Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1997-07-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
V (I I.L X XXVIII N "117 LE DEVOIR PERSPECTIVES Zedillo sans majorité ?Les Mexicains vont aux urnes dimanche.Ils ont à choisir six gouverneurs et 500 députés, en plus de renouveler le quart du Sénat.La lutte la plus captivante se déroule dans la capitale, Mexico, qui élit pour la première fois son «régent».Ces élections pourraient mettre à mal l’hégémonie du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), en place depuis 1929.U Clé m c n t T r it del ?n sondage réalisé auprès de 13 000 des 125 000 étudiants de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) indique un appui massif (73 %) au candidat du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) à la mairie de Mexico, Cuauhtémoc Cardenas.Alfredo del Mazo, porte-parole du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir depuis 1929, ne compterait par contre que 6,4 % de partisans à l'UNAM.Les enquêtes les plus récentes placent de fait le PRD en tête avec 33 %; le PRI et le Parti Action nationale (PAN), conservateur, seraient à égalité dans la capitale avec 17 % chacun.Pour l’ensemble du Mexique, un sondage a déjà placé au premier rang le Parti Action nationale (PAN), avec près de 43 % des voix.C’était en février.La loi électorale mexicaine garantit une majorité à la Chambre des députés, qui compte 500 sièges — 200 sont attribués à la proportionnelle —, à la formation qui récolte 42,2 % des suffrages.Les élections de dimanche doivent pourvoir l’ensemble des 500 sièges de député et six postes de gouverneur sur 31; le quart du Sénat (32 sièges sur 129) y sera renouvelé, et Mexico ne se contentera plus d’un régent désigné par la présidence.Vraisemblablement, Cardenas aura l’honneur de devenir le premier maire élu de Mexico.Il a promis, le 28 juin, lors d’un rallye monstre sur le Zôcalo, place centrale de la capitale, de gouverner sans partisanerie et dans un esprit de conciliation.Cardenas l’emportant, on prévoit un problème de cohabitation avec l’actuel président, Ernesto Zedillo, dont le mandat se termine en 2000.Cardenas utilisera de façon prévisible la mairie de Mexico comme tremplin.Il convoite la présidence de son pays après deux tentatives ratées en 1988 et en 1994.Seule la fraude, prétend le PRD, a empêché que l’on reconnaisse en 1988 la victoire de Cardenas sur Carlos Salinas de Gortari, ex-président qui vit maintenant en exil à Dublin.L’écrivain Carlos Fuentes ne cache pas son amitié pour del Mazo mais il se dit «incapable de voter pour le PRI».Un autre écrivain, Carlos Monsivâis, se réjouit que pour une première fois, «le candidat que j'appuie sortira gagnant.et l’on reconnaîtra son triomphe».Cardenas porte un patronyme fétiche car son père, Lâzaro Cardenas, a été l’instigateur de la nationalisation de l’industrie pétrolière, l’un des vecteurs de la fierté mexicaine.Ixrs d’un débat télévisé, Cuauhtémoc Cardenas a annoncé ses objectifs prioritaires: transparence des dépenses, lutte à la corruption, projets d’animation culturelle et programme universel de soins de santé, dont le financement proviendrait des impôts et non d’un déficit fiscal ou d’une augmentation de la dette publique.Dans certains cercles, l’inquiétude s’insinue face à la possible victoire de Cardenas.L’Association des banquiers (ABM) craint des «sorties massives de capitata».Ijh semaine dernière, on a saisi des milliers de vidéocassettes dont l’origine reste douteuse et qui présentent le PRD comme un parti complice de la violence.Ces vidéos font alterner les déclarations de Cardenas avec des séquences montrant des actions «terroristes».Ix> président du pays, Ernesto Zedillo, a dit sa préférence; il a besoin d’une majorité pour mener ses projets à terme.11 lançait il y a un mois un programme économique triennal et prévoyait la création d’emplois en nombre suffisant pour le million de Mexicains qui, chaque année, accèdent au marché du travail.Le bureau de la présidence se réjouit de ce que la banque centrale mentionne dans son plus récent rapport une «phase de franche récupération» de l’économie — le PIB a chuté de 6,2 % en 1995 et a connu en 1996 une hausse de 5,1%.Le PRI, face à la possibilité d’une perte de majorité parlementaire, n’a pas le ton serein; Humberto Roque, son président, a qualifié de «fous ceux qui croient à une victoire de l’opposition».Dans maints coins du Mexique, un «vote de rejet» est à prévoir face aux candidats du PRI, et le sous-comman-dant Marcos vient de lancer une consigne d’abstention à tous les indigènes, zapatistes ou non.Le PRI s’est déjà montré habile à étouffer les scandales, mais les autorités sont à la gène quand les médias martèlent l’inachèvement de l’enquête sur l’assassinat, en mars 1994, du candidat à la présidence Luis Donaldo Colosio.Ix 26 juin, le Tribunal électoral confirmait l’imposition d’amendes à trois partis: PRI, Parti des travailleurs et Parti populaire socialiste, où manquaient des pièces justificatives pour des dépenses intervenues en 1996.Le PRI à lui seul aurait ainsi outrepassé de trois millions de dollars le budget autorisé.Il y a là de quoi encourager les 50 millions de votants, sur 92 millions d’habitants au Mexique, car l’enjeu consiste à éradiquer les caisses occultes, lesquelles ont pu asseoir la pérennité des actuels détenteurs du pouvoir.M K T K 0 Montréal Nuageux.Risques d’averses.Venteux.Max: 25 Min: 18 Québec Éclaircies.Averses.Max: 24 Min: 14 Détails, page A 4 -Q «O 1 N Agenda.H 7 Annonces.B 8 Avis publies .A4 Bourse.A 6 Culture.B 8 Économie.A 6 Editorial.A 8 E X Idées.A 9 Le monde.A 5 les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 8 Politique.A4 Télévision.B 9 M 0 N T 11 É A L , L E V E N I) Il E D I I .1 1! I L L E T 19 9 7 8 H v + r P S + r v y / T o n o x T » I $ LES FESTIVALS Zachary Richard, l’homme de toutes les catégories, page B 8 LES ACTUALITÉS Médecine: du sang neuf pour le cœur, page A 2 ?ÉCONOMIE La guerre du beurre: Québec cherche un compromis, page A 6 25 000 syndiqués de l’État partiront ¦ Québec atteint et dépasse ses cibles budgétaires et d’abolition de postes ¦ Au moins 3000 enseignants seront embauchés MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Ce sont finalement plus de 25 000 syndiqués des secteurs public et parapublic qui prendront leur retraite cette année dans le cadre du vaste programme de départs volontaires convenu entre le gouvernement et les syndicats représentant les 400 000 employés d’Etat au mois de mars dernier.Au 30 juin, 20 209 demandes de rentes de re- traite avaient été traitées par la CARRA (Commission administrative des régimes de rente et d’assurance), 4152 dossiers restaient en cours de traitement et le gouvernement prévoit qu’il s’en ajoutera bientôt 1000 autres pour un total général de 25 361 départs volontaires.Il s’agit en fait de 7000 départs de plus que ce que prévoyait le gouvernement Bouchard au moment de la ratification de l’entente avec les syndicats des secteurs public et parapublic.Au total, plus de fonctionnaires et d’ensei- gnants que prévu prendront leur retraite, mais un peu moins d’employés du secteur de la santé.En annonçant que les objectifs budgétaires et d’abolition de postes allaient être atteints, voire dépassés, le pré- VOIR PAGE A 10: DÉPARTS ¦ Des hôpitaux ne remplaceront pas leurs infirmières, page A 2 Hébron sous un déguisement RULA HALAWANI REUTERS .bp! W-* m , LA VILLE D’HEBRON, en Cisjordanie, est depuis trois semaines le théâtre d’émeutes qui ont déjà fait plus de 220 blessés palestiniens.Une centaine de manifestants ont recommencé hier à lancer des pierres contre les soldats israéliens qui ont répliqué en tirant des grenades lacrymogènes.Adoptant une nouvelle stratégie de dissuasion, plusieurs soldats des unités spéciales de l’armée israélienne déguisés en Palestiniens ont arrêté six jeunes manifestants (notre photo).L’armée et la police ont déployé cette semaine des renforts sur les toits et dans les étroites ruelles de la vieille ville où vivent quelque 400 colons israéliens au milieu des 120 000 Palestiniens.Québec approuve le harnachement de la Chaudière Cliche a fait volte-face LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Trois mois après le dépôt du rapport Doyon, le gouvernement québécois a approuvé hier le harnachement de la chute Chaudière par la société Innergex qui comptait tirer 24 MW du célèbre site touristique mais qui s’est ravisée à la dernière minute en offrant de laisser passer plus d’eau que dans son projet initial.Le ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette devait préciser pour sa part dans une entrevue au Devoir que cette concession pourrait n’être que temporaire, le temps qu’un comité de fonctionnaires revoie la norme du «Q2 x 7» que l’on appliquera au barrage d’Innergex.VOIR PAGE A 10: CHAUDIÈRE La Sun life achète la paix pour 65 millions Règlement à Vamiahle avec 400 000 assurés ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR v A la faveur d’un règlement à l’amiable, le premier en son genre, la Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie, a accepté d’engager 65 millions de dollars pour régler un différend avec 400 000 de ses titulaires de polices dites «à prime prélevée sur la valeur de rachat».Fruit de négociations qui ont duré dix mois, l’entente met un terme au recours collectif entrepris l’an dernier au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique — les trois provinces où les recours collectifs sont permis — par VOIR PAGE A 10: SUN LIFE La commission Létourneau sur l’affaire somalienne: le récit d’une enquête «Une stratégie de tromperie délibérée» Mais comme Art Eggleton, Jean Chrétien rejette les allégations de camouflage Le premier ministre Jean Chrétien a réaffirmé sa confiance dans les Forces armées et son leadership au lendemain de la publication d’un rapport dévastateur sur les événements de Somalie.Rejetant les allégations de camouflage qui pèsent sur le leadership militaire, M.Chrétien a renouvelé sa confiance dans l’actuel chef d’état-major par intérim, le vice-amiral Larry Murray, dont la crédibilité a été mise en cause par deux membres de la Commission d’enquête sur la Somalie.L’amiral Murray a pour sa part déclaré qu’il n’a rien à se reprocher et qu’il compte servir les Forces armées aussi longtemps qu’il aura la confiance du premier ministre.Autres informations, page A 4.JOCELYN COULON LE DEVOIR Dans le souci évident d’empêcher la Commission d’enquête sur la Somalie de faire toute la lumière sur les événements entourant le déploiement de soldats canadiens dans ce pays en 1992-1993, les hauts dirigeants des Forces armées ont adopté au cours des quatre dernières années «une stratégie de tromperie délibérée», estiment les trois commissaires dans leur rapport rendu public mercredi.À chaque étape de ses travaux, la commission a été confrontée «au mur du silence» et aux «tactiques de camouflage» des leaders des Forces armées et «aux demi-vérités ou aux mensonges flagrants» des officiers.Elle s’est aussi butée, écrivent les commissaires, aux mesures dilatoires du gouvernement.Créée en mars 1995, la Commission d’enquête n’a commencé ses travaux que cinq mois plus tard à cause VOIR PAGE A 10: TROMPERIE ¦ Lire l’éditorial de Lise Bissonnette, page A 8 ._' -1.mm Ssii! anir l/ ' ’• PRESSE CANADIENNE Dans le vice-amiral Larry Murray (photo de gauche) et dans les Forces armées, Jean Chrétien a réaffirmé hier son entière confiance.778313000689 •LES ACTUALITES* La SMQ s inquiété pour les musées régionaux Le rapport Geoffrion va trop loin, estime-t-on, en formulant des recommanditions qui concernent l’avenir des petites et moyennes institutions Quelques mois après avoir commandé un rapport sur la situation financière des musées d’État, la ministre de la Culture et des Communications se voit interpellée par l’organisme qui représente l’ensemble des institutions muséales québécoises, la Société des musées québécois, lequel lui demande de prendre en considération la situation des moyens et petits musées avant d’entériner le rapport.MARIE-ANDRÉE C H O UINARD LE DEVOIR Après étude attentive du rapport sur la situation budgétaire des quatre grands musées, la Société des musées québécois (SMQ) estime que quelques-unes des quinze recommandations démontrent une «profonde méconnaissance» du réseau muséal et proposent des solutions «maladroites» qui étouffent les moyennes et petites institutions.Une dizaine de jours après que le rapport Geoffrion sur les musées d’Etat — Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), du Québec (MQ), de la civilisation (MCQ) et d’art contemporain de Montréal (MACM) — eut été rendu public par la ministre de la Culture et des Communications Louise Beaudoin, la Société des musées québécois formule sa riposte à l’endroit de l’auteur du rapport, François Geoffrion, qui a outrepassé son mandat, estime-t-on, en mettant le pied du côté des insti- tutions muséales régionales, démontrant une «méconnaissance du réseau muséal» et proposant des «éléments naïfs et maladroits».C’est le président de la SMQ qui réagissait ainsi hier au contenu du rapport, qu’il applaudit toutefois pour avoir écarté «à court terme au moins» la possibilité de fusionner ou même de fermer l’ijn ou quelques-uns des musées d’État.11 s’étonne toutefois de constater que quatre des quinze recommandations formulées par François Geoffrion ont des répercussions sur le fonctionnement et la capacité financière des musées régionaux, cela sans même que la SMQ ou les représentants des musées n’aient été consultés.Pour concocter ce rapport, dont le mandat était de scruter à la loupe le fonctionnement et le financement des musées d’État, l’auteur a ren- contré les directeurs des quatre musées et parcouru le compte rendu des propos échangés à diverses occasions entre les représentants du ministère et de la SMQ.«Mon mandat portait exclusivement sur les grands musées, pas sur les petits, a expliqué hier François Geoffrion, qui admet que la tâche n’était pas mince tant le réseau est bien enraciné et peu réceptif au changement.Je suis parti du principe que pour que le réseau dans son ensemble soit fonctionnel, il faut que la locomotive [les grands musées] soit en bonne santé.Mais il est évident que je débordais sur les autres musées et que j’ai formulé des recommandations qui les vise, mais l’essentiel du rapport touche les grands musées.C’était mon mandat.» Dans l’une de ses recommandations, M.Geoffrion suggère à la mi- nistre de ne plus augmenter le niveau d’aide gouvernementale et que celle-ci, «en plus d’être dirigée exclusivement vers le support d’activités [muséologiques], favorise davantage la collaboration entre les institutions, exigeant une contribution plus importante des milieux locaux et régionaux».Ce transfert de responsabilité au milieu municipal ne sourira pas aux autorités concernées, estime François Lachapelle, qui affirme que les municipalités ont déjà accru leur participation financière de 25 % au cours des trois dernières années.I^a SMQ souhaite que la ministre Beaudoin tienne compte de ses réactions dans la réflexion qui mènera à la mise en application des recommandations reçues.Elle réitère également sa demande d’une politique muséale dans les plus brefs délais.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation 9050-4465 QUEBEC INC.Mysore Indian Cuisine 4216, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1Z3 Dossier: 175-422 CAFÉ JAVA HAUS INC.Café Java Haus Inc.151, rue Sainte-Catherine E Montréal (Québec) H2X 1K8 Dossier: 181-438 LES RESTAURANTS SPORTSCÈNE INC.La Cage aux Sports 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre (demande amendée) 4216.boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2W 1Z3 151.rue Sainte-Catherine E.Montréal (Québec) H2X 1K8 Permis 7077, boul.additionnel de Newman, 1 bar sur terrasse Local 150 LaSalle (Québec) H8N 1X1 7077, boul.Newman, local 150 LaSalle (Québec) H8N 1X1 Dossier: 201-871 900Ç-2175 QUEBEC INC.Arahova souvlaki 6150, boul.Taschereau Brossard 1 Restaurant pour vendre 6150, boul.Taschereau Brossard (Québec) J4W 1M7 J4W 1M7 TAT THANG 2 restaurants Dossier 220-079 NGUYEN, pour vendre VAN THANG dont 1 sur 9049-5418 1 Restaurant 5024, DINH, terrasse QUEBEC INC.pour vendre Chemin de PHUOC NGUYEN La maison la Côte-des- Le Charme 5024, chemin de Neiges de l'Asie la Côte-des- Montréal 1421, chemin Neiges (Québec) Gascon, bureau 2 Montréal (Québec) H3V 1G6 Terrebonne H3V 1G6 (Québec) Dossier: 222-828 J6X 4L9 Dossier: 1430-644 TAVERNE MONK Autorisation 6433, boul.1964 LTÉE de spectacles Monk RESTAURANT 2 restaurants Terrasse Monk sans nudité Montréal GOLANE INC.pour vendre 6433, boul.Monk dans 1 bar (Québec) Restaurant dont 1 sur Montréal (Québec) existant H4E 3H8 Golane terrasse H4E 3H8 4999, rue Dossier: 246-249 Queen Mary Montréal (Québec) CAFÉ Addition 1 1874, rue H4M 1R7 EXPRESSO permis de bar Jean-Talon Dossier: 1432-475 LINA INC suite à une Est Café expresso lina demande Montréal RESTO 1 Restaurant Inc.amendée (Québec) BI-GIS INC.pour vendre 1874.rue Jean- H2E 1T6 Resto Bi-Gis Inc.et 1 bar Talon Est 8045, 8055, Montréal (Québec) boul.Lévesque H2E 1T6 Laval (Québec) Dossier: 253-815 H7A 3Y5 Dossier: 1432-509 RESTO Permis 555, boul.MARVECA INC.additionnel de Arthur- BRUNET Demande de Rôtisserie 1 bar Sauvé JEAN-GUY licence St-Hubert Saint- Bar Atwater enr.d'exploitant 555, boul.Eustache 762, Atwater de site Arthur-Sauvé (Québec) Montréal (Québec) d'appareils de - Saint-Eustache J7P 4X5 H4C 2G9 loterie vidéo (Québec) Dossier: 194-662 dans un bar J7P 4X5 existant Dossier: 356-485 DIVERTISSE- Demande de BROCHETTERIE Permis 29.39, MENT licence DU VIEUX PORT additionnel Saint-Paul EMPORIUM INC.d'exploitant INC.1 bar et Est Club Extrême de site Brochetterie du 1 restaurant Montréal 2020, rue d'appareils de Vieux Port Inc.pour vendre (Québec) Crescent loterie vidéo 29, 39.rue Saint- H2Y 1G2 Montréal (Québec) dans bar Paul Est H3G 2B8 existant Montréal (Québec) Dossier: 233-502 H2Y 1G2 Dossier: 356-717 L.M.N.O.P.BAR Demande de QUÉBEC INC.licence Changement de capacité 1 restaurant pour vendre sur terrasse 1 bar suite à (une cession) 9002-6014 QUEBEC INC.Le soleil méditerranéen 3857B, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 Dossier: 372-433 9049-3412 QUEBEC INC.Restaurant Pronto 2351, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2E 1W1 Dossier: 713-149 LIFU INTERNATIONAL INC.Restaurant maison tong 381, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2S9 Dossier: 739-896 CAFÉ Permis 935, rue RESTAURANT LE additionnel de Duluth Est 1 Restaurant pour vendre 3857B, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 2351, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2E 1W1 381, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2S9 BORDUAS INC Café Restaurant Le Borduas 935, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2L 1B7 Dossier.746-297 RESTAURANT VOILA 1 restaurant Montréal pour servir (Québec) sur terrasse H2L1B7 1 restaurant pour servir 3610.rue Saint- (TRAITEUR) INC.Restaurant Voila (Traiteur) Inc.3610, rue Saint-Dominique Montréal (Québec) H2X 2X7 Dossier: 812-784 284?-7219 Augmentation QUÉBEC INC.de capacité Le Loft pub club 1 bar sur terrasse terrasse 9, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H3B 1K3 Dossier: 876-235 9023-9831 Augmentation QUÉBEC INC.de capacité Quartier Latin de 2 bars 318, rue dont 1 sur Ontario Est terrasse Montréal (Québec) H2X 1H6 Dossier: 960-716 101598 CANADA Permis LIMITED additionnel Bar k.et c.1 bar sur 5843.avenue du terrasse Parc Montréal (Québec) H2V 4H4 Dossier: 1022-938 HAMELIN Augmentation PHILIPPE de capacité Resto Le Jozephil 1 restaurant 969, Richelieu pour vendre Beloeil (Québec) existant J3G 4P8 Dossier.1288-984 GEDÉON.SERGE BOLDINI GINA Café Bistro L’Ambassadeur 5825, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1B3 Dossier: 1298-256 Changement de catégorie de 2 restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse à 2 restaurants pour servir dont 1 sur terrasse 3338517 Addition CANADA INC.d’autorisation Club Ellusions de danse 965, boul.Curé dans 1 bar Labelle, App.30 C (demande Laval (Québec) amendée) H2V 2V7 Dossier: 1401-934 GROUPE TELOS INC.Scores rôtisserie BBQ & Côtes Levées Laval 3370, boul.Saint-Martin O.Laval (Québec) H7T1A1 Dossier: 1430-404 1 Restaurant pour vendre Chez Porky’s pub 1019, boul.Sainte-Foy Longueuil (Québec) J4K 1W3 Dossier: 237-974 9042-2825 QUEBEC INC.Bistro Frontenac 2532, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2K2 Dossier: 361-410 BAR RESTAURANT PLACE DES SAULES INC.Bar restaurant Place des Saules 3025, boul.Industriel Laval (Québec) H7L4P7 Dossier: 566-414 3290778 CANADA INC.Salon lounge d'exploitant de site de loterie vidéo Demande de licence de loterie vidéo (suite à cession) 1 Demande de licence d'exploitant de site de loterie vidéo Dominique Montréal (Québec) H2X 2X7 9, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H3B 1K3 318, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X1H6 5843, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4H4 969, Richelieu Beloeil (Québec) J3G 4P8 5825, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1B3 965, boul.Curé Labelle.App.30 C Laval (Québec) H2V 2V7 3370.boul.Saint-Martin O.Laval (Québec) H7T 1A1 1421, chemin Gascon, Bureau 2 Terrebonne (Québec) J6X 4L9 4999, rue Queen Mary Montréal (Québec) H4M 1R7 8045, 8055, boul.Lévesque Laval (Québec) H7A 3Y5 762, Atwater Montréal (Québec) H4C 2G9 2020, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B8 1019, boul.Sainte-Foy Longueuil (Quebec) J4K 1W3 2532, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2K 2K2 3025, boul.Industriel Laval (Québec) H7L 4P7 Typhoon 5752-5 5752-5758.Monkland Montréal (Québec) H4A 1E8 Dossier: 1360-890 Demande de licence d'exploitant de site de loterie vidéo 5752-5758, Monkland Montréal (Québec) H4A 1E8 Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat ec mm ¦ : ÏZÏ.l&l r k>v î ïàïKk > t ’* W ¦ %- -y' >, m® Orages mortels DAVID GURALNICK REUTERS ROBIN Champieux, une jeune femme de la région de Detroit (Michigan), est assise sur le pare-chocs de sa voiture sur laquelle un arbre s’est abattu à la suite des violents orages qui ont traversé mercredi soir plusieurs Etats du nord des États-Unis, provoquant la mort d'au moins huit personnes et de gros dégâts.Au moins 220 000 personnes restaient privées de courant jeudi à Detroit (Michigan), la ville la plus durement touchée.Dans la banlieue de la capitale du Michigan, trois enfants et deux adultes qui s’étaient mis à l’abri sous un belvédère ont été tués lorsque celui-ci s’est effondré dans un lac, touché par la foudre.Quatre des cinq victimes faisaient partie d’une même famille.Par ailleurs, une femme est morte écrasée par un arbre à Flint, où environ 50 maisons ont été endommagées.Au moins deux personnes ont perdu la vie et plus de 10 caravanes ont été détruites lorsque la tempête a dévasté un parking pour camping-cars situé dans la ville de Holly (Michigan).À Detroit, des témoins ont vu une maison s’envoler sous l’effet de la tornade, avant d’être déposée sur une allée toute proche.Le maire de la capitale du Michigan, Dennis Archer, a décrété l’état d’urgence dans la ville pour lui permettre de renforcer les forces de police.Du sang neuf pour le cœur Un nouvel outil pour lutter contre Vinsuffisance cardiaque ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Un nouveau médicament prometteur vient de s’ajouter à l’arsenal pharmacologique utilisé pour traiter l’insuffisance cardiaque, une maladie qui touche environ 300 000 Canadiens.Nouvellement accessible au Canada, le carvédilol, dans une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, s’est révélé avoir un impact important sur le taux de mortalité des patients souffrant d’insuffisance cardiaque et sur leur taux d’hospitalisation.Hier, le D' Marie-Hélène Leblanc, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Québec, a soutenu que cette nouvelle molécule offrait un espoir pour les patients puisqu’un diagnostic d’insuffisance cardiaque est souvent plus loto-québec Tirage du 97-07-02 17 25 29 30 34 40 Numéro complémentaire: 45 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 177 4/6 11 042 3/6 221 596 2 102 747,20$ 315 412,10$ 2 851,20$ 87,60 $ 10,00$ Ventes totales: 14 269 899,00S Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 S NUMÉROS 961396 61396 1396 396 96 6 Tirage du 97-07-02 LOTS 100 000$ 1 000 3 250 3 50 3 103 25 TVA, le réseau des tirages Le modalités d’encaissement dos billets gagnants paraissent au verso dos billots.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.sombre que celui de nombreux cancers.«Les hommes victimes d'insuffisance cardiaque meurent moins de 1,7 an après leur diagnostic, et les femmes, en moins de 3,2 ans.C'est une maladie importante, qui coûte très cher à notre société et qui est probablement reliée à la moitié des diagnostics d’hospitalisation», a-t-elle souligné.En empêchant le cœur de libérer des substances qui accroissent le rythme cardiaque (adrénaline) et par son action anti-oxydante qui procure une protection au muscle cardiaque, le carvédilol a réussi à diminuer de 65 % le risque de mortalité et de 36 % le risque d’hospitalisation chez 415 sujets souffrant d’insuffisance allant de légère à modérée.Toutefois, ce nouveau médicament n’agit pas seul et doit s’ajouter aux autres médicaments souvent prescrits dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, soit les diurétiques, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et la digitaline.L’insuffisance cardiaque survient surtout chez les personnes âgées mais peut aussi toucher des patients plus jeunes, voire des enfants affectés d’une malformation cardiaque.L’insuffisance survient lorsque le muscle s’affaiblit et perd de son élasticité ou découle d’autres troubles cardiovasculaires tels la crise cardiaque, l’hypertension et le mauvais fonctionnement des valvules.Incapable d’expulser assez de sang, le cœur s’engorge, gonfle et entraîne une accumulation d’eau dans les poumons ou la cavité abdominale.I,es symptômes de l’insuffisance cardiaque sont le plus souvent des douleurs à la poitrine, de l’essoufflement, une chute de tension et des enflures aux pieds et aux jambes.En raison du vieillissement de la population, on s’attend à ce que de plus en plus de gens souffrent d’insuffisance cardiaque.Ce nouveau médicament, qui coûte environ 2,50 $ par jour, est couvert par le régime public d’assurance-médicaments.Avez-vous déjà planifié vos vacances?Prévoyez-vous déménager cet été?Avisez-nous de vos projets dès maintenant au (514) 985-3355 ou au 1-800-463-7559 Faites-nous savoir les dates immédiatement afin que nous puissions cesser la livraison de votre journal et la reprendre aux dates de votre choix.LE DEVOIR, Le quotidien des gens actifs Selon la CEQ Les | infirmières | ne seraient ! pas [ remplacées ! à court | terme ! ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les infirmières de la CEQ affir- I ment qu’en raison des compres- | sions annoncées et de l’incertitude j budgétaire qui plane sur le réseau de g la santé, de nombreux hôpitaux ont I déjà annoncé leur intention de ne pas I remplacer à court terme leurs I consœurs qui prendront leur retraite.«Cette année, l’ordre des compres- | sions équivaut aux compressions des I trois dernières années.Déjà, certaines | régies régionales de la santé nous ont annoncé qu'elles retarderont jusqu’en novembre la décision de remplacer ou non les infirmières qui partent»,a déploré hier Louise Chabot, président de l’Union des infirmières et infirmiers du Québec (UIIQ-CEQ) qui compte 2500 infirmières.Alors que près de 1000 infirmières s’apprêtent à prendre leur retraite, cette façon de gérer pourrait entraîner des interruptions dans les services, craint-elle.Selon l’entente négociée avec Québec, les employeurs disposent de 60 jours après le 1” juillet pour décider s’ils combleront ou non les postes laissés vacant par les départs à la retraite.Or, de nombreux employeurs auraient fait savoir qu’ils veulent repousser ce délais de plusieurs mois, voire jusqu’en mai 1998.Au Centre hospitalier de Trois-Rivières, l’UQII soutient qu’on ne veut combler que 40 % des postes vacants d’infirmières et en abolir 20 %.Aucune décision n’a encore été prise pour les autres postes, mais Mme Chabot affirme qu’on observe un manque flagrant d’infirmières dans l’hôpital.«Quand il n’y a que deux infirmières sur quatre en salle d’opération, il est évident que les services finissent par être affectés et que ces postes doivent être comblés», affirme la président de UQI1.Plus encore, il y aurait au moins une soixantaine d’infirmières disponibles dans la région, détenant la sécurité d’emploi, à la recherche d’un poste.Des départs inquiétants Dans la région Gaspésie-Sept-îles, au moins cinq des 16 infirmières du CLSC de La Pointe affectées au service scolaire ne seront pas remplacées.Le même portrait se dessine au CLSC Les Berges, où les deux seules infirmières du service à, domicile partent sans remplaçantes.A l’hôpital de Gas-pé, deux des quatre infirmières du bloc opératoire prennent leur retraite et l’on ignore ce que fera la direction.«Le refus de combler les postes vacants maintient l'insécurité dans les services et la fait perdurer chez les infirmières en disponibilité», renchérit Mme Chabot.Mais selon Pierre Gingras, de la Conférence des régies régionales de la santé du Québec, plusieurs de ces reports ont été négociés avec l’accord des syndicats, car plusieurs préféraient que les postes disponibles soient affichés au retour des vacances estivales pour permettre à leurs membres de bénéficier de ces offres.EN BREF Elle plaide non-coupable (PC) — Une adolescente de 17 ans a comparu hier devant la Chambre de la jeunesse de Ijongueuil relativement au meurtre de sa mère dans la résidence familiale à Boucherville.Au cours de sa brève comparution, elle a enregistré, par la voix de son avocat, un plaidoyer de non-culpabilité à l’acccusation de meurtre prémédité.L’adolescente, dont on ne peut dévoiler le nom, saura mardi si elle subira une évaluation psychiatrique ce qui permettra de déterminer si elle est apte à subir son procès.Collecte diocésaine: 1,5 million (PC) — L’archevêché de Montréal a salué hier la générosité des Montréalais et le travail des bénévoles qui ont I)ermis de recueillir 1 514 434 $ au cours de la dernière collecte diocésaine.Iœs sommes recueillies serviront principalement au soutien des paroisses qui (ouvrent en milieu défavorisé et qui ne peuvent participer au financement des services diocésains.Ce soutien peut prendre diverses formes, notamment des subventions pour assurer le salaire des anima-Irices et des animateurs de pastorale, des dons pour aider à couvrir les dépenses courantes, et des exemptions partielles ou totales de la taxe diocésaine de neuf pour cent.< A L K I) E V 0 I II , L E V E \ I) R E I) I I .1 l! I I.L E T I !l !) 7 A 3 -?LE DEVOIR ?—- MONTREAL Affaissement de maisons dans le Nouveau-Rosemont Soixante propriétaires soulagés La Ville de Montréal et la Société d’habitation du Québec créent un fonds spécial d’aide Des maisons qui s’affaissent, mais pas d’argent pour les réparer.Après avoir fait la sourde oreille, Montréal et Québec viennent de décider d’aider les propriétaires.Au printemps 1998.SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Une soixantaine de propriétaires du quartier Louis-Riel, dans le Nouveau-Rosemont, dont les maisons construites «dans un fossé» s’affaissent lentement mais sûrement depuis une vingtaine d’années, n’attendaient plus rien de personne lorsqu’ils ont appris de la bouche du maire Pierre Bourque, il y a quelques jours, qu'un fonds spécial serait bientôt créé pour leur venir en aide.«On commence à voir la lumière au bout du tunnel, enfin!», a donc lancé, hier, Maria Ricciardi, dont la résidence nécessitera à elle seule des réparations de près de 50 000 $ pour la stabiliser.Planchers séparés des murs, fissures multiples, briques détachées de la structure, la maison de Mme Ricciardi, comme celle de plusieurs de ses voisins, a été construite il y a à peine 25 ans sur un sol remblayé dans une partie du quadrilatère formé par les rues Beaubien, Bélanger, Langelier et Jean-Tavernier, dans le nord-est de Montréal.«En fait, on a érigé nos maisons dans un fossé, explique-t-elle.Un fossé qui a été remblayé, bien sûr, mais jamais compacté, d’où son affaissement avec les années.Dans certains cas, la facture s'élève à quelques centaines de dollars, mais dans bien d’autres, à plusieurs dizaines de milliers de dollars.Malgré tout, nous ne pouvons poursuivre ni le promoteur [qui a fait faillite] ni les courtiers ou les anciens propriétaires qui nous ont vendu ces maisons parce que toute poursuite, nous dit-on, est problématique, voire inutile, compte tenu du délai important qui s’est écoulé entre la prise de possession des résidences [durant les années 70 et 80] ¦et la confirmation de la gravité des dégâts, en juillet 1996.» La nouvelle communiquée vendredi soir dernier par le maire Bourque a évidemment été accueillie avec soulagement par la quarantaine de propriétaires présents à une rencontre organisée à cette occasion et à laquelle partici- JACQUES NADEAU LE DEVOIR ïÉàsfSfe - û lui#' iSs-'-'iv JACQUES NADEAU LE DEVOIR ¦' ¦**»*«B *v«,—«c K¦¦¦ Comme d’autres propriétaires du quartier Louis-Riel, Louis-René Simard aurait bien du mal à s’endetter davantage et assiste, impuissant, à l’affaissement de sa maison.Il montre ici la fissure causée par le détachement de son mur extérieur.paient également Yvon Leduc et Denis Quirion, respecte de la division de la rénovation résidentielle pour la munici-vement conseiller municipal à la Ville de Montréal et chef palité.«Le fonds d’aide devrait atteindre entre un et deux millions de dollars, a précisé hier M.Quirion.U tout proviendra de l'enveloppe conjointe d’aide à la rénovation de la Ville de Montréal et de la Société d'habitation du Québec.Nous les aiderons donc, mais ils devront aussi s’aider eux-mêmes, car cette somme sera hisuffisante pour payer toute la facture.» Une facture évaluée à plus de trois millions de dollars par Mme Ricciardi et qui, pour l’essentiel, consistera à installer des pieux dans les murs de support et les fondations des maisons.«Les propriétaires de ces maisons, ajoute M.Quirion, devront donc payer une partie des frais.Est-ce que ce sera 25 % de la note?30 %?50 %?Je l'ignore pour l’instant.Les modalités restent à déterminer.» Elles le seront en septembre, date du début des travaux pour «les cas les plus urgents».«Les autres verront les réparations commencer au printemps 1998», précise M.Quirion.«Incapable» en janvier dernier de recevoir de l’aide de l’administration Bourque, Mme Ricciardi a multiplié depuis les appels aux stations de télévision et aux journaux dans l’espoir de voir Québec et Ottawa intervenir.Mais sans succès.Puis, par un pur hasard, le conseiller municipal du quartier concerné (Louis-Riel), Jacques Charbonneau, apprenait il y a quelques semaines «que plus de 700 OOO $ dormaient» dans le fonds d’aide tripartite (Québec-Ottawa-Montréal) destiné aux propriétaires de maisons lézardées.Les trois paliers de gouvernement coordonnent en effet un programme d’aide mais uniquement pour des maisons construites sur des sols argileux (et non de remblais).La nouvelle a eu un certain écho auprès de la soixantaine de propriétaires touchés dans le quartier Louis-Riel «parce que, jusque-là, souligne Mme Ricciardi, on nous avait toujours dit que ce programme n’existait plus, faute d'argent justement».Bien que le programme s’adresse aux propriétaires de maisons construites sur des sols argileux, «après cette découverte, tout a changé, les pressio>ts sont venues de toutes parts et nous sommes allés à l’hôtel de ville poser des questions, ajoute Mme Ricciardi.Je ne sais pas qui a influencé qui, ni comment, mais c’est de cette façon que notre dossier a débloqué».Vente des terrains de l’hippodrome Blue Bonnets La SHDM affirme n’avoir reçu aucune offre formelle KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a annoncé la semaine dernière «un projet d’entente» entre la Société de promotion de l’industrie des courses de chevaux (SPICC) et la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) pour la vente des terrains de l’hippodrome Blue Bopnets, qui n’existe pas.A la SHDM, propriétaire des terrains que la SPICC veut développer avec le soutien financier de Québec, on confirme qu’aucune offre formelle n’a été déposée.Pour l’instant, «il n’y a que des discours de politiciens», souligne-t-on.En effet, les ministres Bernard Landry, Rémy Trudel et Serge Ménard ont dévoilé en grande pompe la semaine dernière l’acquisition des terrains de l’hippodrome Blue Bonnets «pour en faciliter la relance».Dans le communiqué de presse gouvernemental, il est expliqué que la transaction porte sur la grande partie du terrain (4,6 millions de pieds carrés) que la SPICC entend acheter pour 3,25 $ le pied carré, soit 15,1 millions.S’ajoute une compensation de 10 millions pour les pertes de revenus de loyer.le gouvernement injectera 10 millions supplémentaires en infrastructures pour soutenir le développement du secteur concerné.De son côté, l’administration du maire Pierre Bourque a qualifié la proposition du gouvernement d’intéressante.Mercredi, c’était au tour de la SPICC de présenter dans le détail son projet pour faire de l’actuel hippodrome du boulevard Décarie l’un «des plus beaux parcs hippiques d'Amérique du Nord».Selon les dirigeants de cet organisme privé sans but lucratif, la transaction est chose faite.Mais voilà, le propriétaire des terrains, la SHDM, une des sociétés paramunicipales de la Ville de Montréal, ne s’est pas prononcé sur le dossier puisqu’il est inexistant à la SHDM.«On n'a pas d’offre de la SPICC qui définit les paramètres de la proposition», souligne le directeur général de la SHDM, Renaud Paradis.Ce dernier souligne par contre que si l’offre est ce que les médias ont rapporté, cela représenterait des pertes de 25 millions pour les Montréalais puisque la valeur aux livres de la portion de terrain visée est de 50 millions et que l’acheteur ne verserait que 25 millions.«Ce n’est pas correct.Ce n’est pas une façon normale de procéder.[.] On n'a eu aucun appel et aucun document du gouvernement, de la Ville ou de la SPICC», renchérit le président par intérim du conseil d’administration de la SHDM, Richard Lasalle.Déjà, le conseiller municipal Pierre Gagnier, responsable du développement économique à la Ville et à ce titre conseiller associé au maire, a clairement annoncé son intention de tout faire pour que soit rejetée la proposition d’achat.«Ce n’est pas avantageux, alors je vais essayer de convaincre les autres administrateurs [de la SHDM].[.] Si la SPICC veut développer l’hippodrome, c’est parfait.Mais pas en prenant l’argent dans nos poches», a critiqué M.Gagnier, qui a signifié son désaccord au maire Bourque.Le conseil d’administration de la SHDM a prévu se réunir le vendredi 18 juillet prochain.Est-ce que la société paramunicipale a encore l’autonomie d’agir en bon gestionnaire?«Je présume qu’elle l’a toujours», a laissé tomber Renaud Paradis.Craint-il l’ingérence de l’administration municipale?«Tant qu’on ne connaît pas l’offre et qu’on ne connaît pas l’attitude de la Ville face à la décision du conseil, on ne peut présumer de rien», a dit M.Paradis.Le caucus de Vision Montréal, le parti du maire Bourque, doit discuter de la question à sa réunion de lundi.Intégration à l’emploi Franchir la barrière de l’appartenance culturelle La SQ capture Michel Blass L’ex-tueur à gages a été arrêté après avoir ouvert le feu sur deux policiers CAROLINE M O N T P E TIT LE DEVOIR Les jeunes Noirs de Montréal, ainsi que les jeunes Latino-Américains, chôment beaucoup plus que la moyenne.Et ces problèmes d’intégration au travail sont particulièrement criants lorsqu’il s’agit d’immigrants nouvellement arrivés au Québec.Une étude publiée en mars par le ‘ gouvernement du Québec démontre en effet que le chômage chez les jeunes Noirs atteint 28,5 %, et qu’il est de 26 % chez les jeunes Latino-Américains, de 25,5 % chez les jeunes arabophones et de 22 % chez les jeunes Asiatiques du Sud, alors qu’il n’est que de 18,4 % dans l’ensemble des jeunes Québécois de 18 à 24 ans.Aussi, les ministres André Boisclair et Serge Ménard (Relations avec les citoyens, Immigration et Communautés culturelles, et Métropole) ont uni leurs voix et leurs budgets pour lancer un programme d’intégration à l’emploi des jeunes des communautés culturelles.Certains de ces jeunes ont «de là difi fictdté à se vendre», souligne le ministre Boisclair.Ils peuvent penser qu’il est «impoli d’insister trop» sur ses forces, ses compétences, alors que la société nord-américaine valorise énormément la performance, a ajouté le ministre Boisclair.En fait, l’enquête du gouvernement démontre que l’ensemble des jeunes se considèrent discriminés à cause de leur âge et de leur manque d’expérience auprès des employeurs.Elle démontre également que les employeurs valorisent autant, sinon plus, le comportement, la gestuelle physique et la propreté vestimentaire que les diplômes et les exiiériences quantifiables au moment de l’embauche.Ije fonds pour les jeunes minorités visibles 1997-2000 disposera de 700 (XK) $ au cours des trois prochaines années pour financer divers projets visant l’intégration des jeunes de minorités visibles à l’emploi.Dans un premier volet, le fonds offre son soutien à des organismes de placement, tels Carrefours Jeunesse-Emploi, qui souhaitent adapter leur services à une clientèle de jeunes immigrants.Les jeunes immigrants utilisent moins les ressources communautaires et sont souvent moins revendicateurs à l’égard de ces ressources, a fait remarquer le ministre Boisclair.Cette donnée s’est confirmée entre autres dans le quartier de la Petite-Bourgogne, où on trouve des organismes communautaires très bien organisés mais peu utilisés par la population immigrante.La même observation se signale lorsqu’il s’agit de programmes de soutien à l’en-trepreneurship, a ajouté le ministre.Le deuxième volet du programme vise les projets locaux.Il offre un soutien financier aux projets de développement des habiletés de communication chez les jeunes.Il offrira aussi des subventions aux projets favorisant la promotion de modèles de réussite et à ceux visant à améliorer la connaissance du français et son usage auprès des jeunes non admissibles aux programmes de francisation.Enfin, on favorisera les projets sensibilisant les employeurs aux avantages d’embaucher des jeunes issus de minorités visibles.Selon le ministre Ménard, si Montréal ne connaît pas encore les problèmes de ghettos pauvres que connaissent des villes comme Los Angeles ou New York, la situation «reste préoccupante».Si on rate le virage de l’intégration au milieu du travail, on peut plonger dans le cercle vicieux de la déjjendance envers les programmes sociaux.PRESSE CANADIENNE Crabtree (PC) — Les agents de la Sûreté du Québec ont capturé hier Michel Blass à la suite d’une fusillade à Crabtree, près de Joliet-te.Il devra comparaître aujourd’hui, probablement à Joliette.Selon les policiers, Michel Blass a été arrêté après avoir tiré sur deux policiers.«Une voiture de police a tenté de stopper un véhicule sur la route 158 et le suspect a tiré plusieurs coups en direction de nos officiers», a expliqué un porte-parole de la SQ, Mathias Tellier.Personne n’a été blessé au cours de l’incident.Deux mandats avaient été émis contre Michel Blass: un pour libération conditionnelle révoquée et l’autre pour enlèvement et séquestration.Blass, 46 ans, un ex-tueur à gages, est soupçonné d’avoir enlevé l’antiquaire Etienne Therrien, porté disparu depuis le 21 mars dernier dans la région de Lanaudiè-re.La famille offrait une récompense de 10 000 $ pour sa capture.La SQ tente maintenant de convaincre Blass de fournir des informations sur l’antiquaire Therrien.Michel Blass a écopé d’une condamnation à vie en 1986 après avoir reconnu être l’auteur de 12 contrats de meurtre.En échange d’avoir accepté de témoigner contre son propre avocat, il fut toutefois ac-cusé d’homicides plutôt que de meurtres.Son avocat a pour sa part été reconnu coupable d’obstruction à la justice parce qu’il avait tenté de convaincre Blass de signer une fausse déclaration dans laquelle celui-ci niait son implication dans une explosion survenue en 1984.Blass a été libéré sous condition en 1995 après avoir purgé neuf ans de sa peine.On lui a également donné une nouvelle identité en vertu d’un programme gouvernemental pour la protection des témoins.NOUVEAUTÉ COMME UN SOUFFLE DE VIE « 2' édition revue mise à jour Biologie 3' secondaire Auteure Johanne Janson • Manuel de l’élève (2f édition) 412 pages, 41,25 S • Guide d’enseignement (2' édition) à paraître Le programme de biologie humaine a été élaboré par le ministère de l'Éducation en 1983.Puisque la biologie est une science en étemelle mouvance, la deuxième édition du manuel Comme un souffle de vie, revue et corrigée, présente une vision plus contemporaine et pédagogique de l'évolution scientifique reliée au cours de biologie de troisième secondaire.Ce manuel roule sa bosse depuis plus de dix ans.L’auteure.elle-même enseignante, a donc développé une expertise face à cet outil pédagogique.Ce dernier a été repensé dans les moindres détails et la nouvelle édition a retenu essentiellement les points forts.Un manuel actualisé, qui va à l'essentiel de la réalité contemporaine de cette fin de siècle et qui, par son nouveau profil, devient plus accessible.Parce que ce manuel est considéré par plusieurs comme un excellent outil de vulgarisation scientifique, Comme un souffle de vie est un livre qui se retrouve à la didacthèque de l'Université de Montréal et de l’UQAM en formation des maîtres.LIDEC Inc.4350.avenue de I'Hôtel-de-ViIle Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http://www.lidec.qc.ca Traiteur Un menu tout fraîcheur pour un été tout chaleur Gaspacho ou soupe de melon glacée à la menthe * Galette de crevettes à la lime et beurre d’herbes ou Raviole aux artichauts et son jus aux olives * Chausson de saumon Neptune ou Canard laqué au gingembre et miel * Pommes sablées aux herbes ou riz aux amandes et petits légumes * Charlotte aux fruits ou tarte tatin et crème anglaise * Salut à tous en notre bon maître François Rabelais •sfr 'f 1025 Laurier Ouest ir.'è Outremont Tél: 272-4065-4086 L E I) E V (I I It .I.E V K N I) It E I) I 1 .1 U I L I, E T 19 9 7 A 4 =-?LE DEVOIR *- POLITIQUE Le vice-amiral Murray proteste de son innocence Il n’y a pas eu de camouflage dans l’affaire somalienne, clame-t-il; Chrétien lui donne raison Convaincu qu’il n’y a eu aucune tentative de camouflage, le vice-amiral Larry Murray estime qu’il n’a rien à se reprocher relativement à son comportement face à la crise somalienne.Et il compte servir les forces armées aussi longtemps qu’il aura la confiance du gouvernement de Jean Chrétien.HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Au lendemain du rapport dévastateur de la commission d’enquête sur la Somalie face aux carences de leadership au sein des forces armées, le vice-amiral Murray a rejeté hier les allégations de camouflage de la commission.«Je n’ai pris part à aucune opération de camouflage et je ne suis pas au courant de l’existence d’une telle opération au quartier général de la Défense nationale relativement à l’inçident du 4 mars», a-t-il protesté énergiquement.A sa sortie hier d’une rencontre du conseil des mi- nistres, M.Murray a précisé qu’il conservait ses fonctions de chef d’état-major de la Défense par intérim jusqu’à nouvel ordre, propos confirmés par le premier ministre Jean Chrétien.«La question du chef sera décidée en temps et lieu, a précisé M.Chrétien aux journalistes qui l’attendaient à la sortie de la salle de réunion.Comme chef intérimaire, suivant le rapport de deux ministres de la Défense, il a fait jusqu’à date un bon travail dans sa fonction.Qu’est-ce qui arrivera dans l’avenir, on verra.» Faisant écho au ministre de la Défense Art Eggleton, le premier ministre Chrétien a maintenu qu’il n’y avilit pas eu d’effort délibéré pour cacher les faits troublants entourant la fusillade du 4 mars 1993.«H n’y a pas eu de camouflage.Je ne sais pas à quoi vous faites allusion, a-t-il lancé au cours d’un point de presse.Ces incidents ont eu lieu il y a quatre ans, des personnes ont été traduites devant les tribunaux et deux ont été trouvées coupables.» Si des «er- Larry Murray reurs» ont été commises par «l’administration à l’époque», il n’est pas correct, croit M.Chrétien, de ternir d’un trait de plume l’excellente réputation des forces aimées.Le 4 mars 1993, deux Somaliens en fuite, non armés, ont été abattus dans le dos par des soldats canadiens en Somalie.L’incident a fait un mort et un blessé.Dans son rapport, la commission d’enquête n’a pas retenu la «théorie du sabotage».Si elle n’a pas pu conclure que le Somalien avait été «liquidé», tel qu’avancé par le médecin militaire Barry Armstrong, elle est convaincue qu’il y eu des efforts en haut lieu pour cacher les faits afin de ne pas nuire à la carrière de la ministre de la Défense de l’époque, Kim Campbell.Le vice-amiral Murray avait attendu plus de cinq semaines avant de dépêcher une équipe d’enquêteurs de la police militaire en Somalie à la suite de cette fusillade.Mais il ne regrette rien.«Je suis très à l’aise avec cette décision.Et dans les mêmes circons- tances, je prendrais cette décision dix fois sur dix», a-t-il offert comme explication.Les commissaires Robert Rutherford et Peter Desba-rats ont proposé de faire un grand ménage au sein des cadres supérieurs de l’armée, en commençant par le départ de Murray.A cela, le haut gradé répond que les commissaires ont droit à leur opinion mais qu’il a «l'appui de tous les rangs des forces canadiennes».Le vice-amiral a cependant ajouté qu’il «n’hésitera pas une seconde» à quitter ses fonctions après 33 ans de service si tel est le souhait du gouvernement.Se rangeant du côté de M.Eggleton, l’officier a rejeté du revers de la main les attaques généralisées du rapport contre la faiblesse du leadership des forces armées.«Si le leadership des forces armées était 50 % aussi terrible que ce qu’avance ce rapport, nous serions une organisation dysfonctionnelle.» Quant à M.Eggleton, qui préférait «tourner la page» sur toute cette histoire, il a répété aux journalistes que M.Murray «avait servi avec distinction», qu’il était un «homme d’intégrité» et un bon leader.Les «souverainistes mous» ont été des proies faciles pour Charest Quatre politologues se penchent sur les déboires du Bloc aux dernières élections ri PIERRE O’NEILL LE DEVOIR D Aux élections de 1993, un fédéraliste sur cinq a voté pour le parti de Lucien Bouchard.Quatre ans plus tard, le 2 juin dernier, un souverainiste sur cinq a voté pour le parti de Jean Charest, plus connu que Gilles Duceppe, même chez les souverainistes.Ces constatations ressortent d’une étude réalisée par quatre réputés politologues sur le comportement électoral i:( des Canadiens: Richard Nadeau et André Blais, de l’Univer-¦ I sité de Montréal, Elisabeth Gidengil, de l’Université McGill, ^ ¦ et Neil Nevitte, de l’Université de Toronto.A travers cette analyse comparative des deux derniers .i scrutins fédéraux, ils ont compris qu’il y a eu relativement < i peu de déplacements de voix dans l’ensemble du pays.En i perdant 11 % des suffrages et dix sièges à la Chambre des communes, le Bloc québécois fait exception et les quatre ; universitaires ont jugé utile de tenter de dégager la signification de ce phénomène.À partir des sondages effectués par l’Institut de recherche sociale de l’Université York et des résultats des élections, le croisement et l’analyse des données recueillies leur ont permis d’arriver à certaines concjusions, dont une première synthèse apparaît en page A 9.A l’issue de leurs travaux, ils publieront le bilan détaillé de leur recherche, un livre que l’on retrouvera dans les librairies d’ici un an.Essentiellement, donc, l’exercice a pour but d’expliquer pourquoi le Bloc a perdu l’appui d’autant de souverainistes en faveur du Parti conservateur et d’autant de fédéralistes qui, en 1993, ont vu le Bloc comme le plus efficace véhicule de défense des intérêts du Québec.Dans un premier temps, il est important de noter que Jean Charest jouit d’une plus grande notoriété que Gilles Duceppe, pas seulement auprès de l’ensemble des électeurs québécois mais même chez les souverainistes.En fait, 80 % des personnes interrogées ont dit connaître Jean Charest alors que seulement 69 % en faisaient autant pour Gilles Duceppe.Le plus étonnant, c’est que Jean Charest et Gilles Duceppe sont respectivement reconnus par 83 et 78 % des souverainistes.A cet égard, le politologue Richard Nadeau a expliqué au Devoir que Jean Charest est à l’avant-scène de la vie politique depuis plus longtemps que son adversaire.En ce qu’après avoir été ministre dans le gouvernement Mulroney, il est devenu chef du Parti conservateur après la défaite de 1993 et a eu une certaine visibilité pendant la campagne référendaire de 1995.Selon M.Nadeau, pour contrer l’effet de cette notoriété, il eût Mu que la campagne au leadership du Bloc soit un événement médiatique réussi et que la campagne électo-ralç du Bloc soit un succès.Ce qui ne fut pas le cas.A son avis, un leader politique est populaire dans la mesure où il est hautement considéré et estimé au sein de la clientèle électorale qui lui est normalement acquise.Or, les enquêtes d’opinion ont permis d’établir que 40 % des souverainistes accordent plus de valeur à Jean Charest qu’à Gilles Duceppe.Est-ce suffisant pour expliquer que 20 % des personnes interrogées qui se disaient souverainistes déclaraient néan- moins leur intention de voter pour le Parti conservateur?Richard Nadeau croit qu’on a affaire à ce chapitre à «des souverainistes mous» qui n’ont pu résister au charisme de Jean Charest Le 2 juin dernier, les Québécois ont exercé leur droit de vote dans une proportion de 71 % alors que le taux de participation a été de 94 % au référendum de 1995.Il s’est trouvé quelques analystes pour conclure que ce sont les souverainistes qui ne sont pas allés voter et qu’il fallait y voir le principal facteur du recul du Bloc.Richard Nadeau rejette cette prétention en faisant valoir que la comparaison n’est valable que si on la fait avec le taux de participation de 75 % des élections générales de 1993.En somme, à la lumière des premiers enseignements de cette recherche, M.Nadeau est déjà en mesure d’affirmer que les facteurs de l’échec du Bloc sont multiples.Il convient que Gilles Duceppe n’est pas Lucien Bouchard mais il lui semble que bien des souverainistes ont reconsidéré l’utilité de leur vote et que le Bloc a fait campagne dans un contexte politique qui ne lui était pas aussi favorable qu’en 1993.Téléphone: 985-3344 AVIS PUBLICS Télécopieur: 985-3340 CANADA Province de Québec District de Beauharnois COUR DU QUÉBEC Division des petites créances Le greffier de la Cour du Québec, Chambre Civile, Division des petites créances pour et au nom des requé- Intimés: Clynthe Kingsbury Roy Brunner Serge Beaudry Stéphane Lanthier Claude Thibodeau Sandra Thompson Jean-Pierre Bélanger Janet Callum Projet Locas 1984 Ltée Martin Guindon Despec Inc.Henry Lefebvre Mario Maheu Jarima Inc.9002-0306 Québec Inc.Energy Savings Systems R.L.Inc.PAR ORDRE DE LA COUR i Les intimés sont par les présentes requis de produire une contestation dans les trente jours de cette publication dans • les dossiers ci-haut mentionnés.Une copie de la requête pour chacun des dossiers a été 1 laissée à l’intention des intimés au greffe de la cour du Québec Chambre civile Division des petites créances, Palais de Justice de Valleyfield.180, Salaberry, Valleyfield, Qc J6T2J2., De plus, prenez avis qu'à défaut par vous de produire au ^ | greffe de cette cour une contestation dans lesdits délais le 1 > greffier de la cour du Québec Chambre civile Division des petites créances procédera à obtenir contre vous un jugement dans ces causes pour les requérants.i i Valleyfield, ce 30 juin 1997 -j .i Michel Vézina Greffier de la Cour du Québec Division des petites créances rants suivants: Nos de dossiers: Requérants: 760-32-002473-967 760-32-002734-970 760-32-002730-978 760-32-002647-974 760-32-000014-946 760-32-002741-975 760-32-002552-976 760-32-002478-966 760-32-001414-962 760-32-001112-954 760-32-000478-950 760-32-000206-955 760-32-000664-955 760-32-002395-962 760-32-000484-958 760-32-000548-935 Richard Alary Claude Pilon Claude Pilon Joseph N.Ryf Claude Blanchard Claude Pilon Michel Lecompte Richard Alary Grue et soudure Veilleux Inc.Centre location d'outils et d'équipement André Inc.Les Distributions Réjean Mailloux Inc.Normand Boisvert Martin Pilotte Ciiona Inc.Fabrice Frelat Claude Patenaude CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT: MONTREAL, COUR DU QUÉBEC, NO 500-22-002136-979.Park Avenue Chevrolet Oldsmobile Cadillac Inc., Partie Demanderesse -vs- Robert Allard et Info Concept Maya Inc., Partie Défenderesse.Le 15ième jour de juillet 1997, à tOhOO, au 1567, Cartier, Montréal, Qc.district de Montréal seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de: Robert Allard et Into Concept Maya Inc., saisis en cette cause, consistant en: 1 télévision Sony Mod: KV27HFR, t ordinateur Lap-Top Fujitsu L6Z120386,2 classeurs BNl gris, t micro-ondes Panasonic, t coffre a outil bleu et son contenu, t télévision Sanyo Mod: AVM2652U et plusieurs autres items.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: John Leltakis, Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS, 558.Notre-Dame.bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P2K7.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, DIVISION DES PETITES CRÉANCES, NO: 500-32-013738-960.Le greffier pour et au nom de DR.ALAIN GEMME, Partie demanderesse -vs-MARC PLANTE, partie défenderesse.Le 16 juillet 1997 à tOhOO, au 6835 BEAUBIEN EST.apt.#7, MONTRÉAL.QC., district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: MARC PLANTE, saisi en cette cause, consistant en: t téléviseur de marque GE coul.gris avec télécommande & acc.; 1 système de son de marque Sony coul.argent comprenant tape cassette etc.: 1 magnétoscope de marque RCA coul.noir avec télécommande et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: MICHEL LANDRY, huissier du district de Montréal, 514-278-2414, Fax: 278-9667.ALBERTSON & ASSOCIÉS.HUISSIERS.7012, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal, P.Q.H2S 3E2 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LEONARD, NO: 170774L.105979 129777 - BREF D.EXÉCUTION.LA VILLE DE ST-LÉONARD, Partie demanderesse -vs-9016-3536 QUÉBEC INC.«UNIQUE 2000-, Partie défenderesse.Le 14ième jour de juillet 1997, à 10h00, au 8075 Québec Québec APPELS D'OFFRES ET DE CANDIDATURES Contrat no 3573-97-4412 — Entretien d'hiver et d'été pour les années 1997-1999, 1998-1999, 1999-2000, 2000-2001 et 2001-2002, d'une section de le route 389, de l'ancien site minier de Fire-Lake à la limite du Labrador, dans divers cantons et la Ville de Fermont, M.R.C.de Caniapiscau, circonscription électorale de Duplessis.Longueur de 92,38 km.Garantie de soumission exigée: 62400S (cautionnement) ou 31200S (autre) Contrat no 3573-97-4413 — Entretien d'hiver et d'été pour les années 1997-1998, 1998-1999, 1999-2000, 2000-2001, 2001-2002 et 2002-2003, d'une section de la route 389, de Manie 5 du côté nord du pont de la rivière Anita à 5,5 km au nord de la rivière Torrent, dans divers cantons, M.R.C.Afanmwajyan et Caniapiscau, circonscriptions électorales de Saguenay et Duplessis.Longueur Garantie de soumission exigée : 88 BOO S /cautionnement) ou 44 200S (autre) Coût du dossier: 20S Réception des offres: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des offres: Québec, le mardi 29 juillet 1997, 15 h.Contrat no 3300-97-ACOl — Étude d’impact sur l’environnement et autres travaux connexes relatifs au projet de reconstruction de la route 132, dans la municipalité de Val-Brillant, M.R.C.La Matapédia, circonscription électorale de Matupédia.Réception des offres: salle des soumissions de Québec.Clôture de l’appel d’offres et ouverture des offres: Québec, le mardi 22 juillet 1997, 15 h.Seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental et qui ont commandé une copie du dossier d’appel d’offres au même nom que celui sous lequel ils entendent soumissionner.On peut obtenir copie du dossier d’appel d’offres moyennant le paiement du montant indiqué à la rubrique « Coût du dossier »; ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat-poste è Tordre du ministre des Finances et n’est pas remboursable Les intéressés peuvent consulter ou obtenir les documents d'appel d'offres en s'adressant aux bureaux suivants: QUÉBEC MONTRÉAL Service de la gestion contractuelle Service de la gestion contractuelle Ministère des Transports Ministère des Transports 700, boul.René-Lévesque Est 35, rue de Port-Royal Est 2* étage 3* étage Québec (Québec) GIR 4Y9 Montréal IQuébec) H3L 3T1 Tél.: (418) 644-8848 Tél (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage è accepter aucune des offres repues.Le sous-ministre Yvan Demers, ing Langelier, St-Léonard, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de 9016-3536 QUÉBEC INC., saisis en cette cause, consistant en: t dactylo: 1 système d'ordinateur comprenant écran, impruimante,clavier et acc.: f Intercom et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL DI FIORE, huissier du district de Montréal.MACERA S ASSOCIÉS, HUISSIERS, 514-848-0979.FAX: 848-7016.31, rue St-Jacques ouest, rez-de-chaussée, Montréal, Québec.H2Y1K9 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL.COUR MUNICIPALE D'OUTREMONT.NO: 94D-00831 • BREF D'EXÉCUTION, 94D-00875 - 95C-07104 - 96C-05355.VILLE D'OUTREMONT, Partie demanderesse, -vs- LANCTOT, LISE, Partie délenderesse.Le Hième jour de juillet 1997, à 10h00, au 658 Querbes, Outremonl, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de LANCTOT, LISE, saisis en cette cause, consistant en: 1 télécouleur 21 » de marque Sharp; 1 magnétoscope VHS: 1 causeuse en cuirette noire, et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: CHRISTIAN BOUCHARD, huissier du district de Montréal.MACERA & ASSOCIES.HUISSIERS, 514-848-0979, FAX; 848-7016.31.rue St-Jacques ouest, rez-de-chaussée.Montréal.Québec.H2Y1K9 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR: DU QUEBEC CHAMBRE CIVILE, NO: 500-02-024529-955.LES INVESTISSEMENTS IMMOBILIERS POWER ENRG.C.DENISE MICHAUD.Le 17-07-97 a lOhOO.au 7142, DU LAYON, ANJOU, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de DENISE MICHAUD, saisis en cette cause, consistant en: mobilier assorti de maison.CONDITION: ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISÉ.Informations: (514)256-3622.Richard Gagné, HUISSIER DE JUSTICE.RICHARD GAGNÉ & ASSOCIES, Huissier de Justice.5199 rue Sherbrooke Est, Bureau 2660, Montréal, Québec.H1T 3X1, téléphone: (514) 256-3622.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT LONGUEUIL NO: 505-04-003620-978 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LINDA GRAVEL, domiciliée et RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : COIFFURE LA DIFFERENCE (1005) INC, corporation légalement constituée faisant affaires au 1005, boul.du Séminaire Nord, St-Jean-sur-Richelicu (Québec) J3A IR7.Avis est par les présentes donné que Coiffure La Différence (1005) Inc.ayant déposé une cession le 25' jour de juin 1997, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 1 l'jour de juillet 1997 à 10 h 00 au bureau du syndic, 357, boul.du Séminaire Nord, dans la ville de St-Jcan-sur-Richelieu, dans la province de Québec.ST-HYACINTHE, ce 3(7 jour de juin 1997 Raymond, Chabot Inc.ôs qualités de syndic de l'actif do Cotftura La Différence (1008) Inc.IvkjH I .angevin, CA.Responsable de l'actif 1050, bout.Casavant Ouest Bureau 2001 Sl-flyacinthe (Québec) J2.S 8B9 Tél : (514) 774 4300 (Md) 467-6092 résidant au 1651 rue Holmes à St-Huberb.districl de Longueuil Partie demanderesse -c- Claude Cyr, adresse inconnue Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CLAUDE CYR de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Longueuil, 1111, Jacques-Cartier Est, salle 1.17, le 26 août 1997 suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la Requête pour garde d'enfants el pension alimentaire et Nouvel avis de présentation a été remise au greffe à l'intention de Claude Cyr.Lieu: LONGUEUIL Date: 6 juin 1997 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT LONGUEUIL NO: 505-12-017878-979 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT MERIAME RIB, domiciliée el résidant au 2400 boul.Roland-Therrien, à Longueuil, district de Longueuil Partie demanderesse c.JAMAL DAH DOUH, résidence inconnue Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JAMAL DAH DOUH de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Longueuil, 1111, Jacques-Cartier Est, salle 1.17, le 21 août 1997 suite à la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la Requête sur mesures provisoires et de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de JAMAL DAH DOUH .Lieu: LONGUEUIL Date: 23 juin 1997 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-0021766-967 COUR SUPÉRIEURE BANQUE NATIONALE DU CANADA Requérante c.RENÉ MOEKEIBERG et TJISKE KOENES Intimé RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : 9035-0547 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée faisant affaires sous le nom : « Resto Pub de l'Acier » au 2101, Montée de la Pomme d'Or, Contrecœur.Avis est par les présentes donné que 9035-0547 Québec Inc.ayant déposé une cession le 26e jour de juin 1997, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 17e jour de juillet 1997 à 9 h 00 au bureau du syndic, 13, rue George, dans la ville de Sorcl, dans la province de Québec.ST-HYACINTHE, ce 30e jour de juin 1997.Raymond, Chabot Inc.6s qualités de syndic de l'actif de 003S4647 Québec Inc.luouii I.angevin, C.A.Responsable de l’actif 1050, boni.Casavant Ouest Bureau 2001 St-Hyacinthe (Québec) J2S 8B9 Tél : (514) 774-4300 (MÜ) 467-6092 L’occupante ASSIGNATION A: René Moekeiberg PRENEZ AVIS que le procureur de la requérante, BANQUE NATIONALE DU CANADA, a déposé au greffe de la Cour supérieure du District de Montréal, au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, province de Québec, une copie d'un préavis de soixante jours d'exercice du recours hypothécaire de vente sous contrôle de justice (Articles 2791 et suivants CCQ) à votre intention.@T:A moins que vous n'ayez remédié aux défauts dénoncés audit préavis dans un délai de 60 jours à compter de l'inscription de ce préavis au bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Chambly, il pourra être procédé selon la Loi.Montréal, ce 2 juillet 1997 L.Duchesne.Greffier adjoint ND:44132-51 Me Marc Duchesne Mes McMaster Meighen 1000 De La Gauchetière 0.Montréal Tél: 879-1212 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-011140-978 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT GUERLANDE LOUIS, partie demanderesse, -c.- PIERRE EUSTACHE, partie délenderesse; ASSIGNATION ORDRE est donné à PIERRE EUSTACHE de comparaitre au greffe de cette Cour situé au t, rue Notre-Dame Est à MONTRÉAL, suite 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du PRÉSENT avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l'action en déchéance de l'autorité parentale a été remise au greffe à l'intention de PIERRE EUSTACHE.Lieu: MONTRÉAL Dato:2 juillet I997 Paul La Rue Greffier adj.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12236302-976 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE IVfarchand |^)aoust inP> AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de: CHANTAL CADOZ 5760, chemin Hemming Saint-Lucien Québec J0C 1N0 AVIS est par les présentes donné que la susdite débitrice a fait cession de ses biens le 25 juin 1997 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9 juillet 1997 à 11h30 au bureau du Syndic, 200, rue St-Jacques Ouest, bureau 1000, Montréal, Québec.Montréal, ce 2 juillet 1997 Marchand Daoust Inc., syndic 200, St-Jacques 10e étage, Bureau 1000 Montréal, Qc H2Y1M1 Tél.: (514) 845-7143 (DIVORCES) PRÉSENT: Greffier-adjoint JEAN-ROUSSEAU LAGUERRE partie demanderesse C.MARIE-FERNANDE HYACINTHE partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MARIE-FERNANDE HYACINTHE de comparaitre au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, Province de Québec, Canada, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de MARIE-FERNANDE HYACINTHE.Lieu: cité et district de MONTRÉAL Date: 26ième jour de mai (1997) MICHEL MARTIN, G.a.AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jeanne BERTHIAUME, en son vivant domiciliée au 831 Notre-Dame, Saint-Lambert, Québec, J4R 1S1, survenu le dix-neuf mars mil neuf cent quatre-vingt-quatorze (1994), un inventaire des biens de la défunte a été fait par les héritiers légaux, le neuf juin mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept, devant Me Jacques-A.Lemieux, notaire, 655 rue Victoria, #1, Saint-Lambert, Québec, J4P 2J7.Donné ce 9 juin 1997 à Saint-Lambert.Jean-Pierre BERTHIAUME, liquidateur mandaté CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-236824-979 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT JAHANARA KHATUN RAHAMAN partie demanderesse C.MOHAMMAD ABDUL KHALEQUE partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné è Mohammad Abdul Khaleque de comparaitre au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, ville et district Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR; qu'une requête pour mesures provisoires présentable le 4 août 1997 à 9h15 en salle 2.17 du Palais de justice de Montréal, situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal.Une copie de la déclaration en Divorce et de la Requête pour mesures provisoires ont été remises au greffe à l'intention de Mohammad Abdul Khaleque.Lieu: Montréal (Québec) Date: 30 juin 1997 LA METEO D' ENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir .Samedi Dimanche Lundi Yiljli'll max 24 min -)3 rP/Pr max 24 15/27 ZZ 17/29 Kuujjuarapik 14/6 '/’l'ïl'l 17/8 La Grande IV Chibougamau 19/12 Val d'Or îu m I'm y: f % VENTEUXDTOUjl^n^^UJI^AVEMS^OHAG^^NEIGEVfEnO^^ Températures : MAX / MIN ’Su 15/10 Goose Bay Blanc Sablon Sept-lles 19/11 yr ^ ^ Gaspé YrYTr £4/12 > H 19/15 îles do la Madeleine (ft)(M 1 16/12 //rpîMîr 23/13 »Rivière’-du-Loup 24/14 ¦ f 24/13 Chicoutimi Québec 25/16 •Rivières 24/13 ¦ 25/16 t herbrooke ^ ^ O Lever 5h13 Coucher 20h45 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi w yp/W max 23 w.ii rPpr min 13 ivWl max 21 : Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi li'ïlj min "J 4 max 24 199 I.K I) K V OIK.I.K V K X I) II K I) I | .1 11 | |.|, K T I II II 7 A .r> LE DEVOIR LE MONDE Exil doré Crise constitutionnelle ALBANIE L’Afrique du Sud attire les mobutistes SOPHIE PONS AGENCE FRANCE-PRESSE Johannesburg — Militaires en déroute, politiciens en disgrâce, fonctionnaires en délicatesse.l’Afrique du Sud, nouvel eldorado du continent africain, a attiré ces derniers mois de nombreux «mouvanciers», les proches de l’ex-prési-dent zaïrois Mobutu sese Seko qui ont fui leur pays après sa chute.«Maintenant, ils jouissent de leur butin., ils ont toijs acquis des propriétés avec l’argent cueilli dans les coffres de l’Etat», déclare, philosophe, Dennis Kadima, professeur à l’Université de Johannesburg et spécialiste de la communauté ex-zafroi-se émigrée en Afrique du Sud.Aux obscurs et sans grade, venus chercher fortune dans un pays en plein boom économique, avec des frontières plus perméables que celles de l’Europe, s’ajoutent désormais les riches et les puissants, séduits par le niveau occidental de développement, ainsi que par les législations favorables aux investissements opaques.Forte d’une centaine de personnes, la communauté des «mobutistes» a commencé à s’intéresser à l’Afrique du Sud dès la fin de l’apartheid, a investi dans l’immobilier haut de gamme, inscrit ses enfants dans les meilleures écoles, «ne fréquente pas le bas peuple» et mène une vie oisive à Johannesburg, Pretoria ou au Cap, selon un proche du cercle des exilés.Dans les banlieues chic de Johannesburg, un général a ainsi acheté trois luxueuses maisons pour loger ses quatre femmes et sa vingtaine d’enfants, selon des informations concordantes.Non loin, un ancien conseiller présidentiel, riche à millions, gère depuis sa villa ses affaires, dont une compagnie d’aviation privée basée en Angola.Un des fils de l'ancien président Mobutu a lui aussi acquis une superbe propriété dans les quartiers résidentiels du nord qui abritent la fine fleur des grandes fortunes sud-africaines.Faute de permis de résidence, il a cependant dû rester auprès de son père au Maroc, selon des sources concordantes.Au Cap (sud), un neveu de l’ancien président a investi dans un haras, une exploitation viticole et plusieurs propriétés immobilières dont une splendide villa à Clifton, au bord de l'Atlantique.Plusieurs officiers de haut rang, dont un vice-amiral, ont eux aussi choisi la douceur climatique de la péninsule pour commencer une nouvelle vie.Pratiquement, il est impossible de savoir qui possède quoi.Le système des sociétés civiles immobilières assurant l'anonymat des propriétaires et les lois sud-africaines n’impose aucune vérification sur l’origine des capitaux.En outre, les fonds ont le plus souvent transité en liquide, sans laisser de trace comptable, selon des sources concordantes.De ce fait, l’inventaire des investissements possibles du président Mobutu en Afrique du Sud reste une gageure car aucun placement direct n’a été fait à son nom, selon des informations concordantes.L’hôtel Orchidea, bâtiment du centre de Johannesburg qui lui est souvent attribué, appartient en fait à une de ses amies très proches.Au-delà des rumeurs scandalisées sur le train de vie des «mouvanciers» et les dépenses extravagantes de leurs épouses, la présence des nouveaux exilés intéresse au plus haut point les autorités sud-africaines.En juin, le nouveau pouvoir de Kinshasa a abordé le dossier avec le vice-ministre des Affaires étrangères, Aziz Pa-had, en visite officielle en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre).«Le sentiment général est qu’il y a eu des détournements de ftmds», a déclaré celui-ci à son retour au journal Sunday Indépendant.«Les autorités voudraient voir certains revenir mais pour l’instant nous n'avons été saisis d’aucune demande officielle», a indiqué à l’AFP Pieter Swanepoel, le porte-parole des Affaires étrangères.«Je ne me sens pas menacé, je suis un technicien pas un politique.Tout ce que je veux, c’est vivre en paix loin des turbulences», commente un ex-dirigeant de la compagnie minière Gecamines, qui s’est installé d:ins une villa hollywoodienne du nord de Johannesburg.L’hebdomadaire Sunday Indépendant a récemment créé des remous en affirmant que des militaires mobutistes avaient transféré clandestinement des fonds avec la complicité d’agents sud-africains.Plusieurs millions de dollars en liquide et en diamants auraient ainsi été transportés en avion en Afrique du Sud après la chute de Kinshasa, selon le journal.«Nous enquêtons actuellement pour vérifier ces accusations», a déclaré à l’AFP Helmut Schlenter, porte-parole des Renseignements sud-africains.Ijes exilés peuvent de toutes façon dormir tranquille: aucun traité d’extradition ne lie Pretoria et Kinshasa.Un général a acheté trois maisons pour ses quatre épouses EN BREF État d’alerte en Colombie Bogota (AFP) — Devant une offensive de la guérilla qui a touché sept départements depuis la fin de semaine dernière et causé la mort de 20 personnes, le ministre colombien de la Défense, Gilberto Echeverri, vient de décréter un état d’alerte indéfini pour 200 000 soldats et policiers.Le pays est à quatre mois d’élections municipales et départementales (26 octobre) «et la subversion a l’avantage de choisir ses points d’attaque», a dit Echeverri qui nie qu’il existe des divergences entre les militaires et le gouvernement sur la façon de lutter contre les attaques des FARC et (le l’ELN (Forces armées révolutionnaires et Armée de libération).Ix ministre affirme que le gouvernement s’est engagé à acheter en qtuuitité suffisante les équipements à l’appui de cette mobilisation des troupes.Embauchez un député Berlin (AFP) — Une cinquantaine de députés berlinois vont se transformer en jardiniers, pompiers ou maîtres-nageurs pendant la pause parlementaire d’été, histoire de voir le quotidien de leurs concitoyens sous un autre jour.Sur simple appel téléphonique, les Berlinois peuvent ainsi convier un député à venir bêcher leur jardin ou à accompagner de jeunes handicapés, a expliqué hier un responsable du groupe chrétien-démocrate (CDU) au parlement régional de Berlin, Volker Iiepelt.L’action est organisée par le groupe parlementaire CDU.Plus de la moitié des 87 députés régionaux de la CDU doivent participer à l’opération «Montre à ton député — un stage au quotidien», a précisé M.Liepert.«Nous voulons aller à l’encontre du préjugé selon lequel les hommes politiques planent et n’ont aucune idée de ce que les gens ont comme problèmes», a expliqué M.Uepelt.La présidente serbo-bosniaque dissout le Parlement Crise dans l’entité serbe de Bosnie, née des accords de Dayton: le torchon brûle entre la présidence et un Parlement qui subit l’influence de Radovan Karadjic.AGENCE FRANCE-PRESSE Banjaluka — La présidente de la Republika Srpska (RS), Mme Biljana Plavsic, a dissous hier le Parlement de la RS, l’entité serbe de Bosnie, a annoncé le cabinet de Mme Plavsic.Cette mesure a été prise par Mme Plavsic pour prendre de vitesse ses adversaires au sein de la direction de la RS qui avaient l’intention de réunir le Parlement aujourd’hui pour préparer une procédure de destitution à son encontre.Selon un communiqué, Mme Plavsic a en outre annoncé que les élections pour le nouveau Parlement auront lieu le 1" septembre 1997.Sa décision entre immédiatement en vigueur, selon la même source.Elle a motivé cette mesure par le fait que les principales institutions de la RS — ministère de l’Intérieur, chef du gouvernement et Assemblée — n’accomplissaient pas leurs tâches.«Le fonctionnement des autorités en Republika Srpska est dans une crise sérieuse qui menace la sécurité même de l'État», a estimé Mme Plavsic dans le communiqué.Elle a accusé la police de la RS ù’«organiser des activités criminelles» au lieu de les combattre.Elle reproche également au chef du gouvernement de «refuser la communication et la collaboration élémentaires» avec elle.Finalement, elle accuse le Parlement d’exécuter «sans esprit critique les décisions des centres informels du pouvoir au lieu de concevoir une politique dans l’intérêt général».Ce faisant, elle attaque l’ancien leader des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, qui garde dans l’ombre une grande influence.Ses adversaires au sein de la direction de la RS s’étaient d’avance opposés à cette mesure, l’estimant anticonstitutionnelle, lorsque Mme Plavsic avait déclarer y «réfléchir», mardi dernier.Hier, le président du Parlement, Dragan Kali-nic, avait annoncé à la radio officielle des Serbes de Bosnie qu’il s’opposait à ce genre de mesure, avant même que Mme Plavsic ne l’ait prise.Ix?chef du gouvernement, Gojko Klickovic, cité par l’agence des Serbes de Bosnie, SRNA, a également estimé qu’il n’y avait «aucune raison» de dissoudre le Parlement Sa prise de position aussi a été publiée avant que ne soit rendue publique la dissolution du Parlement par Mme Plavsic.«Gâtés, mal élevés, paresseux.» L’Amérique désespère de ses «petits monstres» BRIGITTE DUSSEAU AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Mal élevés, paresseux, indisciplinés: les Américains n’ont pas de mots assez durs pour décrire leurs enfants, sur lesquels ils ne fondent guère d’espoir pour construire après eux une Amérique meilleure.Alors que les journaux font régulièrement leurs gros titres d’une délinquance juvénile préoccupante, une enquête publiée ces derniers jours est venue révéler l’ampleur du malaise: les parents américains y jugent leurs adolescents «mal élevés», «irresponsables» voire «incontrôlables» en public, et n’ont pas même de tendresse pour les plus jeunes: les 7-12 ans leur apparaissent «gâtés», «paresseux» et «manquant de discipline».Seuls 12 % des adultes considèrent que ces jeunes —tous âges confondus— traitent les autres avec respect Pour 61 %, l’incapacité des enfants à apprendre l’honnêteté, le respect et le sens des responsabilités est un sérieux problème.Neuf Américains sur dix pensent que cette incapacité touche toutes les classes de la société.«La tentation est de dire que toutes les générations sont toujours critiques envers les plus jeunes.Mais cette fois, il ne s’agit pas seulement des adolescents.Les Américains critiquent aussi les jeunes enfants, et ces critiques ne viennent pas uniquement de gens n’ayant pas d'enfants, mais aussi de parents, qu’ils soient blancs, noirs ou hispaniques.Ils sont très pessi- mistes, et c’est en cela que c'est préoccupant», a expliqué à l’AFP Steve Farkas, directeur de recherches de l'Institut new-yorkais Public Agenda, à l’origine de cette étude menée auprès de 2000 personnes.Dans un livre publié au printemps, The Time Bind, une sociologue, Arlie Russell Hochschild, soulignait le nombre croissant de parents américains qui travaillent de longues heures et le besoin de plus d’attention de la part des adultes.«Ils ne passent pas assez de temps avec leurs enfants», confirme Kevin Dwyer, directeur adjoint de l’Association nationale des psychologues scolaires, qui y voit une conséquence directe: des problèmes de discipline de plus en plus sérieux dans les écoles.Les hommes américains travaillent désormais en moyenne 48,8 heures par semaine, les femmes 41,7, et si 64 % des entreprises permettent le temps partiel, seulement 21 % des femmes et 7 % des hommes ont choisi cette option.Dans la mauvaise éducation des jeunes Américains, les parents sont d’ailleurs les premiers à reconnaître la responsabilité.des autres parents.Ils les jugent trop prompts à divorcer (57 %), à acheter des choses inutiles aux enfants pour compenser le manque de temps (51 %), à ne pas leur inculquer la discipline nécessaire (50 %).«Les enjeux, souligne Steve Farkas, ne sont plus les mêmes aujourd’hui qu’il y a 30 ans.Datis les années 50, un enfant mal élevé à l'école était celui dont la chemise dépassait, ou mâchait du chewing-gum.Aujourd’hui, ce sont les armes à l’école, ou la drogue.Les conséquences sont beaucoup plus importantes».Dans les années cinquante, l’enfant mal élevé mâchait de la gomme à l’école.Aujourd’hui ce sont les armes ou la drogue.Les agressions contre les journalistes se multiplient à Lima Les soupçons se portent sur les services secrets de Varmée AGENCE FRANCE-PRESSE Lima—Les agressions physiques à l’encontre de journalistes de la presse indépendante se sont multipliées ces derniers jours à Lima, dans le cadre d’un plan dénommé «Azar» qui serait organisé par les services de renseignements militaires, a-t-on air-pris hier de source policière.Les services de renseignements auraient passé des «contrats» avec des jre-tites bandes de délinquants, chargés d’agresser des journalistes, «confisquant» ou cassant leurs matériels et simulant des tentatives de vols ou d’enlèvements, a confirmé cette source à l’AFP, confirmant les témoignages et accusations de plusieurs organes de presse à Lima.Baptisé «Azar» (hasard, en français) le plan cherche à instaurer un climat de peur généralisée au sein des rédactions de l’opposition qui dénoncent des cas de corruption ou de tortures au sein de l’armée, en agressant «indistinctement des journalistes péruviens ou étrangers».Ces derniers jours, de nombreux journalistes ont été victimes d’agressions.Trois membres d’une équipe de télévision travaillant pour un programme du journaliste indépendant Cesar Hilde-brandt, très critique à l’encontre du gouvernement, ont été violemment agressés par des inconnus qui ont volé leur matériel.Mardi soir, un journaliste du service politique du quotidien indépendant Ojo a été blessé au visage à coups de couteau près de son domicile, par plusieurs hommes qui ont fui sans rien lui voler.La direction de son journal, qui avait reçu plusieurs menaces anonymes, a vigoureusement dénoncé cette agression.Son vice-président, Ixiis Agois, a déclaré hier que les dernières agressions contre la presse se sont toujours déroulées «dans le dos» du président Alberto Fujimori.Le chef de l’État péruvien est actuellement en visite officielle au Japon, jusqu’au 7 juillet.Pour Luis Agois, «dans tous les cas, l'insolence d’individus qui agissent en toute impunité et profitent de l’absence du président pour faire ce qu'ils veulent, apparaît évidente».Auparavant proche du pouvoir, le journal Ojo avait pris ses distances après qu'un important trafiquant de drogue surnommé «Vaticano» eut proféré de graves accusations de corruption contre des militaires,lors de son procès public en septembre.Ces accusations visaient particulièrement le très énigmatique conseiller du gouvernement, Vladimiro Montesinos, considéré comme le chef du service national de renseignements (le SIN) et un homme proche du président Fujimori et de la .îiérarchie militaire.Durant la même période, la chaîne de télévision privée Frecuencia Ijatina, également très pro-gouvernementale, a commencé à affirmer l'indépendance de sa rédaction.Elle a multiplié les enquêtes sur la corruption et surtout dénoncé les tortures infligées à une femme sous-officier des services de renseignements de l’armée, Leonor La Rosa, par d’autre militaires du même service qui l’accusaient d’avoir livré des informations à la presse.La recherche des restes du Che intéresse Cuba REUTER La Hav;uie — Cuba a paru accorder hier un certain crédit aux affirmations d’une équipe latino-américaine qui pen-se avoir trouvé les restes d’Ernesto «Che» Guevara.Mercredi, des responsables boliviens avaient annoncé qu’une mission de scientifiques cubains, argentins et boliviens à la recherche des restes de Guevara en Bolivie avilit découvert dans la jungle du sud-est du pays des ossements qui appartenaient «très probablement» au révolutionnaire.«Nous sommes vraisemblablement très proches du résultat que nous cherchions», avait déclaré Marcos Tufino, qui coordonne les fouilles près de la ville de Villagrande.Ernesto Guevara, médecin né en Argentine, s’était engagé aux cotés de Fidel Castro dans la révolution cubaine entre 1956 et 1959.Le «Che» devint alors un personnage de légende à travers le monde.11 fut capturé par l’armée bolivienne alors qu'il tentait d’organiser un soulèvement et fut tué en octobre 1967.Son corps avait été exposé devant la presse internationale e,t ses mains avaient été coupées, |xxir preuve de sa capture.À Cuba, le quotidien communiste Granma fait état, en première page de son édition de hier, de l’optimisme des scientifiques mais utilise* des termes très prudents pour qualifier la découverte.Granma rappelle que, selon certaines recherches, les corps de sept guérilleros, parmi lesquels celui d’Ernesto Guevara, avaient été ensevelis dans une fosse commune aux premières heures du 11 octobre 1967.Les chercheurs de Villagrande ont mis au jour six squelettes, parmi lesquels se trouve un os qui présente des traces de formaldéhyde (dont la solution, le formol, est utilisé pour conserver les organes) et qui, selon les experts, pourrait en conséquence appartenir au «Che».«Plusieurs témoins ont déclaré que le corps du Che était le seid qui avait été mis dans le formol», a précisé M.Tufino en conférence de presse à la Paz.REUTERS La panique s’est emparée de la foule au centre-ville de Tirana.Fusillade contre un rassemblement monarchiste REUTER Tirana — Un homme a été tué et un autre blessé dans la fusillade qui a éclaté hier dans le centre de Tirana contre des centaines de partisans du prétendant au trône Leka, a rapporté le procureur général.«La victime a été abattue d'une balle dans la poitrine et une autre personne, âgée de 25 ans, a été blessée», a déclaré le Parquet, selon l’agence officielle albanaise ATA.«La police enquête sur l'incident qui a éclaté entre les monarchistes et la police à proximité de la Commission électorale centrale», ajoute le communiqué.Un demi-millier de manifestants, dont Leka lui-même, entendaient dénoncer les résultats officiels du référendum organisé dimanche dernier sur la restauration de la monarchie, et scandaient des slogans hostiles au chef de file des socialistes, Fatos Nano, vainqueur présumé des élections.Dans un communiqué diffusé à la télévision albanaise, le président Sali Berisha a «appelé les monarchistes et les socialistes albanais à éviter toute confrontation et à attendre avec dignité le résultat définitif du référendum».Mercredi, la commission électorale avait annoncé que les électeurs avaient majoritairement rejeté par référendum le projet de rétablissement de la monarchie au pays des Aigles — un résultat contesté par Leka, fils du roi défunt Zog.Les tirs ont éclaté alors que les monarchistes quittaient la place Skanderberg, dans le centre de Tirana, pour défiler sur le grand boulevard devant les bâtiments administratifs.Vache folle L’étau se resserre sur une société belge AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles — L’étau se resserrait hier autour de sociétés belges, française et espagnole spécialisées dans l’import-export de viande, au lendemain de l’annonce par la Commission européenne d’un trafic illicite de viande de boœuf britannique, frappée d’embargo depuis mars 1996.«L'enquête porte sur un opérateur belge au centre du trafic, et des importateurs espagnol et français», a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, en précisant que le trafic découvert portait sur 1600 tonnes de viande.Plus tard, on annonçait qu’une deuxième société belge était également sous surveillance.Hier, ces deux sociétés belges, dont l’une est déjà bien connue des services de police pour ses accointances avec la mafia de hormones, ont fait l’objet de perquisitions.11 s’agit de la société Tragex-Gel, située à Wingene (Flandre, nord du pays), dont les dirigeants sont inculpés pour trafic d’hormones, et de la société Lefèvre située à Mouscron (ouest), également surveillée depuis plusieurs semaines par les vétérinaires inspecteurs belges.La Belgique est considérée comme une plaque tournante du trafic d’hormones, organisée selon la police par une véritable fi JEAN PAQUIN Historien d'art et sociologue, l'auteur est professeur au département des arts visuels * et communication du cégep André-Laurendeau.I i résenté dans le cadre du_ Chantier de l’économie soj j dale lors du dernier Sontf J met sur l’économie et entfl II P I ploi en 1996, le projet def j - Journées de la culture a gagné son pari et la première édition aura lieu au mois de septembre sur I tout le territoire québécois.Mais si lq, tenue de cet événement constitue en .soi une victoire, les défis et les at- ' tentes sont énormes.Pourquoi?Tout1 simplement parce que les résultats 1 que l’on se propose d’atteindre sont, directement liés aux enjeux et aux re-.vendications fondamentales menées' depuis plusieurs décennies par diffé-^ rents mouvements au sein des sodé-1' tés occidentales, à savoir la reconnais»-J sance de la légitimité sociale de la culture, l’inscription du droit à la culturç , comme partie prenante du développement social et la réalisation des objec1- ' tifs de démocratisation culturelle.: 3 Or ces buts ne peuvent être acconv'.plis uniquement par la circulation dç ] produits artistiques issus du milieu professionnel mais bien par une stra-, tégie d’ensemble.C’est pourquoi le$: manifestations de ces journées, sanc*-J données par le gouvernement québè-î cois, devront nécessairement sej conjuguer aux interventions et aux ef-.forts déjà déployés par différents0 groupes et institutions (par exemple " les bibliothèques, les musées régio3-naux, les centres locaux de diffusion.culturelle, les comités, l’école et lep, arts) tout en favorisant l’implication.d’autres partenaires, dont les syndî- ! cats et les organismes sociocommu-nautaires.Compte tenu du fait que ce ' dernier secteur n’est pas identifié à.priori comme constituant des lieux; culturels, il appert que sa présence, n’est pas complètement acquise.Ellè ' demeure pourtant primordiale en veif3 tu des orientations à la base des Jouri' nées de la culture.Selon nous, lét simple adhésion volontaire d’orga^ nismes n’est pas suffisante.Le succès^ de l’événement repose aussi sur un long et patient travail de sensibilisai-3 tion et de mobilisation auprès déï toutes les instances engagées dans lai défense d’intérêts collectifs.Un autre défi consiste à équilibrer les activités de diffusion et celles* ayant trait à l’animation et à l’éducation.Sachant que la promotion et l’enracinement de la culture au sein de la.société ne peuvent s’effectuer exclusi-» vement par la présentation d’œuvre^, il y aurait lieu de proposer, tels que le' souhaitent les organisateurs, la mise ’ sur pied de conférences, de ren-contres et de débats dans différents; lieux et circuits (écoles, lieux de tr
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.