Le devoir, 7 juin 1997, Cahier B
I.K I» K V 01 II , |.K S S A M K I» I K T I» I M A X < Il K S .1 I' I X I !l il 7 Jazz et blues Page B 2 Im chronique de Use Bissonnette Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 Vitrine du cédérom Page B 6 Vitrine de la vidéo Page B 6 Agenda culturel Page B 7 Disques classiques Page B 8 À Québec page B 8 ?Le retour du texte La SRC présente une nouvelle version du grand téléroman de Françoise Loranger, Sous le signe du lion PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR A ui suis-je?» Cette passionnante «\c/ et intemporelle quête hante Sous Te signe du lion, le téléroman de Françoise Loranger, présentée en 1961 et dont Radio-Canada présentera, en septembre, un remake de 16 épisodes d’une heure chacun.Ceux qui ont suivi le téléroman à l’époque — grosso modo la moitié de la population — se souviendront avec délices de la série qui, malgré sa brièveté, fut un des moments forts de la télévision.Les autres prendront contact avec un texte dont la densité et la qualité de l’intrigue ont peu d’équivalent au petit écran.Il faudra voir si l’histoire, qui se déroule en 1958, aura subi le poids des ans.Mais un texte de cette qualité n’a pas d’âge.Simplement, les téléspectateurs auront là un texte, une histoire où les forces du bien, l’éthique et la moralité ont leur place sans doute plus que dans la moyenne des scénarios présentés ces temps-ci à l’écran, où le cynisme occupe souvent le haut du pavé.Personne ne s’en plaindra.Les enjeux qui traversent l’œuvre de Françoise Loranger sont de ceux qui résistent au temps et aux modes: l’euthanasie, le suicide chez les jeunes, la quête d’identité, la soif d’apprendre, les relations père-fille, les conflits entre les classes sociales.Et l’amour, au delà des carapaces que chacun revêt, à commencer par Jérémie Martin, cet homme dans la soixantaine, un self-made man qui s’est sorti de la misère après avoir consacré toute sa vie à faire de l’argent.La série s’ouvre sur les funérailles de Clothilde, l’épouse de Jérémie qui vient de rendre l’âme.Il deviendra clair, plus tard, que Clothilde avait demandé à Annette — domestique qui eut jadis une fille, Martine, avec Jérémie — d’abréger ses souffrances.Après l’enterrement, toute la famille Martin se retrouve dans la demeure paternelle, une maison cossue d’Outremont.Le lecteur fait alors connaissance avec les personnages.Il réalise qu’Annette et Jérémie, qui proviennent tous deux d’un milieu extrêmement modeste, n’ont jamais cessé de s’aimer.Au septième ciel La maison de production SDA a confié le rôle principal, à l’époque joué par Ovila Légaré, à Jacques Godin, un grand comédien que nous avons trop peu vu récemment.M.Godin et tous les autres, qui sont présentement en tournage dans un studio de LaSalle, sont au septième ciel d’avoir «quelque chose à se mettre sous la dent».Avec un tel texte, chacun suit ses répliques religieusement, il n’est pas question d’improviser.Tout se tient, chaque phrase a sa raison d’être.VOIR PAGE B 2: LION LE DEVOIR ?O > Cil Q Û£ W S U cd O C/5 U D Gt CJ < VOIR PAGE B 2: FORCIER if mm i «r, liai ¦ v vv SSSk af-k 'V jj ¦ - : ’1m m as W m M v.; - v .B L - fl ODILE TREMBLAY LE DEVOIR e présent est tissé de souvenirs.Le André Forcier d’une vingtaine d’années fut un sans-abri squattant les locaux d’Onyx Films, histoire de garder son fric pour acheter de la pellicule.Le petit gars de Longueuil qui allait devenir socialiste pur et dur, abonné aux 36 métiers, est entré en cinéma comme on coiffe un bonnet d’âne parce qu’un professeur de l’externat classique de Longueuil, plutôt que de l’orienter selon son désir en droit criminel, l’avait envoyé sur une voie de garage: «Tu vas faire des arts plastiques et du cinéma.» Ainsi, parfois, naissent les cinéastes.1997.André Forcier, réalisateur reconnu et reconnaissable à son univers d’amours folles et de poésie surréaliste, habite de nouveau Longueuil dans une espèce de banlieue qui ne ressemble pas à sa légende, avec sa femme, ses trois enfants.Au fond, il ne déteste pas jouer les petits-bourgeois.Mais la nuit venue, comme un loup-garou, il s’enchâsse dans sa vieille Subaru pour sillonner les rues de Montréal en quête de rêve.Forcier est un poète du macadam.Un tendre sous des dehors bourrus.Et un inquiet qui se laisse gruger par le trac à l’heure de lancer un film.Jeux de miroirs Mais un beau jour, cet homme-là, arrivé à la fin de la quarantaine, a eu envie de revenir sur ses pas, de revoir le jeune homme gauche devenu cinéaste par hasard, puis par passion, qu’il fut lui-même.Ce fantôme du passé est le sosie L’œuvre la plus personnelle d’André Forcier évoque à travers une forêt de symboles ses débuts de cinéaste et brosse une allégorie du septième art 55, rue Prince, Vieux-Montréal La Tri de Pol Pelletier 7 et 8 juin À 20 H 12,13,14,15 juin À 20 h tan.to8rt*lmfrfam.hrtnDrtte CaVfarttMtfo-frg.Fanas Upbrft.Lave Lcnwia.km Kainmes.9rio *bdat Um H£k ixi».-* Man*«t S>*ne W McSk Roeb.Gsëe labcit M An Arts ^¦Billetterie: 876-1155 REGULIER 25 S ETUDIANT, 3l AGE 17 S GROUPE 15 S LE DIMANCHE 15 JUIN, SOIRÉE PAYEZ CE QÜF VOUS POUVEZ OUVERTURE DES PORTES À 18 H PREMIERS ARRIVÉS PREMIERS SElIVIS CONSEIL DtSXSTS I.K I» K V (MH.I.K S S A M K I) I K T I) I M A N «' Il K S .Mil X I !M> 7 H 2 FORCIER Tendre un micro à la réalité belle et nue SlIITK DE LA PAGE B 1 de Rex Prince (Robin Aubert), clone d’André Forcier, le héros de 1m Comtesse de Bâton Rouge.Même dégaine mi-tendre mi-ahurie, mêmes cheveux hirsutes, même langage un peu bum.Si vous demandez à André Forcier quelle part de réel s’est infiltrée dans la fiction de son dernier film, il vous répondra que La Comtesse de Bâton Rouge est l’autobiographie d’un imaginaire.Le sien, bien entendu.«Un film très personnel», précise le réalisateur.la Comtesse racontera les débuts d’un cinéaste à travers le film que celui-ci consacre à ses premiers pas de réalisateur vingt ans plus tard.Film dans le film dans le film et jeux de miroirs qui se réverbèrent.«Une structure complexe, mais pas compliquée, définit le cinéaste, avec quand même une histoire d'amour à consommer au premier degré.» Non, André Forcier ne s’est pas amouraché autrefois, comme son héros devenu homme-canon.d’une femme à barbe.Oui, il fut ce personnage idéaliste, fauché, naïf qui s'agite à l’écran.Oui, il répugnait comme lui à raconter des histoires mais voulait tendre un micro à la réalité belle et nue.Comment a-t-il dégoté son alter ego?Hasard ou déterminisme: au choix.En fait, tous les chemins menaient André Forcier à son clone.Son épouse, en feuilletant un bottin de comédiens, avait noté qu’un jeune homme du nom de Robin Aubert (qui leur était inconnu) lui ressemblait en plus jeune.Le cinéaste vit jouer celui-ci dans la pièce Matroni et moi, un ami le recommanda à lui.La rencontre s’imposait.En faisant le tour du bloc, ils ont décidé de sauter ensemble dans l’aventure du film et de travailler la ressemblance physique, par jeu, par prouesse.Le comédien a pris des tics, des allures d’André, créant un troublant transfert d’identité dans cette ' Comtesse de Bâton Rouge.Le cinéma, simplement Le pari du film fut pour Forcier de parler de cinéma de façon simple, non intellectuelle, d’y voyager dans le temps sans tomber dans les flashbacks, de truffer le scénario de références à son œuvre, à l’histoire du cinéma.La Comtesse est pétrie de clins d’œil que chacun déchiffre en fonction de son niveau de familiarité avec l’univers du cinéaste.Le mot «clin ¦ d’œil» l’agace.Va pour «références».Ça semble vaguement embêter An- ¦ dré Forcier de faire du André Forcier.Il patine un peu en se justifiant d’être : lui-même.D’aucuns lui reprochent de se répéter, d’avancer en terrain connu.Mais quand André Forcier pose un regard introspectif, il se félicite au bout du compte de ne ressembler à personne.Le réalisateur de L’Eau chaude l’eau frette et A'Au clair de la lune ne peut s’empêcher d’une fois à l’autre de mettre en scène une quête d’amour fou en peuplant l’écran de personnages emblématiques issus de la marge (souvent du spectacle): dans La Comtesse de Bâton Rouge se profilent un cydojx', une femme à barbe.«Je ne me suis jamais dit: je vais faire un film sur le cirque, précise-t-il.Les métaphores se sont installées d'elles-mêmes, sans s'annoncer.» L’idée d’un cyclope, le Grand Zénon, qui fait du cinéma s;uis pellicule, sans caméra, lui est apparue magnifique dans son allégorie du septième art.La présence d’une femme à barbe attirante et belle s’est imposée.Il n’a pu s’empêcher non plus de rapatrier une partie de sa tribu d’acteurs: Louise Marleau, France Castel, Gaston Lepage, parce qu’à ses yeux, leur présence s’imposait.Ou simplement parce que la fidélité fait partie de sa nature.André Forcier malgré lui.On ne se refait pas.Il aime pourtant travailler avec les jeunes acteurs et techniciens, se félicite d’avoir suivi les conseils de son producteur Roger Frappier en embauchant à la caméra André Turpin qui vient poser un regard neuf sur son univers.Une partie de l’action de La Comtesse de Bâton Rouge §e déroule en Louisiane, Etat américain dont André Forcier ne connaissait pas grand-chose au départ.Mais sa femme est Acadienne de Caraquet.D’Acadie à la Louisiane, il n’y a qu’un pas culturel, des racines, un accent communs, des amitiés qui se greffent.Alors, un jour, il a débarqué à Lafayette, en s’entichant du lieu qui n’était pas touché par le temps et à l’heure d’envoyer à travers son scénario des jeunes dans le Sud, il s’est dit: pourquoi pas la Louisiane?«Il y a une culture secrète propre aux peuples de la diaspora», constate le cinéaste.Une fois son action campée au bord des bayous, il a ajouté des chansons locales (interprétées par France Castel), la couleur, l’accent, l’âme du pays.Dans son for intérieur, Forcier envie les romanciers qui peuvent dériver du côté des descriptions, des états d’âme, des jugements moraux quand le scénariste doit rester collé au carcan d’une ligne narrative.S’il avait le choix, s’il pouvait gagner sa vie en écrivant des romans, il le ferait sans doute.Peut-être même renon-cerait-il à son prochain projet de scénario, situé en partie en Caroline du Sud et mettant en scène une femme médecin.Mais l’écriture est venue à lui à travers le cinéma.Un jour, il sera un vieux réalisateur du nom d’André Forcier, et de plus en plus, cette perspective lui plaît.C’est finalement peut-être avec le bois des angoissés chroniques que l’on fait les vieux sages.Forcier ne peut s’empêcher de mettre en scène une quête d’amour fou en peuplant l’écran de personnages issus de la marge BANQUE NATIONALE V THÉÂTRE DU RIDEAU VERT SAISON 97-98 ! Abonnez-vous : 845-02671 sur If ciel Du 23 .septembre au 18 octobre 1997 %.David Hare Muaemiiî; Simon Furtin jF mise en Scène : Claude Maher Raymond Ilouchard Linda Roy Sébastien Delorme Les Femmes savantes u 4 au 29 novembre 1997 ?lolière se en scène : Daniel Roussel Pierrette Robitaille, Louise Deschâtelets Jean-François Casabonne, Vincent Davy, Julie McClemens, Catherine Sénart, Denis Lavalou Le Pays cl a ns la gorge ' Du 20 janvier au 14 février 1998 Simon Olivier Reichenbach ^^Janine Sutto, Louise Forestier, Isabelle Miquelon, ytjË Michel Laperrière I Mariage de Figaro Du 3 au 28 mars 1998 Beaumarchais J0 mi>c en scène : Guillermo de Andrea F M Marc Bcland, Sophie Lorain.^ #1 Anne Dorval.René Gagnon.T® Elisabeth Chouvaüdzé, Jacques Girard Jean-Guv Rov.Maxim Gaudette Hydro VoV Qué Québec ace et < ¦ loria l)u 21 avril au 16 mai 1998 ^lorr» 7A*:K}*ir n*itK-ihm Michel Tremblay m re en h en.Denise Filiatrault V iola Léger Linda Sorgini JAZZ ET B L U E S Le Doc ne viendra plus Mil John hicks “ WLOC0NCMT /ÿ4~,9L?7î«*u~f SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Adolphus Anthony Cheatham dit Doc Cheatham est mort cette semaine.Le 13 juin prochain, ce trompettiste aurait eu 97 ans.Le 2 juillet prochain, il devait se produire en compagnie du jeune trompettiste Nicholas Payton au Spectrum.Mentionnons tout de suite que le spectacle a été maintenu.Ce sera Payton et son quintet.Il y a quelques mois de cela, Cheatham et Payton s’étaient retrouvés dans un studio de La Nouvelle-Orléans.Ensemble et avec d’autres, toutes des jeunesses, nos deux aficionados des notes chères à Louis Armstrong avaient alors gravé quatorze de ces morceaux plein d’humeurs.De bonnes humeurs.De ces humeurs qui se consomment aussi aisément que se boit le petit rosé.Au fond, toute cette histoire est très triste.Parce que, premièrement, comme diraient les didacticiens, l’album est sorti tout récemment.Parce que, deuxièmement, comme dirait on ne sait pas qui, l’album est joyeux.Il est tout guilleret, cet album de Chea-tam-Payton paru sur étiquette Verve.A-t-on terminé avec la litanie du parce-que?Nenni.Il y a autre chose.Si cette histoire est au fond une histoire très triste, c’est parce que Cheatham est mort trois semaines après avoir sorti cet album très sympathique dont il devait jouer de larges extraits en compagnie Royal Blues, Embraceable You, Monk's Mood, Reflections, Ruby My Dear, After Morning, Meditation, Oblivion, Moment To Moment, Never Let Me Go, Some Other Spring, Some Other Time, Moments Notice et Midwest Blues.Et alors?Les morceaux cités portent les signatures, entre autres, de Billy Strayhorn, Gershwin, Monk, Bud Powell, Henry Mancini, John Coltrane et John Hicks.Bref, de gros calibres.Et comme Hicks est un gros calibre, on avait alors eu droit à un spectacle du style gros calibre à la puissance 2.Tout cela pour vous signaler que ce spectacle avait été fort bien enregistré par l’équipe de Jazz sur le vif.l’émission de Radio-Canada, et que l’étiquette montréalaise DSM en a acheté les droits.Et qu’aujourd’hui DSM nous propose donc un excellent compact intitulé After The Morning.En bleu et noir Restons dans le festival.Il y a cinq ans de cela, le pianiste John Hicks avait signé une splendide prestation en solo à la cinquième salle de la Place des Arts.Musicien si immense qu’il est un des pianistes les plus demandés, Hicks avait alors joué That Old Devil Called Love, A Flower Is A Lovesome Thing, Chelsea Bridge, Mt.du jeune Nicholas dans moins d’un mois.On se consolera en goûtant le style suave qui est le sien.Vu les circonstances, c’est le temps d’écouter.Out Of Nowhere.LION Un auteur magistral à découvrir pour une nouvelle génération SDA Jacques Godin, dans la nouvelle version de Sous le signe du lion.SUITE DE LA PAGE B 1 Danielle Proulx sera Annette et Suzanne Clément la fougueuse Martine, fine comme une mouche, qui finira bien par comprendre que «le vieux lion» est son père.Suzanne Clément a fait une brève apparition dans la série Les Machos, mais à l’automne, le public la connaîtra mieux.Les producteurs — de la maison SDA — ont confié l’adaptation du texte à l’auteure Hélène Pednault.Le texte original avait été conçu en tranches de 32 demi-heures.De plus, à l’époque, les demi-heures avaient 28 minutes et non 24, comme c’est le cas aujourd’hui, parce que la publicité gruge davantage de minutes en 1997.«Nous avotis fait une mise en forme.Mais il fallait garder le jus», résume Claude Désorcy, producteur, celui sans qui le remake n’aurait jamais eu lieu.M.Désorcy, un pionnier de la télévision qui a commencé sa carrière comme comédien avec la célèbre troupe du père Legault, Les Compagnons de Saint-Laurent, avant de réaliser une quantité innombrables d’émissions, avait gardé, dit-il, «un souvenir émouvant» de Sous le signe du lion.Il avait contacté Françoise Loran-ger au Mexique, au début des années 90, afin de lui soumettre cette idée d’un remake.Ils se sont vus au retour de Mme Loranger, ont examiné les textes ensemble pendant six mois, avant que M.Désorcy ne présente son projet à Radio-Canada, en 1993.Il a essuyé un refus.À cette époque, le télédiffuseur recherchait des scénarios plus actuels, plus modernes.Puis arriva Hélène Pednault, amie de l’auteur, qui, elle, voulait organiser une soirée-hommage à Françoise Loranger.Claude Désorcy a replongé dans l’œuvre de Mme Loranger avec Mme Pednault.Il n’en fallut pas plus pour que le projet de téléroman revienne hanter M.Désorcy, en compagnie cette fois de Mme Pednault.Arriva la maison de production SDA.Entre-temps, la direction des émissions dramatiques de la SRC avait changé.Choquer Le nouveau patron de la section, Jean Salvy, n’a pas hésité longtemps.«Ils m'ont vendu la série sur le bouquin.J’étais fait.» Sous le signe du lion est d’ailleurs le seul téléroman qui fut jamais publié (chez Leméac).La série sera présentée le jeudi à 20h, une des meilleures cases de la semaine.Radio-Canada avait présenté la série originale à 22h, pour ne pas heurter les sensibilités de l’époque, surtout que Françoise I .oranger ne s’était pas gênée, elle, pour raconter en riant que «j’ai écrit le premier adultère québécois».Mais le succès du téléroman fut tel que la chaîne le représenta quelques mois plus tard, cette fois à une heure de grande écoute.Françoise Loranger ne craignait pas le scandale.En 1970, elle créait Médium saignant à la Comédie-Canadienne, présentant 22 comédiens qui s’affron- taient autour de la langue dans un conseil municipal inspiré d’événements à Saint-Léonard.Un an plus tôt, elle avait présenté Double jeu, mis en scène par André Brassard, qui avait, quelques mois auparavant, monté Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay.Double jeu sera la seule expérience de théâtre de participation au Québec.La fille de l'auteur, Danièle Michaud, est ravie.Pas étonnant que M.Désorcy, de son côté, se promène dans un état de quasi-extase dans les studios de tournage de Sous le signe du lion.Non seulement y voit-il la concrétisation d’un projet qui semblait par moments voué à l’oubli mais il se fait toute une joie à la pensée qu’une nouvelle génération découvrira un auteur magistral.Et que de jeunes auteurs se laisseront séduire par cette langue.«Il est possible que Sous le signe du lion fasse très différent, ce n’est ni Urgence ni Scoop, ni Lance et compte, prévient-il, faisant plutôt un rapprochement avec Les Filles de Caleb, où on prend le temps de respirer».L’heure de diffusion du remake est d’ailleurs la même que celle qui avait été dévolue à cette série dramatique, la plus appréciée de l’histoire de la télé.Il est indéniable que la densité dramatique et la qualité de l’intrigue sont de haut niveau.Le bouquin se dévore comme un roman policier.Aux acteurs et réalisateurs, Yvon Trudel et Maude Martin, d’amener cette belle histoire dans nos salons et chambres à coucher.LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU séduire! domaine ^ êÿoiyet) DU 14 JUIN AU 24 AOÛT 1997 SAINT-IRÉNÉE, CHARLEVOIX Concerts • Drunches-musique Vendredi 13 iuin à 20 heures ¦ Vendredi 20 juin à 20h30 L'ENSEMBLE DE SAXOPHONES DU DOMAINE FORGET Direction: JEAN-MARIE LONDEIX Oeuvres de Henri Sauget, Georges Gershwin, Jean Matitia, Christian Lauba et de Robert Lemay.20$ ÉRIC LE SAGE, piano Une première visite SONY I 4 Ma.il Champlain 465-2242 I.K I) K V 0 I li .I.K S S A M EDI 7 K T l> I M .\ X (' Il E S ,1 1’ I X I II » 7 B 3 yrrn En terrain miné O ne soixantaine d’écrivains, dont certains des plus grands de la littérature québécoise et canadienne, signaient récemment en nos pages (l’édition du 27 niai) une protestation préventive contre l’éventuelle abolition, au Conseil des arts du Canada, des programmes de bourses accordées aux créateurs.Une courte et assez sèche lettre du directeur sortant du Conseil et écrivain Roch Carrier (l’édition du 30 mai), niait aussitôt tout fondement à cette rumeur et y voyait plutôt une «insinuation», ce qui rendait réciproque le procès d’intentions.Nous voilà en terrain miné.Je connais peu de sujets aussi tabou, en milieu culturel, que l’aide individuelle aux artistes.Souvenez-vous, lecteurs fidèles, de la conflagration qu’avait suscitée notre regretté critique littéraire Jean Basile, à la fin de 1991, quand il avait tenté d’établir une compilation des lauréats des bourses de création attribuées par le gouvernement du Québec pour dessiner le profil de quelques «favoris».Il avait failli être défenestré, et nous aussi.Les sommes en jeu sont pourtant infinitésimales; des 84 millions de dollars en subventions directes que distribue chaque année le Conseil des arts du Canada, par exemple, seuls dix millions sont réservés aux bourses individuelles de création qui vont de 5000 $ à 34 000 $, tout sauf le Pérou pour qui doit payer un loyer et se sustenter, ne serait-ce que de pâtes et d’eau.Mais on jurerait, quand on touche à ce dossier, qu’il y va de vie ou de mort Ainsi les protestataires d’aujourd’hui font de la menace d’abolition des bourses le symbole du «néolibéralisme triomphant» ou encore du «primat absolu de l’économie sur toutes autres considérations humaines», ou plus spécifiquement d’une «volonté d'assimilation de la littérature à des besoins strictement utilitaires» quand ce n’est à’«une attaque en règle contre cette liberté critique qui a toujours fait de l'écrivain un témoin actif des grandeurs et des misères de son époque».Au Canada anglais, on est plus concret mais non moins emphatique.Selon le rapport du CAC pour 1996, qui rend compte de discussions musclées dans l’ensemble du pays à propos de la réduction des budgets culturels fédéraux, le très populaire auteur Pierre Berton aurait déclaré que «l'aide gouvernementale aux auteurs canadiens a réussi de façon incroyable à amorcer une renaissance de la création littéraire dans tout le pays», rien de moins.Du calme tout d’abord, car il n’y aura pas d’abolition.Non seulement parce que M.Carrier le dit, quoique je puisse témoigner qu’il en avait évoqué la possibilité quand nous lui avions posé la question en entrevue, en septembre dernier.Mais parce que le CAC a écarté cette pensée coupable, devant l’orage présumé.Comme le déclarait un de ses porte-parole au Globe and Mail, en mars, «nous voulons nous assurer que le grand miracle qui a produit des écrivains de calibre international comme Margaret Atwood et Michael Ondaatje, qui ont pu compter sur notre aide au début de leur carrière, puisse continuer».Pour avoir participé de temps à autre à des jurys du CAC, je sais que cette belle unanimité est de façade, et que la foi au miracle est ténue.Le lien entre les bourses et la qualité de la création n’est plus aussi évident qu’il l’était au moment où cette forme d’aide apparaissait, il y a une quarantaine d’années, quand l’activité artistique était margina- le et la subsistance à |xm près impossible pour ceux qui s’y consacraient.Accordées au seul mérite, les bourses «soutiennent» souvent aujourd’hui des gens qui conjuguent d’autres métiers à leur activité artistique, et on enjoint même le jury de ne tenir aucun compte du fait que des écrivains ou des peintres gagnent fort bien leur vie dans des établissements d’enseignement, dans les médias ou ailleurs.Par contre, l’inspiration et le travail peuvent se passer de bourse: l’un de mes collègues à un récent jury, écrivain québécois de premier plan, vit le plus sobrement du monde, sans autre emploi, mais sans avoir jamais fait appel à l’aide de l’État, par principe.Et bien que nous ayons choisi, parmi les nombreuses candidatures, des propositions d’indubitable qualité, je ne suis surtout pas convaincue qu’elles seraient devenues lettres mortes sans subsides publics, ni que nos choix étaient déterminants pour l’avenir de notre littérature.Il suffit de prendre la mesure de son ampleur et de sa diversité, dans n’importe laquelle bonne librairie, pour comprendre que sa vitalité tient désormais à de nombreux autres facteurs, dont la santé des maisons d’édition, l’enseignement de la littérature, la promotion minimale et la qualité des médias.De même, on pourra bien distribuer toutes les bourses que l’on voudra aux artistes en arts visuels, tant que les musées du Québec et du Canada, grands et petits, n’auront que des miettes en lieu de budgets d’acquisition, leurs œuvres seront certes victimes du «primat absolu d’une économie» qui, avant de les opprimer, commence par les ignorer.Il n’y a pas, en cette matière, de dogme.Il est vrai que le National Endowment for the Arts, le timide équivalent américain de nos conseils des arts, a supprimé l’aide à la création individuelle pour des raisons qui tiennent de la censure, sous couvert de s’attaquer à un supposé gaspillage.Et que cela est laid et ne devrait pas être imité.Il est tout aussi vrai que la France, qui n’est pas précisément un désert artistique, n’accorde que peu ou pas d’aide individuelle aux artistes, sans mettre en danger pour autant la liberté critique qui est leur «espace».Et il est tout aussi vrai que la Suède, paradis de politique culturelle éclairée, maintient ses programmes de soutien direct aux artistes mais n’y ajoute guère, depuis une décennie, parce qu’on considère qu’une multiplicité de petites subventions fait moins pour les artistes qu’une multiplicité d’interventions stimulantes comme des rémunérations diverses pour l’utilisation des œuvres, des subventions à l’éducation artistique populaire, des commandes de l’Etat et de ses agences, et un soutien accru à toutes les formes de diffusion; l’aide individuelle, après la forte expansion des aimées soixante, occupe aujourd’hui une place réduite dans les dépenses publiques culturelles parce qu’elle n’a plus le même effet de levier.Je n’irais pas jusqu'à «insinuer» que les protestataires ne songent qu’à leur propre chèque, comme le fait M.Carrier en soulignant que «la plupart des personnes qui ont signé cette lettre ont déjà reçu du soutien du Conseil des arts du Canada».Je crois leur indignation fondée sur une juste exaspération, devant la grossière érosion de la politique culturelle canadienne.Mais il me semble que leur défense des bourses de création individuelle comme garantes d’une «littérature libre dans une société démocratique» est un peu étriquée.Avec ou sans aide, aujourd’hui, la création est «libre» et explose.Le problème de l’accès «démocratique» à ce bonheur, dont le néolibéralisme se fout en effet, reste entier.Lise Bisson nette MUSIQUE Un simple soldat Longtemps musicien dans des armées symphoniques, le flûtiste Aurèle Nicolet en prévoit l’extinction prochaine Flûte solo pour différents orchestres suisses pendant les années 40 puis première flûte pour le Philharmonique de Berlin, Aurèle Nicolet s’est dès lors bâti une solide carrière qui lui a permis de côtoyer des maestros comme Herbert Von Karajan, Georg Solti et Pierre Boulez.Invité au Québec par l’Ensemble de flûtes Alizé cette semaine, Aurèle Nicolet nous y a révélé les deux facettes de son talent, d’abord de pédagogue lors de cours de maître, puis de concer- • .§i*jspyM ¦ fy ¦¦ ?' • M 'vj mm t : WMï tiste, hier, à l’École Vincent-d’Indy.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Il faut d’abord se rendre à Contrecœur puis trouver, au fond des bois, l’ancien monastère de l’endroit, peuplé cette semaine de maringouins et de flûtistes en stage de perfectionnement.Le but de l’escapade à la campagne?Rencontrer le réputé flûtiste d’origine suisse Aurèle Nicolet qui y a passé toute la semaine pour partager son art avec des flûtistes avancés et de jeunes professionnels nord-américains.Fort de l’une des discographies les plus impressionnantes pour la flûte, il est portant très méconnu du grand public, sans doute parce qu’il refuse catégoriquement de se raconter.«Pourquoi parlerait-on de moi qui suis en fin de parcours?» Petit moment de flottement.Quel artiste, en ce bas monde, n’aime pas paiier de lui?Par un réflexe hélas acquis, la chose nous déstabilise: de quoi va-t-on causer, alors?Aurèle Nicolet n’est pas à court de sujets (de controverse).Les orchestres symphoniques?Destinés,à l’éclatement, comme l’armée ou l’Église qui leur a servi de modèle.Le monde de la musique aujourd’hui?Un simple miroir du sport érigé en star-system.«Dans les ascenseurs d’hôtels de Tokyo, on entend La Petite Musique de nuit La Cinquième Symphonie, tout le monde la connaît vaguement, mais combien pourraient la nommer?Aujourd’hui, la musique, on l’en entend, mais on ne l’écoute plus.» Et ceux qui écoutent n’arrivent plus à distinguer.Techniquement quasi parfaits, les interprètes, les orchestres et même les compositeurs n’ont plus une signature en propre.«Autrefois, la Philharmonie de Berlin ou de Chicago étaient par exemple reconnaissables entre toutes.Il en allait de même pour Ravel ou Bartok: trois notes suffisaient à identifier leur style.Aujourd'hui, tout est nivelé, interchangeable.Il en va de la musique comme de la vie sociale: d’un aéroport à l’autre, partout, un même système.» Si européen soit l’angle d’observation d’Aurèle Nicolet, ses constats n’en valent pas moins en Amérique de Nord.«En Europe, dam une seule université, il peut se former jusqu’à 300 musicologues.S’ils ont de la chance, certains travailleront dans les radios.Mais que deviendront les autres?» Le renouvellement de la musique La question se pose pour tous les instruments: des centaines, des mil- Le flûtiste Aurèle Nicolet.liers d’étudiants diplômés se disputent chaque année les rares postes vacants dans les orchestres.Le chômage et le désespoir, espère M.Nicolet, mettront peut-être la table pour le renouvellement de la musique.«Avec la disparition et la fusion d’orchestres, il y aura toujours là moins de possibilités, et les jeunes s’en rendent bien compte.Déplus en plus, ils enseignent et organisent de petits concerts, comme nous le faisiom, les dimanches, dans ma petite ville natale [Neuchâtel].Je prévois un mouvement vers la musique de chambre.» Inéluctable, ce mouvement, selon Aurèle Nicolet, aussi inéluctable que la,chute des armées nationales ou de l’Église.Nous voilà plongés dans le dada du flûtiste: le parallélisme entre l’art (surtout la musique) et la politique.«J’ai toujours comparé l’orchestre symphonique à l’armée nationale.Il suffit d’observer un orchestre en Allemagne.Là-bas, le maestro reçoit le titre de “general musik direktor” et sous lui découle toute une hiérarchie de soldats any grades tout autant militaires.» A la tête de l’armée comme de l’orchestre symphonique: le dictateur.Toscanini ne s’en cachait même pas.«Quand on lui demandait pourquoi il avait émigré, il répondait: ‘Je suis un trop grand dictateur pour vivre sous une dictature”», cite de mémoire M.Nicolet Inversement, M.Nicolet déballe d’un trait tous ces artistes ratés ou frustrés devenus dictateurs.«Ça commence par les empereurs romains.Néron écrivait de mauvais poèmes.Marc-Aurèle s’essayait à la philosophie.Louis XIV?Le meilleur danseur de la cour! Napoléon jouait du violoncelle, Mussolini, du violon.» Une fois ces rapprochements faits, comment les expliquer?«On dirait les deux branches d’un arbre.Les racines sont les mêmes, mais une branche sèche, l’autre part dans la bonne direction.» À l’image des dictateurs toujours à deux pas de la chute, l’orchestre symphonique, cette armée créée au XIX1' siècle, est condamné à l’extinction, d’abord à cause d’un répertoire trop limité et non renouvelable.«Au XX' siècle, il est presque devenu impossible d’écrire une œuvre pour grand orchestre.À mon sens, les dernières symphonies valables que je connaisse sont celle de Messiaen, de Chostakovitch et de Pierre Boulez, appuyées dans ce dernier cas par l'électronique.» L’aspect social de la musique Autre problème de l’orchestre symphonique: son public, sans aucune curiosité pour son époque, trop déstabilisante à son goût.«J’entendais un jour des dirigeants de grandes industries chimiques se plaindre des œuvres de Schoenberg au programme.Mais comment peuvent-ils espérer, de nos compositeurs contemporains, une musique harmonieuse, simple, avec le décor que nous ont planté les industriels et dans un monde si complexe?» De toute manière, à l’origine, la musique n’était pas destinée au seul divertissement.«Selon la philosophie grecque, la musique relevait de la science, au même titre que l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie ou l’algèbre.Mais au fil du temps, le public a rejeté l’aspect scientifique de la musique pour ne conserver que sa sensibilité, son appel des sens.» Dans ce contexte, la musique contemporaine peut difficilement trouver sa niche.Même les jeunes, se plaint M.Nicolet, ne sont pas prêts à l’accueillir.«La peinture évoluera toujours plus rapidement que la musique parce que la première peut être appro- chée sans intermédiaire.Entre le compositeur et le concert, au contraire, il y aura toujours une génération et la musique est tellement en avance sur son temps que les interprètes ne sont pas prêts à la jouer comme elle a été pensée.» Au moins vingt cigarettes plus tard.«La cigarette, si ç’a nui à mon souffle?Comment le saurais-je?J’ai fumé toute ma vie, au départ pour imiter mon professeur que j’admirais», répond le flûtiste.Vingt cigarettes plus tard, donc, Aurèle Nicolet, dont le diagnostic pèse plutôt lourd jusque-là, en arrjve aux solutions.A son avis, trop de gens rêvent de faire carrière en musique et trop peu l’apprennent par simple plaisir.«Combien de millions l’Etat distribue-t-il pour la réhabilitation de drogués?Pour soigner les dépressifs, pour distraire les préretraités?À tout cela, il existe pourtant une antidote: la musique, qui permet de produire quelque chose plutôt que de consommer.» Alors que l’aspect social de la musique gagnerait à être mis en valeur, les politiciens, eux, continuent, au grand désespoir d’Aurèle Nicolet, de cultiver le prestige, de soutenir les grands théâtres nationaux, les grands orchestres, et de réaliser des économies sur les conservatoires régionaux.«Pourtant, les enfants de dix ou douze am qui apprennent aujourd’hui la musique ne sont-ils pas le public de demain?» On l’avait deviné, Aurèle Nicplet a un parti pris pour la pédagogie.Étrangement, il refuse pourtant catégoriquement d’écrire une méthode.«Je ne veux rien mettre par écrit, d’abord parce que tout a été dit.Mais surtout, je préfère la communication orale, la méthode socratique, le dialogue plutôt que les comeils.» septembre octobre 1997 festival ^ /r\tfrr^tiorN*( c/e A/ouveffe darvie iHola Espana Olâ Portugal! Les brochures donnant tous les détails sur la 8° édition du Festival, incluant le formulaire-forfait, sont disponibles à la Place des Arts, au Centre Info-Arts Bell, à l'Agora de la danse et dans plus de 440 points de distribution à travers la ville de Montréal.Si vous ne trouvez pas notre brochure, appelez-nous au 287-1760 Forfaits en vente dès maintenant Réductions Jusqu’à 45% par poste/par télécopieur seulement Place des Arts - Salle Wilfrid-Pelletier - 20h 30 BALLET CRISTINA H0Y0S [Espagne] 10, 11 octobre Place des Arts - Théâtre Maisonneuve - 20h30 CIA VICENTE SAEZ [Espagne] 30 septembre ¦¦l Société 0 VERTIGO [Canada] 3, 4 octobre y SS COMPAGNIE PIERRE DR0ULERS [Belgique] 7 octobre STEPHEN PETR0NI0 COMPANY [États-Unis] 9 octobre Musée d’art contemporain de Montréal Salle Beverley Webster Rolph - 19 h COMPANHIA RE.AL [Portugal] 2, 3 Octobre C0MPANHIA CLARA ANDERMATT [Portugal] 6, 7 octobre MISRASENA [Canada] 9, 10 octobre Agora de la danse - Studio - 19 h COMPANHIA VERA MANTER0 [Portugal] T', 2 octobre LOUISE BÉDARD DANSE [Canada] 4, 5 octobre DANCE C0.LEINE & R0EBANA [Pays-Bas] 7, 8 octobre THE HOLY BODY TATTOO [Canada] 10, 11 Octobre Espace Tangente - 17 h30 MÉTASP0RA DANSE [Canada] 1", 2, 3, 4 octobre VERA MANTER0/M0NICA VALENCIAN0 [Portugal/Espagne] 7, 8, 9, 10 octobre Usine C-21h _______ LE CARRÉ DES LOMBES [Canada] 4, 5 octobre v • i h IMU O E COUCH ¦ ¦——- rm»R • Montreal.ors*.SRC 4t CSC B 4 I.K I) K V 0 I II .I.K S S A M K l> I 7 K T It I M A N C II K 8 .1 |T | X | IMI 7 Vies parallèles Marcello Mastroianni dans sa dernière apparition à l’écran.Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias Premier week-end à courir Première fin de semaine au FCMM.Avec, bien sûr, quelques points chauds: samedi, 19h au Parallèle, le cinéaste géorgien Mikhail Ko-bakhidzé accompagnera le lancement de ses courts métrages.Au Média Lounge, samedi soir à 20h, on présente la performance allemande Alchémie sur fond de décomposition de pellicule.À surveiller aussi sur l’écran extérieur Le Prince, dimanche à 22h l’adaptation cinématographique de la pièce de Lepage Les Sept Branches de la rivière Ota, une réalisation de Francis Leclerc.Les chroniqueurs du Devoir ont vu aussi des films dont quelques-uns TROIS VIES ET UNE SEULE MORT Réalisation: Raul Ruiz.Scénario: Haul Ruiz et Pascal Bonitzer.Avec Marcello Mastroianni.Anna Galiena, Marisa Paredes, Melvil Poupaud, Chiara Mastroianni, Arielle Dombasle.Image: Laurent Machuel.Musique: Jorge Arriagada.Au Parisien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Trois vies et une seule mort restera surtout dans les annales comme le dernier film où est apparu Marcello Mastroianni.Titre prédestiné.Le célèbre comédien eut de multiples vies et, pourtant, une seule mort somme toute banale.C'est cet écho involontaire que nous renvoie le film de Raul Ruiz, à travers la représentation d’un homme aux nombreuses personnalités, métaphore du métier d’acteur.A part ça, Trois vies et une seule mort constitue du pur Raul Ruiz, c’est à dire un film bunuelien et godardien, à saveur surréaliste et fantastique sur une intrigue entortillée et déroutante où l’amnésie, l'érotisme, le pouvoir, le dénuement se répondent.Une œuvre pour cinéphiles.Plutôt qu’un film à sketchs, ce sont des histoires entrelacées qui convergent toutes sur le même visage: celui de Mastroianni.Car le comédien sera cet homme qui disparaît vingt ans (mais qui a déménagé la porte à côté) et revient reprendre sa place auprès de son épouse après s’être débarrassé du nouveau mari.Il sera aussi ce riche mendiant, ce professeur d’anthropologie et cet homme d’affaires empêtré dans la toile d’araignée d’un fnensonge, ce majordome appliqué, Cet auteur de lettres anonymes à tout dans une vie parallèle.Raul Ruiz joue du symbole et du scénario alambiqué sur un rythme qui s’alanguit d’ailleurs souvent, s’enroule sur lui-même, surtout durant la dernière partie de ce film de plus de deux heures.Le cinéaste a voulu faire une structure cubiste dans un film à paliers multiples dont il ne maîtrise pas toujours la déconstruction.Le chant du cygne Mastroianni est pourtant l’occasion d’une performance d’acteur.Ne serait-ce que par la variété des personnages qu’il incarne en un seul film et dans la peau desquels il se glisse en douceur sans à-coup, ja- teur, jeune homme perçant à tout moment la carapace des rides.Chiara Mastroianni, la fille de Marcello, incarne ici.sa fille qui ignore de quelle filiation elle est issue et qu’un inconnu poursuit de ses largesses.Elle forme un couple amoureux avec Melvil Poupaud, reçoit pension, château de ce personnage mystérieux dont l’identité ne sera dévoilée qu’j'w extremis quand tous les voiles tomberont.Mais Chiara paraît un peu gauche dans un rôle sans éclat.Seule Anna Galiena, qui joue Tania, la femme d’affaires déguisée en prostituée, n’est pas éteinte par Mastroianni et sa personne; sorte de testament du latin lover au charme déconcertant dont la vie personnelle fut elle aussi à compartiments.Trois vies et une seule mort intéressera particulièrement ceux qui ont suivi la filmographie de Raul Ruiz.Ils y retrouveront l’imagerie et les obsessions baroques du cinéaste d’origine chilienne et son attirance pour le fantastique, les jeux de miroir, le pastiche de tous les genres (dont le gore, le film noir, le mélo).Mais le grand public, lui, y perdra ses repères.A moins qu’il ne se laisse fasciner jusqu’au bout par la figure polyvalente, valent le détour.MY SECRET CACHE De Shinobu Yaguchi (Japon).Cette comédie réalisée par le Japonais Shinobu Yaguchi, composera certainement l’un des meilleurs moments de ce festival qui, à première vue, semble très restreint en productions de ce genre.Depuis sa plus tendre enfance, Sakiko rêve d’argent, adore compter les liasses de billets et fait de la conquête financière sa seule et unique préoccupation dans la vie.Aussi, lorsqu’une mallette contenant des millions coule au fond d’une nappe phréatique, Sakiko met tout ce qui est possible en œuvre pour la retrouver.Dans le pur style burlesque, avec dérapages contrôlés et rythme effréné, My Secret Cache se relève là où l’on s’attend à ce qu’il s’écrase, déjoue tous les pièges du genre et parvient, à travers un récit au rythme enlevé, à communiquer un point de vue original sur le pouvoir de l’argent et le rôle des femmes dans la société nippone.Aujourd’hui, 19h, Parc 1; lundi, 19h, Rialto; vendredi, 17h, Parc 1.M B.LA MOINDRE DES CHOSES GOODBYE SOUTH, GOODBYE De Hou Hsiao Hsien (Taïwan-Chine-Japon).Cette décevante production du cinéaste taïwanais Hou Hsiao Hsien (The Puppetmaster, Good Men, Good Women) dresse le portrait d’une jeunesse en déroute à travers le sillage de deux hommes et une femme partis trouver leur Eldorado dans une ville industrielle du Nord de Taïwan.Un scénario évasif et un montage extrêmement complexe rendent très difficile la lecture de ce drame confus, à l’arrière-plan chargé de personnages secondaires qui brouillent inutilement la surface.En outre, les sous-titres anglais handicapent sérieusement cette production extrêmement bavarde qui fait baisser pavillon aux plus courageux d’entre nous.Aujourd’hui, 19h, Rialto; demain, 15h, Parc 1; lundi, 21h, Parc 1.M.B.CINÉMA DE NOTRE TEMPS: NANNI MORETTI De André S.Labarthe (France).Un chacun, ce type flanqué de plusieurs épouses et d’existences multiples qu’un mot, un signe ou le tintement d’une cloche peuvent replonger mais meilleur que lorsqu’il campe les vieux perdants, ce clochard du bout du banc, ce majordome facétieux, ce mari de retour au nid, éternel séduc- garde une incandescence qui fait défaut aux autres inteiprètes.Il aura été dit que le dernier film de Mastroianni n’aura braqué ses projecteurs que sur émouvante de Marcello Mastroianni dont le film offre une ultime vision prismatique, une gerbe de profils avant la tombée du rideau.Sous les apparences INTIMATE RELATIONS Écrit et réalisé par Philip Goodhew.Avec Rupert Graves, Julie Walters, Matthew Walker, Laura Sadler.Image: Andres Garreton.Grande-Bretagne-Canada, 1995,95 minutes.Au Faubourg.MARTIN BILODEAU Situé entre le mélodrame populaire et la satire sociale, Intimate Relations se cherche un ton qu’il ne trouve jamais vraiment.Réalisé par Philip Goodhew, un nouveau venu dans l’univers en mutation du cinéma anglais, ce film coproduit avec le Canada s’inspire d’un fait divers qui s’est produit dans une petite ville anglaise, au début des années 50.À partir des corps assassinés d’une femme et de sa fille, aux côtés desquels gisait un jeune suicidaire raté, Philip Goodhew a remonté l’histoire de ces corps, jusqu’à l’origine du drame qui les a ré- unis dans la mort et l’agonie, partant de l'arrivée de Harold (Rupert Graves) au domicile des Beastley, où ce jeune marin prend pension.Ecartelé aussitôt entre Marjorie (Julie Walters), épouse modèle qui se prend d’affection pour lui, et sa fille adolescente Joyce (Laura Sadler), qui glousse de bonheur à sa vue, Harold se laisse séduire.Ses rapports sexuels avec Marjorie sont désormais le lot quotidien de cette maisonnée où M.Beastley, amputé de guerre, fait semblant de ne rien voir, jusqu’au départ de Harold, qui déclenche chez sa femme un comportement de maître-chanteur, forçant le jeune homme à revenir et l’insoutenable situation à perdurer au delà des limites du secret.Ce Tea and Sympathy qui vire au Fatal Attraction — non sans passer par The Graduate — file vers la catharsis sans se piquer de vraisemblance, sans non plus jalonner le récit des repères qui favoriseront son éclosion.Comme si, devant la nature étrange JULIETTE BINOCHE • WILLIAM HURT UN DIVAN À NEW YORK Une comédie romantiijue de CHANTAL AKERMAN « Un film qui pétille de fraîcheur, d'humour et d'amour, » MARIE-CLAIRE G V.O.avec sous-titres français ?FAMOUS PLAYERS-1 PARISIEN® | ixc C~?o caJ— eJïXla— un film de Une comédie qui est aussi un hymne au respect de la différence et à la fraternité des hommes, par le réalisateur de « Halfaouine » rFAMOUS PLAYERS-1 PARISIEN® I prima film MARCELLO MASTROIANNI ?« Monstre sacré international.» Télérama « Beau, charmeur, chaleureux et fin.Un prodige de l'interprétation.» Le Monde « On le voit souriant, il nous rend complice de ses éclats de rire.» Le Figaro « Mastroianni incarne la perfection.» Cahiers du Cinéma C FAMOUS PLAYERS-1 PARISIEN® 13 «16 * prima film PAULO BRANCO PRESENTE ANNA GALIENA TROIS* Ml.sS OL STXT.L )\( )L>'| Un film de RAOUL RUIZ du drame, le réalisateur-scénariste avait renoncé à en sonder les fondements pour simplement tirer profit des situations cocasses qui l’annoncent en grosses lettres.Son film nous donne ainsi l’impression de brûler des étapes, de laisser dans le vague les motivations profondes des personnages, sur la seule certitude que les événements se sont ainsi déroulés.Goodhew passe ainsi à côté des portraits d’hommes et de femmes prisonniers de rôles sociaux, au profit d’une comédie qui carbure au choc des situations.Ce parti pris anti-psychologique se double d’un humour noir dont l’intensité varie selon les situations, selon les personnages, que le réalisateur divise en deux instances distinctes, soit les hommes et les femmes.Lauréat du prix d’interprétation masculine au dernier Festival des films du monde, Rupert Graves a certainement touché le jury grâce à son personnage dont l’authenticité est mise en relief par les caricatures qui l’enserrent comme clans un étau, davantage que pour son jeu, honnête sans plus.Face à des figures masculines parfois touchantes et nuancées — on pense à celle du père et du frère inconnu de Harold, vibrantes mais sous-exploitées —, les personnages féminins, celui tenu par Julie Walters (Educating Rita) notamment, ressemblent toptes à des clones de la jeune reine Élisabeth de l’époque.Ces amazones des apparences et de la domesticité, mesquines, autoritaires et hypocrites, dominent des hommes émasculés, amputés de l’âme et asservis.Le chien mâle affublé d’un nom féminin n’est donc plus le symbole de la réalité représentée mais bien la mascotte d’un état accepté, dont le réalisateur s’amuse à souligner l’absurde.Un mandat que l’excellente sitcom britannique Keeping Up Appearances (diffusée le samedi soir sur PBS) relève cependant avec plus d’ingéniosité et cî’hu-mour.LEGRAND PRIX DE VUES D’AFRIQUE 1997 CINEPLEXODEON COMPLEXE DESJARDINS © TOUS LES JOURS: 1:30-3:30-5:30-7:30-9:30 A L’AFFICHE! Les soeurs Un film d’Abdelkrim Bahloul ¦ avec Emilie Altmayer, Bérénice Bejo, Mouloud Tadjer et Colette Nucci Musique ’ Safy Boutella EN PREMIÈRE MONDIALE A MONTREAL “Magistralement exécuté.” L’AMOUR EST UN POUVOIR SACRÉ EMILY «XTSOX • STELIAX SKARSGÀRD • KATRIX (AHTIlIK.t • JFAVMARC Ht RR CT 11)0 HIER DIRECTION 0E LA PHOTOGRAPHIE HOBBY Ml 1,1,ER SCÉNARIO ET RÉALISATION DE I.AR.S VOX TRIER Odile TREMBLAY, LE DEVOIR BREAKING THE RA’ 16 ANS » VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON CENTRE-VILLE # © ^ n CINÉPLEX ODÉON ATWATER CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NE16ES De Nicolas Philibert (France).Le cinéaste français Nicolas Philibert a filmé, pendant toute une saison, les pensionnaires d’une clinique psychiatrique, qui répètent une pièce de théâtre en prévision d’un spectacle-bénéfice.Le parti-pris est celui de non-intervention, de l’observation accentuée par la sensibilité de celui qui regarde et de la générosité des regardés.Nicolas Philibert ne tourne pas autour du cercle fermé que représente un lieu de ce genre aux yeux du monde, mais le pénètre jusqu’à y jouer un rôle de catalyseur, révélant les complexes et les inhibitions des uns, le narcissisme et l’exhibitionnisme des autres.Dommage, cependant, que le réalisateur contrevienne à sa dynamique en faisant intervenir le témoignage d’un pensionnaire.Son jeu de miroirs subtil, favorisé par le regard posé avec autant d’attention sur les pensionnaires que sur les thérapeutes, s’en trouve finalement déséquilibré.Aujourd’hui, 21h, Parallèle; demain, 19h30, Cinémathèque; samedi prochain, 17h30, Cinémathèque.M.B.DON GIOVANNI De Carmelo Bene (Italie).Présenté dans le cadre de la rétrospective consacrée à l’homme de théâtre et cinéaste italien Carmelo Bene (orchestrée en vue d’amasser les fonds nécessaires à la restauration de ses cinq longs métrages produits entre 1968 et 1973), Don Giovanni (1970) propose une lecture pour le moins schizophrénique de l’œuvre de Mozart, portée par un montage cahoteux d’images baroques et brutales qui opposent à la production de sen?l’éclatement anarchique des sens.A première vue, il faut davantage d’ouverture et de persévérance qu’un sondage des replis du sous-texte pour saisir l’essence de ce Don Giovanni d’inspiration automatique, tapissé de noirs, d’ocre et de rouges.Aujourd’hui, 17h30, Cinémathèque.M.B.julie rupert laura waiters graves sadler à I secrets «LE FILM FRANÇAIS DE L'ETE.A VOIR ABSOLUMENT!» ¦Daniel Riaux, LE IOURNAL DE MONTRÉAL Une grande histoire d’amour et d’héroïsme.Une femme prête à tenter l’impossible pour sauver l’homme qu’elle aime.rTT.hour qd O Cp?_ RENN PRODUCTIONS AROLE BOUQUET DANIEL AUTEUIL un film de CLAUDE BER.RI Lucie Aubrac D'après le récit de l.ucie Aubrac, "Ils partiront dam l'Irretse" Editions du Seuil À L’AFFICHE! u$£aie Cf?13 A L’AFFICHE! I CINÉPLEX ODÉON 1 I CINÉPLEX ODÉON 1 | CINÉPLEX OOÉON 1 CINEPLEX OOEON 1 en version originale anglaise I cowiis :su?: b * « 1 DAUPHIN * « I LAVAI (Cvt'(mi) * 6.1 BOUCHERVILLE » A | [ ctNÉPi£x ooéon 1 tous les |Ours I CINÉPLEX OOéON ! CINÉMA PINE 1 STE-ADELE * } FAUBOURG jlOO-435-7 15-930 Ig ' BROSSABD ?s tir-»**"»’ Sachant que Nanni Moretti se prête difficilement au jeu de l’entrevue, n’aurait-il pas été souhaitable, pour le documentariste français André S.Labarthe, de contourner cette difficulté par une exploration attentive de l’œuvre du réalisateur de La messe est finie, ainsi qu’une série de témoignages qui viendraient calfeutrer les silences dans lesquels se réfugie le réalisateur?Labarthe fonce sur Moretti armé d’un bélier, le regarde sans passion filmer Palombella Rossa, lui pose entre les prises des questions dignes d’un élève de cégep (Comment s’intitule votre film?; Comment vous est venue l’idée de jouer dans votre film?).Avec pour résultat un portrait incroyablement superficiel d’un homme qui, malgré son narcissisme avoué, pose des questions fondamentales sur l’existence et mérite qu’on l’étudie davantage qu’on ne l’interroge.Un coup d’épée dans l’eau produirait plus d’éclaboussures que ce portrait Polaroid, doublement frustrant pour quiconque s’intéresse à l’homme et son œuvre.Aujourd’hui, 23h30, ScjuatVidéo; jeudi, 17h, Cinémathèque.M.B.MOTHER AND SON D’Aleksandr Sokhurov (Allemagne/Russie).Le grand Sokurov possède une griffe unique, faite de longs plans quasi muets, composés parfois comme des tableaux évocateurs et parlants.Dans Mother and Son, ce sont les peintures de Caspar David Friedrich qui ont influé sur l’esthétique dans une atmosphère de pénombre et de clairs-obscurs.Le film évoque la relation d’amour, de soin entre une mère mourante et son fils dans une campagne perdue où il apparaît que ce couple insolite est seul, après la fuite des villageois.La caméra est une épure attentive aux gestes lents, patients, répétés dans le respect, l’amour, le refus de la mort, avec ce paysage changeant de l’automne.Les branches, les fleurs, les champs, le ciel composent des éléments de cette sonate dont chaque note reste en suspens entre désolation et beauté.Film duel entre un homme jeune refusant de perdre celle qui l’a jadis soutenu comme il la soutient aujourd'hui et l’agonie qui pénètre les muscles et les os d’un corps à bout de souffle, Mother and Son ne pouvait être signée que Sokhurov, sans action ou presque, portée par une sensibilité et un esthétisme grave, tissé de symboles pour évoquer une Russie en rupture qui ne lègue rien à ses enfants.Aujourd'hui, 15h30, Cinémathèque.Dimanche, 21h30, Cinémathèque.Mercredi 11,19h, Cinéma du Parc 1.Samedi 14, 19h30, Cinéma du Parc 3.O.T.NÉNETTE ET BONI De Claire Denis (France) Claire Denis, la réalisatrice de Chocolat et de S'en Fout la mort est une cinéaste à l’approche très -féminine» et intuitive qui épouse une CINÉMA I il II I» I M A X ( Il I .1 r i x A M K II I I) K V (I I II Grégoire Colin dans Nénette et Boni de Claire Denis vague émotive sur une ligne de scénario très ténue, où l’intrigue n’est qu’en sous trame.Dans Nénette et Boni, elle aborde des zones qu’elle ne définira jamais: le lien mystérieux entre un frère et une sœur à la frontière de l’amour charnel.Le film aurait pu être la condamnation d’un milieu sinistre à Marseille: jeune homme qui renie son père, petite ado enceinte sans doute victime d’inceste, quartier sans envergure où l’on devient fabricant de pizza tout en fantasmant sur la voisine boulangère.Nénette et Boni est porté par le jeu des excellents acteurs que sont Grégoire Colin (au regard toujours aussi énigmatique) Valeria Bruni-Tedes-chi, Vincent Gallo.Il est porté aussi par ce rapport trouble et beau, innommé entre frère et soeur, par les fantasmes du jeune homme qui se matérialisent à l’écran en des dérives très sensuelles, par cette narration où rêves et réalité s’entremêlent avec bonheur.Samedi, 21h30, Cinémathèque.Mardi, 17h30, Cinémathèque.Jeudi 12 juin, 19h, Rialto.O.T.BERNIE D’Albert Dupontel (France) Mieux vaut éviter de lire Bernie au premier degré.Ce film d’une extrême violence qui rappelle un peu par son ironie noire la comédie belge C'est arrivé près de chez-nous est une parodie de productions gore inondées d’hémoglobine, avec fond de critique sociale caché derrière.Il ne faut pas se laisser détourner par la férocité des scènes parfois insoutenables de membres coupés et de têtes fracassées, pour saluer le rythme et la force de cet étonnant premier long métrage qui a créé le scandale sur son passage, générant en France les pro «Bernie», les anti «Bernie».Le cinéaste, qui s’est donné à lui-même le premier rôle, arbore un regard qui roule et une bouille comico-inquiétante à la Buster Keaton dans une vraie performance de clown sanglant.Il campe un orphelin de trente ans à moitié fou qui part sur les traces de ses géniteurs en s’inventant un passé moins sordide que la réalité; lui qui fut jeté bébé clans un vide-ordures par des parents qui n’en avaient rien à foutre.Le film, aux réparties percutantes comme des coups de canons, est d’un humour noir d’une férocité sans bornes, mais il renouvelle le genre, rebondit sans relâche sur une construction habile et vivante et laisse littéralement en état de choc.Âmes sensibles s’abstenir.Samedi, 21h30, au Rialto.Jeudi 12 juin, 19h, Cinéma du Parc 1.O.T.?: chef-d’œuvre ?*: remarquable ?: très bon correct sans plus ?: très faillie VTtlffi ’Pur rauchemar BREAKING THE WAVES ?Lars von Trier, cinéaste danois qui s’était surtout fait connaître pour ses films aux images très sophistiquées où la forme primait sur le fond, réalise avec Breaking the Waves, mélodrame de haut vol tourné en Ecosse avec une caméra à l’épaule, un virage magistral du côté de l’émotion brute.Le film dans lequel l’éblouissante Emily Watson campe une jeune mariée mystique qui se prostitue par amour pour son mari handicapé dans un accident, est une pièce d’anthologie, tragédie moderne où le talent de directeur d'acteurç de Von Trier éclabousse l’écran.À l'Alexis-Nihon, au Centre-Ville (v.f.).Odile Tremblay NIGHT FALLS ON MANHATTAN ?1/2 Ce film marque le brillant retour de Sidney Lumet (Serpico, The Verdict) à un cinéma de dénonciation.Un jeune procureur (Andy Garcia) parachuté dans les rangs du pouvoir se retrouve dans un cul-de-sac moral quand son enquête sur la corruption policière l’amène à soupçonner son père, un policier retraité.De forme conventionnelle mais mis en scène avec brio, monté avec énergie et mis en musique par l’excellent Mark Isham, Night Falls on Manhattan s’enrichit également d'une distribution admirablement dirigée (Ian Holm, Lena Olin, Ron Liebman).Au Centre Eaton.Martin Bilodeau PONETTE ?1/2 Jacques Doillon affirme ici son immense maîtrise de directeur d’enfants.La petite Victoire Thivisol, qui remporta le prix d’interprétation féminine à Venise pour ce rôle bouleversant d’une fillette refusant la mort de sa mère et persistant à l’attendre, n’avait que quatre ans à l’époque du tournage.Elle nous tire des larmes.Filmé à hauteur d’enfants, après enquête auprès des petits pour recueillir leurs réflexions sur la mort, Ponette est un des rares films à donner le point de vue du premier âge.Au Centre-ville.O.T.L’ÂGE DES POSSIBLES ?À partir d’une commande contraignante, celle de composer un portrait de jeunesse avec dix jeunes élèves d’une école de théâtre de Strasbourg, la réalisatrice Pascale Ferran (Petits Arrangements avec les morts) a brossé un tableau simple et émouvant sur la jeunesse d’aujourd’hui, ses espoirs amoureux et ses défaites professionnelles.Les visages des jeunes acteurs de talents s’additionnent et se complètent admirablement à l’intérieur d’une mosaïque qui rejette les figures représentatives et misérabilistes, habituellement réductrices, pour parler de cinq hommes et femmes sculptés clans la réalité.Au Complexe Desjardins.M.B.UN ÉTÉ À LA GOULETTE ?Le réalisateur de Halfaouine, l’enfant des terrasses, propose ici une délicieuse chronique d’un temps révolu, celui de l’harmonie interraciale dans une Tunisie à l’aube de la guerre de Six Jours.Trois filles de religions différentes décident de mettre un terme à leur virginité avec le secours de gar- Salle Pierre-Mercure Centre Pierre-Péladeau 300.boeL 6% Mtisomwcve Est Metro Betri-UQAM Billets : 987-6919 Le groupe Magie et grâce orientale INDRA Directement d'Indonésie Le jeudi 19 juin à 19 h 30 Billets: 20$, 15$ taxes et redevances en sus r irl I ADDICTED TO LOVE (L’AMOUR.TOUJOURS L’AMOUR) ?1/2 L’acteur-producteur Griffin Dunne (After Hours) se lance avec succès dans la mise en scène avec cette comédie inventive et intelligente sur les conséquences de la rupture amoureuse chez un homme (Matthew Broderick) et une femme (Meg Ryan) déterminés à se venger de leurs bourreaux du cœur.Bien rythmé, drôle et plein d’idées — dont l’utilisation ingénieuse d’une caméra obscure, véritable trouvaille du film —, Addicted to Love souffre néanmoins de personnages trop minces.Au Centre Eaton (v.o.), Berri (v.f.).M.B.BRASSED OFF (CUIVRE El' CHARBON) ?1/2 De Mark Herman.Brassed Off parle de la misère économique des ouvriers d’une ville du Yorkshire dont le gouvernement s’apprête à fermer la mine de charbon, moteur de leur économie.Une poignée d’entre eux font partie d’un orchestre de cuivres qui leur aj> portera le courage de surmonter l’épreuve.Au terme d’une excellente première partie marquée par un style très Ken Loach, le film bascule dans le mélodrame populaire et tire toutes les ficelles.Ainsi, la critique sociale perd de sa force et les personnages de leur vigueur.Au Faubourg (v.o.).M.B.LOVE! VALOUR! COMPASSION! ?1/2 Adaptation sensible de la pièce de Terrence McNally (Les Leçons de Maria Collas), cette comédie sentimentale qui tourne autour d’un groupe d’hommes gays réunis dans une résidence de campagne met en valeur un texte intelligent, mis en bouche par des comédiens qui, à l’exception de Jason Alexander (Seinfeld), l’ont défendu sur scène.L’illustration idyllique atténue cependant la portée du drame qui gruge lentement ce Longtime Companion de la survivance amère.Àl’Égyptien.M.B.ADGKR M.COWANS Andy Garcia, Richard Dreyfus et Dominic Chiainese dans Night Falls on Manhattan.çons d’une autre religion.Leurs trois pères, camarades de bistrot et voisins de palier, s’en mêlent et s’emmêlent.Moments doux et forts se succèdent à un rythme régulier, sans délires nostalgiques, avec pour point de fuite la lucidité d’un homme qui remet en question le passé pour mieux vivre le présent.Au Parisien.M.B.KOLYA ?Le Tchèque Jan Sverak a remporté l’Oscar du meilleur film étranger avec ce film tendre, un peu facile mais vraiment charmant Le père du cinéaste Zdenek Sverak y incarne un musicien au mitan de la cinquantaine qui hérite, à la faveur d’un faux mariage, d’un enfant de six ans auquel il s’attache.En fond de décor: le Prague communiste et les aberrations du régime.Le film est porté par beaucoup de naturel et la séduction de l’acteur principal.Au Parisien.O.T.LES SŒURS HAMLET ?1/2 De Abdelkrim Bahloul.Deux jeunes filles d’origine algérienne se retrou- vent seules dans le Paris nocturne, avec juste ce qu’il faut en poche pour passer la nuit dans un bistro en attendant le premier train.De coïncidences en hasards, leur itinéraire prend les allures d’un rite initiatique où elles prennent connaissance de leurs origines culturelles.La mise en scène, la photo et le superbe personnage de l’ange-gardien valent le coup d’œil, malgré des dialogues pauvres, un scénario friable et l’interprétation fragile des principales interprètes.Au Complexe Desjardins.M.B.PALACE ?1/2 Le trio d’humoristes espagnol El Tricicle a réalisé une délicieuse comédie sans paroles, dans laquelle trois héritiers d’un hôtel en ruines empruntent une forte somme à un usurier malhonnête (Jean Roche-fort) pour le remettre en état.Les clients arrivent, et le vaudeville commence.Ce divertissement haut-de-gamme patine sur des gags usés mais efficaces, jetés à la vitesse de l’éclair à la face des spectateurs conquis par le charme vieillot de l’ensemble.Au Parisien.M.B.L* événement 50 ans de Cannes, qui < sc déroule jusqu’à la lin de l’été au Conservatoire d’art cinématographique et au cinéma Impérial, propose ce week-end plusieurs films qui ont marqué l’histoire.Ce soir, 17h, à l'impérial, place à La Maman et la Putain (1973), de Jean Eustache, un superbe drame de près de quatre heures, moderne, poétique, post-soixante-huitard, enfin unique, illuminé par Jean-Pierre Léaud et Bernadette Lafont.À 19h au Conservatoire, on donne Los Olvidados (1951), considéré par plusieurs comme le chef-d’œuvre absolu de Uns Bunuel, qui raconte la vie des habitants des bidonvilles mexicains.Demain soir, la fête tranquille se poursuit au Conservatoire avec La Bataille du rail, de René Clément, premier palmé d’or à Cannes en 1946.qui, dans un style qui marie documentaire et fiction, fait l'éloge des ouvriers ferroviaires français qui qnt joué un rôle clé à la Libération.À 21h, The 'Ihird Man (1949), de Carol Reed, est un drame d’espionnage complexe, fascinant et pince-sans-rire sur les démêlés d’un écrivain américain venu à Vienne retrouver un ami que l’on dit décédé.Une musique inoubliée (vous la reconnaîtrez) tapisse le fond et en annonce les couleurs.Enfin, dimanche toujours (19h), l’impérial présente Drowning By Numbers (1988), une autre magnifique obsession signée Peter Greenaway.Celle-ci est axée sur les mathématiques et le hasard à travers le portrait de trois femmes flanquées de maris encombrants.Un film drôle et spirituel, sans doute l’un des plus accessibles de l’auteur de Prospero’s Book.i Martin Bilodeau Joan Plowright, Joely Richardson et Juliet Stevenson dans Drowning By Numbers ~ «LA TOURNÉE D'ADIEU» A DÉBUTÉ LE 24 MAI.1997 À TORONTO - «NOTRE PREMIERE DAME DE LA DANSE OFFRE UN ADIEU DÉS PLUS PASSIONNÉ.» - The Toronto Star I « * i i I i i I I \ LE FONDS ^INVESTISSEMENT DYNAMIQUE est fière de commanditer UNE PRÉSENTATION DE LIVENT INC.DE LA PRODUCTION DU BALLET NATIONAL DU CANADA KAREN LA TOURNÉE D’ADIEU KAIN Présente "THE ACTRESS" KUDELKA/CHOPIN Ainsi que LA PREMIÈRE CANADIENNE DE «THE RED SHOES» BALLET I.UBOVITCH/STYNE PAS DE DEUX DE TCHAIKOVSKY BALANCHINE/TCHAIKOVSKY «HERMAN SCHMERMAN» FORSYTHE/WILLEM S Avec COMME ARTISTE INVITÉ LAURENT HILAIRE DANSEUR ÉTOILE DE LOFERA DE PARIS Mettant en vedettes Us meiUeurs danseurs du BalUt national du Canada “ Nous avons eu plusieurs excellents danseurs.NOUS N’AVONS EU QU’UNE SEULE KAREN KAIN.Le public a fait une ovation pour acclamer une étoile en chair et en os.MME KAIN EST LA PREMIÈRE DAME DU BALLET CANADIEN.» - William Littlcr, The Toronto Sur * Le spectacle de Karen Kain est UN TRIOMPHE, DE LA DANSE EXÉCUTÉE À MERVEILLE, D’INSTANTS DRAMATIQUES^ FRAPPANTS ET LE TOUT PRÉSENTÉ AVEC UNE ÉMOTION RÉELLE ET PROFONDE.» - Midtad Crabb, IBC RjJv «?(sur cinq) KAREN KAIN EST LA PLUS GRANDE DANSEUSE DU CANADA- incontestablement la plus divine ballerine que l’ère moderne ai eu la chance de voir.” -loiaCodbom n>r«*s> 18-21 JUIN, 1997- SEULEMENT 4 REPRÉSENTATIONS! RÉSERVATIONS TÉLÉPHONIQUES: (514) 7901245 (514)842-2112 ( www.livent.coin Y luma «r» wr art» m u «Ont ft Salle WIlfHd-Pelletler w w Place des Arts, Montréal conmiHniKPMicim coukinstoks «soctts çqmmmklur méPIA © rnXD5 D'INVESTISSEMENT* DYNAMIQUE 'w**', ¦ 9 I ¦ I T I tthr Ctairttr Les Billets sont aussi disponibles à tous les comptoirs Admission et aux guichets de la Place des Arts (175, me Ste-Catherine Ouest).POUR LES GROUPES DE 16 PERSONNES ET PLUS.APPELEZ AU (514) 527-8253 I, K I) K V 0 I H .I.K S S .\ M K |> I 7 E T I) I M A N C II E H .1 lT I X I II II 7 VITRINE I)E LA VIDÉO Le flambeau de la marge MARTIN HI LO I)E A U Milos Forman, auteur de Vol au-dessus d'un nid de coucou et de Amadeus, était resté muet depuis Val-mont, produit en 1988.Juste au moment où on le croyait balayé par le raz-de-marée qui réduit désormais les grands auteurs hollywoodiens aux rôles de tâcherons, le voici qui reprend le flambeau pour, une fois de plus, s’interroger sur la difficulté qu’éprouvent des personnages originaux ou marginaux à survivre à leur entourage, à une justice partiale et à une société niveleuse.THE PEOPLE VS.LARRY FLYNT ?1/2 The People vs.Larry Flynt s’inspire des démêlés personnels et juridiques du fondateur de Hustler, un magazine pornographique qui se rit de l’establishment américain et qui, à chaque publication, repousse la frontière du dicible.Outre un court prologue conçu pour montrer la genèse du personnage-titre, The People vs.Larry Flynt couvre une période de vingt années de démêlés judiciaires et de procès, défilés à la vitesse de l’éclair, sans temps mort ni sur-place.Armé de son personnage-bélier (campé par Woody Harrelson), Forman traverse les années 70 marquées par l’euphorie de la libération sexuelle, et les années 80 caractérisées par le retour aux valeurs conservatrices., exposant d’une façon unique et originale la notion voulant que la décadence et la moralité marchent main dans la main, que la première est la conséquence de la seconde.Malgré une propension au spectacle qui n’est pas toujours heureuse — le film est produit par Oliver Stone et écrit par les scénaristes de Mars Attacks —, malgré aussi une étude psychologique esquivée au profit d’une peinture sociale macroscopique qui multiplie les repères, Forman met en scène ce récit avec goût et tact, sans complaisance ni racolage.Fort de son expérience à travers des films musicaux tels que Hair ou Ragtime, le réalisateur fait intervenir la musique de Thomas Newman de façon inusitée, pour relever délicatement les images de Philippe Rousselot, belles et pudiques, qui s’appuient sur la matière dramatique du récit sans jamais se laisser aspirer par la tentation du sensationnalisme, à laquelle aurait sans doute succombé un réalisateur plus moralisateur — Oliver Stone, par exemple.Car Forman, qui ne montre jamais à l’écran le contenu du magazine de papier glacé, s’intéresse moins à l’homme qu’à ce qu’il incarne, soit une victime du système judiciaire corrompu par l’hypocrisie des institutions qui, sous prétexte de servir les intérêts de la moral majority, servent leurs propres intérêts économiques.UNHOOK THE STARS/ DÉCROCHE LES ÉTOILES ?1/2 Pour son premier long métrage, Nick Cassavetes, fils du défunt John, rend hommage à la maternité et, par ricochet, à sa mère Gena Rowlands, qui campe dans son Fdm une mère veuve et esseulée, qui a perdu prise sur ses enfants.Mildred s’attache au petit garçon (Jake Lloyd) de sa voisine Monica (Marisa Tomei), dont elle s’occupe pendant la journée.Une grande affection se développe entre les deux, simultanément à la complicité qui s’établit entre Mildred et Monica.Cette dernière lui présente un camionneur québécois (Gérard Depardieu!?), avec qui Mildred jouera au chat et à la souris, pendant que le mari de Monica rentre au bercail, privant la veuve de la présence du gamin et de l’amie sur laquelle elle comptait désonnais.Le scénario de Cassavetes et Helen Caldwell n’arrive pas vraiment à focaliser le sujet, s’encombrant de ramifications inutiles (le personnage de Depardieu est superflu) pour décrire le cheminement émancipateur d’une femme qui a donné sa vie sans rien garder pour elle, et se retrouve seule face à un avenir à construire de toutes pièces.Son parcours est émouvant, ses chutes et ses déceptions touchantes et bien amenées, quoique les scènes suivantes les balaient comme des incidents sans conséquences.Aussi, malgré le jeu de Rowlands, son personnage manque de repères; le réceptacle est trop petit pour contenir tout le bagage émotionnel que lui prête Cassavetes.PALOOKAVILLE ?1/2 Si le crime ne paie pas, l’honnêteté non plus.C’est du moins la leçon que tirent trois compagnons d’infortune (Vig-go Mortensen, William Forsythe et Adam Trese) d’une petite ville du New Jersey.Ceux-ci mettent sur pied toutes sortes de combines pour se faire un peu d’argent rapidement mais échouent dans tout ce qu’ils entreprennent.Dans la veine des comédies des frères Coen telles Blood Simple et Fargo — auquel le réalisateur rend aussi hommage en employant Frances McDormand dans un petit rôle —, Alan Taylor s’amuse et s’attendrit du sort de perdants, qui se battent autant pour l’argent que pour préserver ce qui leur reste de dignité.Son film est- amusant, parfois spirituel, jamais con, malgré des personnages dessinés à très gros traits et un scénario qui, outre la surprise finale, avance sur des sentiers battus.Hal Hartley (Simple Me>i, Amateur) propose ici trois variations sur le thème de la rupture amoureuse dpublée d’une rencontre amoureuse.A trois moments différents, dans trois villes différentes (New York, Berlin,Tokyo), Hartley raconte la même histoire pour en observer les variantes.Flirt tourne vite au procédé, la faiblesse de ses motifs et la redondance de ses thèmes ayant raison du plaisir intellectuel que peuvent procurer ces quelques variations.L’exercice, somme touteft scolaire et branché, permet néanmoins à Hartley d’explorer différentes avenues de mise en scène, ce qu’il fait avec plus d’originalité que de moyens.CO x CO ?Q) N P4 X ?W 1 I * -P g« •H ! U i O I (ouit» rtf-.;**; jTJ.J ^ ÿ Walter BÔKclfôau, directeur artistique i - Salle Pierre-Mercure L'Ensemble de la SMCQ sous la direction de Walter Boudreau avec Louise-Andrée Baril au piano et la participation de Raoul Duguay et de l'Ensemble Vocal de Montréal.Œuvres de Riley, Vivier, Chan, Glass, Arcuri et Collard.Remise du prix Un buffet oriental accompagné de saké Flandre-Québec sera servi dans les jardins du Centre au compositeur Pierre-Péladeau à partir de 17 h 30.Peter Swinnen Buffet: 11 $ - R.S.V.P: 843-9305 Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est Billets :23$/16S aînés et étudiants i T R i N E CÉDÉROM .' ;.______________________________________M À LA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA www.radio-canada.com .„ Fichier Jeud 09:39 1 SflM (i jm' I Mis ton i- .ni 1939-1995 |til, ///Mècintoti HO/l’HittoW 4u jour 1, jjw74oci/index htm Ug ftfflewac \ui Photos.Cartes- Unes- Discours Recherche en texte intégral France* 'i?Wi ¦ Relirions T 9 H Internationales 194-1 45 46 47 46 4 9 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 6263 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 76 T 79 60 61 82 8384 65 8687 88 89 90 91 92 93 94 1995 Liliül-?- M Uxfaxluk» tüààiiJLrmLS&'zvk l,i g»aii; limn a,llltrin; Ltnfafel lKriiWt; ilrKMWi 1,11 twoii’ IEywi.«8 iwntlt «taoytt U» tarifa O 4t U R.kUmm (lu w tous Vm ink fol?!ulire*es exprimés >e Gaulle litterrend .ec&nuet Ixier-Vignencour larcilhecy lerbu nscne 'ôtants sustentions luüeuns blancs ou nuis uttreges exprimés Hombie de voix obtenues 46 suri, exprimés ™ Nombre inscrits l'T0“ obtenues „ _ Nombre «suif.* devoir exprimes inscrits oMenues % 30il.exprimés inscrits 10 386 734 43,71 36,78 P 441 789 88,Off 64,94 110829523 44,64 37,45 7658 792 32,23 27,121 35211 7,08 j 5,17 ! 7 694003 31,72 26,61 3767 404 15,85 13,34 | 9715 1,95 1,42 1 3777 119 15,57 13,06 1 253 958 5,27 f 4.44 C 6250 1,25 f 0,91 P1 260208 5,19 4,35 413 129 1,73 [ 1,46 1 389 0,38 j 0,27 [ 415018 i,?T 1,43 277 652 1,16 [ 0,98 p 2 031 0,40 0,29 279683 1,15 0,96 Métropole 28 223 198 [ 579 505 23 852 653 [ 508 994 4 360545 '(15,4S »)' 665 141 | (2,35 ») Outre-mer Total 28 902 704 [ [ 24371 647 [ 170512 [(25,09 «) ;4 531 057 (15,67 ») 3072; (0,45 ») 668 213 (2.31 96) [23 703 434 P •[ Nombre de voix obtenues 9b suffr.exprimés 9b inscrits Nombre de voix obtenues % sojffr.exprimés % inscrits Nombre de voix obtenues 9b soifr.exprimés % inscrits 12643527 54,50 ! 44,79 440 172 ’ 87 64,77 13 063699 55,19 45,26 | 10553985 45,49 37,39 65750 12,99 9,67 ït)619 735 44,80 36,74 j Toute la conscience des «vieux pays» MICHEL BELAI R LE DEVOIR Bien sûr, nous sommes des Nord-Américains: nos habitudes de vie, nos fromages peints, nos machines le prouvent.Pourtant, même à l’heure de la mondialisation, l’Europe continue de jouer un rôle prédominant dans nos vies.Les deux ouvrages que nous vous présentons cette semaine viennent situer les fondements de cette omniprésente influence.L’HISTOIRE AU JOUR LE JOUR 1939-1995 ?Coédition Le Monde-IDM.Hybride PC (486 ou plus, Windows 3.1 ou plus, 8 Mo, 256 couleurs) et Mac (68040 ou plus, Système 7.5 ou plus, 8 Mo, 256 couleurs) avec Netscape Navigator 2.0.Distribution au Québec: Diffusion Multimédia.Disponible en librairie et dans les grandes surfaces.Prix: 59,95 $.Il y a déjà quelques années que le célèbre quotidien français édite aussi une sélection de ses archives sur cédérom; nous en avons parlé à plusieurs reprises.Mais voilà que Le Monde se met vraiment à l’heure du multimédia en publiant cette fois un cédérom qui inclut la version 2.0 de Netscape, le fureteur Internet, grâce auquel l’utilisateur a accès à des mises à jour trimestrielles et à un forum de discussion.On n’arrête pas le progrès.La sélection qu’on nous propose içi est tout simplement renversante.A travers deux grands blocs (1939-1945 et 1944-1995), on nous y offre plus d’une centaine de cartes, 1000 textes, des centaines de photos, quelque 200 unes du journal et même une cinquantaine d’enregistrements radio.La sélection est tellement vaste — des textes qui expliquent la France au jour le jour, mais aussi le monde —, le registre tellement large qu’on a l’impression de pouvoir piger au hasard parmi les 20 000 dates proposées et de faire surgir l’Histoire à volonté, d’un simple clic de souris, sans restriction aucune.Comme dirait Cyrano; c’est un cap, c’est un roc, que dis-je, c’est une péninsule.Même si Le Monde n’a été créé qu’en 1944 par Hubert Beuve-Méry, il est quand même possible de plonger au cœur de la tourmente du blitzskrieg en cliquant sur le bloc 1939-1945 et en sélectionnant le secteur géographique France.On peut ensuite choisir de voir des photos, des cartes, des Unes ou encore faire une recherche plein texte; c’est un jeu d’enfant de suivre alors l’avancée des blindés allemands.Mais il est tout aussi possible de plonger au beau milieu du chaos de Mai 68, de la guerre de Corée, de la crise de Cuba ou de la chute du Mur.C’est toujours hallucinant de possibilités.D’autant plus que les concepteurs du cédérom ont pensé greffer des textes plus récents aux originaux — on peut trouver des textes sur De Gaulle sous différentes rubriques «actualisées» — ou ajouter tout simplement une petite pincée d’humour.Comme par exemple ce texte du 15 mars 1968 et dans lequel Pierre Viansson-Ponte souligne à quel point la France est mûre pour l’action puisqu’il ne s’y passe plus rien.Qu’on le prenne d’un bord ou de l’autre, on le voit bien, cette Histoire au jour le jour est un ouvrage qui défie l’imagination du chercheur le plus curieux.Mais il y a quand même quelques petites réserves.La première tient au fait qu’il faille absolument être branché sur Internet pour pouvoir visionner le cédérom.On comprend évidemment l’avantage des mises à jour régulières par l’entremise d’Internet.On comprend aussi l’intérêt à participer à des groupes de discussion.Mais on saisit mal pourquoi le branchement au réseau est une condition sine qua non: pourquoi ne pas offrir d’abord le matériel puis ensuite l’option du réseau?Pourquoi d’ailleurs forcer les gens à cette option qui n’en est pas vraiment une?Menfin.Il y a aussi le fait qu’on ne peut pas tout trouver sur qe cédérom çouvrant presque 60 ans d’histoire.A la suggestion du collègue Truffaut, j’ai par exemple essayé de voir ce que le célèbre quotidien français écrivait sur la beat generation et sur Kerouac au moment même où cela se passait.Nada.Rien.Il faudra probablement attendre la publication d’un autre ouvrage sur les mouvements culturels.Quand on redonne vie à ses archives, le monde n’a plus de limites.Atlas,, l'Europe AUX GRANDES SOIREES CETTE SEMAINE : Chantal Jolis reçoit DAVID J0BIN et ANDRÉ MÉNARD, du Festival international de jazz de Montréal, le TRIO DE FRANÇOIS MARCAURELLE et, à 22 h, en concert, PIERRE TANGUAY (batterie) et JEAN DER0ME (saxophone).Réalisation : Daniel Vachon Silence.on jazz! Samedi à 18 h 30 Le NOUVEL ENSEMBLE MODERNE dirigé par LORRAINE VAILLANC0URT au FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE ACTUELLE DE VICTORIAVILLE 1997.Un rendez-vous très attendu et qui n’a pas déçu! Enregistrement et présentation : Hélène Prévost dans le cadre de L'Arbre de vie.Dimanche dès 18 h 30 Bilan du Festival de théâtre des Amériques avec les critiques Hervé Guay, Luc Boulanger et Raymond Bernatchez.À 20 h : concert avec l'Ensemble Arion et la soprano Suzie Leblanc.Animation : Winston McQuade Réalisation : Danielle Bilodeau Coup de théâtre Lundi à 18 h 30 Deux poètes : FRANÇOIS HÉBERT et PHILIPPE JACC0TTET.Stéphane Lépine reçoit François Hébert pour son livre Les Pommes les plus hautes et Richard Salesses s'entretient avec Philippe Jaccottet à l'occasion de la publication de La Seconde Semaison et D'une lyre à cinq cordes.Une émission de Stéphane Lépine.Le Temps perdu.Mardi à 18 h 30 L'ENSEMBLE CONTEMPORAIN XX' SIÈCLE dirigé par DENYS B0ULIANE, en concert à 20 h.Animation : Mario Paquet Réalisation : Chantal Bélisle et Laurent Major Rythmes de passage Mercredi dès 18 h 30 Claude Gingras, Renée Maheu et Richard Turp commentent FAUST, de Gounod.Une émission de Georges Nicholson.île déserte Jeudi à 18 h 30 Le vendredi soir.c'est pour DÉCROCHER DES ÉTOILES! Pour ceux et pour celles qui aiment les idées qui dérangent l'ordre établi, la parole non reçue, les jeunes, les marginalités, la délinquance du discours, la musique, la poésie.Une émission animée par Michel Garneau et réalisée par Jean Gagnon.Décrocher des étoiles Vendredi à 18 h 30 ATLAS DE L’EUROPE ?1/2 Production Infogratnes.Collection L’essentiel.Hybride PC (486 ou plus, Windows 3.1 ou plus, 8 Mo, 256 couleurs) et Mac (68030 ou plus, ou PowerMac, Système 7.1 ou plus, 8 Mo, 256 couleurs).Distribution au Québec; Quebecor-DIL Multimédia.Prix: ND Après l’histoire, la géographie.Dans une présentation extrêmement rythmée, Infogrames nous offre une carte géophysique, économique, politique et sociale de la nouvelle Europe.Ce qui caractérise cet ouvrage, c’est la façon dont on a accès aux informations que l’on souhaite consulter.Une série d’icones bordent la carte occupant le centre de l’écran; ils permettent d’entendre un texte qui complète les données inscrites à gauche de la carte en situant le pays de façon générale à la lumière des événements des dernières an- tt f„„nn nées ou d’obtenir Une IdÇon ses principales décontractée caractéristiques physiques.C’est de faire aussi à partir d’eux que l’on de la peut imprimer, t zoomer sur une géographie région donnée et même avoir accès à l’Euroquiz, un jeu-questionnaire mettant à jour les connaissances générales de l’utilisateur sur la nouvelle Europe (presque) unie.Grâce à un menu situé au haut de l’écran, une foule de textes et de statistiques viennent situer la plupart des pays européens.C’est ainsi que l’on peut appeler une carte des autoroutes, deç langues parlées ou des religions.À une autre donnant la consommation annuelle d’alcool/par habitant/par pays, la température moyenne à la mi-janvier à Tiranna ou encore la répartition des vieux ou des jeunes selon les pays.En haut à gauche, en promenant la souris sur le drapeau du pays visité, on peut même entendre (dans la plupart des cas) l’hymne national.Une série de notes sur l’utilisation pédagogique du cédérom vient compléter le bouquet.Voilà une façon décontractée de faire de la géographie.?: chef-d’œuvre ?: remarquable ?A: très bon • correct sans plus ?: très faible : pur cauchemar LE DEVOIR AGENDA CULTUREL CINÉMA ÏMX, I ATWATER: Place Alexis-NIhon (935-4246) — Buddy I 13h30,15h30,17h30,19h30,21h30 — Breaking the I Waves 13h35,16h50, 20h — Trial & Error 13h15, I 151)20,17h25,19h30,211)35 I BERRI: 1280, rue St-Denis (288-2115) — Le monde £ perdu: Jurassic Park 131), 151)45,191), 211)45 — Le I cinquième élément 13h30,161)15,19h, 211)30 — Le ï monde perdu: Jurassic Park 12h45,151)25,181)30, I 211)20 - Buddy v.l.13h35,151)30,171)30,19h30, I 211)40— L’amour, toujours l’amour 131)40,16h10, 19h10,21(115, jeu.13h40,161)10, 21h15 ¦ BOUCHERVILLE: 20, boul.de Mortagne (449-6404) I — Le monde perdu: Jurassic Park sam.dim.mar.I mer.121)45, 15h45,18h45, 21h30, ven.lun.jeu.I 18h45, 21 h30 — Le monde perdu: Jurassic Park I sam.dim.mar.mer.13h15,16h15,19h05, 21h35, I ven.lun.jeu.191)05, 21h35 — Buddy v.l.sam.dim.I mar.mer.13h20,15h20,17h20,19h25, 211)45, ven.I lun.jeu.19h25, 211)45 — Le Saint sam.dim.mar.I mer.121)50,15h15,19h, 211)15, ven.lun.jeu.19h, I 21h15 — Le cinquième élément sam.dim.mar.mer.12h55,15h25,191)10, 21h40, ven.lun.jeu.19h10, I 21h40 — L'amour, toujours l'amour sam.dim.mar.mer.13h10,15h10,17h10,19h30, 21h55, ven.lun.| jeu.19h30, 211)55 — The Lost World: Jurassic Park I sam.dim.mar.mer.13h, 16h, 18h50, 21 h25, ven.lun.jeu.18h50, 21 h25 — Le cinquième élément f sam.dim.mar.mer.13h25,15h50,18h55, 21 h20, ven.lun.jeu.18h55, 21 h20 — Le plus tou des deux j sam.dim.mar.mer.13h05,15h05,17h05,19h15, j 21 h10, ven.lun.jeu.19h15, 21h10 — Lucie Aubrac î sam.dim.mar.mer.13h30,15h55,19h20, 21 h50, ] ven.lun.jeu.19h20,21h50 BROSSARD: 2150, Lapinière, Mail Champlain (465-5906) — Lucie Aubrac sam.dim.mar.mer.13h25, j 16h, 19h05, 21 h25, ven.lun.jeu.19h05, 21 h25 — The Filth Element sam.dim.mar.mer.13h30, 16h15,19h15, 21 h45, ven.lun.jeu.191)15, 211)45 — Buddy sam.dim.mar.mer.13h, 15h, 17h, 19h, 21 h05, ven.lun.jeu.19h, 21 h05 — L'amour, toujours l’amour sam.dim.mar.mer.13h30,15h50, 19h, ven.lun.jeu.19h — Le patient anglais 21h — Trial & Error 19h, 21h10, sam.dim.mar.mer.13h40, 16h, 19h, 21 h10 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h, 15h45,18h45, 21 h30, ven.lun.jeu.18h45, 21 h30 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h15,161)15,19h, 21h45, ven.lun.jeu.19h, 21h45 CARREFOUR DU NORD: 900, boul.Grignon (436-4525) — Volcan ven.sam.mar.mer.21 h30, dim.lun.jeu.19h, 21h30 — Menteur menteur 19h, sam.dim.13h, 141)55,16h50,19h — Air Bagnard v.t.19h, 21 h30, sam.dim.13h, 15h30,19h, 21h30 — Le cinquième élément 19h, 21 h30, sam.dim.13h, 15h30,19h, 21 h30 — Buddy v.t.19h, 21h30, sam.dim.13h, 14h55,16h50,19h, 21 h30 — L'amour, toujours l'amour 211)30, sam.dim.13h, 15h30, 21 h30 — Le plus fou des deux sam.13h, 14h55, 16h50,19h, dim.13h, 141)55,16h50,19h, 21h30, ven.mar.mer.19h, lun.jeu.19h, 21 h30 — Le monde perdu: Jurassic Park 181)45, 21 h15, sam.dim.¦14h30,18h45,21 h15 — Panne fatale ven.mar.mer.S' 21h30, sam.13h, 15h30, 21h30, dim.13h, 15h30, ! 19h, 21 h30, lun.jeu.19h, 21 h30 — Le monde per- du: Jurassic Park 19h, 21h30, sam.dim.13h, 15h30, 19h, 21 h30 CARREFOUR LAVAL: 2330, Le Carrefour (688-3684) — L’amour, toujours l'amour sam.dim.mar.mer.131)10,151)15,17h15,19h15, 21h30, ven.lun.jeu.19h15, 21 h30 -— Trial & Error sam.dim.mar.mer.13h30,15h30,171)30,19h30, 21 h30, ven.lun.jeu.19h30, 21 h30 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h, 16h, 19h, 21h40, ven.lun.jeu.19h, 21h40 — Le cinquième élément sam.dim.mar.mer.13h40,16h20,19h05, 21 h40, ven.lun.jeu.191)05, 21h40 — Lucie Aubrac sam.dim.mar.mer.13h40,161)15,19h05, 21h20, ven.lun.jeu.19h05, 21 h20 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h15,16h15,191)15, 22h, ven.lun.jeu.191)15,22h CAVENDISH: 5800, boul.Cavendish (485-7111) — Gone Fishin’ sam.dim.mar.mer.13h30,15h50, 19h20, 21 h35, ven.lun.jeu.19h20, 21 h35 —Addicted to Love sam.dim.mar.mer.13h45,16h15, 19h30,21 h50, ven.lun.jeu.19h30,21h50 — Con Air sam.dim.mar.mer.13h, 15h40, 19h, 21h45, ven.lun.jeu.19h, 21 h45 — ‘Til there was you sam.dim.mar.mer.13h15,161), 19h05, 21h40, ven.lun.jeu.191)05, 21h40 — Night Falls on Manhattan sam.dim.mar.mer.13h, 15h50,19h10, 21 h45, ven.lun.jeu.19h10, 21 h45 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.12h45,15h45,19h15, 22h, ven.lun.jeu.191)15, 22h — Buddy sam.dim.mar.mer.12h30, 14h45, 17h, 19h15, 21 h30, ven.lun.jeu.19h15, 21 h30 — Trial & Error sam.dim.mar.mer.I 13h20, 16h, 19h10, 21 h30, ven.lun.jeu.19h10, 21 h30 CENTRE EATON: 705, rue Ste-Catherine Ouest (985-5730) — Con Air 14h, 14h30,17h20,19h30, 20h, 22h15,22h30 — Gone Fishin’ 14h20,16h50,19h10, 21h20 — Addicted to Love 13h, 16h, 18h30, 21h — Austin Powers: Man of Mystery 15h, 17h, 19h15, 21 h30 — Night Falls on Manhattan 12h30,15h30, 18h45,21h10 CENTRE LAVAL: 1600, boul.Le Corbusier (688-7776) — Con Air 13h30,14h, 16h10, 16h45,19h, 19h15, 19b30, 21 h40, 21 h55, 22h10, sam.dim.13h45, 16h30,191)15, 21 h55, sam.24h25, lun.jeu.19h, 19h15,19h30, 21h40, 21h55, 22h10 — Addicted to Love 13h40,16h15,19h10,21h20, sam.23h30, lun.jeu.19h10, 21 h20 — Air Bagnards 13h, 13h15,16h, 16h30,18h45, 19h40, 21h30, 22h05, sam.24h, lun.jeu.18h45,19b40, 21 h30, 22h05 — 'Til there was you 13h20,15h45,19h20, 21 h45, sam.24h20, lun.jeu.19h20, 21h45 — Gone Fishin’ 13h25,15h50, 18h50, 21 hi 5, sam.23h40, lun.jeu.18h50, 21h15 — Panne fatale 13h10,15h55,18h55, 21h25, sam.23h50, lun.jeu, 18h55,21h25 i CINÉMA ANGRIGN0N: 7077, boul.Newman, Lasalle (366-2463) — Air Bagnards 13h40,16h20,19h20, 21 h55, lun.mer.jeu.19h20, 21 h55 — Breakdown I 13h, 15h45,19h10, 21 h35, lun.mer.jeu.19h10, 21 h35 — Addicted to Love 13h35,16h10,18b50, 21h25, lun.mer.jeu.18h50,21h25 — ‘Til there was you 12h50,15h40,19h15, 21 h45, lun.mer.jeu.191)15,21h45 — Gone Fishin’ 131)30,16h25,19h40, 21h50, lun.mer.jeu.19h40, 21h50 — Con Air 13h20.14h, 16h, 161)40,19h, 19h35, 21 h30, 22h15, lun.mer.jeu.19h, 19h35,21h30,22h15 CINÉPLEX CENTRE-VILLE: 2001, rue Université (849-3456) — The English Patient sam.dim.mar.mer.13h45.17h20, 21h, ven.lun.jeu.17h20, 21h — Menteur menteur sam.dim.mar.mer.13h45,19h, ven.lun.jeu.191)—Twin Town 161)15,21h10 — Microcosmos sam.dim.mar.mer.13h30,15h30, 17h30,19h30.21h30, ven.lun.jeu.15h30,17h30, I9h30, 21h30 — Le cinquième élément sam.dim.mar.mer.14h, 16h30.19h10, 21h35.ven.lun.jeu.16h30,19h10,21h35 — The Fifth Element sam.dim.mar.mer.13h45.16h15.19h.21h30, ven.lun.ieu.161)15,19h.21h30 — Le plus lou des deux sam.dim.mar.mer.13h30.15h30.17h30.19h30,21h30, ven.lun.jeu.15h30,17h30.19h30, 21h30 — L'amour est un pouvoir sacré sam.dim.mar.mer.14h.I7h20.20h50.ven.lun.jeu.17h20,20h50 — Le patient anglais sam.dim.mar.mer.131)30.171)10.201)45.ven.lun.jeu.171)10.201)45 — Ponet-te sam.dim.mar.mer.13h35.151)35,17h35.191)35.21t>35, ven.lun.jeu.151)35,171)35.191)35.211)35 COMPLEXE DESJARDINS: 1.Place Desjardins (288- 3141) —Anna Karénine 13h40, 161)25.19h, 211)20 — Lucie Aubrac I3h45,16h20,19h, 21h30 — Les soeurs Hamlet 13h30,15h30,17h30.19h30, 21 h30 — L’âge des possibles 131)50.16h15.19H05.21h25 DAUPHIN: 2396, rue Beaubien Est (721-6060) - Le monde perdu: Jurassic Park 19h, 21h40, sam.dim.13h, 16h, 191), 21 h40 — Lucie Aubrac sam.dim.13h30,16h15,19h15, 211)30, ven.lun.mar.mer.19h15,211)30, jeu.211)30 D0RVAL: 260.Dorval (631-8586) — Con Air 19h15, 211)50, sam.dim.131)30,16h10,19h15,21h50 — The Los! World: Jurassic Park 19h, 221), sam.dim.13h, 16h, 19h, 22h — The Lost World: Jurassic Park 18h30, 21 h30, sam.dim.12h30,15h30,18h30, 211)30 - Trial & Error 191)20, 211)40.sam.dim.13tl40,161)30,19h20,21h40 ÉGYPTIEN: 1455, rue Peel (843-3112) - The Fifth Element 14h, 161)30,19h, 21 h35 — Kama Sutra 14h, 161)25,191), 21 h20, lun.mer.14h, 16h25,21h30 — Love! Valour! Compassion! 14h 10, 16h30, 18h50,21 h15 FAMOUS PLAYERS GREENFIELD PARK: 993.boul.Taschereau (672-2375) — ‘Til there was you 13h35, 16h05,191)20, 21h50, lun.mer.jeu.191)20, 211)50 — Con Air 13h15,13h45,16h, 16h30,18h50,19h15, 21 h30, 21 h55, lun.mer.jeu.18h50,19h15, 21h30, 21h55 — Addicted to Love 13h20,16h20,19h10, 21h45, lun.mer.jeu.19h10, 21h45 — Gone Fishin’ 131)10,15h50,19h35, 21h35, lun.mer.jeu.19h35, 21 h35 - Air Bagnards 13h30,14h, 16h10,16h45, 19h, 19b30,21 h40, 22h10, lun.mer.jeu, 19b, 19h30, 21h40,22h10 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185, Hymus (697-8095) — Gone Fishin' 12h50,15h30,191)05, 21 h20, lun.mer.jeu.19h05, 21 h20 — Addicted to Love 13h, 15h50,19h10, 21 h30, lun.mer.jeu.191)10, 21h30 —Breakdown 13h20,15h40,19h40, 22h, lun.mer.jeu.19h40, 22h — ‘Til there was you 13h10.16h, 19b20, 21h45, lun.mer.jeu.19h20, 21h45 — Con Air 13h30,141), 141)15,16h10,161)45, 17h, 19h, 19h30,19h45, 21h40, 22h15, 22h15, lun.mer.jeu.19h, 19h30,19h45,21h40,22h15,22h25 FAUBOURG STE-CATHERINE: 1616, rue Ste-Catherine Ouest (932-2230) — The Lost World: Jurassic Park 13h, 151)50,18h40,21h25 — The Lost World: Jurassic Paik 131)15,16h15,19h, 211)40 — Intimate Relations 13h, 16h25,19h15, 21h30 — Brassed Off 13h30,16b30,19h05, 21h15, mer.13h30,16h30, 211)30 GALERIES LAVAL: 1545, boul.Le Corbusier (849-3456) — Buddy sam.dim.mar.mer.13h15,15h15, 171)15,19h15,21h15, ven.lun.jeu.19h15, 21h15 — Volcan sam.dim.mar.mer.13h30,16h30,19h05, 211)20, ven.lun.jeu.19h05, 21 h20 — Le monde perdu: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h, 15h45, 18b50, 21 h20, ven.lun.jeu.18h50, 21 h30 — Le monde perdu: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h30,16h15,19h05, 21b45, ven.lun.jeu.19h05, 21 h45 — Le plus fou des deux sam.dim.mar.mer.13h05,15h10,17h10,19h15, 21h20, ven.lun.jeu.19h15, 21 h20 — Menteur menteur sam.dim.mar.mer.13h, 15h, 17h, 19h, 21 h, ven.lun.jeu.19h, 21 h — The Filth Element sam.dim.mar.mer.13h20, 16h10,19h, 21h35, ven.lun.jeu.19h, 21h35 — Buddy v.l.sam.dim.mar.mer.13h25,15h25,17h25, 19h25,21 h25, ven.lun.jeu.19h25, 21h25 LANGELIER: 7305, rue Langelier (255-5482) — Le plus fou des deux 19h05, 21 h05, sam.dim.13h05, 151)05,17h05,19h05, 21h05, ven.sam.23h05 — L'amour, toujours l’amour 19h, 21 h, sam.dim.131), 15h, 17h, 19h, 21 h, ven.sam.23h —Le monde perdu: Jurassic Park 19h, 21 h30, sam.dim.13h30,16h, 19h, 21 h30, ven.sam.23h55 — Le cinquième élément 19h10, 21 h40, sam.dim.13h, 15h30,19h10, 21 h40, ven.sam.23h55 — Buddy v.f.19h05, 21h, sam.dim.13h05,15h05,17h, 19h05,21h, ven.sam.23h — Le monde perdu: Jurassic Park 19h30, 22h, sam.dim.13h, 15h30,19h30,22h LOEW’S: 954, rue Ste-Catherine Ouest (861-7437) — Con Air 13h30,16h10,19h, 21h50, ven.sam.24h30 — ‘Til there was you 12h30,15h10,19h15, 211)45, ven.sam.24h10 — Anna Karenina 12h, 141)30,17h, 19h30, 221), ven.sam.24h20 — Breakdown 12h10, 14h35,19h20,22h10, ven.sam.24h15 — The Saint 13h, 15h50,18h50,21h20, ven.sam.231)45 L0NGUEUIL: 825, rue St-Laurent Ouest, Centre Commercial (679-7451) — Le monde perdu: Jurassic Park 19h, 21h40, sam.dim.13h, 16h, 19h, 21h40 — Le monde perdu: Jurassic Park 19h15, 211)55, sam.dim.13h15,16h15,19h15, 21h55 - Buddy v.f.19h30, 21 h30, sam.dim.13h30,15h30,17h30, 19h30, 21 h30 — Le plus fou des deux 19h35, 211)35, sam.dim.13h35, 15h35,17h35,19h35, 21 h35 — Le cinquième élément 19h05, 21 h45, sam.dim.13h40,16h20,19h05,21h45 PALACE: 698, rue Ste-Catherine Ouest (866-6991 ) — Devil’s Own 12h30,14h50, 17h10,191)20, 211)40, sam.24h10 — Anaconda 12h20,14h30,16h40, 181)50, 211)30, sam.24h — Private Parts 12h50, 15h10,17t)20,19h30,21 h50, sam.24h20 — Donnie Brasco 8h, 121), 14h40,18h20, 21h, sam.23h40 — Jerry Maguire 8h, 12h15,14h55,18h30, 21h10, sam.24h50 — Double Team 12h40,151), 17h, 19h, 21 h20, sam.24h30 PARISIEN: 480, rue Ste-Catherine Ouest (866-3856) — Un été à la Goulette 13h30,15h45,191), 21h15, ven.sam.23h30 — Palace v.f.13h10,15h25, 19h45, 211)55, ven.sam.24h — Kolya (sous-titre français) 131)25,15h50,19h10, 21 h35, ven.sam.23h55 — Divan à New York (sous-titre français) 13h40,16h05,19h15,21 h25, ven.sam.23h45 — Air Bagnards 13h30,14h, 16h10,16h45,19h, 19h30, 211)40, 22h15, ven.sam.24h15 —Trois vies et une seule mort 13h, 151)40,19h20,22h, ven.sam.24h30 PLAZA CÔTE DES NEIGES: 6700, Côte-des-Neiges (849-3456) — Trial & Error sam.dim.mar.mer.13h05,15h15,17h25,19h35, 21b45, ven.lun.jeu.191)35, 21 h45 — Breakdown sam.dim.mar.mer.131)10,15h15,17h20,19h25, 21h30, ven.lun.jeu.19h25, 211)30 — Austin Powers: Man of Mystery sam.dim.mar.mer.13h25,15h25,17h25,19h25, 21 h25, ven.lun.jeu.19h25, 21 h25 — Breaking the Waves sam.dim.mar.mer.131)15,16h30,191)40, ven.lun.jeu.19h40 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.131)20,16h20,19h, 21 h45, ven.lun.jeu.19h, 21 h45 — Con Air sam.dim.mar.mer.13h, 15h15,191)30, 211)45, ven.lun.jeu.19h30, 21 h45 — The Filth Element sam.dim.mar.mer.13h30,161)10,19h05, 21h35, ven.lun.jeu.191)05, 21h35 POINTE-CLAIRE: 6341, Route Transcanadienne (630-7286) — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.131)30,16h15,191), 21 h35, ven.lun.jeu.19h, 21 h35 — Trial & Error sam.dim.mar.mer.14h15,16h45,19h10, 21h25, ven.lun.jeu.19h10, 21h25 — Buddy sam.dim.mar.mer.13h, 15h, 17h, 19h05, 21h15, ven.lun.jeu.19h05, 21h15 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h45,16h30,19h10, 21h40, ven.lun.jeu.19h10, 21h40 — The Lost World: Jurassic Park sam.dim.mar.mer.13h, 15h45,181)40, 21h20, ven.lun.jeu.18h40, 21h20 — Austin Powers: Man of Mystery sam.dim.mar.mer.16h50,19h, ven.lun.jeu.19h — The Filth Element sam.dim.mar.mer.14h, 21h10.ven.lun.jeu.21h10 STE-THÉRÈSE: 300, rue Sicard (979-3866) — Buddy v.l.19h05.21h05, sam.dim.13h05.15h05,17h05, 19h05,21h05, ven.sam.23h05 — le monde perdu: Jurassic Park 191)30.22h, sam.dim.13h, 15h30, 19h30, 22h — Air Bagnard v.l.19h10, 21h20, sam.dim.131), 15h05,17h10,19h15, 21h20, ven.sam.23h25 — Le plus lou des deux 19h05.21h05.sam.dim.131)05,151)05,171)05,191)05, 21h05.ven.sam.23h05 — Le cinquième élément 191)10.211)40.sam.dim.13h, 15h30.19h10, 211)40.ven.sam.231)55 — L'amour, toujours l'amour 191)10.21h10.sam.dim.13h10.151)10.17h10.19h10.21h10.ven.sam.231)10 — Panne latale 19h, sam.dim.15h, 19h, ven.sam.231) — Volcan 21h, sam.dim.13h, 17h, 21 h — Le monde perdu: Jurassic Park I9h.211)30.sam.dim.131)30.16h.19h.211)30.ven.sam.23h55 TERREBONNE: 1971, Chemin du Coteau (849-3456) — Le cinquième élément 19h10, 211)40, sam.dim.131), 151)30,19h10.211)40, ven.sam.23h55 — Buddy v.l.191)05, 211).sam, dim.131)05,15h05,17h, 191)05, 211), ven.sam.23h — Le monde perdu: Jurassic Park 19h30, 221), sam.dim.131).151)30, 191)30,22h — Volcan 21h, sam.dim.131), I5h, 21h — Le plus lou des deux 19h.sam.dim.17h, 19h, ven.sam.231) — L'amour, toujours l'amour 19h15, 211)15, sam.dim.13h15, 151)15,17h15,191)15, 21 h15, ven.sam, 23h15 — Air Bagnard v.l.19h10, 211)20, sam.dim, 13h, 15h05,17h10,19h15,211)20.ven.sam.23h25 — Le monde perdu: Jurassic Park 19h, 211)30, sam.dim.13h30,161), 191), 211)30, ven.sam.231)55 — Panne latale 191)05, 211)05, sam.dim.13h05,15h05,17h05,19h05, 21h05, ven.sam.23h05 VERSAILLES: 7275, rue Sherbrooke Est (353-7880) — Air Bagnards 13h30,141), 16h10,16h45,19h.19h30,211)40,22h15, ven.sam.24h15, lun.jeu.19h, 19h30, 21 h40, 22h15 —Con Air 13h, 15h30,19h15, 211)50, ven.sam.24h20.lun.jeu.191)15, 21h50 — Trial & Error ven.sam.dim.mar.mer.13h — Buddy 14h15,16h30,191)15, 21h20, ven.sam.23h20, lun.jeu.19h15,21h20 À QUÉBEC ?CINÉMA STE-F0Y: 2500, boul.Laurier (418-656-0592) — Air Bagnards 14h, 16h35,19h25, 22h, lun.mer.jeu.19h25, 22h — The Lost World: Jurassic Park 13h40,161)25,191)10, 211)50, lun.mer.jeu.19h10, 21 h50 — Le monde perdu: Jurassic Park 13h30,16h15,19h, 21h40, lun.mer.jeu.191), 211)40 GALERIES CAPITALE: 5401, boul.des Galeries (418-628-2455) — Panne fatale 13h20,151)25,19h35, 211)55 — Con Air 13h45,16h30,19h15, 21h55 — Trial & Error 13h30,15h40,191), 21h15 — Air Bagnards 13h15,131)30,141), 15h50,16h20,16h45, 18h45,19h10,19h30, 21h30, 21h50, 22h15 — Addicted to Love 13h30,16h, 19h25, 21 h40 — Le Saint 13h30,16h10,19h, 21 h30 PLACE CHAREST: 500, rue Du Pont (418-529-9745) — Le monde perdu: Jurassic Park 13h15,16h, 19h, 21 h35 — Meurtre au 1600 13h20,19h15 — Panne latale 16h40, 21 h30 — Menteur menteur 13h45, 19h05 — Volcan 16h20, 21 h — L'amour, toujours l’amour 14h, 16h50,19h30, 21 h40 — Le plus fou des deux 14h15,16h30,19h20, 21h35 — Le cinquième élément 13h40,16h20,19h15,21 h45 — Air Bagnard v.f.14h, 16h30,19h30, 211)50 — Buddy v.f.13h30,15h40,19h10, 21h10 CINÉMAS RÉPERTOIRES ?CINÉMA DU PARC: 3575, ave du Parc (287-7272) CINÉMA ONF: 1564, rue St-Denis (496-6895) CONSERVATOIRE: 1400, boul.De Maisonneuve Ouest (848-3878) GOETHE INSTITUT: 418, rue Sherbrooke Est (499-0159) IMPÉRIAL: 1430, rue De Bleury (848-0300) PARALLÈLE: 3682, boul.St-Laurent (843-6001) THÉÂTRE NATIONAL: 1220, rue Sainte-Catherine Est (521-0025) FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA ET DES NOUVEAUX MÉDIAS DE MONTRÉAL (288-9007) — Du 5 au 15 juin ATELIERS GALERIES ?ARTICULE: 4001, rue Berri, # 105 (842-9686) — Du 15 mai au 29 juin: «They all fall down», installation de Lynne Yamamoto et vidéos de Toby MacLennan ASSOCIATION QUÉBEC-FRANCE: 25, rue Saint-Pierre, Québec (418-528-7149) — Jusqu’au 31 juillet: «Charles de Gaulle, 30 ans après, je me souviens» ATELIER DE ZÉRO ZOO: 3615, rue St-Denis (843-7712) — Peinture de Zéro Zoo AU LAB: 5699, Chambord (273-9257) — Du 31 mai au 30 juin: «Les vaches folles», oeuvres de Caro L.Gamache, D.Galarneau et J.Loranger Nato AXE NÉO-7 ART CONTEMPORAIN: 205, rue Montcalm, Hull (819-771-2122) — Du 20 avril au 15 juin: «En cause: Brancusi - une fiction de l’atelier», expo vente thématique, 39 oeuvres originales d’artistes en sculpture et en photographie BIBLIOTHÈQUE FRASER-HICKSON: 4855, Kensington, Notre-Dame-de-Grâce (487-7138) — Du 2 au 22 juin: Oeuvres de Jack Kadaner et Erica Travis BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE L0NGUEUIL: 1600, rue Bourassa (646-8626) — Du 3 au 25 juin: Oeuvres de Madeleine Tremblay BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC: 1700, rue Saint-Denis (873-1100, poste 151) —Du 1er avril au 20 juin: «Miron Le Magnifique» et «75 ans de littérature jeunesse au Québec» BIBLIOTHÈQUE PIERRE-GEORGES-ROY: 7, rue Mgr Gosselin, Lévis (418-838-4126) — Du 16 mai au 14 septembre: «Lévis, au fil du fleuve», collectif BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE CÔTE SAINT-LUC: 5851, boul.Cavendish (485-6900) — Du 22 mai au 15 juin: «Situations», photographies de Dani Hausmann B0RDUAS, ÉDITEUR ET MARCHAND D’ART: 207, rue Laurier Ouest (271-6886) — Série de nouvelles gravures de Norman Laliberté CAFÉ WEB SITE: 60, rue Ste-Anne, Ste-Anne-de-Bel-levue (457-1661) — Du 5 juin au 17 juillet: «Jeux de bois», exposition de bas-reliefs de Jacqueline Thiau-dière CENTRE D’ARTISTES VASTE ET VAGUE: 756, boul.Perron, Carleton (418-364-3123) — Du 1er au 22 juin: «Tous à la mer!», oeuvres de plusieurs artistes CENTRE D’EXPOSITION DE BAIE-ST-PAUL: 23, rue Ambroise-Fafard (418-435-3681) — Du 26 avril au 16 juin: «Peinture à l’eau», collectif CENTRE D’EXPOSITION DE MONT-LAURIER: 385, Du Pont (819-623-2441) — Du 24 mai au 29 août: «Par ici», oeuvres de plusieurs artistes CENTRE D’EXPOSITION DE R0UYN-N0RANDA: 425, boul.du Collège (819-762-6600)—Jusqu'au 29 juin: «Pluralité 97-98», exposition collective du Conseil de la Peinture du Québec et «Portrait», photographies de Bruno Vallet CENTRE D'EXPOSITION DE SHAWINIGAN: (819-539-1888) — Du 7 juin au 31 août: «Passage/Rythmes et regards», oeuvres de Odette Fortier-Auclair et Ed-monde Poirier-McConnell CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS: 90, chemin des Patriotes, Sorel (780-5720) — Du 1er au 29 juin: «Des cupidons et autres choses», oeuvres de Robert Venor CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185.rue du Palais, St-Jérôme (432-7171) — Du 9 mai au 13 juillet: «Humour et dérogation», oeuvres de Patricia Pink.Éric Lamontagne.Marc Gagnon et Claude Perreault CENTRE D'EXPOSITION L'IMAGIER: 9.rue Front.Aylmer (81 9-684-1445) — Du 4 mai au 8 juin: «Chanson de Gestes», oeuvres de Aline Martineau et «L'Héritage de Mnémosyne».oeuvres de Anne-Marie Raymond CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALIES DU GESÙ: 1200.rue de Bleury (861-4378) — Du 13 mai au 14 juin: Oeuvres de Monique Girard.Pailag Khudaverdian et Sylvie Lavigne CENTRE DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL: 1440.rue Sanguinet (987-3395) — Du 29 mai au 29 juin: Oeuvres de Lina Bo Bardi CENTRE DES ARTS ACTUELS SK0L: 460.rue Sainte-Catherine Ouest.Espace 511 (398-9322) — Du 17 mai au 8 juin: Oeuvres de Richard Martel.Alain-Martin Richard et Jean-Claude Saint-Hilaire CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS OU QUÉBEC À MONTRÉAL: 4247.rue St-Dominique (842-4300) — Du 4 au 28 juin: Oeuvres de Carole Brisson CENTRE OES ARTS SAIDYE BRONFMAN: 5170, Chemin de la Côte-Sainte-Catherine (739-2301) — Du 8 mai au 22 juin: «Engines of Anxiety», oeuvres de John Scott — Du 4 au 27 juin: «Enjeux de la matière», oeuvres de jeunes créateurs CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 314, rue Sherbrooke Est (288-0811) -Du 1er mai au 6 juillet: «Un signe de la main », oeuvres de Michel Goulet CENTRE SOCIOCULTUREL DE BR0SSAR0: 7905, San Francisco (923-7011, poste 3703) — Du 4 mai au 15 juin: Exposition itinérante «A tire-d'aile» CIRCA CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Suite 444 (393-8248) — Du 17 mai au 21 juin: Sarla Voyer et son invité Michel Goulet COMMENSAL OU MUSÉE: 5122.Côte-des-Neiges (733-9755) — Jusqu’au 30 juin: Oeuvres de Lea Klein, Wannes et Georges Noël DARE-DARE: 460, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 505 (878-1088) — Du 17 mai au 22 juin: «Zones franches», oeuvres de Jean Dubois ESPACE 414:372, rue Sainte-Catherine Ouest, * 514 — Du 1er au 7 juin: «Lieux habitables», oeuvres de Pascale Quivlger, ven.sam.dim.mar.mer.jeu.ven.de 13h à17h ESPACE 502:372, rue Ste-Catherine Ouest, Salle 502 (393-9969) — Du 7 juin au 5 juillet: «Anamorphoses», oeuvres de Bernard Gamoy ESPACE LA TRANCHEFILE: 5251, boul.Saint-Laurent (270-9313) — Du 24 mai au 23 juin: Oeuvres de Zaven Paré ESPACE VIRTUEL: 534, rue Jacques-Cartier Est, Chicoutimi (549-3618) — Du 26 mai au 20 juin: «Détails», oeuvres de Paul Lussier GALERIE B-312:372, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 312 (874-9423) — Du 31 mai au 28 juin: «Made in China», oeuvres de Samuel Lambert et d'Emmanuel Galland GALERIE BOUTIQUE COLLECTION MUSE ET MAGE: 62 A, Legault, St-Jérôme (565-9655) — Du 3 mai au 29 juin: «Où sont les héros?», oeuvres de Jac Lapointe GALERIE BYSS: 257, rue Rachel Est (289-0849) — Du 14 avril au 12 juillet: Oeuvres de Suzanne Desbiens, Sarnia Ferhani, Inge Halliger, Francine Migner et Lucie Robert GALERIE CLARK: 1591, rue Clark, 2e étage — Du 15 mai au 8 juin: Oeuvres de Antonietta Grassi et de Margaret Lawther, jeu.au dim.de 12h à 18h GALERIE D’ART D’OTTAWA: 2, avenue Daly (613-233-8699) — Du 6 février au 15 juin: «Macadam» — Du 1er mai au 29 juin: «Of Mudlarkers and Measurers» GALERIE D’ART D’OUTREMONT: 216, avenue Querbes (495-7419) — Jusqu’au 8 juin: «Lieu de passage», gravures de Deborah Chapman GALERIE D’ART DE LA MAISON TRESTLER: 85.Chemin de la Commune, Vaudreuil-Dorion (455-6290) — Du 22 mai au 2 septembre: Exposition de gravures du livre-album «Le Cirque» ainsi que des eaux fortes et lithographies de l’oeuvre de Jean-Paul Riopelle et des sculptures de Jocelyne H.Turcotte GALERIE D’ART JEAN-CLAUDE BERGERON: 150, rue St-Patrick Ottawa (613) 562-7836) — Du 23 mai au 8 juin: Oeuvres récentes de Miguel-Angel Berlanga GALERIE D'ART L’UNION-VIE DU CENTRE CULTURE DE DRUMMONDVILLE: 175, rue Ringuet (819-477-5518) — Du 1 er juin au 3 août: «En blanc et en noir», sélection de photographies (1953-1989) d'André LeCoz GALERIE D’ART LEONARD & BINA ELLEN: 1400 boul.de Maisonneuve Ouest (848-4750) — Du 15 mai au 20 juin: «Essais d’estampes: Dennis Jones.Barry Wainwright» — Du 15 mai au 28 juin: «Les sites du visuel: Rodney Graham, Steven Pippin et David Tomas» GALERIE D’ART RAY MONDE: 5395, boul.Lévesque Est, St-Vincent de Paul (661-0241) — À compter du 4 mai: Oeuvres de Clémence Brisson, Marielle Roy-Chartrand, Michel Julien, Renée Mizgala, Marie-Andrée Potvin et Yvette Joly-Vaillancourt GALERIE D’ART STEWART HALL: 176, Lakeshore (630-1254) — Du 21 mai au 18 juillet: «Jardin de jeux», collection privée de Robin Hamilton Harding GALERIE D’ART YVES LAROCHE: 4, rue St-Paul Est (393-1999) — Du 29 mai au 8 juin: «Rythmes», oeuvres d'Andrée Vézina GALERIE DE BELLEFEUILLE: 1367, avenue Greene (933-4406) — Oeuvres récentes de Patrick Amiot, Judy Garfin, Peter Krausz, Jacques Payette et Esther Wertheimer GALERIE DE L’UQAM: 1400, rue Berri, Salle J-R120, Pavillon Judith-Jasmin (987-8421) — Du 6 au 28 juin: «L'horizontale imaginée», oeuvres récentes de Pierre Bourgault et «http://www.dématérialisation@perte@identité.com» de Ghassan Ghazal GALERIE DES MÉTIERS D’ART DU QUÉBEC: 350, rue St-Paul Est (878-2787) — Du 8 mai au 15 juin: «Capteurs de rêves», oeuvres de Mireille Racine Chapeliè-re v GALERIE DOMINION: 1438, rue Sherbrooke Ouest (845-7471) — Du 31 mai au 21 juin: Oeuvres récentes de Christopher Pratt GALERIE ENTRE CADR: 4897, boul.St-Laurent (845-9650) — Du 31 mai au 13 juin: Oeuvres de Denise Dufresne et Félix Vincent GALERIE ESPACE VERRE: 1200, rue Mill (933-6849) — Du 30 mai au 19 septembre: Exposition de fin d'année des étudiants du programme collégial «Techniques de Métiers d’Art - Option Verre» GALERIE FOUF: 87, rue Ste-Catherine Est (844-5539) — Du 31 mai au 5 juillet: Oeuvres de Antoine Chias-son, Che Jorge et Guénaël Revel GALERIE HORACE: 74, rue Albert, Sherbrooke (819-821-2326) — À compter du 23 mai: «Ma tête est un jardin d'herbes folles», de Marie-Luce Maupetit, sculpteure et Bernard Épaud.compositeur et «Tissu social», exposition de Luc St-Jacques GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1490, rue Sherbrooke Ouest (939-0500) — Oeuvres de L.Ayotte, P.V.Beaulieu, F.Brandtner, A.C.Collier, S.Cosgrove et J.Dallaire GALERIE KLIMANTIRIS: 742, boul.Décarie (744- 6683) — Du 8 au 15 juin: «Jardins enchantés», oeuvres de Jean Lamoureux GALERIE LE 1040:1040, Marie-Anne (521-0144 ou 651-1960) — Du 6 au 11 juin: Oeuvres de Manon Dubé — Du 13 au 25 juin: Oeuvres de Chantale St- Onge GALERIE LIEU OUEST: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, # 523 (393-7255) — Du 3 mai au 7 juin: Oeuvres 1992-1997 de Thomas Renix GALERIE MICHEL-ANGE: 430, rue Bonsecours (875-8281) — Exposition des oeuvres de plus de 100 artistes québécois GALERIE MONTCALM: 25, rue Laurier, Hull (819-595-7488) — Du 8 mai au 22 juin: «Fumio Kitaoka Maître-Graveur» GALERIE NOËL GUYOMARC’H, BIJOUX D'ART: 460, rue Ste-Catherine Ouest.# 314 (876-8890) — Du 30 mai au 8 juin: Exposition des étudiants de l'École des Beaux Arts Saidye Bronfman (Niveau DEC) GALERIE PINK: 1456.rue Notre-Dame Ouest (935-9851) — Du 15 mai au 8 juin: Oeuvres de Peter Raymond et Darren De Genova GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT: 5276.avenue Notre-Dame-de-Grâce (487-7750) — Du 25 mai au 14 juin: «Les burins», oeuvres de Christiane Roy GALERIE VERMEILLE: 4464.rue Sainte-Catherine Ouest (939-3639) — Riopelle: eaux-fortes et lithographies GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN: 1871.boul.Industriel.Laval (975-1188) — Du 24 avril au 8 juin: «Deuils», oeuvres de cinq femmes artistes GALERIE VOX: 4060, boul.St-Laurent.* 110 (844-6993) — Du 29 mai au 29 juin: «Mise en abyme», oeuvres de Nanda Lanfranco GALERIE W ET X: 4710.rue Saint-Ambroise.Espace 326 (939-2150) — Du 5 au 15 juin: 7e Exposition annuelle du Centre de recherche et de design en impression textile de Montréal GALERIE WALTER KLINKHOFF: 1200.rue Sherbrooke Ouest (288-7306) — Du 26 mai au 11 juin: Oeuvres de Jeanne Rhéaume GRAVE: 17, des Forges.Victoriaville (819-758-9510) — Du 15 mai au 20 juin: «Sculptures» de Lisette Lemieux et «Variations sur un lieu.2e mouvement», exposition collective des membres du Grave GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC: 2025, rue Peel (849-6091) — Du 16 mai au 11 juin: Oeuvres de Konstantin Velitchkov HAN ART CONTEMPORAIN: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 409 (876-9278) — Du 27 mai au 26 juin: «Premillenium», peintures récentes de André Laroche HÔTEL DE VILLE DE BROSSARD: 2001.boul.Rome (923-7011, poste 3703) — Du 6 mai au 27 juin: Oeuvres de Jacques Bellemare ISART: 263, rue St-Antoine Ouest (878-1024 ou 393-1758) — Du 7 au 30 juin: «Proof Against Drowning», oeuvres récentes de David Armstrong L'ATELIER DELL'ARTE: 10, avenue des Pins Ouest (284-0815) — Du 6 au 22 juin: «Sériation», oeuvres de Luc Boisclair, Claude Fortaich, Jean-Claude Gauthier.Andrés Hinojosa, Jean-François Gauthier et Julie Plouffe L'ESPACE HORTENSE: 162, rue Miquelon, Saint-Camille (819-828-2664) —Du 1er juin au 12 juillet: «Art rupestre et industriel» de David Martel L'OEIL DE POISSON: 541, rue St-Valller Est.Québec (418-648-2975) — Du 30 mai au 29 juin: «Le temps est perdu», oeuvres de Gaëtan Gosselin, «Composé de matière mondaine», oeuvres de Chantal Séguin et «Tvportation», oeuvres de Frédéric Lecomte L'OREILLE RECOUSUE: 4835, rue Ste-Catherine Est (253-2762) — Du 8 au 29 juin: «Opus du XXIIlième», oeuvres de Liliane Fortier LA CASA OBSCURA: 976, Rachel Est (527-4459 ou 598-5116) — Du 15 mai au 22 juin: «L'art à 10 $ II), oeuvres de plus de 20 artistes LÀ GALERIE ART ACTUEL: 75, rue St-Antoine, Trois-Rivières (819-373-1980) — Du 30 mai au 22 juin: «À fleur de chiffre», oeuvres de Dominique de Bardon-nèche LE BALCON D’ARTS: 650, rue Notre-Dame, Saint-Lambert (466-8920) — Exposition collective des artistes de la galerie et oeuvres de Normand Hudon LE BATEAU-LAVOIR, GALERIE D'ARTS: 5132, rue St-Laurent (271-1638) — Oeuvres de J.-M.Dumontier, B.Favereau, L.Lafontaine, R.Lamarche, J.Lufti, N.Maranda, J.F.Marok, Pelli, L.Richard et M.Turcot LE CENTRE INTERCULTUREL: 3680, rue Jeanne-Mance (982-1812) — Du 29 mai au 29 juin: «Mutantes», oeuvres de Jean Gaudet MAISON D'ART FRA ANGELICO: 1320, rue Wolfe (522-9990) — Du 8 au 24 juin: «Québec, une histoire de coeur», oeuvres de plusieurs artistes MAISON RICHELIEU, GALERIE D'ART: 451, Richelieu, Saint-Marc-sur-Richelieu (584-2797) — À compter du 17 mai: Éclosion des plus belles oeuvres d'une vingtaine d'artistes dans un cadre enchanteur sur les bords du Richelieu OBORO: 4001, rue Berri, Local 301 (844-3250) — Du 24 mai au 22 juin: «Reconnaissance», exposition des artistes asiatiques et la communauté OBSERVATOIRE 4 DE MONTRÉAL: 372, rue Ste-Cathe-rine Ouest, Espace 426 (866-5320) — Du 7 juin au 12 juillet: «La conscience des limites: Galiléo», oeuvres de Philippe Boissonnet OCCURRENCE: 460, rue Ste-Catherine Ouest, # 307 (397-0236) — Du 15 mai au 15 juin: «That what is not», un projet récent d'Yvonne Lammerich PALAIS MONTCALM: 995, Place d'Youville, Québec (418-525-9452 ou 647-0567) — Du 8 au 22 juin: «Jeux de perceptions», exposition des finissant(e)s en métiers d’art du Collège de Limoilou PLEIN SUD, CENTRE D’EXPOSITION ET D’ANIMATION EN ART ACTUEL: 100, rue de Gentilly Est, Local D-0620, Longueuil (679-2966) — Du 27 mai au 20 juin: «Pavillons» de Sylvie Bouchard et «Lent Détour» de Jean-Paul Maunay QUARTIER ÉPHÉMÈRE: 16, Prince (392-1554) — Du 22 mai au 29 juin: «Panique au Faubourg», oeuvres de plusieurs artistes SÉQUENCE: 272, avenue du Séminaire, Chicoutimi (418-543-2744) — Jusqu’au 22 juin: «Folie (Épisodes et tremblements)», oeuvres de Carol Dallaire et Jun Zhang SKOL: 460, rue Ste-Catherine Ouest, # 511 (398-9322) — Du 17 mai au 8 juin: Oeuvres de Richard Martel, Alain-Martin Richard et Jean-Claude Saint-Hilaire ASSOCIATION DES GALERIES D’ART CONTEMPORAIN (MONTRÉAL) GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372, rue Ste-Catheri-ne Ouest, Local 418(875-0071) GALERIE ELENA LEE: 1428, rue Sherbrooke Ouest (844-6009) — Du 20 mai au 10 juin: Sculptures récentes d’lrene Frolic GALERIE ÉRIC DEVLIN: 460, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 403 (866-6272) — Du 22 mai au 21 juin: Gui-do Molinari et Marbod Fritsch GALERIE ESTAMPE PLUS: 49, rue St-Pierre, Québec (418-694-1303) — Du 6 au 30 juin: Collectif d’artistes de la galerie GALERIE GRAFF: 963, rue Rachel Est (526-2616) — Du 8 mai au 7 juin: Oeuvres de Michel Lagacé et Thomas Corriveau GALERIE L’AUTRE ÉQUIVOQUE: 333, Cumberland, Ottawa (613-789-7145) GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9, rue St-Paul Ouest (844-3438) — Du 1er au 30 juin: «Gravures à l'eau-forte» de Marc-Antoine Nadeau et Anaït GALERIE LILIAN RODRIGUEZ: 372, rue Ste-Catherine Ouest, Local 405 (395-2245) GALERIE MADELEINE LACERTE: 1, Côte Dinan, Québec (418-692-1566) GALERIE RENÉ BLOUIN: 372, rue Ste-Catherine Ouest, # 501 (393-9969) — Du 7 juin au 26 juillet: «Form and Colour Society», oeuvres de David Urban GALERIE RIVERIN-ARLOGOS: 197, Chemin du Lac d'Argent, Eastman (297-4646) GALERIE SIMON BLAIS: 4521, Clark, Local 100 (849-1165) — Jusqu’au 21 juin: «Primo Pensiero», gravures et dessins récents de Catherine Farish GALERIE TROIS POINTS: 372, rue Ste-Catherine Ouest, #520 (866-8008) GALERIE WADDINGTON S GORCE INC.: 1446, rue Sherbrooke Ouest (847-1112) — Du 31 mai au 21 juin: «Fragments & Fusions», oeuvres de Barbara Berlin GALERIE YVES LE ROUX: 5505, boul.St-Laurent, Local 4136(495-1860) MAISONS DE LA CULTURE ?CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335.Place d'Youville (872-3207) — Du 1er janvier au 31 décembre: «Toute une histoire.en un clin d'oeil.Montréal de 1642 à nos jours» — Du 12 avril au 15 juin: «Montréal en couleurs» CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100.rue Sherbrooke Est (872-5338) — Du 15 mai au 8 juin: «Sous le signe de l’ange» MAISON DÉ LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290.chemin de la Côte-des-Neiges (872-6889) — Du 8 mai au 8 juin: «Rencontre avec l’Argentine» et «Buenos-Aires / Montréal» — Du 14 mai au 8 juin: «Titu Dragutescu.tapisserie de haute lisse» MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550.rue Ontario Est (872-7882) — Du 6 mai au 8 juin: «6 x 6» et «Déférence» MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052.boul.Monk (872-2044) — Du 10 avril au 22 août: «La forêt du Québec- — Du 15 mai au 13 juin: «Reflets 97» MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3755.rue Botrel (872-2157) — Du 5 mai au 20 juin: -La fierté de ma mère» — Du 15 mai au 13 juin: «Zo-kei» MAISON DE LA CULTURE PLATEAU-MONT-ROYAL: 465.avenue du Mont-Royal Est (872-2266) — Ou 8 mai au 8 juin: «Elementa la spirito feuille» et «Personnages 1977-1997» MAISON DE LA CULTURE RIVIÉRE-DES-PRAIRIES: (872-9814) — Du 22 mai au 22 juin: «Festival culturel jeunesse» — Jusqu'au 22 juin: «Nouvelles acquisitions» M U S É: E s ?BIODÔME DE MONTRÉAL: 4777, ave Pierre-De Cou-bertin (868-3000) — Du 20 mars au 8 juin: «La montagne transfigurée», oeuvres récentes de Suzanne Joubert CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920, rue Bails (939-7000) — Jusqu'au 26 octobre: «Table au clair de lune: Nature morte» DOMAINE CATARAQUI: 2141, chemin Saint-Louis, Sillery (418-681-3010) — Du 7 mars au 4 janvier 98: «Souvenirs de Cataraqui», cette exposition trace l'histoire des familles Rhodes et Tudor-Hart de 1905 à 1972 et des familles qui se sont succédées à Cataraqui depuis sa construction en 1835 ÉCOMUSÉE OU FIER MONDE: 2050, rue Amherst (528-8444) —Jusqu’au 31 décembre: «Paysages Industriels en mutation» JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL: 4101, rue Sherbrooke Est (872-1400) — Du 21 mars au 1er septembre: «Hana, couleurs du Levant», oeuvres de Nicole Foreman — Du 29 mai au 8 juin: «Fleurs d'artistes» d'André Michel MAISON ALPHONSE-OESJARDINS: 6.rue Mont-Marie, Lévis (418-835-2090) — Du 16 mai au 14 septembre: «Lévis, au fil du fleuve», collectif MAISON HAMEL-BRUNEAU: 2608, chemin Saint-Louis, Sainte-Foy (418-650-7901, poste 1068) — Du 12 avril au 8 juin: «La couleur complice de l'art.» MAISON RODOLPHE-DUGUAY: 195, Rang Saint-Alexis, Nicolet-Sud (819-293-4103) — Du 22 juin au 31 août: «Plein air 4 saisons», oeuvres de Gilbert Breton et Guy Légaré — Du 22 juin au 5 octobre: «Exposition de photos anciennes et d'objets d'époque» — Du, 14 septembre au 5 octobre: Oeuvres de René Mercier — Jusqu'au 20 juin: «Éphéméride» — Jusqu'au 5 oc» tobre: «Collection privée» MUSÉE ACADIEN DU QUÉBEC À BONAVENTURE: 95, avenue Port-Royal (418-534-4000) — Du 11 mai au 25 juin: «Et si la mer nous parlait», oeuvres de Normand Desjardins MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100, rue Laurier, Hull (819-776-7000) — Du 29 mai au 15 mars; 98: «Les meubles peints du Canada français 1700-1840» — Du 29 mai au 24 mai 98: «La 3e dimension — Une nouvelle façon de voir le cyberespace» — Du 6 juin au 1er septembre: «Lumière dans la vie de Maud Lewis» — Du 6 juin au 1er septembre: «Ann Harbuz -Au coeur de la communauté, au-delà des conventions» —Jusqu’au 1er septembre: «Wathabine» et «Femmes de l'Aube.Femmes d'Afrique» — Jusqu'au 14 septembre: «Liens à la Terre» —Jusqu'au 28 septembre: «Quêtes et songes hyperboréens» — Jusqu'au 7 décembre: «Des avaleuses de vagues» — Jusqu'au 15 février 98: «Aux frontières de deux mondes» — Jusqu'au 26 février 98: «Un cadeau magnifique» — Jusqu'au 1er mars 98: «Puissance d'expression» — Jusqu'au 5 avril 98: «Fils, sans fils et fin doigté» et «Les doukhobors, lutteurs de l’esprit» MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185, rue Ste-Catherine Ouest (847-6212) — Du 23 mai au 21 septembre: «Entre ciel et terre», oeuvres de Pater-son Ewen, «Guillaume Bijl» et «L'oeil à l'oeuvre» — Jusqu’au 24 août: «La Collection Oeuvres-Phares» — Jusqu’au 26 octobre: «Irene F.Whittome» MUSÉE D’ART DE JOLIETTE: 145, rue Wilfrid-Corbeil (756-0311) — Du 20 mai au 6 juillet: «Marie-André Julien.Reliefs, 1993-1997» — Du 20 mai au 31 août: «Les Clercs de Saint-Viateur à Joliette.La foi dans l'art» MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85.Dalhousie, Québec (418-643-2158) — Du 14 mai au 8 juin: «Concours d'architecture maisons Smith et Hazeur, Place Royale» — Du 14 mai au 5 octobre: «Fischietti, sifflets d’Italie» — Jusqu'au 15 juin: «Architecture et patrimoine culturel du Yémen» — Jusqu’au 3 août: «Kimonos»—Jusqu'au 10 août: «Drogues» — Jusqu’au 19 octobre: «Des immigrants racontent» — Jusqu'au 8 février 98: «Téléromans» — Jusqu’au 12 avril 98: «Zoom sur les miniatures» — Jusqu’au mois de novembre 98: «Espace découverte Ces chats parmi nous» MUSÉE DE LA VILLE DE LACHINE: 110, Chemin LaSalle (634-3471, poste 346) — Du 29 mars au 8 juin: «La Tradition Académique - La Dépendance» — Du 29 mars au 21 décembre: «Maison LeBer-LeMoyne» MUSÉE DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES DU QUÉBEC: 200, rue Laviolette, Trois-Rivières (819-372-0406 ou 1-800-461-0406) — Du 11 février au 5 octobre: «Les outils anciens du Québec, collections Hé-roux et Westley» — Du 26 mars au 25 juin: «Vues de la Prison» — Du 3 juin au 22 mars 98: «Aux grands maux, les grands remèdes - la médecine populaire au Québec» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1390, rue Sherbrooke Ouest (285-1611) — Du 11 avril au 7 septembre: «Un artiste dans le port de Montréal», oeuvres d'Adrien Hébert — Jusqu’au 12 octobre: «Matière à idées» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE SHERBROOKE: 241, rue Dufferin (819-821-2115) — Du 5 mai au 29 juin: «Les paradis du monde - L'art populaire du Québec» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: 380, Promenade Sussex Drive, Ottawa (613-990-1985) — Du 27 juin au 14 septembre: «Les portraits de Renoir.Impressions d'une époque» — Jusqu'au 14 novembre: «Du fond de la mer.La sculpture et l'art graphique dans la collection d'art inuit» — Jusqu'en mai 98: «Une vision à l’honneur.Les trente ans de la collection de photographies du MBAC» MUSÉE DU QUÉBEC: 1.ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150) — Du 21 mai au 7 septembre: «Bernard Venet.Lignes» — Du 28 mai au 7 septembre: «Edmund Alleyn.Les horizons d'attente, 1955-1995» — Jusqu’au 14 septembre: «Mari et femme.L’oeuvre gravé de John J.A.Murphy et Cecil Buller» MUSÉE J.ARMAND BOMBARDIER: 1001, avenue J.A.Bombardier, Valcourt (532-5300) — Du 4 avril au 15 juin: «Bombardier Inc.: un monde de technologies» MUSÉE LAURIER: 16, rue Laurier Ouest, Victoriaville (819-357-8655) — À compter du 7 mars: «Les Printemps de l'Art Contemporain», oeuvres de Réjean Caron, Jean Côté, Hélene Guilmaine, Michel Gagnon et Normand Toupin MUSÉE MARSH: 349, Riverside, Saint-Lambert (671-3098) — Du 10 avril au 8 juin: «Beauregard & Lamarre: Création impression textile.un parcours» MUSÉE McCORD: 690, rue Sherbrooke Ouest (398-7100) — Jusqu’au 21 septembre: «Montréal, tout est hockey» — Jusqu’au 19 octobre: «Marguerite Volant: passions, histoire et fiction» MUSÉE PIERRE-BOUCHER: 858, Laviolette.Trois-Rivières (819-376-4459) — Du 12 juin au 7 septembre: «Le monde à sa brisure», oeuvres de Gaston Petit et «Les noms trifulviens illustrés au temps de la Nouvelle-France».oeuvres, objets anciens et documents originaux MUSÉE STEWART AU FORT DE L'ÎLE SAINTE-HÉLÈNE: (861-6701) — À compter du 23 avril: «Art & Atlas: Trois siècles de pages titres» — Du 14 mai au 13 octobre: «Courtepointes contemporaines canadiennes» PLANÉTARIUM DE MONTRÉAL: 1000.rue Saint-Jacques (872-4530) — Du 23 janvier au 15 juin: «Les comètes: science et superstition» et «À ciel ouvert» SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE ST-ROMUALD: 2172.Chemin du Fleuve.St-Romuald (418-834-5141) — Jusqu'au mois de juillet: «L'Histoire du service postal québécois de Rigaud aux iles-de-la-Madeleine» Pour annoncer un événement dans l'Agenda culturel, faites-nous parvenir vos communiqués par la poste ou par télécopieur au plus tard dix jours avant la date de parution souhaitée (le lundi matin avant le samedi de parution pour les rubriques Galeries et Musées).Agenda culturel, le Devoir 2050.rue de Bleury.Montréal (Québec) H3A 3M9.Télécopieur (514) 985-3390.Renseignements: (514) 985-3551. I.K I) K V 0 I II .I.K S S A M K l> I y.T I) I M A X (' Il K s .1 II I X I IM» 7 lî S D I S Q II K S C L A S S I Q U E S À Q U É B E C Lutoslawski, Ashkenazy, Anderszewski et tutti quanti Un projecteur dans le désert Antitube milite pour l’établissement d’une Cinémédiathèque à Québec barbara bonney Vladimir ashkenazy n lieder ftauenUebe und -|ebe« FRANÇOIS TOUSIGNANT LUTOSLAWSKI Witold Lutoslawski: Sympho-nie n° 2 (1965-67) et Symphonie n° 4 (1988-92).Orchestre symphonique de la radio de Saarbriick.Dir.: Roman Kof-man.CP0999 386-2 Décidément, la popularité de Lutoslawski ne se dément pas, et c’est tant mieux.S’il est vrai que notre partie reculée de l’Amérique de Nord le boude encore — nos grands orchestres ne mettent pas beaucoup sa musique à leur programme de peur d’effaroucher un public qui, ailleurs, se fait beaucoup plus curieux et amateur de nouvelles sensations — et, encore pire, l’ignore, le disque vient heureusement combler un vide que l’actualité n’arrive pas à remplir.Faut-il vous présenter ce maître en quelques mots?Après un début de carrière très académique et «socialiste», Witold Lutoslawski entend, en 1958, le Concerto pour piano de l’Américain iconoclaste John Cage.Coup de foudre, révélation, découverte de sa vraie mission.L’artiste, à la mi-quarantaine, se lance dans l’expérience dodécaphonique, total-chromatique et aléatoire.D’obscur, il devient phare de tout ce qu’on a appelé la «nouvelle école de musique contemporaine polonaise».Jeux vénitiens va le consacrer au début des années soixante comme compositeur de première importance et toute une génération va s’inspirer de lui pour sortir du dilemme opposant calcul et inspiration.L’imagination et la haute tenue de la plume, alliées à une conception de la forme efficace (toute l’emphase de ses œuvres est mise sur leur aboutissement, non pas leur début, plus inquisiteur et qui énonce les questions qui trouveront leur réponse plus tard), en font un des compositeurs du XXe siècle les plus admirés en Europe.Même la violoniste Anne Sophie Mutter ne cache pas son admiration respectueuse devant cet homme, ayant suscité par commande (et créé et enregistré) plusieurs pièces, dont les connues Partita 2e t Chains 2.' Séparées par plus de vingt ans, les deux symphonies présentées ici partagent la conception bipartite, de la musique qu’avait Lutoslawski.A part cela, elles sont bien différentes.La II' Symphonie est une composition bourrée d’énergie, d’inventivité, de mélange de timbres qui n’a pas pris une ride.Pendant un moment, on a l’impression d’un enfant qui s’amuse, mais les enfants disent souvent, vous le savez, des choses sérieuses.On reste, selon le vœu de l’auteur, sur sa faim tant que le point culminant (qui déborde de volume et d’événements) n’est pas atteint, pour saturer notre oreille.La TP Symphonie constitue un des achèvements ultimes de cet artiste remarquable.On ne saurait croire qu’il s’agit du travail et de la fantaisie d’un octogénaire tant de musiques de «jeunes» sonnent plus «vieux».Il existe déjà plusieurs versions de ces deux symphonies sur le marché; alors, pourquoi se procurer cet enregistrement?Pour sa qualité tant musicale que technique.L’orchestre de la radio de Saarbriick est un instrument qui domine tous les problèmes de la partition et ses membres adorent cette musique, faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour lui rendre justice.Ce qui aide encore davantage, c’est l’enthousiasme communicatif (par rayon laser interposé) du chef.Il sait finement doser tous les plans, laisser respirer les lignes et les amalgames ra uniquement à cause des obligations domestiques et familiales.L’interprétation du Frauenlie-be und Aeben ou de quelques extraits du Liederkreis op.39 laisse sur sa faim.\& voix est jolie, légère et belle.Pourtant, c’est glacial, totalement désengagé et accompagné par un Ashkenazy qui prend probablement autant de plaisir à se brosser les dents qu’à accompagner.Un enregistrement consacré entièrement aux lieder de Clara eût été beaucoup plus intéressant et satisfaisant, mais beaucoup moins vendeur.En ces temps d’agitation du marché du disque.ANDERSZEWSKI -MULLOVA Johanne Brahms: Les Trois Sonates pour violon et piano, n° 1 en sol majeur, op.78, n° 2 en la majeur, op.100 et n° 3 en ré mineur, op.108.Viktoria Mullova, violon; Piotr Anderszewski, piano.Philips 446 709-2 Après un disque un peu froid consacré aux sonates de Debussy, Ja-nacek et Prokofiev, revoici le tandem Anderszewski-Mullova qui s’attaque à Brahms.De ce répertoire passionné et architecturé avec précision, ils nous en offrent une lecture chirurgicale et très angulaire, loin des effusions lyriques habituelles.C’est donc très taxant à l’écoute: après deux sonates, on n’en peut plus.Dans le détail, on peut souligner la mise en relief magnifique de la composition de la première sonate avec son rythme balançant si caractéristique et que les interprètes vont souligner tout au long de l’œuvre comme lien unificateur, oubliant parfois de se laisser aller, tout occupés qu’ils sont à tenir le discours «intellectuel» en évidence.Cela permet alors des montées au climax et des inflexions harmoniques troublantes et nouvelles.La seconde est celle qui reçoit l’interprétation la plus morcelée, où le pianiste semble ne pas maîtriser sa partie (pas au plan technique, plutôt au plan musical) et qui pèche le plus par une prise de son qui relègue le piano carrément au second rang.Encore une fois, le travail motivique est souligné — ici, je dirais beaucoup trop: l’instant n’arrive pas à prendre sa place dans la ligne du temps — et la précision est de mise.La fin du triplé fait entendre une des plus belles troisième sonate, langoureuse à souhait, sentie et romantique sans sirop.Cet allégement de la lecture est aussi convaincant et efficace ici que surprenant et curieux dans les sonates précédentes.La «poésie mathématique» tant souhaitée par Baudelaire trouve sous l’archet de Mullova et les doigts d’Anderszewski une illustration vibrante.Comment ne pas se pâmer devant tant de magie soudaine dans la dynamique, l’éclairage de la pédale, la dentelle et le lyrisme naturel?Ce duo révèle tout son talent et va vous entraîner dans une interprétation qui ne vous laissera pas indifférent E2Q22¦ i'ZtiZîysL*- ./Si u-lLcrsu, m de lignes (Lutoslawski est un féru de petits ensembles qui s’accumulent, s’opposent, s’unissent et se combattent) et nous concéder assez d’espace pour que l’on puisse faire notre propre chemin dans le parcours proposé par le compositeur.Le piano est un peu trop en retrait, probablement un parti pris des ingénieurs du son, légèrement regrettable, et les cordes sont bonnes, sans plus.Réserves assez mineures somme toute.La musique «d’avant-garde» humaine, cela existe; on en a la preuve séduisante et convaincante ici.SCHUMANN - LIEDER Clara Schumann: Cinq mélodies, six lieder, op.13; Robert Schumann: Frauenliebe und -leben, op.42; quatre extraits de Myrten, op.25; suc mélodies tirées de divers cycles (op.39,51,79 et 101).Barbara Bonney, soprano.Vladimir Ashkenazy, piano.London, 452 898-2 Les époux Schumann ont beaucoup composé ensemble, allant même jusqu’à publier de concert une collection de lieder écrits certains par Robert, d’autres par Clara et sans qu’aucun des numéros ne soit associé à un créateur spécifique.Les entendre ainsi réunis au disque est une manifestation émouvante de la foi d’une cantatrice dans la qualité de Clara Schumann.J’ai donc découvert une petite douzaine de mélodies de Clara, ma foi assez joliment tournées et intéressantes.Certaines marquent une importance supérieure du piano; écriture virtuose, trucs d’effets, la soliste en Clara servait plus son instrument que la mélodie.En revanche, 1 ’opus 13, dédié à la reine du Danemark, est d’une plume soucieuse de son effet expressif et qui se collette aux réalisations de Robert avec humilité, soit, mais aussi sans honte.On est bien sûr à des lieues des réalisations de génie du grand Schumann (op.39, par exemple), mais le complément du disque fait entendre des lieder de Schumann qui, tout beaux qu’ils soient, ne détonnent pas devant les réalisations de son épouse.Tout amoureux qu’il était, l’époque machiste l’a quand même marqué — Robert refusait le droit au génie à Cla- Witold Lutoslawski Symphonies 2a4 Rundlunk Sinloniroicimtei Soottiucun Roman Kolman APRÈS LEUR PARTICIPATION AU FESTIVAL DE THÉÂTRE DES AMERIQUES, LES 43 INTERPRETES DE ¦r-4* l'intégrale de ROBERT GRAVEL continueront de jouer son œuvre pour 10 dernières représentations du 4 au 14 juin mise en scène de ROBERT GRAVEL reprise et achevée par DIANE DUBEAU décor et costumes éclairage et régie conception sonore direction technique Une production du Nouveau Théâtre Expérimental en collaboration avec le Festival de Théâtre des Amériques , JEAN BARD SYLVIE MORISSETTE LARSEN LUPIN CHRISTIAN GAGNON RÉSERVATIONS: ^ billetterie ^ Articulée 871-2224 espace libre \ 1945 Fullum métro Frontenac INFO: 521-4191 RÉMY CHAREST C O R R E S P,0 N I) A N T A QUEBEC Depuis un peu plus d’un an, l’organisme Antitube présente des programmes cinématographiques diversifiés et d’un fort intérêt afin de remédier à la pénurie quasi totale de cinéma non hollywoodien dans la Vieille Capitale.Initiatives de guérilla financées à la pièce, grâce à des coups de main de plusieurs autres organismes, ces petits événements souvent assez courus ne sont toutefois qu’un point de départ pour l’organisme qui milite activement pour l’établissement d’un lieu voué entièrement à la diffusion de l’image en mouvement, des classiques aux nouvelles technologies, du cinéma d’ici à celui des antipodes, du film grand public à la vidéo expérimentale.Fort d’une étude de faisabilité très complète et de l’appui de principe du Musée de la Civilisation, de la Cinémathèque québécoise, du Consulat général de France à Québec, de l’Institut Goethe, de la Ville de Québec et de l’Université Laval, entre autres, Antitube rendait récemment public les détails de son projet, dans l’espoir que, mieux connu, le rêve ait de meilleures chances de devenir réalité.Tel que formulé dans l’étude de faisabilité (dans laquelle la Ville a investi 10 000 $), le projet comprendrait une salle de 200 places, capable d’ac- cueillir toutes les formes de projection, de la vidéo au 16 et 35 mm, en passant par les nouvelles formes d’images télématiques et multimédias.S’ajouteraient à cela un centre de documentation, un espace commercial (pour une boutique vidéo et un café, vraisemblablement) et les bureaux et locaux techniques.Trois lieux ont été retenus pour l’implantation du projet: le cinéma Midi-Minuit et l’ancien cinéma Pigalle, tous deux situés rue Saint-Joseph Est, près de la place Jacques-Cartier, ou l’église du Patro Saint-Vincent-de-Paul, dans la côte d’Abra-ham, un lieu auquel on cherche depuis plusieurs années à donner des fonctions culturelles.Dans tous les cas, la facture totale est estimée à 4,8 millions de dollars, dont la quasi-totalité serait assumée par les trois paliers de gouvernement.Par la suite, la Cinémédiathèque pourrait, selon ses promoteurs, atteindre l’autosuffi-sance grâce aux revenus de guichets et aux programmes dont Antitube bénéficie déjà.Combler l’écart Pourquoi investir des deniers publics dans une telle aventure?Pour permettre au public d’accéder à un pan essentiel de la culture mondiale, tout d’abord, mais aussi, comme le souligne Fabrice Montai, coordonnateur d’Antitube, pour combler un écart croissant entre la capitale et la métropole: avec le Cinéma du Parc, le Parallèle, la Cinémathèque, l’ONF et, bientôt, les nouvelles salles édi- La Cinémathèque d’Antitube attirerait quelque 27 000 spectateurs par année fiées par Daniel Unglois et Claude Chamberlan, Montréal connaît une diffusion exceptionnelle des cinématographies parallèles.Pendant ce temps, Québec, globalement mieux pourvue en salles de cinéma, connaissant des fréquentations par habitant plus élevées, se contente de l’ordinaire des majors américains.Le besoin est assez criant.Selon l’expression de Paul Warren, professeur de cinéma retraité de l’Université Laval et promoteur d’Antitube, «c’est comme si à peu près tous les restaurants de la ville étaient des McDonald's et qu’on ne pouvait donc manger que des Big Mac».Or, il est assez clair que l’appétit du public se fait sentir pour autre chose que les Big Mac du grand écran: alors que la séance moyenne à la Cinémathèque québécoise accueille 53 spectateurs, les activités éparpillées d’Antitube accueillent une moyenne de plus de 70 spectateurs par séance.Et pas par facilité des programmes: une série de films allemands présentés en version originale, avec sous-titres pas toujours français (loin d’être une évidence à Québec), a attiré plus de 150 personnes par soir au Musée de la Civilisation, depuis la fin mai.En comptant sur les moyennes de la Cinémathèque, la Cinémédiathèque d’Antitube attirerait quelque 27 000 spectateurs par année.Avec ses moyennes présentes, on passerait allègrement la barre des 33 000 spectateurs.«Le cinéma est le seul art qui a connu des hausses de fréquentation au cours des deux dernières années», rappelle à ce propos Fabrice Montai.Raison de plus d’y investir et de créer ainsi «un lieu de convergence» pour les autres façons de voir le septième art.Ce week-end au FTA SAMEDI ¦ 7h30, Espace Libre Dernière chance de voir Matines: Sade au petit déjeuner (Québec) ¦ 11 h, Café des artistes / Monument-National Rencontre avec Richard Foreman -Pearls for Pigs Animation: Paul Lefebvre ¦ 14h, Théâtre Denise-Pelletier Les Sept Branches de la rivière Ota (Québec) ¦ 20h, Espace Go Orestea (Italie) ¦ 20h, Monument-National / Salle Ludger-Duvernay Dernière chance de voir Pearls for Pigs (Etats-Unis) ¦ 21 h, Usine C Periodo Villa Villa (Argentine) ¦ 21h, Cinéma Parallèle La moindre des choses (France) Réalisateur: Nicolas Philibert S 21h30, Monument-National / Théâtre Du Maurier Cabaret du Festival - Début du spectacle vers 23hl5 (Entrée libre) Au programme: Les Blaireaux avec Serge Robert, exmembre des Colocs Musique originale et entraînante ¦ 23h, Cinéma Parallèle Nineveh (Canada) - Première mondiale Réalisateur: Istvan Kantor (A) Monty Cantsin?Ameq! Wrong Guys (Etats-Unis) - Première mondiale Réalisateur-producteur: The Wooster Group Info-Festival: (514) 871-9974 DIMANCHE Dernière journée du Festival! ¦ 1 lh, Café des artistes / Monument-National Rencontre avec les artistes de De La Guardia — Periodo Villa Villa ¦ 14h, Théâtre Denise-Pelletier Les Sept Branches de la rivière Ota (Québec) ¦ 15h, Espace Go Orestea (Italie) ¦ 19h, Cinéma Parallèle Looking for Richard (Etats-Unis) Réalisateur: Al Pacino ¦ 21h, Usine C Periodo Villa Villa (Argentine) ¦ 21h30, Monument-National / Théâtre Du Maurier Cabaret du Festival - Entrée libre Grande fête de clôture.Info-Festival: (514) 871-9974 T H É T R F ESTIVAL D E Amériques des Les sept branches de la rivière Ota EX MACHINA Conception et mise en scène: ROBERT LEPAGE «Une œuvre magistrale.Une aventure théâtrale incomparable!» Jean Beaunoyer, La Presse, Ie'juin 97 QUÉBEC Matines: ilSS Sade au petit déjeuner QUÉBEC Les sept branches de la rivière Ota Periodo Villa Villa Pearls for Pigs JUSQU'AU 15 JUIN 7, 8, 14 et 15 juin: 14h 13 juin: 16h Théâtre Denise-Pelletier Orestea Periodo ( Villa Villa ©billetterie Articulée (514) 871-2224 DE LA GUARDA Mise en scène: PICHÔN BALDINU et DIQUI JAMES Un happening théâtral pour amateurs de sensations fortes) Onze artistes, comédiens, danseurs, acrobates, musiciens et alpinistes sont au rendez-vous.(514) 790-1245 1 800 361-4595 Du 3 au 8 juin r Seule ^ chance de, PROGRAMMATION Dernière* ce *o«r et derna'Oi INFO-FESTIVAL: (514) 871-9974 MAI AU J U I N
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