Le devoir, 23 juin 1997, Cahier B
le Devoir «i Agenda Page B 7 Culture Page B 8 Économie Page B 2 Sports Page B 5 L’EN UE VU I, K I) E V (MU.I.E I.r X I) I 2 :» .1 I' I X MM» 7 Kenneth White Le poète nomade Lécrivain écossais pratique le décloisonnement entre la littérature, la philosophie, la poésie et la géographie Nomadisme intellectuel, géopoétique, biocosmopoésie.?Ceux qui le suivent à la trace le savent : il y a déjà un bon moment que l’écrivain écossais Kenneth White s’est mis en route, armé de ces mots qui respirent, et lancé à la conquête d’un paysage culturel vivant, désencombré.YVON LAVERDIÈRE COLLABORATION SPÉCIALE LA écrivain écossais Kenneth White J était de passage au Québec l’automne dernier pour y animer séminaires et conférences.En France, où il vit depuis plus de trente ans, White a publié une vingtaine d’ouvrages — essais, recueils de poésie, récits — dont La Route bleue, qui décrit un périple entre Montréal et la baie d’Ungava.Son titre le plus récent, Le Plateau de l’albatros, publié chez Grasset est une introduction à la pensée géopoétique.Grand voyageur, infatigable marcheur, l’auteur pratique le décloisonnement entre la littérature, la philosophie, la poésie et la géographie.Depuis 1989, il dirige les Cahiers de géopoétique, concept qui est au centre de sa démarche et ouvre la voie à une culture-analyse des plus originales.«Le nouvel espace culturel dont je parle n’est pas donné, ni individuellement, ni collectivement, il faut y travailler.Et en ce moment, ce qu’on constate du point de vue social et général, c’est un collectif qui a perdu toute substance, toute énergie, toute perspective, tout horizon, et un enfermement de l'individu dans son petit moi, son petit monde immédiat, ses fantasmes, son solipsisme.Une culture et une vie d’ensemble vivantes sont des champs où l’individu a le loisir et la possibilité de se développer complètement.Tout cela est devant nous, à mon avis, on s’achemine vers, mais nous en sommes très loin.» Cette ouverture de l’espace a ses précurseurs : Nietzsche, bien sûr, pour qui White garde une prédilection.Le surnihilisme — un de ses concepts fétiches — s’inscrit sans nul doute dans le prolongement de cette pensée.«Nietzsche est un des premiers à effectuer une culture-analyse.Il creuse en profondeur la culture occidentale, jusqu'au néant, au nihilisme.Mais bien sûr, il ne s’en contente pas, il veut en sortir.Il recherchait une transcendance, un dépassement de l’humanisme tel qu’on le connaît.Face à cette analyse radicale qui débouche sur rien du tout apparemment, sur le vide, sur le néant, je dis: formidable, ne paniquons pas tout de suite.Il faut rester dans ce vide, se rendre compte que d’autres cultures l’ont beaucoup travaillé, ce qui n’est pas le cas de la culture occidentale qui en a toujours eu une peur bleue.L’étape, suivante, plus difficile, c’est d’essayer d’inventer une nouvelle figure anthropologique, une nouvelle manière d’être humain, d’être au monde, d’habiter la terre.L’image que j’ai de l’être humain, c’est un habitant de la terre.» La figure du dehors Cette nouvelle figure anthropologique ou figure du dehors, White la scrute dans la culture occidentale mais aussi dans la culture et la philosophie orientales, qu’il a longuement fréquentées.«Un des aspects de la modernité, c’est le sujet.Au fur et à mesure que la modernité avance, ce sujet va devenir de plus en plus subjectif.Et pour beaucoup de gens, la littérature, la poésie — la chose va de soi pour eux — c’est l’intériorité, l’intimité, les fantasmes.Si on vit uniquement dans son intériorité, ça rancit vite.Il faut un contact permanent avec ce qui nous entoure.Donc, la figure du dehors, c’est un être humain qui essaie d’évoluer dans le dehors.Je préfère éviter des mots comme nature ou environnement car avec environnement on est déjà dans un discours très connoté, et avec la nature, on est dans un discours très flou.Et je me suis attaché effectivement à des figures de poètes, de poètes-penseurs.En Orient, on retrouve ces grands poètes déambulants du Tibet tels Kunleg, qui se décrit “errant partout dans les champs de la connaissance parmi les coudées claires de la poésie’’.Aujourd’hui, nous avons accès à toutes les cultures.C’est une possibilité énorme que très peu de personnes exploitent.La voilà, notre potentialité, au lieu de nous enfermer dans une contemporanéité, de tourner en rond et d’appeler ça le postmoderne.» Pour White, la sophia, ou intelligence primordiale, est par définition poétique.«C’est Aristote qui a affirmé le premier que l’homme est un animal politique.Je suis d'accord, mais je dirais qu’avant d’être un politique, il est biocosmopoétique.C’est un animal qui vit, qui essaie comme tous les animaux d'être en rapport avec l’environnement dans son sens immédiat et le plus vaste, et qui a un langage car chaque être humain essaie d’exprimer son rapport au monde d’une façon ou d’une autre, d’où la nécessité de la poétique.» La nature et l’animisme Pour celui qui s’intéresse au dehors, le lieu et le paysage prennent une importance considérable, opé-ratqire.S’il s’est intéressé au chamanisme et à ce qu’Éliade qualifiait de «techniques archaïques de l’exta- se» il se garde bien de toute forme d’adhésion ou de spiritualisme.«Pour moi il y a la nature, j’ai à travailler avec la nature.Je n’ai pas à atteindre un surnaturel.Quant à l’animisme, c'est encore une projection humaine.C’est faire parler le rocher comme parlent les hommes alors que je veux laisser les rochers tels quels.Ce qui m’intéresse, c'est d’essayer d'établir un contact entre mon être et l'être du rocher.J’aime le silence massif et dur des rochers.Je n’essaie pas de me trouver partout.Au contraire, j’aime bien trouver ce que je ne suis pas.Il s'agit donc d’un effort pour entrer en contact avec le maximum de choses.» Lui qui avoue préférer la lecture d’ouvrages scientifiques à celle d’ouvrages dits littéraires ne s’en réfère pas moins à bon nombre d’écrivains: Thoreau, Whitman, Yeats, Artaud.Mais son rejet de la littérature de divertissement, d’un certain art d’invention, est sans équivoque.«Je crois qu’il faut établir une distinction entre deux sortes d'écrivains: ceux qui se contentent de décrire un état de choses, social ou psychologique, et des Chant de loup et colloques de mouettes On imagine mal Kenneth White circuler dans les couloirs de La Sorbonne, où jusqu’à tout récemment, il enseignait la poétique américaine du XX1 siècle.L’homme du dehors, l’anarchiste éprouvait-il le besoin de garder un pied à l’intérieur.« Ça, c’est mon judo social.Je suis dedans et dehors.Je suis surtout dehors, mais je suis dedans de façon sporadique».Aujourd’hui, il réside en Bretagne, aux abords des rochers et de cette mer où il peut à loisir jeter un œil rétrospectif de l’autre côté, vers la nébuleuse terre-mère.«J'ai quitté la Grande-Bretagne car je voyais s’y installer une énorme médiocrité dans les années 60.La France n’y était pas encore.Elle avait vingt heureuses années de retard.Maintenant, une horrible médiocrité est en train de s’installer en France.Disons qu’elle a rattrapé le temps perdu, ou soit le temps de la médiocrité à rattrapé la France.» De fait, White se tient à bonne distance de la scène parisienne et de ses feux roulants.En bon Écossais qui se respecte, il nous fait vite comprendre que l’establishment, ce n’est pas sa tasse de thé.« À l’université — une institution sociale combien forte et lourde —j’ai toujours été très marginal.D'abord j’ai commencé à l’université en Grande-Bretagne, et après quatre ans, j’ai tout cassé, j’ai tout abandonné.Je suis revenu en France et c’était pour être très marginal.Mais pendant des années, j’ai pu faire exactement ce que je voulais, parce que je n’avais pas de situation en quelque sorte.J’étais sur les bords, à la périphérie, mais j’ai fait exactement ce que je voulais.Après, j’ai pu créer un îlot à l’intérieur de l’université, j’ai pu faire un certain travail à l’université qui correspondait à l’université telle que je la conçois, à l’enseignement tel que je le conçois, à l’université créatrice dont j’ai toujours parlé.J’ai écrit des essais là-dessus et des pamphlets.» À l’aube de la soixantaine, solide comme un chêne et ricaneur, White voyage sur sa table de travail, retiré dans une «simplicité volontaire» qui n’exclut jamais l’imprévu.Un net progrès pour celui qui rêve plus que jamais du chant des loups et de colloques de mouettes: il n’a plus à s’engouffrer dans le TGV une fois par semaine pour se rendre à Paris.US «sir écrivains plus radicaux qui essaient d’ouvrir un champ.Bon, c’est très évidemment les seconds qui m’intéressent.Je ne parlerais pas en termes de littérature authentique ou littérature non authentique, je dirais littérature qui fait passer le temps et littérature qui vraiment, donne envie de vivre plus, augmente la sensation de vie.Rimbaud disait : “Beaucoup d’écrivains, peu d’auteurs.” C’est une phrase-clé.Rimbaud savait très bien que “auteur” vient du latin augere, ce qui veut dire augmenter.L’auteur, c'est celui qui augmente la sensation de vie.Si la littérature ne le fait pas, elle ne remplit pas sa tâche.» Un être non religieux L’œuvre de Kenneth White s’abreuve aux formes religieuses traditionnelles telles que le bouddhisme ou le taoïsme.Toutefois, il se considère lui-même comme non religieux.«Dans mon esprit, il n’y a pas de lien transcendantal, de créateur, rien de tout ça.Quant aux mystiques, il est vrai qu’ils ont toujours été gênants pour les religions.On y retrouve des esprits inorthodoxes, accusés d’hérésie, souvent excommuniés.Un mystique dur du genre de Maître Eckhart m’intéresse beaucoup, parce qu’avec lui, “on entre dans le désert où il n’y a pas de Dieu”—je le cite.Ces mystiques négativités qui nient les doctrines poussent les exigences très loin.Mais ils aboutissent quand même à une sensation du divin, ou de l’absence du divin.Le divin est toujours là.Le divin n’existe pas pour moi.J’ai trouvé dans ce do-maine-là mes équivalences ou mes correspondances beaucoup plus dans des pensées pratiques orientales telles que le bouddhisme.Pas d’entité transcendantale, pas de moi pour adorer quoi que ce soit, au contraire, le bouddhisme annihile le moi.» S’il aime s’ancrer dans le solide, la terre, il se laisse toutefois mener par sa passion du langage et des néologismes : géopoétique, surnihilisme, biocosmopoésie.«Je suis obligé d’inventer des mots car ceux que je cherche, je ne les trouve ni dam la religion, ni dam la philosophie, et je ne les trouve pas dans la science.Regardez les scienti-fiques d’aujourd’hui: il y a cent am, ils avaietit un vocabulaire et un langage tout faits.Aujourd’hui ils débouchent sur un espace où ils cherchent leurs mots.En fait, ils vont vers une poétique.Donc j’ai créé ces grands mots qui sont en quelque sorte comme des portes ou des portières pour un espace dans lequel ne s’applique plus qu’un langage poétique, le langage poétique de cet espace, c’est ce que j’appelle géopoétique.Il y a eu chez moi tout un cheminement vers ça, de plusieurs manières, sur le plan de la pemée, sur le plan de la vie, sur le plan du largage.Ce sont des mots un peu jargonesques quelquefois.Mais je ne déteste pas le mot jargon : c’est le langage de l’oie sauvage.» Le nomadisme La géopoétique implique un cheminement, un déplacement, une traversée de ces lieux symboliques que sont la forêt, les landes, la montagne et les rivages.Le nomadisme serait-il pour White une façon de s’ancrer?Kenneth White se défie de ceux qui cherchent à rétablir les religions et les symboles, d’un colmatage qui ne répond guère à la situation critique contemporaine.Pour lui, la conscience mythique n’existe plus.Ce qui l’a remplacée?«Beaucoup de conneries», lance-t-il dans un éclat de rire, «Nous avom besoin d’une critique radicale, d’une réduction à presque rien.C'est ici qu’entre en jeu l’élaboration d’une nouvelle conscience.En ce moment, ce qu'on a, c’est une médiocratie qui empêche tout contact entre le travail radical et un public qui serait tout à fait susceptible d’écarter beaucoup de choses.» Le Québec?Kenneth White, pour une fois, n’ose pas s’aventurer, mêrpe s’il a conscience des parallèles qui existent entre l’Écosse et cette terre québécoise qu’il a parcourue de bas en haut.Pour l’heure, il continue de s’occuper activement de géopoétique, vient tout juste d’abandonner sa charge de professeur et demeure — entre deux pérégrinations — solidement enraciné à sa table de travail.«Je suis quand même plus souvent chez moi que sur la route.J’ai toujours trois manuscrits en cours: un essai, un récit et un livre de poèmes.Dam le travail, j’inclus aussi une promenade autour du jardin, m’asseoir sous un arbre et, ma foi, faire une petite méditation tranquille.Le soir, j’aime faire une promenade sur la côte, le long des sentiers.Im, je viem d’achever deux manuscrits, dont un nou veau récit.Et il y a les poèmes, bien sûr, qui peuvent surgir n’importe quand.» B 2 I.K 1) E V 0 I II .I.K I.I’ N DI 2 ;i .1 r I X I II II ¦* LE DEVOIR ECONOMIE CETTE SEMAINE A LA BOURSE Semaine du 22 au 28 juin 1997 ASSEMBLEES ANNUELLES Nom de la compagnie Date Heure Lieu QUÉBEC Globex Mining Enterprises Inc.23 juin 10h Montréal Suzy Shier Limited 25 juin 11 h30 Montréal ABL Canada Inc.25 juin 16h Montréal Barexor Inc.(Minerais) 25 juin 10h Val d’Or Repap Enterprises Inc.25 juin 10h30 Montréal Diabex inc.(Ressources) 26 juin 10h Montréal Ditem Inc.(Explorations) 26 juin 10h Montréal ADS inc.26 juin 11 h Sainte-Foy Bombardier Inc.26 juin 11 h Montréal Reitmans (Canada) Limited 26 juin 11 h Montréal Nymox 26 juin 16h30 Montréal Datamark Inc.27 juin 10h Montréal Applied Carbon Technology Inc.27 juin 10h30 Montréal ONTARIO Simmonds Capital Limited 23 juin 9h Toronto H&R Real Estate Investment Trust 23 juin 11 h Toronto Fairlady Inc.(Ressources Energétiques) 23 juin 13h Toronto Nuinsco Resources Limited 23 juin 14h30 Toronto Mosaic Group Inc.23 juin 16h15 Toronto Jascan Resourceslnc.23 juin 16h30 Toronto Northfield Minerais Inc.24 juin 9h30 Toronto Signature Brands Limited 24 juin 10h Toronto Tritech Precision inc.24 juin 10h Toronto Astra Finance Ltd.24 juin 11 h30 Toronto Trimin Enterprises Inc.24 juin 11h30 Toronto Promis Systems Corporatino Ltd.24 juin 15h Toronto CRS Robotics Corporation 24 juin 16h Toronto Slater Steel Inc.24 juin 16h Toronto Arauco Resources Corporation 24 juin 16h30 Toronto Metallica Resources Inc.24 juin 16h30 Toronto FT Capital Ltd.25 juin 9h Toronto Paige Innovations Inc.25 juin 9h30 Toronto Corona Gold Corporation 25 juin 10h Toronto Moneta Porcupine Mines Inc.25 juin 10h Timmins Scorpion Minerais Inc.25 juin 10h30 Toronto International Pursuit Corporation 25 juin 11 h Toronto Med-Chem Health Care Limited 25 juin 11 h Toronto Abacan Resources corporation 25 juin 16h Toronto Cognos Incorporated 25 juin 16h Ottawa Midas Capital Corporation 25 juin 16h Toronto Franco-Nevada Mining Corp.Ltd.25 juin 16h15 Toronto Euro-Nevada Mining Corp.Ltd.25 juin 16h30 Toronto Scintrex Limited 25 juin 16h30 Toronto Glyko Biomedical Ltd.26 juin 8h30 Toronto Tridei Enterprises Inc.26 juin 9h North York Agnico-Eagle Mines Limited 26 juin 9h30 Toronto Algonquin Mercantile Corporation 26 juin 10h Newmarket Brex inc.(Exploration) 26 juin 10h Toronto Consolidated Canadian Express Ltd.26 juin 10h Toronto Sonor Investments Limited 26 juin 10h Toronto Great Lakes Minerals Inc.26 juin 11 h Toronto Mentor Exploration and Development Co.Ltd.26 juin 11 h Toronto Salix Holdings, Ltd 26 juin 11 h Toronto Sudbury Contact Mines Limited 26 juin 11 h30 Toronto United Corporations Limited 26 juin 111)45 Toronto Cineplex Odeon Corporation 26 juin 12h Toronto Lease-Rite Corporation Inc.26 juin 12h Toronto Central Capital Corporation 26 juin 14h Toronto Harris Steel Group Inc.26 juin 14h Toronto Great Lakes Nickel Limited 26 juin 15h Kitchener Acadia Minerais Corp.26 juin 16h Toronto Agritek Bio Ingredients Corporation 26 juin 16h Toronto GRF Technology Inc.26 juin 16h Toronto Birim Goldfields Inc.26 juin 16h30 Toronto Southern Africa Minerais Corporation 26 juin 16h30 Toronto United Tri-Star Resources Ltd.26 juin 16h30 Toronto Wheaton River Minerals Ltd.26 juin 16h30 Toronto World Point Terminals Inc.27 juin 9h Toronto Exall Resources Limited 27 juin 10h Toronto International Aqua Foods Ltd.27 juin 10h Toronto Monarch Resources Limited 27 juin 10h Toronto Natraceuticals Inc.27 juin 10h Scarborough Garbell Holdings Limited 27 juin 11 h Toronto Twin Gold Corporation 27 juin 11 h Toronto Noble China Inc.27 juin 14h Toronto Dia Met Minerai Corp.27 juin 16h30 Toronto AILLEURS AU CANADA HC0 Energy Ltd.23 juin 10h Alberta First Calgary Petroleum Ltd.23 juin 14h30 Alberta Beringer Gold Corp.24 juin 10h Vancouver BRL Enterprises Inc.24 juin 10h Vancouver Cobre Mining Company Inc.24 juin 10h Vancouver Vengold Inc.24 juin 11 h Vancouver Aurizon Mines Ltd.24 juin 14h Vancouver Total Petroleum (North America) Ltd.24 juin 14h Alberta Newport Petroleum Corporation 24 juin 15h Alberta Palliser Energy Inc.24 juin 15h Alberta Fairfield Minerals Ltd.25 juin 10h Vancouver Jordex Resources Inc.25 juin 10h Vancouver Ourominas Minerais Inc.25 juin 11 h Vancouver Symmetry Resources Inc.25 juin 11 h Alberta Getty Copper Corp.25 juin 14h30 Vancouver Bennett Environmental Inc.26 juin 10h Vancouver Westfield Minerais Limited 26 juin 10h Vancouver Pe Ben Oilfield Services Ltd.26 juin 11 h Alberta Prada Holdings Ltd.26 juin 11h Vancouver Scaffold Connection Corporation 26 juin 14h30 Alberta Search Energy Corp.26 juin 14h30 Alberta Tesco Corporation 26 juin 15h Alberta Great Pacific Enterprises Inc.27 juin 8h30 Vancouver Crystallex International Corp.27 juin 9h Vancouver Taylor Gas Liquids Fund 27 juin 9h Alberta Camberly Energy Ltd.27 juin 10h Alberta Eldorado Gold Corporation 27 juin 10h Vancouver Kinetic Ventures Ltd.27 juin 10h Vancouver Westfort Energy Ltd.27 juin 10h Alberta Westar Group Limited 27 juin 10h30 Vancouver Receptagen Ltd.27 juin 13h30 Vancouver Petrolex Energy Corporation 27 juin 14h30 Vancouver AUX ÉTATS-UNIS Mercantile International Petroleum Inc.26 juin 9h British W.Indies Nam Tai Electronics Inc.26 juin 16h30 New York Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de foi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l 'exactitude Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet Tassé Tassé & Associés, Limitée L’Irlande, eldorado des multinationales américaines MARTINE LARONCHE LE MONDE Dublin — Eugene Peden, 31 ans et une ambition débordante, n’avait aucunement l’intention de revenir travailler en Irlande.Il n’y voyait pas un avenir professionnel à sa mesure.En 1988, pas moins de 70 % des ingénieurs de sa promotion, à Belfast avaient choisi l’exil, faute de travail sur place.Lui avait opté pour Motorola en Grande-Bretagne et entendait bien mettre à profit cette expérience japonaise pour grimper les échelons dans une multinationale implantée en Afrique du Sud, au Mexique, ou peut-être en Australie.C’était compter sans le flux massif d’investissements internationaux sur les rivages de l’Irlande du Sud.Intel, Dell, Apple Computer, Microsoft, Oracle: la crème des fabricants de logiciels et d’ordinateurs a franchi l’Atlantique, entraînant dans son sillage un renouveau de l’industrie nationale.Aujourd’hui, non seulement Eugene Peden est revenu au pays, mais il travaille dans une entreprise irlandaise, près de Dublin.Directeur d’usine chez Top Tech, spécialisée dans le revêtement aluminium de surface plastique, il veut faire de sa société le numéro un européen.Pour cela, il a entrepris d’implanter les méthodes nippones de management, dans un pays où la main-d’œuvre n’était pas spécialement renommée pour sa discipline.Population anglophone Mais les clichés ont vécu.Le pays du trèfle qui vient de se doter d’une nouvelle majorité, a d’autres atouts à faire valoir que son saumon, sa Guiness et son whisky.Il a su s’affranchir de la tutelle économique de la Grande-Bretagne pour séduire les investisseurs étrangers, au premier rang desquels les Américains.De 1960 à 1995, la part des exportations irlandaises en direction du Royaume-Uni est passée de 75 % à 25 %, tandis que celle vers l’Union européenne grimpait de 7 % à 47 %.L’Irlande est de cœur et d’intérêt pro-européenne.Mais qu’est-ce qui fait vibrer à ce point les investisseurs américains?Toutes les multinationales font valoir les mêmes avantages.Dans le désordre: une main-d’œuvre jeune et qualifiée dans les domaines des technologies de pointe; des impôts sur les sociétés de seulement 10 % jusqu’à 2010 pour l’industrie manufacturière et certains services internationaux (2005 pour les services financiers au Centre international de services financiers de Dublin ainsi que dans la zone franche de Shannon); un accès rapide et sans taxes au marché européen et à ses 370 millions de consommateurs; une infrastructure moderne en matière de télécommunications; et, enfin une population qui parle anglais.Le fort courant d’immigration irlandaise aux Etats-Unis constitue aussi une bonne carte de visite pour attirer les investissements.On ne compte pas moins de 20 millions de personnes d’origine irlandaise à travers le monde, soit plus de cinq fois la population du pays (3,6 millions d’habitants).«Il existe une sympathie très forte avec les Américains, explique Frances Ruane, professeur d’économie au Trinity College de Dublin.Les Irlandais sont beaucoup moins formels que les Britanniques.On ne retrouve pas cette affinité avec les Japonais qui sont beaucoup moins nombreux ici.» L’Irlande accueille près du tiers des créations d’entreprises américaines en Europe.Sur près de 1200 sociétés étrangères, 484 sont américaines, 193 britanniques, 162 allemandes, 56 néerlandaises, 52 japonaises et 43 françaises.Présentes dans l’industrie manufacturière (électronique, logiciels, pharmacie, équipements médicaux.) et les services internationaux comme le télémarketing, elles emploient plus de 115 000 personnes (dont plus de la moitié pour les entreprises américaines) , soit autant que les entreprises nationales dans les mêmes secteurs! Intel, fabricant américain de puces informatiques, est la deuxième entreprise irlandaise par son chiffre d’affaires (plus de 20 milliards de francs en 1996) après l’au-toçhtone Smurfit.A la fin des années 80, la multinationale craignait que le grand marché européen ne se construise derrière un rempart tarifaire qui en limite l’Accès.Décision a donc été prise de s’implanter en Europe.«Sur une liste initiale de 16 pays, quatre présentaient au final des avantages financiers comparables, sops une forme ou sous une autre: l’Ecosse, les Pays-Bas, l’Autriche et l’Irlande, se souvient Bill Riley, directeur des affaires publiques.Le facteur décisif a été la disponibilité des ingénieurs.Il faut rappeler qu'à l’époque l'Irlande exportait pas loin de 50 % d’entre eux au sortir de l’université.» Pour attirer les investisseurs étrangers, l’Irlande dispose d’une agence gouvernementale d’une redoutable efficacité, l’IDA (Industrial Development Agency of Ireland).Elles les cajole, leur fait visiter d’autres multinationales sur place pour emporter leur décision, accorde des subventions d’équipements, qui peuvent atteindre 60 % à 45 % des investissements, et pour les sociétés peu consommatrices d’équipement, des subventions pour chaque emploi créé.Intel a même été assisté dans son recrutement.L’IDA a répertorié quelque 200 ingénieurs irlandais de par le monde (dans la Silicon Valley, chez Philips aux Pays-Bas, chez Siemens en Allemagne.).Cinquante sont revenus pour assurer le démarrage des opérations.Pour chaque emploi créé, l’industriel a reçu une subvention de l’ordre de 250 000 francs, soit envi- «II existe une sympathie très forte avec les Américains» loto-québec Tirage du 97-06-21 17 21 25 26 33 48 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 8 5/6 239 4/6 15187 3/6 289 812 LOTS 2 279 773,60 S 85 491,50$ 2 289,30 $ 69,00 $ 10$ Numéro complémentaire: 3 Ventes totales: 16 572 594 $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000$ ¦SELECT Tirage du 97-06-21 GAGNANTS 3 17 23 30 32 42 Numéro complémentaire: 24 MISE-TÔT 27 31 37 42 GAGNANTS LOTS 45 1 111,10$ LOTS 1 000 000,00 $ 12 709,10$ 882,60 $ 37,50 $ 5$ Ventes totales: 562 621 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ NUMÉROS 924329 24329 4329 329 29 9 Tirage du 97-06-20 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ NUMÉROS 827123 27123 7123 123 23 3 Tirage du 97-06-21 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 1 Tirage du BB171 97-06-20 17 18 29 32 33 39 43| Numéro complémentaire: 24 GAGNANTS LOTS 7/7 0 9 000 000,00 $ 6/7+ 0 161 133,60$ 6/7 59 2 389,70 $ 5/7 3 066 164,20 S 4/7 66 904 10$ 3/7+ 63 033 10 S 3/7 567 814 particip.gratuite Ventes totales: 8 499 050 $ Prochain gros lot (approx ): 10 000 000 $ Prochain tirage: 97-06-27 ron un milliard de francs pour l’effectif de 3700 personnes.Aujourd’hui, l’usine Fab 10 de Leixlip près de Dublin fabrique des microprocesseurs Pentium et tourne 24 heures sur 24, 361 jours par an.Et les Américains ont passé les rênes de l’établissement aux Irlandais.Bien que les craintes d’une Europe protectionniste se soient évanouies, Intel a entrepris de construire sa prochaine usine Fab 14 à côté de Fab 10, pour des questions de rentabilité.En 1995, le taux de rendement après impôts des capitaux investis en Irlande par les sociétés américaines a atteint 23 %, soit cinq fois plus que ce qu’elles réalisent en moyenne ailleurs en Europe, selon l’OCDE.Avec Fab 14 qui produira la prochaine génération de microprocesseurs, Intel aura investi 2,5 milliards de dollars.Les effectifs devraient atteindre 4000 personnes au début de 1998.sans compter les emplois, indirects.«Notre présence a attiré d’autres sociétés étrangères, fournisseurs ou sous-traitants, et contribué à l’essor de sociétés locales», affirme Bill Riley.Ce ne fut pas toujours le cas.La première vague d’entreprises étrangères jusqu’au début des années 80 n’a eu que peu d’effets sur le développement local.Puis les investissements ont gagné en qualité et en contenu technologique.On est passé, par exemple, de l’assemblage électronique au développement de logiciels.Projections Le CNPF irlandais (IBEC) considère que chaque emploi créé par une multinationale en génère un autre localement.Des projections excessives, tempère Frances Ruane, qui préfère couper la poire en deux.Selon une étude réalisée par la Fédération patronale de la chimie et de la pharmacie, ce secteur a dépensé environ neuf milliards de francs en 1995 pour ses fournisseurs dont 44 % localement.Ces dépenses concernent des services peu qualifiés comme le nettoyage, mais aussi le packaging ou la chimie fine.Cet approvisionnement local s’est accentué ces trois dernières années, alors que l’économie irlandaise tournait à plein régime.Depuis 1985, le gouvernement a lancé un programme pour inciter les multinationales à se fournir auprès des entreprises irlandaises.«Nous cherchons à encourager les PME à travailler ensemble car les multinationales souhaitent avoir un seul interlocuteur et pas des myriades de petits sous-traitants», explique Patricia McLister, responsable de ce programme.Il n’empêche, tous les petits patrons ne voient pas que des avantages à l’afflux des multinationales.Certes, elles ont créé des débouchés, mais elles ont aussi accaparé les compétences et poussé les salaires à la hausse.«Nous souffrons d’une pénurie de personnel qualifié, regrette Franck Mulcahy, directeur de l’ISME, la confédération irlandaise des PME.J’ai fait réaliser récemment une enquête auprès de 300 de nos adhérents sur leurs postes vacants.Plus de 30 % d’entre eux ne trouvent pas de personnel qualifié.Les multinationales débauchent nos meilleurs ingénieurs et créent une économie à deux vitesses.La rentabilité de nos PME est en baisse et le gouvernement ne fait rien pour aider les entrepreneurs irlandais.» Pénurie de personnel qualifié Franck Mulcahy attribue la cause de tous ces maux aux dépenses publiques, à l’origine d’impôts trop élevés.Il est vrai que jusqu’aux années 80, les entreprises irlandaises non exportatrices ne profitaient pas d’impôts sur les bénéfices aussi avantageux que les multinationales.Mais l’accession de l’Irlande à la Communauté européenne a mis fin à cette discrimination.Certes, les résultats de l’économie irlandaise sont excellents.Selon l’OCDE, la croissance a culminé en 1995 avec une progression de l’ordre de 10 % du PIB et de 7 % en 1996 (7,5 % en 1995, 6,3 % en 1996 pour le PNB) reflète davantage la progression du revenu national réel.L’inflation reste faible, grâce à un accord tripartite (patronat, syndicats, gouvernement) reconduit tous les trois ans depuis 1987.A l’horizon 2002, le PNB par habitant atteindrait 95 % du niveau moyen dans l’UE, contre 75 % en 1994, selon les prévisions de l’OCDE.Le déficit budgétaire n’atteignait pas 1 % en 1996.Le chômage devrait continuer à baisser (11,9 % en 1996 contre 15 % trois ans plus tôt).Toutefois, la dette avoisine les 73 % du PIB et les transferts de Bruxelles oscillaient entre 5,4 % et 3,4 % du PIB ces cinq dernières années.Victime de son succès l’Irlande?Aujourd’hui l’économie bat son plein et la pénurie de main-d’œuvre très qualifiée pourrait bien créer une poussée inflationniste sur les coûts.«Les différences de salaires avec la France s’atténuent nettement, explique Denis Poudret directeur des usines des Laboratoires Servier, non loin de Dublin.Pour les personnels très qualifiés, ingénieurs-chimistes ou pharmaciens, nous sommes quasiment au même niveau que dans nos usines françaises.» Les diplômés de l’université ne connaissent quasiment pas le chômage (4 %).Face à cette pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les flux migratoires pourraient continuer à jouer un rôle de soupape, mais cette fois-ci dans l’autre sens.Alors que les Irlandais émigraient en masse quand le pays n’arrivait pas à nourrir ses enfants, ils commencent à revenir au pays.Le solde migratoire entre 1991 et 1996 était positif de 3200.La rapide convergence des niveaux de vie entre l’Irlande et les autres pays de l’OCDE, en particulier le Royaume-Uni, a contribué à leur retour, souligne l’OCDE.Elle pourra peut-être endiguer la «fuite des cerveaux» dont continue à souffrir l’Irlande.Le modalités d'encaissement des Mets gagnants paraissent au verso des Mets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officiale, cette dernière a priorité.Relais d’affaires RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HOTELIERS SAINT II - ADELE LAURENTIDES _______________________________________ HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Gourmet Magazine: “ 1996 America’s Top Tables Award” Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA.La Table d'Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski.*** Spécial Forfait d'affaires *** du dimanche au jeudi : 42,50 S par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d’audio-visuel et service.Tel.sans frais de Mil: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE SA INT-M ARC-SU R-LE-RICH ELI EU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration» 5 salles de réunions disponibles Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 Pour annoncer, contactez Jean de Billy au 985-3322 ou au I-8Ü0-363-0305 t I.K I) K V (tin.I.!¦: I.I' .V It I 2 3 .1 I' I N lit it 7 i; >» .) ?Un faible taux de chômage TOURISME D’AFFAIRES L’expérience américaine difficilement «exportable» «Nous avons beaucoup de problèmes, particulièrement dans les secteurs les plus touchés par la récession» ROB FERGUSON PRESSE CANADIENNE Toronto — Quelle est l’une des rares tendances américaines qui ne risque pas de s’implanter de sitôt au Canada?Réponse: un faible taux de sans-emploi.Alors que les indices de redémarrage de l’économie abondent depuis quelques temps — parmi lesquels la création de milliers de nouveaux emplois et le retour du magasinage comme passe-temps des Canadiens —, le tableau du chômage reste sombre au pays.«Nous avons beaucoup de problèmes, particulièrement dans les secteurs les plus touchés par la récession, qui laissent croire que ramener notre taux de chômage aux niveaux américains sera une tâche ardue au cours des deux ou trois prochaines années», estime Warren Jestin, économiste en chef de la Banque Scotia.Des projets comme Hibernia, à Terre-Neuve, et l’exploitation de la mine de nickel Voisey Bay, au Labrador, peuvent certes aider à l’emploi mais ce ne sont pas non plus des panacées, ajoute M.Jestin.Le taux de chômage aux Etats-Unis est à 4,8 %, son plus bas niveau depuis la présidence de Richard Nixon.Il est moitié moindre qu’au Canada où il se situe à 9,5 %, ce qui signifie que 1,4 million de personnes sont officiellement sans emploi.Cet écart est difficile à comprendre compte tenu des nouvelles de la semaine dernière faisant état LES DEVISES ETRANGERES Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,3216 Allemagne (mark) 0,8051 Australie (dollar) 1,0777 Barbade (dollar) 0,7104 Belgique (franc) 0,03988 Bermudes (dollar) 1,4060 Brésil (real) 1,3276 Caraïbes (dollar) 0,5292 Chine (renminbi) 0,1733 Espagne (peseta) 0,00988 États-Unis (dollar) 1,3908 France (franc) 0,2387 Grèce (drachme) 0,005361 Guyane (dollar) 0,010042 Hong-Kong (dollar) 0,1849 Inde (roupie) 0,0409 Italie (lire) 0,000850 Jamaïque (dollar) 0,0442 Japon (yen) 0,01210 Mexique (peso) 0,1882 Pays-Bas (florin) 0,7362 Portugal (escudo) 0,008304 Royaume-Uni (livre) 2,3039 Russie (rouble) 0,000248 Singapour (dollar) 1,9970 Suisse (franc) 0,9906 Taïwan (dollar) 0,0512 Venezuela (bolivar) 0,00295 d’un envol des ventes au détail, qui s’ajoute aux bonnes performances des bourses canadiennes, au boom immobilier et à la croissance de l’emploi alimentée par des taux d’intérêt qui n’ont jamais été aussi bas.Pourtant, la plupart des économistes ne croient pas que le taux de chômage passera sous la barre des 9 % pour encore au moins un an.C’est que les hauts niveaux de création d’emplois au cours des derniers mois ont attiré des Canadiens qui jusque-là avaient arrêté de chercher du travail et qui sont maintenant de retour dans les statistiques officielles.Certains calculs effectués par la Banque Scotia illustrent bien le phénomène, explique M.Jestin.Le nombre de chercheurs d’emplois est environ de trois points de pourcentage sous le niveau record atteint dans les années 80.Si ces gens à la recherche d’un emploi étaient tous inclus dans les statistiques, le taux de chômage serait de 13,2 % chez les adultes et de 28,5 % chez les jeunes.Frénésie de dépenses Le taux de chômage atteint aussi de hauts niveaux parce que la reprise économique qui a suivi la récession de 1990-1991 a été beaucoup plus lente au Canada qu’aux Etats-Unis, affirme l’économiste John Anania, de la Banque Royale.«Ce n’est qu’au cours des neuf derniers mois que l’économie s’est vrai- ment remise en marche.Il faudra un peu plus de temps avant que nous ne commencions à faire diminuer le taux de chômage.» Le boom immobilier et les bas taux d’intérêt, qui ont fait diminuer de façon substantielle les paiements hypothécaires de plusieurs Canadiens, ont certes entraîné une frénésie de dépenses chez les consommateurs.Les grossistes, les détaillants, les marchands de meubles et les vendeurs de voitures ont tous amélioré leurs ventes, note M.Anania.Le manque de diplôme et de formation spécialisée restent toutefois des obstacles majeurs à l’embauche dans un monde du travail de plus en plus spécialisé.C’est pourquoi certains économistes croient que le taux de chômage naturel — qui signifie qu’il y aura toujours un certain nombre de personnes qui n’ont pas d’emplois — se situe entre 7 et 8 % au Canada.Une autre raison qui explique que le taux de chômage soit si élevé, c’est la crainte que l’inflation reprenne du poil de la bête si le nombre de sans-emploi était trop bas.Une telle situation mettrait une pression à la hausse sur les salaires, estime Andrew Jackson, économiste au Congrès du travail du Canada.Et ça, personne n’en parle, ajoute-t-il, car ce serait le coup de grâce pour un politicien.Mais l’expérience américaine récente semble montrer le contraire, conclut-il: l’inflation y reste contrôlée en dépit d’une économie en croissance.Le manque de diplôme et de formation spécialisée restent des obstacles majeurs à l’embauche / RESPONSABLE DE PROJET EN ARCHÉOLOGIE / (poste temporaire) Mandat Agir à titre de responsable de la définition d’un cadre global d’intervention en archéologie pour l’arrondissement historique du Vieux-Montréal.Les tâches principales sont les suivantes: Élaborer des problématiques de recherche, développer un Système d'informations et superviser l’équipe de projet.Exigences • Détenir un formation universitaire de 1er cycle dans un domaine pertinent; • Posséder un minimum de 5 années d’expérience en archéologie montréalaise; • Avoir élaboré des problématiques de recherche et d’analyse; • Posséder de l’expérience de travail en équipe multidisciplinaire; • Maîtriser l’environnement Macintosh et les logiciels de banques de données relationnelles et géoréférencées.Faire parvenir votre curriculum vitae, avant 17h le 30 juin 1997 à: Ressources humaines Poste de responsable de projet en archéologie Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal j 350, Place Royale, Montréal (Québec), H2Y 3Y5 J Télécopieur: (514) 872-9151 / COORDONNATEUR DU BUREAU D’ÉTUDES ET DE SURVEILLANCE C-2 SERVICE DES RESSOURCES MATÉRIELLES FONCTIONS : Sous l’autorité du directeur du service des ressources matérielles: a Responsabilité de concevoir les plans et devis des projets de transformation, de rénovation et de construction d’établissements d’enseignement ainsi que la responsabilité de gérer l’exécution des travaux; o S’assurer que les décisions sont prises conformément aux dispositions du règlement de délégation de pouvoirs en vigueur; a Assurer l’encadrement administratif en participant aux activités relatives à la planification des travaux, à la préparation des documents d’appels d’offres ainsi qu’à l’analyse des soumissions; a Coordonner les projets confiés à des firmes externes et s’assurer de la conformité des projets avec les politiques, règles et procédures en vigueur; o Coordonner les activités relatives à la surveillance des chantiers et à la conduite des travaux; o Responsabilité de coordination: • mettre en place un système de gestion de projets; • faciliter les échanges d’informations entre les entrepreneurs, les professionnels et les autres intervenants impliqués dans la réalisation des travaux; • s’assurer de la progression des travaux selon les échéanciers, les normes pédagogiques, les codes et règlements municipaux; o Exercer un rôle conseil auprès des coordonnateurs responsables de l'entretien physique et auprès de l’ensemble des gestionnaires; o Établir les priorités des dépenses en fonction des enveloppes budgétaires disponibles; o Préparer et consolider le budget d’immobilisation (plan triennal - quinquennal).QUALIFICATIONS ET EXIGENCES PARTICULIÈRES Grade universitaire de 1er cycle dans un champ de spécialisation approprié sanctionnant un programme d’études universitaires qui comporte un minimum de 3 années d’études ou occuper un emploi de hors cadre ou de cadre, à l’exception de celui de gérant, dans une commission scolaire.5 années d’expérience pertinente Exigence particulière: Détenir un diplôme d’architecte ou d’ingénieur dans un domaine de spécialisation pertinente TRAITEMENT De 55 367,00 $ à 71 895,00 S selon l’expérience et les qualifications.MODALITÉS DU CONCOURS Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae à l’attention de M.Raynald Caron, Service des ressources humaines (2e étage Nord), C.E.C.M., 3737 Sherbrooke Est, Montréal H1X 3B3, télécopieur: 596-6529 au plus tard mercredi le 25 juin 1997 à 16h00.La CECM.souscrit au principe d'égalité des chances dans l'emploi.Elle applique un programme d'accès à l'égalité pour les femmes et les communautés culturelles.Ce poste fait partie d'un groupe d'emplois pour lequel on a fixé un objectif de redressement (femmes, communautés culturelles).CECM Le Switzerland Conference Club En affaires, il faut d’abord s’adresser aux décideurs ou aux personnes d’influence.C’est pourquoi les stratégies courantes dans le monde des voyages-récompenses et des colloques et congrès ont ciblé les organisateurs de tels événements et les dirigeants d’associations ou d’entreprises.C’est ce que fait la Suisse avec son tout nouvel outil, le Switzerland Conference Club.Lancé en janvier dernier, le Switzerland Conference Club (aucune appellation française connue) vise essentiellement le marché de l’Hexagone.11 s’adresse à «toute personne ayant une influence sur la décision ou qui prend la décision finale pour les réservations et la gestion» de congrès et colloques, de réceptions, de présentations commerciales et d’expositions, de lancements de produits et de voyages de stimulation.Son objectif principal est d’attirer l’attention sur le «potentiel illimité que représente la Suisse en tant que pays hôte» de conférences internationales, de colloques et de voyages-récompenses.Il est aussi de faire connaître ses «superbes installations» pour tenir des «événements inoubliables».Oublions la rhétorique, voyons l’approche.A Genève, à Zurich, à Bâle, la Suisse tire profit de son statut de pays neutre internationalement reconnu et accueille chaque année des milliers et des milliers de participants venus des quatre coins du monde participer à des ren- contres d’affaires (commerciales ou diplomatiques) de toutes sortes.Mais cela, semble-t-il, ne suffit pas.S’appuyer sur les activités générées par les diverses organisations liées aux Nations unies, à la Banque mondiale ou à d’autres structures analogues ne comble pas, de toute évidence, les attentes — économiques — du gouvernement helvétique.Il importe, écrit Réan Mün-ger, responsable de la promotion des vente à Suisse Tourisme, que son pays «devienne une destination préférentielle» des Français en matière de tourisme d’affaires.Afin que jouent les lois de la proximité.Le Switzerland Conference Club fonctionne comme un programme de fidélisation qui offre, après échanges de points cumulés, différents «avantages» aux adhérents recrutés dans la clientèle précités.Ces points s’inscrivent au nom du membre (qui reçoit une carte en bonne et due forme) en fonction du nombre de nuitées ou de sièges réservés en Suisse ou sur Swissair.Numéro personnel Comme dans tout programme de fidélisation, chaque membre reçoit un numéro personnel, un dossier dit de bienvenue décrivant les établissements et services suisses participants ainsi que les façons d’entrer en contact avec eux.Un magazine, Elite, qui leur est exclusivement réservé et un Bulletin d’information, distribué à intervalles réguliers, présentent en outre des offres et promotions spéciales et des formulaires de réservation.Un adhérent qui réserve 250 nuitées a ainsi droit à 500 points, à 3000 s’il s’agit de 1500 nuitées: une réservation d’un groupe d'au moins 10 personnes lui vaudra 200 points.Mais nous sommes en Suisse: les points ne sont versés dans la banque du membre qu’une fois les réservations réellement transformées en nuitées.Selon leur nombre, ces points donnent droit à des caisses de vin mousseux suisse, à des montres Omega, à des vélos tout-terrain, à des week-ends dans des hôtels cinq étoiles, à des remises sur un prochain voyages d’affaires en Suisse.S’y ajoutent des stimulants liés à des voyages de repérage (qui devraient se traduire encore plus sûrement par des réservations), tels que: ¦ des billets gratuits sur tout le ré seau de trains et de bateaux à travers le pays; ¦ des vols et des chambres d’hôtels gratuits: ¦ des invitations à des manifestations spéciales.Enfin, détail à souligner, le Switzerland Conference Club accompagne ses formulaires d’inscription d’un sondage maison pour mieux cerner le profil de ses adhérents.Les candidats sont en effet invités à répondre à une dizaine de questions portant sur la nature de leurs organismes, sur le types d’événements qu’ils organisent, comment, à quelle fréquence et où, sur les sommes alors dépensées et, bien sûr, sur leur «rôle dans le processus de sélection» des lieux de congrès, de colloques ou de destinations de voyages de motivation.Yormand Cazelais ?Directeur(trice) École de l’environnement de McGill (EEM) L’Université McGill est à la recherche d’un(e) directeur(trice) pour sa nouvelle École de l’environnement.Dès son ouverture, l’École offrira un programme pluridisciplinaire en environnement menant à un baccalauréat en arts (B.A.) ou en sciences (B.Sc.).Les cours seront offerts au campus de Montréal et à celui de Macdonald.L'École regroupera des professeur(e)s affilié(e)s à plusieurs facultés, notamment des sciences, des arts et des sciences de l'agriculture et de l'environnement.L’EEM devrait devenir le centre de coordination des recherches sur l'environnement.La personne idéale doit avoir une solide réputation internationale et posséder une vaste expérience pluridisciplinaire en environnement.Elle devra assumer la direction académique et administrative de l’École et contribuer à tisser de solides liens entre l’Université et les intervenants du milieu.La personne retenue sera nommée à l’École et affiliée au département le plus approprié à ses compétences.Enfin, elle doit être bilingue (français-anglais).L'Université McGill souscrit à l’équité en matière d’emploi.Conformément à la législation canadienne en matière d’immigration, cette annonce s’adresse en premierlieuauxcitoyen(ne)scanadien(ne)setauxrésident(e)s permanentes.La date d'échéance pour la réception des candidatures est le 22 août 1997.Veuillez présenter votre dossier, en mentionnant le nom de trois répondants, au président du comité de sélection, École de l’environnement de McGill, pavillon Dawson, bureau 209, 853, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 2T6.Télécopieur : (514) 398-8102; courrier électronique ; cairns@artsci.lan.mcgill.ca McGill CBC Radio-Canada DIRECTEUR(TRICE) GÉNÉRAL(E) DES PROGRAMMES INFORMATION, RADIO FRANÇAISE La Société Radio-Canada est à la recherche d’un(e) directeur(trice) général(e) des programmes, Information radio pour diriger l’ensemble des activités du service des programmes d’information de la Radio française.Relevant du vice-président de la Radio française, le(la) directeur! trice) général(e) des programmes assumera la responsabilité des programmes et de la production aux plans national, régional et local sur les ondes MA et MF et assurera une gestion efficace des ressources humaines, matérielles et financières mises à sa disposition.Bilingue, possédant une formation universitaire dans une discipline appropriée, le(la) candidat(e) présente un bilan de réalisations significatives dans le milieu journalistique et a acquis une bonne expérience de la gestion de groupes.La personne recherchée est reconnue pour son leadership, son dynamisme, son objectivité et son jugement sûr.Vous êtes prié(e) de soumettre votre curriculum vitae avant le vendredi 4 juillet 1997, sous pli confidentiel, à l’attention de Madame Marie José Laverdure, à l’adresse suivante: Société Radio-Canada 1400, boul.René Lévesque est Montréal, Québec H2L 2M2 (S.VP Indiquez N°.97-4) Les pratiques de Radio-Canada sont conformes à la Loi sur l’équité en matière d’emploi.Université de Montréal Professeures ou professeurs en études françaises Le Département d'études françaises de la Faculté des arts et des sciences recherche des professeures ou des professeurs pour quatre (4) postes d’adjoints.Les postes offerts sont: - littérature québécoise (spécialisation en roman depuis 1945); - littératures francophones (Afrique sub-saharienne, Antilles, Maghreb); - littérature québécoise (champs privilégiés: essai, théâtre, littérature féminine); - littérature médiévale.Pour l’un des deux postes en littérature québécoise, une candidature au niveau de professeur agrégé (promotion récente) pourrait être envisagée, sous réserve d’approbation budgétaire.Fonctions Enseignement aux trois cycles; direction de mémoires de maîtrise et de thèses de doctorat; activités de recherche (publications, colloques); , participation à l'administration.Exigences Doctorat dans la spécialité qui définit le poste; parfaite maîtrise de la langue française orale et écrite.Traitement Selon la convention collective.Date d’entrée en fonction Deux postes sont à pourvoir le 1er janvier 1998 et les deux autres le 1er juin 1998.Pour les quatre postes, les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae accompagné de leurs publications et de trois lettres de recommandation, au plus tard le 1er octobre 1997, à : M.Michel Pierssens, directeur Département d’études françaises Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3J7 Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.L'Université souscrit à un programme d'accès i l'égalité en emploi pour les femmes.(0787) ('HÔTELLERIE MoiiIk-.iI
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