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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1997-07-12, Collections de BAnQ.

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FONDE E N 19 10 V (( i.I, X X X V I I ! N " I 5 I ?M 0 X T R É A I.I.E S S A M K I) I 12 E T D I M A X < Il E | A I, I.E T I il il LIVRES Et Dieu inventa.la balle!, page D 1 PERSPECTIVES Serge Truffant Histoire de dépassements C’est décidé: le toit sera fixe et coûtera 37 millions de dollars.Enfin, on espère qu’il coûtera ce qui a été promis.Ou plutôt qu’il ne coûtera pas un sou de plus que ce qui a été promis.Parce qu’à lire l’histoire du stade et de son toit, on se dit: ça ne tient pas de la saga ou du cauchemar mais bien de l’apparence instable, cette histoire.out a commencé, enfin presque, dans qn petit port de pêche situé près de Marseille.A Saint-Louis-Port-de-Pêche, c’est le nom du port en question, la toile du stade reposa pendant toutes les années qui suivirent l’imposition d’un moratoire concernant l’installation de cette masse de tissu sur un toit conçu par un architecte rompu aux activités du football européen.Soit dit en passant, le football à l’européenne est un jeu qui se déroule dans un grand rectangle alors que le baseball est un jeu qui se poursuit à l’intérieur d’un losange qui se termine, histoire de compliquer le tout, par un arc de cercle.Toujours est-il qu’en 1982, le gouvernement de l’époque décide de lever le moratoire.Ce faisant, à Saint-Louis machin truc, ils emballent la toile.On la transporte jusqu’à nos rives.On la déploie.Et on découvre qu’il y a de la bouillabaisse dans les chiffres.Comment cela?Une fois la toile étalée, une fois sa superficie cal-?culée, on a réalisé qu’il manquait 4500 m-.De quoi?De tissu.Évidemment, plutôt que de renvoyer le tout aux cousins de la vieille France en leur signifiant: «Arrêtez de jouer aux marchands de tapis, on veut la toile totale», on a payé.On a casqué.Avec des machines japonaises, on a cousu les pièces manquantes.Coût de l’opération?270 000 $.Ajoutons à cela les dépenses afférentes à l'entreposage, soit 456 (XX) $, et on dépasse les 800 000 $.Mettons qu’en dollars constants, les cousins de Saint-Louis ont dû se paypr des hectolitres et des hectolitres de Pernod ou de 51.A notre santé?C’est même pas sûr.Passons.Au milieu des années 80, la firme Socodev, une filiale de Lavalin, obtient le contrat d’installation de la toile rétractable.Coût envisagé?117 millions.Tout naturellement, le coût envisagé va se transfqrmer en coût dépassé.Il n’y a rien de plus classique.A cause de quoi?Du mât.D’après les journaux de l’époque, son parachèvement a totalisé 20 millions.20 millions plus les 117 d’en haut, en dollars constants, ça fait plus qu’il n'apparaît de prime abord.Fait intéressant, lors des travaux effectués sur le mât, de petites flammes sont tombées dans les environs.Et qu’est-ce qu’il y a dans les environs?Une belle et grande piscine avec un beau toit.Bon.Les petites flammes atterrissent sur le toit.Ce dernier flambe.Coût des réparations?11 millions.En passant, on change les lanterneaux, comme disent les experts, de la belle et grande piscine, et on présente une facture de six millions.Et hop! Au suivant Le suivant est une poutre.Une poutre de poids à tous égards.Son poids physique égalait 55 tonnes.Son poids financier?20 millions.Car le 13 septembre 1991, la poutre en question est tombée.D’où les 20 millions de ces frais que l’on qualifie de supplémentaires parce qu’ils ne figurent jamais, jamais dans les études qui promettent toujours monts et merveilles à des coûts, c’est juré, qui ne seront pas dépassés.Justement, parlant d’études.Entre les études de faisabilité, les études d’impacts, les études de rentabilité, c’est fou ce qu'on a étudié depuis une quinzaine d’années.C’est fou également ce qu’on a allongé comme dollars constants pour ces histoires de consultants.Trois millions ici, 250 000 $ là.La liste est longue, mais on retiendra qu’en 1991, un comité d’experts — évidemment, ils sont tous des experts — avait conclu que la toile posée trois ou quatre ans plus tôt, et seulement trois ou quatre ans, ne tiendrait pas le coup.Pfffl Comme le stade avait été dessiné par l’architecte qui avait notamment dessiné le parc des Princes qui n’est pas un stade de baseball, et comme notre stade n’est pas utilisé par des bonshommes en culottes courtes qui courent après un ballon tout rond, il a fallu effectuer, comme on dit en langue économique, de l'appariement Or donc, au début des années 90, on a dépensé 13 millions pour rapprocher les gradins de la surface de jeu, ou vice-ver-sa, et 17 millions., 17 millions pour l’installation du panneau d’affichage.A un coût pareil, le panneau, il n’aurait pas été fabriqué à Marseille, par hasard?Parce que 17 millions.Tant qu’à être à Marseille, restons-y.Car l’histoire du toit du stade, c’est vraiment l’histoire de l’ampoule de six volts qui explique au quidam comment faire le negroni: «Tu mets un tiers de gin, un tiers de Campari, un tiers de Cinzano, un tiers de Picon.» «Dis donc, mais ça fait quatre tiers, ton negroni.» «Oh! là, tu me contraries, parce que si tu commences à te fier aux apparences.» M E T E 0 Montréal Ciel variable.Dimanche: ciel variable.Max: 30 Min: 16 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 27 Min: 13 Détails, page C 8 INDEX Agenda .n 7 Idées .A 9 Annonces.C 8 livres .I) 1 Ixs Arts .H 1 Le monde .A fi Avis publics.C 9 U s sports.C 10 .A3 Économie.C 1 Mots croisés.C 8 Éditorial .A 8 Politique .A 5 ÉCONOMIE Vers une zone de libre-échange sur Internet, page C 1 POLITIQUE Stratégie nationale sur le sida: Rock promet de tenir promesse, page A 5 I C A II I E 11 S - I .il 7 $ + t i* s + T v y LES ARTS Paul Vanier Beaulieu, Vhomme de toutes les influences, page B 1 Un recul du chômage digne de ce nom Les gains d’emploi sont essentiellement du temps plein, répartis à la grandeur du pays GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La situation de l’emploi a finalement connu une amélioration digne de ce nom en juin, et ce, tant au Canada qu’au Québec.Ainsi, une création nette d’emplois allant en s’accélérant a conduit à un recul du taux de chômage, de 9,5 à 9,1 % (de 12 à 11,2 % au Québec), à son niveau le plus bas depuis septembre 1995.Il s’est créé 52 000 emplois au Canada au cours de ce mois, selon la dernière lecture de Statistique Canada, une progression qui a été accompagnée d’une diminution de 57 000 noms dans la liste des personnes à la recherche d’un emploi.L’emploi est en hausse au pays pour un quatrième mois consécutif, ce qui porte le gain depuis février à 207 000.«Il fait également bon voir dans ces données de juin que les gains d’emploi sont essentiellement du temps plein, et qu ’ils sont Le bilinguisme à l’assaut du réseau de santé Le feu couve parmi les péquistes de VEstrie PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Dans la quasi-totalité des établissements de santé et de services sociaux de l’Estrie, la connaissance de l’anglais est une condition incontournable pour obtenir un emploi ou occuper un poste.Et cette tendance vers le bilinguisme institutionnel est en voie de se propager dans plusieurs autres régions.Des documents préparés par la Régie régionale de la santé et des services sociaux de l’Estrie et par le Centre universitaire de santé de l’Estrie, il ressort que l’objectif est de favoriser une pratique maximale du bilinguisme, qui est déjà une exigence pour plus de 80 % des postes indispensables à l’efficacité du réseau.Dans le Programme régional d’accessibilité des services en langue anglaise élaboré pour la période 1996-99, on peut notamment lire: «Certains efforts devront être faits pour assurer l’accès à une gamme de services plus complète dans les huit CLSC.Ceux-ci nous assurent de leur collaboration.Exception faite des deux sites du centre-ville du CUSE, tous les centres hospitaliers nous ont affirmé que l’ensemble de leurs services étaient accessibles en langue anglaise.» Par-delà les objectifs définis par la Régie, les établissements de santé peuvent prendre des initiatives pour éliminer l’unilinguisme français.Ainsi, le conseil d’administration du CLSC Alfred-DesRochers, desservant Magog, vient d’accorder à son directeur général le pouvoir de décider quand et où le bilinguisme est nécessaire.Ét toute candidature qui «ne répond pas de façon minimale à cette exigence ne sera pas retenue».Le CI^SC du Val-Saint-François monte la barre un peu plus haut en exigeant non seulement la maîtrise de la langue anglaise mais également la connaissance de la culture anglophone.A la Régie régionale de la santé et des répartis à la grandeur du pays», a ajouté lise Bastarache, économiste principale à la Banque Royale.Le nombre de travailleurs à temps plein s’est accru de 94 000 en juin (de 235 000 depuis février), alors que l’emploi à temps partiel reculait de 42 000.Ije travail autonome, quant à lui, poursuivait sur sa lancée avec une hausse de 19 000 (+0,8 %).L’agence fédérale de statistiques a souligné que «le nombre de travailleurs autonomes affiche une progression de 12 % depuis août 1996, date à laquelle le rythme de croissance s’est accéléré» dans ce segment.Quant aux secteurs ayant contribué le plus à la création d’emplois de juin, les industries manufacturières ont tenu le haut du pavé avec un gain net de 52 000, pour atteindre le niveau le plus élevé depuis février 1990.Enfin, le secteur privé a connu une expansion de 76 000 emplois en juin, surpas- VOIR PAGE A 10: CHÔMAGE Crues européennes LE CHOMAGE AU CANADA Voici l'évolution du taux de chômage dans les provinces canadiennes, présenté en pourcentage (valeurs désaisonnalisées).20 mai 1997 juin 1997 Alb.Sask.Man.Ont.Québec N.-B.N é.i.-P.-t T.-N Source: Statistique Canada Canada VOIR PAGE A 10: BILINGUISME PETR JOSEK REUTERS LA POLOGNE, la République tchèque et l’Autriche sont aux prises depuis une semaine avec des inondations catastrophiques.En témoigne ce chien qui se cherchait hier un coin de terre ferme dans la ville de Uherske Hradiste, située dans le sud de la Moravie.La situation semblait vouloir se stabiliser dans la plupart des régions inondées, et le niveau des eaux a commencé à baisser après l’arrêt des précipitations.Depuis le début de la semaine, ces inondations ont fait 55 morts en Europe orientale.Marleau le sage En ouverture du Festival d'Avignon, Denis Marleau livre un spectacle à la fois haut en couleur, sobre et exigeant CHRISTIAN RIOUX ENVOYÉ DU DEVOIR À AVIGNON Un homme s'avance dans le dédale d’une ville rose, il passe sous les ponts, monte les escaliers, longe les allées entre la mosquée, l’église et la synagogue.C’est un homme fatigué.Il pourrait se perdre, mais il suit son chemin.Il porte une valise à la main et une kippa sur la tête.Il s’arrête, il regarde, il parle.Le rythme est donné: les mouvements sont lents et lourds comme ceux d’une symphonie.Tout est réglé comme sur du papier à musique.Les plateaux glissent lentement, portant inexorablement les comédiens vers leur destin et les offrant au public.Le Québécois Denis Marleau livre dans la cour d’honneur du palais des Papes, en ouverture du Festival d’Avi- Denis Marleau gnon, un spectacle à la fois haut en couleur, sobre et exigeant, Nathan le Sage.Une production déroutante, sorte de manifeste humaniste contre tous les dogmatismes religieux.A deux pas de villes dirigées par le Front national, à une époque de renaissance de l’intégrisme, c’est avec un enthousiasme doublé d’une certaine gravité que le public français a reçu ce pavé de quatre heures qui se termine chaque soir à 3h du matin.Dans une ville de tubulures de métal inventée par le sculpteur Michel Goulet, Nathan rentre de voyage pour découvrir que sa fille adoptive a été sauvée des flammes par un templier, lui-même épargné de la mort par le sultan.En trois heures de développement, on apprend finalement que les juifs ne VOIR PAGE A 10: MARLEAU Lire aussi en page A 4: un festival du film québécois à Paris en novembre Jeune littérature UES ACTUALITÉS David contre Goliath Deux ex-fumeuses rimouskoises traîneront les géants des compagnies de tabac devant la Cour du Québec, division des petites créances, une première dans les annales judiciaires au Canada.L’intérêt de cette nouvelle poursuite: on s’y défendra à armes à peu près égales, soit sans avocats, et le jugement sera final et sans appel.B Lire notre reportage, page A 2 1982 Un critique a vu dans L’Écrivain public, le plus récent roman de Pierre Yergeau, «l’œuvre majeure d’une décennie, peut-être».Ce quatrième livre de Pierre Yergeau a marqué une étape importante dans sa jeune carrière.Né dans un petit village minier d’Abitibi, Yergeau est aussi l’auteur de Tu attends la neige, Léonard?, La Complainte d’Alexis-le-trotteur et 1999, tous parus à L’Instant même.«Pour écrire, il faut des brisures, des cassures qui nous permettent ensuite de nous distancer de nous-mêmes», confiait-il au Devoir en novembre dernier.PIERRE YERGEAU V 20 ans, j’habitais Londres et je A voulais devenir écrivain.Mes livres ressembleraient à de la musique.A un petit air inconnu et pourtant manifeste.Une ritournelle qui n’aurait pas plus de poids qu’un soir d'ivresse.Trois petites notes impérieuses, dans lesquelles s’accompliraient la disparition des voix, l’évocation des fantômes.J’avais des amis hindous et pakistanais.Nous saisissions toutes les occasions pour organiser une fête, que ce soit une parodie des cérémonies chrétiennes ou une déformation quelconque d’une réjouissance à la gloire de Krishna.Cela avait peu d’importance.On était là pour convaincre l’autre de sa bonne foi.Les mets laissaient sur la langue la blondeur du cari, et l’ail empestait notre haleine.Des lagers servies tièdes dans de drôles de coupes orientales.Entre exilés, nous nous entretenions longuement de ce que l’on avait quitté.Certains soirs, je leur traduisais des textes que je venais d’écrire.Mes premiers récits tombaient à plat.Peut-être parce que mes personnages étaient des solitaires.Je décrivais comment je m’enfonçais seul, adolescent, dans la forêt derrière le village minier, pour aboutir dans la schlamm: un vaste tapis gris de déchets morainiques, qui s’étend à perte de vue.Cette boue s’écoulait le long d’un échafaudage de bois.Un rêve de solitude inespéré! L’assemblage monotone des poutres supportait un ruban concave qui servait de glissoire à la boue rejetée par le moulin, où le minerai extrait de la mine était broyé en une fine poussière.Je tournais en rond sous la lune.Je surveillais les transformations de mon ombre sur la boue séchée qui se crevassait.Cette stérilité, quelque part, m’apaisait.VOIR PAGE A 10: 1982 778313000696 A 10 L E I) E V 0 I R .I, E S S A M EDI I 'l E T I) I M A N C II E I 3 .1 II I I.I, E T I !» !) 7 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES EN BREF Clinton pardonne à Chrétien Copenhague (AFP) — Le président Bill Clinton, qualifiant le premier ministre canadien Jean Chrétien d’homme «formidable», a affirmé hier soir qu’il ne lui en voulait pas pour les propos peu diplomatiques qu’il avait tenus mercredi devant un micro qu’il croyait fermé.L’incident s’est produit lors d’une conversation privée de M.Chrétien avec le premier ministre belge Jean-Luc De-haene lors du sommet de l’OTAN à Madrid.Parlant de la décision de Washington de limiter à trois le nombre des nouveaux membres de l’OTAN, M.Chrétien avait estimé que c’était dû à «des raisons politiques à court terme, pour gagner des élections», allusion au poids électoral des communautés h.ongroise, polonaise et tchèque aux États-Unis.Il avait aussi critiqué les hommes politiques américains, les accusant de «vendre leurs votes».«Si vous faites ce métier assez longtemps et que vous êtes sous suffisamment de pression et que vous avez des nuits courtes où vous ne dormez pas assez, vous allez dire quelque chose à quelqu’un que vous allez regretter et qui va devenir public», a déclaré M.Clinton à des journalistes à bord de son avion Air Force One qui l’emmenait de Bucarest à Copenhague.Il a rappelé que cela lui était arrivé durant sa première campagne présidentielle, en 1992.«Ce n’est pas important pour moi», a-t-il dit des propos de M.Chrétien, qualifiant celui-ci de «personne formidable», à’«homme très bien» et de «grand leader».«Nous n’avons pas d’allié plus solide», a-t-il dit.M.Clinton, qui était de fort bonne humeur après le succès de sa visite à Bucarest, a indiqué qu’il essaierait de «se venger sur le terrain de golf >.Aquaterra renonce à son projet de Franklin (Le Devoir) — Le vice-président de la société Aquaterra, M.Jean Fifion, a annoncé hier soir aux membres du Conseil municipal de Franklin que la société Aquaterra retirait son projet d’implantation d’une usine de captage et d’embouteillage d’eau de source à Franklin.«C’est avec regret que nous annonçons le retrait de notre projet d'investissement à Franklin.Il estimpératif que nos projets suscitent l’adhésion des communautés où nous souhaitons nous implanter», a déclaré M.Filion, faisant référence au mouvement d’opposition des agriculteurs et des résidants de la région.«Nous avons effectué toutes les études et analyses hydrogéologiques et agronomiques requises en vue de prendre une décision éclairée et respectueuse des caractéristiques du milieu, s’est-il défendu.Nous avons aussi rempli toutes nos obligations à l’égard des lois et règlements qui s'appliquaient à notre projet.» La décision de la société Aquaterra, poursuit le communiqué émis hier soir par l’entreprise, de présenter à la municipalité de Franklin et aux autorités gouvernementales son projet , d’usine de captage et d’embouteillage d’eau de source était fondée sur la certitude que les ressources en eau souterraine disponibles dans la région offrait toutes les garanties de qualité et de quantité nécessaires pour répondre aux besoins de la Société, ainsi qu’à ceux de tous les autres citoyens et entreprises de la région.La société Aquaterra déplore que son projet n’ait pas fait consensus au sein de la communauté.À LIRE LUNDI L’Entrevue Jean Mouttapa joue un rôle actif dans la rencontre des grandes traditions spirituelles du monde.Cette rencontre, qui se produit à un rythme accéléré depuis le milieu du siècle, est particulièrement bouleversante pour la chrétienté.L’auteur de Dieu et la révolution du dialogue, codirecteur du secteur «Spiritualité» aux éditions Albin Michel, est très engagé dans le dialogue interreligieux.«Il ne faut pas avoir peur du mélange mais plutôt de la précipitation, dit-il.Le dialogue ne nous laissera pas indemnes.» A lire lundi dans «L’Entrevue».S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.Jean Mouttapa Jean chrétien: «des vendeurs de vote» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9.fil Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Pàr télécopieur (514) 985-3340 lies abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Ix* Devoir Inc.dont le sietfe social est situé au 2050, rue de Hleury, 9' étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Knvoi de publication — Enregistrement n\D858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.1982 SUITE DE LA PAGE 1 —And then, what happens?Ce qui se passait?Rien.Je marchais sur cette déjection des entrailles de la terre et j’écoutais la petite voix de l’exaltation romanesque, qui me suppliait de ne plus m’assujettir aux contraintes de ce monde et de n’accepter en dernière instance que la primauté de la lune! Il y a, d’ailleurs, une parenté évidente entre la lune et l’Abitibi: même blancheur sacrificielle, même désolation.On s’y promène dans les tourbières en ayant l’impression que notre moi se détache: on perçoit le temps qui se vide.Il ne reste plus autour qu’une nuit flottante, interstellaire.Je travaillais avec l’un des Pakistanais dans un nettoyeur à sec, pas très loin du 221A Baker Street.J’avais 20 ans et j’étais heureux.Dans l’arrière-boutique fumante, John actionnait un pressoir.Près de lui, un Américain de Chicago chantonnait des refrains débités par une radio portative.Un Anglais à l’accent cockney complétait le trio.Les pressoirs lâchaient de longs jets de fumée par alternance rapide.Les robes légères, les chemises des comptables, les complets-vestons rigides des banquiers londoniens retrouvaient leur gloire ancienne.Mon rôle consistait à envelopper les vêtements d’un étui de plastique avant de les ranger dans les étalages.Les préposés au comptoir, Philip et Jane, allaient les cueillir à l’arrivée des clients.La fille d’un ancien général éthiopien travaillait parfois avec moi.Elle me montra un jour la photographie de son père en uniforme, les médailles et les croix d’honneur dissimulant un pan de son plastron.L’Anglais essayait en vain de lui faire la cour.Philip, le gérant, s’ingéniait à conserver la bonne humeur dans notre petit groupe.Il rêvait du Canada et me questionnait sur les conditions climatiques du pays.Jane, l’assistante, avait peine à dissimuler son alcoolisme.Les splendeurs de Londres me morfondaient Je découvrais le monde.Les visites au British Museum, à la Serpentine Gallery ou les concerts au Albert Hall me submergeaient d’un plaisir qui me faisait mal, de joies qui ne me semblaient pas vraisemblables.J’étais amoureux de Londres.C’était trop, cette vieille culture qui remuait encore d’un dernier spasme de vie, sous l’explosion des trombones! Trop beau, ces enjolivements du plus simple mur de brique, ce cimetière dix-huitième presque dans mon arrière-cour, cette brasserie où Yeats avait bu comme Noé! Dans mon studio de West Hampstead, je commençai un roman qui se situait en Abitibi.Le premier chapitre n’était qu’une longue description du paysage.Là-bas, ce qui prédomine, c’est le paysage surbaissé et archéen, le plat pays composé de roches détritiques, qu'elles soient volcaniques ou intrusives.Ces roches sont très vieilles: quelques deux milliards deux cents millions d’années.Le paysage est formé de larges bandes volcaniques qui alternent avec des traînées de roches sédimentaires, de type huronien.Un phénomène tectonique a brisé cette simple structure en provoquant une rupture des strates de l’écorce terrestre, délimitant des failles.La récolte de l’or se fait dans le ventre de la terre, le long de ces cassures.Mon père y travaillait, ainsi que plusieurs de mes oncles.Un mineur gagnait vers 1930 environ 60 sous de l’heure, ce qui ne permettait pas de faire vivre décemment sa famille mais représentait tout de même un bon salaire pour un ouvrier, à l’époque.— Ce n'est pas avec ça que je pourrai acheter la lune!, blaguait mon père.Ma mère haussait les épaules: — Les choses vont finir par s'arranger.Qui voulait de la lune, de toute façon?Cette entité métaphysique, cet astre mort qui brillait étrangement au-dessus du chevalement de la mine, cette structure conceptuelle désuète?La lune appartenait au passé, comme le roi de Salo-nique.— Forget about it.You’ve got to taste that!, s’exclama John en me tapant sur l’épaule.Mes amis rigolaient.Je pris la coupe remplie d’un liquide qui fleurait les amandes.Mon ventre devint chaud et je me mis à nouveau à exister comme je le faisais dans mes rêves: en agitant trop les bras et les pieds, en riant d’un rire de pluie mal élevé.Au petit matin, je quittai la fête en chantant.J’ignorai l’impériale qui passait dans 1 efog.Qui voudrait aller roupiller alors que l’aube se levait, alors que tant de questions restaient sans ré-poijses?A 20 ans, j’étais devenu insouciant Je voulais écrire sur l’Abitibi, sur ma vie, sur les amours de mes tantes et les exploits de draveurs de mes oncles, et je ne savais pas comment faire.Ce n’est que dix ans plus tard que je décidai d’écrire les choses, simplement, telles que je les avais vues.Un vieux taxi noir passa.Je le hélai.Le taxi freina.Je me mis à palper mes poches pour vérifier l’état de ma bourse.Il me restait cinq livres.Où pourrais-je aller avec cette somme?— Where could I go for five pounds?Le chauffeur sourcilla.Je me souviens encore très bien de son visage malicieux et las, la tête coiffée d’une casquette grise surplombant la banquette.— I can get you home, lad, répondit-il.— Home?Il pouvait me conduire chez moi?A la maison des ancêtres qui dérivaient sur une plate-forme boueuse?Dans le camp crasseux où un clapotis de voix allait se perdre dans la nuit?Home?Je pris place.Le taxi fonça dans le brouillard.La lune brillait près de Westminster Abbey.Un agent de sécurité tué dans une tentative de vol PRESSE CANADIENNE Un homme a été tué et deux autres personnes blessées lors d’une tentative de vol qui s’est déroulée dans une succursale de la Banque Nationale, hier midi, coin Bélanger et Papineau, à Montréal.La victime est Réjean Gallant, 43 ans, père de trois enfants, qui était l’agent de sécurité de la succursale bancaire.L’homme pratiquait ce métier depuis 16 ans.Par ailleurs, une caissière de 32 ans a été atteinte au thorax et au bras gauche.Le suspect dans cette affaire, un homme de 31 ans en liberté illégale depuis le 20 juin, a aussi été blessé.Selon la police, l’individu a fait irruption dans l’établissement et a réclamé le contenu d’une caisse.CHÔMAGE Un effet positif sur l’aide sociale, souligne Louise Hard SUITE DE LA PAGE 1 sant de loin la perte des 25 000 emplois du secteur public.Si l'Ontario a maintenu le premier rang de la création d’emplois au pays avec une hausse de 18 000 en juin et un taux de chômage maintenu à 8,5 %, le Québec n’a pas été en reste.Poursuivant une tendance haussière amorcée en décembre dernier, une création nette de 14 000 emplois dans la province conjuguée à une diminution de la population active (-18 500 personnes) ont contribué à un fort recul du taux de chômage, de 12 à 11,2 % entre mai et juin.Il s’agissait du taux le plus bas depuis mai 1996.Les principaux gains ont été observés dans les secteurs manufacturiers, des transports, des communications et des services.«Depuis novembre dernier, il s’est ainsi créé un total de 81 500 nouveaux emplois alors que depuis juillet (un mois qui, avec juin 1996, a été particulièrement désastreux pour les statistiques sur l’emploi du Québec), le total est,de 115 700», a rappelé la ministre d’État de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel.Mme Harel n’a pas été sans souligner que depuis novembre dernier, un mois qui coïncide avec la tenue du Sommet sur l’économie et l’emploi, cet emploi est en hausse de 2,6 % au Québec contre 1,5 % au Canada.«Cette amélioration sensible continue par ailleurs d'avoir un effet positif sur l’aide sociale puisque l’on compte, en juillet, près de 20 684 ménages aptes au travail de moins qu’à pareille date l'an dernier.N’eùt été des resserrements à l’assurance-emploi, cette baisse aurait été plus significative alors que les prestataires ne représentent plus que 47,5 % des chômeurs.» A ces réjouissances de circonstance, le Mouvement Desjardins a toute- fois tenu à ajouter que «les perspectives [pour le Québec] sont toutefois un peu plus sombres pour les prochains mois.Alors que les autres provinces et le fédéral ont déjà donné un coup de barre pour réduire leurs effectifs dans le secteur public, le Québec accuse toujours du retard.Us effets se feront sentir au cours des prochains mois puisque ju illet sera marqué par le départ de près de 25 OOO employés dans le secteur public, qui ont accepté l’offre de mise à la retraite du gouvernement», a ressorti Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins.Lise Bastarache, économiste principale à la Banque Royale, apporte quelques nuances.«En Ontario les compressions sont beaucoup plus importantes qu'ici.Sauf que le poids des dépenses publiques sur le PIB est plus faible dans cette province qu’ici.Et les Ontariens peuvent miser sur une baisse d'impôts comme adoucisseur.L'impact (des compressions gouvernementales) sera donc plus mitigé là-bas.» L’économiste de la Royale, dont les prévisions sur la création d’emploi pour cette année figurent parmi les plus optimistes, maintient ainsi ses cibles que viennent de renforcer les dernières données de juin.Mme Bastarache table sur une création nette de 250 000 emplois pour le Canada en 1997, et d’environ 40 000 pour le Québec.Ce scénario trouve écho dans les données de juin de Statistique Canada.L’agence fédérale a fait ressortir que «la vigueur récente de l'économie s'est traduite par une augmentation du rythme de croissance de l’emploi.Au cours des quatre dentiers mois, le taux d’emploi a fait un bond de 0,6 % pour atteindre 58,9 % alors que l’emploi s’est accru plus rapidement que la population en âge de travailler (1,5 % contre 0,5 %).» LE CHOMAGE AU CANADA Voici le taux de chômage moyen observé en avril, mai et juin dans différentes villes canadiennes, en pourcentage (valeurs désaisonnalisées).Voici révolution du taux de chômage au Canada, présenté en pourcentage (valeurs désaisonnalisées).Saint-Jean (TN) 14,4 Halifax 9,5 Saint-Jean (NB) 12,9 Chicoutimi-Jonquière 12,6 Québec 10,3 Trois-Rivières 14,4 Sherbrooke 11,3 Montréal 11,4 Ottawa-Hull 9,3 Toronto 8,0 Hamilton 6,5 Winnipeg 7,5 Régina 6,0 Calgary 6,2 Edmonton 6,8 Vancouver 9,0 JJASONDJFMAMJ juin 1996 mai 1997 juin 1997 10,0% 9,5% 9,1% Source: Statistique Canada BILINGUISME De la discrimination à rebours aux dépens des francophones, dit-on en Estrie SUITE DE LA PAGE 1 services sociaux de Montréal-Centre, les administrateurs sont disposés à accroître les services à la population anglophone.A la lecture du procès-verbal de la réunion du 12 décembre 1996, on apprend ainsi que l’on pourrait «reconnaître» d’autres établissements en vertu de l’article 29,1 de la Charte pour fournir des services à une clientèle majoritairement anglophone.Un peu plus loin, on y va toutefois d’une mise en garde pour éviter de prêter flanc à la critique: «Le nombre total de lits des établissements nommés ne devrait pas trop dépasser le nombre de lits nécessaires pour combler les besoins de la population d'expression anglaise.» Mais il y a plus étonnant encore.Dans un autre document dont Le Devoir a obtenu copie, le Programme d’accès aux services en langue anglaise de la Régie régionale de la santé et des services sociaux des Laurentides, on déplore la complexité des programmes d’embauche des établissements francophones appelés à donner des services à des anglophones.Puis, on laisse entendre que l’Office de la langue française est de mèche pour aider les régies régionales à contourner ces difficultés.«Selon Mme Renée Arcand et M.iMurent Bélisle, de l'Office de la langue française, qui ont été rencontrés le 29 septembre dernier à ce sujet, ce n’est pas difficile de prouver qu’un poste nécessite la connaissance de la langue anglaise.» C’est ainsi que des péquistes de l’Estrie en sont venus à entretenir les pires soupçons.A partir des anomalies détectées au sein des établissements de santé de leur propre région, ils se sont mis résolument à la tâche de constituer un dossier incriminant Ils sont parvenus à dénicher «les programmes d’accès» de certaines autres régies régionales de la santé.Ils ont également fait une analyse rigoureuse des offres d’emploi publiées dans les journaux par les régies et les centres hospitaliers et les CLSC des autres régions.Syndicaliste à la retraite, vice-président du Mouvement estrien pour le français, Rodrigue I .arose est également membre de l’exécutif de l’association péquiste du comté de Sherbrooke.Il est par ailleurs le frère de Gérald I arose, le président de la CSN.Janine Boucher fut jadis directrice des soins infirmiers à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et elle est aujourd’hui membre du conseil d’administration du CUSE, le Centre universitaire de la santé de l’Estrie.Elle est par ailleurs membre de l’exécutif de l’association du comté de Saint-François.Ces deux dirigeants péquistes sont un peu à l’origine des trois résolutions que la présidente du PQ de l’Estrie, Céline Dostie, a fait adopter par le conseil national de janvier dernier, résolutions pressant le gouvernement de mettre un terme au bilinguisme institutionnel, de freiner le mouvement d’anglicisation des établissements de santé.M.Bouchard avait promis d’agir mais rien n’a été fait.Le problème est celui de la collision de deux lois.L’article 15 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux assure aux personnes d’expression anglaise le droit de recevoir en langue anglaise des services de santé et des services sociaux.L’article 46 de la Charte de la langue française interdit à un employeur d’exiger pour l’accès à un emploi ou à un poste la connaissance d’une langue autre que la langue officielle, à moins que l’accomplissement de la tâche ne nécessite la connaissance de cette autre langue.Lors du conseil national d’avril dernier, les péquistes de l’Estrie sont revenus à la charge et ont soumis de nouvelles résolutions.Mais les sbires du bunker les ont convaincus de les retirer.Ce n’est que partie remise.Janine Boucher et Rodrigue Larose estiment que cette situation est devenue intolérable en ce quelle constitue de la discrimination à rebours aux dépens des francophones, en plus d’institutionnaliser le bilinguisme.Ils ont d’ailleurs porté plainte auprès de la Commission des droits de la per-sonne et du Protecteur du citoyen.L’Estrie compte 9 % d’anglophones dont seulement le tiers sont unilingues.En cela, il leur apparaît donc abusif de tout bilinguiser.Quoi qu’il en soit, ils préparent la défense de leur cause en vue du conseil national de septembre ou de novembre.MARLEAU Molière se tirait mieux que Lessing de ces grandes embrassades SUITE DE LA PAGE 1 sont pas juifs, que les chrétiens ne sont pas chrétiens et que les musulmans ne sont pas musulmans.Seuls les hommes restent des hommes.Autant le metteur en scène n’a pas hésité à redessiner l’espace, grâce au décor de Michel Goulet, autant aborde-t-il le texte de Lessing avec humilité et retenue, respectueux de chaque phrase de cette parfois lourde dialectique luthérienne.Denis Marleau maîtrise parfaitement ce lieu écrasant qui a résisté à plus d’un.Contrairement aux spectacles de l’an dernier, qui éloignaient les comédiens des gradins, il a choisi de faire porter l’action au plus près du public.Il a réussi un tour de force: créer de l’intimité dans un lieu au-dessus duquel passe un avion à toutes les demi-heures.Chaque détail y contribue, des éclairages de Guy Simard aux chuchotements de Sami Frey.Denis Marleau impose aussi un rythme en forme d’adagio à ce long manifeste du XVIIP siècle allemand.Il a choi- si de faire dire le texte comme une partition musicale pour bien détacher les mots, puisque les vrais héros de cette fable sont finalement les idées — les comédiens d’ailleurs regardent toujours la salle.Sami Frey (Nathan) se prête à merveille à cet exercice, parlant chaque fois comme un homme fatigué; d’une voix incantatoire, il psalmodie, cherche ses mots presque.Il est le seul à accepter de se livrer au jeu de la vérité.Et, comble d’étonnement, il parvient à faire rire (en battant des ailes pour imiter un ange!).On pourra maintenant difficilement imaginer un Nathan autrement qu’avec cette langueur mêlée de grâce, une lueur de jeunesse dans les yeux.Aurélien Recoing (Saladin) lui donne la réplique magnifiquement In scène où Saladin demande à Nathan de lui expliquer quelle religion monothéiste est la meilleure atteint un sommet d’intensité.Recoing campe un musulman nerveux, erratique, torturé, qui tranche avec le juif toujours en décalage avec lui-même.Sans lui, le jeu sombrerait dans l’ennui.L’étonnante Anne Callière incarne de son côté une Recha fia fille de Nathan) évanescente et mystique qui ré- clame un ange comme un enfant demande ses jouets.Reste que ce drame classique est une figure imposée avec son unité de temps, de lieu et d’action.De cela, Denis Marleau n’a pas cherché à s’échapper.Après trois heures de développement, le dénouement final prend à notre époque des allures presque burlesques.En 15 minutes, chacun se retrouve le frère et la sœur de tous.Les juifs sont soudain chrétiens et tout le monde est tout à coup musulman.On avait compris.Molière se tirait mieux que Iœssing de ces grandes embrassades.Marleau a choisi de ne pas toucher à cette structure qui a vieilli au point de faire rire la salle à des moments où Iœssing ne l’avait pas prévu.Pari tenu, donc! Mais, attendait-on une lecture aussi respectueuse de la part d’un metteur en scène débonnaire qui a tâté de toutes les déconstructions et dont la seule constante semble être le rejet du réalisme psychologique?Le Festival d’Avignon n’avait-il pas choisi un Québécois justement pour dépoussiérer l’œuvre de Lessing?Marleau le caméléon aime dire qu'il est toujours là où on ne l'attend pas, même si, cette fois, c’est du côté de la sagesse. C K) L E I) E V (HR, L E S S A M EDI 12 E T I) I M A N C II E I .1 l! I I.L E T I !) !) 7 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-J EU Souvenirs du passé Disons les choses comme elles sont, il n’y a rien comme les souvenirs pour se remémorer le bon vieux temps, «when sport was sport and groovin’ was groovin’» comme le chantait John Mellen-camp.«Glory days well they’ll pass yon by», ajoutait Bruce Springsteen en se rappelant son copain de collège dont la balle rapide «made you look like a fool, boy».Jean 1) i o n Peut-être est-ce le temps qui fuit inéluctablement, laissant là joies et peines, qui nous amène à faire dans la nostalgie à rabais, mais la semaine sportive qui vient de s’écouler nous a suggéré mainte réminiscence de ce qui fut autrefois et de combien nous étions alors jeune et fou et innocent.Ainsi donc: ¦ au match des étoiles du baseball majeur, mardi, Larry Walker a fait son petit numéro.Après que Randy Johnson — vous souvient-il que les Expos l’avaient échangé avec deux autres contre le beau Mark Langston en 1989, bon, il serait finalement parti quand même contre trois bâtons et un sac de balles de pratique, mais il y a de quoi avoir le moton, avouez —, après donc que Randy Johnson eut lancé derrière lui, Walker a mis sa casquette à l’envers et s’est placé dans le rectangle des frappeurs droitiers.Or si le bras canadien est bien prolongé de la dextre, l’homme cogne, j.et fort bien d’ailleurs, côté jardin.S V Dans une classique crispée où les ” "'Z ü spectateurs, avec toute la raison du monde, avtiient parti le bal en huant copieusement Albert Belle, le geste était rafraîchissant.Mais Walker, avec cette boutade, a aussi rappelé qu’il avait plus tôt cette saison refusé d’affronter Johnson dans un match Colorado-Seattle.Motif: protéger sa précieuse moyenne de ,400 moins des poussières, dont il affirme au demeurant qu’il a fort peu de chances de la conserver jusqu’à la fin de la saison.On a alors eu des visions de Ted Williams, le dernier auteur d’un ,400.En 1941, il frappait pour ,401 avant le dernier match des Red Sox.Son gérant lui avait offert de ne pas jouer.Il avait refusé, obtenu trois en quatre ou quelque chose du genre, et terminé à ,406.Objectivement, s’en fait-il encore des comme ça?¦ Il appert que l’Impact, une bien belle bande que celle-là, trop souvent oubliée, se joindra sous peu à la Major Indoor Soccer league.Du soccer intérieur! Voilà une riche idée, même si les puristes la rangeront sans doute dans le même sac que Xarena football de douce mémoire ou que ce damné hockey en patins à roulettes.le soccer intérieur fournit un sacré spectacle.En apprenant la nouvelle, nous nous sommes rappelé le Manie, qui avait joué deux saisons au Forum.Et qui, accessoirement, remplissaient le Stade olympique l’été — vous imaginez, aujourd’hui, 58 (XX) personnes pour un match de soccer à Montréal?Il y avait Tony Towers, Bob Rigby, Dra-gan Vujovic, Franz Mathieu, Bob Rigby.Ix‘ Sting de Chicago, les Rowdies de Tampa Bay, le Blizzard de Toronto, le Cost mos de New York.Et Los Angeles, hmmm.?Les Aztecs.C’était l'époque où les Expos aussi faisaient salle comble dans le stade honni avec une grue au-dessus du toit, là où se dresse maintenant le mât Mais où diable sont-ils donc tous passés, les fans?¦ Pas aux Alouettes, c’est certain.Trois matchs à domicile à ce jour, dont un hors concours, et des foules de (7400,7380 et 7669 amateurs.Pourtant, c’est du bien beau foot qu’ils nous offrent La partie de mercredi contre Calgary était tout simplement sublime, même si, bonté divine, on a beaucoup, beaucoup de misère avec ces trois essais.C’est comme s’il n’y avait que deux retraits dans une manche de balle: pas d’allure.Cliché: la Ligue canadienne se meurt.Mais qu'avait-elle donc de plus au temps épique de Sonny Wade, Peter Dalla Riva, Gordon Judges, Junior Ah You?Et Don Sweet Dave Cutler, Zenon Andrusyshyn, Ian Sunter et Gerry Organ (nous avons un faible ixjur les botteurs)?Il y avait des 30,40 et 50 (XX) dans le frigo olympique pour des matchs qui finissaient 9 à 8.Où sont-ils donc passés?Pour tout dire, nous ne serions pas surpris le moins du monde si les Alouettes décidaient de se faire construire un nouvel Autostade, juste derrière le stade des Expos, lui-même derrière le Centre Molson.Comment, ils ne peuvent pas menacer de se mettre en vente et de déménager?Qu’à cela ne tienne.On va trouver un milliard de beaux dollars (huis le secteur privé et on va débaucher une franchise de la NFL On est une ville des ligues majeures ou on ne l’est lias.¦ L’espace d’un fol instant, nous crûmes avoir la berlue, voire être la victime d’une hallucination collective.Mais non.Une douche glacée et trois aspersions de lotion après-rasage plus tard, la réalité n’avait |X)int changé et se présentait toujours à nous, nue et incontournable: Mike Keane et Brian Skrudland avaient bel et bien signé des contrats totalisant 13,2 millions de billets du Trésor US avec les Rangers de New York.Mike Keane, huit millions pour quatre ans! Brian Skrudland, 5,2 millions! Les maîtres de l’anli-hockey! les rois de l’accrochage, du piochage, du pelletage dans le coin! Oubliez Wayne Gretzky et Mtirk Messier, les gens paient le gros prix pour les voir et ne s’en plaignent pas et c’est correct de même.Mais Keane et Skrudland?Corne on.Vous verrez, il s’en trouvera |x>ur venir nous dire que c’est avec ce genre de gros travaillants, dont le cœur gros comme le Madison Square Garden compense pour un talent moyen, qu’on gagne la coupe Stanley Vrai.Sauf qu’ils sont interchan-geables.Et que sans vedettes, ils ne sont rien.Encore que.Considérez les Panthers de la Floride, il y a deux saisons.Et avec quatre nouvelles équipes dans le décor de la LNH d’ici trois ans, on va bientôt engager des joueurs aux patins à deux lames.Ils ont peut-être raison, au fond.Mais vous vous souvenez, quand l’Association mondiale a été créée en 1972, c’est l'embauche de Bobby Hull par les Jets de Winnipeg qui l’a vraiment mise sur la carte.Premier millionnaire du hockey: 250 0(X) $ par année (canadiens, mais à l’époque, on se permettait de flirter avec la parité des devises) ixiur quatre ans.Plusieurs avaient crié à la folie, et ils n’ont cessé depuis, chaque fois qu’un gros contrat était signé.IjCs propriétaires eux-mêmes, toujours ruinés, disaient que leurs homologues allaient finir par faire sauter la banque.Deux millions par saison pour Mike Keane.C’est là qu’on est rendu.Et bientôt, il ne restera plus que trois équipes canadiennes.Comme en 1972, tiens tiens.Pour votre santé intellectuelle autant que la nôtre, Hors-Jeu fciit relâche pendant quelques semaines.Nous reprendrons notre inlassable quête du prix Pulitzer à la fin d’août.Bbnnes vacances à ceux qui en ont! C£> y kia u-i.j- ASSOCIATED PRESS Jacques Villeneuve: «Nous devons nous mettre à concourir proprement.» ¦ ut T * -, ESS5&: .T Essais libres du Grand Prix de Grande-Bretagne Villeneuve deuxième «Je ne suis pas vraiment satisfait de l’ensemble de cette journée» ASSOCIATED PRESS Jacques Villeneuve, qui se doit de gagner à Silverstone pour demeurer dans la course au championnat selon son patron Frank Williams, a réalisé le deuxième temps, hier, des essais libres du Grand Prix de Grande-Bretagne.Le Finlandais Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes), toujours en quête de sa première victoire en Formule Un à sa cinquième saison, s’est imposé en vue de la course qui se disputera demain sur le circuit de Silverstone.Avec un temps d’une minute 22,935 secondes à la deuxième séance, Hakkinen a devancé Villeneuve (Williams-Renault) qui a signé un chrono de 1 min 23,266, et l’Allemand Heinz-Harald Frentzen (Williams-Renault), qui a tourné en 1 min 23,327.Suivent l’Anglais Johnny Herbert (Sauber-Petronas), le Français Jean Alesi (Benetton-Renault) et l’Italien Giancarlo Fisichella (Jordan-Peugeot).L’Allemand Michael Schumacher (Ferrari), deuxième temps de la première séance des essais libres derrière Villeneuve, n’a pas amélioré son chrono (1 min 24,132) et a dû se contenter de la septième place.Après huit courses, Schumacher occupe actuellement la tête du classement général du championnat du monde des pilotes avec 47 points, contre 33 à Villeneuve.Le champion du monde en titre Damon Hill sur Arrows-Yamaha, qui a complété seulement deux de ses huit courses cette saison, n’a pu faire mieux que le 20e temps en 1:26,810.Hill et le propriétaire de l’écurie Torn Wal-kinshaw ont eu un différend récemment au sujet des performances de la voiture.Hill blâme le manque de puissance du moteur alors que Walkinshaw soutient que Hill n’est pas assez motivé.Hill a déjà dit qu’il quittera l’équipe sans l’arrivée d’un nouveau motoriste.Résultat encourageant Jacques Villeneuve n’a d’ailleurs laissé plané aucun doute sur l’importance de ce weekend de course, hier, à l’issue des deux premières séances d’essais libres sur le circuit de Silvestone.«Nous devons nous mettre à concourir proprement» a-t-il dit sans ambages.Outre sa deuxième position très encourageante mais auquelle il n’accorde habituellement pas trop d’importance, Villeneuve est resté sur ses réserves.«Je ne suis pas vraiment satisfait de l’ensemble de cette journée, a-t-il expliqué.La voiture marche bien, même s’il y a quelques améliorations à apporter à son comportement en général.» Et Villeneuve et son ingénieur Jock Clear se promettaient de travailler là-dessus avant les qualifications officielles d’aujourd’hui.«Le plus important est d’avoir la certitude de pouvoir faire mieux en qualifications et c’est précisément le cas.«Alors, je ne me fais pas trop de soucis et je pense que tout ira bien.» Après les commentaires de Frank Williams jeudi, qui a prétendu que Villeneuve se devait de gagner à Silvestone pour demeurer dans la lutte pour le titre, le Québécois ne se montre pas aussi impératif.«Le championnat est encore long, nous sommes à la mi-saison.lui victoire ici n’est pas vitale mais très importante néanmoins.Et puis bien sûr, tout dépend de la position de Michael et des points qu ’il marquera de son côté.» Les essais de la semaine dernière ont par ailleurs permis de confirmer la bonne tenue des Williams-Renault à Silvestone ainsi que les progrès réalisés sur les pneumatiques Goodyear.«Il y a de ce côté un progrès notable», a souligné Villeneuve au sujet des pneus, tout en mettant un bémol en cas de pluie: «l’absence de soleil nous pose irrémédiablement des problèmes ou tout au moins des inquiétudes, car une de nos difficultés majeures avec les pneus est de les monter en température.» BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier St.Louis 1 Chicago 7 Philadelphie 13 Floride 3 Houston 10 Pittsburgh 0 Montréal 5 Cincinnati 2 N.Y.Mets 9 Atlanta 7 San Diego au Colorado San Francisco à Los Angeles Aujourd'hui St.Louis à Chicago.15h20.Philadelphie en Floride, 19h05.Houston à Pittsburgh, 19h35.Montréal à Cincinnati, 19h35.N Y.Mets à Atlanta, 19h40.San Diego au Colorado, 21 h05.San Francisco à Los Angeles, 22h05.Section Est G P Moy.DIM Atlanta 57 31 .648 — Floride 51 36 .586 51/2 New York 49 38 .563 71/2 Montréal 47 39 .547 9 Philadelphie 24 62 .279 32 Section Centrale Houston 44 45 .494 — Pittsburgh 43 44 .494 — St.Louis 42 45 .483 1 Cincinnati 38 48 442 41/2 Chicago 37 51 .420 61/2 Section Ouest San Francisco 51 37 .580 — Los Angeles 46 42 .523 5 Colorado 43 46 .483 81/2 San Diego 39 49 .443 12 LES MENEURS MJ AB P CS Moy LWalker Col 85 312 81 125 .401 Gwynn SD 83 336 58 132 .393 Piazza LA 84 303 52 108 356 Blauser Atl 86 286 59 99 .346 Joyner SD 71 249 37 86 345 Lotton Atl 68 288 51 99 .344 Alfonzo NYM 77 265 39 88 .332 Lankford StL 67 244 50 81 .332 MaGrace ChC 78 280 45 91 .325 Galarraga Col 85 332 66 108 .325 LIGUE AMÉRICAINE Hier Toronto 8 Boston 4 Detroit 0 N.Y.Yankees 3 Milwaukee 3 Baltimore 1 Cleveland 5 Minnesota 1 Chicago à Kansas City Texas à Seattle Anaheim à Oakland Aujourd'hui Detroit à N.Y.Yankees, 16h05.Anaheim à Oakland, 16h05.Texas à Seattle, 16h05.Toronto à Boston, 17h05.Milwaukee à Baltimore, 19h05.Cleveland au Minnesota, 20h05.Chicago à Kansas City, 20h05.Demain Toronto à Boston, 13h05.Detroit à N.Y.Yankees, 13h35.Milwaukee à Baltimore, 13h35.Cleveland au Minnesota.14h05.Chicago à Kansas City, 14h05.Anaheim à Oakland, 16h05.Texas à Seattle, 16h35.Section Est G P Moy.Oill Baltimore 55 30 .647 — New York 49 37 .570 61/2 Detroit 41 45 .477 14 1/2 Toronto 40 44 .476 14 1/2 Boston 39 48 .448 17 Section Centrale Cleveland 44 37 .543 — Chicago 44 42 .512 21/2 Milwaukee 39 44 .470 6 Minnesota 38 48 .442 81/2 Kansas City 36 47 .434 9 Section Ouest Seattle 50 38 .568 — Anaheim 45 42 .517 4 1/2 Texas 43 43 .500 6 Oakland 37 53 411 14 Sixième étape du Tour de France Zabel vert.de rage ASSOCIATED PRESS Maillot vert, la couleur des délicates huitres de Marennes, Erik Zabel savait que la sixième étape du Tour de France lui était promise.Elle le fut hier, le temps que le jury des commissaires pénalise son sprint tumultueux, le déclassant au profit du second à l’arrivée, le Néerlandais Jeroen Blijlevens.Blijlevens, «la vie heureuse» en langue néerlandaise, a ainsi remporté sa troisième victoire dans le Tour, après ses succès à Dunkerque (1995) et Besançon (1996), au terme d’une journée tumultueuse marquée par la rétrogradation à la dernière place du sprint de Zabel, et l’exclusion du Tour du champion de Belgique Torn Steels, mis «hors course» pour «geste violent daps le sprint final».A 150 m de l’arrivée, en plein sprint.Steels a violemment jeté son bidon sur ses concurrents directs.Les deux kilomètres supplémentaires, imposés au parcours officiel entre Le Blanc et la capitale mondiale de l’ostréiculture par une manifestation d’anti-nucléaire, ont permis à Cédric Vasseur (Gan) de faire admirer plus longtemps son éclatant maillot jaune, qui n’a pas déteint malgré les premières gouttes de pluie endurées sur les routes de ce 841' Tour de France.Déjà vainqueur à Vire, Zabel croyait s’être im- posé au sprint au terme des 217,5 km de course, pour décrocher sa sixième victoire d’étape dans la Grande Boucle.Deuxième et troisième, le Néerlandais Jeroen Blijlevens et l’Ouzbek Dja-molidin Abdoujaparov.devaient constater impuissants la suprématie du puissant allemand.Avant le déclassement du sprinter de la Telekom pour avoir «donné un coup de casque au Français Damien Nazon» et «provoqué une vague dangereuse dans le sprint», selon Jean-François Pescheux, le directeur sportif du Tour de France.Malgré son déclassement à la dernière place du sprint, Zabel, leader du classement aux points, a pris la deuxième place du classement général, au détriment de Mario Cipollini, qui a fini 12e du sprint à Marennes.Au général, Zabel pointe à 2 min 09 de Vasseur, Cipollini à 2 min 15.Le Britannique Chris Boardman est quatrième à 2:54, devant l’un des principaux favoris du Tour, l’Allemand Jan Ulrich (à 2 min 56), deuxième l’an dernier.La septième étape du Tour, entre Marennes et Bordeaux aujourd'hui (194km), est encore réservée aux sprintera.Cinquième du sprint à Marennes, alors qu’il avait fini à quatre millimètres de l’Italien Milani au Puy du Fou, Frédéric Mon-cassin (Gan) essayera enfin de remporter une étape dans ce Tour.A Bordeaux, où il avait triomphé l’an dernier.Expos 5, Reds 2 Solide Bullinger, grand Segui PRESSE C ANADIENNE Cincinnati — Du solide Bullinger, du grand Segui, du petit Strange.Une surprise n’attendait pas l’autre, hier.Devant 25 915 personnes, les Expos ont battu les Reds 5-2 pour entreprendre du bon pied la deuxième moitié de la saison.Ils ont porté leur fiche à 18-21 sur la route en amorçant leur voyage de sept rencontres à l’étranger.L’imprévisible Bullinger (6-8) n’a donné qu’un ]X)int et six coups sûrs en cinq manches et deux tiers mais ce n'était pas la seule surprise que les Expos réservaient aux Reds.David Segui a donné l’avance 2-1 avec un cir- cuit de deux points contre Dave Burba (5-9) à la sixième et Doug Strange a réussi un amorti-suicide dans une septième manche de deux points.Avec un compte de deux balles et une prise, Strange a déposé la balle vers le monticule pour permettre à Darrin Fletcher de croiser le marbre.Un simple de Mark Grudzielanek contre le releveur Mike Sullivan a produit le quatrième point.Un simple de Lenny Harris, à la septième, a produit le deuxième point des Reds dans une manche qui s’est encore terminée avec les buts remplis quand Hal Morris a frappé un roulant au deuxième but contre Omar Daal.AVIS PUBLICS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-017748-974 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) PRÉSENT JANATKACOVA Partie demanderesse REQUÉRANTE c.KRUCKO JURAJ Partie défenderesse INTIMÉE ASSIGNATION ORDRE est donné à KRUCKO JURAJ de comparaître au greffe de celle cour situé au 1111 boul.Jacques Cartier Est, à Longueuil, Québec, salle 1.17, dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au grefle à l’intention de KRUCKO JURAJ.Lieu: Longueuil MES LESTAGE & RHEAUME, AVOCATS 1200, Boul.Roland Therrien Longueuil J4J 4L6, TEL: 670-7372 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-032306-977 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT de GRANDPRÉ, GODIN Requérante c.ALPINE ASSURANCE,LTD.c/o RISK MANAGEMENT PURCHASE GROUP INC.Intimée constituante et VEHICULE VALUE RISK MANAGEMENT OF CANADA LTD.also under the name of LES GARANTIES ASSUVALUE ENR.el INSPECTEUR GÉNÉRAL DES INSTITUTIONS FINANCIERES, mis en cause ASSIGNATION ORDRE est donné à VÉHICULE VALUE RISK MANAGEMENT OF CANADA LTD.de comparaître au grefle de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame E„ Montréal, Canada.H2Y 1B6 salle 2.16, le 29 août 1997 suite à la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la requête en modification et en lin d'une fiducie a été remise au greffe à l'intention de VEHICULE VALUE RISK MANAGEMENT OF CANADA LTD.Lieu: Montréal Date: 26 juin 1997 LE GREFFIER-ADJOINT DEGRANDPRÉ, GODIN Société en nom colledil AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie FERMOS INC., demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Montréal, le 8 juillet 1997 SPIEGEL SOHMER Procureurs de la compagnie PRENEZ AVIS que la compagnie LA CORPORATION D'EMBALLAGES MARGO AMERICAN/MARGO AMERICAN PACKAGING CORPORATION demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 7 juillet 1997 MENDELSOHN ROSENTZVEIG SHACTER Les procureurs de la compagnie PRENEZ AVIS que 2965-2773 QUÉBEC INC., une compagnie légalement constituée en vertu de la Loi sur les compagnies et ayant son siège social à Montréal, province de Québec, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution.DATÉ à Montréal, Québec, le 7e jour de juillet 1997.Les procureurs de la compagnie, McCARTHYTÉTRAULT AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie GESTION G.P.M.G.INC.demandera à l’Inspecteur général des institutions linancières la permission de se dissoudre.Montréal, le 10 juillet 1997.Par: McGILTON JOHNSTON HODESS AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie L'OISEAU BLEU INC.demandera à l'Inspecteur général des Instituions Financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 30 avril 1997.JACQUES PARE, Secrétaire de la compagnie CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-237030-972 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: LE GREFFIER-ADJOINT MARIE BERNADETTE DESULME Partie demanderesse c.JACQUES ÉTIENNE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JACQUES ÉTIENNE de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'intention de JACQUES ÉTIENNE.Lieu: Montréal Date: 7 juillet 1997 L.DUCHESNE, G.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT de Montréal NO: 500-17-001214-975 COUR SUPÉRIEURE PROCÉDURE ALLÉGÉE PRÉSENT: Gretfier-Ad|0int BANQUE NATIONALE DU CANADA.Partie demanderesse c.9005-8058 QUÉBEC INC., et ANDRÉ LALLOUZ, et 3093-8013 QUÉBEC INC.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à 3093-8013 QUÉBEC INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration, avis et pièces P-1 à P-5 a été remise au greffe à l'intention de 3093-8013 QUÉBEC INC.Lieu: Montréal Date: 09 juillet 1997 MICHEL MARTIN, G.a.I 4 t
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