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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-07-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR ?Agenda Page B6 Culture Page B 8 Economie Page B 2 Sports Page B 5 ?L ENTREVUE I, E I) E V O I H.I.K I, II N I) I 2 1 .1 H I I, I, K T I i) !l 7 Élisabeth Roudinesco Rendons à Freud ce qui appartient à Freud Pour la psychanalyste française, le problème n’est pas tant que cette science soit dépassée mais que dans nos sociétés, il n’est pas sûr que les gens aient encore envie d’y recourir L’image du patient et préférablement de la patiente étendue-détendue qui laisse libre cours à ses fantasmes quatre fois par semaine sur le divan d’un vieux psy tout oreilles, de préférence pervers et fumant la pipe, cette image-là a-t-elle fait long feu?Comment se porte la psychanalyse aujourd’hui, un siècle après sa naissance?«Bien et mal», selon Élisabeth Roudinesco.«Bien, parce que la psychanalyse est vraiment la méthode et le système de pensée qui, dans le domaine de la psychothérapie, domine tous les autres.Mal, parce qu’elle est en crise et menacée d’être noyée dans l’ensemble des autres psychothérapies qui se développent.» DANIELLE LAURIN elle qui pose ce diagnostic contradictoire sait de quoi elle parle.Fille de psychanalyste, elle-même psychanalyste, ipembre pendant une douzaine d’années de l’École freudienne de Paris, Elisabeth Roudinesco est aussi historienne.Son Histoire de la psychanalyse en France publiée en deux volumes dans les années 80 et rééditée il y a trois ans chez Fayard est devenue une référence dqns le domaine, autant en Europe qu’aux États-Unis.Même chose pour son Jacques Lacan.Esquisse d’une vie, histoire d’un système de pensée paru en 1993, qui synthétise la démarche cje celui qui a modernisé la doctrine freudienne.Pour Élisabeth Roudinesco, le problème aujourd’hui, ce n’est pas tant que la psychanalyse soit dépassée: «Le problème, c'est que dans nos sociétés, il n’est pas du tout sûr que les gens aient encore envie d’avoir recours à la psychanalyse, parce que c’est une cure par la parole, avec cette particularité que l'objectif n’est pas la guérison immédiate, mais la connaissance de soi.Or, nos sociétés occidentales, très marchandes, considèrent le sujet comme un produit et l'homme se considère lui-même comme un objet.Les gens ont tendance à chercher dans des psychothérapies courtes ou dans des méthodes médicamenteuses les moyens de se guérir beaucoup plus vite.Voilà le danger!» Et que veut dire véritablement «guérir» en langage psychanalytique?«1m guérison est quelque chose qui arrive lentement et qui signifie une sorte de réconciliation avec soi-même.Vous entendrez beaucoup de patients dire: “La psychanalyse m’a sauvé la vie.” Parce que la guérison permet de sortir des échecs répétés, sentimentaux ou autres, ceux rettcontrés au travail par exemple, ou encore des problèmes sexuels.Mais ça tie supprime pas ce qu’on est.La psychanalyse traite les causes du malheur psychique, alors que les médicaments par exemple suppriment les symptômes de la dépression momentanément.Le paradoxe de nos sociétés, c’est qu’on essaie de supprimer le plus vite pos-siblç les malheurs.» Elisabeth Roudinesco présente la psychanalyse comme une aventure clinique, mais aussi comme une aventure intellectuelle, comme un système de pensée.«Freud est le seul des grands psychothérapeutes de la fin du siècle à avoir créé un nouveau système de pensée pour comprendre l’inconscient et le sujet humain.» C’est pour dresser le bijan de l’apport de la psychanalyse depuis cent ans qu’Élisabeth Roudinesco a écrit avec le psychanalyste Michel Plon le Dictionnaire de la psychanalyse paru chez Fayard au printemps.Un ouvrage de plus de mille pages qui offre un panorama complet des concepts psychanalytiques et fait le tour des grandes figures de la psychanalyse.Inventée en 1896 par Freud, la psychanalyse reste aujourd’hui la seule méthode de psychothérapie fondée sur la parole qui revendique l’inconscient et la sexualité comme étant les deux pivots universels de l’être humain.La fameuse question de la sexualité hante d’ailleurs toute la psychanalyse: «C'est vrai que Freud a exagéré.Il a vraiment donné comme causalité première la sexualité.Mais quelle sexualité?Tous les savants de la fin du XIX' siècle étaient obsédés par la sexualité.Ils étaient fascinés parles perversions sexuelles: le fétichisme, le sadisme, le masochisme.Freud, lui, s’intéresse à la sexualité normale.Et il va dire: tout ce qu’on considère comme pathologique est normal.Il va déplacer la norme.Il va bien entendu rester attaché à l’idée qu ’il y a des perversions, des pathologies sextœlles.Mais ce qui l’intéresse, c’est tout simplement pourquoi les bébés se masturbent, alors qu’à l’époque cette chose-là était considérée comme pathologique.» Le père de la psychanalyse a le premier affirmé que la sexualité était autant une construction mentale qu’une donnée biologique.«D’une façon générale, et c’est ça l'innovation, la psychanalyse s’intéresse avant tout à la question du fantasme, des réminiscences.C'est-à-dire: certes, il y a des traumatismes sexuels originels, des enfants victimes d’abus sexuels, des femmes victimes d'abus sexuels, mais ça n’explique pas toute ta sexualité.La psychanalyse s’intéresse à la névrose ordinaire, c'est-à-dire à la question de la sexualité au sens le plus intellectualisé.Et Freud va aussi faire un grand geste: pour lui, l’homosexualité n’est plus une tare, il la sort complètement de la pathologie.» Pourtant, aujourd’hui encore, on refuse aux homo» sexuels le droit de devenir psychanalystes: c’est le cas à l’International Psycho-analytical Association (IPA), organisation internationale fondée en 1910 sous les auspices de Freud et à laquelle sont affiliées différentes sociétés psychanalytiques dans le monde.C’esf le cas à 1TPA, mais ce n’était pas l’avis de Freud, selon Élisabeth Roudinesco: «Freud considérait que l’homosexualité était une variante de la sexualité.Ses disciples, par contre, ont été souvent beaucoup plus légiférants, plus conservateurs.Freud, qui n'a jamais mis en pratique ce qu’il a découvert, est très certainement celui qui a poussé le plus loin l’analyse des causes sextielles.C’est vrai qu'il était véritablement obsédé parla sexualité.Il la disséquait, la voyait partout.Mais il n'avait pas tort!» Pour elle, c’est avant tout une question de contexte, d’époque: «Aujourd'hui, on s’intéresse beaucoup moins à la sexualité puisque c’est passé dans les mœurs.Mais regardez les pays où l'on n’a pas du tout étudié le fonctionnement de la sexualité: elle est partout.Regardez les pays islamiques, comment on voile les femmes, comment on cache tout ça dans les harems, comment la représentation de la sexualité est obsédante.Dam nos sociétés, c'est passé dam la normalité, plus personne n’est choqué aujourd'hui qu’un bébé se masturbe ou que les enfants aient une sexualité.» Par contre, beaucoup de femmes sont encore sous le choc de s’être vues affublées de ce que Freud appelait «l’envie du pénis»: il n’y aurait qu’une seule libido, toutes les petites filles s’imagineraient qu’elles sont de petits hommes, toutes les femmes vivraient en manque de cet engin-là et envieraient en secret les hommes pour cette raison-là.voilà, qui a fait sourciller plus d’une féministe, et pour cause! Élisabeth Roudinesco, elle, ne s’en formalise pas.«Pour Freud, il n’y a effectivement qu'une libido, mâle, partagée de la même façon entre les sexes.Maisfran-chement, cette question de l’envie du pénis est caduque! H y a beaucoup de psychanalystes qui pensent au contraire, comme Mélanie Klein, que cette envie du pénis n ’existe pas, qu’il y a une constitution d’une deuxième libido, féminine, dès l'origine, et qu’il y a un dualisme.Les écoles sont divisées là-dessus.C’est la partie la plus faible de l’édifice de Freud et ensuite, à partir de 1930, il est devenu beaucoup Hors de Lacan La psychanalyse, Élisabeth Roudinesco est tombée dedans quand elle était petite: sa mère, Jenny Aubry, amie de Jacques Lacan et de Françoise Dolto, proche un temps d’Anna Freud fia fille de Sigmund), était psychiatre et psychanalyste d’enfants: «Ma mère était une femme absolument extraordinaire.Elle venait d’une famille où les femmes étaient émancipées: sa sœur, Louise IFciss, était pionnière du féminisme.Quand elle a fait ses études de médecine, ma mère était la setde femme.Ensuite, elle est devenue la deuxième femme médecin des hôpitaux en France.Elle ne pouvait pas épouser un homme qui était un de ses collègues, c'était impossible.Elle ne pouvait pas trouver de mari dans sa génération, parce qu’ils ne voulaient pas d’une femme qui travaille.» D’Alexandre Roudinesco, un médecin d’origine roumaine de 20 ans son aîné, Jenny Aubry divorcera en 1952, alors que la petite Elisabeth a huit ans.La fille attribue aujourd’hui cette rupture à la psychanalyse: «Mon père était hostile à la psychanalyse.L’orientation de ma mère vers la psychanalyse au milieu des années 40 l’a fait complètement changer de vie et mon père a accusé la psychanalyse d’être responsable du divorce.Quand je suis née, en 1944, ma mère avait déjà commencé son analyse.Je suis donc un pur produit du virage de la vie de maman vers la psychanalyse.» Ce n’est pourtant pas à sa mère qu’Élisabeth Roudinesco attribue son choix de devenir à son tour psychanalyste.Celle qui est aujourd’hui JOHN FOLEY, OPALE Élisabeth Roudinesco: «La psychanalyse traite les causes du malheur psychique, alors que les médicaments par exemple suppriment les symptômes de la dépression momentanément.Le paradoxe de nos sociétés, c’est qu’on essaie de supprimer le plus vite possible les malheurs.» '» % RK' % *' V* t ‘.JS plus prudent sur cette question, à partir du moment où justement il y a eu des femmes psychanalystes qui ont parlé autrement de la sexualité féminine.De grâce, pas de procès de cet ordre à Freud! N’oublions jamais que Freud a été un des très grands émancipateurs des femmes.» Pas la moindre trace de misogynie chez Sigmund, vraiment?«Pas du tout.Si on appelle misogynie une certaine conception de la femme que Freud avait encore, qui était celle du bourgeois viennois de la fin du siècle, alors le monde entier est misogyne, depuis deux mille ans! De grâce, rendons à Freud ce qui appartient à Freud! Cet homme qui a traité les hystériques, qui a permis aux femmes de s'exprimer, de faire craquer le carcan de leur éducation, ne le considérons pas comme misogyne parce qu’alors, qu'est-ce qu’qn va faire des vrais misogynes?» Élisabeth Roudinesco va encore beaucoup plus loin.S’en prenant à la rectitude politique nord-américaine, elle déplore le fait que dans les pays puritains, au nombre desquels elle inclut le Canada, les problèmes de sexualité patientes-thérapeutes se règlent devant les tribunaux.«Au risque de blesser vos compatriotes, il y a aujourd’hui une véritable campagne de presse qui a été lancée par l’élite puritaine, en général par des féministes, qui ont tendance à accuser les psychanalystes de transgresser les règles de la psychanalyse et de coucher avec des patientes.Je ne nie pas que ça existe.Cela a toujours existé.Le problème, c'est: doit-on passer en justice?En France, les transgressions entre , point de salut vice-présidente de la Société internationale d’histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse s’orientait d’abord vers lq littérature avant de tomber un jour sur Les Ecrits de Lacan, le même Lacan qu’elle avait côtoyé dans l’enfance sans jamais se douter qu’il deviendrait son maître à penser.«Je ne sais pas ce que j’aurais fait s’il n’y avait pas eu Lacan.Je voulais écrire, je ne voulais absolument pas devenir psychanalyste ou médecin: d'abord, c’était quelque chose qui appartenait à ma mère et il n’y avait pçs de place pour moi.Mais à la publication des Ecrits en 1966, j’avais 22 ans.je me suis rendu compte de toute la dimension intellectuelle et philosophique de Lacan.Je me souviens, j’ai dit à maman: “Mais il est génial ton Lacan!" Ça correspondait tout à fait aux années que nous vivions dans le domaine de la critique littéraire.Je lisais alors Barthes, Derrida.«J'ai commencé à ce moment-là à suivre les séminaires de Lacan, mais sans être dans l’idolâtrie, puisque je suivais en même temps un séminaire avec Gilles Deleuze qui contestait en partie le dogmatisme lacanien.Ce qui m’a intéressée, c’est véritablement le renouveau de la psychanalyse à partir de iMcan.S’il n’y avait pas eu la réactualisation du mouvement psychanalytique français par Lacan, je ne crois pas, franchement, que je me serais orientée vers la psychanalyse et certainement pas vers l'analyse.» D.L.adultes ne sont pas traité _o devant les tribunaux; une femme majeure qui a une liaison consentie, dans un cadre professionnel, avec son médecin, son avocat, son psychanalyste, ça relève de ce que nous appelons la vie privée.Du point de vue analytique, ça relève des sociétés psychanalytiques.C’est interdit par les règles de déontologie de toutes les sociétés psycluinalytiques et donc, un thérapeide qui fait ça est passible d’exclusion de sa société.» La psychanalyste française convient qu’il est beaucoup plus grave d’avoir une relation sexuelle avec son psychanalyste qu’avec son médecin ou son avocat.«C’est beaucoup plus grave parce que la cure analytique est fondée sur le transfert.» Le transfert: ce processus par lequel les désirs inconscients du patient viennent se répéter, dans le cadre de l’analyse, sur la personne de l’analyste.On compare souvent le transfert à la relation amoureuse.«R n'y a pas de psychamlyse sans tratisfert: il faut que le patient transfère quelque chose de ses autres relations dans l’analyse.Ce qui donne à l’analyste une position très forte et crée effectivement une relation dominant-dominé.D'autre part, étant donné que l'analyse a pour objet la sexualité, l’interdit de la relation doit être absolument maintenu.Mais le transfert existe partout, dans toutes les relations humaines.Les autres psychothérapies fonctionnent aussi au transfert, comme tous les phénomènes de sectes et de religions, mais la psychamlyse est la settle à poser que l’amlyse du tratisfert doit être faite.Il y a donc deux étapes: l’existence du transfert comme tel, et ensuite son analyse et sa dissolution; tandis que dans les autres domaines, on maintient le transfert, on le nie, ou on le manipule.la psychanalyse pose que le tratisfert est le mobile de toutes les relations humaines: si vous ne pouvez pas analyser ce qui vous fait désirer, ce qui vous fait porter vers l’autre, évidemment, vous n'aurez pas analysé les trois quarts de.vos relations avec les autres.» Mais Élisabeth Roudinesco constate que la psychanalyse est en train de changer de visage, même en France, terre fertile pour la science de l’inconscient, où l’on retrouve le plus grand nombre de psychanalystes par habitant «Le jeune psychanalyste d’aujourd’hui n’est pas un homme assis derrière un divan et qui fait des analyses cinq jours par semaine.D’abord, il ne fait pratiquement plus de psychanalyse privée, il pratique dans des institutions, et en outre, les patients ont changé dans le monde entier.Très peu aujourd'hui veulent se soumettre à des cures aux séances nombreuses chaque semaine.Or, on sait que la meilleure psychamlyse, c'est trois ou quatre séances par semaine.Aujourd’hui, c’est une ou deux, et le patient en général ne s’allonge pas sur le divan.Il n’y a pas la même exploration et ça change complètement la rnture de la cure.» Celle qui a connu la «vraie» analyse divan-fauteuil comme patiente et conune analyste refuse cependant de tomber ouvertement dans la réprobation nostalgique.«La lampe à l’huile, ça avait ses charmes.mais il faut bien se rendre compte que la psychanalyse aujourd’hui, c'est comme ça.En fait, face à cette situation, il y a deux attitudes.Il y a celle de l'IPA, celle que vous connaissez au Canada, qui est de préserver la psychamlyse privée pour un minimum de gens qui peuvent en effet venir quatre ou cinq fois par semaine; mais alors, ça devient quelque chose de très restreint.Soit, au contraire, vous acceptez le défi lancé par nos sociétés modernes, sauf que la psychanalyse risque alors de ressembler à une psychothérapie comme les autres.C’est un vrai problème.Je n ’ai pas de réponse.» \ (T m b é août vendredi b I i c i t a i r e Ne manquez pas notre cahier spécial -f 1 LE DEVOIR publié le 23 août prochain! I.E I) K V 0 I It .I.E I.I! N I) I 2 1 ,1 l! 1 L I.E T I !» !) 7 B ‘2 —-—-* LE DEVOIR «- ÉCONOMIE CETTE SEMAINE ALA BOURSE Semaine du 20 au 26 juillet 1997 ASSEMBLÉES ANNUELLES Nom de la compagnie Date Heure Lieu QUÉBEC Robex Inc.(Ressources) 21-07-97 10hOO Québec ONTARIO Azcar Technologies Incorporated 22-07-97 9h00 Toronto •Laidlaw Inc.23-07-97 9h00 Toronto -Mitel Corporation 24-07-97 N.D.Kanata Consolidated Stanford Corporation i 25-07-97 9h30 Toronto AILLEURS AU CANADA .Taiga Forest Products 23-07-97 11 hOO Vancouver Camberly Energy Ltd 24-07-97 10hOO Calgary :Levon Resources Ltd 24-07-97 10hOO Vancouver ¦Adrian Resources Ltd 24-07-97 10h00 Vancouver Foster's Brewing Group Limited 24-07-97 11 hOO Victoria Sun Ice Limited 25-07-97 15h30 Calgary ÉTATS UNIS International Precious MetalsCorp.20-07-97 14h00 Phoenix Star Resources Corp.22-07-97 10hOO Houston DERNIER VERSEMENT ; APF ENERGY TRUST : Valeur: Reçu de versement.Modalités: Choix A: dernier versement.Un reçu de versement plus 4$ permettent de souscrire une part de fiducie.Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: le 30 juillet 1997.OPTUS NATURAL GAS DISTRIBUTION INCOME FUND Valeur: Reçu de versement.Ordinaire: Choix A: dernier versement.Un reçu de versement plus 4$ permettent de souscrire une part de fiducie.Date limite pour soumettre les instructions au service de crédit: le 28 juillet.CONVERSION, REGROUPEMENT D’ACTIONS ET ÉCHANGE UNIQUE CAPITAL CORPORATION et PELE MOUNTAIN RESOURCES INC.(Avis préliminaire).Valeurs: -Ordinaire.-Catégorie A.Modalités: Prévoient poursuivre leurs activités sour la dénomination sociale de Pele Mountain Holdings Inc.: Une action ordinaire de Unique pour chaque action de catégorie A de Unique détenue.' 'Une nouvelle action ordinaire de Unique pour chaque groupe de 11.7 actions .ordinaires de Unique détenues.: Une action ordinaire de Pele Mountain Holdings Inc.pour chaque nouvelle action ordinaire de Unique détenue.•Une action ordinaire de Pele Mountain Holdings Inc.pour chaque action ordinaire de Pele détenue.1 Date de l’assemblée: le 28 juillet.DIVISION D’ACTIONS ' EASTGATE MINERALS LTD :r Valeur: Ordinaire.Modalités: Une action ordinaire additionnelle pour chaque action ordinaire détenue.MANITOWOC INC.Valeur: Ordinaire.Modalités: Trois pour une ; une action ordinaire additionnelle pour chaque ; -groupe de deux actions ordinaires détenues.; ROYAL DUTCH PETROLEUM CO.• Valeur: Ordinaire.: Modalités: Quatre nouvelles actions ordinaires pour chaque action ordinaire : détenue.FRANCO NEVADA MINING CORPORATION LIMITED (Avis préliminaire).• Valeur: Ordinaire.: Modalités: Deux pour une.: Date de l'assemblée: le 31 juillet 1997.REGROUPEMENT D’ACTIONS j ECOTYRE TECHNOLOGIE INC.: Valeur: Ordinaire.Modalités: Une nouvelle action ordinaire pour chaque groupe de sept actions détenues.AMERICAN SPORTS HISTORY [ ' Valeur: Ordinaire.: Modalités: Une nouvelle action ordinaire pour chaque groupe de dix actions ordinaires détenues.NICHOLAS FINANCIAL, INC.(Avis préliminaire).• Valeur: Ordinaire.Modalités: Jusqu’à trois nouvelles pour une ancienne.Date de l’assemblée: le 6 août 1997.EXPIRATION D’UN BON DE SOUSCRIPTION STARCORERESOURCES LTD Valeur: Bon de souscription d'actions échéant le 1 er août 1997 Modalités: Choix A: souscription.Deux bons de souscription plus 0.67$ permettent de souscrire une action ordinaire de Starcore Resources Ltd.Seuls les résidents de la Colombie-Britannique ou de l’extérieur du Canada ou des États-Unis peuvent souscrire.Date limite pour remettre les instructions au service du crédit: le 31 juillet 1997.BONKERS INDOOR PLAYGROUNDS INC.Valeur: Bon de souscription d’actions échéant le 31 juillet 1997.Modalités: Choix A: Souscription.Un bon de souscription plus 0.55$ permettent de souscrire une action ordinaire.Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: le 30 juillet.Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l’exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée La culture hydroponique réussit bien à HydroSerre Mirabel Une laitue québécoise qui pousse sur l’eau et fait le tour du monde Sur une superficie de 50 000 mètres carrés (équivalent de 93 terrains de football), dans des bassins qui contiennent 15 millions de litres d’eau puisant à la même nappe phréatique que Naya, HydroSerre fait pousser en un an 800 000 douzaines de laitue Boston.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR T Is sont fascinés», raconte Martin " J.Desrochers à propos des agronomes américains, des producteurs en serre de Grande-Bretagne, des Chinois et autres professionnels qui viennent voir de leurs propres yeux les plus importantes installations de laitue hydroponique au monde à Saint-Augustin de Mirabel.HydroSerre Mirabel est la première entreprise à pratiquer une telle production sur une base commerciale et industrielle de grande envergure.Sur une superficie de 50 000 mètres carrés (équivalent de 93 terrains de football), dans des bassins qui contiennent 15 millions de litres d’eau puisant à la même nappe phréatique que Naya, HydroSerre fait pousser en un an 800 000 douzaines de laitue Boston, sans herbicides, ni fongicides ou algicides.Quant aux rares insectes, dit-on, on les élimine avec des insecticides biologiques.En outre, poussant sur l’eau cette laitue n’a pas à être lavée et essorée pour la débarrasser de la terre qui s’infiltre souvent entre ses feuilles, lorsqu’elle pousse dans le sol.La famille Desrochers ne provient pas du monde de l’agriculture mais de celui de l’administration et des affaires.L’un des fils, Luc, possédait en 1980 de petites serres et produisait des tomates, des concombres et des fleurs à Sainte-Sophie.Un jour, il a pris connaissance d’un article mentionnant une étude américaine sur la culture hydroponique en serre.C’était en fait un travail purement théorique.Etait-il possible d’en faire un projet commercial rentable?Luc Desrochers a entrepris d’expérimenter cette idée et d’en préciser la technique.Six ans plus tard, il avait atteint son but.Six millions pour un système complexe Il a mis alors les membres de sa famille à contribution, y compris son père.En 1987, grâce à un investissement de six millions, la production démarrait sur une superficie de 30 000 mètres carrés.Cet innovateur avait mis au point un système complexe pour faire face à toutes les situations, y compris les rigueurs de l’hiver, car la production s’effectue toute l’année, selon un cycle de pousse qui permet 18 récoltes en 12 mois.Un ordinateur veille à maintenir toutes les conditions nécessaires pour une pousse maximale, la température de l’air et de l’eau, l’humidité, le taux de ph, la luminosité, la ventilation naturelle et mécanique (25 % du toit s’ouvre), ainsi que la teneur de l’eau en minéraux essentiels (magnésium, fer, calcium, etc.), en som- me tous les éléments qu’une laitue trouve normalement dans la terre.La méthode hydroponique assure toutefois une répartition parfaite de ces ingrédients distribués sous forme liquide.Aussitôt que les semis ont germé, les plants sont placés sur des flotteurs mobiles: seules les racines de la laitue restent dans l’eau, qui elle-même est totalement récupérée, sauf 5 % qui est consommée pendant la durée d’une pousse qui est de 60 jours.Comme les conditions climatiques varient considérablement, l’ordinateur central reçoit ses données d’une station météorologique extérieure et de sondes placées à l’intérieur des serres lesquelles sont chauffées par un réseau de tuyaux dans lesquels circule de l’eau chaude et le système d’éclairage comprend 3000 ampoules de 400 watts, ce qui n’équivaut néanmoins qu’à 5 % de la lumière du soleil.Pour éviter les pannes le système peut fonctionner à l’électricité, au gaz naturel, au mazout et au gaz propane.Michel Desrochers, frère de Luc, qui s’occupe des ventes, du transport et du développement des marchés, souligne qu’il a fallu après le démarrage en 1987 plusieurs ajustements techniques et que la nécessité d’innover est toujours présente.«Person- ne ne peut nous aider et il nous faut constamment de la recherche à l’interne», dit-il, à l’exception de la faculté d’Agriculture de l’Université Laval qui a aidé et continue travailler à des projets de recherche d’HydroSerre.Le choix des semences exige une minutie particulière, puisque toutes les semences parviennent d’Europe où les tests se font dans un environnement différent.Il y a nécessairement une adaptation à faire pour la production au Québec, en tenant compte d’importantes variations saisonnières, même pour la culture en serre.Le plus gros problème fut d’atteindre une régularité dans la production.Il y avait dans les débuts des variations de de 4000 à 1500 douzaines par semaine.Les progrès furent tout de même sensibles.Les livraisons d’HydroSerre qui étaient de 225 000 douzaines en 1989 avaient augmenté à 450 000 en 1994.La croissance s’explique en partie par l’acquisition de serres sur un terrain voisin qui appartenaient à Lavalin jusqu’au moment de sa faillite et qui furent achetées en partenariat avec un entrepreneur hollandais qui voulait produire des piments.En 1995, on décide d’utiliser aussi ces serres pour la production de laitue et il faut remplacer le partenaire hollandais.Le Fonds de solidarité FTQ et le Fonds agro-forestier prennent sa place avec-une injection de deux millions.Des ententes prévoient le rachat éventuel de leurs actions par les autres actionnaires, c’est-à-dire la famille Desrochers et quelques autres, dont le directeur administratif Sylvain Terreault, qui fait partie de l’équipe dirigeante avec les frères Luc et Martin Desrochers.Le père, Gervais Desrochers n’a pas de fonction précise au sein de ce noyau de dirigeants, mais il est toujours là pour partager son expérience.La laitue Boston en croissance HydroSerre Mirabel s’est lancée dans la production de la laitue Boston parce que la part de marché de ce produit n’atteignait pas 1 % en 1988.Il y avait donc de la place, croyait-on avec raison, puisque main- I.E DEVOIR La laitue de Boston accapare entre 6 et 8 % du marché québécois.tenant cette laitue accapare entre 6 et 8 % du marché québécois, ce qui représente des ventes en gros de huit millions.HydroSerre détient 85 % de ce marché.En Ontario et en Nouvelle-Angleterre qui sont les autres territoires que veut conquérir cette entreprise la part de marché n’est encore que de 1 %, mais son objectif est de la faire monter à 30 % d’ici deux ans.Sur un chiffre d’affaires qui est maintenant de six millions, HydroSerre effectue 88 % de ses ventes au Québec et 12 % dans les autres marchés mentionnés.Ironiquement, son principal marché aux Etats-Unis se trouve dans la région de Boston, puis à Détroit qui peut d’ailleurs être desservi par l’Ontario où il y a des projets de développement L’acquisition d’une serre à London devrait être confirmée avant la fin de l’été.La filiale HydroNov Par ailleurs, il y a trois ans HydroSerre a créé une filiale, HydroNov, pour vendre sa nouvelle technologie ailleurs qu’en Amérique du Nord.C’est néanmoins en Floride que la première vente a eu lieu.HydroNov prend une participation de 5 à 10 % dans l’entreprise acheteuse, de manière à garder un contact étroit, notamment pour assurer deux ans de formation au personnel et aussi pour garder un œil sur sa technologie.En Floride, il faut bien sûr l’adapter à un milieu tropical.Avec des serres au Québec et en Floride, on peut ainsi tester cette technologique dans deux climats extrêmes, l’un nordique, l’autre tropical, en pensant pouvoir assez facilement trouver par la suite les bonnes recettes pour des productions dans des environnements intermédiaires, en Virginie par exemple, un Etat qui semble particulièrement intéresser les dirigeants d’HydroSerre.HydroNov, dont le président est Luc Desrochers, veut être payé dès le départ pour sa technologie; elle ne considère aucun projet d’acquisition pour une superficie inférieure à 10 000 mètres carrés; son prix: 50 $ du mètre carré.Cela veut dire qu’il n’y a pas de vente au-dessous de 500 000 $.Les projets les plus sérieux sur la table présentement proviennent de Chine, de Guadeloupe, de Jordanie et d’Indonésie.Un contrat a déjà été signé à Hong-Kong pour un projet clé en main (technologie et serres).Il y a cinq ou sue projets en Chine.En Indonésie, le client potentiel est une multinationale.Michel Desrochers souhaite que la serre-mère de Mirabel devienne une plaque tournante pour assurer la formation et pour la poursuite de la recherche.Au fait, conjointement avec l’Université Laval HydroSerre participe à un programme de recherche de trois ans pour la production hydroponique de l’épinard, mais on pense aussi à d’autres types de laitues.L’entreprise vient de lancer d’ailleurs sur le marché la laitue feuille de chêne.On travaille aussi sur les légumes chinois, les fines herbes et le cresson.Des essais ont été faits pendant une année avec la fraise, mais ce ne fut pas concluant.On a donc décidé de rester dans les légumes.Pendant ce temps, la productivité continue de s’améliorer aux serres de Mirabel; la laitue devient de moins en moins un produit de luxe.HydroSerre emploie une centaine de personnes dont 70 à temps plein.Il y a en outre un certain nombre de sous-traitants pour des services spécialisés, en climatisation par exemple.Luc Desrochers, selon ses collaborateurs, est devenu à 44 ans un ingénieur sur le tas.Il s’occupe des aspects techniques, d’HydroNov et il voyage de plus en plus.DECISION-PLUS présente: Le marché boursier par ordinateur Soirée d’information Suivre les tendances du marché, sans se faire prendre par les mouvements dramatiques.Voilà une mission que chaque investisseur est à même d’accomplir, grâce au logiciel VISION 5.Cette soirée d’information vous enseignera à mieux diriger votre portefeuille d’actions, grâce à votre ordinateur et au logiciel VISION 5.« VISION 5, ce n’est pas seulement des graphiques.C’est un outil de recherche très puissant qui rallie, fondamental et technique.» « Apprendre à faire plus d’argent, mais surtout, apprendre à ne pas en perdre.» Notre spécialiste vous apprendra à manier cet outil par une méthode à la portée de tout investisseur.Endroit : 740 Notre-Dame ouest, bureau 1210 Pour inscription à cette soirée gratuite, COMPOSEZ: (514) 392-1366 V 4 I, E I) E V 0 I R .L E L I! N I) I 2 1 .1 l! I I.L E T I it!) 7 ECONOMIE No r tn and Cazelais TOURISME D’AFFAIRES Se réunir, hier et aujourd’hui n quoi les réunions d’affaires, colloques et congrès d’aujourd’hui diffèrent-ils d’hier?L’Association Meeting Professionals International (MPI) regroupe 14 500 membres dans 51 pays.Pour l’essentiel, ce sont des fournisseurs de services et des organisateurs de colloques, congrès, meetings politiques et réunions d’affaires, de foires, salonp et expositions.A l’occasion de sa 25" assemblée annuelle au début du mois prochain à Baltimore, MPI a préparé, grâce aux données de la Dallas Public Library, un portrait ?comparant ces deqx époques.A l’origine, en 1972, MPI, qui s’appelait alors Meeting Planners Institute, comptait 159 membres, tous recrutés aux Etats-Unis.Malgré son expansion par le monde, sa direction et ses effectifs sont restés largement américains.Il ne faut donc pas s’étonner'si la situation de référence pour la comparaison qu’ont établie les recherchâtes de l’Association se résume à ce pays.Mais voyons tout de même ces données, elles sont éloquentes (les sommes sont évidemment en dollars américains).¦ Voici 25 ans, une chambre d’hôtel, réservée chez Marriott, Sheraton ou dans un établissement de catégorie équivalente, coûtait 22,95 $; en 1997, elle revient à 135 $, soit presque six fois plus cher, ce qui correspond grosso modo à la progression de l’inflation depuis ce temps.¦ Un congrès nécessitait en moyenne une salle de 2000 p“ pour tenir plénières et assemblées générales et quatre chambres de réserve pour les participants désireux de prolonger leur séjour.De nos jours, il faut prévoir 400 000 p* et 70 de ces chambres.¦ L’emplacement d’un stand de représentation lors d'une exposition commerciale, d’un congrès ou d’une foire se louait 50 $, pour une superficie de 150 pc.Le tarif de location d’un espace de 80 pi2 est maintenant de 1000$.¦ En 1972, les coûts de banquets de 100 à 500 convives (en places assises), de 500 à 1 000 convives et de 1000 à 2000 convives s’élevaient respectivement à 1500 $, 2040 $ et 3050 $; ils sont passés à 22 000 $, 56 000 $ et 150 000 $.Leur taille, qui était 242 convives en moyenne, atteint aujourd’hui 575 personnes.¦ Les budgets d’organisation ont aussi suivi une courbe ascendante, mais moins prononcée.Des événements exigeaient des déboursés de 25 000 $ quand ils rassemblaient de 100 à 500 personnes, de 3000 $ pour des groupes de 500 à 1000 participants, de 46 000 $ quand il y avait entre 1000 et 2000 personnes.En 1997, ces sommes sont de 50 000 $, de 100 000$ et 450 000$.¦ L’audiovisuel était déjà à la mode.Il se résumait à l’utilisation de transparents, de projections de diapositives et de microphones fixés à des estrades.Pour l’«ambiance», on commençait à remplacer orchestres et musiciens live par des discothèques mobiles recourant à des bandes mul-tipistes.Tout cela paraît dorénavant un peu archaïque à côté des transmissions vidéos, des projections lasers et des multiples possibilités offertes par l’électronique, les ordinateurs et Internet ¦ Les frais d’inscription étaient de 125 $.Ils sont de 600 $.Dans sa documentation, MPI livre également un portrait du rqarché des colloques et congrès aux Etats-Unis en 1972, sans l’accompagner toutefois du tableau correspondant à la réalité actuelle.Satisfaisons tout de même notre curiosité, ne serait-ce que par nostalgie: ¦ 10 300 congrès y ont eu lieu, drainant 7,8 millions de participants; ¦ un congrès durait en moyenne 2,1 jours et chaque délégué y dépensait quelque 265 $; ¦ les villes les plus courues pour ce faire étaient New York, San Francisco, Washington et Miami Beach; ¦ les hôtels d’aéroports, aujourd’hui très présents dans le domaine des congrès, commençaient à se développer, notamment à Chicago, Atlanta, Los Angeles, New York et Dallas; ¦ le Canada figurait en tête de liste parmi les destinations de congrès à l’exté,rieur de la portion continentale des États-Unis, suivi d’Hawaï et de l’Europe (principalement la Grande-Bretagne).Des statistiques à jour nous montreraient là aussi une forme d’explosion.Mais le travail des planificateurs et organisateurs de congrès et d’événements similaires, s’il a évolué, consiste toujours à réserver chambres d’hôtel et salles de réunion, à faire préparer repas et banquets, à assurer le transport des participants et la logistique liée aux présentations, échanges et débats, à fournir toute l’information nécessaire avant et pendant les événements eux-mêmes, à veiller s’il y a lieu à la traduction simultanée, à la découverte des environs, aux activités culturelles et récréatives complémentaires, à régler les questions de douane, d'immigration et d’accise.En un mot, à faire en sorte que tout se passe bien.Alliance entre Ro-Na Dismat et ITM Ouvrir les portes de la mondialisation aux petits commerçants indépendants CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR L) alliance récente entre le Groupe Ro-Na Dismat et la société française ITM est avant tout une démarche stratégique en vue d’un objectif clair et précis: faire en sorte que es petits commerçants indépendants jrennent leur place dans un monde jalayé par la mondialisation et la concentration des grands groupes.Alain Rocher, secrétaire général de TM Entreprises, est de passage au Québec depuis quelques jours, en tournée de familiarisation.Il y a quelques jours 98,7 % des marchands Ro-Na ont approuvé ce rapprochement avec ce groupe français dont le chiffre d’affaires atteint 33 milliards (en dollars canadiens).ITM a un réseau de 2224 marchands indépendants, dont 824 sont actionnaires et les 1400 autres appelés à le devenir; il comprend en outre 45 usines de transformation, une flottille de chalutiers, une banque, une compagnie d’assurances, bref au total 75 000 employés, dont 60 000 dans les points de vente et les autres en amont Depuis 1989, ITM a commencé modestement à recruter des membres dans les pays voisins, d’abord l’Espagne, puis la Belgique, le Portugal, l’Italie et l’Allemagne.Toutefois, le 18 mai dernier ITM a pris une participation de 51 % dans Spar, une importante organisation al- lemande qui regroupe 4000 marchands, dont le chiffre d’affaires totalise 17 milliards.Le contrôle de Spar était passé aux mains de banquiers et ITM a offert de prendre la relève en attendant de donner l’occasion aux marchands membres allemands de racheter des actions dans leur entreprise.L’alliance avec Ro-Na Dismat constitue un premier contact pour ITM en Amérique du Nord.Dans le seul secteur du bricolage, ITM détient en France un marché de huit milliards (toujours en dollars canadiens).Il y a donc un potentiel d’achat important à mettre en commun.Par ailleurs, Ro-Na Dismat avait déjà des alliances avec Home Hardware,au Canada et Home Wholesaler aux États-Unis.Robert Dutton, président et chef de la direction du Groupe Ro-Na Dismat, a présenté la semaine dernière M.Rocher aux dirigeants de ces organisations d’achat, qui sont tout à fait d’accord pour une extension du réseau avec des partenaires européens.Ces ramifications vont non seulement demeurer mais continuer de s’étendre.ITM a récemment recruté en Pologne et il compte beaucoup sur sa nouvelle filiale allemande pour l’aider à trouver de nouveaux membres dans les pays situés naguère derrière le rideau de fer.«Nous allons mettre beaucoup de pression sur les fournisseurs», prévient M.Rocher, car l’idée du rapprochement concerne en tout premier lieu le pouvoir d’achat.Plus les quantités à acheter augmentent, plus le client peut négocier des prix plus bas.Voilà une arme que de petits marchands regroupés peuvent utiliser aussi bien que les grands conglomérats.Par exemple, ITM achète en Europe des appareils de Black & Decker; Ro-Na fait la même chose de ce côté de l’Atlantique.Désormais, il y aura une centralisation des achats et on s’adressera là où est le pouvoir chez Çlack & Decker, c’est-à-dire aux États-Unis.Spécificité En revanche, chaque regroupement conservera sa spécificité propre et continuera de traiter avec un grand nombre de ses fournisseurs locaux.M.Dutton cite le cas de Sico, le fabricant de peinture, qui est un fournisseur majeur des magasins Ro-Na.Il n’est donc pas question de laisser tomber Sico, qui, on le suppose, devra tout de même tenir compte de la possibilité nouvelle d’une concurrence qui pourrait venir d’ailleurs.Le regroupement d’achat constitue d’un des trois volets faisant partie de l’entente entre ITM et le Groupe Ro-Na.ITM a investi 30 millions dans le groupement québécois, dont 20 millions en actions ordinaires et 10 millions en actions privilégiées; cela lui donnera deux représentants au conseil d’administration, qui s’ajouteront à huit marchands qui y sont déjà et à quatre membres choisis à l’extérieur de Ro-Na.M.Rocher insiste pour dire que ITM n’a aucunement l’intention de prendre le contrôle de Ro-Na et qu’il a déjà énormément de travail à faire en Europe.Le troisième volet de l’entente porte sur l’échange de technologie et de savoir-faire; à cet égard, Ro-Na semble offrir une expérience dont les Français entendent profiter, cette semaine d’ailleurs, le chef des services informatiques d’ITM se rend à Boucherville avec quelques marchands et autres collaborateurs pour voir comment les choses se passent au centre de distribution de son nouveau partenaire québécois.Ce centre de distribution, bien que très fonctionnel et efficace, a cependant atteint sa maturité.M.Dutton annonce du reste que la direction de Ro-Na cherche actuellement un terrain vacant de deux millions de pieds carrés pour y construire un nouveau centre de distribution; on en profitera pour revoir le système de gestion des stocks.Pour ce qui est de l’expérience française dont pourraient profiter le Groupe Ro-Na Dismat, il y a sans doute l’interaction considérable qui se pratique chez ITM entre les marchands et les cadres des diverses filiales.Chaque marchand doit donner chaque semaine deux jours de travail bénévole au sein des filiales; il doit payer en plus ses frais de déplacement et autres dépenses.«Ce fut une révélation pour nous», avoue M.Dutton, qui ne va pas néanmoins jusqu’à dire qu’il faudrait appliquer tout de suite et intégralement cette formule ici.Il ajoute tout de même qu’il y a dans les magasins Ro-Na une relève beaucoup plus instruite que la génération précédente et que l’on pourrait «bénéficier de son intelligence».Reprenant un slogan d’ITM qu’il aime beaucoup, M.Dutton ajoute ceci: «L’argent n’a pas d’idée.» La formule actuelle de Ro-Na est de faire participer les marchands à divers comités.Mais la question se pose maintenant: pourrait-on aller plus loin dans la participation des marchands à la direction du groupe?M.Rocher assure que les marchands obtiennent une grande satisfaction dans cette façon de participer de près à la gestion des filiales, ce qui est un moyen de développer une compréhension et une cohésion interne très forte et de maintenir tout le monde sur la même longueur d’ondes.Les cadres des filiales sont par ailleurs choisis en fonction de leur volonté de devenir eux-mêmes des marchands indépendants.Cette politique a eu pour résultat que 30 % des marchands membres sont d’anciens cadres.Paris annonce un plan de redressement pour être au rendez-vous de Feuro AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Sept semaines après son entrée en fon ction, le gouvernement français de gauche se jette à l’eau et annonce aujourd’hui un plan de redressement visant à réduire les déficits publics pour être au rendez-vous de l’euro.Les mesures annoncées après la présentation d’un «audit» des comptes de la France, un inventaire de «l’héritage» laissé par les quatre ans de pouvoir de la droite, devraient comprendre un train d’économies budgétaires et des hausses d’impôts, touchant les grandes entreprises et les ménages les plus,aisés.Le secrétaire d’État au Budget Christian Sautter s’est refusé à définir dimanche cette catégorie des contribuables, se bornant à préciser, alors que la moitié des Français ne paient pas d’impôt sur le revenu, que «90 à 95% des Français ne font pas partie de ces ménages».«Ceux qui ont la capacité de payer compenseront les pertes de recettes fiscales» que fera apparaître l’audit de lundi, a-t-il dit.Selon les informations distillées la semaine dernière, l’audit présenté par le ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn, devrait révéler une dérive des déficits publics en 1997 entre 3,6 à 3,7 % du PIB.L’objectif serait de parvenir à 3,2 ou 3,3 %, pour se rapprocher du critère des 3,0 % prévus par le traité de Maastricht pour le passage à la monnaie unique européenne en 1999.Cette performance pourrait être jugée acceptable par l’Allemagne, le grand partenaire de la France au sein de l’Union européenne.LES DEVISES ETRANGERES Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens La somme à combler serait d’une trentaine de milliards de francs, a-t-on confirmé hier de source informée.La majoration exceptionnelle de l’impôt sur les sociétés, déjà augmenté en 1995 à titre provisoire, qui passerait à 40 %, rapporterait une douzaine de milliards de FF.La remise en cause de la baisse des impôts prévue sur les hauts revenus rapporterait quelque 5 milliards de FÉ (un peu plus d’un milliard de dollars canadiens), selon les experts.Devant cette perpective, la bourse a accusé le coup, chutant vendredi de 2,77 %.Des entreprises publiques devraient être mises à contribution et des économies réalisées sur les budgets des ministères, notamment celui de la Défense.Ce dernier point pourrait devenir un motif de friction avec le président gaulliste Jacques Chirac qui vient de prévenir qu’il «veillerait à ce que nos forces continuent de disposer des ressources nécessaires».Le gouvernement compte aussi sur l’ouverture du capital de France Telecom qui devrait sortir de la concertation entamée en fin de semaine.L’opération, si elle se réalise à l’automne, devrait rapporter 50 milliards de FF.(plus de dix milliards $) Vieilles recettes En recourant à la hausse des impôts, le premier ministre socialiste Lionel Jospin reprend les recettes éprouvées par qes deux prédécesseurs de droite, Édouard Balladur en 1993 et Alain Juppé en 1995, quitte à se voir accusé de renier ses promesses électorale^ Le gouvernement, déjà critiqué sur plusieurs de ses premiers actes, notamment sa gestion du dossier de Renault-Vilvorde, a apparemment hésité à mécontenter la frange des Français qui, lassés par les efforts demandés depuis quatre ans, avaient apporté leurs suffrages à la gauche, sensibles à l’engagement de Lionel Jospin qu’il n’y aurait «pas de plan d’àustérité».L’he- domadaire Le Journal du Dimanche croyait savoir qu'«après avoir sérieusement étudié une suppression pour les hauts revenus de la baisse des impôts accordée par Alain Juppé (25 milliards en 1997), Lionel Jospin aurait renoncé».En ne sollicitant que les plus riches, M.Jospin devrait en revanche rassurer ses partenaires communistes de la majorité ainsi que les syndicats.Le patron de la puissante centrale pro-communiste CGT a récemment promis un «clash très fort» en cas de «tour de vis à l’automne».La France est en effet déjà un champion des taxes.Selon une étude récente du cabinet américain Price Waterhouse, un Français travaille six mois pour payer tous ses impôts.Il ne commence à travailler pour lui que le 12 juin de l’année, contre le 11 avril pour l’Américain, le 23 mai pour l’Allemand, mais le 8 juillet pour le Danois.Afrique du Sud (rand) Allemagne (mark) Australie (dollar) Autriche (schilling) Barbade (dollar) Belgique (franc) Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chine (renminbi) Espagne (peseta) États-Unis (dollar) France (franc) Grèce (drachme) Guyane (dollar) 0,3069 Hong-Kong (dollar) 0,1824 0,8818 Inde (roupie) 0,0403 1,1268 Italie (lire) 0,000925 0,1285 Jamaïque (dollar) 0,0436 0,7002 Japon (yen) 0,01197 0,04371 Mexique (peso) 0,1877 1,3860 Pays-Bas (florin) 0,8074 1,3558 Portugal (escudo) 0,009078 0,5216 Royaume-Uni (livre) 2,2881 0,1707 Russie (rouble) 0,000254 0,01082 Singapour (dollar) 1,0018 1,3681 Suisse (franc) 1,0529 0,2608 Taïwan (dollar) 0,0512 0,005827 0,010038 Venezuela (bolivar) 0,00297 R.d'affaires RELAIS & CHAT FAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HOTELIERS SAIN I 1 - A Dili: LAURENTIDES HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Gourmet Magazine: “ 1996 America’s Top Tables Award" HOtel-Restaurani 4 diamants CAA, La Table d’Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski."* Spécial Forfait d'affaires *** du dimanche au jeudi : 42,50 $ par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d'audio-visuel et service.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE ___________________________ SAINT-MARC -SUR I I -RK III 1 11 U HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 Ym LÀ DES CHIFFRES LES COM DTA H L E S AO RI- ES K NÉ S MEUS E'AVKXIR Nouveauté Dorénavant, l’Ordre des comptables agréés du Québec a un président du Conseil.4 .S , ÿH.a été élu à ce poste le 11 juin dernier.De plus, a été promu président-directeur général.Michel Beauséjour, FCA Président du Conseil, OCAQ Associé Samson Béluir / Deloitte & Touche Gérard Caron, CA Président-directeur général et secrétaire général OCAQ Autres membres du Comité administratif Paul Gobeil, FCA Vice-président, OCAQ Vice-président du Conseil Métro-Richelieu Inc.Pierre Brochu, CA Premier vice-président Finances et administration (services locaux} Bell Canada Colette Gauthier, CA Pro/esseure (Inicersité du Québec à Chicoutimi Marie-André Pilon Pharmacienne Représentante du public désignée par l’Office des professions Pour annoncer, contactez Jean de.Billy au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 Les I 01)1) membres cl les iliriticonts de l'< Irdre smil ré solus u luire évoluer leur profession pour tptelle relfonde mieux (•neore
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