besoin de cet argent tout de suite.C’est du côté de la CSN et de la FTQ, particulièrement, que les pourparlers donnent lieu à de vifs échanges avec le gouvernement.La CSN soutient que les demandes du gouvernement n’ont pas changé et qu’il parle toujours de rouvrir les conventions collectives, chose à laquelle la CSN, la FTQ ainsi que les autres centrales syndicales s’opposent catégoriquement.«De plus, on n’est même pas d’accord avec ses objectifs [le gouvernement] de couper 800 millions dans la masse salariale ou d’abolir 15 000 emplois qui ne seraient pas remplacés dans la santé et l’éducation, expliquait hier Louis-Serge Houle, porte-parole à la CSN, car cela aurait des impacts sur la qualité des services.» La CSN et les autres syndicats veulent entre autres que soit allongée la durée du programme de bonification des retraites, ce à quoi le gouvernement se refuse.Ils voudraient que les syndiqués non admissibles d’ici le 1er juillet—ceux qui ont 49 ans par exemple — puissent l’être d’ici un peu plus d’un an.Mais il n’y a pas que la durée, du régime qui pose problème aux yeux des syndicats.A la table de négociation des retraites fies pourparlers se font désormais par secteur), on voudrait également modifier la date d’entrée en vigueur du régime.Du côté de la CEQ, et plus particulièrement chez les 86 000 membres de la Fédération des enseignants des commissions scolaires du Québec (FECS-CEQ) — le primaire et le secondaire — la tension est forte.On refuse que le gouvernement augmente la tâche des professeurs ou augmente le nombre d’élèves par classe.Lors d'une visite éclair au Saguenay—Lac-Saint-Jean, jeudi dernier, le premier ministre Lucien Bouchard a proposé aux professeurs d’enseigner une heure supplémentaire par semaine s’ils ne voulaient pas d’une augmentation du nombre d’élèves par classe.En éducation, Québec voudrait abolir 3000 postes.Les enseignants dénoncent vertement ces mesures qui, selon eux, vont détériorer les conditions de travail et hypothéquer sérieusement la qualité de l’enseignement Les membres de la FECS ont d’ailleurs rejeté majoritairement samedi, en assemblée, les offres gouvernementales à ce sujet Devant «le manque de souplesse» montré par le gouvernement dans les présentes négociations, la FECS a maintenu hier son mot d’ordre de recherche de mandats de grève perlée de deux jours.Mais la FECS a tenté une nouvelle approche pour trouver un terrain d’entente avec le gouvernement Puisque la réforme de l’éducation, proposée l’automne dernier, aura pour effet de réduire plusieurs postes d’enseignants, la FECS pourrait demander au gouvernement d’assouplir son objectif d’abolir 3000 postes dans les présentes négociations."4“ Les représentants de la FECS auront des «rencontres techniques» aujourd'hui à ce propos avec leurs interlocuteurs du ministère de l’Éducation afin d’évaluer justement l’impact qu’auront sur le personnel enseignant les différentes mesures annoncées dans le cadre de la réforme de l’éducation —par exemple, la restructuration des commissions scolaires puis la décentralisation des pouvoirs et des responsabilités.La FECS explique que les résultats de ces rencontres «devraient permettre au Conseil fédéral, qui se réunira mercredi, de mieux évaluer les perspectives de négociation avec le gouvernement Bouchard».Par ailleurs, en ce qui concerne le programme de départs assistés dans le domaine de la santé, les syndicats souhaitent qu’il soit universel.C’est-à-dire qu’il s’adresse à tous les syndiqués œuvrant dans ce secteur.Mais de son côté, le gouvernement, pour des raisons d’économie, veut plutôt limiter ces offres à certains types d’emplois comme ceux de cuisiniers, préposés à l’entretien ou préposés aux bénéficiaires.Autre point litigieux: l’aire de replacement de 125 km.Le gouvernement a renoncé à sa demande pour les syndiqués du secteur de la santé cette année, mais il voudrait que l’an prochain, les syndiqués acceptent d’aller encore plus loin à l’intérieur d’une même régie régionale.Les syndiqués voient d’un mauvais œil cette nouvelle approche du gouvernement qui pourrait se traduire par une réouverture de leur convention collective l’année prochaine.DUCEPPE SUITE DE LA PAGE 1 corriger mon affirmation.Ce que je dis ce matin [hier], 16 mars, c’est que M.Duceppe devra faire ses preuves comme leader du Bloc.Et s’il les fait, je modifierai ce que j’ai dit», a-t-il déclaré, lui qui avait expliqué être revenu en politique pour le seul triomphe de la cause souverainiste.Nuancé à l’extrême, M.Duhaime a ajouté qu’il ne voulait pas être «l’homme à tout faire» du Bloc, ni «être candidat dans n’importe quelles conditions», mais que c’étaient ses «intentiofis très clairement réitérées» de briguer l’investiture de son parti dans Saint-Maurice, où il lutterait contre le premier ministre Jean Chrétien.Cela dit, «je devrai rencontrer le chef la semaine prochaine, avoir une discussion avec lui sur les paramètres, le contexte, et faire le point sur l’état de la situation.Je veux simplement vérifier à quel endroit est mon terrain d'atterrissage».«Si on s’arrime, je traduirai mes intentions en réalité.» Yves Duhaime a terminé bon deuxième samedi, récoltant près de 34 % des quelque 50 000 voix exprimées par les membres du Bloc.Gilles Duceppe l’a emporté au deuxième tour de scrutin avec environ 53 % des appuis.Rodrigue Biron (13 % à l’issue du second tour), de même que Francine Lalonde (4 %), DanielTurp (2 %) et Pierrette Venne (1 %), tous trois éliminés au premier tour, étaient aussi de la course.Tous les députés bloquistes — à l’exception de Nie Leblanc, de Longueuil, qui a quitté le caucus du parti — se sont ralliés avec enthousiasme au nouveau chef, y compris les partisans de M.Duhaime, ainsi que M.Turp, candidat désigné dans Beauharnois-Salaberry.Hier, lors du discours de clôture de M.Duceppe, M.Duhaime ne s’est cependant pas rendu sur la tribune et n’a jamais applaudi.M.Biron, pour sa part, était absent.Gilles Duceppe refuse toutefois de voir un «problème d’unité» au sein de l’équipe du Bloc, attribuant les réticences de son opposant à î’émotion qui entoure une cour- se.«Il faut prendre le temps de réfléchir, laisser la poussière retomber», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.Pour le reste, la main est tendue.«Je veux discuter avec M.Duhaime.J’espère qu’il se présentera.U ferait un excellent candidat dans Saint-Maurice, et je vais lui dire quand je vais le rencotitrer.» Mais le chef prévient qu’il n’aura pas grand-chose à faire miroiter au récalcitrant en termes de postes au sein du Bloc.«Je n’aurai pas de ministère à offrir, on ne formera jamais le gouvernement.Il y a peu de choses à offrir au Bloc, sinon la chance de participer à la victoire d’une grande cause.C’est ça qui est important, on devrait toujours se le rappeler.» D’ailleurs, dans son allocution de fin de congrès, et contrairement à la veille, M.Duceppe n’a fait aucune allusion directe à la question de l’unité des troupes, préférant s’en tenir à la défense des intérêts du Québec à Ottawa, à la promotion de la souveraineté et à la bataille à venir contre les libéraux de Jean Chrétien.Un pavé dans la mare Mais la «tuile» Duhaime n’a pas été la seule à venir perturber la journée du nouveau chef, hier.Un pavé dans la mare l’attendait aussi.Dans une entrevue accordée au Réseau de l’information, André Néron, ancien chef de cabinet de l’ex-leader du Bloc Michel Gauthier (et précédemment chef de cabinet de Mario Dumont, pour lequel il avait négocié l’entente du 12 juin 1995 sur le partenariat), a en effet accusé M.Duceppe et un quarteron de députés d’avoir intrigué pour forcer le départ de M.Gauthier l’automne dernier.Il a même allégué que Lucien Bouchard et son entourage, désireux de garder une mainmise sur le Bloc, avaient aussi trempé dans l’affaire et avaient appuyé en coulisses le candidat Duceppe.«Je maintiens que [l’élection de M.Duceppe] est ce qui pouvait arriver de pire au Bloc, à son autonomie et par conséquent à la souveraineté du Québec», a lancé M.Néron, ajoutant qu’il était «un peu trop tard» pour M.Duceppe et ses alliés «pour parler de solidarité et d’unité alors qu’ils n ’ont eu aucun respect pour le leadership de M.Gauthier».«C’est un secret de Polichinelle que M.Bouchard était derrière M.Duceppe», a-t-il ajouté.«Si le premier ministre avait voulu que le Bloc soit une entité forte, [.] il serait intervenu dans le sens d’ouvrir les portes.» M.Néron a toutefois été vertement rabroué par son ancien patron, qui a dit qu’il était «complètementfaux» que M.Bouchard ait eu quelque chose à voir dans tout cela.«Il n’avait pas à dire des choses comme celles-là.Je ne sais pas où il a pris ça.C’est sa perception des choses, peut-être, je l’ignore.Je peux vous dire en tout cas que je n’appuie ses propos d’aucune façon», a déclaré M.Gauthier, furieux.Cela bien qu’on ait entendu au cours du week-end, sous le couvert de l’anonymat, beaucoup de choses donnant à penser le contraire.Quant à Gilles Duceppe, il a refusé de commenter les insinuations de M.Néron, les qualifiant de «ragots» et déclarant sèchement qu«ilya une caractéristique dans la carrière de M.Néron: c’est que partout où il passe, ça finit dans la chicane».Enfin, M.Duceppe a souligné qu’il allait maintenir, comme chef, une étroite collaboration avec son homologue du Parti québécois, mais a assuré que le Bloc conserverait une certaine autonomie: dans les dossiers fédéraux, ce sera ce dernier qui mènera la barque.«Je ne suis un inconditionnel de personne», a-t-il résumé.Selon ce qu’il adviendra dYves Duhaime, la question de l’unité du Bloc pourrait donc refaire surface au cours des prochaines semaines.Mais des élections fédérales étant imminentes, il y a fort à parier que ce sera plutôt au lendemain du scrutin — selon le score obtenu par le parti — que le véritable bilan de la course à la direction aura lieu.Entre-temps, néanmoins, il sera intéressant de voir l’usage que feront les adversaires du Bloc d’une allusion au fait que son chef, dixit un possible candidat-vedette, «ne peut pas remplir cette fonction».SUITE DE LA PAGE 1 citante de la nouvelle politique, et le mandat des prochaines années sera de chercher des Québécois qui voudront y prendre part.» Tout en affirmant que la forte participation au Forum — qui doit permettre d’évaluer, sur une base triennale, l’application de la politique québécoise sur la francophonie canadienne — constituait un succès «au-delà de toutes nos espérances», le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard, faisait écho à ces propos.En indiquant que la politique, établie en mars 1996, était encore jeune, il affirmait que: «Nous devrons mieux faire connaître la politique auprès de la population du Québec et au sein de l’appareil de l’État.Il nous faudra trouver des partenaires au Québec, organiser des missions exploratoires.S’il n’y a pas plus de partenaires québécois présents au prochain forum, dans trois ans, nous aurons en quelque sorte échoué.» A peu près tous les intervenants de la séance plénière de samedi ont également insisté sur la nécessité, de la part du gouvernement du Québec, d’être à l’écoute des demandes spécifiques de chacune des communautés et des priorités de développement qu’elles ont développées.«Il serait bien mal venu qu’une politique ne s’informe pas assez loin pour bien choisir ce qui rendra le plus service,» résumait Michèle Deshaies.«Ça me semble aller de soi,» répondait pour sa part Jacques Brassard.Tous ont également insisté sur la nécessité de mieux diffuser l’information pertinente en regard à l’application de la politique québécoise et réclamé certains assouplissements des normes établies pour la création de partenariats entre Québécois et Franco-Canadiens.Selon les dispositions présentes, si un intervenant franco-cana- FORUM dien veut mettre un projet en route, il doit trouver un partenaire dans une organisation équivalente au Québec: dans le cas où de telles organisations n’existeraient pas ou dans le cas de fédérations représentant à la fois le Québec et le reste de la francophonie canadienne, on voudrait avoir d’autres recours.Les participants au Forum ont également souligné que les partenariats devront s’établir «entre égaux», la tendance à l’hégémonie québécoise inquiétant passablement les conférenciers, point qui relève du respect, essentiel pour les communautés minoritaires.«Ce n’est pas la charité qu’on demande,» résumait Georges Arès, de l’Association canadienne-française de l’Alberta.Au-delà des associations Le type de rapports que l’on vise à établir entre les communautés franco-canadiennes et québécoise a également été considérablement discuté au cours du Forum.La politique québécoise vise en effet à privilégier les rapports entre les «sociétés civiles» et les individus — qu’ils s’agisse d’entreprises, de festivals, de créateurs ou d’éducateurs — plutôt qu’entre les gouvernements et les associations qui représentent officiellement les communautés.Applaudie par plusieurs, cette nouvelle base de concertation suscite toutefois son lot d’inquiétudes et de ressentiment.Les prises de position des associations franco-canadiennes et acadiennes au cours de la campagne référendaires ayant été une pomme de discorde avec le gouvernement québécois, certains voient cet aspect de la politique comme étant chargé d’arrière-pen-sées.Tout en précisant que les associations n’ont effectivement pas l’exclusivité dans la représentation des francophones hors Québec, Michèle Deshaies soulignait la néces- sité de certains «respects protocolaires».«On parle de mieux situer l’action gouvernementale, mais la volonté de passer outre les associations existantes est perçue comme malhabile.Ce n’est pas au gouvernement du Québec de décider qui sont les représentants, c’est aux communautés francophones de le faire.» Lors d’une conférence donnée samedi midi, la directrice du Devoir, Lise Bisson-nette, avait tracé un bilan sombre des dernières années de «la francophonie officielle, celle des associations et des fédérations», qu’elle accusait d’avoir cédé aux pressions politiques du camp fédéraliste et d’avoir perdu leur rapport de force dans la défense des droits des minorités.Elle se réjouissait du coup de voir que le visage des communautés francophones se diversifie: «La francophonie, en somme, va devenir moins institutionnelle et [elle] peut désormais envisager de l’être.» Réagissant en particulier aux propos de Lise Bissonnette, le directeur général de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, Gilles Vienneau, manifestait une certaine indignation: «Je trouve injuste que l’on désigne les associations comme étant de simples pantins politiques.On tie peut pas résumer à cela l’histoire de ces associations, pleine de moments difficiles, de combats et de fortes émotions.Et ce n’est pas un message très constructif dans le cadre du forum et de la politique.» Tout en disant avoir reçu des «messages très clairs — et c’est très bien qu’ils soient clairs», le ministre Brassard concluait toutefois en affirmant la nécessité de: «mieux se comprendre en ne gommant pas nos divergences, mais en mettant l’accent sur nos convergences, principalement notre attachement à une langue et à une culture communes».Pour le départ des Hell’s Saint-Nicolas (PC) — Bien que perçue par beaucoup comme de la provocation, la présence de Hell’s Angels masqués et «armés» de caméras vidéo n’a pas empêché plusieurs centaines de personnes de défiler devant eux hier après-midi, à Saint-Nicolas, pour réclamer leur départ Loin de se laisser intimider, les citoyens leur ont même chanté quelques «la la la, eh eh, Good bye.» Les membres du club de motards, ou leurs proches, ont utilisé leur repaire de la rue du Pont et le terrain d’au moins deux résidences leur appartenant le long du chemin emprunté par les manifestants comme postes d’observation.Bien juchés sur les «bancs de neige», foulard sur le visage selon leur l’habitude, ils ont balayé la foule de leurs caméras durant plus d’une heure, tant qu’a duré le défilé.Les policiers évaluaient leur nombre à une trentaine.Par trois fois, les gens ont fait le tour du pâté de maisons qui englobe le repaire tant contesté.Au nombre de 1000, selon la police et les organisateurs, d’environ 600 selon d’autres observateurs, les manifestants ont exprimé leur ras-le-bol généralisé face à la guerre des motards qui s’est répercutée jusque dans leur salon avec l’explosion d’une bombe samedi dernier.Invité à livrer son message aux Hell’s Angels, le maire de Saint-Nicolas, Richard Blondin, est allé à l’essentiel: «Allez-vous en.» S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.E$1 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Agenda culturel (514)985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Version internet (514) 278-6060 1-800-563-5665 Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue de Bleury.9' étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.B est imprimé per Imprimerie Québécor LaSalle.7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.laval Envoi de publication — Enregistrement no 0658.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 qu’on écrit sur le Canada, on note très peu d’hostilité antiindépendantiste — si ce n’est dans quelques papiers incendiaires du petit Mexico City Times de langue anglaise.On peut même retrouver, à l’occasion, des pointes de sympathie, sans doute inspirées par le traditionnel patriotisme anti-yankee.Des journaux comme La Jornada et Proceso ont publié, à l’époque référendaire, des articles et interviews présentant le point de vue du OUI avec bienveillance.Deux cas: l’Allemagne et l’Italie Deux pays se distinguent, en Europe, par le caractère parfois farfelu, si ce n’est carrément hostile, de leur couverture du phénomène nationaliste québécois: l’Allemagne et l’Italie.Deux pays où, justement le Québec a fermé ses représentations en 1996.On a déjà largement cité les articles publiés début 1997 par deux grands quotidiens allemands, la Süddeutsche Zei-tung de Munich et la Frankfurter Allgemeine Zeitung de Francfort.On aurait pu ajouter à ce dossier un article publié en avril 1996 par Die Welt, troisième grand titre quotidien allemand, intitulé «Salut Montréal, et adieu pour toujours!» reprenant les poncifs sur l’intolérance nationaliste galopante et l’effondrement économique qui en résulterait «Dans la ville dont le nom était autrefois synonyme d’élégance cosmopolite, la haine se répand», écrivait le journal selon lequel il y aurait à Montréal une véritable épidémie de graffitis «Anglos go Home!» Le Congrès juif canadien, le directeur de l’Institut Goethe de Montréal, des universitaires allemands ainsi que plusieurs particuliers (notamment des Québécois d’origine allemande) ont protesté contre ces excès.Ingo Kolboom, responsable des études québécoises à l’Université de Dresde, a son idée sur ces «dérapages médiatiques».Il déclarait tout récemment lors d’un colloque: «Abstraction faite de la sympathique ignorance [des Allemands] face aux situations canadiennes, qui se mêle à une certaine arrogance (du genre «les Canadiens s’ennuient, mais pas nous Européens car nous avons bien sûr nos crises et nos guerres»), cette sympathie change du tout au tout lorsqu’il s’agit du Québec.Placer, comme la Sachsische Zeitung de Dresde, la «fierté ethnique» sur «le chemin qui mène à la haine de l’étranger», ce n'est pas simplement une fâcheuse simplification des mécanismes de la xénophobie.C’est aussi un procès d’intention contre un pays [.] dont cer- PRESSE taines tendances xénophobes ne sont certes pas le problème des seuls Canadiens francophones.» Au Royaume-Uni — le vénérable Economist mis à part — la presse a des humeurs plutôt vilaines face au nationalisme québécois.Certaines approximations factuelles ont suscité, au cours des derniers mois, de nombreuses réponses de la Délégation du Québec à Londres.Le 19 novembre dernier, la Délégation répondait au Jewish Chronicle sur l’antisémitisme au Québec.Le 27 janvier, au Guardian qui avait doublé les chiffres du déficit public du Québec.Le 26 janvier, au Scotland on Sunday sur la politique linguistique en matière d’affichage.Le journal avait fait le lien entre la loi 101 et la fermeture d’une boulangerie à Verdun.On a cité le fait de la prépondérance de l’anglais — et donc du reflet préférentiel des points de vue anglophones locaux — comme déterminant dans les inflexions de la presse étrangère.Mais ce n’est pas la seule façon d’expliquer la tonalité de ces articles.Parce qu’il y a des exceptions.Exemple: en Écosse anglophone, on a senti, à l’époque du référendum, une certaine sympathie pour les souverainistes québécois.Le Scotsman avait ainsi multiplié les parallèles entre les nationalistes écossais et québécois.Autre exemple d’une presse résolument «pro-nationalis-te québécoise», dans un monde qui y est généralement hostile ou indifférent: la presse de Barcelone, qu’elle soit de langue catalane ou de langue espagnole.Les articles d’Enric Fossas publiés par Ami en langue catalane, puis par l’édition barcelonaise de El Pais, ont témoigné d’une ouverture plutôt sympathique au nationalisme québécois.Plus encore: pour certains nationalistes catalans, les Québécois sont de véritables héros dont le cheminement et les conquêtes linguistiques représentent un exemple à suivre.Tout le monde tend naturellement à chercher des comparaisons chez soi.Certains Allemands, sans doute inspirés par la mauvaise conscience nationale, tendent à magnifier l’antisémitisme, à manier le procès d’intentions à partir de quelques faits isolés.Chez des Italiens restés moins traumatisés par leur passé, des parallèles plus contemporains sont souvent établis avec la Ligue du Nord «sécessionniste» du très coloré Umberto Bossi, une formation dont le sérieux est souvent remis en question par les commentateurs romains.Bossi lui-même, dans une entrevue accordée en octobre 1995 à L’Unità, exprimait sa sympathie pour la cause souverainiste.Il n’en fallait pas plus pour conforter les forts préjugés qu’on entretient à Rome contre le nationalisme québécois.Un autre point important de la couverture italienne sur le Québec — couverture au demeurant clairsemée en dehors des périodes «chaudes» — est la prépondérance des Italo-Canadiens comme sources et comme références.De grands quotidiens comme La Stampa et La Repubblica ont même publié des articles censés donner une idée générale de la conjoncture québécoise, mais uniquement basés sur les points de vue très orientés de cette communauté ou de certains de ses membres.Ignorance des réseaux francophones La non-citation des sources francophones, dans les articles étrangers sur le Québec, n’est pas nécessairement le fait d’un «complot», ou d’un a priori décisif sur le plan idéologique.Plus simplement, il s’agit d’une ignorance toute bête des réseaux francophones, et d’une ignorance de l’idiome français lui-même.Mais il y a des exceptions à cette règle, et l’ignorance n’est pas toujours innocente.Par exemple, lorsque le mensuel américain Harper’s se fend, en avril 1996, d’un long article intitulé «After the referendum, a chill descends on Montreal», avec ton funeste, anecdotes sur l’intolérance montante et décadence économique, tout converge pour dresser un tableau menaçant, tant sur le plan financier que sur celui des libertés.Que dire des sources francophones dans cet article?La directrice du Devoir, Lise Bissonnette, rapporte une anecdote intéressante.Elle a accordé une longue entrevue de fond à l’auteur de cet article «postréférendaire».Entrevue dont pas un seul élément — avec ou sans guillemets — n’apparaît dans le long reportage finalement publié.«Il y a une solitude du Québec qui est assez touchante», déclarait au Devoir, il y a quelques années, l’écrivain et philosophe français Alain Finkielkraut.Si M.Finkielkraut voulait par là signifier qu’il n’y a pas, dans les médias et l’opinion publique mondiale, de «cause québécoise» comme il y a (ou comme il y avait) une «cause palestinienne», une «cause anti-apartheid», ou une «cause des Indiens d’Amérique», il a largement raison.Mais peu à peu — malgré de nombreuses exceptions et malgré des préjugés toujours défavorables — la vision du Québec comme une bizarrerie irritante, un cas d’ultrana-tionalisme haineux, un caprice d’enfant gâté ou une simple persistance folklorique, recule lentement dans les perceptions étrangères.LentemenL.
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