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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-04-21, Collections de BAnQ.

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FOND E 19 10 DEVOIR V o L .I X X X VIII - N " S (i M O N T H E A I, , I.li I.II N I) I 2 1 A V R IE I !) !) 7 8 8c + T P S + T V Q / T O R O N T O I $ Louis-Gilles Francœur PERSPECTIVES Un ministère en laisse En une semaine, le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) subit deux gifles dans le dossier agricole et une commission d’enquête estime qu’il n’est toujours pas en mesure de contrôler un projet aussi banal qu’une petite centrale hydroélectrique.Le lien entre ces deux cas: une laisse de plus en plus courte qui permet au bunker de mener, depuis des années, le MEF par le cou en fonction d’une certaine vision de l’économie, tout en récupérant le discours environnemental et en marginalisant les écologistes.lamé par la commission Nicolet pour n’avoir pas pu gérer efficacement les barrages et les crues exceptionnelles du Saguenay, le MEF écope en moins d’un an d’un deuxième verdict encore plus dévastateur pour un ministère dont la vocation première est de contrôler.Le verdict de la commission Doyon équivaut à un jugement qui dirait de la Santé qu’il est incapable d’assurer la santé publique.Ou de la Justice, qu’il laisse les truands gérer les escouades dont ils sont la «clientèle» de base.Il est trop facile d’y voir uniquement la conséquence des premiers pas d’un jeune ministre, comme David Cliche, même s’il a parfois la prudence et le langage d’un animateur de tribune téléphonique.L’effondrement du MEF est plus fondamental: partant du cas des petites centrales, la commission Doyon met fondamentalement en exergue la pénurie de moyens du MEF et une culture gouvernementale dominée par une logique économique qui n’accepte pas les entraves.Depuis un an, le bunker a encadré directement la mise au point des normes environnementales qui vont régir les épandages de fumier.?» ?La politique de l’eau, lancée il y a un an par le ministre Cliche, est aujourd’hui dirigée par André Trudeau, Secrétaire adjoint au Conseil exécutif et ancien sous-mi-nistre du MEF sous Pierre Paradis.Un règlement élémentaire visant à contrôler au nom de la sécurité publique le captage des eaux souterraines a été bloqué au Secrétariat à la déréglementation, aujourd’hui dirigé par Jean Pronovost, ex-sous-ministre du MEF lui aussi.Imagine-t-on la récente politique de l’énergie élaborée sous l’autorité du Conseil exécutif plutôt que sous la direction du ministère des Ressources naturelles?Que faut-il conclure du fait que le classement des rivières, dont l’eau, le lit et les espèces vivantes relèvent du MEF, ait été confié par le cabinet provincial à des agents économiques régionaux?Le message est passé à l’extérieur: sachant que le MEF n’arrivera plus à imposer de normes à quiconque, la municipalité de Saint-Valliers, en Bellechasse, vient de voter démocratiquement qu’elle n’épurera pas ses eaux! Ces situations rappellent à plusieurs égards le phénomène constaté par la commission Doyon, qui reproche dans son rapport au MRN d’en être venu, sous la direction de Lise Bacon, jusqu’à exiger de son ancien ministère, l’Environnement, qu’il justifie ses choix comme si les exigences législatives liées à la protection des espèces relevaient du caprice d’écologistes farfelus.Cette fragilisation du MEF, aujourd’hui neutralisé par l’action des ministères économiques et du bunker, a des origines lointaines.Créé à partir de certains groupes de fonctionnaires dont d’autres ministères ne voulaient plus, l’Environnement a pu croître tant bien que mal en raison de l’immense vague qui le portait.Ses premiers traumatismes majeurs sont survenus lorsque ministres et sous-ministres successifs, faute de vision, ont pensé le réformer en lui imposant au moins cinq réformes administratives majeures, qui l’ont désorganisé coup sur coup, jusqu’à sa récente «réorientation» vers une déréglementation à l’ontarienne.Quant aux compressions des dernières années, qui n’ont pas tenu compte du fait que c’était un ministère en pleine croissance, elles ont eu sur le MEF le même effet qu’une cure d’amaigrissement imposée à un enfant en bas âge par des parents obsédés par leur propre obésité.D’abord, le MEF a perdu ses grands programmes comme l’assainissement des eaux et la gestion des fumiers d’animaux.Il ne peut plus y couper dans le gras pour sauver ses muscles essentiels, comme les héritiers de ces programmes: chaque coupure l’atteint désormais dans sa chair.En 1992, le budget du MEF représentait 471 millions, programmes compris.On mesure mieux le coup porté à ce ministère, qui n’a jamais terminé sa croissance, quand on réalise que les deux budgets de fonctionnement du MEF et du MLCP atteignaient en 1994, avant la fusion, 368 millions.Aujourd’hui, ils doivent assumer les mêmes responsabilités avec 217 millions, soit 40 % de moins.On est loin du régime-santé dont parlait le ministre Cliche en excusant la dernière ponction de 43 millions qui frappe les fonctions de son ministère dans les derniers crédits.Le MEF, qui était mûr pour une modernisation de sa réglementation, en est au point où plusieurs de ses dirigeants préfèrent une instrumentation désuète plutôt que d’être émasculés par une nouvelle opération de déréglementation dirigée du bunker.Peut-être faudra-t-il un nouveau Saguenay pour que le public saisisse l’ampleur de cette déconfiture programmée.,)J> Av 'A M É Montréal Ciel variable.Max: 10 Min: 4 T É 0 Québec Ciel variable.Max: 9 Min: 2 Détails, page A 3 I N D E X Agenda .B 7 Idées , A 7 Annonces .B 6 Le monde A 5 Avis publics.,.B 5 Les sports B 5 Culture .B 8 Montréal A3 Économie .B 2 Mots croisés.B 8 Éditorial .A 6 Télévision B 7 L’ENTREVUE Pierre Lévy, le McLuhan du virtuel, page B1 LES ACTUALITÉS Défunt appréhendé, le NPD respire encore, page A 2 LES SPORTS Les Expos remportent un double contre les Phillies, page B 5 Accord «administratif» sur la main-d’œuvre «Le Québec ne récupère pas sa compétence», estime Bouchard, qui dit avoir agi pour les chômeurs JEAN DION LE DEVOIR Pomme de discorde continuelle entre Ottawa et Québec depuis plus de trente ans, le dossier de la formation professionnelle a finalement débouché sur une entente.Mais la portée de l’accord a aussitôt été minimisée par Lucien Bouchard, qui n’y voit pas grand-chose de plus qu’un geste opportuniste du fédéral à l’aube d’élections générales.Une campagne électorale, au demeurant, à laquelle le premier ministre du Québec assure qu’il prendra part, mais de façon mesurée.L’accord sur la main-d’œuvre, qui sera paraphé aujourd’hui à Montréal, est intervenu vendredi après-midi après une série d’entretiens personnels entre M.Bouchard et son homologue fédéral Jean Chrétien.D'une durée de cinq ans, évalué à près de trois milliards de dollars, il met fin à un an et demi de pourparlers ardus, mais sa date d’entrée en vigueur reste toutefois à déterminer, ainsi que l’a indiqué hier le chef péquiste.Dans la métropole, où il participait à une réunion du conseil national du Parti québécois, Lucien Bouchard a donc tenu à mettre en perspective cette entente, qu’Otta-wa cherchera certes à présenter comme la réalisation de l’une de ses promesses référendaires de l’automne 1995 et la preuve de la flexibilité du fédéralisme canadien.«La seule raison pour laquelle les libéraux fédéraux vont VOIR PAGE A 8: ACCORD ¦ Pas d’eau exportée sans débat public, assure Bouchard, page A 3 Retrouvailles Canadair m ilifsil T-Ji?) CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR DAVID Leblanc, qui a 20 ans aujourd’hui, a enlacé sa blonde Karine, hier après-midi, lors d’un grand rassemblement visant à éviter la fermeture prévue du centre de réadaptation Boscoville.M.Leblanc n’est pas prêt d’oublier son séjour à Boscoville, qui lui a, dit-il, redonné le goût de l’école.Ils étaient 700, hier, à s’être donné rendez-vous à Boscoville.Nos informations, page A 3.61% des salariés rejettent l’entente de principe PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les salariés de Canadair ont rejeté, hier, dans une proportion de 61 %, l’entente de principe que leurs dirigeants syndicaux leur avaient pourtant recommandé d’accepter à l’unanimité.Quelque 75 % des 4700 salariés de la production de Canadair, à Saint-Laurent et Mirabel, se sont prévalus de leur droit de vote hier.Ces employés sont membres de la section locale 712 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA), affiliée à la FTQ.Essentiellement, les syndiqués ont rejeté deux aspects de l’entente proposée: d’abord celui prévoyant que le prochain contrat de travail couvre cinq années et non pas trois comme c’était le cas dans le passé, ensuite celui qui mettait fin aux importantes majorations salariales pour les employés travaillant en heures supplémentaires les fins de semaine.Ces derniers employés étaient jusqu’à maintenant payés une fois et demi le salaire normal, après un certain nombre d’heures de travail.Comme ce fut le cas pour les cols bleus de la Ville de Montréal, les dirigeants syndicaux avaient accepté une organisation du travail confiant le travail du weekend à certains employés qui ne travailleraient pas les jours de semaine mais qui ne seraient pas payés en heures supplémentaires.Les salaires ne posaient pas de problème, car les employés se sont vu offrir une hausse de salaire de 14,75 % sur cinq ans, ce qui est plus élevé que la moyenne des augmentations consenties ces années-ci.L’entente prévoyait aussi une prime de 800 $ pour les deux dernières années et une amélioration du régime de retraite.Le salaire moyen chez Canadair est de 20,50 $ l’heure.Manifestement, les syndiqués se disent que leur entreprise a des contrats plein les poches et les moyens de faire plus.La direction de la Fédération des travailleurs du Québec n’a pas été totalement surprise du rejet des offres, compte tenu du tour houleux qu’avait pris l’assemblée d’information à laquelle, la veille, avaient participé 200 membres du syndicat Les dirigeants syndicaux y avaient essuyé de nombreuses rebuffades, notamment sur le fameux projet-pilote d’institution de quarts de travail de fins de semaine rémunérés à taux simple.Contrairement à leurs dirigeants syndicaux, les travailleurs n’ont pas pris en compte le fait que leur centrale syndicale, la FTQ, prône la fin des heures supplémentaires, de manière à donner du travail à un plus grand nombre de personnes.Le comité de négociation du syndicat devra donc retrouver l’employeur à la table des négociations.Les syndi- BOMBARDIER VOIR PAGE A 8: CANADAIR La Grande-Bretagne après 18 ans de thatchérisme Major, malade de l’Europe Le premier ministre a beau marteler son bilan économique, quelque chose ne passe plus entre les Britanniques et le «Comeback Kid» Nétanyahou échappe à l’inculpation D’APRÈS REUTER ET AFP Deuxième de six CHRISTIAN RIOUX ENVOYÉ DU DEVOIR À LONDRES Paul Collins, un jeune punk à la crête écarlate, n’a pas vraiment le profil du militant qui vient habituellement écouter John Major.Les deux hommes se sont pourtant crêpé le chignon la semaine dernière lors d'un rassemblement à Brecon, au pays de Galles.Alors que Collins houspillait le premier ministre.Major, qui veut projeter l’image d’un bagarreur capable de faire mentir les sondages, n'a pas manqué de le réprimander.Il en a profité pour faire la leçon à l’impertinent, rappelant la nécessité de combattre le décrochage chez les jeunes.Manque de chance, on a appris par la suite que Collins poursuit de très sérieuses études universitaires alors que le premier ministre a quitté l’école à 16 ans! L’incident illustre l'étrange campagne que mène le leader conservateur pour tirer du naufrage un parti qui, avec entre 14 et 20 points de retard sur les travaillistes dans les sondages, apparaît à la dérive.John Major a beau rappeler qu’en 1992, en pleine crise économique, il est venu de l'arrière pour coiffer son adversaire sur le poteau, l'exploit paraît aujourd’hui plus difficile que jamais.Les stratèges conservateurs rassemblés dans l’élégante résidence de .Smith Square, à deux pas de Westminster, n’y comprennent rien.On lit la déception dans leurs yeux.La Grande-Bre- VOIR PAGE A 8: MAJOR Jérusalem — Poursuivra?Poursuivra pas?La réponse est finalement tombée, hier à Jérusalem, alors que le Parquet israélien a annoncé n’avoir retenu aucune charge contre le premier ministre Benjamin Nétanyahou dans le cadre de l’affaire Bar-On.Le Parquet a décidé de classer le dossier, faute de preuves, contre le premier ministre, le ministre de la Justice Tzachi Hanegbi et le juriste Roni Bar-On, mais a maintenu ses options ouvertes dans le cas d’Aryeh Deri, chef du parti religieux Shass, selon ce qu’a déclaré le procureur général Elyakim Rubinstein lors d’une conférence de presse.Rubinstein a précisé que Deri pourrait toujours être inculpé de fraude, abus de confiance et extorsion.En ce qui concerne le premier ministre, le procureur général a indiqué que la déposition de l’unique témoin accusant Nétanyahou était insuffisante.VOIR PAGE A 8: NÉTANYAHOU EN GRANDE-BRETAGNE 778313000641 I.K I) E V 0 I R , I, li l II N I) I 2 1 A V R I L I !) !) 7 A C T D A LI ï E S Traditionnel troisième, conscience progressiste du Parlement Le NPD, défunt appréhendé, respire encore Alexa McDonough s'est donné pour mission de le ressusciter pour de bon Le moins que l’on puisse dire d’Alexa McDonough, c’est qu’elle est au pied de la pente raide: celle qui sépare le Nouveau Parti démocratique du Canada d’un retour à l’avant-scène de la politique fédérale.Pas facile d’être à gauche dans un monde où souffle le vent du néolibéralisme.Mais elle croit à un inéluctable retour du balancier.«Il le faut», lance-t-elle.JEAN DION , LE DEVOIR Depuis les élections de 1993, ils ont été contraints à la discrétion, les néo-démocrates.Traditionnel troisième, conscience progressiste du Parlement, le NPD a encaissé cette fois-là le pire revers de ses trente années et quelques d’existence.Neuf députés, un nombre insuffisant pour être reconnu officiellement aux Communes.Confiné à l’Ouest, rayé de l’Ontario où sévissait le gouvernement hautement impopulaire de Bob Rae.Retour à la case départ Plusieurs ont carrément prédit la mort de ce parti aux idées surannées à une époque où on ne jure que par la mondialisation des échanges, la lutte contre le déficit, le dégraissage des fonctions publiques et la réduction des programmes sociaux.Mais le défunt appréhendé respire encore, et Alexa McDonough s’est donné pour mission de le ressusciter pour de bon.Le 14 octobre dernier, cette travailleuse sociale de formation, chef du NPD de Nouvelle-Ecosse pendant quinze ans, accédait à 52 ans, à la direction du grand frère fédéral.Et encore, par une tournure bizarre: le député Svend Robinson, en tête à l’issue du premier tour de scrutin mais sentant qu’il ne ferait pas consensus dans les troupes, s’était désisté en sa laveur.Elle succédait ainsi à celle qu’elle n’est pas sans rappeler et qui partage ses initiales, Audrey McLaughlin.Alexa qui?Les railleurs n’ont pas tardé à se faire entendre.Mais la principale intéressée n’en a eu cure.Elle a aussitôt commencé à sillonner le pays, et pas pour prêcher dans le désert «Nous avons traversé une période très conservatrice, et il est clair que ça ne fonctionne pas pour nos citoyens.Nous sommes absolument convaincus que nous pouvons faire du progrès dans le sens d’un meilleur partage de la richesse entre les gens.Le pendule va revenir», dit-elle dans une entrevue avec Le Devoir qu’elle tient à donner en français, elle qui a passé trois semaines au Saguenay l’été dernier et dont la maîtrise de la langue seconde, encore fragile, n’en crojt pas moins.A l’aube d’une campagne électorale aux résultats prévisibles, Alexa McDonough sait qu’elle en aura plein les bras.Le dernier Parlement, observe-t-elle, a été entièrement dominé par la droite: les libéraux «qui se sont fait élire avec un programme social-démocrate mais ont poussé plus loin les politiques de Brian Mulroney» et les réformistes prenant toute la place.Le Bloc québécois?Alexa McDonough: au pied de la pente raide.JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Il n’a pas de programme économique, les grandes compressions qu'effectue le et il ne veut pas faire en sorte que le Ca- gouvernement du Québec.Tous les jours, nada fonctionne.De plus, il est muet sur il critique Mike Harris ou Ralph Klein, mais pas un mot sur Lucien Bouchard, qui fait pourtant exactement la même chose que les libéraux à Ottawa.M.Bouchard aussi a rejeté les engagements sociaux-démocrates sur lesquels le Parti québécois s’était fait élire.» Le résultat est que «tout le monde pense qu’il n’y a pas de solution de rechange» au conservatisme.Mais cette solution existe.Il faut cesser de faire payer au gagne-petit la crise des finances publiques.En allant chercher l’argent là où il se trouve.Le NPD d’Alexa McDonough s'est donné comme ambitieux — illusoire?— objectif de réduire de moitié le taux de chômage tout en consolidant le filet de sécurité sociale des Canadiens.Il est possible d’y arriver, dit la leader, sans gonfler outre mesure le déficit ou le fardeau fiscal des individus.«Il faut que le secteur privé participe à ces objectifs.U faut adopter des politiques qui mèneront à l’établissement d’un système fiscal juste, il faut arrêter de récompenser les grandes entreprises avec des exemptions fiscales en même temps qu 'elles profitent d’échappatoires et détruisent des emplois.Où est la justice et le bon sens dam la situation actuelle?», demande-t-elle, précisant que le Canada offre à ses entreprises le meilleur régime fiscal des pays de l’OCDE.Cela, évidemment, est plus facile à dire qu’à faire.Mais Mme McDonough donne l’exemple de la Saskatchewan —où le NPD est au pouvoir— qui, dit-elle, a été la première province à équilibrer son budget tout en maintenant un taux de chômage bas.Encore faut-il l’avoir, le pouvoir.Et Alexa McDonough s’est fait regarder toos cës exf&ms ; plus la retraite approche, plus le portefeuille doit être constitué de produits sans risque, cÿu'GSf-CG quê \jOUS ATT&ktùSZ' pour acheter des Obligations d’épargne du Québec ?Le saviez-vous?Lorsque vous achetez des Obligations d’épargne du Québec, votre capital est garanti sans limite par le gouvernement du Québec, même au-delà du montant maximum de 60 000$ prévu par l’assurance-dépôts.Particulièrement rassurant pour ceux qui ne veulent pas jouer avec leur avenir financier.TAUX MINIMUMS GARANTIS PENDANT 10 ANS Les taux d’intérêt progressifs sont garantis pendant dix ans.Ils pourront être majorés durant cette période si les conditions du marché le justifient.Mais en aucun cas, ces taux ne seront ajustés à la baisse.Qui dit mieux ?mHHMl 1 7,00 7,75 8,50 l’ornée Zonnée formée tonnée 5‘ omée 6’ année 7’onnée tonnée tonnée Ito Taux moyen pour dix ans: 6,04% Les taux offerts du 15 mai au 1" juin 1997 pourraient être différents des taux indiqués ci-dessus.Mais en achetant vos OEQ-97 au plus tard le 14 mai, vous êtes sûr de profiter des taux les plus avantageux* car, avec leurs taux minimums garantis, vous profiterez d’une hausse éventuelle des taux tout en étant à l’abri d’une baisse.•Sur la base du taux annuel moyen composé pour la période de dix ans.ENCAISSABLES EN TOUT TEMPS Les Obligations d’épargne du Québec sont encaissables en tout temps à leur pleine valeur sans perte d’intérêt, même durant les trois premiers mois.Difficile d’être plus flexible que ça, n’est-ce pas ?Avec Lin boni d’intérêt, c’est encore mieux ! 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Les agriculteurs en ont gros sur le cœur PRESSE CANADIENNE Québec — Les agriculteurs ont l’intention de profiter de la participation du premier ministre Lucien Bouchard à la prochaine campagne électorale fédérale pour lui faire sentir leur déception.Pour le président de la Fédération; des producteurs de lait du Québec, Claude Rivard, la manifestation des 12 000 agriculteurs devant le Parlement la semaine dernière a été le signal de départ d’une série d’autres mesures visant à faire entendre les revendications du milieu agricole.«On sait qu’il y a des élections fédérales qui s’en viennent, a-t-il dit.R y ale Bloc québécois, le frère siamois du gouvernement actuel, et nous avons l’intention de profiter de toutes les assemblées politiques auxquelles M.Bouchard participera pour poser toutes les questions qui demeurent sans réponses.» Les producteurs de lait n’ont vraiment pas encore digéré la décision du gouvernement de permettre la coloration de la margarine et surtout, l’aveu d’impuissance du ministre de l’Agriculture Guy Julien à la faire renverser.Ils n’apprécient pas non plus l’impression d’abandon qu’ils vivent tous ies jours face à l’appareil gouvernemental.M.Rivard se demande même s’il y a encore quelqu’un capable de relever le défi de l’agriculture dans l’entourage du premier ministre Lucien Bouchard.Convaincus qu’ils ne pourront plus jamais faire confiance au ministre actuel, les producteurs y vont même de leurs suggestions.Le nom qui circule le plus est celui du député d’Abitibi-Ouest et président du caucus péquiste, François Gendron.Un autre candidat, ancien économiste de l’UPA et député bloquiste de Saint-Hyacinthe à Ottawa, Yvan Lou-bier, est souvent cité par les agriculteurs.«M.Gendron vient des régions, a expliqué M.Rivard.Il connaît davantage les problèmes agricoles et il a aussi une longue expérience qui lui permettrait d’être entendu au conseil des ministres.L’autre, c’est Yvan Loubier.Même s’il n’est pas élu à Québec, il connaît très bien le secteur et il a bienfait ses classes à Ottawa.» k 7 L E I) E V 0 1 R .L E L U N [) I 2 1 A V R 11.I !) 9 7 LES ACTUALITES CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR «Pendant plus d’une heure, hier, anecdotes, souvenirs et témoignages d’appui au centre de réadaptation se sont succédé.» Fermeture prévue de Boscoville Protestation et retrouvailles PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Des anciens pensionnaires, des amis, des éducateurs, des mamans, des enfants, un ancienne travailleuse venue «sur le pouce» de Ri-mouski, plus de 650 personnes s’étaient donné rendez-vous hier au centre de réadaptation de Boscoville, pour protester contre sa fermeture prévue.Tout autant qu’une ambiance de protestation, c’est dans une émouvante atmosphère de retrouvailles que s’est déroulée la journée, organisée par un petit groupe incluant le cinéaste et exéducateur à Boscoville, André Melan-çon, ainsi qu’un des membres fondateurs du centre du nord-est de la ville, Gilles Gendreau.Ce groupe demande au gouvernement de décréter un moratoire sur toute fermeture, et d’instituer plutôt une commission consultative pour redéfinir la mission de Boscoville.Pendant plus d’une heure hier, anecdotes, souvenirs et témoignages d’appui au centre de réadaptation se sont succédé dans le gymnase du campus, où les organisateurs avaient prévu accueillir 300 personnes tout au plus.Le juge Marcel Trahan a pris la parole pour rappeler qu’il avait «envoyé» un grand nombre de jeunes à Boscoville, mais ne l’avait jamais regretté.D’anciens pensionnaires, certains revenant sur les lieux de leur séjour pour la première fois, ont salué l’héritage que leur avait laissé les éducateurs.Boscoville accueille en internat de jeunes garçons de 14 à 18 ans, pour une durée variant entre quatre mois et un an et demi.Contrairement à d’autres centres, il n’y a ni barreaux, ni patrouille de nuit Les jeunes sont envoyés à Boscoville par le Tribunal de la jeunesse soit parce qu’ils représentent un danger pour la société, soit parce qu’ils vivent dans un milieu où leur développement EN BREF Garderies privées (PC) — Plusieurs milliers de personnes, des femmes et des enfants surtout, ont répondu hier à l’appel de l’Alliance pour les garderies privées du Québec, en manifestant aux abords des bureaux du premier ministre Lucien Bouchard, à Montréal.Les garderies privées dénoncent l’attitude du gouvernement qui, selon elles, ne respecte pas ses engagements à leur endroit, puisqu’il tient à les transformer en organismes sans but lucratif.La présidente de l’Alliance, Anne-Marie Desmarais, dit ne pas comprendre pourquoi le gouvernement du Québec ne veut pas d’un partenariat entre l’État et le secteur privé.Un autre casino?(PC) — Les propriétaires de bars se disent préoccupés par la décision du gouvernement québécois d’augmenter à 200 le nombre d’appareils de loterie-vidéo sur le site de l’Hippodrome de Montréal.La Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec dit estimer que le gouvernement Bouchard, en agissant de la sorte, «fait un pas de plus vers la création d'un éventuel casino de loteries-vidéo à Montréal».«Tous les commerces licenciés situés à proximité de l'Hippodrome et exploitant ce type d’appareil vont de nouveau subir une diminution de leur chiffre d'affaires», dit le regroupement, par voie de communiqué.est compromis.Ils reçoivent à Boscoville des services d’hébergement, d’enseignement et de rééducation.Les Centres jeunesse de Montréal, dont les responsabilités englobent Boscoville, doivent prendre leur décision finale quant à l’avenir de ce centre — et d’autres points de service — demain.La fermeture de Boscoville permettrait, semble-t-il, d’économiser 700 000 $ par an, sur un ensemble de compressions devant s’élever, pour les Centres jeunesse, à quatre millions.A ces impératifs financiers se greffent officiellement d’autres objectas, à commencer par celui du «virage milieu», visant à soutenir le jeune dans son milieu plutôt que de miser sur le placement des enfants.Les anciens et les nouveaux de Boscoville répliquent qu’ils ne sont pas réfractaires à ce virage, bien au contraire, mais qu’il faut être réaliste.Après les discours, les anciens pensionnaires ont pu visiter leurs quartiers.Mais personne n’a pu cueillir les impressions des pensionnaires actuels de l’établissement, qui étaient en congé pour le week-end ou, pour les autres, que la direction de Boscoville avait jugé plus sage d’envoyer ailleurs pour la journée.Les syndicats CEQ et FTQ sont tous les deux engagés dans cette bataille, la CEQ parce qu’elle représente les employés de Boscoville, la FTQ parce qu’elle représente les travailleurs de 24 points de service dont 19 foyers de groupe, qui doivent également fermer leurs portes prochainement «Le ministre Jean Rochon a pris le virage ambulatoire.Là c’est le dérapage, a déclaré hier le président de la FTQ, Clément Godbout au cours d’une rencontre de presse.Le ministre est en train de détruire le système, a-t-il ajouté en ne faisant aucun mystère des distances que son mouvement prendrait avec un premier ministre qui poursuit les mêmes objectifs que Ralph Klein en Alberta et Mike Harris en Ontario.Pas d’eau exportée sans débat public exhaustif, assure Bouchard Le gouvernement du Québec tiendra un débat public exhaustif avant toute prise de décision en matière de gestion de l’eau, y compris de son éventuelle exportation.Lucien Bouchard en a donné l’assurance formelle au cours du week-end.JEAN DION LE DEVOIR Vendredi dernier, le comité des priorités du gouvernement a été saisi d’un rapport du groupe de travail interministériel sur l’eau.Une réunion de cinq heures a porté en totalité sur le sujet, «très complexe» au dire même du premier ministre.Le secteur étant «névralgique», «il faut qu’on ait d’abord un grand débat collectif.L’engagement, c’est de ne pas définir de politique avant que ce débat ait eu lieu, que toute l’information ait circulé et que les citoyens aient eu l’occasion de déterminer les lignes de force pour le gouvernement», a déclaré hier Lucien Bouchard à l’issue d’une rencontre de deux jours du conseil national du Parti québécois, à Montréal.Samedi, le conseil exécutif national et le comité national sur l’environnement du PQ avaient soumis à l’assemblée une proposition visant la mise sur pied d’une commission itinérante sur la question.Aussitôt la motion adoptée, le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel avait annoncé qu’y sera étudiée une politique nationale de l’eau, portant notamment sur le maintien de la propriété publique des équipements municipaux, le contrôle de la qualité, de même que la propriété et l’exploitation des eaux souterraines et de surface à des fins commerciales.Hier, M.Bouchard a précisé qu’«î7 est très im- I CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR Lucien Bouchard: assurance formelle.portant que nous ayons une bonne connaissance de cette question au delà des inquiétudes qui surgissent à la faveur du quotidien, voulant que le Québec s’apprête à exporter son eau à l’étranger ou que le Québec veuille abandonner son eau au secteur privé.Ce n’est pas de ça qu’il s’agit.» Soucieux d’enclencher un débat qui se déroule dans les conditions les plus objectives possibles, Québec publiera donc dans un premier temps — «très bientôt» — un état de la question.«Un document de référence sans jugements qualificatifs, sans jugements de valeur, sans définition des politiques, d’abord des faits bruts», a indiqué M.Bouchard.C’est que le débat sur l’eau, a-t-il poursuivi, est infiniment complexe, surtout au plan juridique.D’abord parce que le régime actuel comprend une multitude de lois et règlements, administrés à différents degrés par tous les paliers de gouvernement: fédéral, provincial, municipal.«C’est très touffu», a dit le premier ministre.En outre, les notions juridiques mêmes relatives à l’eau pourraient devoir être revues.L’eau a toujours été considérée comme un bien commun, une ressource illimitée dont il n’était pas nécessaire de faire un objet de propriété.Mais on sait maintenant que cela n’est plus vrai.Or ces notions «font en sorte que l’État n’est pas véritablement le propriétaire unique et que son intervention n’est pas aussi systématique qu’on pourrait le croire.[.] Il faut probablement redéfinir les concepts juridiques,» A cet égard, M.Bouchard a tenu à affirmer que l’État veillera à exercer la latitude qui est la sienne en matière de contrôle des activités d’exploitation de l’eau.Le premier ministre s’est enfin dit confiant dans le fait que, malgré l’étendue des enjeux, un consensus puisse être atteint assez facilement au sein de la population québécoise.Et il a voulu, une nouvelle fois, se montrer rassurant «En attendant, que les gais ne s'inquiètent pas.Il n’y aura pas de définition de politiques gouvernementales, il n’y aura pas de décisions qui vont, de façon irréparable, influer sur le régime des eaux.Les initiatives viendront après qu’on les aura définies ensemble.» Cliche prône un programme permanent d’inspection des véhicules automobiles LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, préconise la mise en place d’un programme «permanefit» d’inspection des véhicules automobiles au Québec.Le ministre a fait cette déclaration au début du week-end alors qu’il inaugurait à l’École de mécanique automobile le projet-pilote d’inspection des véhicules, qui sera offert aux automobilistes des communautés urbaines de Montréal et de Québec au cours des prochains mois.Le ministre Cliche n’a pas précisé si le programme permanent qu’il souhaite serait, comme maintenant, un programme volontaire ou s’il deviendra obligatoire, comme en Colombie-Britannique.Au conseil des ministres, où ce projet-pilote a été entériné, certains ministériels n’étaient pas chauds à l’idée d’aller jusqu’à mettre en place un programme obligatoire malgré les progrès susceptibles d’en découler sur le front de la pollution et de la consommation de carburant.L’un d’eux qui fait partie des poids-lourds du cabinet, a appris Le Devoir d’une source bien informée, aurait même résumé la stratégie des petits pas qu’il souhaitait voir adoptée par l’Environnement en lançant «Touche pas à mon char!».Le programme actuel, intitulé «Un air d’avenir», a été placé sous la responsabilité de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).Le MEF y investira 80 000 $.Il réunit huit partenaires, dont la Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui rêve depuis 10 ans d’un tel programme pour améliorer la qualité de l’air en faisant davan- ARCHIVES LE DEVOIR David Cliche tage échec aux épisodes de smog urbain sur son territoire.Le président de la Commission de l’environnement de la CUM, Michel Leduc, le maire de LaSalle, participait au lancement du projet-pilote malgré la vive réaction de cet organisme récemment lorsqu’il apprit que le projet caressé par la CUM avait été confié à un groupe environnemental.Les propos de M.Leduc indiquent que la CUM a obtenu un rôle satisfaisant dans ce programme: «La CUM, qui se voit confier notamment la responsabilité des cliniques sur son territoire en partenariat avec l’Association des industries de l’automobile et l’AQLPA, a déclaré M.Leduc, pense que ce projet va assurer la continuité des efforts déjà déployés pour améliorer la qualité de l’air.Ce mandat témoigne de la reconnaissance de l’expertise existante et de la qualité des spécialistes œuvrant au sein de notre organisation pour améliorer la qualité de l’environnement en général et celle de l’air ambiant en particulier.» En réplique aux critiques adressées à ce projet-pilote par Greenpeace-Qué-bec, le président de l’AQLPA, André Bélisle, a précisé que ce projet n’était «qu’un élément d’une stratégie de réduction de la pollution de l’air» et qu’il n’était pas inutile, loin de là, de s’attaquer à cette facette du problème.L’AQLPA, selon M.Bélisle, se donne comme priorité de favoriser des initiatives concrètes, susceptibles de préparer le terrain à des changements, ce qui lui apparaît non seulement nécessaire mais urgent dans le domaine de la pollution de l’air.Si les véhicules automobiles fonctionnent au maximum de leur performance grâce à des inspections rigoureuses, a-t-il précisé, on ne va pas seulement diminuer les contaminants émis dans l’air mais aussi réduire leur consommation d’essence et réduire d’autant notre contribution à l’effet de serre.LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mercredi max 0 £2 min 4 max 10 ûk a* CuwT VÜwT relations Les migrations internationales Des centaines de millions de personnes quittent chaque année leur pays.Beaucoup le font volontairement: immigrants, travailleurs temporaires, etc.D’autres sont forcés de le faire: réfugiés de toutes sortes.Chaque année, des centaines de milliers de personnes viennent s’installer chez nous, dont des dizaines de milliers comme réfugiés.Ces migrations sont-elles nouvelles?Que signifient-elles concrètement pour les pays et les populations d’accueil?Sommes-nous là devant une tendance de fond qui va modifier nos vies?Pour approfondir avec nous ces questions, nous avons invité: M.Victor Piché, démographe à l’Université de Montréal M.Philippe Tremblay, avocat, Groupe de travail sur les réfugiés Mme Madeleine Gagné, du ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration M.Jean-Marc Éla, sociologue camerounais et auteur de plusieurs ouvrages sur l’Afrique Mme Kaïpana Das, d’origine indienne et directrice de l'Institut interculturel de Montréal LE LUNDI 21 AVRIL 1997, DE 19h30 À 22h00 à la Maison Bellarmin (métro Jarry) Contribution volontaire: 5,00 $ Système d'écoute pour malentendants: ayez un baladeur avec bande FM.LES SOIRÉES RELATIONS SONT ORGANISÉES PAR LE CENTRE JUSTICE ET FOI À lire dans le numéro de mai de la revue Relations : CHOISIR LA CITOYENNETÉ 25 Jarry ouest, Montréal H2P 1S6-Téléphone (514) 387-2541 Ar = i'ii'i y! f *k 'Vf VENTEUX BROUIl-l-An^Pj^£AVERSEORAGENEIGEv^ERGLAS Températures : MAX / MIN Goose Bay Blanc Sablon Kuujjuarapik 21-3 51-2 La Grande IV Chibougamau 9/4 Gaspé * * * * ¦ 2/2 îles de la Madeleine Rivière-du-Loup 9/1 ¦ r Chicoutimi / Québec 9/2 1 L ClTïf km 1 Va, d‘Or 9/2 S Trois-Rivières f j, 10/4 ¦ _ 9/2 • .¦ ¦ - M -Sherbrooke 1 Aujourd’hui Ce Soir Mardi ‘ Mercredi max 0 SS m'n 2 max 10 mtÊk 'AiWi' Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi O HH HH HH HH n'fll Météo au soleil ¦ .¦ Environnement Environment 95e/minute 1*1 Canada Canada 1 900 565-4000" 95e/minute «La mitâo i la sourca» G NOUVEAUTE ETAPES D’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS En quatrième secondaire Ninon Carmant 392 pages, 15,80 $ La nouvelle littéraire relève du genre romanesque dont elle a toutes les caractéristiques.Comme le roman, elle est le récit de faits réels ou fictifs (mais vraisemblables), ordinairement tragiques et généralement inconnus.De là vient l’appellation de nouvelle, dans le sens journalistique du terme.A la vérité, la nouvelle littéraire est un récit imagé, «bref et concentré» qui vise à donner «l’impression de la réalité».Elle se situe entre le roman et le conte.Ce qui la distingue du conte, c’est l’exclusion du merveilleux.Ce qui la distingue du roman, c’est son étendue.Alors que le roman retrace l’évolution des personnages dans le temps, la nouvelle, «simple et brève» met en lumière un seul aspect du personnage.Elle se lit d'un trait, ne comporte pas de divisions en chapitres ou en parties, comme la plupart des romans.Drame d’une grande densité, la nouvelle littéraire exige concision, netteté, une parfaite maîtrise de la langue et un grand talent de narrateur.LIDEC inc.4350.avenue de l’Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http://www.Iidec.qc.ca A 4 L E I) E V 0 I R .I E L II N I) | 2 1 A V R I L I !) !> 7 •LES ACTUALITES ?Prochaine campagne électorale La bataille de Shawinigan sera «infernale» TIM KROCHAK PRESSE CANADIENNE mmmmt » «M • Ron Broussard est peut-être optimiste mais il est bien seul pour pousser sa voiture restée bloquée dans une rue inondée de Grand Forks, dans le Dakota du Nord.>• Incendies et inondations à Grand Forks Grand Forks (États-Unis) (AFP) — La ville de Grand Forks, dans le Dakota du Nord, déjà frappée par les inondations, était victime hier de plusieurs incendies qui ont nécessité l’utilisation d’avions de lutte contre les feux de forêt ! «Je pense que nous avons plus ou monts contrôlé les incendies», a déclaré hier après-midi à l’AFP un porte-parole des pompiers, Dick Felton.Trois personnes ont été blessées, souffrant d’hypothermie, a-t-il dit.Les causes des incendies n’étaient pas encore connues, a précisé le porte-parole.Au moins huit incendies s’étaient déclarés dans un quartier de la ville quelques heures après que le maire, Pat Owens, eut demandé l’évacuation de la cité de 51000 habitants.Les camions ne pouvant pas se brancher aux bouches d’incendie en raison du niveau de l’eau dans les rues de la ville, les autorités ont dû faire appel à un hélicoptère pour éteindre les sinistres, après avoir déversé des produits chimiques grâce à des avions, avait indiqué auparavant le responsable.Les inondations ont déjà entraîné l’évacuation de plus de 8000 habitants.Une douzaine de personnes qui avaient refusé de quitter un immeuble dénommé «Security Building», le premier à prendre feu, ont été évacuées deux heures avant qu’il ne s’effondre.Les débris incandescents, balayés par le vent, ont ensuite mis le feu à d’autres bâtiments voisins.Les avions de lutte contre l’incendie, utilisés en général pour combattre les feux de forêt, ont été amenés du nord du Minnesota.PRESSE CANADIENNE Shawinigan — A Shawinigan, quand on évoque la prochaine campagne électorale, les gens ne parlent pas d’une simple «lutte» ou d’une «bataille politique», mais d’une véritable guerre.Et le député Jean Chrétien devra utiliser tout son arsenal s’il souhaite conserver la circonscription et.son honneur face au candidat bloquiste, Yves Duhaime.De fait, la circonscription de Saint-Maurice sera assurément le théâtre d’une lutte «féroce», «gaillarde» et «infernale» lors de la prochaine campagne électorale, qui pourrait être déclenchée à la fin du mois, pour un scrutin le 2 juin.Selon l’ancien député libéral provincial Yvon Picotte, M.Duhaime «veut régler les derniers comptes de sa vie», et «beaucoup de gens vont prendre leur décision juste avant le scrutin».Jean-Yves Morin, professeur d’économie politique au Cégep de Shawinigan, pense, lui, que «Duhaime n’est pas le genre à se sacrifier pour la cause: s’il se présente, c’est qu’il sait qu’il va gagner».Élu en 1993 avec 6300 voix de majorité sur son opposant bloquiste, le député Jean Chrétien, ci-devant premier ministre du pays, avait justement misé alors sur ce titre, que tous les sondages lui promettaient, pour faire campagne dans Saint-Maurice, qu’il représente depuis 30 ans — sauf durant un bref intermède à Bay Street et au Nou- veau-Brunswick.Mais cette fois, X«effet premier ministre» pourrait bien obtenir moins de succès auprès de l’électeur de Shawinigan, persuadé en 1993 que le seul fait d’avoir un premier ministre pour député réglerait tous ses problèmes et ceux de son beau-frère.D’où un sentiment de déception, qui pourrait s’exprimer dans l'isoloir.D’autant plus que «les gens attendaient le messie, mais ils sont un peu en maudit parce que «Ti-Jean», comme ils l’appelaient, n’est plus visible», explique Yvon Picotte, qui anime aujourd’hui en Mauricie une tribune radiophonique, et qui mange encore de la politique au dîner.Quant aux emplois, il est difficile pour M.Chrétien, par temps de crises budgétaires, de répéter les exploits de ses premiers mandats, alors que les libéraux fédéraux nageaient dans l’abondance.De fait lorsqu’on leur demande ce qu’a fait «Ti-Jean» pour eux, les Sha-winiganais répondent d’emblée: le Parc national de la Mauricie et le Centre des données fiscales.Deux réalisations qui remontent à 20 et 30 ans.De plus, l’organisation de Yves Duhaime pourrait être d’une puissance redoutable.C’est que la circonscription de Saint-Maurice constitue une enclave fédéraliste littéralement cernée de toutes parts par des députés souverainistes, du Parti québécois ou du Bloc.Au référendum sur la souveraineté de 1995, le OUI y récoltait 56 % d’appuis, contre 46 en 1980.De tous les cantons environnants, ces machines souverainistes, bien huilées, ne ménageront rien sur le terrain pour M.Duhaime, qui rêve la nuit d’une seule manchette au lendemain des élections générales: «Les libéraux remportent les élections, tuais Chrétien est battu dans sa circonscription.» Or, soutient le professeur Morin, l’organisation de M.Chrétien sur le terrain n’est pas foudroyante: élu huit fois avec des majorités confortables — jusqu’à 24 840 en février 1980 —, il n’en a jamais eu vraiment besoin.De fait, à quelques jours du scrutin de 1993, les libéraux, inquiétés par un sondage défavorable, avaient dû faire venir d’autres circonscriptions des centaines de bénévoles — des mauvaises langues parlent de «700 touristes rouges» — pour assurer la victoire à M.Chrétien.La machine libérale risque de se mettre en branle plus rapidement cette année.L’ancien ministre péquiste Yves Duhaime connaît bien la circonscription pour l’avoir représentée à Québec de 1976 à 1985.Généralement respecté des citoyens, il n’a pas le charisme populaire de Jean Chrétien, mais beaucoup se souviennent d’un député à l’écoute de ses concitoyens.Mais sa crise de «mauvais perdant» aux lendemains de la campagne au leadership du Bloc a «déçu» plusieurs électeurs.On semble même ici avoir honte de ce compatriote qui a refusé de se rallier spontanément au chef élu, Gilles Duceppe.CAMRY Une nouvelle à i » sensations! m t mois/ O $ Comptant ; transport et préparation inclus Mais on vous laisse le choix Comptant** ou échange équivalent Mensualités 0$ 359$ 1 500$ 322$ 3 000$ 286$ CAMRY CE Transmission automatique 4 rapports à surmultipliée • Coussin gonflable côtés conducteur et passager • 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