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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1997-04-14, Collections de BAnQ.

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V o L.I.X XXVIII • N " 8 0 ?T V Q / T 0 11 0 N T 0 I $ ?FONDE EN 1910 ?LE DEVOIR M 0 N T R E A L , I.E LUNDI I 4 A V IM L I 9 9 8 8c T l> S François B rousseau PERSPECTIVES L’Europe à reculons L’Europe se construit, de façon irréversible semble-t-il.Ce week-end, des sources officielles américaines, citées par l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, tenaient pour «inéluctable» l’arrivée de la monnaie commune en 1999.Mais cela ne va pas sans grincements de dents, ce dont témoignent les nombreux conflits sociaux en cours sur le Vieux Continent.LM Europe naît dans la peur.Peur de la dispari-'y tion des nations.Peur de la destruction des liens de solidarité représentés par l’État-pro-vidence traditionnel, partout en déclin évident.Peur d’une «mondialisation» qui réduit inexorablement le niveau d’emploi.Ainsi peut-on,' en tout cas, interpréter les divers mouvements sociaux — grèves, manifestations, déclarations — qui se multiplient aujourd’hui, de Bruxelles à Madrid et de Paris à Bonn.La chanson des patrons: «Il faut s’adapter à la concurrence internationale.» Ce qui signifie: baisser les salaires, les geler ou les faire augmenter le plus lentement possible.La chanson des gouvernements: «Nous devons réduire les déficits et les dépenses sociales.» La chanson des syndicats: «La privatisation, c’est la destruction.» La chanson des «petits» qui se retrouvent sur le pavé (18 millions de chômeurs en Europe): «L’Europe de Maastricht, c’est la fin de la protection sociale, c’est le chômage.» Qui a raison?En France, exemple le plus achevé de l’Etat-nation moderne, le malaise est vif devant l’irruption de la concurrence internationale, devant l’émergence de forces politiques et économiques qui le dépassent.Ses problèmes d’immigration, qui ont favorisé l’émergence d’un fort parti xénophobe, lui font douter de sa légendaire capacité d’assimilation.Des syndicats très forts (routiers, cheminots) font barrage aux réformes libérales, exprimant tout; autant des intérêts corporatistes qu’un attachement à l’Etat social.En Allemagne, six ans après la réunification, l’identité nationale reste problématique.Pour ne pas retomber dans un nationalisme dont le passé a montré les excès, on se pare, dans les élites, d’un enthousiasme de rigueur pour l’Europe.Mais là aussi — et surtout à la base — des craquements se font entendre.Le deutschemark bien-aimé, ultime symbole légitime de patriotisme, ne cède sa place qu’avec réticence.Le chômage atteint des sommets: 12 % de la population active, 4,5 millions de personnes.Les déficits publics mettent l’Allemagne — quelle ironie! — à l’extérieur des fameux «critères de Maastricht».Devant les grèves, le chancelier Helmut Kohl recule sur ses projets de compressions, dans la santé et les charbonnages notamment.En Belgique, c’est le tollé national contre la fermeture de l’usine Renault à Vilvorde (3000 congédiements).La détresse économique de la partie francophone du pays.Un «mal-être» national profond, lié à la corruption politique, au scandale de la pédophilie, au séparatisme rampant et peut-être irréversible entre la partie flamande et la partie française du pays.Deux modèles semblent s’affronter sur le Vieux Continent.Un modèle continental d’Etat social, et un modèle anglo-saxon représenté par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.L’alternative est simple: c’est plus de protection sociale et plus de chômage, ou bien moins de protection sociale et moins de chômage — mais avec beaucoup de petits salaires.Le chômage ou les petits salaires: telle semble être la triste alternative qui se pose à de plus en plus d’Européens, alors que l’Europe devient un seul marché, avec des règles et des pratiques égales pour tous, et qu’un certain modèle américain, subrepticement, s’insinue peu à peu dans lp gestion, la culture et l’économie.Alors qu’aux Etats-Unis, le processus de «dégraissage» a eu lieu sans trop de résistance — une bonne partie des personnes congédiées ont retrouvé (parfois dans la même entreprise!) un emploi moins bien rémunéré —, en Europe l’application des critères de Maastricht, ainsi que l’ouverture à la concurrence mondiale, frappe de plein fouet des sociétés mieux organisées qui tentent de répliquer.L’enjeu, ce n’est pas seulement la persistance d’un modèle de «capitalisme bien tempéré».C’est l’identité même de ces Etats-nations, de ces pays où l’on a longtemps vécu «à la française», «à l’allemande» ou «à l’italienne», de façon plus ou moins cloisonnée.Être Français, ou Belge, ou Italien, ce n’était pas seulement une affaire de béret, de baguette sous le bras ou de cappucino du matin au café de la place.C’était un mode de gestion, de protection, d’administration, de rapport du citoyen à l’État Mais tout cela, ça achève.Ce que l’Union européenne, l’Europe de la monnaie commune, dit à ses citoyens, c’est qu’il n’y pas, qu’il n’y a plus de «politique économique nationale» possible, de «politique industrielle», plus de choix entre gauche et droite, entre social-démocratie et néolibéralisme.Dans les rues de Bruxelles et de Paris, de Bonn et de Madrid, on crie ou on criera encore: «À bas l’Europe de Maastricht!» Mais cette Europe est inéluctable: c’est Giscard d’Estaing et les Américains qui le disent À Paris, Bruxelles, Bonn, pleurs et grincements de dents METEO Montréal Ensoleillé.Max: 7 Min: 4 Québec Ciel variable.Max: 3 Min: -6 Détails, page A 4 INDEX Agenda .B 7 Idées .A 7 Annonces.A4 Le monde.A 5 Avis publics.B 5 Les sports.B 5 Culture .B 8 Mots croisés.A 4 Économie .B 3 Planète .B 4 Éditorial .A 6 Religion .B 6 Entrevue .B 1 Télévision.B 7 LE MONDE Lettre de Pékin, la nouvelle chronique de Sylviane Tramier, page A 5 LES ACTUALITES Loi 104: la CSN menace Québec, page A 3 L’ENTREVUE Michel Gervais: la faculté de s'indigner, page B 1 Non à la privatisation de l’eau Québec tranche: «L’eau est une ressource stratégique et un bien public qui doit demeurer sous contrôle public» KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec dit non à la privatisation de l’eau à Montréal et dans l’ensemble de la province.L’administration du maire Pierre Bourque devra donc remballer ses intentions de se délester de la gestion de ses services d’aqueduc et d’égout.De même, les Gaz métropolitain, SNC-Lavalin et autres géants français comme la Lyonnaise des eaux devront ravaler leurs prétentions.Il n’est question de permettre, par delà les règles actuelles, ni le partenariat, ni la concession, la gérance, l’affermage, l’impartition ou quelque alliance stratégique que ce soit entre les secteurs public et privé dans l’épineux dossier de l’eau.C’est ce qu’ont appris Le Devoir et Télévision Quatre Saisons.«C’est non à la privatisation des infrastructures, à la production et à la distribution de l’eau potable dans les municipalités», confirme le ministre des Affaires municipales, RémyTrudel.Même si la décision n’a pas encore reçu le sceau du cabinet des ministres, puisqu’elle doit passer par la vaste politique nationale de l’eau à venir sous peu, elle fait l’unanimité, soutient M.Trudel.«On n’a aucune intention dans cette direction-là.Aucune.Pour l’instant, on n’a pas besoin d’aller consulter sur une nouvelle avenue.C’est non avenu», tranche-t-il avant d’ajouter que «l’eau est une ressource stratégique et un bien public qui doit demeurer sous contrôle pu- VOIR PAGE A 8: PRIVATISATION Mignonne, allons voir si Vorchidée.% 5 $ % r JACQUES NADEAU LE DEVOIR TOUTE joie comporte une peine: il y a toujours des épines aux roses.Mais le contraire est aussi vrai.À preuve, hier, alors que l’hiver revenait en force dans Montréal-la-grise, la Société des orchidophiles de la métropole organisait son Orchidexpo 97.Environ 7000 personnes, comme Anne-Marie Lebel, de Repentigny, se sont déplacées au cégep Maisonneuve pour admirer et humer les grappes colorées et parfumées de ces fleurs de la famille des orchidacées.La Société des orchidophiles de Montréal existe depuis 1978.Elle compte maintenant 750 membres et parraine de nombreuses activités durant toute l’année.Et si une orchidée ne fait pas le printemps, elle peut aider un peu à en supporter le mauvais temps.Rumeurs du Nord CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Charlie Nowkawalk a beaucoup d’admiration pour les renards.Il dit d’eux qu’ils sont sociables, forts, rusés et très résistants au froid.«C’est un animal qui connaît beaucoup de choses», raconte cet Inuit de 29 ans, originaire du village d’Inukjuak, sur la côte de la Baie d’Hudson.Lorsque Charlie est fier, content d’avoir chassé un renard, il lui arrive de couper les quatre pattes de sa proie, de les faire sécher, et de les conserver.«Comme ça, je garde en moi le sentiment de joie et de fierté que j’ai eu en chassant l’animal», ajoute-t-il.Le jeune homme s’exprimait vendredi, au cours d’un atelier sur le chamanisme, dans le cadre d’un colloque sur la culture inuit, tenu au cégep Marie-Victorin de Montréal Pour l’anthropologue Bernard Saladin D’Anglure, le harponnage des animaux chez les Inuits est un acte d’amour.«Il faut harponner son gibier aussi délicatement et amoureusement qu'un homme pénètre sa conjointe», expliquait ce dernier, auteur de plusieurs ouvrages sur les cultures autochtones nordiques, au cours du même colloque.Après avoir rencontré un vieux sage de sa communauté, pendant un voyage de retour à Inukjuak (qui veut dire Grand Inuit) Charlie a songé devenir chamane.«J’aimerais retourner là-bas, mais la vie quotidienne n’est pas toujours facile».explique-t-il.«Et puis, ajoute-t-il.est-ce que je dois sa- VOIR PAGE A 8: RUMEURS LES ACT Victoire de Villeneuve à l’arraché i Lire nos informations, page A 8 Bégin veut élargir le rôle des notaires Le Barreau allume un feu orange MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Justice, Paul Bégin, voudrait élargir le rôle des notaires pour rendre exécutoires certains de leurs actes et, du coup, déjudiciariser certaines procédures.Un projet de loi, qui pourrait être présenté avant la fin de juin, confierait aux notaires des responsabilités accrues pour l’homologation des testaments et des mandats donnés en cas d’inaptitude, de tutelles datives et d’ouverture ou de révision de régimes de protection des majeurs.Le Barreau du Québec a toutefois allumé un feu orange en demandant au ministre de tenir une consultation sur ce sujet avant même la présentation du projet de loi.Le Barreau craint que M.Bégin ne veuille déposer un projet de loi à la dernière minute, sans consultation préalable, et le faire adopter «à la sauvette», sans débat public.Selon le bâtonnier Claude Masse, les changements auxquels songe le ministre, bien qu’anodins en apparence, ouvrent la voie à une modification fondamentale du rôle des notaires.M.Masse parle même d’une «dérive».Les notaires se verraient transférer, *au* Bégin en effet, des pouvoirs actuellement exercés par les tribunaux.M.Masse se demande si les notaires ont la formation pour les exercer.Il évoque également la possibilité de conflits d’intérêts.La porte-parole du ministre Bégin, Jacqueline Aubé, a toutefois déclaré hier au Devoir qu’il n’y avait aucune possibilité que ce projet de loi soit adopté avant l’été, même s’il était présenté en juin.Toutes les personnes intéressées auront donc le temps qu’il faut pour débattre de son contenu.Présentement, lorsqu’un héritier veut faire homologuer un testament signé de la main d’un défunt mais qui n’a pas été fait devant notaire, il doit se présenter devant la cour et VOIR PAGE A 8: NOTAIRES Commissions scolaires linguistiques Alliance Québec exige la tenue d’une commission parlementaire PAUL CAUCHON LE DEVOIR Alliance Québec n’en démord pas: le groupe de pression continue à résister à la demande d’amendement constitutionnel amorcée par Québec, et il exige une commission parlementaire pour vérifier la teneur exacte du consensus requis par Ottawa sur cette question.Alliance Québec s’adresse d’ailleurs aux libéraux du Québec, en les sommant de faire leur «job d’opposition».«Les libéraux doivent faire plus que maintenant, explique Michael Hamelin, président d’Alliance Québec.Leur appui à l'amendement constitutionnel doit être conditionnel à la tenue d’une commission parlementaire.C’est le minimum qu ’ils peuvent faire pour la communauté [anglophone]».M.Hamelin faisait ces commentaires hier alors qu’il participait à l’assemblée annuelle de la section montréalaL VOIR PAGE A 8: COMMISSION 778313000641 L E I) E V 0 I R .L E LUNDI I 4 A V R I L I !) !) 7 A 3 LES ACTUALITES Entente sur la bonification du régime de retraite La CSN refuse de signer La Centrale exige que les secteurs de l’enseignement privé et universitairene soient pas soumis à la loi 104 DON HEALY PRESSE CANADIENNE Alexa McDonough, leader du NPD.Le NPD entend mener une campagne nationale Regina (PC) — La leader du Nouveau Parti démocratique, Alexa McDonough, a invité hier les membres de son parti réunis en congrès à Regina à se préparer à entrer en campagne électorale ce mois-ci.«Rien ne m’a démontré plus que ce congrès que le Nouveau Parti démocratique est de retour, que nous sommes de retour en force et que nous sommes prêts à passer à l’action», a déclaré Mme McDonough aux 900 délégués enthousiastes réunis à Regina.Le NPD, qui a perdu son statut de parti officiel en 1993, espère faire élire plus de 43 T ûc candidats à Ottawa et promet Les sondages d’avoir les libéraux à l’œil.La lea- inHimiont der du NPD reconnaît qu’elle aura ” de la difficulté à concilier ses acti- que le NPD vités électorales dans sa circonscription de Halifax et ses déplace-obtient 12 % ments un peu partout au pays pour tenter d’améliorer son image trop des voix au discrète.Les sondages indiquent que les néo-démocrates obtiennent pays, sur un environ 12 % des voix au pays, ce • JJ'1 qui les place derrière les conserva- pied a égalité teurs, mais sur un pied d’égalité avec lp Parti avec le Parti réformiste- Même si avec ic r ai u ses appuis sont limités à certaines rpfnrmictp régions, notamment la Saskatchewan, la Colombie-Britannique et les provinces maritimes, le parti entend mener une campagne nationale.Le programme préliminaire du NPD a été rendu public au cours de la fin de semaine.Il prévoit réduire de moitié le chômage et créer des emplois, augmenter les services sociaux et équilibrer le budget d’ici l’an 2000, notamment en taxant les grandes entreprises et les gens fortunés.Le programme définitif du parti sera rendu public après le déclenchement des élections.Le congrès a eu lieu à un moment idéal pour le parti et a fait renaître l’enthousiasme des membres, qui avaient connu des jours sombres et des divisions lors de l’élection de 1993.Les autres partis sont également entrés en campagne électorale de façon non officielle en faisant connaître leur programme et en diffusant des messages à la télévision.La CSN exige que les secteurs de l’enseignement privé et universitaire ne soient pas soumis à l’application de la loi 104.Pour faire pression sur Québec, la Confédération ne signera pas l’entente sur la bonification du régime de retraite pour l’ensemble du secteur.Elle convoque aussi des assemblées à Québec et Montréal cette semaine.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La Confédération des syndicats nationaux (CSN) ne signera pas l’entente sur la bonification du régime de retraite du secteur public, tant que le gouvernement du Québec exigera que soient soumis à l’application de la loi 104 ses quelque 15 000 membres travaillant dans les secteurs de l’enseignement privé et universitaire.Les versions définitives de l’entente sont prêtes depuis la semaine dernière.Pour rajouter de la pression sur Québec, la CSN amor- cera cette semaine un mouvement de mobilisation auprès de ces deux groupes de syndiqués.Une première assemblée est convoquée mercredi prochain, à Québec; une autre sera organisée le lendemain, à Montréal.Le recours à des arrêts de travail n’est pas exclu.Les dirigeants de la CSN affirment que les enseignants de même que les employés de soutien du secteur privé et des universités n’ont jamais fait partie des négociations des derniers mois avec le gouvernement.Ils déclarent aussi que Québec n’a pas à s’ingérer dans les relations de travail du secteur privé.Le syndicat souligne de plus que dans le cas de l’enseignement privé, les enseignants et le personnel de soutien ont contribué au surplus du régime de retraite du secteur public, le RREGOP.Ce régime est au cœur de l’entente Québec-secteur public, puisqu’pn y puisera pour permettre à des milliers de salariés de l’État de prendre une retraite anticipée.Selon la CSN, les employés du secteur privé de l’enseignement seraient doublement pénalisés si on les forçait à se soumettre aux dispositions de la loi 104 qui prévoit Clin d’œil une réduction salariale de 6 % à compter du 1er juillet.«Nous n’acceptons pas que le gouvernement traite ces syndiqués différemment de ceux des sociétés d’État et des organismes para publics», a déclaré hier Gérald Larose, président de la Confédération, lors d’une conférence de presse convoquée à ses quartiers généraux, à Montréal.«Pour nous, c’est une simple question de justice.Il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures dans un dossier comme celuilà.» Gérald Larose en appelle au premier ministre Lucien Bouchard pour que, rapidement, ces deux groupes ne soient plus soumis à la loi 104, comme ce fut le cas, la semaine dernière pour les employés des sociétés d’État et des organismes parapublics, notamment ceux de Loto-Québec.La CSN lance du même coup un appel à ses syndicats des secteurs de l’enseignement privé et universitaire «afin qu’ils aillent chercher des mandats d’action pouvant aller jusqu’à des arrêts de travail».Hier, on a aussi évoqué la possibilité de faire pression par l’entremise de mesures ponctuelles comme le refus de remettre les notes et les bulletins des élèves et des étudiants.King, le plus grand -mm,u mÆmÊmm1 *?* JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les microbrasseries du Québec à l’honneur PRESSE CANADIENNE Strasbourg — Les microbrasseries québécoises sont les invitées d’honneur d’Eurobière, le grand rendez-vous des brasseurs et des amateurs de bières qui se tient tous les deux ans à Strasbourg.La manifestation réunit jusqu’à mercredi une centaine de fabricants venus d’une quinzaine de pays; plus de 70 000 visiteurs y sont attendus.L’existence d’une aussi grande variété de bières québécoises sera pour la plupart d’entre eux une révélation.Ce week-end, d’ailleurs, certains ne boudaient pas leur plaisir.«Ce n’est pas du sirop d’érable», répétait ainsi un buveur alsacien qui semblait avoir entrepris de goûter l’ensemble de la production québécoise.Il est vrai que cet amateur enthousiaste et rougeaud avait tout à portée de main.Unibroue présente ici toute la gamme de ses produits, tout comme les Brasseurs du Nord (Boréale), GMT (Belle Gueule), Brassai, MacAuslan (Saint-Ambroise) et Le Cheval blanc.Tous ces brasseurs, réunis sous le drapeau du Canada (les services commerciaux de l’ambassade canadienne à Paris ont piloté le projet) ont remporté un énorme succès, auquel la présence de Robert Charlebois signant «des kilomètres d’autographes» n’a sûrement pas été étrangère.Eurobière donne aux micro-brasseries québécoises l’occasion de montrer leur savoir-faire et de tâter un peu le terrain de l’exportation.Pour l’instant, on ne trouve en France et en Europe que les bières d’Unibroue.Aucune autre marque québécoise ne jouit encore d’une véritable distribution.Aucune, du reste, ne semble en faire une obsession.GMT, par exemple, vient de signer un accord avec un importateur de «bières spéciales».Le brasseur de la «Belle Gueule», qui emploie une cinquantaine de personnes, se lance toutefois dans cette aventure avec «réalisme».Commission d’enquête Poitras sur la SQ Barbeau, toute la semaine à la barre des témoins ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Premier témoin à comparaître aujourd’hui devant la commission d’enquête Poitras sur la Sûreté du Québec (SQ), Serge Barbeau, directeur général de la SQ, y passera assurément toute la semaine, au moins.Il sera intéressant de voir si M.Barbeau se présentera en uniforme ou en civil, compte tenu qu’il n’occupe plus ses fonctions depuis que le gouvernement a décidé de tenir une commission d’enquête sur les enquêtes internes et les enquêtes criminelles majeures à la SQ, le 23 octobre 1996.Quoi qu’il en soit, M.Barbeau devra d’abord répondre aux questions de l’avocat principal de la commission, Bernard Roy, qui risque d’être interrompu à tous moments par l’un ou l’autre des 16 avocats représentant 17 policiers et groupes policiers.Ce sera la première fois que M.Barbeau donnera sa version sur l’enquête interne menée à la suite de l’avortement d’un procès pour trafic de stupéfiants, «l’affaire Mat-ticks», en raison d’irrégularités quant à un élément de preuve recueilli par les quatre enquêteurs au dossier.Il sera sûrement interrogé sur les raisons l’ayant incité à décréter la suspension, 15 octobre 1996, pour manque de loyauté envers la SQ, des enquêteurs internes Bernard Arsenault, Louis Boudreault et Hilaire Isabelle.Une fois terminé l’interrogatoire principal de M1’ Roy, les 16 avocats agréés par la commission d’enquête pourront tour à tour aborder d’autres sujets.On s’attend à ce que de nombreuses questions proviennent de M1 Jean Keable, procureur de ces trois enquêteurs internes.MM.Arsenault et Boudreault suivront quotidiennement les travaux de la commission.Le troisième, Hilaire Isabelle, ne pourra venir qu’occasionnellement puisqu’il a décroché le poste de chef du service de police de Saint-Georges-de-Beauce.Son assermentation à ce poste doit justement se faire aujourd’hui.M.Isabelle est celui qui s’est plaint d’avoir été intimidé par des hauts gradés de la SQ relativement à l’enquête qu’il menait avec ses deux collègues sur la façon de travailler de quatre enquêteurs dans l’affaire Matticks, au cours d’une soirée chez le capitaine Laurent Pichette, le 26 août 1995.Une fois terminé le témoignage de M.Barbeau, suivront ceux des ministres Serge Ménard et Robert Perreault Au cours des dernières semaines, de nombreux documents ont été fournis à l’ensemble des participants par la commission.Pour l’heure, ils totalisent 166 volumes.Uniquement au cours de la dernière semaine, 2000 pages ont été ajoutées.Au départ la commission d’enquête devait comrqencer ses audiences publiques dès le 2 avril.A la demande des divers avocats et en raison du temps consacré à l’audition de diverses requêtes, le début des travaux a été reporté au 14 avril.Une première interruption des audiences pointe déjà à l’horizon.Elle pourrait se produire le 12 mai quand la Cour d’appel entendra une requête de l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) qui remet en question l’impartialité de Louise Viau, l’une des trois commissaires.Les deux autres commissaires sont Mc Lawrence Poitras qui agit à titre de président et Mc André Perreault Les agriculteurs manifesteront leur colère à Québec PRESSE CANADIENNE Québec — Plus de 10 000 agriculteurs exprimeront mercredi leur profond mécontentement face aux politiques du gouvernement devant le Parlement québécois.C’est la première fois depuis 1982 que l’Union des producteurs agricoles (UPA) recourt à une telle action d’éclat pour faire entendre ses revendications.Le président de l’UPA Laurent Pellerin, dans un message publié dans La Terre de chez nous, souligne à grands traits que les agriculteurs «refusent d’assister plus longtemps aux tergiversations du gouvernement, qui n'en finit plus de «ta-taouiner» dans le dossier du droit de produire».Pire que cela, estiment les dirigeants de l’UPA, les derniers développements montrent une prise de contrôle en territoire agricole par les élus municipaux.«Les producteurs, a souligné M.Pellerin, refusent des paramètres réglementaires irréalistes et inadaptés sur les bruits, les poussières et les odeurs.Ils sont excédés par les abus de pouvoirs locaux qui ne cessent de se multiplier.» Ils rejettent aussi la tutelle du ministère de l’Environnement «qui bloque ou retarde indûment l’émission des certificats d’autorisation de certains projets agricoles».D’ailleurs, le ministre David Cliche a admis jeudi, à l’Assemblée nationale, qu’encore 350 dossiers étaient à l’étude.Les agriculteurs en ont contre la décision de colorer la margarine, les compressions de 16 % des budgets et la révision de la Loi sur l’assurance-stabilisation.«Ils refusent le mépris et la condescendance», précise M.Pellerin.A l’UPA, on parle maintenant «de refus global».C’est cela qu'ils souhaitent exprimer, mercredi, devant le Parlement En 1964, environ 18 000 agriculteurs ont manifesté à Québec.Ils exigeaient une réduction des taxes foncières pour les exploitations agricoles.Ils ont eu gain de cause.En 1967, c’est à Ottawa que 25 000 producteurs canadiens et québécois ont aspergé de lait la colline parle- mentaire.En 1971, ils se sont retrouvés 12 000 à réclamer la Loi sur les producteurs agricoles.Ils l’ont obtenue.En 1976, 10 000 producteurs laitiers sont retournés à Ottawa.On se souvient encore de la douche de lait qu’ils ont administrée au ministre Eugene Whelan devant le Parlement fédéral.En 1982 à Québec, 700Q manifestants ont réclamé l’intervention de l’État pour adoucir les effets néfastes de la dure crise économique et la flambée des taux d’intérêts.En 1987 à Ottawa, 11JPA s’est jointe à la CEQ, la CSN et la FTQ pour dénoncer le libre-échange.En 1989 et en 1992, toujours dans la Capitale fédérale, on a encore manifesté dans le cadre des négociations du GATT.Mercredi à Québec, les manifestants n’ont pas l’intention d’épandre du lait ou du fumier, de saigner des porcs, de tuer des veaux ou d’effectuer des gesteschocs, comme ce fut le cas, lors de certaines manifestations précédentes.A l’UPA on a précisé le programme.Toutes les fédérations, dont celle des producteurs de porcs, baptisée «les barons du cochon» par le ministre David Cliche, seront représentées.Pas moins de 200 autobus ont été loués pour transporter les manifestants en provenance des régions éloignées.Il y aura au moins cinq camions-citernes de lait, une soixantaine de tracteurs et même des épandeuses de fumier.«Il faut que ça ressemble à une manifestation d’agriculteurs, mais sans épandage de quoi que que ce soit et sans dégâts», a-t-on toutefois précisé à l’UPA.Ut «Troupe à la carte» s’occupera de l’animation et d’une vente aux enchères originale.Au lieu de cochons, on vendra des ministres «aux moins offrants».Le défilé, qui doit durer plus d’une heure et demie, débutera vers llhl5 devant le Musée du Québec et prendra la direction du Parlement.Trois producteurs interviendront sur le dossier du lait, de l’assurpnce-stabilisation et du désengagement de l’État.Le mot de la fin reviendra au président de l’UPA, Laurent Pellerin.Toronto (PC) — Selon des spécialistes de l’histoire politique canadienne, Mackenzie King aura été le plus grand premier ministre du Canada.D a été premier ministre libéral entre 1921 et 1930, puis de nouveau entre 1935 et 1948.Il est décédé en 1951.Les 25 universitaires qui en sont venus à cette conclusion ont été interrogés dans le cadre d’un rapport spécial publié dans la toute dernière édition du magazine Maclean’s.Selon ces spécialistes, l’habileté politique de M.King, son profond attachement pour l’unité du pays et sa façon de diriger l’effort de guerre canadien pendant la Deuxième Guerre mondiale sont les facteurs qui lui ont valu la première place.Le premier ministre fondateur du Canada, John A Macdonald, arrive au deuxième rang, suivi de Wilfrid Laurier, classé troisième dans la catégorie des «grands» premiers ministres.Le premier ministre Jean Chrétien hérite du neuvième rang, juste après Brian Mulroney.Tous deux sont considérés comme des politiciens de catégorie «moyenne», bien que les auteurs de l’évaluation précisent que la perception des élus d’aujourd’hui changera proba- i blement avec le temps.Pierre Trudeau obtient la cinquième place.Mulroney refait surface Ottawa (PC) — L’ex-premier ministre Brian Mulroney proposera une nouvelle stratégie pour l’unité canadienne aujourd’hui, rapportait hier le réseau Baton Broadcasting.M.Mulroney, dont les propres efforts constitutionnels n’ont pas obtenu l’assentiment des provinces (Accord du lac Meech) ou ont été rejetés par la population (Accord de Charlottetown), croit que le pays n’a jamais été aussi près de la rupture, affirme le réseau.Des sources anonymes ont affirmé au radiodiffuseur que l’ex-lea-der conservateur attribue la crise à la position intransigeante du gouvernement libéral vis-à-vis du Québec.M.Mulroney, qui s’est peu exprimé sur la question de l’unité nationale depuis qu’il a quitté le pouvoir en 1993, dévoilera apparemment son plan dans un discours qu’il prononcera aujourd’hui devant le Canadian Club de Toronto.TOUT NOUVEAU L’ALPHABET UN JEU D’ENFANT! Collection Éveil Français au primaire 206 pages, 10,95 $ Auteures Louise Girard Isabelle Grondin Voici un livre-jeu sur l’alphabet destiné aux enfants d’âge préscolaire.Vous y trouverez tout le nécessaire afin d'animer différents ateliers où le jeu et la créativité sont au rendez-vous: jeu de mémoire visuelle et auditive, jeu de discrimination visuelle et jeu d’association ainsi que le matériel requis pour animer divers ateliers sur le langage.Le cahier d'exercices contient 26 affichettes illustrant chacune des lettres de l'alphabet, 52 pages d’exercices, 13 «pages dictionnaire» et 4 pages de lettres multicolores à découper.Le matériel pour les jeux est constitué de 26 paires d'images cartonnées prédécoupées, 26 cartons de lettres majuscules et minuscules.GUÉRIN, éditeur Itée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514)842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.guerin.qc.ca
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