Le devoir, 6 mai 1997, Cahier B
LE DEVOIR © Culture Page H 8 Économie Page H 2 Us petites annonces H 6 Sports Page B 5 ?AVE NIRS Stationnement Çratuit 1657 Ste-Catherine Ouest 932-6118 l K |) E V OIK.I.E M A It I» I li M Al I !l !» 7 ÉDUCATION L’enseignement professionnel Au Québec, cela est souvent dit et écrit, la formation professionnelle — parce qu’elle est boudée par certains et non valorisée par d’autres —, n’a pas encore obtenu ses lettres de noblesse.Et à tort.Rappelons que l’enseignement professionnel a chez nous des origines intéressantes puisque, dès le XVir siècle.MK' de Laval favorisait et soutenait l’enseignement des métiers techniques et des arts de la ferme, à Saint-Joachim, dans la seigneurie du Séminaire de Québec.Depuis longtemps, la formation professionnelle — dont les arts et métiers, les,arts ménagers — s’est développée en marge du système.A preuve, en 1960, ce volet éducatif important relevait directement du ministère de la Jeunesse, alors que le secteur régulier était plutôt ancré au département de l’Instruction publique.L’enseignement de base et l’enseignement professionnel constituaient deux réalités, et lorsqu’on choisissait ce dernier — moins prestigieux —, c’était par dépit, ou presque; c’était aussi relié au statut socioéconomique de la famille ou à des résultats scolaires non satisfaisants, mais rarement par choix et par reconnaissance d’un talent ?La commission Parent prévoyait qu’avec la Loi des cégeps — il y a donc 30 ans, cette année —, nous allions assister au Québec à un développement intéressant de l’enseignement professionnel.C’est tout à fait le contraire qui s’est produit, et l’on pourrait attribuer cela à trois facteurs: d’abord, peu de collèges, au départ, offraient une qualité d’enseignement professionnel vraiment remarquable, ensuite la scolarité de trois ans (au lieu de deux pour le cours général) en rebutait un grand nombre et, enfin, pour plusieurs, la démocratisation de l’enseignement a fait resurgir, dans leurs familles, le vieux rêve de l’accès à l’université, et peut-être aux facultés nobles.Au secondaire, l’enseignement professionnel a été, au milieu des années 1970, trop associé au «professionnel court».C’était au moment où l’on commençait, au primaire, à maintenir et à intégrer les enfants en difficulté dans des classes ordinaires et à les orienter dans des classes spéciales au secondaire, en cheminement particulier.Pour contrer cette perception, le ministre de l’Education, Claude Ryan, a, en 1986, changé la loi, en exigeant beaucoup plus des élèves et en ne tenant pas compte des mentalités: ce fut un échec.Francine Bédard-Hô rappelle que «la hausse des critères d’admission instaurée pour contrer ce problème [manque de valorisation] a eu notamment comme effet de limiter l’accès à certains élèves qui auraient pourtant les aptitudes nécessaires» {Les 15-19 ans, Quel présent?Vers quel avenir?, IQRC et PUL, 1997).En septembre 1993, la Direction générale de la formation professionnelle et technique a été créée au MEQ avec mission d’orienter et de soutenir le développement de cette formation, conformément à trois principes: «une formation professionnelle et technique accessible, une complémentarité des formations du secondaire et du collégial et une collaboration soutenue avec les partenaires socioéconomiques».Ce ne sont pas les offres de programmes—vraiment pléthoriques, jugez par vous-mêmes: 134 au secondaire et 124 au collégial—qui expliquent notre piètre et endémique performance.Ce qui a toujours posé problème en formation professionnelle, c’est qu’il était presque impossible de passer d’un ordre d’enseignement à l’autre puisque les scolarités s’avéraient terminales.Une nouvelle voie, «Trois diplômes en cinq ans», annoncée par Mme Marais, le 24 mars dernier, donne à des élèves ayant réussi leur 31 secondaire la possibilité de s'inscrire à trois nouveaux programmes intégrés de FPT pouvant mener à l’obtention de trois diplômes en cinq ans d’études au lieu de trois.Le partenariat créé entre quatre commissions scolaires de l’île de Montréal et deux cégeps donne accès au monde de la technologie dans les secteurs de pointe et permettra à des élèves d’obtenir soit un DES (diplôme d’études secondaires) après deux ans, soit un DEP (diplôme d’études professionnelles) après deux ans et demi, soit un DEC (diplôme d’études collégiales) après cinq ans d’études.Faut-il que nous soyons sans mémoire pour rééditer dans ce secteur d’enseignement les négligences que nous vivons tragiquement dans le secteur régulier où la formation des rpaîtres a toujours été tenue pour négligeable.Relisons les Etats généraux: «Nous avons toujours la conviction qu’il est nécessaire de reconstituer une équipe d’enseignants permanents et bien formés dans le secteur de la formation professionnelle — les deux tiers d’entre eux travaillent actuellement à temps partiel ou sont rémunérés à taux horaire — de façon à développer une expertise locale, tant pour la conception des programmes et la révision des pratiques pédagogiques que pour établir de nouvelles relations avec le motuie du travail.» Il faut tout de même constater des embellies dans la formation professionnelle: que l’on songe à la collaboration très porteuse dans le secteur de la mode grâce au Collège LaSalle et à l’UQAM, à UNIS (Institut national de l’image et du son) pour le cinéma, à des initiatives multiples du côté de l’infographie et plus généralement de l’informatique.A l’heure du règlement du contentieux Québec-Canada sur la formation de la main-d’œuvre, il est tristement ironique de constater que dans bien des «techniques» et des «technologies», les emplois existent, mais que ce sont les diplômés qui manquent.Louise Julien est professeure titulaire au département des sciences de l’éducation de l’UQAM.L o u i s e Julien ?L’art de jongler avec l’école Montréal compte l’une des cinq institutions professionnelles de cirque au monde Dans les salles de classe de l’École nationale de cirque, rue Berri à Montréal, des uni-cyles, des matelas de trampoline, des trapèzes, des coussins remplacent les chaises et pupitres habituels des élèves.Cet après-midi-là, dans l’une des salles, une soixantaine d’entre eux répètent d’ailleurs la finale du spectacle qui clôt l’année, sous l’exigeante direction de la metteure en scène italienne Valéria Campo.«Il faut faire plus vite.Vite, vite, vite, lance-t-elle aux étudiants, avec un fort accent italien.Vous êtes très lents.Sébastien, tu dois commencer le texte quand la musique commence à mourir.» Puis, au sujet d’un autre tableau: «La figure doit être très exacte.Exacte, pas vague.» CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR ous ces élèves sont inscrits aux programmes secondaire et collégial de l’école de cirque, qui visent à faire d’eux des professionnels du cirque.Et jusqu’au 21 mai, ils devront être disponibles du matin au soir, pour répéter dans ses moindres détails ce spectacle qui s’inspire de l’œuvre de Fellini.Spécialiste de la Commedia dell’Arte et de l’opéra bouffe, Mme Campo avait déjà donné des ateliers aux élèves de l’école, avant d’accepter de diriger le spectacle de fin d’année.En général, la matinée est réservée à la mise au point des numéros individuels, tandis que l’après-midi, on répète les numéros de groupe, puisque l’étude des matières scolaires est terminée pour l’année.«Nous voulons faire des étudiants de l’école des artistes complets», explique Pierrette Venne, directrice artistique de l’école.Les qualités techniques et artistiques ont donc une égale importance.Pour être un artiste complet, le professionnel doit avoir une culture générale suffisante pour être capable de réflexion et d’une curiosité intellectuelle qui transparaît dans leur numéro.L’école promet qu’à sa sortie, l’étudiant est «un artiste généraliste qui peut exécuter une variété de prestations à l’intérieur d’un même spectacle, mais aussi un artiste qui possède une spécialité dans une discipline de cirque et qui peut présenter son propre numéro dans un spectacle».Après avoir goûté à une initiation à l’ensemble des disciplines du cirque, l’élève en choisit une.Les techniques de manipulation regroupent par exemple la jonglerie, l’antipodisme, le diabolo ou le fouet.Les techniques aériennes comptent entre autres le trapèze, les anneaux, l’élastique et les perches.Les techniques acrobatiques se déploient sur la trampoline, la planche sautoir ou la balançoire russe.Le «mains à mains», les échasses, le fil de fer et la corde tendue requièrent pour leur part une parfaite maîtrise de l’équilibre.Et le cirque ne serait rien, bien sûr, sans la pantomime, le jeu des clowns et des bouffons, le théâtre, la danse et les masques, brçf, le jeu des acteurs.A15 ans, Kimberley Scully, de Montréal, fréquente l’école depuis quatre ans et a déjà choisi la bicyclette pour effectuer ses prouesses.C’est un numéro d’équilibre au cours duquel elle monte debout sur le siège, ou sur le guidon.Et l’initiation à ce numéro n’a pas été facile, raconte-t-elle.«C’était dur, parce que j’étais très mince et que cela prend beaucoup de force.» Mais Kimberley reconnaît que la part de risque qui se retrouve souvent dans les arts du cirque la stimule et la séduit Et Andréane Leclerc, 13 ans, qui rêve d’être contorsionniste au Cirque du Soleil, ne voit pas le temps passer, tout au long de l’année.Originaire de Gatineau, elle a déménagé à Montréal cette année pour s’inscrire en 1"'' secondaire à l’École nationale de cirque.«Durant l’année scolaire, je m’entraîne le matin.L’après-midi, j’étudie mes matières scolaires.Je rentre chez moi vers 17h30 ou 18 h.Je soupe, je fais mes devoirs et je recommence», dit-elle.Toute jeune, Andréane s’est rendu compte de sa grande flexibilité.A l’âge de trois ans, elle pouvait déjà faire un grand écart latéral.Et dans les cours de gymnastique qu’elle a suivis par la suite, elle allait souvent «plus loin que les autres».C’est après avoir assisté au numéro des quatre contorsionnistes du Cirque du Soleil en spectacle qu’elle a fait, avec l’aide de sa mère, les premières démarches pour être engagée par le cirque.«On m’a L’entraînement n’est pas magique et la mise au point d’un bon numéro peut exiger jusqu’à cinq ans de travail.41* P l'f-b V, • .cf'- i .$1?-CA PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR Andréane Leclçrc, 13 ans, originaire de Gatineau, a déménagé à Montréal pour s’inscrire en lire secondaire à l’Ecole nationale de cirque.À trois ans, elle pouvait déjà faire un grand écart latéral.dit qu’on ne prenait personne en bas du secondaire, et suggéré de m’inscrire à l’Ecole nationale de cirque», se souvient-elle.Pour ne pas affecter leur cheminement scolaire, les enfants qui travaillent au Cirque du Soleil jouissent pour leur part d’un professeur-titulaire attitré, qui fait partie intégrante du cirque et qui voyage avec eux.Mais l’entraînement n’est pas magique.Pour maîtriser l’hyperflexibilité dont ils sont doués, les élèves doivent faire preuve de beaucoup de force, racontent la directrice pédagogique de l’école Daniela Arendasova, et la directrice artistique Pierrette Venne.Et la mise au point d’un bon numéro peut demander jusqu’à cinq ans de travail.Les élèves s’exercent souvent seuls avec un formateur qui maîtrise la discipline qu’ils ont choisie.«Pour être présenté dans le cadre d’un spectacle, un numéro doit être parfaitement maîtrisé», dit Christiane Barette, directrice des communications de l’écoje.Aussi, n’entre pas qui veut à l’École nationale de cirque.Sur une centaine de demandes annuelles, une dizaine seulement sont acceptées.La sélection se fait selon la qualité des candidats, on leur demande «des aptitudes physiques exceptionnelles», ajoute Mme Arendasova.Les arts du cirque requièrent une excellente santé, une grande vitesse de réaction et beaucoup de souplesse.Dans un coin de la salle de répétition, un groupe d’étudiants massent leurs muscles endoloris et une odeur de baume de tigre flotte dans l’air.«Les élèves de l’école de cirque sont des gens très physiques», dit Mme Barrette.La réussite d’un artiste du cirque est souvent affaire de détermination et d’autodiscipline.On demande beaucoup au corps et pour durer, il faut savoir récupérer et se soigner.Outre les programmes de niveaux secondaire et collégial, qui attirent surtout des étudiants québécois, l’école offre également un cours destiné aux étrangers, pour lequel elle reçoit d’ailleurs des demandes de partout au monde.On ne compte en effet que cinq écoles de cirque professionnelles sur la planète: elles sont en Russie, en Chine, en France, en Hongrie et à Montréal, Fait intéressant 90 % des étudiants qui sortent de l’École nationale de cirque travaillent dans leur domaine, soit comme amuseurs publics, soit dans les cabarets qui roulent partout au monde, soit au sein d’une compagnie qu’ils ont eux-mêmes créée.Parmi les employeurs potentiels, on trouve aussi, bien sûr, le Cirque du Soleil où plusieurs élèves rêvent de travailler.Comme Mark Pieko, 25 ans, qui est venu de Virginie pour étudier le métier de jongleur après avoir assisté à un spectacle du Cirque du Soleil.Mark Pieko a dû s’y prendre à deux reprises pour passer l’audition de l’école.Il faut être vraiment décidé, dit-il, parce que «les périodes d’études sont longues.Je dois faire deux journées de 12 heures par semaine, deux journées de neuf heures et une journée de sept heures.» On compte peu d’abandon scolaire dans les rangs des admis.«Ceux qui décrochent, dit Mme Barrette, le font généralement tôt dans leur apprentissage.Ce sont des gens qui se rendent compte qu’ils ne peuvent pas fournir l’effort demandé.» Pour ceux-là, il existe d’ailleurs un autre programme à l’école, qui s’adresse aux amateurs, où 220 étudiants, jeunes ou adultes, s’inscrivent chaque année.réserver Limite pour MERCREDI (25 La.x 2 col.) 75$ r pr 'autres dimensions disponibles) '20 La.x nous parvenir wire texte par télécopieur: 9.85-3340 par iéléph1 ilit stUtlemciil (sauf exception Payable par carte clé cr l.cs textes doit eut être reçus tuant midi le mercredi 7 mai 1997 l'n certijicat-ctkleiiu iTunc valeur de ItVS •ni ivUdurdM Lolmiv il Mcmlteül nnlnWr virlrsrqVKi/u vu smloncw rts IR lins I n Imigi' dii Ihistml ntml hem pu mi 1rs pmi.ipims fi'siins Iihikiv est à New York que Téléglobe a lancé son premier service d’appels internationaux destiné au grand public.Teleglobe International Corporation, une filiale de Téléglobe, de Montréal, vise la région métropolitaine de New York, du Connecticut et du nord du New Jersey avec un plan appelé «Minute pour minute».En vertu de ce plan, les abonnés peuvent obtenir une minute d’interurbain gratuite, à l’intérieur des Etats-Unis, pour chaque minute de communication internationale.Teleglobe International Corporation offre le service à l’ensemble du territoire visé, mais elle a ciblé sa campagne de marketing sur les communautés chinoise, russe et coréenne.Dans une conférence de presse à New York, rendue accessible par téléconférence, le vice-président du marketing mondial et de la gestion des produits, Andrew Burroughs, a justifié ce chojx en expliquant qu’aux Etats-Unis, 30 % des appels internationaux provenaient de la région new-yorkaise.Il a ajouté que les communautés chinoise, russe et coréenne de cette région comptaient environ un million de personnes, et qu’ils constituaient de grands consommateurs de services internationaux.«Les communautés ethniques constituent une porte d’entrée privilégiée sur le marché des services grand public pour un spécialiste des communications internationales», a-t-il déclaré.Teleglobe International Corporation entend offrir par la suite son service à Los Angeles, à Chicago, puis en Grande-Bretagne.Le Canada, par contre, devra attendre.M.Burroughs a expliqué que Téléglobe Canada était encore en position de monopole en offrant des liai- sons internationales aux fournisseurs de services téléphoniques canadien^ Ix‘ domaine des télécommunications internationales est cependant en train de connaître une déréglementation., «Lorsque notre statut de monopole disparaîtra, nous examinerons les possibi-, lités qui pourraient se présenter dans k domaine du détail.» Jusqu’ici, Téléglobe desservait surtout les fournisseurs de services téléphoniques, les câblodistributeurs, les radiodtffuseurs et les autres clients à fort volume de trafic.Elle fournit notamment des liaisons intercontinentalesà plus de 200 télécommunj-j cateurs du monde entier,, cjont une cinquantaine aux Etats-Unis.Puis, en octobre dernier, Teleglobe USA, une filiale de Teleglobe International Corporation, a obtenu urç$ licence de la Federal Communications Commission pour l’exploitation d’un rér, seau de télécommunicp;-lions internationales.En mars dernier, TeleT, globe International a lancé: une campagne de marke-( ling visant les grandes entreprises américaines.Elle a amorcé cette campagne à New, York, pour l’étendre à une dizaine de grands centres urbains américains, d’ici la fin de l’année.«Après avoir établi une forte présence sur le marché des télécommunicateurs, nous avons éteit-, du notre action à celui des entreprises.et nous sommes maintenant mûrs pour le marché des consommateurs», a déti claré M.Burroughs.Il a fait valoir que même en ne tenant pas compte de la minute d’inteÿ urbain gratuite, le programme offePt' à New York offrait des tarifs internationaux bien inférieurs à ceux des (rois grands de l’interurbain aux Etats-Unis, soit AT & T, MCI et Sprint.Il a ajouté que le service serait de meilleure qualité que d’autres entreprises qui offrent des appels internationaux à bas prix.La compagnie vise en particulier les communautés ethniques de la région new-yorkaise COUP D’ŒIL BOURSIER Les plus faibles paient MICHEL CARI GNAN COLLABORATION SPÉCIALE Les marchés continuent leur reprise en direction de la zone de résistance R.L’indice industriel américain y est déjà parvenu et devrait commencer à plafonner.Le TSE 300 a encore pas mal de rattrapage à faire mais quelques secteurs comme les forestières sont déjà arrivés à cette résistance.Présentement c’est la saga des ressources aurifères qui n’ont que des estimations de réserve aurifères pour maintenir leurs titres.Parmi ceux-ci ce sont surtout les compagnies déjà en difficulté qui payent le plus cher puisque la confiance minée des investisseurs a attiré une nouvelle vague de vendeurs.Toutes ne sont pas comme Bre-X.N’allez pas croire que tout le monde cache de telles supercheries.J’ai sélectionné quelques compagnies sur la seule Bourse de Montréal qui ont été très affectées dès l’ouverture des marchés hier.Remarquez toutefois que la grande majorité étaient déjà en péril bien avant, pour ne pas dire durant toute l’année comme le montre leur graphique.Toutes étaient déjà depuis belle lurette en condition de vente selon l’analyse technique que nous étudions ensemble depuis près de quatre ans maintenant.Dites-vous que sur la Bourse de Vancouver c’est encore pire.Par contre, bien que très rares pour le moment, certaines compagnies si petites soient-elles n’ont pas été affectées comme Fort Point Ressources (FTP VSE) dont les graphiques quotidiens et hebdomadaires montrent une forte et récente activité sur un titre à la hausse.Conservez les compagnies qui résistent à la mauvaise humeur passagère créée par le cas Bre-X mais continuez de vendre les compagnies en tendance baissiè-re.Vous pourrez toujours les racheter plus tard mais pendant ce temps, celles qui montent vous donneront des gains réels.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours 7000.00 - 6500.00 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours -6250.00 : 6000.00 - 5750.00 I ^ N 6150 73 Diadem Resources Ltd (DIR MSE) 250 Jours Mispec Resources (MPE MSE) ;250 Jours Jilbey Exploration Ltd (JLB MSE) 150 Jours Tandem Resources Ltd (TDM MSE) 250 Jours Virginia Gold Mines Inc (VIA MSE) 250 Jours -r ' Févi Mar Avr ^ I No\ Dé< Jan Western Pacific Mining (WPC MSE) Auriginor Exploration Inc (AUI MSE) 250 Jours iidJLBu: Fort Point Resources Ltd (FTP VSE) 250 Jours J L.Fort Point Resources Ltd (FTP VSE) 250 Jour; ILl.j ii.iu, 250 Semaines DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mercredi le 14 mai 1997 à 19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 http://www.decisionplus.com Volume (000) Ferme Var.($) VaZi (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 25763 3133.60 + 18.27 0.61 XCB:Bancaire 9746 4900.96 -62.33 -1 :a1 XCO:Hydrocarbures 2142 2428.62 +10.45 0.4- XCM:Mines et métaux 7714 3119.64 +35.19 1.1 .XCF:Produits forestiers 985 2940.44 +2.94 0.1.1 XChBien d'Équipement 4465 3087.84 +48.51 LtU, XCU:Services publics 3877 2789.38 +10.71 0.4 .M- BOURSE DE TORONTO TSE 35 27155 330.89 +1.68 0.5 1 TSE 100 * 374.79 +2.98 0.8 ' TSE 200 * 364.28 + 1.32 o.4 : TSE 300 50203 6150.73 +43.82 o.t; .Institutions financières 8524 6326.58 -59.10 -0.9- Mines et métaux 2298 5358.08 -6.62 -o.t, Pétrolières 6689 6512.78 +34.87 oi.Industrielles 7583 4205.67 +73.67 1.8'” Aurifères 9468 8983.53 +173.25 2.0 ¦ Pâtes et papiers 2884 5014.79 +18.18 o.4 : Consommation 2307 9985.54 +285.01 2$ Immobilières 224 2333.72 +11.25 0.5 Transport 2924 7170.19 +95.81 1.4 ¦ Pipelines 656 5229.88 +24.62 0.£ ' Services publics 2310 4764.72 +7.23 0.2 Communications 2277 10822.28 -3.94 -0.0 ' Ventes au détail 1337 5128.25 +34.78 0.7 : Sociétés de gestion 715 7795.18 +187.58 2.5 ' BOURSE DE VANCOUVER Indice général 22350 1003.53 -28.43 -2.fr MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 59783 7203.25 +132.05 L9 20 Transports 7853 2624.01 + 18.19 0.7 " 15 Services publics 7867 226.52 +5.80 2.6 : 65 Dow Jones Composé 75503 2251.72 +35.71 1.6 * Composite NYSE * 431.43 +8.46 2.o : Indice AMEX * 759.01 +18.33 2.5 ¦ S&P 500 * 812.97 +14.44 1.8 : NASDAQ * 1339.24 +33.91 2.6 • LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Perm.Var.Var.¦ Compagnies (000) (S) ($) ($) «m Sophie I’régent et René Gagnon chose fonctionne évidemment beaucoup mieux pour la Marquise (Sophie Prégent) et le Chevalier (René Gagnon), à même d’exprimer emphatiquement leur douleur, que pour Lubin (André Robitaille), Hortensius (lacques Girard) ou encore Lisette (Marie-Hélène Thibault), censés l’atténuer par leurs pitreries.Encore que certains acteurs comme Thibault et Girard parviennent à jouer habilement sur l’ambiguïté de leur position par rapport à leur maîtresse.Ce dernier s’avère pourtant le seul à soutirer de temps à autre un sourire jaunâtre au public devant cet exercice qui tourne presque au drame Scandinave.Si bien que le reste de la représentation s’avère bientôt prévisible et uniforme.Singulièrement dénué de nuances même, puisque tout est pareillement orienté vers le drame mais un drame qui ne se débarrasse jamais vraiment des artifices avec lequel il doit composer.Dans un registre qui lui convient bien, René Gagnon est impeccable comme toujours.Belle prestation aussi pour Marie-Hélène Thibault dont la gueule à la Fanny Ardant prête à sa Lisette une intelligence à la fois racée et mutine.Jacques Girard, dans ce parti pris, marche sur des œufs avec le pédant, Hortensius.Il se tire bien d’affaires cependant en le transformant en dérisoire méchant de service.A vrai dire, seul Stéphane Demers se plante vraiment dans le petit rôle du Comte où il est peu crédible à force d’imprécision.Théâtralement, il faut reconnaître à Alice Ronfard la rigueur et la clarté de sa démarche, si noire fût-elle.Et d’autres que moi le diront, j’espère, car j’avoue du même coup que l’exercice m’a davantage impressionné sur ce plan que grâce à la pertinence et à l’actualité de son propos.Je suis un peu las, je le confesse, de ce théâtre d’images qui se complaît dans un expressionnisme glacé, où l’amour et les rapports sociaux se conjuguent en vanités et en blessures narcissiques en vertu d’une grande maîtrise plastique.Comme si le théâtre pouvait se satisfaire indéfiniment d’idées ou de style, sans vraiment remettre en cause sa propre propension à rester dans l’image, avec pour conséquence de ne plus s’adresser aussi amplement à la sensibilité du spectateur.CONCERTS CLASSIQUES Mémorable Bartok LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB Ludwig van Beethoven: Sonate en ré majeur, op.12 n° 1; Béla Bartok: Rhapsodie n" 1, Sz 86, et n" 2, Sz 89; Gabriel Fauré: Sonate en la majeur, op.13.Gil Shaham, violon; Akira Eguchi, piano.Salle Pollack, le 4 mai 1997 FRANÇOIS TOUSIGNANT Heureux les abonnées au Ladies’ Morning Musical Club (LMMC)! Et aussi les autres chanceux qui ont pu assister au formidable récital offert dimanche après-midi à la Salle Pollack par le fantastique Gil Shaham et son comparse Akira Eguchi.La complicité se sent entre ces deux artistes dès qu’ils montent sur scène.Tout de suite, on a l’impression d’être entre bonnes mains.Sitôt que le violoniste s’accorde, sa sonorité fascine.Alors que dire de son jeu?Oui, la sonorité tout au long du concert va éblouir, faire déborder l’espace de Pollack.Des pianissimos timbrés, des fortissimos qui deviennent physiquement sensibles, un piano à égalité parfaite avec les quatre cordes du Stradivarius, un archet qui mord et qui grince quand il le faut, se transformant en un racoleur hors pair et un séducteur irrésistible, voilà campé le contexte sonore de cet après-midi.Passons maintenant au contenu.Assez originalement, le concert était articulé autour des deux Rhapsodies de Béla Bartok.On entend rarement ces petits bijoux d’onyx aux arêtes effilées comme le plus dur silex.La virtuosité des interprètes coupe le souffle tant elle met en relief l'originalité profonde du compositeur.Le rythme verbunkos règne dans toute sa splendeur agite le discours des parties rapides et ramène le sentiment de cadence avec repos.C’est que la modalité chromatique de Bartok frise ici l’atonalité sauvage.Le compositeur voulait magnifier l’esprit populaire.C’est donc en dehors de tout cliché romantique que s’épanouissent les mètres asymétriques, les mélodies d’inspiration folklorique, et que Bartok s’amuse à une virile explosion de joie de vivre, avec fougue et nerf.La tendresse ne manque pas non plus.Dans les sections de style plus Lassan, Shaham caresse son violon avec une intensité dont lui seul est capable.Dans les Friss, la précision avec Eguchi est sidérante.Nul ne saurait plus parler ici d’œuvres mineures.Avec intelligence, la première Rhapsodie fut amenée par une sonate de Beethoven qui utilise, au dernier mouvement, le même rythme entendu plus tard abondamment, lien unificateur concret entre deux moments du récital.Ici encore l’interprétation, sans manquer d’élégance, a été costaude.La musique d’un jeune maître a été rajeunie par deux jeunes interprètes, tout comme dans la sonate de Fauré qui finissait le programme.Les amateurs de doucereux et de sirop sont restés sur leur faim, l’engagement sensuel et passionné était complet.Rarement entend-on ces belles mélodies prises avec tant de conviction.Dans une œuvre souvent qualifiée de salon, Shaham et Eguchi font un morceau qui réclame de plein droit sa place au soleil.Dans ce quasi-torrent musical, le mouvement lent a montré toute l’intériorité dont le violoniste est capable et sa grande compréhension de l’harmonie.Malgré tout ce panache, on sent néanmoins une grande humilité chez ces deux artistes qui propulsent la musique généreusement vers leur auditoire.Un si beau récital, par un tandem si extraordinaire, quelle façon de mieux finir la 105e saison du LMMC?Besson, le Bien, le Mal et les autres Paris (AP) — La Terre tourne.Neuf ans après Le Grand Bleu, Luc Besson fait demain l’ouverture du Festival de Cannes, hors compétition, avec Le Cinquième Elément.Neuf ans après, le film est promis aux sarcasmes condescendants des critiques et à l’accueil enthousiaste du public, le même soir.La Terre tourne.La Terre, parlons-en.On est au 24e siècle (c’est déjà demain), et comme tous les cinq mille ans les portes menacent de s’ouvrir entre différents mondes.Pour simplifier: entre le Bien (nous, les Terriens) et le Mal (les autres, les extra-terrestres).Les forces du Mal risquent de prendre à notre bonne vieille planète ses quatre éléments de vie — terre, air, mer, feu — à condition de s’emparer du cinquième, une statuette qui symbolise la vie.Dans cet univers étrange, coloré et forcément futuriste, un héros-malgré-lui va (tenter de) sauver le monde: Korben Dallas (Bruce Willis), un chauffeur de taxi new-yorkais peu ordinaire.Il aura, entre autres forces du Mal, à affronter le méchant Zorg (Gary Oldman) et sur sa route croisera une belle extraterrestre, Le-Eluu (Milia Jovovich, une jeune inconnue de 22 ans)., des créatures visqueuses et énergiques appelées Mangalores, un hôtel-discothèque du nom de Paradise aux hôtesses habillées par Jean-Paul Gaultier, une comète géante lancée contre la planète, et toutes sortes d’aventures rythmées par d’impressionnants effets spéciaux.Le Cinquième Elément, septième film de Luc Besson, est, bien que tourné en anglais, le plus cher jamais réalisé par un metteur en scène et des producteurs français (Gaumont): le budget tourne aux alentours de 450 millions de ff (environ 112,5 millions $) soit 18 fois le prix moyen d’un film français.Comme à son habitude, Luc Besson n’a montré son film qu,’à une poignée de journalistes, aux États-Unis, avant de le livrer aux spectateurs des salles.Et comme à son habitude — peut-être n’a-t-il pas franchement tort —, il dit n’accorder d’importance qu’à l’opinion de ceux-ci et affecte d’ignorer celle de ceux-là.«L’autre jour, à une projection-test, j’ai regardé le public», raconte-t-il dans le dernier numéro de Première qui vient de sortir.«Il y avait là un petit garçon de 13 ans, qui est resté pendant une demi-heure avec sa main entre son sachet de pop-corn et sa bouche.Et juste l’expression de bonheur sur son visage.J’en aurais presque pleuré! Pour moi, les films s’adressent aux moins de 15 ans.C’est le meilleur moment.Après, on intellectualise trop ce qu’on perçoit.» Le Cinquième r Elément est le film le plus cher jamais tourné en français ESPACE GO présente avec la collaboration de BANQUE LAURENTIENNE La Seconde Surprise de l'Amour de Marivaux Mise en scène dAlice Ronfard avec: SALLE DU THÉÂTRE ESPACE GO Stéphane René DEMERS GAGNON À l'affiche jusqu'au 31 mai 1 Sophie PRÉGENT Jacques GIRARD André ROBITAILLE Marie-Hélène THIBAULT
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