Le devoir, 5 avril 1997, Cahier A
Un cahier spécial sur lINDUSTRIE DU MÉDICAMENT au Québec -?FONDE EN 19104- \S V o L .I.X XXVIII N " 7 3 MONTREAL, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE (I AVRIL 1997 4 (' A II I E R S - 1,07$+ T l> s + T v q LES ARTS Mélange explosif sur la scène du Quat’Sous, page B1 FORMES Les designers se font la Main, page D 12 POLITIQUE Somalie: le bâillon gouvernemental soulève l'indignation, page A 5 LIVRES •S V Le monde au bout de la plume, page D1 Odile T rem b la y PERSPECTIVES Offensive de charme Dimanche soir s’ouvre à Québec le Festival du film français.Ce seront trois jours qu’Unifrance consacrera pour courtiser une ville peuplée de francophones souvent éduqués et comptant une forte proportion de fonctionnaires, mais hélas pas très friande de cinéma français.Coup de charme ou coup d’épée dans l’eau?âcheux constat: les Québécois—surtout depuis que la loi Bacon de 1987 a accéléré le doublage des films américains — affichent une préférence pour les films hollywoodiens.Mais comment s’en étonner?La capitale fut l’enfant négligé des offensives promotionnelles françaises.Les réalisateurs de l’Hexagone, quand ils passent en coup de vent à Montréal, osent rarement le détour par Québec.Les gros festivals fleurissent en métropole et ne descendent le Saint-Laurent qu’en version condensée.Alors.Trois jours, c’est bien peu pour réparer les pots cassés, surtout si la capitale croupit aux oubliettes le reste de l’année.D fut un temps où la France, dans ses fantasmes d’expansion cinématographique, révqit surtout de conquête américaine.A Sarasota, en Floride, Unifrance film (parapluie regroupant les producteurs de films * * * français) a orchestré durant sept années un festival de cinéma français, sans récolter le pactole côté distribution.Force lui fut de constater qu’Hofiywood demeurait réfractaire aux productions non usinées par ses propres studios et consentait tout au plus à tourner des remakes d’œuvres étrangères.Cette année, le festival d’Unifrance s’est déplacé de Sarasota à Acapulco.Virage à gauche.H tente désormais le rapprochement avec les autres cultures menacées par le géant La France n’est pas en si mauvaise posture.Alors que l'Italie, l’Allemagne et les autres pays d’Europe ont quasi abdiqué leur production cinématographique nationale sous l’inondation des produits hollywoodiens, le cinéma français est le seul à demeurer debout.Il maintient une production de 140 films par année en occupant environ 30 % de ses propres écrans.Demi-victoire cependant Devant l’assaut des productions américaines, les entrées en salles de ses films maison ont quand même chuté de 39 % depuis 1982.Aujourd’hui, la France connaît la fragilité de son propre auditoire, comme elle a remisé en partie son rêve américain.Depuis deux ans, Unifrance se tourne surtout vers son marché naturel: la francophonie.J’ai nommé la Suisse, la Belgique et, outre-Atlantique, le Québec, bien évidemment Entre 1985 et 1995, le film français perdait près de 10 % de sa part de marché en sol québécois.Elle état de 6,5 % en 1996, une proportion qu’Unifrance voudrait bien hausser à 10 %.Les films français porteurs sont aujourd’hui tirés en plus grand nombre de copies qu’auparavant (neuf films français en 1996 sortaient ici sur plus de huit écrans simultanément).But de l’exercice: promouvoir ces œuvres au delà du bassin de la métropole en atteignant les régions.Retour à la case Québec et aux raisons d’être de ce premier festival du film français.Six films inédits ici seront donc présentés dans la capitale du 6 au 8 avril, accompagnés d’une délégation de cinéastes (Bertrand Tavernier et Claude Berri, entre autres) et de comédiens, avec le ministre français de la Culture, Philippe Douste-Blazy en poupe.Bruno Bertlie-my, le délégué général d’Unifrance, ne voit pas ce festival comme une panacée mais comme un élément qui se rajoute à plusieurs autres dans une démarche promotionnelle tous azimuts.Démarche à sens unique cependant, car le Québec n’obtient guère la réciproque.Révolues, les années 70, quand Gilles Carie faisait le bonheur des cousins avec La Vraie Nature de Bernadette, Les Mâles ou La Mort d'un bûcheron.Evanoui aussi le succès plus récent du Déclin de l’empire américain de Denys Arcand.Notre cinéma trouve de moins en moins sa tribune dans l’ancienne mère patrie.Le Confessionnal de Lepage, Eldorado de Bi-namé ont vécu la débandade.Leolo, Une histoire inventée, Im Vie fantôme y connurent., une vie fantôme.Aux yeux de Bruno Berthemy, «il est facile de rendre les autres responsables de ses propres carences».Le délégué d’Unifrance estime que notre cinéma se cherche et que s’il se trouve, la France lui offrira toujours un accueil chaleureux.N’empêche.Occupée chez elle à protéger sa propre cinématographie menacée, la France ne met pas tellement d’énergie à défendre celle des autres.Ajoutez comme pomme de discorde entre l’Hexagone et le Québec la question du doublage.Les films doublés outre-Atlantique sont diffusés ici quand nos versions maison demeurent interdites de séjour là-bas.Aujourd’hui, la France nous fait les yeux doux.Le Québec est un si beau marché.Un marché, soit mais un vrai collaborateur?Pas si sur.M E T E 0 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Doux.Max: 14 Min: 1 Québec Passages nuageux.Max: 9 Min: 2 Détails, page C 9 Agenda INDEX B 10 Idées .A 9 Annonces., .C8 livres • DI Les Arts .B I Le monde .A 6 Avis publics.C 7 Les sports.C 10 C6 A 3 Économie .C 2 Mots croisés.C 9 Éditorial .A 8 Politique .A 5 La reprise se confirme Le chômage recule sensiblement: 95 % des emplois créés au Canada l’ont été au Québec Voici l’évolution du taux de chômage au Canada, présenté en pourcentage (valeurs désaisonnalisées).j_ ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Les dernières données de Statistique Canada sur le chômage au pays indiquent que la reprise économique, sensible mais fragile depuis six mois, est en voie de s’ancrer solidement.Au Québec, il s’est créé en mars 27 000 emplois dont plus de la moitié viennent du secteur manufacturier.Depuis quatre mois, l’économie québécoise ne cesse de créer des emplois, soit 56 000 au total.Cette solide création d’emplois, combinée au fait que très peu de Québécois ont fait leur entrée sur le marché du travail en mars, a fait chuter le taux de chômage d’un imposant 0,7 %, à 11,2 %, selon les données désaisonnalisées de Statistique Canada.Dans l’ensemble du Canada, 61 000 emplois ont été créés et le taux de chômage a reculé de 0,4 % pour atteindre 9,3 %.L’Ontario, où le taux de chômage s’élève à 8,8 %, soit 0,3 % de moins qu’en février, s’est réservé la part du lion, avec 46 000 emplois de plus.Mais la province de Mike Harris a connu un début d’année difficile et ne fait que recouvrer les postes perdus.VOIR PAGE A 10: REPRISE MAMJJASONDJFM 1996 1997 mars 1996 fév.1997 mars 1997 9,3% 9,7% 9,3% Source: Statistique Canada Voici le taux de chômage moyen dans quelques grandes villes canadiennes, en 1997 Saint-Jean(TN) 13,5 Halifax 9,2 Saint-Jean(NB) 13,9 Chicoutimi 15,3 Québec 11,0 Trois-Rivières 13,6 Sherbrooke 10,9 Montréal 11,5 Ottawa-Hull 9,0 Toronto 8,5 Winnipeg 8,0 Regina 7,4 Calgary 6,4 Edmonton 7,9 Vancouver 7,9 L’assiette vide m ¦ - • • V la» Y ff WA ASSOCIATED PRESS LE CONSEILS sécurité de l’ONU a appelé hier les rebelles zaïrois à permettre aux organisations humanitaires l’accès aux réfugiés rwandais, estimés à environ 100 OOO, qui errent sans secours dans l’est du Zaïre.Les Nations unies tentent défaire pression sur Laurent-Désiré Kabila pour qu’il accepte une évacuation des réfugiés de la région de Kisangani, dans l’est du Zaire (notre photo), où les secours se rendent au compte-gouttes.Une demande en ce sens a été adressée au chef rebelle le 29 mars dernier, mais aucune réponse n’a jusqu’alors été reçue.Autres informations en page A 6.80 % des villes riveraines courent de sérieux risques d’inondations Au Québec, les crues coûtent au bas mot 25 millions par année aux contribuables LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Des quartiers résidentiels entiers sont aux prises avec des risques sérieux d’inondations dans 80 % des municipalités riveraines du Québec, révèle une étude fédéra-le-provinciale inédite, malgré 20 ans d’efforts de ces deux gouvernements pour décourager la construction sur les plaintes inondables.Cette étude, dont Le Devoir a obtenu une version préliminaire en vertu de la Loi d’accès à l’information, fait le point sur l’efficacité de l’entente fédérale-provinciale de 1976 par laquelle Québec et Ottawa ont convenu de carto-graphier conjointement les plaines d’inondation pour réduire l’ampleur des sommes versées chaque année aux sinistrés et protéger les plantes et les animaux qui les utilisent intensément pour se reproduire et s’alimenter.L’étude fédérale-provinciale a ciblé les 245 municipalités du Québec susceptibles de subir des inondations sé- VOIR PAGE A 10: INONDATIONS CS Autres informations en page A 2 sur les dangers des crues printanières POLITIQUE Où sont les femmes au pays des droits de Phomme ?La France songe à imposer la parité hommes-femmes aux élections.Le débat aura rarement été aussi vif CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Contrairement à ce qui vient de se produire au Parti libéral du Canada, on ne connaît pas de parti politique français qui ait jamais demandé à ses candidates de se couper les cheveux et de porter des robes sombres.Ce n’est probablement pas par souci d’égalité, mais plutôt parce que les Françaises brillent traditionnellement, même en politique, par l’éclat de leur coiffure et de leur toilette.Pour le reste, la place des femmes dans la politique hexagonale est encore si mince qu’il n’est pas certain qu’un parti pense même à imprimer un guide de campagne à leur usage.Après 30 ans de féminisme, la colère est aujourd’hui profonde parmi celles qui, toutes couleurs confondues, se sont engagées dans la lutte politique.Et il y a de quoi.En un demi-siècle — les Françaises n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1945 —, la représentation féminine n’a guère progressé.Elle ne dépasse pas 5,6 %, le même pourcentage qu’en 1946.Ce qui place la France derrière le Canada (13 %), l'Espagne, l’Italie.et même le Congo! Et l'horizon ne semble guère plus encourageant.La plupart des femmes devenues ministres après l’élection de Jacques Chirac, en mai 1995, n’ont pas survécu sue mois.Cette façon de congédier celles qui furent nommées à La représentation des femmes en politique française ne dépasse pas 5,6 %, le même pourcentage qu’en 1946 grand renfort de publicité a mis le feu aux poudres.Si bien que dix des 32 femmes de l’Assemblée nationale veulent aujourd’hui que l’on oblige les partis à respecter un quota minimum de femmes lors des mises en candidature.Pour la première fois, le débat qui fait rage a pénétré dans les cercles du pouvoir.Dix anciennes ministres — dont la centriste Simone Veil et la socialiste Édith Cresson — proposent l’intégration d’une dose de scrutin proportionnel aux élections législatives (actuellement uninominales à deux tours).Ceci permettrait d’assurer une représentation féminine minimale, dans la mesure où les partis seraient obligés de présenter des listes composées à égalité d’hommes et de femmes.Ces ex-ministres qui se réunissent une fois par mois dans un restaurant proche de l’Assemblée nationale suggèrent aussi de tenir compte de la parité dans le financement des partis (par l’Etat).Ceux qui ne font pas suffisamment de place aux femmes seraient pénalisés.Elles suggèrent enfin que le premier ministre et le président utilisent leur pouvoir de nomination pour, à compétences égales, favoriser systématiquement les femmes.Pour une fois, ces propositions publiées à pleines pages dans plusieurs journaux nationaux n’ont pu être passées sous silence.Le so- VOIR PAGE A 10: FEMMES Programme d’assurance-médicaments Les pharmaciens pourraient aller jusqu’au boycottage Ils n’avalent pas la pilule de la loi spéciale ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les pharmaciens-propriétaires sont décidés à éventuellement se retirer du programme d’assurance-médicaments si jamais Québec persiste à vouloir les soumettre à sa loi spéciale pour sabrer 6 % dans leur masse salariale.Jeudi soir, pas moins de 400 pharmaciens réunis d’urgence à Drummondville ont accordé de façon unanime un mandat à leurs représentants pour forcer le respect d’une entente fraîchement signée, en décembre dernier, avec Québec.Hier, le président de l’Association québécoise des pharmaciens-propriétaires (AQPP), Claude Gagnon, a soutenu que les pharmaciens étaient aussi prêts à exercer des moyens de pression qui pourraient aller jusqu’à leur désengagement du programme d’assurance-médicaments si jamais les discussions avec Québec devaient se retrouver dans une impasse.«Ça été un vote unanime.Les pharmaciens en ont marre de voir qu 'ils ne sont pas respectés et qu’on ne reconnaît pasdeur contribution.Avec la loi spéciale, les pharmaciens vont payer deux fois», a dénoncé le président de l’AQPP Dans l’éventualité d’un désengagement des pharmaciens du programme d’assurance-médicaments, les clients se verraient donc forcés de débourser au comptoir le coût de leur ordonnance et d’en réclamer ensuite le remboursement au gouvernement Mais les pharmaciens affirment que cette stratégie ne sera utilisée qu’en tout dernier recours, les premiers moyens de pression envisagés devant viser davantage le gouvernement Au terme de négociations qui ont duré tout l’automne, VOIR PAGE A 10: PHARMACIENS «Il semble malheureusement que nous nous sommes fait berner» B7A 778313000696 A 2 I, K I) E V OIK.I.E S S A M E l> I 3 E T I) I M A N C II E (I A V H II.I I) » 7 L E S A C T U A Télé-Québec Démission à la direction de l’information PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le directeur du service de l’information de Télé-Québec, Simon Girard, a démissionné de ses fonctions jeudi, évoquant son «insatisfaction salariale» et, plus généralement, un contexte de décroissance très difficile.Il faut savoir également que la durée de l’émission Québec plein écran, que M.Girard a contribué à mettre sur pied, a été réduite de 60 à 30 mi-putes.En outre, l’émission Option Éducation, relevant également de ce service, ne revient pas.Le mandat de Québec plein écran sera donc révisé, le personnel réduit et les reportages moins nombreux.Seul le grand classique du vendredi soir, Droit de parole, est sorti indemne de l’exercice de révision à la baisse des budgets.Il est bien évident que le volet information de Télé-Québec est relégué au second plan.Car en plus des changements ci-dessus mentionnés, deux autres émissions informatives (mais qui ne relèvent pas du service de l’information) disparaissent: Prenez un numéro et Mode d’emploi.L’autre émission d’information qui ne semble pas menacée à court terme est celle de Jean-Luc Mongrain, qui a signé un contrat qui le lie à Télé-Québec jusqu’en décembre.L’émission quotidienne matinale de M.Mongrain ne relève pas du secteur de l’information parce que M.Mongrain avait exigé d’être producteur de son émission et que les émissions rattachées au service d’information sont produites par le personnel de Télé-Québec.Pour sa part, en démissionnant de ses fonctions de direction, M.Girard a convenu, pour l’instant, de redevenir réalisateur, fonction qu’il a occupée pendant la plus grande partie des 15 années qu’il a passées à Radio-Québec.M.Girard était celui qui avait convaincu Anne-Marie Dussault de faire le passage à Radio-Québec.C’est lui qui réalisait Droit de parole lorsque cette dernière l’animait.Les deux avaient ensuite travaillé ensemble à la mise sur pied de Québec plein écran.Nous n’avons pu obtenir de réaction de la part du directeur des programmes, Paul Breton, qui est en Europe pour le Marché international de l’audiovisuel.À Paris Les marathoniens de l’amiante sont ignorés MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Les quatre coureurs d’As-bestos, qui vont défendre l’image de l’amiante demain au marathon de Paris, ont découvert qu’il n’est pas facile, même avec la meilleure volonté du monde, d’attirer l’attention des médias parisiens.Les jnarathoniens et leur porte-parole, Eric Verreault, ont tenu une conférence de presse hier au pied de la Tour Eiffel pour parler de leur région et de leur participation à la grande course parisienne.Ils se sont retrouvés devant trois journalistes québécois et un seul français, représentant d’un magazine scientifique.M.Verreault, directeur du comité touristique de la région d’Asbestos, ne s’est pas laissé démonter par ce résultat.«Nous avions eu une douzai- ne de confirmations.Les gens n’ont pas pu venir mais ils ont reçu le communiqué.On va faire le suivi d’ici dimanche», a-t-il dit.Les quatre coureurs d’Asbestos porteront dimanche des t-shirts expliquant qu’en utilisant l’amiante de façon sûre, «on peut vivre en vainqueur».Mais il ne faut pas s’attendre à ce que les médias, qui font déjà peu de cas d’une visite de Jean Chrétien, braquent leurs projecteurs sur ces «témoignages vivants» des bienfaits de l’amiante chrysotile.D’autant qu’ils se retrouveront au milieu de plus de 25 000 coureurs, défendant, pour plusieurs dizaines d’entre eux, des causes qui jouissent, a priori, d’une bien meilleure image.Par ailleurs, le dossier de l’amiante, maintenant que l’interdiction est entrée en vigueur, n’est plus vraiment d’actualité en France.DES DROITS D'AUTEURS POUR TOUS LES AUTEURS ! Déclaration sur le droit d'auteur des pigistes Les pigistes (journalistes, photographes, illustrateurs) sont les premiers TITULAIRES DU DROIT D’AUTEUR SUR LEURS OEUVRES ET VEULENT LE DEMEURER.Les pigistes sont désireux de voir leur travail publié à grande échelle et en faciliteront l’utilisation légitime dans tous les nouveaux médias, à condition qu’elle soit rétribuée équitablement.Nous sommes disposés à accorder des droits, mais non à les abandonner.LA SITUATION ACTUELLE Trop d’éditeurs veulent déposséder les pigistes de leurs droits d’auteurs pour réutiliser leurs oeuvres sur des supports électroniques.Il y a eu de nombreuses réutilisations illégales dans les domaines suivants: articles, photos ou illustrations téléchargés à partir de bases de données; productions de CD-ROM ou d’autres produits électroniques similaires sans l’autorisation des auteurs; publication d’articles, d’illustrations ou de photos sur les sites Internet.Certains éditeurs soutiennent qu’il est impossible de gérer les droits d’auteurs sur ces nouveaux médias; pourtant, un nombre grandissant de publications paient déjà des droits électroniques aux pigistes.En voici une liste partielle: Au Canada: Voir, Hour, Québec Micro!, Journal de l’Association médicale canadienne, Toronto Computes!, Grain Magazine, Open to the World, Quill and Quire, Sélection du Reader’s Digest (Canada) Ltée.Aux États-Unis: Health and Parenting (Time Inc.), American Health and New Choices (Reader’s Digest), Ski and Skiing (Times Mirror), the Hachette Filipacchi Group (Woman’s Day, Home, etc.), Harper’s, National Sierra, TV Guide (News America), Publishers Weekly, etc.LA TRANSMISSION DE L’INFORMATION PAR LES MÉDIAS ÉLECTRONIQUES NE DOIT PAS SE FAIRE SUR LE DOS DES PIGISTES.NOUS SOMMES DÉTERMINÉS A FAIRE RESPECTER NOS DROITS.Vous pansez qu'on abuse de vos droits?Contactez-nous: H* Association des journalistes indépendants du Québec (FNC-CSN) : 514-844-6169 Association canadienne des photographes et illustrateurs en communication (514-990-4151); Periodical Writers Association of Canada (416-504-1645); Association des illustrateurs et illustratrices du Québec, Les Professionnels de la photo et de l'imagerie du Québec, Professional Photographers of Canada.L’après-déluge Le test du printemps Le Saguenay-Lac-Saint-Jean craint des glissements de terrain et le développement de bactéries À quand ce jour où le Saguenay-Lac-Saint-Jean émergera enfin des suites de son célèbre déluge?Alors qu’un peu partout au Québec la venue du printemps traîne dans son sillage le spectre des inondations, là-bas, cette crainte de la crue se marie à l’angoisse des glissements de terrain et au fardeau des bactéries laissées par l’eau.MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la crue du printemps ne feront peut-être pas bon ménage cette année, on le sait.Mais en plus de ce risque qui suscite déjà moult inquiétudes, les glissements de terrain et le développement de bactéries néfastes pour la santé dans des résidences inondées préoccupent les experts.Voilà les «trois menaces de l’après-déluge» dont la revue Plan, publiée par l’Ordre des ingénieurs du Québec, fait son dossier principal dans l’édition d’avril.Un saut dans la région du Saguenay leur a permis de tomber en plein «chantier hydraulique», alors que, pressés par la venue du printemps et une crue que l’on attend autour de la mi-avril, les spécialistes s’affairaient à reconfigurer les rivières.Une question hante tous ces travailleurs: «Les nouveaux aménagements, réalisés à toute vapeur, seront-ils suffisants pour éviter de nouvelles inondations et glissements de terrain?» Les inondations de juillet ont défiguré pas moins de 45 rivières et leur refaire une beauté aura coûté quelque 25 millions de dollars.Reconfigurer le lit des rivières, excaver des centaines de milliers de mètres cubes de sédiments laissés çà et là par le passage des eaux, creuser le fond des rivières pour permettre une voie d’écoulement, adoucir les pentes des berges et travailler les zones propices à la formation de dépôt, tous ces travaux auront permis de «beaucoup mieux protéger la population qu’avant», assurent les ingénieurs rencontrés par Plan.Pierre Jean, ingénieur et directeur du département de géotechnique de la firme Techmat, insiste davantage sur le risque de glissement de terrain que sur celui d’inondations.«Si le rythme de fonte est rapide et s’accompagne de pluies abondantes [ce qui n’est pas du tout le portrait actuel de la situation], les talus vont se saturer et glisser.» VENTE DE TAPIS MUR-A-MUR f/(urc///uj cC- f/uirawla/i TAPIS MUR-À-MUR DE QUALITÉ SUPÉRIEURE PROMOTION SPÉCIALE SOUS-TAPIS GRATUIT & INSTALLATION GRATUITE Léger supplément pour escalier CLAUOI BOUCHAQQ Pour parer à cette éventualité, on a stabilisé les berges, réparé les bris et paré aux urgences dans les zones habitées (que l’on songe par exemple à la rue McNicoll, à La Baie, où deux bambins avaient trouvé la mort dans un glissement de terrain).Même si peu de glissements se produisent cette année à la faveur de bonnes conditions de dégel, les années à venir seront cependant cruciales.Dans son dossier, la revue s’est également intéressée aux effets néfastes qu’a causés la contamination bactérienne et microbienne dans des bâtiments inondés.Treize mille bâtiments du Saguenay, de tous genres, ont reçu des trombes d’eau en juillet dernier.Une entreprise spécialisée dans le diagnostic et la décontamina-tion microbienne des bâtiments, Naturair, a eu vent de certains résidants souffrant de symptômes directement liés à la formation de bactéries et moisissures: fatigue chronique, maux de tête, pertes de mémoire ou de concentration, asthme et grippes à répétition.ARCHIVES LE DEVOIR Le Saguenay-Lac-Saint-Jean, encore un terrain défiguré, craint que la fonte des neiges ou cjuelques malheureux millimètres de pluie ne viennent à nouveau altérer le cours des choses.«Les nouveaux aménagements seront-ils suffisants pour éviter de nouvelles inondations et glissements de terrain?» Qu’on se rappelle seulement les employés du Musée du fjord de La Baie — lourdement endommagé par les eaux —, évacués en raison de malaises liés à la présence de champignons.En général, il suffise de sortir du milieu — que l’on doit ensuite décontaminer — pour enrayer les symptômes.Pressés par les mesures d’urgence, nombreux sont ceux qui ont nettoyé sommairement leur résidence sans se lancer dans le processus de décontamination.En décembre dernier, la Croix-Rouge et le ministère de la Sécurité publique implantaient un programme d’évaluation de la salubrité microbienne des bâtiments du Saguenay.Même si l’idéal commande d’agir dans les 24 heures suivant le sinistre, il est possible de remettre la décontamination à plus tard, à coûts toutefois plus élevés.Pour certains sinistrés, qui ont déjà investi dans la réparation de leur résidence, il faudra tout recommencer pour cause d’insalubrité, ce qui donnera au grand ménage du printemps des allures plutôt disproportionnées.Pas de dégâts en vue au Québec MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Ça y est! Le printemps a installé ses pénates et, avec lui, la crainte des inondations est revenue.Mais inutile de trembler, dit la Sécurité civile, de concert avec les municipalités.Si le dégel évolue graduellement tel qu’il l’a fait jusqu’à maintenant et que des pluies diluviennes ne viennent pas gonfler les plans d’eau, on pourrait bien rester au sec cette année.Avec avril et ses douces températures, les responsables de la surveillance des cours d’eau — dans les municipalités d’abord mais aussi dans les bureaux régionaux de la Sécurité civile ét à la Garde côtière canadienne — gardent l’œil ouvert.La moindre élévation du niveau d’une rivière ou la hausse de son débit est notée, analysée et amène ou non des mesures d’urgence.Jusqu’à maintenant, dans l’ensemble de la province, le dégel s’est effectué graduellement, ce qui ne laisse présager aucune crue dévastatrice.Dans la grande région de Montréal, la première susceptible de connaître une crue, les niveaux et les débits des plans d’eau inondables étaient surveillés de très près hier et Jusqu’à maintenant, le dégel ne laisse présager aucune crue dévastatrice les quelque 20 mm de pluie prévus pour le week-end mariés à des températures de 10 à 14 ° C commanderont une certaine attention.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où l’on est encore secoué par le sinistre de l’été dernier, les équipes de surveillance des cours d’eau comptent des effectifs sans précédent.Des centaines d’experts sillonnent la région à la recherche de la moindre anomalie, évaluant à la fois les risques d’inondations mais aussi de glissements de terrain.Cette année, on a augmenté à 17 le nombre de municipalités dites à risque élevé par rapport à 10 l’an dernier.«Actuellement, les niveaux et les débits sont à leur plus bas dans les réservoirs des bassins versants [Lac-Saint-Jean et Kénoga-mi], il n’y a aucun embâcle nulle part, les brise-glaces ont libéré les embouchures, et nous attendons l’aéroglisseur la semaine prochaine», explique Jacques Dupéré, conseiller en sécurité civile au bureau régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean.La crue, attendue pour la mi-avril dans ce coin de pays, ne s’annonce donc pas si «cruelle» et l’on se croise les doigts pour que les dieux n’envoient pas au cours des prochains jours suffisamment de pluie pour réveiller la colère des rivières.Onze plaintes contre le médecin-animateur Roland fait faux bond au comité de discipline des médecins ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le docteur Albert (Luc Roland), bien connu des auditeurs de l’émission Info-santé, diffusée par la station radiophonique montréalaise CKVL, ne s’est pas présenté devant le comité de discipline des médecins, hier, comme requis.Il a choisi de démissionner, par écrit, plutôt que de faire face aux 11 plaintes portées contre lui, un exercice susceptible de mettre littéralement sa vie en danger, soutient-il.«Il veut .faire passer pour une victime alors que la véritable victime est la population qui entend ses propos sur les ondes», a répliqué le procu- reur du syndic, Jacques Prévost.«Il a des comptes à rendre.Sa démission n'est qu’un échappatoire pour éviter l’étude de son cas.Il nous inquiète énormément.Il ne respecte pas les règles du bon sens et ne prend pas ses responsabilités.Il tente de faire reporter sa cause à la fin des temps.Il continue impunément et en toute quiétude sur les ondes publiques, avec son chapeau de médecin.C’est inacceptable.«Il s’agit d'un problème d’ordre public», a ajouté M1 Prévost.Pour sa part, l’avocat du médecin a déposé le rapport d’un spécialiste indiquant que Luc Roland Albert doit se soumettre trois fois par semaine à des traitements d’hémodialyse.Bracelet tennis 0.50 carat B m | Prix courant 1176$ 1 car.it lliljij»! 1 Prix courant 2176 $ Aussi disponible jusqu'à 4 eu ni t s.LE PARCHEMIN *1>F PUIS 1*64 Nos diamants et pierres précieuses sont sélectionnés par le laboratoire Gemmologique du Canada.Mezzanine, MÉTRO Berri UQAM, 1500, rue Berri Montréal 845-5243 sans frais 1 800 667 6878 Royai jjn c/lojx tout naturel votre QUALITÉ DE VIE! 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commissions scolaires de l’île, doit se revoir pour tenter de redessiner la nouvelle carte scolaire montréalaise.Le vice-président du Conseil scolaire, John De Luca, s’est activé toute la journée hier auprès des élus scolaires pour tenter de mettre sur pied une nouvelle rencontre Ce président du Conseil scolaire, Jacques Mongeau, est en congé de maladie pour plusieurs semaines).M.De Luca, un commissaire élu à la CECM, a déclaré en fin de journée au Devoir qu’après une journée de consultations, il semblait maintenant exister un consensus de base autour des principes suivants: l’île de Montréal pourrait compter deux commissions scolaires anglophones, l’une couvrant l’est et l’autre l’ouest de l’île, deux commissions scolaires francophones, divisées également selon une logique est-ouest, et une commission scolaire confessionnelle au centre de l’île de Montréal (grosso modo la CECM).Jeudi soir, le Conseil scolaire a tenu une réunion de près de quatre heures qui a donné lieu à de multiples échanges de propositions contradictoires provenant des délégués de chacune des commissions scolaires en cause (le Conseil scolaire est un organisme public formé de 17 membres, dont trois nommés par le gouvernement, les autres étant des commissaires provenant des huit commissions scolaires de l’île).Tout au long de la soirée, jeudi, les positions évoluaient.Ainsi, la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal (CEPGM) est arrivée avec une nouvelle proposition acceptant le principe de deux commissions scolaires anglophones sur l’ile (alors que jusqu’à jeudi la CEPGM tenait mordicus à la création d’une seule commission scolaire anglophone).Mais il apparaît évident qu’une véritable guerre de tranchées se poursuit pour définir les limites de ces futures commissions scolaires.La position de la CECM complique les enjeux.En attendant de pouvoir modifier l’article 93 de la Constitution canadienne, qui garantit des services confessionnels à Montréal et à Québec, le gouvernement Bouchard accepte de maintenir à Montréal une commission scolaire confessionnelle, mais dans les limites de la ville de Montréal.Mais le territoire actuel de la CECM déborde vers d’autres municipalités de l’île, et la majorité au Conseil des commissaires de la CECM a fait adopter cette semaine une proposition exigeant que la CECM demeure telle quelle dans les limites de son territoire d’aujourd’hui.John De Luca expliquait hier que les commissions scolaires de l’ouest de l’île sont en conflit avec la position de la CECM puisqu’elles préfèrent effectivement que la CECM se replie sur le territoire de la ville de Montréal.Mais il y a plus.Puisque la CECM exige de demeurer «telle quelle» en reléguant à l’est et à l’ouest de son territoire les nouvelles commissions scolaires linguistiques, on ne sait pas encore si la CECM, demeurant d’abord catholique, exigera de demeurer une commission scolaire.bilingue, car la CECM possède actuellement un secteur anglais et un secteur français.Montréal, une île, une ville Ménard dit non à Bourque KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Le ministre d’Etat à la métropole Serge Ménard ne se montre pas favorable à faire de Montréal, une île, une ville comme le souhaite le maire de Montréal Pierre Bourque.Dans un mémoire présenté au premier ministre Lucien Bouchard quelques jours avant le dépôt du budget provincial, le maire Bourque et ses collègues de cinq autres grandes villes du Québec, soit Québec, Sherbrooke, Trois-' Rivières, Hull et Chicoutimi, souhaitent que le gouvernement impose la fusion des municipalités formant ces agglomérations.Pour Montréal, la proposition concerne l’ensemble des 28 municipalités de la banlieue de l’île qui seraient regroupées sous une seule autorité.«A la grande métropole, c’est oui.Et c’est ce qu 'on cherche à ' faire avec la Commission de développement de la métropole.‘ Mais de faire une grande ville de plus ou moins deux millions' d’habitants, c’est pas la tendance nord-américaine ni celle du ' gouvernement», a affirmé hier au Devoir le ministre Ménard qui assure ne pas vouloir «d’un géant».Malgré cette position, Serge Ménard précise qu’une étude gouvernementale est en cours pour établir ce que coûterait à l’ensemble des contribuables de l’île de Montréal la fusion des Westmount, Anjou, Hanpstead, Lachine et autres Dorval.Actuellement, c’est à Montréal que le taux de taxation foncière est le plus élevé avec un taux général de 1,99 $ par 100 $ d’évaluation.Le ministre Ménard dit attendre impatiemment les résultats de l’étude.L’idée émise par le maire Bourque avait d’abord été popularisée par l’ancien maire Jean Drapeau.Ce genre de regroupement a été imposé en 1965 aux quatorze villes et villages de l’île Jésus, formant ainsi Laval.A Montréal, l’intervention gouvernementale se sera limitée en 1970 à la création de la Communauté urbaine de Montréal, question, entre autres de regrouper les services policiers.«L’Etat doit donner un coup d’accélérateur à la consolida-, tion des agglomérations urbaines», peut-on lire dans le mé-; moire cosigné par «les six grandes villes-centres partenaires ‘ du développement du Québec».Le maire Bourque et ses col- ’ lègues demandent au premier ministre de procéder d’ici un [ an à la fusion des municipalités.De plus, ils souhaitent qu’il y ait une obligation d’études de fusion, que des mesures incitatives au regroupement ’ soient adoptées et qu’une date-butoir soit établie pour y arriver.La duplication de services et d’équipements entraînent, ‘ selon M.Bourque et ses collègues le gaspillage de fonds pu- ¦ blics.Mettre un frein à l’étalement urbain, réduire les iniqui-, tés fiscales et stopper la concurrence stérile entre municipa- j lités sont autant d’objectifs visés par cettë revendication.Sourire en coin, le ministre d’Etat à la métropole lance: «Attendez de voir les réactions des maires de banlieue».Le maire de Montréal-Nord, Yves Ryan, estime que l’idée ’ de fusion ne signifie pas nécessairement des économies.' «C’est founder les coins très ronds», a-t-il commenté hier.Ce dernier poursuit en pointant le projet de loi ontarien qui vise à réunir Toronto et cinq municipalités avoisinantes en une seule gigantesque agglomération.La future mégacité a entraîné un interminable débat à l’Assemblée législative où les libéraux et néo-démocrates se sont engagés dans un bras-de-fer contre le gouvernement conservateur.«L’exemple de Toronto qui nous est donné, va permettre aux autres de réfléchir un peu plus longtemps avant d’embarquer dans un plan comme celui-là.Il y a beaucoup d’autres étapes à franchir avant d’en arriver là», a souligné M.Ryan.Pas de panique en la demeure Les taux hypothécaires augmenteront encore mais les conséquences sur le marché seront minimes SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les analystes n’anticipent pas de baisse marquée du nombre de transactions.Tout en confirmant que la tendance à la baisse des taux d’intérêt a été stoppée, les deux augmentations enregistrées au cours des dernières semaines annoncent d’autres majorations d’ici la fin de l’année.En deux mots: on estime que la hausse des taux hypothécaires pour toute l’année 1997 sera de 1 %.De 1 % seulement.Economiste au sein du Mouvement Desjardins, Simon Prévost a souligné qu’il fallait s’attendre à ce que la grille des taux, qui vient tout juste de digérer 0,5 % de hausse en deux coups ou deux fois, encaisse une ou des hausses totalisant une autre tranche de 0,5 %.A court terme, les récentes hausses vont avoir pour conséquence un léger refroidissement des ardeurs des premiers acheteurs, surtout dans la grande région de Montréal.Economiste au sein de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), Jacques Pelletier a estimé que les ménages qui étaient encore indécis, qui n’avaient pas encore déterminé s’il fallait acheter cette saison-ci, vont très certainement reporter l’acquisition envisagée.Autrement dit, le nombre de transactions envisagées dans le Grand Montréal au cours des six premiers mois de l’année va être revu à la bakisse.Par contre, il ne s’agira pas d’une baisse marquée.Car sur le fond, les taux d’intérêt, en tenant pour acquis que l’augmentation sera de 1 %, resteront plus bas que ce qu’ils étaient il y a un an encore.En fait, sur le fond, ce qu’il faut retenir, ainsi que l’a mentionné Dominique Va-chon, économiste en chef de la Banque Nationale, c’est que la situation actuelle est différente de celle qu’on avait connu en 1994 alors que des hausses marquées des taux avaient été commandées par la Banque du Canada.«Les taux vont demeurer bas.Ils vont rester à des creux historiques.» Reste cependant que les hausses récentes vont avoir un impact.A ce propos, M.Pelletier a souligné: «A Montréal, le marché de la revente était en reprise depuis un an environ.Celui de la construction depuis l’automne.Grâce à quoi?Les baisses des taux.» Et uniquement ces baisses, car pour ce qui était de la confiance des ménages, «elle était faible et elle le reste», et quant au taux de chômage, «il reste élevé».Dans l’ensemble, le nombre de transactions entre janvier et juin sera de l’ordre des 25 000 en taux annuel, soit le meilleur début d’année depuis près de dix ans, a noté M.Pelletier dans sa plus récente analysé de l’activité immobilière du Grand Montréal.On se souviendra que l’an dernier, la croissance des ventes d’unités déjà existantes avait été de 34 % sur 1995 qui, il faut le souligner, avait été une année très faible.Malgré l’embellie constatée depuis le début de l’année, le marché montréalais demeure toujours à l’avantage, voire au grand avantage, des acheteurs.L’offre reste en effet très élevée.Qu’on y songe, toutes catégories confondues l’éventail des choix est de plus de 20 unités par acheteur potentiel.Ainsi dans le marché de l’unifamiliale, M.Pelletier a calculé que le nombre d’unités par acheteur était de 15.Qu’il était de 24 pour 1 dans le marché des condominiums, et de 25 pour 1 pour les plex.Bref, ce n’est évi- demment pas le choix qui manque.Dans ce contexte, «on ne doit pas s’attendre, a indiqué l’économiste de la SCHL, à une appréciation de la valeur des propriétés.Au mieux, nous connaîtrons une stabilité du prix de vente moyen, ce qui serait déjà préférable à la baisse annuelle moyenne de 1 % que nous avons enregistrée au cours des années 90».Cette stabilisation des prix est d’autant plus plausible que les deuxièmes acheteurs sont plus nombreux à activer le marché.De fait, «la composition des ventes de logements existants sera différente, a noté M.Pelletier, avec légèrement plus de demande vers le moyen de gamme».Toutes variables prises en compte, le plus gros du marché va se faire dans les gammes de prix inférieurs à 110 000 $ pour la maison unifamiliale, 100 000 $ pour le condominium et 130 000 $ pour les plex.A cause de quoi?Les premiers acheteurs.Encore une fois, ce sont ces derniers qui seront les principaux acteurs du marché de l’habitation.Du côté de la construction, la SCHL a calculé que le nombre d’unités résidentielles mises en chantier cette année dans le Grand Montréal atteindra les 6000, soit une augmentation de 14 % sur l’an dernier.Le prix moyen des maisons construites sur l’île de Montréal sera de 200 000 $, soit 3 % en baisse sur l’an dernier.«Les taux vont demeurer bas.Ils vont rester à des creux historiques.» 'imvr en exclusivité dans nos boutiques au Québec pour être vu 4129, rue Saint-Denis Montréal 849-0559 4021, boul.Saint-Laurent v Montréal 849-1433 1327, av.Greene Westmount \ 937-0446 LES FINALISTES DU PRIX ÉMILE-NELLIGAN 1996 Martine Audet pour Les Murs clairs (Éditions du Noroît) Carie Coppens pour Poèmes contre la montre (Éditions du Noroît) Michel Pleau pour Plus loin que les cendres (Éditions du Noroît) Le nom du lauréat sera dévoilé le lundi 7 avril 1997 au cours d’une cérémonie à la Bibliothèque nationale du Québec, 1700, rue Saint-Denis, à 17 h 30.Renseignements: (514) 849-8540 UNEQ ÿ Union des écrit aines et écrit ains québécois LE DEVOIR m MONÏItEA VOYAGE CULTUREL" EN PROVENCE SOIRÉE D’INFORMATION Un voyage qui vous fera sillonner les routes parfumées de Provence sur les pas de Giono, Mayle, Daudet., et savourer pleinement ce pays mythique.Les Belles Soirées de l’Université de Montréal vous invitent à une soirée d’information sur ce voyage méditerranéen, en compagnie d’Andrée Lotey, docteure en littérature.Le jeudi 10 avril à 19 h 30 au 3744, rue Jean-Brillant R.S.V.P.(514)728-4553 Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente I) K V 0 I \\ , I; K S S A M K I) I 5 li T I) I M A N (I II E ES ACTUALITES Selon le Conseil du bien-être social Record de pauvreté au pays Cinq millions de Canadiens vivaient sous le seuil critique en 1995 JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le nombre de Canadiens et de Québécois affectés par la pauvreté n’a jamais été aussi élevé, soutient le Conseil national du bien-être social dans son rapport annuel, publié hier.Selon les données les plus récentes, interprétées par le conseil, cinq millions de Canadiens, dont 1,5 million de Québécois, vivaient dans la pauvreté en 1995, ce qui représente 17,4 % de la population à l’échelle nationale et 20,6 % dans le cas du Québec.Ex æquo avec Terre-Neuve, le Québec arrive au premier rang des provinces les plus touchées par la pauvreté.Le Nouveau-Brunswick arrive au cinquième rang avec un taux de 17,2 % et l’Ontario se classe huitième rang avec un taux de 15,3 %.En 1994, le taux canadien était de 16,6 % et celui du Québec de 20,2 %.Depuis 1980, moment où les données ont commencé à être publiées, jamais n’avait-on recensé autant de pauvres au Canada et au Québec.Etant donné l’accroissement de la population, il s’agit sans doute des chiffres les plus élevés de l’histoire du pays.Mais il faut préciser que ce sont , des chiffres absolus.Si l’on tient compte du taux de pauvreté, c’est-à-dire le nombre de pauvres par rapport à l’ensemble de la population, la pire année est survenue en 1983 lorsque la proportion avait atteint 18,2 %.On comptait alors 3,6 millions - de pauvres.Malgré tout, le Conseil national du bien-être social est surpris par la situation de 1995: il s’attendait à une réduction de la pauvreté.En espérant qu’il s’agit d’un «fait aberrant isolé», le conseil écrit dans son rapport que «les données de 1995 sont particulièrement alarmantes parce que ces taux sont demeurés à la hausse même si l’économie était en voie de se remettre de la dernière récession».Le conseil montre du doigt les ré- ductions dans les transferts fédéraux aux provinces et la stagnation de la rémunération dans les emplois à salaires peu élevés.«Si ces tendances se maintiennent, nous craignons qu’il ne devienne pratiquement impossible de mener une campagne efficace contre la pauvreté.» A partir de données de Statistique Canada, le conseil estime qu’il en coûterait 16,3 milliards de dollars pour éliminer la pauvreté au pays.«La somme est énorme mais certainement pas exagérée dans un pays où les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont dépensé quelque 339 milliards de dollars en 1995.» Pour produire ses rapports, le conseil utilise les résultats d’un sondage annuel effectué par Statistique Canada sur les niveaux de revenus.Celui qui a servi aux résultats de 1995 a été mené auprès de plus de 32 000 ménages de toutes les régions du pays, à l’exception du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.Le conseil établit ensuite des niveaux de seuil de pauvreté qui varient selon la taille des ménages et le lieu de résidence.Par exemple, le seuil d’une famille de trois personnes vivant dans une ville de plus de 500 000 habitants a été fixé à un revenu annuel de 27 256 $.Pour une famille de quatre personnes, il est de 31383 $.Par ailleurs, voici d’autres constatations contenues dans le rapport du conseil: ¦ en chiffres absolus, le nombre d’enfants vivant dans la pauvreté n’a jamais été aussi élevé au Canada, atteignant 1,4 million, ce qui représente un taux de 20,5 %.Le pire taux, 20,8 %, a été enregistré en 1993; ¦ les femmes monoparentales ayant deux enfants de sept ans et moins présentent le pire bilan de tous les groupes sociaux, avec un taux de pauvreté de 82,8 %; ¦ le taux de pauvreté des femmes est demeuré relativement stable de 1980 à 1995, oscillant autour de 18 %, tandis que celui des hommes connaissait une augmentation notable, passant de 12,7 % à 14,3 %.EN BREF Manif au Holiday Inn (Le Devoir) — Une manifestation se déroule aujourd’hui à 13h devant le Holiday Inn Crowne Plaza (420, rue Sherbrooke Ouest) pour protester contre la collaboration de cette chaîne avec les autorités chinoises.Le comité Canada-Tibet rappelle dans un communiqué que la brasserie Bass PLC, qui possède la chaîne hôtelière, a conclu un accord avec Pékin pour que soit construit un Holiday Inn à Lhasa, capitale du Tibet L’hôtel en question servirait selon Canada-Tibet à procurer des devises à Pékin et y apporterait peu à l’économie locale.«L’hôtel sert de lieu de cantonnement aux troupes de l’Armée de libération populaire.Plusieurs touristes séjournant à l’hôtel ont déclaré que leur chambre avait été fouillée et leur ligne téléphonique mise sur écoute», disent les organisateurs de la manifestation qui a pour but de rappeler qu’il y a au moins 400 prisonniers politiques au Tibet et que la Chine y applique une politique de répression dont l’exemple le plus flagrant est la destruction de 6000 monastères depuis l’occupation par la Chine en 1959.CONFERENCE PUBLIQUE Présentée par Alternatives et par le département de Science politique de l’UQAM La déchirure yougoslave: la réconciliation est-elle possible en ex-Yougoslavie ?une conférence publique avec Catherine SAMARY, auteure de La Déchirure yougoslave, maître de conférences à l’Université Paris-IX-Dauphine et collaboratrice régulière au Monde Diplomatique.MARDI LE 8 AVRIL À 19H dans la salle AM-050 du pavillon Hubert-Aquin à l’UQAM (métro Berri-UQAM) ///a marie allaire PRÊT-À-PORTER Le printemps est enfin arrivé La boutique.Marie Allaire vous offre les plus belles collections.HAUBER j~uuitc L/U/vet DINOVALIANO w TllllMflt •( anya de Lura LüCia bIaIsIl/eIr Tailles de 6 à 18 ans 1588, rue Fleury Est Montréal 384-4808 Nous payons les deux mes sur*tous les vetements printemps-ete jusqu’au 30 avnl Québec coupe et sous-traite Le gouvernement a signé 24 000 contrats de sous-traitance Van dernier PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Au moment même où il s’apprêtait à supprimer 15 000 postes dans la fonction publique et para-publique, le gouvernement du Québec signait, en 1995-96, plus de 24 000 contrats de sous-traitance pour une valeur de 501 727 100 $, une augmentation de 27 % par rapport à l’exercice 1994-95.Au chqpitre des services professionnels, entre autres, l’État a approuvé 13 999 contrats d’une valeur de 270 420 900 $.La Société québécoise de la main-d’œuvre en a signé 3712 pour plus de 77 millions de dollars et la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST) 2635 pour 29 millions.Dans les secteurs de la formation, du perfectionnement et ,de l’enseignement, les différents ministères et sociétés d’État ont signé, l’an dernier, 6033 contrats évalués à près de 86 millions.Les services informatiques et de technologies de l’information sont aussi de plus en plus offerts au secteur privé.L’an dernier, l’État a payé plus de 69 millions pour 1251 contrats, a précisé l’auteur du document, Claude Métivier, dans le dernier numéro (avril-mai 1997) de la revue Enjeux, publiée par le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec.«Comment peut-on expliquer la signature de plus de 69 millions de dollars de contrats dans le domaine des technologies de l’information, de 13,5 millions dans le secteur des communications et de 13,5 millions pour des conseillers en administration alors qu’il y a respectivement 79 personnes en attente d’un emploi permanent dans le corps d’emploi des analystes en informatique et en procédés administratifs, 38 agents d'information et de gestion financière et 74 attachés d’administration?», a demandé M.Métivier.Selon son analyse, si ces 191 personnes disponibles étaient engagées, elles ne coûteraient que 13,4 millions par an au trésor public, soit à peine 15,9 % de la valeur des contrats signés dans ces secteurs en 1995-96.«Si le gouvernement était de bonne foi, a-t-il précisé, il pourrait facilement et rapidement régulariser la situation de ces personnes, entre autres, en obligeant les ministères et organismes à faire appel aux fonds et services gouvernementaux.» L’augmentation moyenne de la valeur des contrats de services professionnels accordés en 1995-96 par rapport à l’année précédente pour les 100 ministères et organismes est de 44,7 %.Pour 46 d’entre eux, l’augmentation moyenne de la valeur des contrats atteint 165 %.Le ministère qui a le plus augmenté la valeur de ces contrats est celui du Revenu avec une croissance de 1516,9 %, soit de 343 100 $ (1994-95) à 5 547 500 $ en 1995-96.Selon l’auteur du document, cette forte tendance à la privatisation de plus en plus de services gouvernementaux rappelle «que la sous-traitance est aujourd’hui ce qu’était le patronage et les chemins de campagne au temps de Duplessis».Des flammes dans la navette Columbia Cap Canaveral, Floride (AP) — La navette spatiale Columbia s’est envolée hier pour une mission scientifique de 16 jours, essentiellement consacrée à l’étude du feu dans l’espace, tant pour lutter contre les incendies que pour mettre au point des carburants plus sûrs.Les sept membres d’équipage — dont Susan Still, la seconde femme pilote de la NASA—ont à présent deux semaines pour déclencher près de 200 mini-incendies en laboratoire, soit beaucoup plus que lors des missions précédentes.Les scientifiques voudraient connaître la vitesse de propagation des flammes en apesanteur afin de pouvoir mettre au point des carburants plus sûrs et des techniques de lutte contre le feu qui soient à la fois valables dans l’espace et sur Terre.Lors de ces expériences en vase clos, les flammes ne mesureront pas plus de dix centimètres.Leur combustion sera notamment alimentée par de l’hydrogène et du méthanol.«L’une des raisons pour lesquelles nous n’avions que très peu pratiqué ce genre d’expériences était précisément la sécurité.Mais on maîtrise cela maintenant», a expliqué Forman Williams, directeur du département des sciences de l’ingénierie à l’Université de Californie à San Diego.La navette est équipée d’extincteurs intégrés et il y en a cinq portables à bord.Dans le pire des cas, les astronautes pourront évacuer le laboratoire en feu, fermer le sas et faire le vide pour éteindre les flammes.Un petit incendie s’était déclaré pendant 90 secondes à bord de la station orbitale russe Mir en février, remplissant la cabine de fumée et contraignant ses occupants à enfiler un masque à oxygène.L’Américain Jerry Linenger, qui se trouve à bord de Mir depuis janvier, s’est dit très surpris de la rapidité avec laquelle la fumée s’était propagée.«La récente expérience survenue à bord de Mir ne fait que renforcer notre désir de mieux comprendre ce phénomène à la fois dam l'espace et sur Terre», a renchéri Joel Kearns, directeur du département de la microgravité à la NASA 1865-1997 X , JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA COMMUNAUTE grecque et les amis du patrimoine sont en deuil.A l’heure actuelle, il ne reste plus rien de cette fenêtre en arche, autrefois décorée de vitraux, sinon qu’un souvenir.Notre photographe a immortalisé hier pour une dernière fois les vestiges de l’église orthodoxe gre-ceque de la Sainte-Trinité, avant qu’ils ne soient démolis par la Ville de Montréal.La chapelle grecque, sise au 8, rue Sherbrooke Ouest, avait été ravagée par les flammes en 1986.Les projets de revitalisation de ce monument du patrimoine montréalais ont successivement échoué au cours de la dernière décennie.Les murs, en détérioration avancée, risquaient de s’effondrer.C’est pourquoi la ville a tout rasé.L’affaire de l’OTS est en suspens Québec (PC) — Ce n’est pas avant une dizaine de jours que le procureur de la Couronne affecté au dossier de l’Ordre du temple solaire décidera si des accusations seront portées contre l’un ou l’autre des trois survivants de la tragédie de Saint-Casimir.M1' Mario Tremblay a reçu hier matin une première version du rapport d’enquête de la Sûreté du Québec.Un rapport encore incomplet, de l’aveu même des policiers.Il y manque notamment les résultats de certaines expertises chimiques.M1' Tremblay pourrait ensuite prendre quelques jours avant de décider s’il autorisera la SQ à déposer des plaintes contre l’un ou l'autre des adolescents ayant échappé au drame.Hier, il a reconnu que le dossier est complexe et exceptionnel.EN BREF Ron Irwin se retire Sault Ste.Marie, Ontario (PC) — Le ministre fédéral des Affaires indiennes Ron Irwin a fait savoir qu'il ne sera pa§ candidat aux prochaines élections.Agé de 60 ans, M.Irwin a déclaré au quotidien Sault Star, jeudi, qu’il prenait sa retraite après avoir consacré 35 ans à la vie politique.M.Irwin, ancien maire de Sault Ste.Marie, a raconté que le premier ministre Jean Chrétien lui avait demandé de se présenter comme candidat libéral lors des prochaines élections mais qu’il avait refusé.Élu pour la première fois aux Communes en 1980, Irwin avait été victime de la vague conservatrice qui avait balayé le pays en 1984.11 avait été réélu en 1993.Un pays en santé Londres (PC) — Une nouvelle étude portant sur les soins de santé à travers le monde classe le Canada parmi les pays les plus en santé.Healthcare International a placé le Canada au quatrième rang parmi 27 pays industrialisés, après la Suède, Israël et les Pays-Bas.Lors d’une comparaison sur l’exercice de la médecine dans 15 pays, le Canada a même fait mieux en se classant au deuxième rang derrière la Suède.Les analystes ont utilisé 12 facteurs différents pour établir la liste des pays les mieux portants.Ginsberg se meurt New York (AFP) — Le poète américain Allen Ginsberg, 70 ans, un des chefs de file de la beat generation, est atteint d’un cancer du foie qui devrait lui être fatal d’ici quatre à 12 mois, a-t-on appris hier auprès de son médecin à New York.Né dans le New Jersey, étudiant à l'université Columbia de New York, Ginsberg a fait irruption sur la scène littéraire en 1956 avec Howl and Other Poems, un recueil qui fut une bible pour le mouvement beat auquel il a participé avec Jack Kerouac, William Burroughs ou Gregory Corso.La francophonie sur Internet Genève (AFP) — Un plan d’action pour la francophonie sur Internet, préconisant de «démocratiser l’accès aux inforoutes», a été adopté hier, à Genève, en conclusion d’une réunion intergouvemementale de trois jours qui préparait une réunion ministérielle prévue en mai à Montréal.Les experts représentant 49 États et gouvernements de la francophonie ont mis l’accent sur la nécessité d’un «développement solidaire de l’espace francophone» aidant les pays du Sud et de l’Est à accéder à la société de l’information.Un projet de déclaration en ce sens sera soumis aux ministres de la francophonie responsables des «inforoutes», qui se réuniront à Montréal.Dent pour œil Londres (AP) — Opération médicale étonnante en Grande-Bretagne: un homme de 62 ans a retrouvé partiellement la vue grâce à une cornée artificielle réalisée à partir d’un morceau de l’une de ses dents et de sa mâchoire, greffée sur son œil gauche.Bhimji Varsani est le premier Britannique à subir cette procédure de «kératopro-thèse ostéo-odontale» mise au point par le professeur italien Giancarlo Falcinelli.Son opération est un succès.En novembre, un chirurgien dentiste lui a extrait une canine supérieure et un morceau d’os de mâchoire, qui ont ensuite été façonnés sous la forme d’une plaque incurvée de neuf mm de long, six mm de large et trois mm d’épaisseur.Ce dispositif a ensuite reçu une lentille optique en plastique de façon à constituer une cornée artificielle, et le tout a été placé sous la peau d’une joue de M.Varsani, afin de permettre au tissu vivant de se développer sur la prothèse.7 T m d o I n.Tÿfyh ! Uv’.v.v.v; Rouge à Levres (exclusif au Québec) LAUNDRY SHELLI SEGAL QJ uteq-utuume.1 PARIS Votre Horn.PARIS TOM BOLIN I DONNA 277, av.Laurier Ouest • 270-6154 413, St-Jacques Ouest, Centre de Commerce Mondial • 844-9125 PRINTEMPS 1 997 VETEMEINTS ET ACCESSOIRES DE QUALITÉ POUR HOMMES 277, av.Laurier O 5107, av.du Parc 277-7558 383, St-Jacques O.Centre de Commerce Mondial 281-7999 ES g De retour au Parlement Rassemblement référendaire ?LE politique Un menu chargé à la veille des élections 48 projets de loi attendent toujours d'être adoptés par la Chambre des communes ou le Sénat Lundi prochain, les députés fédéraux reprendront le chemin du Parlement pour ce qui s’annonce comme la dernière ligne droite avant la prochaine campagne électorale fédérale.Le menu législatif est encore très chargé et plusieurs projets de loi importants figurent au programme.Conscient du peu de temps qui lui reste, le gouvernement a établi ses priorités.Il devra toutefois compter sur la coopération du Sénat et de l’opposition pour les réaliser.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les libéraux fédéraux devront faire leur deuil de plusieurs projets de loi s’ils décident de tenir des élections le 2 juin prochain.Un scrutin tenu ce jour-là exigerait de dissoudre le Parlement le 26 avril prochain, soit dans trois semaines.Impossible, dans un si court laps de temps, d’éplucher les 48 projets de loi qui attendent toujours d’être adoptés par la Chambre des communes ou le Séijat.A la veille d’un scrutin où il veut faire des gains au Québec, le gouvernement libéral ne peut ignorer la promesse du ministre de la Justice Allan Rock de présenter des mesures législatives pour combattre les bandes de motards criminalisées.Il doit aussi faire un geste en faveur de l’amendement constitutionnel mettant fin aux commissions scolaires confessionnelles au Québec.Conscient du peu de temps qui lui reste, le gouvernement a fait des choix.Le ministre du Travail et leader parlementaire adjoint, Alfonso Gaglia-no, en a donné un avant-goût en Chambre le 20 mars dernier.Le gouvernement veut que soient adoptés trois ou quatre projets budgétaires et que soient étudiés 18 projets de loi, certains n’ayant traversé que l’étape de la première lecture.M.Gagliano réduit rapidement sa liste quand on lui demande de déterminer les vraies priorités du gouvernement.«C’est la fin de ce Parlement.On pourrait aller jusqu’en 1998 mais il semble qu’on y mettra fin en 1997, alors il y a beaucoup de pression de la part de chaque ministre mais il y a des projets prioritaires pour le gouvernement, surtout ceux des Finances et ceux de la Justice», reconnaît-il en entrevue.Les partis d’opposition ont eux aussi leurs projets préférés.«La loi anti-motard et la modification de l’article 93 de la Constitution sont pour nous des priorités.On veut que ça se règle avant les élections.Mais si on veut régler en une journée, on peut le faire avec la collaboration de l’opposition», d’indiquer la leader parlementaire bloquiste Suzanne Tremblay.Le défi est de taille pour le gouvernement car s’il peut imposer son rythme à la Chambre des communes, il ne peut pas le fare aussi aisément au Sénat où libéraux et conservateurs sont à égalité.Les sénateurs ont démontré par le passé qu’ils n’aimaient pas être bousculés, surtout lorsqu’il s’agit d’étudier des projets de loi qui soulèvent une controverse dans les régions.Le dernier en titre est sûrement le projet C-71 qui restreint sévèrement la commandite des compagnies de tabac.On ignore encore le sort que les sénateurs lui réservent La liste de M.Gagliano n’est pas exempte de sujets litigieux.On songe au projet modifiant la gestion des ports et de la voie maritime du Saint-Laurent qui inquiète bien du monde au Québec ou encore les amendements à la loi sur les Indiens, qui ont été rejetés par la plupart des chefs autochtones, ou le projet de loi concernant la protection des espèces en péril maintenant dénoncé par les environnementalistes.D’autres projets, qui sont chers au gouvernement, pourraient avoir la vie plus facile, en particulier trois projets modifiant le Code criminel.Le premier projet limite l’accès d’un accusé aux dossiers personnels d’une victime d’agression sexuelle (C-46).Le second s’attaque à la prostitution infantile, au tourisme sexuel impliquant des enfants, au harcèlement criminel et aux mutilations des organes génitaux féminins (C-27).Le dernier apporte une série de changements techniques au Code, comme des modifications aux règles de preuve (C-TQ.Les deux premiers projets ont déjà été inscrits à l’ordre du jour des travaux de la Chambre de lundi.Bloquistes et réformistes appuient ces trois projets mais le Bloc donne priorité au projet C-17 qui, selon lui, pourrait être modifié pour donner plus de pouvoirs à la police dans sa lutte aux bandes de motards criminalisées.Aucun des partis d’opposition ne parle d’obstruction mais on prévient que leur coopération aura un prix.«On n’accepterait pas d’accélérer uniquement l’adoption des projets qu’ils veulent sans qu’ils prennent en considération ce qu’on veut», avertit Mme Tremblay.Bureau contre Charest dans Sherbrooke Sherbrooke (PC) — Les libéraux fédéraux misent beaucoup sur la candidature de Me Martin Bureau dans Sherbrooke pour faire la lutte au chef du Parti conservateur, Jean Charest.M” Bureau, qui a notamment été président des Jeux du Québec à Sherbrooke en 1995, et porte-parole du Comité du NON au référendum organisé par le gouvernement provincial, poursuit activement sa réflexion.«J’ai encore beaucoup de choses à vérifier.Je dois regarder ça avec mes partenaires.Et comme je suis un homme de famille, je dois consulter très sérieusement mes proches, de commenter Me Bureau.De se lancer dans une telle affaire demande beaucoup de réflexion.» La candidature possible de Mc Bureau démontre clairement que les libéraux de Jean Chrétien n’entendent ménager aucun effort pour ravir au chef du PC son siège qu’il détient depuis 1984.Plus que toute autre, la possible entrée en scène de M1' Martin Bureau à titre de candidat libéral provoquerait une onde de choc susceptible de déstabiliser bon nombre de rnP Pour chats , seulement! > • soins dentaires complets • soins médicaux et chirurgie • toilettage et pension • nourriture et articles divers Chois Montréal Clinique vétérinaire pour chats Charles Bradley D.V.M.[g] 1830, rue Sherbrooke o.ouy (514) 939-2287 fédéralistes dans la circonscription de Sherbrooke.Pour une société en apprentissage Maurice HARVEY Afin d’assurer une meilleure gestion de notre société, Maurice Harvey propose la psychopédagogie de l’apprentissage, une approche qui favoriserait un renouvellement en politique, dans le système scolaire, dans le secteur de la santé et en environnement.192 pages* 19,95$ EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE ou chez Distribution de livres UNIVERS Tél.(418) 831-7474 ou 1 800 859-7474 Téléc.(418) 831-4021 ;; Commission d’enquête sur la Somalie Le bâillon gouvernemental soulève l’indignation En plus d’appliquer le bâillon aux travaux de la commission d’enquête sur la Somalie, le gouvernement fédéral l’empêche maintenant de faire rapport sur la torture et l’assassinat d’un jeune Somalien et sur les allégations de camouflage au plus haut niveau du ministère de la Défense nationale et de l’Etat.JOCELYN COULON LE DEVOIR La décision du gouvernement fédéral de limiter le mandat de la commission a provoqué l’indignation hier.Le Bloc québécois a vivement protesté en soulignant que le procédé utilisé était aberrant et visait à «tout faire pour protéger l'establishment des Forces armées [.] et les amis du gouvernement qu’il représente».Plusieurs avocats, représentants des témoins devant la commission, ont affirmé que cette décision «était une farce et une risée».Pour sa part, le ministre de la Défense nationale Doug Young a affirmé hier que ce sont les Canadiens qui, au bout du compte, «détermineront si nous avons agi dans les meilleurs intérêts des Forces armées et du Canada».Jeudi soir, le bureau du Conseil privé a annoncé que le gouvernement du Canada a adopté un nouveau décret pour modifier le mandat de la commission d’enquête pour se conformer à un jugement de la Cour fédérale.Selon le communiqué du Conseil privé, «la Commission est tenue d’aborder tous les éléments prescrits dans son mandat à l’égard de la période précédant le déploiement, mais pourra à sa discrétion faire rapport sur le reste».Comme la commission d’enquête a déjà indiqué n'avoir pas le temps d’examiner d’autres questions que le pré-déploiement et l’incident du 4 mars 1993, où un Somalien a été tué, elle ne pourra pas, décemment, «faire rapport sur le reste», c’est-à-dire sur le déploiement et sur l’après-déploiement, les moments les plus critiques du scandale de la Somalie.En janvier dernier, le ministre de la Défense nationale Doug Young a ordonné à la commission d’enquête de mettre fin à ses travaux le 31 mars et de remettre son rapport au plus tard le 31 juin.Cette décision a été vigoureusement critiquée par le président de la commission, le juge Gilles Létourneau, et ses deux collègues commissaires.Quelques semaines plus tard, John Dixon, un conseiller politique de l’ancienne ministre de la Défense Kim Campbell, a contesté devant la Cour fédérale la légalité du geste du ministre.La semaine dernière, la juge Sandra Simpson lui a donné raison et a déclaré illégale la décision du ministre.Le gouvernement canadien a fait appel de ce jugement.Dans sa décision, la juge a décrété que la commission pouvait reprendre ses travaux jusqu’à ce que le gouvernement lui accorde la prolongation qu’elle demande ou modifie son mandat.C’est cette dernière option que le gouvernement a choisi de mettre en pratique jeudi.Réagissant à la décision de M.Young de limiter leur mandat, les trois commissaires ont émis hier un communiqué laconique, mais tout aussi sibyllin que le nouveau mandat, qui laisse place à une large interprétation.«Les commissaires vont se conformer à tout arrêté en Conseil légal qui respecte leur capacité de rendre compte en entier et à fond de tous les éléments de leur mandat, dans la mesure du possible compte tenu des circonstances.» Une source à la commission d’enquête a expliqué au Devoir que les commissaires ne se prononceraient pas sur la légalité du nouveau mandat «mais que si d’autres personnes voulaient le faire, libre à eux».Si la décision gouvernementale respecte la lettre du jugement Simpson, elle n’en respecte manifestement pas LE DEVOIR .'"'r *0.^ De gauche à droite, les commissaires Peter Desbarats, le juge Gilles Létourneau et Robert Rutherford au début des audiences de la commission.l’esprit.En effet, dans les attendus de sa décision, Mme Simpson a porté un jugement sévère sur l’attitude du gouvernement et a démoli complètement sa thèse voulant que la commission a eu suffisamment de temps pour enquêter.(Les propos de la juge sont une traduction libre.) Rappelant que la commission s’était fait confier un mandat comprenant 19 questions sur lesquelles enquêter, la juge a écrit que les commissaires se sont acquittés de leurs tâches «avec diligence».«Toute insinuation laissant entendre que la commission ne s’est pas acquittée de sa tâche serait totalement inapproprié», écrit-elle.«Ce n’était pas une commission d'enquête qui avait perdu le contrôle» de ses travaux.M.Young a décidé de mettre fin aux auditions de la commission parce qu’il estimait que celle-ci avait accumulé suffisamment de preuves au cours des deux dernières années pour produire un rapport sur l’affaire de la Somalie.M.Dixon a contesté cette vision des choses et a demandé à la Cour fédérale si le gouvernement pouvait mettre fin à la commission d’enquête au moment où il le jugeait approprié.Non, a répondu catégoriquement la juge Simpson.Une commission d’enquête n’est pas une officine gouvernementale qui peut être dirigée ou démantelée selon la bonne volonté du gouvernement.Une commission est indépendante dans ses décisions de mener à bien son mandat, écrit-elle.«Cette indépendance doit signifier qu’il appartient aux commissaires [.] de décider le moment où ils considèrent avoir entendu ou reçu les éléments de preuve pouvant suffire à faire les constats nécessaires pour étayer les conclusions de leur rapport, écrit-elle.A mon avis, le gouverneur général en conseil n’est pas autorisé à décider quand la Commission a reçu suffisamment de preuves.» La juge reconnaît que le gouvernement peut changer le mandat pour le limiter.Toutefois, elle lui demande de le faire dans des termes clairs qui rendraient le gouvernement «responsable de la décision de réduire la portée du mandat».Cette précision de la juge a pour but d’éviter que l’on accuse la commission de ne pas avoir rempli son mandat, comme l’a souvent suggéré le ministre Young.Raphael Schachter, un avocat qui représente un témoin important, a déclaré hier que les Canadiens n’avaient pas attendu deux ans «pour savoir ce qui s’était déroulé avant le déploiement des troupes» en Somalie.«Ils veulent savoir ce qui s’est passé en Somalie et à Ottawa.» «Ce n’était pas une commission d’enquête qui avait perdu le contrôle de ses travaux» Faculté des sciences sociales • Université d’Ottawa universitaire Nos départements et écoles : Criminologie, psychologie, science économique, science politique, sciences du loisir, sociologie et service social* ‘Études de maîtrise uniquement.Nos édîHI-* programmes interdisciplinaires : Études des femmes, Études canadiennes, administration et politiques publiques.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec : Université d’Ottawa - L'admission a/s de la Faculté des sciences sociales 550 Cumberland, C.P.450, Succursale A Ottawa (Ontario) K1N6N5 Tél.: (613) 562-5800 poste 1727 Tous les cours sont offerts en français; on peut répondre à toutes les questions d'examen et réaliser tous ses travaux dans la langue de son choix (français ou anglais).Il est aussi possible de suivre des cours en anglais.¦ Le meilleur régime de bourses pour les programmes universitaires des r, 2* et 3* cycles en langue française au Canada.¦ Bourses d’excellence (renouvelables) à l'admission et bourses au mérite pour 1er cycle.B Bourses d’assistanat et de recherche pour les étudiants et étudiantes des 2* et 3* cycles.LeDGE en appellera du jugement Tingley Québec (PC) — Le directeur général des élections, Pierre F.Côté, a décidé hier d’en appeler du jugement Tingley annulant les accusations portées contre des individus et entreprises de l’Ontario impliqués dans l’organisation du rassemblement référendaire pro-fédéraliste du 27 octobre 1995 à Montréal.M.Côté invoque le fait que pour connaître le lieu où une dépense réglementée a été faite, il aurait fallu se référer non pas au sens courant du mot dépense, comme le propose le jugement de la Cour supérieure, mais à la définition de cette expression que l’on trouve dans la Loi sur la consultation populaire.Le directeur général des élections estime aussi qu’en assumant le coût du fi-ansport des manifestants jusqu’à Montréal, les défendeurs (Aurèle Gervais, Ken Sinclair, Ginsberg Gin-gras et Associés inc., Conquest Tours, IEC Holden Inc et Algonquin College Student Association) «ont utilisé un service dans le but de favoriser l’option du Non et ce, sans l’autorisation de l’agent officiel du Comité des Québécois pour le NON».M.Coté en vient à la conclusion que «le lieu où la commande et le paiement du transport ont été faits n’est pas pertinent pour établir l’endroit de l’infraction».Selon lui, le juge Tingley ne pouvait pas, en droit, «déduire» que l’infraction a été commise hors du territoire du Québec.«De plus, a souligné M.Côté, il n’était pas saisi de la question du caractère soi-disant extra-territorial de l’infraction.» EN BR E F Menace aux Postes Ottawa (PC) — La Société canadienne des postes réévalue les tournées effectuées par les facteurs et pourrait éliminer ainsi 400 emplois.Le président du Syndicat des travailleurs des postes a déclaré hier que la société l’a informé qu’elle cherchait à réduire chaque trajet de dix minutes dans le cadre d’une restructuration.NOUVEAUTÉ ETAPES D’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS En quatrième secondaire Ninon Carmant 392 pages, 15,80$ La nouvelle littéraire relève du genre romanesque dont elle a toutes les caractéristiques.Comme le roman, elle est le récit de faits réels ou fictifs (mais vraisemblables), ordinairement tragiques et généralement inconnus.De là vient l’appellation de nouvelle, dans le sens journalistique du terme.À la vérité, la nouvelle littéraire est un récit imagé, «bref et concentré» qui vise à donner «l'impression de la réalité».Elle se situe entre le roman et le conte.Ce qui la distingue du conte, c’est l’exclusion du merveilleux.Ce qui la distingue du roman, c’est son étendue.Alors que le roman retrace l’évolution des personnages dans le temps, la nouvelle, «simple et brève» met en lumière un seul aspect du personnage.Elle se lit d'un trait, ne comporte pas de divisions en chapitres ou en parties, comme la plupart des romans.Drame d'une grande densité, la nouvelle littéraire exige concision, netteté, une parfaite maîtrise de la langue et un grand talent de narrateur.LIDEC inc.4350, avenue de l'Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http://vs7ww.Iidec.qc.ca A1C L E I) E V 0 I R .L E S S A M E |) | 5 |.; t I) I M A N C II E (> A V It I L I !) !) 7 A (5 ) :-?LE DEVOIR ?L E M 0 NI) E REVUE DE PRESSE La guerre civile au Zaïre Une «loi 101» américaine?Faut-il une «loi 101» pour protéger l’anglais aux États-Unis?La question n’est pas absurde, si l’on considère qu’un État comme la Californie — selon certaines projections — sera à majorité hispanophone dans 50 ans.La question agite de plus en plus la presse américaine.François Brousse au J Le Devoir « O La presse m clu monde n va conquérir le Nord non pas en faisant la guerre, mais en faisant l’amour», déclarait il y a quelques années Heberto Castillo, politicien en vue du Parti révolutionnaire démocratique mexicain.Émigrer au Nord, faire des petits, diffuser l’espagnol: voilà la nouvelle Reconquista qui inquiète tant les Américains., The Atlantic Monthly pose ce mois-ci la question: \Should English Be the Law?» L’auteur, Robert King, plaide pour le non-interventionnisme linguistique malgré les avan-çées de l’espagnol.• L’anglais n’est pas langue «officielle» aux États-Unis: les Pères fondateurs étaient restés muets sur le sujet Mais la force économique américaine, dans la foulée mondiale du colonialisme britannique, avaient amplement suffi à régler la question.Enfin, croyait-on.’ Aux débuts de la colonie, rappelle l’auteur, certains avaient craint la concurrence de l’allemand.Aujourd’hui, par un ironique retour des choses, l’espagnol faif une percée dans plusieurs zones des États-Unis — principalement en Floride et en Californie.Dans certains domaines, on ne peut plus faire carrière à Miami ou à San Diego si on ne parle pas l’espagnol.C’est ce qui pousse certains politiciens à militer pour le Official English.en faisant passer,des Résolutions décrétant l’anglais unique langue officielle.À ce jbur, au moins dix États américains ont adopté de telles résolutions.' «La majeure partie de l’anxiété linguistique aux États-Unis est probablement alimentée par “le problème du Québec”», écrit King.Le Québec, tout comme les questions tchéco-slovaque ou serbo-croate, revient plusieurs fois dans l’article.Mais le Québec, contrairement aux autres, «c’est notre voisin».A la suite d’un exposé où il affirme que la langue représente, dans l’histoire contemporaine, l’un des principaux facteurs d’identification nationale, l’auteur plaide néanmoins pour le laisser-faire, faisant valoir que l’anglais est assez fort pour se défendre tout seul.L’article comprend certaines imprécisions, lorsque par exemple il exagère la différence entre le serbe et le croate Gangues semblables à 95 %), ou minimise celle entre le tchèque et le slovaque — deux langues vraiment distinctes.Ses évocations du cas québécois sont contradictoires.Dans un paragraphe, il affirme qu’«il n’y a rien que puisse faire le gouvernement d’un pays libre pour forcer ses citoyens à préférer une langue à une autre».Mais dans le paragraphe suivant, il écrit que «les lois linguistiques québécoises donnent un monopole virtuel au français».¦ En tout état de cause, «l’espagnol ne menace pas l’anglais aux États-Unis», et rien ne serait, selon l’auteur, plus maladroit que d’accorder une importance exagérée à cette question.La recette?Cette «négligence bienveillante» qui a assuré jusqu’à aujourd’hui la paix linguistique aux États-Unis.?Autre publication américaine qui donne le ton aux débats intellectuels, The New Yorker (847 000 exemplaires) publie dette semaine un article percutant sur un douloureux sujet lès relations judéo-chrétiennes., D’une façon originale, James Carroll demande comment l’Église peut concilier le dogme de l’infaillibilité papale et le fàit qu’elle a erré sur la question juive, au cours de la Deuxième Guerre mondiale.Dans ce long article, l’auteur rappelle que Jean-Paul II, par son rapprochement avec les autorités juives, par ses déclarations fortes sur «nos péchés», sur «les souffrances des juifs», sur «la soeur aînée de l’Église», a mis beaucoup d’eau dans son vin.Mais tout cela, semble-t-il, ne suffit pas.«Le fait que Jean-Paul Hait réaffirmé l’idée de l’infaillibilité papale, tout en démontrant une sympathie sans précédent pour les Juifs, voilà le grand paradoxe de sa papauté.Paradoxe qui pourrait devenir sa tragédie.Parce que ce qu’il faut, ce n’est pas un ajustement des attitudes envers les Juifs, mais bien plutôt des attitudes envers la prétention de l’Eglise à être la conscience du monde.» ?Dans un écho lointain, l’écrivain israélien Yoram Kaniuk écrit dans les pages du petit quotidien allemand Frankfurter Rundschau (189 000 exemplaires) qu’il faut «cesser d’utiliser Auschwitz à des fins politiques».Kaniuk fait allusion à une récente visite de sportifs allemands à Yad Vachem fie mémorial de l’Holocauste), qui a dégénéré selon l’auteur en une «sinistre mise en scène de la mémoire».«Yad Vachem n’a jamais été destiné à jouer ce rôle de lavage programmé de la conscience, à être le Disneyland israélien, un site touristique pour le deuil, l’humiliation et l’horreur.» ?Un mot, pour finir, sur la manifestation de 50 000 personnes qui a accueilli, Samedi saint à Strasbourg, les congressistes du Front national.Toujours militant.Libération diagnostique un «printemps de la politique» dans ce succès qui a efficacement rejeté dans l’ombre le congrès lui-même.«La question du FN était traitée sur un mode strictement défensif, on a basculé dans un rapport de nature offensive», analyse le directeur Serge July.Sur le même registre, le General Anzeiger allemand opine que Jean-Marie Le Pen «a perdu la bataille de Strasbourg qu’il avait lui-même engagée».Les nouvelles avancées rebelles menacent les pourparlers de Pretoria À Kinshasa des diplomates ont estimé hier que la situation s’était compliquée après la nomination, à la tête du gouvernement, d’Étienne Tshisekedi, qui est critiqué de toutes parts.Dans ce contexte, les émissaires du chef rebelle Laurent Kabila doutent de la sincérité des négociateurs gouvernementaux et menacent de claquer la porte des discussions.D’APRÈS REUTER ET L’AFP Kinshasa — La confusion politique croissante à Kinshasa et de nouvelles avancées rebelles au Kasai et au Shaba menaçaient hier les premiers pourparlers directs entre les autorités zaïroises et l’AFDL prévus aujourd’hui en Afrique du Sud.Jugée en danger par le haut commissaire adjoint sud-africain à Londres, la tenue de ces premières discussions entre représentants de Kinshasa et de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre a pourtant été confirmée par Pretoria.Dans un bref communiqué, le ministère des Affaires étrangères sud-africain précise que les discussions débuteront comme prévu aujourd’hui à lOh au siège du gouvernement, Union Buildings, à Pretoria.Mais cette confirmation est intervenue alors que l’on signalait l’entrée des rebelles dans Mbuji-Mayi, la capitale du diamant située dans la province du Kasai oriental, désertée par l’armée régulière.«D’après nos informations, les forces rebelles sont entrées dans la ville», a-t-on appris de source minière en contact radio avec Mbuji-Mayi.La plupart des soldats zaïrois ont fiai vers l’ouest dans des véhicules volés, après avoir pillé dans la journée les commerces et les locaux des marchands de diamants.Selon des expatriés, les soldats des Forces armées zaïroises (FAZ) se sont emparés de véhicules appartenant à La Minière de Bakwanga (MIBA), compagnie publique d’extraction de diamant.Par la suite, Laurent-Désiré Kabila a précisé que ses hommes se trouvaient en fait à moins de dix kilomètres de Mbuji-Mayi.Lu-bumbashi, la capitale de l’ex-Katanga, restait elle sous la menace des forces rebelles.Signe de la nervosité des autorités de la seconde ville du pays, huit journalistes étrangers ont été expulsés sans explication et reconduits hier à Kinshasa.La production de diamants du Kasaï-oriental représente une fortune d’au moins un milliard $ par an, soit environ l’équivalent du budget national du Zaïre.Mais la production officielle de diamants du pays, essentiellement exploitée au Kasaï-oriental est, selon le Comptoir national d’expertise, de l’ordre de plus de 300 millions $ par an.Selon différentes sources, cette commercialisation officielle ne représente que la pointe de l’iceberg, soit environ 30 % de ce qui est extrait et commercialisé en fraude.Par ailleurs, des diplomates ont estimé à Kinshasa que la situatiçn s’était compliquée après la nomination d’Étienne Tshisekedi à la tête du gouvernement approuvée mercredi par le maréchal-président Mobutu Sese Seko.Tshisekedi s’est attiré les critiques de ses propres sympathisants en prononçant jeudi la dissolution du Parlement de transition.Les dirigeants de la mouvance présidentielle ont proposé l’ouverture de négociations d’urgence avec les dirigeants pro-Tshisekedi pour obtenir la destitution du nouveau chef de gouvernement «Nous n’avons pas destitué Tshisekedi, il s’est destitué lui-même», expliquait hier à Reuter le vice-président de la mouvance présidentielle au sein du Parlement de transition, Mu-tombo Bakafu Asenda.Dans ce contexte, les pourparlers de paix de Pretoria se présentent mal, ce que traduit la méfiance affichée par les émissaires de Laurent Kabila.Doutant de la sincérité des négociateurs de Kinshasa, Bizima Karaha, commissaire aux Affaires étrangères de Kabila, a laissé entendre que la délégation pourrait claquer la porte des discussions si elles ne débutaient pas à l’heure prévue.REUTERS Mobutu Sese Seko Israël croit avoir l’appui de Washington L'idée d'accélérer le suivi des accords d'Oslo laisse les Palestiniens perplexes DAVID SILVERMAN, REUTERS De nouveaux accrochages ont eu lieu hier en Cisjordanie.¦ : :-w ' KARIN LA U B ASSOCIATED PRESS Jérusalem—A quelques jours de la rencontre à Washington entre Bill Clinton et Benyamin Nétanyahou, Israël a affirmé hier que les États-Unis étaient en train de reprendre à leur compte sa proposition d’accélérer les pourparlers sur la dernière phase des accords d’Oslo avec les Palestiniens.Mais ces derniers se montrent plus que réticents.Alors que plusieurs militants islamistes soupçonnés de préparer des attentats en Israël ont été récemment arrêtés par les autorités israéliennes, M.Nétanyahou a menacé de recourir plus systématiquement à l’armée pour ramener le calme.De nouveaux accrochages ont d’ailleurs eu lieu hier en Cisjordanie, faisant au moins 16 blessés.Selon la radio israélienne, M.Nétanyahou a réuni autour de lui ses principaux ministres et leur a indiqué que la proposition américaine n’avait pas encore été formulée, mais qu’elle reprenait dans les grandes lignes celle de l’État hébreu qui consiste à avancer les négociations sur la phase finale des accords d’Oslo et de tout régler en bloc d’ici six à neuf mois, alors que la date-butoir originelle était de mai 1999.«Mener des négociations intensives sur le statut définitif nous convient, mais ce que Nétanyahou essaie en réalité de faire, c’est de se débarrasser des phases intérimaires», a déclaré hier à l’Assodated Press le négociateur Hassan Asfour.Les Palestiniens craignent notamment qu’Israël ne respecte plus ses promesses concernant le retrait en trois phases de ses forces de Cisjordanie à partir de la mi-1998.La colère de la rue n’était pas retombée hier et surtout en Cisjordanie où, tant à Hébron qu’à Bethléem, plusieurs dizaines de Palestiniens ont lancé des pierres sur des militaires israéliens.Ces derniers ont répliqué en tirant des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc.Ces violences — sans parler des trois attentats-suicides perpétrés par des kamikazes palestiniens contre des cible,s israéliennes — sont devenues quotidiennes depuis que l’État hébreu a entrepris de construire une nouvelle colonie juive le mois dernier près du secteur arabe de Jérusalem.Ce sont ces violences qui ont poussé M.Nétanyahou à prononcer un discours sans concessions jeudi soir devant son parti, le Likoud, et au cours duquel il a répété que la colonisation juive se poursuivrait aussi bien sur le territoire du Grand Jérusalem qu’en Cisjordanie et même dans la bande de Gaza H a laissé entendre que, «contrairement au gouvernement précédent», il «envisageait toutes les possibilités disponibles, toutes les options», une phrase qui a été comprise comme une menace d’une plus grande implication de l’armée.Il répondait à une question de membres du Likoud qui s’étonnaient que le gouvernement ne soit pas plus ferme,contre les islamistes.A ce sujet, les services spéciaux israéliens ont arrêté cette semaine un groupe de neuf personnes du Hamas (Mouvement de la résistance islamique), rapporte le quotidien Yediot Ahronot dans son édition d’hier.Ds ont été interpellés dans la région d’Hébron et préparaient apparemment des actions à l’intérieur d’Israël.Accusés d’encourager ces violences, les dirigeants palestiniens ont reçu hier le soutien du chef du Shin Bet (sécurité intérieure), Ami Ayalon, qui a assuré le gouvernement que M.Arafat faisait de son mieux pour prévenir les attentats.Le procureur généra] palestinien Khaled Kidreh a ainsi annoncé que les forces de sécurité palestiniennes avaient interpellé cette semaine plusieurs militants du Djihad islamique.Selon des responsables américains, Bill Clinton pourrait demander lundi à M.Nétanyahou de geler sa politique d’implantation ou de faire un geste en ce sens.Une odeur de mort flotte sur la Commission des droits Des femmes continuent d'êtres violées, vendues et même brûlées vives dans le monde ASSOCIATED PRESS Genève — En Europe de l’Est, des femmes sont vendues à des réseaux de prostitution.D’autres sont victimes de viols collectifs en Afrique du Sud ou encore brûlées vives en Inde.Un état des lieux alarmant dénoncé dans le dernier rapport de l’ONU sur la violence, notamment sexuelle, contre les femmes.Radhika Coomaraswamy, enquêteur de l’ONU sur les droits de l’homme et auteur du rapport, exhorte la communauté internationale à prendre des mesures pour lutter contre les viols, trafics de femmes et autres pratiques de certains mouvements extrémistes religieux.M"10 Coomaraswamy, qui s’est rendue en Afrique du Sud, en Pologne et au Brésil l’an dernier, a fixé son attention sur les formes de violence les plus inquiétantes contre les femmes dans ces pays.Un exemple: le viol collectif est devenu une sorte de «divertissement du samedi soir» pour des bandes sud-africaines.«Ce crime terrifiant pratiqué par des bandes est considéré par les hommes comme un loisir, comme boire de l’alcool ou jouer aux cartes», explique-elle dans son rapport présenté jeudi à Genève.Selon elle, un chef local a même confié à une commission d’enquête des droits de l’homme que le «viol n’est pas un crime; c’est seulement un jeu».L’Afrique du Sud, qui arrive en deuxième position dans le monde pour le taux de criminalité, pourrait même avoir le niveau le plus élevé pour les viols, avec 36 888 cas rapportés chaque année qui représenteraient seulement 1/36 des viols réellement commis, souligne l’auteur du rapport.Le trafic de femmes d’Europe de l’Est vers l’Europe de l’Ouest constitue une autre préoccupation majeure de Mme Coomaraswamy.Comme d’autres pays d’Europe de l’Est, la Pologne est devenue une plaque-tournante pour recruter des jeunes femmes en leur proposant des emplois bien payés à l’Ouest.Une fois sur place, les trafiquants les obligent à se prostituer.Mme Coomaraswamy parle aussi de cer- taines formes d’extrémisme religieux qui peuvent avoir des conséquences particulièrement horribles.Selon elle, de nombreuses communautés maltraitent les veuves et, dans certaines régions de l’Inde, une femme peut être immolée après la mort de son mari.Elle cite le cas de Roop Kanwar, une jeune femme de Deorala (Rajasthan) dont le mari est mort moins de huit mois après leur mariage, en 1987.Vêtue d’une parure nuptiale, elle a été immolée avec le corps de son mari devant 4000 spectateurs.Mais les pays pauvres ne sont pas les seuls à être coupables de violences contre les femmes.«La violence contre les femmes, le viol et la violence sexuelle sont universels, dépassant les frontières et les cultures, utilisés dans tous les pays et toutes les cultures comme des armes de dégradation et de terreur contre les femmes», a-t-elle déclaré.Pour endiguer cette violence, Mme Coomaraswamy propose de mener des actions préventives dans les écoles en valorisant la notion d’égalité des sexes, d’entraîner les policiers à lutter contre ces problèmes.Elle invite aussi les pays du monde à partager leurs informations et leurs expériences sur la façon dont leur système judiciaire gère cette violence contre les femmes.selon AI La peine capitale progresse, REUTER Genève — Amnesty International a annoncé hier que le nombre des exécutions capitales dans le monde a atteint en 1996 le record de 4200, et a appelé à l’abolition de la peine des mort dans tous les pays où elle est encore pratiquée.La Chine occupe le haut du tableau dressé par Amnesty, avec 3500 exécutions en 1996.Viennent ensuite l’Ukraine (169 exécutions), la Russie (au moins 140) et l’Iran (110).Selon l’association de défense des droits de l’homme, le nombre de prisonniers exécutés en 1996 a augmenté de 30 % par rapport à 1995.Celui des condamnations à mort est passé de 4165 à 7017, soit le plus haut chiffre jamais enregistré par Amnesty.L’organisation critique particulièrement la Chine, qu’elle accuse d’avoir multiplié les exécutions depuis avril, dans le cadre de sa campagne de lutte contre la criminalité.La Commission des droits de l’homme de l’ONU a adopté jeudi une résolution exhortant les pays pratiquant encore la peine capitale à l’abolir ou tout au moins à y recourir le moins, possible.Parmi les pays occidentaux, les États-Unis ont été les seuls à voter contre ce texte, pourtant juridiquement non-contraignant.La résolution a été approuvée par 27 voix pour, 11 confre et 14 abstentions.La Chine, l’Algérie, l’Égypte, l’Indonésie, le Japon et la Corée du Sud comptent parmi les nations qui l’ont rejetée.La Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, l’Afrique du Sud et sept pays d’Amérique latine ont notamment voté en faveur de la résolution.La Grande-Bretagne est le seul pays européen qui se soit abstenu.L’année dernière, la Commission internationale des juristes (C1J) avait accusé la justice américaine de prononcer des peines de mort arbitraires et discriminatoires, constatant que 40 % des prisonniers exécutés aux Etats-Unis entre 1973 et 1995 étaient des Noirs, alors que les Afro-Américains ne forment que 12 % de la population du pays.te m U: DK VOIR Mum'** ilr* hrauvarl* •lu (lan;ul;i MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL Ml M I l»l Mil M \ MUS là—MUM KÙ \l le manquez pas Tjjg.cette publication tout à fait spéciale, ffî publiée par la revue .Parcours, qui sera encartée dans Le Devoir * le samedi 12 avril prochain.*9 If •MUSÉE DU QUEBEC \ ( juin»: r I, E I) E V 0 I R , I- E S SAMEDI 5 E T I) I M A N C II E (i AVRIL I !» !» 7 M 0 N I) E » A 7 E N B R E F ALBANIE Bosnie: rapatriements critiqués Sarajevo (Reuter) — Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dénoncé hier les rapatriements de Bosniaques réfugiés en Allemagne, estimant leur retour prématuré.Selon le HCR, les autorités allemandes prévoient le rapatriement d’un groupe de 70 réfugiés bosniaques aujourd’hui puis d’un nouveau groupe d’une centaine de personnes une semaine plus bird.Un grand nombre d’entre eux sont des Musulmans et des Croates expulsés de territoires aujourd’hui sous le contôle de l’entité serbe de Bosnie.Et les conditions qui prévalent un an et demi après les accords de Dayton ne permettent toujours pas leur retour.Munich: l’exposition sur les crimes de guerre attire les foules Munich (Reuter) — Une exposition allemande sur les aimes de guerre perpétrés par l’armée de Hitler a attiré quelque 90 000 visiteurs, à raison de 2000 par jour en moyenne, ont annoncé hier ses organisateurs.Les visiteurs sont souvent prêts à patienter plusieurs heures avant d’entrer.Cette exposition a fait l’objet d’une vive controverse lorsqu’elle s’est ouverte dans la capitale bavaroise.Elle soutient en effet la théorie selon laquelle de simples soldats de la Wehnnacht ont commis de multiples atrocités aux côtés des SS.Le fait que des élus conservateurs locaux aient joint leurs protestations indignées à celles des néo-nazis explique probablement en partie l’affluence record enregistrée à Munich.L’exposition n’a été vue que par 130 000 personnes dans l’ensemble des 16 autres villes allemandes et autrichiennes où elle a été présentée.Colombie: les mutins exigent des hélicoptères Bogota (Reuter) — Environ 550 détenus ont tué au moins cinq de leurs gardiens, pris 15 personnes en otages et se sont assuré du contrôle de leur prison, lors d’une émeute survenue jeudi soir dans un péniten-tier du nord de la Colombie, a-t-on appris auprès des autorités.La prison est située à Valledupar, dans la province de Cesar.Les émeutiers ont demandé dés médecins, des ambulances et la venue sur les lieux de délégués de la Croix-Rouge.Ils réclament des mesures pour venir à bout de la surpopulation carcérale et de meilleures conditions sanitaires.Les mutins exigent en outre d’etre évacués par hélicoptères vers une destination non précisée.«Les prisonniers exigent des véhicules pour quitter la prison ainsi que deux hélicoptères avec dix parachutes.Ils n’ont pas dit où ils voulaient se rendre mais ont ajouté qu’ils garderaient les otages comme garantie», a déclaré un responsable colombien à la presse.L’un des mutins, un des dirigeants emprisonnés du défunt mouvement de guérilla M-19, a demandé à pouvoir partir en exil politique à Cuba.Les non-alignés se rencontrent New Delhi (Reuter) — Les 113 pays membres du Mouvement des non-alignés (MNA) ont entamé hier à New Delhi une réunion de quatre jours axée sur le processus de dénucléarisation globale.Les participants devraient également profiter de l’occasion pour réclamer à nouveau une représentation permanente au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.En préambule, le chef de la diplomatie indienne, Inder Kumar Guj-ral, a exhorté les non-alignés à faire pression sur les cinq puissances nucléaires déclarées (Chine, prance, Russie, Grande-Bretagne, Etats-Unis) pour qu’elles démantèlent leurs arsenaux.L’Inde, qui détient l’arme atomique, a refusé de signer le Traité de dénucléarisation globale (CTBT).Elle estime que cet accord entérine le monopole de fait des cinq puissances nucléaires mondiales.Moscou veut faire équipe avec Interpol Lyon (Reuter) — Le vice-premier ministre russe, Anatoly Koulikov, a annoncé hier à Lyon qu’il voulait créer un organisme en collaboration avec Interpol pour lutter contre la criminalité organisée dans l’ex-URSS.«Plus de huit mille groupes ou organisations criminelles ont été identifiés en 1996 dans l’ancienne URSS», a-t-il dit lors d’une conférence de presse au siège d’Interpol à Lyon.Anatoly Koulikov, qui est également ministre de l’Intérieur, a précisé que que «les délits économiques ont été multipliés par 2,5 entre 1993 et 1996» et que «plus de 5000 cas de corruption ont été recensés en 1996».«La criminalité organisée est importante, mais il s’agit d’un très grand nombre de groupes qui sont assez petits.A terme, bien sur, les gros peuvent avaler les petits et on pourrait arriver à la constitution d’organisations très puissantes, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui», a-t-il souligné.Des insulaires maîtres chez eux Londres (AFP) — Les 63 habitants d’une petite île perdue au large de l’Ecosse, jusque-là propriété d’un artiste allemand, l’ont achetée pour 1,5 million de livres (2,4 millions de dollars) à l’issue d’une longue et âpre bataille.Les habitants de l’île d’Eigg, dont la superficie atteint à peine 3000 hectares, en deviendront formellement propriétaires le 12 juin.Leur offre a été acceptée par Hans Rainer Ehrhardt, un homme d’affaires basé à Hong-Kong qui a obtenu le droit de vendre l’île pour recouvrer un prêt accordé à un artiste allemand, qui en était le propriétaire.«C’est le jour dont nous rêvions tous», s’est exclamé un habitant.Cette île, située à l’ouest de l’Ecosse, est dépourvue d’électricité mais elle constitue un paradis écologique qui abrite 470 espèces de plantes et 170 espèces d’oiseaux et qui attire chaque année de nombreux visiteurs.Les habitants, dont le ravitaillement dépend d’aléatoires liaisons par ferry, souvent interrompues par le mauvais temps, doivent à présent affronter la difficile tâche d’assurer l’avenir économique de leur domaine.mêm 8 avril 1997 à 19h30J Vivoir du Collège de 3800, Sherbrooke © Métro PielE Admission : contribution volon- COLLÈGE DE MAISONNEUVE http://www.crim.ca/APIIQ/mondial/ ) (Renseignements : [5141254.7131 poste 4100) COMMUNICATION PRÉSENTE L'économie sociale, alternative à la compétivité du Nord au Sud Conférence publique avec Riccardo Petrel la) et (Nancy Neamtan) Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducation Gouvernement du Québec Ministère de* Relation* inter nationales La force multinationale devrait être déployée dans la semaine du 14 avril Les exactions des bandes armées se poursuivent REUTER?Fusilier marin du bataillon de San Marco embarquant à bord du navire amphibie San Giusto, hier, au port de Brindisi, dans le sud de l’Italie.v.lW 1 m M***** AGENCE FRANCE-PRESSE Rome — La force multinationale de protection «devrait être déployée en Albanie dans la semaine qui commence le 14 avril», a annoncé hier à Rome le Comité directeur de la force, à l’issue de sa première réunion.Le comité, composé des représentants des huit pays européens participants ainsi que des Nations unies, de l’OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe) et de l’Union européenne, a également pris acte de la nomination du Général italien Luciano Forlani comme commandant de la force.Celle-ci «devrait être déployée en parallèle avec l’arrivée sur place de l’assistance humanitaire internationale», a précisé le communiqué publié à l’issue de la réunion, qui a également indiqué que le comité avait examiné les procédures de communication et coordination entre pays participants.Des représentants de l’Autriche, du Danemark, de l’Espagne, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de la Roumanie et de la Turquie, qui contribueront à la force multinationale, ont participé à la rencontre.La date du 14 avril est légèrement ultérieure au terme d’abord fixé poulie début de l’opération, le 12 avril, mais le chef de la mission de l’OSCE en Albanie, l’Autrichien Franz Vranitzky, avait déjà estimé jeudi que cette date était «peut-être optimiste».Si l’envoi «tarde de cinq jours, ce n’est pas une catastrophe», avait-il déclaré.En Italie même, la procédure a également pris du retard, le conseil des ministres ayant décidé de reporter l’examen du décret sur l’envoi de soldats italiens en Albanie, à l’origine prévu hier, jusqu’à après le débat au Parlement, mardi et mercredi prochains.Cette décision reflète avant tout des dissensions politiques internes.Il semble s’agir surtout de répondre aux réticences du parti marxiste Refonda- tion communiste, membre de la majorité de centre-gauche mais opposé à l’envoi de troupes.Mais il ne semble pas être question pour l’Italie de renoncer.«Il faut préparer tout ce qui est nécessaire pour la mission humanitaire [en Albanie] qui verra l’Italie au premier plan», a déclaré à l’issue du conseil des ministres le ministre italien de l’Intérieur Giorgio Napolitano.La force devrait également bénéficier de l’assistance des forces américaines en matière de renseignement, indiquait-on hier de source militaire française.De son côté, le Programme alimentaire mondial de l’ONU a annoncé hier sa première «opération d’urgence» avec l’envoi «dans les prochains jours» de 420 tonnes de vivres aux orphelinats, centres pour handicapés ou personnes âgées et hôpitaux de plusieurs villes, distribuées par le gouvernement albanais.En Albanie, les exactions des bandes armées se poursuivent: six membres d’une même famille ont été massacrés chez eux jeudi soir à Fushe Kruje (centre), une femme de 40 ans et son fils de 14 ans ont été tués à l’arme automatique chez eux à Fieri (sud), deux hommes tués dans des règlements de comptes à Laç (nord) et Lushnja (sud), et une personne tuée dans l’explosion d’une citerne de carburant que des pillards tentaient de voler à Mallakastra (sud), selon les autorités.De leur côté, celles-ci tentaient de préparer l’arrivée de la force internationale.Le général Adem Copari, chef d’état-major, a donné hier le coup d’en- voi de la restructuration de l’armée albanaise en passant en revue les premiers éléments des «forces spéciales» destinées à coopérer avec le contingent international.Le ministre albanais de la Défense Shakir Vukaj s’est de son côté rendu vendredi à Vlora (sud), un des hauts-lieux de la rébellion anti-gouvernementale, pour y présenter les condoléances des gouvernements albanais et italien après le naufrage la semaine dernière dans l’Adriatique d’un bateau transportant des réfugiés venus de Vlora, après sa collision avec une corvette italienne.Par ailleurs, à Tirana, 19 députés du Parti démocratique du président Sali Berisha ont contesté son «autoritarisme» au sein du parti.P É R O U Cinq ans après Yautogolpe Il y a des «avançées» dans les conversations engagées avec le gouvernement et le commando par la commision de garants qui poursuivait hier sa médiation pour une issue pacifique en faveur des 72 otages séquestrés à Lima.C’est ce qu’a déclaré hier le représentant du Vatican et porte-parole de la commission de garants, Mcr Juan Luis Cipriani.Auparavant, M" Cipriani s’était rendu à la résidence de l’ambassadeur du Japon, où il a rencontré durant deux heures et demie les otages et Nestor Cerpa Cartolini, principal dirigeant en liberté du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru.AGENCE FRANCE-PRESSE Lima — Il y a cinq ans, un 5 avril vers 22h, Alberto Fujimori livrait un message télévisé au peuple péruvien.Coup d’éclat pour clôturer la Semaine sainte: le peuple apprenait l’essentiel de ce qui se révélait un autogolpe, un putsch qui menait à la dissolution du Congrès et à la suspension de l’indépendance des tribunaux où Fujimori voyait des obs- tacles à l’accélération de la lutte contre les «terroristes» (il devait par la suite instaurer des tribunaux spéciaux de juges portant cagoule).Les rues alors se remplirent de tanks, l’armée prit position dans les édifices les plus importants.Venait de naître un gouvernement de crise et de «reconstruction nationale».L’opinion publique allait vite légitimer cet accroc aux règles démocratiques avec des sondages donnant à Fujimori jusqu’à 80 % d’appui.En ce samedi 5 avril toutefois, le président Fujimori a eu l’habileté de s’absenter de son pays.Il est en Bolivie pour discuter avec le président Sanchez de Losada d’une sortie pacifique de la crise des otages commencée le 17 décembre dernier lorsqu’un commando du MRTA (Tupac Amaru) interrompit une réception à la résidence de l’ambassade du Japon, prenant plusieurs centaines d’otages.Il reste 72 otages, au nombre desquels l’ambassadeur bolivien à Lima et le frère cadet de Fujimori.La crise dure depuis au-delà de trois mois, Fujimori voit sa cote de popularité chuter à moins de 50 % et la solution n’est pas imminente, selon ce que confiait à Tojyo hier le ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy.Quelle est la situation politique cinq ans après l'autogolpe?D’après l’hebdomadaire d’opposition Caretas, le combat contre le terrorisme, l’une des justifications de Fujimori pour perpétrer son putsch, et les triomphes enregistrés contre le Sentier lumineux (SL) et contre le MRTA ont cédé peu à peu le pas à une persécution des forces d’opposition.Tout n’est pas négatif dans le régime fort installé par Fujimori.L’inflation est passée de 7000 % à 10 %, il y a eu capture d’Aminael Guzman, leader du SL et de Victor Polay, du MRTA.Selon Maximo San Roman, qui était vice-président au moment du putsch — il s’est éloigné de Fujimori après le 5 avril —, l’intervention brutale du président lui avait été soufflée par son conseiller en sécurité Vladimiro Montesinos, figure toujours controversée de la scène péruvienne qui avait fait alliance à l’époque avec le chef des forces armées, le général Nicolas Hermoza.En récompense d’un service dépassant toutes les attentes.Tr haque Rolex qui porte un sceau rouge a passé avec succès de longs et rigoureux tests afin d'obtenir le titre convoité de chronomètre suisse.Cependent, c’est une réussite facile pour une montre qui a déjà passé le plus difficile des examens : être une Rolex.ROLEX OVSTER PERPETUAL DATE Wxfêy a Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agréé Rolex.Corfou/eme Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 le génie ] pour l'industrie) DOCTORAT (PH.D.) EN GENIE L'École de technologie supérieure offre un programme de doctorat en génie axé sur la synthèse, la conception et l'innovation, en partenariat avec l'industrie.Ce programme est offert par les départements de génie électrique, génie mécanique, génie de la production automatisée et génie de la construction, entre autres dans les domaines de recherche suivants : • Électronique de puissance et commande industrielle • Télécommunications et microélectronique • Imagerie, vision et intelligence artificielles • Développement rapide de produits • Nouveaux matériaux et fabrication • Sécurité et ergonomie industrielles; vibration et acoustique • Modélisation numérique des fluides; hydrodynamique, interaction fluide - structure • Instrumentation intelligente et énergétique • Automatique et mécatronique • Conception et contrôle des systèmes de production • Structure, réhabilitation et matériaux nouveaux • Géotechnique • Hydrologie appliquée et hydraulique environnementale • Gestion de projets et systèmes d'aide à la décision Le programme comporte 90 crédits dont 60 sont consacrés à la thèse de doctorat.Il conduit au grade de Ph.D.et est accessible aux titulaires d'une maîtrise en sciences appliquées (M.Sc.A.) ou en ingénierie (M.Ing.) dans une discipline pertinente.Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec le ; Bureau du registraire, aux coordonnées suivantes: » Bureau du registraire Téléphone: (514) 396-8888 Télécopieur: (514) 396-8831 Adresse électronique : registraire@etsmtl.ca École de technologie supérieure 1100, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H3C 1K3 «I Université du Québec École de technologie supérieure I 6 I, E I) E VOIR, I, E S S A M E I) I E T I) I M A N C II E li A V R IE I !» !) 7 A 8 EDITORIAL Privatiser par défaut ?Jean-Robert Sansfaçon Dans la recherche désespérée de moyens originaux de rendre des services publics plus efficaces à meilleurs coûts, la privatisation n’est pas à rejeter du revers de la main, mais elle n’est pas, non plus, la panacée à tous les maux, comme le démontre un cas parmi d’autres, celui de Stationnement de Montréal.tationnement de Montréal (SDM) a été créée en 1994 sous le régime du RCM et de son chef Jean Doré.Jusqu’alors, on nous avait habitués à des formules simples de participation du secteur privé, comme ces contrats de collecte des ordures ménagères ou de déblaiement des rues accordés aux plus bas soumissionnaires.Avec Stationnement de Montréal, une autre approche fut développée, plus complexe et dont les répercussions étaient difficiles à anticiper.La formule, il convient de l’expliquer brièvement, prévoyait la vente de la concession exclusive des activités de stationnement sur rue à une filiale de la Chambre de commerce, Stationnement de Montréal (SDM), pour une durée de 30 ans, avec possibilité de prolongation.A l’échéance, la Ville pourra mettre fin au contrat, auquel cas elle devra racheter les actifs de SDM au prix du marché.Le coût de la concession a été fixé à 60 millions, plus 16 autres millions pour l’acquisition des équipements (terrains, parcomètres, véhicules, etc.).Mais comme la Chambre de commerce n’avait ni les moyens de payer une telle somme ni même de garantir l’emprunt, c’est la Ville qui demeure l’ultime responsable du remboursement de 40 des 56 millions empruntés par SDM, en plus de financer elle-même 20 autres millions, les derniers 16 millions étant à toutes fins pratiques assurés par la valeur des actifs.Ainsi est née une société en commandite entièrement privée, filiale d’une organisation à but non lucratif, financée entièrement, directement ou indirectement, par le vendeur: le contribuable montréalais.L’objectif de SDM est de rendre un meilleur service aux Montréalais, tout en assurant la Ville de revenus au moins équivalents à ceux du passé, sinon supérieurs.Pour le service, il est vrai que l’entretien des parcs de stationnement et des parcomètres s’est amélioré.Pourtant, le travail est accompli par les mêmes employés municipaux, protégés par les mêmes conventions collectives, «loués» par la Ville à SDM.Pire, la direction de SDM est mieux payée que ne le sont les directeurs de service à la Ville, et jusqu’aux membres du conseil d’administration qui reçoivent les traditionnels jetons de présence du secteur privé.Quant au directeur général, à près de 140 000 $, son salaire est supérieur à celui du maire de Montréal et s’ajoute à sa pleine rente de retraite à titre d’ancien employé municipal.Cas type de double rémunération qui fait hurler.Cela dit, comment expliquer qu’un même service rendu par les mêmes individus le soit de façon plus efficace si l’entreprise est privée que si elle est publique?Pourquoi le sentiment d’appartenance des employés est-il plus grand, la satisfaction au travail plus répandue?Passons à la rentabilité de l’entreprise.Parce qu’on ne connaissait pas les coûts globaux de l’opération stationnement assurée par une trentaine d’unités administratives différentes à l’Hôtel de Ville, il est difficile, voire impossible de comparer la rentabilité actuelle de SDM avec le passé.Ce qui n’empêche pas d’être surpris par les termes de l’entente intervenue en 1994 entre la Ville et SDM.Le contrat prévoit que SDM versera chaque année une redevance de base 10,1 millions à la Ville (sur des revenus d’une vingtaine de millions l’an dernier), plus une part de l’augmentation des recettes et des profits.Ce qui semble raisonnable, du moins à première vue.Car, à y regarder de plus près, on comprend que cette redevance inclut le coût des permis, des taxes municipales et même des intérêts sur l’emprunt consenti par la Ville à SDM, soit 5,5 millions de moins par an.Pire, des cinq millions qui restent, il faut encore soustraire le montant «des intérêts évités» que la Ville n’a plus à payer depuis qu’elle a réduit sa dette globale des 60 millions reçus lors de la vente de la concession.En somme, parce que la Ville a réduit sa dette en vendant cette concession, elle accepte de se priver de 4,7 millions de revenus des stationnements.argent dont SDM se sert pour rembourser sa propre dette.Un peu complexe, mais tellement payant! En argent sonnant, sans le calcul des permis et des taxes, Montréal n’a donc reçu que 1,8 des 22 millions de recettes de stationnement perçues par SDM en 1996.Tout cela n’est pas sans logique et pourrait s’apparenter à un simple jeu d’écriture comptable si SDM était resté une création publique municipale, comme le Biodôme ou le Jardin botanique.Ce qui n’est pas le cas.Impossible de dire si l’opération sera plus rentable que par le passé, mais il est certainement possible de conclure qu’on a perdu le contrôle sur une des vaches à lait les moins bien exploitées antérieurement.Autre cocasserie surprenante: le contrat liant la Ville à SDM prévoit le versement annuel, à même les revenus du stationnement, d’une somme de 400 000 $ à la Chambre de commerce.En 30 ans, ce sont 12 millions qui iront ainsi dans le tiroir-caisse de la Chambre sans autre motif que son engagement à l’égard de SDM.Une sorte de rente, en somme.Par ailleurs, une partie des profits nets de SDM sont versés dans un fonds d’investissement pour la création d’emplois géré par la Chambre.Ce qui n’est pas un mal en soi, mais qui s’explique difficilement à un moment où la Ville fait face à des problèmes chroniques de perception de revenus.Parce que SDM a installé des milliers de parcomètres supplémentaires depuis deux ans, elle verra ses revenus augmenter sensiblement d’année en année.Malheureusement, une fraction seulement de cette croissance profitera à la Ville, le reste servant au remboursement de la dette de SDM et étant réinvesti dans les équipements de SDM pour lesquels Montréal devra débourser le gros prix le jour où elle voudra reprendre possession de ce bien public.Qu’on ne s’y trompe pas, c’est à cause de l’incapacité de l’administration municipale à gérer le bien commun d’une façon efficace, à cause aussi de l’attitude défensive et corporatiste des organisations syndicales en place, si de plus en plus de citoyens sont devenus critiques à l’endroit des services publics et ouverts à la privatisation.Pourtant, avec un peu de détermination, beaucoup de vision et de bonne volonté, Dieu sait qu’il serait possible de gérer les services et les équipements publics aussi efficacement et économiquement que le font la plupart des entreprises privées.Malheureusement, cela manque terriblement.La privatisation pourrait souvent être évitée par une gestion publique plus responsable.La sainte loi du déficit zéro Dans sa lettre (Le Devoir, 28 mars 1997), Daniel Duranleau accuse les étudiants d’incohérence dans leurs démarches de revendication.Selon lui, le fait de ne pas vouloir payer plus cher pour une éducation déjà hors de prix et le fait de reprocher aux dirigeants de «restreindre les dépenses en éducation», constituent un double langage.Et il demande ensuite quelle cohérence on peut y voir.Comment accepter de voir que le gouvernement demande encore une fois aux «petits» de cette société de payer pour que de grandes entreprises soient avantagées au niveau fiscal?Comment accepter le fait que des compagnies qui font des millions de dollars de profits chaque année licencient des employés syndiqués pour engager à leur place des machines qui sont plus productives, moins revendicatrices et moins coûteuses?Comment accepter le fait que notre gouvernement coupe l’herbe sous le pied aux institutions d’éducation (aux services sociaux, aux fonctionnaires, aux.aux.aux.!) tout en laissant des multinationales leur manger la laine sur le dos?Consciemment ou inconsciemment, notre gouvernement, tout comme M.Duranleau, joue le jeu des institutions financières internationales.Ces institutions n’ont pas pour but l’amélioration des conditions de vie des populations.Si c’était le cas, elles prêteraient leurs capitaux à des taux d’intérêt LETTRES -4- beaucoup plus humains: des taux qui n’obligeraient pas les gouvernements à saigner à blanc leurs populations pour rembourser leurs dettes.Tout cela est inacceptable.Tout comme son discours est accusateur.Il affirme que notre «double langage» dénote un «sérieux manque de maturité».Je lui répondrai qu’il dénote surtout un sérieux manque de liquidités.Il nous accuse d’incohérence! Je lui répliquerai simplement que toute cohérence se fonde sur un point de vue.Le sien, c’est le néolibéralisme, la sainte loi du déficit zéro.Il avale cette pilule comme si elle était un remède à tous les maux.David Manise Étudiant en anthropologie Université Laval ImvüI, 28 mars 1997 Ce beau chrétien de pays Il y a deux langues officielles au Canada, mais pas en Ontario.Pierre Samson s’est rendu compte — et il nous en fait part dans Le Devoir du 26 mars dernier — de l’exclusion des textes présentés uniquement en français au Conseil des arts de Toronto.Dans le domaine de la santé, il faut, à Ottawa la capitale, maintenant faire une demande de soins de santé en anglais.On veut fermer l’hôpital Mont-fort, le seul centre de santé francophone.Aussi, un centre de soins de santé francophone à Timmins doit fermer ses portes.J’ai, pour ma part, connu l’exclusion du français: le 28 mars 1996, j’adressais une demande de renseignements à l’Ontario Science Centre.Comme je n’avais pas reçu de réponse dans un délai de deux mois, je répétai ma demande en anglais le 23 mai.Neuf jours plus tard, le 2 juin, je recevais réponse à ma lettre.Et la situation ne changera pas tant que le Québec sera une province dans ce beau chrétien de pays.Pierre-Paul Roy ImvüI, 29 mars 1997 Quelle colère ! C’est jeudi, fin d’après-midi et début d’un congé de Pâques bien mérité.Je désire fêter cela avec mon conjoint.Amateurs de cuisine végétarienne, nous cherchons dans les pages jaunes le nom d’un petit restaurant sympathique.Nous nous y rendons, tout joyeux de briser la routine.Ce restaurant est situé avenue du Parc, entre Van Horne et Saint-Joseph.Nous stationnons à une bonne distance.Et c’est là que l’enchantement fait place à une grande colère, et quelle colère! Le trottoir n’est pas dégagé, il est plein de buttes de glace noircie, de neige fondante et de déchets.J’ai honte de notre ville.Je ne l’ai jamais vue dans un si triste état.Et sur une avenue commerciale et résidentielle bondée de gens.C’est scandaleux! On a de la difficulté à avancer parce que c’est glissant.On se faufile comme on peut en essayant de ne pas tomber.Des parents doivent même soulever à bout de bras le carrosse qui transporte leur enfant Vraiment, M.Bourque, vous qui dites aimer votre ville, permettez-moi d’en douter.Nicole Gagné Montréal, 3 avril 1997 cm Four un£ PC PA tSï&FT- Fium£uP* ou A/oN-FuMCud £A&/v0Tt£ Aline la pythie serait peut-être d’accord D epuis des mois, le premier ministre Chrétien s’amuse des supputations et conjectures des médias quant à la date des prochaines élections fédérales.S’essayant à l’humour, il confie qu’il n’en sait rien lui-même, attendant que sa femme, Aline, lui donne la «permission» de les déclencher.Ce qu’elle n’a pas fait encore, aux dernières nouvelles.Le moment d’hilarité passé, force est de constater que c’est probablement ce qui va arriver.Un bon matin, Aline la pythie va suggérer à son Jean que le temps est venu, et il ira tout bonnement de l’avant.Il a confiance en son jugement, sûr, en sa présence d’esprit, indéfectible (on l’a vu lorsqu’un assaillant a envahi leur intimité nocturne), et l’émission des brefs, comme on dit encore à Ottawa, relève de la seule et entière prérogative du chef dujgou-vernement.^ Comme il est lànèpuis octobre 1993, que le mandat coutumier est d’environ quatre ans, forcément, il y a des élections dans l’air canadien.Mais ce n’est pas la moindre anomalie de notre système qu’il appartienne à M.Chrétien, après avoir consulté ses augures préférés, de lancer les hostilités au moment le plus opportun.En juin prochain, prévoit-on généralement.Mais si le vent n’est pas aussi favorable qu’il semble l’être pour les siens, le chef libéral pourrait attendre jusqu’en octobre 1998.Vite, qu’Aline la devineresse lui donne le signal.propitiatoire.N’est-il pas quand même étrange que, dans notre régime hérité de la Grande-Bretagne (ça vaut aussi pour les provinces: au Québec, commençons à surveiller l’humeur d’Audrey.), une décision aussi fondamentale soit empreinte de conflit d’intérêts évident.Une élection est censée être le choix des électeurs.Au Canada, note le columnist Andrew Coyne (Southam News), le gouvernement choisit les électeurs, au moment où il juge qu’ils seront les plus indulgents envers lui.Pour réduire cet avantage indu, donner une chance (presque) Gilles Lesage égale aux coureurs, il faudrait des élections à date fixe, aux quatre ou, si l’on préfère, aux cinq ans.Si importante soit-elle, cette modalité est secondaire dans la perspective de la réforme électorale qui s’impose, aussi bien au plan fédéral que dans les provinces.On n’en parle à peu près pas au Québec — où elle fait pourtant partie du programme pé-quiste depuis 30 ans — mais on en discute de plus en plus au Canada anglais.En bonne partie à cause des distorsions qui ont permis aux «séparatistes» de former l’opposition officielle aux Communes, certes, mais aussi par souci de faire en sorte que le Parlement reflète davantage le pluralisme canadien.Ce qui en inquiète plusieurs, hors Québec, c’est que les libéraux, avec moins de 50 % des suffrages, risquent de remporter 70 % des sièges: pire encore, avec environ la moitié des votes, au Québec uniquement, le Bloc québécois a de bonnes chances de rester * loyale opposition de Sa Majesté.Cette prime indue au vainqueur, d’une part, à la concentration «régionale» de l’autre, prive des millions de Canadiens de leurs droits civiques.Pour les rétablir, il faudrait recourir à un système électoral mixte, alliant le mode de scrutin actuel à quelque forme de représentation proportionnelle.Et pour éviter la multiplication des petits partis, ils devraient obtenir un minimum de votes — 5 %, disons — pour avoir voix au chapitre.En 1993, 'Die Globe and Mail s’était fait l’avocat d’une telle réforme.Sans succès, évidemment, comme toutes celles dont il est question au Québec depuis 20 ans.L’influent quotidien torontois est revenu à la charge récemment.Un système électoral mixte ne mettrait pas un terme au malaise constitutionnel du Canada et n’assurerait pas sa prospérité, écrit l’équipe éditoriale; mais cela permettrait de faire un bon bout pour rendre notre démocratie plus diversifiée, plus représentative.Les Canadiens sont habitués de vivre avec des gouvernements mal équilibrés, finalement peu représentatifs de l’ensemble des électeurs, comme c’est le cas depuis près de quatre ans à Ottawa.La situation risque d’être pire encore, après que le vœu d’Aline aura été accompli en faveur de son Jean.Le moment est donc opportun pour examiner de près cette dictature bénigne et faire en sorte que, enfin, chaque vote compte.Comment y arriver?The Globe and Mail suggère que dès après l’élection imminente, le gouvernement forme un comité sénatorial (présumément parce que la Chambre haute a moins à y perdre) pour faire la recension des options possibles.Le journal évoque trois questions centrales: dans quelle mesure le Parlement devrait-il être élu de manière proportionnelle; comment ces députés seront-ils choisis; et quel est le pourcentage de votes requis pour qu’un parti soit représenté au Parlement?La dernière fois qu’il en fut question au Québec, il y a une quinzaine d’années, l’on évoquait une forme hybride de proportionnelle régionale territoriale.La réforme aurait permis de corriger les écarts les plus flagrants, permettant notamment aux péquistes de l’Outaouais d’avoir au moins un député à l’Assemblée nationale, et aux libéraux du Saguenay-Lac-Saint-Jean d’avoir aussi voix au chapitre parlementaire.Pour l’heure, les partis fédéraux étant les premiers sur la selllette, à qui reviendra l’honnçur d’amorcer ce débat fondamental?A M.Chrétien?Il l’a déjà fait, d’ailleurs.Le 9 mai 1984, alors qu’il était candidat au leadership libéral (contre John Turner), le p’tit gars de Shawini-gan s’était fait le promoteur d,e la représentation proportionnelle.A Brandon, rappelle Patrick Boyer, dans The Globe and Mail du 19 mars dernier, il avait promis que cette réforme serait «l’un de ses premiers gestes comme premier ministre».Entre le Manitoba et le 24 Sussex Drive, l’engagement s’est perdu dans les dédales parlementaires.Signe d’espoir, toutefois, M.Chrétien ne l’a pas renié (contrairement à son virage autour de la sinistre TPS).Sait-on jamais, peut-être qu’Aline la pythie, la devineresse, serait d’accord.À PROPOS -?- .des jeunes et des REER Plus de jeunes que jamais choisissent aujourd’hui d’investir dans un REER.Alors que les particuliers à revenu moyen ou élevé ont toujours su se prévaloir de cette occasion de reporter l’impôt sur le revenu, une bonne partie de l’augmentation récente des cotisations est imputable aux personnes dont les gains sont peu élevés.Cette situation a fait baisser le montant de la cotisation moyenne.Les jeunes cotisent régulièrement à un REER afin d’ac- croître leur indépendance financière lors de la retraite, ce qui devrait vraisemblablement réduire la dépendance à l’égard des transferts gouvernementaux.La plus grande participation des jeunes travailleurs à un REER se maintiendra sûrement, surtout parce qu’ils craignent de ne pas pouvoir se prévaloir, un jour, des rentes de l'Etat.L’emploi et le revenu en perspective, Statistique Canada, printemps 1997.LE DEVOIR F 0 X D É PAR HENRI B 0 (J R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédactenr en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directenrs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THERIAULT Rédactenr en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Blenry, 9' étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.FAIS CE QUE D O I Tel.: (514) 985-3333 S I.E I) E V (lilt, L E S S A M K I) I 5 E T I) I M A N < Il K (i A V RII, I !) !) 7 I D E E S Privatisation de l’eau dans le monde Les expériences britannique et française, des leçons pour le Québec Privatiser l’eau sans débat public préalable ferait entorse à l’opposition exprimée des citoyens Depuis quelques mois, le maire de Montréal, Pierre Bourque, multiplie les déclarations orwelliennes en faveur d’un «privatariat» dans le domaine de l’eau potable au Québec.L’abandon supposé du projet par M.Bourque a donné un faux sentiment de sécurité aux citoyens; en réalité, les débats se font en coulisse à Québec dans un comité interministériel présidé par Lucien Bouchard.Pourtant, l’eau est un service de base essentiel pour les citoyens, et on ne peut songer à en privatiser la distribution sans en débattre publiquement au préalable, d’autant plus que les citoyens ont déjà manifesté clairement leur opposition à tout projet de pri- - V:S: i .¦ '-'-r > - ¦ ‘ •• - .„ .V' - ¦ - .¦ ~£ -Cf r T - Z'-jé .* ."-t-t' ” V*?"" ,v ’ \l-' ¦: -¦¦¦.- rr-.-~4r£i" -V'ûc- ’ JACQUES NADEAU LE DEVOIR La logique la plus élémentaire exige de réfléchir aux implications et aux risques de la privatisation de l’eau.vatisation de l’eau potable.LÉO-PAUL LAUZON FRANÇOIS P A T Fi N A U D E MARTIN POIRIER Le premier signataire est professeur au module des sciences comptables et responsable de la chaire d’études socioéconomiques à l’Université du Québec à Montréal; les deux signataires suivants sont chercheurs à ladite chaire es expériences déjà tentées ailleurs dans le monde devraient pourtant inciter nos politiciens à mettre la pédale douce.Le cas de l’Angleterre, qui a procédé en 1989 à la pri-, vatisation des dix sociétés d’Etat majeures responsables de l’eau potable, est particulièrement probant.Un service vital de moins en moins accessible Pour les moins nantis d’Angleterre, payer la facture d’eau est devenu un véritable cauchemar.Durant les quatre années qui ont suivi la privatisation, le prix de l’eau a augmenté de 55 %.Et les compagnies n’hésitent pas à couper les mauvais payeurs: en une seule année, de 1991 à 1992, le nombre de ménages ayant goûté à cette médecine a triplé, passant de 7273 à 21 586.Les compagnies privées de l’eau ont maintenant un nouveau gadget: les consommateurs doivent insérer régulièrement une carte de débit dans un dispositif, sans quoi l’eau leur est automatiquement coupée.Plus besoin de passer par les tribunaux pour couper un service es- sentiel à des familles nécessiteuses.Les consommateurs doivent payer d’avance pour ce service vital et se coupent «volontairement» le service lorsqu’ils sont en difficultés financières.Les pénuries d’eau dans le Yorkshire durant l’été 1995 ont fini par exaspérer les citoyens.La Yorkshire Water, qui approvisionne 4,5 millions d’habitants dans le nord-est de l’Angleterre, a rétribué généreusement ses dirigeants et actionnaires au lieu d’investir dans la réfection des aqueducs désuets datant du début du siècle.L’ensemble du système est si défaillant qu’il laisse 29 % de son eau traitée se perdre en route chez le consommateur.Moins d’investissements que prévu Les grandes compagnies de l’eau ont justifié les augmentations de prix des dernières années par les investissements colossaux qu’elles devaient effectuer.Si le prix de l’eau a bel et bien augmenté, les investissements, eux, n’ont pas suivi la même tendance: au moins quatre compagnies anglaises ont investi significativement moins dans leurs réseaux que ce qui avait été convenu avec l’organisme chargé de réglementer cette industrie; on parle de sous- investissements de l’ordre de 800 millions de dollars.Les compagnies anglaises ont donc profité pleinement des hausses de prix imposées aux consommateurs, sans procéder aux investissements qui ont justifié ces hausses de prix.Pourtant, ce ne sont pas les liquidités qui manquent.Depuis la privatisation, les compagnies anglaises ont su dégager une rentabilité exceptionnelle: la marge bénéficiaire nette après impôts s’est maintenue à un niveau supérieur à 23 % pour chacune des années que nous avons étudiées.C’est donc dire que pour chaque 100 $ prélevé chez les consommateurs, les actionnaires se sont mis plus de 23 $ dans les poches, net d’impôts.Bref, les compagnies britanniques de l’eau, disposant d’un monopole sur leurs territoires respectifs, ont rapidement prospéré.Malgré une telle rentabilité, ces compagnies ont payé peu d’impôts: seulement 8,9 % de leurs bénéfices pour les années étudiées.De plus, les subventions gouvernementales ont excédé les impôts sur le revenu pour chacune des années, sauf pour 1996.En totalisant les impôts sur le revenu payés et les subventions reçues pour les cinq dernières années, ce sont 240 millions de dollars qui ont été versés par le gouvernement anglais aux lucratives compagnies de l’eau.L’immoralité du système français L’industrie de l’eau est une vache à lait pour les trois groupes français que sont la Lyonnaise des Eaux, la Générale des Eaux et Saur- Bouygues.La Lyonnaise des Eaux, par exemple, tire de 60 % à 70 % de ses bénéfices de la distribution et le traitement de l’eau, qui ne représente pourtant que 25 % à 30 % de son chiffre d’affaires.Les trois colosses de l’eau en France connaissent une croissance fulgurante depuis dix ans.Parallèlement, le nombre d’accusations de corruption à leur encontre subit la même poussée.Les p.-d.g.de Bouygues, de la Lyonnaise et de la Générale ont à tour de rôle été mis en examen dans des affaires de corruption.De nombreux cadres supérieurs sont soupçonnés d’avoir versé des contributions occultes à des maires, des députés, des partis politiques en échange de contrats publics, notamment dans l’eau.Certains d’entre eux ont été jugés et sont maintenant emprisonnés.Les agissements des compagnies françaises de l’eau sont révélateurs de leur préoccupation unique: le profit.Elles n’hésitent pas à adopter des comportements amoraux.Par exemple, à Buenos Aires, la Lyonnaise des Eaux a décidé de peindre de couleurs vives le trottoir devant les maisons des mauvais payeurs afin de les avertir qu’on risque de leur couper l’eau.Certaines compagnies ont livré de l’eau impropre à la consommation.Deux exemples: en Argentine, la Générale des Eaux a livré à la ville deTucuman de l’eau contaminée assez dangereuse pour provoquer le choléra, la typhoïde et l’hépatite.Ironiquement, on avait doublé leurs tarifs l’année précédente.La Générale des Eaux a été poursuivie en justice avec succès, en juillet 1994, pour avoir fourni de l’eau de mauvaise qualité à une communauté en France (à Trégeux, en Côte d’Ai-mor).La police des eaux Un livre très riche en informations, intitulé Gestions urbaines de l’eau, nous révèle beaucoup de choses sur les agissements des compagnies françaises au Tiers-Monde, puisque la Lyonnaise des Eaux, la Générale des Eaux et Saur-; Bouygues ont collaboré à cet ouvrage, en plus de la Banque mondiale et ; des Nations unies.Ce livre est en quelque sorte un «aveu» de la façon de procéder de ces entreprises avec ; leurs «partenaires», c’est-à-dire les pays hôtes.Ce livre nous apprend qu’en Guinée, où Saur-Bouygues et! la Générale des Eaux exploitent, conjointement le réseau d’eau potable, on a fait intervenir l’armée pour arracher des branchements illégaux ou pour couper des branche-; ments d’eau en cas-de non-paiement Une législation devrait être introduite prochainement en Guinée pour la création d’une police des eaux.Les sociétés françaises sont en faveur d’une telle police et ne s’en cachent; pas.Elles affirment dans le livre Gestions urbaines de l’eau que «l’inexistence d’une police des eaux est un grand obstacle à la privatisation dans la mesure où l’absence de règles em-.pêche une bonne politique de recouvre- ' ment financier».Une telle police; risque de proliférer dans les pays pauvres où la dépense pour l’eau gruge une part importante du budget des citoyens.Réfléchir deux fois plutôt qu’une La logique la plus élémentaire exige de réfléchir aux implications et aux risques pour les citoyens et la Ville de Montréal avant de privatiser le service d’eau potable.Or, l’attitude des partisans du néolibéralisme «mur à mur» débouche plutôt en une obstination dénuée de sens critique exigeant l’entrée en scène des sociétés privées dans les services publics, coûte que coûte.Le ministère des Affaires municipales reconnaît par exemple qu’il existe des risques de corruption au Québec à la suite d’une privatisation des aqueducs et qu’un tel projet amènerait inévitablement une hausse de prix pour les : consommateurs.Cela, et les expériences françaises et britanniques, ; devraient inciter des gens comme le maire Bourque ou le vice-premier ministre du Québec Bernard Landry à réfléchir deux fois plutôt qu’une avant de se prononcer en faveur de ; la privatisation de l’eau à Montréal et au Québec, surtout quand les principaux «partenaires» font l’objet de ’ nombreuses mises en accusation et condamnations judiciaires.Réforme parlementaire à l’Assemblée nationale Pouvons-nous rétablir le gouvernement du peuple ?L’enjeu de la réforme parlementaire n’est rien d’autre que la démocratie L’HÔTEL DU PARLEMENT.TÉMOIN DE NOTRE HISTOIRE.LES PUBLICATIONS DU QUÉBEC L’Assemblée nationale du Québec.¦> M > 1 } ¦ ggisji PIERRE DE BELLEFEUILLE Journaliste et ancien député à l’Assemblée nationale Un sac vide tient difficilement debout - Benjamin Franklin 1 faut louer le courage du président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, qui entreprend de ressusciter la réforme parlementaire, après Jean-Noël Lavoie, Robert Burns, Denis Vaugeois et Richard Guay, pour ne rete- nir que les auteurs des tentatives les plus récentes.Cette réforme, cent fois commencée et toujours inachevée, évoque fatalement le mythe de Sisyphe aux enfers, roulant son rocher.Courageux mais prudent, M.Charbonneau se contente pour le moment de proposer des retouches au règlement, nombreuses il est vrai, mais qui ne vont guère au fond des choses.Un meilleur choix des dates de session, un meilleur partage du temps, une télédiffusion à de meilleures heures et touchant aussi les commissions, tout cela est fort heureux, mais M.Charbonneau est le premier à savoir que notre Parlement a bien d’autres problèmes.Ainsi, il évoque, dans un entretien avec Mario Cloutier du Devoir (28 février), le vote libre sur les questions qui n’engagent pas la confiance au gouvernement Pareilles libertés avec la ligne de parti constitueraient à elles seules une véritable réforme.Mais pour ne pas brûler les étapes, le président de l’Assemblée nationale précise: «On pourrait introduire le vote libre progressivement dans la culture politique québécoise.» Il faut savoir que dans ce pensionnat indiscipliné et pourtant traditionaliste, où les députés répondent à l’appel de la cloche, le moindre changement peut occasionner des débats internes à n’en plus finir, chaque parti soupçonnant l’autre (ou les autres) de nourrir les pires intentions.Comme dans les débats parlementaires eux-mêmes, il y a souvent là, avouons-le, une mesquinerie qui fait la joie des humoristes et contribue pour une bonne part au discrédit dans lequel l’institution parlementaire est tombée.On associe souvent la réforme parlementaire à la revalorisation du rôle du député.Or dans l’opinion publique, le rôle du député n’est pas totalement dévalorisé.Comme on peut facilement l’observer, le député a généralement conservé le respect de ses commettants.Ceux-ci sont peu conscients de son rôle théorique de législateur.Ils considèrent plutôt le député comme un ombudsman capable de les guider dans le labyrinthe de la fonction publique et de plaider leur cause.D’ailleurs, le député lui-même, dont la moitié de la charge de travail se situe dans sa circonscription — recevoir ses électeurs dans son bureau de comté, couper des rubans, pratiquer une politique de présence —, y trouve des satisfactions personnelles qui compensent un peu — ou même beaucoup — les frustrations qu’il éprouve dans son rôle de législateur de parade (surtout s’il siège parmi la majorité).Car voilà le problème: le pouvoir législatif a été absorbé par le pouvoir exécutif, contrairement au principe cher à Montesquieu, la séparation des pouvoirs.Nos mœurs politiques, à Ottawa comme à Québec, ont évolué de telle façon que ce principe protège encore le pouvoir judiciaire mais pas le pouvoir législatif.Des ministres ont dû démissionner parce qu’ils avaient parlé à des juges.Mais la lente mainmise du gouvernement sur le pouvoir législatif n’a guère fait de vagues.Pourtant, l’enjeu est capital.Il s’agit du caractère démocratique de notre régime politique.Nous ne vivons pas vraiment en démocratie si les lois sont conçues, rédigées et décidées dans les officines gouvernementales et si le Parlement n’est plus qu’un théâtre — certains diraient un vaudeville.Voyons les choses en face: nous sommes gouvernés par une poignée de personnes: le premier ministre et quelques collaborateurs qu’il choisit lui-même parmi les ministres, ses conseillers et les hauts fonctionnaires.Tout le reste n’est guère plus que figuration.Cela ne veut avoir d’autre nom que celui d’oligarchie.Que celle-ci soit bienveillante n’en change pas la nature.Habitués que nous sommes au parlementarisme de type britannique, nous n’avons pas l’esprit républicain.Nous connaissons mal nos institutions, nous les tenons pour acquises et, au fond, nous nous en fichons.Nous ne sommes guère conscients des dangers inhérents à la dérive des institutions.En l’occurrence, le principal danger est évidemment le despotisme, à des degrés divers.Une véritable réforme parlementaire doit avoir pour objectif de ré- tablir la démocratie, de dresser des barrières contre les éventuelles tentations despotiques et de rétablir le représentant du peuple dans son rôle essentiel de législateur.Les tentatives des dernières décennies n’ont pas été vaines, mais certains des nouveaux acquis comme le pouvoir d’initiative des commissions parlementaires sont de-.meurés théoriques, principalement pour deux raisons.D’une part, le Parlement souffre d’un manque chronique de temps.D’autre part, le gouvernement impose à tort aux députés de la majorité une règle de solidarité presque aussi rigoureuse que la solidarité ministérielle.Frustrés, ces députés aspirent à devenir ministres, ce qui les rend dociles et peu portés à prendre des initiatives.L’actuel gouvernement du Parti québécois, dont la volonté de réforme en la matière n’est pas manifeste, a plutôt tendance à serrer la vis.Ainsi, il a innové en faisant siéger le whip de la majorité (mot anglais qui signifie «fouet»; il s’agit du maître de discipline ou, si vous voulez, du père fouettard) au conseil des ministres, afin, peut-on supposer, de mieux lui dicter les consignes.Après avoir réalisé, au début de années 80, à la demande de René Lévesque, une excellente étude sur la réforme parlementaire, l’ancien ministre Denis Vaugeois, désabusé, exprimait la crainte que le Parlement soit aujourd’hui trop faible pour pouvoir se réformer.La méthode graduelle de Jean-Pierre Charbonneau surmontera peut-être les obstacles, mais on peut se demander s’il est concevable que l’exécutif se mQntre magnanime et accepte de renoncer à sa conquête.A moins que l’opinion publique n’exerce les pressions voulues.En guise de conclusion, voici quelques-unes des principales questions auxquelles la réforme parlementaire doit apporter une réponse satisfaisante: ¦ Quelle place est faite à l’initiative parlementaire, quant aux lois, aux études et aux enquêtes?¦ L’Assemblée exerce-t-elle une surveillance des finances publiques çt de la gestion gouvernementale (y compris les sociétés d’Etat) qui soit effective et indépendante?¦ Les commissions parlementaires sont-elles autonomes par rapport à l’exécutif?¦ Encourage-t-on les députés à voter selon leur conscience, en reconnaissant un droit raisonnable à la dissidence?L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information).Sylvain Blanchard.Paul Cauchon, Jean Chartier, Jean Dion.Louis-Gilles Francœur, Kathleen Lévesque.Caroline Montpetit, Brian Myles.Isabelle Paré.Clément Trudet Serge Truffaut; Diane l’récourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillaigeon.Pierre Cayouette.Paule des Rivières.Louise Leduc.Jean-Pierre Le-gault.Benoit Munger.Odile Tremblay; À l’information économique: Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Robert Dutrisac.Jean Pichette.Claude Turcotte: à l’information internationale: Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque; à l’information politique: Pierre O’Neill.Manon Comellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec); à l’information sportive: Yves d’Avignon: Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Isabelle Hachey.Marie-Claude Petit (commis).La documentation: (idles Paré (directeur); Brigitte ArsenaulL Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Du be (directrice).Daniel Barbeau Mirpr/pur adjoin/).Jacqueline Avril.Jean de Billy.Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté.Marlène Côté.Christiane Legault.Jacques A Nadeau.Guylaine Ouellet.Micheline Ruelland (publicitaires); Sylvie Laporte.Nathalie lemieux.Claire Paquet, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon: Francine Ouellet (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production).Claudine Bédard.Johanne Brunet Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christian Men.Obvier Zuida.SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Brien (res-ponsable).Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte.Monique L’Heureux.Lise Lachapelle.Rachelle Lecleir-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur).Dany Dépatie (adjointe à l’administration et responsable des ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jeanne-d’Arv Houde (secrétaire à la direction); Céline Furoy.Ghislaine Laideur.Nathabe Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (rice-président exécutif et directeur général). A 10 I, K I) K V OIK.I, E S S A M E I) I ,r> E T I) I M A M C II E li A V K I I, I !) !) 7 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES REPRISE «C’est une croissance importante, une hausse-surprise de l’emploi» x SIMON KWONG REUTERS «OU ES-TU MAMAN?», s’écrie l’écolier d’une école primaire de Taipei, assis à la base d’un énorme lion en pierre, au cours d’une cérémonie soulignant à Taïwan la Journée des femmes et des enfants.Environ un millier d’enfants et de parents se sont réunis hier devant l’hôtel de ville de Taipei pour participer aux célébrations.EN BREF Sauvons le traversier Gaspé (PC) — Une offensive vient d’être lancée pour sauver la liaison maritime Rivière-au-Renard-Antiscosti et Havre-Saint-Pierre, abandonnée par le groupe Desgagnés après trois ans d'exploitation déficitaire.Une rencontre est prévue mardi prochain à Québec entre les intervenants dans ce dossier pour ressusciter le service de traversier entre la Gaspésie et la Côte-Nord.Le groupe Desgagnés, qui a perdu 2,5 millions de dollars en trois ans, pourrait quand même être associé à la relance mais seulement à court terme.Québec n’aurait cependant pas encore promis de s’engager financièrement dans ce dossier.À LIRE LUNDI L’anthropologue curieux + Pierre Maranda a passé près de 30 ans de sa vie à observer une culture radicalement différente de la nôtre.Lundi, dans «L’Entrevue», il s’explique, cet anthropologue qui peut se targuer d’avoir rencontré les Lau (prononcer «lâo»), peuple de Mélanésie qui «n’avait jamais vu d’homme blanc».M.Maranda, retraité de l’Université Laval, formule des critiques dures envers l’Occident, et particulièrement sur le capitalisme.L’anthropologue souligne les paradoxes de l’Occident et se fait virulent contre la tradition judéo-chrétienne chaque fois qu’il en a l’occasion.PRÉCISIONS L’exposition Coloriscope, consacrée à l’importance de la couleur dans la vie quotidienne, a bel et bien lieu à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce dès aujourd’hui.L’adresse exacte de la Maison de la culture est la suivante: 3755 rue Botrel, à Notre-Dame-de-Grâce (et non pas le 5650, rue d’Iberville).Nos excuses.Par ailleurs, une inexactitude s’est glissée hier dans le titre qui coiffait l’article concernant l’eau en page A 3.L’étude émanant de la chaire d’études socioéconomiques de l’UQAM touche uniquement la privatisation de l’eau et ne prône nullement l’exportation d’eau potable.Le professeur Léo-Paul Lauzon, qui signe l’étude, a toutefois affirmé en conférence de presse être favorable à l’exportation de l’eau.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9.Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Pour la version Internet (514) 278-6060 Extérieur de Montréal 1-800-563-5665 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury.9 étage.Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans te Devoir, te Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 En fait, depuis trois mois, le Québec a accueilli 95 % des nouveaux emplois de l’ensemble canadien.En trois mois en 1997, il s’est créé au Québec cinq fois plus d’emplois qu’en 1996, une année où la reprise, prévue par les économistes, ne s’est pas matérialisée.«Ce qui était prévu à l’automne, on commence à le sentir et à l’observer», a commenté Dominique Vachon, économiste à la Banque Nationale.«C’est une croissance importante, une hausse-surprise de l’emploi», a souligné, Denis Boudreau, économiste à Statistique Canada.Autre bonne nouvelle, les nouveaux emplois proviennent en grande partie du secteur manufacturier.«La croissance de l’emploi dans ce secteur est généralement de bon augure pour l’ensemble de l’économie et pour la création d’emplois dans les secteurs des services», a rappelé Sylvain Dufresne, économiste du Mouvement Desjardins, dans ses commentaires publiés hier.Au Canada, le secteur manufacturier a compté pour 60 % des emplois créés en mars.Depuis un an, l’emploi dans le secteur manufacturier s’est accru de 5 % au Canada.SUITE DE LA PAGE 1 rieuses, et 25 d’entre elles ont été choisies pour un examen plus approfondi de l’usage qu’elles font des cartes dressées par les deux gouvernements pour délimiter avec précision les zones inondables.C’est dans ce groupe de 25 municipalités, dont le comportement a été analysé plus à fond, que 20 d’entre elles «ont exprimé le fait que la zone à risque couvrait une partie de l’affectation résidentielle de leur territoire», ce qui confirme la pertinence de poursuivre le travail, ajoute le rapport, pour décourager l’utilisation de cette zone à risque, chérie des promoteurs qui y font des affaires en or en refilant au bout du compte la facture des inondations aux contribuables.La commission Nicolet a révélé au début de l’année que les villes soumises à son examen s’étaient développées en empiétant sur les cours d’eau et leur embouchure, sans tenir compte des forces impétueuses des grandes crues.On ignorait toutefois l’ampleur du phénomène à l’échelle de la province, ce dont cette étude donne une idée avec son échantillonnage sans pour autant prétendre avoir la valeur d’un bilan scientifique.Le rapport révèle à quel point cette facture est d’ailleurs élevée: 250 millions ont été versés à des sinistrés entre 1978 et 1988, soit 25 millions par année.Mais la facture globale, précise le rapport réalisé par André Christin, un urbaniste-conseil, en collaboration avec la société Bianca-mano et Bolduc, pourrait être en réalité dix fois plus élevée, soit plus de 250 millions par année, si on ajoute les programmes provinciaux non partagés avec Ottawa, les pertes assumées par les victimes et les investissements publics nécessaires à la remise en état des routes, ponts, systèmes d’aqueduc, lignes hydroélectriques, etc.Québec et Ottawa ont produit dans le cadre de cette entente quelque 900 cartes au coût de 13 millions.Pourtant, une bonne partie des MRC et des villes québécoises ne les ont pas intégrées à leurs schémas d’aménagement ou à leurs règlements de zonage, préférant attendre les grandes révisions quinquennales.Le rapport dresse un portrait impitoyable de l’attitude SUITE DE LA PAGE 1 une entente entre Québec et les pharmaciens-propriétaires, ayant pour effet de récupérer dix millions dans leurs honoraires, a été approuvée par le conseil des ministres le 22 janvier dernier.Des rencontres ont ensuite eu lieu avec le premier ministre Bouchard et les ministres Rochon (Santé) et Léonard (Conseil du trésor) pour tenter d’éviter le couperet d’une loi spéciale.En dépit de ces rencontres, la loi spéciale présentée en mars par le premier ministre Lucien Bopchard obligeait tous les employés et professionnels de l’État, y compris les pharmaciens, «à faire leur part» pour assainir les finances publiques.En vertu de cette loi, les honoraires versés aux pharmaciens seraient sabrés de 2 % d’avril à juillet 1997 et de 6 % pour les mois suivants.Les pharmaciens, eux, estiment avoir déjà fait largement leur part et exigent de voir leur entente respectée.Pas question, donc, de sabrer 6 % supplémentaires dans leurs revenus professionnels.«Ce n’est pas de la négociation qu’on demande, mais le respect d’une entente dont l’encre n’est même pas encore sèche.Nous avons négocié une SUITE DE LA PAGE 1 cialiste Michel Rocard, qui n’est jamais en reste, a même suggéré une curieuse gymnastique électorale.Il s’agirait de remplacer le scrutin uninominal par un scrutin «binominal».Au lieu de voter pour un candidat, les électeurs d’une circonscription voteraient pour un couple, évidemment mixte! Les suffragettes ont reçu l’appui de l’Observatoire de la parité, un organisme créé par Jacques Chirac pour surveiller l’évolution de la représentation féminine.Gisèle Halimi, rapporteur de l’Observatoire et ex-députée socialiste, réclame un référendum pour faire de la parité une obligation inscrite dans la Constitution.Même les sages du Conseil d’État y sont allés d’un petit coup de pouce moral en affirmant que le redressement d’un certain nombre d’inégalités justifie à l’occasion certaines entorses au principe d’égalité.Mais l’avalanche de propositions ne semble guère avoir ébranlé le premier ministre.Alain Juppé s’est contenté de soutenir du bout des lèvres une réforme constitutionnelle temporaire (pour dix ans).Il reconnaît que la démocratie française «n'avance que sur une seule jambe», mais pas question de modifier le mode de scrutin des élections législatives.Dans le meilleur des cas, la parité ne pourrait donc s’appliquer qu’aux élections à scrutin de liste (européennes, régionales et municipales).Bref, les moins importantes! Le débat sur les quotas féminins aura rarement été aussi vif.«Nous, ne sommes pas des espèces à protéger», clame la féministe Élisabeth Badinter.L’auteure de L’Amour en Au Québec, le secteur manufacturier est le plus dynamique de l’économie, a signalé M.Dufresne, avec une croissance de 10,4 % depuis 12 mois.Le mois de mars n’a pas fait exception avec la création de 13 700 emplois dans le secteur manufacturier au Québec, soit la moitié de la somme mensuelle.Surtout des emplois à temps plein Autre fait encourageant: les emplois créés au cours des trois derniers mois au Québec étaient majoritairement des emplois à temps plein.Selon Gilles Soucy, économiste en chef du Mouvement Desjardins, il faut mettre en relation les dernières statistiques du chômage avec d’autres données qui confirment la reprise économique.Les indices sur l’investissement, la vente de biens durables et de maisons, les mises en chantier, les offres d’emploi, toutes ces données sont à la hausse et concourent à décrire une économie qui s’affermit.«Il y a une reprise généralisée de la demande intérieure», a fait observer M.Soucy.Certes, les hausses de taux à prévoir cette année aux États-Unis ne manqueront pas d’avoir une influence sur les taux canadiens.M.Soucy a souligné que l’écart entre des municipalités en matière de protection des rives, un dossier que Québec leur a refilé après avoir lui-même légalisé après coup, année après année, les empiétements et les remblayages illégaux.Même si la politique provinciale de protection des berges interdit le remblayage et la construction en zone inondable de forts courants — susceptible d’être inondée une fois en 20 ans —, 60 % des municipalités de l’échantillon ont reconnu qu’elle autorisaient toujours les remblais au nez et à la barbe du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF).Le MEF, ajoute le rapport, n’a pas encore mis en vigueur un amendement législatif dûment voté qui lui permettrait d’imposer aux MRC des normes de protection conformes à la politique sur les berges.Curieusement, le rapport ne fait aucune mention — et encore moins de bilan — du pouvoir accordé au ministre de l’Environnement et aux villes pour obtenir des ordonnances de démolition des constructions illégales.Le rapport précise cependant que 23 municipalités sur 25 autorisent toujours la construction, l’agrandissement ou la rénovation d’immeubles dans les zones inondables.Mais elles se limitent, du moins pour la plupart, aux règles de l’entente fédérale-provinciale sur les dérogations.Les deux gouvernements ont décidé de libéraliser en 1996 le mécanisme des dérogations en assouplissant les règles sur les agrandissements d’immeubles en zone inondable, ce qui devrait, selon le rapport, stimuler à la hausse les demandes de dérogation.La plupart des villes riveraines du Québec sont toujours d’avis que «la zone à risque d’inondation ne crée pas vraiment de problèmes d’aménagement».Ce comportement passéiste explique que les municipalités évitent systématiquement d’informer les citoyens des risques courus dans certains quartiers pour ne pas nuire aux promoteurs ou à leur image.Les promoteurs poussent évidemment plutôt fort: «Dans une ville d’envergure comme Gatineau, précise le rapport, on estime que la demande pour de nouvelles constructions en zone inondable correspond à approximativement 100 permis par année.Sur le territoire de la munici- entente en toute bonne foi, nous avons accepté d’absorber plusieurs coûts reliés à l’arrivée de l’assurance-médicaments en toute bonne foi et en croyant que le gouvernement reconnaîtrait notre contribution.Il semble malheureusement que nous nous sommes fait berner», a ajouté M.Gagnon.Plus encore, selon l’AQPP, la mise en place de l’assuran-ce-médicaments a exigé une contribution sans égale depuis trois mois de la part des pharmaciens — en temps, en coûts supplémentaires et en personnel additionnel —, dont on évalue la facture à 22 millions.Depuis janvier, les pharmaciens jouent en effet un rôle de taille dans l’administration du nouveau programme public d’assurance-médicaments puisqu’ils transmettent à la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), par leurs terminaux, toutes les données essentielles à sa gestion.Un désengagement de leur part pourrait donc mener à U paralysie complète du nouveau régime.A l’heure actuelle, Québec verse environ 200 millions par année en honoraires professionnels aux pharmaciens, ce qui représente environ 25 % du coût du programme d’assurance-médicaments.A titre de professionnels, les pharmaciens touchent en moyenne 6,77 $ par prescription plus, bien connue pour son opposition au féminisme radical américain, croit que ce remède pourrait être pire que le mal.Elle en veut pour exemple le Danemark et la Norvège qui ont respectivement 33 % et 39 % de femmes au Parlement et où les partis politiques se sont fixé des quotas volontaires sans en faire une obligation constitutionnelle.Le Parti socialiste français vient tout juste de se fixer un objectif de 30 % de candidates pour les législatives de 1998.Son secrétaire général, Lionel Jospin, n’a pas hésité à «réserver» certaines circonscriptions à des candidates choisies d’avance.En fait, la plupart des opposants aux quotas craignent d’ouvrir une brèche constitutionnelle dans laquelle les autres couches sociales défavorisées voudraient s’engager.Comment en effet refuser le même privilège aux jeunes, aux pauvres, aux beurs et même aux Corses?On «porterait ainsi atteinte au fondement même de notre démocratie, à l'idée même de citoyenneté», disait le constitutionnaliste Olivier Duhamel lor§ de son témoignage devant l’Observatoire de la parité.A l’autre extrême, le professeur de droit public Francine Demichel déclarait au journal Le Monde que la France conserve une «conception dogmatique du citoyen qui ne correspond plus aux besoins contemporains de la démocratie.[.] Les citoyens veulent désormais, tout en conservant cette qualité, voir reconnoitre leur identité propre ou collective».Le cumul des fonctions Alors que les femmes se déchirent entre elles sur la nécessité des quotas, la plupart semblent d’accord pour en finir avec une exception française qui bloque leur entrée les taux américains et canadiens est au «maximum», ce qui signifie que toute nouvelle hausse aux États-Unis devra trouver répercussions ici, bien que la Banque du Canada tente de résister au mouvement.Mais comme les taux au Canada sont à des bas niveaux jamais vus depuis 40 ans, ils peuvent être augmentés modérément et graduellement sans que l’économie n’en souffre et que la croissance prévue ne s’évanouisse, a soutenu en substance l’économiste.«L’économie est beaucoup mieux que ce qu’on pense», a-t-il affirmé, optimiste.Au Québec, les compressions dans la fonction publique auront un effet de ralentissement, tout comme le subtil alourdissement du fardeau fiscal imposé dans le dernier budget Landry, a toutefois prévenu M.Soucy.Dans le reste du Canada, une bonne part de ce ralentissement imputable à la réduction de l’appareil d’État a déjà eu lieu.Mais en mars, il se faisait toujours sentir dans les statistiques sur l’eqiploi avec une perte nette de 5900 emplois.Depuis 12 mois, les effectifs des secteurs public et parapublic au Canada se sont contractés de 2,8 %.L’administration publique, en tant que tel, compte 4,3 % moins d’employés qu’il y a un an.palité de Lachenaie, où on émet 400 permis par année, plusieurs de ces demandes se situent en zone inondable.» Le comité fédéral-provincial responsable des dérogations a pour sa part accordé en 20 ans une cinquantaine de dérogations pour des ouvrages publics mais aussi en faveur de plusieurs promoteurs privés.Une de ces dérogations a permis la construction de 270 condominiums, un cas relevé à Gatineau, dans l’Outaouais.L’essentiel des pressions sur les plaines inondables se concentre cependant dans la région métropolitaine, principalement sur les rives des rivières des Prairies et des Mille-Îles.Le championnat de la résistance revient à Laval qui a réussi, par différents tours de passe-passe juridique et politique, à éviter toute cartographie précise de ses zones inondables: «C’est donc dire, conclut îe rapport, que de 1978 à 1995, les promoteurs immobiliers ont eu tout le loisir de remblayer dans la zone inondable, et ce, avec la bénédiction des autorités de la ville», qui a les allures dans ce rapport d’un véritable Far West des spéculateurs et entrepreneurs! Le rapport fédéral-provincial recommande, comme la commission Nicolet, d’obliger les villes et les MRC à dédommager elles-mêmes les sinistrés implantés dans les zones à risque après leur désignation officielle en raison de complaisance envers les promoteurs.Le rapport propose aussi d'inclure dans la cartographie officielle «tous» les risques, y compris ceux posés par l’érosion des talus, les embâcles et les barrages.Québec devrait enfin, selon le rapport, obliger les arpenteurs, les notaires et le cadastre officiel à noter explicitement sur les titres et documents officiels qu’une propriété est située en zone à risque, comme on le fait pour un vice caché, afin de briser la loi du silence dont les contribuables font les frais.Enfin, on suggère de rendre la cartographie impérative dès qu’elle est disponible quelque part pour arrêter les excès du type lavallois.On ne propose cependant rien pour forcer les promoteurs à identifier les impacts des dérogations réclamées et pour donner droit de parole aux citoyens sur ces projets souvent critiques pour i’aménagement de leur milieu, ce qu’Ottawa et Québec préfèrent encore régler.à huis clos.remplie, mais jusqu’à la moitié de ces honoraires est dédiée au remboursement des frais de pratique liés au loyer, au personnel et aux équipements.Les pharmaciens effectuent près de 70 millions de transactions au comptoir par année, dont environ 47 millions sont faites dans le cadre du programme d’assurance-médicaments.«Les pharmaciens vivent une problématique différente des fonctionnaires, a expliqué hier M.Gagnon.Advenant une fin de non-recevoir de Québec, on va aller de l’avant avec nos moyens de pression dans les prochaines semaines.» Hier, au cabinet du ministre de la Santé, Jean Rochon, .on indiquait que l’objectif de 6 % visé par la loi spéciale venait s’ajouter aux contributions déjà faites par les pharmaciens dans le cadre de l’entente de décembre 1996.«Les pharmaciens savaient qu’il y aurait des choses qui devaient s’ajouter à ce que nous avions conclu.On leur avait indiqué qu’on devait se reparler», a fait savoir Sylvie Parent, adjointe de l’attaché de presse du ministre Rochon.Selon cette dernière, le ministère de la Santé demeure toutefois pleinement ouvert à des négociations avec les pharmaciens pour déterminer les modalités par lesquelles cet objectif de 6 % pourrait être atteint.dans la vie politique.Il s’agit du cumul des mandats, qui verrouille de bas en haut tout l’appareil politique.Etrange privilège qui permet au maire d’une grande ville comme Lyon ou Paris d’être aussi député, quand ce n’est pas ministre.Seuls 42 députés de l’Assemblée nationale, sur 576, exercent leur fonction à temps plein.Les autres sont en même temps maires, conseillers régionaux ou conseillers généraux.Si on ajoute les présidences de communautés urbaines, de districts ou de petites villes, un élu français peut cumuler jusqu’à quatre mandats.Pas surprenant que î’Assemblée nationale française soit la plupart du temps vide.Le nombre de «cumulards» a même doublé en 30 ans.Et cela, malgré une loi adoptée en 1986 et censée limiter la chose.Ainsi Alain Juppé est-il à la fois premier ministre, maire de la cinquième ville de France (Bordeaux), président de la communauté urbaine et secrétaire général du RPR, le parti gaulliste.Il passe une journée et demie par semaine à Bordeaux et suit en cela l’exemple de Jacques Chirac qui a établi ses quartiers de candidat présidentiel pendant plus d’une décennie dans les bureaux de la mairie de Paris.Depuis Henri IV, le système politique français est tout entier bâti sur ces fiefs que dominent sans partage quelques grands seigneurs de guerre en attendant de «monter» à Paris.«La République fut moins tolérante ata droits politiques des femmes, que ne le fut l’Ancien Régime», reconnaissait la socialiste Élisabeth Guigou.Si aujourd’hui les femmes devaient seulement ébranler ce système ancestral, leur entrée dans la vie politique serait déjà toute une révolution.INONDATIONS Au nez et à la barbe du MEF PHARMACIENS «Une entente dont Vencre n’est même pas encore sèche» FEMMES «Nous ne sommes pas des espèces à protéger»
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