Le devoir, 1 avril 1997, Cahier A
A V IV IL 19 9 7 8 8 c + T i’ s + t v y / T o u o .\ t o I $ A V » L X XXVIII - N • 7 0 ?M 0 N T R K A I., L E M A R I) I I PERSPECTIVES L’ENTREVUE Claire Martin: w k f.- — ¦>\\ LES ACTUALITES Bre-X poursuivie par 1 J LE MONDE Les Arabes lancent JLci Câpitâlë dénoncer la peur I des actionnaires américains, I À le boycottage d'Israël, à Montréal ! et le silence, page B 1 page A 2 page A 5 Montréal a perdu depuis belle lurette son glorieux titre de métropole du Canada.Depuis 30 ans, de Johnson père et fds à Bouchard, en passant par Bourassa, Lévesque et Parizeau, les premiers ministres montréalais ont tout tenté pour redorer le blason terni de leur ville.Ce n’est rien à côté de ce qui mijote dans la marmite du bunker de la Grande-Allée.Vous êtes-vous demandé pourquoi le premier ministre Bouchard a refusé la résidence officielle du 1080, des Braves, à Québec?Pourquoi il a mis en vente le domaine du lieutenant-gouverneur, obligeant la représentante de la reine à prendre chambre et pension au Château Frontenac?Pourquoi le ministre d’Etat Serge Ménard met tant d’énergie pour que la Commission de développement de la métropole (projet de loi 92) devienne décisionnelle (sic) dans les meilleurs délais, redonnant vie à la mégalopole fabuleuse des anciens maires Drapeau et Doré?Pourquoi M.Parizeau n’a rien fait pour retenir les Nordiques à Québec, et pourquoi les Expos entreprennent, péniblement, une nouvelle saison aujourd’hui même — premier avril de malheur—à Montréal?Je vous le donne en mille.Ces faits, en apparence disparates, ne sont pas le fruit du hasard, mais celui d’un plan savamment mûri dans la soucoupe volante qui sert de lieu de délibérations secrètes au conseil des ministres.Sous le numéro 970401, un décret hautement confidentiel, dont Le Devoir a obtenu copie, explique en long et en large pourquoi il est essentiel que les attributs de la capitale soient transférés sans bruit et sans éclat de Québec à Montréal.Il y a 150 ans, en vertu de l’Acte d’union, Montréal fut la capitale de l’Assemblée législative de la province du Canada (Ontario et Québec).Mais à la suite d’une émeute, alimentée notamment par The Gazette (à cause de compensations prévues pour les Patriotes de 1837-1838), le Parlement fut brûlé et l’Assemblée déménagée, à Toronto, qui entreprit de ravir le titre de métropole.A la Confédération, Québec fût désignée comme siège du gouvernement Après 150 ans, il est grand temps que cette terrible injustice soit corrigée.Au fil des décennies, des gestes ont été faits, certes, pour rétablir l’équilibre, mais ça ne suffît plus.Députés, ministres et hauts fonctionnaires en ont ras-le-bol d’être écartelés entre là où ça se passe — Montréal — et là où c’est censé se passer — Québec; assez de vivre quatre jours par semaine dans leurs affaires urbaines et leurs meubles contemporains, et trois jours en chambre provinciale et seigneuriale; assez de sombrer presque tous dans là schizophrénie.Il faut relire à cet égard les troublantes confidences de Use Payette sur le cauchemar de devoir prendre la route 20 quatre à cinq fois par semaine.Les dépenses réduites, la santé retrouvée, enfin, en ville, loin du village fortifié.L’ancienne métropole, minable trou de beigne défraîchi, n’a-t-elle pas besoin de ce coup de pouce.vert?Le maire Bourque a bien tenté de mettre Vision Montréal en orbite — La fierté a une ville?— mais les défections de ses ouailles se multiplient, le Biodôme coule, la glorieuse Catherine va cahin-caha.Il est temps de «renipper» le Vieux-Montréal (on a assez dépensé pour le Vieux-Québec, se lamente la ministre Louise Beaudoin, fille ingrate de la Grande-Allée), de revivifier une île dont la couronne compte depuis longtemps bien plus d’épines que de roses.Comment?Par toutes sortes de mesures peu spectaculaires qui, surtout, n’aiguisent pas trop le zèle intempestif des notables provinciaux: les Marc-Yvan Côté, Jean Pelletier et autres Jean-Paul L’Allier sont toujours prêts à monter aux fortifications pour défendre leur campement autour des Plaines.Un exemple du virage en douce.Une Bibliothèque nationale, par essence, est située dans la capitale.Or, ce projet de grande institution centrale que le gouvernement Parizeau-Bouchard mijote, où devrait-il être établi?En toute logique, dans la capitale, évidemment.Mais c’est à Montréal que l’on fouille les décombres et les ruines pour redonner à la vieille bibliothèque Saint-Sulpice son lustre d’antan.Un autre exemple.Un Parlement, ça a besoin d’air et d’espace, de bureaux, de gratte-papier et de pousse-crayons.C’est plein d’emplacements vacants de l’autre côté de la 20.Le Marché Bonsecours et ses environs, où le Parlement du Canada-Uni siégea, serait un endroit idéal pour souligner le 150e anniversaire de l’émeute fatidique, n’est-ce pas, en 1999?En tout cas, les petits génies péquistes en discutent allègrement entre deux libations, entre autres à L’Aquarium (de Québec) ou chez Pauzé (dans l’ex-future métropole).L’arrêté secret 970401 va plus loin encore.De même que Washington forme un district en soi (Columbia), Montréal redevenue capitale couperait les ailes aux parti-tionnistes qui, dans un Québec indépendant, voudraient exclure la future mégalopole de ce sort infernal.Ces nageurs en eaux troubles devraient se replier sur Toronto, en voie de purification, qui interdit les fumeurs mais accueille tous nos hors-la-loi.Le Red Light, c’est là désormais.Selon The Boston Globe, Montréal est une «ville éclatée» où «les séparatistes font fuir les anglophones et chuter l’économie».Persiflage éhonté, foutaise digne d’un April Fools’ Day.La capitale va sauver Montréal.Le sage Poisson le garantit Grâce au Plan 970401 de ce mardi premier avril 1997.Gilles Lesage ?.yimoi M É Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 7 Min: 4 T É 0 Québec Ciel variable.Max: 0 Min: -10 Détails, page B 4 S K 00 I N Agenda .B 7 Annonces .B6 Avis publics.B4 Culture .B8 Économie .B2 Éditorial .A 6 E X Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 4 Planète.B 5 Télévision.B 7 «Play hall!» CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR • ¦ » • ¦ 1—r safe \ ¦ /$$$ WWÊ '"•«•‘T**; ¦ ¦ : râ.Cr.«—» V- Le voltigeur réserviste Sherman Obando (29) a exercé son œil au bâton sous le regard attentif de l’entraîneur Jim Tracy (23), hier après-midi.Plus de 40 000 spectateurs sont attendus au Stade olympique aujourd’hui à l’occasion du match inaugural de la saison 1997.Ottawa tarde à réduire ses dépenses Marcel Massé admet que le gouvernement ne pourra respecter l’objectif fixé dans le budget de 1995 MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement fédéral est en avance dans sa lutte contre le déficit mais il semble ne pas avoir le même succès quand vient le temps de réduire ses propres dépenses.Si on s’en tient aux chiffres contenus dans un document du Conseil du trésor publié le 20 février dernier et intitulé Détail des dépenses de programmes: profil des dépenses des ministères, Ottawa serait en retard de presque un an au chapitre de la compression de ses dépenses de programmes.L’examen des données révèle qu’entre 1994-95 et 1997-98, Ottawa n’aura réduit ses dépenses que de 9 % et non pas de 19 %, comme promis dans le budget de 1995.Le Conseil du Trésor et le ministère des Finances ont eu beau déployer des efforts inouïs au cours des deux dernières semaines pour contredire cette interprétation, ils n’ont pu y parvenir complètement En fait, le président du Conseil du trésor Marcel Massé a été obligé d’admettre devant le comité des finances du Sénat que le fédéral ne respecterait pas l’objectif fixé dans le budget de 1995.Ce budget donnait le coup d’envoi à la lutte tous azimuts contre le déficit Marcel Massé fédéral.L’examen des programmes + constituait un des piliers de cette bataille.Tous les ministères se voyaient attribuer des cibles à atteindre sur une période de trois ans.Les dépenses qu’on évaluait à 51,9 milliards pour 1994-95 devaient, disait-on, être ramenées à 42,1 milliards en 1997-98, soit une réduction de 18,9 %.Le budget de 1996 continuait sur cette lancée en annonçant de nouvelles compressions de 368 millions pour 1997-98 et de 1,9 milliard pour 1998-99, le tout devant servir à financer de nouvelles initiatives.On se donnait un objectif supplémentaire pour l’année 1998-99, en prévoyant des dépenses d’à peine 40,6 milliards ou une réduction de 21,5 % par rapport à 1994-95.On prenait le soin d’ajouter en bas VOIR PAGE A 8: OTTAWA Activités militaires au Canada «Nous pouvons rivaliser avec n’importe qui», dit Alou On ne l’aurait guère juré en mettant le bout du nez dehors, mais les Expos de Montréal, rentrés la veille de Floride en plein blizzard, ont tenu hier une ultime séance d’exercice avant d’amorcer leur 29" campagne dans la Ligue nationale de baseball.Ce qu’ils feront cet après-midi au Stade olympique contre les Cardinals de Saint Louis.Le Parlement n’exerce aucun contrôle JOCELYN COULON LE DEVOIR JEAN DION LE DEVOIR Encore chanceux qu’il ait un toit, le grand bol de béton.Parce que si le petit parc intime au centre-ville dont rêve Claude Brochu existait déjà, il faudrait attendre encore un bout de temps avant d’y entendre le bruit des bâtons et humer les effluves enivrants du gazon frais tondu.Le soleil qu’ont ramené dans leurs valises nos millionnaires bien bronzés n’aurait pas suffi.Toujours est-il que c’est aujourd’hui que ça démarre.C’est la journée où tout le monde est égal, où tous rêvent d’un octobre au sommet en y croyant.Les matchs inauguraux de baseball sont toujours socialistes d’esprit; le capitalisme s’impose plus tard, en douce, comme il sait si bien le faire.Et justement, les Expos, éternels gagne-petit des ligues majeures, auront fort à faire cette saison pour rivaliser avec les forces de l’argent.Au sein même de leur division, les richissimes Braves d’Atlanta de Ted Turner sont toujours là, si puissants qu’ils se sont cru permis de se délester de Marquis Grissom et David Justice il y a La semaine dernière, le ministre de la Défense nationale, Doug Young, a rendu publiques plusieurs études sur les questions militaires canadiennes de même qu’un plan d’action pour rétablir le prestige des Forces armées.Une de ces études révèle l’inexistence du rôle du Parlement dans le contrôle des activités du ministère de la Défense et des Forces armées.L’étude en question présente des données comparatives sur les forces armées de cinq pays (Australie, Italie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni) et du Canada.Elle porte notamment sur les budgets, la gestion de la défense, les rôles des forces armées, l’existence ou non de syndicats ou d’ombudsmans.Sur la question du rôle du Parlement dans la gestion des affaires militaires, l’étude souligne son importance en Suède, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.Au Canada, son rôle est à ce point nul que l’étude ne fait VOIR PAGE A 8: EXPOS VOIR PAGE A 8: PARLEMENT La chute de Lubumbashi est «imminente» Confusion politique croissante dans la capitale zaïroise D’APRÈS L’AFP ET REUTER Lubumbashi — La rébellion zaïroise a continué à progresser hier vers la deuxième ville du pays, Lubumbashi, dans le sud-est du Zaïre, prenant, selon des sources concordantes, la ville de Kamina (au nord de Kolwezi), et annonçant la chute «imminente» de la métropole du Shaba.Par contraste, le Zaïre officiel, toujours dépourvu de gouvernement depuis la démission forcée du premier ministre Kengo Wa Dondo, semblait en proie à une confusion politique croissante.Seul interlocuteur admis par les rebelles, le président Mobutu Sese Seko, n’avait pas réagi hier après-midi à la proposition de pourparlers lancée la veille par l’Alliance de Laurent-Désiré Kabila.Le ministre de la Justice de la rébellion, Kongolo Mwen- ze, a annoncé dimanche que cette dernière était «prête à des négociations effectives» pour préparer une rencontre entre MM.Kabila et Mobutu.Il a précisé que ces discussions pourraient avoir lieu à partir de jeudi en Afrique du sud et déboucher, éventuellement, sur un cessez-le-feu.Car pour la rébellion, un cessez-le-feu doit être le résultat et non un préalable aux négociations.Pour arriver plus forts encore aux discussions, les rebelles ont d’ailleurs continué leur progression dans la riche province minière du Shaba.Leur objectif avoué est Lubumbashi.capitale provinciale et deuxième ville du pays, qu’ils semblent vouloir prendre en tenailles.En effet après s’être emparé vendredi de Ka-senga, à quelque 200 Idlomètres au nord-est de Lubumba- VOIR PAGE A 8: ZAÏRE 778313000658 I.E I) E V 0 I IT , I.E M A I! I) I | A V lill, I !l !) A 2 E It i E S A C TIIA m n o Les causes de décès changent chez les personnes âgées Le vieillissement des baby-boomers fera grimper le taux de cancer du poumon Depuis le début du siècle, l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter au Canada.Mais la remontée des cas de cancers, notamment de cancers du poumon, ralentit aujourd’hui les gains en espérance de vie chez les personnes âgées, notamment chez les femmes.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Même si on meurt de plus en plus vieux au Canada, les personnes âgées décèdent de moins en moins de crises cardiaques et de plus en plus de cancers du poumon et de maladies respiratoires.Une situation qui ira en s’accroissant, surtout chez les femmes, en raison du boom survenu dans la consommation de cigarettes après la Seconde Guerre mondiale.Aux côtés des femmes françaises et japonaises, les femmes canadiennes détiennent l’une des espérances de vie les plus élevées au monde.Mais de nouvelles statistiques montrent que cet avantage sur la gent masculine pourrait bien être stoppé par un nouveau phénomène.Car si les décès dus aux maladies cardiaques diminuent à une vitesse importante, ceux causés par les cancers, notamment par le cancer du poumon, montent en flèche chez les femmes de plus de 65 ans.Selon le Dr Murray Kaiserman, responsable de la recherche et de la surveillance au Bureau du contrôle sur le tabac, le revirement observé aujour- d’hui dans les causes de décès chez les personnes âgées est la répercussion, quarante ans plus tard, de l’engouement survenu pour la cigarette chez les jçunes femmes il y a 30 à 40 ans.«À la différence des hommes, les femmes n’ont commencé à fumer en grand nombre qu’après la Seconde Guerre mondiale, et les retombées de cette tendance se reflètent maintenant dans le taux accru de mortalité par cancer du poumon chez les femmes», explique ce dernier.En fait, le cancer du poumon explique presque à lui seul la montée en flèche (12 %) constante des décès par cancer chez les personnes âgées depuis 1980, malgré la régression d’autres types de cancers.Les morts liées aux maladies respiratoires ont aussi grimpé de 21 %.Parallèlement, les maladies car- diaques font de moins en moins de victimes, puisque les décès qui y sont liés ont chuté de 31 % au cours de la même période.Depuis 1980, les nouveaux cas du cancer du poumon ont triplé chez les femmes de 70 à 79 ans et ont doublé chez celles de 60 à 69 ans et de plus de 80 ans, ce qui explique le bond observé dans le taux de mortalité.Même si le cancer du poumon fait encore beaucoup plus de victimes chez les hommes, la progression des taux de mortalité a commencé a stagné chez la gent masculine alors quelle continue de croître chez les femmes.«Avec les taux de tabagisme actuel, on va observer chez les femmes la même chose que ce qui est survenu chez les hommes dans les années 70.On peut s’attendre à une forte progression des cancers du poumon, notamment quand les baby-boomers vont arriver à l’âge d’or.Car c’est une des générations qui compte le plus de fumeurs, après les 20 à 24 ans», affirme le Dr Kaiserman.Selon Judy Lee, analyste à la division de la recherche en santé de Statistique Canada, le taux de tabagisme actuel est un signe précurseur des futurs taux de décès reliés au cancer du poumon.Or, entre 1966 et 1994, le pourcentage d’hommes qui fument a fondu, passant de 54 % à 27 %.Chez les femmes, la baisse n’a été que 32 % à 24 % au cours de la même période.Même si elle ralentit chez les femmes, l’espérance de vie des personnes âgées continue malgré tout de progresser au Canada.En 14 ans seulement, de 1980 à 1994, le taux de mortalité a fléchi de 19 % pour les personnes de 65 à 74 ans, et de 14 % entre 75 et 84 ans.La baisse du taux de mortalité est grande partie due aux progrès médicaux réalisés dans la lutte contre les maladies du cœur, les accidents cardiovasculaires, plusieurs types de cancer et les changements des habitudes de vie.Selon le Dr Kaiserman, le cancer du poumon résiste toujours à ces avancées.«Aujourd’hui, on survit à une crise cardiaque, dit-il.Mais un cancer du poumon demeure mortel dam la majorité des cas.» De 1980 à 1994, le taux de mortalité a fléchi de 19 % pour les personnes de 65 à 74 ans jusqu'au 27 avril 1997 mousseau MUSEE D’ART CONTEMPORAINE MONTREAL Métro Place-des-Arts - Téléphone : (514) 847-6212 LE DEVOIR Qf Pentacom Stratégie-Créativité Des actionnaires américains poursuivent Bre-X D’APRÈS PC, CP ET AFP Toronto — La minière Bre-X a reçu une autre tuile, hier, lorsque deux recours collectifs, l’un à New York, l’autre à Houston, ont été intentés contre ses principaux dirigeants parce qu’ils auraient induit les investisseurs en erreur sur l’ampleur du gisement aurifère de Busang en Indonésie.Ces deux recours ont été déposés quelques jours après l’effondrement des cours des actions de Bre-X sur les marchés boursiers canadiens et américains, en raison des doutes sérieux qui pèsent maintenant sur ce gisement qui devait être le plus important au monde, selon les premières estimations de Bre-X.«Avant que la vérité sur le projet de Busang ne soit révélée, les initiés [.] ont vendu pour plus de 22 millions d’actions de Bre-X sur les marchés, profitant ainsi du retard dans la divulgation des informations négatives», allèguent les plaignants dans leur poursuite déposée devant une cour de district de New York.Ces investisseurs américains, qui auraient acheté 4000 actions de Bre-X, réclament ainsi d’être dédommagés pour les pertes subies depuis le mois d’août dernier.Ils sont représentés par plusieurs firmes d’avocats, dont Milberg Weiss Bershad Hynes et Le-rach LLP, qui se spécialisent dans ce genre de poursuites impliquant des actionnaires.Quant aux avocats qui ont déposé le recours collectif à Houston, ils estiment que «tout indique à présent qu 'il y a eu une fraude de plusieurs milliom de dollars».D’autre part, les transactions sur les actions de Bre-X ont été suspendues, hier, après que l’entreprise de Calgary eut promis de rendre public un rapport de la firme Kilborn Engineering Pacific, dont elle avait retenu les services pour les analyses sur le potentiel du gisement de Busang.Ce rapport devrait être disponible avant la reprise des activités boursières, aujourd’hui.Kilborn a toutefois déjà fait savoir qu’elle n’avait pas elle-même procédé à l’extraction des échantillons qui ont été utilisés pour établir à 71 millions d’onces d’or la réserve potentielle du gisement.Bre-X a aussi demandé à la Bourse de Toronto de ne pas reprendre les transactions sur ses titres avant que Freeport-McMoRan Copper and Gold, un partenaire possible dans l’exploitation du gisement de Busang, n’ait terminé ses propres tests et qu’une firme indépendante se soit ensuite penchée sur la question.Tout ça pourrait prendre des semaines.Les dirigeants de la Bourse de Toronto prévoient toutefois d’autoriser la reprise des transactions dès aujourd’hui.Dans un communiqué émis hier, le président de Bre-X, David Walsh — qui maintient toujours que les estimations de Bre-X sont exactes — menace d’intenter des poursuites contre toute «personne, partie et publication responsables de la prolifération d’informations mensongères qui ont servi à ternir des réputations personnelles ainsi qu’à mettre en doute le sérieux du projet Busang».D’autre part, le gouvernement indonésien a confirmé hier la mise sur pied d’un comité d’experts qui sera chargé d’examiner de nouveau le potentiel aurifère de la région où est situé le gisement controversé.Selon le journal Kompas, ce comité sera composé d’experts de Bre-X, de Freeport-McMoRan Copper and Gold ainsi que du gouvernement indonésien.De six milliards de dollars canadiens il y a quelques mois, la valeur boursière de Bre-X, enfant chéri de la finance canadienne, a chuté à environ 600 millions de dollars jeudi dernier après que les investisseurs, pris de panique, eurent revendu massivement leurs actions, au point de provoquer une panne du système informatique à la bourse de Toronto.Déraillement en Espagne Huarte-Arakil, Espagne (AP) — Vingt-six personnes ont trouvé la mort hier soir au pays basque espagnol dans le déraillement d’un train qui roulait apparemment trop vite, selon le dernier bilan donné par la télévision publique espagnole.D’autres sources donnaient un bilan de 21 morts.Une soixantaine de passagers ont été blessés, dont dix-sept étaient dans un état très grave.Les secours ont entrepris de les acheminer vers les hôpitaux de Pampelune et de Vitoria.Les secouristes s’attendent à ce que le bilan des victimes s’alourdisse.Quelque 250 personnes avaient pris place en début d’après-midi à bord du train, composé de cinq voitures au départ de Barcelone, à destination d’Hen-daye, à la frontière française.L’accident s’est produit vers 19h30 juste avant la gare de Huarte-Arakil, où l’express ne devait pas s’arrêter.Cette gare se trouve à 32 kilomètres à l’ouest de Pampelune, capitale de la Navarre.Un problème d’aiguillage a aussi été invoqué comme cause possible de l’accident.Un porte-parole de la RENFE, les chemins de fer espagnols, a souligné toutefois qu’il était prématuré de préciser la cause de l’accident Le train était plein de familles de retour du week-end de Pâques.Prix Jovette Bernier 96 , pour «LA VIE QU'ON MÈNE, C'EST À QUEL ÂGE IA VIE» Lauleure sera présenle au 10'Festival lnl.de la u'Aje m&t&cuc ff.fM.cpm.mm 2> Bande dessinée de Québec, floutmiBWj Place Fleur de Lys, du 1 Séantes de signature: ~ Mardi 1er avril: • 13h à 15h Mercredi 2 avril: 15h • à 16h Jeudi 3 avril: 17h à 18h30 Vendredi 4 avril:.13h30 à 15h Samedi_5 avril: .13h30 à 14h30 Dimanche 6 avril: 13h à 14h + présences au Kiosque Mille-Îles En nomination aux Prix d'EXCELLENCE DES ARTS ET DE IA CULTURE'DE QUÉBEC, pour «C'EST À QUEL ÂGE LA VIE» I; E I) E V 0 I R .I.E M A RDI I A V R 1 I, I !) !) 7 A 3 » l( LES ACTUA fhrsmxnmwté [nous oiirce '• __2___: ¦is 5I*S '.¦iixM êfxAi ysgmmziï:-.jxmxtmtmsii m aHfittMM mon mwBhw »Mn imtsmmm.' __j : : pSiSSli j I • - ¦ Clin d'œil JACQUES NADEAU LE DEVOIR EN BREF Enquête sur Gagnon Depuis janvier dernier, l’escouade des fraudes commerciales du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal enquête dans le délicat dossier de la Caisse populaire Saint-Henri à la suite d'une plainte déposée par la Fédération des caisses de Montréal et de l’Ouest du Québec.Il y aurait plusieurs suspects dont le conseiller municipal de l’équipe de Pierre Bourque, Robert Gagnon.Alors que M.Gagnon était directeur général de la Caisse Saint-Henri, des irrégularités dans l’octroi de prêts commerciaux auraient été commises.Ces prêts concerneraient entre autres le programme gouvernemental de démarrage de petites entreprises, .connu sous le nom de plan Paillé.A l’été 1995, la Fédération a entamé une enquête et a forcé M.Gagnon à démissionner.Quelques mois plus tard, l’administration Bourque l’a relevé de ses fonctions de conseiller associé au comité exécutif pour les dossiers d’habitation et des sociétés paramunicipales et le caucus de Vision Montréal l’a suspendu.Depuis, le mandat de M.Gagnon au sein de la Commission du développement économique de la CUM a été renouvelé par le maire Bourque.Kathleen Lévesque Gare Jean-Talon Le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) présentera demain soir au conseil des commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) une résolution dénonçant l’éventuelle vente de la gare Jean-Talon au géant de l’alimentation Loblaw.Bien que le dossier relève d’un champ de compétence municipale, le MEMO estime que le débat ne peut se limiter aux décideurs de la Ville de Montréal qui s’apprêtent à donner l’aval à cette transaction.Le MEMO exige le respect du plan d’urbanisme qui fait de la gare Jean-Talon un centre socio-communautaire.La gare est située dans un secteur particulièrement défavorisé.«L’apport des organismes communautaires à l’action de l’école est très important.Us sont une mesure préventive en plus d’accueillir les nouveaux arrivants», indique le commissaire scolaire du MEMO, Kenneth George.Kathleen Lévesque Vallières toujours dans le coma (PC) — L’écrivain et militant Pierre Vallières se trouvait toujours dans le coma, hier, aux soins intensifs de l’hôpital Notre-Dame de Montréal où il avait été transporté jeudi dernier à la suite d’un arrêt cardio-respiratoire.Ce n’est pas la première fois que M.Vallières, un ancien felquiste, éprouve des problèmes cardiaques.Selon des proches joints hier, Pierre Vallières, âgé de 59 ans, a déjà eu un infarctus à la fin des années 1980 pour lequel il avait séjourné à l’hôpital pendant plusieurs semaines.A la fin du tournage du film La liberté en colère, en 1992, il avait également dû être hospitalisé pour des problèmes cardiaques à l’Institut de cardiologie de Montréal.Plus récemment, à son retour de Sarajevo, M.Vallières avait été soigné à l’hôpital Saint-Luc en raison de fortes émotions ressenties au cours de ce séjour en ex-Yougoslavie.Pierre Vallières loto-quêbec Tirage du 97-03-29 9 20 27 34 38 46 Numéro complémentaire: 35 .GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 3 5/6 322 4/6 16 989 3/6 316 405 LOTS 2 632 678,80 S 263 267,90 S 1 962,20 $ 71,30$ 10$ Ventes totales: 18732017$ Prochain gros lot (approx.): 2 200 000$ SELECT Tirage du 97-03-29 5 13 24 25 32 42 Numéro complémentaire: 17 MISE-TÔT 8 18 19 29 GAGNANTS LOTS 93 537,60 S GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 24 4/6 1 013 3/6 15 073 LOTS 1 000 000,00 S 5 893,80 $ 327,40 $ 36,20 $ 5$ Ventes totales: 534 041 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ VENDREDI Tirage du 97-03-28 SUPER Tirage du 97-03-28 NUMÉROS LOTS 890364 100 000$ 90364 1 000$ 0364 250$ 364 50$ 64 10$ 4 2$ EHtra Tira9e du KWsxved, 97-03-29 NUMÉROS LOTS 318938 100 000$ 18938 1 000$ 8938 250$ 938 50$ 38 10$ 8 2$ 10 12 14 20 27 42 45 Numéro complémentaire: 35 GAGNANTS LOTS 7/7 0 7 000 000,00 S 6/7+ 1 119 419,70$ 6/7 40 2 612,30$ 5/7 2 467 151,20$ 4/7 52 969 10$ 3/7+ 48 963 10 S 3/7 444 720 particip.gratuite Ventes totales: 6 471 810 $ Prochain gros lot (approx.): 8 OOO 000 $ Prochain tirage: 97-04-04 TVA, le réseau des tirages Le modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.La résistance à la privatisation de Peau atteint les sphères politiques Certains députés péquistes s’inquiètent de la frénésie du secteur privé à mettre la main sur ce bien collectif Sans que le débat sur la controversée privatisation de l’eau et, plus largement, sur l’exportation de l’eau ne se fasse au grand jour, la résistance, née à Montréal, prend de l’ampleur et atteint même les sphères politiques.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le caucus péquiste a récemment été saisi de l’épineux dossier de l’eau, certains députés s’inquiétant de la frénésie du secteur privé à mettre la main sur ce bien collectif.Aucune position n’a été prise pour l’instant.Comme l’explique le président du caucus, le député François Gendron, le dossier nécessite une véritable réflexion.«Nous avons besoin d’être informés avant de décider quoi que ce soit», précise-t-il.L’automne dernier, les militants du Parti québécois, réunis en congrès, se sont prononcés contre toute forme de privatisation de l’eau malgré les interventions des ministres Rémy Trudel (Affaires municipales), Serge Ménard (Métropole) et Guy Chevrette (Ressources naturelles) Depuis le début de l’année, le gouvernement du Québec est en train d’élaborer une politique nationale de l’eau qui devrait être connue au cours des prochains mois.Un comité interministériel, présidé par le premier ministre Lucien Bouchard, se penche là-dessus.Parallèlement à la résistance ou du moins l’inquiétude qui semble poindre au caucus, la Coalition pour un débat public sur l’eau, qui regroupe principalement des syndicats, des politiciens montréalais de l’opposition ainsi que des groupes de défense des droits des consommateurs, a décidé d'étendre ses activités à l’ensemble de la province.Il est vrai que jusqu’à maintenant, c’est à Montréal où l’on constatait la plus grande volonté politique de se délester de la gestion de l’aqueduc et des différents équipements de traitement des eaux usées.Mais en février dernier, l’administration Bourque annonçait un moratoire dicté par Québec sur le dossier.Ce rapatriement dans la capitale a laissé voir des enjeux beaucoup plus importants que les seuls tuyaux qui serpentent le sous-sol montréalais.Mais le silence est d’or.Les entreprises se font discrètes.Elles n’en sont pas moins actives.L’eau est un sujet abordé sur plusieurs tribunes.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain organise prochainement un symposium sur le partenariat et le Centre international GP (pour gestion de projets) affilié à la Chambre, recevait mercredi dernier le professeur de l’Institut national de recherche scientifique (INRS), Pierre Hamel, venu exposer les faits qui militent pour et contre la privatisation de l’eau.A cette rencontre, les SNC-Lavalin, Tecsult et autres firmes d’ingénierie et de constructions ainsi que des cabinets d’avocat étaient présents.Un haut fonctionnaire de la Ville de Montréal s’est d’ailleurs insurgé contre l’analyse du professeur Hamel qui a démontré le manque d’intérêt pour le contribuable de voir les services d’approvisionnement en eau passer au secteur privé.Mais la politique de l’eau du gouvernement Bouchard dépasserait largement l’éventuel transfert de la gestion des réseaux d’aqueducs aux mains de compagnies privées et ce, bien que Gaz Métropolitain, entre autres entreprises, ait déjà déposé officiellement à Québec un plan qui nécessiterait une réglementation gouvernementale de contrôle.Cette politique toucherait également la surveillance des barrages et l’exportation de l’eau par l’entremise notamment de l’eau embouteillée.Sur ce dernier point, aucune redevance n’est actuellement payée à Québec pour l’exploitation privée d’un bien collectif.En 1994, le Québec a produit 327 millions de litres d’eau en bouteille, dont un peu moins du quart a été exporté pour,souvent le double du prix d’un litre d’essence.A travers le monde entier, ce sont 42 milliards de litres d’eau embouteillée qui ont été vendus en 1995.La Ville de Montréal, qui distribue une eau de grande qualité, selon (’évaluation qu’en fait la Chaire de l’eau potable de l’École polytechnique de Montréal, à plus de 1,5 habitants de la région, consomme elle aussi de l’eau embouteillée.La Ville en achète pour 17 000 $ par année.«C’est une erreur», souligne le maire Pierre Bourque qui ignorait la situation.L’information le met d’autant plus mal à l’aise que l’urgence de freiner le gaspillage de l’eau est l’un de ses arguments pour se tourner vers le secteur privé.«En temps de restrictions budgétaires, la Ville devrait faire comme les Montréalais et en revenir au robinet», lance le conseiller du RCM, André Lavallée, farçuchement opposé à la privatisation de l’eau.A Laval, on souligne avec plaisir que la municipalité n’achète pas d’eau, que celle produite par le service lavallois et qui coule du robinet des citoyens défie toutes les normes d’appréciation.D’ailleurs, il y a quelques années, Laval avait fait subir des tests à l’aveugle à des citoyens qui avaient le choix entre l’eau commerciale et «La Lavalloise».Cette dernière avait remporté la palme auprès des consommateurs.Au sein même des ministères provinciaux, la politique d’achat de l’eau est très variable et dépend de la philosophie de gestion des responsables des achats.Ainsi, au ministère des Affaires municipales, les achats d’eau sont réduits au strict minimum comparativement au ministère des Ressources naturelles où l’on débourse environ 40 000 $ annuellement pour des bouteilles d’eau.Pourtant, selon les données du ministère de l’Environnement et de la Faune, les trois quarts des réseaux d’aqueducs du Québec distribuent une eau potable respectant les normes.Le ministre David Cliche doit d’ailleurs rendre public le 5 mai prochain un bilan de la qualité de l’eau au Québec ainsi que des performances des exploitants publics et privés.La dernière analyse du genre remonte à 1989.Quant à l’état de ces réseaux et de leurs besoins de réfection, l’étude qu’effectue l’INRS ne sera connue qu’en septembre prochain.Le mandat de l’INRS touche égalepient les différents modèles de gestion possibles.A Montréal, une analyse semblable est en cours.Les compressions seraient salutaires pour l’environnement PRESSE CANADIENNE Québec — Une réduction de 43 millions dans le budget 1997-1998 du ministère de l’Environnement et de la Faune n’a rien de dramatique, elle pourrait même être salutaire, estime le ministre David Cliche.«Dans cinq ans, a-t-il affirmé au cours d’une entrevue, on saluera ces compressions budgétaires comme ayant été salutaires parce qu’elles auront permis d’effectuer le virage nécessaire et de trouver de nouvelles façons de faire.» Effectivement, en 1996-1997, le budget de l’Environnement était de 260 millions et, cette année, le Conseil du trésor l’a revu à la baisse en lui accordant un peu plus de 217 millions.L’optimisme du ministre devant l’ampleur des restrictions imposées à l’Environnement, est cependant loin d’être partagé par le président du Syndicat des professionnels du gouvernement (SPGQ) Robert Caron qui a profité de la publication du budget des crédits, récemment, pour exprimer ses craintes.«Le ministère qui attire notre attention, a-t-il affirmé, c’est l’Environnement.Il y a des compressions très importantes qui touchent la mission fondamentale, comme celle du contrôle de la pollution.On peut parler aussi des parcs et des réserves, où il y a des restrictions budgétaires majeures.» M.Caron a précisé qu’il trouvait très désolant, «malgré tous les efforts consentis dans ce ministère en particulier au chapitre de la réorganisation du travail», que ce soit là que les compressions aient été les plus significatives.Au chapitre des opérations de protection de l’environnement et de la faune, le budget est passé de 140,7 millions à 116,7 millions et de 62,4 millions à 52,7 millions à la gestion et au soutien des opérations.Le ministre a soutenu que «les nouveaux outils de protection de l’Environnement» compenseront la diminution.Il a mentionné les papetières qui se- ront à l’avenir jugées sur ce qu’elles rejettent dans la nature plutôt que sur les plans et devis de leurs équipements.M.Cliche est convaincu que la nouvelle politique concernant les producteurs agricoles, à qui le dernier budget Landry demande d’investir 200 millions dans des équipements de traitement des déchets organiques et des structures d’entreposage, est aussi la bonne.«Le règlement sur la pollution agricole qui sera adopté d’ici juin, a-t-il noté, prévoit que ce sont les producteurs qui devront se donner des plans de fertilisation conformes aux directives.» Au chapitre de la faune, le ministre a admis que 350 agents de conservation à temps plein c’est très peu pour la boutique de plomberie DÉCORATION 25 25e avenue et 640 ouest St-Eustache, tel.: 473-8492 Internet: www.decor25.com Faut voir.J I les magnifiques produits Eljer parmi le 30 salles ac bains en démonstration.RECHERCHE et DÉVELOPPEMENT «À mon avis, le rapport n’apporte aucun élément nouveau.Je maintiens ma position qui a été jugée juste et raisonnable par le comité aviseur formé pour étudier l’offre du ministère aux investisseurs.» (Le ministre Bertrand, 11 décembre 1996) «Que ce même comité a fait dans ses rapports, plusieurs remarques qui auraient dû justifier un règlement plus équitable compte tenu notamment des déficiences constatées dans l’action du ministère du Revenu.» (Rapport du protecteur du citoyen, déc.96.p.40) Les contribuables le veulent équitable Payé par l’Association des contribuables ayant participé dans des projets de recherche et développement.Pour information: 869-2069 Le ministre se prétend juste et raisonnable assurer une surveillance adéquate du territoire.Il s’attend cependant à ce que l’ajout prochain de 200 adjoints à temps partiel comble le vide.«Ces assistants qui seront formés à l’automne, a-t-il indiqué, vont être rémunérés par les gestionnaires des territoires» (ZEC, pourvoiras, réserves fauniques).La privatisation de la gestion des ressources est aussi un moyen suppléer aux compressions budgétaires malgré les risques d'une augmentation des frais d’utilisation pour les adeptes de la chasse et de la pêche.«Les gestionnaires, a conclu M.Cliche, devront nous démontrer, livre ouvert, que ça ne freine pas l’accessibilité.Parce que si c’est le cas, je ne jouerai plus le jeu et j’interviendrai.» NOUVEAUTÉ ETAPES D’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS En quatrième secondaire Ninon Cannant 392 pages.15,80 $ La nouvelle littéraire relève du genre romanesque dont elle a toutes les caractéristiques.Comme le roman, elle est le récit de faits réels ou •fictifs (mais vraisemblables), ordinairement tragiques et généralement inconnus.De là vient l’appellation de nouvelle, dans le sens journalistique du terme.À la vérité, la nouvelle littéraire est un récit imagé, «bref et concentré» qui vise à donner «l’impression de la réalité».Elle se situe entre le roman et le conte.Ce qui la distingue du conte, c'est l’exclusion du merveilleux.Ce qui la distingue du roman, c’est son étendue.Alors que le roman retrace l'évolution des personnages dans le temps, la nouvelle, «simple et brève» met en lumière un seul aspect du personnage.Elle se lit d'un trait, ne comporte pas de divisions en chapitres ou en parties, comme la plupart des romans.Drame d'une grande densité, la nouvelle littéraire exige concision, netteté, une parfaite maîtrise de la langue et un grand talent de narrateur.LIDEC inc.4350, avenue de l'Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http://www.Iidec.qc.ca I.E I) E VOIR, L E M A R I) I I A V R II, I !) !) 7 A 4 K It • L G S A C T II A LIT E S • COLLOQUES Isabelle Quentin Attentat d’Oklahoma City Le procès de McVeigh est ouvert La sélection des jurés a commencé m 7% WKÊm - mmm rnimm fk' .immui PAT CARTER ASSOCIATED PRESS Deux ans après l’attentat d’Oklahoma City, qui a fait 168 morts, les Américains continuent à déposer des fleurs à quelques pas de l’explosion, à la mémoire des victimes.SIDA, FAMILLE El' SOCIÉTÉ Harmattan Le 2 avril Marie-Hélène Créiner: (514) 286-9048 L’auteure, Viviane Janouin, traitera de la solitude, des exclusions, de la notion de culpabilité et de celle de responsabilité.Elle comparera les situations des toxicomanes, des prisonniers, des prostitués, des gens «ordinaires».Elle parlera aussi de pauvreté.De temps.Le temps si important pour celui ou celle qui a le VIH.L’entrée est libre, mais il faut réserver.JANINA OCHOJSKA Université McGill Le 2 avril Irena: (514) 843-6785 Janina Ochojska est de passage à Montréal, le temps de recevoir le prix Romer de culture politique.Elle arrive de Pologne où elle a été choisie pour son œuvre humanitaire en faveur des plus démunis, dont les victimes de la guerre de Bosnie et en Tchétchénie.Charles Taylor accueillera madame Ochojska qui prendra la parole en français.RÉCENTS TRAITÉS SUR LE DROIT D’AUTEUR ALAI Montréal Le 2 avril ALAI: (514) 8734416 Lors d’un déjeuner-causerie, l’ALAI Canada recevra Mihaly Ficsor de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle de Genève (OMPI), qui discutera de deux récents traités de l’organisme sur le droit d’auteur et les droits des artistes sur leurs prestations et des producteurs sur leurs phonogrammes.Ces traités ont été adoptés le 23 décembre dernier et disposent de l’exercice des droits des auteurs et artistes dans l’environnement numérique.CIVIC SOCIETY IN CENTRAL AMERICA Université McGill Le 2 avril Information: (514) 398-1532 Bruce Malbey est invité par le Centre d’études sur les régions en développement.Il tâchera d’abord de définir ce qu’est une société civile.Il s’intéressera bien sûr à la question de l’implantation de la démocratie ou à celle de la liberté d’existence du pluralisme en politique dans les pays en voie de développement.Le programme PAR servira d’étude de cas.LA VIE MUSICALE À VERSAILLES Auditorium Saint-Albert le Grand Le 2 avril Information: (514) 3324126 C’est sous Louis XTV que Versailles devient un centre musical de première importance.Jean-Baptiste Lully, François Couperin, Delalan- de, Campra et bien d’autres seront mis en relief par Claire Villeneuve au moyen de diapositives et d’extraits musicaux tirés du répertoire de l’époque.LE CANADA ET CUBA: UN DUO À TROIS VOIX?Université de Montréal Le 3 avril Arnold August: (514) 421-2400 La récente visite à Cuba du ministre des Relations internationales du Canada a,fait couler beaucoup d’encre, ici comme aux États-Unis.La réaction hostile du gouvernement américain et les pressions de sociétés américaines visent à empêcher le développement de liens entre le Canada et Cuba.Claude Morin nous renseigne.Entrée libre.FEMMES, GENRE ET SCIENCE Université d’Ottawa Le 4 avril Hélène Boudreault: (613) 520-6644 Organisé par la Chaire conjointe en études des femmes et l’ACFAS Outaouais, ce colloque entend présenter les nouvelles voies de recherche en histoire, en philosophie, en sociologie et en sciences de la santé.On y parlera aussi des politiques sociales touchant les femmes en milieu scientifique.Une vaste communauté de chercheurs s’y trouvera et le public bénéficiera de pages horaires pour lui adresser ses questions.DU PÈRE OUBLIÉ.AU PÈRE PRÉSENT Hôpital Sainte-Justine Le 4 avril Information: (514) 3454931, poste 5542 On nous concocte une journée sur le père vu sous toutes ses coutures.D’abord, Michel Le-may en conférence d’ouverture, puis une table ronde cossue et enfin, les auteurs Colette Thibodeau et Denis Beauchamp à propos de la place du père en éducation.Une exposition de dessins d’enfants intitulée «Dessine-moi un papa» complétera les exposés et tables rondes.TRANSFORMATION DE LA CULTURE JURIDIQUE QUÉBÉCOISE Université Laval Les 4 et 5 avril Bjarne Melkevik: (418) 656-2131, poste 5297 Le Groupe d’étude sur les processus de transformation du droit (GEPTUD) se demande si nous sommes témoins de la fin de l’hégémonie positiviste.Féminisme, médiation familiale, légitimité du droit, pouvoir judiciaire, pluralisme juridique seront tour à tour explorés par des chercheurs canadiens de différents horizons.C’est gratuit, mais il faut s’inscrire.Pour joindre l’auteure: iquentin@sim.qc.ca Le procès de Timothy McVeigh, un des deux auteurs présumés de l’attentat d’Oklahoma City — le plus meurtrier jamais commis aux États-Unis— s’est ouvert hier à Denver, moins de deux ans après les faits, dans une certaine cohue médiatique.Le procès a commencé par l’appel des 400 personnes pré-sélectionées pour former un jury de 12 jurés et 6 remplaçants.Cette procédure pourrait à elle seule durer deux semaines.STEVEN PAULSON ASSOCIATED PRESS Denver — Le procès du principal accusé de l’attentat qui a le plus traumatisé l’Amérique depuis l’assassinat de Kennedy s’est ouvert hier à Denver, dans une salle d’audience protégée comme un camp retranché.Timothy McVeigh, cet ancien militaire de 29 ans proche des milices d’extrême-droi-te, risque la peine de mort s’il est reconnu coupable d’avoir posé la bombe qui a fait 168 morts et plusieurs centaines de blessés dans l’immeuble fédéral d’Oklahoma City, le 19 avril 1995.Survivants de l’attentat, familles des victimes et journalistes se pressaient dans la salle lorsqu’à commencé la sélection de 12 jurés et de six suppléants.La file d’attente s’était formée à l’entrée une heure auparavant, et 75 représentants des médias s’entassaient devant le bâtiment de pierre et de verre.Un important dispositif de sécurité était en place autour du tribunal.Ée procès a commencé par la sélection du jury, phase préliminaire qui devrait durer au moins deux semaines.Chaque juré potentiel est interrogé individuellement devant le juge de district Richard Matsch et les avocats des deux parties.Lorsque le nombre de candidats sera réduit à 64 personnes acceptant d’envisager la peine de mort comme châtiment, chaque partie pourra en récuser 20 sans avoir à donner d’explications.Au total, le procès devrait durer quatre ou cinq mois.Il n’est pas diffusé à la télévision, mais des écrans ont été installés dans un auditorium d’Oklahoma.En effet, seule une partie des familles, tirée au sort, pourra assister au procès à Denver.Quant à Timothy McVeigh, il a été amené discrètement samedi dans le bâtiment, où il sera détenu dans une cellule.C’est le 19 avril 1995, à 9h du matin, qu’une bombe dévaste l’immeuble fédéral Alfred P.Murrah à Oklahoma; plusieurs étages du bâtiment s’effondrent sur des milliers de personnes.Pendant deux semaines, les équipes de secours fouilleront les décombres d’où 168 cadavres et des centaines de blessés seront dégagés.Les deux principaux suspects, interpellés quelques jours après l’explosion, sont des Américains, Timothy McVeigh, 28 ans, et Terry Nichols.Pour ce dernier, la date du procès n’a pas encore été fixée.Interpellé pour possession d’armes lors d’un contrôle de routine, 90 minutes après l’explosion alors qu’il se trouvait à 130 km d’Oklahoma, Timothy McVeigh a été inculpé pour homicide volontaire et conspiration.Ce jeune homme aux cheveux très courts, issu d’une famille d’immigrants irlandais, a grandi dans un milieu ouvrier à Pendleton, dans l’État de New York.Il s’est distingué par la suite en servant son pays pendant la guerre du Golfe, en 1991.L’avocat général Joseph Hartzler devrait montrer que Timothy McVeigh était versé dans la fabrication d’engins explosifs.Mais, dans le dossier de l’accusation, la camionnette jaune de location utilisée dans l’attentat permet également de l’incriminer.Les avocats de la défense auront fort à faire pour faire naître dans l’esprit des jurés une once de doute sur la culpabilité de celui qui est devenu l’un des hommes les plus hais d’Amérique.Bien sûr, ils contesteront la validité des preuves matérielles, une tâche qui leur a déjà été facilitée par des problèmes au sein du laboratoire criminel du FBI.Ils devraient également mettre en doute le témoignage de Michael Fortier, un ancien ami de McVeigh qui affirme que celui-ci se trouvait au cœur de l’organisation de l’attentat.Enfin, la défense devrait présenter la thèse d’un complot impliquant l’Irak, l’Année républicaine irlandaise et une milice paramilitaire néo-nazie, l’Armée aryenne et républicaine, installée à Elohim City, dans l’Oklahoma, et par laquelle Timothy McVeigh aurait été manipulé.Des arguments que les avocats comptent appuyer par des documents fournis selon eux par un indicateur du gouvernement américain, et qui feraient état d’un soutien des poseurs de bombes irlandais à un groupuscule néonazi américain au début 1995.C’est ce que rapportait dimanche le journal britannique Sunday Telegraph.Ces documents prouveraient que le détonateur utilisé dans l’attentat avait été fourni par l’IRA, des allégations jugées «absurdes» par la vitrine légale de l’IRA, le Sinn Fein.Reste que cette phase de sélection des jurés risque d’être délicate.Déjà, les avocats de Terry Nichols et de Timothy McVeigh ont obtenu que les deux procès ne se déroulent pas à Oklahoma, invoquant la «diabolisation» de leurs clients par les médias qui menacerait l’impartialité du jury.*nras O «B® Camps artistiques ; de jour À Montréal 4 À.1 6 ANS - .î“,,r 1460, av.du Mont-Roval.Est, Mtl s Tél: (514) 521-3456 ' % camp THEATRE ET NATURE PARTICIPATION À TOUS LES ASPECTS D’UN SPECTACLE DE THÉÂTRE : interprétation - décors - costumes - accessoires - maquillages r*r -*¦ 'fcj* Dans les Cantons de l’Est pour les 8-11/12-14 ans Information et dépliants :514-273-2049 no.pemiis du ministère de l'Éducation : PP4455-9095 A WABIKON île Temagami camp international s et garçons à 17 ans • PROGRAMME COMPLET • EXCURSION EN CANOT • PERSONNEL BILINGUE • APPRENTISSAGE DE L'ANGLAIS • PROGRAMME DE FORMATION (16-17 ans) Service d'autobus de Québec, Montréal, Ottawa et Toronto Nous pouvons justifier notre 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GRENIER Sergio Balanzino L’OTAN élargie sera un gage de stabilité Entretien avec le secrétaire général adjoint de l Alliance atlantique La semaine dernière, à Montréal, la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques de l’UQAM organisait un important colloque sur l’élargissement de l’OTAN.Quelque 200 participants ont entendu débattre des spécialistes parmi les plus importants sur cette question.Le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Sergio Balanzino, était présent pour défendre la décision de l’alliance.JOCELYN COULON LE DEVOIR L’élargissement de l’OTAN aux pays d’Europe centrale et de l’Est «sera un gage de stabilité pour l’ensemble du continent» lorsqu’il sera effectif, affirme le secrétaire général adjoint de l’Alliance atlantique, Sergio Balanzino.Au cours d’une entrevue, réalisée la semaine dernière, le diplomate italien a réaffirmé que l’Alliance s’apprêtait bientôt à signer un accord avec la Russie «dont certaines clauses seront contraignantes pour les deux parties».Lors du sommet entre Bill Clinton et Boris Eltsine, qui s’est tenu à Helsinki les 20 et 21 mars dernier, les d,eux hommes d’État se sont séparés sur un constat de désaccord sur la question de l’élargissement de l’OTAN.Toutefois, ils ont promis de finaliser une entente sur les relations entre l’Alliance atlantique et Moscou avant la tenu du sommet de Madrid en juillet où certains pays de l’Est seront invités officiellement à joindre l’OTAN.«L'élargissement de l’OTAN ne se fait pas contre la Russie, dit M.Balanzino.Ce n’est pas vrai que c’est l’Ouest qui va vers l’Est.C’est le contraire.Après tout, ce sont les pays de l’Est qui ont demandé à accéder à l’OTAN.» Le secrétaire général adjoint souligne que les futurs membres devront remplir certaines conditions avant d’adhérer à l’Alliance.«Ils devront avoir réglé leurs problèmes de frontières et de minorités, dit-il.Les futurs membres ne seront pas seulement des consommateurs de sécurité mais aussi des fournisseurs.» La Russie s’oppose vigoureusement au processus d’élargissement.Pour rassurer Moscou, l’OTAN offre à la Russie de signer dans quelques semaines un accord qui encadrera l’ensemble de leurs relations politiques et militaires et dont la pierre angulaire sera la mise sur pied d’un mécanisme de consultations permettant à la Russie d’être associée aux décisions de l’Alliance atlantique.Parle-t-on là d'un droit de veto?Non, répond, M.Balanzino.«Il y aura dans ce document des engagements réciproques, des engagements pour gérer, par exemple, les questions de maintien de la paix ou de non-prolifération nucléaire, dit-il.Ces engagements seront signés au plus haut niveau.Ils auront donc une valeur contraignante.L’OTAN restera maitre de ses décisions.Toutefois, lorsqu'un accord aura été signé entre les deux parties, il sera irrévocable.» Dimanche, l’agence Itar-Tass a annoncé que l’accord entre l’OTAN et la Russie pourrait être signé en mai prochain à Paris.M.Balanzino trouve parfaitement absurdes les affirmations selon lesquelles l’inclusion dans l’OTAN de pays frontaliers à la Russie provoquerait une guerre.«On a affirmé la même chose lors de la réunification de l’Allemagne en 1990», dit-il.Dès que le sommet de Madrid aura choisi les Etats qui feront partie de la première vague d’adhérents (Pologne, Hongrie et République tchèque), des négociations sur le nouveau traité copimenceront et devraient aboutir à l'absorption de ces Etats en 1999, lors du cinquantième anniversaire de l’OTAN.Toutefois, ce processus ne sera pas de tout repos.En effet, les législatures des 16 membres actuels de l’OTAN doivent ratifier le nouvel accord.M.Balanzino craint que dans certains cas la ratification soit longue; c’est pour cette raison qu’il espère que les négociations sur l’adhésion se termineront à la fin de cette année.«Après, les membres de l’OTAN auront plus d’un an pour ratifier le traité», dit-il.Quant à la deuxième vague d’adhésion, M.Balanzino ne veut pas se prononcer.«À chaque jour suffit sa peine, dit-il.Essayons d’abord de mener à bien la première étape de l’élargissement.» Pour en savoir plus L’élargissement de l’OTAN est une question complexe et délicate.Deux excellentes publications québécoises viennent de paraître sur la question.La première, intitulée L’élargissement de l’OTAN et les intérêts transatlantiques canadiens, est l’oeuvre de six chercheurs et est publiée par l’Institut québécois de hautes études internationales de l’université Laval.Elle pose le problème, situe le débat et examine les réactions et les intérêts du Canada.Li deuxième, intitulée L’OTAN dans l’après-guerre froide: l’ouverture à l’Est, est le résultat des recherches et des réflexions du professeur Rémi Hyppia.Co-éditée par L’Harmattan et la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, cette étude aborde la question dans une perspective historique.Un accord entre la Russie et l’OTAN pourrait être signé en mai à Paris Indignés par la politique de colonisation Les Arabes lancent le boycottage d’Israël Nétanyahou juge ce geste absurde LAMIA RADI AGENCE FRANCE-PRESSE Le Caire — Les pays arabes, à bout de patience, veulent retirer à Israël les acquis du processus de paix pour tenter de l’obliger à renoncer à sa politique de colonisation et se sont déclarés hier déterminés,à appliquer rapidement le gel de la normalisation avec l’État hébreu.Après un délai de grâce de dix mois, les 22 membres de la Ligue arabe, réunis dimanche et hier au Caire au niveau de leurs ministres des Affaires étrangères, ont mis en oeuvre les menaces du .sommet du Caire de juin 1996 et signifier clairement aux États-Unis et à Israël que ce dernier ne pouvait tout obtenir sans contrepartie.Ée premier ministre israélien Benjamin «Nétanyahou ne peut pas prendre tous ses gains en plus de la construction de colonies sans rien donner, car tout a un prix», selon le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa.Pour son homologue libanais Farès Boueiz, «c’est un message clair à Israël.S’il continue d’agir ainsi, il détruira le processus de paix».Quant aux États-Unis, «nous leur demandons de revenir aux principes de base du processus de paix (notamment la terre contre la paix) et à leur rôle originel d’intermédiaire impartial».En Israël, M.Nétanyahou a jugé hier «absurde» la menace arabe de rétablir le boycottage d’Israël en guise de ré- torsion de sa politique de colonisation à Jérusalem-Est.«Il faut que la partie arabe comprenne qu’il n’y aura systématiquement accord avec Israël mais qu’on ne va pas régulièrement reformer une meute contre celui-ci et agiter des idées absurdes comme celle du rétablissement dtf boycottage», a dit le premier ministre israélien à la radio d’État.Washington a opposé par deux fois son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la colonisation israélienne.La mise en chantier le 18 mars d’une nouvelle colonie juive à Jérusalem-Est, annexé, a suscité la colère des pays arabes et musulmans qui avaient déjà appelé la semaine dernière au sommet islamique d’Islamabad et au comité de Jérusalem à Rabat à réviser les relations avec Israël.Gel des relations Hier soir, les ministres arabes ont recommandé de geler la normalisation avec Israël, fermer les bureaux d’intérêts ou commerciaux dans ce pays, renforcer le boycottage des entreprises israéliennes et suspendre leur participation aux négociations multilatérales de paix.Pour eux, la colonisation viole les accords israélo-palestiniens prévoyant de ne pas modifier durant la période d’autonomie la situation démographique à Jérusalem, dont Israël a occupé et annexé la partie orientale en 1967.Les ministres ont d’ailleurs décidé de faire du 28 juin, date anniversaire de cette annexion, une «journée de colère» et de grève, selon la Ligue.«Maintenant c’est à Israël de décider s’il veut normaliser ses relations avec les Arqbes ou poursuivre sa politique», a observé le ministre d’État omanais aux Affaires étrangères Youssef ben Alaoui ben Abdallah.La décision ne concerne pas l’Égypte et la Jordanie, qui ont signé la paix avec Israël respectivement en 1979 et 1994, même si Amman a repoussé hier sine dip des négociations prévues sur un aéroport commun avec l’État hébreu.Elle s’applique aux pays arabes qui avaient amorcé un rapprochement depuis le début du processus de paix en 1991, surtout Oman, le Qatar — qui ont de fait gelé l’ouverture de leurs bureaux commerciaux en Israël depuis juillet dernier —, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie.Djibouti a promis dimanche de stopper ses projets de représentation commerciale en Israël, selon un diplomate arabe.La plupart des ministres ont insisté sur le fait que la décision faisait suite aux menaces du sommet apabe de juin dernier et serait approuvée par leurs chefs d’État sans nécessité d’un nouveau sommet.«C’est contraignant politiquement et éthiquement», selon M.Boueiz.Le ministre syrien Farouk al-Chareh a affirmé que les réserves de la Jordanie, du Maroc et de la Mauritanie étaient de pure forme et qu’ils appliqueraient la décision.L’Albanie pleure ses morts et attend la force multinationale AGENCE FRANCE-PRESSE Tirana — L’Albanie a rendu hommage hier aux victimes du naufrage de la vedette Kater I Rades dans l’Adriatique, tout en se préparant à l’arrivée prochaine de soldats européens sur son sol.Par décret présidentiel, un jour de deuil national avait été décidé en mémoire des quatre morts et 83 disparus (selon l’ambassade d’Albanie à Rome) dans le naufrage de la vedette, heurtée par la corvette italienne Sibilla vendredi soir au large de Brindisi.A midi, une minute de silence a été observée, les voitures se sont immobilisées dans les rues puis ont klaxonné.Dans le port de Vlora, d’où étaient originaires la plupart des victimes, un cortège de plusieurs centaines de personnes, dont de nombreuses femmes vêtues de noir, a marché au son des lamentations des pleureuses jusqu’aux quais du port.«Du Nord au Sud, l’Albanie est en deuil !», scandait la foule.Des bouquets de fleurs ont été jetés dans le bassin, où plus aucun bateau ne mouille.Vlora, où des bandes armées incontrôlées font régner la terreur, est l’épicentre de la révolte hostile au président Sali Berisha, qui a dégénéré en soqlèvement armé dans tout le pays.A la suite d’accusations de l’ambassadeur albanais à Rome citées dimanche par l’agence albanaise ATA, selon lesquelles la corvette italienne a «heurté intentionnellement» la vedette albanaise surchargée de candidats à l'exil, un solide sentiment anti-italien est né dans la ville, même si l’ambassadeur est revenu sur ses déclarations hier.«Cela pose un vrai problème», estimait à Tirana un expert militaire occidental, «car c’est l’un des ports dont la force internationale doit prendre le contrôle.- Il y a peu de chances que les Italiens y débarquent, cela serait perçu La force multinationale de protection pour l'Albanie if Commandement: Italie 1ère i mandatée par l'Om 1 ere phase: 2 500 hommes .2e phase: 5 000 hommes Durée: 3 mois Pays qui pourraient participer à la force de protection Objectif: protection des ports, aéroports, voies de communication et stocks de l'aide alimentaire Environ 100 hommes Environ B00 hommes AUTRCHE HONGRIE FRANCE SLOVENIE E Force d'appui aérienne ITALIE ssM- ^ Environ V ^ 2 000 hommes dans la 1ère phase PORTUGAL TURQUE ESPAGNE I mmmm comme une provocation.Or en toute logique, étant donnée la proximité de leurs côtes, c’était à eux d’y aller».Dans l’attente d’une réunion aujourd’hui ou demain à Rome des pays devant participer à l’opération, placée sous commandement italien, les réunions de travail se sont multipliées au ministère albanais de la Défense.Une délégation militaire grecque, qui accompagne le secrétaire général au ministère des Affaires étrangères Alexandre Philon en visite à Tirana, a longuement travaillé sur la question.La liste des pays participants n’était toujours pas formellement arrêtée, mais selon des sources diplomatiques à Rome, les partenaires de l’Italie seraient au nombre de sept: Autriche, France, Grèce, Hongrie, Roumanie, Slovénie et Turquie.De sources concordantes à Tirana, on estime que le contingent européen, dont une avant-garde pourrait arriver dans les tout prochains jours, aura pour mission de prendre le contrôle des ports de Durres et Vlora, mais aussi Shengjin.Il contrôlera également l’aéroport de Tirana, seul capable de recevoir des gros porteurs, ainsi que les principales voies de communication et les entrepôts où sera stockée l’aide humanitaire internationale.La répartition des missions aura lieu d’ici demain, les Grecs ayant déjà fait savoir qu’ils désiraient être chargés de la sécurité de l’aéroport.Après le feu vert donné dimanche au déploiement de la force par le Parlement albanais, qui a voté une loi en ce sens, tout le pays attend l’arrivée des soldats européens.Les autorités espèrent que sa seule présence aura un effet pacificateur dans un pays plongé dans le chaos, où pratiquement toutes les structures ont explosé.ALGÉRIE Les grands partis vont participer aux élections LAMINE G H AN MI REUTER Alger — A un peu plus de deux mois des législatives, censées isoler les islamistes armés, le président Lia-mine Zéroual peut se targuer d’avoir obtenu la participation au scrutin des principaux partis politiques légaux, mais peu nombreux sont les Algériens qui pensent que ces élections mettront un terme à cinq ans de violence.Celle-ci a éclaté lorsque le régime en place a annulé sous la pression de l’armée les premières élections législatives pluralistes que le Front islamique de salut (FIS), dissous depuis, était sur le point de remporter confortablement.L’affrontement entre islamistes armés et forces de sécurité a fait plus de 60 000 morts, dont de nombreux civils.«Le pays connaît depuis 1992 une violence quotidienne sans précédent qui renforcé le camp gouvernemental, principalement dans le bled», estime un analyste en vue, mais, comme aucun sondage d’opinion fiable n’est disponible pour mesurer les sentiments des 29 millions d’Algériens, il est difficile de préjuger de l’état de l’opinion.Néanmoins, les observateurs s’accordent à estimer qu’environ 40 % de ceux qui ont flirté avec les radicaux de l’ex-FIS lors de l'exclusion du groupe intégriste du jeu politique ont modifié leur jugement.Pris en otages entre la violence islamiste et la brutale répression du régime, ils sont contraints, faute de mieux, de faire confiance à celui-ci pour leur apporter la démocratie.Cela devrait logiquement faire le jeu de partis favorables au président Zéroual, comme le Rassemblement démocratique nationale (RDN) d'Abdelak Bensalah, un proche du chef de l’État, qui reçoivent un traitement privilégié des médias sous contrôle du régime.Concentrés sur leur future stratégie parlementaire à l’Assemblée nationale de 380 sièges qui verra le jour en juin, les principaux leaders de l’opposition accusent le gouvernement de brider leurs activités politiques, déjà confinées aux grandes villes.L’opposition prise au piège Zéroual a réaffirmé pourtant dimanche que les législatives se dérouleraient dans «la transparence, la sérénité et la régularité» et «constitueront la réponse sans appel à tous ceux qui sèment le doute dans l’esprit des gens quant à la capacité intrinsèque des Algériens à dépasser seuls une crise somme toute passagère».Le gouvernement est traditionnellement bien implanté dans les zones rurales, grâce aux notables et aux organisations de masse héritées du FLN, l’ancien parti unique relégué dans l’opposition mais qui participera au scrutin de juin, bien qu’il prône avec le ÉIS un dialogue dont Zéroual ne veut plus entendre parler.La soixantaine de groupes et partis politiques qui prendront part aux élections, dont les islamistes modérés de Hamas et de Nahda, peuvent se classer grosso modo en deux catégories: ceux qui veulent ramener les islamistes dans le sérail et ceux qui l’en excluent Arrivé deuxième, derrière le FIS, lors des élections avortées de 1992, le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Ait Ahmed, ancien chef historique de la révolution algérienne, fait partie, comme le FLN, de la première catégorie.«L’opposition semble être prise au piège d’une société cherchant désespérément à panser ses plaies et la classe politique se voit de nouveau obligée de faire un saut dans l’inconnu», souligne Abderrahame Balil, analyse algérien en vue.Le Pen se présente comme le rempart contre le «mondialisme» REUTER Strasbourg — Jean-Marie Le Pen a conclu hier après-midi à Strasbourg le Xe congrès du Front national en appelant les électeurs à se prononcer en 1998 pour un grand changement fondé sur le refus du «mondialisme».Renvoyant dos à dos «les politiques économiques de la gauche libêralo-marxiste ou de la droite marxo-libérale», il a prôné une «alternative libérale, fiscale, sociale, familiale, morale, populaire, démocratique, culturelle, républicaine et nationale» contre les «lobbies du mondialisme».Jean-Marie Le Pen, réélu à 68 ans président du mouvement qu’il a fondé en 1972, a également rejeté les accusations de racisme de ses opposants.«Il n'est pas tolérable que la France soit traitée de fasciste et même de nazie dès lors qu’elle résiste au bacille du mondialisme», a-t-il dit, en ajoutant que fascisme et nazisme trouvaient leur origine dans la «pensée socialiste, égalitaire, révolutionnaire».«Nous ne sommes ni racistes ni antisémites.Nous ne sommes pas xénophobes mais francophiles», a-t-il poursuivi.«Les seuls responsables de la décadence de la France», a ajouté le dirigeant d’extrême droite ne sont pas les étrangers mais «les politiciens français incapables et corrompus».«En prétendant lutter contre le racisme, l’établissement vise en fait tous ceux qui s’opposent à son projet cosmopolite de disparition de la nation française à travers son projet de fédération européenne, à travers le développement de l’immigration-invasion, à travers sa soumission au nouvel ordre mondial, qui n’est à bien des égards que l’empire américain», a lancé Jean-Marie Le Pen aux 2200 délégués du FN réunis dans le Palais des congrès de Strasbourg.Jouant sur les peurs d’une partie des Français, il a affirmé que , déclarait-il la semaine dernière pour défendre son programme électoral.Le critique réformiste en matière de finances, Monte Solberg, dénonce de son côté le fait que les ministres Martin et Massé tentent d’écarter tout upe série de dépenses afin de faire coïncider leurs chiffres.A son avis, le gouvernement tente d’exécuter «des tours de passe-passe comptables» afin de camoufler «son échec».Economiste chez Lévesque Beaubien Geoffrion, Clément Gignac évite de trancher cette guerre de chiffres mais il pense que le fardeau de la preuve repose sur les épaules d’Ottawa.Il constate, comme Karen Lam, que l’essentiel de la réduction du déficit est attribuable à la hausse des revenus du gouvernement fédéral et à la diminution des transferts aux provinces.A son avis, le ministre des Finances devra finir par admettre que les provinces ont probablement contribué plus à la réduction du déficit que le fédéral lui-même ne l’a fait.«Ce qui est quand même une nuance importante par rapport au discours que l’on tient depuis six mois», conclut l’économiste.EXPOS «Il faut qufon s'améliore au monticule» SUITE DE LA PAGE 1 quelques jours.Et voici les Marlins de la Floride devenus obstacles imposants sur la route menant au quatrième as, eux qui à coups de millions déversés pendant la morte saison se sont fignolé un club redoutable.Il faudra donc (encore) espérer de petits miracles, escompter que ce vieux renard de Felipe Alou parviendra (encore) à tirer des bijoux de sa besace, s’en remettre à l’histoire qui démontre que les équipes paquetées grâce au fric sont loin d’être infaillibles.Et tabler sur la justice immanente du baseball qui stipule qu’à chaque saison, tout le monde en gagne 60 et en perd 60; il suffit d’un peu de chance dans les 42 qui restent pour prétendre au trône.En tout cas, il était de fort bonne humeur, hier, Felipe.La condescendance, il connaît.Des soi-disant experts qui lui prédisent la cave du classement — comme à peu près tous le font cette année, plaçant les Expos tout juste devant les pitoyables Phillies de Philadelphie —, il en a vu.A 62 ans le mois prochain, plus de quarante années à rouler sa bosse dans le baseball, il a passé l’âge de s’en faire.«Il ne faut pas nous sous-estimer», dit-il, précisant par ailleurs craindre de se répéter.«Nous avons une bonne équipe.Nous pouvons rivaliser avec n’importe qui.L’an dernier, on a gagné 88 matchs.Je ne sais pas comment on l’a fait, mais on l’a fait.La démonstration de la valeur d’une équipe se fait entre les deux lignes blanches», ajoute-t-il, reprenant l’un des clichés les plus persistants du sport Alou n’est pas du genre à vous monter un bateau.Pour l’essentiel, il a raison.L’avant-champ des Expos (David Segui, Mike Lansing, Mark Grudzielanek, Shane Andrews) est l’un des plus solides des majeures.Ron-dell Whjte est déjà une vedette au champ centre.A droite, si Vladimir Guerrero n’est que la moitié de ce qu’on dit de lui, il brûlera la ligue.A gauche, Henry Rodriguez sort de sa meilleure saison en carrière (36 circuits).Derrière le marbre, un bon tandem jeune-vétéran, formé de Chris Widger et Darrin Fletcher, devrait tenir le coup.Les réservistes, dont F.P.Santangelo, Andy Stankie-wicz et la recrue Doug Strange, font dire au gérant qu’il a «le meilleur banc» depuis son arrivée avec les Expos.Mais il y a des mais et des si.Beaucoup de mais et de si.Die name of the game is pitching.Or derrière la minceur du quintette de lanceurs partants transparaît la diapha-néité du personnel de releveurs.En l’absen- ce de Pedro Martinez, suspendu en début de saison, Alou devait faire appel aux partants Jim Bullinger, Jeff Juden, Carlos Perez, Rhéal Cormier et Matt Wagner.(Celui-ci s’est blessé hier, remplacé par Anthony Telford).Leur fiche collective à vie: 83 victoires, 85 défaites.Juden n’a que peu d’expérience dans les majeures.Wagner, aucune.Perez a raté toute la saison 1996 en raison d’une opération à l’épaule.Bullinger et Cormier sont inconstants.En relève, Ugueth Urbina est un point d’interrogation après être passé lui aussi sous le bistouri.Lee Smith est sur ses derniers milles et on ignore s’il a encore suffisamment de jus.Dave Veres n’a encore rien fait qui vaille.Et Dustin Hermanson, acquis de la Floride dans la transaction de Cliff Floyd, a tout à prouver.Bref,
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