Le devoir, 21 mars 1997, Cahier A
0 ?FONDE EN 191 V o L.I- X XXVIII N " (I 2 PERSPECTIVES François B rousseau Entre terrorisme et autoritarisme L’Algérie connaît une relative accalmie après la sanglante série noire du Ramadan, avec son cortège de voitures explosives et de massacres à la hache.Le chef de la diplomatie algérienne, ainsi que le directeur du journal considéré le plus indépendant d’Algérie, étaient tous deux de passage cette semaine à Montréal.En deux brèves interviews, bilan croisé de ce pays depuis cinq ans en guerre contre lui-même.Ll| Algérie, «entre le terrorisme des islamistes et ^ l’autoritarisme d’État».Ce thème de discussion, qui vient spontanément à l’esprit de l’observateur étranger, ne plait pas du tout aux officiels algériens.Ces dernier rétorquent que «la démocratie est bien en selle» dans leur pays, et ils mettent sur le compte des préjugés et de la désinformation les accusations d’autoritarisme qui pleuvent contre Alger: restrictions à la liberté de presse, partis politiques en camisole de force, consultations truquées, urnes bourrées.Mais pour Omar Belhouchet, directeur du quotidien El Watan d’Alger, c’est au contraire une façon tout à fait correcte d’aborder la question algérienne.El Watan a maintes fois dénoncé, en éditorial, les dérives autoritaires d’un pouvoir qui a profité de l’insécurité causée par les attentats pour resserrer la Ms sur le plan politique.Mais selon M.Belhouchet, il ne s’agit pas pour autant de renvoyer dos à dos, de façon symétrique, les terroristes de type GLA (Groupe islamiste armé) et les dirigeants politiques algériens.Son journal a été plusieurs fois soumis à la censure: quatre suspensions de parution au cours des dernières années.Il a lui-mêine connu la prison et la torture.Mais il n’en a pas moins la dent dure contre les exactions islamistes, qui ont coûté la vie à des dizaines de ses camarades et qui ont failli l’emporter lui-même.«Les islamistes veulent se venger contre une population qui les a lâchés» après les avoir appuyés en 1991, dit-il en désignant ceux qu’il considère comme la principale source des violences.Au passage, M.Belhouchet égratigne Amnistie internationale, qui a dénoncé plusieurs fois la répression d’Etat et la censure généralisée qui régneraient en Algérie, tout en adoucissant le trait pour les groupes armés.Selon lui, «Amnistie n’a pas, dans le cas algérien, consulté toutes les sources, et a publié certaines informations non vérifiées».«Mais cela ne veut pas dire que nous cautionnons ce pouvoir», ajoute M.Belhouchet, pour qui les accusations de truquages électoraux et de manipulations politiques sont fondées.C’est surtout contre la Loi sur l’information sécuritaire de juin 1994 que le journaliste s’insurge: «C’est de la censure, et nous la refusons.Quand cette loi a été instaurée, on s’est tout de suite dit qu’on n’en tiendrait pas compte.» «Quand nous apprenons des informations touchant aux attentats et au terrorisme, nous les faisons circuler entre toutes , les rédactions» pour ainsi échapper aux sanctions de l’État.Cette même semaine, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf est venu à Montréal pour participer a des rencontres d’hommes d’affaires et soigner l’image de son pays à l’étranger.Le tableau est un peu différent de celui dressé par M.Belhouchet Des affaires en Algérie?Avec ces bombes presque quotidiennes, avec cette guerre?Pourtant, un millier d’hommes d’affaires canadiens ont visité ce pays en 1996, présidant à des échanges commerciaux dépassant le milliard de dollars.Les relations canado-algériennes ont pris depuis quelque temps un tour résolument chaleureux.Cette semaine, Ottawa a exprimé toute son estime envers un régime qui n’a pourtant pas été épargné par la critique internationale.Après des élections, en novembre 1995, marquées par une certaine mobilisation populaire aux urnes—exprimant un ras-le-bol généralisé contre la violence —, le référendum de novembre 1996, visant à avaliser la nouvelle Constitution, a été, lui, dénoncé de toutes parts comme «truqué», tant pour ses résultats (positifs) que pour le taux de participation (gonflé).Face aux critiques, M.Attaf a réitéré les thèmes chers à son gouvernement: ¦ la récente série d’attentats sanglants ne représente qu’un «regroupement de ce qui reste de la capacité de nuisance des terroristes»; ¦ l’Algérie est «résolument en route vers la démocratie».Selon le ministre, la «rigueur» sur la définition de ce qui est acceptable en matière de formations politiques — pas de partis religieux, ethniques, régionaux, adhésion obligatoire à un long chapelet de «principes» patriotico-démocratiques — permettra, à l’avenir, la réalisation d’un véritable «pluralisme»; ¦ Sur la censure, M.Attaf évoque habilement les expériences à l’étranger: «Les États qui ont eu à combattre le terrorisme ont fait preuve de vigilance quant à sa gestion médiatique.Nous devons être vigilants et rigoureux.» Mais, magnanime, il souligne qu’«*/ n’y a pas de pénalités pour des éditoriaux critiques».Ottawa a exprimé toute son estime à Alger METEO Montréal Ciel variable.Neige en soirée.Max: 2 Min: -6 Québec Ciel variable.Neige en soirée.Max: 0 Min: -10 Détails, page A 4 Agenda.B 7 Annonces.A 4 Avis publics.B 6 Bourse.A 6 Culture.B 9 Economie.A 6 Éditorial.A 8 INDEX Idées.A 9 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.A 4 Politique.A4 Télévision.B 8 Devoir MON T 11 É A I.I.E V K N I) Il E DI 21 M A 11 S I !> 9 7 MONTREAL ECONOMIE Le projet du canal de Lachine échappera-1- il à Montréal?page A 3 Les Canadiens importent beaucoup plus, page A 7 S S e + T 1* S + T V 0 / T O l( 0 N T O I $ LES ACTUALITÉS Toxicomanie: des jeunes en détresse, page A 2 La loi va trancher Les syndicats qui n’ont pas signé d’entente avec le gouvernement se verront imposer les termes de la loi spéciale PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le premier ministre Lucien Bouchard dépose ce matin à 9h une loi spéciale qui imposera une diminution de salaire de 6 % aux députés et au personnel de l’Assemblée nationale et qui balisera l’ensemble du traitement salarial des employés du secteur public.Sheila Copps a bien versé 4,8 millions à Option Canada Cétait pour faire comme Québec, soutient-elle MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement fédéral a bel et bien soutenu financièrement une organisation vouée à la promotion de l’unité canadienne, et ce, avant et durant le référendum de 1995 et à même les budgets destinés à la promotion des langues officielles.La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a confirmé hier que son ministère avait versé, à l’automne 1995, 4,8 millions au groupe Option Canada, une organisation inconnue à ce jour.Le quotidien The Gazette révélait hier que cet organisme a été créé par quatre cadres du Conseil pour l’unité canadienne afin de doter leur organisme d’un «bras politique».Incorporé le 7 septembre 1995, le groupe a reçu une première subvention d’un million de dollars le 24 septembre.Neuf jours plus tard, le 2 octobre, deux autres millions arrivaient d’Ottawa.Le versement final de 1,8 million fut payé le 20 décembre suivant pour régler des comptes en souffrance.Incapable de dire ce que ce groupe faisait, Mme Copps a tenté de se justifier en disant n’avoir fait qu’imiter Québec.Le gouvernement Parizeau a versé 4,8 millions au Conseil de la souveraineté du Québec, mis sur pied au printemps 1995 et présidé par Yves Duhaime.Contrairement à Option Canada, cependant, les activités du Conseil étaient publiques tout comme son financement qui avait fait l’objet d’un décret et provenait du Conseil exécutif.«Les 4,8 millions ont été donnés au groupe appelé Option Canada pour faire le même genre de travail que celui fait par le groupe qui a reçu 4,8 millions du gouvernement du Québec», a insisté Mme Copps à sa sortie des Communes, irritée d’être mêlée VOIR PAGE A 10: COPPS En faisant cette annonce hier après-midi à l’Assemblée nationale, le premier ministre voulait maintenir la pression maximale sur les syndiqués du secteur public qui n’avaient pas encore signé d’entente avec le gouvernement, dans le cadre de négociations qui devaient se poursuivre toute la soirée et vraisemblablement une partie de la nuit.Au moment de faire cette annonce, le premier ministre se réjouissait par ailleurs d’avoir conclu une entente avec environ la moitié des syndiqués.Mais Québec décidait d’avance que les négociations devront être terminées ce matin.De source gouvernementale, on indiquait hier qu’il ne faut surtout pas conclure que la loi imposera une compression salariale de 6 % chez les syndiqués.La loi pourrait inclure le contenu des ententes déjà négociées avec les employés et baliser une diminution générale de la masse salariale pour les autres.L’Assemblée nationale est convoquée VOIR PAGE A 10: LOI Lire aussi en page A 2 ¦ 100 000 syndiqués font ouf! Et la santé, ça va?Guerre des motards U LU MICHEL REUTERS LE SOMMET D’HELSINKI entre Bill Clinton et Boris Eltsine est aussi celui des présidents plus ou moms éclopés.Le président russe se remet — assez bien en apparence — de l’opération au cœur qui Ta éloigné du pouvoir pendant plusieurs semaines tandis que le président américain affiche ici la jambe raide que lui vaut une déchirure récente des ligaments du genou.Les deux présidents ont toutefois des sujets plus graves à aborder comme celui de l’extension de l’OTAN à l Est.Lire nos informations en page A 5 ainsi que l’éditorial de François Brousseau en page A 8.Allan Rock donnera plus de moyens à la police Québec veut une loi antigangs ciblant les motards MICHEL VENNE + DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre fédéral de la Justice, Allan Rock, a promis hier aux maires de la région de Québec de déposer, peu après Pâques, un projet de loi pour renforcer le pouvoir policier dans la lutte contre le crime organisé.Sa démarche vise à donner des moyens aux forces policières d’endiguer la guerre meurtrière des gangs de motards, qui sévit dans la région et à Montréal depuis deux ans.M.Rock ne paraît toutefois pas disposé à présenter une loi antigangs.«Il n’existe pas de solution magique», a répété le ministre au terme d’une rencontre avec les maires et les ministres québécois de la Justice, Paul Bégin, et de la Sécurité publique, Robert Perreault Le ministre fédéral a toutefois accepté d’examiner, malgré des réserves apparentes, la proposition de son homologue provincial, Paul Bégin, en faveur d’une loi antigangs ciblant en particulier les motards criminalisés.«Je partage Tobjectif> de M.Bégin, s’est borné à dire M.Rock, tout en soulevant des doutes quant à la validité d’une loi de cette nature face aux chartes des droits et libertés, en particulier en ce qui a trait au droit d’association.«Ce ne serait pas responsable de présenter une loi qui serait invalidée six mois plus tard par les tribunaux», a-t-il dit VOIR PAGE A 10: ROCK La chance de rebâtir Le Saguenay est devenu un laboratoire de la reconstruction sur le thème: peut-on faire mieux?Après avoir rafistolé routes, ponts et rivières pour assurer la sécurité des gens et reprendre un semblant de routine, la population du Saguenay est fin prête pour passer à la phase B du plan de reconstruction.Voilà un coin de pays qui pourra peut-être rebâtir en ne perdant pas de vue la finalité des choix et le respect du paysage.MARIE-ANDREE CHOU1NARD LE DEVOIR 3 «C’aura nécessité un désastre , pour que le Saguenay-LacSaint-Jean ait l’occasion de redéfinir son paysage! Voilà une région qui peut remettre les choses en place et penser à une nouvelle façon de le faire.» Comme tous les Québécois.David Belgue a d’abord été estomaqué par l’ampleur du désastre de l’été dernier.Mais l'urbaniste, aussi président des États généraux du paysage québécois, a ensuite décelé dans ce destin tragique une lueur plutôt positive: la chance de rebâtir et de bien le faire.A la suite d’une fin de semaine estivale mémorable, le Saguenay-Lac- Saint-Jean est devenu un immense laboratoire autour duquel tous les professionnels, reliés de près ou de loin à la réédification des villes les plus endommagées par le déluge, gravitent avec intérêt.Après avoir répondu aux besoins les plus urgents, les municipalités sinistrées ont maintenant le loisir d’inspirer un grand coup et de songer aux enjeux de la reconstruction.Il était sans doute tout naturel que le comité organisateur du Forum sur les inondations (qui se tenait vendre di dernier à Jonquière) fasse appel à l'expertise de David Belgue, urbaniste au ministère des Affaires municipales, pour lancer le débat sur la re m VOIR PAGE A 10: CHANCE Scène de destruction à La Baie après le «déluge».ARCHIVES LE DEVOIR m 778313000689 V K N I) R E I) I I) E V 0 I li M A lî S I !) !) LESA C T 11 A I, ITI! S Secteur de la santé 100 000 travailleurs font ouf! Pour la FIIQ, la CEQ-santé et la FTQ-santé, la bataille est terminée Alors que la Fédération des affaires sociales (FAS-CSN) continuait de négocier hier en soirée, tentant d’échapper à la loi spéciale, trois autres organisations syndicales du secteur de la santé en étaient arrivées au point de célébrer.BRIAN MYLES LE DEVOIR La bataille est terminée pour la FIIQ, la CEQ-santé et la FTQ-santé.Les trois centrales syndicales ont en effet conclu une entente de principe avec l’Etat dans la nuit de mercredi à jeudi.L’entente est intervenue in extremis.Elle a permis aux dirigeants de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ-santé) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ-santé) de bénéficier d’un moment de repos inespéré- A elles seules, la FIIQ, la CEQ et la FTQ représentent 100 000 employés de l’Etat dans le domaine de la santé.Pour ces syndiqués également, la bataille est terminée.Us devront se prononcer sur l’entente de principe au cours des prochains jours.Henri Massé, secrétaire général de la FTQ, s’est permis quelques métaphores sportives, hier en conférence de presse, brossant le tableau final de ces négociations de longue haleine dans le secteur de la santé.«C’est match nul, a-t-il dit.Mais en même temps, c’est fort important pour nous, parce qu’on avait reçu un coup en dessous de la ceinture de la part du gouvernement.Ç’a pris quelques «jabs» pour les ramener à la raison.» M.Massé et ses alliés de la F'IIQ et de la CEQ étaient d’autant plus fiers que l’entente de principe est intervenue sans qu’il ait été nécessaire de «roqvrir» les conventions collectives.«A l’intérieur même de nos conventions collectives, il y avait des mécanismes permettant certains assouplissements dans certaines circonstances, a expliqué Henri Massé.On a invité le gouvernement à travailler dans ce sens-là.» Concrètement, cette entente de principe prévoit le départ volontaire de 8500 syndiqués du secteur de la santé par l’entremise d’une série de mesures incitatives.Les dirigeants syndicaux ont fait des concession pour assouplir et accélérer le processus des départs volontaires.A titre d’exemple, les délais d’affichage de postes pourront être raccourcis et des re- placements pourront être effectués en cascade.En revanche, les syndicats ont obtenu l’assurance que le gouvernement procéderait dans le «respect intégral» des principes de l’ancienneté et de la sécurité d’emploi.Les trois centrales syndicales estiment que l’objectif de 8500 départs volontaires sera facilement atteint au cours des prochains mois.«Ce n’est pas une négociation ordinaire», a fait valoir Henri Mapsé, rappelant que les employés de l’État québécois avaient signé il y a un peu plus d’un an une nouvelle convention collective.Le secrétaire général de la FTQ a par ailleurs adressé une mise en garde aux politiciens: «Il ne faut pas que les gouvernements viennent rouvrir, année après année, nos conventions collectives.Il faut que ça s’arrête.» La Fédération des affaires sociales, qui représente 100 000 autres travailleurs de la santé, discutait toujours avec le gouvernement hier en soirée.L’heure était à l’optimisme, a laissé entendre le président de la CSN, Gérald Larose.ARCHIVES LE DEVOIR Henri Massé, secrétaire général de la FTQ.Trois commerces montréalais défient l’OLF JEAN DION LE DEVOIR Trois commerçants montréalais ont décidé de défier l’Office de la langue française, qui leur a récemment servi un ultimatum leur enjoignant de modifier les affiches de leur établissement.A défaut de quoi, ils pourraient faire face à des poursuites judiciaires.Les commerces visés — REAL.Bagel (trois succursales), la clinique de physiothérapie Parisport et le restaurant indien Pushap — attendent de voir si l’OLF mettra ses menaces à exécution, et si tel est le cas, ils iront se battre devant les tribunaux contre l’interprétation faite par l’Office des règlements prévus par la loi 86 sur la langue de l’affichage commercial, ont-ils indiqué hier.En substance, les établissements se sont fait reprocher de n’avoir pas respecté les normes de prédominance du français (deux tiers, un tiers) sur leur affiche principale.Une liste de prix et un menu bilingues sont également mis en cause.Leur avocat Julius Grey, a expliqué que, si recours judiciaire il y a, il fera valoir que la réglementation ne prévoit dans les faits qu’une prédominance certaine du français — «sans galon à mesurer», dit-il — et que, si ce n’est pas le cas, les normes sont «manifestement absurdes et invalides».Il a parlé d’une «interprétation mesquine» de la loi.«C’est ce genre de choses qui nous ridiculise aux yeux du monde.Nous ne contestons pas la loi elle-même, ni la nécessité de protéger le français, mais le fait qu’on suscite des querelles stupides sur des détails insignifiants», a-t-il ajouté, précisant que les commerces en question s’étaient conformés de bonne foi à des avis précédents de l’OLF et se faisaient un point d’honneur de servir leur clientèle dans la langue de son choix.Selon Me Grey, ce serait la première fois qu’une contestation de la signification de la notion de prédominance du français contenue dans la loi 86 aurait lieu devant les tribunaux.Ironiquement, l’annonce d’hier a été faite à la boutique Presque Pure Laine, rue Monkland, ouverte en novembre dernier par le militant anglophone Howard Galganov et dont l’affichage strictement bilingue visait précisément à forcer l’OLF à intervenir.Ce que l’Office s’est bien évidemment gardé défaire.Or pour M.Galganov, «le message envoyé [par l’OLF] est clair: la loi est indéfendable, sinon [ses fonctionnaires] nous auraient poursuivis.Ils ont manqué de courage et ils choisissent ceux qu’ils vont intimider.Et si vous ne vous laissez pas intimider, ils vous laissent tranquilles.» Il a ajouté avoir reçu «des centaines et des centaines» d’appels de commerçants se plaignant d’avoir été harcelés par l’OLF.Non rentable — le manque d’appui de la part de la communauté anglophone a été évoqué par son propriétaire —, Presque Pure Laine fermera ses portes en juin prochain.M.Galganov a à cet égard expliqué que la liquidation de l’inventaire du magasin (estimé à 65 000 $) servira de base à un «fonds de défense loi 86» permettant d’acquitter les frais juridiques des commerçants intéressés à combattre la loi en cour.Par ailleurs, M.Galganov a réitéré hier qu’il se portera candidat indépendant dans la circonscription de Mont-Royal aux prochaines élections fédérales.Il aura alors toute une pente à gravir: la libérale Sheila Finestone l’avait emporté en 1993 avec 83 % des suffrages exprimés et une majorité de plus de 36 000 voix.JOURNÉ RNAXIO UR L ' FÉLIMI N/VriOKI FRI 1^11 NATION Le 21 mars 1960, en Afrique du Sud, une dizaine de personnes qui manifestaient pacifiquement contre l'apartheid ont été massacrées.Pour commémorer ce tragique événement, les Nations Unies ont décrété le 21 mars «Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale».Il y a longtemps que le gouvernement du Québec est engagé dans la lutte pour l'élimination du racisme.Cet engagement, il l'a officialisé dans la Charte des droits et libertés de la personne, promulguée en 1976, puis dans la Déclaration sur les relations interethniques et interraciales de 1986.À cette occasion, le gouvernement du Québec réitère sa détermination de poursuivre l'édification d'une société juste, où tous les citoyens et citoyennes peuvent s'épanouir dans le respect de leurs droits et de leur dignité.Combattre le racisme doit être une préoccupation quotidienne pour chacun d'entre nous.Profitons de cette journée pour continuer de semer dans notre entourage une attitude de respect envers tous nos concitoyens.Gouvernement du Québec Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration Québec s s Abus d’alcool et de drogues Des jeunes en détresse ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Même si la consommation d’alcool et de drogues au Québec plafonne dans la population, elle s’accroît de façon inquiétante chez les jeunes de 15 à 24 ans, dont 25 % ont déjà consommé des drogues illicites et dont la moitié boivent de façon abusive.Tel est du moins le portrait préoccupant que trace le Comité permanent de lutte contre la toxicomanie, qui livrait hier ses conclusions et recommandations au ministère de la Santé et des Services sociaux après une consultation menée dans toute la province auprès des intervenants en toxicomanie.Louise Nadeau, présidente de ce comité, n’hésite pas à parler d’une situation particulièrement inquiétante en ce qui concerne les jeunes, et réclame l’adoption rapide d’une Stratégie nationale de prévention en matière de toxicomanie par Québec.Parmi les grands consommateurs d’alcool, on retrouve en effet un grand nombre de jeunes de 15 à 24 ans, dont la moitié disent absorber plus de cinq consommations à la fois.Même portrait pour ce qui est des drogues illicites, utilisées de façon de plus en plus précoce par 25 % des jeunes.Le comité permanent s’inquiète plus précisément du fait que le tiers des jeunes vivant en centres d’accueil et dans la rue consomment des drogues injectables.Tout cela, au moment où l’utilisation de seringues infectées est devenue à Montréal un des facteurs les plus importants de propagation du VIH.«Avec la drogue, viennent des problèmes complexes comme la violence, le décrochage scolaire, les infections à l’hépatite B, C et au VIH, la détresse psychologique et le suicide.L’alcool et la drogue sont des catalyseurs qui amènent des problèmes sociaux beaucoup plus graves», affirme Louise Nadeau.De fait, on constate que 25 % des jeunes victimes de violence ont été agressés par des camarades intoxiqués et que les décrocheurs consomment dix fois plus de drogues que les autres jeunes.L’alcool est aussi montré du doigt dans 45 % des accidents mortels, 54 % des homicides involontaires, 42 % des délits sexuels et 61 % des voies de fait «Ce problème perdurera.L’alcool et la drogue ne s’en iront pas.Il faut donc plus de coordination entre le travail que font les ministères de l’éducation, de la santé, de la justice, du travail et de la sécurité du revenu», lance la présidente du Comité permanent de lutte contre la toxicomanie.En plus de la création d’un comité interministériel destiné à harmoniser toutes les actions de l’État en matière de lutte contre la toxicomanie, le Comité croit aussi que l’on doit multiplier les programmes de prévention des méfaits comme la distribution de seringues et de méthadone sur ordonnance pour les héroïnomanes.Même si l’aspect criminel relève du gouvernement fédéral, le Comité de lutte contre la toxicomanie n’en croit pas moins qu’il faut déjudiciariser toute l’approche liée aux drogues illicites, puisque les coûts de l’application des règles de justice dépassent chaque année les 92 millions.Le comité se dit même en faveur de ne plus poursuivre devant la justice les personnes arrêtées pour possession simple de cannabis.«C’est plutôt de l’aide qu’il faut apporter, lorsque les forces policières et les acteurs communautaires s’entendent pour dire que cette approche est plus appropriée», affirme Mme Nadeau.En 1992, les coûts liés à l’abus de drogues et d’alcool étaient évalués à deux milliards au Québec, dont 362 millions en soins de santé et 325 millions en frais de justice.EN B R e F Eau secrète (Le Devoir) — Le directeur du Service des finances de la Ville de Montréal, Roger Galipeau, a rencontré secrètement une délégation de La Générale des eaux, l’un des géants fi’ançais intéressés à une éventuelle privatisation de l’eau à Montréal.Selon Radio-Canada, qui a révélé ces événements hier soir, le maire Pierre Bourque ignorait tout de celle situation.«Il n’a aucun mandat de travailler sur l’eau.Actuellement, le dossier de l’eau est arrêté.On l’a annoncé publiquement», a commenté M.Bourque.Le responsable politique du dossier au sein du comité exécutif, Pierre-Yves Melançon, était lui aussi surpris d’apprendre les démarches de M.Galipeau, qui aurait confirmé que la privatisation de l’eau a été abordée avec les entrepreneurs français.Le développement de la métropole pris en délibéré (Le Devoir) — Le ministre d’État à la métropole, Serge Ménard, a clôturé hier les travaux de la commission parlementaire qui a étudié depuis trois semaines le projet de loi 92 créant la Commission de développement de la métropole.M.Ménard n’a donné aucune indication quant aux modifications qu’il pourrait apporter à son projet d’une commission consultative.Malgré les tensions, les tiraillements et les grandes divergences de points de vue qu’aura soulevés ce face-à-face, entre autres entre politiciens provinciaux et élus municipaux, le ministre Ménard a dit qu’«il y a un consensus quant à la nécessité et l’urgence d’agir».Pourtant, M.Ménard n’aura obtenu l’appui que du maire Pierre Bourque parmi les maires de la région.M.Bourque a reconnu que sa position était dictée par «le réalisme politique».D’aucuns y ont surtout vu l’occasion pour Montréal de ne pas froisser le gouvernement, question d’obtenir un pacte fiscal lors du budget provincial de mardi.Mais voilà, Montréal a reçu en début de semaine une gifle avec l’augmentation annoncée des taxes scolaires, qui touche principalement la métropole.Vote de grève chez Spar (Le Devoir) — Les syndiqués de Spar Aérospatiale limitée viennent de donner à leur comité de négociation un mandat de grève à 81,2 %.Le vote s’est déroulé mercredi soir; il intervient alors que le Syndicat national de l’automobile, de l’aérospatiale, du transport et des autres travailleurs et travailleuses du Canada (TCA Canada) a subi il y a plus de deux ans un lock-out qui avait duré 20 semaines.Au terme du lock-out, Spar avait exigé de très grandes concessions à ses salariés, dont un gel de salaire de trois ans et une baisse générale des traitements.Le porte-parole syndical, Jean-Pierre Fortin, attribue à Spar Aérospatiale un appétit qui ne cesse de croître; il estime que les nouvelles concessions demandées par l’employeur sont inacceptables, entre autres celle qui voudrait que les salaires ne soient plus indexés au coût de la vie.Le syndicat dit vouloir en venir à une entente raisonnable mais relùse de se plier, selon M.Fortin, à une ouverture à des rémunérations discrétionnaires et à l’avènement de deux types de salariés dans cette industrie.Robert Maltais au CPQ (Le Devoir) — Le Conseil de presse du Québec a annoncé hier l’entrée en fonction de M.Robert Maltais au poste de secrétaire général du CPQ.Robert Maltais, journaliste de formation, a été rédacteur en chef de l’éphémère quotidien Le Fleuve (Rimouski) dont il était l’un des fondateurs.Dans sa fiche professionnelle, il compte une collaboration avec le Soleil, sitôt obtenu son diplôme en journalisme de l’Université Laval, en 1974.Il a ensuite travaillé pour la SRC à Rimouski et sur la Côte-Nord avant de diriger la Radio communautraire de Rimouski en 1991 et 1992, puis d’effectuer un retour à la SRC.Le président du Conseil de presse, M.Guy Bourgeault, signale que l’une des premières tâches de M.Maltais, qui détient également une maîtrise en éthique, sera d’assurer l’implantation du CPQ à Montréal, le 1er juin.Le Conseil compte sur l'arrivée de son secrétaire général pour procurer plus de visibilité et un style plus alerte et plus efficace à cet organisme qui constitue un «tribunal d’honneur» de la profession journalistique.Au cours de la dernière année, le Conseil de presse a reçu plus de 70 plaintes visant des journalistes ou des médias.Alain Saulnier quitte la présidence de la FPJQ (Le Devoir) — Après six ans passés à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Alain Saulnier quitte cette fonction.Il est remplacé par le vice-président Michel C.Auger, chroniqueur politique au Journal de Montréal.Réalisateur télé à l’émission Enjeux de Radio-Canada depuis deux ans, M.Saulnier a expliqué que son départ «est lié aux nouvelles et exigeantes fonctions» qu’il va assumer à Radio-Canada à titre de rédacteur en chef délégué aux nouvelles radio à compter du 14 avril.Sous sa gouverne, la FPJQ a cessé d’être une fédération d’organisations syndicales pour devenir une association d’individus.Le nombre de membres de la FPJQ est passé de 1050 à près de 1400.L’organisme a créé sept sections régionales ainsi que le Centre de perfectionnement des journalistes.En outre, la FPJQ a relancé le prix Judith-Jasmin pour le meilleur reportage de l’année et adopté à son dernier congrès le premier Guide de déontologie des journalistes québécois.Alain Saulnier a été élu pour la première fois au conseil d’administration de la FPJQ en décembre 1989 pour devenir vice-président en 1990 et président en 1991, toutes des fonctions bénévoles.La Croix-Rouge en alerte (Le Devoir) — les globules rouges manquent toujours à l’appel alors que les réserves de sang de la Croix-Rouge ne sont remplies qu’à la moitié de leur capacité optimale.Les 78 hôpitaux de l’ouest de la province subissent les contrecoups de cet affaiblissement des réserves et doivent reporter des interventions chirurgicales à plus tard, faute de sang.La réserve actuelle — un peu plus de 1500 unités de sang — ne permet de répondre qu’aux urgences extrêmes, des traitements en oncologie et certaines chirurgies devant être remis à plus tard, dans la mesure où la vie des patients n’est pas en danger.Semaines de relâche, grippe et tempêtes de neige sont à blâmer pour expliquer cette baisse temporaire de la générosité des Québécois.Afin de renflouer les réserves, les Services transfusionnels de la Croix-Rouge organisent une série de collectes.On espère ainsi accueillir 1800 donneurs.Pour de plus amples renseignements concernant le lieu et le moment où se tiendront les collectes, la population est invitée à contacter Infocollecte, au 527-1501, poste 824 ou au 1-80O343-SANG.Terre-Neuve coupe Saint-John's, T.-N.(PC) — Dans ses efforts jxmr équilibrer ses finances, Terre-Neuve a présenté hier un budget qui abolit 1600 autres postes du secteur public, dont 468 postes d’enseignants éliminés la semaine dernière.In moitié de ces compressions, annoncées [)ar le ministre des Finances Paul Dicks dans son discours du budget, se concrétiseront cette année, le reste le sera au cours des trois prochaines années.à L E I) E V » 1 It , L E V E N I) It.E I) I 2 1 M A It S I !) !) 7 A 3 MONTREAL Le projet du canal de Lachine échappe-t-il à Montréal ?Un certain flou entoure la place qu'occupe Vadministration Bourque Le projet du canal de Lachine serait annoncé d’ici quelques semaines, mais entre-temps, deux façons de l’aborder s’affrontent.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le projet de revitalisation du canal de Lachine semble avoir perdu au fil des mois de planification sa vocation de développement commercial, résidentiel et industriel au profit uniquement de l’aspect récréotouristique.Ce glissement se fait sentir au sein même de la Ville de Montréal où le dossier est passé du Service de l’urbanisme à celui des parcs, jardins et espaces verts.En mai 1996, Montréal et Parcs Canada avaient conjointement rédigé un document concernant la mise en valeur du canal de Lachine.Le projet consistait alors au développement de cinq pôles tous étroitement liés au quai-fier du sud-ouest.Les activités récréatives et touristiques n’étaient alors qu’un des quatre volets proposés, avec la conservation patrimoniale, la réouverture du canal à la navigation ainsi que la revitalisation économique, soit la construction résidentielle, l’implantation de commerces et la réindustrialisation.Un an plus tard, on constate un certain détournement notamment à la lecture de l’étude de la firme d’analystes Zins Beauchesne et associés commandée par l’Association québécoise de l’industrie du nautisme, la Ville de Montréal, les gouvernements fédéral et provincial ainsi que la Communauté urbaine de Montréal.La navigation de plaisance y demeure l’élément déclencheur d’un développement toutefois presque essentiellement récréotouristique.«Ce n’est pas un projet qui concerne uniquement la navigation.Il ne s’agit pas d’investir seulement dans le béton, les rues et les édifices.Il faut en faire un véritable projet récréotouristique à partir du spectacle nautique lui-même qui attire une clientèle importante», a expliqué mercredi au Devoir le chargé de projet chez Zins Beauchesne, Pierre Rochon.L’étude, dont Le Devoir a obtenu copie, analyse d’ailleurs uniquement les retombées économiques que générerait un projet de cette nature.La région montréalaise bénéficierait annuellement ainsi de 88 millions d’ici dix ans.Pour atteindre cette somme de revenus, Pierre Rochon estime que des investissements minimums de 110 millions provenant de la Ville de Montréal et du gouvernement fédéral doivent être faits.Mais voilà, la portion fédérale (57 millions) pourrait ne plus être concentrée principalement sur le territoire de Montréal, mais étalée sur les rives des cinq municipalités concernées: Montréal, Verdun, Lachine, Saint-Pierre et La-Salle.Ce faisant, le projet pourrait aussi s’étendre — ou être dilué selon les tenants d’un projet d'abord et avant tout pour la relance de Montréal — sur les douze kilomètres du canal de Lachine.Cette version semble davantage plaire aux actuels responsables administratifs du dossier à la Ville de Montréal.La version d’un développement intégré, greffée au développement du sud-ouest montréalais, un quartier en déclin, relevait d’abord du Service d’urbanisme.Au plan politique, une certaine hésitation au cabinet du maire Pierre Bourque pour déterminer qui pilote le dossier au sein du comité exécutif (Colette Saint-Martin et Georgine Coutu), démontre un certain flou quant à la place qu’occupe Montréal auprès des partenaires.Chose certaine, le dossier semble de plus en plus échapper à l’administration montréalaise.Déjà hier, la municipalité de Lachine négociait avec le gouvernement fédéral pour établir le lieu de lancement de ce pro- jet qui devrait être rendu public d’ici un mois.Parcs Canada a proposé récemment que le projet soit géré et développé par une commission qui chapeauterait l’ensemble des partenaires.Pour le maire de Lachine, Guy Dicaire, une fois le projet lancé, la gestion devra relever du Pôle touristique des rapides de Lachine, un organisme existant qui regroupe les cinq municipalités riveraines.En prenant un certain recul, la navigation de plaisance n’apparaît plus que comme un simple levier.Le maire Dicaire affirme d’ailleurs, en s’appuyant sur les recommandations de l’automne dernier de la commission environnementale, que la décontamination n’est pas nécessaire.Les bateaux qui auraient la permission de traverser le canal de Lachine seraient suffisamment petits pour ne pas transporter les sédiments contaminés qui tapissent le fond du canal.Selon l’étude de Zins Beauchesne, ces bateaux seraient au nombre de 20 000 par année comparativement à l’évaluation de la Ville de Montréal et de Parcs Canada qui l’établit plutôt à environ 5000.Même chose pour le nombre de visiteurs qui passent de 1,4 million annuellement à trois millions selon s’il s’agisse du point de vue modéré de Montréal et du fédéral ou de la firme privée.L’école montréalaise se rebelle La ministre de l’Education a reçu hier 50 000 cartes postales dénonçant les compressions PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le président de la CECM, Michel Pallascio, ainsi que des dirigeants de la commission scolaire se sont transformés hier en.militants syndicaux, le temps d’une manifestation devant les bureaux régionaux du ministère de l’Éducation.Il ne manquait que les pancartes.Mais M.Pallascio, la présidente du Comité central des parents de la CECM et la présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal ont eux-mêmes porté devant le ministère de gros sacs contenant plus de 50 000 cartes postales signées par des parents montréalais et des employés du monde scolaire en guise de protestation contre les compressions à l’école montréalaise.Cette Coalition pour l’école montréalaise menait hier pendant une partie de la journée une activité de protestation en visitant trois écoles de la CECM.Et à l’heure du dîner, tout le groupe s’arrêtait devant les bureaux de Pauline Marois pour déposer les 50 000 cartes de protestation distribuées depuis deux semaines dans les écoles montréa- Distributrice indépendante associée à une compagnie japonaise, géant international, 21 ans d’existence, recherche « leaders ».Nouvelles technologies dans le mieux-être, produits uniques, aucune compétition, potentiel illimité.Renseignements: (514) 3424651 laises.Lors de la visite au ministère, une représentante de la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal s’était jointe au groupe pour ajouter quelques centaines de lettres de protestation sur le même sujet Mais ni la ministre ni aucun sous-mi-nistre n’étaient présents pour recevoir le groupe.Cette coalition regroupe tous les commissaires de la CECM, l’Association des directeurs d’école, le comité de parents, l’Alliance des professeurs et les différentes associations d’employés (cadres, personnel administratif, concierges, professionnels, etc.).Le groupe tente aussi d’organiser un front commun avec la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Da-nyluk, et avec le maire de Montréal, Pierre Bourque.Le message livré au gouvernement est simple: l’école publique montréalaise ne survivra pas à d’autres compressions, et on voit mal comment les services directs aux élève pourraient être épargnés.Le niveau exact de compressions pour 111e de Montréal demeure encore imprécis.Pour le moment on sait que le Conseil scolaire de Pile de Montréal prévoit que la taxe scolaire augmentera de 45 % cette année pour les contribuables montréalais.En ce qui concerne le manque à gagner à la CECM, il pourrait atteindre 40 ou 50 millions de dollars à la suite des compressions budgétaires décrétées par Québec, mais comme l’année dernière, une bonne partie de ce manque à gagner serait comblée par la hausse de la taxe scolaire.Mercredi soir, le conseil des commissaires de la CECM adoptait d’ailleurs lors de sa réunion régulière une résolution unanime exprimant son désaccord devant la hausse de la taxe scolaire à Montréal.Les commissaires ont également adopté une résolution demandant de maintenir le ratio maître-élèves actuel au préscolaire, au primaire et au secondaire.En fait, en ce qui concerne le premier cycle du primaire, on demande même de diminuer ce ratio.Les commissaires font valoir la situation difficile de l’école montréalaise, le surcroît de travail imposé par le contexte multiculturel, la situation économique défavorable qui frappe les parents, etc.La coalition compte beaucoup sur un grand rassemblement prévu demain à Montréal pour mieux faire entendre sa voix auprès de Québec.Les intervenants montréalais ont en effet convoqué la population en après-midi pour un rassemblement à l’aréna Maurice-Richard.f £ ^.•SSPÉ * JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des élèves s’agitent au moment de la visite des membres de la Coalition pour l’école montréalaise dans leur classe, hier.CARRIERES ET PROFESSIONS Carr 1ÈRES & ROFESSIONS 985*3316 télécopieur 985-3390 Le Centre de santé communautaire du centre-ville, organisme de services sociaux et de santé ancré dans la communauté, a le poste à temps plein suivant à pourvoir: MÉDECIN Comme membre d’une équipe multidisciplinaire, la personne dont la candidature sera retenue fournira des soins médicaux holistiques à la clientèle.L’équipe offre toute la gamme des services de médecine familiale, de counseling et d’éducation, dans un cadre axé sur la promotion de la santé.La personne dont la candidature sera retenue devra aussi fournir des conseils cliniques aux infirmières cliniciennes et aux infirmières.Exigences * Agrément comme médecin de famille ou l’équivalent, assorti d’au moins trois années d’expérience.* Être inscrit à l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario ou y être admissible.* Capacité de travailler de manière autonome et au sein d’une équipe multidisciplinaire.* Capacité de dispenser des soins en français et en anglais.L’échelle salariale va de 80 295 $ à 117 766 $.Le Centre offre d’excellents avantages sociaux.J Prière de faire parvenir son curriculum vitae, d’ici au 11 avril, 1997 à: Directrice des ressources humaines Centre de santé communautaire du centre-ville 340, rue MacLaren Ottawa (Ontario) K2P 0M6 Téléphone: 613-5634771 Télécopieur: 613-563-0163 L’AUCC représente les universités canadiennes au pays comme à l'étranger.Notre mission est de favoriser et de promouvoir les intérêts de l'enseignement supérieur.Nous avons présentement trois postes d'Agent de programme à combler à la direction des Programmes internationaux et canadiens.AGENT DE PROGRAMME PROGRAMME DE PARTENARIAT (deux postes pour une période déterminée de deux ans; avec possibilité de renouvellement) Les postes sont sous la supervision du Gestionnaire, Programme de partenariat.Les titulaires assurent des services d'administration et de liaison au programme de liens universitaires financé par l’ACDl.Un des programmes fournit des services financiers et administratifs à des jumelages choisis et mis en oeuvre par des universités canadiennes avec des établissements chinois.L’autre doit accroître la capacité des pays en développement d’éduquer et de former les ressources humaines nécessaires pour répondre à leurs principaux besoins de développement.Les responsabilités comportent l'examen de propositions en regard des lignes directrices du programme, la rédaction des parties narratives des rapports du programme, le contrôle de l’exécution des contrats, la coordination de visites sur le terrain et la diffusion de l'information sur les programmes.Les postes demandent un diplôme universitaire, de préférence en sciences sociales ou en sciences humaines et au moins deux à quatre ans d'expérience dans un poste semblable; la connaissance des universités et du développement international, une aptitude reconnue à communiquer; une solide compétence pour la rédaction; un bon sens de l’organisation et la connaissance de WordPerfect.Le bilinguisme est essentiel.Une bonne connaissance de la République populaire de Chine et la connaissance du mandarin seraient un réel avantage pour l'un des postes.AGENT DE PROGRAMME PROGRAMME DE BOURSES ET D’ÉCHANGES (un poste pour une période déterminée d’un an; avec possibilité de renouvellement) Sous la supervision du Coordonnateur, Programme de bourses et d'échanges, le titulaire administre des programmes de bourses et d’échanges.Les principales responsabilités consistent à préparer et à organiser les réunions des comités de sélection; à mettre à jour les lignes directrices du programme; à donner de l’information sur le programme aux universités et aux étudiants; à préparer les rapports annuels financiers et narratifs du programme et à suivre de près les progrès des études et du plan financier.Le poste demande un diplôme universitaire de préférence en sciences sociales ou en sciences humaines et deux ans d'expérience antérieure dans un poste semblable; de l’initiative; de l’autonomie; du tact; une sensibilité aux différences culturelles; et une bonne connaissance de WordPerfect et Lotus.Le bilinguisme est essentiel.L’AUCC offre un excellent programme d’avantages sociaux comportant notamment un congé annuel de quatre semaines; un régime de retraite flexible et des régimes d’assurance payés par l’employeur couvrant la vie, les soins médicaux et la vue et les soins dentaires.Le traitement de début pour les pastes d’Agent de programme va de 37 196 $ à 39 178 $.Les candidats qualifiés sont invités à faire parvenir leur curriculum vitae à Madame Monique DesLauriers, Gestionnaire des ressources humaines, 350, rue Albert, bureau 600, Ottawa (Ontario) KIR 1B1.La date limite pour la réception des candidatures est fixée au 2 avril 1997.Alors que toutes les candidatures sont appréciées, seuls les candidats convoqués à une entrevue recevront un accusé de réception.L'AUCC adhère aux principes de l’Égalité d’accès à l’emploi.-oo-év j>o.c-
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.