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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1997-06-06, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V (t l.I, X XXVIII x - i 2 n ?M O X T I! K A I.I.K V K X l> I! K I) I li .1 I' I X I il !» N 8 T V q o il U \ I (I I $ PERSPECTIVES La consolidation du RRQ PLAISIRS Café, croissants et tennis, page B 1 MONTRÉAL Le projet de complexe touristique à Kahnawake est compromis, page A 3 ?LES ACTUALITÉS Garderies à but lucratif: Québec y mettra du sien, page A 2 La ministre Louise Harel a présenté, hier, le projet de loi modifiant le Régime de rentes du Québec (lire notre reportage, page A 4).Après avoir jonglé avec quelques propositions aussi audacieuses que discutables lors des consultations de l’automne, la ministre revient avec un projet dont le seul élément vraiment dramatique est aussi celui que l’on savait inévitable: la hausse des cotisations.Depuis janvier dernier, tous les Québécois au travail versent 6 % de leurs revenus annuels de moins de 32 000 $ au Régime de rentes du Québec, une cotisation partagée à parts égales avec l’employeur.Ceci les assure d’une rente annuelle, indexée, du quart de leur revenu à l’âge de 65 ans (maximum de 8950 $), ou un peu moins s’ils ont fait le choix d’une retraite anticipée.Le régime offre aussi certains autres avantages, comme la prestation pour invalidité, la prestation au conjoint en cas de décès et même une prestation pouvant atteindre 3580 $ pour faire face aux dépenses lors d’un décès.En somme, le RRQ remplit à la fois un rôle de régime de rente et d’assurance pour ceux et celles qui ont cotisé pendant leur vie active.Il ne s’agit donc pas d’un programme de sécurité sociale calculée selon les besoins mais d’un vrai régime de retraite, public.En revanche, à la différence des régimes privés, les prestations proviennent essentiellement des contributions versées la même année par les travailleurs actifs, et donc très peu des capitaux accumulés au fil des ans.Au taux actuel de cotisation, la réserve de la RRQ suffit tout au plus aux besoins de deux années de prestations.Or, comme le pourcentage de Québécois admissibles ne cesse de croître (47 % en 1981, mais 90 % dans une trentaine d’années) et que le nombre de retraités ira en augmentant plus vite que le nombre de travailleurs actifs, il fallait agir en sabrant dans le régime et en haussant l’âge de la retraite, ou en laissant grimper les cotisations lentement, mais jusqu’à 13 % du revenu annuel pour des avantages qui n’en valent que 10 %, ou encore en imaginant une recette mitoyenne, la voie choisie par le gouvernement du Québec.C’est ainsi que les cotisations passeront de 5,6 % l’an dernier à 9,9 % d’ici six ans.C’est beaucoup moins que les 13 % prévus dans un premier scénario, mais c’est tout de même 1400 $ de plus que les 1800 $ versés l’an dernier.De l’avis des principaux acteurs du marché du travail, la mesure est nécessaire pour protéger un régime de base essentiel, tout en faisant contribuer plus adéquatement les baby-boomers au financement de leur propre retraite à venir d’ici 10 ou 20 ans.La hausse envisagée n’en constitue pas moins une ponction importante sur les revenus stagnants des travailleurs et un alourdissement du fardeau fiscal des entreprises, dont il faudra tenir compte quand viendra le temps de parler des fruits de la lutte contre le déficit Dans le cours de sa réflexion, la ministre a renoncé à une hypothèse avancée par les tenants d’un régime plus redistributif, qui demandaient que l’on fasse contribuer les salariés même au delà du revenu moyen, sans pour autant ajuster les prestations de retraite en conséquence.Une solution qui aurait paru progressiste mais qui n’aurait pas manqué d’avoir l’effet pervers de discréditer le régime aux yeux des travailleurs qui gagnent 35 000 $ ou plus.Parmi les changements au régime contenus dans le projet de loi, il y a le gel de l’exemption de base à son niveau actuel de 3500 $ (montant sur lequel personne ne paie de cotisation); la fixation à 2500 $ pour tous de la prestation au décès, au lieu d’un montant pouvant atteindre 3500 $ selon son plafond de revenu assurable (une mesure favorable aux plus bas revenus); l’harmonisation à 65 ans de la rente pour invalidité avec la rente anticipée de ceux qui prennent leur retraite à partir de 60 ans; le calcul des prestations sur la moyenne des cinq dernières années au travail au lieu de trois (baisse légère des prestations pour ceux qui sont sous le plafond maximum, compensée par la prestation fédérale); et finalement, l’obligation de continuer de contribuer au régime pour les retraités de plus de 60 ans qui travaillent toujours.Dans ce dernier cas, la mesure sera favorable aux retraités qui n’ont pas droit au maximum des prestations, mais pour les autres qui ont déjà contribué ce qu’il fallait pour recevoir le maximum de prestations, il s’agit d’une taxe déguisée qu’il faudra justifier.Québec a donc finalement retenu quelques mesures assez simples qui protègent le régime dans sa facture actuelle, et dont le seul inconvénient majeur tient dans la hausse sensible des cotisations.Entre une révolution à la Preston Manning, qui propose d’abolir le régime et de le remplacer par des REER individuels, et une autre qui voudrait en faire un programme de redistribution du revenu, Québec a choisi de consolider un régime modeste mais qui a fait ses preuves.Québec a retenu des mesures assez simples qui protègent le régime dans sa facture actuelle Jean-Robert Sans façon ?r)î4j M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Passages nuageux.Max: 25 Min: 10 Max: 21 Min: -7 Détails, page A 4 INDEX Agenda .B 7 Idées Ail Annonces.A4 Le monde.4 7 Avis publics .A 6 Les sports.A 6 4 8 .A3 Culture R 10 Mots croisés .A 6 Économie.A 8 Politique Éditorial A 10 Télévision.B 8 Commissions scolaires linguistiques Le consensus entre libéraux et péquistes ne tient plus qu’à un fil Le PLQ se range aux nouvelles demandes de la communauté anglophone MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les députés libéraux à l’Assemblée nationale voteront contre le projet de loi 109 créant les commissions scolaires linguistiques s’il n’est pas modifié pour répondre aux demandes formulées par la communauté anglophone au sujet du droit de vote aux élections scolaires.Ce geste pourrait évidemment être interprété comme une rupture du consensus qui avait mené à l’adoption à l’unanimité par l’Assemblée nationale, ce printemps, d'une motion demandant à Ottawa de modifier la Constitution pour favoriser l’implantation de commissions scolaires linguistiques au Québec.Au bout du compte, le désaccord entre les libéraux et les péquistes pourrait compromettre l’obtention de l'amendement constitutionnel.«S'il n’y a pas de compromis, je crains que ça mette la réforme scolaire en péril», a déclaré hier le porte-parole libéral en matière d’éducation, le député de Marquette Fran- çois Ouimet, en confirmant au Devoir l’intention de son parti de voter contre le projet de loi s’il n’est pas modifié.«Iœ Québec risque de ne pas obtenir l’amendement constitutionnel parce que le consensus serait brisé», a-t-il ajouté au cours d’un entretien téléphonique.M.Ouimet craint que si le projet de loi n'est pas modifié, les groupes anglophones feront la queue à Ottawa pour faire valoir que le consensus est rompu, que leurs droits démocratiques sont brimés.VOIR PAGE A 12: CONSENSUS F Q Q H”** .Si A sens unique JACQUES NADEAU LE DEVOIR NOUVELLE MANIF hier dans l’industrie de la construction.Dans l'est de Montréal, un groupe de travailleurs a tenu une manifestation contre l’embauche d’ouvriers ontariens pour exécuter des travaux de rénovation au quartier général de la Sûreté du Québec, rue Parthenais.Richard Goyette, de l’Association des manœuvres inter-provinciaux (FTQ-Construction), en a profité pour dénoncer l’entente intervenue récemment entre le Québec et l’Ontario sur la mobilité de la main-d’œuvre dans le secteur de la construction.«L’entente démontre clairement l’incohérence du régime puisqu’elle permet facilement à un travailleur ontarien d’œuvrer au Québec dans un secteur syndiqué, alors que le contraire est difficilement démontrable, dans la mesure où les conventions collectives ontariennes ferment les portes aux travailleurs du Québec.» Le directeur général de l’Association, Ludger Synnett, a estimé que «si le gouvernement ne révise pas cette entente, de plus en plus de Québécois vont se retrouver au chômage».Déréglementation de l’électricité Bouchard est désavoué par les militants de Montréal Les péquistes montréalais crient au «démantèlement d’Hydro-Québec» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les 31 présidents des exécutifs du Parti québécois dans la région de Montréal ont désavoué hier à mots à peine couverts la nouvelle politique énergétique mise en place par le ministre des Richesses naturelles Guy Chevrette avec l’appui du premier ministre Lucien Bouchard.À l’unanimité, les 31 présidents péquistes des comtés métropolitains ainsi que les deux exécutifs des régions Montréal-Centre et Ville-Marie du Parti québécois ont fait savoir hier par communiqué de presse qu’ils réclament du gouvernement un moratoire immédiat sur la déréglementation en cours dans le domaine de l’énergie ainsi qu’une «vaste consultation publique» sur cette question, préalablement à tout nouveau geste ou projet.Les militants péquistes ont décidé de faire face aux ministériels sur cette question lors d’une rencontre tenue mercredi soir.Les deux présidents péquistes des régions en cause, Bruno Viens et Maxime Barakat, ont mis en cause la légitimité des ministériels dans ce dossier en déclarant que «la déréglementation énergétique devant nous aujourd’hui ne se retrouvait pas dans les engagements électoraux de 1994 VOIR PAGE A 12: BOUCHARD Les Algériens votent dans le calme, sinon dans la désillusion L’ex-Hamas menace de ne pas reconnaître les résultats du scrutin ALAIN BOMMENEL AGENCE FRANCE-PRESSE Alger — Les Algériens ont voté hier pour élire leur première Assemblée pluraliste, aux pouvoirs réduits, sous haute surveillance de la police et de l'armée après plus de cinq années de violences.Près de 17 millions d’électeurs étaient appelés à désigner 380 députés, cinq ans après l’annulation du processus électoral qui allait donner la majorité absolue au Front islamique du salut (FIS, dissous).Avant même la fin du vote, le premier parti islamiste légal, le Mouvement de la société de la pane (MSP, ex-Ha- mas), a dénoncé de «nombreux dépassements», notamment la présence d’urnes et de bureaux de vote non prévus, selon lui, et la présence massive de l’armée qui a dissuadé les gens de voter.Le chef du MSP, Mahfoud Nahnah, a laissé planer lors d’une conférence de presse la menace d’un refus de reconnaître les résultats du scrutin.Le Parti du renouveau algérien (PRA, membre du gouvernement) a affirmé de son côté que ses observateurs dans plusieurs communes avaient été «chassés des bureaux de vote et agressés».VOIR PAGE A 12: ALGÉRIENS r.ASSOCIATED PRESS V i , .Des Algériens font la queue à la porte d’une école transformée en bureau de vote à Staoueli, à l’est d’Alger.Le scrutin n’était pas terminé que le Mouvement de la société de la paix (MSP, ex-Hamas), faisant état d’irrégularités, menaçait de ne pas reconnaître le résultat des élections législatives.C MARCO CASELU Une scène de L’Orcstie, mis en scène par Romeo Castellucci: «Un texte fondateur du théâtre occidental.» Le Festival de théâtre des Amériques Bêtes de scène Quand des Italiens revisitent les Grecs Le Festival de théâtre des .Amériques accueille une compagnie italienne à la fine pointe de la recherche théâtrale.Le metteur en scène Romeo Castellucci propose une lecture inusitée de L'Orestie d’Eschyle dans laquelle les acteurs et les animaux se partagent la scène.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Un cadavre de chèvre est suspendu au-dessus des acteurs, des ânes déambulent.des macaques incarnent des esprits, des acteurs nus.obèses ou décharnés, re- çoivent des douches de sang, un mongolien interprète Agamemnon: le jeune metteur en scène italien Romeo Castellucci.on l’aura deviné, fait dans la recherche théâtrale.Et comme le Festival de théâtre des Amériques VOIR PAGE A 12: BÊTES t t I 778313000689 I, !•: |> K v (II It .I.K V K X I) Il K I) I II .1 r I X I !» ÎI 7 A (> LES SPORTS HOCKEY Fin de course ELIMINATOIRES Finale de la coupe Stanley (quatre de sept) Samedi, 31 mai Detroit 4 Philadelphie 2 Mardi.3 juin Detroit 4 Philadelphie 2 Hier Philadelphie 1 Detroit 6 (Detroit mène la série 3-0) Demain Philadelphie à Detroit, 20h (CBC.SRC) Mardi, 10 juin x-Detroit à Philadelphie, 20h (CBC, SRC) Jeudi, 12 juin x-Philadelphie à Detroit, 20h (CBC, SRC) Samedi, 14 juin x-Detroit à Philadelphie, 20h (CBC, SRC) (x: si necessaire) BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier Cincinnati 6 Houston 5 Atlanta 9 Montréal 0 Pittsburgh 9 St.Louis 3 N.Y.Mets 6 Floride 0 San Diego 7 Colorado 9 (11 m) Cubs de Chicago à Philadelphie San Francisco à Los Angeles Aujourd'hui Cubs de Chicago à Montréal.19h35.Philadelphie a Pittsburgh, 19h35.N.Y.Mets à Cincinnati, 19h35.Floride au Colorado, 21 h05.St.Louis à Los Angeles, 22h05.Houston à San Diego, 22h05.Atlanta à San Francisco, 22h05.Demain N.Y.Mets à Cincinnati, 13h15.Floride au Colorado, 16h05.Atlanta à San Francisco.16h05.Philadelphie à Pittsburgh, 19h05.Cubs de Chicago à Montréal, 19h35.St.Louis à Los Angeles, 22h05.Houston à San Diego, 22h05.LIGUE AMÉRICAINE Hier Boston 2 Milwaukee 1 Seattle 14 Detroit 6 White Sox de Chicago 4 Cleveland 5 (11 m) Oakland 4 Toronto 3 Anaheim 3 Minnesota 0 Texas à Kansas City Aujourd’hui Cleveland à Boston, 19h05.Seattle à Detroit, 19h05.Milwaukee à N.Y.Yankees, 19h35.Oakland à Toronto, 19h35.Anaheim au Minnesota, 20h05.Baltimore à White Sox de Chicago, 20h05.Texas à Kansas City, 20h05.Demain Seattle à Detroit, 13h05.Baltimore à White Sox de Chicago, 13h05.Texas à Kansas City, 13h05.Milwaukee à N.Y.Yankees, 13h35.Oakland à Toronto, 16h05.Cleveland à Boston, 17h05.Anaheim au Minnesota, 20h05.ROBERTO BKTTIN1 ASSOCIATED PRESS i y / UN TECHNICIEN tente tant bien que mal de réconforter Luc Leblanc, inconsolable après son abandon hier dans la 19 étape du Giro d'Italie.Le cycliste français a chuté mercredi dans le contre-la-montre.Il était troisième au classement.L'Espagnol José Luis Rubiera a remporté l’étape d’hier, mais Ivan Gotti semble le mieux placé pour décrocher la palme.L’Italien a pris 55 secondes supplémentaires hier et il a porté son avance à 1 min 32 s à trois jours de l’arrivée à Milan.Les Flyers humiliés PRESSE CANADIENNE Detroit (PC) — Ça sent la fin poulies Flyers de Philadelphie, qui ont subi une véritable leçon de hockey hier aux mains des Red Wings de Detroit, qui les ont humiliés 6-1 pour gagner leur premier match de finale de la coupe Stanley devant leurs partisans depuis 1964.Ils auront l’occasion de remporter demain leur première coupe depuis celle de 1955 contre le Canadien.A la troisième période, on a d’ailleurs entendu les spectateurs scander «Sweep, Sweep, Sweep» (balayage).Ces partisans ont eu beau ridiculiser les visiteurs en criant également «We want Snow», Terry Murray n’a plus de plan B puisqu’il a assuré la veille qu’il terminerait la série avec Ron Hextall, quoiqu’il arrive.Hextall n’a pas été fort mais il n’est pas la raison de la défaite de son équipe.Eric Lindros, pour un, a ressemblé beaucoup plus à l’homme invisible qu’à Superman.En voilà un qui devra répondre à plusieurs questions à moins d’un improbable renversement de situation.Il n’a aucun but dans la série et hier, il ne semblait carrément pas là.Les Red Wings ont dominé à tout point de vue.Vladimir Konstantinov a notamment servi une retentissante mise en échec à Dale Hawerchuk au centre de la patinoire.Même le gardien Mike Vernon a contribué à l’attaque en obtenant une passe.Le seul point positif chez les Flyers, c’est qu’ils ont résisté à la tentation de jouer les frustrés lorsque leur défaite est devenue certaine.John LeClair a été le seul à déjouer Vernon.Les Expos sont victimes des Braves et du mauvais sort MICHEL LAJ EH N ESSE PRESSE CANADIENNE Rien ne va plus chez les Expos.Ix*s joueurs tombent au combat, les défaites s’accumulent et la saison s'annonce de plus en plus difficile.Ix1 gaucher Denny Neagle les a dominés encore plus que ne l’avait fait Torn Glavine la veille et il a permis hier aux Braves d’Atlanta de remporter une victoire de 94) et de balayer la série de deux matchs.Les Expos ont donc perdu huit de leurs 11 derniers matchs.Avec un dossier de 29-28, ils ne sont plus qu’à un seul match au dessus de la barre de .500.Les Expos ont par ailleurs appris avant le match que Rondell White était blessé à une cuisse.Et voilà qu'ils ont perdu les services de Vladimir Guerrero, qui s’est étiré un muscle à la cuisse droite en septième.David Segui, blessé également, manque à l’appel.Neagle (8-1), qui avait entrepris la saison en remportant ses sept premières décisions, a profité de son séjour au Stade olympique pour reprendre ses bonnes habitudes.Il n’a permis que six coups sûrs, tous des simples, dont les deux premiers de la carrière de Ryan McGuire.Il s’est même permis de produire deux points avec un simple et un roulant au champ intérieur.Le partant Dustin Hennanson a subi son quatrième revers en six décisions.Le gérant Felipe Alou avait aaverti tout le monde qu’il était inquiet au sujet du jeune Hermason, qui souffrait d’une légère tendinite à l’épaule.Diminué, Her-manson a fait long feu contre les champions de la ligue nationale.En retard dans le compte sur presque tous les frappeurs, il a cédé trois points en trois manches et plus de travail.À vendre : Oilers Internationaux de France Hingis supplante Seles La Suissesse affrontera Iva Majoli en finale ASSOCIATED PRESS Paris — Pour la quatrième fois en quatre rencontres, la Suissesse Martina Hingis (n“ 1) a battu l’Américaine Monica Seles (n" 3) 6-7 (2/7), 7-5,6-4, en 2 h 18 min, hier à Roland-Garros, et s’est ouvert du même coup les portes de la finale des Internationaux de tennis de France.La jeune Suissesse a toutefois dû trimer dur pour accédér à la finale.En finale, Hingis affrontera demain la Croate Iva Majoli, 19 ans, qui a atteint la première finale d’un grand chelem de sa carrière à la suite d’une victoire en trois manches de 6-3, 4-6 et 7-5 contre la Sud-Africaine Amanda Coetzer.Hingis, 16 ans, la favorite du tournoi, avait entamé l’année 1997 avec un triomphe aux Internationaux d’Australie, première étape du grand chelem.Elle n’a pas perdu une seule rencontre depuis lors.Sa victoire face à Seles confirme qu’elle est parfaite- ment remise de son opération au genou subie il y a six semaines en raison d’une chute de cheval.«Physiquement, je ne me sentais pas très bien au dernier set, a dit Hingis.J'ai tenté de conserver mon calme et de m’appliquer sur mon jeu mais ce ne fut pas facile, je n’ai pas joué aussi dur depuis longtemps.» Seles a remporté Roland-Garros de 1990 à 1992 avant d’être blessée par un coup de couteau en Allemagne, en 1993.Il s’agissait seulement de la 10' défaite de sa carrière sur terre battue.«J’ai raté beaucoup trop de coups, a dit Seles, qui était troisième tête de série du tournoi.Martina a mieux joué que moi et c’est pour ça qu’elle a gagné.» Seles a commis 71 erreurs dans ce match, Hingis 50.«Elle est bonne dans tous les aspects du jeu, a dit Seles.Elle n’a pas de faiblesse.» Par ailleurs, la Montréalaise Cristina Popescu et la Française Kildine Chevalier ont battu Evie Dominikovic et Bryanne Stewart 7-5 et 6-1 en double.Edmonton (PC) — Les Oilers d’Edmonton de la Ligue nationale de hockey (LNH) sont à vendre depuis hier, a indiqué le propriétaire Peter Pocklington.«Mon cœur est avec les Oilers et il le sera pour toujours, mais objectivement le moment est arrivé pour moi de tourner la page», a déclaré Pocklington.L’annonce de Pocklington survient après quelques semaines de spéculations au sujet de sa situation financière précaire, et des conséquences que cela pourrait avoir sur le statut des renaissants Oilers.Il a fait savoir que l’équipe et le Coliseum dans lequel évoluent les Oilers sont à vendre.Pocklington a soutenu avoir essuyé des pertes de plus de six millions cette saison.Pocklington, qui a qualifié les Oilers de «meilleure équipe de hockey de ce siècle», a fixé le prix de vente à 85 millions$ US, soit le coût d’une concession de la LNH actuellement.L’équipe demeurera à Edmonton jusqu’au 30 juin 2004 en vertu d’une entente conclue avec les autorités de la ville en 1994.Téléphone: 985-3344 AVIS PUBLICS Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél: 985-3344 Fax: 985-3340 MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Ville des États-Unis.— Cérium.2- Épargne.— Conifère.3- Féroce.— Herbe fourragère.4- Émotter.— Cuvette.5- Sert à lier.— Désigner américain (1907-1978).6- Remplacement.— Touché.7- Songeuse.— Américium.8- Fruit.— Reçu.— Biographie 9- Achevé.— Athlète finlandais (1897-1973).10- Note de musique.— Large.— Trou dans un mur.11- Plat.— Ceinture.— Céréale 12- Téléphérique.— Seul.VERTICALEMENT 1- Effleurer.— Support du canon 2- Hargne — Tige gnm- pante 3- Partie d'une cuisinie- re.— Poi 4- Insensibilisation.5- Embarcation.— Prière.— À vous.6- Éminence.— Courroie fixée au mors.— Prophète hébreu.7- Cheveu.— Diminution du sens gustatif.8- Transmission d'un signal porteur d'un résultat de mesure.9- Ornement architectural.— Béryllium.10- Prend.— Profanation.11- Ciboule.— Mois.— Rarement.12- Forcené.Solution d’hier 0 I AP fi SONlE.Cd I M £ A uLt i M E] LTOnMP.COM OP L INITIE rmaMs u l El T E LO EJ I AAÊBÉH Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 25 juin 1997 à 10 h, sera saisi d’une demande d'autorisation pour exercer un usage conditionnel relativement au bâtiment portant le numéro 5675, chemin Upper Lachine.(97 0005966) L'autorisation permettrait l'agrandissement de l'usage «lieu de culte» sur cette propriété, conformément aux dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1).Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à cette demande doit le faire par écrit au plus tard le 16 juin 1997, à l'attention du greffier, bureau R-005, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 6 juin 1997 Le greffier, Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement - (Projet de construction sis au 180, boulevard Crémazie Ouest) La compagnie Ultramar Canada inc.sollicite l'autorisation de la Ville pour la construction et l'occupation d'une nouvelle station-service sur le terrain situé au 180, boulevard Crémazie Ouest.L'emplacement est situé du côté sud du boulevard Crémazie Ouest, entre la rue Waverly et l'avenue de l'Esplanade, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.BOUL.CRÉMAZIE O.Le projet présente les caractéristiques suivantes: - la démolition du bâtiment et des installations actuelles; - la construction d’un nouveau bâtiment d’un étage d'environ 225 m’corn prenant un dépanneur et une aire de restauration avec 22 places assises et une commande à l'auto; - l'installation de 4 nouvelles pompes - la construction d'une marquise reliée au bâtiment; - l'aménagement d'une aire de stationnement de 12 places à laquelle s’ajoute 1 place pour les personnes handicapées.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à la hauteur minimale exigée, à l'alignement de construction, au nombre maximal d’unités de stationnement autorisées et à la localisation de l'enclos à déchets.Conformément au Règlement sur la procédure d’approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 16 juillet 1997, en mentionnant le numéro de référence 96 0077164, à l'attention du greffier, bureau R-005, hôtel de ville.275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Un document d'information peut être consulté aux bureaux Accès Montréal Ville-Marie, 275, rue Notre-Dame Est (872-6395) et Villeray-Parc-Exlension, 7217, rue Saint Denis (872-6381).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872 5985.Montréal, le 6 juin 1997 Le greffier.Léon Laberge CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL.COUR DU QUÉBEC.NO: 505-22-000212-979.INVESTMENTS ALFAHAD INC.et 9001-3665 QUÉBEC INC., Partie demanderesse, -VS- AUTRUCHES, ÉMEUX LES CHENAIES INC,.Partie défenderesse, AVIS PUBLIC EST PAR LA PRÉSENTE donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus au 3833, CHEMIN ST-CHARLES, à LACHENAIE.Le 17 juin 1997, à 13h00, savoir: 1 Ordinateur IBM, 1 clavier, 1 souris, 1 imprimante Hewlett Packard LaserJet 11P; 1 photocopieur Canon; 2 Télécopieurs Konica; 1 photocopieur Sharp; 1 loi d'emviron 70 autruches Alfrecan Black; 1 tracteur.LESQUELS EFFETS seront vendus pour argent comptant au plus offrant et dernier enchérisseur.DONNÉ à St-Jérôme.ce 4 juin 1997.JULIE RENAUD, HUISSIER DE JUSTICE.Fl LION & ASSOCIÉS HUISSIERS.110 de Martigny, St-Jérome, Québec, J7Y 2G1.Tél: (514) 436-8282.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-17-000884-976 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT COMPAGNIE TRUST CIBC Partie demanderesse -c- 2970-6884 QUEBEC INC.ETAL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ILIAS DROSOPOULOS et 2970-6884 QUEBEC INC., de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration (procédure allégée), avis à la partie défenderesse, liste et pièces P-1 à P-5 a été remise au greffe à l'intention Ville de Boucherville APPEL D'OFFRES La Ville de Boucherville requiert des soumissions pour la fourniture des biens et services suivants : Relocalisation vanne modulante De Mortagne SP97-G18 Les soumissions (dépôt 75 $ non remboursable) seront reçues jusqu'au mercredi 25 juin 1997 à 14 h au 500, rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l’heure limite.La ville mentionnée ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Pour toute information concernant cet appel d'offres, incluant documents et conditions de soumission, appelez sans frais du lundi au vendredi, de 9 h à 21 h, en spécifiant le numéro de dossier.Union des municipalités du Québec 1-800-256-7774 PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu'on recevra à l'hôtel de ville, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: No 7675 Travaux de modification des systèmes d'ozonation et de contrôle de l’usine de production d’eau potable Sainte-Rose (règlement numéro L-9400-Q) Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l’entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cel effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval, avant la 11e heure du mardi 8 juillet 1997 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l’hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions.de même que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'ingénierie, 3 Place Laval, bureau 300.Chomedey.Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement entre 8:15 à 12 heures (midi), et ce.moyennant un dépôt de 120.00 S non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encounr aucune poursuite ou réclamation pour frais ou perles subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 6 juin 1997 Me Guy Collard.greNier de 2970-6884 QUEBEC INC.et ILIAS DROSOPOULOS.Lieu: Montréal Date: 03 juin 1997 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-002614-940 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER-ADJOINT GINETTE PAGEAU Partie requérante -c- I0AN CRISTEA Partie intimée ¦et- LE DIRECTEUR DE L'ÉTAT CIVIL Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à IOAN CRISTEA, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 2.17, le 1er août 1997, à 9h15 de l'avant-midi, le tout suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir au moins 30 jours avanl cette date.Une copie de la requête en changement de nom de KEVIN CRISTEA en celui de KEVIN PAGEAU a été remise au greffe à l'intention IOAN CRISTEA.Lieu: Montréal Date: Le 13 mai 1997 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-236479-972 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT NAJOUA BOURKHA Partie demanderesse -c- HAMID KARMOUCHE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HAMID KARMOUCHE, de comparaître au RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : OUTILOC MP INC., 180, rue Principale, St-Thomas d'Aquin (Québec) J0H 2AO.Avis est par les présentes donné qu'une ordonnance de séquestre a été rendue à l'égard de OUTILOC MP INC.le 22e jour de mai 1997, que la faillite est rétroactive à la dale du dépôt de la requête, soit le I21 jour de mai 1997, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16' jour de juin 1997 à 10 h 00 au bureau dusyndic.l050,boul.Casavant Ouest, bureau 2001.dans la ville de St-Hyacinthc.dans la province de Québec.ST-HYACINTHE.ce 4'jour de juin 1997.Raymond, Chabot Inc.as quittés a» «yrxte O» racal Oe OuOoc HP Inc.Louis Langerin, CA.Responsable de l'actif 1030.boni CauvaM Ouest Bureau 2UU1 Si Hyacinthe (Quebec) I2S 8B9 Tél (314)774-4300 (Mil) 467-6002 greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, ville et district de Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.ORDRE est également donné à HAMID KARMOUCHE, de comparaître au Palais de Justice de Montréal, situé au 1 est, rue Notre-Dame, en salle 2.17 le 18 août 1997.suile à la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce et de la requête pour mesures provisoires a été remise au greffe à l’intention de HAMID KARMOUCHE.Lieu: Montréal (Québec) Date: le 02 juin 1997 MICHEL MARTIN, G.A.Greffier adjoint.DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés el des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation VALISA INC.ayant son siège social au 3731, Charles Senecal, St-Hubert, Québec J3Y 8V4 demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés el des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l’article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Ce 04 juin 1997 DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation 2432-3883 QUEBEC INC.ayant son siège social au 3731, Charles Senecal, St-Hubert, Québec J3Y 8V4 demandera à (Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre el, à cel effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente dédaralion requise par les dispositions de (article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Ce 04 juin 1997 PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation LA BELL GARDENS INC.ayant son siège social au 5460, Royalmount, #207.Montréal, Québec H4P 1H7 demandera à (Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et.à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de (article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Montréal, ce 20 mai 1997 ALICE HERMAN Présidente Changement de nom d'un enfant mineur PRENEZ AVIS que ROSETTE LIGONDÉ en sa qualité de mère, domiciliée au 9820.Bout Goum app *205.à Montréal (Oué.) présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de JACKIE-ROS VERDIEU en celui de JACKIE-ROS TOUSSAINT St-laurent.ce 29e jour de mai 1997 ROSETTE LIGONDE 1 i A 12 I.K |> !¦: v OIK.I.K V K N I) It K l> I (I .1 I' I N I !MI 7 -/ 'i DAVID SILVERMAN REUTERS DES MILLIERS de juifs ultra-orthodoxes se sont réunis hier dans un quartier de Jérusalem pour protester contre la profanation de tombes dans le cadre de fouilles menées par des archéologues un peu partout en Israël.EN BREF Attentat cTAir India: le suspect assassiné ?Toronto (PC) —Talwinder Parmar, l’homme que la GRC avait désigné comme le principal suspect dans l’attentat à la bombe commis en 1985 contre un vol d’Air India, aurait été tué par la police indienne à la suite d’un interrogatoire, et non au cours d’une fusillade avec les forces policières, rapportait hier un bulletin de nouvelles diffusé à la radio de CBC.Citant des sources non identifiées, CBC a dit avoir appris que Parmar, qui était citoyen canadien, avait été capturé, interrogé et tué par la police indienne, et que l’histoire de la fusillade avait été inventée.Le dossier concernant l’interrogatoire de Parmar pourrait avoir d’im- portantes implications sur l’enquête liée à l’attentat d’Air India, et le meurtre d’un Canadien par la police indienne pourrait compliquer la situation, dit CBC.La GRC a déclaré récemment qu’elle était sur le point de procéder à des arrestations pour l’attentat—jusque-là inexpliqué — qui avait tué 329 personnes, dont 278 Canadiens.À LIRE DEMAIN Les Arts Le dernier film d’André Forcier, La Comtesse de Bâton-Rouge, se révèle l’œuvre la plus personnelle du cinéaste québécois.Une œuvre qui évoque ses débuts à travers une forêts çle symboles et qui brosse une allégorie du septième art.A lire demain dans notre cahier des Arts.Livres Pour sa première incursion dans le monde littéraire, Michelle Tisseyre a choisi le roman historique.Cette traductrice de métier s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère, capmélite et divorcée, pour rédiger la Passion de Jeanne.A lire demain dans notre cahier Livres.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9l étage, Montréal (Québec), H3A3M9.E?1 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Sur Internet Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514) 985-3551 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.me de Blrurv.9 étage.Montreal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I^SalIe.7743.me de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612, nie Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du (troupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Malin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.DépAt légal.Bibfiotheque nationale du Québec.\ ?LE DEVOIR ?BOUCHARD CONSENSUS SUITE DE LA PAGE 1 et que le nouveau programme du Parti québécois ne prévoit pas ce démantèlement d'Hydro-Québec».Il appartient aux promoteurs de cette déréglementation, qui se traduit par l’ouverture du réseau québécois aux producteurs privés locaux et extérieurs ainsi que par des projets de détournement de rivières à des lins d'exportation, de «justifier» cette stratégie et de démontrer quels avantages les Québécois peuvent en retirer.Et cette démonstration doit se faire «avant et non pas après que toutes les décisions stratégiques dans ce dossier auront été prises», a précisé M.Viens en entrevue, qui ne veut pas que le Québec se retrouve «dans l'impossibilité de changer le courant des choses».M.Barakat, président de la région Ville-Marie, a pour sa part souligné que «malgré une résolution adoptée dans ce sens lors de notre dernier conseil national, le débat public portant sur la privatisation d’Hydro-Québec et la déréglementation énergétique n’a pas eu lieu.Pourtant, le gouvernement procède par décret et modifie la situation».M.Viens, de la région de Montréal-Centre, s’inquiète tout particulièrement du fait «que l’on s’apprête à sacrifier l’œuvre de toute une collectivité pour satisfaire les soi-disant impératifs du marché».Il a ajouté qu’«à l’origine, Hydro-Québec était le résultat d’un véritable pacte social où, collectivement, les Québécois décidaient de prendre le contrôle de cette richesse et de cette ressource avec un objectif précis: celui de créer une société de services sans but lucratif pour maintenir des tarifs uniformes sur tout le territoire, de mettre en valeur le patrimoine hydraulique pour les besoins énergétiques du Québec et d’assurer des services d’égale qualité à toutes les régions du Québec.Hydro-Québec est un organisme public: il faut donc que son avenir et son mandat soient discutés de façon publique».Les deux régions métropolitaines du Parti québécois, qui sont connues comme étant des fiefs opposés au bastion néolibéral du bunker, à Québec, travaillent à élargir leurs alliances sur ces questions, comme elles l’ont fait sur d’autres questions comme la langue ainsi que les compressions dans les services de santé et le budget provincial.Ces régions pourraient forcer le gouvernement à rendre des comptes en exigeant la convocation d’un conseil national du Parti québécois sur ces matières, ce qui pourrait mettre les ministériels sur la sellette, pour ne pas dire sur le gril.Un des présidents de comté présent à la rencontre de mercredi soir a raconté que le ministre Chevrette avait été invité à donner son point de vue à l’assemblée mais qu’il n’avait même pas dépêché un attaché politique.Cet affront a été très mal accueilli de la part des responsables pé-quistes des comtés, qui font d’ailleurs des liens entre ce dossier et la politique de l’eau, plus générale, dont ils entendent aussi débattre publiquement.Selon cette source, les conseillers du premier ministre appliqueraient la «loi du silence» dans ce dossier en forçant députés et ministres à ne répondre à aucune attaque dans ce dossier.Un bon indice de cette situation, a-t-il noté: aucun des neuf députés et ministres pé-quistes n’a répondu à l’invitation d’assister à cette réunion de leurs propres troupes.À l’Assemblée nationale, le ministre Guy Che- vrette a renvoyé l’opposition à une éventuelle audience devant la Régie de l’énergie où, disait-il, chacun, y compris le Parti libéral du Québec, pourra débattre de la déréglementation du «marché de détail» de l’électricité, le principe de, la déréglementation tout court de la société d’Etat et de son réseau étant dans son esprit une cause entendue.Iœ député libéral de Jean-Talon et critique en environnement, Christos Sirros, a par ailleurs révélé qu’Hydro-Québec avait commencé au début de la semaine à effectuer des relevés dans le cadre des quatre détournements de rivières annoncés avant-hier par Le Devoir, avant même que le cabinet n’ait autorisé la réalisation de ces études d’avant-projet.Le cabinet a adopté ces arrêtés en conseil le jour même où Le Devoir dévoilait les quatre détournements.Le ministre Chevrette a par ailleurs été mis dans l’embarras quand M.Sirros a voulu savoir pourquoi ni lui ni le président d’Hydro-Québec, André Caillé, n’avaient mentionné ces détournements lors de leur passage en avril devant la commission parlementaire qu’il préside.Le ministre Chevrette a dit que le projet «d’optimisation» des barrages Bersimis avait été annoncé au Sommet socioéconomique de l’automne dernier ainsi qu’à la commission.Mais il n’a pu expliquer pourquoi personne n’a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un réaménagement ou d’une modernisation d’équipement mais bien de détournements de quatre cours d’eau, ce qui n’est pas dans les habitudes des castors hydro-québécois.Quant au ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, il a dit que les projets de détournement devraient être justifiés, certes, mais devant la Régie de l’énergie.Et que c’est là que le public pourra discuter, au besoin, du niveau de l’eau des barrages d’Hydro-Québec.Il a donné à entendre—un recul par rapport à sa position de la veille — que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) ne serait saisi, en somme, que des problèmes liés au débit des cours d’eau détournés, ce qui constituerait un changement important par rapport aux règles d’évaluation environnementale, en place depuis 20 ans, car le BAPE a toujours eu mandat sur la justification» des projets.En entrevue au Devoir, le ministre Cliche a raconté avoir affirmé au président d’Hydro-Québec, André Caillé, qu’il trouvait l’échéancier de ses détournements de rivières «pas très réaliste».L’agenda de deux des quatre projets de détournement ne comprend aucun moment pour une audien.ee publique, un exercice de cinq mois et demi.A l’Assemblée nationale, David Cliche a affirmé qu’il y aura audience publique dans ces deux dossiers si des citoyens l’exigent.Hier, l’Association des pourvoyeurs du Québec, qui a appris par Le Devoir que ces détournements allaient affecter plusieurs de ses membres, a dénoncé le fait qu’Hydro-Québec place ainsi devant un fait accompli des acteurs comme les pourvoyeurs, qui exploitent les ressources naturelles de façon durable.«On s’apprête à sacrifier l’œuvre de toute une collectivité» «Ce serait dramatique, et je pèse mes mots», affirme Lorraine Pagé SUITE DE LA PAGE 1 Il rappelle que la condition posée par Ottawa pour appuyer l’amendement constitutionnel est l’existence d’un consensus au Québec.Le litige porte sur le droit de vote aux élections scolaires.Le projet de loi 109 prévoit que seuls les anglophones à qui est reconnu le droit de fréquenter l’école anglaise ou d’y inscrire leurs enfants auraient droit de vote aux commissions scolaires anglophones.Cela exclut tous les anglophones qui n’ont pas fait la majeure partie de leurs études primaires au Canada.Les groupes anglophones réclament le libre choix par l’électeur de la commission scolaire à laquelle il veut voter.La présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec, Lorraine Pagé, abonde dans le même sens que M.Ouimet.«Ce serait dramatique, et je pèse mes mots, pour la société québécoise si on passait à côté de la chance de modifier l’article 93 de la Constitution pour moderniser notre système scolaire», a-t-elle dit au Devoir.La syndicaliste estime que le risque est réel que le gouvernement fédéral renonce à faire amender la Constitution s’il perçoit que le consensus québécois ne tient plus.Elle évalue que ce risque est encore plus grand après les élections de lundi à cause du poids du caucus ontarien, d’où proviennent les plus grandes réticences, au sein de la majorité libérale.L’amendement à l’article 93 libérerait Québec de l’obligation de maintenir à Montréal et à Québec des structures scolaires confessionnelles en plus des structures linguistiques, ce qui, tout le monde en convient, rendrait la situation ingérable, en particulier dans l’île de Montréal.Sans cet amendement, dit Mme Pagé, des objectifs fondamentaux sont compromis, comme l’intégration des immigrants à la société francophone et la déconfessionnalisation du système scolaire en conformité avec la liberté de croyance.Pour la CEQ, l’obtention de cet amendement est la seule priorité.Déjà, la centrale a suggéré au gouvernement une voie de compromis avec les anglophones: que les parents votent à la commission scolaire où sont inscrits leurs enfants, francophone ou anglophone, et que les adultes sans enfants votent à la commission scolaire de leur choix.Hier, le député Ouimet a soutenu que son parti voterait en faveur du projet de loi 109 si ce compromis était accepté par la ministre de l’Education, Pauline Marois.La porte-parole de la ministre n’était pas en mesure hier de préciser les intentions de Mme Marois.Le vote sur le principe du projet de loi devait avoir lieu tard hier soir ou aujourd’hui.Si Mme Marois décide de modifier son projet de loi, elle fera connaître les amendements seulement durant la prochaine étape législative, soit lors de l’étude détaillée en commission parlementaire, qui pourrait avoir lieu la semaine prochaine.La semaine dernière, Mme Marois a fait connaître sa crainte qu’en accordant la liberté de voter pour la commission scolaire de son choix, elle donne aux anglophones un argument pour revendiquer le libre choix de l’école pour les enfants, y compris ceux des immigrants.Les organismes anglophones, y compris Alliance Québec, ont fait valoir qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux questions.Mais comment expliquer à un Jamaïcain établi au Québec depuis peu, élu commissaire d’école à la commission scolaire anglophone, qu’il ne puisse pas inscrire ses enfants à l’école placée sous l’autorité de la commission scolaire dont il est l’un des administrateurs?Mme Pagé estime pour sa part que la question du droit de vote en est une que l’on peut régler au Québec, entre Québécois.Tandis que pour obtenir l’amendement à l’article 93, il faut s’en remettre à Ottawa.La CEQ n’est pas en désaccord avec les dispositions actuellement prévues au projet de loi.Mais «si elles nous empêchent d’obtenir l’amendement à l’article 93, ça nous inquiète», a-t-elle dit.Le gouvernement est actuellement pris entre deux feux.D’un côté, les pressions augmentent pour qu’il fasse un compromis afin de sauvegarder ses chances d’obtenir l’amendement constitutionnel.De l’autre, des groupes nationalistes comme la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal le pressent de ne pas céder à la communauté anglophone.Le député Ouimet, pour sa part, en est au point de se demander «si le gouvernement ne recherche pas volontairement à tie pas obtenir la modification afin de démontrer que la Constitution canadienne ne peut pas être modifiée».f ALGERIENS À Alger, en milieu d’après-midi, les bureaux étaient presque déserts SUITE DE LA PAGE 1 À Alger, des policiers, en uniforme ou en civil, ou des militaires surveillaient les écoles transformées en bureaux de vote, où les électeurs étaient minutieusement fouillés.Sous un soleil de plomb, des patrouilles de gendarmes et de soldats circulaient en jeeps et en 4X4.Mais l’ambiance est restée calme dans la capitale (plus de trois millions d’habitants), où les rues étaient peu animées, rappelant l’aspect d’un jour férié.Les autorités ont annoncé un taux de participation de 66,30 %, en baisse de neuf points par rapport à la présidentielle de novembre 1995.Cette participation est très normale, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Mostefa Benmansour.Le vote a été prolongé jusqu’à 20h locales dans les grandes villes et certaines communes.Dans le centre d’Alger, en milieu d’après-midi, des bureaux étaient presque déserts, contrastant avec l’affluence d’il y a un an et demi.Seul incident connu, deux personnes ont été légèrement blessées, près de Djelfa (300 kilomètres au sud), par un engin explosif lancé contre une voiture particulière, selon, des témoins.À Larbaa, près d’Alger, au cœur du triangle de la mort où les groupes islamistes font régner la terreur, le vote se déroulait sans incident, selon l’AFP.L’armée était omniprésente: barrages fixes et volants, patrouilles de 4X4 blindés.Beaucoup d’électeurs interrogés ont affirmé s’être prononcés pour le parti présidentiel, le Rassemblement national démocratique (RND).Dans les bureaux d’Alger, l’ambiance était plutôt au scepticisme, loin de l’espoir rencontré lors de la présidentielle, quand les électeurs croyaient à un retour rapide de la paix.«Il faut espérer malgré tout», a expliqué un électeur de Beb el Oued.Hommes et femmes, vêtues à l’occidentale ou en hidjab (voile islamique), ont voté, en général, dans des bureaux séparés.Plus de 300 000 militaires, policiers, gardes communaux et membres des groupes d’autodéfense étaient mobilisés pour assurer la sécurité.La fin de la campagne a été marquée par trois attentats dans des bus et sur un marché d’Alger, dimanche et lundi, qui ont fait plus de 20 morts et plus de 130 blessés, selon des bilans dressés par la presse.Les autorités ont appelé les citoyens à redoubler de vigilance et ordonné la généralisation, à Alger, des fouilles dans les commerces et les transports.Le nombre des candidats était très important: 7747, répartis entre 39 partis, 68 listes indépendantes et une petite alliance.L’élection se déroulait au scrutin de liste à la proportionnelle.Le président Liamine Zéroual a affirmé en votant à Alger que le peuple allait choisir «en toute liberté».La future Assemblée, élue pour cinq ans, devrait être dominée par le courant «islamo-conservateur» représenté principalement par le RND et le MSP face à un pôle démocrate divisé, selon les analystes.La nouvelle Constitution a renforcé les pouvoirs du chef de l’État et créé une seconde Chambre — dont un tiers des membres sera désigné par M.Zéroual — qui pourra aisément «censurer» l’Assemblée.Les autorités ont promis que le scrutin — supervisé par plus de 200 observateurs — se déroulerait dans le «calme le plus total» et la transparence.Ce scrutin sera examiné avec soin par les partenaires de l’Algérie, après cinq années de violences qui ont fait plus de 60 000 morts, selon des sources occidentales.«Ces électiom, si elles sont crédibles et transparentes, peuvent constituer une autre étape vers la réconciliation nationale, l’arrêt des violences et le retour,de la prospérité», a notamment indiqué le département d’État américain.A BETES «Nous œuvrons sur un territoire horizontal.Le texte n'a pas priorité.» SUITE DE LA PAGE 1 (FTA) s’est donné pour mission d’offrir au public montréalais l’occasion de voir ce qui se fait de plus avant-gardiste ailleurs dans le monde, voilà donc ledit Castellucci à Montréal.Il vient nous présenter Orestea (Une commedia orga-nica?), spectacle qu’il promène depuis deux ans à travers l’Europe.Habitué des plus grands festivals — il y croise souvent Robert Lepage —, Castellucci fait du théâtre depuis son adolescence.C’est toutefois en 1981 qu’il créait sa compagnie, la Societas Raffaello Sanzio.Diplômé de l’Académie des beaux-arts de Bologne, le metteur en scène de 37 ans a signé des productions acclamées en Italie et ailleurs en Europe.La seule évocation des titres dp ses spectacles donne une bonne idée de sa démarche.A preuve: Amleto — La veemente esteriorita ‘delta morte di un mollusco (Hamlet — La Véhémente Extériorité de la mort d’un mollusque) ou Masoch — I trionfi de teatro corne petenza passi-va, colpa e sconfitta (Masoch — Us Triomphes du théâtre en tant que puissance passive, faute et défaite).Disons qu’on est loin du réalisme des téléromans.Cette fois.Castellucci s’attaque à L'Orestie d’Eschyle, «un texte fondateur du théâtre occidental», comme le rappelle avec justesse le programme du FTA, une œuvre créée au printemps de l’an 458 avant Jésus-Christ et qui a inspiré de multiples artistes, dont Paul Claudel qui en a publié une traduction en 1920.Le texte d’Eschyle, jugeait Claudel, montre la dure loi de la justice primitive des Grecs.Pour ceux à qui cela pourrait servir, voici un bref argumentaire de cette tragédie sur le cycle de la vengeance: Agamemnon a sacrifié Iphigénie il y a sept ans.Clytemnestre venge sa fille en tuant Agamemnon.Oreste, le fils, assassine Clytemnestre.Les Erinnyes réclament le sang d’Oreste qui obtiendra finalement le pardon de la déesse Athéna.Le théâtre de Castellucci vise la profondeur de la communication.«En terme dramaturgique, cela se traduit par l’équivalence des éléments.Tous les éléments de théâtre, la parole, les lumières, le son et les autres, ont une importance égale.Notes œttvrons sur un territoire horizontal.U texte n ’a pas priorité.Notre théâtre se base sur la découverte de la figure.L’image frappe avant la compréhension intellectuelle ou linguistique des choses.Le travail que nous avons fait sur L’Orestie est un travail de précipitation chimique», expliquait Castellucci, hier, à quelques heures de la première û’Orestea à l'Espace Go.On l’a dit II y a plusieurs animaux dans le spectacle.Ce sont les organisateurs du FTA qui ont dû trouver les bêtes au cours des derniers jours.Pourquoi cette ménagerie?«Nous avons fait la philologie du texte d’Eschyle.Au degré zéro de L’Orestie, il y a la présence animale.Eschyle propose plusieurs métaphores animales.Dans l’imaginaire du dramaturge, chaque animal a une association symbolique.Des figures animales de rêve peuplent l’imagination d’Oreste.Nous avons choisi la littéralité.» Castellucci innove partout, y compris dans le choix de ses acteurs.La plupart des comédiens qui participent au spectacle ne sont pas des professionnels.Ils ont été recrutés sur la rue.Dans le deuxième acte (Les Choéphores), ils sont nus sur scène.«C’est une nudité invisible.Ils sont statiques, immobiles», explique le metteur en scène.Les acteurs, ajoute-t-il, sont libres d’adhérer au projeL Une fois qu’ils ont accepté, il se montre extrêmement exigeant avec eux.Castellucci ne se réclame d’aucun maître, surtout pas d’Eugenio Barba.Tout au plus admet-il une certaine parenté avec le travail de laboratoire de Grotowski.Son projet n’a pas son pareil dans le théâtre occidental.En 1994, la Societas Raffaello Sanzio est passée à un cheveu de ne plus être subventionnée par le gouvernement italien.«On a voulu nous censurer».se souvient Castellucci.Les dirigeants ont toutefois fait marche arrière devant la force du mouvement de résistance.Heureux de sa première visite à Montréal, Romeo Castellucci se promet d’aller à la découverte de la dramaturgie québécoise.«On m’a beaucoup parlé de Robert Lepage.J’ai bien l’intention de voir son spectacle.» Orestea est à l’affiche jusqu'au 8 juin, à l’Espace Go.V r i CULTURE SPECTACLES I) 1 S Q II K Le début d’un temps vieillot?Joie chez les uns, consternation chez les autres: le 14' Empire Bud-CKOI des futures stars a installé sur son trône Ann Victor, un groupe de chanson très française et très d’avant-hier, pas du tout à l’image et à la ressemblance de la station et du commanditaire.Exception qui confirme la règle, ou retour vers le futur?Sylvain Cormier Ace qu’on chuchotait entre les branches de sassafras mercredi au Spectrum, l’humeur des gens de chez Budwei-zer, principal commanditaire, n’était rien de moins que massacrante.Il faut avouer que cette 14' finale de L’Empire des futures stars échappait dangereusement à leur empire, celui du rock badaboum, fort en refrains gagnants et en énergie contagieuse, qui fait saliver et vendre de la bière.Qu’avait-on en effet à branler, chez les distilleurs de houblon, de ces groupes bizarroïdes autant qu’étranges, tel ce bien-nommé Orange étrange, improbable fourre-tout de funk, hip hop, jazz et rap, sorte de néo-Funkadelic aux changements de rythmes impossibles à suivre par des oreilles habituées au ronron CKOI, groupe hors-normes mené par un arrogant rap-péur, Michel-Ange Antoine, dit Ma-thématik, véritable George Clinton junior que l’on ne verrra jamais aux côtés de Luck Mervil (chanteur de Ru-deLuck et parrain du concours) à Piment fort?'Le vent aurait tourné du côté de Laffaire Tournesol que l’alliance CKOI-Bud aurait été à peu près sauve: leur rock-ska frénétique, assorti de l’obligatoire section de cuivres et le tout aussi prévisible look bigarré de la bande, avait beau fleurer l’ersatz de Me, Mom & Morgentaler à cent mètres, le groupe avait l’avantage d’en flanquer plein la vue avec son grand échalas de chanteur (l’énervant Richard Petit, frangin de l’énervant comédien Martin Petit: qu’y avait-il donc dans leur gruau?), et L’Empire ne résiste habituellement pas aux forcenés du sparage, de Luck Mervil à Yann Perreault (Doc et les Chirurgiens).Sauf cette fois.Le jury, faisant fi des considérations commerciales et des showmans tape-l’oeil, a privilégié la qualité intrinsèque et couronné la meilleure musique en présence.Celle d’Ann Victor.Ann Victor?De la chanson française, un peu zazou dans l’approche, du genre que L’Empire a presque toujours exclu d’office.Un duo guitare-voix (Geneviève Bilodeau-Martin L’Heureux) avec des tas de musiciens autour, ajoutant clarinette, contrebasse, violon, accordéon, claviers et per-cusssions à un son très fran-chouillard, genre zazou d’après-guerre, vaguement romanichel, aux textes joliment ficelés, aux accents délicatement jazzy, ragtime ou swing, aux ambiances chaudes et caressantes.Bref, du cousu main pour le réseau AM de Radio-Canada, à jouer entre Lhasa de Sela et Arthur H.Mais à CKOI?La chanteuse, au moment de recevoir le prix, n’a pas manqué de rappeler le commentaire des recruteurs de compagnies de disques: «C’est bon, mais c’est pas radiophonique.».S’agira-il, à l’instar des victoires du Grand Manège ou d’Ex-Libris, d’une échappée négligeable dans l’arène de L’Empire, d’une exception confirmant la règle, ou bien d’une signifiante percée de la chanson?Fera-t-on encore la sourde oreille dans l’industrie?Veut-on d’Ann Victor sur les ondes de CKOI?Le cas est sur la table.Notons tout de même que deux «prix étoiles» sur trois ont également rejailli sur le groupe: le clarinettiste Mathieu Bélanger a été décrété meilleur musicien et Hollywood la meilleure chanson, signée Martin L’Heureux.Des vingt-trois autres bands, seul Patrick Duquette, voté meilleur interprète, est parvenu à se distinguer.Rien n’est joué pour Ann Victor, mais au moins deux rendez-vous sont assurés: une scène extérieure leur est I d’ores et déjà réservée aux prochaines FrancoFolies, et ce samedi à 18h30, la fenêtre télévisuelle de Radio-Canada leur est ouverte, le temps de la retransmission de la finale, animée par Normand Brathwaite et ponctuée par une performance rentre-dedans de Jean Leloup.Ex-gagnant de.Granby.Jolis moineaux au Medley Ça n’a pas raté.Après La Mémoire des boîtes à chansons, l’ère des cabarets se prêtait idéalement à une nouvelle série d’émissions du Canal D.Malgré les aléas des enregistrements pour la télé — projecteurs à cuisson lente, caméras dans le chemin, meneuse de claque —, l’ambiance de la première des deux soirée d'Oiseaux de nuit, mardi au Medley, admirablement transformé en Casa Loma de carton-pâte, était à la mesure des invités.Pour qui n’a jamais vu Claude Blanchard en stand-up comic (avec Gilles Latulippe en faire-valoir, à la place du regretté Léo Rivet), lâchant son lot de blagues salées, l’occasion était à chérir.Je constatais, comme tout le monde, que ces vétérans des variétés habitent une scène comme Blanchard son bel habit de mafieux.Suffit de crier showtime et ils sont chez eux.H fallait voir surgir Pierre Lalonde et le public succomber illico, avant même que le Pat Boone québécois entame sa Louise en version bilingue.Ou Jean Rafa créer son ultime chanson-ex-press à partir des rimes grivoises fournies par les spectateurs.Ou Patrick Norman, guitare White Falcon en mains, appliquant son plus beau twang le temps d’un torride slow.Ou Pierret Beauchamp, trémolo intact, se gavant des bravos du public comme si on la libérait du bagne.Ou l’impayable Johnny Farago, moulé de cuir elvissien, frappant avec l’auditoire entier ses Trois p’tits coups.Ou même l’ancêtre Fernand Gignac, Perry Como local, redemandant quelques roses à la demoiselle.Fabriqué ou pas en fonction de l’aboutissement au Canal D, ce cabaret n’en imposait pas moins sa loi: pour en profiter vraiment, il fallait être là.Chauds les shows Groupe pop de Liverpool sans lien de parenté avec mes quatres garçons dans le vent, nouvelle coqueluche-minute des magazines spécialisés en Angleterre (après Kula Shaker et Super-grass), Space investira plus humblement le Café Campus jeudi 10 juillet, avec Hovercraft en lever de rideau.Les billets sont déjà en orbite.Enfants des années soixante-dix, sommes-nous damnés?Il est dit qu’ils reviendront tous: après Styx, voilà que Supertramp (version Richard Davies, sans le compère dissident Roger Hodgson) se rappelle à votre bon souvenir, qui n’en est pas un si vous écoutez CHOM, auquel cas l’on vous sert Dreamer ou School tous les jours depuis 1974.Le groupe se rappellera certainement de vous au Centre Molson mercredi 23 juillet, quelques jours avant le retour des.Who.Billets disponibles dès samedi, àlOh pile.Sachez, incidemment,,que les Bee Gees pourraient suivre.A quand le retour tant attendu de Slick & The Outlags?Gaston Mandeville laisse un disque pour la route SYLVAIN CORMIER HUIT Gaston Mandeville Disques Passeport (Sélect) Mardi, l’entrevue était «sur la glace», comme disait Mariklaud, l’attachée des disques Passeport.Gaston ne va pas bien, m’a-t-on signifié.Pour oser un jeu de mots douteux, la phase terminale tire à sa fin.Le sarcome d’Ewing, cancer des os, fait son œuvre.Je me sentais bien impuissant, tout seul chez moi avec le disque tout neuf de Mandeville entre les mains.Piégé.Comment j’en parle?Comment je l’écoute?C’est humain, les textes s’alourdissent dans l’antichambre de la mort, et tendent à devenir les dernières paroles d’un condamné.Ce n’est pourtant pas un disque-testament.Que non.C’est un paquet de chansons en parfaite santé.Une idée: prêter le disque à un copain, un anglo qui ne ne connaît pas Gaston Mandeville.Dont acte.Curieusement, ce qu’il m’en dit, j’aurais pu l’écrire tout seul.De Huit, le huitième album de Gaston Mandeville, on s’entend à constater l’évidence: c’est du country-folk très au-dessus de la moyenne.Très nord-américain de facture.Et d’abord un fichu beau trip de guitares.Acoustiques, électriques, pedal steel, banjo, Gaston s’est offert le plus savoureux ragoût de riffs, de pickings et de slide qu’un gars avec les yeux plus grands que la panse peut se cuisiner.Sur certains titres, Je vis avec ou Quand tu dors, mon anglo lui trouve le ton traînant, les ambiances juteuses d’un Daniel Lanois, ici la légèreté un brin mélancolique d’un Lyle Lovett, là les accords d’un Mellencamp (J'ai pris le temps n’est vraiment pas loin de Small Town).11 a sûrement raison, les influences sont manifestes.Pour moi, du Mandeville n’a jamais ressemblé qu’à du Mandeville.Question de ton.N’empêche qu’on est globalement d’accord: ce disque-là est fait pour la route.J’en témoigne après deux trajets Sainte-Adèle-Montréal-Nord: Huit s’écoute au rythme des poteaux.Gaston annonce lui-même la couleur au premier titre, J’ai pris le temps: «J’ai pris une voiture / Et foncé à toute allure / Aller renifler ma piste / Sur la route 66.» Et le roadtrip n’est pas triste.Les musiques font gondoler la ligne blanche tellement la bonne gibelote de racines réchauffe les intérieurs (écoutez la guitare slide sur Des parfums et de l’or, ça frétille).Et si les ballades sont quelques peu rétrospectives, l’album se démarque par ses airs grisants, qui attaquent les courbes sur les chapeaux de roue, surtout ceux de Mon p’tit trésor (et ses cuivres r’n’b), ou Les Clefs du char, chouette country uptempo avec la voix du chum Gildor Roy en bandoulière (Kevin Parent, Pierre Bertrand, Francine Raymond et frérot Jacques Mandeville sont aussi du voyage: Gaston, généreux, les a pris sur le pouce).Bref, plus on l’écoute, plus il accumule des kilomètres, plus cet album existe tout seul, laissant la mort avaler sa poussière.Et Gaston Mandeville est exactement là où il veut être, au volant, avec les siens sur la banquette: «J’ai un mille de fait / Et mille milles à faire / Pour aller voir ailleurs / Si l’air est meilleur» (Ailleurs).Tantôt, en écoutant Un grand détour, j’ai sorti le bras par la fenêtre de l’auto.L’air de Mandeville et le vent sur mes doigts étaient pareillement chauds et lisses.J’en déduisais l’essentiel: Gaston s’en va, mais l’été s’en vient.DANSE Le prix Jacqueline-Lemieux remis à Harold Rhéaume LE DEVOIR Le Conseil des arts du Canada a décerné hier le 32e prix Jacqueline-Lemieux au danseur et chorégraphe Harold Rhéaume.Décernée à des artistes de la relève, la distinction a été remise hier à Tangente, sur les lieux mêmes de la première mondiale de la dernière œuvre de l’artiste, intitulée Hybride.Le jury, composé de la Montréalaise Lucie Boussinot, de Rachel Browne (Winnipeg), du Torontois Bill James et de Judith Marcuse (Vancouver), ont choisi d’honorer M.Rhéaume pour «son travail réfléchi, plein d’humanité, et son inspiration exceptionnelle».Né à Québec en 1964, Harold Rhéaume a dans sa jeunesse été marqué par les comédies musicales américaines et par Fred Astaire.Après des études en arts visuels, il se dirige vers la danse et se joint, en 1989, au Groupe La Place royale d’Ottawa, qui lui offre, jusqu’en 1993, la possibilité de développer son potentiel d’inter- prète et d’approfondir son langage chorégraphique.Des chorégraphes de renom Au fil des ans, son travail de danseur l’a amené à côtoyer des chorégraphes de renom tels Louise Bé-dard, Hélène Blackburn, Danièle Desnoyers et Daniel Soulières.Ses participations à titre de chorégraphe aux festivals d’Ottawa, de Winnipeg et de Glasgow lui ont permis de faire connaître son travail au plus grand nombre, tout en continuant, prudes activités parallèles, à toucher au théâtre et aux arts visuels, formes artistiques qui teintent son œuvre.D’une valeur de 3000 $ et accompagnée d’une médaille commémorative, le prix Jacqueline-Lemieux porte le nom de la cofondatrice, avec son mari Lawrence Gradus, de la compagnie de danse montréalaise Entre-Six, et de Québec Été Danse, une école d’été située à Lennoxville.Mme Lemieux était aussi professeure, administratrice et membre du Conseil des arts du Canada.EN BREF Œuvres en numérique (AP) — Des expositions montreront bientôt des œuvres réalisées grâce à la technologie numérique.L’American Art Museum offre ainsi une pièce de théâtre de neuf mi-notes, mettant en vedette des jeux de lumières commandés par ordinateur dans un décor en trois dimensions.Ce travail, intitulé Snails Space, est signé David Hockney, un Californien de 59 ans.En outre, lors de 16 journées consacrées à l’art numérique, cinq artistes vont proposer divers logiciels et outils permettant à chaque visiteur de créer quelque chose.D’autres créations informatiques, projetées sur 100 •¦crans par la Coréenne Nam June Paik, sont attendues pour la mi-juillet.Un million pour la collection Valloton (AFP) — Une collection de gravures et de dessins préparatoire de l’artiste suisse Félix Valloton a été adjugée aux enchères pour 1,4 million de francs suisses (1 M USD) mercredi à Zurich, a indiqué Sotheby’s.Le lot, composé de 230 gravures et 69 dessins préparatoires, appartenait à la galerie lausannoise Paul Valloton.Sa valeur totale était estimée entre 1 et 1,5 million de FS.Les musées et les amateurs internationaux se sont disputé l’oeuvre lui Paresse.Valloton (1865-1925) -est avant tout reconnu pour son œuvre gravée, cet artiste avait ce don unique de faire vivre ses créations grâce à la technique du bois», a expliqué Jonathan Pratt, directeur du departement des gravures de Sotheby’s à Londres.AROLE «LE FILM FRANÇAIS DE L'ETE A VOIR ABSOLUMENT!» ¦DanielRiom, U |OUR\Al OE MONTRÉAL Une grande histoire d’amour et d’héroïsme.Une femme prête à tenter l’impossible pour sauver l’homme quelle aime.BOUQUET DANIEL AUTEUIL un film de CLAUDE BERRI Lucie Aubrac D'après le récit de laide Aubrac, "Ils partiront dans l’Ivresse" Éditions du Seuil À L’AFFICHE! “§££ u^aie CfP [ ont PÎJEX ODÊON UmUEKSWB»» CMËPLEX OOËON L DAUPHIN *• C»NfPtEX ODÉON UVAL (CarrtfMr) * s J f CINÉMA PINE STE-ADELE » ONE Pt EX ODE ON BOUCHERVILLE » A I G CINËPEEX OOCON I HOSSARO » k 9 I * ŒJ— H -—- Le grand cirque du monde PEARLS FOR PIGS Texte et conception: Richard Foreman.Mise en scène: Richard Foreman assisté de Sophie Haviland.Lumière: Heather Carson.Avec: David Patrick Kelly, Peter Jacobs, Jan Leslie Harding, Tom Nelis, David Callahan, David Cote, Yehydan Dueynas, John Oglevee.Une production de International Production Associates, présentée à la Salle Ludger-Duvernay du Monument National jusqu’au 7 juin.SOLANGE LÉVESQUE Pour Foreman, pionnier de l’avant-garde, personnage et narration sont des «camisoles de force»; aussi ne s’embarrasse-t-il ni de l’un ni de l’autre.En entrant dans le théâtre, on est confronté à un décor baroque qui donne tout de suite le ton: la scène ressemble à un capharnaüm: on y trouve, entre autre, des bouchons de papier qui jonchent le sol, des chiffons tachés de sang, des lampes et lumières de toutes sortes (une rampe de projecteurs est tournée vers les spectateurs), des accessoires de magie, des tables et des chaises disposées en désordre et tout au fond, encadrant une scène miniature (dont le rideau cache des mots écrits sur un tableau noir), des photos d’acteurs et des tableaux représentant des clowns.En réalité, chaque objet, chaque effigie entretient un rapport traditionnel ou imaginaire avec le théâtre; car c’est de théâtre qu’il s’agit: celui, secret, de la scène intime: un comédien appelé Maestro fait appel à un Docteur des Profondeurs pour comprendre son travail; celui de la scène où évoluent Maestro, son Docteur et sa troupe (dont les acteurs sont vêtus comme des clowns), et le grand théâtre du Monde et de la Vie: «The world Itself is the main character», affirme Maestro; Mais le désordre qui semble gou- • verner cette dernière œuvre de Fore’ man n’est qu’apparent.Comique et tragique, enthousiaste et désespéré, • crevé par des sonneries subites de' core de chasse, le son d’un timbre, des .coups sonores qui se répercutent’ dans les corps, des têtes qu’on coupe de manière burlesque et qui revoient, des fragments de musique de cirque, le spectacle traite successivement du temps, du théâtre et de la vie.Dans la • dernière partie monte le cri le plus poignant, qui correspond à celui que' lancent aujourd’hui tous ceux qui sont conscient de l’impasse dans laquelle semble s’engager la planète: «I want' the world to CONTINUE!» répète Maestro.Et plus loin: «What I meant to say is HELP!» Comme la vie, le théâtre et le temps; tout, dans ce spectacle, se fait et se dé’ fait sans cesse dans un bouillonne-' ment d’activité, et la chère réalité re-‘ çoit une joyeuse bastonnade! En une : heure, Foreman réussit à créer un univers où on n’a qu’à se glisser derrière' une porte, un meuble ou un rideau pour disparaître.Aussi est-il logique de voir soudain Maestro et tous les acteurs aussi émerveillés et pétrifiés1 comme nous lorsque, dans la toute dernière scène, un cheval traverse la scène au galop : après cette recréation • du monde à laquelle nous venons d’assister, ce cheval bouffon, animé par deux comédiens dont l’un porte la tête1 en papier mâché et l’autre plié en deux sous une couverture, une queue de ficelle, est plus vrai que tous les che- : vaux, parce qu’il est la poésie même.LE DEVOIR .COMME ON LE FAISAIT aux origines du théâtre chez les Grecs, comme chez Ariane Mnouchkine, offrez-vous un théâtre où l’on a le temps de parler et l’occasion de manger avec les autres spectateurs.Offrez-vous un spectacle arrivé à sa version finale, un théâtre qui mise sur l’intelligence et l’imagination.Les Sept Branches de la rivière Ota est une œuvre majeure de Robert Lepage et de ses comédiens concepteurs.A la salle Denise-Pelletier de la NCTdans le cadre du FTA, jusqu’au 15 juin.:' PAULO BRANCO PRESENTE 0\AW GAUENA CNI.ST.UL.MOUÏ lUoisMlv Un film de RAOUL RUIZ ?H MARCELLO MASTROIANNI ?« Monstre sacré international.» Tilératm i « Beau, charmeur, chaleureux el fin.Un prodige de l'interprétation.» Le Monde « On le voit souriant, il nous rend complice de ses éclats de rire.» Le Figaro « Mastroianni incarne la perfection.>* Cahiers du Cinéma ?FAMOUS PLAYERS-1 PARISIEN# | prima film 13 •NS ?JULIETTE BINOCHE • WILLIAM HURT UN DIVAN A NEW YORK Une comédie romantique de CHANTAL AKERMAN « Un film qui pétille de fraîcheur, d'humour et d'amour.» MARIE-CLAIRE V.O.avec sous-titres français P r a film
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