Le devoir, 18 juin 1997, Cahier A
?FONDÉ EN 1910 ?E DEVOIR T o « o x t o I $ 8 8e I.K M K II (' II EDI I 8 .1 l! I X I !» !» T i’ s + T v g M 0 X T H E A L N ° l :i 5 I.X XXVIII PERSPECTIVES Bisbille American Eagle achète Cambodge: le chaos ressurgit de partout, F' T 25 Regional Jet de Isa 130 4 • j • i Bombardier, page B 3 page A 5 François B r o u s s e a u chez Aristide Urnes désertées, bisbille entre ex-alliés, violence de droit commun, misère persistante, sécheresse, accusations rituelles de mainmise américaine sur le destin national.Et puis, la semaine dernière, démission du premier ministre Rosny Smarth.Un peu plus d’un an après l’installation du successeur de Jean-Bertrand Aristide à la tête du pays, Haïti continue de se débattre dans des eaux troubles.On pourrait dire que Jean-Bertrand Aristide fait aujourd’hui, avec René Préval, un peu comme Jacques Parizeau avec Lucien Bouchard dans les pages du Devoir: d’une position «de gauche», il accuse son successeur d’oublier le sens de son action et de céder aux sirènes du néolibéralisme.Lundi encore devant un auditoire de jeunes, l’ancien président qui n’a rien perdu de sa verve messianique, dénonçait à Cap-Haïtien «le plan néolibéral et néocolonialiste» imposé à Haiti par- le Fonds monétaire international, plan qui selon lui accentue «la misère, la frustration et la vie chère».Ce faisant il visait tout à la fois son successeur et la cible rituelle des Haïtiens quand les choses vont mal chez eux: les Yankees.Les récentes interventions de l’ex-prètre aux harangues fiévreuses ont assez ag;ice Washington pour que.début juin, le département d’Etat émette une note demandant explicitement à Jean-Bertrand Aristide de ne pas se mêler de la gouverne d'Haïti.Il y a donc de la bisbille dans l’ancien mouvement unanimiste — intellectuels, bourgeoisie éclairée, masses misérables — qui avait, en 1990, porté Aristide en triomphe et bouté dehors les duvaliéro-ma-coutes.Le mouvement se fragmente.Les accusations fusent.«Espèce de néolibéral!», lancent les uns.«Voleur de votes!», rétorquent les autres.Signe de santé démocratique et pluraliste, comme l’espère par exemple le professeur Franklin Midy, de l'UQAM, dans le numéro courant de la revue Relations?Ou déplorable cacophonie qui accrédite le cliché selon lequel «cette nation ne peut se gouverner elle-même»?Toujours est-il qu'Haïti, comme le déplore Georges Anglade.ancien ministre, ex-conseiller d'Aristide et de Préval, sombre aujourd'hui dans des querelles politiciennes qui n’ont que peu à voir avec un véritable débat national.L’émiettement de la scène politique donne aujourd’hui lieu à au moins trois grandes subdivisions.¦ Il y a les proches du cercle Aristide, appelé «Famille Lavaias».Entre deux séances de harangues populaires, ils se réunissent dans la luxueuse villa clôturée de l’ex (et futur?) président.Cette mouvance s'est distanciée de façon de plus en plus évidente du présent pouvoir présidentiel — un pouvoir qui était pourtant, au départ, directement tributaire de l’héritage Aristide.¦ Il y a l’exécutif entourant le président Préval, de plus en plus composé de jeunes technocrates, banquiers et entrepreneurs, qui préconisent — en Haiti comme ailleurs — la solution libérale, la privatisation, l'intégration au marché mondial comme remèdes à tous les maux.Des gens qui voudraient, le plus rite possible, mettre Port-au-Prince à l'heure de New York ou de Paris.¦ Et puis il y a ^Organisation politique Lavaias» (OPL), l’autre branche issue de la scission lavalassienne de 1996.oii l'on retrouve l’extrême gauche traditionnelle, celle des Gérard Pierre-Charles et des Paul Dejean (bien connu au Québec).De son solide bastion parle mentaire, elle attaque aussi bien le «néolibéralisme» de la présidence Préval que les «manipulations et intimidations électorales» auxquelles se seraient livrés les partisans d'Aristide lors des élections sénatoriales d'avril.Elections dont, incidemment, le second tour est actuellement suspendu.La féroce mais dérisoire bataille autour des sénatoriales — auxquelles n’ont participé que 10 % des électeurs — est un triste exemple du profond découplage entre la population et les politiciens dans ce pays.Phénomène qui n'est, au demeurant, pas proprement haïtien.mais qui prend ici des formes spécifiques et aiguës.C'est que les Haïtiens, sous Aristide, comprenaient surtout la politique comme un rapport «magique» à l’homme providentiel.Or.René Préval n'est pas précisé ment charismatique, et les solutions qu'il préconise — toutes défendables quelles puissent être — paraissent bien terre-à-terre à un peuple misérable, assoiffé de ré sultats concrets et rapides.D'où l'actuelle offensive populiste d'Aristide, pleine d'arrière-pensées en vue des présidentielles de 2000.Elections auxquelles il a le droit de se présenter, après avoir «passé son tour», en 1995, comme la Constitution — et les Américains, après l'avoir ramené dans leur avion en octobre 1994 — l’y ont obligé.Situation fluide et incertaine, donc, pour les quelque 7000 policiers et 1300 Casques bleus, sous direction canadienne.dont le mandat sera prolongé après le 31 juillet.Car aucun des problèmes fondamentaux d'Haïti n’a été régie, ni par l'intervention américaine, ni par le retour d'Aristide suivi de Préval.ni par l'avènement d'une «rie politique pluraliste» qui en est encore à ses balbutiements.Le pluralisme à l’haïtienne, une cacophonie METEO Montréal Ennuagement le matin.Risque d'orages par la suite.Max: 26 Min: 15 Québec Ciel variable.Max: 20 Min: 14 Détails, page B 5 INDE X .B6 A 7 A -.nonces.B 6 Le monde A 5 Avis publics .B 4 Les sports B 5 Bourse .B 2 Montréal A3 Culture.B 8 Mots croisés.B 4 Économie.B1 Politique A4 Éditorial .A 6 Télévision B 7 ÉCONOMIE LE MONDE CULTURE Ml Les parcs thématiques de Disney au CCA, page B 8 Effet de serre : Ottawa recule «Nous devons définir des cibles [.] qui peuvent être respectées, sans freiner la croissance économique et pénaliser Vemploi» MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Après avoir mené la charge au Sommet de Rio dans la lutte contre le réchauffement de la planète, le Cmiada insiste maintenant pour que la communauté internationale modifie ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre afin de les rendre plus «réalistes».Le premier ministre Jean Chrétien défendra cette position mardi prochain, à New York, lors de son passage de- vant la plénière de la session spéciale des Nations unies sur le développement durable.La session, qui se déroulera du 23 au 27 juin, doit faire le point sur la mise en oeuvre des engagements pris lors du Sommet de la Terre en 1992.Les 116 signataires de la Convention de Rio, dont le Canada était un chef de file, s'étaient alors engagés à ramener, d'ici l’an 2000, l’émission de ces gaz à effet de serre au niveau de 1990.Les mesures volontaires annoncées à l'époque n’ont pas toutes vu le jour et presque aucun pays n’a atteint ses objectifs.Le Canada figure sur la liste des fautifs puisqu’il ratera sa cible de 8 %, disent les fonctionnaires, ou de 10 %, soutient un rapport de Resource Future International.Des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont tenté de démontrer, hier, que le Canada ne cherchait pas à diluer ses engagements.Mais leurs propos laissent peu de doute.VOIR PAGE A 8: OTTAWA Rencontre W' i mm* VI (R JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE JEUNE PUNK Denis Perron et le Mohawk Sal Loft ont fraternisé par une chaude journée de printemps, hier au carré Berri.Les Amérindiens et les jeunes habitués de la place Étnilie-Gamelin risquent de se croiser souvent au cours des prochains jours.Les Montagnais de Betsiamites occupent en effet l'endroit, qui devient la place Pessamit, un véritable campement indien.À l’approche du Jour national des peuples autochtones, le samedi 23 juin, une foule d'activités sont prévues: animation, spectacles, expositions, démonstrations d'arts et de métiers traditionnels, présentation de films et de vidéos à l'ONF, défilé, etc.Le tout, bien sûr, est autochtone.Le maudit sang noir des U’Was Cinq mille Indiens de Colombie avaient pu préserver leur culture et leurs traditions de la civilisation des Blancs, jugée trop polluante.Mais le sous-sol de leur réserve regorge de pétrole.Histoire exemplaire d’une communauté en lutte pour sa surrie face aux intérêts économiques du gouverment et des firmes pétrolières.ANNE PROENZA LE MONDE Sur les pentes reculées de la Sierra Nevada del Cocuy, un sommet andin situé au nord-est de la Colombie, les derniers 5000 représentants du peuple u’wa — Amérindiens d’origine linguistique chibcha — luttent encore contre les envahisseurs.La guerre, sans doute leur ultime.dure depuis cinq ans.Le pétrole, cet or noir qui fait rêver à de modernes eldorados, en est la cause.L'Oxy (Occidental Inc.), une compagnie pétrolière américaine, est l'ennemie.L'entreprise, associée à Shell, a signé un contrat, en avril 1992, avec Ecopetrol.la compagnie nationale colombienne.l'autorisant à explorer le bloc Samore.un morceau de montagne qui s’étend sur 208 934 hectares.dont 30 % sont occupés par les parcs naturels du Nevado del Cocuy et du Tama et 50 % par les deux réserves u'was.Les Indiens ne veulent pas de l'exploitation de leur territoire.Ils menacent de se suicider collectivement si la compagnie pétrolière entre «La Terre est notre mère et le pétrole est son sang.Comment négocier le sang de notre mère avec le gouvernement?» dans leurs réserves.Leurs arguments, fondés sur leur propre mythologie, suivent une logique imparable: «La Terre est notre mère et le pétrole est son sang.Comment négocier le sang de notre mère avec le gouvernement?» Traditionnels.écologistes et mystiques, les ITWas, qui étaient plus de 20 000 il y a 500 ans.ont été victimes, des conquistadors aux missionnaires, de plusieurs vagues de colonisation.Be-rito, dont le nom espagnol est Roberto Cobaria, aujourd’hui cabilde mayor — sorte de président du conseil general —.se sourient qu'il avait ete enlevé enfant «mains liées derrière le dos» par des missionnaires catholiques.puis récupéré «par miracle» par sa mère.Si les ITWas ont su preserver leur culture et leurs traditions, c'est au prix d'un repli sur eux-mèmes et d'un refus du monde non indien.Ils vivent toujours selon des règles très precises.Les Wer-javas.les chefs spirituels, décident des migrations.font respecter le calendrier des ceremonies.donnent les noms aux nouveaux-nes et Montréal sous haute surveillance Québec donne quatre mois à la métropole pour mettre de l’ordre dans ses affaires MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Pour une deuxième fois en deux jours, Québec a servi une sérieuse mise en garde à la Ville de Montréal et à l’administration Bourque hier en rendant publique sa réponse au rapport du Vérificateur de la Ville.Après avoir refusé lundi au maire Bourque de disposer des membres du conseil exécutif comme il l'entend, le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel lui demande maintenant d'apporter plusieurs correctifs à sa gestion des dépenses d’immobilisations en plus d’en rendre compte dans quatre mois à Québec.«Il nous faut davantage de rigueur dans le processus de contrôle.Nous sommes en mesure de constater que cela ne compromet pas la situation financière de la Ville de Montréal», a indiqué un ministre des Affaires municipales qui se voulait rassurant hier.Refusant de parler d’illégalités commises dans la gestion municipale des dépenses d’immobilisations, M.Trudel a utilisé l'expression «dérogation» à la loi, notamment, pour expliquer le fait que certains travaux débutent avant que le ministère n’approuve le règlement d’emprunt à cet égard.Le ministre recommande à la Ville de mettre fin immédiatement à cette pratique.«En somme, résume-t-il, il n’y a rien d’illégal à notre avis dans le processus de gestion des programmes d'immobilisations à la Ville de Montréal, mais des correctifs certains doivent être apportés et, en particulier, tous les documents nécessaires pour en arriver à ce que le conseil municipal puisse gérer le programme d’immobilisations par projets et non pas par sous-projets.» M.Trudel demande aussi «qu’un seul avis du directeur du Service des finances soit joint à chacun des dossiers de dépenses d’immobilisations», avis qui sera transmis au comité exécutif, au conseil municipal et au ministère.En fait, Québec demande que l'information circule correctement entre les instances municipales, mais aussi vers le gouvernement québécois.Il s’agit de faciliter la tâche VOIR PAGE A 8: SURVEILLANCE Rémv Trudel VOIR PAGE A 8: COLOMBIE Commissions scolaires linguistiques Le caucus péquiste veut protéger le consensus MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le caucus des députés du Parti québécois croit qu'il faut à tout prix tenter de préserver le consensus sur l’implantation des commissions scolaires linguistiques au Québec.Un peu comme l’avaient frit les députés libéraux la veille en appuyant la proposition Proulx, qui permettait selon eux de Le maintenir l'objectif principal de la loi rt_.r.ür_„TT.or.f 109.soit l’amendement constitution- 80U' ëmemeru nel.les députés péquistes ont fait part RnnrVmrrl hier de leurs opinions et de leurs craintes au premier ministre Bou- annoncera chard.«Il ne faut pas rater l'objectif, a decla- aujourd’hui ré le président du caucus du PQ.François Gendron.Autant les militants de sa position Montréal-Centre que tous les militants du parti, que le gouvernement, que l’aile parlementaire, nous souhaitons une fois pour toutes passer à autre chose.H faut tout mettre en œuvre pour avoir les meilleurs éléments afin de gagner cette bataille-là.» Pour sa part, le premier ministre Bouchard a parlé •d'échanges d'une qualité remarquable».Il croit que le conseil des ministres est maintenant en mesure de VOIR PAGE A 8: CAUCUS I.K I) K V «IR, |, K M K It CHERI 18 JUIN I » Il 7 fiS ACTUALITES mtmrnmrn JACQUES NADEAU LE DEVOIR A UNE SEMAINE du défilé de la Saint-Jean, les équipes techniques s’affairaient hier à mettre la dernière main aux décors et aux éléments graphiques de la traditionnelle parade.Le défilé de la Saint-Jean 1997 veut mettre l’accent sur les grands secteurs économiques de la société québécoise, dont la culture, ici illustrée par un des panneaux du défilé.Le décor de la fête EN BREF Cliche approuverait (Le Devoir) — Le ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, n’a pas nié qu’il pourrait faire approuver la construction d’une ligne à haute tension aérienne au-dessus de la rivière des Prairies, à hauteur d’Anjou, malgré l’opposition des citoyens et le verdict négatif du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Le député libéral de Lafontaine, Jean-Claude Gobé, a affirmé à l’Assemblée nationale qu’un cadre supérieur d’Hydro-Québec, qu’il n’a pas identifié, lui a dit en fin de semaine que le projet serait approuvé par le gouvernement malgré l’opposition des citoyens et le verdict négatif du BAPE parce que Québec préfère toucher des dividendes plutôt que de laisser la société d’Etat construire une ligne sous la rivière, ¦comme la ligne à haute tension à la hauteur de Grondines-Lotbinière, imposée à l’époque par les libéraux.Le ministre péquiste a dit pour sa part qu’il n’entrevoyait aucun problème de santé même si cette ligne passait à proximité de résidences.Il ne reste, à son avis, qu’une seule question à régler: enfouir ou non les fils.Quant à passer cette décision en été pendant que les citoyens sont démobilisés, le ministre a précisé que le «gouvernement continue quand même à travailler en période estivale».Matticks coupable (PC) — Richard Matticks, l’un des membres du célèbre clan du même nom, et deux autres individus ont choisi de plaider coupables hier à une accusation de trafic de stupéfiants plutôt que de subir un procès.Le 20 mai dernier, Richard Matticks et trois autres individus, Giovanni Cazzetta, Donald Waite et Frank Bonneville, ont été arrêtés par des policiers de l’escouade Carcajou pour trafic de huit kilos de cocaine.Richard Matticks, âgé de 63 ans, a été condamné à trois ans de prison et à 50 000 $ d’amende.Bonneville et Waite écopent respectivement de quatre et deux ans de pénitencier.Il reste au tribunal à se prononcer sur le cas de Giovanni Cazzetta, chef par intérim des Rock Machine.Grève aux traverses (PC) — Les 135 travailleurs des traverses Québec-Lévis, Sorel-Saint-Ignace et Matane -Godbout-Baie-Co-meau déclencheront une grève de 24 heures vendredi.Ces employés syndiqués à la CSN disent avoir épuisé tous les moyens de pression disponibles n’affectant pas les services aux usagers pour forcer la Société des tra-versiers du Québec à retourner à la table des négociations.Les trois syndicats, membres de la Fédération des employés de services publics, tentent de renouveler leurs conventions collectives depuis deux ans.Haro sur Allmand Ottawa (PC) —Jugeant ses propos «totalitaires, répressifs et antidémocratiques», le Mouvement souverainiste du Québec exige la révocation du président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, l’ex-député fédéral Warren Allmand.Dans une lettre qu’il a fait parvenir hier au premier ministre Jean Chrétien, le vice-président du Mouvement souverainiste du Québec, Gilles Rhéaume, considère que M.Allmand est «inapte» à diriger ce centre.M.Rhéaume lui reproche d’avoir évoqué le recours à la force contre le Québec dans le cas d’une victoire souverainiste, le morcellement du Québec et la non-reconnaissance du verdict référendaire au moment où il était ministre des Affaires indiennes, en 1977.Le mouvement souverainiste du Québec a également déposé une plainte formelle au Secrétaire général des Nations unies à New York ainsi qu’au sous-comité des Nations unies sur le colonialisme contre Warren Allmand et Roméo LeBlanc, l’actuel gouverneur général mais ministre d’Etat aux Pêches en 1977.Marc-Aimé Guérin, géographe, recevant de Madame Gisèle Braka, présidente, la médaille d’or et le certificat de la Renaissance Française, association fondée en 1924 pour la défense et l’illustration de la langue française dans le monde.Publicité Déréglementation L’industrie environnementale conteste les visées de Cliche Les 200 entreprises œuvrant dans le domaine de l’environnement au Québec, une industrie qui a connu une des plus fortes croissances depuis sept ans, estiment que le projet de déréglementation piloté par le gouvernement dans leur domaine risque d’être fatal à cette grappe industrielle à un moment critique de son existence, et fatal aussi à l’environnement, qui écopera du laisser-faire déguisé en autocontrôlé par un gouvernement intéressé à se débarrasser d’une autre facture.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Dans un mémoire sans précédent, remis en fin de semaine dernière au ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, l’industrie québécoise de l’environnement demande à Québec de renverser la vapeur oui, dit-elle, à une simplification de la réglementation environnementale, mais à la condition d’augrqenter les contrôles et les moyens de l’État dans ce domaine et de placer le Québec à la fine pointe des normes pour assurer le leadership de son industrie au lieu de le cantonner, comme maintenant, dans le peloton de queue.La «grappe» industrielle en environnement, une des plus actives sur les 16 originellement créées, génère un chiffre d’affaires de 1,7 milliard de dollars, dont dépendent 12 000 emplois.Avec la fin des grands travaux et des grands programmes de l’État, la morosité économique et les compressions dans les budgets gouvernementaux, elle a vu son bassin d’entreprises passer en quatre ans de 900 à 750 et son chiffre d’affaires réduit de 27 %.Le quart des entreprises du groupe exportent mais la moitié d’entre elles réalisent moins de 20 % de leur chiffre d’affaires grâce aux exportations.Or, soulignait hier le président de ce secteur industriel, Luc Girouard, qui est aussi vice-président de SNC-Énvi- ronnement, «toute action qui affaiblirait le positionnement de l’industrie québécoise de l'environnement sur le marché intérieur, et tout particulièrement la déréglementation environnementale en préparation, se traduira inéluctablement par son retrait progressif des marchés intérieurs et international au profit des compétiteurs étrangers qui, en général, jouissent d’un support structuré de leur État».En clair, une réglementation vigoureuse et avant-gar-diste ici non seulement protégera l’environnement mais permettra aussi l’essor de l’industrie environnementale en lui permettant de mettre au point et d’exporter de ses propres technologies, comme les autres pays de l’avant-garde environnementale.Pour les industriels, le projet de déréglementation en environnement est d’autant plus suspect que le Québec «accuse un retard certain dans la mise à jour de ses règlements et dans de nombreux domaines».Ils ont donné en exemple les normes d’étanchéité des sites d’enfouissement, les normes de rejets atmosphériques, la collecte sélective, les normes d’eau potable où le Québec essaie encore de se rattraper.Non seulement, disent-ils, les industriels de nombreux autres secteurs attendent de connaître les normes avec précision pour pouvoir planifier leurs investissements, mais la preuve est faite que les secteurs bien contrôlés au plan normatif, comme les pâtes et papiers, sont ceux qui ont accompli le plus de progrès, qui ont le plus modernisé leurs équipements et qui sont, par conséquent, les moins menacés au sein des groupes industriels lorsque surviennent des rationalisations.«Une idée largement répandue veut pourtant que la réglementation environnementale soit un fardeau pour les investisseurs et un frein au développement économique: il s'agit d’une idée reçue, peu compatible avec les faits», précise le mémoire.Les industriels de l’environnement estiment que les défenseurs gouvernementaux de la déréglementation ont mal fait leur travail et agi avec incohérence par rapport à leurs propres règles.Ils ont fait adopter un règlement, l’automne dernier, qui empêche quelque projet de règlement que ce soit d’aboutir sur la table du conseil des ministres si ses impacts économiques n’ont pas été évalués avec rigueur.Or, souligne le vice-président de la grappe et vice-président de la CSN, Marc Laviolette, il aurait fallu minimalement appliquer cette règle au processus de déréglementation, qui paralyse une quinzaine de règlements attendus par les industriels et qui est en train d’handicaper lourdement l’industrie, environnementale.À leur avis, une grande partie de cette réforme «.répond en fait fréquemment à un besoin de désengagement de l’État dans un contexte d’assainissement budgétaire et de lutte contre le déficit».Ce prétexte risque de faire perdre des emplois et de couper les ailes à une industrie en plein essor, mais il peut en même temps favoriser l’entrepreneur-ship sauvage.Pour Luc Girouard, une dérégle- mentation axée fondamentalement sur les résultats et moins tatillonne sur les moyens constitue un objectif éminemment louable: «Mais, dit-il, le ministère de l’Environnement et de la Faune devra aussi disposer des ressources et des compétences pour bien mesurer ces résultats», ce qui va en sens contraire du charcutage des budgets du ministère.Plus concrètement, les industriels estiment que le remplacement de l’article 22 par deux listes de projets, les uns assujettis à une autorisation préalable, les autres à un simple autocontrôlé, n’est carrément pas souhaitable.«L'expérience, écrivent-ils dans leur mémoire, démontre qu'il est beaucoup plus sage en matière environnementale de doter la législation d'une prohibition générale que d’une prohibition d’application par champ d’activité spécifique.L’existence d’un pouvoir discrétionnaire [accordé au ministre] pour palier les insuffisances de la réglementation est également insatisfaisante.Il ouvre la porte à des négociations pénibles qui ne peuvent qu’affecter de façon significative les projets d’investissement.» La solution réside, concluent les industriels, dans un débat public sur ce projet de déréglementation et il faudra que Québec mesure les impacts de sa propre déréglementation sur l’environnement et l’industrie environnementale, une démonstration remplacée par des prémisses douteuses.Dans tous les cas, précisent les porte-parole industriels, l’État devra garder ses contrôles en place, même s’il arrivait à créer des processus de remplace ment clairs, efficaces, équitables et transparents.Cette réforme, disent-ils, doit finalement «garantir la préservation des acquis environnementaux» et assurer la mise en place d’une «législation structurante qui permette l’épanouissement sur le marché intérieur d’une industrie environnementale dynamique, innovatrice et financièrement saine».Luc Girouard Faciliter l’exercice de la syndicalisation Le nouveau président de la CSD propose une vision neuve de la lutte syndicale CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR La Centrale des syndicats démocratiques vient de tenir à Québec son 13e congrès annuel et a porté à sa présidence, pour quatre ans, François Vaudreuil (42 ans), qui occupait depuis 1989 le poste de vice-président.Claude Gingras, le président sortant, ne postulait pas d’autre mandat Dans le survol que M.Vaudreuil a dressé cette semaine, en entrevue, des points sur lesquels la CSD entend centrer son action, trois axes se dégagent: définition d’une nouvelle stratégie de croissance de la centrale; revitalisation de la négociation collective en prenant pour base un document de réflexion sur un contrat social à introduire d’ici l’an 2000; ouverture à une action internationale (il appartiendra au congrès de 2001 de décider s’il y aura affiliation ou non à la Confédération mondiale du travail, dont le siège est à Bruxelles).M.Vaudreuil juge carrément inadapté le Code québécois du travail.D pense qu’une lutte doit être menée pour que puisse se répandre davantage la négociation multi-établissement «pour faciliter l’exercice de la syndicalisation».D s’agit sur ce dernier point de procéder rapidement, en toute légitimité, dans deux filons déjà en place.Chez les travailleurs autonomes, la CSD a formé un Syndicat des routiers autonomes du Québec (SRAQ), qui compte environ 300 membres et qui prépare des revendications à soumettre aux législateurs d’ici peu; une requête en accréditation a aussi été déposée au nom d’environ 500 distributeurs de lait qui ne cadrent pas dans la définition actuelle de salarié.Le président de la CSD tient à œuvrer pour améliorer les conditions de vie de ces travailleurs: il y aura débat juridique et, si cette option n’aboutit pas à des résultats probants, il faudrait «définir un autre cadre» mieux adapté aux réalités du marché du travail.La CSD juge «carrément inacceptable» qu’on laisse poindre la possibilité de faire disparaître certains décrets (il y en a 29 au total) qui permettent à bien des travailleurs de maintenir des conditions de vie décentes.Cette tendance à abroger des décrets «va à l’encontre des besoins que les gens ont», précise-t-il.Deux mots reviennent souvent dans la bouche de cet ancien dirigeant syndical dans le secteur commercial de la Mauricie: humanisation et démocratisation.Il souligne que s’il a ainsi consacré 23 ans de son existence au syndicalisme, c’est qu’il «hait l’injustice», qu’il prend toujours la peine de se rappeler d’où il vient pour mieux servir la base d’une centrale qui célèbre cette année son 25e anniversaire.Quelle est au juste la portée du «contrat social» par lequel la CSD prétend innover?«L’idée est toute simple, il s’agit d’aller plus loin, d’instaurer une négociation permanente sur d’autres éléments» que ceux que règle la négociation classique.Cet objectif de démocratisation du travail tourne autour de cinq pôles: programme de réorganisation du travail fie syndicat le propose et le négocie); orientation selon les objectifs établis par le syndicat; polyvalence; formation; programme de soutien.Qu’on en juge par deux rappels contenus dans le document approuvé par le congrès: «l’initiative prime sur l’obéissance» et «la prise de responsabilité l’emporte sur le souci de couverture hiérarchique'»! L’entrevue a aussi permis au nouveau président de la CSD de préciser son attitude face aux autres centrales syndicales: il faut «renforcer le syndicalisme au Québec» et, s’il n’en tient qu’à lui, il faudra plus souvent dégager les points de convergence, comme on y est parvenu pour les célébrations du 1er mai par exemple.Il se réjouit aussi de la «montée constante» de la représentativité de sa centrale (12 %) chez les travailleurs de la construction.Quant à l’état des finances de la CSD, il est très sain: aucune dette.Il y a eu pour l’exercice se terminant le 30 avril un surplus de 624 000 $ sur un François Vaudreuil budget de dépenses d’un peu moins de neuf millions.Le siège social, à Québec (un ancien centre communautaire), parvient presque à s’autofinancer.Le président fat état d’une gestion très scrupuleuse des deniers de sa centrale qui a, selon le trésorier Sergé Tremblay, retourné aux membres «17,8 millions à titre de soutien à la solidarité» depuis sa fondation.Même si le bureau de direction de quatre membres ne comprend que des hommes, la centrale compte 33 % de dirigeantes dans ses quelque 400 syndicats affiliés.Le comité de la condition féminine devrait bientôt produire un rapport sur les métiers non traditionnels occupés par des femmes.L’option préférentielle de la CSD en est une de respect de la liberté— «nous sommes contre toute méthode coercitive, par exemple, dans la lutte au travail au noir, et je ne pense pas qu’il y ait lieu de conclure des protocoles de non-maraudage» entre centrales, dira M.Vaudreuil.Quant à la présence de la CSD à divers organismes comme la Commission de construction du Québec ou la CSST, elle se maintient sans que surgisse la volonté de claquer la porte si les décisions ne lui conviennent pas: «Il s’agit d'affirmer nos valeurs, nos principes, notre philosophie, et de travailler à un modèle qui soit à l’image de l’ensemble des représentants» de divers milieux puisque «qui dit pluralisme dit aussi acceptation des différences d’autres regroupements.» DÉPf»* les Cl caL’TEL yÉArcr Offre spéciale sur les nouveaux téléphones SCP numériques.Obtenez ces services GRATUITEMENT • Identification d’appel • Boîte vocale • Affichage de l’appel en attente • Tarification à la seconde En vous abonnant à l'un dos forfaits admissibles Canter0 ATiT*.Téléphone non compris.1 800 IMAGINE «com serra De dSwcenw « im geiaMes en sus Ereereel période fi«e«ir*s de rant à renforcer le partenariat entre le ministè-de la Culture et celui de l’Éducation.Le but de cette entente est de *[.] favoriser à fois une plus grande ouverture du milieu de iucation à l’égard des ressources culturelles disables et une plus grande ouverture du milieu Iturel aux besoins des établissements d’enseigne- ment».Rappelons qu’en août 1995, un regroupement d’éducateurs et d’associations de tous les secteurs, des arts présentait devant la commission des États généraux un mémoire concernant l’éducation artistique à l’école.Au delà de leurs intérêts particuliers, les sue organismes signataires du document reprenaient les conclusions du rapport de la Commission d’enquête sur l’enseignement des arts au Québec (rapport Rioux, 1969).Én outre, lors de la ronde finale des Etats généraux, notre secteur recommandait : ¦ que l’éducation artistique soit obligatoire pendant toute la durée des études primaires et secondaires ; il ne s’agit pas d’enseigner toutes les disciplines simultanément pendant 12 ans mais bien de répartir sur cette période un apprentissage qui tienne compte de leurs exigences respectives ; ¦ que l’enseignement des arts soit donné par des spécialistes, tant au niveau primaire que secondaire ; ¦ que la réussite des cours d’art soit obligatoire pour l’obtention du diplôme d’études secondaires.Bref, l’on souhaitait que les instigateurs de la réforme reconnaissent le rôle essentiel que la danse, la musique, le théâtre et les arts visuels jouent dans le développement intégral de la personne.Or, à la lecture du protocole d’entente et du document Prendre le virage du succès, force est de constater que les propositions faites par notre milieu n’ont laissé aucune trace.Pire, mal- gré la vigueur de nos interventions, les voies d’évitement que nous avons maintes fois dénoncées sont exactement celles qu’emprunte ce plan d’action.De quoi décourager les artistes et les créateurs qui se sont mobilisés pendant près de deux ans.En effet, non seulement le domaine des arts est-il complètement absent du chapitre consacré à la refonte du curriculum (Enseigner les matières essentielles, pages 10 et 11), mais la «volonté politique» de Mme Marois se résume à des mesures pour «[.] faciliter l’accès des élèves des écoles cibles aux programmes éducatifs et culturels existants : tournées des écrivains, artistes à l’école, Specta-Jeunes.» (Une stratégie pour.l’accès ata ressources culturelles, page 27).Et le protocole d’entente des deux ministères d’aller dans le même sens ; il s’agit de mettre les élèves en contact avec les artistes et les œuvres, de favoriser leur fréquentation des bibliothèques, des salles de spectacles et des institutions muséales.Autant d’initiatives qui faisaient partie des recommandations du mémoire présenté en août 1995 ; mais elles se retrouvent appliquées isolément ! Plutôt que d'établir la pratique des arts au rang de «matière essentielle et obligatoire», elles la confinent à la notion «d’activité cultu-relle», déjà elle-même fortement colorée par la notion de «divertissement».Ainsi, on place les activités culturelles au centre de la réforme gouvernementale, alors qu’elles devraient s’inscrire comme des compléments à l’apprentissage rigoureux de chaque discipline artistique.L’intégration des arts doit être au cœur de la réforme de l’éducation parce qu’elle constitue l’élément le plus susceptible de provoquer la transformation profonde dont notre société a besoin.Conscients du défi que représente une telle entreprise, et croyant en une réelle volonté politique de la part du gouvernement, nous avions proposé certains mécanismes d’action.Le plus important consiste en un comité artistique multidisciplinaire qui aurait pour mandat d’articuler les grandes lignes de l’intégration des arts à l’école, en collaboration avec les intervenants actuels du milieu scolaire.Nous disons bien «en collaboration», car la réalisation de ce projet devra tenir compte d’un certain nombre de contraintes : celles inhérentes à chaque forme d’art, comme celles liées à l’incorporation de nouvelles matières dans une structure déjà établie.Encore faudrait-il que le Plan d’action ministériel pour la réforme de l’éducation, faisant écho à la demande unanime et pressante de notre milieu, témoigne d’une «réelle volonté politique».Virage ou accès à une voie de garage ?Les spécialistes en arts méritent plus de respect que ce que la réforme leur a réservé MONIQUE GALLANT Vice-présidente de la Fédération des associations des musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ) esdames les ministres Pauline Marois et Louise Beaudoin, La Fédération des associations des musiciens éducateurs du, Québec (FAMEQ) dénonce vivement la teneur du document Prendre le virage du succès publié par le mi-: nistère de l’Éducation.Le silence sur la place de l’enseignement des arts à l’école est flagrant aux pages 10 et 11 dans le résumé Enseigner les matières essentielles.De plus, l’entente signée entr.e les ministres de la Culture et de l’Education sur la place des artistes à l’école semble nous laisser croire que seuls des spectacles, conférences ou visites de musées contribuent efficacement au développement culturel de l’élève.Mesdames les ministres, des éducateurs spécialisés en arts dispensent une formation esthétique de qualité depuis trois décennies dans les lieux du savoir québécois.La première réforme des années 1960 exigeait déjà des spécialistes en musique, danse, théâtre et arts plastiques.Des enseignants sont alors retournés sur les bancs de l’école, délaissant souvent un travail rémunérateur, pour acquérir un baccalauréat en éducation spécialisé en arts à cette fin.Depuis, ces spécialistes ont réalisé un travail extraordinaire malgré des conditions parfois difficiles : manque d’une véritable reconnaissance de la valeur des arts comme matière essentielle, manque de locaux adéquats et exigences accrues du fait de la diversité des volets.Quelle valeur réelle avez-vous accordée à la programmation des arts ?Les compressions de plus en plus fréquentes (deuxième cycle du primaire), les tâches tronquées d’année en année, le jeu de la chaise musicale entre spécialités ont déjà amorcé une extinction sournoise que la FAMEQ a toujours décriée.La FAMEQ s’inquiète donc grandement du credo de la nouvelle réforme qui fait table rase de tous nos efforts et de (ous nos acquis.À notre sens, c’est un virage dangereux que d’omettre le pro-grarame des arts dans le curriculum vitae de la réforme.Le rejet que nous subissons à la suite d’une telle mesure équivaut à nous dévier sur une voie de garage.Notre apport à l’école québécoise mérite plus de respect et nous dénonçons une fois de plus le mépris dont nous sommes l’objet.Quelle valeur accordez-vous aux spécialistes en arts qui ont forgé une véritable culture québécoise depuis 30 ans.Selon la FAMEQ, l’école n’est pas seulement une scène à spectacles, mais un lieu où la culture se vit dès la prime jeunesse dans et par des apprentissages continus.Enfin, nous disons qu’une réforme qui renie ceux et celles qui ont le plus contribué à la culture et qui balaie tout le travail accompli esquisse une caricature de l’école québécoise et de la culture.En espérant que cette réflexion sera entendue.Omettre les arts dans le curriculum de la réforme est un virage dangereux Des éducateurs spécialisés dispensent une formation esthétique de qualité depuis trente ans ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION lournalistes A l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard.Paul Cauchon.Jean Chartier.Jean Dion.Louis-Gilles Francœur, Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit Brian Myles, Isabelle Paré, Clément ThideL Serge Truffaut ; Diane Précourt (Poses éditoriales.responsable des pages thématiques) ; Martin Dudos et Christine Dumaret électeurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Belair {responsable) Stéphane BaüUrgeon.PierreXayouette.PSule des Rmeres.Ganse Leduc Jean-Rerne Icgault Benoit Mururer Odile Tremblay ; à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac.Jean Pichette.Claude Turcotte ; A l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l information).François Brousseau (éditorialiste).Claude Lé-*dun.on,ou.luiupn.- —.-rmentairr à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) : A 1 information sportive : Yves d Avignon : Mane-Helene vesque : A l'information politique : Pierre O’Neil Manon Comeüier (correspondante parlementaire à Ottawa) Alarie (secrétaire à la rédaction) : Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Pa joint).Jacqueline Avril Jean de BiDy.Brigitte Cloutier, Gyslame Côté, Mariette Côté.Christiane Legault Jacques A Nadeau.Guylaine OueDet Micheline RueHand (publicitaires) : Sylv .-Varie lirrrêtoirr à la rédaction) \ Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commii) La documentation : Gilles Paré (directeur) : Brigitte Arsenault Manon Derome, Serge Laplante (Québcy.Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur ad- ¦ - a t___a________:i t__ QnmttA rUit^r T-felainA TAià MsrUnp Phricfian» T Mraitlf Tamu#*« A \*aHpaii fitivfainA Ou#»11#»î \firhpltrv Ri talion H (Aiih/iWf/itm) ' Slhif I Laporte.Nathalie Lemieux.Claire Paquet Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon ; 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