Le devoir, 12 avril 1997, Cahier B
I) I M A N (' Il h LE DEVOIR La chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 Vitrine de la vidéo Page B 6 Vitrine du cédérom Page B 6 Théâtre Page B 7 À Québec Page B 8 Disques classiques Page B 8 Jazz et blues Page B 9 Vitrine du disque Page B 9 Agenda culturel Page B 10 TÉLÉVISION Un nouveau Rebecca Première aventure d’Alfred Hitchcock en territoire américain, le film Rebecca restera à jamais lié à Laurence Olivier et Joan Fontaine pour de nombreux mordus du cinéma, Mais rien n’est sacré en ce bas monde.Et 57 ans plus tard, la télé britannique nous a concocté une nouvelle version de Rebecca.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le best-seller Rebecca, de Daphne du Maurier, a inspiré le grand Hitchcock de façon magistrale.La production d’un remake, pour la télévision de surcroît, ne peut donc être autre chose qu’une entreprise périlleuse.Et il sera difficile aux téléspectateurs qui regarderont cette nouvelle adaptation, demain, 21h, sur PBS, d’oublier complètement Laurence Olivier et Joan Fontaine.Il le faut pourtant, pour apprécier ce téléfilm, britannique, qui se défend très bien.Ce téléfilm présenté en deux tranches, qui fait en tout trois heures et demie, met en scène d’excellents comédiens, à commencer par Diana Riggs (vous vous rappelez Chapeau melon et bottes de cuir?), dans le rôle de la sinistre Mme Danvers.Cette comédienne, véritable légende en Angleterre, semble décidément avoir plusieurs vies.Elle ne finit jamais de nous étonner.En tous cas, elle vole la vedette dans ce dernier remake de Rebecca.Charles Dance dans le rôle de Max de Winter est lui aussi tout à fait à sa place et c’est sans doute sa jeune épouse, campée par une nouvelle actrice, Emilia Fox, qui est le maillon le plus faible de la distribution.Elle n’est que jeune et naive, là où la naïveté de Joan Fontaine était portée par un perpétuel tourment intérieur qui s’intégrait admirablement avec l’atmosphère du château de Manderley en Cornouailles.Mais, nous l’avons dit, la comparaison est ici un bien mauvais guide.Le réalisateur, Jim O’Brien, est peu connu ici.Il a porté à l’écran la série The Jewel in the Crown, déjà présentée sur PBS.À travers Rebecca Rebecca tire son nom de la première épouse de Maxim de Winter, morte dans des circonstances pour le moins troubles, et qui continue de hanter les mémoires, déstabilisant ainsi la deuxième Mme de Winter, jeune femme inexpérimentée et de surcroît peu habituée à la haute société.Au centre de ce domaine, se tient, bien droite et bien austère, Mme Dan-vers, chef domestique, qui vouait un attachement excessif, névrosé, à la première Mme de Winter.Mme Dan-vers ne vivait, en fait, qu’à travers Rebecca.La nouvelle Mme de Winter, qui n’a même pas de prénom, vivra dans l’ombre de Rebecca et dans une lourde conspiration du silence.Les téléspectateurs, les femmes en particulier, tiqueront sur le caractère paternaliste de la relation entre de Winter et sa nouvelle épouse.Il ne converse pas avec elle, il lui donne des ordres.Et elle suit.Elle prendra brusquement de la maturité avec Après avoir fredonné tout l’été 1995 au Musée de la civilisation de Québec, l’exposition Je vous entends chanter a descendu la 20 durant l’hiver et installé ses précieuses pénates au Musée Juste pour rire.Dès mardi 15 avril, les 400 000 visiteurs de la Vieille Capitale ne seront plus seuls à avoir entrepris ce que l’on pourrait appeler, citant l’immortelle de Claude Gauthier, Le Plus Beau Voyage.À travers cent ans de chanson québécoise.Je ne recherchais pas l’équivalent en péné-trant au Musée Juste pour rire: aucun des 600 objets patiemment rassemblés pour l’exposition Je vous entends chanter, créée en 1995 au Musée de la civilisation de Québec et présentée à Montréal en version augmentée à partir du 15 avril, ne pouvait évoquer un tel chant de la douleur.Mais au palmarès de l’émotion brute, je savais qu’il y avait au moins un objet dont la simple vue me ferait défaillir.Avant de parcourir étape par étape ce «musée vivant», sans m’affilbler des écouteurs qui confèrent à l’expo son caractère de gigantesque pot-pourri commenté, je me suis donc précipité d’une vitrine à l’autre, sans égard à la disposition chronologique et thématique, à la recherche d’un drôle d’objet carré, de couleur or, avec des boutons blancs et un loop de ruban magnétique à l’intérieur.Dans la section consacrée à la chanson populaire des années soixante, je suis tombé raide devant le machin-truc tant convoité.La plus belle bébelle de l’ère électronique.SYLVAIN CORMIER Les chaînes.De tout ce que j’ai vu un après-midi de janvier 1992 au Delta Blues Museum de Clarksdale, Mississippi, ce sont les fers des esclaves qui m’avaient le plus remué.Rouillés, de fabrication grossière, lourdes même derrière une vitrine, ces chaînes chantaient le blues.Le vrai, celui de la chair à vif.Je n’étais plus dans un musée du blues.J’étais en plein dans le blues.Le costume «Paris» de Michel Louvain conçu pour le VOIR PAGE B 2: CHANSON Jouet de Michel Lamothe, fils de Willie, dégainé vers 1956 music-hall Autour / - *¦.* * * ¦ * U1 du inonde.» - _ _ Vm«m\ chambre d’écho Echolette, appareil à ruban magnétique, source du Fameux, PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR VOIR PAGE B 2: REBECCA théâtre d’aujourd’hui Cessâtes MISE EN SCÈNE de Rent Richard (jr Michel Marc Bouchard AVE( Louise Portai, Pascale Desrochers.Marie-France Lambert, Stéphane Simard 4 avril au î mai 1997 3900, rue St-Denis, Métro Sherbrooke » > J# V •I \0L_1 11796^ REBECCA De mythique et fatale, Rebecca devient vulgaire, presque banale SUITE DE LA PAGE B 1 l’aveu que lui fera son macho et bougon de mari.Alors que le chef-d’œuvre de Hitchcock — qui a reçu l’Oscar du meilleur fdm — nous plongeait dès les premières minutes dans un climat de tension qui lui permettait, pour toute la durée du fdm, de nous hypnotiser, comme la deuxième Mme de Winter allait l’être par Mme Danvers, le téléfilm présenté demain soil" commence plus doucement, innocemment dirions-nous.Une femme riche et vieillissante se divertit à Monte Carlo, assistée d'une jeune fille qui tombera amoureuse du célèbre M.de Winter.Ce n’est qu’avec l’arrivée au manoir du couple de Winter et avec la rencontre de Mme Danvers que l’atmo- sphère s’alourdira.Mais la prestation de Faye Dunaway dans le rôle de «la vieille dame riche» vaut le détour.Ce qui est plus désolant, et cela vaut pour l’ensemble du film, c’est la trame musicale, trop présente, trop sirupeuse.Cette nouvelle version produite pour la télévision est presque fois plus longue que la première.Elle est présentée en deux tranches, la première d’une heure et demie, la seconde de deux heures, le dimanche suivant.La durée permet ici d’entrer plus efficacement dans la psychologie des personnages.Dans une entrevue récente, Diana Riggs déduisait qu’à son avis son personnage était sans doute une lesbienne qui s’ignorait, à une époque où ces choses-là n’étaient pas dites.Le Rebecca d’Hitchcock fut le premier film américain du cinéaste.Ce dernier avait une première fois tenté sans succès d’obtenir les droits de Rebecca mais leur coût trop élevé l’en avait empêché.C’est donc David O’Selznick (Gone with the Wind) qui acquit ces droits et c’est lui qui fit appel à Hitchcock.Mais le cinéaste, vraisemblablement pour préserver la réputation de son acteur principal, altéra quelque peu l’histoire de Daphne du Maurier en attribuant la mort de Rebecca Le téléfilm britannique rétablit la version de Daphné du Maurier dans laquelle Max de Winter a bel et bien étranglé SOPHIA BAKER Diana Rigg et Emilia Fox, dans la nouvelle production télévisuelle de Rebecca.non pas aux mains meurtrières de de Winter mais à une chute de Rebecca sur un objet dur et lourd.De toutes manières, ceux qui connaissent bien Hitchcock savent que le réalisateur son épouse prenait d’immenses libertés avec les œuvres dont il s’inspirait.Le téléfilm britannique — qui a également un producteur américain et un producteur allemand — rétablit la version de Daphné du Maurier dans laquelle Max de Winter a bel et bien étranglé son épouse.Hitchcock ne montre jamais Rebecca à l’écran.La production télévisée qui débute demain nous la fait voir, du moins en partie.Cela n’apporte rien à l’intrigue.Cette apparition, au contraire nous enlève un morceau d’imagination.De mythique et fatale, Rebecca devient vulgaire, presque banale.Elle en perd du coup la moitié de son pouvoir.Comme si la télévision ne pouvait garder aucun secret, ne pouvait manifester aucune retenue.Festival de Théâtre des Amériques PROGRAMMATION ALLEMAGN J T U A N I E Stunde Null Deutsches Schauspielhaus Hamburg Un spectacle décapant et féroce sur les politiciens Du 22 au 24 mai Monument-National GOETHE- Æ O INSTITUT MONTRÉAL Les trois sœurs Lithuanian International Theatre Festival LIFE Un Tchékhov grandiose et brillant Du 29 au 31 mai Monument-National QUÉBEC Nouvelle Scène LE RAYON X D'UNE GÉNÉRATION QUEBEC Thérèse, Torn et Simon.L'intégrale Nouveau Théâtre Expérimental La dernière création de Robert Gravel Du 22 mai au 3 juin ¦$, Espace Libre CANADA Tinka's New Dress Ronnie Burkett Theatre of Marionettes Le maître Ronnie Burkett anime 37 marionnettes Du 23 au 26 mai 5e Salle, Place des Arts Les trois derniers jours de Fernando Pessoa Théâtre UBU À la rencontre d'un personnage fascinant Du 24 au 27 mai Agora de la danse QUÉBEC Or Compagnie Pol Pelletier La grâce, le charisme et l'émotion de Pol Pelletier Du 25 au 30 mai 55, Prince Matines: Sade au petit déjeuner Nouveau Théâtre Expérimental Jouissifet percutant Du 26 mai au 6 juin Espace Libre billetterie vs) Articulée (514) 871-22?4 Les sept branches de la rivière Ota Ex Machina Un incontournable Robert Lepage Du 30 mai au 15 juin Salle Denise-Pelletier - NCT AUSTRALIE The North Performing Unes Un album de famille sensible et émouvant Du 2 au 5 juin Centaur Theatre ® Avenor Periodo Villa Villa De La Guarda Un happening théâtral pour amateurs de sensations fortes Du 3 au 8 juin Usine C km* Pearls for Pigs International Production Associates Place au délire avec Richard Foreman Du 5 au 7 juin Monument-National Orestea Societas Raffaello Sanzio L'Orestie d'Eschyle, version choc Du 5 au 8 juin Espace Go ECONOMISEZ JUSQU'À 40%l FORFAITS DISPONIBLES JUSQU'AU 9 MAI Si j'avais la seule possession dessus le jugement dernier Théâtre d'Aujourd'hui / Cercle Vicieux / Momentum Du 27 au 30 mai Théâtre d'Aujourd'hui c A N a o A L'insomnie La Vieille 17 Du 27 au 30 mai La Licorne QUÉBEC Exodos, la trilogie Trans-Théâtre Du 28 au 31 mai Salle Alfred-Laliberté, UQAM QUÉBEC Go Weast Dummies Theatre Company Du 28 au 31 mai 3997, St-Laurent QUÉBEC Le piège.Terre des hommes Théâtre du Paradoxe Du 1er au 4 juin Espace La Veillée QUÉBEC Dits et Inédits Urbi et Orbi Du 1er au 4 juin La Licorne QUÉBEC Littoral Théâtre Ô Parleur Du 2 au 5 juin Théâtre d'Aujourd'hui QUÉBEC Oestrus Momentum Du 2 au 5 juin X - Palladium RESEAU ADMISSION (514) 790-1245 1 800 361-4595 INFO-FESTIVAL: (514) 871-9974 CHANSON Une exposition exempte de sectarisme SUITE DE LA PAGE B 1 L’Echolette.La boîte à écho préférée des groupes yé-yé québécois.Plus précisément la fameuse, l’historique, l’Echolette appartenant à Denis Champoux, le guitariste des Méga-tones, le tout premier groupe de rock’n’roll instrumental au Québec.Une fois, il y a dix ans, j’ai branché une Fender Stratocaster dans une Echolet-te pareille: je n’oublierai jamais le son.Le son des Classels, des Hou-Lops, ressuscité sous mes doigts.Pour vous dire, s’il n’y avait pas eu d’Echolette dans ce musée, je déguerpissais illico, et refilais le reportage à un collègue.On a sa dignité.Heureusement, les bonnes gens — Micheline Huard, Dominique Bilodeau, François Desmeules à Québec, Claude Larivée et Isabelle Mandalian à Montréal — qui ont conçu, organisé, colligé, récupéré et mis en place l’expo, ne sont pas sectaires.Pas de résurgence du vieux conflit yéyés vs chansonniers à l’horizon.Il y a des objets pour toutes les cordes sensibles.Du mini-Moog de Serge Locat (Harmonium) au costume de Nestor, des maracas d’Alys Robi aux partitions de François Dompierre pour Félix Leclerc (Le Train du Nord), chaque génération a droit à ses vibrations.Y compris la récente: Eric Lapointe, Jean Leloup, Daniel Bélanger, Kevin Parent ne sont pas oubliés.La semelle décollée Même pour bibi, il n’y a pas que l’Echolette de mes rêves.J’ai été happé, saisi, chaviré à tous les détours.Comme tout le monde à Québec, la paire d’horribles loafers de Michçl Bordeleau m’a tapé dans l’œil.A cause de l’état.Un état d’Arizona après une tornade.C’est avec ce modèle bon marché que le gaillard tipetipetape sans disconti- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Une machine à présenter des Scopitone, ancêtres des vidéo-clips.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les maracas d’Alys Roby.nuer dans les shows de La Bottine Souriante.Et ce sont ces godasses-là dont parle la chanson Sur la route: «C’est au Spectrum que Michel / A fait décoller sa semelle / Pendant un air endiablé / Tapant du pied comme un damné».Le ruban adhésif noir autour de la semelle est le plus éloquent des témoins.Et puis il y a l’orgue Hammond B-3 de Gerry Boulet qui fait forcément son bougre d’effet.Et la batterie Ludwig de Réal Desrosiers (Beau Dommage), pareille à celle de Ringo Starr, achetée en 1967.Et le chapeau de cowboy de Gene Autry, donné à Willie Lamothe avec photo dédicacée (on est tous le fan de quelqu’un.).Et le caractéristique feutre mou de Raymond Lévesque, d’abord arboré dans un téléthéâtre de Marcel Dubé (Mé-dée).Et le casque de mineur de Richard Desjardins.Et la peinture originale qui est devenue la pochette de Jaune, le chef-d’œuvre de Ferland.Et la veste de jeans impossiblement mince de Stephen Faulkner, celle qu’il portait, de dos, sur la photo de pochette de l’album Pommes de route, et que j’ai reconnu tout de suite à cau- Un événement pour la fête des mères JOSE TODARO ANNIVERSAIRE DE LA CREATION À ^ |||Hïïn|< La méga-comédie musicale gitane tant attendue de Francis Lopez Créée par Luis Mariano Plus de soixante artistes, chanteurs, musiciens, comédiens, les Ballets Espagnols Andalucia Chorégraphie Lucette Ory Nombreux costumes et décors somptueux Orchestre: membres de l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction musicale de Jean Pierre Burtin M ise en scène Cardo di Angelo Théâtre St-Denis Du 14 au 18 mai 1997 en collaboration avec: - é hôtel AIR CANADA M I HÔTEL _ /luberqe (w) Va/nive7sol MONTRÉ Al JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les souliers rafistolés de Michel Bordeleau, de la Bottine souriante.se des fleurs brodées: c’était mon-premier vrai long-jeu de chanson québécoise.Artistes momifiés?Du cocasse au magnifique, on a privilégié les objets qui ont imbibé la sueur: la guitare Martin rafistolée dé' Paolo Noël, qu’il avait fracassée sur la tête d’un spectateur ayant mis en doute sa masculinité (c’étaitavant Flou ch e flouche prout prout.)', le banjo d’Edith Butler, fabriqué de ses propres mains; et même un accordéon de Claude Lé-veillée retrouvé dans la grange du chansonnier avec un nid d’oiseau dedans.Et ainsi de suite.Si votre artiste d’élection n’est pas représenté, c’est peut-être son vœu: «Le problème, relate; Isabelle Mandalian, chargée à Mont-1 réal des divers ajouts (concernant les' années 90, notamment), c’était surtout' de faire comprendre le principe de l’exposition, le caractère vivant.Mais dès que-tu prononces le mot musée, les artistes croient qu’on veut les momifier.» Et pourtant, les visiteurs de Qué-‘ bec l’ont constaté, cette expo vit.Par-' le.Chante.Crie.Quand on entre,1 écouteurs sur le ciboulot, c’est Edgar Fruitier qui accueille le visiteur et qui, ; de section en section, propose un* commentaire général.Et quand on déambule au centre des allées, des extraits de chansons de l’époque concernée jouent.Si l’on s’approche ; des nombreux écrans vidéo, petits ell géants, c’est la bande sonore de ces» documents qui prend le dessus (celui* des grands rassemblements des an-; nées 70, avec Ginette, Félix, Léveillée,» est particulièrement prenant).Si l’on I s’approche des podiums situés devant: les vitrines majeures, ce sont les artistes qui nous jasent, à grand ren-j forts d’anecdotes et de réflexions sur; la chanson.Celui qui savourerait tous : les documents en a pour vingt! heures.On estime que le visiteur pas-sionné mais non exhaustif sortira: heureux après trois heures, deux s’il ; a des préférences marquées.Faites l’expérience comme à Québec: enlevez de temps à autre vos écouteurs, et ouvrez grandes les* oreilles.Partout, abandonnés à leur propre plaisir, les gens chantent à voix haute, sans le savoir.Pour ceux-, là, qui retrouvent des airs oubliés avec ravissement et voudraient les entendre en entier, on a aménagé une salle d’écoute, sorte de jukebox géant de 300 titres.Il y a aussi, pour se poser l’arrière-train entre les étapes, une salle de cinéma, qui proposera en al-, ternance une flopée de documen- ! taires et de films liés à la chanson.Et des galeries de photos à l’entrée.Et un café.Alouette.Et, faute de chaînes d’esclave, il se peut bien que vous repartiez avec les mots de Félix Leclerc, écrits sur une ! simple feuille donnée à Raymond Lé- ¦! vesque en 1976: «Le Québec sera libre ' / quand nous serons tous / en colère comme Raymond / Lévesque, mais cela demande / beaucoup d’amour./ ; Faut pas attendre que nous soyons \ morts, mon frère.» 4 I, V.1) E V 0 I R .L E S S A M E 1) I 12 E T I) I M A N C II E I 3 A V II I I, I !) » 7 ¦ SEXE, a GUES À T K D E EtU M, Montréal ; V ** » FOND^TION> • JIEftNE FbfE * , ; 4 f-800 563-545 :ko FONDAI ' G A N/\ DI buFbïï UtUon dr Montréal ^4.byul Rn* tftnqw* fU.(nrmi-u, Ho«Krl*l (0*fW
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