Le devoir, 29 mars 1997, Cahier E
I.E I) E V (HR.I.E S S A M E I) I 2 !) E T I) I M A N (' Il E A (I M A R S I !) !>.7 £( ! R E LIGI « N S: JP | & V .iprrar mm ITfllBIIII .¦.; •» i ni WTmrns -JL:L I 1 11 a'jw *:> 6« îSl-f- sa ST » Util ** « TAW.5*T!Hfrf"rT' «K.aim " iufej %V ti* i£&s& af .j' .* «îi* l*4\ '.'ÜI&04 >4?;4irtR' ¦jàï’QZi C.TURMEL La Cathédrale de Montréal se tient derrière une sculpture de Roussil.+ Montréal, ville œcuménique a ville de Montréal a tout pour s’ouvrir au mouvement œcuménique.Grâce à la présence de francophones, d’anglophones et d’immigrants, la pluralité des traditions y est une réalité tant sur le plan culturel que religieux.De nos jours, l’Église de Montréal s’engage dans l’œcuménisme par l’intermédiaire du Conseil des Églises, qui regroupe douze Églises chrétiennes de la métropole et des associations ministérielles où prêtres et pasteurs se rencontrent pour fraterniser.En outre, divers organismes rassemblant des fidèles de différentes confessions se penchent sur les grands problèmes sociaux, comme la défense des droits des aborigènes, l’abolition de la torture, la justice économique, les droits de la personne et la politique militaire du ministère de la Défense nationale.Radio Ville-Marie, une station à 90 % catholique, diffuse également les émissions des autres cultes.Et à Montréal, ainsi qu’on le découvrira au fil des pages suivantes, les barrières religieuses ne sont pas toujours un obstacle au regroupement des gens de bonne volonté, entre autres lorsqu’il s’agit de venir en aide aux démunis.Claire Harvey 4 I, H I) lî V 0 I R .1.K S SA M E DI 2 !) E T I) I M A N (! Il E 3 0 M A II S I !) !) 7 Une évolution des mentalités Les relations interreligieuses sont beaucoup plus harmonieuses à Montréal depuis trente ans CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Lorsqu’on examine l’évolution de l’œcuménisme à Montréal, on ne peut pas ignorer le travail accompli p'âr le père Irénée Beaubien, jésuite.Outre la fondation du Centre canadien d’œcuménisme, on lui doit des initiatives audacieuses et avant-gar-distes.En 1957, alors que les chrétiens de diverses souches étaient peu réceptifs à.l’œcuménisme, il invitait un confrère jésuite bibliste à présenter cinq causeries sur des thèmes de l’Ancien Testament, afin d’établir des relations avec des pasteurs protestants et anglicans.En 1958, il prenait la responsabilité d’engager un dialogue mensuel entre protestants francophones et prêtres catholiques.Cet-tè initiative a été suivie par un nouveau dialogue mensuel en anglais entre théologiens de différentes confessions chrétiennes.Ces deux groupes ont aidé les mentalités à évoluer.Ç’est ainsi qu’en 1962, le cardinal Paul-Émile Léger a mis sur pied une Commission diocésaine d’œcuménisme.En 1963, Montréal a été l’hôte de la quatrième conférence mondiale de la commission Foi et Constitution du conseil œcuménique des Églises.Le Pavillon chrétien à l’Expo 67, auqqel ont participé les sept principales Églises chrétiennes du Canada, a été l’un des événements œcuméniques majeurs au Canada.Ce projet a eu lieu grâce à une vaste collaboration interconfessionnelle et bilingue.Une composition mixte Jean Porret, pasteur protestant et directeur de la pastorale de l’Université de Montréal, rappelle que le pluralisme religieux montréalais est à la source du mouvement œcuménique.«Avant la conquête britannique de 1760, la Nouvelle-France était une colonie catholique.Puis, il y a eu une vague d’immigration massive, si bien que Montréal a une composition religieuse tout à fait mixte.Par exemple, je suis non seulement francophone parmi une religion majoritairement anglophone, mais je travaille aussi avec des Dominicains dans un service où les activités sont surtout catholiques, je ne connais pas beaucoup de villes au monde où l’œcuménisme est aussi vivant.» Il y a dix ans, Laurent Lafontaine, prêtre catholique du diocèse de Montréal et animateur de la pastorale Iktus de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a choisi, pour sa part, de faire un travail de nature c MONTREAL CITY MISSION La tolérance et l’intérêt pour les autres religions se développent très tôt dans les écoles montréalaises où se côtoient des cultures diverses.œcuménique plutôt qu’une animation de pastorale catholique.Grâce à la LA FONDATION JULES ET PAUL-EMILE LEGER, C’EST: Chez nous Les Partenaires du Cardinal Lutte contre la faim et la pauvreté.Appui aux femmes et aux enfants victimes de violence.Recours des sans-abri Appui aux sans-abri dans notre milieu.; Assistance particulière auprès des jeunes en difficulté.Secours aux aînés Assistance auprès des personnes âgées isolées, délaissées et victimes de brutalité.Au Tiers-Monde Le Cardinal Léger et ses œuvres Développement international et secours d’urgence.Institut Cardinal Léger Lutte contre la lèpre et autres grandes maladies.La Croix d’or Aide auprès des enfants de la rue et des orphelins.130, avenue de l’Épée, Outremont, Québec H2V 3T2 • Tél.: (514) 495-2409 Écouter pour connaître-connaître pour cômprendre-comprendre pour grandir présence de chrétiens orthodoxes, protestants et catholiques, Iktus favorise le dialogue et le respect des différences.L’action œcuménique d’Iktus ne se limite pas aux chrétiens.«Nous favorisons également le rapprochement avec les juifs et les musulmans.Par exemple, après Pâques, Joseph Muyal, directeur du centre Hillel, qui regroupe des étudiants juifs francophones, doit venir faire une présentation.» Un mouvement latent Ces multiples actions n’empêchent pas David Fines, pasteur de l’Église Unie et rédacteur en chef du magazine Aujourd’hui Credo de porter un regard critique sur le mouvement œcuménique montréalais.«Ce mouvement a fait de grands progrès dans les années 60, mais il est aujourd’hui à l’état latent.Nous sommes encore très loin de collaborer comme nous devrions le faire.Par exemple, nous ne sommes pas prêts à partager nos bâtiments.Résultat: nous gaspillons des sommes exorbitantes pour maintenir des églises catholique, protestante et anglicane dans une même paroisse.» David Fines reproche aux Églises chrétiennes d’être disposées à l’œcuménisme, mais de ne pas être capables de le mettre en pratique.«Nous observons une grande liberté de culte et nous acceptons les différences, mais nous ne nous faisons pas confian- ce.À preuve, les chrétiens vivent l’œcu-méisme uniquement durant la Semaine de la prière pour l'unité chrétienne.En dehors de cet événement, il y a peu de célébrations liturgiques communes.De même, nous ne collaborons guère.dans les pastorales sociales, telles les pastorales pour les personnes défavorisées et les pastorales du mariage.» Cette confiance fait défaut, car les ’ Églises chrétiennes sont menacées de toutes parts.Elles ont des problèmes de financement, le nombre d’ouailles ’ est en chute libre, de même que leur influence traditionnelle daqs la société.Selon David Fines, les Églises de: vraient s’unir pour être plus fortes,; mais elles s’accrochent à leur identité.«Pendant qu’elles veulent sauver les ' meubles, la maison brûle.» Ce phénomène lui permet de craindre une ré: gression du mouvement œcuménique.Il reste que la tolérance interreligieuse de la ville de Montréal est de ‘ notoriété internationale, signale Jean Porret.Lors de son passage à l’Ora: toire Saint-Joseph en 1993, le dalaï-lama (chef spirituel et souverain du .Tibet) revenait de Los Angeles où il ÿ avait des émeutes interraciales.Il a tenu à souligner que Montréal était un endroit où il est agréable de vivre, grâce à la fraternité entre les religions.Selon lui, les différentes religions semblent capables non seulement de faire face aux problèmes sociaux ensemble, mais aussi de les prévenir.I.K I) K V (I I II C A II I E R S P É C I A I.E S T I’ II B L I K P A R Coordinal ion LOUIS E M A lî IE II 0 U LE C a 11 a h a r a I i o n C 1.A Din-clio 2050, rue do Blriiry, fl' otage.Montreal (Quoliée DOIS 8010 rue Saint-Denis, Montréal, H2R 2G1 (Métro Jarry) téléphone: (514) 382-9641 Télécopieur: (514) 382-7554 Centre d’information sur les nouvelles religions • service de consultation • service de formation • service de documentation • sessions et conférences avis professionnels groupes d’accompagnement dialogue interreligieux recherche et publication Le nouveau pluralisme religieux, un défi à relever AccueilOuver.ture-Ecoute-Dlalogue-Accompagnement-Information-Formation Sous la direction de André Charron Pour une formation ouverte à la diversité religieuse du monde contemporain.Ces mémoires entendus à la commission synodale présentent les thèmes, les problématiques et les recommandations des chrétiens de Montréal.Cette prise de parole d'hommes et de femmes soucieux de la place, du rôle et de l'avenir de l'Église vçut alimenter la réflexion et la discussion et ouvrir un grand débat à l'intérieur de cette institution.LE SYNODE DE MONTREAL EN AUDIENCES PUBLIQUES Une sélection des mémoires présentés 270 pages, Coll.Débats de l'Église 19,955 F IDES UNIVERSITE LAVAL LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI Vivre au contact du monde pcaltéengagée.Du 5 au 28 mai 1997 cours offert dans le cadre de ses programmes en théologie juive à Montréal : Alliance, Révélation et Rédemption Par : David Banon Université de Genève et Université de Lausanne Pour information : à Montréal : 1-514-738-1004 à Québec : 1-418-656-2131 poste 4704 1-418-656-2131 poste 7823 1-800-561-0478 Faculté de théologie LD esmarais Liturgie pastorale Théologie Spiritualité Il ART RELIGIEUX •20% L’ÉGLISE D’ANS LA SOCIÉTÉ ACTUELLE Lourdes 1996 Évêques de France SPÉCIAL Bayard Édition / Centution 32,95 $ JÉSUS-CHRIST LE MÊME HIER, AUJOURD’HUI ET À JAMAIS A.M.Léonard - Edition de l’Emmanuel 21,95$ LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER Alexandre Men - Éditions du Cerf 39,95 $ I 31,95 $ SYMBOLES ET DEFINITIONS DE LA FOI CATHOLIQUE Le magistère de l’Eglise Denzinger - Édition du Cerf 180,95$ 145,00 $ 60, rue Notre-Dame Ouest, Montréal (514) 845-3194 333, rue Dalhousie, Ottawa (613) 241-1175 Le Chrisi ’ ‘ st Pâques L'Assemblée des évêques du Québec s'associe à l'initiative des diocèses catholiques T qui ont utilisé les panneaux-affiches pour livrer leur messâge pascal / L E I) E V 0 I R .L E S S A M E D 1 2 !) E T I) I M A \ C II E 3 0 M A II S I !) !l 7 -RELIGION- Promouvoir l’unité chrétienne Susciter le dialogue et la compréhension entre les communautés chrétiennes, tel est l’objectif du Centre canadien d’œcuménisme SiSl '"'t ¦> mm ; • .:-£*>'$* f Thérèse JBUtS.CAROL PENNER Philippe Thibodeau, directeur du Centre canadien d’œcuménisme, présente à Saskatoon une conférence sur les nouvelles religions.et musulmanes et le rôle de la liturgie dans l’œcuménisme.De même, le centre se charge de trouver des conférenciers pour les organismes qui en font la demande et collabore étroitement avec les postes de radio et de télévision qui désirent traiter de l’œcuménisme.Sur le plan de la spiritualité, le centre — qui est dirigé par le prêtre diocésain Philippe Thibodeau — s’occupe de la promotion nationale de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne, qui se tient généralement la troisième semaine de janvier, et de la Journée mondiale de prière, célébrée chaque année le premier vendredi de mars.Avec un budget annuel de l’ordre de 240 000 $, cet organisme sans but lucratif participe aux dialogues nationaux interconfessionnels et interreligieux.Il organise des missions œcuméniques dans les paroisses, des célébrations interconfessionnelles et interreligieuses, de même que des retraites œcuméniques destinées aux clercs et aux laïcs de diverses Eglises.Enfin, il collabore étrqitement avec le centre Dialogue, de l’Église Unie qui regroupe trois Églises protestantes: les presbytériens, les méthodistes et les congrégationalistes.Le mouvement œcuménique est né au début du siècle sous l'impulsion des protestants, soit en 1910, lors de la Conférence universelle des sociétés missionnaires, à,Edimbourg, la capitale de l’Écosse.À la suite de cette conférence, deux mouvements — «Vie et Action» et «Foi et Constitution» — ont décidé de mettre un terme aux divisions interconfessionnelles qui enlevaient toute crédibilité à la prédication des pères missionnaires pour la propagation de la foi.Conseil mondial En 1938, à Utrecht, aux Pays-Bas, les participants de l’assemblée ont convenu non seulement d’unir ces deux mouvements, mais aqssi de créer un Conseil mondial des Églises.La Deuxième Guerre mondiale a empêché temporairement ce projet de se réaliser.La première assemblée mondiale qui a constitué le Conseil œcuménique des Églises n’a eu lieu qu’en 1948.Le conseil, dont le siège social est à Genève, regroupe aujourd’hui un grand nombre d’Églises protestantes et la plupart des Eglises orthodoxes orientales.En .raison de son caractère universel, l’Église catholique n’est pas membre de ce conseil qui rassemble des Églises nationales.Le père Emmanuel Lapierre, prêtre dominicain et directeur adjoint au Centre canadien d’œçuménisme, rappelle d’ailleurs que l’Église catholique s’est jointe tardivement au mouvement de la réunification, soit lors du décret adopté en 1964 pendant le concile œcuménique Vatican IL Ce décret a entraîné la création du Secrétariat pour la promotion de l’unité chrétienne à Rome, nommé aujourd’hui le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens.«La venue des catholiques a modifié considérablement le paysage de l’œcuménisme, car ils constituent environ 50 % des chrétiens dans le monde.» Au fil des ans, explique le père Lapierre, la cause de l’unité religieuse a considérablement progressé lors des assemblées mondiales et des diverses ' commissions.«L’un des plus beaux j fruits des dialogues internationaux revient au département “Foi et constitution”.Quelque 120 théologiens de toutes les Églises chrétiennes, dont douze catholiques, ont produit le rapport Baptême, Eucharistie et Ministère.Ce rapport a permis de surmonter la plus grande partie de nos difficultés sur le plan de la reconnaissance mutuelle du baptême et de la présence réelle du Christ lors de la célébration de l’eucharistie.» Malgré les progrès réalisés, certaines questions demeurent en suspens.Par exemple, les catholiques ne reconnaissent pas l’ordination anglicane des femmes.Les anglicans, eux, sont en désaccord avec les catholiques sur la question du baptême des bébés.Personne ne sait quand les chrétiens parviendront à régler leurs différends interconfessionnels.En 1995, dans son encyclique «Ut unum sint!» (Que tous soit un!), Jean-Paul II a toutefois sommé les chrétiens de mettre un terme aux polémiques qui les divisent.Le pape a si-gnalé que l’œcuménisme est, un engagement irréversible pour l’Église ca-thplique.Il a demandé à tous les chefs d’Église et à leurs théologiens de se joindre à lui pour trouver une façon d’exercer le ministère de Pierre qui soit acceptable pour tous.Cela dit, il faut distinguer le mouvement œcuménique propre aux chrétiens des relations entre les trois grandes religions monothéistes (juive, chrétienne et musulmane).Ces religions ont un ancêtre commun, soit le patriarche biblique Abraham.«Outre l’œcuménisme, Rome veut se rapprocher des autres religions et poursuit des pourparlers afin d’arriver à une meilleure compréhension mutuelle et à une coexistence plus pacifique», expose le père Emmanuel Lapierre.Mais cela, c’est encore de l’ordre des vœux pieux.En témoignent les conflits sanglants entre catholiques et protestants en Grande-Bretagne et les guerres entre juifs et musulmans au Proche-Orient.CENTIÈME ANNIVERSAIRE DE LA.MORT DE # THÉRÈSE DE LISIEUX THERESE DE LISIEUX, PLUS VIVANTE QUE JAMAIS RENCONTRE avec Frère Ivan, carme Fernand Ouellette, poète Le mardi 1er avril 1997 à 19 h 30 ftks.ys» «*< M.M i Je serai l'Amour '¦¦J* : « «.«J*»* .$ x,;< M»-: •'< l.ti» X FlDES.440 PAGES 36.95 S SAINTE THERESE HISTOIRE D'UNE AME A L'AUBE DU XXIe SIECLE, L'AVENTURE SE POURSUIT.YXiepuis près de huit cents ans, les Dominicains JL^ou l’Ordre des Prêcheurs (frères, prêtres, laïques, moniales et soeurs) proclament l’Évangile de Jésus Christ.Cette mission se réalise par la vie communautaire, la prière, l’étude, la prédication, l’enseignement, l’engagement pour la justice et la paix, le ministère paroissial et universitaire, l’édition, les mass médias et les arts.Yves BÉRIAULT, o.p.Directeur des Vocations 2715, ch.de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 1B6 Téléphone : (514) 731-3603 poste 266 Télécopieur: (514) 731-0676 des Prêcheurs Sur Internet : http://www.op.org/canada \ E 4 i, !•: i) !¦: v o i it .i.!•: s s a m e d i 2 u e t d i m a tui 11 e :t 0 m a it.s 1 «» 0 7 R E LIG ! 0 N Théologie et sciences religieuses Un vent de changement souffle dans l’enseignement religieux universitaire JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ci-dessus, le Grand Séminaire de Montréal où sont dispensés certains cours de théologie.REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE En un quart de siècle, l’éclatement des frontières et les transformations sociales ont contribué à modifier sensiblement l’enseignement religieux dans les universités québécoises.D’un endroit à l’autre, une nette distinction s’impose cependant dans les modes d’intervention privilégiés par les universités dans la diffusion des connaissances religieuses.Bien que les clientèles des facultés de théologie d’institutions plus tradi-' tionnelles comme Laval et Montréal , ne soient plus formées que d’un très faible pourcentage de candidats à la prêtrise — entre 2 % et 10 % des étudiants — , ces facultés conservent leur statut canonique et demeurent officiellement squs la gouverne ecclesiastique de l’Eglise catholique.A l’Université de Montréal, le cardinal exerce sur la faculté un droit de modérateur en vertu duquel il est impliqué dans l’acceptation et la qualification du doyen et des professeurs.Un tel état de fait n’a tout de même pas empêché qu’une évolution survienne dans ces facultés à la faveur du courant œcuménique, de telle sorte qu’une vision plus élargie de la problématique religieuse prédomine maintenant sur tyen des aspects de l’enseignement.A d’autres endroits, comme à l’Université du Québec à Montréal, la ligne de pensée suit un cours différent qui s’inscrit dans l’optique de la Commission des états généraux sur l’éducation quant à la façon de concevoir l’enseignement des religions.Dans son rapport final, la Commission écrivait: il serait pertinent que l’école élabore des contenus d’enseignement culturel en rapport avec le phénomène religieux.Le département des sciences de la religion de l’UQAM propose en ce sens un enseignement qui porte «sur» la religion: le rapport à l’autre plutôt que le regard tourné vers soi-même.Directeur du module, Jacques Pierre explique cet énoncé: les cours sont axés sur la religion dans le sens où il n’y a pas comme point de départ la foi identifiée à une tradition culturelle quel- conque.«L’enseignement religieux à l’école ne devrait pas être une tentative d’endoctrinement inscrit à travers le projet pastoral des évêques, mais l’ouverture à une dimension spirituelle et culturelle de toute la problématique de l’autre, de son identité et de son rapport à une certaine transcendance.» Voilà dans quel esprit les deux programmes pour les trois cycles d’études offerts par le département ont été élaborés.Le baccalauréat de trois ans comprend essentiellement l’enseignement sur les religions du monde, soit les grands courants traditionnels comme le boudhisme,, l’hindouisme ou l’islam.A cet égard, selon Jacques Pierre, la spécificité et l’originalité du département se situent dans leur approche pédagogique.«Nous privilégions une expertise sur la culture ambiante, sur la culture québécoise, sur les transformations du religieux dans la société.Il s’agit de voir comment le religieux migre en dehors du cadre des institutions traditionnelles et refait surface dans des phénomènes qui sont apparemment séculiers mais dont les structures sont religieuses.» L’autre programme du département s’adresse aux futurs enseignants du cours secondaire en formation morale et religieuse.Le contenu a été préparé dans le but de faire en sorte que les aspirants professeurs soient en mesure de faire face aux nouvelles réalités culturelles qui s’imposent, plus particulièrement dans la grande région de Montréal.Dans le contexte pédagogique du département, l’œcuménisme prend un relief différent.Selon Jacques Pierre, «l’oecuménisme se présente presque toujours sous le parapluie, sous la houlette d’une confession religieuse quelconque qui va au devant des autres pour diverses raisons, certaines relevant moins de la vertu que de la nécessité.» Devant ces nouveaux contenus et ces méthodes pédagogiques reliés à l’enseignement religieux, monseigneur Robert Beaupré, vicaire général et coordonateur général de la pastorale à l’archevêché de Montréal, trace une nette ligne de démarcation entre l’enseignement des sciences religieuses et de la théologie.Dans le premier cas, l’approche revêt un aspect sociologique et relève de l’étude du fait religieux, à partir de l’extérieur, par diverses méthodes d’enquêtes et d’évaluation.Il s’agit de «re- liologie», c’est-à-dire de l’étude du phénomène religieux en société.La science de la théologie, quant à elle, s’applique à une recherche, à partir de l’intérieur, de la foi ou de la compréhension de la foi; une méthode totalement différente s’y applique.Doyen de la faculté de théologie de l’Université de Montréal, Laval Lé-tourneau considère que le courant œcuménique a tout de même provoqué un souffle de renouveau dans l’enseignement de la théologie.Selon lui, l’œcuménisme fait maintenant partie de tous les cours et il n’est plus rare de croiser des professeurs et des étudiants de confessions religieuses chrétiennes différentes.Dans ce sens, le doyen mentionne qu’un contingent significatif d’étudiants originaires du Zaire fréquente la faculté depuis quelques années.Pour mieux illustrer cette propension à l’œcuménisme, Laval Létour- neau cite de plus un projet en voie (je réalisation avec trois grandes Eglises protestantes de la région de Montréal qui, éventuellement, dirigeraient leurs candidats francophones au pastoral vers la faculté de l’Université de Montréal.«Il y a vingt ans, l'œcuménisme à la faculté se résumait à un seul cours alors que maintenant c’est devenu beaucoup plus large», conclut-il.Son homologue de l’Université Laval, René-Michel Roberge, reconnaît pour sa part que depuis le début des années 70 l’enseignement de la théologie dans les facultés çatholiques a radicalement changé.A l’époque, il s’agissait d’un enseignement plus traditionnel, plus «thomiste», ainsi que l’exigeaient les autorités écclésias-tiques de l’époque.Depuis ce temps, il y a eu une véritable évolution qui s’est notamment manifestée par l’introduction des sciences humaines et de la religion dans les programmes, de même que par la diversification de§ théologies.A tel point que la faculté de l’Université Laval dispense depuis deux ans et demi une formation en théologie juive que poursuivent actuellement 45 étudiants, dans le but d’obtenir un certificat ou un diplôme.Un programme de baccalauréat, qui couvrira le même champ d’étude, doit être lancé sous peu.Dans les institutions les plus traditionnelles comme dans les plus jeunes, des ajustements et des changements plus ou moins profonds ont été apportés dans l’enseignement religieux.Le tumultueux courant de la mondialisation et du choc des cultures entraîne des ajustements à de nouvelles réalités et emporte sur son passage bien des préjugés.-n on LES SŒURS DE LA PRÉSENTATION DE MARIE Ensemble pour faire connaître et aimer La théologie est centrée sur Dieu, alors que la science religieuse, ou «religiologie», étudie le phénomène religieux Jésus Christ Les sœurs de la Présentation de Marie présentes dans 18 pays souhaitent le rapprochement des gens de bonne volonté au-delà des divergences religieuses.1 CENTRE DE CONSULTATION SAINT LAURENT GILLES SAUVÉ, psychologue 10345, rue Papineau, suite 210, Mtl H2B 2A3 Tél.: 382-0354 Fax: 382-0358 Léo Soeur,i des Sainte Nome de Je',nu et de Marie, des femmes religieuses engagées dans leur mission d’éducation libératrice «au-delà des frontières» de cultures, de langues et de religions.Avec des associé-e-s de diverses langues et des collaborateurs et collaboratrices de différentes dénominations religieuses, nous continuons la mission de charité universelle léguée par sainte Marguerite d’Youville.ENSEMBLE NOUS VOULONS ÊTRE DES TÉMOINS D’ESPÉRANCE ET DE COMPASSION DANS NOTRE MONDE ÉCLATÉ.Les soeurs de la Charité de Montréal «Soeurs Grises» Administration générale 138, rue Saint-Pierre MONTRÉAL, Québec 25e anniversaire de la Marche du Pardon (1973-1997) L’idée première de cette Marche du Pardon vient du Frère Jacques Burelle, Frère de Saint-Gabriel.Le parcours emprunte la route des pionniers de Ville-Marie, du boulevard Gouin jusqu’au Vieux Montréal.Son but est de rappeler que le Vendredi-Saint est une étape de la vie du Christ et que nous aussi, nous avons à relever le défi de la souffrance afin de vivre avec Jésus le triomphe de la Résurrection.Chaque année, la Marche du Pardon accueille des gens de différentes nationalités et de tous âges.Famille religieuse aux dimensions du monde, comprenant 24 nationalités en 30 pays, les Frères de St-Gabriel, à l’exemple de Saint Louis-Marie de Montfort, veulent être des témoins de la vérité et de la charité de Dieu à travers le monde, par l’éducation de la foi, l’évangélisation des pauvres, l’éducation et l’enseignement.Frères de Saint-Gabriel 1601, boulevard Gouin Est Montréal (Québec) H2C1C2 Téléphone: (514) 387-7337 Télécopieur: (514) 387-0735 V- -« Nouveautés chez Anne Sigier Deux magnifiques rencontres : Maurice Zundel - Thérèse de Lisieux tm hérè9C de Lisie Oraison sur la vie présente la quintessence de l’œuvre de Maurice Zundel dans la vision de François Darbois.Dans Toi, l'amour, Jacques Gauthier a misé sur la simplicité et l’humble voie de sainteté de Thérèse de Lisieux.Ce livre sera aimé de tous.Tél.: D800-463-6846/Téléc.: 1-888-687-3565 En vente chez votre libraire Québec (t 7)o .//arA /tirtufr f 9*mA deh cÆmd a/nA d e/rufm^/ntM du mowwnwrd adomdùeri deem MOb œmmMMndéb cJwéMem/n£b 'tefdwcUweb j (Ite/eadie/ij de &(domÀ du QuæJwc LA FACULTÉ D’ÉTUDES RELIGIEUSES Mus par un intérêt indéfectible pour la formation théologique et pour l’étude de la religion, nous proposons des cours donnant accès aux grades de: ?BA: programme spécialisé offert par la faculté des arts; ?BTH: baccalauréat en théologie (maîtrise en théologie, en collaboration avec les collèges affiliés de l’Église anglicane, de l’Église presbytérienne et de l’Église unie du Canada); ?STM: grade général sans thèse; ?MA: grade spécialisé avec thèse; ?PHD avec spécialisation dans l’une des concentrations suivantes; • études bibliques; • histoire et théologie; • religion et culture; • histoire de la religion (hindouisme et bouddhisme); • éthique et sciences humaines en médecine.Notre faculté est d’orientation avant tout historique et philologique, mais nous ne négligeons pas pour autant les questions d’actualité comme les études féminines, la théologie contextuelle et l’éthique comparative.Notre faculté se compose d’un groupe restreint et sympathique d’érudits et d’étudiants qui travaillent en étroite collaboration.I,’UNIVERSITÉ McGILL ifTiima SANCTUAIRE NOTRE-DAME-DU-CAP Situé en bordure du fleuve Saint-Laurent sur un site enchanteur favorisant la prière et la détente, il est le plus important sanctuaire dédié à la Vierge Marie au pays.La vieille chapelle en pierre inaugurée en 1720, la basilique moderne et ses magnifiques verrières ainsi que la beauté des jardins de Notre-Dame sauront vous charmer.Afin de rendre votre séjour des plus agréables, le Centre de services regroupe tous les services nécessaires à l'accueil des pèlerins et touristes.SANCTUAIRE NOTRE-DAME-DU-CAP Jésus de l’an 2000 Grand thème des pèlerinages 1997 SANCTUAIRE NOTRE-DAME-DU-CAP 626.rue Notre-Dame Cap-de-la-Madeleine.QC G8T 4G9 Téléphone : (819) 374-2441 Télécopieur : (819) 374-2441 I I.V.I) K VOIR, I.E S S A M E I) I 2 !) E T I) I M A N 0 II E A 0 M A lî S I !M) 7 Ensemble dans l’action œcuménique Quand il s’agit d’action caritative, les Eglises unissent leurs forces R E U (i 10 N ACCUEIL BONNEAU L’Accueil Bonneau, un organisme fondé par les Sœurs grises dans le Vieux-Montréal, vient en aide aux itinérants depuis 1877.MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPÉCIALE Au lendemain du Concile Vatican II, un vent d’œcuménisme a souf-' fié, notamment au niveau de l’action caritative.Ainsi, à partir du milieu des années soixante, l’Eglise catholique a j tenté de chercher et de transformer les relations entre les structures sociales, politiques et économiques et les causes de l’appauvrissement de ¦ d’ère moderne.Elle s’est mise à chercher pourquoi et comment des personnes se trou-.vaient dans des situations de pauvre-! té, d’exclusion et de chômage, plutôt que d’essayer de répondre uniquement à leurs besoins immédiats.«Ce changement de mentalité dans le domaine carita tif vise surtou t à pro-: mouvoir l’autonomie et la dignité des personnes, explique le directeur de l’Office de la pastorale sociale de l’ar-.ehevêché de Montréal, Brian McDo-; nôugh.Il faut effectivement agir sur le sociopolitique et le socioculturel, sinon ¦cela mène à la gestion de la misère hu-.maine.Les institutions religieuses n’ont pas envie de continuer dam cette dynamique de dépendance ou dans cette forme d’oppression de la population.» A titre d’exemple, il cite les magasins de partage alimentaire dans les- quels sont très impliquées les communautés religieuses.«Ces magasins vont plus loin que la distribution de paniers de Noël, explique Brian McDonough.Ils donnent la possibilité aux personnes d’exercer un choix sur la nourriture.Donc, de s’affirmer comme citoyens et de sortir de la dynamique paternalisante d’une relation fondée sur la dépendance.» Malgré les difficultés économiques et les problèmes d’intégration sociale, les exemples œcuméniques d’action caritative à Montréal ne sont cependant pas légion.Aussi, il n’est pas rare de voir que ce sont souvent les mêmes confessions qui forment des partenariats.L’Accueil Bonneau L’Accueil Bonneau, dans le Vieux-Montréal, est un organisme fondé par les Sœurs grises qui vient en aide aux itinérants depuis 1877.Comme pour la plupart de leurs œuvres avec différents organismes, les Sœurs en partagent l’administration avec la Saint-Vincent-de-Paul de Montréal et les Prêtres de Saint-Sulpice.En décembre dernier, un membre mormon de l’Eglise de Jésus-Christ-des-Saints-des-Derniers-Jours, Pierre Anthian, leur a proposé un partenariat.Son objectif était de fonder, sur une base professionnelle, une chorale entièrement composée d’itinérants, mais, encadrée par des membres de son Eglise.«Cette idée nous a plu, puisqu’il y avait un respect et non une pression indue envers les personnes appauvries, explique la directrice générale de l’Accueil Bonneau, Sœur Nicole Fournier.Aucune discrimination n’est à faire sur la bonne volonté des gens qui veulent s’impliquer au service des pauvres.En fait, la seule exigence, autant pour les catholiques que pour les autres, c’est l’engagement pour plus de justice, de partage, de solidarité et de conscience sociale.» Ainsi, les dix-huit membres de la chorale ont l’opportunité de sortir de l’itinérance en faisant des apparitions publiques régulières dans le métro de Montréal tout en gagnant leur vie par des dons.La finalité de ce projet?En arriver à former une compagnie au répertoire varié mais aussi avec un son propre, venu de l’itinérance.«Mais l’important, souligne Sœur Fournier, c’est qu’ils puissent se prouver à eux-mëmes qu’il sont capables de réaliser des choses malgré leur marginalité.» Tyndale-Saint-Georges Tyndale-Saint-Georges a été fondé par l’Eglise anglicane il y a 70 ans.Mais, depuis une vingtaine d’années, s’est jointe à lui l’Eglise presbytérienne.L’action œcuménique de l’organisme, installé dans la Petite Bourgogne, vise les quartiers défavorisés afin d’y briser le cercle de la pauvreté.Pour ce faire, Tyndale-Saint-Georges travaille en étroite collaboration avec des organismes communautaires, des établissements scolaires, le monde des affaires et les gouvernements.Chaque année, c’est près de 2000 personnes d’origines culturelles diverses qui participent à des ateliers de soutien ou d’aide alimentaire et reçoivent des pistes d’orientation.«Notre but est d’éduquer les personnes seules et les familles, explique le directeur exécutif, Rick Sheffer.Par exemple, nous mettons l’accent sur l’assistance aux tout-petits après les heures de classes (pour ce programme, il y a une liste d’attente de trois ans), la croissance personnelle, les stratégies préventives, les programmes de retour au travail, etc.Tout cela dans le but d’aider les personnes à trouver des moyens de vivre dans la dignité et d’une manière plus autonome.» Abri en ville Soutenu par les Eglises Unie, anglicane, unitarienne et la Synagogue juive, l’Abri en Ville est un organisme de Montréal-Ouest qui vise l’intégration des personnes atteintes de maladies psychologiques et psychiatriques dans la société.Référés par les hôpitaux Douglas, Royal Victoria et General, des malades habitent dans des appartements loués par l’organisme.De façon régulière, ils reçoivent la visite de méde- MONTREAL CITY MISSION Fondé en 1910, le Montreal City Mission de l’Eglise Unie est aussi un exemple d’action œcuménique.j* - y —.w-üil cins mais aussi de bénévoles.Ces derniers les aident dans leurs tâches ménagères, dans la prise de leurs responsabilités, dans la planification des repas, etc.De plus, ils les accompagnent dans des activités sociales et culturelles.Chaque année, l’Abri çn ville loue un appartement de plus.A l’heure actuelle, il y en a six, dispersés dans Notre-Dame-de-Grâce, Vüle-Emard et Verdun, qui profitent ainsi à dix-huit personnes.«Au début, les personnes sont très dépendantes, fait remarquer la présidente de l’Abri en Ville, Ann Reid.Mais nous observons beaucoup d’amélioration après quelque temps.Elles développent leur confiance en elles-mêmes et deviennent rapidement capables de fonctionner sans supervision constante.» The Montreal City Mission De son côté, le Montreal City Mission, uq ministère de la justice sociale de l’Église Unie du Canada fondé en 1910, est aussi un exemple d’action œcuménique.En partenariat avec les Mennonites et les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, cet organisme a, entre autres, ouvert, au début des années 90, deux maisons d’hébergement et de transition pour les réfugiés nouvellement arrivés.Le projet Refuge permet ainsi aux hommes réfugiés, en attente d’aide gouvernementale, de participer à des activités communautaires et de suivre certains cours d’informatique ou de français.La Maison Juan Moreno, elle, offre les mêmes services d’hébergement et de défense des droits, mais pour les femmes et les enfants réfugiés.«Notre mandat est de trouver des solutions à long terme, explique Paula Klein, organisatrice communautaire à Montreal City Mission.Ce partenariat œcuménique nous permet de partager plusieurs ressources sans lesquelles il nous serait difficile d’atteindre nos buts.En fait, comme nous sommes dans une époque de crise, il est important de vaincre l’isolement, de nous unir afin de créer une dynamique d’échange pour trouver des solutions aux difficultés économiques et sociales.» •'«“(Kl ,)t JAU' sortes V*' fvOVAlLS JESUS Cédérom JÉSUS - évangiles et peintures Narration de Jean Rochefort La vie de Jésus racontée à travers les Ecritures et illustrée par les plus beaux chefs-d’œuvre de l’art occidental.Cent scènes majeures commentées et accompagnées des musiques de Vivaldi, Berlioz, Mozart.Cédérom Jeanne D’Arc - histoire et vie quotidienne au Moyen Âge Textes et recherche: Régine Pernoud Une navigation fascinante à travers 51 séquences interactives (150 décors, 40 animations et 350 enluminures), complétées par deux heures de récits et de dialogues et plus de 80 créations musicales.69,95$ Ptsïtsat n d'Arc 1 "¦ 0t orii)/, \ y/ -H M„) , y , UKirj/tt/ç 1:7 Matthieu) S» Marc rm W 'ÉÉ Un regard sut nos origines pour éclairer l'avenir Le texte intégral de la Bible est présenté dans un écrin d’images du monde contemporain, de reproductions d’œuvres d’art, d’explications et de commentaires qui éclairent le texte et mettent en valeur son actualité.95$ 49, En route vers l’An 2000 U NOVALIS SM LH0MME DE NAZARETH JESUS CHRIST POUR SAUVER LE MONDE Denise Lamarche Des hommes et des femmes recherchent une spiritualité qui donne sens à leur vie.Ce livre propose de rencontrer Jésus le Christ à partir de l'expérience humaine, des lettres de Paul et des récits évangéliques.Jésus Christ U SAUVER If.MONDÉ FIDES.126 PAGES.Vivre sa foi 13.95 $ JESUS DANS LES QUATRE ÉVANGILES Raymond E.Brown R.Brown montre comment par différentes approches, s'est élaborée la compréhension de Jésus, Fils de Dieu, Christ et Seigneur, et comment s'est affirmée la foi en sa divinité.R\\\H)\I>i .HKOWS Jésus dans les quatre évangiles Hy*.T»- Cerf.316 pages.Lire la bible - ill 37.95 $ LE DALAI-LAMA PARLE DE JÉSUS Avec un sens aigu du dialogue interreligieux, le Dalaï-lama commente ici les Évangiles pour la première fois.Fort de toute la sagesse bouddhiste, il interprète le cœur de la révélation chrétienne.jesus m FRONTIÈRES JESUS SANS FRONTIÈRES À travers l'histoire, l'art et les différentes religions, ces portraits de Jésus transmis de génération en génération, enrichissent la connaissance de cet homme qui a marqué l'histoire de l'humanité.L'Actualité religieuse DANS LE MONDE - HORS SÉRIE.66 PAGES y 16.95 S ¦?•S - 64 p ARFUYEN AGES 16.95 S Histoire sociale du christianisme nitif Brepols 300 PAGES y 34.95 FIDES ¦g*-” Labor et Fides.302 PAGES, y 51.95 LES SEPT DERNIÈRES PAROLES DU CHRIST SUR LA CROIX Claude-Henri Rocquet «Écrire la méditation des sept paroles est se rendre non seulement à ce point extrême de défaillance, à ce lieu indicible de la mort humaine, mais s'approcher de la mort la plus inconcevable, la plus inacceptable: la mort du Christ, la mort de Dieu.» HISTOIRE SOCIALE DU CHRISTIANISME PRIMITIF Jésus - Paul - Jean Gerd Theissen Par l'auteur de L’Ombre du Galiléen, une reconstitution du tissu social, culturel, économique et politique dans lequel s'est levée la parole de Jésus puis celle des premiers chrétiens.En vente chez votre libraire E fi I' E 1) E V 0 I R , L E S S A M E DI 2 !) E T I) I M A N C II E 3 0 M A R S I !) !) 7 RELIGION Pierres Vivantes Cette association interconfessionnelle restaure les temples de diverses traditions religieuses ._ CLAUDE TURMEL A l’église St-James United Church, de l’Église Unie (classée monument historique) des peupliers poussaient même dans la maçonnerie! * ¦ - A "'v’V ' «* ¦***• -s* DENYSE PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Montréal n’a pas été surnommée «Ville aux cent clochers» pour rien.Mais le temps n’ayant pas été tendre avec les bâtiments des diverses traditions religieuses disséminés sur son territoire, il a fallu en restaurer plusieurs, négligés pour cause de manque de fonds dû à des considérations d’ordre social et politique, de même qu’à une baisse de la pratique religieuse.Le maître d’œuvre de cette entreprise monumentale, l’Association interconfessionnelle Pierres Vivantes, a été créé en 1991 pour profiter du programme Infrastructure Canada-Québec.Sous son égide, 51 bâtiments érigés entre 1831 et 1924 ont obtenu des subventions, surtout pour des travaux de réfection majeurs.«La protection des vitraux et des objets d’art sacré figurait également au programme», explique l’abbé Claude Turmel, vice-président de l’organisme, qui est allé au plus pressé en respectant les priorités de chaque groupe.Les fonds ont été répartis entre quarante édifices de tradition catholique romaine, cinq églises anglicanes, trois de l’Église Unie et trois synagogues.Pour la première fois, les responsables de diverses traditions ont travaillé de concert pour appliquer ce programme et trouver les 2,5 millions de dollars nécessaires pour combler les sommes fournies par le programme d’infrastructures.Bel exemple d’œcuménisme vécu au quotidien.«Nous avo)is alloué en moyenne 60 % des montants nécessaires à chaque projet, mais il y a eu de rares cas de force majeure où nous avons donné 100 % de la somme requise, indique l’abbé Turmel.Le diocèse de Montréal défrayait depuis longtemps les coûts d’entretien de l’église Sainte-Cuné-gonde, sise dans le quartier défavorisé de la Petite Bourgogne.Ce bâtiment est signé Orner Marchand, le premier Canadien à avoir étudié les beaux-arts à Paris.Sans le programme qui a permis la réfection du toit dans un premier temps, l’église aurait été très compromise.» Joshua Wolfe, ex-président de l’Association du patrimoine bâti juif de Montréal, qui a beaucoup écrit sur le patrimoine religieux montréalais, rappelle que l’église St-James United Church (Eglise Unie), sise rue Sainte-Catherine et classée monument historique par les deux paliers de gouvernement, présentait de graves problèmes de structure: il a même fallu déloger des peupliers qui poussaient dans sa maçonnerie! Parmi les autres chantiers d’envergure: l’église anglicane St-George, située face à l’hôtel Windsor; Saint-Esprit de Rosemont, Saint-Pierre-Apôtre, Sacré-Cœur de Jésus, rue Alexandre-de-Sève, et la célèbre chapelle Bonsecours du Vieux-Montréal.Pour avoir droit aux égards de Pierres Vivantes, les bâtiments n’avaient toutefois nul besoin de figurer au panthéon des vedettes comme l’oratoire Saint-Joseph, la cathédrale Notre-Dame ou le Vieux Séminaire de la Place d’Armes, érigé au 17e siècle, possiblement le plus vieux bâtiment de Montréal.La fondation d’une Fondation La plupart des gens comprennent l’importance historique, culturelle et touristique de ces bâtiments, dont une douzaine ont été démolis entre 1970 et 1975.«Dans le monde où nous vivons, leur vocation communautaire traditionnelle prend encore plus de relief, écrit Joshua Wolfe dans ICOMOS Canada (Vol 5, No 2).Dam les quatre kilomètres carrés du centre-ville montréalais, églises et synagogues fournissent de l’espace aux soupes populaires, concerts-bénéfices, réuniom d’Alcooliques Anonymes ou pour l’accueil des itinérants.ce qui est maintenant probablement le cas un peu partout.» La restauration du patrimoine religieux vise aussi — entre autres objectifs — à faire travailler les gens des métiers traditionnels (spécialistes en vitraux, en maçonnerie fine, en ébénisterie, en art religieux, etc.) et ceux de la construction.En rénovation, règle générale, les deux tiers des sommes sont effectivement consacrées aux salaires.On prévoyait la fin du projet Pierres Vivantes pour mars 1997, mais il se poursuivra jusqu’en juillet.Non sans avoir servi de modèle pour la Fondation du patrimoine religieux du Québec.Dans le cadre d’une entente signée le 19 octobre 1995, le ministère de la Culture et des Communications lui a confié la gestion d’une enveloppe de 35 millions échelonnée sur cinq ans, pour assurer la conservation des édifices religieux.Cinq autres millions sont consacrés aux biens mobiliers et aux œuvres d’art d’intérêt patrimonial.La Fondation a aussi son Comité des orgues, essentiel quand on sait que Montréal compte le plus grand rassemblement de grandes orgues en Amérique du Nord.Le 7 avril prochain, l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus recevra d’ailleurs 330 000 $ de la Fondation pour ce patrimoine musical.Pour être éligibles aux subventions, les bâtiments doivent appartenir à un diocèse ou une congrégation, dater d’avant 1945 et avoir servi à des fins religieuses sans interruption au cours des cinquante dernières années, mais pas nécessairement pour les fidèles d’une même tradition.«Notre action est très décentralisée, fait remarquer l’abbé Turmel, vice-président et secrétaire du Conseil d’administration de la Fondation, au nom de l’Archevêché de Montréal.Le Québec a été découpé en huit régions dotées d’une table de concertation régionale où siègent les représentants des différentes traditiom, du ministère de la Culture et des Com-municatiom, ainsi que des personnes-ressources du privé.» Publié en février 1997, le premier rapport semi-annuel du Comité de coordination précise que des fonds ont d’ores et déjà été alloués dans toutes les régions et que les quelque 150 projets déjà en marche ont suscité pour 12 millions de dollars de travaux.Les choses vont donc bon train, même si les représentants des divers horizons reli-, gieux fonctionnent selon des principes différents.Outre les diocèses catholiques, le Québec compte deui diocèses anglicans, à Montréal et Québec (ainsi que des1 parties de trois autres); 39 communautés orthodoxes et'1 plusieurs communautés de l’Église Unie (presbytériens, méthodistes et congrégationalistes).Seules cinq syna-, gogues ont plus de 50 ans d’existence et, enfin, le rapport fait état de la présence d’une centaine d’églisçs patrimoniales appartenant à d’autres traditions, telle l’Église Mas-, sawippi Union, en Estrie.Pour faire face à la musique de la préservation de ce patrimoine, d’aucuns rêvent d’une Fondation permanente.Cela prend de l’argent.«Et de nos jours, dit l’abbé Turmel ; en blaguant, on ne peut guère espérer le trouver par l’opération du Saint-Esprit!» r' V CLAUDE TURMEL Parmi les chantiers d’envergure on trouve l’église anglicane St-George, situee en face de l’hôtel Windsor.Ici, un ouvrier sépare des pièces; d’ardoise.ErsD LES SŒURS DE LA CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME Fidèles à l’héritage reçu de Marguerite Bourgeoys, les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame désirent collaborer à l’action évangélisatrice de 1 l’Église diocésaine.LES SOEURS DE L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE NïCOLET Congrégation vouée à l’éducation chrétienne du peuple de Dieu avec une option préférentielle pour O les jeunes O les femmes et les personnes appauvries.311, rue Saint-Jean-Baptiste Nicolet, Québec J3T 1H5 En ces jours où le monde chrétien célèbre la Mort et la Résurrection du Chist, nous accueillons le don de la Vie nouvelle que Dieu offre à toute l’humanité.Alors que l’Église de Montréal vit une démarche synodale, puissions-nous savoir relever les défis que nous propose l’Évangile.J e vous souhaite de très heureuses fêtes de Pâques.t Jean-Claude Cardinal Turcotte Archevêque de Montréal LE SYNODE DE L’ÉGLISE DE MONTRÉAL Mille visages, une Église Les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée Sont heureux de participer à la création et au développement d’un nouveau CENTRE DE FORMATION AU MINISTÈRE.Ce centre est un nouveau service offert par l’Université Saint-Paul, 223, rue Main, Ottawa, Ontario.Toute personne désireuse de se préparer à exercer un ministère d'Église, laïc ou ordonné, se verra offrir une formation intégrale, mettant l’accent sur les dimensions humaine, pastorale, spirituelle et intellectuelle.Ce centre ouvre officiellement ses portes le 1er mai prochain.Tous les services sont offerts en anglais et en français.Pour toute information, communiquer au numéro de téléphone suivant : | (613) 236-1393, ou par télécopieur: (613) 782-3033.et Le Grand Séminaire de Montréal 2065, rue Sherbrooke ouest, Montréal (Québec) H3H 1G6 Téléphone (514) 935-1169 Télécopieur (514) 935-5497 Au service de la formation presbytérale depuis 1840 Internet : http://www.cam.org./~gsm E-mail: gsm@cam.org Le 27 octobre 1986, le Pape Jean-Paul II a choisi Assise comme lieu de rencontre des dirigeants des grandes traditions religieuses, «à cause de saint François lui-même, connu et respecté dans le monde entier comme symbole de paix, de réconciliation et de fraternité.» LES FRANCISCAINS Depuis ce jour, les Franciscains convoquent chaque année à Montréal des représentants des grandes religions.•Amérindiens, hindous, sikhs, bouddhistes, juifs, musulmans et chrétiens se réunissent pour prier et pour fraterniser dans le respect de leurs différences.PAIX ET JOIE aux personnes qui savent miser sur le respect, l’amitié et les qualités du coeur.5750, houl.Rosemont.Montréal H1T2H2 • 259-6911 FACULTÉ DE THÉOLOGIE UNIVERSITÉ SAINT-PAUL Théologie systématique et historique Études bibliques Éthique Spiritualité • B.Th., M.A.(Th.), M.P.Th., L.Th., Ph.D.(Th.), D.Th.• Certificat d’initiation à la théologie • Session d’été en liturgie Pour de plus amples renseignements à leur sujet et concernant d’autres programmes, veuillez consulter la: Faculté de théologie Université Saint-Paul 223, rue Main Ottawa.Ont.K1S 1C4 Téléphone: (613) 236-1393 Télécopieur: (613) 751-4016 Page d’accueil: http://137.122.12.15/Docs/Univ/SPU/SPU.html Courrier électronique: maurel@spu.stpaul.uottawa.ca ft 'CT * i a N Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal fespon5QA.^ __ *** sociale nmm Pour la croissance et la transformation de la société en une réalité plus juste et plus fraternelle 1215, boulevard Saint-Joseph Est.suite 400 Montréal (Québec) H2J 1L7 Téléphone: (514) 271-9198 t J LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES La Société des Missions-Étrangères de Pont-Viau regroupe des prêtres et des laïcs (hommes et femmes) qui vont au Soudan, aux Philippines, au Japon, en Chine, au Cambodge, à Cuba, au Honduras, au Pérou, en Argentine, au Chili et au Brésil pour * accueillir les valeurs culturelles et religieuses des peuples qui y vivent, * témoigner de l'Évangile, * former des communautés chrétiennes vivantes, * s'engager dans la promotion de la justice et du respect de la dignité humaine.180, place Juge-Desnoyers, Pont-Viau Ville de Laval (Québec) H7G 1A4 Tél.: (514) 667-4190 t ê I.V.I) !¦: V OIK.I, K S S A M E I) I 2 !) E T I) I M A N C II E 3 0 M A K S I !) !) y: i RELIGION Un centre œcuménique de méditation chrétienne Le Centre Unitas propose le mariage entre vie spirituelle et œcuménisme REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Vaste demeure ancestrale enracinée sur le flanc du mont Royal et surplombant le jardin de gratte-ciel de l’ouest du centre-ville, la luxueuse propriété, qui abrite aujourd’hui le Centre Unitas, fut d’abord léguée aux Bénédictins eq 1980 par la Fondation McConnell.A partir de ce moment, le site devint rapidement un lieu de méditation et de retraite pour les chrétiens venus de partout dans le monde.En 1991, neuf ans après le décès de son guide spirituel, Dom John Main, la communauté bénédictine remit le «Prieuré», comme on avait pris l’habitude de l’appeler, entre les mains de l’archidiocèse catholique de Montréal.En 1993, l’archevêque catholique, Mw Jean-Claude Turcotte, Jnvitait les représentants d’autres Eglises de Montréal à s’associer avec l’archidio-cèse pour convertir l’endroit en un véritable centre œcuménique de spiritualité.Depuis, le Centre est parrainé par huit sociétés religieuses chrétiennes et il porte le nom significatif de Unitas — unité en latin —, Centre œcuménique de spiritualité et de méditation chrétienne.La maison prend la forme extérieure: d’un bâtiment rectangulaire solide, sans trop de relief, qui est dissimulé dans un boisé au nQrd de la sinueuse avenue des Pins.A l’intérieur, tout respire le confort et la beauté, qui émanent de vastes pièces ornées de riches boiseries et de l’imposant mobilier d’origine, dont un éclairage naturel irradiant atténue le caractère austère.Le Centre peut héberger 22 personnes, dispose de deux chapelles et: de tous les espaces propices à la méditation ou aux échanges.Il est possible ici de s’adonner à l’enseignement et à la pratique de la méditation chrétienne, à la prière et à la liturgie.Des retraites privées ou de groupes, des cours, des séminaires et des ateliers sont également offerts.En m ’-.'M- CENTRE UNITAS Vaste demeure ancestrale surplombant le centre-ville de Montréal, la propriété qui abrite aujourd’hui le Centre Unitas fut d’abord léguée aux Bénédictins en 1980 par la Fondation McConnell.grande partie, le fondement des activités repose sur les périodes de méditation qui ont lieu trois fois par jour.Le père Thomas Ryan, directeur du Centre, décrit ainsi les clientèles qui le fréquentent.Il y a d’abord les ipembres de la grande variété des Eglises de Montréal et, deuxièmement, il y a des personnes qui ont été aliénées par leur appartenance à une ljglise et qui cherchent du réconfort.À l’endroit de ces gens, il précise que la sipritualité qui leur a été transmise manquait peut-être d’équilibre.Sur ce plan, le Centre aborde et propose «une spiritualité qui est sensible à toutes les dimensions de l’être humain, soit sur les plans psychologique, physique, émotif, spirituel et intellectuel».Des individus sans appartenance religieuse, mais qui reconnaissent un certain nombre de valeurs spirituelles comme le pardon et l’amour, font aussi partie de la clientèle d’Unitas.Trois types de clientèles donc, qui correspondent à trois approches, soit l’œcuménisme, le ressourcement ou le réconfort et l’évangélisation.La véritable réalité d’Unitas, souligne Thomas Ryan, loge dans son caractère œcuménique, multiconfessionnel chrétien, lequel est doublé d’une grande ouverture aux autres religions mondiales.Dans cette perspective, la distinction s’impose entre î’ob-j,ectif de l’unité recherché par les Eglises chrétiennes et celui du rapprochement avec les autres religions.«Pour les chrétiens, nous parlons d’une unité visible sinon organique, qui leur permet de manifester leur foi en Jésus-Christ, d’entrer dans une même mission et de témoigner en commun de leur foi.Dans le cas des autres religions, l’objectif n’est plus l’unité dans la foi, mais la compréhension réciproque, le respect mutuel afin de pouvoir agir ensemble pour la solution de problèmes communs à notre société, comme la pauvreté, la drogue, l’éducation, la justice sociale.» Animateur de retraites dans plusieurs autres maisons de spiritualité, le père Ryan croit que certaines comparaisons aident à dégager les cinq caractéristiques qui favorisent le SCIENCES DES RELIGIONS Une occasion unique d’étudier en profondeur les traditions spirituelles de l’humanité et les phénomènes religieux d’actualité, de porter un regard neuf sur le champ culturel québécois et d’explorer les enjeux éthiques des problèmes contemporains.1er cycle • Baccalauréat en religiologie • Baccalauréat en enseignement secondaire (concentration formation de la personne) • Certificat en éducation morale Études auancées • Maîtrise ès arts en sciences des religions (possibilité d’une concentration en études féministes) • Doctorat en sciences des religions (UQAM-Concordia) Renseignements I" cycle: (514)987-3669 Études avancées : (514) 987-4497 Date limite pour demande d’admission : Études avancées (automne 1997) : le 1” mai 1997 Revue RELIGIOLOGIQUES : http://www.er.uqam.ca/nobel/religio/ L'UQAM: tout pour réussir Université du Québec à Montréal Tool ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut.«Tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut» Encre de chine sur papier J 985, 27,5 x 37,5 cm Cette oeuvre de Marc Lincourt est identifiée au programme des dons planifiés de La Fondation Centraide Gosselin+Associés COMPTABLES AGRÉÉS 1415, RUE JARRY EST.BUREAU 420 MONTRÉAL (QUÉBEC) H2E 1A7 TÉLÉPHONE : (514) 376-4000 TÉLÉCOPIEUR : (514) 376-4099 L’Institut de pastorale de l’Université Saint-Paul d’Ottawa offre trois cours printemps/été 1997, niveau maîtrise IPA 5560 La violence familiale j Ce cours s’adresse aux intervenants et intervenantes , travaillant auprès de personnes qui ont des comportements violents et/ou auprès de personnes directement ou indirectement victimes de ces actes.Tout en .offrant une composante théorique, ce cours compor-: :te aussi une partie pratique traitant de stratégies d’interventions familiales, conjugales, individuelles et de réseau.Dates: 1er au 22 mai 1997 Heure: 15h00 à 18h00 Lieu: pièce 1140 Inscription: avant le 28 avril 1997 IPA 5560A Interventions auprès de personnes souffrant de dépendance et auprès de membres de leur entourage Ce cours vise à outiller les intervenants et les intervenantes afin qu’ils puissent mieux évaluer, comprendre et intervenir auprès des alcooliques, des toxicomanes et des adeptes du jeu compulsif, ainsi qu’auprès des membres de leur entourage.Les définitions du phénomène de la dépendance et de la codépendance, les outils d’évaluation et les divers modèles d’intervention seront à l’étude.Dates: 3 weekends: 10-11 mai, 24-25 mai, 7-8 juin 1997 Heure: 9h00 à 17h00 Lieu: pièce 1140 Inscription: avant le 28 avril 1997 IPA 5532 L’estime et l’affirmation de soi Ce cours de formation s’adresse d’abord aux éducateurs et aux éducatrices ainsi qu’à tous ceux et celles qui aident les personnes intéressées à développer l’estime et l’affirmation de soi.Cette formation comportera une partie théorique en plus de fournir une expérience personnelle des diverses stratégies élaborées en vue de favoriser le développement de l’estime et l'affirmation de soi.Dates: 2 au 22 juillet 1997 Heure: 9h00 à 12h00 Lieu: pièce 104 Inscription: avant le 27 juin 1997 Renseignements supplémentaires Chaque cours comporte 3 crédits universitaires.Les droits de scolarité sont de 440 $ pour chaque cours (sujet à révision).Pour obtenir un formulaire de demande d’admission ou tout renseignement supplémentaire, vous adressez à: Institut de pastorale Université Saint-Paul 223 rue Main Ottawa, ON Kl S 1C4 Telephone: (613) 236-1393 Télécopieur: (613) 782-3005 Courrier électronique: lyscc@spu.stpaul.uottawa.ca Centre dans l’évolution positive de tels objectifs.D’abord, la richesse que lui vaut sa vision œcuménique et, en deuxième lieu, son caractère bilingue et biculturel.Troisième argument favorable, la méditation en profondeur «qui fixe le rythme du jour parce que, trois fois durant la journée, tout s’arrête et les gens sont invités à se retrouver dans le silence devant Dieu».Un autre point fort réside dans l’esprit de solidarité qui règne entre la communauté du Centre et les visiteurs.Ces derniers sont intégrés au noyau de personnes qui habitent et travaillent au Centre; ils partagent leurs repas et une partie de leur vie: voilà de quoi leur offrir une coloration différente et les associer au vécu quotidien des résidants.Finalement, il cite une dernière caractéristique à l’avantage du Centre: la communauté est mixte tant sur le plan des confessions religieuses que des sexes, un état de fait qui confère une certaine normalité à la vie commune.Ancien directeur du Centre œcuménique canadien, Thomas Ryan a œuvré dans le domaine de l’œcuménisme durant quatorze ans.Il reconnaît que cette expérience déteint maintenant sur la vie du Centre qu’il dirige.Dans le sens, soutient-il, que de tous les terrains qu’emprunte le mouvement œcuménique, le plus fertile à l’heure actuelle se situe au niveau spirituel.«Pendant que les spécialistes des commissions du dialogue ont en main les données requises et étudient les grandes questions doctrinales et dogmatiques avant de procéder à une réinterprétation historique finale de nos relations les uns avec les autres, le bateau œcuménique doit continuer d’avancer.Dans ce but, le partage de vie et de foi au niveau local, de la base, prend toute sa signification.» Si les gens de différentes confessions restent étrangers les uns envers les autres, s’ils ne vivent pas d’expériences communes sur le terrain et n’apprennent pas ainsi à mieux se connaître, «quand arrivera le jour où le feu vert sera donné pour entrer dans une communion complète avec les autres Eglises, pour reconnaître les ministères et les sacrements de chacun, les gens s’en ficheront, ils n’auront aucun intérêt là-dedans parce qu’ils ne se connaissent pas.» Dans cette période transitoire qui précède les grandes décisions, à l’abri de théories nécessaires mais plus abstraites, Unitas représente par conséquent «un projet très concret au niveau de la base, qui aborde et touche directement à la vie des gens, qui répond à leurs besoins».Le prêtre catholique de la Communauté de Saint-Paul conclut qu’Unitas tend à satisfaire ses deux grandes passions: l’unité chrétienne et la vie spirituelle.Le projet Unitas représente le mariage entre les deux: c’est la poursuite de la vie spirituelle, mais dans un contexte œcuménique.DEFI POUR L'ÉGLISE D'AUJOURD'HUI «Appliquez-vous à conserver l'unité de l'esprit par ce lien qu'est la paix.» Éph.4,3 DIOCÈSE DE SAINT-JÉRÔME SOEURS DE SAINT-JOSEPH DE SAINT-HYACINTHE « Une congrégation d’éducatrices au service des jeunes et de leurs familles 805 Raymond, St-Hyacinthe, Qc, Canada, J2S 5T9 Tél.: (514) 773-6067 1ESUS DE NAZARETH CHRIST et SEIGNEUR Une lecture de l’Évangile pierre Grelot cerf NOVAL1S JESUS DE NAZARETH, CHRIST ET SEIGNEUR Une lecture de l’Évangile Après tant d’ouvrages parus sur le sujet depuis quelques années, Pierre Grelot, exégète renommé, était bien placé pour écrire un livre documenté sur Jésus, où histoire et foi sont honorées l’une et l’autre.Revue Écritures, janvier-février 1997 Un incontournable pour les mordus de l’histoire de Jésus ! 29,955 L’ESSENTIEL DE LA FOI CATHOLIQUE Préface du Cardinal Jean-Claude Turcotte Accessible, clair et dans un format pratique cet ouvrage présente les données de base du catholicisme tout en éclairant la foi de manière signifiante et dynamisante.Il relève avec brio le défi d’intégrer les héritages du passé aux changements du monde contemporain.Le «petit catéchisme» de l’an 2000! 9,955 essentiel FOI GAFHOtKM VOVALIS L’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX: questions actuelles La discussion sur l’enseignement religieux appartient dorénavant au débat public.Mais quelle est donc sa raison d’être ?En faisant le bilan des atouts et des difficultés actuelles, ce livre présente les enjeux et les défis de l’enseignement religieux.Un livre pour sortir de l’impasse ! 24 95 S to Au cœur de l’actualité! novalis P iÊ 8 L E I) E V () I R , I, E S S A M E I) I 2 9 E T I) I M A N C II E 3 0 M A R S I !) !) RELIGION Médiaspaul, un pilier de l’édition religieuse La maison d’édition québécoise célèbre ses cinquante ans MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPÉCIALE Le monde de l’édition religieuse au Québec est un milieu assez restreint, si on le compare à d’autres genres d’édition.Pourtant, pas moins de quatre maisons se partagent une bonne part du pain béni.Même si certaines ne font plus qu’exclusivement dans le religieux, Novalis, Fides, Médiaspaul et Anne Sigier se démarquent du lot.L’une d’entre elles, Médiaspaul, célébrait son cinquantième anniversaire d’existence en terre québécoise, en février dernier.1 Cette maison d’édition, propriété de la communauté religieuse italienne Saint-Paul, a successivement porté,les noms d’Apostolat de la Presse et Editions Paulines (1960).Depuis deux ans, elle porte désormais la dénomination de Médiaspaul.Un nom qui évoque à la fois son désir d’entrer de plain-pied dans l’ère du multimédias, et Paul de Tarse, l’une des plus grandes figures des débuts du christianisme, passionné de la Parole et de l’Écriture.Médiaspaul a souvent été reconnu comme un pionnier dans certains domaines.Notamment dans l’édition d’ouvrages de psychologie populaire et de littérature jeunesse.C’est d’ailleurs grâce à cette dernière qu’au début des années soixante-dix, la maison connaît un essor considérable avec le magazine Vidéopresse et la collection Jeunesse Pop.SSE» NOUS AVONS BESOIN DE TOUT b 845-0168 550, René-Lévesque est Montréal H2L2L3 Les Ouivres île la Maison du Père, centre il accueil pour 1 homme de la rue Nous offrons les services les plus divers: accueil, thérapie, fiducie, résidence, vestiaire Icônes byzantines de: Rosette Mociornitza (514) 656-0188 À lire chaque lundi, notre chronique Religions LK DEVOID Plus de vingt collections Pour répondre aux défis de l’Église, Médiaspaul aborde des domaines aussi variés que la pastorale, la théologie, la spiritualité et la littérature biblique, tout en s’efforçant de s’adresser à un plublic large.Près d’une vingtaine de collections sont regroupées sous le thème Sciences humaines et religieuses.Les sujets abordés touchent, entre autres, lps questions de liheure débattues en Église (Brèches théologiques), l’avancement de la recherche biblique de pointe et sa diffusion dans la francophonie (Sciences bibliques), les divers aspects de la foi chrétienne en lien avec son expression dans la vie courante (Pastorale et vie) et le débat éthique contemporain sur l’avortement, le sida, la bioéthique, etc.(Interpellations).«Nos collections collent vraiment à la réalité québécoise et aux chrétiens d’ici, soutient l’éditeur de Médiaspaul, Gilles Collicelli.Comme beaucoup de nos contemporains recherchent la spiritualité sans avoir une identification immédiate chrétienne, le discours est plus universel, plus général.Pour atteindre ce but, nous faisons en sorte d’évacuer la langue de bois, de convertir le langage, de vulgariser.» Médiaspaul a également un secteur d’édition anglaise dans lequel se retrouvent plus d’une centaine de titres qui ont connu de très grands tirages.Ces derniers sont des traduc- IKAN-RENÊ MII.OT Musulmans et chrétiens: des frères ennemis ?Musulmans et chrétiens: des frères ennemis?Le patrimoine commun de l’islam et du christianisme, et leur communauté de destin face aux défis du monde moderne.fions de ses propres collections ou encore de titres déjà publiés en italien ou en espagnol qui connaissent aussi une popularité certaine.De plus, chaque année, près de quarante nouveaux titres, dont une dizaine pour les jeunes, partent à travers l’Amérique du Nord ou s’envolent à destination de l’Europe francophone à raison de quatre à cinq cents exemplaires pour chacun d’entre eux.fX'ïY-y* Félicitations médiaspaul MÉDIASPAUL Pour vos ans d’existence dans le domaine de l’édition.De la part de toute Véquipe de summum GRAPHIQUES, INC.1000 ST ANTOINE O.SUITE 107 MONTRÉAL, QUÉBEC H3C 3R7 TÉLÉPHONE: 514-876-1360 Vigie Informatique 2000 Ine.eit heureuse de s'associer au Jubilé de la fondation de Médiaspaul et profite de cette occasion pour leur souhaiter ses voeux les plus chaleureux.• •• au service des communautés Précurseur de solutions informatiques au service des congrégations, Vigie Informatique 2000 inc.vous propose aujourd'hui le monde de l'Internet sur vos bureaux.Services Internet Installations de liens RNIS et PPP Courrier électronique Conception de sites interactifs Logiciels spécifiques Placements Patrimoine Gestion du' personnel avec intégration à la paie Comptabilité consolidée Plan de soins avec profil complet du bénificiaire Pharmacie/lnvpntaire „ ‘ .• Gestion des revenus des membres 6433.Ch.Sc-Francon.St-Laurcnt kH ISHi 9S6 9138 tWcJfSM» 331-2743 hUp/lwwwmgw qc a mrVetmlfgnptqca André Couture wtimmm Sur la piste des dieux À travers Bouddha, Krishna, Vishnou, Allah, on redécouvre peu à peu les religions et leur spiritualité Avec la littérature jeunesse, Médiaspaul se défend bien d’appliquer au monde des jeunes des priorités religieuses.En fait, l’aide dans la recherche du sens de la vie et des valeurs se fait plutôt à un niveau beaucoup plus social et humaniste.«Ce n’est pas dit que les jeunes ont une indifférence absolue vis-à-vis des valeurs spirituelles de notre monde, affirme Gilles Collicelli.Mais nous voulons les aborder par le biais de leur monde, pour ce qu’ils sont et dans leur intérêt.Notre objectif se résume plutôt à essayer d’éveiller leur imaginaire et de susciter leur curiosité intellectuelle et scientifique.C’est ce que Vidéopresse a visé pendant près d’un quart de siècle.» C’est donc ce que fait la collection Jeunesse Pop, qui compte 120 titres à son actif en vingt-six ans d’existence, tous écrits et illustrés par des Québécois.Les jeunes adolescents ont ainsi l’occasion de dévorer des livres de science-fiction, des récits d’aventures, des romans épiques ou de mystères.Première sur Internet Pour ses 50 ans, Médiaspaul effectue un pas de géant vers l’avenir.Elle s’ouvre aux nouvelles technologies de la communication et fait sa niche dans le cyberespace.Son site, Le Lien, renseigne sur la maison et ses collections mais il s’adresse avant tout aux jeunes.«Après la disparition de Vidéopresse, nous nous sommes demandé ce que nous allions faire pour intéresser les jeunes, rapporte Gilles Collicelli.Nous avons décidé d’aller puiser dans leurs problématiques quotidiennes, leurs priorités et leurs sensibilités afin de susciter leurs réactions.» Ainsi, le site «Quand tu frappes un mur» est construit à partir de témoignages d’adolescents et se veut un lieu de réflexion et d’échanges sur leurs perceptions de l’avenir, des relations familiales mais aussi d’eux-mêmes face au mystère de la vie et de la mort.Malgré le vieillissement de la clientèle religieuse et la baisse de la pratique, la littérature religieuse n’est pas moribonde.Certaines librairies œcuméniques semblent même ne pas Félicitations pour vos BSBS5HR MÉDIASPAUL Imprimeries Transcontinental inc.DIVISION MÉTROLITHO trop ressentir les conséquences de ces facteurs.A la Librairie Diocésaine, au centre-ville de Montréal, par exemple, le gérant Gregory Nimijean fait remarquer que depuis quelques années on observe un renouvellement dans la recherche des valeurs spirituelles.«Même si c’est le temps liturgique de l’Eglise qui fait vendre des ouvrages religieux, explique-t-il, il y a toujours des gens qui désirent appron-fondir leurfoi et initier leurs enfants.» D’autres cependant sont moins optimistes.C’est le cas du libraire du Centre de documentation pastorale, Bruno Mori.Pour lui, le fait que les livres religieux soient importés au Québec à près de 80 % représente une différence importante.«Aujourd’hui, celui qui veut s’approvisionner spirituellement se doit d’être bien nanti, ironise-t-il.La littérature religieuse devrait pourtant être accessible à tous, puisqu’un jour ou l’autre, tout le monde en a besoin.» 11 déplore ainsi le fait qu’en moyenne, il en coûte 15 $ pour un livre religieux français de format poche, 35 $ pour ceux de format régulier.Qu’en plus, il n’est pas rare d’en trouver à 60 $ et que les prix des livres d’étude atteignent facilement les 150$ à 200$.Site Internet de Médiaspaul: www.mediaspaul.qc.ca C AUVIDEC me.Production de toute oeuvre • audio-visuelle • littéraire • artistique destinée à promouvoir le développement • moral • spirituel • religieux de la personne S’adresser à Madeleine Lavallée 1600, rue de Lorimier Montréal, Qc H2K 3W5 (514) 521-1984 Raymond, Chabot, Martin, Paré est heureux de s’associer au 50e anniversaire des éditions Médiaspaul H RAYMOND, CHABOT, ] MARTIN, PARÉ Société en nom collectif LA FORCE DU CONSEIL I I
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