Le devoir, 20 juin 1997, Cahier A
wm I F 0 N 1) K EN 19 1 0 H lï V II I.I.X X XVII N - I :i 7 MON T I! K A I,.I.K V K N l> H K I) I 2 0 .1 I! I X I !) !) 7 SK c + T P S + T V (J / T O U II N T II I $ Kathleen Lève sqne PERSPECTIVES Montréal en tutelle?Un chat est un chat.Le regard attentif que pose le gouvernement du Québec sur la Ville de Montréal, sur ses institutions démocratiques, sur son fonctionnement administratif et, de façon plus pointue, sur sa santé financière constitue une prise de contrôle en douce de la métropole.Tout le démontre depuis quelques mois.Tutelle, surveillance ou protection vigilante?Peu importe les termes, l’administration du maire Pierre Bourque est suivie à la trace.Nul besoin de remonter aux premiers mois de pouvoir de M.Bourque, alors que, déjà, il se faisait rabrouer par Québec pour son manque de respect des institutions parlementaires.Les exemples récents sont nombreux.Coup sur coup cette semaine, le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel a assené des critiques sévères à M.Bourque.Il y a d’abord eu sa demande d’amender la Charte de la Ville de Montréal (la loi constitutive) pour que le maire puisse modifier à sa guise la composition de son comité exécutif.M.Bourque s’est rapidement fait rembarrer.Oh! bien sûr, le ministre Trudel a promis une refonte de la Charte, mais il est probable que la présente administration n’en bénéficiera pas d’ici les élections de novembre 1998.Et le prochain scrutin municipal pourrait signifier un changement d’équipe.Du moins, de très nombreux groupes d’intérêts y travaillent.Puis, mardi, Québec donnait raison au Vérificateur de la Ville, qui a constaté de nombreuses irrégularités dans la gestion des dépenses d’immobilisations.Après avoir mandaté des enquêteurs qui lui ont fait rapport, le gouvernement a demandé des correctifs et Montréal devra en rendre compte d’ici octobre prochain.«Qu’est-ce que Québec cherche à gagner avec ça?», se demandait Pierre ?* ?Bourque le lendemain sur les ondes de TQS.Le visage défait, l’amertume du maire transperçait le petit écran.La veille, M.Bourque avait parlé d’une rupture de confiance entre Québec et Montréal.Le maire de Montréal n’aura jamais eu un jugement politique aussi juste.Seul le moment de cette rupture lui a échappé.En effet, Montréal n’en est pas à ses premières rebuffades.Déjà, en mars dernier, le ministre Trudel avait exigé davantage de rigueur administrative de la part de Montréal dans la perspective d’un pacte fiscal à être consenti.L’administration Bourque venait alors d’annoncer quelle était aux prises avec un manque à gagner de 33 millions pour assurer l’équilibre budgétaire de l’année en cours.Le trou n’est plus que de 14,3 millions, mais Rémy Trudel a tout de même rappelé cette semaine la nécessité pour la Ville de montrer patte blanche, d’autant plus que le pacte fiscal n’est toujours pas chose faite.Avec la crise politique qui a secoué l’Hôtel de Ville à la fin de l’automne dernier et qui s’est poursuivie jusqu’à l’hiver, alors que Pierre Bourque a fait l’objet d’une enquête du Directeur général des élections, le gouvernement a intensifié ses interventions.De semaine en semaine, M.Bourque était convoqué au bureau du ministre des Affaires municipales.Ce dernier assurait ainsi une surveillance particulière de la situation à Montréal.Le ministre Trudel a même nommé un sous-mi-nistre pour avoir un œil sur la métropole.Quant aux prétentions du maire Pierre Bourque à l’égard de ce qu’il a appelé le partenariat mais que d’aucuns ont vu comme une intention de privatiser des services municipaux, Québec y a mis fin assez abruptement.D’abord en mars, la Ville de Montréal a buté sur un refus catégorique de la part du gouvernement de mettre de côté certaines obligations de transparence dans la création d’éventuelles sociétés d’économie mixte (SEM).Les autorités montréalaises ont eu beau plaider que les entreprises privées ne pourraient pas être intéressées par les SEM si le contrôle demeurait majoritairement entre les mains des municipalités, Québec a refusé tout «passe-droit».Dans l’épineux dossier de l’eau, le ministre Rémy Trudel a montré également beaucoup de fermeté face à Montréal qui a dû remballer ses intentions de se délester de la gestion de son aqueduc.Par contre, la Ville de Montréal a trouvé les portes grandes ouvertes quand elle a décidé de faire une volte-face politique et de demander au gouvernement la possibilité de créer de nouveau un poste de directeur général.Il ne faut pas s’étonner, ce changement de cap a été imposé par Québec.D’un angle strictement démocratique, les Montréalais qui ont élu majoritairement Pierre Bourque et son équipe en novembre 1994 sont en droit de s’interroger sur ce qui apparaît comme de l’ingérence.Mais à la défense de Québec, il faut bien l’admettre, la situation politique à Montréal est pitoyable.Et en contraignant Montréal dans sa façon de faire et de gérer, si Québec ne porte pas l’odieux d’une mise en tutelle officielle, il lance cependant un message responsable aux investisseurs potentiels qui pourraient avoir des raisons de s’inquiéter depuis deux ans.En protégeant Montréal, Québec protège la province.Les termes importent peu: Bourque est suivi à la trace METEO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 25 Min: 15 Québec Passages nuageux.Max: 24 Min: 12 Détails, page A 6 INDEX Agenda.B 11 Idées A 13 Annonces.B 9 Le monde.A 10 Avis publics B 10 Les sports., .B 9 Bourse .A 8 Montréal.A3 Culture .B 13 Mots croisés, .B 9 Économie., .A 8 Politique.A 6 Éditorial.A 12 Télévision.B 12 ÉCONOMIE Desjardins crée un fonds composé uniquement de titres québécois, page A 9 POLITIQUE Habiter ou ne pas habiter Stornoway?, se demande Manning, page A 6 f\ McDonald's LE MONDE McDo triomphe difficilement des granos, page A 10 Le groupe de travail Inehauspé remet son rapport à la ministre Marois Le français et l’histoire au cœur de la réforme de l’enseignement Le groupe de travail propose de faire disparaître sept cours obligatoires PAUL CAUCHON LE DEVOIR Augmentation du temps d’enseignement consacré au français, enseignement de l’anglais à compter de la troisième année du primaire, enseignement d’une troisième langue au secondaire, enseignement obligatoire de l’histoire à toutes les années du secondaire.Et disparition de sept matières obligatoires actuellement offertes au secondaire: formation personnelle et sociale, écologie, économie familiale, initiation à la technologie, biologie humaine, éducation économique et éducation au choix de carrière.Ce sont là quelques-unes des recommandations du Groupe de travail sur la réforme du curriculum, qui vient discrètement de remettre cette semaine so,n rapport très attendu à la ministre de l’Education, Pauline Marois.Le groupe ne suggère ni d’augmenter les heures d’enseignement en général, ni d’abolir les cours de morale et de religion.Mais il propose de revoir l’organisation des cycles d’enseignement, par exemple en redivisant le primaire en trois grands cycles d’enseignement (1-2,34 et 5-6).Dans sa réforme de l’éducatioq annoncée l’automne dernier à la suite des Etats généraux sur l’éducation, la ministre Pauline Marois faisait de la réforme des matières enseignées une de ses sept grandes priorités.Pour la conseiller sur cette question, la ministre avait créé un groupe de travail restreint de sept membres, groupe présidé par Paul Inehauspé, directeur général du cégep Ahuntsic, et formé d’enseignants, d’universitaires et de cadres scolaires.Pour produire un rapport aussi important en quelques mois à peine, le groupe a profité du déblayage effectué en 1994 par un groupe similaire présidé par Claude Corbo.La Commission des Etats généraux sur l’éducation avait également effectué une bonne partie du travail, s’arrêtant, avant de proposer les modifications concrètes, aux matières enseignées, ce que le groupe In-chauspé mène maintenant à terme.VOIR PAGE A 14: RÉFORME «Un syndicat, ça ne fait pas mourir» I ., éMiéfLT'TNTi ¦ 'tm JACQUES NADEAU LE DEVOIR r DES EMPLOYES de la maison funéraire Alfred Dallaire ont symboliquement inhumé hier le rapport Réal Mireault, qui limite la portée de l’article 45 du Code du travail sur le respect de l’accréditation syndicale par un nouvel employeur.Sonnant le glas de la réforme du Code, ces employés et des délégués de la CSN ont formé un cortège pour se rendre jusqu’au bureau du ministre du Travail, Matthias Rioux, à Montréal.La CSN estime que la lutte pour la syndicalisation chez Dallaire, amorcée en 1995, illustre les lacunes de l’article 45, lacunes que le rapport Mireault ne ferait qu’accentuer.Dans une lutte semblable, 70 employés du Holiday Inn Crowne Plaza, licenciés en 1993, ont réussi ces derniers jours à faire reconnaître leur syndicat par l’employeur et pourront retrouver leur emploi au cours des prochaines semaines.Lire à ce sujet notre reportage, page A 3.Bruno Viens, président de Montréal-Centre, songerait à démissionner La loi 109 laisse des séquelles Le Bureau national du PQ se réunit demain en présence de Bouchard PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les ténors du gouvernement péquiste et les représentants de la base militante vont se dire leurs quatre vérités demain à Montréal.La réunion du Bureau national, à laquelle participera le premier ministre Lucien Bouchard, portera notamment sur les relations entre le gouvernement et le parti.Ce nouvel examen de conscience s’inspirera largement des débats et des tracta- tions de coulisses qui ont précédé l’adoption du projet de loi 109 sur l’implantation de commissions scolaires linguistiques.Il s’agira d’évaluer l’ampleur des tensions suscitées au sein du parti par les nouvelles concessions linguistiques du gouvernement à la communauté anglophone, permettant que même ceux qui n’ont pas d’enfants inscrits à une commission scolaire anglophone pourront y voter et y payer leurs taxes.Avant d’être soumis hier à l’Assemblée nationale, le compromis mis en avant par la CEQ et le professeur Proulx avait alimenté de longues réunions du caucus des députés et du conseil des ministres.Les membres du Bureau national, qui regroupe les présidents régionaux, les présidents des comités nationaux et les membres de l’exécutif national, ont dû, eux, se contenter,d’une consultation téléphonique.À l’issue de ces discussions, la majorité VOIR PAGE A 14: SÉQUELLES Fin de session à l’Assemblée nationale Il est temps de «souffler un peu», dit Bouchard Il promet un répit dans les réformes L’année politique qui vient servira à préparer une offre de partenariat en vue du référendum Le Biodôme célèbre son cinquième anniversaire L’ONU des animaux Blanc comme neige, joueur, un sourire énigmatique lui barrant la face, le béluga du golfe du Saint-Laurent, l’une des plus petites baleines au monde, incarne bien, comme symbole, la pureté de la nature menacée.C’est cette espèce vulnérable, fragile, qui a connu des époques plus fastes, que l’équipe du Biodôme de Montréal a choisie comme thème de l’exposition-anniversaire qui marque ses cinq ans d’existence.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Autrefois chassés pour leur graisse, leur cuir et leur chair, les bélugas du Saint-Laurent, particulièrement ceux situés près du Milage de Rivière-Ouelle.ont difficilement survécu à une tentative d’extermination au début du siècle.Les autorités crevaient alors, erronément d'ailleurs, que ces grands mangeurs de poissons étaient responsables de la pénurie de morue et de saumon dans le fleuve, et on offrait 15 $ pour chaque queue de béluga rapportée.Rien n’était plus faux, les bélugas ne mangent, semble-t-il.ni morue ni saumon.Mais en guise de résultat, on n’en trouve plus que quelques cen- + MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec terminera les réformes entamées mais jettera du lest en «différant certaines réalisations ministérielles» dès septembre prochain.Le premier ministre Bouchard reconnaît qu’il est temps de «souffler un peu» et «d’adoucir les angles» des réformes en cours avant de se préparer au prochain rendez-vous électoral, qui pourrait avoir lieu en 1998, mais «pas trop vite», promet-il.En traçant son bilan de session devant la presse parlementaire hier, M.Bouchard a repris le discours cher à son ministre de la Santé et des Services sociaux Jean Rochon en disant que la prochaine année parlementaire en sera une de «consolidation».Pour le gouvernement du Parti québécois et la cause de la souveraineté, toutefois, beaucoup de travail reste à faire.L’année politique qui vient servira à préparer l’offre de partenariat qui sera présentée au Canada avant le prochain référendum.«Il y a le temps pour nous de redéfinir certains aspects de notre nationalisme, a affirmé M.Bouchard en parlant notamment de la notion de mondialisation.[.] Il faut préparer tout cela, il faut mettre plus de chair sur le squelette du partenariat, il faut se préparer à répondre à plus de questions plus précises sur ce programme.» VOIR PAGE A 14: SOUFFLER VOIR PAGE A 14: BIODÔME JAC QUES NADEAU LE DEVOIR Plus de 200 espèces animales, comptant 5000 spécimens, et 5000 espèces végétales ont trouvé un toit au Biodôme.778313000689 Quand je te dis passe-moi le beurre.Voici la liste des ingrédients qui pourraient se trouver dans le beurre et dans la margarine.Beurre : Margarine : aliment qui doit être préparé avec au moins 80% de la matière grasse du lait et qui peut également contenir un ou plusieurs des éléments suivants: • des solides du lait, • des cultures bactériennes, • du sel, et • un colorant alimentaire (la presque totalité du beurre fabriqué au Québec ne contient aucun colorant).émulsion plastique ou liquide d’eau dans de la graisse, de l'huile ou des graisses et des huiles ne provenant pas du lait et qui peuvent avoir été soumises à l’hydrogénation, qui doit contenir au moins 80% de graisse, d’huile, ou de graisses et d’huile comptées en gras, et au moins 3 300 U.I.de vitamine A, et 530 U.I.de vitamine D par 100 gr.Tous les ingrédients suivants peuvent être utilisés dans la fabrication de la margarine, mais on ne les retrouve pas nécessairement tous dans une marque donnée.• de la poudre de lait écrémé ou de la poudre de lait de beurre, • du lactosérum en poudre ou du lactosérum modifié en poudre, • des protéines, • de l’eau, • de la vitamine E, si ajoutée en quantité telle que le produit final contienne au moins 0,6 unité internationale d’alphatocophérol par gramme d’acide linoléique présent dans la margarine, • un colorant alimentaire, • des agents aromatisants, • des édulcorants, • du sel et du chlorure de potassium, • des mono- et diglycérides en quantité d’au plus 0,5%, • de la lécithine en quantité d’au plus 0,2%, • du tristéarate de sorbitan en quantité d’au plus 1,0%, • de l’acide sorbique et de l’acide benzoique et leurs sels, seuls ou en association, en quantité d’au plus 1 000 parties par million, exprimée en acides, • de l’hydroxyanisole butylé, de l’hydroxyto-luène butylé et du gallate de propyle, seuls ou en association, en quantité d’au plus 0,01% de la teneur en gras, • du palmitate d’ascorbyle et du stéarate d’ascorbyle, seuls ou en association, en quantité d’au plus 0,02% de la teneur en gras, • du citrate de monoglycéride, du citrate de monoisopropyle et du citrate de stéaryle, seuls ou en association, en quantité d’au plus 0,01% de la teneur en gras, • des acides citrique et lactique et leurs sels de potassium et de sodium, • de l’acide tartrique et du tartrate double de sodium et de potassium, • du bicarbonate de sodium ou de potassium, du carbonate de sodium ou de potassium et de l’hydroxyde de sodium ou de potassium et • du calcium disodium éthylènediamine tétraacétate en quantité d’au plus 75 parties par million.passe-moi pas autre chose.La Fédération des Producteurs de lait du Québec, au nom d’une industrie québécoise de plus de 3 milliards de dollars et 56 000 emplois.I t < t I.K I) K V 0 I R .I.K V K N I) II V.D I 8 0 .1 U I N I I» I» 7 A a ?LEV.* MONTRAI Importante victoire syndicale au Crowne Plaza Congédiés la veille de Noël 1993, 70 employés obtiennent la reconnaissance syndicale de l’employeur et du gestionnaire de l’hôtel Après ce que la CSN qualifie de «combat héroïque», 70 des employés de l’hôtel Holiday Inn Crowne Plaza congédiés la veille de Noël 1993, reprendront le travail d’ici au 21 juillet.C’est la première fois que propriétaire et gestionnaire se lient formellement à une entente qui comprend la reconnaissance du syndicat et la conclusion d’une convention.Les syndiqués ont approuvé à 67 % le nouveau contrat de travail.CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Une lutte syndicale de 42 mois vient de prendre fin.La CSN se réjouit de la rentrée au travail, au plus tard le 21 juillet, de 70 employés qui avaient été licenciés la veille de Noël (1993) du Holiday Inn Crowne Plaza (420 Sherbrooke Ouest).L’employeur avait prétexté une faillite; jamais les activités n’ont été interrompues et, prestement, des employés de remplacement prenaient la place de l’équipe qui se retrouvait sur le trottoir.Plusieurs des syndiqués qui reprennent le travail en juillet ont joué dans un film réalisé par Patricio Enriquez diffusé à Télé-Québec l’automne dernier pour souligner les 75 ans de la CSN, film qui faisait le parallèle entre la grève des allumettières dans les années vingt (à Hull, chez Eddy Match) et cette lutte de reconnaissance syndicale dans un hôtel montréalais.Hier midi, la présidente du syndicat, Wadia Louis, affichait un sourire contagieux.Ce fut une «lutte héroïque», a dit le président de la centrale syndicale, Gérald Larose, qui attribue l’épilogue heureux à la solidarité des intéressés qui étaient 180 initialement — dont 120 faisaient partie du personnel permanent.Certains des «lock-outés» se sont recasés dans la restauration, quelques-uns sont décédés et d’autres ont abandonné en route.Chaque jour toutefois, depuis le 23 décembre 1993, au moins six des employés maintenaient une présence devant l’établissement, malgré la gadoue, la pluie, la grisaille ou, parfois, un soleil torride.L’employeur s’est finalement fait une raison et, après que l'établissement eut changé de nom et soit devenu le Holiday Inn mid-town, il recontacta les négociateurs syndicaux pour leur faire part d’une ouverture.67 % des syndiqués présents à l’assemblée de mercredi soir se sont prononcés en faveur du projet de convention.Toutes les procédures en cours de part et d’autre sont de ce fait annulées.La convention doit expirer le 15 septembre 2002.Le salaire horaire des préposés aux chambres et des équipiers sera, à la rentrée, de 11,06 $ et atteindra dans quatre ans 11,85 $.Les employés seront rappelés selon l’ordre d’ancienneté et la réflexion la plus commune entendue de la part de ces travailleurs était que «enfin, on va pouvoir vivre normalement».Un secteur des opérations hôtelières est demeuré en suspens, celui de la restauration; il pourrait plus tard faire l’objet d’une entente similaire à celle que célébraient hier les syndiqués en la qualifiant de «victoire spectaculaire».Ce conflit lut coûteux pour la centrale; on a précisé hier que pour les seules prestations à ces employés privés de gagne-pain, la CSN a déboursé environ un million de dollars.Mais, comme l’ont souligné les artisans de l’entente, dont la présidente de la Fédération du commerce Lise Poulin, les enjeux étaient de taille.La CSN signale que le propriétaire et le gestionnaire de l’hôtel sont liés par la reconnaissance de l’accréditation syndicale ainsi que par le contenu de la convention collective.Il s’agit d’une première; dans d’autres hôtels, à ce jour, ce sont les gestionnaires qui paraphent les ententes, les propriétaires n’étant liés que par des lettres d’entente, lorsque le syndicat obtient qu’ils s’impliquent.La CSN rappelle que sa campagne visant à restaurer l’article 45 du Code du travail dans son acception initiale continue et que la victoire durement acquise à cet hôtel Holiday Inn, où les droit des syndiqués sont protégés dans le cas d’un changement de gestionnaire, ne fait que confirmer qu’il est important de se montrer encore plus déterminé afin d’éviter que ne se reproduise le licenciement brutal de ces employés qui ont mis trois ans et demi à rentrer dans leurs droits.m.* M * ' > « fisil FLIGHT Drôles d’oiseaux JACQUES NADEAU LE DEVOIR Regroupement LE RENDEZ-VOUS mondial du cerf-volant attire de drôles d’oiseaux dans le ciel de Verdun, au parc Ar-thur-Therrien.Près de 200 cervolistes éblouiront les spectateurs pendant toute la fin de semaine.L’Orchestre métropolitain se permet même un concert, qui sera suivi d’un vol de nuit samedi.La neurochirurgie sera dispensée dans seulement cinq hôpitaux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal a approuvé hier le regroupement des services en neurochirurgie qui aura pour effet de concentrer ce type d’activités dans cinq hôpitaux à Montréal.Longtemps réclamé par les neurochirurgiens, dont les effectifs sont très réduits, ce plan aurait comme conséquence de faire passer de 46 à cinq le nombre d’hôpitaux où ge pratique la neurochirurgie à Montréal.Eparpillés, les neurochirurgiens jugeaient la concentration des services comme le seul moyen de préserver la qualité des soins au Québec.Si ce plan est appliqué, il y aurait donc un centre de neurochirurgie doté de 13 spécialistes au CHUM, un autre au centre hospitalier universitaire de McGill, un à l’hôpital Sacré-Cœur, un à l’hôpital Mai-sopneuve-Rosemont et un à l’Hôpital général juif.A Québec, les services de neurochirurgie ont déjà été concentrés dans un seul hôpital plutôt que sept.Selon les neurochirurgiens, cette concentration des services permettra d’épargner 15 millions par an et d’éviter l’exode des neurochirurgiens hors du Québec tout préservant la qualité des services à la population.Il s’agit là d’une recommandation de la Régie au ministère de la Santé, de qui relèvera la décision finale.Rapport du médiateur de la Ville Les citoyens se plaignent surtout des lenteurs administratives MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Au terme d’une deuxième année d’exercice, le médiateur de la Ville de Montréal a rendu public hier un rapport annuel laissant transparaître une hausse du nombre de plaintes qui lui sont soumises et une lenteur certaine, de la part de certains services de la Ville, à répondre à ses demandes.Au cours de l’année 1996, le médiateur Robert Côté — conseiller municipal du district de Rosemont pour le parti au pouvoir, qui marie à cette fonction celle de médiateur depuis décembre 1994 — affirme avoir servi 1289 «clients», ce qui correspond à une hausse de 30 % par rapport à sa première année en poste.De ce nombre, toutefois, seuls 20 % ont conduit à l’ouverture d’un dossier, et un maigre 4 % constitue le nombre de corrections obtenues.Robert Côté prévient que l’on ne doit pas voir dans cette hausse de 30 % du nombre de plaintes une détérioration du fonctionnement des services.«C’est plutôt dû à la popularité du poste, au fait que les gens connaissent mieux le médiateur et s’adressent à lui en plus grand nombre, tout simplement.» Tout premier médiateur de Montréal, M.Côté doit «faire le pont entre les citoyens insatisfaits et les services de la Ville concernés par les plaintes».Il est de son pouvoir de faire enquête sur toute plainte jugée fondée et de formuler des recommandations auprès du comité exécutif de la Ville.La très grande majorité des plaintes entendues par le médiateur concernent les services des permis et inspections, du contentieux, de l’urbanisme, des finances, de la prévention des incendies et de la circulation pour des motifs ayant trait, par exemple, à l’accessibilité du service, au délai de traitement, à l’inaction face à une demande ou aux erreurs administratives.Robert Côté se dit étonné par la lenteur du processus dans deux services en particulier, soit celui de la circulation et des transports et celui du contentieux.«Les gens s’adressent à nous parce qu’ils sont tannés d’attendre.Alors, imaginez leur réaction quand on se rend compte que même le médiateur a de la difficulté à recevoir des réponses de la part de ces deux services.» «Certaines interventions n’auront pas eu le succès espéré, peut-on lire dans le rapport, comme dans ce cas regrettable d’une requête faite pour la mise en place de conditions particulières pour autoriser un citoyen gravement handicapé du cœur à stationner son véhicule en façade.La demande était à l’étude depuis des années.Lorsque le médiateur a réussi à arracher l’accord des services, il était trop tard et le citoyen était décédé.» Quant à la valeur de son impartialité, vivement décriée depuis sa nomination — le fait qu’il soit conseiller municipal au sein du parti au pouvoir ne lui a pas attiré que de bons mots —, Robert Côté n’y voit pas l’ombre d’un problème.«Comme conseiller municipal je me sens tout à fait au-dessus de l’appareil administratif et je ne vois aucune contradiction là-dedans.Je suis un élu, je suis membre du caucus de Vision Montréal et je me sens très à l’aise dans mon rôle.» Au sein du rapport toutefois, parmi la sélection de commentaires émis par des citoyens, certains fort positifs, d’autres plus sombres, ceci: «J’avais toujours cru qu’un médiateur était une personne impartiale qui faisait un rapport neutre en essayant d’être juste.» DÉfELOPPEMENI PASSE PAR LES PETITES ROUTES Envoyez vos dons: 3680, Jeanne-Mance, bue.410 Montréal (Québec) H2X 2K5 Tél.: ( 5 1 4) 982-6622 Ext.de Mtl: 1-800-471-SUC0 55 ANS D’HISTOIRE 3\cvrvçatA *s4vec alcool âftôx de la S-ft-Q ou, ftottnfue.506 3)ululA (iUès fdfeiu.) ollon/téal fd€a9P, Asdï 3éléfJu>ne (5/4)289-9376 # qp w 4P 4P dSSEM BLÉÊTjÂT lOrÎALE CONSULTATIONS GÉNÉRALES 1) La PLANIFICATION DE L’IMMIGRATION POUR LA PÉRIODE 1998-2000 La Commission de la culture est chargée de tenir des auditions publiques à compter du 9 septembre 1997 dans le cadre de la consultation générale sur le document intitulé «L'immigration au Québec de 1998 à 2000: prévoir et planifier».Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire à la Commission de la culture.Le mémoire doit être reçu au Secrétariat des commissions au plus tard le 28 août 1997.2) Rapport quinquennal de la commission d’accès à l’information La Commission de la culture est chargée de tenir des auditions publiques à compter du 30 septembre 1997 dans le cadre de la consultation générale sur le rapport quinquennal de la Commission d’accès à l’information (CAI) sur la mise en oeuvre de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels et de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire à la Commission de la culture Le mémoire doit être reçu au Secrétariat des commissions au plus tard le 10 septembre 1997 Les mémoires doivent être transmis au Secrétariat des commissions en 25 exemplaires de format lettre.Ils doivent être accompagnés d autant d’exemplaires d'un résumé de leur contenu.Les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 35 exemplaires supplémentaires.Les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements doivent être adressées à M.Robert lolicoeur.secrétaire de la Commission de la culture, Édifice Honoré-Mercier, 835 bout.Rene-Lévesque, bureau 3.29, Québec (Québec), G1A I A3.Téléphone: (418) 643-2722 Télécopieur: (418) 643-0248 NOUVEAUTÉ DESTINATION FRANÇAIS 1032-2 Formation aux adultes Première secondaire Cahier de l’élève 2 141 pages, 9,35$ Audrey O’Connor Monelle Vignola Sous la direction de Martyne Rioux Destination français 1031-3 208 pages, 16,94$ Destination français 1033-1 64 pages.11,70 $ Manuel de base en préparation Vous voici maintenant rendus à la deuxième étape de votre voyage en Première Secondaire: LA DOMINANTE EXPRESSIVE.Dans ce cahier, vous développerez les habiletés à LIRE ET A ÉCRIRE des textes où l’émotion, les sentiments, les goûts et les opinions sont à l’honneur.Dans ces activités d’écriture et de lecture, le témoignage côtoie la lettre personnelle.Tout comme dans le premier cahier, nous espérons vous mener à bon port tout en agrémentant votre traversée par des notions, des pratiques et des exercices agréables et diversifiés.LIDEC inc.4350.avenue de I'Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http://www.lidec.qc.ca Un NOUVEL outil, une nouvelle fenêtre sur le monde.A1C A 4 I.R D R V 0 I II .I.R V R X l> Il R |) | 2 (I ,| |' | X I II II LES ACTUALITES Les factures de Québec «Retournez à la table», disent les employés municipaux aux maires Ils brandissent des menaces de grève CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR La coalition des 70 000 employés municipaux a lancé hier un double défi à l’ensemble des maires, à la veille du jour prévu pour la divulgation des factures refilées par Québec à chacune des municipalités: retournez à la table de négociations — il y a 500 conventions collectives en discussion — et faites preuve de bonne foi et d’imagination pour améliorer les services aux citoyens.Pour l’instant, selon le porte-parole Gilles Charland (Syndicat de la fonction publique - FTQ), il est souhaitable que les maires se départent de «la sclérose où ils se sont confinés» sur ordre de l’Union des municipalités du Québec, qui doit «abandonner le discours qui réclame une réforme de l’article 45 du Code du travail».Disant respecter l’autonomie locale, les syndicats n’en brandissent pas moins la menace de «grèves d'une journée, même de grèves illégales et de durée indéterminée; c’est le mandat que l’ensemble des syndicats nous ont donné lors de notre récente tournée» si les conventions existantes ne sont pas respectées et si les élus municipaux ne changent pas d’attitude.De la dizaine de leaders syndicaux présents à cette brève conférence de presse, il y avait la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, le nouveau président de la CSD, Claude Faucher, ainsi que Michel Martin (Fédération des policiers du Québec), Yves Prud’homme (Fédération des policiers de la CUM).Il y avait aussi, pour la Fédération des pompiers du Québec (FTQ), Gilles Raymond, et Gérald Léonard, du Regroupement des associations de pompiers du Québec.Policiers et pompiers n’ont pas le droit de grève mais ils promettent qu’ils exerceront des moyens de pression imaginatifs le cas échéant.L’hypothèse d’une loi spéciale semble écartée, a déclaré M.Charland, et «nous tenons compte du fait que le ministre Bernard iMtidry pense que les coupures de salaires seraient la plus mauvaise solution» dans les ajustements que Québec demande aux municipalités d’effectuer.Aux grèves et aux moyens de pression musclés qui seraient «notre plan B», les syndiqués disent préférer leur plan d’action qui consiste à persuader les élus d’être à l’écoute des propositions syndicales qui ont déjà valu des économies récurrentes de 24 millions de dollars, consenties par les chauffeurs d’autobus de la STCUM, et des économies récurrentes de 27 millions chez les policiers de la CUM.Les syndicats se disent aussi ouverts à des discussions sur les regroupements de services et sont ouverts à tout projet de fusion, invitant cependant Québec à user de moyens plus coercitifs que persuasifs — un peu comme dans la fusion de commissions scolaires — face à «l’esprit de clocher» qui n’est plus de mise.M.Charland tient toutefois à préciser que les fusions, sur lesquelles «nous n’avons pas de plan de match», ne doivent pas être considérées comme une panacée.Il dit avoir été traité «en paria» lors de l’enquête interne Edouard Pigeon entre en scène La commission Poitras aborde les méthodes utilisées par les enquêteurs Arsenault, Boudreault et Isabelle SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR La commission d’enquête sur la Sûreté du Québec a ajourné ses travaux au 25 juin, hier, alors que l’ex-directegr des enquêtes contre le crime organisé, Édouard Pigeon, s'apprêtait à expliquer comment l’enquêteur Bernard Arsenault l’aurait traité «en paria et de façon cavalière» lors de son interrogatoire le 20 septembre 1995.Le témoignage est attendu parce qu’il lèvera le voile sur les méthodes d’enquête contestées des inspecteurs Boudreault, Isabelle et Arsenault au cours de leur enquête interne sur les ratés de l’affaire Matticks.En effet, M.Pigeon n’est pas le seul haut gradé de la SQ à avoir eu l’impression d’être traité de façon cavalière lorsqu’il a été interrogé par M.Arsenault.Le n° 1 aux enquêtes criminelles, André Dupré, se serait également plaint du même traitement, ce qui, à l’été 1995, avait contribué à accroître le mécontentement de plusieurs policiers de la SQ, mécontentement qui avait culminé le 21 septembre 1995 avec la suspension de quatre policiers impliqués dans l’enquête sur le clan Matticks même si aucune accusation n’avait été déposée contre eux (en septembre).Début octobre, alors que la guerre des motards faisait rage dans les rues de Montréal, un groupe d’enquêteurs d’élite avait même menacé de boycotter l’escouade Carcajou pour protester contre la façon avec laquelle l’enquête interne était menée.Une fois de plus, hier, le procureur de la commission Poitras, Bernard Roy, a choisi d’interroger le témoin de façon chronologique plutôt que directement et rapidement sur les événements clés dans lesquels il a — ou aurait été — impliqué.On ne saura donc que le 25 juin ce qui s’est produit lors de l’interrogatoire de M.Pigeon par M.Arsenault.On sait déjà cependant — grâce au témoignage de Gilles Saint-Antoine, coordonnateur de l’enquête interne — que le directeur des enquêtes contre le crime organisé (M.Pigeon) aurait été piqué au vif par M.Arsenault lorsque ce dernier a cherché à l’interroger sur un «topo» (un état de la situation) traitant, entre autres, de la possibilité de voir avorter le procès du clan Matticks en raison de soupçons de fabrication de preuves.Un «topo» que ni lui ni M.Arsenault n’avaient en main cette journée-là et qui, en plus, avait été rédigé non pas par M.Pigeon mais par l’inspecteur Michel Arcand à l’intention du directeur de la division des enquêtes criminelles, André Dupré.M.Saint-Antoine a déjà laissé entendre à ce sujet que M.Pigeon avait de toute façon tendance à grimper dans les rideaux «assez facilement».Cela dit, M.Pigeon a confirmé aux commissaires qu’il avait été informé du relevé provisoire de deux de ses hommes (les policiers Pierre Duclos et Michel Patry, impliqués dans l’enquête et le procès avorté du clan Matticks) seulement au moment où ces relevés étaient en train d’être faits.«Ça été une surprise totale, a-t-il dit, frustré.On ne m’avait jamais parlé de ça avant.» Il l'a appris d’un subalterne.C’était pourtant le 21 septembre 1995, le lendemain de son interrogatoire avec Bernard Arsenault, celui qui, avec Gilles Saint-Antoine, a décidé de ces suspensions (approuvées par Serge Barbeau) avant que le substitut du procureur général ne les accuse (eux et deux autres policiers), le 12 octobre 1995, de fabrication de preuves relativement a l’affaire Matticks.En plus d’être placé devant «le fait accompli», M.Pigeon a indiqué qu’en «aucun moment» les enquêteurs Boudreault, Arsenault et Isabelle (ou qui que ce soit d’autre) n’avaient jugé utile, avant le 28 septembre 1995, de l’informer des résultats, des progrès ou des problèmes de leur enquête interne.M.Pigeon expliquera mercredi prochain ce qui s’est dit ce 28 septembre 1995 où il a rencontré (filles Saint-Antoine, supérieur de M.Arsenault, et quatre autres directeurs de la divD sion des enquêtes criminelles pour faire le point dans cette enquête et s’assurer de la collaboration des directeurs, ce dont doutait Serge Barbeau qui, à l’époque, songeait même à en relocaliser quelques-uns dans d’autres fonctions.Cette rencontre, a-t-on appris en cours de commission, aurait été particulièrement «houleuse», M.Pigeon «et d’autres» n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour exprimer à M.Saint-Antoine leur mécontentement vis-à-vis, entre autres, les méthodes d’enquête utilisées' par MM.Boudreault, Arsenault et Isabelle.Gilles Saint-Antoine a déjà indiqué à ce sujet que les trois enquêteurs sous sa gouverne n’avaient rien à se reprocher à cet égard.Serge Barbeau a indiqué, lui, qu’il avait demandé à M.Saint-Antoine de s’assurer que les trois hommes fassent leur travail «dans toutes les règles de l’art».L’ex-directeur des enquêtes contre le crime organisé a été informé par un subalterne de la suspension des policiers Duclos et Patry Université de Montréal Professeures où professeurs en études françaises Le Département d'études françaises de la Faculté des arts et des sciences recherche des professeures ou des professeurs pour quatre (4) postes d’adjoints.Les postes offerts sont: - littérature québécoise (spécialisation en roman depuis 1945); - littératures francophones (Afrique sub-saharienne, Antilles, Maghreb): - littérature québécoise (champs privilégiés: essai, théâtre, littérature féminine); - littérature médiévale.Pour l’un des deux postes en littérature québécoise, une candidature au niveau de professeur agrégé (promotion récente) pourrait être envisagée, sous réserve d'approbation budgétaire.Fonctions Enseignement aux trois cycles; direction de mémoires de maîtrise et de thèses de doctorat; activités de recherche (publications, colloques); participation à l'administration.Exigences Doctorat dans la spécialité qui définit le poste; parfaite maîtrise de la langue française orale et écrite.Traitement Selon la convention collective.Date d’entrée en fonction Deux postes sont à pourvoir le 1er janvier 1998 et les deux autres le 1er juin 1998.Pour les quatre postes, les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae accompagné de leurs publications et de trois lettres de recommandation, au plus tard le 1er octobre 1997, à : M.Michel Pierssens, directeur Département d’études françaises Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3J7 Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents L'Université souscrit à un programme d'accès à l'égalité en emploi pour les femmes.(0787| BARRIÈRES ROFESSIONS LE DEVOIR Les lundis, mercredis, et vendred ne lus verru ç,Ue d Professeur(e) Département de science économique (Mandat de un an, à partir du 1er août 1997) Le Département de science économique sollicite les candidatures de personnes possédant un doctorat en sciences économiques ou qui sont sur le point de l'obtenir et dont les domaines d'intérêt sont la 'microéconomie, la macroéconomie et l'économétrie.La charge de travail comprendra l'enseignement aux niveaux du baccalauréat et de la maîtrise.Un bon dossier en enseignement ainsi que le bilinguisme (français-anglais) constituent des atouts.Nous invitons les femmes, les autochtones, les personnes handicapées et les membres d'une minorité visible à préciser, dans leur demande d'emploi, leur appartenance à l'un de ces groupes visés par notre politique d'égalité d'accès à l’emploi.La préférence sera accordée aux personnes ayant la citoyenneté canadienne ou le statut d'immigrant(e) reçu(e) ou de résident(e) permanent(e).Pour postuler, veuillez faire parvenir une lettre de demande, votre curriculum vitæ, des dossiers d'évaluation d'enseignement (si disponibles) ainsi que les nom, numéro de téléphone et adresses (postale et électronique) de trois répondant(e)s, d'ici le 15 juillet 1997, à Ronald G.Bodkin, président, comité du recrutement, Département de science économique, Université d'Ottawa, C.P.450, succursale A, Ottawa (Ontario) KIN 6N5.Télécopieur : (613) 562-5999 Université de Montréal Professeure ou professeur en médecine interne des animaux de compagnie Exigences Détenir un D.M.V.ou un degré équivalent, avoir le statut de spécialiste ou être éligible aux examens de certification de l'American College of Veterinary Internal Medicine.Date a entree en fonction 1er novembre 1997 Les personnes intéressées doivent communiquer au plus tard le 1 er juillet 1997 avec: Docteur André Vrins directeur, département de sciences cliniques Faculté de Médecine vétérinaire Saint-Hyacinthe, Québec, Canada tél.: (514)345-8521 poste 8289 télécopieur: (514) 778-8102 email: vrinsa@ere.umontreal.ca COORDONNATEUR DU BUREAU D’ÉTUDES ET DE SURVEILLANCE C-2 SERVICE DES RESSOURCES MATÉRIELLES FONCTIONS : Sous l’autorité du directeur du service des ressources matérielles: o Responsabilité de concevoir les plans et devis des projets de transformation, de rénovation et de construction d’établissements d’enseignement ainsi que la responsabilité de gérer l’exécution des travaux; o S’assurer que les décisions sont prises conformément aux dispositions du règlement de délégation de pouvoirs en vigueur; a Assurer l’encadrement administratif en participant aux activités relatives à la planification des travaux, à la préparation des documents d’appels d’offres ainsi qu’à l’analyse des soumissions; ° Coordonner les projets confiés à des firmes externes et s’assurer de la conformité des projets avec les politiques, règles et procédures en vigueur; o Coordonner les activités relatives à la surveillance des chantiers et à la conduite des travaux; o Responsabilité de coordination: • mettre en place un système de gestion de projets; • faciliter les échanges d’informations entre les entrepreneurs, les professionnels et les autres intervenants impliqués dans la réalisation des travaux; • s’assurer de la progression des travaux selon les échéanciers, les normes pédagogiques, les codes et règlements municipaux; a Exercer un rôle conseil auprès des coordonnateurs responsables de l’entretien physique et auprès de l’ensemble des gestionnaires; o Etablir les priorités des dépenses en fonction des enveloppes budgétaires disponibles; o Préparer et consolider le budget d’immobilisation (plan triennal - quinquennal).QUALIFICATIONS ET EXIGENCES PARTICULIÈRES Grade universitaire de 1er cycle dans un champ de spécialisation approprié sanctionnant un programme d’études universitaires qui comporte un minimum de 3 années d’études ou occuper un emploi de hors cadre ou de cadre, à l’exception de celui de gérant, dans une commission scolaire.5 années d’expérience pertinente Exigence particulière: Détenir un diplôme d’architecte ou d’ingénieur dans un domaine de spécialisation pertinente TRAITEMENT De 55 367,00 $ à 71 895,00 $ selon l’expérience et les qualifications.MODALITÉS DU CONCOURS Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae à l’attention de M.Raynald Caron, Service des ressources humaines (2e étage Nord), C.E.C.M., 3737 Sherbrooke Est, Montréal H1X 3B3, télécopieur: 596-6529 au plus tard mercredi le 25 juin 1997 à 16hOO.La C.E.C.M souscrit au principe d'égalité des chances dans l’emploi.Elle applique un programme d’accès à l’égalité pour les femmes et les communautés culturelles.Ce poste fait partie d’un groupe d’emplois pour lequel on a fixé un objectif de redres-cment (femmes, communautés culturelles).CECM EN BREF «Pseudo- consultation» (Le Devoir) — La Société de développement de l’avenue du Mont-Royal, la Sidac Promenade Masson ainsi que la Coalition Quartier-Montréal dénoncent la pseudo-consultation publique qu’a entreprise la Ville de Montréal concernant l’implantation d’un marché alimentaire de grande surface sur le site des anciennes usines Angus.Les trois organismes ont décidé de boycotter les audiences qui se sont poursuivies hier soir, convaincus «qu’une décision est déjà arrêtée» de la part de l’administration montréalaise.Ils veulent un processus transparent.Ils s’appuient sur une enquête réalisée la fin de semaine dernière auprès de 339 [tersonnes du quartier touché qui révélerait que 80 % des citoyens se disent non informés de la possibilité d’émettre leur opinion lors du processus de consultation.De l’argent pour les chirurgies (Le Devoir) — La Régie régionale de la santé de Montréal a alloué hier un budget spécial de 600 000 $ à l’Institut de cardiologie de Montréal pour permettre la réalisation de 120 chirurgies cardiaques supplémentaires au cours de l’année.Ce budget spécial doit pallier le ralentissement des acti- vités qui était prévu au cours de l’été.Le gouvernement a récemment subi les foudres de l’opposition en raison des délais indus pour obtenir une chi- j rurgie cardiaque.La Régie de Montréal a annoncé hier qu’elle diffuserait dès aujourd’hui les délais d’attente moyens dans les centres hospitaliers de la métropole.Grâce à une ligne téléphonique, les patients pourront connaître le délai d’attente dans chacun des trois hôpitaux universitaires.Ottawa et la morue: j des questions Ottawa (PC) — Le ministère fédéral des Pêches et Océans est intervenu afin qu’un comité indépendant retire la morue de la liste des espèces en voie de disparition, affirme un rapport que doit rendre public le magazine Canadian Geographic.Dans son édition de juillet, le magazine soulève des questions relatives à de possibles ingérences politiques dans un procès- I sus qui normalement devrait être de nature strictement scientifique.Le magazine soutient que le ministère des Pêches a tenté de jeter le discrédit sur l’étude préparée par la biologiste Kim Bell, de l’université Memorial à Terre-Neuve, qui en arrivait à la : conclusion que la morue devait figurer sur la liste des espèces devant fai- ¦ re l’objet d’une protection.CBC Radio-Canada i DIRECTEUR(TRICE) GÉNÉRAL© DES PROGRAMMES INFORMATION, RADIO FRANÇAISE La Société Radio-Canada est à la recherche d’un(e) directeur(trice) général(e) des programmes, Information radio pour diriger l’ensemble des activités du service des programmes d’information de la Radio française.Relevant du vice-président de la Radio française, le(la) direc-teur(trice) général(e) des programmes assumera la responsabilité des programmes et de la production aux plans national, régional et local sur les ondes MA et MF et assurera une gestion efficace des ressources humaines, matérielles et financières mises à sa disposition.Bilingue, possédant une formation universitaire dans une discipline appropriée, le(la) candidat(e) présente un bilan de réalisations significatives dans le milieu journalistique et a acquis une bonne expérience de la gestion de groupes.La personne recherchée est reconnue pour son leadership, son dynamisme, son objectivité et son jugement sûr.Vous êtes prié(e) de soumettre votre curriculum vitae avant le vendredi 4 juillet 1997, sous pli confidentiel, à l aticntion de Madame Marie José Laverdure, à l’adresse suivante: Société Radio-Canada 1400, boul.René Lévesque est Montréal, Québec H2L 2M2 (S.VR Indiquez N°.97-4) Les pratiques de Radio-Canada sont conformes à la Loi sur l’équité en matière d’emploi.C-D I.K I) E V 0 I 1.K V K X I) l< K D I 2 0 .1 i?I X I » » A r> L E S A C T U A LIT E S Côte-Nord N B R E F Hydro-Québec a la ferme intention de détourner deux affluents de la Moisie Craignant que les saumons fassent les frais des turbines, les autochtones et les groupes écologistes veulent que la rivière obtienne un statut patrimonial Malgré l’opposition de plusieurs groupes voués à la conservation et autochtones, Hydro-Québec veut plus que jamais détourner vers la rivière Sainte-Marguerite les eaux de deux affluents de la Moisie, les rivières aux Pékans et Carheil.L’offensive médiatique a démarré hier et la société d’État estime le débat clos: il ne reste plus, dit-elle, qu’à obtenir le «permis de construire».LOUIS-GI LLES FRANCŒUR LE DEVOIR Hydro-Québec se dit prête à accepter un certificat d’autorisation l’engageant à retourner l’eau des rivières Carheil et aux Pékans dans la Moisie, en tout ou en partie, «s’il est démontré» que le détournement de ces deux rivières vers le bassin de la Sainte-Marguerite affecte négativement son exceptionnelle population de saumons.C’est ce qu’ont déclaré hier les biologistes de la société d’Etat responsables de l’étude du projet, Geneviève Corfa et Gaétan Hayeur, à l’issue d’une séance technique au cours de laquelle ils ont réaffirmé leur conviction que le détournement n’aurait aucun impact sur les saumons de la Moisie.Hydro-Québec prévoit depuis le début de ce projet assurer un minimum d’eau dans la Moisie grâce aux réservoirs de la Sainte-Marguerite pour relever le niveau des fosses à saumons lors des étés trop secs.Ses biologistes estiment pouvoir ainsi «améliorer» les conditions de survie des précieux poissons.Elle va aujourd’hui un peu plus loin: ses biologistes se disent si sûrs de leurs prédictions qu’Hydro n’hésitera pas, disent-ils, à redonner toute l’eau nécessaire s’il était «démontré» — la nuance est majeure — que le détournement affecte les saumons.Cette démonstration exigerait toutefois que l’on départage l’impact du détournement avec plusieurs autres causes naturelles et l’exploitation humaine: de magnifiques procès scientifiques en perspective.C’est pour éviter que les saumons fassent les frais des turbines et des débats académiques que l’Association pour la protection de la Moisie, les autochtones et d’autres groupes écologistes québécois — Hydro ne mentionne même pas ces derniers dans la liste des opposants! — veulent que cette rivière obtienne un statut patrimonial, c’est-à-dire qu’on la préserve intégralement en raison de ses exceptionnelles caractéristiques biologiques.On y trouve notamment une concentration anormalement élevée de saumons dit «tribermarins», c’est-à-dire qui font trois migrations en mer au lieu d’une ou deux, ce qui explique en partie leur taille et leur génétique exceptionnelles.Le détournement des rivières Carheil et aux Pékans vers les turbines de SM-3 ajouterait 1,2 térawatt-heure (TWh) aux réserves d’énergie du complexe SM-3, soit une augmentation de 15 % de sa réserve énergétique.Ce 1,2 TWh équivaut à l’éner- gie totale que pense obtenir Hydro-Québec grâce aux quatre détournements envisagés dans la même région au profit des turbines de Berse-mis et du complexe Outardes, que révélait récemment U Devoir, ce qui en indique l'importance.Le débat est clos Pour Hydro-Québec, le débat sur le détournement des rivières Carheil et aux Pékans a déjà été fait devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) en 1993 et le complément d’expertise, réclamé et supervisé par Québec et Ottawa au cours des deux dernières années, devrait clore maintenant le débat scientifique.Il ne resterait plus au ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, qu’à signer le certificat d’autorisation pour donner le feu vert au projet, estime Geneviève Corfa.Au MEF, on se dit en train «d’évaluer le dossier pour voir si les nouveaux éléments mis de l’avant par Hydro-Québec justifient un nouvel examen public».On y précise que si le projet n’est pas fondamentalement changé, il pourrait obtenir le feu vert d’un trait de plume du ministre Cliche.Cette approbation serait d’autant plus imminente que le ministère estime avoir besoin de deux semaines seulement pour compléter son évaluation, expliquait hier Claude Beauchamp, l’attaché de presse du ministre Cliche.D’autre part, Hydro-Québec se réserve le droit de pouvoir déposer au cours des prochaines années une demande pour porter la puissance de ce complexe de 882 MW à 1300 MW par l’ajout d’un troisième groupe d’alternateurs.Même si ce projet serait impensable sans les deux détournements, Hydro-Québec entend dissocier cette éventuelle augmentation de puissance de l’autorisation qu’elle réclame maintenant pour que le sort des rivières Carheil et aux Pékans ne tombe pas dans le champ d’une nouvelle audience.Les règles environnementales exigent des promoteurs qu’ils ne scindent pas leurs projets pour éviter un examen public global de leurs différentes facettes ou phases.Sur le sentier de la manifestation * igi />;< Jgr Mf US’ PPl c® Le pape Jean-Paul II honore Jean Vanier Le fondateur de L’Arche reçoit le prix Paul VI International ASSOCIATED PRESS Cité du Vatican — Le Vatican a remis hier son prix Paul VI International au fondateur de L’Arche, le Canadien Jean Vanier.Le prix s’accompagne d’une bourse de 168 000 $.L’Arche est un réseau international de communautés accueillant des handicapés mentaux.Le prix servira à étendre le réseau aux pays d’Europe de l’Est.Jean Vanier a fondé sa première communauté en 1964, près de Paris.L’Arche compte maintenant 105 communautés dans une trentaine de pays, dont 24 au Canada.A l’heure actuelle, plus de 3000 personnes vivent dans des communautés de L’Arche, dont la philosophie vise à briser l’isolement dont sont souvent victimes les handicapés mentaux.En lui remettant son prix, le pape Jean-Paul II a dit que le travail accompli par M.Vanier constituait autant «de signes concrets d’espoir».Le fondateur de L’Arche est le fils de l’ancien gouverneur général du Canada Georges Vanier.Il est né à Genève en 1928.Après des études en Angleterre, il s’est fait ARCHIVES LE DEVOIR Jean Vanier militaire avant de parfaire des études de doctorat en philosophie à Paris.Il a par la suite travaillé dans le domaine de l’enseignement à Toronto avant de se consacrer à son œuvre humanitaire.L’alcool à la portée des jeunes (PC) — Une étude réalisée par la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de la Montérégie montre que les jeunes de moins de 18 ans ont une chance sur deux de pouvoir se procurer de la bière dans un commerce autorisé de la région, bien qu’il soit illégal de vendre de l’alcool à un mineur.Cette enquête menée auprès de 499 dépanneurs, épiceries et succursales de la Société des alcool du Québec révèle que 54 % des détaillants visités par des jeunes de 14 et 15 ans étaient disposés à leur vendre de la bière.Selon le directeur de la santé publique, le I)' Luc Boileau, «les jeunes boivent davantage et leur initiation à l'alcool se fait de plus en plus tôt, vers l'âge de 12 ans».Cette même étude révèle également que les quantités d’alcool consommé en une même occasion sont aussi à la hausse chez ces jeunes, dépassant parfois six bières par personne.«L’alcool est la drogue la plus consommée par les jeunes au Québec», ajoute le I)' Boileau.Exxon va en appel New York (Reuter) — La compagnie Exxon a annoncé hier qu’elle en appellera du jugement d’une cour américaine la condamnant à verser cinq milliards de dollars en guise de compensation pour le déversement de pétrole de XExxon Valdez survenu en 1989.Pour justifier sa requête, Exxon fera valoir plusieurs points relatifs notamment à la mauvaise conduite des jurés, à l’adresse du juge au jurés, à de présumées erreurs dans l’évaluation des dommages compensatoires et à l’excès de dommages punitifs dans ce cas, selon la compagnie.Le déversement de XExxon Valdez a été le plus important du genre de toute l’histoire des Etats-Unis.Le navire avait alors déversé 35 000 tonnes métriques de pétrole brut dans le détroit du Prince William, sur la côte pacifique.Exxon a estimé que le déversement lui a coûté 3,5 milliards, une somme que la compagnie juge plus que suffisante.Un autre quotidien chinois à Vancouver Vancouver (AFP) — Lun des principaux quotidiens chinois, Xinmin, s’apprête à lancer une édition canadienne à partir d’un bureau situé à j Vancouver, a annoncé hier la société Broadway Motion Pictures qui serait chargée de sa distribution à ; travers le Canada.Xinmin, contrôlé ! par le Parti communiste chinois, est le seul quotidien autorisé par les autorités chinoises à publier des; éditions à l’étranger.L’édition canadienne de Xinmin cible une clientèle d’immigrants et d’hommes d’affaires chinois installés au Canada et gardant des liens avec leur pays d’origine, a indiqué le distributeur Li Ding.Selon lui, le quotidien n’entend pas entrer en concurrence avec les deux plus grands journaux publiés en chinois, les éditions canadiennes des journaux de Hong-Kong Sing Tao et Ming Pao.JEROME DELAY ASSOCIATED PRESS DES FERMIERS des environs de la Ville-lumière ont revêtu des couvre-chefs colorés, hier à Paris, lors d’une manifestation devant l’édifice du ministère de l’Environnement.Sous des apparences amérindiennes, les fermiers protestaient contre les dépenses faites par l’État, à coups de millions de francs, afin de sauver de la disparition une espèce de volaille menacée.Les fermiers se considèrent comme une espèce tout aussi rare, mais beaucoup plus importante.Avez-vous déjà planifié vos vacances?Prévoyez-vous déménager cet été?Avisez-nous de vos projets dès maintenant au (514) 985-3355 ou au 1-800-463-7559 Faites-nous savoir les dates immédiatement afin que nous puissions cesser la livraison de votre journal et la reprendre aux dates de votre choix.IÆ DEVOIR Le quotidien des gens actifs loto-quêbec Tirage du 97-06-18 5 25 33 37 39 43 Numéro complémentaire: 48 GAGNANTS LOTS 6/6 1 5 000 000,00 $ 5/6+ 3 267 390,30 S 5/6 320 2 005,40 S 4/6 16 672 73,70 $ 3/6 311 879 10,00$ Ventes totales: 18 814 657,00S Prochain gros lot (approx.): 2 300 000 S Epa Tirage du 97-06-18 NUMÉROS LOTS 693199 100 000$ 93199 1 000$ 3199 250$ 199 50$ 99 10$ 9 2$ TVA, le réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.f P- BONALDO b La maison des idées nouvelles 105, St-Paul ouest, 3e et 4'étage, Montréal Tél.: (514) 287-9222 LEDEVOIR.COM dès le 26 juin 1997 I.K |) K V OIK.I.K V K X l> It K D I 2 O .1 V I N I !l !» 7 A (î LE POLITIQUE Affaire somalienne La commission renonce à contester une décision de la Cour fédérale PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — La commission d’enquête sur la Somalie renonce à en appeler de la décision de la Cour fédérale ayant pour effet de l'empêcher d’aborder certains points dans son rapport final, prévu le 30 juin, et de blâmer directement des officiers de l’armée canadienne.Les membres de la commission ont invoqué le manque de temps et les coûts impliqués pour justifier leur décision de ne pas inscrire d’appel.«Ils n’avaient pas l’impression que c’était dans l'intérêt public.Ils étaient préoccupés par les contraintes de temps et le coût qu’auraient dû assumer les contribuables», a indiqué hier une porte-parole de la commission, Sheena Pennie.Dans sa décision rendue cette se maine, le juge Max Teitelbaum, s’est dit d’avis que la commission pouvait publier son rapport, mais quelle devait se montrer extrêmement pruden- te si elle avait l’intention de jeter le blâme sur certaines personnes, surtout en ce qui touche les événements sur,venus en Somalie.A propos de ces événements, le juge Teitelbaum a soutenu que la commission ne pouvait, par exemple, en arriver à la conclusion que certains ont eu une mauvaise conduite ou commis des erreurs, n’ayant pu disposer de toute la preuve.La commission ne peut pas non plus, a-t-il jugé, établir de liens entre une mauvaise conduite de certains, qui aurait pu se produire durant la phase de prédéploiement, et quelque situation qui ait mal tourné durant la période de déploiement comme tel.Le juge s’est également montré très sévère envers le gouvernement Chrétien pour avoir imposé à la commission de terminer ses travaux le 30 mars et de remettre son rapport d’ici le 30 juin, alors que la commission souhaitait obtenir un nouveau délai pour mener à bien ses travaux.Déjudiciarisation à la CSST La FTQ blâme la CSN et félicite Rioux LIA LEVESQUE PRESSE CANADIENNE La FTQ blâme la CSN pour s’être «acharnée» contre la loi 79 sur la déjudiciarisation à la CSST et félicite le ministre du Travail Matthias Rioux pour avoir tenu bon et fait adopter sa loi.Le projet de loi 79 qui déjudiciarise les mécanismes de révision et d’appel des décisions de la Commission de la santé et de la sécurité du travail MCSST) a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 6 juin dernier.La loi n’entre toutefois pas immédiatement en vigueur.La FTQ, contrairement à la CSN, appuie cette façon de déjudiciariser les mécanismes d’appel à la CSST.«On avait 30 000 ou 35 000 procès devant les tribunaux, avec des délais interminables pour les accidentés.Nous on dit: “prenons la déjudiciarisation, le dossier médical sera vu après”.» La FTQ a donc «pris la loi en deux morceaux», expliquait le président de la FTQ Clément Godbout en entrevue.La FTQ continue cependant d’avoir des réserves sur l’autre partie de la réforme, qui touche l’évaluation médicale des accidentés du travail.M.Godbout écorche au passage la CSN qui, dans sa revue syndicale Nouvelles CSN, dénonçait l’attitude «honteuse» de la FTQ dans ce dossier de la loi 79.«L’acharnement de ta CSN dans ce dossier a fait perdre un temps précieux à tout le monde», répliquait à son tour M.Godbout, qui croit que la loi aurait pu être encore améliorée si tous avaient travaillé ensemble.Le président de la FTQ a salué la ténacité du ministre du Travail Matthias Rioux qui a su faire adopter sa réforme.«Il a gardé le cap sur la déjudiciarisation et nous lui en sommes reconnaissants.» La FTQ est notamment satisfaite de pouvoir participer à la nomination des commissaires et de la direction de la nouvelle Commission des lésions professionnelles, qui sera l’instance finale.3Q Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi max 25 25 SS 16/26 SS 15/26 Kuujiuarapik 10/-1 /¦/7 20/12 Val d'Or !'! f *k TtWt ! VENTEUX tiUQu -,-ARÜ PLI F QQ-ir.E ’¦F.'GE 7EPOLAS Températures : MAX / MIN ¦ 18/5 La Grande IV 30086 w 12/8 Blanc Sablon Chibougamau 18/7 " 18/7 ¦ 16/10 Madeleine 23/10 ¦ Chicoutimi Québec .24/12 Rivière-du-Loup — 21/12 T 24/12 Trois-Rivières 25/15 «Montréal 7 15 ¦ 25/12 ^Sherbrooke il^"" irl Lever 5h06 Coucher 20h46 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi Ci max 24 ^^5 min 12 SS max 24 SS 13/25 SS 12/23 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 26 SS min 16 S5™« 25 SS 16/26 SS 15/26 Météo-Conseil L! ¦?I Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source ~V~rv\ Le bal des ententes est clos Québec ne touchera pas aux salaires des médecins spécialistes mais 600 d’entre eux devront quitter la profession Après avoir conclu des ententes avec les omnipraticiens et les pharmaciens, le bal des ententes entre le gouvernement et ses employés pour éviter l’application pure et dure de la loi 104 s’est clos hier sur un accord avec les médecins spécialistes.ISABELLE PARE LE DEVOIR Les médecins spécialistes seront épargnés du couperet de 6 % que voulait leur imposer Québec et contribueront plutôt à l’assainissement des finances publiques par le départ de 600 médecins et l’instauration de nouveaux modes de rémunération.Après les médecins omnipraticiens, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) s’est finalement entendue avec Québec pour éviter de subir les contrecoups de la loi 104, qui aurait eu pour effet, dès le 1er juillet, de réduire les salaires des médecins de 6 %.Finalement, les médecins verront leurs honoraires et leurs plafonds intouchés jusqu’en 2001.C’est plutôt par une batterie de mesures qu’ils contribueront à faire épargner au gouvernement une somme de 57 millions de dollars non récurrente dès cette année, dont 30 millions provenant d’un surplus accumulé dans leur enveloppe salariale en 1997 et 77 millions pour les années 1998 à 2001.Cette entente, entérinée avant-hier soir par l’assemblée des délégués de la FMSQ, semble convenir tout à fait aux deux parties.«Ç'aurait été difficile d’accepter 6 % de réduction sur les honoraires sans qu’il n’y ait d’exode car le Québec est de moins en moins concurrentiel pour les médecins.C’était essentiel pour les jeunes de ne pas toucher aux tarifs», a expliqué hier Pierre Gauthier, président de la fédération qui regroupe 7500 spécialistes.L’essentiel des économies réalisées viendra plutôt d’un nouveau programme de mises à la retraite dont la FMSQ et Québec partageront les coûts pour favoriser le départ de 621 médecins âgés de plus de 65 ans.L’an dernier, un premier programme, qui visait surtout les médecins moins âgés, avait déjà incité 400 spécialistes à quitter le métier.Tout comme dans ce premier programme, les médecins de plus de 65 ans pourront bénéficier d’une allocation de départ de deux années de salaire, et ceux de 70 ans et plus, d'un an de salaire.Ixzs médecins pratiquant en cabinet privé pourront maintenant eux aussi profiter de ce programme, ce qui n’était pas le cas avant.Malgré ces départs massifs, le Dr Gauthier ne prévoit pas de pénuries de médecins dans certaines disciplines, ni d’impact sur les listes d’attente en chirurgie.«Un chirurgien ne pourra être admissible au programme que s'il y a des effectifs pour le remplacer.Il y a aussi 300 nouveaux finissants en formation par année, ce qui signifiera une baisse réelle de 150 médecins dans nos effectifs», invoque-t-il.Une entente instaurant des modes de rémunération mixte — dont la facturation à forfait — sera aussi dorénavant accessible aux médecins qui le désirent.Au gouvernement, on estime que cette entente constitue un grand pas en avant.«Cela va donner un coup d’envoi important en accélérant la mise en place des hôpitaux universitaires et cela va générer des économies», a expliqué hier Martin Caillé, attaché de presse du ministre de la Santé, Jean Rochon.Dans les hôpitaux universitaires, des plans de pratique prévoiront aussi une rémunération à forfait pour les médecins assumant des tâches d’enseignement.On espère aussi économiser 13 millions en rationalisant la prescription de certains médicaments, notamment en favorisant l’usage de médicaments génériques, et sept millions en retirant du panier des services assurés certains petits actes mineurs jugés non nécessaires au plan médical.Enfin, les médecins voient même le décret sur les salaires en régions amélioré, de sorte que ceux qui pratiquent en régions intermédiaires toucheront désormais 85 % plutôt que 75 % du salaire de base, et 95 % plutôt que 85 % en régions éloignées.En tenant compte des primes d’éloignement, le salaire des médecins en régions éloignées passera donc en fait de 105 à 115 %.Cette amélioration aura un impact important pour les jeunes médecins qui, eux, voient depuis l’an dernier leurs salaires réduits de 30 % au cours de leurs premières années de pratique.Au Québec, le revenu moyen d’un généraliste s’établit à 185 000 $ par année.ARCHIVES LE DEVOIR Stornoway, la somptueuse résidence du chef de l’opposition officielle à Ottawa.Preston Manning a déjà suggéré de la transformer en salle de bingo.Habiter ou ne pas habiter Stornoway ?Telle est la question qui hante les réformistes mm Preston Manning MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Habiter Stornoway ou ne pas l’habiter?Voilà la question qui liante maintenant les réformistes après que leur chef Preston Manning eut déclaré, deux semaines après avoir dit le contraire, qu’il pourrait y emménager.si telle est la volonté du public.Le sujet était sur toutes les lèvres, hier, à Tissue de la première journée de réunion de son caucus.Pourtant, a dit la leader parlementaire réformiste Deborah Grey, personne n’en a discuté à huis clos.Visiblement agacée par l’attention portée à toute cette affaire, elle a insisté sur la frugalité de son chef, le fait qu’il réside à l’hôtel et qu’il est mal à Taise à l’idée de loger dans une résidence si somptueuse.La décision, a-t-elle précisé, reviendra à Preston Manning.Elle aurait préféré que les médias insistent sur le fait que les députés réformistes ont renoncé à leur pension parlementaire.Elle a toutefois dû reconnaître que son parti récolte ce qu’il a semé en faisant ses choux gras, pendant tant d’années, des privilèges des politiciens.Le chef conservateur Jean Charest s’est jeté dans la mêlée en accusant son adversaire réformiste d’hypocrisie.Il s’est surtout moqué du fait que M.Manning dise attendre de connaître la volonté populaire avant de se décider.«C’est l’illustration de son hypocrisie dans cette affaire.Il dénonçait l’utilisation de Stornoway, mais maintenant qu’il y a accès, il la veut.Même chose pour la voiture.[.] Il orchestre ce mouvement au sein de son propre caucus mais c'est une farce, l’idée que son caucus fasse des pressions», a-t-il déclaré en marge de la réunion de son propre caucus.Au moment de son arrivée à Ottawa, en 1993, M.Manning avait refusé sa limousine et recommandé qu’un pays endetté comme le Canada se départe de Stornoway.A la blague, il avait suggéré de la transformer en salle de bingo et de se servir des revenus ainsi générés pour réduire la dette publique.«Pourquoi voudrait-il vivre dans une salle de bingo?», a demandé, ironique, M.Charest.À la recherche d’un compromis Les partis d’opposition ont du pain sur la planche cet été.En plus de s’entendre sur le partage des ressources matérielles mises à leur disposition, ils doivent trouver un compromis concernant la période des questions.Ils sont à X**'” Vf»?ARCHIVES LE DEVOIR «Manning dénonçait l’utilisation de Stornoway, mais maintenant qu’il y a accès, il la veut», constate Charest peu près tous d’accord pour allonger sa durée afin de permettre aux quatre partis de s’exprimer.Les réformistes, les conservateurs et les néo-démocrates sont toutefois partagés sur le nombre de questions à attribuer à chacun.Les réformistes sont déterminés à garder la plus grosse part du gâteau alors que M.Charest et Mme McDonough aimeraient qu’on leur accorde plus qu’une question quotidienne.«Nous demandons une chance raisonnable d’interroger le gouvernement et de permettre aux Canadiens qui nous ont appuyés de se faire entendre», a indiqué M.Charest hier, après avoir indiqué qu’il serait opposé à toute réduction de la semaine de travail de la Chambre des communes.Mme Grey semble peu encline à y consentir.«Il n’avait même pas une question par jour auparavant.Il devrait être reconnaissant.Mais je ne suis pas ici pour me battre avec M.Charest.Nous sommes l’opposition officielle et devons tenir le gouvernement responsable, pas lui», a-t-elle dit, sourire aux lèvres.L’animosité entre les deux formations est évidente et il n’est pas question, a répété Jean Charest, de fusion avec les réformistes.Mme Grey, de son côté, n’y est pas réfractaire mais précise que son parti «veut les électeurs du Parti conservateur, pas son leadership».I>e caucus réformiste poursuit ses délibérations aujourd’hui afin de définir ses priorités pour l’automne et choisir son cabinet fantôme.Selon Mme Grey, les finances publiques, le dépôt du rapport de la commission d’enquête sur la Somalie et le renvoi devant la Cour suprême du Canada sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance devraient retenir l’attention.Elle ignore si le parti représentera son projet de loi sur les conditions d’une sécession mais elle suppose que ce sera le cas.Chose certaine, dit Mme Grey, son parti mettra en avant sa position traditionnelle en faveur de l’égalité des provinces et des citoyens.Les conservateurs, eux, doivent se retrouver cet été pour compléter leur préparation et former leur cabinet fantôme.I£ chef Jean Charest a toutefois déjà annoncé la nomination de sa collègue Elsie Wayne au poste de présidente du caucus et de chef suppléante.Peter Mac-Kay, député de Pictou-Antigonish-Guysborough (Nouvelle-Ecosse), devient leader parlementaire, et André Harvey, qui a repris son comté de Chicoutimi, agira comme whip.«y Glen Clark EN BREF Comment créer 40 000 emplois Prince George, C.-B.(PC) — Des injections massives de fonds publics serviront à financer le plus imposant plan de création d’emplois au pays, selon le premier ministre de la Colombie-Britannique, Glen Clark.En présentant hier son projet, concentré sur l’industrie forestière de sa province, M.Clark a déclaré que celui-ci amènerait la création de 40 000 emplois.Des semaines de travail plus courtes, la réduction des heures supplémentaires et une hausse des coupes d’arbres aideront à créer 22 000 emplois sur quatre ans.Le gouvernement s’attend de plus à quelque 17 000 nouveaux emplois dans les industries de fabrication de meubles ou de portes et fenêtres.La plupart des emplois seront créés grâce à un apport gouvernemental de 1,5 milliard de dollars.Le gouvernement versera directement 20 millions par année aux travailleurs afin que ceux-ci ne soient pas pénalisés par la réduction des heures supplémentaires et des semaines de travail.Précision de Beaudoin Québec (PC) — C’est uniquement la publicité commerciale transmise sur le réseau Internet et non les pages Web personnelles qui doivent comporter des textes en français, a rappe-ié hier la ministre responsable du dossier linguistique au Québec, Louise Beaudoin.Mme Beaudoin a fait cette mise au point après que les médias eurent fait grand cas de l’intervention de l’Office de la langue française auprès d’un commerçant de l’Ouest de Montréal.Ce commerçant vend du matériel informatique et possède un site Internet où il a fait de la publicité uniquement en anglais.Il a été avisé par l’Office de la langue française de changer son comportement, à la suite de cinq plaintes provenant de consommateurs.Le Québec a compétence sur les questions de protection du consommateur et de publicité commerciale, a-t-elle rappelé.La reine visite le Canada (AFP) — La reine Elizabeth entamera lundi une visite de dix jours au Canada, où elle se trouvera au moment même où Hong-Kong sera restituée à la Chine, le 1" juillet.lit reine arrivera lundi à Saint John’s (Terre-Neuve), où, peu après son arrivée, elle recevra le premier ministre Jean Chrétien en audience.Fille se rendra le lendemain à Bona-vista, oil elle partici|x‘ra aux cérémonies du 500 anniversaire de la découverte de Terre-Neuve par Texplorateyr d'origine italienne Giovanni Caboto.A Brandford, elle assistera aux célébrations marquant le 150 anniversaire de la naissance du Canadien Alexander Graham Bell, le père du téléphone, tandis que k‘ duc d'Edimbourg visitera des régions du Manitoba récemment dévastées par les inondations.lie 1" juillet, la reine participera à ( tttawa aux célébrations de la Fête nationale D1C Solutions d'affaires Avantage Centie d'appels' ' Devant une demande grandissante pour son produit, le fabricant de vêtements de sport Almec avait de la difficulté à gère la transmission d'informations à ses clients.Grâce à son expertise en service à la clientèle et à sa connaissance! du marché, Bell était en bonne position pour offrir à Almec| une solution efficace : un centre d'appels sur mesure.De l'installation technique à la formation du personnel, nous nous sommesj impliqués dans les moindres détails.Depuis, le personnel du centre^ d'appels a doublé, le suivi auprès des clients s'est grandement^ amélioré et Almec a augmenté sa rentabilité-^ Faites comme de plus en plus d'entreprises qui cherchent des| solutions sur mesure, sélectionnez Bell.l 1 888 286-8660 http://www.bell.ca/info.solutions Avantage Cnitw d'appels est une marque de commerce de Centre de ressources Stentor inc.Bell Canada est usager licencié. I.K I) K V OIK.I.K V K X i> Il K I) I 2 O .1 I! I X I IMI 7 A « LE DEVOIR E C 0 N 0 MIE l „¦ i -nr- - ¦ ;¦ ¦ jsrar;- Subventions à l’industrie aéronautique Ottawa défendra jusqu’au bout la cause de Bombardier contre Embraer L’industrie électrique place ses espoirs dans la libéralisation du marché de l’énergie LE DEVOIR GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le ministre canadien de l’Industrie, John Manley, revient du Bourget plus que jamais convaincu de voir le Canada passer rapidement du sixième au quatrième rang mondial dans l’industrie aéronautique.Cette 42e édition du Salon de l’aéronautique a été l’occasion de «démontrer notre force, avec une présence significative des Bombardier, Pratt & Whitney, Bell Helicopter, CAE et de Havilland» pilotant cette délégation de 31 entreprises canadiennes.Et elle a été dominée par cette annonce d’un contrat de 1,9 milliard à Bombardier qui a fait ressortir un contentieux commercial entre le Canada et le Brésil.«Ça été la grosse annonce du salon», a résumé John Manley, au cours d’un entretien au Devoir.American Eagle a mis fin à un long suspense en annonçant ses choix pour de nouveaux appareils réactés.Ainsi, la filiale régionale d’American Airlines s’est présentée en partenaire de lancement pour la version allongée, à 70 sièges, du Regional jet de Bombardier en faisant une commande ferme de 25 appareils, et autant sous option, pour une valeur totale de 1,9 milliard.Mais American Eagle a préféré jetter son dévolu sur le modèle à 50 sièges d’Embraer, attirée essentiellement par le prix inférieur offert par la société brésilienne.Embraer réussissait, par la même occasion, sa deuxième percée en importance sur le territoire américain des transporteurs régionaux.Embraer avait marqué ses premiers points dans le segment des réactés à 50 sièges en obtenant une commande de 25 appareils de Continental Express assortie d’une option portant sur 175 aéronefs supplémentaires.Et elle continue d’en marquer.La filiale régionale de Continental Airlines a annoncé mercredi qu’elle allait exercer son option sur 25 EMB-145 supplémentaires en retenant toutefois la version à 50 sièges à plus grande autonomie présentement en développement.British Regional Airlines a également profité du salon pour prendre livraison du premier des cinq EMB-145 commandés, cette compagnie étant le troisième transporteur régional européen à s’en remettre à cet appareil, après Régional de France et Portugalia.Embraer fait miroiter un total de 132 commandes fermes (et de 194 options) pour son EMB-145 alors que le RJ à 50 sièges affiche des livraisons de 163 appareils et un carnet de commandes de 96.Le président de la division des avions régionaux de Bombardier, lierre Lortie, n’a pas été tendre à son endroit.«Embraer doit dire merci aux fortes subventions octroyées par le gouvernement brésilien.» «Les acheteurs potentiels [du EMB-145] devront prendre les leçons de Fok-ker, a ajouté John Manley.Il vaut mieux avoir une entreprise, comme Bombardier, qui vend un produit de qualité à un prix raisonnable que de s’en remettre à un fabricant qui accorde des ventes à rabais.On ne peut pas vendre des avions au bas du coût sans risquer d’avoir des ennuis financiers.» Le gouvernement fédéral a été invité à engager des procédures contre le Brésil devant l’Organisation mondiale du Commerce.«Nous devons mener des négociations bilatérales d’abord et démontrer au gouvernement brésilien que les subventions ne sont pas conformes aux normes internationales.Eta prétendent que notre programme de partenariat technologique équivaut également à subventionner Bombardier.Or, notre participation est remboursable.Elle concerne un petit montant [87 millions] et touche le développement de la version à 70 sièges, non à 50 sièges.Nous avons une bonne défense.» Objectif Au-delà de cette querelle commerciale, M.Manley a rappelé son objectif de travailler à faire passer l’industrie canadienne de l’aéronautique du sixième rang mondial (avec des ventes totales de 13 milliards) au quatrième d’ici l’an 2000.«Nous avons déjà probablement dépassé le Japon au cinquième rang», a-t-il souligné.Cette industrie, concentrée à 50 % au Québec, offre présentement de l’emploi à 60 0(X) personnes, un nombre que l’on espère augmenter à 75 000 au tournant du siècle.Le gouvernement fédéral entend jouer un rôle actif dans cette croissance, notamment en mettant à contribution son programme de partenariat technologique (dont l’enveloppe, à 150 millions en 1995, atteint les 250 millions), et du programme d’aide à l’exportation, placé sous l’égide de la Société pour l’expansion des exportations.«Nous avons nos entreprises dominantes.Mais il y a aussi une série de fournisseurs qui peuvent bénéficier de l’intérêt des grands fabricants, de Boeing, dAérospatiale, d’Airbus., envers l’expertise canadienne.» Seule la libéralisation du marché nord-américain de l’énergie peut stopper le déclin de l’industrie électrique québécoise, conclut une étude menée par le Club électrique du Québec auprès de ses membres.Le Club électrique, qui regroupe des firmes et des industries (producteurs, entrepreneurs, installateurs, fabricants, concepteurs et autres) sous-traitantes d’Hydro-Québec, soutient que plus de 2000 emplois ont été perdus au sein de l’industrie électrique depuis 1993.«Aujourd'hui même, la chute continue, dénonce le Club par voie de communiqué.La libéralisation du marché nord-américain de l'énergie représente pour nous l’espoir: celui de stopper le déclin de notre industrie et de remonter la pente.» Sans un marché interne suffisant, explique le Club, les entreprises ne peuvent conserver et développer l’expertise technique grâce à laquelle ils peuvent arracher des contrats sur les marchés étrangers.C’est pourquoi il donne son appui inconditionnel aux récentes décisions du gouvernement Bouchard et d'Hydro-Québec visant à ouvrir le marché québécois du gros à la concurrence.Car pour accéder au marché américain, il faut ouvrir le marché du gros à la concurrence, selon le principe de réciprocité.«Ces ventes supplémentaires accroîtront à moyen terme la pertinence de nouveaux projets d’aménagement hydro-électrique au Québec.» Le tableau dressé par le Club est sombre.L’enquête menée auprès de 77 de ses 115 membres révèle une détérioration de l’ensemble du marché de l’industrie électrique depuis 1993.La proportion des répondants dont le marché décroît a augmenté de 13 %, en 1993, à 33 %, en 1997.La détérioration du marché s’est d’ailleurs répercutée autant sur les actifs que les effectifs des entreprises.L’enquête montre que les répondants ont ouvert trois usines de 1993 à 1996 et en ont fermé 16 pendant la même période — deux en 1997.Ix>s 2000 emplois perdus, entre 1993 et 1996, représentent quant à eux une baisse de 15 % des effectifs.Pour 1997, les entreprises sondées prévoient devoir faire environ 500 mises à pied supplémentaires.Le développement d’Hydro-Québec à partir des années 50, mais surtout après la nationalisation des compagnies d’électricité en 1963, avait favorisé l’émergence d’un important réseau industriel de fournisseurs.Mais en l’absence d’immenses projets de chantiers, les marchés étrangers offrent une solution de rechange inespérée.L’industrie électrique québécoise, qui a connu au moins 30 ans de vaches grasses, grâce aux importantes commandes d’Hydro-Québec, souffre depuis la cessation des grands projets à la Baie-James d’un manque à gagner d’environ 50 %.Elle doit donc trouver de nouveaux marchés à l’étranger avant de perdre une expertise précieuse et de se laisser dépasser par des concurrents de plus en plus dynamiques, ailleurs dans le monde.Air Canada vend NWT Air à First Air Le transporteur inuit acquiert une des cinq filiales régionales de la société GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Air Canada a finalement pu s’entendre avec First Air pour lui vendre une de ses cinq filiales régionales.NWT Air, active dans les Territoires du Nord-Ouest, passe entre les mains de la société inuit, qui consolide sa position de troisième transporteur aérien régulier au Canada.Les termes de la transaction n’ont pas été dévoilés.Après de longues discussions, Air Canada est parvenu à compléter cette transaction avec First Air, avec effet immédiat.«NWT, qui emploie quelque 180 personnes, fournit des services aériens à Edmonton, Winnipeg, Inuvik, Yellowknife, Cambridge Bay, Rankin Inlet et Iqaluit.On ne prévoit pas modifier ces routes pour le moment», a souligné First Air.L’impact sur l’emploi n’a pu être précisé.Tout au plus sou-ligne-t-on qu’on ne prévoit apporter aucun changement «au cours de la période de transition».Sur le nouveau portefeuille de routes résultant de l’acquisition de NWT, il y aurait dédoublement sur deux d’entre elles.First Air emploie 750 personnes et exploite une flotte de 30 aéronefs.Son siège social est situé en Ontario et sa base d’activité est l’aéroport international d’Ottawa.Le transporteur inuit, fondé il y a 51 ans, dessert les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, et assure des liaisons avec le Yukon, le Groenland, Ottawa et Montréal.Pas de lien Pour Air Canada, il ne faut pas associer la vente de NWT Air à l’exercice de réévaluation de ses filiales régionales présentement en cours.«NWT évolue dans un environnement très spécial, le Grand Nord, qui nécessite une expertise bien particulière», a souligné la porte-parole Nicole Couture-Simard.E N Rolls-Royce à Montréal (PC) — Bientôt Rolls-Royce va commencer à déplacer la production de son moteur à réaction Avon de l’Ecosse vers la banlieue de Montréal, où elle sera ainsi regroupée avec celle de deux BREF autres types de moteur.Conçus pour propulser des avions, ces trois moteurs sont adaptables à des usages industriels comme la production d’électricité ou le pompage d’hydrocarbures dans des gazoducs et oléoducs.Ce transfert créera 15 nouveaux postes à son usine de Lachine, où Rolls-Royce compte déjà un millier d’employés.COUP D’ŒIL BOURSIER Marché fort, correction faible MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE ;\ A l’allure où se déroule cette correction, le marché ne semble pas être épuré de ses acheteurs.Le simple petit rebondissement de l’indice industriel américain permet déjà de tracer une ligne de support (S).Ce point ne donne pas de garantie que le marché va repartir incessamment à la hausse mais montre hors de tout doute qu’il n’y a aucun vent de panique.Au contraire, le marché pourrait se corriger encore sans aucunement affecter la tendance haussière.Le maintien d’acheteurs dans quelques secteurs empêche le TSE 300 de continuer sa correction.L’indice composé forme un autre support (S) d’une série de trois depuis le début du mois.Ce sont les secteurs en difficulté qui empêchent l’indice composé de continuer sa progression.Les transports et les industrielles tiennent le marché à bout de bras.Ijes secteurs comme les services financiers qui refusent encore toute correction ne causent pas non plus de problème à l’indice TSE 300.La consommation, le détail, les communications et les forestières se corrigent très normalement ou presque pas, ne mettant pas non plus de bâtons dans les roues du véhicule haussier.Les pétrolières flottent entre del et terre sans montrer ni poursuite à la baisse ni revirement de cette tendance baissière sévissant depuis presque la fin de mai.Les minières qui, en principe, devaient s’agripper à leur support des deux derniers mois en se stabilisant au moins quelques jours, glissent toujours et menacent de dégringoler sous le point de support que le secteur teste pour la troisième fois.La saga des vendeurs continue sur le lecteur aurifère, apportant misère et désolation sur les petits titres au grand découragement des investisseurs.De-ipain, nous effectuerons un suivi sur le titre de Raymor (ASE RAR) dont nous comparions récemment le comporte-rtient technique avec les informations fondamentales connues.De nouveaux éléments justifient maintenant un suivi du phénomène en formation.Nous étudierons en détail, les communiqués et le comportement des investisseurs face à ces informations.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) "]  / '7500.00 , 7000.00 19 Jun 7777 06 L 'S, ilÉ lÉIÉ BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours >*i/v , ,W /V| V 1 AmX /'Y/* /r Z ZZ ^500.00 - 6250.00 -6000.00 n| Déc | Jan Fév Mar Avr Mai | Jun 19 Jun 651271 TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) 150 Jours -7000.00 -6500.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours -4500.00 -4250.00 -4000.00 19 Jun 4549.23 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours - 6500.00 -5500.00 DÉTAILS TOR.(X-MR TSE) 150 Jours 5500.00 - 5250.00 -5000.00 COMMUNICATIONS TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 500.00 10500.00 10000.00 Mai j Jun N Déc 1153001 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) 150 Jours A l\ fy v - 5250.00 5000.00 % illlüll Mi.19 Jun kitliililülkllüln 5249.87 -4750.00 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours ' -7000.00 - 6750.00 S -6500.00 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours Y A '-.i: !: ' ! ¦'lllill.lll.l.Jn \f ii» 5750.00 5500.00 5250.00 19 Jun 5356.95 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) f/T.Ji A\f A 11000.00 10000.00 XI*'" \ N Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun 19 Jun 8892.16 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mercredi le 16 juillet 1997 à.19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 httpV/www decisionplus corn Volume (000) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 13635 3297.29 +4.21 0.1 XCB: Bancaire 4546 5100.41 +37.40 0.7 XCO:Hydrocarbures 2170 2603.34 -14.09 -0.5 XCM:Mines et métaux 4191 3146.42 -18.38 -0.6 XCF:Produits forestiers 2053 3077.52 +13.27 0.4 XCLBien d'Équipement 6593 3329.80 +11.52 0.3 XCU:Services publics 2996 3097.42 +5.53 0.2 BOURSE DE TORONTO TSE 35 19884 348.41 +0.25 0.1 TSE 100 * 394.21 +0.89 0.2 TSE 200 * 396.69 +0.86 0.2 TSE 300 64522 6512.71 +14.57 0.2 Institutions financières 5484 6767.14 +58.80 0.9 Mines et métaux 3379 5356.95 -48.00 -0.9 Pétrolières 16019 6869.02 -28.27 -0.4 Industrielles 10510 4549.23 +21.18 0.5 Aurifères 6640 8892.16 -11.37 -0.1 Pâtes et papiers 3077 5249.87 -5.73 -0.1 Consommation 1804 10322.92 +31.39 0.3 Immobilières 8243 2369.99 +30.34 1.3 Transport 2861 7476.91 +91.33 1.2 Pipelines 557 5485.15 +28.61 0.5 Services publics 2275 5331.26 +29.92 0.6 Communications 1641 11530.01 +40.76 0.4 Ventes au détail 1171 5688.50 -19.51 -0.3 Sociétés de gestion 856 8598.55 -35.04 -0.4 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 21436 900.76 -7.39 -0.8 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 51951 7777.06 +58.35 0.8 20 Transports 7839 2732.77 -5.55 -0.2 15 Services publics 10875 226.98 +2.33 1.0 65 Dow Jones Composé 70666 2383.84 +12.51 0.5 Composite NVSE * 467.76 +4.35 0.9 Indice AMEX * 809.50 +9.57 1.2 S&P 500 * 869.57 +4.30 0.5 NASDAQ * 1447.14 +14.71 1.0 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haul Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (0(M)) ($> (S) ($) ($) (%) GENTRA INC 6890 3.15 3.07 3.15 +0.08 2.6 STAMPEDER EXPLO 3262 5.50 5.30 5.30 -0.15 -2.8 NOVA CP 2496 11.45 11.30 11.35 +0.05 0.4 WILLIAM RES INC 1773 0.95 0.85 0.91 ?0.02 2.2 CDN IMPERIAL BK 1720 35.05 34.30 34 70 +0.45 1.3 NORTHSTAR ENERGY 1699 12.50 12.25 12.50 ?0.15 1.2 AGRIUM INC 1522 16.50 16.20 16 25 -0.25 -1.5 DOFASCO INC 1474 26.75 26.15 26 50 +0.50 1.9 ABACAN RES CP 1360 3.70 3.38 3.58 ?0.05 1.4 PACALTA RES LTD 1262 1800 17.00 17.50 ?0.40 2.3 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haul Bas Fcrm.Compagnies (000) (S) ($) ($) (S) (%) | CAMBIOR INC 1362 17.15 17.00 1700 -0 05 -0.3 ! SHERMAGINC 961 1290 12.00 1250 -0 50 -38 EXPLOGAS LTD 744 025 021 025 ?0 04 190 1 POCOPETRLTD 597 1440 1405 14 05 -045 -3.1 j BOMBARDIER INC B 550 31.40 30 50 31 10 ?0 70 2.3 AIR CANADA A 546 925 920 920 -0 05 -05 j PROVIGOINC 333 7 85 780 700 1 PLACER DOME INC 332 24 85 2435 24 65 ?070 29 AVENORINC 329 27 15 2700 2700 1 GREENSHIELD RES 264 022 018 022 -001 -4 3 I.E I) E V DIR, I.E V E X I) II EDI 2 (I .1 I’ I X I !» !» a a ?h l C 0 N 0 MIE Desjardins crée un fonds de placement composé seulement de titres québécois «C’est une réponse à ceux qui voudraient que Desjardins soit plus vertueux que sa clientèle», explique Claude Béland MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Afin de répliquer à ceux qui l’accusent de ne pas investir suffisamment au Québec, le Mouvement Desjardins a créé un fonds de placement composé uniquement de titres émis par des entreprises et des organismes québécois.«C’est une réponse à ceux qui voudraient que Desjardins soit plus vertueux que sa clientèle», a déclaré le président du Mouvement des caisses Desjardins, Claude Béland, en conférence de presse hier.Il a affirmé qu’une coopérative devait avant tout répondre aux besoins des gens et offrir des choix.11 a expliqué que certains épargnants préféraient investir dans des entreprises soucieuses de l’environnement alors que d’autres pensaient faire davantage d’argent dans les fonds internationaux.Le nouveau fonds, qui porte le nom de Fonds Desjardins Québec, sera destiné aux épargnants qui veulent obtenir de bonnes perspectives de rendement et contribuer à la capitalisation et au financement des entreprises et des institutions québécoises, a déclaré M.Béland.Le Fonds Desjardins Québec est un fonds de placement de type équilibré qui sera géré à Montréal.Il est composé exclusivement de titres émis par des organismes des secteurs public et parapublic québécois, et par des entreprises dont le siège social et le principal centre de décision se situent au Québec.Les actions doivent être cotées à la Bourse de Montréal.Un fonds équilibré La répartition cible du nouveau fonds est de 50 % en actions et de 50 % en titres à revenu fixe.La portion des actions comprend environ 70 % de titres de sociétés à grande capitalisation et 30 % d’actions d’entreprises à moyenne et à petite capitalisation.Les responsables du fonds ont reconnu qu’il y avait relativement peu de sociétés à grande capitalisation admissibles au Québec, soit une quarantaine.M.Béland a soutenu que même si ce fonds était limité aux sociétés et organismes québécois, il ne devrait pas être vulnérable aux soubresauts de l’économie de la province parce qu’il s’agit d’un fonds équilibré: les gestionnaires pourront voir venir les cycles et répartir les actifs en fonction des perspectives de rendement.Il a fait valoir que les fonds de type équilibré étaient les plus populaires qu’offrait Desjardins: ils représentent près des deux tiers de l’actif des fonds Desjardins, soit 1,3 milliard sur 2,1 milliards.Desjardins offre maintenant 16 fonds différents.hi direction du Mouvement Desjardins n’a pas voulu commenter la démarche qu’a entreprise la Banque Lau-rentienne pour étudier sa structure de propriété.M.Béland a affirmé que Desjardins se tenait à distance de ce processus et qu'il s’abstiendrait de tout commentaire avant la présentation d'un scénario définitif.La Société financière Desjardins-Laurentienne possède 57 % des actions de la Banque Laurentienne.M.Santos a cependant déclaré que le moment était propice à une évaluation des possibilités qui s’offrent à la Banque Laurentienne.Il a affirmé que Desjardins était très heureux de la performance de la banque mais qu’il ne fallait pas se cacher qu’il s’agissait d’une très petite institution financière comparativement aux six grandes banques canadiennes.«Le système bancaire et des services financiers est soumis à une consolidation assez importante, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de place pour un joueur plus petit, s’il est bien niché, a-t-il déclaré.Si une opération est bien gérée, avec un foyer très bien marqué, il y a des possibilités.» EN BREF Shermag: profits en hausse de 24,6 % (Le Devoir) —Au cours de l’exercice terminé le 4 avril 1997, Shermag a réalisé des ventes brutes en hausse de 35 % pour atteindre le sommet de 88,6 millions.Le bénéfice net a augmenté de 24,6 % pour atteindre 6,5 millions.Par action, il s’établit à 60 cents alors qu’il était de 51 cents l’an dernier.«Nous sommes fiers d’annoncer que le rendement sur l’avoir des actionnaires moyen a été de 34 %, et que nous avons créé plus de 400 nouveaux emplois grâce à la progression exceptionnelle des ventes au Canada et aux Etats-Unis», a souligné Shermag, dans son communiqué.Reprise dans les ventes au détail (PC) — En avril, les ventes au détail ont repris de la vigueur, en hausse de 1,1 % par rapport à mars et atteignant 19,1 milliards.Cette montée compense la baisse de 0,8 % constatée en mars, indique Statistique Canada.Comparativement à avril 1996, les ventes au détail ont progressé de 7,2 %.Ces chiffres confortent l’analyse suivant laquelle les consommateurs ont repris confiance, grâce aux faibles taux d’intérêt et à un regain de l’emploi.D’avril 1996 à avril 1997, les ventes des détaillants ont progressé de 12,8 % au Québec, comparativement à une hausse de 8,9 % en Ontario.voir quels sont les tarifs dont ils peuvent profiter et de réserver des places, des chambres d’hôtel et des voitures de location, le tout en direct.Ils peuvent se brancher directement et sans risque de perte de confidentialité sur le système de Canadien par la voie d’un simple modem.«Ils leur est alors possible de vérifier les horaires et les disponibilités, puis acheter leurs billets avec leur carte de crédit.Ils peuvent opter pour le billet électronique, choisir la livraison par courrier ou passer par leur agence de voyages.» John Sartz quitte Bolton Tremblay Bolton Tremblay a perdu le gestionnaire chevronné de son bureau de Toronto.Après 12 ans passés chez Bolton Tremblay, John Sartz se joint à Stratégie Globale, une société to-rontoise de fonds de placement collectif.«On lui a fait une offre extraordinaire», a commenté Jean-Luc Landry, président de Bolton Tremblay.Cette société de gestion de fonds de retraite perd ainsi l’un des trois gestionnaires de son bureau de Toronto, le plus expérimenté, d’ailleurs.M.Landry a indiqué que sa société n’avait pas l’intention de remplacer M.Sartz à brève échéance.Spécialiste des titres de petites capitalisations, John Sartz gérait déjà les portefeuilles de Stratégie Globale confiés à Bolton Tremblay.Fondée en 1983 et associée au groupe de sociétés N.M.Rothschild, Stratégie Globale chapeaute des fonds de placement collectif d’une valeur de 3,9 milliards.Réservations interactives (Le Devoir) — Canadien International a lancé officiellement hier les réservations interactives Canadien Plus, le premier outil de réservation et de gestion de compte en direct offert par un transporteur canadien.«Les membres du programme pour grands voyageurs Canadien Plus peuvent désormais profiter, sans frais, des réservations interactives, grâce à ce logiciel pour ordinateur personnel», a résumé le transporteur.Ce service donne la possibilité aux voyageurs LES INDICES Montréal Toronto New York XXM TSE-300 Dow Jones +4,21 +14,57 +58,35 3297,29 6512,71 7777,06 dollar canadien or +0,30 +1,40 72,06 0US 340,50 SUS Contrat de Métro avec Subway (Le Devoir) — La division Distagro de Métro-Richelieu a obtenu le contrat d’approvisionnement des restaurants Subway au Québec.Cette entente d’une durée de cinq ans permettra à Distagro d’approvisionner les 181 points de vente de la chaîne de restaurants Subway, représentant des ventes annuelles de 20 millions.Northwest veut acheter 50 Airbus (AFP) — Northwest Airlines a signé avec Airbus un accord de principe en vue de l’achat de 50 avions A319, le plus petit biréacteur de la gamme européenne (environ 125 places), et a pris des options sur 100 exemplaires supplémentaires, a annoncé Airbus hier.La compagnie américaine exploite déjà une flotte de 50 A320 (environ 150 places).Elle doit aussi recevoir 20 A320 de plus en 1998 et 1999 au titre d’une commande déjà annoncée.Airbus a vendu à ce jour 1196 exemplaires de sa gamme A319-320-321 à 60 clients dans le monde.670 appareils sont en service.La version A319, la plus récente, est entrée en service en avril 1996.LES DEVISES ETRANGERES Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,3223 Allemagne (mark) 0,8052 Australie (dollar) 1,0806 Barbade (dollar) 0,7130 Belgique (franc) 0,03996 Bermudes (dollar) 1,4109 Brésil (real) 1,3347 Caraïbes (dollar) 0,5311 Chine (renminbi) 0,1739 Espagne (peseta) 0.00990 États-Unis (dollar) 1,3877 France (franc) 0,2385 Grèce (drachme) 0.005374 Hong Kong (dollar) 0,1856 Inde (roupie) 0,0410 Italie (lire) 0,000852 Jamaïque (dollar) 0,0444 Japon (yen) 0,01216 Mexique (peso) 0,1897 Pays-Bas (florin) 0,7375 Portugal (escudo) 0,008325 Royaume-Uni (livre) 2,2879 Russie (rouble) 0.000249 Singapour (dollar) 1,0013 Suisse (franc) 0.9912 Venezuela (bolivar) 0.00296 L’excédent commercial du Canada a chuté en avril Aux Etats-Unis, le déficit commercial s'est encore creusé PRESSE CANADIENNE ET AGENCE FRANCE-PRESSE Ottawa — L’excédent commercial du Canada a chuté en avril, au moment où les importations ont atteint le niveau record de 22,9 milliards de dollars en raison d’une forte croissance de l’économie au pays.Statistique Canada a annoncé hier que l’excédent commercial canadien avait été de 1,7 milliard en avril, comparativement à 2,6 milliards en mars.«Les excédents avec les États-Unis et le Japon ont tous deux reculé, tandis que les déficits avec tous les autres partenaires commerciaux ont augmenté», fait état l’organisme fédéral.La hausse de 4,3 % des importations, en provenance surtout des Etats-Unis, était pour sa part dominée par les achats de machinerie et d’équipement (qui représentent le tiers du total des importations), de pièces d’automobiles et de produits énergétiques.«Les importations sont à un niveau record, reflétant la forte augmentation de la demande chez les consommateurs et les bas niveaux d’inventaires des grossistes et des détaillants», indique un rapport de la Scotia Capital Markets, une filiale de la Banque Scotia.Les données de Statistique Canada confirment cette analyse puisque les importations de biens de consommation sont en hausse pour un quatrième mois consécutif.Aux Etats-Unis, le déficit commercial s’est creusé en avril dernier, passant à 8,4 milliards contre 7,8 milliards en mars (chiffres révisés), a annoncé hier le département du Commerce.Le déficit commercial avec le Japon s’est établi à 4,84 milliards en avril contre 4,47 milliards un an avant.Il s’agit de la plus mauvaise performance depuis octobre 1996, période au cours de laquelle il avait atteint 4,9 milliards.Avec la Chine, le déficit s’est chiffré à 3,45 milliards pendant le même mois contre 2,41 milliards durant le mois correspondant en 1996.Les importations de biens et services ont augmenté de 0,9 % pour atteindre le montant record de 86,7 milliards par rapport à mars tandis que les exportations ont totalisé le montant également record de 78,4 milliards.Pour les quatre premiers mois de l’année, le déficit commercial américain s’est établi à 37,5 milliards comparativement à 34,2 milliards un an avant, durant la même période.Le déficit avec le Japon — particulièrement délicat politiquement alors qu’il ne cesse de s’accroître depuis ces derniers mois après deux ans de nette réduction sous l’effet de la forte baisse du yen sur le dollar — s’est accru de 14,6 % à 18 milliards depuis janvier par rapport à la même période en 1996.EN BREF Spar et CGI partenaires (Le Devoir) — Spar Aérospatiale et le Groupe CGI ont annoncé un partenariat stratégique à long ternie selon lequel CGI prendra en charge la production de tous les services en technologies de l’information présentement gérés à l’interne par Spar.L’entente de cinq ans est évaluée à 25,3 millions de dollars.CGI supportera les applications logicielles existantes de Spar et réalisera tous les travaux d’intégration de systèmes en plus de gérer les installations informatiques de la firme, situées à Sainte-Anne-de-Bellevue et à Brampton.Le personnel informatique de Spar se joindra à celui de CGI.Hubert Manseau devient p.-d.g.dTnnovatech (Le Devoir) — Hubert Manseau a été nommé au poste de président-directeur général de la société Innovatech.Il succède à Bertrand Cayrol, qui assume les fonctions de président-directeur général d’IGM depuis le 5 mai.Ce dernier restera en poste jusqu’à l’entrée en fonction de M.Manseau.Actuellement vice-président exécutif du Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), M.Manseau est entre autres membre du conseil d’administration de la Corporation Fort—Saint-Jean.Il entrera en poste chez Innovatech le 11 août prochain.AVIS DE RECHERCHE Notre compagnie, 143165 Canada Inc., gérée par Thibault, Messier, Savard et Associés Inc., désire entrer en communication avec toutes les corporations ou les individus ayant fait l'objet d'un financement immobilier de la part des institutions suivantes: La Société de Rducie de la Métropolitaine du Canada ou Société de Fiducie de la Banque Hong-Kong.Nous vous prions donc de bien vouloir communiquer avec Madame Chantal Morin au (514) 878-1010.Toutes les communications seront traitées de façon confidentielle.AFFAIRES IMMOBILIÈRES H Thibault, Messier, Savard R&j ET ASSOCIÉS Inc.RS (514)878-1010 Race du Canada 1010, de la Gauchetière Ouest bureau 2260, Montréal (Québec) H3B2R8 avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou Intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à ta Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation BILLY CACI (POUR UNE COMPAGNIE A ETRE FORMÉE) La Platine 14, boul.des Laurentides Laval (Québec) H7G 2S5 Dossier: 150-516 RESTAURANT PLACE VOYAGEUR INC.Restaurant Place Voyageur inc.159, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 3Z1 Dossier: 156-869 132555 CANADA INC.Au Parasol Chinois 325, boul.Henri-Bourassa E, Montréal (Québec) H3L1C2 Dossier: 177-725 9051-1957 QUÉBEC INC.Le Sainte-Elisabeth 1412.rue Ste-Elisabeth Montréal (Québec) H2X 3C6 Dossier: 196-766 2641-5232 QUÉBEC INC.Restaurant Capitaine Nicolas 697A, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2W5 Dossier: 269-746 9049-6282 QUÉBEC INC.Calé des Artistes Sauvagine Calé Restaurant Solmar 111 & 115 rue St-Paul E.Montréal (Québec) H2Y1G7 Dossier: 317-040 GROPPINI, Sandro Casino Bistro 8710, boul.Métropolitain E.Anjou (Québec) H1K4Y9 Dossier: 395-038 BERTRAND LACOUR.JOSÉE LAVALLEE, MARIE DE REPENTIGNY Pizzicato Resto 4316, rue Ste-Catherine E.Montréal (Québec) H1V1X9 Dossier: 466-284 1 Bar avec autorisation de spectacles avec nudité 1 Bar avec danse 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à cession) 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 14.boul.des Laurentides Laval (Québec) H7G 2S5 159, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 3Z1 Permis additionnel 1 Bar et 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 1 Bar 1 Bar avec spectacles sans nudité 1 Bar sur terrasse avec spectacles sans nudité Changement permanent d'emplacement d'un Restaurant pour vendre et changement de capacité 1 Restaurant pour vendre avec spectacles sans nudité 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à cession) Permis additionnel 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 325, boul.Henri- Bourassa E.Montréal (Québec) H3L1C2 1412, rue Ste- Elisabeth Montréal (Québec) H2X 3C6 697A, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2W5 111 & 115 rue St-Paul E.Montréal (Québec) H2Y 1G7 8710, boul.Métropolitain E.Anjou (Québec) H1K4Y9 4316, rue Ste- Catherine E.Montréal (Québec) H1V 1X9 2857-8136 Permis 1704,.1708 QUÉBEC INC.additionnels boul.St- Restaurant Pasta 1 Restaurant Joseph Andrea pour vendre Lachine 1704,.1708 boul.sur terrasse (Québec) St-Joseph Lachine (Québec) H8S 2N2 Dossier: 584-615 2 Bars dont 1 sur terrasse Changement de capacité d'un Restaurant pour vendre (Demande amendée) H8S 2N2 DENIS 1 Restaurant 271, boul.CLERMONT & pour vendre des Braves LISE et 1 Bar sur Terrebonne SAUVAGEAU Le Cafémonde terrasse (Québec) J6W 3H6 271, boul.des Braves Terrebonne (Québec) J6W 3H6 Dossier: 788-695 95457 CANADA LTÉE Terrasse Dagenais Enr.5495, boul.Dagenais Laval (Québec) H7R 1M1 Dossier: 994-145 Augmentation de capacité d'un Restaurant pour vendre existant, 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Bar et 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 5495, boul.Dagenais Laval (Québec) H7R 1M1 CIGARE 1 Restaurant 3525, boul.EMPORIUM INC.pour vendre Saint- Cigare Emporium Laurent Inc.Montréal 3525, boul.Saint- (Québec) Laurent H2X 2T6 Montréal (Québec) H2X 2T6 Dossier: 1009-760 9029-2914 Addition 7244, rue QUÉBEC INC.d’autorisation Maurice Resto Bar Danesi de spectacles Duplessis 7244, rue Maurice sans nudité Montréal Duplessis dans Bar (Québec) Montréal (Québec) H1E4A7 H1E4A7 Dossier: 1050-780 9039-9388 Permis 2015, rue QUEBEC INC.additionnels Crescent Maison 1 Bar Montréal Internationale du 1 Bar avec (Québec) Café et Cigare spectacles H3G 2C1 Stogies sans nudité 2015.rue 1 Bar sur Crescent terrasse Montréal (Québec) H3G 2C1 Dossier: 1072-909 VU.Nhan Lanh 1 Restaurant 2107.boul.Le Délie pour servir des Vietnamien Laurentides 2107, boul.des Laval Laurentides (Québec) Laval (Québec) H7M4M2 Dossier: 1128-467 3076962 CANADA 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Permis INC Barbie's 14329, boul.Pierrelonds Plerrelonda (Québec) H9H 1Z2 Dossier: 1152-297 STEVE KOKOROGIANNIS, additionnel PETER 1 Restaurant KARAMITSOS pour vendre Jimmy Nouveau Acropolis Enr.7295, avenue Bloomlield Montréal (Québec) H3N 2H1 Dossier: 1186-238 9022-2498 Permis QUEBEC INC additionnel Vieux Chicago 1 Bar sur 2020, rue Metcalte terrasse Montréal (Québec) H3A 1X8 Dossier: 1193-291 H7M 4M2 14329, boul.Pierrelonds Pierrelonds (Québec) H9H 1Z2 7295, avenue Bloomlield Montréal (Québec) H3N 2H1 2020, rue Metcalle Montréal (Québec) H3A 1X8 ZAMBITO.Francesca Calé Royal S.P.S.8452, rue Langelier Saint-Léonard (Québec) H1R 1M2 Dossier: 1345-545 1 Bar et 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite é cession) 1 Bar et 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à cession) Permis additionnel 1 Bar 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 1 Bar avec spectacles sans nudité, 1 Bar sur terrasse.1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (Demande amendée) 1 Restaurant pour vendre et 1 Bar sur terrasse (suite à cession) 1 Restaurant pour vendre BRUNI.Ricardo Bar l'Éclipse 9185, rue Saint-Michel Montréal (Québec) H1Z3G6 Dossier: 1349-752 9033-0572 QUEBEC INC.La patate de l'ile 71.rue des .Trésors de l'ile Charlemagne (Québec) J5Z4P6 Dossier: 1398-627 9049-6985 QUEBEC INC.Le Bar 5471, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1W1 Dossier: 1421-395 SARADHANAND ROOPNAH.WAGDY DAWOOD.BENNY SOWAMBER Service Alimentation & Breuvage Phoenix 1240.rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V7 Dossier: 1425-305 WIDMIR VICTOR, JACQUELINE MEGNANT Restaurant La Citadelle du Cap 12265, boul.Rolland Montréal-Nord (Québec) H1G6A1 Dossier: 1425-347 2935252 CANADA 1 Restaurant INC.Un Amour de Gaufre 2151, rue Lapinière Brassard (Québec) J4W 2T5 Dossier: 1427-574 9050-2436 QUEBEC INC.Resto Le 1272 1272, rue Ste-Catherine E.Montréal (Québec) H2L 2H2 Dossier: 1427-657 BISHARA, Robert Café Ramses 8500, boul.Taschereau, Local 13 Brassard (Québec) J4X 2T4 Dossier: 1427-731 PHOTIADES, Photios Restaurant Place Deslauriers 255 ave Deslauriers Saint-Laurent (Québec) H4N 1W2 Dossier: 291-260 HOAREAU, Théophane Le Coco de mer 6110, boul.Gouin Ouest Montréal (Québec) H4J 1E8 Dossier: 294-215 pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 2745-0709 QUÉBEC INC.Brasserie des Rapides et Resto des Rapides 7852, boul.Champlain, Local 36 à 41 LaSalle (Québec) H8P 1B3 Dossier: 797-589 Demande de licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) Demande de licence d'exploitant de site d’appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) 9048-5440 QUEBEC INC.Boston Sports Bar 1824, rue Ste-Catherine O.Montréal (Québec) H3H 1M1 Dossier: 1273-531 RIOUX.Jeannine La Belle époque 6711, boul.Henri-Bourassa Est Montréal-Nord (Québec) H1G2V6 Dossier: 1383-157 LES INVESTISSEMEN TSWAYCE INC.Monte Cristo Cigars Bar 1466A.rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B6 Dossier: 1386-713 8452.rue Langelier Saint- Léonard (Québec) H1R 1M2 9185, rue Saint-Michel Montréal (Québec) H1Z3G6 71, rue des Trésors de l’ile Charlemagne (Québec) J5Z 4P6 5471,rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1W1 1240, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V7 12265, boul.Rolland Montréal- Nord (Québec) H1G6A1 2151,rue Lapinière Brassard (Québec) J4W 2T5 1272, rue Ste- Catherine E.Montréal (Québec) H2L2H2 8500, boul.Taschereau, Local 13 Brassard (Québec) J4X 2T4 Demande de licence d'exploitant de site d’appareils de loterie vidéo dans un Bar existant 255 ave Deslauriers Saint- Laurent (Québec) H4N 1W2 MATARANGAS, Demande de loannis licence Pontos d'exploitant 3094.boul.Cartier de site Laval (Québec) d'appareils de H7V1J5 loterie vidéo Dossier: 1077-080 Demande de licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) Demande de licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo Demande de licence d’exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) 6110, boul.Gouin Ouest Montréal (Québec) H4J 1E8 7852, boul.Champlain.Local 36 à 41 LaSalle (Québec) H8P1B3 3094, boul.Cartier Laval (Québec) H7V 1J5 1824, rue Ste- Catherine O.Montréal (Québec) H3H 1M1 6711, boul.Henri-Bourassa Est Montréal- Nord (Québec) H1G2V6 1466A, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B6 Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec LF.DEVON Rendez-vous.t.» • mid red i- (/(tins le en hier pfaisi, 254781 A 10 I.K I) !¦: V III II .I K V K X II H V.I) I 2 II .1 I' I X I II I» 7 LE MONDE Le mystère Pol Pot demeure entier Le gouvernement cambodgien se dit incapable de confirmer la nouvelle voulant que le chef des Khmers rouges soit prisonnier de ses anciens camarades .r.________i._i * a i « riirnp à Phnom Penh 4 La saga entourant le sort de Pol Pot, chef historique des Khmers rouges, se poursuit.Les autorités de Phnom Penh ont dit hier n’avoir pas de confirma tion des informations diffusées la veille par une radio appartenant à une fac tion du mouvement maoïste en dérive.ROBERT B 1RS El.REUTER Phnom Penh — Vingt-quatre heures après l’annonce de sa reddition, le mystère Pol Pot demeurait entier hier.Les autorités cambodgiennes ne sont toujours pas en mesure de confirmer les informations données la veille par une radio khmer rouge selon lesquelles l’ancien dirigeant de la guérilla se serait rendu à d’anciens compagnons d’armes retournés contre lui.« Je le croirai quand je le verrai», a résumé hier le ministre de la Défense, Tea Banh.Le secrétaire d’Etat à la Défense, Ek Se-rywath, a renchéri en déclarant que rien ne permettait encore de prendre la reddition pour acquise.Apparemment contrôlée par une faction qui a rompu avec l’homme considéré comme le principal responsable du génocide de 1975-79, la radio clandestine khmère rouge avait annoncé mercredi que Pol Pot s’était rendu à ses anciens camarades.Mais elle n’avait donné aucune précision sur son sort ni sur l’endroit où il se trouverait, se contentant de dire qu’il s’était rendu pour «avouer».Le message a été répété hier matin, sans information supplémentaire.Le prince Norodom Ranariddh, co-premier ministre, avait déclaré la semaine dernière que les Khmers rouges étaient divisés et que la plupart des partisans de Pol Pot s’étaient retournés contre lui après qu’il eut exécuté son «ministre de la Défense» et des membres de la famille de celui-ci.Ranariddh avait ajouté que Pol Pot et un petit groupe de fidèles étaient en fuite dans le nord du Cambodge, tenant en otage l’actuel dirigeant khmer rouge Khieu Samphan.Le prince a indiqué hier qu’il n’était toujours pas en mesure de confirmer la nouvelle de sa reddition.«Si c'est vrai, c’est une bonne nouvelle pour tout le pays», a dit Kong Vibol, chef adjoint du cabinet de Ranaridhh.«Il devra etre jugé par un tribunal international pour génocide», a-t-il ajouté.Le second premier ministre, Hun Sen, a réagi avec scepticisme.«Nous devons être prudents», a-t-il dit mercredi soir en évoquant les informations diffusées par la radio khmère rouge.Le calme règne à Phnom Penh 48 heures après l’affrontement d’une heure et demie entre gardes des deux co-premiers ministres dans lequel deux des hommes de Ranariddh ont trouvé la mort.Mais la tension qui prévaut entre les deux co-premiers ministres et leurs entourages préoccupe les bailleurs de fonds du Cambodge.L’Australie a fait savoir que son aide pourrait être remise en question si la stabilité du pays était menacée et le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright s’interroge sur le maintien d’une visite prévue la semaine prochaine.Avec à sa tête l’ambassadeur des Etats-Unis, le corps diplomatique a entrepris une démarche collective auprès des deux rivaux auxquels il a demandé de calmer leurs gardes du corps.L’ambassadeur américain leur a suggéré d’éloigner de la capitale une partie des membres de leur sécurité personnelle.McDo triomphe des granos Le géant de la restauration rapide remporte le plus long procès en diffamation de Vhistoire judiciaire britannique DENIS HIAULT AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — La chaîne McDonald’s a remporté hier à Londres, au prix fort, le plus long procès en diffamation de l’histoire judiciaire britannique, contre deux défenseurs de l’environnement qui l’accusaient d’empoisonnement au hamburger, d’exploitiation du tiers monde et d’esclavage industriel.Le jugement prononcé au terme d’une procédure de 313 jours, résumée en 800 pages et qui a coûté au restaurateur quelque 16 millions de dollars de frais de justice, ne signifie pas forcément pour autant la fin de l’affrontement entre le géant américain de l’alimentation rapide et Dave Morris et Helen Steel: un affrontement suivi dans la presse comme un feuilleton baptisé «Big Mac contre menu fretin».Loin de s’avouer vaincus, les deux activistes condamnés pour avoir diffusé des tracts incendiaires contre la chaîne ont récidivé dès jeudi, en distribuant de nouveau le texte incriminé au sortir du tribunal, et affirmant vouloir porter l’affaire devant la cour européenne des droits de l’homme.McDonald’s, déterminé à sortir blanchi dans l’affaire, a du se défendre pied à pied d’accusations de publicité mensongère, d’utilisation de produits avariés, de cruauté envers les animaux, de pollution urbaine, et de participation active à la déforestation au Brésil, au Guatemala et au Costa Rica.Parmi les dirigeants appelés à la barre a figuré le vice-président pour le Royaume-Uni, Sid Nicholson.Une heure et demie a été nécessaire au président du tribunal central DAVID THOMSON ASSOCIATED PRESS «Nous ne serons pas réduits au silence», ont affirmé Dave Morris et Helen Steel en distribuant à nouveau leurs tracts.de Londres pour lire le résumé du jugement, et accorder 100 000 dollars de dommages et intérêts au plaignant.McDonald’s a cependant laissé entendre qu’il n’exigerait pas la somme de ses deux détracteurs au demeurant sans le sou.Des accusations fondées Le président a convenu que la plupart des allégations contenues dans le prospectus diffusé à la fin des années 1980 et intitué «Qu’est ce qui cloche chez McDonald’s?» étaient diffamatoires.Mais il a reconnu fondées les accusations de bas salaires, de cruauté dans l’abattage et les conditions d’existence de certains des animaux entrant dans la composition des menus, et d’exploitation des enfants dans des campagnes publicitaires.Steel, une ancienne jardinière de 31 ans, et Morris, un ex-postier de 43 ans, ont assuré leur défense sans avocat et sans aide légale.«Jugez par vous-mêmes, lisez le prospectus.Nous ne serons pas réduits au silence», ont-ils affirmé en distribuant à nouveau jeudi leurs tracts.Tous deux ont bénéficié dans leur combat de l’appui d’un comité de soutien, notamment au-travers d’un site Internet.Le prince n’est pas monarchiste La Russie n'a nul besoin d'un tsar aujourd'hui, estime un Romanov John Major II ou Tony Blair tory?«William le Jeune» conquiert le Parti conservateur DENIS HIAULT AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — William Hague, dit «William le Jeune», apparaît comme un prodige politique, parvenu sans crier gare — et sans clair programme — à prendre hier la tête d'un Parti conservateur britannique en total déshérence.Au total, les interrogations l’emportent sur les certitudes pour qui examine son parcours.La première question, posée tel un leitmotiv par ceux qui cherchent à cerner le personnage de 36 ans, est restée sans réponse convaincante à ce jour: Comment s’y est-il pris pour grimper si vite et si haut, sans mentor identifié —hormis Margaret Thatcher qui lui a donné le coup de pouce de la victoire— et sans charisme évident?La seconde, posée à longueur d’éditoriaux dans la presse conservatrice, est plus immédiate encore: S’agit-il d’un «Major II» (du nom de John Major, son prédécesseur qui s’est révélé incapable de maintenir la cohésion du parti) ou d’un «Tony Blair tory», susceptible lui aussi de faire renaître son parti, laminé par une défaite électorale historique et menacé d’implosion sur l’Europe?Ceux qui ont servi à ses côtés se disent impressionnés par sa capacité de travail et le décrivent comme un conservateur modéré en matière sociale et économique, mais très à droite sur les questions de loi et d’ordre.Il est notamment farouche partisan du rétablissement de la peine de mort À dire vrai, le Jeune Hague s’est surtout employé à corriger son image, plutôt qu’à la définir, en cours de campagne.Il confie notamment traîner comme un boulet la réputation de surdoué du thatchérisme héritée d’un discours flamboyant devant un congrès tory subjugué, alors qu’il avait 16 ans.La première à applaudir avait été la «Dame de fer» soi-même, dont le poster ornait la chambre du jeune adolescent Vingt ans après, William Hague s’emploie à se distancier de John Major et de Margareth Thatcher : «Lui c’est lui, elle c’est elle, et moi c’est moi, William 1"».Le whisky, les dames et la méditation Son entourage travaille dans le même temps à gommer la réputation de premier de la classe quelque peu désincarné.Entre autres confidences, les journalistes politiques ont récemment appris que William s’était montré précoce également dans «son appréciation et sa connaissance du whisky pur malt» et ses conquêtes féminines.De même qu’il a assisté «à un concert pop au moins».Le problème avec lui, c’est l’absence d’aspérités, commentent ses détracteurs les moins malentionnés.Né en mars 1961 à Rothertham, dans le sud Yorkshire, l’adolescent a vite renoncé à la carrière tracée qui le destinait à reprendre l’entreprise familiale de boissons non alcoolisées.Titulaire d’une carte de membre des jeunes conservateurs à 15 ans pile (un cadeau d’anniversaire de sa mère), il prononce un an plus tard son fameux discours anti-«wets» (modérés) qui le destine quelques années plus tard à la présidence de l’association des étudiants conservateurs d’Ox-ford.fi y fait merveille tout en obtenant des notes exceptionnelles en politique, philosophie et économie.Entré au célèbre cabinet de consultant américain McKin-sey, il est élu député de Richmond (nord) à 28 ans, et devient à 34 ans secrétaire d’État au pays de Galles.Il profite du poste — longtemps considéré comme un placard — pour apprendre les paroles de l’hymne gallois, et construire sa toile.Ses biographes le savent épris de trekking, y compris dans l’Himalaya, adepte de méditation transcendantale.EN BREF Perpète pour le commando de l’ETA Paris (Reuter) — La cour d’assises spéciale de Paris a condamné hier à la réclusion criminelle à perpétuité trois des six accusés du «commando itinérant» de l’ETA, jugés pour 21 attentats commis en Espagne entre 1978 et 1989.La cour d’assises a reconnu Jean Parot, 46 ans, Frédéric Harambou-re, 43 ans, et Jacques Esnal, 46 ans, coupables d’avoir participé à la plupart des attentats, qui ont fait au total 37 morts.Elle a prononcé de plus une peine de sûreté incompressible de 18 ans pour Esnal et Haramboure.Trois autres accusés, qui ont quitté l’organisation séparatiste basque au début des années 80, ont été condamnés à des peines de dix et six ans.Philippe Saez, Jean-Pierre Erremundeguy et Jean-Vincent Garcia ont été reconnus coupables d’avoir participé aux premières actions criminelles du commando, à la fin des années 70 et au début des années 80, mais ont affirmé n’avoir jamais tué.Les victimes du «commando itinérant», placé sous les ordres directs des chefs de l’organisation basque, sont des généraux et des officiers supérieurs de l’armée espagnole, des magistrats, un industriel ayant refusé de payer l’impôt révolutionnaire ou encore de simples civils.Albanie: mandat prolongé Nations unies (Reuter) — Le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé hier de 45 jours le mandat de la Force multinationale de protection en Albanie (FMPA) chargée de protéger l’acheminement de l’aide humanitaire.Quatorze membres du conseil ont voté la résolution.Seule la Chine s’est abstenue.Son mandat initial arrivait à échéance le 28 juin, soit la veille des élections législatives anticipées considérées comme essentielles au rétablissement de l’État de droit en Albanie, où l’effondrement de sociétés d’épargne pyramidale a mené le pays au bord de l'éclatement.La FMPA, placée sous commandement italien, compte plus de 6000 hommes autorisés à faire usage de leurs armes en cas de légitime défense.Une «manif-bisous» fait reculer monsieur le maire Rome (Reuter) — Une «manif-bisous» a réussi à faire reculer le maire de Monreale en Sicile qui avait décidé d’interdire les baisers en public, a rapporté hier le quotidien italien Im Repubblica.Le forfait aurait pu coûter 200 000 lires (160 doUars canadiens) d’amende à la cinquantaine de jeunes réunis pour l’occasion, mais la colère provoquée contre cette forme de censure du maire Salvino Caputo, était la plus forte.La manifestation qui s’est tenue à l’initiative de l’aile locale pour les jeunes du Parti social-démocrate italien a eu l’effet désiré.«Mon ordonnance n’interdisait pas les baisers, mais les comportements offensant la décence publique.H n’y a pas de problème pour s’embrasser», a déclaré le mare, cité par Im Repubblica.JEAN-CHRISTOPHE PEUCH REUTER Moscou — L’arrière-arrière-petit-fils de Nicolas 1er (1796-1855), estime que, dans le contexte actuel, une éventuelle restauration de la dynastie des Romanov en Russie serait prématurée, voire nuisible.«L’idée monarchique ne serait utile que si elle arrivait à souder l’ensemble des Russes.Mais je constate l’inverse: aussitôt que l’on commence à parler d’une restauration de la monarchie ou d’un retour au communisme, les Russes se retrouvent divisés», souligne le prince Nikolai Romanovitch Romanov, dans un entretien publié hier dans le quotidien Nezavissimaia Ga-zeta.«Aussi la question d’une restauration de la monarchie me parait-elle, pour l’instant du moins, prématurée, ajoute-t-il.La monarchie peut aujourd’hui conduire la Russie à sa destruction complète.» A en croire un sondage d’opinion réalisé en mars pour la chaîne de télévision NTV, 13 % des Russes seraient favorables à un retour de la monarchie, tandis que 65 % y seraient opposés ou indifférents.Le gouvernement reconnaît avoir caressé un moment l’idée d’octroyer un statut officiel à certains des descendants de Nicolas II, l’arrière-petit-fils de Nicolas I" exécuté par les Bolchéviks en juillet 1918 avec toute sa famille.Mais cette éventualité a été abandonnée, affirme-t-on aujourd’hui.La rumeur voulait même que le pays devienne un jour une monarchie constitutionnelle.«Je ne conçois pas un tsar constitutionnel pour la Russie.S’il veut se maintenir au pouvoir, il devra obligatoirement se transformer en autocrate», estime Nikolai Romanov qui affirme n’avoir aucune prétention sur le trône.«Quel que soit le tsar que l’on choisisse, cela se terminera par quelque chose de semblable à ce qui s’est passé jadis au Japon.Nous aurons un souverain par essence impuissant.Surgira alors, obligatoirement, un shogun [NLDR: chef militaire qui, dans le Japon médiéval, exerçait le véritable pouvoir] ou un dictateur qui agira au nom de l’empereur», ajoute-t-il, avant de se prononcer pour un pouvoir présidentiel fort.«Ce qu’il nous faut, c’est un homme responsable devant le pays que l’on puisse écarter du pouvoir sans douleur s’il ne parvient pas à résoudre les problèmes du pays», dit-il.Usurpateurs Hohenzollern?Fils du prince Roman Pétrovitch, Nikolai Romanov a passé la majeure partie de sa vie en Italie dont il a acquis la nationalité il y a cinq ans.Son frère cadet, Dmitri, vit au Danemark, sans descendance.Pour cette branche des Romanov, qui se considère comme seule autorisée à prétendre au titre d’héritière de Nicolas II, la grande duchesse Maria Vladimirovna et son fils Guéorgui — descendants d’un cousin de Nicolas II — sont des usurpateurs.«Legrandprince Guéorgui Romanov est en réalité le prince Georg de Prusse, fils du Prince Hans Wilhelm de Prusse et de Maria Vladimirovna qui n’est pas chef de la maison des Romanov.(Il) appartient donc à la maison des Hohenzollern, pas à celle des Romanov», souligne Nikolai Romanov.Âgé de 16 ans, Guéorgui Vladimirovitch aurait dû se rendre samedi à Kostroma, en Russie, pour y être confirmé à la tête de la maison des Romanov.Mais la cérémonie a été reportée à la fin août.Motif officiel: cette intronisation serait mal venue alors que la région de Kostroma connaît de graves difficultés économiques.Pour Nikolai Romanov, cette cérémonie n’est qu’une «mascarade».«Qui souhaiterait voir tsar de Russie un Hohenzollern, un (descendant] de ce même kaiser qui nous a déclaré la guerre en 1914 et nous a envoyé Unine dans un wagon plombé?» Le fils de Martin Luther King accuse le FBI, la CIA et LBJ REUTER New York — Un fils du révérend Martin Luther King a déclaré hier dans un entretien télévisé que le gouvernement américain était impliqué dans le meurtre de son père, et a nommément mis en cause l’ancien président Lyndon B.Johnson.«Au vu des preuves qui m’ont été montrées [.1 il me semble très difficile de croire que quelque chose de cette importance ait pu se produire sous son autorité sans qu’il eut été informé de quelque chose,» a déclaré Dexter King sur ABC.Selon lui, le meurtre de son père, en 1968, est l’œuvre, via le FBI et la CIA, du gouvernement américain, qui avait intérêt à se débarrasser du chef du mouvement des droits civiques, en outre opposant fervent à la guerre du Vietnam.Les membres de la famille de Martin Luther King et Andrew Young, un de ses anciens collaborateurs et ancien ambassadeur à l’ONU, ont demandé au président Bill Clinton la création d’une commission d’enquête.La commission, qui devrait être financée par le Congrès, offrirait l’amnistie aux personnes qui accepteraient de témoigner, ont-ils précisé.«L’idée n’est pas de punir qui que ce soit, mais de purger l’âme américaine de ce terrible péché,» a déclaré Andrew Young.La théorie défendue par Dexter King est partagée depuis longtemps par William Papper, l’avocat de l’homme reconnu coupable de l’assassinat de Martin Luther King, James Earl Ray.Ray avait plaidé non-coupable mais avait été condamné à 99 ans de prison.Il s’est défendu à maintes reprises de n’être qu’un homme de paille au sein d’une vaste conspiration.«Je crois, et ma famille croit, que cet homme est innocent,» a déclaré Dexter King.La rafle chez les pédophiles français Le chef est arrêté et un suspect se suicide REUTER Paris — L’opération «Ado 71» visant un réseau de vidéos pédophiles en France métropolitaine et dans les Dom-Tom s’est soldée par 204 mises en examen, ont déclaré hier les gendarmes.Le chef présumé du réseau, arrêté mercredi aux Sables-d’Olonne, devait être présenté dans la journée au juge d’instruction de Mâcon, ont-ils précisé.Patron d’une société d’édition parisienne, Bernard Alapetite, 48 ans, est considéré comme un sympathisant de mouvements d’extrême droite.Il a collaboré à plusieurs revues, politiques ou homosexuelles.Il avait été interpellé en avril 1996 lors de l’enquête sur un autre réseau, «Toro bravo», pour lequel 71 prévenus comparaissent actuellement à Paris, puis relâché faute de preuves.Bernard Alapetite est accusé d’avoir acheté les cassettes incriminées à l’étranger et de les avoir dupliquées pour les renvendre 800 FF pièce.lu plupart des personnes poursuivies doivent répondre de «recel d’images provenant du délit de corruption de mineurs de moins de 15 ans» mais l’enquête a permis de mettre au jour au moins onze affaires de viols ou d’agressions sexuelles.Ces dossiers feront l’objet de procédures incidentes.«Il s'agit de faits graves», a souligné le procureur de Mâcon, Jean-Louis Coste, qui ne cache pas que certaines images visionnées sont «insoutenables».Ce coup de filet est le plus important jamais réalisé en France dans les milieux pédophiles, qui font l’objet d’une surveillance accrue depuis l’affaire Dutroux en Belgique.Quelque 634 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début de l’opération qui visait 814 cibles, désignées par le juge d’instruction de Macon.Une trentaine de nouvelles perquisitions ont été opérées mercredi, soit 705 perquisitions au total.Un homme d’une quarantaine d’années, qui avait été interpellé et entendu mardi par les gendarmes de l’Isère dans le cadre de l’opération «Ado 71» visant un réseau de vidéos pédophiles, s’est suicidé, a-t-on appris hier auprès de la gendarmerie.Cet homme, inspecteur à la poste de Saint-Mar-tin-d'Hères (Isère), a été retrouvé pendu hier matin à son domicile.Il a laissé une lettre pour expliquer son suicide.Il n’avait pas été mis en examen mais des revues naturistes et des cassettes à caractère pornographique avaient été saisies mardi à son domicile.«Ce qu’il nous faut, c’est un homme responsable devant le pays que l’on puisse écarter du pouvoir sans douleur s’il ne parvient pas à résoudre les problèmes du pays» A1C I.E I) E V 0 I R , I.E V E \ I) R E D I 2 (» J U I N I » » 7 A I I L E M 0 N I) La Russie à la même table que les autres grands pays Eltsine fait du G8 une question de prestige JEAN-CHRISTOPHE PEUCH REUTER Moscou — Stimulé par l’accord passé le mois dernier avec l’OTAN, le président russe Boris Eltsine espère bien conforter son image de «grand de ce monde» lors du sommet des sept pays les plus industrialisés du glob.e qui s’ouvrira aujourd’hui à Denver, aux Etats-Unis.«Je souhaiterais vraiment que cela soit écrit: à Denver, tout le monde se met définitivement d’accord pour que le G7 se transforme en GS», a-t-il dit hier lors d’un entretien accordé à un petit groupe de journalistes russes et étrangers.Si Boris Eltsine a déjà assisté à cinq réunions similaires depuis son arrivée au pouvoir, sa présence s’est jusqu’à présent limitée aux discussions politiques.Fort du soutien manifesté en mars par le président américain à Helsinki et de la bonne impression suscitée en Occident par son nouveau gouvernement, il pense — ou fait mine de croire — que la transformation du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon) en G8 (les mêmes plus la Russie) n’est désormais plus qu’une question de jours.«[Bill Clinton] m’a promis que la Russie deviendrait membre de plein droit de ce club lors [du sommet de Denver] et que le G7 de- viendrait G8.Je pourrai, dès cet été, vérifier à quel point nos partenaires respectent leur parole», avait-il dit à son retour du sommet d’Helsinki.Patience Plus réalistes, ses «sherpas» reconnaissent qu’il devra encore patienter un peu avant de voir son rêve prendre forme.L’un d’eux a dit lundi à l’agence Interfax que la Russie prendrait part «à quasiment tous les mécanismes» du sommet.Elle en sera exclue une heure durant, le temps pour les représentants des autres pays de se pencher sur le dossier des changes.«La transformation du G7 en G8 ne peut se faire en un jour.Cela demande un peu de temps», avait concédé quelques jours plus tôt le porte-parole du Kremlin, Serguei Iastr-jembski.Du côté des Occidentaux, on apparaît toutefois soucieux de ne pas froisser la susceptibilité russe.Selon un responsable de l’administration du Kremlin, cité par l’agence RIA-Novosti, le communiqué final du sommet devrait s’ouvrir pjir ces mots: «Nous, représentants des huit Etats industrialisés et démocratiques du monde.».Cette formulation a pu être obtenue «au prix de grands efforts déployés par la diplomatie russe», a-t-il souligné.Pour l’économiste Alexandre Bykov, «la Russie fait de ce sommet une question de prestige».«Ses motivations sont surtout politiques.Pour elle, l'important est d'être assise à la même table que les autres grands pays et de pouvoir discuter avec eux de tous les dossiers», a-t-il dit à Reuter.Accompagné notamment du premier vice-premier ministre et ministre des Finances Anatoli Tchoubais, du ministre des Affaires étrangères Evguéni Primakov et de son conseiller économique Alexandre Livchits, le président russe entend du reste profiter du sommet pour s’entretenir en particulier avec la plupart des dirigeants des Sept.Selon Serguei Iasbjembski, rendez-vous a d’ores et déjà été pris avec Bill Clinton, le premier ministre japonais Ryutaro Hashi-inoto et le président du Conseil italien, Romano Prodi.Le porte-parole du Kremlin a indiqué mercredi à la station de radio Ekho Moskvy (Échos de Moscou) que Boris Eltsine souhaitait obtenir des Etats-Unis qu'ils lèvent les restrictions frappant certaines importations russes.De source russe, on souligne que Moscou avancera à Denver l’idée d’un sommet mondial consacré à l'énergie.Elle proposera également de renforcer la coopération internationale en matière de protection de l’environnement et de prévention sismique dans la région Pacifique.ARCHIVES LE DEVOIR «Je pourrai, dès cet été, vérifier à quel point nos partenaires respectent leur parole.» - Boris Eltsine Les participants à la réunion devraient se pencher sur le marché mondial des armements et sur le projet de station orbitale Alpha, compromis par les difficultés financières de la Russie.La capitale du Colorado constitue une excellente vitrine JUDITH CROSSON REUTER Denver — Pour le président Bill Clinton qui accueille ses partenaires du G7 à Denver, on ne pouvait choisir meilleure ville pour symboliser la réussite économique des Etats-Unis.Cette cité du pétrole qui a failli sombrer dans les années 80 fait désormais figure de fleuron de l’économie américaine.Les spécialistes y parlent meme de miracle qui a transformé la région.Inflation faible, chômage limité, avance technologique, nouveau sens de la compétitivité .internationale, le tableau économique des États-Unis est bien rose avec notamment, 12 millions de nouveaux emplois créés en quatre ans seulement «C’est presque gênant», estime le professeur d’économie de l’Université du Colorado, Richard Wobbekind, à propos de l’étonnante relance de l’économie tant au niveau régional que natiçnal.Dans le seul État du Colorado, plus de 400 000 emplois ont été créés depuis 1990.Et nulle part la croissance économique n’est aussi visible qu’à Denver.On y trouve «beaucoup de caractéristiques de la nouvelle économie : informatique, emplois très qualifiés, salaires très élevés», ajoute Wobbekind.La capitale du Colorado est le centre de l’industrie du câble télévisuel et un carrefour important de la production de logiciels informatiques.Les pages d’offres d’emplois dans la presse locale sont toujours pleines alors qu’il y a moins de dix ans, le nombre de liçenciements était parmi les plus élevés des États-Unis.«Les entreprises sont attirées par la pépinière d’emplois et le travail est attiré par les offres d’emplois.L’un nourrit l’autre», explique un professeur d’économie de l’université de Denver, Bill Burford.Seules ombres au tableau de la transformation d’une économie fondée sur l’exploitation des ressources naturelles, vers une économie qui s’appuie sur la technologie : l’augmentation du prix de l’immobilier, les embouteillages et la pres- siop sur les infrastructures.A l’occasion du sommet qui sera ouvert aujourd’hui par un discours du président américain, la ville s’est parée de ses plus beaux atours, drapée dans les couleurs des huits pays qu’elle accueille, mais elle s’est aussi préoccupée d’assurer une sécurité maximum.Denver bénéficie d’une certaine expérience en la matière puisque le procès sur l’attentat d’Oklahoma City vient de s’y terminer la semaine dernière par la condamnation à mort de Timothy McWeigh.L’attrait des Rocheuses Le maire Wellington Webb a promis que la ville serait sûre et en même temps plaisante pour accueillir les délégations.Environ 400 000 personnes se sont portées volontaires pour guider les visiteurs et les aider à découvrir le meilleur de Denver.Au pied des Rocheuses aux sommets toujours enneigés, le nouveau Denver a fait le maximum pour impressionner les délégations française, italienne, britannique, cana- dienne, allemande, japonaise et russe, mais aussi les milliers de journalistes qui couvrent ce 23e sommet annuel.Avec un peu de chance, les journalistes seront tellement séduits par la beauté des Rocheuses qu’ils l’écriront dans leurs articles, ce qui ne manquera pas d’attirer plus de touristes et plus d’hommes d’affaires, espèrent les organisateurs.Les participants n’auront toutefois pas vraiment l’occasion de découvrir les charmes du paysage, la plupart des réunions étant confinées dans l’atmosphère studieuse de la Bibliothèque publique de Denver.Ils pourront quand même retrouver quelques instants de liberté lors d’un grand spectacle Samedi soir au sommet réunissant des vedettes américaines de la chanson, Lyle Lovett, Amy Grant, Michael Bolton et Kool and the Gang., Les épouses des chefs d’État et de gouvernement ne sont pas oubliées.Elles déjeuneront demain dans un restaurant situé au sommet d’une montagne de 3250 mètres de hauteur.Meurtrier présumé pendant la «sale guerre» en Argentine Le capitaine Astiz quittera la marine pour de bon REUTER Buenos Aires — Embarrassé par les révélations concernant le maintien en service actif du capitaine Alfredo Astiz, l’officier accusé du meurtre de deux religieuses françaises, le gouvernemenent argentin a ordonné à la marine de mettre fin à ses fonctions dans les services de renseignement.Cité mardi par le journal Pagina 12, le chef de la marine argentine, l’amiral Carlos Marron, avait reconnu que Alfredo Astiz conservait des fonctions dans ses services de renseignement en dépit d’assurances aux autorités françaises selon lesquelles il avait été rayé des cadres.Le gouvernement français a très mal réagi à ces révélations, accusant les autorités argentines de l’avoir trompé.«J’ai ordonne à l’amiral Marron de ne ne plus employer Astiz dans la marine», a déclaré au quotidien Clarin le ministre de la Défense Jorge Dominguez.11 a ajouté que le président Carlos Menem avait été «désagréablement surpris» par les révélations de Pagina 12.Surnommé «l’Ange blond», Le capitaine Alfredo Astiz était devenu le symbole haï de l’immunité dont ont bénéficié nombre de militaires argentins coupables de meurtres, d’enlèvements et de torture à l’époque de la junte militaire entre 1976 et 1983.Jugé et condamné lors du retour de la démocratie, puis libéré grâce à une loi d’amnistie pour les officiers de la «sale guerre» en 1989, le capitaine Astiz était censé être parti à la retraite et avoir quitté la marine l’an dernier après une virulente campagne d’organisations de défense des droits de l’homme.Mais l’amiral Marron a reconnu qu’Astiz occupait «des fonctions liées aux services de renseignement militaires internes et internationaux» et un porte-parole de la marine argentine avait confié à Reuter qu’Astiz avait été consulté de temps à autre depuis son départ à la retraite.Aujourd’hui âgé de 46 ans, Alfredo Astiz a été condamné par contumace à la prison à perpétuité par la justice française pour le meurtre de deux religieuses françaises, Léonie Duquet et Alice Domon, en 1977.Les autorités suédoises veulent le juger pour la disparition, en 1977 également, d’un étudiant suédois, Dagmar Hagelin.Tous trois auraient été assassinés dans les bâtiments de l’École de mécanique de la marine, un des centres de torture les plus tristement célèbres de l’époque.L’Argentine a toujours refusé d’extrader Alfredo Astiz, qui a également été acquitté par un tribunal militaire de l’accusation de lâcheté face à l’ennemi lors de la guerre des Malouines.Les révélations de Pagina 12 ont déclenché la colère des Mères de la place de Mai qui militent pour obtenir des informations sur les personnes «disparues» pendant la dictature des généraux.Officiellement, le nombre des desapare-cidos est évalué à 10 000, chiffre contesté par les organisations de défense des droits de l’homme qui l’estiment plutôt à 30 000.Le Devoir, le 7 décembre 1996 Pour suivre l’actualité au jour le jour.MAiNTf AlAMT Le Devoir, le 22 février 1997 Tou* *IeUr_ Siu" t .pu ml TouTes fT ‘ s Le Devoir, le 25 février 1997 a il CA&£aa£.il TCaa?s ns succès I?$ I ff]\p-v»TTC Abonnez-vous dès maintenant et recevez le Devoir à votre porte avant 7h du lundi au vendredi et 9h le samedi 985-3355 Téléphonez au LE DEVOIR Extérieur de Montréal au l-800-463*7559 a suivre. A 12 I.K I» K V Ull».I.K V K X I) It K I) I 2 0 .1 T I X I » » 7 71 i) rr 0 R A I J Les vrais sauvages François Brousseau Des soldats qui jouent à la chasse, h balles réelles, avec des «locaux» sotnaliens transformés en canards et en lapins.Des scènes de torture prolongées, sadiquement photographiées par des «camarades de jeu».Des filles violées par une soldatesque ivre de son pouvoir et de sa supériorité occidentale.Des officiers qui couvrent leurs fantassins criminels.Il n’y a pas que les Canadiens qui se sont rendus coupables de telles indignités: l’Italie en fait aujourd’hui la douloureuse expérience.n nouvelle histoire sado-militaire, mettant sur la sellette une armée d’Occident, secoue l’Italie depuis deux semaines.On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait les beaux jours — écourtés — de la commission Létourneau, à Ottawa, sur les exactions canadiennes en Somalie: sadisme de soldats en goguette, mépris foncier pour ceux qu’on est censé aider, étouffement du scandale par les supérieurs.Avec l'affaire italienne, qui a éclaté lors de la publications de photographies disgracieuses par un grand hebdomadaire romain, le dossier des Occidentaux dans leurs mission «salvatrices» en Afrique s’alourdit une fois de plus.Il y a eu les Belges, discrédités par leurs frasques et leurs lâchetés en Afrique centrale.Il y a eu les Canadiens, avec ce scandale somalien à tiroirs dont on ne connaîtra peut-être jamais le fond.Voici maintenant les Italiens, éclaboussés au moment même où ils dirigent, pour la première fois, une mission internationale en Albanie.Même les Américains, d’après les témoignages publiés par Panorama, ne seraient pas en reste.Selon un ex-parachutiste italien cité par la revue romaine, des U.S.Boys en mission auraient exécuté purement et simplement un enfant qui avait osé pointer dans leur direction un pistolet à eau! Il y a désormais, dans tout cela, bien plus que des accidents, des exceptions à la règle ou des bavures.Non, ce qu’on voit de plus en plus, c’est un véritable pattern, qui entache gravement la réputation des armées d’Occident quand elles prétendent défendre l’ordre et la justice par-delà leurs frontières.A croire que nos glorieux corps armés se composent pour une bonne part de dégénérés infantiles, d’autant plus demeurés qu’ils se croient vraiment su- périeurs, du haut de leur uniforme et de leur appartenance à la civilisation occidentale.Sur ces missions à l’étranger, il importe tout de même de faire la part des choses.Tout n’y est pas mauvais: ainsi, en Somalie même, du moins dans certaines régions, l’intervention de 1992 avait effectivement aidé à faire reculer la famine, ht puis, quand l’Occident n’intervient pas, comme ce fut longtemps le cas en Bosnie, on le blâme — et quand il intervient, on le blâme aussi! Mais cela n’excuse absolument pas les atrocités auxquelles se sont livrés les Canadiens, les Italiens et les autres en «terres de missions».C’est comme si le côté gloriole, le côté spectacle, le côté divertissement de ces missions, en étaient venus à détourner leur sens et à les discréditer aussi bien dans le Tiers-Monde quid même.Gloriole: la Civilisation qui va à la rescousse des Barbares, de ces sauvages, de ces sous-hommes qu’il faut prendre par la main, à qui il faut indiquer le droit chemin et les bonnes manières.Le courageux soldat canadien qui, cheveux aux vent et réputation pacifiste à l’appui, rétablit le droit aux quatre coins du globe.Spectacle: le côté «relations publiques» de ces opérations, destinées tout autant aux opinions nationales, aux politiciens en quête de prix Nobel, qu’aux masses affamées ou persécutées des savanes lointaines.Divertissement: les façons grossières, méprisantes, criminelles qu’ont les bidasses de tromper leur ennui en se lançant à la «chasse au nègre» et en se faisant photographier avec leurs trophées abattus.On peut, on doit se demander qui, vraiment, est le sauvage et qui est le civilisé dans ces épisodes qui ne s’avèrent, à l’examen, ni l’apanage des seuls Canadiens, ni une simple aberradon passagère.Il y a une crise globale de l’aide occidentale au tiers monde, qu’elle soit humanitaire, financière ou militaire.Et si l’on restait chez soi plutôt que d’aller se déshonorer?Le scandale somalien en Italie révèle un véritable pattern international t Equité ou vache à lait ?Jean-Robert Sans façon Oir n savait depuis la présentation des crédits budgétaires, en mars, que certaines villes telles Montréal et Québec subiraient une crue de la taxation scolaire.Cette semai-u=J ne, les autorités locales ont officialisé la décision dont les propriétaires verront le résultat sur le compte qu’ils recevront plus tard au cours de l’été.Le but de cette hausse: trouver 102 millions pour financer les directions d’école que le gouvernement n’assumera plus à même ses propres dépenses.À Québec, la taxe passera de 0,25 $ à 0,35 $ par tranche de 100 $ d’évaluation, pendant qu’à Montréal, elle augmentera de 0,21 $ à 0,31 $.En gros, il s’agit d’une centaine de dollars de plus pour une maison d’une valeur de 100 000 $.Ce scénario se répétera avec plus ou moins d’intensité dans 37 commissions scolaires, soit celles qui n’avaient pas encore atteint le taux maximum de 0,35 $ par 100 $ d’évaluation autorisé par la loi.Au Conseil scolaire de l’île de Montréal, la hausse sera de 45 %, la plus forte au Québec.En huit ans, les propriétaires montréalais ont ainsi dû absorber une hausse de 400 % de leur compte de taxe scolaire, au moment même où la crise de l’immobilier empêchait la plupart d’entre eux de refiler une partie de la note aux locataires, beaucoup plus nombreux à Montréal qu’ailleurs.Des 102 millions d’augmentation de la taxe scolaire au Québec, la région de Montréal en assumera plus des trois quarts.En annonçant la mauvaise nouvelle lors de la présentation des crédits, la ministre de l’Éducation Pauline Marois avait tenté de justifier la mesure par le souci d’équité qui devait présider au partage de l’effort budgétaire: puisque la plupart des commissions scolaires avaient déjà atteint le maximum du taux permis, n’était-il pas normal qu’on demande aux autres de faire leur part dans la même proportion?Et pour montrer qu’elle avait de la suite dans les idées, la ministre a ajouté que les commissions scolaires qui ne pouvaient plus augmenter la taxe continueraient d’être subventionnées pour défrayer le coût de leurs directions d’école.En d’autres mots, ce sont les propriétaires montréalais qui financeront les directions d’école du reste du Québec à même les 76 millions d’augmentation de leur fardeau fiscal.Disons-le franchement, dans ce dossier, la ministre a tout faux.Si les gens de Québec et de Montréal ne sont pas taxés au taux maximum permis par la loi, ce n’est pas parce qu’ils sont sous-taxés, mais parce que le prix des maisons dans les grandes villes génère un niveau global de taxation qui équivaut à celui des autres municipalités.En toute équité, le propriétaire montréalais doit profiter d’un taux de taxe inférieur pour assumer un même fardeau global de taxation et la même juste part des dépenses scolaires.Mme Marois parle de «péréquation» entre les régions, alors qu’ici, il faudrait parler de vache-à-lait.La taxe scolaire est établie sur la valeur des propriétés et non sur le revenu des gens.Si les propriétaires et les locataires de Montréal vivent dans des habitations plus coûteuses, ce n’est pas parce qu’ils sont plus riches, au contraire, ils sont même moins riches puisqu’ils doivent dépenser davantage au seul chapitre du logement.Leur demander de payer plus de taxes pour des services scolaires de moindre qualité qu’en région, ce n’est pas de l’équité: c’est du vol ! Cet argent perçu des Montréalais, ce n’est pas au financement des directions d’école dans les régions qu’il aurait fallu l’affecter (là où l’on subventionne jusqu’au transport scolaire gratuit à l’heure du dîner!) , mais à l’amélioration de l’école montréalaise, la plus mal en point de toutes.Aujourd’hui même, à Québec, ce sera au tour du ministre des Affaires municipales de faire connaître la répartition des compressions entre les villes.Attendons voir quelle nouvelle définition on aura trouvé à Québec de la notion d’équité.Le PQ et renvironnement Permettez-moi de féliciter les membres du Comité sur l’écologie et l’environnement du Parti québécois pour le courage dont ils viennent de faire preuve dans le dossier de l’environnement: il n’est pas facile, de nos jours, hélas, d’oser se montrer critique face à l’action du gouvernement du Parti québécois.Et pourtant, cette lettre, dont certains extraits sont publiés dans Le Devoir du 17 juin 1997, ne fait qu’attirer l’attention de nos élus sur le décalage énorme qui sépare le programme du PQ et l’action gouvernementale dans le domaine du LETTRES -?- développement durable.Où sont passés les beaux engagements électoraux: Charte de l’environnement, tribunal de l’environnement, rôle accentué du BAPE, soutien aux organismes du milieu, préservation des sites naturels, lutte aux gaspillages sous toutes leurs formes, transparence, nouvelle façon de faire les choses, etc.?Aujourd’hui, au nom de la lutte au déficit, tout y passe et le ministère de l’Environnement et de la Faune fait office de parent pauvre.Dans certains domaines, il nous semble que les membres de l’actuel gouvernement vont même plus loin que l’ancienne équipe dans la réduction des pouvoirs du MEF.Seul le transport en commun y trouve grâce, et encore faut-il déplorer que l’Agence métropolitaine de transport refuse de tenir des assemblées publiques sur une base régulière.Comme si les usagers n’avaient rien à dire pour améliorer un réseau dont ils sont les premiers utilisateurs.Je souhaite qu’ils obtiendront leur rendez-vous et qu’ils pourront convaincre les autorités de modifier la trajectoire.Mais, entre nous, per-mettez-moi d'en douter.C’est dommage, mais le fossé se creuse de plus en plus entre le PQ au pouvoir et les groupes environnementaux.Roger Lemoine Deux-Montagnes, 17 juin 1997 PfTWt TRAVAUX Fv S Æ (fWviïrt L’incertitude politique a-t-elle un effet économique ?E GUY JORON Ancien ministre dans le cabinet de René Lévesque n 1976, les Québécois élisaient un premier gouvernement voué à la souveraineté du Québec.Vingt ans plus tard, la question n’est toujours pas tranchée.On a répété depuis, et particulièrement au cours de la dernière élection fédérale, que cette incertitude politique freine la croissance économique du Québec.Mais que disent les statistiques?Comparons la performance de l’économie québécoise à celle de l’Ontario, pendant les années 90, présumée la plus «incertaine», et pendant la décennie 50, la plus «certaine» et stable du siècle.Rappelons quelques caractéristiques de la décennie 50 au Québec: un gouvernement, celui de Duplessis, qui règne sans partage pendant toute la période, une opposition qui n’a jamais dépassé deux douzaines de députés libéraux, aucun séparatiste à l’horizon, à peine quelques socialistes égarés à Cité libre, pas même de compagnie de ballet (avant 1958) puisque l’archevêque ne prisait ni les tutus, ni les collants.Le calme plat, quoi.Le mouvement syndical se disait encore «catholique», le chapelet se disait à la radio et dans les familles, les portes étaient grandes ouvertes à l’investissement étranger, qui dominait les ressources et l’industrie québécoise.Stabilité, avez-vous dit?Plus stable que ça, tu figes en statue de sel! Or, pendant cette décennie, le taux de chômage au Québec a été, en moyenne, 77 % plus élevé qu’en Ontario.Depuis 1990, il l’est, en moyenne toujours, de 28 %.L’écart se referme.Les données les plus éloquentes toutefois sont celles du produit intérieur brut, puisqu’elles donnent la mesure de la performance économique globale.Elles sont plus pertinentes encore lorsqu’exprimées par habitant, puisque la croissance démographique a différé au Québec et en Ontario, dans les deux décennies comparées.Rappelons aussi qu’une croissance de 3 % du revenu global équivaut à un enrichissement individuel nul si la population augmente également de 3 %, alors qu’une croissance de 2 % seulement est un enrichissement réel si la population n’augmente pas.Le tableau ci-dessous permet de souligner plusieurs constatations importantes.Les taux de croissance par habitant ont considérablement fléchi ces dernières années, comparées aux années du grand boom économique de l’après-guerre, comme d’ailleurs dans l’ensemble de l’Amérique du Nord.L’écart entre le Québec et l’Ontario s’est lentement mais continuellement rétréci depuis 50 ans.En corollaire, le taux de croissance du PIB québécois par habitant a systématiquement été supérieur à celui de l’Ontario, mais jamais de façon aussi marquée que pendant la décennie 90, supposément la plus «incertaine»! 1950-59 1990-96 (moyenne de la décennie) (moyenne de la période) Ontario Québec Ontario Québec PIB par habitant (dollars courants) Québec en % de l’Ontario 2 259 $ 1 659 $ 73,4 % 27 351 $ 22 636$ 82,7% Croissance du PIB par habitant Québec en % de l’Ontario 4,5 % 5,2 % 115,5% 0,8 % 1,6% 200,0 % Source: Ministères des Finances du Québec et de l'Ontario Les faits ne corroborent donc pas le discours des politiciens opposés à la souveraineté du Québec.La politique étant ce qu’elle est, on ne s’en étonnera guère.Il est plus désolant toutefois d’entendre le même discours dans les milieux d’affaires et financiers où pourtant la vérité des chiffres devrait être implacable.Pourtant, dans ce milieu plus que tout autre, on devrait savoir que l’investissement est fonction de réalités bien terre à terre: un marché inexploité à satisfaire, la disponibilité d’une main d’üuvre qualifiée, d’une ressource matérielle ou d’une technologie nouvelle.Telle est la real économie.Tel restera le fondement du développement économique au Québec, comme n’importe où ailleurs.Et comme partout aussi, l’avenir comportera toujours une part d’incertitude avec laquelle il faut composer.Car même s’il n’y avait pas de gouvernement souverainiste au pouvoir aujourd’hui à Québec, ni de référendum prochain à l’horizon, qui pourrait affirmer que la question est définitivement réglée?Elle ne le sera pas tant qu’existera sur ce territoire un nation distincte qui cherche sa place au soleil et un accommodement nouveau avec ses voisins.Elle se réglerait cependant si la société québécoise, s'étant assimilée, perdait sa spécificité ou, ce qui semble plus probable, optait pour la souveraineté, puisque le Canada anglais ne montre aucun intérêt, ni hier et encore moins aujourd’hui, à changer la structure fédérale qui, somme toute, le sert assez bien.Enfin, si un troisième référendum ne tranchait pas encore la question, qui pourrait affirmer qu’un quatrième ne viendrait pas un jour?Aussi longtemps que la nation continuera d’exister, personne ne pourra préjuger du choix des générations à venir.Penser qu’un NON puisse être définitif est aussi naïf que croire qu’un candidat défait à une élection perd le droit de se présenter plus tard.En démocratie, le peuple est souverain et il conserve toujours le loisir de changer d’opinion.A PROPOS -?- .du vent À ces constats généraux s’ajoutent les ressources du Québec.En matière de vent, les Québécois savent depuis fort longtemps ce que les spécialistes et analystes nous disent aujourd’hui: le Québec est une des régions les plus venteuses au monde.En Gaspésie, de même que sur la Côte Nord, la Côte-du-Sud, les côtes des baies de James et d’Hudson et aux îles de la Madeleine, les vents se comparent favorablement, à la fois en termes de puissance et de qualité (vents constants), à ceux d’ailleurs, même en com- paraison avec les sites des plus importants parcs d’éo-îiennes du continent par exemple en Californie,, au Texas et au Minnesota.Selon le ministère fédéral de l’Energie et des Ressources, le Québec compte pour la moitié du potentiel éolien du Canada.Rapport final de la Commission de l’économie et du travail, de l’Assemblée nationale du Québec, Examen des orientations de la société Hydro-Québec, juin 1997 LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B0ÜRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCOTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédaclenrs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 2050, rue de Blenry, 9* étage, Montréal (Qnébec) H3A 3M9.TéI(5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS WBWtn.* I> E V il I It V K N I» It K I) I I it it .1 I I N I I) E E S A IA Oublier Hubert Aquin ?Le 20e anniversaire de la mort tragique du grand écrivain québécois est d’etre passé sous silence.L’actualité brûlante de sa pensée en est peut-être en train la cause.LAMBERTO T A S S 1 N A R I L'auteur, qui vit à Montréal depuis 1981, a été cofondateur et directeur du magazine transculturel Vice Versa (1983-1996).u Québec, il suffirait de citer certains passages de l’œuvre d’Hubert Aquin pour éclairer encore de façon aiguë et pertinente notre actualité sociale et politique.Et pourtant, à vingt ans de son suicide, ni le milieu intellectuel ni les médias n’ont senti, à présent, la nécessité de commémorer cet anniversaire.Une telle amnésie généralisée sur l’un des écrivains-philosophes les plus grands du Québec suscite bien des questions.J’essaierai d’en comprendre les raisons en interrogeant le Québec d’aujourd’hui ainsi qu’Hubert Aquin lui-même en tant que conscience critique.Aquin, Panti-prêtre Démesuré et inclassable, Aquin a été un étranger dans son propre pays, non seulement comme artiste mais aussi comme citoyen.Aquin est l’opposé de l’écrivain national, il défie toute célébration, il dérange.Son courage fou n’a pas d’égal dans une société qui, tout en vivant son histoire certes dramatique avec des sursauts de lucidité, n’a jamais emprunté d’une manière décidée la voie de l’autocritique.Hubert Aquin, lui, se contredit mais il ne se cache pas.Dans un célèbre passage de La Fatigue culturelle du Canada français (revue Liberté, 1962 ; publié dans Blocs erratiques, 1981 ; pages 96 et 97), en s’interrogeant sur «les Canadiens français», les Québécois de l’époque, il écrit : «[.] ils veulent simultanément céder à la fatigue culturelle et en triompher, ils prêchent dans un même sermon le renoncement et l'ambition.» Cette société «aspire à la fois à la force et au repos, à l’intensité existentielle et au suicide, à l’indépendance et à la dépendance».Le premier pas vers le dépassement de cette ambiguïté serait pour Aquin «d’assumer pleinement et douloureusement toute la difficulté de son identité».Comment se surprendre alors qu’on oublie sa mort quand la société est incapable de vaincre le mensonge existentiel diffusé et profond qui nous sert d’idéologie ?Ce mensonge de l’être social auquel faisait vaguement référence Jean I .arose dans un article récent publié par Le Devoir, en parlant de l’incapacité d’éduquer qui afflige le Québec.Ce même menson- ge institutionnalisé (le totalitarisme soft) contre lequel s’est révolté il y a un an René-Daniel Dubois dans une entrevue au journal Le Monde.Donc, le Québec a certainement «connu» et «lu» Hubert Aquin, mais il ne l’a pas reconnu.De lui, on a fait un cas «littéraire» afin de le confiner sur le terrain des spécialistes, des théoriciens de la littérature.Hubert Aquin sait voir et il a aussi le courage de nommer ce que voit.Autrement dit, il est authentique.Une qualité civile que l’on a perdue d’un régime à l’autre au Québec ou tout simplement que l’on n’a jamais acquise.Ici, les ravages de la domination de l’Église catholique ont eu des effets pires, peut-être, que la colonisation britannique elle-même.L’analyse que Michel Morin et Claude Bertrand ont faite, il y a presque vingt ans, des méfaits de cette culture ecclésiastique reste d’une justesse et d’une honnêteté inégalées.Aujourd’hui, le comportement de l’intelligentsia demeure encore profondément marqué par la prêtrise.L’incapacité critique même, le manque de courage des gens qui auraient les moyens de devenir des «intellectuels», résultent en partie d’une obéissance inavouée et inavouable à un diktat subliminal et refoulé de l’autorité.Voilà : Hubert Aquin est l’anti-prêtre par excellence, le plus loin de cette culture québécoise, le plus à part, le seul qui pouvait stigmatiser d’une façon définitive sa fatigue extrême.On aimerait bien que nos intellectuels, nos politiciens ou nos journalistes soient capables d’analy-ser et commenter l’œuvre d’Aquin.Ce passage, par exemple : «L’indépendance est une notion de l’esprit.Il importe de savoir sous quelle espèce politique et parlementaire se manifestera cet être de raison qu’est l’indépendance.Il importe de savoir aussi qui se chargera de concrétiser ce rêve, qui nous conduira à la Terre promise et par quel chemin.En tant que citoyen — et j’en arrive à décliner mes préjugés —, je suis séparatiste, mais je suis insatisfait des précisions qu’on apporte à ce vieux rêve révolutionnaire de tout Canadien français» (op.cit., page 57).Insoutenable pour tous Vingt ans après sa mort, deux référendums perdus, l’essor artistique des années 80 et le décollage économique de Québec inc.font dire aux gens que Aquin est dépassé, politiquement obsolète et qu’il vaut mieux de ne pas en parler.La vérité est tout autre : la frénésie de la consommation et le séparatisme néolibéral, les agents les plus puissants de la modernisation au Québec, ont étourdi une société déjà assez «tranquille», laissant les questions posées par Entre les Blocs erratiques et le Bloc québécois, il ne peut pas y avoir d’affinité ' ^ Hubert Aquin Aquin toujours sans réponse.L’idée d’indépendance de ce citoyen est trop haut placée pour inspirer nos politiciens et le recours à sa pensée aurait pour seul effet d’embarrasser tout le monde.Il est vrai que depuis la «mort des idéologies» et le désenchantement généralisé, dont la manifestation au Québec a coïncidé à peu près avec le suicide d’Aquin, le rôle des intellectuels a radicalement changé dans les pays de l’Occident.Cela dit, il est intéressant de confronter la position d’Aquin, sa pensée politique formée entre les années 1950 et 1977, avec celles des rares intellectuels québécois de la génération suivante qui ont fait leur métier.Michel Morin est sans aucun doute le penseur qui a le plus fait pour donner une réponse politique à l’impasse ontologique dans laquelle se trouve depuis toujours la société québécoise.Malgré cela, Morin aussi oublie de signaler la continuité entre la pensée d’Aquin et sa propre réflexion politique.Et pourtant, dans son livre de 1992, La Souveraineté de l'individu, l’effort de ARCHIVES LE DEVOIR définir le sens de l’indépendance par une nouvelle rationalité nous rappelle de près la définition de l’indépendance par Aquin comme «une notion de l’esprit».Il est vrai que Michel Morin a dressé une critique ponctuelle de l’idéologie nationaliste ayant pour but la fondation de la nation-État en se démarquant ainsi de la vision d’Aquin qui y voyait encore une étape nécessaire sur le chemin de l’universaljsa-tion de l’expérience québécoise.A la lumière des vingt dernières années d’histoire, Morin peut se méfier de «ce réquisit du nationalisme souverainiste qui consiste à affirmer la nécessité pour chaque nation de disposer de "son" État.(.] le sentiment d’appartenance à une même communauté culturelle [.J est l’idéologie sous-jacente à l’idée d'Etat-nation, idéologie dangereuse en ce qu'elle autorise tous les glissements hors d'une véritable légalité démocratique» (La Souveraineté de l’individu, page 67).Mais la distance avec Aquin n’est pas si grande, Ce dernier était parvenu à la conclusion d’accepter et de vivre la phase nationaliste parce qu’il ne voyait pas de raccourcis possibles, à l’époque, dans l'accession à l'universel.Mais cette conviction ne l’a pas empêché de dresser la critique de cette même idéologie.En polémiquant avec Pierre Trudeau, il écrit : «Or, précisément, la nation-Etat est un concept vraiment périmé qui ne correspond ni à la réalité ni aux dernières données de la science.Im nation n 'est pas, comme le laisse entendre Trudeau, une réalité ethnique.Il n’y a plus d’ethnies, ou alors fort peu.[.] Le Canada français est polyethnique.Et ce serait pure folie, j’en conviens, de rêver pour le Canada français d’une nation-État quand précisément la nation ca-nadienne-française a fait place à une culture globale, cohérente, à base différentielle linguistique.Qu’on appelle nation ce nouvel agglomérat, je veux bien, mais alors il ne peut plus être question de la nation comme du ferment du racisme et de tous ses abominables dérivés.» Voilà, l’idée est là, fondée sur des valeurs démocratiques sincèrement senties et sur une vision de la cité que nous partageons entièrement.On dirait que plus on lit Aquin, plus on comprend le pourquoi du silence qui l'entoure.D’ailleurs, aucun régime n’a jamais célébré un écrivain subversif et le Québec «souverainiste» ne fait pas exception : entre les Blocs erratiques et le Bloc québécois, il ne peut pas y avoir d’affinité ! Les intellectuels, aussi, souffrent d’une forme suspecte d’amnésie parce que Hubert Aquin leur a coupé l’herbe sous le pied, parce qu’il les a géniale-ment dépassés de moult mesures.Mais surtout parce qu’il les oblige à se confronter, à être authentiques.Aquin est l’écrivain qui a, le plus et le mieux, senti, vécu et représenté la difficulté d’être moderne et Québécois.Celui qui a incarné le drame de, la modernité fuyante et hors d'atteinte en conjuguant, dans son écriture, sa propre destinée individuelle au devenir historique de la société québécoise.Son œuvre est le lieu où se joue tragiquement la recherche de sens existentiel et politique de toute minorité, de toute humanité.Ainsi vu, Hubert Aquin est le Québec même.Ce que Jacques Folch-Ribas a écrit de lui il y a vingt ans est encore vrai : «Hubert Aquin est peut-être le premier écrivain qu’il faudrait lire pour saisir la complexité du Québec.» Mais le Québec ne veut pas se lire.Économie sociale Convergences et vigilance Il faut créer un rapport de force pour que les emplois soient décemment rémunérés JACQUES FOURNIER Employé dans un CLSC (T lus de 400 personnes ont participé à un col- P loque organisé, ce printemps à l’UQAM, par la revue Nouvelles pratiques sociales sous le thème : «L’économie sociale et les services sociaux et de santé : enjeux et perspectives».i‘- Il en est ressorti que plusieurs éléments d’analyse commencent à être partagés par un certain nombre de personnes concernant l’économie sociale, ce qui n’exclut pas une nécessaire vigilance face à la possibilité que le gouvernement tente de récupérer de façon technocratique le foisonnement des initiatives communautaires dans le domaine de la santé et des services sociaux.L’allocution d’ouverture a été livrée par un tandem, Diane I/'mieux, présidente du Conseil du statut de la femme, et Yves Vaillancourt, professeur à l’UQAM et principal organisateur du colloque.Les deux conférenciers ont fait valoir qu’il importe de ne pas restreindre le concept de l’économie sociale à une seule de ses composantes.L’économie sociale ne doit pas se réduire aux entreprises de misère et, si elle comprend des organismes d'utilité collective, elle ne doit pas se limiter à ces derniers.Four les deux présentateurs, il est essentiel que les emplois créés dans le domaine de l’économie sociale soient décents et durables, et cela, les groupes de femmes l’ont demandé à plusieurs reprises.Mme Lemieux et M.Vaillancourt ont étayé la thèse qui avance que l’économie sociale est un levier pour démocratiser le système de santé et de services sociaux.M.Vaillancourt a émis vigoureu- sement l’opinion selon laquelle il faut créer un rapport de force si on veut que l’économie sociale génère des emplois convenablement rémunérés et valorisants pour les personnes concernées.Danielle Fournier, professeure à l’Université de Montréal, a plaidé pour que, au delà des dangers potentiels, soit définie la logique propre de l’économie sociale.Pour elle, cela ne doit pas être une «passerelle vers l’emploi».La recherche et l’expérimentation sont requises.Elle a posé la question : l’économie sociale peut-elle permettre la revalorisation du travail souvent invisible des femmes ?Yves Nantel, agent de développement du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides, dit oui à l’économie sociale mais pas à n’importe quelles conditions.L’économie sociale poursuit un double objectif politique : redonner du pouvoir tant aux usagers qu’aux salariés.Pour lui, il faut dépasser les projets bien ficelés adoptés au Chantier de l’économie sociale et accepter d’autres projets émanant du milieu.Organisateur communautaire au CLSC Basse-Ville-Li-moilou, Marc De Koninck a présenté un projet dynamique, Aide communautaire Limoilou.Il a émis l'opinion selon laquelle tous les interlocuteurs au gouvernement ne semblent pas avoir compris ce qu’est l’économie sociale, quand des fonctionnaires disent : «On ne va pas donner davantage pour lancer des entreprises d'économie sociale que l’on en donnerait pour lancer des entreprises privées.» M.De Koninck rejoignait en cela la pensée de Lorraine Guay, du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale, qui disait : «On peut être d’intérêt public satis être du secteur public.» Elle ajoutait que la façon dont les besoins sont déterminés dans une société est importante dans la mise en place et le type de ressources requis.Quand les besoins sont déterminés à la base plutôt qu’en haut, il y a de fortes chances que le service soit plus adéquat.Mme Guay a plaidé pour l’élimination du secteur privé («même le secteur marchand civilisé») dans le domaine social : la logique du profit n’a pas sa place dans la réponse aux besoins sociaux.Tout ne va pas comme sur des roulettes dans les suivis du Chantier de l’économie sociale.La Concertaction interrégionale des garderies du Québec avait fait approuver au Sommet un important projet de Centres de la petite enfance.Selon sa présidente, Claudette Pitre-Robin, depuis le 30 octobre, ce projet est suspendu.«Legouvernement nous a dépossédés de notre initiative», résume-t-elle.Les fonctionnaires qui ont confisqué le dossier en sont à s’interroger douloureusement sur le caractère français de l’appellation «Centres de la petite enfance».Jean-Louis Laville, du Centre de recherche et d’information sur la démocratie et l’autonomie (CRIDA, affilié au CNRS, Paris), a traité de l’univers des «services relationnels», basés sur les interactions directes entre les personnes.Il a dénoncé les prétendus emplois qui devaient être des passages mais qui sont devenus des trappes.Il a rappelé l'importance de la combinaison des ressources pour le financement de l’économie sociale : aides de l’État, des collectivités locales, contribution de l’usager et du secteur privé.Il a affirmé avec pertinence que «l’emploi, c'est un moyen, pas un but».François Lamarche, du service de recherche de la CSN, a dit que ce ne sont pas les syndicats qui menacent de tuer l’économie sociale mais la privatisation.11 a décrit la crise de l’emploi comme étant une crise plus vaste, une crise du social.La présidente du Chantier de l’économie sociale, Nancy Neamtan, a eu le privilège de conclure le colloque.Pour elle, il est temps de passer à une autre étape : le procès de l’économie sociale est terminé, nous sommes dans le «comment».Elle dit qu’il ne faut pas avoir peur de se salir les mains dans l’économie sociale : «Je n’ai plus beaucoup de larmes, j’ai envie d’agir.On n’a pas besoin de leçons de morale mais de solutions.» Que conclure de ces nombreuses interventions ?Que l’économie sociale est là pour rester.Qu’elle est appelée à se développer.Qu’on y trouve un important gisement d’emplois pour l’avenir (Jeremy Rifkin fait la même analyse dans son livre La Fin du travail).Qu’il faut être vigilants parce que le secteur privé est tout disposé à envahir la place que l’économie solidaire ne prendrait pas.Qu’il faut talonner davantage le gouvernement pour qu’il s’implique autrement que par des paroles et simultanément, il faut se méfier de la tendance à la bureaucratisation, à la lourdeur et à l’uniformisation inhérente à l’action gouvernementale.Que l’économie sociale peut être une occasion de renouvellement et de renforcement de la démocratie dans la société.Ce n’est pas rien.L’économie sociale peut-elle permettre la revalorisation du travail souvent invisible des femmes ?IA RED-ACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard.Paul Cauchon.Jean Chartier.Jean Dion.LouisGilles Francœur.Kathleen Lévesque.Caroline Montpetit.Brian Myles.Isabelle Paré, dément Trudel.Serge Truffaut ; Diane Brécourt (pages éditoriales.responsable des pages thématiques) : Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs) \ Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon.Pierre Cayouette.Paule des Rivières.Louise Leduc.Jean-Pierre B rault Benoit Monger.( Mile Tremblay : h l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Robert Dutrisac.Jean Pichette.Claude Turcotte ; à l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).François Brnusseau (éditorialiste).Claude Lé-vesque à l'information politique : l’Serre O'NeiD.Manon Comelber (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Quebec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) : à l’information sportive : Yves d'Avignon : Marie-Hélène ¦Marie (secretaire a la rédaction) : Isabelle Hache)-.Mariedaude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Ifemme.Serge Iaplanie (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur ad-’ ¦mt) lacquelinc Avril.Jean de Bille.Brigitte Cloutier.Gysiaine Côté.Marlene Côté.Christiane Legault.Jacques A Nadeau.Guvlaine Ouellet.Micheline Ruelland (publicitaires) : Syhie Iaporte.Nathalie Lemieux.Claire Paquet Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon : Francine OueDet (secrétaire).LA PRODUCTION' joerkn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production).Claudine Bédard.Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon.SyK-ain Lesage.Christian Yien.Olivier Zuida.SERVICE A LA CLIENTÈLE foh.inne Brien (responsable).Evelyne Labonte (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Tuncotte.Monique L'Heureux.Lise Iachapelle.Rachelle Ledere-Venne.L'ADMINISTRATION Yves Houthiette (contrôleur).Dany Depatie (adjointe à l'administration et responsable des ressources humaines).Nicole Carmd (responsable des services comptables).Jeanned'Arc Houde (secrétaire à la direction) : Céline Furoy.Ghislaine Lafleur.Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (riceprésident exécutif et directeur général). A II I.K l> I! V OIK.I, K V K N l> K K IM 2 (I .1 |! I N I II II 7 ?Le .?Ai.HAUTES LES RUES DU FESTIVAL DEJAZZ Voici l'horaire des fermetures de rues à l'occasion du Festival international de jazz de Montréal.MNUmJOW IHIUIIOOM PfttUOtNUINNCOT Lg COWU1I M«MOM Rues fermées aux automobiles (accès et stationnement interdits) du 20 juin, 9h, au 11 juillet, 6h du 20 juin, 18h, au 23 juin, 6h du 23 juin, 18h, au 25 juin, 6h du 25 juin, 18h, au 26 juin, 6h du 7 au 11 juillet de 18h à 6h du 26 juin, 18h, au 27 juin, 6h du 27 juin, 18h, au 30 juin, 6h du 30 juin, 18h, au 2 juillet, 6h les 2 et 3 juillet de 18h à 6h du 4 juillet, 18h, au 7 juillet.6h EN BREF RÉFORME SUITE DE LA PAGE 1 Le lancement de ce rapport, qui s’intitule Réaffirmer l’école, se fait toutefois dans de curieuses conditions.Ije groupe a émis un communiqué mercredi soir annonçant qu’il venait de remettre son rapport, et le ministère a tout bonnement indiqué que le texte serait disponible pour le grand public le 25 juin sur le site Internet du ministère.En 150 pages bien tassées, le groupe de travail aborde un ensemble de questions complexes: les matières enseignées, mais aussi les missions de l’école, le temps d’enseignement, la présentation des bulletins scolaires, la préparation des programmes, etc.Les contenus globaux de formation sont d’abord définis, et pour ce faire, le groupe reprend les .cinq grand domaines d’apprentissage identifiés par les Etats généraux sur l’éducation: les langues; le champ de la technologie, des sciences et des mathématiques; l’univers social; les arts; le développement personnel.Pour chaque champ, on définit les compétences exigées.D’emblée, le groupe constate que puisqu’on ne peut pas vraiment augmenter le nombre d’heures d’enseignement (le groupe le déplore sans vraiment aller plus loin sur la raison de cette difficulté), il faudrait prévoir une meilleure utilisation du temps pour rendre l’école plus exigeante et rigoureuse.Iœ groupe propose, entre autres, d’organiser l’enseignement par cycles plutôt que par années d’études, afin de donner «plus d’espace et de temps pour différencier», afin de «contourner le redoublement qui fige l’élève dans un sentiment d’échec».Autrement dit, l’enseignement d’une matière pourrait être étendu à deux ans plutôt qu’une.Cette organisation «suppose un vrai travail d’équipe, puisqu’un groupe d’enseignants sera collectivement responsable de la progression de l’ensemble des élèves d’un même cycle».Les propositions de révision de la grille-matière sont appuyées par d’autres recommandations portant sur un rehaussement des exigences nécessaires à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires.Les recommandations PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le rapport du Grou|)e de travail sur la réforme du curriculum présente une analyse minutieuse de chaque matière enseignée au primaire et au secondaire.En voici quelques-unes des recommandations.Au primaire ¦ Plus du tiers du temps d’enseignement devrait être consacré au français pendant les deux premières années du primaire (neuf heures sur 23,5 par semaine).Par la suite, l’actuel temps d’enseignement de sept heures par semaine serait maintenu; ¦ l’anglais langue seconde doit débuter en troisième année plutôt qu’en quatrième; ¦ un enseignement plus formel des sciences doit débuter en troisième année; ¦ les «compétences transversales» en histoire doivent être intégrées aux apprentissages fondamentaux, et à la fin du primaire l’actuel, le cours de sciences humaines devrait plutôt s’appeler «Histoire, géographie et éducation à la citoyenneté»; ¦ fa géographie doit être obligatoire de la troisième à la sixième année du primaire; ¦ l’actuel enseignement des arts doit être maintenu, et au primaire, il faudrait surtout mettre l’accent sur la musique et les arts plastiques.Les auteurs écrivent d’ailleurs que les arts doivent continuer à occuper une «place prépondérante» comme matière obligatoire de la maternelle jusqu’à la fin de la deuxième secondaire.Au secondaire La proposition la plus spectaculaire concerne la disparition de sept cours obligatoires afin de libérer des heures d’enseignement.Le curriculum actuel souffre de «balkanisation» et il faut regrouper un certain nombre de programmes actuels, écrivent les auteurs.Mais le contenu de ces cours est intégré ailleurs.Le contenu du cours de biologie humaine, par exemple, devrait faire partie de la nouvelle séquence obligatoire des sciences et techniques.De façon générale, les élèves bénéficieraient d’une formation générale unifiée jusqu’en troisième secondaire, mais le groupe de travail recommande que dans les deux dernières années du secondaire, on offre beaucoup plus de choix.¦ Le temps suggéré à l’enseignement du français doit être porté de 17 à 22 % de la plage horaire; ¦ l’anglais langue seconde doit être enseigné jusqu’à la cinquième secondaire; ¦ on émet le «souhait» que les élèves puissent débuter l’apprentissage d’une troisième langue dès la troisième secondaire; ¦ la séquence de l’enseignement des sciences au premier cycle du secondaire est réorganisée, et elle doit intégrer les actuels cours d'écologie à la première secondaire, de sciences physiques à la deuxième secondaire et de biologie à la troisième; M les mathématiques subissent peu de modifications mais leur place est «prépondérante» (comme au primaire d’ailleurs) et les apprentissages doivent être mieux consolidés; ¦ l’enseignement de l’histoire serait obligatoire pour chaque année du secondaire (au lieu des deux «innées actuelles).En cinquième secondaire, l’histoire serait intégrée à un programme de «connaissance du monde contemporain» qui intégrerait géographie et économie.La géographie en tant que telle serait obligatoire en première et deuxième secondaires; ¦I l’enseignement des arts doit être obligatoire à chacune des deux premières années du premier cycle et doit être l’une des trois options en troisième secondaire; B l’éducation physique est maintenue; B le groupe de travail affirme avoir demandé aux deux comités confessionnels gouvernementaux d’envisager de diminuer le temps consacré à l’enseignement religieux, mais «compte tenu de la réponse reçue, nous ne pouvons que recommander le statu quo» (en ce qui concerne l’enseignement religieux et moral).SEQUELLES Dégager des leçons des insuccès électoraux du Bloc québécois SUITE DE LA PAGE 1 Gare aux trafiquants d’immigrants Washington (AFP) — Les États-Unis ont annoncé hier l’ouverture de 13 bureaux de son Service d’immigration et de naturalisation (INS) dans quatre continents, dont le but sera de combattre le trafic d’immigrants illégaux.Il y avait déjà 22 de ces bureaux de FINS qui devraient dissuader les réseaux de trafiquants d’immigrants.«Pour la première fois, l’INS établira une présence d’enquêteurs policiers et de spécialistes du renseignement», a précisé la commissaire Doris Meissner.Outre des bureaux en Chine, au Japon, au Ghana, au Danemark et en Afrique du Sud, FINS s’implantera à Port-au-Prince, à Quito, à Panama, à Lima, à San Salvador, à Guatemala et à Kingston en Jamaïque.+Egaré pendant deux mois Le Caire (AFP) — Un jeune garçon égyptien a retrouvé sa mère hier, deux mois après s’être égaré lors de l’incendie d’avril dernier qui avait ravagé un camp de pèlerins près de La Mecque, a-t-on indiqué à l’aéroport du Caire.L’enfant, Attiya Awad Abdel Al, 12 ans, avait accompagné sa mère au pèlerinage mais l’avait perdue lors du sinistre.L’incendie a détruit un camp de toile et fait, officiellement, au moins 343 morts et 1537 blessés, en majorité des Indiens et des Pakistanais.À LIRE DEMAIN Les Arts et les Livres Le jazz s’amène bientôt dans les rues de Montréal.Parmi les centaines d’artistes qui débarqueront, il y aura trois canons, trois gros calibres: Jackie McLean, Lee Konitz et John Zorn.Le bon, la brute et le truand, version beaucoup plus «jazzée», font la une des Arts demain.Et comme elle est enfin à nos portes, la saison estivale, il sera question, à la une des Livres, des lectures qui l’accompagnent.Quelques livres, en vrac, réussiront sans doute à sauver les vacanciers de l’ennui, si ça tournait mal.Mieux vaut être prêt que pris au dépourvu.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A3M9.EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction des cadres élus du PQ ont donné le feu vert au projet gouvernemental.Même la région de Ville-Marie et son président, Maxime Barakat, se sont ralliés, laissant tomber leurs amis de Montréal-Centre, dont ils avaient jusqu’ici épousé toutes les causes.Ce dernier coup dur a vivement déçu les dirigeants de la région, dont le président, Bruno Viens, songerait à remettre sa démission.Une rumeur qu’il a refusé hier de commenter, se limitant à dire qu’il tiendra un exécutif régional dimanche soir et qu’il fera une déclaration lundi matin, s’il y a lieu.Par-delà les défections, Bruno Viens conserve néanmoins l’appui de quelques régions et d’au moins deux présidents de comités nationaux.Au nombre de ces in- Répondant à une question, il a précisé qu’en plus des grandes institutions et des secteurs d’activité communs, son parti devra faire preuve de transparence quant il est question de partenariat.«Je crois que les Québécoises et les Québécois et nos amis canadiens ont intérêt à en savoir davantage sur nos intentions, sur comment on va procéder, et c’est certainement quelque chose qui va occuper la vie du Parti québécois au cou?s de la prochaine année.» A la chute du rideau parlementaire, M.Bouchard a tenu à saluer le vote unanime sur les commissions sco-aires linguistiques, cent voix à zéro.«Ici, l’enjeu est simple: mettre un terme à un système scolaire qui continuait à favoriser l’intégration des nouveaux arrivants dans la communauté anglophone, notamment à Montréal.» En 1996-97, le premier ministre soutient d’autre part que son gouvernement a osé et qu’il a rempli ses promesses.«L'an dernier, nous avons préparé le terrain; cette année, nous avo)is livré la marchandise», a-t-il déclaré.Selon lui, le déficit zéro demeure toutefois un objectif incontournable, et pour cette raison, il ne saurait être question que son gouvernement investisse pour le moment dans un nouveau stade de baseball à Montréal.«Quand on ferme des hôpitaux, ce n’est pas sûr qu’on ouvre des stades.[.] Je n’ai pas l’intention de dire oui à une demande comme celle-là si elle est adressée au gouvernement du Québec.» soumis figure le président régional des Laurentides, Réal Fortin, qui ne comprend pas la logique de la décision gouvernementale, en ce qu’il ne voit pas comment on pourra convaincre les immigrants de fréquenter l’école française après leur avoir permis de voter et de payer leurs taxes à des commissions scolaires anglophones.Quant à la rumeur de démission de Bruno Viens, il souhaite qu’elle ne soit pas fondée.Lors du caucus parlementaire de mardi, puis à la réunion du cabinet de mercredi, il y a bien eu quelques braves députés pour défendre la position de Montréal-Centre.Ces velléités d’opposition n’étaient toutefois pas de taille avec la force de frappe du premier ministre Bouchard, qui n’était pas d’humeur à se laisser barrer la voie.On dit par ailleurs que même si la dissidence s’est peu exprimée au caucus et au conseil des ministres, le désac- Au sujet des problèmes escomptés cet été avec, les départs volontaires d’environ 20 000 syndiqués de l’État, M.Bouchard parle d’«une opération délicate préparée avec soin».Il affirme que son gouvernement saura assurer une «transition harmonieuse» et il promet toujours d’effectuer des embauches au-dessus de 15 000 départs.Présentement, 16 640 employés du secteur public ont fait part de leur intention de quitter leur poste le 1" juillet.Il trace un bilan positif des actions de son gouvernement, notamment dans le domaine de l’emploi où, dit-il, «depuis juillet dernier, le Québec a créé 100 OOO emplois nouveaux».M.Bouchard a rappelé que neuf lois découlant du Sommet sur l’économie et l’emploi avaient fait l’objet d’une adoption, entre autres pour établir un régime d’apprentissage, réduire la semaine de travail et instituer le Éonds de lutte contre la pauvreté.Il a mentionné que le dernier budget Landry avait créé, entre autres, un plan d’investissements privés et publics de 5,3 milliards.Son gouvernement met en avant une réforme fiscale, a-t-il rappelé, qui réduira de 850 millions l’impôt sur le revenu des contribuables.Par ailleurs, il continue de prétendre que la facture de 500 millions envoyée aux municipalités représente le dernier morceau d’équité qui manque à l’effort collectif pour redresser les finances publiques.Au chapitre législatif, M.Bouchard retient, en plus de l’adoption de la loi 109 sur les commissions scolaires linguistiques, la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, «une pièce maîtresse de notre politique de développement durable en matière agricole».cord est plus profond qu’il ne paraît.A la réunion de demain, le Bureau national devra débattre de la sagesse de maintenir,des rapports de force entre le gouvernement et le parti.A cet égard, les participants traiteront d’au moins deux autres dossiers litigieux: le projet de dérivation des rivières de la Côte-Nord que mijote Hydro-Québec, qui a entraîné la mise sur pied d’une coalition contre la dénationalisation de l’électricité; et les politiques environnementales du gouvernement, répudiées cette semaine par le Comité national sur l’écologie et l’environnement du parti.Enfin, au cours de cette réunion, on tentera de dégager des leçons des insuccès électoraux du Bloc québécois.Pour affronter la tempête, le premier ministre se fepa accompagner de Guy Chevrette, l’abrasif ministre de l’Énergie.Le premier ministre se réjouit par ailleurs de l’accord sur la formation de la main-d’œuvre signé avec Ottawa.Il a insisté sur la nouvelle politique familiale de son gouvernement, la loi 40, «qui redonne à la Charte de la langue française la capacité de faire son travail pour protéger et promouvoir le français», et le fait que le budget de la Culture est demeuré le même, comprenant l’intention de doter Montréal d’une grande bibliothèque publique.Bilan libéral Le bilan parlementaire que trace le chef du Parti libéral Daniel Johnson diffère évidemment de celui du premier ministre Bouchard.Le chef de l’opposition officielle prétend de son côté que le menu législatif a été plutôt mince depuis janvier.S’il retient une chose du gouvernement Bouchard, c’est le manque de geptes concrets et constructifs dans les domaines de l’Éducation et de la Santé.«Le premier ministre utilise l’indignation au lieu de la conviction dans ses discours et ses discours ne trompent personne.Il continue à pratiquer, en matière d’éducation, de santé et de fardeau fiscal des Québécois, le double langage qui le caractérise depuis son assermentation.» Le chef de Faction démocratique du Québec, Mario Dumont, montre du doigt le gouvernement Bouchard pour, d’une part, effectuer des ajouts de structures et, d’autre part, causer la diminution des services offerts aux citoyens.Selon lui, l’équipe péquiste ressemble à un gouvernement qui vient de passer sept ans au pouvoir et pas seulement deux.BIODÔME «Cela aurait été comme mettre un champion de nage dans une baignoire» SOUFFLER Bouchard oppose un non catégorique à un nouveau stade de baseball SUITE DE LA PAGE 1 Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1> Devoir est publié du lundi au samedi par Le I)evoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue de Bleury.Sr étage.Montréal.(Québec).ILIA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I.aSaIlc.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Prrsse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le iJerotr est distribué par Messageries Itynamiqucs.division du (troupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.laval.Envoi de publication — Enregistrement a* 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 taines de spécimens dans le golfe, où ils nageaient jadis par milliers.Et ceux qui restent sont menacés par les polluants du fleuve.L’exposition présentée ces jours-ci nous apprend aussi que les ancêtres de ce cétacé avaient probablement des pattes arrière il y a 45 millions d’années.Les os de la nageoire pectorale des bélugas évoquent d’ailleurs la forme d’une main humaine.Alors qu’il siégeait au comité des sages qui parrainait l’ambitieux projet du Biodôme, il y a plus de cinq ans, l’illustrateur Frédéric Back, qui fait partie de la Société québécoise pour la défense des animaux, s’était opposé à ce qu’on fasse entrer un béluga, qu’on appelle aussi marsouin, au Biodôme.Quelle que soit la grandeur de l’aquarium où le cétacé aurait été placé, «cela aurait été comme mettre un champion de nage dans une baignoire».Entre-temps, plus de 200 espèces animales, comptant 5000 spécimens, ejt 5000 espèces végétales ont trouvé un toit au Biodôme.Evoluant à travers quatre écosystèmes savamment planifiés, le visiteur peut observer un lynx des climats tempérés à quelques pieds d’un manchot au panache bigarré des climats polaires, après avoir traversé une forêt humide et tropicale peuplée de singes tamarins dorés, d’ibis, d’aras, de capybaras.EL fruit de l’expérience québécoise, le Biodôme est le seul organisme touristique à recréer l’état de dormance parmi les arbres de la forêt laurentienne.Cet état, obtenu après avoir créé un climat d’automne, est maintenu en baissant la température à 4 °C la nuiL durant deux mois d’hiver.Selon les données de Pierre Bourque, successivement père du Biodôme et maire de Montréal, de 8 à 10 % des visiteurs du Biodôme sont venus à Montréal expressément pour faire cette visite.Se dressant comme un oasis dans les infrastructures de béton de l’est de Montréal autrefois vouées au Vélodrome, le musée écologique est donc devenu un incontournable arrêt touristique.La plupart des animaux vivant au Biodôme sont nés en captivité.«Sans cela, le choc serait trop énorme», raconte Rachel Léger, biologiste responsable des collections vivantes du Biodôme.Ce n’est pas le cas cependant des macareux du climat polaire, recueillis alors qu’ils sont de tout petits oisillons, dix jours après l’éclosion des œufs, sur les îles de Sainte-Marie, près de Blanc-Sablon, sur la Basse-Côte-Nord.Toute l’opération se fait sous la supervision du Service canadien de la faune.«Cette année, nous n 'irons pas, parce que des renards se sont rendus sur les îles, probablement grâce aux glaces, et ont tué plusieurs oiseaux», poursuit Mme Léger.La même supervision est requise lorsqu’on remet en habitat naturel de petites tortues des bois, elles aussi menacées d’extinction, pour vérifier à partir de quel âge elles peuvent survivre en pleine nature.Nourris par les employés du Biodôme, certains passant même chaque nuit en cage, les bêtes présentées au public sont presque apprivoisées.Ainsi, ces grenouilles tropicales, colorées de rouge et de bleu, douées du pouvoir de paralyser qui les touche, sont aujourd’hui complètement inoffensives.«On ne peut pas mettre des prédateurs avec des proies, et les deux groupes ne doivent pas non plus se voir parce qu ’ils vivraient dans une peur constante», ajoute Rachel léger.Sans être prédatrices, certaines bêtes adoptent des comportements particuliers une fois mises en captivité dans l’un des écosystèmes du Biodôme.Ainsi, quatre corbeaux, qui survolaient le Saint-Laurent marin, se sont mis à attaquer, contre toute attente, les sternes gardées par le musée.Huit sternes étaient déjà mortes lorsqu’on a finalement donné les corbeaux à un autre zoo.Et le lynx, amateur d’oiseaux, a bien réussi à mettre la main sur quelques petits des merles bleus et des joncos ardoisés avant qu’on installe autour de ceux-ci un filet protecteur.Et il a bien fallu aussi se débarrasser des fous de bassan qui terrifiaient la population d’esturgeons noirs en leur assenant régulièrement des coups de bec au nez et à la queue.Nourris, protégés, ne devant plus faire d’efforts pour survivre, les animaux du Biodôme n’ont pas un destin propre à leur espèce.La plupart, selon Mme léger, profitent de toute leur espérance de vie.Celle-ci peut aller de 90 ans, dans le cas de certaines tortues, à 35 ans lorsqu’il s’agit des manchots, ou à deux ou trois ans lorsqu’il s’agit des oiseaux tangaras de la forêt tropicale.Les poissons arrivent généralement plus tard dans leur existence au Biodôme parce qu ils doivent être suffisamment costauds pour effrayer les prédateurs potentiels.•Les animaux qui sont présentés ici sont comme des ambassadeurs de leur espèce», dit Mme léger.Les fondateurs du Biodôme espèrent par ailleurs que sur les cinq millions de visiteurs venus jusqu’ici, un certain nombre d’entre eux seront touchés par la vie rencontrée et travailleront à la sauvegarde, à la restauration et à la protection des espèces en milieu naturel.A1C
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