Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1997-06-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
I.X XXVIII T o II o N T i» I $ 'T I W il 1/ U U 11 lui LE DE VO IP V o i.x " i 2 r> PERSPECTIVES La consolidation du RRQ La ministre Louise Harel a présenté, hier, le projet de loi modifiant le Régime de rentes du Québec (lire notre reportage, page A 4).Après avoir jonglé avec quelques propositions aussi audacieuses que discutables lors des consultations de l’automne, la ministre revient avec un projet dont le seul élément vraiment dramatique est aussi celui que l’on savait inévitable: la hausse des cotisations.Depuis janvier dernier, tous les Québécois au travail versent 6 % de leurs revenus annuels de moins de 32 000 $ au Régime de rentes du Québec, une cotisation partagée à parts égales avec l’employeur.Ceci les assure d’une rente annuelle, indexée, du quart de leur revenu à l’âge de 65 ans (maximum de 8950 $), ou un peu moins s’ils ont fait le choix d’une retraite anticipée.Le régime offre aussi certains autres avantages, comme la prestation pour invalidité, la prestation au conjoint en cas de décès et même une prestation pouvant atteindre 3580 $ pour faire face aux dépenses lors d’un décès.En somme, le RRQ remplit à la fois un rôle de régime de rente et d’assurance pour ceux et celles qui ont cotisé pendant leur vie active.Il ne s’agit donc pas d’un programme de sécurité sociale calculée selon les besoins mais d'un vrai régime de retraite, public.En revanche, à la différence des régimes privés, les prestations proviennent essentiellement des contributions versées la même année par les travailleurs actifs, et donc très peu des capitaux accumulés au fil des ans.Au taux actuel de cotisation, la réserve de la RRQ suffit tout au plus aux besoins de deux années de prestations.Or, comme le pourcentage de Québécois admissibles ne cesse de croître (47 % en 1981, mais 90 % dans une trentaine d’années) et que le nombre de retraités ira en augmentant plus vite que le nombre de travailleurs actifs, il fallait agir: en sabrant dans le régime et en haussant l’âge de la retraite, ou en laissant grimper les cotisations lentement, mais jusqu’à 13 % du revenu annuel pour des avantages qui n’en valent que 10 %, ou encore en imaginant une recette mitoyenne, la voie choisie par le gouvernement du Québec.C’est ainsi que les cotisations passeront de 5,6 % l’an dernier à 9,9 % d’ici six ans.C’est beaucoup moins que les 13 % prévus dans un premier scénario, mais c’est tout de même 1400 $ de plus que les 1800 $ versés l’an dernier.De l’avis des principaux acteurs du marché du travail, la mesure est nécessaire pour protéger un régime de base essentiel, tout en faisant contribuer plus adéquatement les baby-boomers au financement de leur propre retraite à venir d’ici 10 ou 20 ans.La hausse envisagée n’en constitue pas moins une ponction importante sur les revenus stagnants des travailleurs et un alourdissement du fardeau fiscal des entreprises, dont il faudra tenir compte quand viendra le temps de parler des fruits de la lutte contre le déficit.Dans le corn's de sa réflexion, la ministre a renoncé à une hypothèse avancée par les tenants d’un régime plus redistributif, cjui demandaient que l’on fasse contribuer les salariés même au delà du revenu moyen, sans pour autant ajuster les prestations de retraite en conséquence.Une solution qui aurait paru progressiste mais qui n’aurait pas manqué d’avoir l’effet pervers de discréditer le régime aux yeux des travailleurs qui gagnent 35 000 $ ou plus.Parmi les changements au régime contenus dans le projet de loi, il y a le gel de l’exemption de base à son niveau actuel de 3500 $ (montant sur lequel personne ne paie de cotisation) : la fixation à 2500 $ pour tous de la prestation au décès, au lieu d’un montant pouvant atteindre 3500 $ selon son plafond de revenu assurable (une mesure favorable aux plus bas revenus); l'harmonisation à 65 ans de la rente pour invalidité avec la rente anticipée de ceux qui prennent leur retraite à partir de 60 ans; le calcul des prestations sur la moyenne des cinq dernières années au travail au lieu de trois (baisse légère des prestations pour ceux qui sont sous le plafond maximum, compensée par la prestation fédérale); et finalement, l’obligation de continuer de contribuer au régime pour les retraités de plus de 60 ans qui travaillent toujours.Dans ce dernier cas, la mesure sera favorable aux retraités qui n’ont pas droit au maximum des prestations, mais poulies autres qui ont déjà contribué ce qu’il fallait pour recevoir le maximum de prestations, il s’agit d’une taxe déguisée qu’il faudra justifier.Québec a donc finalement retenu quelques mesures assez simples qui protègent le régime dans sa facture actuelle, et dont le seul inconvénient majeur tient dans la hausse sensible des cotisations.Entre une révolution à la Preston Manning, qui propose d’abolir le régime et de le remplacer par des REER individuels, et une autre qui voudrait en faire un programme de redistribution du revenu, Québec a choisi de consolider un régime modeste mais qui a fait ses preuves.MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé.Passages nuageux.Max: 25 Min: 10 Max: 21 Min: -7 Détails, page A 4 00 04 04 d o o 9 oo Agenda INDEX .B 7 Idées A 11 Annonces.A4 Le monde .A 7 Avis publics .A 6 Les sports.A 6 Bourse .A 8 Montréal .A3 Culture B 10 Mots croisés.A6 Économie.A 8 Politique .45 Éditorial A IO Télévision.B 8 Québec a retenu des mesures assez simples qui protègent le régime dans sa facture actuelle Jean-Robert Sans fa ç o n ?M u X T li K A I.I K V E X 1) Il K l> I 11 .1 lT I N I SMI 7 PLAISIRS Café, croissants et tennis, page B 1 MONTRÉAL Le projet de complexe touristique à Kahnawake est compromis, page A 3 ?S (S c + T I' s + T V Q LES ACTUALITÉS Garderies à but lucratif: Québec y mettra du sien, page A 2 Commissions scolaires linguistiques Le consensus entre libéraux et péquistes ne tient plus qu’à un fil Le PLQ fait de nouvelles demandes au nom de la communauté anglophone MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les députés libéraux à l’Assemblée nationale voteront contre le projet de loi 109 créant les commissions scolaires linguistiques s’il n’est pas modifié pour répondre aux demandes formulées par la communauté anglophone au sujet du droit de vote aux élections scolaires.Ce geste pourrait évidemment être interprété comme une rupture du consensus qui avait mené à l’adoption à l’unanimité par l’Assemblée nationale, ce printemps, d’une motion demandant à Ottawa de modifier la Constitution pour favoriser l’implantation de commissions scolaires linguistiques au Québec.Au bout du compte, le désaccord entre les libéraux et les péquistes pourrait compromettre l'obtention de l’amendement constitutionnel.«S’il n’y a pas de compromis, je crains que ça mette la réforme scolaire en péril», a déclaré hier le porte-parole libéral en matière d’éducation, le député de Marquette Fran- çois Ouimet, en confirmant au Devoir l’intention de son parti de voter contre le projet de loi s'il n’est pas modifié.«Le Québec risque de ne pas obtenir l'amendement constitutionnel parce que le consensus serait brisé», a-t-il ajouté au cours d’un entretien téléphonique.M.Ouimet craint que si le projet de loi n’est pas modifié, les groupes anglophones feront la queue à Ottawa pour faire valoir que le consensus est rompu, que leurs droits démocratiques sont brimés.VOIR PAGE A 12: CONSENSUS A sens unique F Q Q t ’ —NS t.L'.! a y t* JACQUES NADEAU LE DEVOIR vM&i ’•r ^ NOUVELLE MANIF hier dans l’industrie de la construction.Dans l’est de Montréal, un groupe de travailleurs a tenu une manifestation contre l’embauche d’ouvriers ontariens pour exécuter des travaux de rénovation au quartier général de la Sûreté du Québec, rue Parthenais.Richard Goyette, de l’Association des manœuvres inter-provinciaux (FTQ-Construction), en a profité pour dénoncer l’entente intervenue récemment entre le Québec et l’Ontario sur la mobilité de la main-d’œuvre dans le secteur de la construction.«L’entente démontre clairement l’incohérence du régime puisqu’elle permet facilement à un travailleur ontarien d’œuvrer au Québec dans un secteur syndiqué, alors que le contraire est difficilement démontrable, dans la mesure où les conventions collectives ontariennes ferment les portes aux travailleurs du Québec.» Le directeur général de l’Association, Ludger Synnett, a estimé que «si le gouvernement ne révise pas cette entente, de plus en plus de Québécois vont se retrouver au chômage».Déréglementation de l’électricité Bouchard est désavoué par les militants de Montréal Les péquistes montréalais crient au «démantèlement d’Hydro-Québec» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les 31 présidents des exécutifs du Parti québécois dans la région de Montréal ont désavoué hier à mots à peine couverts la nouvelle politique énergétique mise en place par le ministre des Richesses naturelles Guy Chevrette avec l’appui du premier ministre Lucien Bouchard.À l’unanimité, les 31 présidents péquistes des comtés métropolitains ainsi que les deux exécutifs des régions Montréal-Centre et Ville-Marie du Parti québécois ont fait savoir hier par communiqué de presse qu’ils réclament du gouvernement un moratoire immédiat sur la déréglementation en cours dans le domaine de l’énergie ainsi qu’une «vaste consultation publique» sur cette question, préalablement à tout nouveau geste ou projet.Les militants péquistes ont décidé de faire face aux ministériels sur cette question lors d’une rencontre tenue mercredi soir.Les deux présidents péquistes des régions en cause, Bruno Viens et Maxime Barakat, ont mis en cause la légitimité des ministériels dans ce dossier en déclarant que «la déréglementation énergétique devant nous aujourd'hui ne se retrouvait pas dans les engagements électoraux de 1994 VOIR PAGE A 12: BOUCHARD Les Algériens votent dans le calme, sinon dans la désillusion Le taux de participation n'atteint pas les 60 % ALAIN BOMMENEL AGENCE FRANCE-PRESSE Alger—Les Algériens ont voté hier pour élire leur première Assemblée pluraliste, aux pouvoirs réduits, sous haute surveillance de la police et de l’armée après plus de cinq années de violences.Près de 17 millions d’électeurs étaient appelés à désigner 380 députés, cinq ans après l'annulation du processus électoral qui allait donner la majorité absolue au Front islamique du salut (FIS, dissous).Avant même la fin du vote, le premier parti islamiste légal, le Mouvement de la société de la paix (MSP, ex-Ha- mas), a dénoncé de «nombreux dépassements», notamment la présence d’urnes et de bureaux de vote non prévus, selon lui, et la présence massive de l’armée qui a dissuadé les gens de voter.Le chef du MSP, Mahfoud Nahnah, a laissé planer lors d’une conférence de presse la menace d’un refus de reconnaître les résultats du scrutin.Le Parti du renouveau algérien (PRA, membre du gouvernement) a affirmé de son côté que ses observateurs dans plusieurs communes avaient été «chassés des bureaux de vote et agressés».VOIR PAGE A 12: ALGÉRIENS ASSOCIATED PRESS t») mW Des Algériens font la queue à la porte d’une école transformée en un bureau de vote à Staoueli, à l’est d’Alger.Le vote n’était pas terminé que le Mouvement de la société de la paix (MSP, ex-Hamas), faisant état d’irrégularités, menaçait de ne pas reconnaître le résultat du scrutin.C MARCO CASELLI Une scène de L'Orestie, mis en scène par Romeo Castellucci: •Un texte fondateur du théâtre occidental.» Le Festival de théâtre des Amériques Bêtes de scène Quand des Italiens revisitent les Grecs Le Festival de théâtre des .Amériques accueille une compagnie italienne à la fine pointe de la recherche théâtrale.Le metteur en scène Romeo Castellucci propose une lecture inusitée de L’Orestie d’Eschyle dans laquelle les acteurs et les animaux se partagent la scène.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Un cadavre de chèvre est suspendu au-dessus des acteurs, des ânes déambulent.des macaques incarnent des esprits, des acteurs nus, obèses ou décharnés, re- çoivent des douches de sang, un mongolien interprète Agamemnon: le jeune metteur en scène italien Romeo Castellucci.on l’aura deviné, fait dans la recherche théâtrale.Et comme le Festival de théâtre des Amériques VOIR PAGE A 12: BÊTES 778313000689 I.!¦: I) K V (Il It .I.K V K N U It K II I (i .1 r I \ I !l II 7 E S A C Transport scolaire Des voix s’élèvent contre le désengagement de Québec ISABELLE HACHEY LE DEVOIR Union des municipalités du Québec et la Fédération ' des commissions scolaires du Québec ont uni leurs voix, hier, pour dénoncer l'intention du gouvernement Bouchard de se désengager du financement du transport scolaire, une décision qui se traduirait selon eux par «une facture potentielle de 450 millions de dollars pour les contribuables».La présidente de la FCSQ, Diane Drouin, prévoit de graves iniquités entre les régions du Québec si le gouvernement décide de transférer la facture du transport scolaire aux commissions scolaires ou aux municipalités.11 en coûtera beaucoup plus cher, croit-elle, pour les habitants de Gaspésie, où les autobus doivent parcourir de longs trajets, que pour ceux de Montréal, par exemple.«Une question de gros sous ne doit pas nous ramener aux années 50 alors que l’accès à l’éducation était une affaire de riches ou de chanceux», a dit Mme Drouin.Transporter un enfant matin et soir coûte en moyenne 589 $ par an au gouvernement, ce qui est peu élevé par rapport aux autres provinces canadiennes, a-t-elle poursuivi.«Pourquoi mettre sur pied une nouvelle structure alors que tout va bien et que personne ne se plaint?» Mario Laframboise, le nouveau président de 1UMQ, affirme quant à lui que «l’État doit prendre ses responsabilités».L’éducation relève du gouvernement provincial, qui ne doit pas tenter de faire payer les «coûts sociaux» aux municipalités.«L’impôt foncier ne doit pas être une roue de secours qui dépanne le gouvernement dans ses missions sociales», a-t-il dit Et cette situation ne pourrait changer qu'avec un nouveau pacte fiscal, que les municipalités tentent de négocier avec Québec depuis des années, a ajouté le président de 1TJMQ.Une rencontre à ce sujet est prévue avec le premier ministre Lucien Bouchard le 10 juin prochain.Renée-Claude Boivin, attachée politique du ministre des Affaires municipales Rémy Trudel, estime qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer.Ce désengagement du gouvernement n’est qu’une des huit propositions du ministère pour enlever 500 millions aux municipalités d’ici le 1er septembre prochain, explique-t-elle.Toute autre suggestion pourrait être acceptée.mais pas question de renoncer aux compressions.«Premier septembre, 500 millions, c’est officiel.Si ce n’est pas le transport scolaire, ça va être autre chose.» Par ailleurs, M.Laframboise et Mme Drouin réclament davantage de liberté pour gérer l’ensemble des activités reliées à l’éducation.«Les élus du secteur scolaire doivent bénéficier d’un minimum de liberté d’action pour être le moindrement imputables.Ce que le peuple doit sanctionner, ce sont les bons coups et les mauvais coups des administrations qu’il choisit, et non pas l’application de normes dictées par Québec», dit M.Laframboise.Mme Drouin rappelle que les commissions scolaires assument les coûts du personnel de soutien çt des concierges des écoles alors que le ministère de l’Éducation fixe les conditions de travail de ces employés.Un «non-sens», selon elle.Les commissions scolaires réclament «plus dp souplesse et une réelle décentralisation» du ministère de l’Éducation.Places à 5 $ «L’impôt foncier ne doit pas être une roue de secours qui dépanne le gouvernement dans ses missions sociales», dit le président de l’UMQ Québec assumera une partie des coûts des garderies à but lucratif Elles auront cinq ans pour se transformer en centres à la petite enfance Québec a conclu une entente de principe avec les représentants des garderies ù but lucratif.En septembre, les parents y trouveront des places à 5 $ pour leur enfant de quatre ans.Le gouvernement louera en fait ces places en assumant la différence de ce qu’il en coûte habituellement.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec assumera les coûts résiduels des places à 5 $ dans les garderies à but lucratif qui accepteront de se transformer en centres à la petite enfance sans, but lucratif d’ici cinq ans.La ministre de l’Éducation, Pauline Marais, s’est entendu hier avec les garderies à but lucratif afin de mettre en place sa politique familiale promettant des places à 5 $ en garderie pour les enfants de quatre ans.L’accord comprend tous les types de garderies qui, selon certaines,conditions, pourront profiter de l’aide de l’État qui assumera la différence entre ce que paieront les parents, 5 $ par jour pour un enfant de quatre ans, et le coût réel variant entre 20 et 25 $.Chaque parent pourra donc utiliser les places en garderie à 5 $.Dans le cas des garderies sans but lucratif, Québec versera le maximum établi.Les garderies à but lucratif qui voudront devenir sans but lucratif auront cinq ans pour le faire et Québec leur versera d’ici là une certaine somme, mais qui n’égalera pas le tarif des garderies sans but lucratif.La ministre Marais refuse d’y voir un recul relativement à sa position de départ qui était de ne pas subventionner les garderies à but lucratif.«Ce que j’ai dit depuis le début c’est que nous ne subventionnerons pas les profits des garderies.Ce que nous reconnaissons c'est une partie des coûts de ces garderies.[.] Nous couvrons à peine les frais et pas les profits.» Il pourrait en coûter jusqu’à dix millions supplémentaires au gouvernement québécois pour louer des places en garderies à but lucratif.La ministre Marais a précisé hier les conditions qui s’appliquent à l’entente avec les garderies à but lucratif, mais aussi avec les garderies sans but lucratif.«Tous les parents qui enverront leur enfant dans une garderie sans but lucratif ou à but lucratif qui se transformeront paieront 5 $.Pour les garderies sans but lucratif, Québec versera la différence entre le coût assumé par la garderie et ce qu’elles facturent aux parents.Elles devront toutefois trouver une participation financière dans la communauté tel que prévu: villes ou organismes.» «Dans les garderies à but lucratif qui se transformeront, poursuit-elle, l’aide permettra aux parents de payer 5 $, mais elle sera moindre que dans les garderies sans but lucratif.Et dans les garderies à but lucratif qui ne veulent pas devenir des centres à la petite enfance, mais qui sont prêtes à avoir un comité de parents et à mieux reconnaître leurs travailleuses, il y aura un autre tarif versé.» En fait, le gouvernement laisse les garderies libres de participer ou non.Les garderies qui resteront à but lucratif auront toutefois droit au crédit d’impôt remboursable tel qu’il existe présentement.La mi- Réglementation sur les épandages de fumier Les MRC dénoncent le «pelletage» de responsabilités en matière de contrôle des odeurs LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Québec a annoncé hier la mise en place des normes régissant les aspects environnementaux des épandages de fumier.Mais celles qui vont régir les odeurs ont été dénoncées sur-le-champ par les municipalités régionales de comté (MRC) comme étant insuffisantes à plusieurs égards.Le gouvernement s’était engagé l’an dernier à ne pas promulguer la loi sur le droit de produire, le 20 juin prochain, tant que n’auront pas été mises en place des règles pour contrôler les surplus de fumiers, les odeurs, le bruit et les poussières.L’essentiel de la réglementation en cause a été adopté mercredi par le conseil des ministres à Québec mais certains volets, comme le contrôle des poussières, ont été abandonnés.Les «experts» du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) auraient découvert, juste avant l’adoption des règlements, qu'il «est impossible de contrôler les poussières car c’est trop difficile de déterminer leur origine.C’est une découverte faite in extremis, certes, mais c’est une découverte», a commenté Claude Beauchamp, l’attaché de presse du titulaire du MEF, David Cliche.Par ailleurs, Québec a donné force de loi à la vieille directive 6038 sur le contrôle des odeurs en attendant que les MRC définissent leurs propres normes dans leurs schémas d’aménagement.Ée contenu de cette directive, notait hier l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ), «avait été jugé insuffisant lors de l’entente sur le droit de produire, compte tenu notamment de l’immunité accordée aux agriculteurs», que l’on ne pourra poursuivre s’ils respectent les normes en question.Les MRC, qui dénoncent ce nouveau «pelletage» de responsabilités de la part de Québec, pourront cependant imposer immédiatement des normes par le moyen d’un règlement de contrôle intérimaire, ce que le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, les invite à faire immédiatement.CARRIERES ET PROFESSIONS JACQUES NADEAU LE DEVOIli Les enfants d’une garderie montréalaise passant près d’une fontaine, hier.nistre Marais y voit un compromis acceptable pour tous.Il était important selon elle d’en venir à un accord avec les garderies à but lucratif au plus vite.«Elles offrent 20 OOO places et ce serait ridicule de voir disparaître 400 garderies quand on en a besoin.Ce que Ton préfère c’est qu’elles se transforment en centre à la petite enfance sans but lucratif.» C’est sur le plan environnemental que ce dossier semble avoir le plus progressé: tout nouvel établissement ou agrandissement devra maintenant faire la preuve qu’il est doté d’un «plan agro-environnemental de fertilisation» (PAF); les agriculteurs des régions ayant un surplus de fumier devront posséder un PAF pour le 1" octobre 1998.Suivront en 1999 les grosses exploitations des régions qui ne sont pas en surplus.En 2000 s’ajouteront les établissements de moins de 75 unités animales de toutes les régions, et en 2002, les établissements produisant entre 40 et 75 unités animales.Les PAF reposent sur le principe selon lequel il sera interdit d’épandre dans un champ plus d’azote et de phosphore que les plantes peuvent en absorber, de façon à éviter le dégorgement vers les cours d’eau.Les épandages seront interdits après le 1" octobre.Les agriculteurs pourront concevoir, signer et appliquer eux-mêmes leur plan de fertilisation s’ils suivent un cours d’une centaine d’heures du ministère de l’Éducation, une exigence que l’UPA veut sensiblement réduire.97-98-012 DIRECTEUR DU BUREAU DE LIAISON U N I VE R SIT É - M ILI É U L'Université du Québec à Hull recherche un candidat pour assurer la direction du Bureau de liaison université-milieu pour les trois prochaines années.Le Bureau de liaison université-milieu est l’un des moyens privilégiés que l'Université du Québec à Hull s'est donné pour développer et maintenir des liens étroits avec sa région.Son rôle est très important pour actualiser la volonté de l'Université de travailler de concert avec les entreprises et les organismes de l'Outaouais.Quatre grands mandats sont confiés au Bureau de liaison université-milieu : la formation continue (dont le perfectionnement en pédagogie universitaire), les liens avec les entreprises et le développement de l'esprit d'entreprise, les services à la collectivité, la coopération internationale.Le Bureau de liaison université-milieu doit atteindre l’autofinancement en 1999.Une équipe de quatre personnes est affectée au service, auxquelles s'ajoutent du personnel temporaire ainsi que de nombreux collaborateurs à l'interne et à l'externe.Sommaire de la fonction : Sous l’autorité du vice-recteur à l'enseignement et à la recherche, le directeur est responsable de la mise en oeuvre des mandats du Bureau de liaison université-milieu, de l'élaboration des politiques institutionnelles qui y sont associées et de leur application.En collaboration avec les instances de l'Université, il initie et coordonne des interventions visant à renforcer le partenariat avec les entreprises et organismes régionaux, nationaux et internationaux.Il conçoit, coordonne, administre et évalue les programmes, activités et projets du service.Il recrute les collaborateurs requis pour réaliser les activités et projets.Il administre les ressources financières et humaines du service et met en place les stratégies appropriées pour assurer l’autofinancement.Il entretient des liens étroits avec les départements, les modules et les instances responsables de l'enseignement régulier.Qualifications : Formation universitaire de troisième cycle et expérience d’enseignement universitaire.Bonne connaissance du fonctionnement de l'Université du Québec.Bonne connaissance de l'Outaouais, de ses entreprises et de ses organismes.Expérience de projets internationaux.Sens de l'initiative, sens du travail en équipe et capacité de gérer des projets.RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES : Traitement: Selon le protocole des cadres Lieu de travail : Hull Date d'entrée en fonction : Immédiatement Les candidats sont priés de faire parvenir leur candidature accompagnée d'un curriculum vitae avant 16 h 30 le 13 juin 1997, à l'adresse suivante : Monsieur Pierre Roberge Vice-recteur à l'enseignement et à la recherche Université du Québec à Hull Case postale 1250, succursale B Hull (Québec) J8X 3X7 Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce poste-est offert aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Poste accessible aux femmes et aux hommes.•H Université du Québec à Hull Les lundis, mercredis, et'vendredis nelus vement Tu as «hf>e PV s?:> if à*-/-''*',.v' tu as ta goût des et de Un programme unique de formation qui t’offre 8 mois de vie de groupe et de travail bénévole dans 3 régions du Canada.Katimavik défraie les coûts de transport, nourriture et logement, et te remet une bourse de 1 000 S au terme du programme.Alors saisis ta chance! Contucte-nous : Téléphone : (514) 525-1503 ou sans frais 1888 525-1503 Courrier électronique : inrinurfk kalimavk@camitcl.com Internet : htip:/Avww.katimavik.oig Téléc.: (514) 525-1953 Début des programmes : 3 septembre et 8 octobre 1997 ^ REDUCTEUR ffl CHEF dans un liebda Je la Rive-Sud ^ Le journal L’Œil Régional, de Beloeil.requiert les services d’un rédacteur en chef.Le poste intéressera celles ou ceux qui possèdent une expérience en journalisme, en particulier dans un hebdo régional, et qui ont su démontrer un sens aigu du leadership.Une bonne maturité ainsi que la capacité de travailler sous pression font partie des qualités recherchées.Les candidats devront s'engager à résider dans la région couverte par le journal.Les candidats sont priés d'envoger leur curriculum vitae à: Marc Ledoux Directeur de l'information, réseau Les Hebdos Montérégiens 184.rue de Normandie Boucherville J4B 5S7 I.K I) K V (M It .I.K V K X II It K H I II .1 I I X I ü ü A *> » > LE DEVOIR MONTREAL Hôtel et complexe touristique à Kahnawake Le financement des Mohawks est compromis lx‘ conseil de bande de Kahnawake a finalement trouvé le financement nécessaire pour aller de l’avant avec son projet de centre touristique, annonçait il y a un mois au Devoir le coordonnateur du projet, Jack Le-Clair.Or voilà qu’une tuile majeure vient aujourd’hui rendre incertain le début des travaux — sinon le projet —, prévu pour cet été.SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Malgré deux autres rencontres la semaine dernière avec des directeurs de la Banque de Montréal, de la Banque Royale et de la Banque de Nouvelle-Ecosse, les Mohawks de Kahnawake sont toujours incapables d’offrir les garanties de prêts nécessaires pour obtenir les huit millions de dollars sollicités afin de permettre la réalisation de leur complexe touristique.Le problème origine de l’article 89 de la Loi sur les Indiens qui, selon M.Leclair, «rend insaisissables les terres mohawks et les édifices de la communauté», d’où la difficulté pour les autochtones d’offrir aux banques quelque garantie que ce soit pour contracter un prêt d’envergure.«Le problème n’est pas nouveau, dit M.Leclair, mais nous avions malgré tout espoir d'en arriver à une entente dès la fin du mois de mai, comme je l’avais annoncé; or ça ne s’est pas produit.Cela dit, nous restons optimistes, la partie n’est pas encore jouée.Nous avons d’autres alternatives qui seront bientôt ènvisagées avec les banques.» M.Leclair refuse de préciser lesquelles, jugeant le sujet «trop délicat pour en discuter» et préférant réitérer sa confiance envers tous ceux qui, depuis un an, travaillent d’arrache-pied à la réalisation de ce projet Outre la construction d’un hôtel et d’un restaurant, les Mohawks de Kahnawake projettent de rénover plusieurs sites de la réserve, comme l’église et le vieux fort et de créer un village historique et culturel dans le but de faire de Kahnawake un site touristique de choix, particulièrement aux yeux des Européens et des Asiatiques.Selon Germain Villeneuve, consultant en gestion dont les services ont été retenus par le conseil de bande pour mener à bien ce dossier, plusieurs études démontreraient en effet que les touristes allemands et français seraient particulière- ment intéressés par ce type d’attraction, même que «plusieurs clients seraient déjà prêts à faire leurs réservations», aux dires de certains grossistes en voyages.En novembre dernier, le chef du conseil de bande de Kahnawake, Joe Norton, en avait pris plusieurs par surprise en annonçant son intention de faire du tourisme une priorité pour la réserve.Une série de projets d’envergure avaient été annoncés en collaboration avec le KEDA (Kahnawake Economie Development Authority), mais curieusement, on admettait au même moment qu’on n’avait «pas un sou».Le 9 mai dernier cependant, Jack Leclair déclarait au Devoir que 12 millions avaient été trouvés: «Huit proviendront des banques et quatre des gouvernements du Québec et d’Oftawa sous forme de subventions.» A Ottawa, le ministère des Affaires indiennes et du Nord précise que le montant de la subvention reste encore à être déterminé mais que les discussions avec les Mohawks allaient effectivement «très bien» avant que cette tuile ne survienne.Même son de cloche du côté du gouvernement du Québec.«Le projet n'est pas compromis, loin de là», pense Louise Deschênes, directrice des politiques et des relations intergouvemementales au ministère des Affaires indiennes et du Nord.«Ily a un problème, oui, mais il n’y a pas péril en la demeure.Nous allons bientôt contacter le conseil de bande pour voir comment nous pourrions aider les Mohawks à rencontrer les exigences des prêteurs.Je ne dis pas qu’Ottawa va mettre plus d’argent que prévu, je dis seulement qu ’on va essayer de les aider à voir la lumière au bout du tunnel.» Le conseil de bande discute depuis des mois avec le Secrétariat aux affaires autochtones et le ministère canadien des Affaires indiennes.Il est aussi en contact régulier avec Industrie Canada et le Bureau fédéral de développement régional.La construction de l’hôtel est évaluée à 5,5 millions, mais au total, la liste des projets envisagés pourrait, sur une période de cinq ans, totaliser «entre 25 et 30 millions», selon M.Leclair.L’hôtel disposerait d’une centaine de chambres et serait jumelé à un théâtre et à un restaurant.Le tout doit être conçu par l’architecte Douglas Cardinal et calqué sur le concept du Festin des gouverneurs, un restaurant ouvert il y a 23 ans sur l’île Sainte-Hélène et qui a la particularité d’offrir des spectacles relatant des tranches d’histoire de la vie des premiers colons au pays.Critique de la gestion des finances de la Ville Le Vérificateur en remet KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Vérificateur de la Ville de Montréal maintient ses critiques sévères à l’endroit de la gestion des finances et invite l’administration du maire Pierre Bourque à prendre fermement position contre ce laxisme.Devant les membres de la Commission de l’administration et de la qualité des services aux citoyens, le Vérificateur Guy Lefebvre en a rajouté hier sur la responsabilité du directeur des finances en ce qui a trait aux nombreux problèmes de gestion qu’il a relevés dans son récent rapport.«On s'appuie sur la Charte [la loi constitutive de Montréal] quand ça fait notre affaire, et quand ça ne fait pas notre affaire, on opère pareil.Ça n’a pas d’allure.Il est peut-être temps qu’il y ait une action, via la commission, pour faire respecter la Charte en tout temps», a indiqué M.Lefebvre.Ce dernier a rappelé que le directeur des finances peut fort bien bloquer les dossiers s’il considère que les fonds ne sont pas disponibles ou que la Ville n’a pas la capacité de rembourser l’emprunt.Il n’a qu’à dire non, ce qu’il ne fait pas, selon les exemples analysés par le Vérificateur.«Pour protéger l’ensemble des citoyens, on a donné des pouvoirs très grands au directeur des finances.Eh! bien, qu’il les exerce», a dit M.Lefebvre.Dans son rapport annuel, le Vérificateur a constaté de nombreuses transgressions aux règles comptables et de saine gestion au sein du Services des finances.La Charte de la Ville est très claire à ce sujet L’article 135 se lit comme suit «Tout chef de service qui autorise ou permet une dépense excédant la somme votée pour une fin déterminée dont il a le contrôle et la responsabilité est, de ce fait, déchu de sa charge, à moins qu’il ne prouve à la satisfaction du conseil qu’il a été induit en erreur par un autre employé ou officier de la Ville; dans ce cas, ce dernier perd, de ce fait, son emploi.» Le directeur des finances Roger Galipeau a vertement réagi à l’analyse de son collègue, y voyant des «assertions tendancieuses».M.Galipeau a reçu l’appui de l’administration Bourque.Malgré tout, le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel a demandé à deux enquêteurs de faire la lumière sur ce dossier épineux.Les analystes feront rapport vendredi prochain.D’ici là, les membres de la commission, majoritairement des élus de Vision Montréal, auront à faire rapport des audiences publiques tenues mardi et hier.Commission de développement de la métropole Ménard accorde plus de place aux élus municipaux L’organisme demeure cependant sans réel pouvoir décisionnel KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR ' ' es élus municipaux acquièrent .-/une place plus importante au sein ( e la Commission de développement ( e la métropole, qui demeure toutefois sans réel pouvoir décisionnel.; Le ministre d’Etat à la métropole, Serge Ménard, a apporté hier des modifications à son projet de loi créant la Controversée commission alors qu’il était étudié en commission parlemen-laire.ï Ainsi, la Conférence des maires de fa banlieue de l’île de Montréal (CMBM) détiendra un siège d’office Ju sein de la commission.La CMBM, hui regroupe les 28 municipalités autres que Montréal, s’est farouchement opposée à l’instauration d'une fommission consultative, une voie qui {l'entraîne ni cohérence ni efficacité.; Ix* ministre Ménard a également S reposé que les deux vice-présidents reviennent l’un de Montréal et autre de la rive nord ou sud.De plus, feuls les membres du milieu municipal auront le droit de se prononcer lur le cadre d’aménagement du territoire.- : Les amendements concernent aussi k*s champs de compétence.Après avoir retiré le dossier environnemental en le réduisant à celui des déchets, le ministre Ménard fait volte-face.Quant au cadre d’aménagement et au plan de transport, ils seront soumis à une consultation publique après avoir été adoptés au plus tard le 31 octobre 1998.L’adoption finale est donc reportée au 30 juin 1999.Le gouvernement s’attend par ailleurs à recevoir le 31 mars 1998 un plan de réorganisation des structures gouvernementales et régionales en place.Plusieurs élus montréalais avaient signifié en mars dernier la nécessité pour le gouvernement de dépoussiérer ses propres structures avant d’en créer une nouvelle.Le ministre accorde à la commission la capacité de signer des ententes avec le ministère des Transports et l’Agence métropolitaine de transport, une municipalité ou une autre organisation de transport collectif.pour «assurer la mise en œuvre du plan intégré de transport adopté parla commission».Par ailleurs, le milieu agricole sera pris en considération pour nommer des membres de la commission qui proviendront des groupes socioéconomiques.EN BREF La suite plus tard (Le Devoir) — L’étude en commission parlementaire d’un amendement à la Charte de la Ville de Montréal, permettant au maire de destituer les membres de son comité exécutif en cours de mandat, a été reportée à la semaine prochaine.D’aucuns y voient un refus déguisé du gouvernement d’accéder à la demande de l’ad-ministration du maire Pierre Bourque puisque la fin de la saison parlementaire offre de moins en moins de temps pour entreprendre le débat ajourné tard mercredi soir.Comment améliorer le meilleur Sushi en ville?Ajoutez TRll Nous sommes fiers d'annoncer que le Maitre-Chef de Sushi TRI fait maintenant partie de notre équipe.4120 STe.CATHERINE O- - WESTMOUNT 932-5654 www.t-factory.coa / kaisen Lancement du Chamberlan nouveau JACQUES GRENIER LE DEVOIR HIER, au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, La Comtesse de Baton Rouge d'André Forcier partait le bal du Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal, en selle jusqu’au 15 juin.Le rendez-vous en est à sa première édition sous le triumvirat de Claude Chamberlan.de Bernard Boulad et du mécène du groupe, Daniel Langlois, grand patron de Softimage.Ce dernier, qui a fait sa fortune avec les majors, se réjouissait hier de ce qu’une partie des recettes de Park Jurassic soient réinvesties dans le cinéma indépendant à travers le festival.Ce premier rendez-vous en titre est aussi une 26‘ édition, puisque l’événement succède au défunt Festival du nouveau cinéma en le faisant doubler de volume (près de 400 œuvres cette année) et en lui offrant des assises financières.De gauche à droite: le cinéaste André Forcier, son actrice France Castel et les directeurs du festival Claude Chamberlan et Bernard Boulad.///a marie allaire PRÊT-À-PORTER Solde 30% .50% sur les plus belles marques marchandise printemps/été Exceptionnellement la boutique sera ouverte le dimanche 8 juin de 12h à 17h 1588, rue Fleury Est, Montréal (514) 384-4808 LA PROMENADE FLEURŸ Traiteur eo V Avec l’arrivée des beaux jours, nous vous proposons les viandes marinées prêtes pour le B.B.Q.* Potage Crécy à la menthe ou Vichyssoise Roulade de mousse de saumon fumé au poivre vert £ Paupiette d’agneau farcie forestière ou Canard rôti aux figues et estragon * Champignons sautés ou pommes de terre lyonnaise $ La Charlotte aux fruits ou le Fraisier * Salut à tous en notre bon maître François Rabelais 1025 Laurier Ouest s ** r Outremont ¦kfcl Tel: 272-4065-4086 NOUVEAU VIRAGE MATHÉMATIQUE 416 Matériel conforme au nouveau programme de mathématiques 416 4e secondaire Manuel 248 pages, 35,50 $ Guide (A paraître) Georges Tarakdjian, M.Sc.Dans un contexte où, de plus en plus, l'élève du secondaire est appelé à vivre le virage technologique, et à s’aventurer sur l’autoroute électronique, la mathématique se doit de s’adapter aux nouvelles réalités qu’impose le contexte et s’avérer un incitatif à bien concevoir, à penser juste et à communiquer clairement sa pensée.Les activités proposées tendront à favoriser chez l’élève le «sens géométrique» en lui permettant de parfaire ses connaissances relatives aux figures géométriques, en utilisant les concepts d’isométrie et de similitude comme contexte où il devra non seulement raisonner juste mais justifier chaque étape de son raisonnement.Des nouveautés au programme.On parle d’échantillonnage et de sondages! Et non seulement on reprend l’étude des mesures de tendance centrale et de leur interprétation mais on ajoute des caractéristiques de position et de dispersion.On y parle pour la première fois au secondaire de «diagramme des quartiles».Les activités proposées favoriseront l'analyse des données en passant par leur organisation, leur dépouillement.leur visualisation et le calcul de caractéristiques de tendance centrale les concernant.Encore une fois, l'utilisation de la calculatrice à possibilités graphiques ainsi que de l'ordinateur y est fortement encouragée.Les éditions de l'école nouvelle 166.rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2X IK9 Téléphone: (514) 875-8972 Télécopieur: (514) 875-1590 Adresse internet : http://www.lidec.qc.ca I) K V 0 I It I.K V K N I) It K I) I H V 0 I II , |.K V K N I) Il K l> I II .1 I I X I II II 'A (i LES SPORTS HOCKEY Fin de course ROBERTO BETTI NI ASSOCIATED l’RESS I UN TECHNICIEN tente tant bien que mal de réconforter Luc Leblanc, inconsolable après son abandon hier dans la 19 étape du Giro d’Italie.Le cycliste français a chuté mercredi dans le contre-la-montre.Il était troisième au classement.L’Espagnol José Luis Rubiera a remporté l’étape d'hier, mais Ivan Gotti semble le mieux placé pour décrocher la palme.L’Italien a pris 55 secondes supplémentaires hier et il a porté son avance à 1 min 32 s à trois jours de l’arrivée à Milan.SKI ALPIN Luc Alphand se retire ELIMINATOIRES Finale de la coupe Stanley (quatre de sept) Samedi, 31 mal Detroit 4 Philadelphie 2 Mardi.3 juin Detroit 4 Philadelphie 2 (Detroit mène la série 2-0) Hier Philadelphie à Detroit Demain • Philadelphie à Detroit, 20h (CBC.SRC) Mardi, 10 juin i x-Detroit à Philadelphie, 20h (CBC, SRC) Jeudi, 12 juin i x-Philadelphie à Detroit, 20h (CBC, SRC) Samedi, 14 juin * x-Detroit à Philadelphie, 20h (CBC, SRC) (x: si nécessaire) BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier Cincinnati 6 Houston 5 Atlanta 9 Montréal 0 Pittsburgh 9 St.Louis 3 N.Y.Mets 6 Floride 0 San Diego au Colorado Cubs de Chicago à Philadelphie San Francisco à Los Angeles Aujourd'hui Cubs de Chicago à Montréal, 19h35.Philadelphie a Pittsburgh, 19h35.N.Y.Mets à Cincinnati, 19h35.Floride au Colorado, 21 h05.St.Louis à Los Angeles, 22h05.Houston à San Diego, 22h05.i Atlanta à San Francisco, 22h05.i Demain , N.Y.Mets à Cincinnati, 13h15.Floride au Colorado, 16h05.Atlanta à San Francisco, 16h05.Philadelphie à Pittsburgh, 19h05.Cubs de Chicago à Montréal, 19h35.f St.Louis à Los Angeles.22h05.Houston à San Diego, 22h05.LIGUE AMÉRICAINE Hier Boston 2 Milwaukee 1 Seattle à Detroit White Sox de Chicago à Cleveland Oakland à Toronto " Anaheim au Minnesota a Texas à Kansas City Aujourd'hui Cleveland à Boston, 19h05.Seattle à Detroit, 19h05.Milwaukee à l\i.Y.Yankees, 19h35.Oakland à Toronto, 19h35.Anaheim au Minnesota, 20h05.Baltimore à White Sox de Chicago, 20h05.Texas à Kansas City, 20h05.Demain Seattle à Detroit, 13h05.Baltimore à White Sox de Chicago, 13h05.Texas à Kansas City, 13h05.Milwaukee à N.Y.Yankees, 13h35.Oakland à Toronto, 16h05.Cleveland à Boston, 17h05.Anaheim au Minnesota, 20h05.Paris (AP) — En ayant tout gagné à l’exception d’une médaille d’or olympique, Luc Alphand restera le plus grand skieur français depuis Jean-Claude Killy.Il a annoncé, hier, à Paris, sa décision de mettre un terme à sa carrière et de ne pas continuer jusqu’aux Jeux olympiques de Nagano pour y décrocher la seule médaille d’or manquant à son palmarès.Expliquant une décision qui n’a «pas été facile», alors que «80 % des gens» voulaient qu’il continue, le champion a mis en évidence la nécessité de profiter de sa vie privée.«J’ai été tout seul à courir dans les mauvais moments, tout seul aussi à en profiter, a-t-il dit.J’ai connu avec le ski ces trois dernières années des moments fabuleux et fantastiques [.] et j’avais déjà dit l’année dernière que j’avais tou- jours eu envie d’arrêter au sommet.» longtemps handicapé par des blessures, ce n’est qu’à seulement 29 ans qu’Alphand a remporté sa première descente de Coupe du monde, sur la mythique «Streif» de Kitzbuehel, le 14 janvier 1995.Il aurait pu en rester là, une victoire à Kitzbuehel constitutant un aboutissement en soi.Mais sa soif de rattraper le temps perdu a conduit le skieur de Vallouise à se forger un hallucinant palmarès en trois saisons.A Vail (Colorado), il a remporté en mars dernier le classement général de la Coupe du monde de ski alpin, ce qu’aucun Français n’avait réalisé depuis Killy en 1968.«Lucho» avait prévenu que sa décision serait en partie dictée par son choix de profiter de sa famille, sa femme suédoise, Ana Karin, étant enceinte de leur troisième enfant.Les Expos sont victimes des Braves et du mauvais sort MICHEL LAJEUNESSK PRESSE CANADIENNE Rien ne va plus chez les Expos.Les joueurs tombent au combat, les défaites s'accumulent et la saison s'annonce de plus en plus difficile.Ix> gaucher Denny Neagle les a dominés encore plus que ne l’avait fait Torn Glavine la veille et il a permis hier aux Braves d'Atlanta de remporter une victoire de 9-0 et de balayer la série de deux matchs.Les Expos ont donc perdu huit de leurs 11 derniers matchs.Avec un dossier de 29-28, ils ne sont plus qu’à un seul match au dessus de la barre de .500.Les Expos ont par ailleurs appris avant le match què Rondell White était blessé à une cuisse.Et voilà qu’ils ont perdu les services de Vladimir Guerrero, qui s’est étiré un muscle à la cuisse droite en septième.David Segui, blessé également, manque à l’appel.Neagle (8-1), qui avait entrepris la saison en remportant ses sept premières décisions, a profité de son séjour au Stade olympique pour reprendre ses bonnes habitudes.Il n’a permis que six coups sûrs, tous des simples, dont les deux premiers de la carrière de Ryan McGuire.Il s’est même permis de produire deux points avec un simple et un roulant au champ intérieur.Le partant Dustin Hermanson a subi son quatrième revers en six décisions.Ije gérant Felipe Alou avait aaverti tout le monde qu’il était inquiet au sujet du jeune Hermason, qui souffrait d’une légère tendinite i " ' Diminué, Her- manson a fait long feu contre les champions de la Ligue nationale.En retard dans le compte sur presque tous les frappeurs, il a cédé trois points en trois manches et plus de travail.A vendre : Oilers Internationaux de France Hingis supplante Seles La Suissesse affrontera Iva Majoli en finale ASSOCIATED PRESS Paris — Pour la quatrième fois en quatre rencontres, la Suissesse Martina Hingis (n" 1) a battu l’Américaine Monica Seles (n” 3) 6-7 (2/7), 7-5, 6-4, en 2 h 18 min, hier à Roland-Garros, et s’est ouvert du même coup les portes de la finale des Internationaux de tennis de France.La jeune Suissesse a toutefois dû trimer dur pour accédér à la finale.En finale, Hingis affrontera demain la Croate Iva Majoli, 19 ans, qui a atteint la première finale d’un grand chelem de sa carrière à la suite d’une victoire en trois manches de 6-3, 4-6 et 7-5 contre la Sud-Africaine Amanda Coetzer.Hingis, 16 ans, la favorite du tournoi, avait entamé l’année 1997 avec un triomphe aux Internationaux d’Australie, première étape du grand chelem.Elle n’a pas perdu une seule rencontre depuis lors.Sa victoire face à Seles confirme qu’elle est parfaite- ment remise de son opération au genou subie il y a six semaines en raison d’une chute de cheval.«Physiquement, je ne me sentais pas très bien au dernier set, a dit Hingis.J’ai tenté de conserver mon calme et de m’appliquer sur mon jeu mais ce ne fut pas facile, je n’ai pas joué aussi dur depuis longtemps.» Seles a remporté Roland-Garros de 1990 à 1992 avant d’être blessée par un coup de couteau en Allemagne, en 1993.Il s’agissait seulement de la 10' défaite de sa carrière sur terre battue.«J’ai raté beaucoup trop de coups, a dit Seles, qui était troisième tête de série du tournoi.Martina a mieux joué que moi et c ’est pour ça qu 'elle a gagné.» Seles a commis 71 erreurs dans ce match, Hingis 50.«Elle est bonne dans tous les aspects du jeu, a dit Seles.Elle n’a pas de faiblesse.» Par ailleurs, la Montréalaise Cristina Popescu et la Française Kildine Chevalier ont battu Evie Dominikovic et Bryanne Stewart 7-5 et 6-1 en double.Edmonton (PC) — Les Oilers d’Edmonton de la Ligue nationale de hockey (LNH) sont à vendre depuis hier, a indiqué le propriétaire Peter Pocklington.«Mon cœur est avec les Oilers et il le sera pour toujours, mais objectivement le moment est arrivé pour moi de tourner la page», a déclaré Pocklington.L’annonce de Pocklington survient après quelques semaines de spéculations au sujet de sa situation financière précaire, et des conséquences que cela pourrait avoir sur le statut des renaissants Oilers.Il a fait savoir que l’équipe et le Coliseum dans lequel évoluent les Oilers sont à vendre.Pocklington a soutenu avoir essuyé des pertes de plus de six millions cette saison.Pocklington, qui a qualifié les Oilers de «meilleure équipe de hockey de ce siècle», a fixé le prix de vente à 85 millions$ US, soit le coût d’une concession de la LNH actuellement.L’équipe demeurera à Edmonton jusqu’au 30 juin 2004 en vertu d’une entente conclue avec les autorités de la ville en 1994.Téléphone: 985-3344 \ \ [ § P [I |) L I C S Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Te/.985-3344 Fax.• 985-3340 ' i MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 12 ¦¦ =¦ HORIZONTALEMENT • 1- 2- 3- 4- 5- 7- 10- 11- 12- Ville des Etats-Unis.— Cérium.Épargne.— Conifère.Féroce.— Herbe fourragère.Émotter.— Cuvette.Sert à lier.— Désigner américain (1907-1978).Remplacement.— Touché.Songeuse.— Américium.Fruit.— Reçu.— Biographie.Achevé.— Athlète finlandais (1897-1973).Note de musique.— Large.— Trou dans un mur.Plat.— Ceinture.— Céréale.Téléphérique.— Seul.4- 5- 6- 8- 9- 10- 11- 12- Insensibilisation.Embarcation.— Prière.— À vous.Éminence.— Courroie fixée au mors.— Prophète hébreu.Cheveu.— Diminution du sens gustatif.Transmission d’un signal porteur d’un résultat de mesure.Ornement architectural.— Béryllium.Prend.— Profanation.Ciboule.— Mois.— Rarement.Forcené.VERTICALEMENT 1- Effleurer.— Support du canon.2- Hargne — Tige grimpante 3- Partie d'une cuisinière.— Pod — Lui Solution d’hier 0 i AP ASonUECb j uLti MEMAf mEA > LI ONlRHI I • c ot* ofF Ni TE I N I T I LOE Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 25 juin 1997 à 10 h, sera saisi d'une demande d'autorisation pour exercer un usage conditionnel relativement au bâtiment portant le numéro 5675, chemin Upper Lachine.(97 0005966) L'autorisation permettrait l'agrandissement de l'usage «lieu de culte» sur cette propriété, conformément aux dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1).Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à cette demande doit le faire par écrit au plus tard le 16 juin 1997, à l'attention du greffier, bureau R-005, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 6 juin 1997 Le greffier, Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement - (Projet de construction sis au 180, boulevard Crémazie Ouest) La compagnie Ultramar Canada inc.sollicite l'autorisation de la Ville pour la construction et l'occupation d’une nouvelle station-service sur le terrain situé au 180, boulevard Crémazie Ouest.L'emplacement est situé du côté sud du boulevard Crémazie Ouest, entre la rue Waverly et l'avenue de l'Esplanade, tel qu’illustré sur le croquis ci-dessous.BOUL.CREMAZIE O.i&fil Le projet présente les caractéristiques suivantes: - la démolition du bâtiment et des installations actuelles; - la construction d'un nouveau bâtiment d'un étage d'environ 225 m’comprenant un dépanneur et une aire de restauration avec 22 places assises et une commande à l'auto; - l'installation de 4 nouvelles pompes multiproduits; - la construction d'une marquise reliée au bâtiment; - l'aménagement d’une aire de stationnement de 12 places à laquelle s'ajoute 1 place pour les personnes handicapées.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à la hauteur minimale exigée, à l'alignement de construction, au nombre maximal d'unités de stationnement autorisées et à la localisation de l'enclos à déchets.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 16 juillet 1997, en mentionnant le numéro de référence 96 0077164, à l'attention du greffier, bureau R-005.hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Un document d'information peut être consulté aux bureaux Accès Montréal Ville-Marie, 275, rue Notre-Dame Est (872-6395) et Villeray-Parc-Extension, 7217, rue Saint-Denis (872-6381).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872 5985.Montréal, le 6 juin 1997 Le greffier.Léon Laberge M CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE L0NGUEUIL.COUR DU QUÉBEC.N0: 505-22-000212-979.INVESTMENTS ALFAHAD INC.et 9001-3665 QUÉBEC INC.Partie demanderesse, -VS-AUTRUCHES, ÉMEUX LES CHENAIES INC., Parlie défenderesse.AVIS PUBLIC EST PAR LA PRÉSENTE donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en celte cause, seront vendus au 3833.CHEMIN ST-CHARLES, à LACHENAIE.Le 17 juin 1997, à 13h00, savoir: 1 Ordinateur IBM, 1 clavier, 1 souris, 1 imprimante Hewlett Packard Laser Jet 11 P; 1 photocopieur Canon: 2 Télécopieurs Konica; 1 photocopieur Sharp; 1 iol d'emviron 70 autruches Alfrecan Black; 1 tracteur.LESQUELS EFFETS seront vendus pour argent comptent au plus offrant et dernier enchérisseur.DONNÉ à St-Jérôme, ce 4 juin 1997.JULIE RENAUD, HUISSIER DE JUSTICE.FILION & ASSOCIÉS HUISSIERS, 110 de Martigny, St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1.Tél: (514) 436-8282.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-17-000884-976 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT COMPAGNIE TRUST CIBC Parlie demanderesse -c- 2970-6884 QUEBEC INC, ETAL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ILIAS DROSOPOULOS et 2970-6884 QUEBEC INC., de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration (procédure allégée), avis à la parlie défenderesse, liste et pièces P-1 à P-5 a été remise au greffe à l'intention Ville de Boucherville APPEL D'OFFRES La Ville de Boucherville requiert des soumissions pour la fourniture des biens et services suivants : Relocalisation vanne modulante De Mortagne SP97-G18 Les soumissions (dépôt 75 $ non remboursable) seront reçues jusqu'au mercredi 25 juin 1997 II 14 h au 500, rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l'heure limite.La ville mentionnée ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Pour toute information concernant cet appel d'offres, incluant documents et conditions de soumission, appelez sans frais du lundi au vendredi, de 9 h à 21 h, en spécifiant le numéro de dossier.Union des municipalités du Québec 1-800-256-7774 PROVINCE DE QUEBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu'on recevra à l'hôtel de ville, des soumissions pour l’exécution des travaux suivants: No 7675 Travaux de modification des systèmes d’ozonation el de contrôle de l'usine de production d’eau potable Sainte-Rose (règlement numéro L-9400-Q) Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pii cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval, avant la 11e heure du mardi 8 juillet 1997 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges el formules de soumissions.de même que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'ingénierie.3 Place Laval, bureau 300, Chomedey.Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement entre 8:15 à 12 heures (midi), et ce.moyennant un dépôt de 120.00 S non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encounr aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 6 |uin 1997 Me Guy Collard, greffier Aj de 2970-6884 QUEBEC INC.et ILIAS DROSOPOULOS.Lieu: Montréal Date: 03 juin 1997 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-002614-940 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER-ADJOINT GINETTE PAGEAU Partie requérante -c- I0AN CRISTEA Parlie intimée -et- LE DIRECTEUR DE L’ÉTAT CIVIL Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à I0AN CRISTEA, de comparaître au greffe de celle Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 2.17, le 1er août 1997, à 9h15 de l’avant-midi, le tout suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir au moins 30 jours avant celle date.Une copie de la requête en changement de nom de KEVIN CRISTEA en celui de KEVIN PAGEAU a été remise au greffe à l'intention IOAN CRISTEA.Lieu: Montréal Date: Le 13 mai 1997 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-236479-972 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT NAJOUA BOURKHA Partie demanderesse -c- HAMID KARMOUCHE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HAMID KARMOUCHE, de comparaître au RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : OUTILOC MP INC., 180, rue Principale, St-Thomas d'Aquin (Québec) JOH 2A0.Avis est par les présentes donné qu'une ordonnance de séquestre a été rendue à l'égard de OUTILOC MP INC.le 22' jour de mai 1997, que la faillite est rétroactive à la date du dépôt de la requête, soit le 12e jour de mai 1997, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16* jour de juin 1997 à 10 h 00 au bureau du syndic, 1050, boul.Casavant Ouest, bureau 2001 .dans la ville de St-Hyacinthe, dans la province de Québec.ST-HYACINTHE.ce 4'jour de juin 1997.Raymond, Chabot Inc.As quaMs Ou syixfc de ruc« de Oudec HP me.Louis Langevin, CA.Responsable de l’actif IOJO.boni Casavant Ouest Bureau 2001 St Hyacinthe (Québec) J2S8B9 Tfl : (514) 774-4300 (Md) 467-6092 greffe de cette Cour situé au 1 est.rue Notre-Dame, ville el district de Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.ORDRE est également donné à HAMID KARMOUCHE, de comparaître au Palais de Justice de Montréal, situé au 1 est, rue Notre-Dame, en salle 2.17 le 18 août 1997, suite à la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce et de la requête pour mesures provisoires a élé remise au greffe à l’intention de HAMID KARMOUCHE, Lieu: Montréal (Québec) Date: le 02 juin 1997 MICHEL MARTIN, G.A.Greffier adjoint.DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés el des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation VALISA INC.ayant son siège social au 3731, Charles Senecal, St-Hubert, Québec J3Y 8V4 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés el des personnes morales.Ce 04 juin 1997 DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation 2432-3883 QUEBEC INC.ayant son siège social au 3731, Charles Senecal.St-Hubert, Québec J3Y 8V4 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et.à cet etfel, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par tes dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicilé légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Ce 04 juin 1997 PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation LA BELL GARDENS INC.ayant son siège social au 5460, Royalmount, #207, Montréal, Québec H4P 1H7 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre el.à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entrepnses individuelles, des sociétés et des personnes morales Montréal, ce 20 mar1997 ALICE HERMAN Présidente Changement de nom (f un enfant mineur PRENEZ AVIS que ROSETTE LIGONDÊ en sa qualité de mère, domiciliée au 9820.Bout Goun app *205, à Montréal (Oué ) présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de JACKIE-ROS VERDIEU en celui de JACKIE-ROS TOUSSAINT.Sl Laurent.œ 29e pur de mai 1997 ROSETTE LIGONDE 3397 «Rappel à l’ordre» Cuba somme les scribes d’être «objectifs» REUTER La Havane — Ix- gouvernement cubain a introduit de nouvelles réglementations concernant les médias étrangers sur son territoire, y compris une clause A'«objectivité» pour les journalistes étrangers accrédités.Signée en février par le ministre des Affaires étrangères, Roberto Robaina, la résolution ministérielle est effective depuis lors, ont déclaré mardi des responsables cubains.I-es journalistes étrangers, qui n’ont eu connaissance de ces mesures que cette semaine, devraient se voir remettre un carnet contenant les nouvelles règles.Le Centre de la presse internationale (CPI) a tenu à minimiser l’importance des mesures et a déclaré qu’elles ne constituaient pas un changement de politique à l’égard des médias étrangers.Cette affirmation n’a pas suffit à rassurer les journalistes, dont une trentaine a décidé d’adresser aux autorités une lettre afin d’exprimer leurs inquiétudes, en particulier au sujet de l’article 3.Celui-ci stipule qu’un journaliste accrédité doit travailler «avec objectivité, en se cantonnant strictement aux faits, dans le respect de l’éthique professionnelle qui régit le journalisme».Le manquement à l’observation de ce principe pourrait conduire au retrait temporaire ou définitif de l’accréditation ou à un «rappel à l’ordre».Le directeur du CPI a souligné qu’il ne s’agissait là de rien de plus que la mise noir sur blanc d’une mesure déjà en pratique depuis plusieurs années.Par ailleurs, les correspondants étrangers devront obtenir une autorisation spéciale s’ils désirent travailler pour une organisation différente de celle pour laquelle ils sont officiellement accrédités.Ces mesures reflètent le souci du président Fidel Castro et son gouvernement de faire obstacle à ce qu’ils estiment qtre une campagne de propagande orchestrée par les Etats-Unis.Reuter, AFP l’agence espagnole EFE, l’agence mexicaine Notimex, l’agence italienne Ansa, le quotidien espagnol Kl Pais et le quotidien anglais Financial Times sont présents à Cuba.Le correspondant de l’agence russe Itar-Tass a été expulsé en décembre après avoir été accusé par les autorités d’être impliqué dans des jeux clandestins.Depuis mars, la chaîne d’information continue CNN est la seule organisation américaine à disposer d’un bureau permanent à Cuba, la première aussi en 28 ans.Les médias cubains sont eux-mêmes étroitement contrôlés par les autorités.Les dernières années ont vu l’émergence de petits groupes de journalistes dissidents, qui publient à l’étranger, et se sont notamment créé une audience fidèle parmi la communauté cubaine en exil aux Etats-Unis.EN BREF Des soldats italiens accusés de tortures en Somalie Rome (Reuter) — L’Italie a ouvert une enquête à la suite d’accusations selon lesquelles des militaires italiens envoyés en Somalie sous l’égide de l’ONU en 1993 auraient torturé des prisonniers somaliens.Une enquête analogue est en cours en Belgique à la suite d’accusations de même nature, étayées par des photographies.L’Etat-major italien a déclaré qu’une enquête a été ouverte, alors que l’hebdomadaire Panorama s’apprête à publier un reportage dont des photographies ont déjà été diffusées par les journaux télévisés.Jean-Marie Le Pen est interrogé par la police Versailles (AFP) — Le leader de l’extrême-droite française Jean-Marie Le Pen a été interrogé pendant près de quatre heures hier par la police, après avoir fait le coup de poing contre l’adversaire socialiste de sa fille dans les derniers jours de la campagne législative française.M.Le Pen a été interrogé par la police judiciaire de Versailles, ainsi que trois membres du service d’ordre de son parti le Front National, dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte lundi à la suite de violents incidents qui avaient marqué, vendredi dernier, son déplacement à Mantes-la-Jolie (ouest de Paris), a-t-on appris de source judiciaire.Il est sorti des locaux de la police hier en début de soirée en faisant le V de la victoire avec ses bras, précisant «qu’aucune charge n’avait été retenue» contre lui et acclamé par une trentaine de militants du FN.Bogota jongle avec l’euthanasie Bogota (AFP) — La Cour constitutionnelle de Colombie révisera l’arrêt qu’elle a rendu il y a deux semaines, arrêt qui ferait de la Colombie le premier pays à approuver l’euthanasie, a annoncé mercredi le juge en chef Antonio Barrera.La polémique a cours sur cet arrêt, les critiques venant surtout de l’Église catholique et de certains groupes de médecins qui croient qu’un tel thème aurait mérité qu’on s’y attardât davantage, avec une participation plus ample.La révision survient peu de temps après que le vice-président du tribunal, Eduardo Cifuentes, eut remis, mardi, sa démission en affirmant que le texte rendu public le 20 mai ne coïncidait pas avec le texte qui avait été approuvé par le tribunal.Selon le texte paru, les médecins pourraient, s’ils ont l’acceptation préalable du patient, avoir recours à des procédés qui abrégeraient la vie d’un patient en phase terminale, pour lui éviter des souffrances non nécessaires.Journée de violence à Brazzaville Brazzaville (AFP) — Des éléments de l’armée régulière congolaise appuyés par des blindés oi)t attaqué hier à Brazzaville la résidence de l'ancien chef d’Etat Denis Sassou Nguesso, devenu un des leaders de l’opposition.L’attaque a commencé hier à l’aube, à la périphérie nord-est de Brazzaville.En fin d'après midi, alors que des tirs à l’arme lourde étaient toujours entendus et le quartier toujours bouclé, des proches de l'ancien président indiquaient que l'assaut avait été repoussé par des miliciens partisans de l’ancien président.Le but des autorités, selon le ministre de la Sécurité publique Marti.il Ibala, est de «mettre hors d'état de nuire les responsables de la miliee privée de l’ancien président».Dès mercredi soir k* gouvernement avait annoncé son intention, dans un communiqué, de «traquer et d’anéantir tous les éléments non réguliers détenteurs d’armes de guerre-.I.K I) K V O I II .I.K V K X I) It K I) I li .1 I' I X I II fl A 7 LE MONO Changement et «continuité républicaine» La passation des pouvoirs en France se fait dans une ambiance courtoise souvent, glaciale parfois mais, dans certains cas, complice Le nouveau gouvernement à dominance socialiste de Lionel Jospin a tenu hier, au palais de l’Élysée, son premier conseil des ministres.Les échanges avec les titulaires sortants portaient, selon les ministères, sur les coups de barre à donner ou sur la continuité dans l’action gouvernementale.MICHEL SP1NGLER AP -PÏJ.r j REUTER Paiis — les passations de pouvoir entre anciens et nouveaux ministres se sont déroulées hier dans une ambiance courtoise souvent, glaciale parfois, mais aussi chaleureuse et même complice dans certains cas.Dans la foulée du premier conseil des ministres, ou juste avant comme pour la succession de Jacques Barrot par Martine Aubry, ministre de l’Emploi et de la Solidarité, les échanges insistaient sur le changement ou la continuité dans l’action gouvernementale.Le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, a justifié le regroupement, autour de Bercy, des départements de l’Industrie, du Commerce extérieur et de l’Artisanat par un souci d’efficacité.«J’ai tenu à ce que l’unité du ministère de l’Economie et des Finances soit maintenue et même renforcée», a-t-il dit aux côtés de son prédécesseur Jean Arthuis.Dominique Strauss-Kahn, était accompagné des quatre secrétaires d’État rattachés à Bercy.Au Quai d’Orsay, le ministre sortant Hervé de Charette et le socialiste Hubert Védrine n’ont fait aucun commentaire sur leur entretien.«Bonne chance», a simplement dit l’ex-chef de la diplomatie en prenant congé de son successeur.A l’étage du ministère délégué aux Affaires européennes, le RPR Michel Barnier a cédé la place au socialiste Pierre Moscovici, qui a déclaré que la position du nouveau gouvernement français à propos du pacte de stabilité européen serait exposée lundi prochain à Luxembourg par Dominique Strauss-Kahn.Elisabeth Guigou, qui a succédé à Jacques Toubon comme garde des Sceaux, a affirmé vouloir restaurer l’image de «service public» de la justice et assurer son indépendance.«En terme d’image, vous n’aurez aucun mal à me succéder et à me surpasser.Ce sera moins facile quant à la réalité de l’action», a lâché Jacques Toubon dans son allocution.Elisabeth Guigou lui a répondu qu’elle jugeait «indispensable de restaurer la confiance» envers l’institution judiciaire.A la Défense, où il a remplacé Charles Millon, Alain Richard a refusé de donner le moindre indice sur la poursuite de la réforme des armées et des restructurations dans l’industrie de l’armement initiées par Charles Millon, et le rapprochement avec l’OTAN, autant de sujets sur lesquels le PiuTi socialiste avait critiqué la politique du gouvernement Juppé.François Bayrou et François d’Aubert ont dit avoir remis les ministères de l’Éducation et de la Recherche à Claude Allègre et Ségolène Royal dans un esprit de continuité républicaine.«C’est le plus grand service public.U métier d’enseignant est le plus beau métier du monde, nous venons avec l'idée qu’il doit y avoir une continuité», a dit Claude Allègre, estimant que François Bayrou avait lui aussi «établi une continuité».«Dans beaucoup de domaines il a poursuivi et approfondi les réformes qu’avait initiées Lionel Jospin», ministre de l’Éducation de 1988 à 1992, a-t-il dit.«Je connais la maison» La passation de pouvoirs au ministè re de l’Intérieur entre Jean-Louis Debré et Jean-Pierre Chevènement a été l’une des plus courtes.«Je connais la maison.J’y suis venu au temps de Gaston Defferre», a seulement dit Paris — Une journaliste vedette de la télévision française, Anne Sinclair, a décidé qu’elle cesserait de présenter son émission politique hebdomadaire, au lendemain de la nomination de son mari au gouvernement, a annoncé hier la télévision privée TF1.Mme Sinclair, épouse de Dominique Strauss-Kahn qui dirige le nouveau super- Sur les marches de l’Élysée.le nouvel hôte de la place Beauvau.Jean-Louis Debré a profité de l’occasion pour affirmer que la nouvelle majorité prendrait une «lourde responsabilité» si elle décidait d’abroger les lois Pasqua-Debré sur l’immigration.Au ministère de l’Équipement, des Transports, du Logement et du Tourisme, les communistes Jean-Claude Gayssot et Michelle Demessine ont remplacé Bernard Pons et Anne-Marie Idrac.«Les transports, le logement, le tourisme: c’est la vie de tous les jours qui se joue un peu dans ce ministère», a dit l’ancien cheminot Jean-Claude Gayssot après un long entretien avec Bernard Pons, applaudi par le personnel à sa sortie.Michelle Demessine, nommée secrétai- ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, cessera d’assurer la présentation de 7/7, le grand rendez-vous politique du dimanche soir, à partir du (i juillet.En treize ans, elle avait reçu tous les ténors du monde politique (sauf M.Strauss-Kahn), y compris Hillary Clinton en janvier dernier et le chancelier Helmut Kohl.Agence France-Presse re d'Etat au Tourisme, a dit qu’elle voulait se battre au gouvernement pour «donner plus de bien-être, changer la vie et faire reculer la souffrance».Louis Le Pensec a pris ses fonctions de ministre de l’Agriculture et de la Pêche en affichant l’ambition d’obtenir une répartition plus juste des subventions agricoles.Émotion En passant le flambeau à Catherine Traut-mann, nouveau ministre de la Culture et de la Communication, Philippe Douste-Blazy a noté qu'ils avaient tous deux pour point commun d’être des cibles du Front national.Di passation de pouvoir au ministère de l’Environnement entre Corinne Lepage et Dominique Voynet tenait plus du passage de relais entre deux complices d’une même équipe que du remplacement d’un responsable politique par un adversaire.Corinne Lepage a trouvé «symbolique et satisfaisant» que le nouveau ministre soit «une femme, une écologiste».Elle s’est félicitée de voir que Dominique Voynet avait réussi, contrairement à tous ses prédécesseurs, à avoir à la fois l’Aménagement du territoire et l’Environnement.Dominique Voynet a rendu hommage à l’action du ministre sortant, qu’elle a appelée «chère Corinne» et qui avait les larmes aux yeux.Anne Sinclair; femme de ministre, quitte son émission ALBANIE Des législatives minées par une violence croissante MICHAEL RODDY REUTER Tirana — La violence croissante en Albanie, notamment un attentat manqué mercredi contre le président Sali Berisha, empoisonne l'atmosphère pré-électorale, à trois semaines d’élections législatives cruciales pour le pays, ont estimé hier des responsables occidentaux et albanais.Mercredi soir, une grenade a été lancée en direction du président albanais durant un meeting électoral près de Tirana, ont rapporté les médias albanais.L’engin a été intercepté par un des gardes du corps présidentiels et désamorcé, a indiqué la télévision.«Cela rend évidemment les choses plus difficiles», a déclaré Jeff Murray, le porte-parole de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Éurope (OSCE) à Reuter, en faisant référence à l’attentat manqué.«Ça n’améliore pas l’atmosphère de la campagne électorale», a-t-il estimé, soulignant que l’OSCE n’avait encore pas eu confirma- tion de ce qui s’était passé mercredi soir.Lundi, une explosion à l’heure du déjeuner dans un café de la capitale fréquenté par les militants du Parti socialiste, principal rival du parti de Berisha, avait fait 20 blessés.Par ailleurs, deux hommes ont été tués cette semaine à Berat, dans le sud du pays, par des miliciens.Selon le journal local, les hommes, soupçonnés de vol, ont été battus, attachés avec du fil de fer barbelé et traînés dans les rues de la ville par des voitures avant d’être arrosés d’essence et brûlés.Le porte-parole de l’OSCE a indiqué qu’aucun report du scrutin n’était prévu, ajoutant qu’un tel changement des prévisions relevait des autorités albanaises.«Quelles que soient les animosités et défiances qui existent, elles ne sont pas dirigées contre l’OSCE», a-t-il déclaré.«U peuple comprend que nous sommes ici pour les aider à restaurer la société civile», a-t-il ajouté.Responsable au sein du Parti socialiste, Namik Dolde a jugé que l’attentat manqué contre le président Berisha était « un incident dommageable pour l’élan démocratique que les forces politiques tentent d’instaurer en Albanie».«Mais une faute n’en justifie pas une autre.Les batailles ne peuvent être remportées qu’avec des moyens démocratiques, avec des élections libres », a-t-il déclaré à Reuter.Les attentats font partie du paysage albanais, mais les violences qui ont éclaté depuis mars échappent à tout contrôle, a indiqué un diplomate occidental en poste à Tirana.«S’il faut des attentats et des assassinats à la colombienne pour que les gens se réunissent et disent “Assez”, alors je prie Dieu pour que cela arrive», a-t-il ajouté.Les violences qui ont éclaté depuis mars semblent échapper à tout contrôle Du fromage ou des canons?Les Suisses décideront par référendum s'ils favorisent ou non l'exportation d’armes REUTER Zurich — Les Suisses décideront dimanche par référendum d’interdire ou non l'exportation d’armes et le financement du commerce international d’armement, une activité qui a récemment placé la confédération helvétique sous les feux peu flatteurs des projecteurs de l’histoire.Les Sociaux démocrates, qui ont décidé en 1992 de soumettre cette mesure au peuple par une procédure de démocratie directe, estiment qu’elle permettra de détourner les efforts consacrés à faire la guerre pour mettre l’accent sur le développement social.Pour appuyer leur cause, ils espèrent que les Suisses tireront des leçons de la récente publication d’archives montrant que l’essentiel des exportations d’armes pendant la seconde guerre mondiale a bénéficié aux nazis allemands et à leurs alliés fascistes italiens.Selon l'historien suisse Mauro Cerutti, près des deux tiers des exportations d’armes suisses étaient destinées à l’Allemagne nazie entre 1940 et 1944.De leur côté, le gouvernement, le Parlement et les industriels ont appelé à rejeter l'initiative, la qualifiant de tentative malencontreuse qui pourrait mettre 120 000 personnes au chômage et provoquer une longue récession.En plus du danger qui pèse sur les emplois, la défense nationale qui repose sur les produits et le savoir-faire de l'industrie suisse dépendrait de plus en plus des étrangers, a averti le gouvernement dans un communiqué officiel.Le gouvernement, dont les sept membres doivent se ranger aux décisions de la majorité, a accepté de réserver un traitement spécial à l’exportation d’armes, mais selon lui les lois en vigueur suffisent à éviter que les armes suisses se retrouvent dans de mauvaises mains.Les exportations d’armes suisses qui ont représenté 232,9 millions de francs suisses (166 millions de dollars) en 1996, représentent environ 0,5 à 1 % de la production mondiale, selon les chiffres du gouvernement.Les grands industriels craignent surtout que l’interdiction touche également des bien qu’on appelle à double usage comme les ordinateurs qui ont des applications civiles et militaires.Si la proposition est approuvée, l'exportation de ce type de matériel sera autorisée seulement si l’acheteur garantit qu’il ne s’en servira pas à des fins militaires.Pour les défenseurs de l’initiative ce sont les arguments moraux qui prévalent.«La livraison d’armes contibue toujours à déstabiliser la région qui les importe et à militariser les conflits-, a déclaré le comité d’organisation de la campagne des partisans de l’interdiction.SIERRA LEONE Les putchistes défient le Nigeria REUTER Freetown — Les auteurs du coup d’État du 25 mai en Sierra Leone ont déchiré hier aux autorités nigérianes qu’ils ne rétabliraient pas le gouvernement civil de Ahmad Tejan Kabbah car cela mettrait en péril la paix nouvellement conclue entre l’armée et les rebelles.Le chef d’État major sierra-léonais, le brigadier Samuel Koroma a déclaré que qu’ils n’avaient pas réussi à se mettre d’accord avec une délégation envoyée par le président nigérian le général Sani Abacha.«Nous ne sommes pas près de céder le pouvoir à l’ancien président Kabbah.Si le président Kabbah réintègre ses fonctions, il mettra en péril la paix que nous avons réussi à conclure avec les rebelles», a-t-il déclaré aux journalistes.Le Front révolutionnaire uni (RUF) de Foday Sankoh mène une guerre de rébellion depuis 1991.Un accord de paix signé en novembre dernier avec Kabbah n’a pas tenu et les rebelles ont joint leurs forces aux soldats putschistes.Le chef des putschistes Johnny Paul Koromah a d’ailleurs nommé Sankoh vice-président de son Conseil révolutionnaire des forces armées.«Nous avons envoyé un message au chef de l’État nigérian par l’intermédiaire de la délégation nigériane qui est arrivée hier à Freetown demandant au général Abacha de choisir entre la paix en Sierra Leone ou le retour forcé du président Kabbah sous l’égide du Nigéria et de l’Ecomog», a déclaré Koroma.Le Nigeria, qui avait déjà des troupes à Freetown dans le cadre d’un accord de défense de la force ouest-africaine de l’Ecomog, a constamment renforcé ses effectifs dans la ville depuis le putsch du 25 mai.Des navires nigérians ont bombardé la capitale lundi.Mais les rebelles ont répondu en attaquant dans un hôtel les soldats nigérians qui gardaient les étrangers.Les putschistes ont par ailleurs annoncé hier leur intention de se maintenir au pouvoir pendant dix mois avant de laisser la place à un organisme intérimaire chargé d’organiser des élections d’ici 18 mois à deux ans.Le Centre Wiesenthal dénonce Yasser Arafat AGENCE FRANCE-PRESSE Los Angeles — Le centre Simon Wiesenthal à Los Angeles a appelé hier le comité du prix Nobel de la Pane à révoquer le prix attribué en 1994 au chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat Dans une lettre signée du rabbin Marvin Hier, qui dirige le centre spécialisé dans la recherche d’anciens nazis, et adressée au président du Comité, Francis Sejerstedt, le ; centre s’insurge contre la décision de l’Autorité palestinienne, annoncée début mai, que la peine de mort serait appliquée aux Palestiniens favorisant la vente de terres arabes à des Israéliens.«Cette décision, appuyée par Arafat lui-même, constitue une moquerie pour le prix Nobel de la Paix qu’on lui a attribué en 1994-, écrit le centre, appelant le Comité «à révoquer immédiatement son prix Nobel».«Votre comité, qui a eu le courage de saluer M.Arafat pour sa quête de réconcila-tion et de paix avec Israël, doit maintenant avoir le même ! courage pour le condamner-, conclut le centre. A 8 i.K D k v o i h , i.i: v k n D ii k i) i h .1 r i x i n n LE DEVOIR ECONOMIE Projet de gazoduc vers la Nouvelle-Angleterre Gaz Métro est confiante de coiffer Mobil Oil au poteau Avec la déréglementation du marché de la distribution d’énergie, Gaz Métropolitain compte bien étendre ses «tentacules» dans le nord-est du continent nord-américain.Pour l’entreprise, la concrétisation de son projet de gazoduc reliant la Nouvelle-Écosse au Québec serait un atout capital puisqu’il ferait de Montréal une plaque tournante dans la distribution du gaz naturel.f FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Gaz Métropolitain est très confiante d’obtenir l’autorisation de l’Offi-f ce national de l’énergie et du gouvernement fédéral pour lancer son ambitieux projet de gazoduc entre la Nouvelle-Ecosse et le Québec, évalué à 1.1 milliard de dollars.Gaz Métro, qui présentera officiellement sa demande devant l’Office national de l’énergie en août prochain, n’est pas seule dans la course pour la distribution du gaz naturel de l’île de Sable .(petite île située à l’est de la Nou-velle-Ecpsse) vers le marché du nord-1 est des Etats-Unis.Son adversaire?Le consortium regroupant les compagnies Mobil Oil, West Coast et Pan Energy, qui a déjà présenté un projet, il y a six mois, qui est diamétralement opposé à celui de Gaz Métro.Le gazoduc de Mobil Oil transporterait le gaz de l’île de Sable jusqu’en Nouvelle-Angleterre en pas- sant dans le sud du Nouveau-Brunswick.Le projet de Gaz Métro est ambitieux et, qui plus est, il sera entièrement financé par le secteur privé.Si le distributeur obtient le feu vert des autorités, son projet de gazoduc pourrait alimenter l'Ontario avec le réseau existant, relier Montréal à Boston en passant par Saint-Romuald, en banlieue de Québec, traverser le Nouveau-Brunswick jusqu’à Portland, au Maine, pour finalement aboutir à Boston.De là, le gazoduc pourrait se rattacher au réseau américain de Tanaco, qui s’étend jusqu’au golfe du Mexique.La lutte que se livrent Gaz Métro et Mobil Oil est cruciale car l’enjeu est majeur: rien de moins que la localisation de la plaque tournante de ce réseau dans le nord-est de l’Amérique du Nord.Avec Gaz Métro, ce serait Montréal; avec Mobil Oil, elle serait aux Etats-Unis.Bien qu’elle n’ait pas encore présenté officiellement son projet à l’Office national de l’énergie, Gaz Métro est toutefois convaincue d’avoir gain de cause dans ce dossier parce qu’elle affirme avoir tout simplement le meilleur projet, comme l’explique le président du distributeur, Robert Tessier.À long terme «Je suis optimiste parce qu’on a un très bon projet, a-t-il dit hier lors d’une entrevue accordée au Devoir.Actuellement, il y a des réserves trouvées de gaz naturel à l’île au Sable pour une période allant de 12 à 15 ans.C'est évident que vous ne [transportez] pas du gaz et que vous ne convertissez pas des clients industriels importants pour une période aussi courte.» A moins de trouver de nouvelles réserves de gaz sur l'ile de Sable, explique M.Tessier, il faut un projet de gazoduc qui permette à la ressource de venir d’ailîeurs en cas de pénurie, en l’occurrence de l’Ouest canadien, où les réserves de gaz naturel sont pratiquement inépuisables, pour alimenter le nord-est des Etats-Unis.D’où l’intérêt de faire de Montréal une plaque tournante entre l’ouest et l’est du Canada, souligne-t-il.Robert Tessier «On pense que c'est plus logique de faire venir le gaz de l'Ouest, s'il y a une déficience dans la capacité de production à l’est, que de le faire remonter des États-Unis.N’oublions pas que les Américains sont de grands importateurs de gaz et non pas des exportateurs», fait valoir M.Tessier.L’échéance pour la mise en service de la distribution du gaz de l’ile de Sable est prévue pour novembre 1999.Le premier piinistre de la Nouvelle-Ecosse, John Savage, s’oppose entre autres au projet de Gaz Métro en raison du retard qu’occasionnerait, selon lui, la construction d’un gazoduc de 915 kilomètres reliant l’ile de Sable au Québec.Le scénario le plus plausible pour la suite des choses, c’est que l’Office national de l’énergie donne le feu vert à Mobil Oil pour exploiter le gisement de gaz de l’ile — il pourrait donner sa décision dès l’an prochain — mais l’Office s’accorderait tout de même un délai supplémentaire pour évaluer correctement les deux projets de gazoduc sur la table avant de prendre sa décision finale.Celle-ci devra être ensuite approuvée par Ottawa.L’actif de Desjardins s’élève à 83,2 milliards Les créances douteuses ont augmenté à 59,1 millions !! LE DEVOIR Les trop-perçus d’exploitation avant ristournes du Mouvement des caisses Desjardins au Québec se chiffrent à 78,3 millions contre 57,2 millions au premier trimestre de 1996, soit une augmentation de 37 %.Exprimés par tranche de 100 $ d’ac- tif moyen du réseau coopératif, les trop-perçus d’exploitation avant ristournes se sont situés à 0,56 $ comparativement à 0,42 $ pour le même trimestre en 1996.Au 31 mars 1997, l’actif global du Mouvement des caisses Desjardins, y compris celui des caisses et des fédérations de l’Acadie, du Manitoba et de l’Ontario, s’élevait à 83,2 milliards comparativement à 81,4 milliards un an plus tôt.Quant à l’actif total cumulé du Mouvement, soit celui du réseau coopératif au Québec et des sociétés de portefeuille, il s’établissait à 79,8 milliards.Desjardins a notamment souligné que la dépense de provision et pertes sur prêts est estimée à 59,1 millions au premier trimestre 1997, comparativement à 48,2 millions l’an dernier.«Un taux de chômage élevé et l’accroissement du nombre de faillites personnelles, depuis le début de l’année, expliquent le maintien des créances douteuses à un niveau élevé.» Subventions la création d’emplois Les producteurs en multimédia ont gain de cause Ottawa s'engage à accorder aux entreprises québécoises le même traitement qu'à Ubi Soft ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Les producteurs québécois en multimédia ont obtenu un engagement ferme du ministère fédéral des Ressources humaines en vertu duquel ils auront droit au même traitement que celui accordé à la société française Ubi Soft en matière de subventions à la création d’emplois.Lors d’une rencontre la semaine dernière avec des fonctionnaires de Ressources humaines Canada, des représentants de l’Association des producteurs en multimédia du Québec (APMQ) ont reçu l’assurance que les programmes de subventions dont bénéficie Ubi Soft sont accessibles à l’industrie québécoise et, surtout, qu’il seront appliqués de la même façon.«Les promesses, ils vont les tenir.Nous aurons les mêmes conditions en théorie comme en pratique», a indiqué Paul Allard, président de l’APMQ.En avril dernier, au moment de l’annonce de l’implantation d’Ubi Soft, le ministre du Développement des ressources humaines Pierre Pettigrew avait déclaré que les subventions consenties à Ubi Soft seraient offertes aux mêmes conditions à l’ensemble de l'industrie québécoise du multimédia, un engagement qu’il avait réitéré un mois plus tard en affirmant que «les programmes réguliers» s’appliquaient à tout le monde.Les mêmes règles Mais en pratique, les fonctionnaires refusaient d’appliquer des critères aussi généreux, craignant un précédent dont voudraient se prévaloir non seulement l’industrie du multimédia mais des entreprises de tous les secteurs de l’économie.Si les programmes étaient les mêmes, les sommes accordées ne le seraient pas, confirmant la règle du deux poids, deux mesures.Désormais, l’interprétation des règles encadrant ces programmes sera la même pour les entreprises québécoises du multimédia que pour la société française.«On nous a promis la flexibilité offerte à Ubi Soft», a souligné M.Allard.«Nous allons étudier les dossiers de la même manière», a confirmé Nicole Barbeau, directrice régionale de Ressources humaines Canada.«Nous offrons un maximum de 11 000 $ par année ou 30 % du salaire pour chaque nouvel emploi.Quant à la durée de trois ans, on va examiner ça cas par cas.Ce sera un contrat annuel comme Ubi Soft.» En contrepartie de son implantation au Québec, Ubi Soft recevra du fédéral une somme de 11 000 $ par année pour chaque emploi créé, et ce, pour une période de trois ans, soit une enveloppe globale de 14,8 millions de dollars visant la création de plus de 500 emplois en cinq ans.Le gouvernement du Québec a promis, de son côté, des subventions totalisant 14 000 $ par année pour tout emploi créé, ce qui représente une somme de 22 millions versée en cinq ans.Il s’est engagé à offrir les mêmes avantages à l’ensemble des entreprises en multimédia.Lors de la rencontre de la semaine dernière, le ministère fédéral des Ressources humaines a en outre accepté de participer à une table de concertation réunissant des acteurs de l’industrie du multimédia ainsi que d’autres instances gouvernementales, a signalé Mme Barbeau.COUP D’ŒIL BOURSIER | Toujours sans réponse MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE On n’est pas encore fixé sur la prochaine direction des marchés.L’indice industriel de New York reste dans sa : formation à court terme entre son support (S) et sa résis-; tance (R).Le TSE 300, lui, continue encore dans son couloir î haussier A B au-dessus de son sommet historique (H).D de-; vrait cependant et très bientôt commencer son mouvement ; de côté, tout comme l’indice industriel Dow Jones.Le sec-! teur torontois des industrielles se maintient aussi dans son | couloir haussier, mais dans le secteur il y a des titres qui | vont aussi mal que d’autres peuvent bien aller.Le détail de-! meure le plus performant des secteurs.La plupart des i autres secteurs montrent des signes de fatigue dans ce | mouvement haussier.Les minières et les immobilières ; continuent d’ignorer le mouvement Les aurifères ont sur-; sauté hier mais la faiblesse des volumes de transactions sur ! tous les titres aurifères les plus importants indique que ce rebond n’est qu’un petit repli sans vraiment donner de réponse.Conserve?surtout toutes les positions suivant un couloir haussier.Evitez encore le secteur minier et le secteur aurifère.Par contre, gardez un œil sur les juniors aurifères qui résistent le mieux à la mauvaise performance du métal jaune.Suivez aussi quelques compagnies qui ont chuté à leur plus bas et qui demeurent des plus actives dans leurs projets.Quelques-unes parmi celles-ci n’ont souffert que de l’impatience des investisseurs et de la baisse du prix de l’or.Les compagnies qui peuvent attendre que l’or se res saisissent ne feront pas exprès pour sortir leur information dans un mauvais temps.Elles continuent de travailler se ramassant des faits à produire plus tard sous la forme de communiqués successifs.Il est important pour une compagnie d’avoir de la sauce pour maintenir son titre à la hausse.Une base de quelques mois suivant une chute qui a ramené le titre à son plus bas, est souvent le prélude à une nouvelle série d’épisodes haussières.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours - 7000.00 - 6500.00 5 Jun 7305 29 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours 6250.00 6000.00 - 5750.00 in : Fév ¦ Mar : PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours - 4250.00 -4000.00 DÉTAILS TOR.(X-MR TSE) 150 Jours - 5500.00 - 5250.00 raoo.oo PRODUITS CONSOMMATION (X-CP TSE) 150 Jours 10000.00 - 9500.00 5 Jun 10223.22 COMMUNICATIONS TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 11000.00 10500.00 10000.00 PAPETIERES TOR.(X-PE TSF.) 5250.00 150 Jours 5000.00 4750.00 Déc { Jan SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 150 Jours mi L A rir A I r tr Ht Af U V* -5000.00 r 4750.00 5 Jun 5122.40 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours A; V"" r \* r L lût hrtÉi i i l ill lill lui làiil 6500.00 - 5500.00 5 Jun 6674.95 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours ¦N A/ [ I \ h «K hJ % JiUllL 5 Jun 5415.84 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 12000.00 l ,, w.Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai J 9188 96 10000.00 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscntes en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse Mardi te 17 |uin 1997 à 19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 hîîp wwdecis»onpJus com Volume (000) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 18974 3267.06 +1.78 0.1 XCB:Bancaire 5672 5081.23 -12.47 -0.2 XCO:Hydrocarbures 3044 2622.56 +10.25 0.4 XCM:Mines et métaux 6033 3203.67 +32.56 1.0 XCF:Produits forestiers 3440 3015.61 -6.64 -0.2 XCI:Bien d'Équipement 5257 3302.51 +10.91 0.3 XCU:Services publics 4243 2943.57 +16.00 0.5 BOURSE DE TORONTO TSE 35 19710 344.72 +0.61 0.2 TSE 100 * 390.67 +1.27 0.3 TSE 200 * 391.63 +1.22 0.3 TSE 300 56900 6449.48 +20.86 0.3 Institutions financières 5938 6674.95 -6.68 -0.1 Mines et métaux 2381 5415.84 -2.64 -0.0 Pétrolières 10747 7039.71 +23.46 0.3 Industrielles 8915 4441.76 +20.63 0.5 Aurifères 5222 9188.96 +219.27 2.4 Pâtes et papiers 6233 5236.56 -2.10 -0.0 Consommation 1285 10223.22 -21.04 -0.2 Immobilières 1225 2314.50 -8.33 -0.4 Transport 3082 7120.70 -28.40 -0.4 Pipelines 600 5429.44 +28.53 0.5 Services publics 3086 5122.40 +30.94 0.6 Communications 4379 11152.11 +0.98 0.0 Ventes au détail 3231 5594.50 +31.63 0.6 Sociétés de gestion 570 8099.74 -56.99 -0.7 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 25241 983.76 +1.50 0.2 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 44408 7305.29 +35.63 0.5 20 Transports 10611 2683.53 +24.51 0.9 15 Services publics 6149 221.11 +0.06 0.0 65 Dow Jones Composé 61169 2278.06 +12.33 0.5 Composite NYSE 441.64 +1.46 0.3 Indice AMEX * 758.19 +3.40 0.5 S&P 500 * 848.28 +4.20 0.5 NASDAQ * 1390.05 +10.38 0.8 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) MARKBOROUGH 6705 0.49 0.49 0.49 THOMSON CP (THE) 2205 32.35 31.70 32.00 ?0.20 0.6 ST ANDREWS RT 2159 0.01 0.00 000 TVI PACIFIC INC 1920 0.35 033 034 ?0.01 3.0 REPAPENTRINC 1764 068 060 064 ?0 04 6.7 AIR CANADA 1652 895 845 8.75 ?0.35 4.2 TECSYN INTL INC 1538 1.30 1.22 1.25 BARRICK GOLD CP 1297 33 50 32.65 33.40 ?0 70 2.1 SHAW COMM INC C B 1281 950 920 9.30 TEMBEC INC A 1264 12.00 11.90 11.95 - - LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies ((XX)) (S) (S) ($) (S) (*) j OEX RESOURCES INC 3295 550 361 426 ?071 200 BARRICK GOLD CP 1458 33 50 32 65 3340 ?0 70 21 STELCO INC A 1192 1045 1025 1040 ?020 20 ! CAE INC 1103 11 35 10 90 1130 ?040 3.7 AIR CANADA 791 895 840 875 ?0 30 36 j TVX GOLD CP 675 860 840 855 ?020 24 1 NATL BANK OF CDA 612 1720 1670 1710 ?0 50 30 BOMBARDIER INC B 396 2965 29 35 29 45 ?005 02 j CON TIRE CP LTD A 382 26 10 25 85 2610 ?020 08 TRANSALTA CP 360 1600 1585 1590 555999945 I.K I) K V 0 I l< .I.K V V.X I) It K l> I contrat de 24,5 millions, le troisième octroyé par USABC au partenariat formé par Hydro-Québec, la société 3M (du Minnesota) et l’Argone National Laboratories (de Chicago) depuis 1993, «vise la réalisation d’activités de recherche et de développement destinées à la réduction des coûts de fabrication et à l’atteinte des objectijs de performance établis par USABC pour la commercialisation de la prochaine génération de batteries pour les véhicules électriques», a souligné Hydro-Québec.La phase I de ces travaux, complétée en 1995, «a permis de démontrer la faisabilité de la technologie ACER La phase II, devant se poursuivre jusqu’en décembre prochain, vise la fabrication répétitive de modules de 1 à 2 kWh et la mise au point des premiers prototypes de batteries», a rappelé la société d'Etat.Avec cet engagement additionnel consenti par le consortium — composé des trois grands de l’automobile (Ford, Chrysler et GM) et de l’Elec-trie Power Research Institute (Californie) et financé partiellement par le département américain de l’Energie —, «USABC réitère sa confiance dans la technologie ACER pour rencontrer ses objectijs de commercialisation pour la prochaine génération d'accumulateurs», a renchéri Hydro.La société d’Etat ne devait toutefois pas en douter puisqu’elle annonçait, le 21 mars dernier, un investissement de 8,3 millions pour augmenter la capacité de production de sa filiale Argo-Tech Productions, qui effectue depuis 1994 l’assemblage des prototypes d’accumulateurs ACEP à son usine-pilote de Boucherville.Elle poursuivait plus loin en concluant, au début d’avril, une entente avec Corporation Lithos portant sur un projet de recherche et développement d’une usine de production de lithium destiné aux batteries.La collaboration d’Hydro aux activités de R-D de la Corporation Lithos devrait atteindre les 400 000 $.Hydro-Québec s’est également réservé le droit de participer au développement commercial d’une éventuelle usine, jusqu’à concurrence de 20 %.Si le projet se concrétise, cette usine, devant être construite à Jonquière ou à Shawinigan, ne devrait pas voir le jour avant 1999 et pourrait produire annuellement 450 tonnes de lithium.Le projet ACEP, dont l’origine remonte au démarrage, en 1973, d’une activité «batterie» à l'Institut de recherche d’Hydro-Québec, emprunte la filière lithium.Il a véritablement reçu son impulsion en 1978 après l'invention, par le chercheur français Michel Armand, du concept lithium-polymère, par opposition au duo plomb-acide entrant dans le fonctionnement des piles traditionnelles.Ix> lithium, un métal beaucoup plus léger que le plomb, permet d’espérer un important gain d’énergie par rapport au poids.Il permet d’obtenir une pile légère, à haute densité.Selon Michel Gauthier, chef du projet ACEP à Hydro-Québec, «le partenariat Hydro/3M amorce une étape majeure dans le développement d’une batterie qui permettra au cours de la prochaine décennie la mise en marché de véhicules électriques qui auront des caractéristiques de puissance, d’autonomie et de coûts près de celles des véhicules dotés de moteurs à combustion interne, tout en répondant am critères les plus sévères en matière de sécurité».Mises à pied massives chez Park Meditech Le Fonds de solidarité pourrait y perdre 11 millions GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR r Etant à cours de liquidités, et ne parvenant toujours pas à trouver des partenaires, la principale filiale de Park Meditech a été contrainte de faire parvenir des avis de licenciement à «plusieurs» de ses employés.La vague pourrait emporter jusqu’à 100 emplois, soit la quasi-totalité de cette jeune entreprise de Lachine, et forcer le Fonds de solidarité de la FTQ à absorber une perte de 11 millions.«On ne parle pas de fermeture, pour l’instant.Mais les rumeurs veulent que Park soit acculée à la faillite, puis sa technologie reprise parson actionnaire américain Analogie, qui détient un peu moins de 15 % de l’entreprise», a déclaré au Devoir une source fiable, sous le couvert de l’anonymat.Le porte-parole de l’entreprise, Michel Thelmosse, a été plutôt avare de commentaires.«Je ne peux dire plus que l’information présentée dans le communiqué.» Ainsi, il n’a pas été possible d’obtenir le nombre de travailleurs touchés par ces avis de licenciement.M.Thelmosse n’a également pas voulu commenter ce chiffre de 100 emplois obtenus d’une source fiable, ni l’issue de ce nouveau chapitre dans la courte histoire de Park Meditech.Fondée le 29 février 1996, Park Meditech concentre l’es- sentiel de ses activités commerciales dans Park Medical Systems.Elle se spécialise dans la fabrication d’appareils d’imagerie médicale empruntant à la technologie du numérique et utilisés en médecine nucléaire dans la détection des tumeurs cancéreuses.Si la technologie est éprouvée, il reste que Park trouvait difficilement preneur pour ses appareils et se frottait, dans ce segment spécialisé, à des géants internationaux tels que Siemens et Hitachi.La commercialisation était à ce point difficile que Park accumulait autant de pertes qu’elle générait de ventes depuis le début de la commercialisation.«En raison d’un manque de liquidités et de négociations plus longues que prévu avec d’éventuels partenaires, Park Medical Systems a émis un avis à plusieurs de ses employés à l’effet qu’ils seront remerciés au cours des prochaines semaines», s’est contenté de dire Park Meditech.Le Fonds de solidarité des travailleurs FTQ est l’un des principaux actionnaires de Park.Le Fonds a injecté 11 millions, en deux temps, dans cette entreprise depuis sa fondation, pour obtenir une participation légèrement inférieure à 20 %.L’action de Park Meditech s’échangeait à 28 cents sur le parquet de la Bourse de Montréal à la fermeture mardi, après avoir atteint un sommet au cours des 52 dernières semaines à 2 $.La CIBC enregistre un profit de 370 millions au deuxième trimestre MICHAEL MCDONALD PRESSE CANADIENNE Toronto — La croissance de l’économie et les faibles taux d’intérêt devraient permettre aux six grandes banques de battre leur record de 6,3 milliards de bénéfices enregistrés l’an dernier.La CIBC, deuxième banque en importance au pays avec un actif supérieur à 226 milliards, est la dernière des six grandes banques à annoncer une hausse de son bénéfice au deuxième trimestre.L’augmentation des ventes de prêts personnels, de fonds mutuels et de produits d’assurance a contribué à porter son revenu net à 370 millions, ou 84 é par action, une hausse de 9 %.Pour l’ensemble du semestre, le bénéfice net atteint 745 millions, en hausse de 56 millions sur celui du premier semestre de 1996.Cela signifie que les six grandes banques à charte, ensemble, ont affiché un revenu net de 1,7 milliard au trimestre s’étant terminé le 30 avril, soit 13 % de plus qu’au cours de la période correspondante, en 1996.Chez CIBC, le rendement des capitaux propres, la plus vaste mesure de la rentabilité d’une institution bancaire, est demeuré vigoureux au deuxième trimestre à 17,7 %, en hausse par rapport aux 17,6 % enregistrés au même trimestre l’an dernier.Le porte-parole de CIBC, Paul Howard, a souligné que les résultats du deuxième trimestre s’expliquent par la croissance de l’économie ainsi que par la ruée sur les fonds de placement au cours de la période intensive de cotisation aux RJEER de février dernier.Les revenus de CIBC Wood Gundy tirés des commissions provenant d’opérations de prise ferme et d’opérations sur titre sont demeurés élevés, atteignant 206 millions au deuxième trimestre.Il s’agit d’une hausse de 44 % par rapport au deuxième trimestre de 1996.Toutes les filiales de courtage des grandes banques ont déclaré des revenus élevés tirés des commissions.CIBC a aussi annoncé hier qu’elle demandera que ses actions soient inscrites à la cote officielle de la Bourse de New York, comme c’est déjà le cas de la Banque Royale et de la Banque Toronto-Dominion.Les actions de la CIBC seront également fractionnées sur la base de deux pour un, sous la forme d’un versement d’un dividende-actions de 100 %.«Le marché américain prend de l’importance pour la Banque CIBC du point de vue des clients et des investisseurs, a expliqué Al Flood, président du conseil, dans un communiqué.CIBC Wood Gundy prend de l’expansion aux États-Unis et les investisseurs américains démontrent de plus en plus d’intérêt pour les actions de la Banque CIBC.» EN BREF L’offre d’emploi augmente de 4 % (PC) — L’indice de l’offre d’emploi a augmenté de 4 % en mai dernier pour s’établir à 106.Il s’agit d’une huitième augmentation consécutive.Depuis octobre 1996, il a augmenté de 20 %, a observé Statistique Canada.Au Québec, l’indice s’est accru de 3 % pour s’établir à 110.C’est la quatrième hausse consécutive.En mai, l’indice se trouvait à son plus haut niveau depuis mars 1996, alors que l’indice variait entre 84 et 90.Activité à la Bourse de Montréal (Le Devoir) — En mai, il s’est transigé un volume de 358,7 millions d’actions sur le parquet de la Bourse de Montréal, soit 5.6 % de moins qu'en mai 1996.pour une valeur totale de 5,03 milliards, en hausse de 19.4 % sur un an.Pour les cinq premiers mois de l'année.la valeur totale cu- mulative est de 25,7 milliards, ce qui représente une augmentation de 22,5 % par rapport à la même période en 1996.Microcell et le codage de la voix (PC) — D’ici la fin de l'année, Microcell Télécommunications prévoit intégrer à son réseau téléphonique un codeur de voix, mis au point par le fabricant Nokia et l’Université de Sherbrooke.Avec ce nouveau codage à «plein débit évolué», la qualité de transmission par sans-fil se comparera à celle par fil, notait hier un communiqué de Microcell.La voix y est convertie en signaux numériques, selon un «algorithme de codage de 13 kilobits par seconde».Avec les chercheurs de l'Université de Sherbrooke et Nokia, de Finlande.Sipro Lab Télécom est le partenaire technique et commercial du système, dont la norme a été adoptée par l’American National Standards Institute et l'European Telecommunications Standards Institute.loto-quêbec Tirage du 97-06-04 2 16 19 20 38 complémentaire: 34 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00 S 5/6+ 7 108 613,30$ 5/6 258 2 357,50 $ 4/6 15 801 73,70 $ 3/6 307 220 10,00 $ Ventes totales: 18 090 715,00$ | Prochain gros loi (approx.): 10 000 000 $ E|tra Tirage du 97-06-04 NUMÉROS LOTS 700455 100 000$ 00455 1 000$ 0455 250$ 455 50$ 55 10$ 5 2$ Le modalités rfencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de dspanté entre cette liste et la kste officielle, cette derrvère a priorité.A !) Les Ailes de la mode au centre-ville de Montréal ?Le groupe San Francisco lorgne les magasins Simpson et Eaton MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Le groupe San Francisco veut installer une de ses mégaboutiques Ix's Ailes de la mode au centre-ville de Montréal pour pouvoir ensuite exporter ce concept à Toronto ou à Vancouver.L’entreprise compte déjà une mégaboutique à Brossard et une autre au Carrefour Dtval.I.e 6 août prochain, elle ouvrira un troisième l es Ailes de la mode à Place Sainte-Foy, en banlieue de Québec.Lors de l’assemblée générale des Boutiques San Francisco incorporées, hier à Montréal, le président du conseil et chef de la direction Paul De-lage Roberge a affirmé que l’entreprise songeait toujours à installer Les Ailes de la mode au centre-ville de Montréal.«Il est essentiel d’avoir un emplacement au centre-ville, a-t-il déclaré.Ça nous permettra d’exporter le projet dans le centre-ville de Toronto ou de Vancouver.» Il a indiqué que San Francisco lorgnait deux sites au centre-ville de Montréal: l’ancien magasin Simpson, maintenant vide, et le magasin Eaton.M.Delage Roberge a admis que les négociations n’allaient pas très bien avec le propriétaire de l’immeuble de l’ancien magasin Simpson, La Baie.«Nous avons beaucoup de difficultés à s’entendre», a-t-il déploré, affirmant que La Baie ne voyait pas d’un bon œil l’arrivée des Ailes de la Mode à quelques blocs de son magasin du centre-ville.De son côté, Eaton préférerait vendre toutes ses installations canadiennes à un seul acheteur.Or, San Francisco n’est intéressé qu’au magasin du centre-ville et aux magasins Eaton du Carrefour Laval, des Galeries d’Anjou, des Promenades Saint-Bruno et de Fairview Pointe-Claire.M.Dela- ge Roberge a cependant affirmé que les acheteurs potentiels d’Eaton, tous des Américains, étaient au courant de l’offre (U* San Francisco et qu’ils leurraient bien décider de revendre à ce groupe les installations québécoises d’Eaton.«Avec la langue, les différences, la politique, il n’est pas facile pour des Américains d’ouvrir un grand magasin au Québec.» A part Les Ailes de la mode, Les Boutiques San Francisco exploitent six autres bannières au Québec: San Francisco, L’Officiel, San Francisco Maillots.Frisco Enfants.West Coast et Victoire Delage.M.Delage Roberge a affirmé que San Francisco sortira du Québec en 1998 avec l’ouverture d’une boutique à Toronto, mais il n’a pas voulu dire sous quelle bannière.Il ne s'agira cependant pas des Ailes de la mode parce que ce genre de projet demande beaucoup plus de temps pour prendre forme.La direction des Boutiques San Francisco s’est montrée extrêmement satisfaite des résultats de l’exercice financier se terminant le 1" février 1997 et du premier trimestre de l’exercice actuel.Les ventes, qui étaient de 119 millions en 1995-96, ont grimpé à 142,7 millions en 1996-97.Le bénéfice net a plus que doublé, passant de 2 millions à 4,2 millions.Cela correspond à 34 C par action en 1995-96 et à 70 C par action en 1996-97.Les ventes ont augmenté de 25 % entre le premier trimestre de 1996-97 et le premier trimestre de 1997-98, passant de 27,7 millions à 34,5 millions.Le bénéfice net a doublé, passant de 162 000 $, ou 3 C par action, à 365 000 $, ou 6 C par action.Le cours de l’action ordinaire de catégorie A à droit de vote multiple, qui était de 3,25 $ au 3 février 1996, est passé à 7,50 $ au 1” février 1997.Il a clôturé à 9,50 $ le 4 juin.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6 Jom et idresse lu requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation RESTAURANT LE Permis 9, place CHAMBERTIN additionnel Frontenac INC.1 Restaurant Pointe- Restaurant Le pour vendre Claire Chambertln sur terrasse (Québec) 9, place Frontenac H9R 4Z7 Pointe-Claire (Québec) H9R 427 Dossier: 156-653 2 Restaurants 2067, rue pour vendre Stanley dont 1 avec Montreal spectacles (Québec) sans nudité et H3A 1R7 2 Bars dont 1 sur terrasse 1Baret1 151, rue Licence Ste- d'exploitant Catherine de site Est d'appareils de Montréal loterie vidéo (Québec) H2X 1K8 1 Restaurant 3131, Côte pour vendre Vertu.Local G-21 Saint-Laurent (Québec) H4R 1Y8 Changement 1115, rue de catégorie Sherbrooke de Restaurant 0„ Bureau pour vendre à 1B Bar Montréal (Québec) H3A 1H3 VAILLANCOURT, André Restaurant La Rose Rouge 2067, rue Stanley Montréal (Québec) H3A1R7 Dossier: 181-321 CAFÉ JAVA HAUS INC.Café Java Haus Inc.151, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1K8 Dossier: 181-438 9044-6568 QUÉBEC INC.Le Petit Coquin 3131.Côte Vertu, Local G-21 Saint-Laurent (Québec) H4R 1Y8 Dossier: 207-415 9041-3329 QUÉBEC INC.Café Cartier 1115, rue Sherbrooke O., Bureau 1B Montréal (Québec) H3A 1H3 Dossier: 283-622 9059-4622 QUEBEC INC.Le New York Diner 8601.8e Avenue Montréal (Québec) H1Z2X4 Dossier: 323-097 NGUYEN.Dang-Minh Huong Nam Restaurant 1330, rue Ste-Catherine E.Montréal (Québec) H2L 2H5 Dossier: 325-068 DARLING LANES INC.Darling Lanes 3350.rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1P7 Dossier 478-446 CAMÉLÉON 1 Restaurant 2718.rue VERT PLANTES pour vendre Notre-Dame TROPICALES INC.et 2 Bars dont O.Café Caméléon 1 sur terrasse Montréal (Québec) H3J 1P1 1 Restaurant pour vendre 8601,8e Avenue Montréal (Québec) H1Z2X4 1 Restaurant pour vendre 1330.rue Ste- Catherine E.Montréal (Québec) H2L 2H5 Permis 3350.rue additionnel 1 Ontario Est Bar et Licence Montréal d'exploitation (Québec) de site H1W1P7 d'appareil de loterie vidéo Jardin 2718.me Notre-Dame O Montréal (Québec) H3J 1P1 Dossier: 566-756 9049-4089 3 Restaurants 3467.QUEBEC INC.pour vendre avenue du Pizzeria Dei dont 2 sur Parc Campan terrasse Montréal 3467.avenue du (Québec) Parc H2X 2H5 Montréal (Québec) H2X 2H5 Dossier: 601-666 LOUISE DUMAS, 1 Restaurant MICHELINE pour vendre HOUDE Restaurant Zanzibar 4563, rue Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1R2 Dossier: 1027-788 AU CAFÉ STRASBOURG INC.Au Café Strasbourg 358B, rue Notre- Dame Repentigny (Québec) J6A 2S5 Dossier: 1282-151 FORTIER, Laurette Terrasse Chez Laurette 5077, rue Bannantyne Verdun (Québec) H4G 1G2 Dossier: 1307-107 2425-7388 QUÉBEC INC.Salle de réception faim prêt 515, boul.Leclerc, Suite 202 Repentigny (Québec) J6A8G9 Dossier: 1420-140 116550 CANADA INC.Calé Galleria 890, boul.Curé Labelle Laval (Québec) H7V 2V4 Dossier: 1420-694 Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse et addition d'autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Restaurant pour vendre existant Permis additionnel 1 Bar sur terrasse 4563, rue Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T1R2 358B, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2S5 5077, rue Bannantyne Verdun (Québec) H4G 1G2 1 Restaurant pour vendre avec danse 2 Bars dont 1 sur terrasse 515, boul.Leclerc, Suite 202 Repentigny (Québec) J6A 8G9 890, boul.Curé Labelle Laval (Québec) H7V 2V4 2 Restaurants 4201, rue 9004-5402 2 Restaurant! QUÉBEC INC.pour vendre Terrace dont 1 sur Bannantyne terrasse 4201, rue Bannantyne Verdun (Québec) H4G 1C6 Dossier: 1421-007 POULET TORINO 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1997 INC.Poulet Torino 1997 inc.849, boul.Décarie Saint-Laurent (Québec) H4L3L7 Dossier: 1421-015 SANDWICHMANIA 1 Restaurant INC.Sandwichmania inc.23, ave.du Mont-Royal E.Montréal (Québec) H2T1N4 Dossier: 1421-239 9049-6985 QUEBEC INC.Le Bar 5475, rue Sherbrooke O.Montréal (Québec) H4A 1W1 Dossier 1421-395 pour vendre LOGULLO, Pasquale Café la Barca 3455.rue Jean-Talon Est 1 Bar avec spectacles sans nudité 1 Bar sur terrasse 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 1 Bar et 1 Licence d'exploitant de site d’appareils de Montréal (Québec) loterie vidéo H2A 1X1 Dossier: 1421-742 RESTAURANT CHICKEN CHARLIE (LAVAL) INC.Restaurant Chicken Charlie (Laval) Inc.-Bistro Chicken Charlie 896,898, rue Ste-Catherine O.Montréal (Québec) H3B1E2 Dossier: 1422-013 2 Restaurants pour vendre 1 Bar avec spectacles sans nudité Bannantyne Verdun (Québec) H4G 1C6 849, boul.Décarie Saint- Laurent (Québec) H4L3L7 23, ave.du Mont-Royal Montréal (Québec) H2T 1N4 5475, rue Sherbrooke O.Montréal (Québec) H4A 1W1 3455,rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2A1X1 896.898.rue Ste-Catherine O.Montréal (Québec) H3B1E2 Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme.avocat Québec 1 A 10 I.K I) K V OMI.I.K V K N' l> H K l> I (i .1 I' I X I 0 II i m 1 j Précieux chiens de garde Michel Venue Alors que taxes et impôts ne cessent d’augmenter en dépit de l’austérité budgétaire érigée en principe par l’ensemble des gouvernements, les contribuables ont le droit au moins à une chose: la vérité sur la gestion des fonds publics.es vérificateurs généraux n’ont pas la cote tant à Québec, à Montréal qu’à Ottawa.En cette période d’austérité, les gestionnaires des fonds publics, qui ont l'impression d’être pressés comme des citrons pour faire plus avec moins, ont de plus en plus de mal à accepter d’être critiqués en public.Pourtant, le travail des vérificateurs est essentiel pour la démocratie.Ce n’est (pie par eux que les contribuables ont une idée un peu claire sur la qualité de l’administration de leurs taxes et de leurs impôts.Ils sont de précieux chiens de garde que les fonctionnaires et les politiciens devraient traiter avec plus d’égards.Pourtant, ce n’est pas toujours le cas.On a eu un exemple de l’arrogance dont sont victimes les vérificateurs dans la métropole ces dernières semaines.Le vérificateur de la Ville de Montréal, Guy Lefebvre, a le malheur d’étaler au grand jour les lacunes d’une administration de mauvaise foi, laxiste et irresponsable, qui gonfle la dette de la ville (donc la nôtre, pardi!) pour payer des dépenses courantes.Il est vilipendé.Le directeur du Service des finances en cause, Roger Galipeau, l’accuse d’avoir formulé des assertions tendancieuses.Pourtant, les faits parlent.On a emprunté 1700 $ pour payer du papier.Ce qui en soi témoigne d’incompétence.Mais ce qui est plus grave encore, c’est que des projets sont réalisés sans l’approbation du conseil municipal qui ne reçoit pas toute l’information dont il aurait besoin pour prendre des décisions éclairées.Au lieu de s’inquiéter de ces révélations, Pierre Bourque et ses acolytes ont pris le parti du directeur de service et ont même proposé un amendement à la Charte de la ville pour placer le vérificateur sous l’autorité du directeur général.Pouf, l’indépendance! A Montréal, c’est le vérificateur qui est dans le fauteuil du méchant.A Ottawa, ce ne fut guère mieux l’année dernière quand Denis Desautels a révélé que des fonctionnaires du ministère du Revenu avaient accordé une faveur à un milliardaire, lui permettant de déplacer aux États-Unis deux milliards d’actif en franchise d’impôt.M.Desautels s’est fait insulter par un de ces fonctionnaires.Les députés libéraux fédéraux lui ont fait des reproches, jusqu’à publier un rapport dans lequel ils lui reprochent d’avoir contesté les décisions et jeté du discrédit sur là compétence des personnes les ayant prises.Ces députés auraient mieux fait de s’intéresser au scandale qui consiste à laisser des riches sortir des milliards du Canada pour épargner de l’impôt alors qu’on comprime les budgets des programmes sociaux destinés aux pauvres.Mais il semble que le milliardaire était un ami du régime.Encore le vérificateur au banc des accusés.Pas le bon accusé.1 Et à Québec?A Québec, l’arrogance est moins évidente.Mais en publiant le premier tome de son rapport annuel, mercredi, le Vérificateur général du Québec, Guy Breton, s’est plaint avec raison de n’avoir pu fyire correctement son travail.Pour un litige réglé, À Montréal comme à Québec, les vérificateurs généraux n’ont pas le respect qui leur est dû.deux sont apparus.Tandis qu’on va lui permettre de vérifier les comptes de la Curatelle publique, l’Aide juridique lui a refusé l’accès aux informations sur les bénéficiaires.Et la Caisse de dépôt et placement, dont les états financiers sont vérifiés par l’équipe de M.Breton depuis 30 ans, lui a refusé un mandat supplémentaire qui consisterait à évaluer les ressources et le fonctionnement de l’institution dans sa gestion.Les avocats de l’Aide juridique ont invoqué le secret qui les lie professionnellement à leurs clients pour refuser au vérificateur l’accès à leurs dossiers.C’est oublier que le Vérificateur général et son personnel sont liés eux aussi par le secret professionnel.Que les vérifications portent généralement sur des échantillons et non pas sur la totalité des dossiers.Qu’il est impérieux, dans ce programme comme ailleurs dans l’administration, que les citoyens puissent savoir si seuls ceux qui y ont drait sont admis.Et surtout si les avocats payés par l’État offrent une prestation de service conforme aux exigences.En invoquant le secret pour se soustraire à une vérification, l’Aide juridique détourne à de mauvaises fins le droit des gens à la vie privée.Quant à la Caisse de dépôt et placement, elle estime qu’il relève de son conseil d’administration et de lui uniquement d’évaluer l’efficacité des procédés et de l’utilisation de ses ressources.Si le conseil soumet volontiers ses états financiers à M.Breton, elle lui refuse une vérification de plus grande ampleur, pourtant tout aussi importante.Certes, la vérification est faite par une firme externe.Mais cette firme est choisie par ceux qui sont vérifiés.La confiance du public est en cause.D’ailleurs, hier, un très important cotisant de la Caisse, le Conseil provincial des métiers de la construction, donnait publiquement son appui à M.Breton estimant que la Caisse n’agit pas avec toute la transparence souhaitée.Ici, le ministre des Finances, Bernard Landry, a pris la défense du conseil d’administration de la Caisse.Il a fait savoir qu’il n’allait pas retirer sa confiance aux administrateurs «pour quelques paragraphes dans le rapport du vérificateur.Pourtant, ce que demande M.Breton, c’est justement que les parlementaires, les députés, qui représentent le peuple, confirment sa compétence en matière de vérification de l’optimisation des ressources auprès de la Caisse.S’il y a une ambiguïté dans le texte de loi, qu’on change la loi.M.Breton demande aux députés le même appui dans le dossier de l’Aide juridique.Il est inquiétant que des organismes puissent décider de leur propre chef de se soustraire à l’œil vigilant du vérificateur.C’est aux députés qu’il revient de déterminer l’étendue des pouvoirs de ce précieux chien de garde des fonds publics.La question se pose avec acuité d’autant plus que, par ces temps de vache maigre, l’État opte de plus en plus pour la sous-traitance ou pour des partenariats avec le secteur privé.Il crée des sociétés mixtes privées-publiques.Il y a un risque, à terme, qu’une partie des fonds publics échappe au contrôle de M.Breton ou de son successeur.Aux députés d’ouvrir l’œil pour éviter que cela ne se produise.Le vérificateur est leur allié.Pas leur ennemi.La peur de savoir?Dans une lettre parue dans Le Devoir du 27 mai dernier, un anthropologue s’insurge contre les médias qui à son avis font trop grand état d’une découverte de neurologues à propos d’une différence structurelle entre les cerveaux des femmes et des hommes.Il s’indigne qu’on puisse spéculer à propos d’une possible influence de ces différences sur le taux plus élevé de problèmes psychologiques rapporté chez les femmes.Je partage son scepticisme, ces différences structurelles ont bien peu de chance d’être associées aux différences comportementales.Mais pourquoi, pour autant, devrions-nous nous insurger contre le réductionnisme biologique et, ce qui est plus surprenant, pourquoi faudrait-il s’en prendre aux «zélés de la sociobiologie» comme les appelle M.Huot?La sociobiologie n’a rien à voir avec la neurologie.La sociobiologie s’inté-rèsse aux fonctions adaptatives des comportements sociaux.Elle n’étudie pas les neurones du cerveau et, n’en déplaise à M.Huot ne cherche pas et n’a jamais cherché les soit-disant gènes du comportement.Bien au contraire, la sociobiologie se contente de postuler (peut-être à tort) que la génétique influence le comportement comme nous savons qu’elle influence la morphologie, l’anatomie et la physiologie.Dire que la sociobiologie élimine toute responsabilité sociale devant des situations pathogènes n'est qu’une pure foutaise.C’est mal comprendre l’interaction entre le milieu et la génétique.Rien n’est purement l’un ou l’autre, pas plus que la surface d’un rectangle ne dépend davantage de sa longueur que de sa largeur.Croire qu’un déterminisme biologique est plus déterminant qu’un déterminisme social ou cultu- LETTRES -?- rel, c’est dire qu’un kilo de clous est plus lourd qu’un kilo de plumes.À vouloir tant nier l’existence d’une possible contrainte biologique, nous nous condamnons à l’ignorance et donc aussi à l’impuissance.A écouter ce genre de discours, on en serait encore à soigner la schizophrénie avec des douches glacées.C’est à se demander si ces gens ont tout simplement peur de savoir.Luc-Alain Giraldeau, Ph.D.Sociobiologiste, professeur agrégé de biologie Université Concordia Montréal, 2 juin 1997 Bravo M.Jospin Les résultats des élections législatives françaises témoignent d’une remontée spectaculaire du Parti socialiste français.Après la débandade de l’élection de 1993, qui s’inscrivait dans la morosité des dernières années du mitterrandisme, Lionel Jospin a réussi l’impossible: redonner au Parti socialiste son statut de premier parti politique français.On se souvient que M.Jospin, ancien ministre de l’Éducation nationale sous le premier septennat du président Mitterrand, entretenait certaines réserves à l’égard de ce dernier, notamment son laxisme par rapport aux «affaires» et ses amitiés discutables.D’ailleurs, M.Jospin s’était éloigné de la politique active durant le second septennat.Il n’a jamais participé aux différents courants et aux luttes de pouvoir au sein du Parti socialiste durant ces années.M.Jospin est un homme de principe, rigoureux, pour qui l’éthique et la morale sont des valeurs essentielles en politique.Il s’inspire en cela d’un autre grand homme d’État socialiste, Pierre Mendes France.De plus, M.Jospin est un véritable homme de gauche moderne, social-démocrate, avec une grande sensibilité aux valeurs de solidarité.de partage et d’équité.Bravo M.Jospin et longue vie au Parti socialiste français.Marc-André Labrecque L’Ancienne-Lorette, 2 juin 1997 Les élites politiques colonisées Jacques Parizeau a écrit qu’en tant que chef de l’opposition ou premier ministre, tous les discours qu’il a prononcés hors du Québec «ont été des prétextes à la poursuite d’une diplomatie compliquée entièrement orientée vers un objectif précis: m’assurer que le Québec souverain soit reconnu comme pays indépendant dès qu’un référendum aurait été gagné».A la lumière de ce que l’on sait maintenant — que le premier ministre canadien n’aurait pas reconnu les résultats d’un référendum gagnant —, quel mal y a-t-il à ce que le premier ministre du Québec ait pu envisager un scénario où il aurait pu être obligé de bousculer l’agenda postréférendaire et de presser l’Assemblée nationale de déclarer unilatéralement l’indépendance du Québec?Le gouvernement Chrétien a officiellement demandé à la Cour suprême de se prononcer sur le droit de sécession du Québec en prenant déjà partie contre une telle reconnaissance de ce droit.Qui plus est, nous savons que le fédéral placç déjà ses pions en Europe et aux États-Unis pour rendre extrêmement difficile la reconnaissance internationale d’un Québec souverain.Comment comprendre que les Bouchard, Duceppe, Dumont et tutti quanti puissent encore croire que le gouvernement québécois pourra négocier une offre de partenariat dans l’éventualité d’un vote positif au prochain référendum?Arrêtons de réver en couleur! Claude C.Charron Montréal, 12 mai 1997 U\liLiï'iON fil CAS fi'ABUS 'A JutifiiQut.vtjgiojauB NCiAcE Fivmu ô l / y OPINION Responsabiliser les citoyens, mais à quel prix?YVES FLEURY Directeur général Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec e gouvernement du Québec songerait-il à retirer les fauteuils roulants des personnes ayant une déficience motrice sous prétexte qu’elles ne sont plus aux études ou en emploi?Bien sûr que non.Et pourtant, c’est l’impression que donne la Régie de l’assurance-ma-ladie du Québec au Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec (RAAQ) lorsqu’elle procède à la récupération d’aides informatiques adaptées prêtées aux personnes handicapées visuelles.La tendance à se laver les mains des conséquences des compressions budgétaires prend des proportions alarmantes au Québec.La population handicapée visuelle doit-elle faire les frais de coupes qui compromettent sa participation sociale?Créé en 1978, le programme des aides visuelles de la Régie de l’assuran-ce-maladie du Québec a probablement marqué plus que tout autre le cheminement de la communauté handicapée visuelle québécoise durant les 20 dernières années.Ce programme a mérité l’estime de tous en favorisant ni plus ni moins l’accès sans frais à des équipements, appareils et articles adaptés indispensables au développement des capacités fonctionnelles et à l’autonomie des personnes handicapées.Les impacts du programme des aides visuelles se font sentir dans tous les domaines de l’activité humaine des personnes handicapées visuelles, tant sur les plans de l’insertion au travail, du maintien en emploi, de la formation académique et professionnelle qu’au niveau de l’accès à la culture, aux communications et à l’informatique.Il y a fort à parier que des milliers de citoyens ayant une déficience n’auraient jamais disposé des moyens économiques leur permettant d’acquérir des appareils et équipements adaptés, n’eût été de l’existence des programmes gouvernementaux d’aides matérielles.Dans ce contexte, il est évident que la situation de pauvreté de nombreuses personnes ayant une déficience aurait constitué un obstacle quasi insurmontable à leur réadaptation fonctionnelle.La société québécoise s’est donné les moyens de réadapter ses citoyens ayant une déficience, sans égard au fait que les individus soient riches ou pauvres, et c’est très bien ainsi.La politique de récupération des équipements prêtés soulève beaucoup de colère et de ressentiment parmi les personnes aveugles et semivoyantes.Effectuée par téléphone, la démarche consiste à inviter les personnes à se requalifier si elles désirent conserver leurs équipements informatiques provenant de la RAMQ.La demande de requalification signifie que les citoyens doivent fournir des attestations écrites de leur situation d’études, de travail ou de recherche d’emploi.Les attributions d’équipements microinformatiques sont restreintes aux individus en situation d’études ou de travail.La situation désastreuse du marché de l’emploi au Québec confine malheureusement la majorité des travailleurs à un statut éphémère.Dans ce contexte, la perspective de devoir remettre ses équipements microinformatiques adaptés est dramatique pour des personnes aveugles n’ayant pas d’autres moyens fonctionnels pour communiquer.Imaginez votre vie de personne voyante sans papier ni crayon! Le règlement du programme contient des dispositions permettant de prévenir la récupération indue des équipements microinformatiques adaptés des personnes handicapées visuelles qui ne sont plus en situation d’études ou de travail.L’article 14 signale que le soutien matériel de la RAMQ s’adresse «à l’égard d’un handicapé visuel apte à lire ou à écrire et qui, aux termes d’une évaluation clinique et fonctionnelle réalisée par une équipe de spécialistes en réadaptation d’un établis- sement reconnu, doit utiliser une aide visuelle pour poursuivre des études reconnues, pour intégrer un emploi rémunéré, pour réintégrer un tel emploi, pour pouvoir assumer un avancement dans un tel emploi ou, s’il y a lieu, pour apprendre à lire ou à écrire dam le cadre d’un programme d’alphabétisation reconnu par le ministère de l’Éducation»: L’expression «pour réintégrer un tel emploi» réfère à la recherche active d’emploi attestée par un plan d’intervention élaboré par un intervenant d’un établissement de réadaptation spécialisé en déficience visuelle.Malheureusement, ces dispositions sont mal connues et difficilement applicables.Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec est intervenu à maintes reprises auprès de la RAMQ afin de favoriser notamment la reconnaissance du bénévolat et la gestion des biens personnels comme étant des motifs permettant aux personnes handicapées visuelles de conserver leurs équipements.Le RAAQ a essuyé des relus catégoriques de la part des autorités de la RAMQ.Le RAAQ considère qu’il est profondément absurde de retirer des équipements adaptés des mains d’une personne aveugle qui les utilise couramment dans le cadre de ses activités bénévoles, de la gestion de ses biens personnels, de l’accès à Internet.De plus, les équipements adaptés de types afficheur braille, synthèse vocale et grossissement de caractères deviennent rapidement désuets.Que deviendront ces équipements s’ils ne sont plus réattribuables?Ne vaudrait-il pas mieux les laisser entre les mains de leurs utilisateur^ actuels?Le RAAQ estime que l’État a investi des sommes importantes pour former les personnes handicapées visuelles à l’informatique adaptée.Selon nous, cet effort très louable doit être soutenu puisqu’il en va de l’autonomie et de la qualité de vie des citoyens aveugles et amblyopes.Qu’est-ce que la société québécoise pourrait souhaiter de mieux?A P R 0 P 0 S -?- .des services éducatifs et de garde à l’enfance Dans son Exposé de la situation, la Commission des États généraux sur l’éducation prenait note de «l'insuffisance, la dispersion et la discontinuité des services à la petite enfance [.].Ce phénomène est perçu comme étant d’autant plus grave que les transformations sociales des dernières décennies obligent les parents à déléguer une partie de la garde et de l’éducation des jeunes enfants à des services spécialisés.» Au terme de ses consultations, la Commission axait ses deux premières recommandations sur l’égalité des chances et les services à la petite enfance.À cet égard, rappelle la Commission, le rapport Parent recommandait déjà dans les années 1960 des activités éducatives pour les enfants de quatre et cinq ans.Ira Commission réaffirme l’opportunité d’offrir la maternelle à temps plein à tous les enfants de cinq ans et d’instaurer une offre de services publics aux enfants de quatre ans, à mi-temps pour tous les enfants et à temps plein pour certaines catégories d’enfants.Par ailleurs, de nombreuses expériences et études nord-américaines démontrent les effets bénéfiques pour les enfants de la fréquentation de programmes de stimulation précoce: les enfants de milieux défavorisés ayant bénéficié de tels programmes connaissent moins de problèmes d’apprentissage, de comportement et de marginalisation.Politique familiale, gouvernement du Québec, janvier 1997.LE DEVOIR PONDE PAR HENRI B0ÜRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice président, finances et administrai ion FRANÇOIS TBOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUN TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN R O BERT SANSFAÇON.ROLAND! VES C A H IG N A N Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÊ 2050.rne de Bleory.S'étage, Montréal ((fnébre) H3A 3M9.Tél.: (514) 985 3333 PAIS CE QUE DOIS ¦¦¦¦¦¦ ,1 I’ I X I !l !l V K N I) It K l> I li I) K V U I It I I) E E S Réplique à l’entrevue menée avec le sociologue Dominique Wolton Le «village global» de Séraphin L’expression chère à Marshall McLuhan, si elle a un sens au plan technique, n’a aucun fondement historique ou culturel ARCHIVES LE DEVOIR PATRICK ROY L'auteur rédige actuellement un mémoire de maîtrise sur Marshall McLuhan à l’Université ImvuI.aimerais apporter quelques précisions qui m’apparaissent importantes et nécessaires à propos d’une entrevue donnée par le sociologue Dominique Wolton, entrevue publiée dans Le Devoir du lundi 26 mai.On apprend dans ce texte que M.Wolton est un «anti-mcluhanien farouche» qui dénonce 1’«absurde» notion de «village global».Le journaliste nous explique comment Wolton critique cette expression: «La notion de “village global", expression chère à Marshall McLuhan, si elle existe sur le plan technique, est sans fondement d’un point de vue historique et culturel.En dépit de la mondialisation des techniques, les identités persistent et les problèmes de communication deviennent de plus en plus visibles.Trop souvent, on confond la globalisation et la mondialisation, qui sont des réalités, avec Tuniversalisme, qui est une valeur, rappelle Dominique Wolton.» Derrière ces propos se cache l’idée selon laquelle l’expression «village global» symbolise un monde harmonieux, ce qui, à l’origine, n’était pas du tout le cas.Il est vrai que cette expression qui est devenue un cliché est parfois utilisée pour évoquer une vision utopiste.Ce n’est cependant pas le sens que Marshall McLuhan voulait lui donner.On peut trouver réponse aux accusations de Wolton dans le livre McLuhan : Hot and Cool, paru en 1967 et traduit en français soug le titre Pour ou contre McLuhan.A la page 169, McLuhan affirme : «Plus vous créez les conditions villageoises, plus la discontinuité, le morcellement et la diversité s’accentuent.Le monde-village assure, en tout point, le maximum de désagréments.Je n’ai jamais pensé que l’uniformité et la tranquillité fussent des conditions caractéristiques du monde-village.On y trouve bien davantage l’envie et le mépris.On y voit se rétrécir les intervalles de l’espace et du temps : un monde où, à chaque instant, on se croise dans les profondeurs.» Nous voyons ici à quel point la pensée de McLuhan et celle de Wolton se rejoignent.La confusion qui règne autour du «village global» est due notamment au caractère polysémique du terme «global».Dans l’expression d’origine «global village», le terme anglais «global» ne signifie pas «harmonieux» ou «universel» mais tout simplement «à l’échelle du globe».(D’où les premières traduc- Marshall McLuhan tions, «village planétaire» et «monde-village», qui sont plus adéquates.) Le mot «village» évoque lui aussi un lieu de paix et de tranquillité.Cela n’est toutefois qu’apparence puisque, en tant que villageois d’origine, j’ai pu constater que le village est parfois un lieu d’affrontements, de commérages et de chicanes de clôtures qui sont à l’image de véritables guerres.On peut développer des liens d’amitié très solides et les crimes sont bien sûr moins fréquents dans un village, mais la proximité sociale fait en sorte que tout habitant possède un droit de regard sur la vie privée des autres.L’intimité de chacun devient alors un sujet de discussion et une source de conflits.Poussée à l’extrême, la contraction de l’espace provoque une situation semblable à celle de l’ascenseur.Envahis par la proximité physique des autres utilisateurs, notre réaction consiste à nous replier sur nous-mêmes.Ce malaise nous oblige à trouver au plus vite un point de ralliement, un moyen de fuir : fixer les numéros des étages.Nous pouvons mieux comprendre le véritable sens du «village global» si on le compare au village de Séraphin dans Les Belles Histoires des pays d’en haut.Ce téléroman qui a captivé quelques 500 000 téléspectateurs lors de sa rediffusion cet hiver est beaucoup plus contemporain que l’on pourrait le croire.Alors qu’aujourd’hui le mot «convergence» est sur toutes les lèvres, Séraphin Poudrier apparaît comme un précurseur puisque le célèbre avare combine les fonctions de maire, de préfet de comté, d’agent des terres et de président de la commission scolaire.Il fait partie des quelques riches qui dominent les nombreux pauvres.Si Séraphin, en tant que propriétaire de l’auberge et du magasin général, a la mainmise sur les échanges commer- ciaux, c’est d’abord et avant tout l’échange d’information qu’il contrôle puisqu’il peut toujours compter sur son rapporteur officiel, le père Ovide.Les épisodes de ce téléroman expliquent comment le plus simple des événements devient immédiatement une nouvelle et fait le tour du village à travers un véritable réseau de communication.C’est ce qui fait en sorte que les querelles, en outre l’éternel combat entre Alexis et Séraphin, ne manquent pas à Sainte-Adèle.Pour en revenir à McLuhan, précisons que son livre le plus connu, Pour comprendre les médias, contenait bel et bien une certaine dose d’optimisme.Son biographe Philip Marchand raconte que McLuhan a exprimé ainsi un espoir motivé par sa foi catholique et qu’il était en réalité pessimiste.En fait, si on se donne la peine d’étudier McLuhan, on s’aperçoit qu’il partage plusieurs craintes soulevées par Dominique Wolton.Les conséquences négatives de la mondialisation sont notamment explorées par McLuhan à travers les pages de War and Peace in the Global Village, un livre qui date de 1968.La problème avec McLuhan, c’est que plusieurs utilisent ses expressions mais que bien peu lisent ses ouvrages.Cette confusion ne concerne pas seulement M.Wolton mais plusieurs chercheurs en communication publique.On a d’ailleurs pu le constater lors d’une conférence présentée vendredi dernier au Centre Sheraton de Montréal dans le cadre du Congrès annuel de l’International Communication Association.McLuhan y était perçu comme un utopiste favorable aux nouvelles technologies alors que ce diplômé de Cambridge a déjà affirmé qu’il aurait aimé vivre à une période de notre histoire plus stable et plus traditionnelle.Encore un problème de communication.La confusion autour du «village global» est notamment due au caractère polysémique du terme «global» L’augmentation des cotisations à la Guilde des musiciens du Québec A la défense des musiciens québécois Exempter les musiciens étrangers des droits que paient les artistes d’ici serait injuste ÉMILE SUBIRANA Président de la Guilde des musiciens du Québec r e Devoir a publié le lundi 12 mai — à L propos de la question des musiciens étrangers — un article de Serge Truffaut où se bousculent des faits dénaturés, des accusations gratuites L .et des exagérations générales confinant à l’hystérie.Si difficile qu’il soit de répliquer à une diatribe à ce point effrénée, la Guilde doit tout de même mettre les pendules à l’heure.Les artistes du Québec ont lutté pendant bien des années pour que soit adoptée la Loi sur le statut des artistes.Selon une des dispositions de cette loi, la Guilde peut percevoir des cotisations de personnes qui n’en sont pas membres.En fin de compte, cela veut dire que les musiciens membres de la Guilde n’ont pas à assumer seuls le coût des négociations pendant que les non-membres cueillent les fruits des efforts du regroupement.Les membres de la Guilde versent deux genres de cotisations, c’est-à-dire les cotisations annuelles et les cotisations d’exercice.Selon la loi au Québec, les non-membres sont tenus de verser la même somme.Par ailleurs, les droits de 20 $ qu’exigeait l’adminis- tration antérieure n’étaient rien de moins qu’une farce.Comme la majorité des entreprises, la Guilde doit compter plus d’une heure, à raison d’au moins 40 $ à 50 $ de frais de personnel et de frais généraux, pour le traitement d’une demande de l’Immigration.A l’époque où les droits s’élevaient à 20 $, les 3500 musiciens québécois membres de la Guilde subventionnaient, en pratique, des étrangers non-membres.Par comparaison à ce que versent les musiciens du Québec, c’est-à-dire 190 $, les cotisations de 50 $ que doivent assumer les étrangers et les non-membres restent une aubaine.Un grand nombre des membres de la Guilde n’ont que quelques représentations par année.Ils payent tout de même leurs cotisations en entier.Il est difficile de savoir où exactement l’auteur de l’article veut en venir.De façon confuse, il pose plusieurs questions concernant l’économie, les relations professionnelles et la politique, mais la plupart d’entre elles demeurent sans réponse.Sur la foi de renseignements si ténus, comment peut-on affirmer qu’une telle somme est trop élevée ?Faudrait-il que seulement les musiciens du Québec.et non pas les musiciens étrangers, versent des cotisations ?Y a-t-il un complot entre l’Im- migration canadienne et la Guilde qui met en péril l’ALENA ?Ne convient-il plus à la Guilde et à l’Immigration canadienne de protéger les intérêts des artistes du Québec ?M.Truffaut avance aussi que la protection principale dont bénéficient les musiciens du Québec provient d’une devise américaine forte.A ce moment-là, pourquoi l’article porte-t-il seulement sur les nombreux musiciens américains que ces producteurs font venir ici ?La Guilde devrait-elle lier ses cotisations au dollar américain ?11 s’agit donc d’une simple question d’équité.M.Truffaut et certains producteurs qui n’engagent que des musiciens étrangers s’en trouvent peut-être irrités, mais la formule Rand est une pratique acceptée dans l’industrie au Québec comme au Canada.Il est tout aussi absurde de prétendre que les producteurs n’en ont pas été avisés.La Guilde n’a aucune obligation envers les producteurs, avec lesquels elles n’entretient aucun rapport.En outre, si, comme le fait valoir l’article, les musiciens sont rémunérés en dollars américains, M.Truffaut peut sûrement se consoler du fait qu’ils ne versent que 72 $ pour leur permis.Cette année, cela fera 100 ans que la Guilde défend les intérêts des musiciens du Québec.Et elle continuera de le faire pendant 100 ans encore, n’en déplaise à M.Truffaut Une hausse à la baisse ?Dans votre réplique, vous qualifiez les propos tenus dans le Perspectives du 12 mai dernier de «faits dénaturés».Parlons-en.Dans votre deuxième paragraphe, vous soulignez que les membres de la Guilde déboursent 190 $ et que les non-membres déboursent 50 $.Vous omettez de souligner que dans le cas des membres, il s’agit de 190 $ par année, alors que dans celui des non-membres, il s’agit de 50 $ chaque fois qu’ils se produisent.Chose beaucoup plus intrigante, après avoir vérifié la contre-vérification de la vérification auprès de producteurs de spectacles, ces derniers ont assuré que l’augmentation du permis de travail imposée aux étrangers, comme vous dites, et aux non-membres, était bel et bien de 80 $.Autrement dit, elle est passée de 20 $ à 100 $ et non à 50 $ çomme vous l’affirmez dans votre réplique.A moins que vous n’ayez décidé de revoir à la baisse votre hausse, votre propos d’aujourd’hui est pour le moins troublant.Cela dit, je note qu’il n’est toujours pas question pour votre organisme d’informer les producteurs de spectacles des mesures que vous prenez unilatéralement.Et la politesse élémentaire, qu’en faites-vous ?Serge Truffaut La Guilde n’a aucune obligation envers les producteurs Les leçons d’Ubi Soft Le Québec jj a besoin \ d’une politique jj industrielle ; dans le secteur j du multimédia JEAN-FRANÇOIS B EAU I) ET Chargé de cours à l'UQAM NORMAND B EAU I) ET Coordonnateur de production multimédia impact le plus positif de la venue d’Ubi Soft à Mont-' réal sera peut-être d’avoir amené le gouvernement du Québec à réaliser qu’une stratégie d’en- L’ semble du développement de l’induS-, trie du multimédia à Montréal et au' Québec faisait défaut.Revoyons le fil des événements : un groupe de promoteurs (Groupe Vaugeois), qui n’arrive pas à vendre au gouvernement son idée d’attirer, au Québec les industries multimé-* 1 dias étrangères en leur offrant! 25 000 $ par employé pour payer les salaires, va faire miroiter cette idée à une industrie française, Ubi Soft, qui trouve l’idée intéressante.Ubi Soft vient donc faire un tour au Québec.1 Elle est tout de suite courtisée par le: Nouveau-Brunswick, ce qui force le, gouvernement du Québec à accéder; aux demandes de la compagnie fran-j çaise, celle-ci se proposant d’aller dans la province voisine si les condi-' tions offertes ne lui conviennent pas.! On offre donc ainsi à un compétiteur, ¦ plus puissant que bien des petites entreprises québécoises multimédias,, de venir s’installer à Montréal.Corn-! me exemple d’improvisation en ma-: tière de développement économique, on pourrait difficilement imaginer, meilleur scénario ! Le sommet économique d’octobre, dernier a donné lieu à une multitude.de projets de création d’emploi, mais ' on peut difficilement parler d’unel stratégie d’ensemble cohérente.Il[ faut maintenant se demander si les, projets du sommet ne doivent pas, s’inscrire dans une politique plus lar-j ge.Le secteur du multimédia est toujours présenté comme un secteur de ’ pointe, mais il faut maintenant décifl der de l'importance que nous voulons lui accorder au Québec.Est-il le, moteur économique de l’avenir ?Si nous répondons par l’affirmative à' cette question, il faut que le gouvernement fasse de son développement une priorité économique en y invest, tissant toutes les ressources néces-, saires.Desjardins, la Caisse de dé:' pôt, le Fonds de solidarité et Fondac- ' tion pourraient sans doute jouer un ¦ rôle important dans le développement d’une telle politique industrielle.Dans le contexte actuel, il faut in- ¦ vestir massivement, nos voisins du Nouveau-Brunswick l’ont compris.La matière première de cette industrie se trouve au plan du contenu : la langue et la culture, entre autres.Le Québec a beaucoup à offrir : accès ; au français et à l’anglais, créativité:1 culturelle et artistique exportable,, position stratégique entre l’Europe et l’Amérique.De plus, nos réseaux de ! communication sont réputés mondia-, lement et Montréal se positionne, bien sur le marché mondial de la création visuelle numérique et du, multimédia.Cette option comporte ! aussi ses risques.C’est un secteur qui évolue très rapidement et il est ! impossible de voir venir les choses à 1 bien long terme.Si, toutefois, c’est ce .choix qui est fait, il faut s’y engager avec détermination et appuyer priori-tairement l’industrie québécoise.Si le Québec avait confié le développe-.ment de l’hydro-électricité à des conv, pagnies étrangères, le développe-, ment économique du Québec aurait.été bien différent.Dans le contexte mondial actuel; les ressources financières énormes sont nécessaires pour se faire une < place dans l’industrie multimédia j mondiale.Une alliance industrielle stratégique avec d’autres pays est.sans doute nécessaire.Par exemple, ] un pays dans la position économique du Japon, qui a identifié le développe-.ment de contenu multimédia comme une priorité et qui possède d’im- j menses ressources en capital à inves-, tir, pourrait être un partenaire idéal.' A quand une Equipe Québec multimédia au Japon?L’ÉQUIPE DU DEVOIR L\ RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard.Paul Cauchon.Jean Chartier.Jean Dkm.LouisOiDes Franœur.Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit Brian Myles.Isabelle Pare, Clement Trudel.Serge Truffaut ; I >iane Preeourt (pages éditoriales.responsable des pages thématiques) : Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs) : jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baiüargeon.Pierre Cayouette.Paule des Rivières.Louise Leduc.Jean-Pierre legault Benoit Monger.Odile Tremblay ; à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information).Robert Dutrisac.Jean Pichette.Claude Turcotte : à l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information).François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque ; à l'information politique : lierre O'Neill.Manon Comellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Ckiutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Quebec) : à l'information sportive : Yves d'Avignon : Mari^Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : Isabelle Hachcy.Marie-Claude Petit (rommis).In documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Domine.Serge Iaplanie (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA Pl'BUCITÉ HT LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur advint) Jacqueline Avril Jean de Billy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Marlene Côte.Christiane legault Jacques A.Nadeau.Guylaine OuellcC Micheline Ruelland (publicitaires) : Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux.Claire Paquet Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production).Claudine Bedard.Johanne Brunet Danielle Can tara.Richard Des Cormiers.Mariejosee Hudon.Sylvain Lesage.Christian Yien.Olivier Zuida.SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne labonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon BlanchetteTurrotte.Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Racheüe Leclete-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur).Danv Depatie (adjointe à l’administration et responsable des ressources humaines) Nicole Carmel (responsable des services comptables).JeannecTArc Houde (secrétaire à la direction) : Céfine Furoy.Ghislaine lafleur.Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (riee-prrsidenl exécutif et directeur général).« A 12 I.K I) K V (Mil.I.K V K N l> Il K D I II .1 I’ I N MM» 7 LE DEVON ACTUALITES DAVID SILVERMAN REUTERS DES MILLIERS de juifs ultra-orthodoxes se sont réunis hier dans un quartier de Jérusalem pour protester contre la profanation de tombes dans le cadre de fouilles menées par des archéologues un peu partout en Israël.EN BREF Attentat cTAir India: le suspect assassiné?Toronto (PC) —Talwinder Parmar, l’homme que la GRC avait désigné comme le principal suspect dans l’attentat à la bombe commis en 1985 contre un vol d’Air India, aurait été tué par la police indienne à la suite d’un interrogatoire, et non au cours d'une fusillade avec les forces policières, rapportait hier un bulletin de nouvelles diffusé à la radio de CBC.Citant des sources non identifiées, CBC a dit avoir appris que Parmar, qui était citoyen canadien, avait été capturé, interrogé et tué par la police indienne, et que l’histoire de la fusillade avait été inventée.Le dossier , concernant l’interrogatoire de Parmar pourrait avoir d’im-portantes implications sur l'enquête liée à l’attentat d’Air India, et le meurtre d’un Canadien par la police indienne pourrait compliquer la situation, dit CBC.La GRC a déclaré récemment qu’elle était sur le point de procéder à des arrestations pour l’attentat—jusque-là inexpliqué — qui avait tué 329 personnes, dont 278 Canadiens.À LIRE DEMAIN Les Arts Le dernier film d’André Forcier, La Comtesse de Bâton-Rouge, se révèle l’œuvre la plus personnelle du cinéaste québécois.Une oeuvre qui évoque ses débuts à travers une forêts de symboles et qui brosse une allégorie du septième art.A lire demain dans notre cahier des Arts.Livres Pour sa première incursion dans le monde littéraire, Michelle Tisseyre a choisi le roman historique.Cette traductrice de métier s’est inspirée de l'histoire de sa grand-mère, carmélite et divorcée, pour rédiger la Passion de Jeanne.A lire demain dans notre cahier Livres.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9“ étage, Montréal (Québec), H3A3M9.EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Sur Internet Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514) 985-3551 Le Dttoir est publié du lundi au samedi par 1/ Devoir Inc.don! le «fgf social est situé au 2050.rue de BWiry.étage.Montréal, (Québec).H3A TM9 II est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montreal L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et â diffuser les informations publiées dans Ije iMtoir.Le Deunr est distribue par Messageries Ilynamiques.division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, tarai.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt legal B&Kothequr nationale du Québec BOUCHARD CONSENSUS SUITE DE I.A PAGE 1 et que le nouveau programme du Parti québécois ne prévoit pas ce démantèlement d'Hydro-Québec».Il appartient aux promoteurs de cette déréglementation, qui se traduit par l'ouverture du réseau québécois aux producteurs privés locaux et extérieurs ainsi que par des projets de détournement de rivières à des fins d’exportation, de «justifier» cette stratégie et de démontrer quels avantages les Québécois peuvent en retirer.Et cette démonstration doit se faire «avant et non pas après que toutes les décisions stratégiques dans ce dossier auront été prises», a précisé M.Viens en entrevue, qui ne veut pas que le Québec se retrouve «dans l’impossibilité de changer le courant des choses».M.Barakat, président de la région Ville-Marie, a pour sa part souligné que «malgré une résolution adoptée dans ce sens lors de notre dernier conseil national, le débat public portant sur la privatisation d’Hydro-Québec et la déréglementation énergétique n'a pas eu lieu.Pourtant, le gouvernement procède par décret et modifie la situation».M.Viens, de la région de Montréal-Centre, s’inquiète tout particulièrement du fait «que l’on s’apprête à sacrifier l’œuvre de toute une collectivité pour satisfaire les soi-disant impératifs du marché».Il a ajouté qu'«c l’origine, Hydro-Québec était le résultat d’un véritable pacte social où, collectivement, les Québécois décidaient de prendre le contrôle de cette richesse et de cette ressource avec un objectif précis: celui de créer une société de services sans but lucratif pour maintenir des tarifs uniformes sur tout le territoire, de mettre en valeur le patrimoine hydraulique pour les besoins énergétiques du Québec et d’assurer des services d’égale qualité à toutes les régions du Québec.Hydro-Québec est un organisme public: il faut donc que son avenir et son mandat soient discutés de façon publique».Les deux régions métropolitaines du Parti québécois, qui sont connues comme étant des fiefs opposés au bastion néolibéral du bunker, à Québec, travaillent à élargir leurs alliances sur ces questions, comme elles l’ont fait sur d’autres questions comme la langue ainsi que les compressions dans les services de santé et le budget provincial.Ces régions pourraient forcer le gouvernement à rendre des comptes en exigeant la convocation d’un conseil national du Parti québécois sur ces matières, ce qui pourrait mettre les ministériels sur la sellette, pour ne pas dire sur le gril.Un des présidents de comté présent à la rencontre de mercredi soir a raconté que le ministre Chevrette avait été invité à donner son point de vue à l’assemblée mais qu'il n’avait même pas dépêché un attaché politique.Cet affront a été très mal accueilli de la part des responsables pé-quistes des comtés, qui font d’ailleurs des liens entre ce dossier et la politique de l'eau, plus générale, dont ils entendent aussi débattre publiquement.Selon cette source, les conseillers du premier ministre appliqueraient la «loi du silence» dans ce dossier en forçant députés et ministres à ne répondre à aucune attaque dans ce dossier.Un bon indice de cette situation, a-t-il noté: aucun des neuf députés et ministres pé-quistes n’a répondu à l’invitation d’assister à cette réunion de leurs propres troupes.À l’Assemblée nationale, le ministre Guy Che- vrette a renvoyé l’opposition à une éventuelle audience devant la Régie de l’énergie où, disait-il, chacun, y compris le Parti libéral du Québec, pourra débattre de la déréglementation du ¦marché de détail» de l'électricité, le principe de, la déréglementation tout court de la société d'État et de son réseau étant dans son esprit une cause entendue.Le député libéral de Jean-Talon et critique en environnement, Christos Sirros, a par ailleurs révélé qu’Hydro-Québec avait commencé au début de la semaine à effectuer des relevés dans le cadre des quatre détournements de rivières annoncés avant-hier par Le Devoir, avant même que le cabinet n’ait autorisé la réalisation de ces études d’avant-projet.Le cabinet a adopté ces arrêtés en conseil le jour même où U Devoir dévoilait les quatre détournements.Le ministre Chevrette a par ailleurs été mis dans l’embarras quand M.Sirros a voulu savoir pourquoi ni lui ni le président d’Hydro-Québec, André Caillé, n’avaient mentionné ces détournements lors de leur passage en avril devant la commission parlementaire qu’il préside.Le ministre Chevrette a dit que le projet «d’optimisation» des barrages Bersimis avait été annoncé au Sommet socioéconomique de l’automne dernier ainsi qu’à la commission.Mais il n’a pu expliquer pourquoi personne n’a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un réaménagement ou d'une modernisation d’équipement mais bien de détournements de quatre cours d’eau, ce qui n’est pas dans les habitudes des castors hydro-québécois.Quant au ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, il a dit que les projets de détournement devraient être justifiés, certes, mais devant la Régie de l’énergie.Et que c’est là que le public pourra discuter, au besoin, du niveau de l’eau des barrages d’Hydro-Québec.Il a donné à entendre — un recul par rapport à sa position de la veille — que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) ne serait saisi, en somme, que des problèmes liés au débit des cours d’eau détournés, ce qui constituerait un changement important par rapport aux règles d’évaluation environnementale, en place depuis 20 ans, car le BAPE a toujours eu mandat sur la < justification» des projets.En entrevue au Devoir, le ministre Cliche a raconté avoir affirmé au président d’Hydro-Québec, André Caillé, qu’il trouvait l’échéancier de ses détournements de rivières «pas très réaliste».L’agenda de deux des quatre projets de détournement ne comprend aucun moment pour une audience publique, un exercice de cinq mois et demi.À l’Assemblée nationale, David Cliche a affirmé qu’il y aura audience publique dans ces deux dossiers si des citoyens l’exigent.Hier, l’Association des pourvoyeurs du Québec, qui a appris par Le Devoir que ces détournements allaient affecter plusieurs de ses membres, a dénoncé le fait qu’Hydro-Québec place ainsi devant un fait accompli des acteurs comme les pourvoyeurs, qui exploitent les ressources naturelles de façon durable.«On s’apprête à sacrifier l’œuvre de toute une collectivité» «Ce serait dramatique, et je pèse mes mots», affirme Lorraine Page SUITE DE LA PAGE 1 Il rappelle que la condition posée par Ottawa pour appuyer l’amendement constitutionnel est l’existence d’un consensus au Québec.Le litige porte sur le droit de vote aux élections scolaires.Le projet de loi 109 prévoit que seuls les anglophones à qui est reconnu le droit de fréquenter l’école anglaise ou d’y inscrire leurs enfants auraient droit de vote aux commissions scolaires anglophones.Cela exclut tous les anglophones qui n’ont pas fait la majeure partie de leurs études primaires au Canada.Les groupes anglophones réclament le libre choix par l’électeur de la commission scolaire à laquelle il veut voter.La présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec, Lorraine Pagé, abonde dans le même sens que M.Ouimet.«Ce serait dramatique, et je pèse mes mots, pour la société québécoise si on passait à côté de la chance de modifier l'article 93 de la Constitution pour moderniser notre système scolaire», a-t-elle dit au Devoir.La syndicaliste estime que le risque est réel que le gouvernement fédéral renonce à faire amender la Constitution s’il perçoit que le consensus québécois ne tient plus.Elle évalue que ce risque est encore plus grand après les élections de lundi à cause du poids du caucus ontarien, d’où proviennent les plus grandes réticences, au sein de la majorité libérale.L’amendement à l’article 93 libérerait Québec de l’obligation de maintenir à Montréal et à Québec des structures scolaires confessionnelles en plus des structures linguistiques, ce qui, tout le monde en convient, rendrait la situation ingérable, en particulier dans l’île de Montréal.Sans cet amendement, dit Mme Pagé, des objectifs fondamentaux sont compromis, comme l’intégration des immigrants à la société francophone et la déconfessionnalisation du système scolaire en conformité avec la liberté de croyance.Pour la CEQ, l’obtention de cet amendement est la seule priorité.Déjà, la centrale a suggéré au gouvernement une voie de compromis avec les anglophones: que les parents votent à la commission scolaire où sont inscrits leurs enfants, francophone ou anglophone, et que les adultes sans enfants votent à la commission scolaire de leur choix.Hier, le député Ouimet a soutenu que son parti voterait en faveur du projet de loi 109 si ce comprojnis était accepté par la ministre de l’Education, Pauline Marois.La porte-parole de la ministre n’était pas en mesure hier de préciser les intentions de Mme Marois.Le vote sur le principe du projet de loi devait avoir lieu tard hier soir ou aujourd’hui.Si Mme Marois décide de modifier son projet de loi, elle fera connaître les amendements seulement durant la prochaine étape législative, soit lors de l’étude détaillée en commission parlementaire, qui pourrait avoir lieu la semaine prochaine.La semaine dernière, Mme Marois a fait connaître sa crainte qu’en accordant la liberté de voter pour la commission scolaire de son choix, elle donne aux anglophones un argument pour revendiquer le libre choix de l’école pour les enfants, y compris ceux des immigrants.Les organismes anglophones, y compris Alliance Québec, ont fait valoir qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux questions.Mais comment expliquer à un Jamaïcain établi au Québec depuis peu, élu commissaire d’école à la commission scolaire anglophone, qu’il ne puisse pas inscrire ses enfants à l’école placée sous l’autorité de la commission scolaire dont il est l’un des administrateurs?Mme Pagé estime pour sa part que la question du droit de vote en est une que l’on peut régler au Québec, entre Québécois.Tandis que pour obtenir l’amendement à l’article 93, il faut s’en remettre à Ottawa.La CEQ n’est pas en désaccord avec les dispositions actuellement prévues au projet de loi.Mais «si elles nous empêchent d’obtenir l’amendement à l’article 93, ça nous inquiète», a-t-elle dit.Le gouvernement est actuellement pris entre deux feux.D’un côté, les pressions augmentent pour qu’il fasse un compromis afin de sauvegarder ses chances d’obtenir l’amendement constitutionnel.De l’autre, des groupes nationalistes comme la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal le pressent de ne pas céder à la communauté anglophone.Le député Ouimet, pour sa part, en est au point de se demander «si le gouvernement ne recherche pas volontairement à ne pas obtenir la modification afin de démontrer que la Constitution canadienne ne peut pas être modifiée».f ALGERIENS À Alger, en milieu d’après-midi, les bureaux étaient presque déserts SUITE I)E LA PAGE 1 À Alger, des policiers, en uniforme ou en civil, ou des militaires surveillaient les écoles transformées en bureaux de vote, où les électeurs étaient minutieusement fouillés.Sous un soleil de plomb, des patrouilles de gendarmes et de soldats circulaient en jeeps et en 4X4.Mais l’ambiance est restée calme dans la capitale (plus de trois millions d’habitants), où les rues étaient peu animées, rappelant l’aspect d’un jour férié.Les autorités ont annoncé un taux de participation de 56,02 %, en baisse de neuf points par rapport à la présidentielle de novembre 1995.Cette participation est très normale, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Mostefa Benmansour.Le vote a été prolongé jusqu’à 20h locales dans les grandes villes et certaines communes.Dans le centre d’Alger, en milieu d’après-midi, des bureaux étaient presque déserts, contrastant avec l’affluence d’il y a un an et demi.Seul incident connu, deux personnes ont été légèrement blessées, près de Djelfa (300 kilomètres au sud), par un engin explosif lancé contre une voiture particulière, selon, des témoins.À Larbaa, près d’Alger, au cœur du triangle de la mort SUITE DE LA PAGE 1 (FTA) s’est donné pour mission d’offrir au public montréalais l’occasion de voir ce qui se fait de plus avant-gardiste ailleurs dans le monde, voilà donc ledit Castellucci à Montréal.Il vient nous présenter Orestea (Une commedia orga-nica?), spectacle qu’il promène depuis deux ans à travers l’Europe.Habitué des plus grands festivals — il y croise souvent Robert Lepage —, Castellucci fait du théâtre depuis son adolescence.C’est toutefois en 1981 qu’il créait sa compagnie, la Societas Raffaello Sanzio.Diplômé de l’Académie des beaux-arts de Bologne, le metteur en scène de 37 ans a signé des productions acclamées en Italie et ailleurs en Europe.La seule évocation des titres de ses spectacles donne une bonne idée de sa démarche.A preuve: Amleto — Im veemente esteriorita 'delta morte di un mollusco {Hamlet — Im Véhémente Extériorité de la mort d’un mollusque) ou Masoch — / trionfi de teatro corne petenza passi-va, colpa e sconfitta {Masoch — Les Triomphes du théâtre en tant que puissance passive, faute et défaite).Disons qu’on est loin du réalisme des téléromans.Cette fois, Castellucci s’attaque à L'Orestie d’Eschyle, -un texte fondateur du théâtre occidental-, comme le rappelle avec justesse le programme du FTA, une œuvre créée au printemps de l'an 458 avant Jésus-Christ et qui a inspiré de multiples artistes, dont Paul Claudel qui en a publié une traduction en 1920.1je texte d’Eschyle, jugeait Claudel, montre la dure loi de la justice primitive des Grecs.Pour où les groupes islamistes font régner la terreur, le vote se déroulait sans incident, selon l’AFR.L’armée était omniprésente: barrages fixes et volants, patrouilles de 4X4 blindés.Beaucoup d’électeurs interrogés ont affirmé s’être prononcés pour le parti présidentiel, le Rassemblement national démocratique (RND).Dans les bureaux d’Alger, l’ambiance était plutôt au scepticisme, loin de l’espoir rencontré lors de la présidentielle, quand les électeurs croyaient à un retour rapide de la paix.«Il faut espérer malgré tout», a expliqué un électeur de Beb el Oued.Hommes et femmes, vêtues à l’occidentale ou en hidjab (voile islamique), ont voté, en général, dans des bureaux séparés.Plus de 300 000 militaires, policiers, gardes communaux et membres des groupes d’autodéfense étaient mobilisés pour assurer la sécurité.La fin de la campagne a été marquée par trois attentats dans des bus et sur un marché d’Alger, dimanche et lundi, qui ont fait plus de 20 morts et plus de 130 blessés, selon des bilans dressés par la presse.Les autorités ont appelé les citoyens à redoubler de vigilance et ordonné la généralisation, à Alger, des fouilles dans les commerces et les transports.ceux à qui cela pourrait servir, voici un bref argumentaire de cette tragédie sur le cycle de la vengeance: Agamemnon a sacrifié Iphigénie il y a sept ans.Clytemnestre venge sa fille en tuant Agamemnon.Oreste, le fils, assassine Clytemnestre.Les Erinnyes réclament le sang d’Oreste qui obtiendra finalement le pardon de la déesse Athéna.Le théâtre de Castellucci vise la profondeur de la communication.«En terme dramaturgique, cela se traduit par l’équivalence des éléments.Tous les éléments de théâtre, la parole, les lumières, le son et les autres, ont une importance égale.Nous œuvrons sur un territoire horizontal.Le texte n'a pas priorité.Notre théâtre se base sur la découverte de la figure.L’image frappe avant la compréhension intellectuelle ou linguistique des choses.Le travail que nous avons fait sur L’Orestie est un travail de précipitation chimique-, expliquait Castellucci.hier, à quelques heures de la première d’Orestea a l'Espace Go.On l’a dit.Il y a plusieurs animaux dans le spectacle.Ce sont les organisateurs du FTA qui ont dû trouver les bêtes au cours des derniers jours.Pourquoi cette ménagerie?Le nombre des candidats était très important: 7747, répartis entre 39 partis, 68 listes indépendantes et une petite alliance.L’élection se déroulait au scrutin de liste à la proportionnelle.Le président Liamine Zéroual a affirmé en votant à Alger que le peuple allait choisir «en toute liberté».La future Assemblée, élue pour cinq ans, devrait être dominée par le courant «islamo-conservateur» représenté principalement par le RND et le MSP face à un pôle démocrate divisé, selon les analystes.La,nouvelle Constitution a renforcé les pouvoirs du chef de l’État et créé une seconde Chambre — dont un tiers des membres sera désigné par M.Zéroual — qui pourra aisément «censurer» l’Assemblée.Les autorités ont promis que le scrutin — supervisé par plus de 200 observateurs — se déroulerait dans le «calme le plus total» et la transparence.Ce scrutin sera examiné avec soin par les partenaires ’ de l’Algérie, après cinq années de violences qui ont fait ' plus de 60 000 morts, selon des sources occidentales.«Ces élections, si elles sont crédibles et transparentes, peuvent constituer une autre étape vers la réconciliation nationale, l’arrêt des violences et le retour,de la prospérité», a notamment indiqué le département d’État américain.Le texte n’a pas priorité.» «Nous avons fait la philologie du texte d’Eschyle.Au degré zéro de L’Orestie, il y a la présence animale.Eschyle propose plusieurs métaphores animales.Dans l’imaginaire du dramaturge, chaque animal a une association symbolique.Des figures animales de rêve peuplent l'imagination d’Oreste.Nous avons choisi la littéralité.» Castellucci innove partout, y compris dans le choix de ses acteurs.La plupart des comédiens qui participent au spectacle ne sont pas des professionnels.Ils ont été recrutés sur la rue.Dans le deuxième acte (Les Choéphores), ils sont nus sur scène.«C'est une nudité invisible.Ils sont statiques, immobiles», explique le metteur en scène.Les acteurs, ajoute-t-il, sont libres d’adhérer au projet.Une fois, qu’ils ont accepté, il se montre extrêmement exigeant avec ! -eux.Castellucci ne se réclame d’aucun maître, surtout pas d’Eugenio Barba.Tout au plus admet-il une certaine parenté avec le travail de laboratoire de Grotowski.Son projet n’a pas son pareil dans le théâtre occidental.En 1994, la Societas Raffaello Sanzio est passée à un cheveu de ne plus être subventionnée par le gouvernement italien.«On a voulu nous censurer», se souvient Cas-tellucri.Iœs dirigeants ont toutefois fait marche arriére devant la force du mouvement de résistance.Heureux de sa première visite à Montréal.Romeo Castellucci se promet d’aller à la découverte de la dramaturgie québécoise.«On m’a beaucoup parie de Robert lœpage.fai bien l’intention de voir son spectacle.» Orestea est à l’affiche jusqu’au 8 juin, à l’Espace Go.r\__ BETES «Nous œuvrons sur un territoire horizontal.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.