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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1997-07-25, Collections de BAnQ.

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v O i.i, x xxviii N • i t> r> ?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR PERSPECTIVES L’Église et le deuxième sexe Les Ursulines célèbrent leur tricentenaire d’installation à Trois-Rivières.Cette semaine avait lieu un «grand rassemblement» des religieuses au monastère du diocèse de la ville.Une belle occasion de rappeler l’œuvre de ces missionnaires exceptionnelles, qui fait d’ailleurs l’objet de nouvelles analyses, depuis deux ou trois décennies, dans la foulée du développement de perspectives historiques.féministes.Trois cents ans, c’est long, très long même, à l’échelle de ce coin-ci de l’Amérique.La Compagnie de Sainte-Ursule est fondée en 1535, par l’Italienne Angèle Mérici, à Brescia, pour celles «qui voulaient servir le Christ sans avoir les moyens ou iattrait pour entrer dans un monastère».Après avoir essaimé en Europe, la Compagnie applique les décrets du Concile de Trente (1545-1563) et se transforme en ordre monastique cloîtré.Le pape accorde cependant aux fidèles d’Angèle une permission spéciale de continuer l’instruction des petites filles.C’est à peu près là qu’arrive Marie (Guyart) de l’Incarnation, dont les textes mystiques comptent parmi les plus beaux du genre.Elle quitte le monastère de Tours, en France, en 1639, pour venir s’établir à Québec.Le monastère des Trois-Rivières est donc fondé quelques décennies plus tard, en 1697.Le lieu de culte et d’enseignement accueille rapidement les filles des bonnes familles canadiennes françaises.Un Hôtel-Dieu est ouvert, puis un externat (1872) et une École normale (1908).Aujourd’hui, il existe environ 16 000 Ursulines dans le monde.L’Union canadienne de l’ordre, organisée en 1953, compte maintenant cinq provinces: Qué-Stéphane bec et Trois-Rivières, bien sûr, mais Ba i l la rgeon auss' Rimouski, le Japon et le Pérou.Toutes ces choses sont racontées ?sur un site Internet que les bonnes sœurs de Trois-Rivières ont développé dans le cadre des célébrations.Dieu et les filles de Dieu sont partout, et donc sur le Web.Normal.Cela prouve aussi que ces très vieilles sœurs, à la foi vive mais détonnante, dans un monde qui aurait eutha-nasié Dieu, savent être de leur temps.En fait, elles n’ont jamais cessé de l’être, à leur manière pleine de concessions et de bricolage, quoi que colportent les vérités d’évangile d’une certaine historiographie.Tout est affaire de décors, comme dit le poème.De contexte quoi.Évidemment, l’idéal catholique est encore en bonne partie celui de la vierge, de 1,’épouse ou de la mère, toujours soumises.Bien sûr, l’Église est une des grandes institutions antiféministes de l’Occident, encore aujourd’hui, alors que la doctrine Wojtyla fait blocage aux moindres réformes réclamées en faveur de la contraception, de l’avortement ou de l’accès à la chasuble des fidèles en jupon.Cela admis (et déploré), il faut aussi se souvenir que depuis deux ou trois décennies, particulièrement au Québec, des historiennes proposent une perspective un peu moins bornée sur les Ursulines et les autres ordres féminins.Il est déjà significatif que la vie des milliers de femmes membres des dizaines de congrégations qui ont œuvré depuis des siècles au Québec ait été presque entièrement négligée jusqu’à tout récemment Les féministes d’autrefois leur préféraient les modèles plus modernes des suffragettes ou des travailleuses salariées, en négligeant par exemple qu’en 1960, le Québec comptait 1834 institutions d’enseignement et 105 hôpitaux fondés par des religieuses, qui y œuvraient toujours.L’hagiographie, elle, ne s’intéressait le plus souvent qu’aux grandes figures exceptionnelles de la Nouvelle-France, dont Marie de l’Incarnation.Les nouvelles biographies ont au contraire souligné les luttes de ces femmes pour gagner une relative indépendance vis-à-vis de la hiérarchie masculine.Mieux encore, des historiennes comme la pionnière Micheline Dumont, de l’Université de Sherbrooke (Les religieuses sont-elles féministes?, Bellarmin, 1995) ont défendu la thèse que les communautés religieuses offraient des solutions de remplacement et constituaient un lieu d’affirmation d’une certaine forme du féminisme avant la lettre, dans un contexte étouffant de machisme et de sexisme.Prendre le voile, c’était aussi, dans certaines limites, s’éduquer, échapper à la pauvreté, exercer une profession revalorisée et enrichissante dans l’enseignement ou le travail social.C’était aussi s’évader du cercle infernal de la maternité délirante de cette époque.D’autres historiennes ont mis en évidence que ces ordres féminins avaient contribué à une certaine promotion de la femme à l’intérieur même des couvents, dont celui de Trois-Rivières, évidemment, qui compte des ministres, des doctoresses et même une sénatrice (Lise Bacon) parmi ses anciennes couventines.Le contexte a changé, mais l’aventure se poursuit.Les Ursulines trifiuviennes ont toujours leur collège et ont récemment développé différents services sociaux pour venir en aide aux mourants ou aux retraités, ici comme ailleurs.Les «victimes» d’un ordre inégalitaire savent encore, après trois cents ans (et plus) à leur manière, avec leurs moyens, résister au pouvoir masculin, affirmer leur autonomie et participer au changement social.Et cela mérite effectivement d’être célébré.MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé.Ensoleillé.Max: 29 Min: 17 Max: 27 Min: 15 Détails, page A 4 Agenda INDEX .B 7 Ix monde .A 5 Annonces .A4 Ixs sports .B 6 Avis publics.A 7 Montréal .A3 Culture .B 9 Mots croisés.A4 Économie .A0 Cinéma .158 Éditorial .A 8 Télévision .15 8 www.ledevotr.com M O N T 11 É A L .L E V E N I) Il E D I 2 5 .1 U I L L E T I IM) 7 8 8c + t i* s + t v y / T » it t) N T » I $ MONTRÉAL La défection de Germain Prégent affaiblit Bourque au comité exécutif, page A 3 LES ACTUALITÉS Des nazis figurent parmi les titulaires de comptes dormants, page A 2 PLAISIRS L'étymologie à deux roues, page B 1 Le 30e anniversaire de la visite du général de Gaulle ALGÉRIE Friture sur la ligne entre Ottawa et Paris Stéphane Dion est agacé par les propos de Messmer et Séguin; Alain Peyrefitte critique «Vingérence» de Jean Chrétien MANON CORNELLIER SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Les commémorations et discours entourant le 30e anniversaire de la venue du général de Gaulle au Québec ont suscité un certain agacement des deux côtés de l’At-lanjique.A Ottawa, le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion a adressé à Pierre Messmer, ex-ministre de De Gaulle, une question empreinte d’ironie: «Si la Constitution canadienne n’est qu’une barrière de papier aux yeux de certains dignitaires français, que pensent-ils de la leur?» On se rappellera qu’avant-hier M.Messmer avait déclaré que les «arguments de droit invoqués pour faire obstacle à la volonté populaire ne sont que des barrières de papier; autant en emporte le vent».A cet égard, M.Dion a plus précisément rétorqué: «Si la Constitution canadienne ne vaut que du vent, M.Messmer et M.Séguin devraient être prêts à dire la même chose au sujet de la Constitution du général de Gaulle, la Constitution de la V' république, notamment dans son article 2, qui prévoit entre autres que la République française est indivisible.C’est sûr qu’ils ne vont pas dire cela, alors ils se retrouvent dam une situation de deux poids deux mesures inconfortable.» Le ministre des Affaires intergouvemementales a tenu à préciser que les commentaires des dignitaires français n’entachent pas les relations canado-françaises qu’il juge très bonnes.M.Dion a entre autres souligné le fait que Pierre Messmer n’a aucun lien officiel .avec le gouvernement en poste à Paris.A propos de M.Séguin, le ministre Dion a observé: «Quand on parle d’une question aussi délicate qu’un projet de sécession, il faut éviter d’avoir des arguments qui relèvent du deux poids, deux mesures.» Peyrefitte veut son timbre Ancien ministre gaulliste, Alain Peyrefitte, aujourd’hui éditorialiste du Figaro, quotidien favori de la droite française, a pressé le gouvernement français d’émettre un timbre rappelant la visite du général de Gaulle au Québec, en dépit des «actes d’ingérence caractérisés» de Jean Chrétien qui prétend s’y opposer.Dans un article paru en première page du journal mentionné, M.Peyreffite dénonce à la fois les «interventiom personnelles et répétées» du premier ministre du Canada pour faire bloquer le projet et les «reculades» de Paris dans ce dossier.Ministre de l'Information de 1962 à 1966, puis ministre de l’Éducation de 1966 jusqu’à mai 1968, M.Peyrefitte écrit dans son éditorial: «Quoi M.Chrétien est bien incapable d’empêcher le gouvernement du Québec d’ériger une statue de De Gaulle sur le VOIR PAGE A 10: FRITURE JACQUES GRENIER LE DEVOIR '% «.«cfv Après Québec où était inaugurée mercredi dans la controverse la statue du général de Gaulle, place Montcalm devant les Plaines d’Abraham, c’était hier au tour de Montréal de souligner le 30' anniversaire du «Vive le Québec libre» du général.Les cérémonies se sont déroulées en présence d’un millier de personnes devant l’hôtel de ville dans une atmosphère beaucoup plus calme qu’à Québec.Les drapeaux du Canada étaient peu nombreux, laissant presque toute la place aux drapeaux du Québec, aux T-shirts «Vive le Québec libre» et aux macarons «50 % plus un, c’est la démocratie».Lire notre reportage, page A 3.Le GIA décapité?Les forces de sécurité affirment avoir porté un coup fatal aux groupes islamistes D’APRÈS AP.REUTER ET AFP Alger — Les groupes islamistes armés algériens ont-ils eu leur coup de mort?Toujours est-il qu’Antar Zouabri, 26 ans; l’un des principaux chefs du GLA et l’uri des hommes les plus recherchés d’Algérie, a été tué par les forces de sécurité à Hattat-ba, près de Tipaza (100 km à l’est d’Alger), selon des sources bien informées.Un grand nombre de ses acolytes auraient connu le même sort au cours d’une rafle foudroyante menée cette semaine dans la région d’Hattatba.VOIR PAGE A 10: GIA Le rapport du coroner sur la tragédie de Coaticook Rien ne permet de lier les suicides des cinq élèves MARC CASSIVI LE DEVOIR Rien ne permet d’établir de relation entre les suicides des cinq élèves de la polyvalente La Frontalière, survenus en l’espace de quatre mois dans la région de Coaticook, en Estrie, l’hiver dernier, révèle le rapport des coroners rendu public hier.«Il n’y a rien dam le dossier qui nous permette d’établir de liem, excepté le fait que ces jeunes fréquentaient la même polyvalente, a déclaré le coroner permanent Roger C.Mi-chaud, hier, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Sherbrooke.Il n’y a eu aucun effet d’entraînement, aucune relation du premier au dernier suicide.» VOIR PAGE A 10: SUICIDES LES ACTUALITÉS McKenna renonce à fermer trois écoles francophones ¦ Lire nos informations, page A 2 -F Le supermarché de la belle bête 200 000 visiteurs, un chiffre d’affaires de cinq millions: Saint-Hyacinthe accueille ces jours-ci l’exposition agricole la plus importante du Québec MARC CASSIVI LE DEVOIR Elles sont cajolées, pomponnées, poudrées, brossées, tressées, rasées, manucurées et même coiffées au sèche-cheveux.Certaines, malheureuses, sont plutôt contraintes au régime.Des vaches.Pendant dix jours, le pavillon des pionniers de l’exposition agricole de Saint-Hyacinthe s’improvise salon de beauté animalier, traitant aux petits oignons ces bêtes coquettes, comme d’aucuns le font avec des mannequins avant un défilé.Et ça fourmille dans les stalles, comme dans les coulisses d’une première new-yorkaise d’une collection de Karl Lagerfeld.Les enjeux, comme les bovins, sont de taille.L’an dernier, Patrice Fontaine, de la ferme Belfontaine de Saint-Marc-sur-Riche-lieu, a acheté une vache pour la somme de 2500 $.Un an plus tard, entraîné et préparé minutieusement, l’animal remportait deux concours dans des expositions agricoles américaines semblables à celle de Saint- Hyacinthe.Il y a quelques semaines, M.Fontaine revendait la vache à un éleveur américain 12 000 $.«C’est comme pour les chevaux de course, dit-il.Plus ils gagnent de courses et plus leur valeur augmente.» La ferme Belfontaine participe depuis de nombreuses années à diverses expositions agricoles au Canada et aux États-Unis.Une des vaches de M.Fontaine a en outre remporté récemment un concours au Mexique et plusieurs de ses bêtes sont vendues un peu partout dans le monde, en Italie comme au Brésil.«L’exposition de Saint-Hyacinthe est la plus belle vitrine de l’élevage au Québec, estime le père de Patrice Fontaine, Normand.C’est à la fois un hobby et un revenu, qui repose sur l’image et la réputation.Et puis, la compétition, c’est amusant.Nous sommes aussi ici pour gagner!» Ce soir, l’aréna devrait d’ailleurs être ar-chicomble pour la grande finale des vaches Holstein, qui proviennent des six comtés VOIR PAGE A 10: BÊTE - >¦ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Une préparation minutieuse des vaches — tonte, lavage, brossage — précède les concours de l’exposition agricole de Saint-Hyacinthe.Décidément, elles sont traitées aux petits oignons, ces bêtes coquettes.\ 778313000689 A 2 L E I) E V 0 I R , L E V E N I) R E I) I 2 5 .1 II I L I.E T I !) !» 7 LES ACTUALITES Fermeture d’hôpitaux torontois S.O.S.Montfort ne se laisse pas ébranler Le groupe de pression s’attend au meilleur comme au pire MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR L> annonce hier par la Commission de restructuration t des services de santé de l’Ontario de fermer le quart des hôpitaux de la ville de Toronto ne bouleverse pas le comité S.O.S.Montfort, qui y voit une grande incompréhension de la Commission mais espère tout de même un verdict favorable à la cause francophone., ; «Il n'y a rien là-dedans qui nous permette de croire que Montfort est sauvé, j'en conviens, a expliqué hier Michel Gratton, adjoint de la présidente du comité S.O.S.Montfort, actuellement en vacances.Mais Toronto c’est Toronto, Otta-u/a c’est Ottawa, et n’oublions pas que nous nous battons pour iine cause linguistique, ce n’est peut-être pas la même chose.» ! I La Commission de restructuration des services de santé tje l’Ontario avait recommandé en février dernier la ferme-Jtire de 25 hôpitaux au sein de six villes.L’hôpital Montfort, le seul à prodiguer des soins complets en français dans tout TOntario, faisait partie du lot des centres hospitaliers pour ^lesquels on a d’abord recommandé une fusion, et puis une Jransformation en un «pavillon», ce qui avait eu l’heur de provoquer la colère des partisans de l’hôpital d’Ottawa, j Le fait que le gouvernement du Nouveau-Brunswick ait Renversé hier sa décision de fermer les écoles primaires jde trois villages acadiens du nord-est du Nouveau-Bruns-Iwick réjouit M.Gratton, qui y voit là un espoir pour la causse francophone.«Un premier ministre provincial qui change d’idée sous la force de la pression populaire, ça ressemble :beaucoup à notre cause.Pourquoi pas nous?» : Michel Gratton estime que le comité de survie n’a aucune idée du verdict qui attend l’hôpital, le 13 août prochain.[«Franchement, nous nous attendons au pire, et au mieux en même temps.C’est-à-dire que nous nous préparons en fonc-’tion de ces deux possibilités.» [ Les décisions annoncées hier par le président de la Commission, Duncan Sinclair, et aussitôt entérinées par le premier ministre Mike Harris, incitent donc les membres àe S.O.S.Montfort à se préparer à toute éventualité.Manifestation populaire, recours à des appuis politiques, au fédéral par exemple, et recours judiciaire, «en dernier retours, mais il est fort probable que nous ayons à nous rendre ’jusque-là».„• La conférence des premiers ministres, qui se tiendra à ¦St-Andrews, au Nouveau-Brunswick, au cours du mois d’août, serait l’occasion idéale pour S.O.S.Montfort de rappeler aux dirigeants l’importance d’un dossier comme le Jeur au sein de débats sur l’unité nationale.«Nous sommes :très au fait de l’endroit où ça a lieu et des dates.» Y seront-51s?Mystère.Nouveau-Brunswick Les parents font plier McKenna Trois villages acadiens conserveront leur école francophone CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Fredericton — Des manifestations houleuses et le dépôt d’une requête devant les tribunaux ont apparemment convaincu le gouvernement du Nouveau-Brunswick de changer son fusil d’épaule et de ne pas fermer trois écoles francophones.Le nouveau ministre de l’Education, Bernard Richard, a déclaré hier que les écoles primaires de trois villages acadiens du nord-est du Nouveau-Brunswick resteront ouvertes et que les fermetures projetées de plusieurs autres écoles, dont deux établissements anglophones, ceux de Welsford et Dundee, seront réexaminées.Le ministre Richard a déclaré que cette décision traduisait «une nouvelle approche du grave problème de la baisse des inscriptions dans les écoles».«Nous voulons impliquer davantage les parents.Notre objectif est que les fermetures ne soient qu’un ultime recours», a-t-il dit alors qu’il s’apprê- tait à donner une conférence de presse aux côtés du premier ministre Frank McKenna.Les parents francophones des villages acadiens de Saint-Sauveur, Saint-Simon et Sainte-Rose ont fait appel aux tribunaux, devant lesquels ils ont invoqué la Constitution, pour obtenir une injonction temporaire empêchant le gouvernement de fermer leurs écoles primaires.Une autre audience, prévue pour lundi, permettra de déterminer si la province a le droit de fermer des écoles de la minorité francophone sans le consentement des parents — une cause qui pourrait créer un précédent pour les groupes des minorités des langues officielles au Canada.Le ministre Richard ignore si la cause sera entendue quand même.«Ce n’est pas à moi de décider, mais aux parents et à leur avocat», a-t-il dit Mais il a ajouté que la question perdrait probablement tout intérêt, puisque les parents ont obtenu ce qu’ils voulaient — que les écoles restent ouvertes.L’annonce des fermetures d’écoles, au printemps, avait déclenché de violents affrontements dans des villages ha- bituellement paisibles de la péninsule acadienne, où les parents considèrent leurs écoles primaires comme l’âme de leurs communautés et la garantie de leur survie.Ils soutiennent que le gouvernement n’a pas le droit de décider unilatéralement de l’avenir de leurs écoles et de celui de leurs enfants.Des parents en colère avaient affronté des escouades antiémeute de la Gendarmerie royale du Canada, qui ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour mater les manifestants.M.Richard a indiqué qu’en vertu de la nouvelle politique gouvernementale, les écoles resteront ouvertes là où c’est possible.Sinon, on trouvera une nouvelle vocation aux écoles abandonnées — garderie, bureau ou centre d’alphabétisation.Le nombre d’inscriptions dans les écoles du Nouveau-Brunswick a chuté de près de 30 000 au cours des 20 dernières années.L’an passé, environ 2000 élèves de moins se sont inscrits et on prévoit que le déclin se poursuivra pendant la prochaine décennie.Les comptes en déshérence dans les banques suisses La liste des titulaires contient des noms de nazis .» > ¦>V^'V * ' JAMES PRINGLE ASSOCIATED PRESS Heinrich Hoffman, le photographe d’Adolf Hitler, figure en compagnie d’autres nazis sur la liste des comptes suisses en déshérence censés appartenir à des victimes de l’Holocauste.ARLENE LEVINSON ASSOCIATED PRESS New York — Après la publication d’une première liste de 1872 titulaires de comptes en déshérence par les banques suisses, les premières réactions de descendants et de parents commencent à émerger à travers le monde.Beaucoup expriment leur surprise, alors que la liste ne comporte pas que des noms de victimes de l’Holocauste, mais aussi de certains de leurs bourreaux nazis.Résumant la surprise de nombreux parents de titulaires de comptes, la Londonienne Fiona Goetz ne sait pas quoi faire.Son mari Walter, qui a travaillé pour les services secrets britanniques pendant la guerre avant de travailler sur le plan Marshall, est mort il y a deux ans à l’âge de 83 ans.«Je n’ai aucune idée de l’argent qui se trouve sur le compte ou même si je vais le réclamer.C’est vraiment une énorme surprise et je ne sais vraiment pas quoi faire», a-t-elle dit «C’est comme si j’avais été frappé par un marteau», a confié à Milan le Pr Franco Rilke, fils du titulaire Herbert Rilke.«Mon père n’était ni juif, ni militant politique.Et il n’a jamais rien dit de ce compte», a ajouté le médecin dont le père d’origine allemande émigra en Italie en 1922.La publication de cette liste a en tout cas provoqué une vague d’appels dans les cinq principaux bureaux de contact de New York, Tel Aviv, Budapest, Sydney et Bâle.Ainsi, plus d’un millier d’appels étaient déjà parvenus hier à Bâle, selon un collaborateur de la société internationale d’expertise comptable Atag Ernst & Young, chargée d’aider toutes les personnes désirant faire valoir leurs droits.Un numéro de téléphone gratuit (le 0800 850 005) est à disposition des demandeurs qui devront faire valoir leurs prétentions dans un délai d’un an.Mais la liste ne comporte pas que d’éventuelles victimes de l’Holocauste.Le Centre Simon Wiesenthal a ainsi relevé les noms d’Heinrich Hoffmann (le photographe d’Hitler), Willi Bauer (pseudonyme d’Anton Burger, n° 2 du camp d’extermination de Theresienstadt et proche collaborateur d’Adolf Eichmann), Elisabeth Eder (femme d’Ernst Kaltnerbrunner, chef nazi de la sécurité, condamné à mort et exécuté à Nuremberg).Il pourrait également y avoir Hermann Esser, ancien vice-président du Reichstag, Hermann Schmitz, l’un des dirigeants du consortium industriel IG Farben ayant ex- ploité la main-d’œuvre des camps de concentration, et Karl Jaeger, qui a collaboré à l’extermination des Juifs lituaniens.Tous sont aujourd’hui morts.Simon Wiesenthal a lui-même trouvé dans la liste le nom du premier ministre de la Slovaquie pro-nazie Vojtech Tuka, un responsable de l’extermination de milliers de Juifs qui fut exécuté en 1946.Un titulaire porte également le nom de l’Allemand Hans Wendland, un négociant en art soupçonné d’avoir organisé un trafic vers la Suisse d’œuvres appartenant à des Juifs.On trouve également le franquiste Ramon Serano Sun-ner, ministre espagnol des Affaires étrangères entre 1940 et 1942.Mais tout le monde n’y a pas retrouvé le nom qu’il cherchait Greta Beer, une septuagénaire qui vit dans le quartier du Queens à New York, a dit qu’elle tentait de récupérer depuis les années 60 l’argent sur le compte suisse de son père, un industriel du textile qui vivait dans l’Ukraine d’aujourd’hui.«Ils l’ont biffé d’un trait», dit-elle les larmes aux yeux en parlant du compte.Mais il faut toutefois savoir que les noms de 20 000 autres titulaires vont être publiés en octobre.Voici le site Internet de l’Association des banquiers suisses (ABS): http://www.dor-mantaccounts.ch.y, U .ï ; A.V* « r* site internet du Devoir.k !i r, l, ledevoir.co Sur un ordinateur près de vous 4 L E I) E V 0 I R , I- E V E N 1) R E I) I 2 5 .1 l! I L L E T I !) !» 7 A 3 -?LE DEVOIR ?—- MONTREAL t *vV JACQUES GKENIEK LE DEVOIR *r *’ iaet^üSik «asà x**ttsnt£L Raymond Couture, un souverainiste qui ne craint pas de s’afficher, était parmi les premiers arrivés, hier soir, devant l’hôtel de ville de Montréal.Célébration du 30l anniversaire de la venue de Charles de Gaulle Rien à voir avec Québec Moins de monde et moins de chahut MARC CASSIVI LE DEVOIR \ A peine plus de mille personnes ont répondu, hier, devant l’hôtel de ville de Montréal, à l’appel lancé par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal dans le cadre des célébrations entourant le 30 anniversaire du fameux «Vive le Québec libre» du général de Gaulle.Une foule moins nombreuse, et surtout moins bruyante, ont constaté certains observateurs, que celle qui avait, la veille à Québec, assistée au dévoilement d’une statue marquant le célèbre cri du 24 juillet 1967, au balcon de ce même hôtel de ville.Contrairement au rassemblement de mercredi dans la capitale, les drapeaux du Canada étaient très peu nombreux hier — presque introuvables en fait —, cédant plutôt le pas aux drapeaux fleurdelisés, aux T-shirts «Vive le Québec libre», aux macarons «50 % plus un, c’est la démocratie» et à un nombre étonnant de drapeaux aux couleurs vert-blanc-rouge des Patriotes de 1837.Il y a bien eu quelques remarques senties envers deux partisans fédéralistes isolés arborant leur drapeau du Canada, mais rien qui n’ait enflammé les esprits.L’événement s’est déroulé dans la bonne humeur, même si de nombreux participants, présents lors du discours de De Gaulle il y a trente ans, semblaient déçus du peu d’enthousiasme suscité par cet anniversaire.C’est le cas de Denise Cayer, qui était cependant tellement émue, hier, qu’elle n’arrivait plus à parler.11 y a trente ans, elle était également au poste.Pour la deuxième fois, elle se rendait à l’hôtel de ville seule, sans son «homme», retenu une nouvelle fois au travail, comme il y a trois décennies! Germain Baillargeon, 71 ans, était lui aussi déçu par le peu de participants présents à cette manifestation prévue en l’honneur du Général.En 1967, il y était aussi, avec ses deux enfants, qui ont cette fois décliné l’invitation.C’est d’ailleurs devant un public plus vieux que jeune, que le groupe rock French B.a entonné son célèbre tube nationaliste/e me souviens, qui comporte entre autres un échantillonnage numérique de cette courte phrase du général de Gaulle que l’on entend à répétition depuis quelques jours.Avant la prestation du groupe montréalais, Nicole Boudreau, une ancienne présidente de la SSJB, soulignait «l’inoubliable visite du général de Gaulle» qui «était ve>iu paire l’histoire», devant un public partisan, mais décidément peu expressif.Le groupe de cyclistes partis de Québec la veille, en suivant le Chemin du Roy, est par ailleurs arrivé sur le parvis de l’hôtel de ville de Montréal vers 19h45, lançant ainsi le début des festivités de la soirée.Bourque minoritaire Trudel ne s’en fait pas L'opposition forme à présent le tiers du comité exécutif MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le comité exécutif de la Ville de Montréal compte désormais trois conseillers indépendants: le départ de Germain Prégent hier a en effet grossi les rangs de l’«opposition» indépendante au sein de cette instance décisionnelle.Le maire Bourque devra composer non seulement avec une administration minoritaire mais aussi, sans doute, avec un comité exécutif moins docile, ce qui n’inquiète pas outre mesure le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel.Germain Prégent, le doyen des conseillers municipaux de Montréal, portera maintenant le titre de conseiller indépendant et tels que le font Sammy Forcillo et Pierre Goyer, eux aussi d’anciens de Vision Montréal devenus indépendants, il continuera de siéger au comité exécutif.Cette instance compte dorénavant trois membres indépendants sur un total de neuf sièges, le maire étant exclu de ce nombre.Rappelons que MM.Goyer et Forcillo avaient obtenu en janvier dernier un jugement de la Cour supérieure stipulant que les membres du comité exécutif étaient «inamovibles» entre les élections.Le recours judiciaire avait été rendu nécessaire, Pierre Bourque ayant tenté de les destituer de façon «illégale».En janvier dernier, au moment où la juge Danielle Grenier de la Cour supérieure rendait son jugement dims le dossier des conseillers Forcillo et Goyer, elle affirmait: «Bien que souhaitable, la symbiose entre le maire et le comité exécutif n’est pas obligatoire.Si le maire est mis en minorité, c'est le comité exécutif qui assure la permanence politique.» Le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, ne croit pas que ce remaniement donne matière à inquiétude.Rappelant que la Charte de la Ville définissait clairement le rôle des trois instances de pouvoir — le conseil municipal, le comité exécutif et le maire élu — il a indiqué que Québec allait continuer de «supporter Montréal [sic]» d’ici à la prochaine élection, fin 1998, moment où le maire et les conseillers devront rendre compte devant la population.En présence de nombre de conseillers indépendants ayant déjà tourné le dos au parti Vision Mont- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Germain Prégent, le dernier démissionnaire du parti du maire Bourque, continuera de siéger au sein du comité exécutif.réal, le conseiller Germain Prégent a confirmé la nouvelle qui circulait en annonçant sa démission hier matin.Expliquant qu’il songeait à ce départ depuis un an déjà, le conseiller municipal de Saint-Henri a confié qu’il avait finalement décidé de quitter ce parti «qui ne va nulle part, sans leadership et dont les décisions les plus importantes sont improvisées».Il faut donc voir la transaction entourant l’Hippodrome comme cette petite «goutte» qui a fait déborder le vase et non pas comme l'unique raison motivant le départ du conseiller Prégent.«C'est un tout, a-t-il expliqué hier, entouré de plusieurs partisans, citoyens de Saint-Henri, amis et membres de la famille.Je suis déçu de l’affaire Blue Bonnets, mais de bien d'autres choses aussi.» «Je n’ai pas l’intention de bloquer systématiquement Pierre Bourque dans ses projets», a-t-il expliqué, faisant allusion à sa présence au comité exécutif.Avec les conseillers indépendants Pierre Gagnier et Sammy Forcillo à ses côtés, M.Prégent a expliqué qu’il sentait que quelque chose n’allait plus lorsqu’il a été «à court d’arguments» auprès de la population pour justifier le mode de gestion de son maire.«J'essayais de patiner mais à un moment donné, il me manquait de place.Au début je disais: “Laissez-lui une chance!".Mais après, ça n’allait plus.» Germain Prégent n’en est pas à sa première expérience à titre d'indépendant.Il endossa le titre de conseiller municipal pour la toute première fois en 1978, sous l’égide du maire Jean Drapeau et du Parti civique.En 1986, lorsque le Rassemblement des citoyens de Montréal et Jean Doré à sa tête effectue un raz-de-marée et remporte tous les sièges sauf un seul, il représente à lui seul l’opposition.Après sa démission du parti politique, il siège comme indépendant et est réélu en 1990, à titre d’indépendant.Il se joint à Vision Montréal quatre ans plus tard, enta- mant ainsi un cinquième mandat.Dans un communiqué fort laconique, le maire Bourque a réagi hier à cette nouvelle démission, la sixième en l’espace d’une semaine.«Je suis évidemment déçu que M.Germain Prégent ait décidé de quitter le parti Vision Montréal», écrit-il en guise de commentaire à la décision de son conseiller.«M.Prégent a toujours affirmé travailler dans l’intérêt de ses concitoyen et c’est en ce sens que je fais appel à sa collaboration dans les mois à venir afin que les décisions que nous aurons à prendre collectivement, en tant qu’élus, répondent toujours ata intérêts de la population de Montréal», conclut le maire.M.Prégent a raconté avoir dîné avec un ami de longue date, Yvon Lamarre, ex-bras droit du maire Jean Drapeau, qui fut également éditeur du Journal de Montréal et récemment consultant en marketing municipal pour la firme d’ingénierie SNC-Lava-lin.Il s’agissait d’un dîner politique, affirme-t-il, et il souhaiterait voir M.Lamarre se présenter à de prochaines élections municipales.4 12 36 44 45 47 loto-quêbec Tirage du 97-07-23 Numéro complémentaire: 21 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5/6+ 5 5/6 199 4/6 12 985 3/6 240 273 2 033 646,90 S 122 018,80$ 2 452,60 $ 72,00 $ 10,00$ Ventes totales: 14 377 831.00S Prochain gros loi (approx.): 5 000 000 S Egtra Tirage du 97-07-23 NUMÉROS LOTS 698059 100 000$ 98059 1 000$ 8059 250$ 059 50$ 59 10$ 9 2$ TVA, le réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso dos billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Crimes commis à Valleyfield Un agresseur trahi par ses empreintes digitales PRESSE CANADIENNE Valleyfield — L’homme de 40 ans qui est soupçonné d’avoir terrorisé la population de la région de Valleyfield pendant plusieurs semaines a comparu hier pour répondre à 23 chefs d’accusation.Rémi Poirier a été accusé hier au Palais de justice de Valleyfield d’introduction par effraction et d’agression sexuelle sur une personne mineure.Après sa comparution, il a été incarcéré et il reviendra en cour le 30 juillet pour soumettre sa requête de remise en liberté.Rémi Poirier avait comparu mardi au Palais de justice de Montréal afin d’y être accusé de tentative de meurtre et d’introduction par effraction.Selon l’accusation, il s’est introduit nu dans une résidence de Montréal-Nord et aurait agressé l’occupante des lieux.C’est la prise des empreintes digitales dans la résidence de la victime qui a ensuite conduit les policiers à inculper Poirier pour les infractions commises dans la région de Valleyfield.«.»• avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs où intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et Nature de Endroit adresse la demande d’exploitation du requérant 1 Restaurant 6658, boul.pour vendre Maurice avec danse et Duplessis spectacles Montréal sans nudité (Québec) 1 Bar sur H1E5K7 terrasse (suite à cession) Permis 5605, rue additionnels Amos 2 Bars dont 1 Montréal-avec danse et Nord spectacles (Québec) sans nudité H1G2Y3 9051-2823 Québec inc.BUFFET COLOSSEO 8658, boul.Maurice-Duplessis Montréal (Québec) H1E5K7 Dossier: 128-645 Buflet Costa Del Mare inc.BUFFET COSTA DEL MARE 5605, rue Amos Montréal-Nord (Québec) H1G2Y3 Dossier: 164-350 Nord Agudelo & 1 Restaurant Fernando Agudelo pour vendre RESTAURANT -LAS AMERICAS» 6583, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C5 Dossier: 203-281 Bouchard.Roselle 1 Bar (suite à BAR LA TANNERIE cession) 4032, rue Notre-Dame O.Montréal (Québec) H4C 1R1 Dossier: 218-925 P.T.P.Marketing inc.ROTINIS 410, rue Sherbrooke Ouest ' Montréal (Québec) H3A 1B3 Dossier: 236-349 Hètel Motel international inc.DBP BEST WESTERN HOTEL INTERNATIONAL 13000, chemin Côte-de-Liesse Dorval (Québec) H9P 1B8 Dossier: 241-216 Groupe Altos inc.SCORES ROTISSERIE BBQ & CÔTELETTES (DORVAL) 444,avenue Dorval Local 115-A Don/al (Québec) H9S 3H7 Dossier: 316-026 6583, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C5 4032, rue Notre-Dame O.Montréal (Québec) H4C 1R1 410, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A 1B3 1 Bar avec spectacles sans nudité t Bar sur terrasse t Restaurant pour vendre (suite à cession) 2 Bars dont 1 13000, avec danse et chemin Céte spectacles sans nudité 1 Restaurant pour vendre 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo t Restaurant pour vendre de Liesse Dorval (Québec) H9P 1B8 444,avenue Dorval Local! 15-A Dorval (Québec) H9S 3H7 Restaurant trois Permis 333, rue cent trente trois additionnel Chabanel Inc.1 Bar et Ouest RESTAURANT 1 Licence Montréal TROIS CENT d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (Québec) TRENTE TROIS INC.333, rue Chabanel Ouest Montréal (Québec) H2N 2E7 Dossier: 350-645 H2N 2E7 9048-9261 Permis 3647, boul.Québec inc.additionnel Taschereau RESTAURANT 1 Restaurant Saint-Hubert BOMBAY pour vendre (Québec) VILLAGE 3647, boul.(suite à cession) J4T 2T3 Taschereau Saint-Hubert (Québec) J4T 2T3 Dossier: 693-614 Byblos Le Petit Café inc.BYBLOS LE PETIT CAFÉ INC.1499, rue Laurier Est Montréal (Québec) H2J1H8 Dossier: 718-189 Bhuiyan, Ali Hossain PORTE DE L'INDE 5195.boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1R9 Dossier: 759-886 3097-1196 Québec inc.CAFÉ LIPPMANN 1005, rue Lippman Laval (Québec) H7S 1G3 Dossier: 868-091 2859-4018 Québec inc.CLUB DE BILLARD LE TUX 3635, boul.du Tricentenaire Montréal (Québec) H1B5X4 Dossier: 914-770 Augmentation de capacité d'un Restaurant pour vendre existant 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Changement de catégorie de Bar dans Centre Sportif à Bar avec Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo Changement de catégorie de Bar avec 1499.rue Laurier Est Montréal (Québec) H2J1H8 5195, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1R9 1005, rue Lippman Laval (Québec) H7S 1G3 3635.boul.du Tricentenai- re Montréal (Québec) H1B5X4 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo à Bar dans Centre sportif Permis additionnel 1 Bar 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo Café Rossonero inc.CAFÉ ROSSONERO 2440, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1L3 Dossier: 1017-656 9051-7863 1 Bar Québec inc.1 Licence BAR NEMOUR d'exploitant 913, rue Beaubien de site Est d'appareils de Montréal (Québec) lotene vidéo H2S 1T2 Dossier: 1018-647 9048-4783 Québec inc.GINGER 16, avenue des Pins Est Montréal (Québec) H2E 1N3 Dossier: 1167-592 Pham, Van Minh RESTAURANT PHUONG LIEN 1714, boul.des Laurentides Laval (Québec) H7M 2P4 Dossier: 1202-217 Cicero, Bernard CAFÉ 32 BEAUBIEN EST 32, me Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1P8 Dossier: 1219-963 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour servir 9023-6209 Québec inc.BISTRO SAN LUCAS 2556, rue Centre Montréal (Québec) H3K 1J8 Dossier: 1294-214 GIROLAMO SCIULLO & FAUSTO SCIULLO BAR TROIS SEPT 6361, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H8 Dossier: 1302-892 EL MOUSSAOUI, Abdelmouoeem RESTAURANT ATLAS 1359, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H2L2H7 Dossier: 1439-504 Singh.Bhuwal LE JARDIN DU CARI 21, me Saint-Viateur O.Montréal (Québec) H2T 2K7 Dossier: 1439-926 Bakopanos, Costas FLUSH 263, boul.Cartier Beloeil (Québec) J3G 3R2 Dossier: 1440-916 Immeubles Spina inc.SPORTPLEX 14700, boul.Pierrefonds Pierrefonds (Québec) Dossier: 1441-450 LABROUE CHOPE INC.94, Mainville Sainte-Thérèse (Québec) J7E 2V1 David Mansourian & Nichan Asdarjian N & D CAFE BAR 950, me Jarry Ouest Montréal (Québec) H3N 1H2 Dossier.269-886 Club Karaoke-Cash Box inc.CLUB KARAOKE-CASH BOX INC.1231, me Ste-Catherine O.C.P.100 Montréal (Québec) H3G 1P5 Dossier: 744-664 9037-8621 Québec inc.BISTRO CONFETTI'S 8565, boul.Pie IX Montréal (Québec) H1Z3T9 Dossier 1125-962 Arcànd, Marius BRASSERIE LA BAVAROISE 600, me Notre-Dame Lachine (Québec) H8S 3B9 Dossier: 1391-549 Reda.Luigi RESTO BAR TORPEDO 97 6075-79, me Bélanger Saint-Léonard (Québec) H1T3T4 Dossier: 1405-919 t Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 2 Bars dans Centre sportif avec consommation dans les gradins Permis de brasseur 2440, me Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1L3 913, me Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1T2 16,avenue des Pins Est Montréal (Québec) H2E 1N3 1714, boul.des Laurentides Laval (Québec) H7M 2P4 Augmentation de capacité et changement de catégorie d'un Restaurant pour vendre à Bar 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à cession) t Restaurant pour vendre Demande de Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) Demande de Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) Demande de Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à cession) Demande de licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) Demande de licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo (suite à nouvelle demande) 32.me Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1P8 2556.me Centre Montréal (Québec) H3K 1J8 6361, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H8 1359, rue Ste- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2H7 21, me Salnt-Viateur O.Montréal (Québec) H2T 2K7 263, boul.Cartier Beloeil (Québec) J3G 3R2 14700, boul.Pierrefonds Pierrefonds (Québec) 162, boulevard Industriel Saint- Eustache (Québec) 950.me Jarry Ouest Montréal (Québec) H3N 1H2 1231, me Ste- Catherine O.C.P.100 Montréal (Québec) H3G 1P5 8565.boul.Pie IX Montréal (Québec) H1Z3T9 600, me Notre-Dame Lachine (Québec) H8S 3B9 6075-79, .me Bélanger Satot- ^eonard (Québec) H1T3T4 Le président et directeur général Ghlslaln K.-Laflamme, avocat Qué s 1.E I) E V II I It , 1.E V E N I) U E I) I '> .r> .1 U I I.L E T I !) !) 7 A 4 ?LES ACTUALITÉS- Le conflit du saumon du Pacifique Ottawa n’accepte pas de reproches Les Américains ont nommé leur médiateur EN BREF Appel aux conciliateurs Ottawa (PC) — Insatisfaits du déroulement des négociations avec la Société canadienne des postes pour le renouvellement de leur convention collective, les employés des postes ont demandé hier au gouvernement fédéral de faire intervenir ses conciliateurs.Or, le compte à rebours vers le déclenchement d’une possible grève, à la mi-août, débute dès que l’étape de la conciliation est entamée.Un porte-parole du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (Sl'I P) a indiqué hier que les pourparlers n’ont amené aucun progrès sur des questions primordiales comme la sécurité d’emploi, les salaires et des compressions devant se traduire par une perte de 4000 emplois à plein temps.La Société canadienne des postes demande des compressions susceptibles de réduire ses frais d’exploitation de 200 à 300 millions par an.Retour sur Terre Moscou (AP) — L’équipage de la station spatiale Mira continué hier à préparer son retour sur Terre prévu le 14 août, après une mission de six mois marquée par les accidents et les pannes.Les membres de l’équipe ont enfilé des combinaisons destinées à améliorer la circulation sanguine et les préparer à retrouver la gravité terrestre, a expliqué Valery Lyndine, porte-parole du centre de contrôle de la mission.Dans l’espace, sous l’effet de l’apesanteur, le sang afflue vers la partie supérieure du corps — ce qui explique l’apparence bouffie des cosmonautes à leur retour sur Terre.La plupart des systèmes de bord fonctionnent correctement, mais la réparation des dégâts provoqués par la collision avec le vaisseau cargo Progress, le 25 juin dernier, seront laissées à la charge de l’équipe de relève.Elle doit décoller le 5 août de Baikonour (Kazakhstan) pour arriver le 7 août à bord de Mir.Anatoly Soloviev et Pavel Vinogradev remplaceront Vassili Tsibiliev et Alexandre Lazoutkine, qui quitteront la station le 14.Michael Foale, lui, restera jusqu’à la mi-septembre.Création d’une Méga-Toronto: des citoyens déboutés Toronto (PC) — Des municipalités et des groupes de citoyens qui contestaient la constitutionnalité de la Loi sur la fusion des villes de la région de Toronto ont été déboutés, hier.Dans son jugement, le juge Stephen Borins a critiqué le gouvernement ontarien pour la façon dont il a agi dans ce dossier et reconnu que les plaintes des municipalités et des citoyens étaient légitimes.Mais il a confirmé que la Constitution confère le contrôle des municipalités aux provinces, que la loi est donc valide et que la requête doit être rejetée.Selon George Stephenson, co-président du groupe Citizen’s Legal Challenge, cette décision a d’énormes implications pour les municipalités de tout le Canada Elle signifie que des municipalités peuvent être éliminées d’un trait de plume, si le gouvernement provincial en place le décide.Cinq municipalités et quatre groupes de citoyens demandaient au juge Borins d’invalider le projet de loi sur la fusion, parce qu’à leur avis, il avait été adopté par l’Assemblée législative ontarienne sans avoir donné lieu à une consultation préalable suffisante.Le projet de loi a pour effet d’amalgamer les six gouvernements municipaux de la grande région de Toronto en une seule gigantesque agglomération de 2,4 millions d’habitants.JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement fédéral a accordé au litige du saumon du Pacifique toute l’importance qu’il méritait et a agi avec la célérité nécessaire, ont souligné hier le ministre des Pêches, David Anderson, et celui des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy.Les deux ministres se défendaient d’accusations rapportées par la presse de la Colombie-Britannique voulant qu’Ottawa ait consacré beaucoup de ressources et d’énergie pour régler le conflit du turbot avec les Espagnols, en 1995, parce qu’il s’agissait d’un dossier de l’est du pays.«Nous faisons face à une situation très différente», a affirmé M.Anderson, à sa sortie d’une réunion du conseil des ministres.Selon lui, ce sont des accusations carrément «malveillantes».«Au sein de l’Union européenne, a-t-il poursuivi, plusieurs n’aimaient pas la flotte espagtiole.Les pêcheurs britanniques avaient même arboré le drapeau canadien.On ne voit pas de drapeaux [canadiens] sur les bateaux américains à l’heure actuelle.» Le ministre Axworthy soutient, quant à lui, qu’il n’a pas ménagé ses efforts pour régler le problème du saumon.«Cest le tout premier dossier dont je me suis occupé, il y a un an et demi, quand je suis devenu ministre des Affaires étrangères», a-t-il dit, en ajoutant qu’il avait multiplié les contacts de haut niveau avec les Américains pour tenter de régler la crise.M.Axworthy en a profité pour demander au premier ministre de la Colombie-Britannique, Glen Clark, de retirer sa menace d’annuler le bail de l’armée américaine pour l’utilisation du champ de tir sous-marin de Nanoose Bay.Il estime qu’il s’agit d’un geste de provocation inutile puisque les négociations ont repris avec les Américains.Par ailleurs, les Etats-Unis ont annoncé hier qu’ils ont nommé un médiateur extraordinaire dans le dossier du saumon, conformément à l’entente à laquelle ils sont arrivés avec le Canada.Il s’agit de William Ruckleshaus, l’ancien président de l’agence américaine de protection de l’environnement.Les deux pays se sont entendus mercredi pour nommer chacun un médiateur extraordinaire, qui se rapporteront directement au premier ministre Jean Chrétien et au président Bill Clinton.Le Canada doit annoncer incessamment le nom de son médiateur.La crise du saumon a pris une tournure dramatique à la fin de la semaine dernière lorsque 200 pêcheurs canadiens ont pris en otage un traversier américain dans le port de Prince Rupert.La crise a pris fin lundi soir et dès mercredi le ministre Axworthy se rendait à Washington pour tenter de résoudre le conflit.Le litige porte sur le saumon sockeye que les pêcheurs américains capturent.Le Canada soutient que leurs prises sont excessives et mettent en danger la survie de l’espèce.Mort d'un fugitif ASSOCIATED PRESS DES POLICIERS ont transporté hier le corps d’Andrew Cunanan, assassin présumé du couturier Gianni Versace et l’un des fugitifs les plus recherchés des Etats-Unis.Le corps du tueur en série a été retrouvé dans une maison flottante de Miami Beach à laquelle la police avait donné l’assaut.Les enquêteurs ont formellement identifié le corps grâce à ses empreintes digitales.Selon les premières constatations, Andrew Cunanan s’est suicidé en se tirant une balle dans la tête.«Je crois qu’il était désespéré.Il était dans une situation dont il est très très difficile de sortir», a déclaré le chef de la police de Miami Beach, Richard Barreto.Scandale du sang Rock est prêt à dédommager les victimes de l’hépatite C PRESSE CANADIENNE Ottawa — Dans ce qui semble être un virage à 180 degrés dans l’attitude du gouvernement fédéral dans ce dossier, le ministre de la Santé, Allan Rock, a laissé entendre, hier, qu’il était favorable au fait qu’une compensation financière soit versée aux personnes ayant contracté le virus de l’hépatite C lors de transfusions de sang contaminé.Le ministre Rock estime que, dans les circonstances, les victimes de cette maladie ne devraient pas devoir se battre devant les tribunaux pour obtenir une forme de compensation financière de la part du gouvernement, a indiqué le porte-parole du ministre, Cyrus Reporter.Cependant, M.Rock a tenu à souligner que toute forme de compensation suppose la participation financière des provinces.Mais jusqu’à maintenant, les provinces ont toujours refusé de dédommager les victimes de l’hépatite C.Leur situation doit en fait être analysée à la lumière du vaste scandale du sang contaminé, alors que pas moins de 12 000 Canadiens ont contracté le virus de l’hépatite C durant les années 80 à la suite de transfusions de sang contaminé.Des avocats ont évalué à quelque deux milliards de dollars la compensation globale à verser aux victimes, a indiqué hier le président de la So- ciété canadienne de l’hépatite C, Jeremy Beaty.Quant à lui, l’ex-ministre de la Santé, David Dingwall, avait toujours catégoriquement rejeté du revers de la main l’idée de verser aux victimes une compensation financière provenant du gouvernement fédéral.Les commentaires de son successeur, faits cette semaine devant des groupes d’utilisateurs de produits sanguins, ont donc souri à M.Beaty.«Je dirais qu’il s’agit clairement d'un changement de cap dans l’attitude du gouvernement, et nous appuyons totalement ce changement.Nous croyons qu’une compensation financière est due depuis longtemps, et que c’est la responsabilité des deux niveaux de gouvernement de l’assumer», a-t-il dit.M.Beaty a ajouté que les gouvernements subiraient à l’avenir davantage de pressions poulies forcer à présenter une offre aux victimes de l’hépatite C, pendant que des recours collectifs sont intentés dans trois provinces à travers le pays.De tels recours ont été présentés en Colombie-Britannique et au Québec, tandis qu'en Ontario, des avocats sont en train d'en rédiger un pour les victimes de cette province.Le calcul d’une compensation financière peut être complexe, compte tenu du fait que la période d’incubation du virus peut durer jusqu’à 40 ans.Téléphone: 985-3344 LES PETITES A N N 0 N C E S Télécopieur: 985-3340 I » N »D »E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange j 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUMPI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit i 101 MOTS CROISES PROPRIÉTÉS À VENDRE AHUNTSIC (10775 Jeanne-Mance).Triplex dét.2 gar.adj.s-sol Uni.Gr.terrain 62X83 pi.Eval.: 211.000S.demande: 225,500$.Visite/tél.: 489-4548.D0RI0N-VAUDREUIL Maison de ville neuve.2 c.c., s/sol fini.Bord de l'eau, décor enchanteur, 139,0008457-9329 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religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap." 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hH w /r?Jrrïr' mw Météo-Conseil 1*1 Environnement Canade 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source I.E I) E V OIK.L E V E N I) R EDI 2 5 .1 l! I I.L E T I 9 !» LE DEVOIR ?LE MONDE Autonomie écossaise Londres précise ses intentions JEAN-LOUIS PANY AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Le gouvernement britannique a dévoilé hier les projets d’autonomie pour l’Ecosse, qui élira pour la première fois depuis près de trois siècle^ un Parlement aux pouvoirs très étendus, une fois que les Ecossais auront ratifié le projet par référendum.Ce Parlement de 129 membres devrait entrer en fonction en janvier de l’an 2000 après des élections en mai 1999, a précisé le ministre à l’Ecosse Donald Dewar présentant le projet aux Communes.La «dévolution» de pouvoirs de Londres à Edimbourg formait l’un des points forts du programme électoral du nouveau gouvernement de Tony Blair, ce qui avait permis aux travaillistes d’évincer complètement les conservateurs de la province au scrutin du 1er mai.Le 11 septembre, les Ecossais approuveront donc par référendum — si l’on en croit tous les sondages — deux questions: veulent-ils voir créer un parlement, et veulent-ils que celui-ci soit doté de pouvoirs fiscaux?Contrairement aux Gallois, à qui le gouvernement propose une autonomie très limitée, les élus Ecossais pourraient lever l’impôt et seraient autorisés à les baisser ou les augmenter d’un maximum de 3 %, contrôlant un budget de près de 14 milliards de livres (24 milliards de dollars).Pour cette législature cependant, Tony Blair avait clairement dit durant la campagne que ses engagements à ne pas accroître la charge fiscale concernaient tout le royaume.M.Dewar a fait une concession à tous ceux qui estiment injuste que les Ecossais puissent à la fois mener leur propre politique à Edimbourg et peser sur celle de Londres à la Chambre des Communes: le nombre de députés envoyés à Westminster par l’Ecosse — actuellement surreprésentée par rapport à son |X)ids démographique — pourra être révisé à la baisse.La loi électorale exige aujourd’hui qu’ils soient 71 au minimum.Une commission électorale sera chargée de réviser les limites des circonscriptions et de fixer le nouveau nombre de députés écossais aux Communes.Comme pour l’assemblée galloise, le Parlement écossais sera élu avec une dose de proportionnelle, les régions servant de laboratoire au gouvernement qui entend réfléchir à une modification du mode de scrutin national, actuellement uninominal, majoritaire à un tour.Déjà, l’Ecosse dispose de nombreuses particularités, notamment son propre système judiciaire, mais le Parlement prendra en charge de nouveaux secteurs comme l’éducation, le logement, l’agriculture et la santé, ce qui mettra fin au système national de sécurité sociale.Un exécutif écossais, dirigé par un first minister issu de la majorité, répondra devant le parlement d’Edimbourg.Les ministres de l’exécutif écossais pourront représenter le Royaume-Uni «quand cela sera approprié».Ils pourront ainsi s’exprimer en certaines occasions devant les consejls des ministres de l’Union européenne.Un mipistre à l’Ecosse continuera de représenter les intérêts de l’Ecosse au sein du gouvernement du Royaume-Uni.Mais il n’est pas question d’inscrire dans les textes une référence quelconque à une possible indépendance, même lointaine.Exercice d’équilibre, ce projet a été jugé trop tiède : par le Parti national écossais (SNF), qui prône l’indépendance, tandis que les conservateurs ont voulu y voir le premier pas vers l’éclatement du royaume.C’est en tout cas le bouleversement législatif le plus conséquent depuis l’Acte de l’union qui fonda la démocratie parlementaire britannique en 1707, date du rattachement de l’Ecosse au Royaume.EN BREF Nouveau projet immobilier à Jérusalem-Est 4 Jérusalem (AFP) — La municipalité israélienne de Jérusalem a donné son feu vert hier à la construction d’un nouveau quartier de colonisation à Ras El Amoud, un quartier arabe de Jérusalem-est, rapporte la télévison publique israélienne.Une commission municipale a autorisé un promoteur à commencer la construction de plusieurs dizaines de logements sur un terrain acquis au bénéfice d’une institution religieuse et ultra nationaliste juive.Le projet de construction de ce bloc de maisons — au coeur de la population arabe — avait provoqué des vives protestations chez les Palestiniens, déjà exaspérés par la mise en chantier le 18 mars de l’implantation de Har Homa à Jérusalem est Ici Radio-Carabiniers Santiago (AFP) — La toute dernière station de radio à entrer en ondes au Chili est celle des Carabiniers, qui fonctionne 16 heures par jour et qui emploie quinze personnes dont sept sont des policiers qui ont dû abandonner l’uniforme.Les responsables de cette antenne se donnent pour mission de faire de la prévention grâce à des émissions sur les risques de la circulation, sur l’usage de l’alcool et des drogues, sur la violence familiale, sur les risques de catastrophe et sur l’environnement.On ne sait pas pour l'instant quelle sera la cote d’écoute mais on sait qu’en 1927 une radio similaire n’était restée en ondes qu’une année.Le colonel Nelson Mores a tenu à préciser que la nouvelle radio met au programme tous les musiciens du Chili, y compris ceux et celles qui penchent à gauche.Zedillo lance un appel aux zapatistes Mexico (AFP) — Le gouvernement mexicain a invité hier la guérilla zapatiste à abandonner la «rhétorique de résistance» et toute attitude «irréductible» en vue de renouer le dialogue de San Andrés et d’en venir à un consensus sur une réforme touchant les droits des indigènes.De Chiaca-go où il se trouve en visite, le président Ernesto Zedillo a dit souhaiter que les zapatistes laissent de côté leur «rhétorique de résistance» et se joignent à une tâche constructive autour d’objectifs sociaux «qu’ils ont eux-mêmes assumés» dans les localités où ils ont quelque influence.Dans un communiqué, le délégué officiel à ce dialogue de San Andrés, Pedro Joaquin Codwell explique qu’une des façons de remettre en oeuvre le dialogue de paix serait de rédiger un texte de loi sur la culture et les droits indigènes à l’appui de l’esprit de cette entente signé par les parties en février 1996 aux fins d’en venir à une «proposition de consensus».Les discussions de paix entre le gouverna ment et l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), commencées en avril 1995, se trouvent «congelées» en raison de différends sur les questions d'autonomie et de points juridiques touchant les indigènes dans une future réforme de la Constitution.Changement de la garde à Tirana socialiste modéré succède à Berisha Rexhep Mejdani appelle à «l’arrêt des vengeances» Un Le Parti socialiste (PS), vainqueur des élections législatives anticipées du 29 juin et 6 juillet, a choisi comme président de l’Albanie un universitaire mathématicien, socialiste modéré, considéré par la plupart des commentateurs comme un homme acceptable pour le plus grand nombre et susceptible de trouver les compromis nécessaires entre forces politiques dans un moment difficile de l’histoire du pays.AGENCE FRANCE-PRESSE Tirana — Rexhep Mejdani a été élu hier à la présidence de la république albanaise par 110 députés sur 155 en remplacement de Sali Berisha qui avait démissionné la veille après cinq ans aux commandes.M.Mejdani, 52 ans, était le seul candidat et a été élu à bulletins secrets.Il a immédiatemment prêté serment et prononcé un discours appelant la population «à un dépassement de la crise» par la «tolérance» et «l’arrêt des vengeances».D a appelé à une «restauration de l'ordre et à une restructuration de l’économie en développant l’initiative privée et l’intégration dans les organisations internationales».Pour symboliser son appel à l’unité, il a annoncé sa démission de toutes ses autres fonctions politiques, notamment du secrétariat général du parti socialiste pour représenter «l'ensemble du peuple».C’est un universitaire mathématicien socialiste modéré.Le Parti socialiste (PS), vainqueur des élections législatives anticipées du 29 juin et 6 juillet, a ainsi présenté un homme acceptable pour le plus grand nombre et susceptible de trouver les compromis nécessaires entre forces politiques et institutions dans un moment difficile de l’histoire du pays, selon la plupart des commentateurs politiques.Le parti démocratique (PD, opposition) l’accuse toutefois d’être une «marionnette» entre les mains de Fatos Nano, président du parti et nommé hier soir premier ministre.Fatos Nano, a été nommé à cette fonction hier soir par le nouveau président de la république Rexhep Mejdani.Cette nomination du chef de la majorité parlementaire était largement attendue.Elle doit permettre aux socialistes et à leurs alliés de former très rapidement un gouvernement de coalition de gauche et centre gauche.Plusieurs responsables socialistes ont indiqué à l’AFP que tout était déjà prêt.L’annonce de la désignation du premier ministre intervient sans perdre de temps au soir même de la première journée de travail du parlement issu des élections législatives anticipées qui se sont terminées au début du mois.Le PD reproche aussi à Rexhep Mejdani d’être élu député dans une zone du sud du pays où la présence de bandes armées a empêché le PD alors au gouvernement de faire campagne.Le PD a annoncé qu’il contesterait le mandat des députés élus dans de telles circonscriptions.Plus tôt dans la journée, le Parlement sor- ti des urnes au début du mois a élu son président et a voté la levée de l’État d’urgence instauré dans le pays le 1er mars en raison des émeutes et rébellions armées qui oht mis le pays à feu et à sang et fait plus de 1ÔO0 morts.Les socialistes estimaient fondamental que le président de la République ne soit pas élu sous une législation d’exception et c'est pourquoi ils ont tenu à voter d’abord la levée de l'état d’urgence.C'est le président de la République qui désignera un premier ministre qui à son tour soumettra un gouvernement à l’approbation des parlementaires.Les responsables socialistes insistent Sur l’urgence de doter le pays au plus vite d’une autorité politique légale qui lui fait défaut de fait depuis le début de la rébellion contre le régime du président Berisha Plus de la moitié du territoire du pays est rendu peu sûr par la présence de bandes armées qui rançonnent et tuent les voyageurs et se livrent à toutes sortes d’exactions qui font tous Jes jours une dizaine de morts dans l’ensemble du pays, selon les sources policières.-tfH§5F Cambodge: la route de Vexil JERRY HERMMER ASSOCIATED PRESS PRES DE 95 % des Cambodgiens de l’ethnie Samrong ont fui leur domicile dans la province de Siem Reap, au nord de Phnom Penh, en raison des combats opposant les forces des deux premiers ministres.Sur le front diplomatique, le second premier ministre, Hun Sen, qui a chassé le prince Ranariddh, a déclaré hier que l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) pourrait aider à rétablir la stabilité de son pays.Hun Sen, qui désormais tient seul les rênes du Cambodge, a également précisé qu’il n’était pas froissé de la décision de l’Asean de retarder l’entrée du Cambodge au sein de l’Association.Syndrome de la guerre du Golfe 100 000 GI auraient respiré des gaz toxiques AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Quelque 100 000 soldats américains ont été exposés à des doses minimes de gaz innervants durant la Guerre du Golfe, lors de la destruction par inadvertence d’un dépôt d’armes chimiques irakien, a annoncé jeudi un responsable du Pentagone.En juin 1996, le Pentagone avait admis que 20 000 anciens combattants, situés dans un rayon de 50 kilomètres autour du dépôt d’armes, étaient susceptibles d’avoir été exposés à des agents chimiques irakiens.Cette révision à la hausse intervient à la suite d’une nouvelle étude de la CIA du possible parcours du nuage de gaz sarin libéré par la destruction du dépôt de Khamisiyah en mars 1991, a indiqué le responsable.Les simulations modélisées qui ont été faites ont ainsi permis d’établir que le nuage avait pu en effet voyager jus- qu’à une distance de plus de 300 kilomètres pendant environ 72 heures, a-t-il précisé.Toutefois, selon l’étude, aucun soldat américain n’a été exposé à des doses suffisamment élevées pour provoquer un quelconque effet.Plusieurs milliers d’anciens combattants de la guerre du Golfe ont affirmé souffrir de différents maux, tels que douleurs de dos, amaigrissements, fatigue intense, regroupés sous le terme de «syndrome de la guerre du Golfe».En mars 1991, les troupes américaines avaient détruit des dépôts de munitions dans le sud de l’Irak et notamment le 4 mars, juste après la guerre, celui de Khamisiyah où étaient entreposés des gaz innervants.Le gouvernement américain s’est refusé pendant des années à considérer l’hypothèse d’une exposition éventuelle de soldats américains à des agents chimiques, en particulier du gaz sarin.Il a fallu attendre juin 1996 pour que le Pentagone l’admette enfin.Fujimori dans le collimateur de la presse internationale AFP, LE DEVOIR Lima — Le président du Pérou, Alberto Fujimori, a reçu ces jours-ci une délégation de la Société intaméri-caine de presse (SIP) pour discuter des inquiétudes de la SIP au sujet de la liberté d’expression dans son pays.Il a eu un dialogue de plus d’une heure avec la délégation présidée par le dirigeant de la commission de la liberté de presse de la SIP, Danilo Arbillo, et par l’éditeur du Miami Herald, Jim Hampton.Étaient aussi présents des directeurs de journaux de Lima affiliés à la SIP, a appris l’AFP.Les gens de la SIP ont aussi eu des contacts avec l’Ombudsman Jorge Santistevan ainsi qu’avec des chefs de rédaction et des journalistes qui ont subi l’intimidation et, dans certains cas, des assauts.Au centre du débat l’on trouve la suspension de la nationalité péruvienne de Baruch Ivcher, actionnaire principal de Frecuencia Latina (Canal 2); manœuvre que nombre d’analystes péruviens interprètent comme une façon détournée de déposséder Ivcher de son antenne de télévision, la première à dénoncer des cas de torture au sein des services de renseignement militaires (SIN) et une série d’écoutes téléphoniques illégales à l'encontre de journalistes, de politiciens et d’autres personnalités qui se montrent critiques à l’endroit du régime.Hier, un reportage du magazine Caretas est venu jeter un doute sur le lieu de naissance de Fujimori qui, s’il était né au Japon, devrait être déchu de son poste; certains élus modérés ont jugé irresponsable de mettre ainsi en doute les origines du président tandis que d’autres réclament une commission d’enquête pour tirer l'affaire au clair.La tension est montée d’un cran mercredi lorsqu’une session du congrès convoquée pour discuter de la liberté de la presse a été suspendue parce que l’opposition considérait la présence de militaires inappropriée lors de la tenue d’un tel débat.Les généraux Saucedo et Villanueva qui ont rang de ministres de la Défense et de l’Intérieur avaient ce soir-là une suite très nombreuse de hauts gradés des trois armes, présence que certains élus ont vue comme une intimidation envers les législateurs.Les milieux militaires avaient laissé entendre qu’ils produiraient des preuves sur l’implication d’Ivcher dans le commerce d’armements avec l’Équateur.Au moment de l’irruption des militaires au Congrès, l’opposition s’apprêtait à déposer une motion de blâme.Dans un éditorial particulièrement virulent, le New York Times du 19 juillet rappelait le scandale des écoutes illégales et «l'acte de censure» que cache la révocation de la citoyenneté d’Ivcher: «étant à cours d'ennemis populaires, il (Fujimori) semble s’engager dans une guerre contre le peuple péruvien.Washington devrait le traiter de façon guerrière et reconnaître que sa prétension à la légitimé démocratique est de plus en plus intenable», concluait le quotidien newyorkais qui croit que Fujimori a «dissipé le prestige» dont il a déjà joui.I Milosevic rencontre son vieil adversaire Le président yougoslave promet à Vuk Draskovic des élections démocratiques en Serbie AGENCE FRANCE-PRESSE Belgrade — Le président de Yougoslavie (RFY - Serbie et Monténégro) Slobodan Milosevic a promis hier-d’établir les conditions nécessaires pour organiser (jes élections démocratiques en Serbie, lors d’une rencontre avec le leader de l’opposition serbe Vuk Draskovic, a annoncé l’agence officielle Tanjug.Des élections législatives et présidentielle doivent avoir lieu en Serbie avant la fin de l’année, vraisemblablement en septembre.M.Milosevic, président sortant de Serbie et intronisé mercredi au poste de président de la RFY, a rencontré séparément hier les responsables des différents partis représentés au parlement yougoslave, a précisé l’agence.En vertu de la Constitution serbe, le président du parlement de Serbie, Dragan Tomic, peut assurer l’intérim pendant deux mois, ce qui porterait la date de la présidentielle au 23 septembre.M.Draskovic, chef du Mouvement serbe de renouveau (SPO), qui forme avec le Parti démocrate (DS) et l’Alliance civique (GSS) la coalition «Ensemble» — qui avait mené le grand mouvement de protestation de l’hiver dernier contre l’annulation des résultats des élections localès —, est un ennemi de longue date de M.Milosevic et un farouche opposant à sa politique.Lors de leur rencontre hier, M.Draskovic a déclaré que «trois conditions essentielles de base doivent être remplies pour organiser les élections serbes: le multipartisme et la présence d’observateurs internationaux, [assurer] la liberté des médias et autoriser tous les médias locaux qui ont été obligés d’arrêter leurs activités à travailler», selon Tanjug.M.Milosevic a affirmé de son côté avoir «un avis positif quant à ces conditions de base.qui sont importantes pour la tenue d'élections démocratiques et justes en Serbie, afin que personne ne soit privilégié ou lésé», toujours selon l’agence.«Le président Milosevic a déclaré qu’il travaillera personnellement à la réalisation des ces conditions de basé?, selon Tanjug.Après leur rencontre, M.Draskovic a déclaré qu’il avait «reçu des garanties de Milosevic que les élections en Sefbie seront justes et démocratiques», a rapporté l’agence indépendante Fonet.Le leader de DS, Zoran Djindjic, et celui de la GSS, Ves-na Pesic, n’ont pas été invités à cette rencontre, selon des médias indépendants de Belgrade.Dix partis d’opposition serbes, dont le DS et la GSS, avaient déclaré la semaine dernière qu'ils boycotteraient les élections législatives et présidentielle à venir, arguant que les règles du scrutin n’étaient pas justes.Aide à la Bosnie Les donateurs se réunissent AFP ET REUTER Bruxelles — La troisième conférence des donateurs pour la reconstruction de la Bosnie-Herzégovine s’est achevée hier avec une série de réunions destinées à répartir 1,1 milliard de dollars d’aide sur lesquels les donateurs s’étaient engagés la veille pour 1997.Cette répartition s’est effectuée lors de six réunions spécialisées, consacrées respectivement au retour des réfugiés, à la ville de Brcko (revendiquée par chacune des deux entités qui composent le pays), au développement des entreprises et du secteur financier, à l’infrastructure, à la sécurité publique et aux secteurs sociaux, selon le programme de la conférence.Aucune indication n’a été donnée sur le déroulement des réunions spécialisées.Un total de 78 donateurs, 48 pays et 30 organisations, participaient à la conférence, organisée par la Commission européenne et par la Banque mondiale.En décembre 1995, aussitôt après la signature de l’accord de paix de Dayton, la communauté internationale s’est engagée, lors d’une première conférence des donateurs à Bruxelles, sur un objectif de 5,1 milliards de dollars d’aide à la reconstruction sur quatre ans, de 1996 à 1999.Pour 1996, une somme de 1,9 milliard a été mobilisée, dont environ la moitié a été dépensée, selon les données fournies par la présidence de la conférence.Dépitées d’être exclues de l’aide pour la reconstruction de la Bosnie, les autorités serbes bosniaques ont estimé hier que la communauté internationale avait tort de lier leur assistance financière au respect des décisions du Tribunal de La Haye. I.E I) E V II I II , I.!•: V E N I) Il E I) I .2 5 .1 l! I I.I.E T I!) !) 7 A 6 ?Le devoir - ECONOMIE Formidable essor de la publicité sur Internet AGENCE FRANCE-PRESSE Stamford — La publicité sur Internet poursuit son essor, suscitant des revenus de 217,3 millions de dollars au premier semestre 1997, soit plus de deux fois et demie ceux de la même période de 1996, selon une étude publiée hier.Selon la lettre spécialisée Electronic Advertising and Marketplace Report (EAMR), les revenus de la publicité sur les sites Web sont en passe d’atteindre 446 millions pour l’ensemble de l’année.La croissance d’un trimestre sur l’autre est également très forte, avec une progression de 58 % entre le premier et le deuxième trimestre 1997.Le chiffre d’affaires réalisé par les sites grâce à la publicité est passé de 84 millions à 133,3 millions.Sites de recherche - Dix-sept sites se partagent la plus grosse part du gâteau et ont récolté 74,7 millions de revenus publicitaires au deuxième trimestre, souligne EAMR.Les sites des engins de recherche tels que Yahoo! ou Altavista, qui permettent de trouver les informations dans la jungle du Web par mots clés, ont attiré 45 % des revenus de ces 17 sites.Ces engins de recherche «offrent des noms que les annonceurs comme les internautes connaissent bien, et ils garantissent une large audience, ce que peu d’autres sites peuvent encore faire», a relevé le responsable de la lettre, Matt Kinsman.Les sites technologiques (entreprises ou médias spécialisés) viennent ensuite avec 35 % de ces revenus.Les 20 % restant ont été à une catégorie montante: les sites d’actualité tenus par des médias généralistes et ceux offrant des services ou produits destinés au grand public, note EAMR.t ’ : États financiers peu reluisants Avenor réduira ses effectifs de 10% Confrontée à une baisse des prix du papier, la papetière tente de renverser la vapeur Avec des états financiers trimestriel et semestriel peu reluisants en 1997, tout indique que la papetière Avenor a souffert de la baisse des prix du papier, particulièrement du papier journal, en 1996.Pour tenter de renverser la vapeur, l’entreprise a commencé à réduire ses effectifs, depuis janvier dernier, une réduction totale qui touchera au moins 10 % de ses employés d’ici la fin de 1998.FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Les choses vont de mal en pis pour la papetière Avenor.Les résultats trimestriel et semestriel rendus public-hier révèlent que l’entreprise connaît divers problèmes.Pour diminuer ses charges d’exploitation, la papetière s’est même lancée dans un ambitieux processus de réduction d’au moins 10 % de ses effectifs, soit près de 567 personnes, d’ici la fin 1998.Pour le deuxième trimestre de 1997, Avenor a enregistré une perte nette de 18,6 millions de dollars, ou 0,28 $ par action, applicable aux actions ordinaires, un bénéfice d’exploitation de 16,6 millions et des ventes nettes de l’ordre de 502,4 millions.Pour la même période l’an dernier, Avenor avait fait mieux, sauf pour les ventes nettes qui sont en progression cette année.Donc, pour le deuxième trimestre en 1996, la papetière avait enregistré une perte nette de 15,5 millions, ou 0,23 $ par action, un bénéfice net de 24,7 millions et des ventes nettes de 481,6 millions.Lorsque l’on compare le premier semestre de 1997 à la même période l’an dernier, les résultats d’Avenor ne sont guère plus reluisants.Pour le premier semestre de l’année en cours, l’entreprise a enregistré une perte nette de 113,5 millions, ou 1,73 $ par action, un bénéfice d’exploitation de 50,9 millions et des ventes nettes de 947,3 millions.En 1996, pour la même période, la papetière avait réalisé un bénéfice net de 24,8 millions, ou 0,37 $ par action, un bénéfice d’exploitation de 132,3 millions et des ventes nettes de l'ordre de 1,1 milliard.Réduction des effectifs Selon la papetière, la perte nette de 113,5 millions, pour le premier semestre de 1997, est attribuable entre autres à deux éléments «inhabituels» qui représentent une dépense de 73,6 millions.D’une part, la mise en vigueur de son programme d’une réduction de près de 10 % de ses effectifs, par des retraites anticipées, qui lui coûtera au bas mot 48,2 millions.D’autre part, les démarches infructueuses qu’elle a entreprises afin d’acquérir la papetière montréalaise Repap qui lui ont coûté la rondelette somme de 25,4 millions.Le programme de réduction de la main-d’œuvre d’Avenor touchera 567 personnes dans tous les secteurs d’activité de l’entreprise.Mais ce sont les travailleurs en usine qui seront le plus touchés par cette politique.Le programme est déjà en vigueur depuis le début de l’année.Au 30 juin dernier, 58 postes avaient été supprimés.Lorsque son programme de départ à la retraite sera parachevé, Avenor prévoit améliorer son bénéfice d’exploitation de 125 millions, sur une base annuelle.Selon l’entreprise, les difficultés financières rencontrées au cours de la première moitié de 1997, comparativement aux résultats de 1996, sont attribuables à la baisse des prix, principalement dans le secteur du papier journal, et aux deux «éléments inhabituels».ARCHIVES LE DEVOIR Ce sont les travailleurs en usine qui seront le plus touchés par la politique de réduction des effectifs d’Avenor.Marchés, activités, perspectives Aux Etats-Unis, l’accroissement de la consommation, comparativement à l’an passé, jumelé aux niveaux relativement bas des stocks des éditeurs, souligne Avenor, a suscité une augmentation de la demande.Les expéditions vers les marchés outremer ont continué de s’améliorer alors que les prix étaient en deçà de ceux de 1996.Dans un autre ordre d’idée, Avenor a annoncé hier qu’elle a conclu, en compagnie de la Pacific Forest Products, une entente de principe avec Timber West Forest Holdings, une filiale à part entière de Timber West Timber Trust, et Doman Forest Products, une filiale à part entière de Doman Industries, concernant l’acquisition de toutes les actions de Pacific pour un montant de 29 $ par action, payé comptant.L’entente prévoit que l’usine de pâte d’Avenor à Gold River continuera de recevoir ses approvisionnements en fibre en provenance des propriétés actuelles de Pacific.Avenor détient quelque 53 % des actions ordinaires en circulation de Pacific.Un montant d’environ 303 millions découlant de la vente de Pacific sera principalement consacré à la réduction de la dette, indique Avenor.L’entente de principe prévoit que les ententes finales concernant les transactions seront signées d’ici le 30 juillet prochain.Si les ententes finales sont entérinées, les transactions devraient être menées à terme au cours de l’automne.Université de Montréal Professeure ou professeur en psychopédagogie éducative auprès de la petite enfance) Le Département de psychopédagogie et d'andragogie de la Faculté des sciences de l’éducation recherche une professeure ou un professeur adjoint dans le domaine de la psychopédagogie relative au jeune enfant et des stratégies éducatives dans les milieux préscolaire et de la petite enfance.Les thèmes associés au domaine sont : - la problématique du préscolaire en relation avec la problématique du système éducatif dans son ensemble; - le préscolaire comme fondement de la réussite éducative; - la relation entre le milieu familial et le milieu éducatif.Fonctions Enseignement et direction d'étudiantes et d’étudiants aux trois cycles, recherche sur des problématiques liées à l’intervention auprès de la petite enfance en contexte de classe maternelle, de garderie ou de service de garde dans des milieux sociaux diversifiés.Exigences Ph.D.en éducation ou en sciences de l'éducation, avec spécialisation en petite enfance; expérience de l’enseignement universitaire et en intervention auprès de la petite enfance équivalente à trois ans; intérêt pour la formation des éducatrices et des éducateurs du préscolaire; formation en recherche et expérience en demande de bourses ou de subventions; publications scientifiques ou professionnelles.Trailemenf Selon la convention collective.Date d'entrée en fonction Le 1e' janvier 1998.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitæ, au plus lard le 15 septembre 1997, à: Mme Michelle Comeau.directrice Département de psychopédagogie et d’andragogie Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec), H3C 3J7 Conformément eux exigences prescrites en metière d'immigration au Canada, cette annonce s'adresse aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents.L’Université souscrit à un programme d'accès é l'égalité en emploi pour les femmes.(0800) Opérations sur les valeurs mobilières Les investisseurs étrangers ont retiré 3,5 milliards en mai PRESSE CANADIENNE Ottawa — En mai, les investisseurs étrangers ont vendu 3,8 milliards de titres d’emprunt canadiens, autant que ce qu’ils avaient acheté en avril, indiquait hier Statistique Canada.Ils ont néanmoins acquis pour 300 millions d’actions de sociétés canadiennes pour un retrait net, en mai, de 3,5 milliards dans ces valeurs mobilières.Les étrangers ont vendu, en mai, pour 1,8 milliard en obligations canadiennes alors qu’ils en avaient acquis pour 5,9 milliards en avril.De cette somme, les Américains surtout ont cédé des obligations fédérales «non parvenues à échéance», note l’agence nationale.En mai également, les taux d’intérêt à court terme canadiens et américains ont diminué de 15 points de base comparativement à avril, laissant inchangé à 215 points l’écart qui favorise les placements aux USA, ajoute Statistique Canada.Selon Sherry Cooper, analyste chez Nesbitt Burns, cette vente de valeurs mobilières exerce une pres- sion à la baisse sur le dollar canadien: «L’appétit des investisseurs étrangers pour les actifs canadiens a nettement diminué cette année, restreignant l’essor du dollar.» L’émission de 1,4 milliard en nouvelles obligations canadiennes sur les marchés étrangers, en mai, a été le plus faible en près de deux ans.Ce qui a été compensé par l’arrivée à échéance d’un montant identique d’obligations détenues par des étrangers.Quant à l’achat pour 300 millions d’actions de sociétés canadiennes, il suit une vente des mêmes pour 1,7 milliard, les trois mois précédents.Ces achats de mai, largement répartis dans plusieurs pays, ont contribué à une hausse de 6,8 % des actions canadiennes inscrites à l’indice TSE 300.Sur les deux derniers mois écoulés, les prix de ces actions se sont raffermis de 9,1 %, selon les titres formant le TSE 300.Par ailleurs, en mai toujours, les Canadiens ont vendu pour 900 millions d’obligations étrangères, surtout des bons’du Trésor américain, pour une première réduction importante depuis janvier 1995.Projet de gazoduc: TQM est optimiste LE DEVOIR Gazoduc Trans Québec & Maritimes (TQM) a franchi une nouvelle étape dans la réalisation d’un projet de 267 millions susceptible de créer l’équivalent de 420 emplois/an-nées au Québec.«L’appui accordé par la gouverneur du New Hampshire, Jeanne Shaheen, au projet Portland Natural Gas Transmission System (PNGTS) de même que l'émission, le 18 juillet dernier, par l’Agence fédérale américaine de l’énergie (FERC) des autorisations environnementales finales pour la portion de PNGTS entre Portland et Boston sont d’excellents augures pour Gazoduc TQM.PNGTS estime recevoir les autorisations environnementales pour la portion Pittsburg-Portland à l’automne 1997», a souligné TQM.CARRIERES ET PROFESSIONS Adjoint(e) juridique L'Association canadienne de protection médicale est une organisation professionnelle prestigieuse dotée d'une longue tradition d'excellence.Nous offrons à unfej adjoint(e) juridique une belle possibilité de carrière à Ottawa.De concert avec le personnel médial et administratif, vous élaborerez et maintiendrez un système de suivi des causes que vous appliquerez aux dossiers actifs.En outre, vous serez appelé(e) à réviser la correspondance juridique et à assurer le lien avec les abinets d'avocats.Vous participerez à l'analyse des tendances et préparerez des rapports.Titulaire d'un diplôme en assistance juridique décerné par un collège reconnu, vous comptez plusieurs années d'expérience pertinente dans le domaine du contentieux des affaires civiles.Enfin, il vous faut posséder d'excellentes aptitudes pour la communication orale et écrite dans les deux langues officielles.Nous offrons un régime de rémunération concurrentiel auquel s’ajoutent un programme d'aide au déplacement, un centre de conditionnement physique surplace ainsi que des conditions de travail de première classe.Lespersonnes Intéressées sont priées defaire parvenir leur curriculum vitce d'ici le8 août 1997 au ft I/Ammiauoh Directeur des ressources humaines cjuuoiinik Association canadienne de protection médicale C.P.8225, succursale T « ««[«K» Ottawa (Ontario) K1G 3H7 mIoiuu Télécopieur : (613) 725-5133 Au Québec, ce projet de prolongement du réseau de gazoduc, dont la mise en œuvre est prévue pour novembre 1998, prévoit la construction d’un tronçon de 215 km entre Lachenaie et East Hereford, à la frontière du New Hampshire, point d’interconnexion approuvé avec PNGTS.«Au total, une quarantaine de municipalités québécoises seront traversées.Im mise en œuvre du prolongement du gazoduc TQM viendra remplacer l'actuelle ligne Montréal-Portland qui sera reconvertie au transport du pétrole en avril 1998 et assurera, pour les clients américains et québécois, le mqintien de leur approvisionnement», a ajouté TQM, qui rappelle que 94 % de la capacité du gazoduc sur la portion américaine est déjà contractée.Gazoduc TQM évalue que les retombées économiques générées par ces investissements de l’ordre de 267 millions contribueront, notamment, à la création de près de 420 emplois directs/année.Gazoduc TQM est propriété à parts égales de TransCanada Pipelines et de Société en commandite Gaz Métropolitain.La Mutuelle: bénéfice de 92 millions (PC) — La Mutuelle du Canada, la compagnie principale du Groupe La Mutuelle, a enregistré au cours du premier semestre un bénéfice net de 92 millions, par rapport à 86 millions l’an dernier.La Mutuelle annonçait ré- cemment la vente du portefeuille à revenu fixe et la vente éminente du portefeuille d’obligations municipales de TMG Financial Products (TMGFP), sa filiale d’intermédiation financière, à Morgan Guaranty Trust de New York.LES DEVISES ETRANGERES Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,3166 Inde (roupie) 0,0408 Allemagne (mark) 0,7536 Italie (lire) 0,000803 Australie (dollar) 1.0541 Jamaïque (dollar) 0,0436 Barbade (dollar) 0,7072 Japon (yen) 0,01190 Belgique (franc) 0,03738 Mexique (peso) 0,1899 Bermudes (dollar) 1,3996 Pays-Bas (florin) 0,6894 Brésil (real) 1,3149 Portugal (escudo) 0,007781 Caraïbes (dollar) 0,5268 Rép.dominicaine (peso) 0,1009 Chine (renminbi) 0,1726 Royaume-Uni (livre) 2,3139 Espagne (peseta) 0,00929 Russie (rouble) 0,000245 États-Unis (dollar) 1,3821 Singapour (dollar) 0,9592 France (franc) 0,2235 Suisse (franc) 0,9544 Grèce (drachme) 0,005094 Taïwan (dollar) 0,0509 Hong Kong (dollar) 0,1841 Venezuela (bolivar) 0,00288 EN BREF Moins de mises en chantier (PC) — Durant le trimestre achevé le 30 juin, les mises en chantier domiciliaires ont diminué de 6,3 %, a annoncé hier la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL).Ainsi la construction de 145 400 unités a débuté en avril, mai et juin, en baisse sur les 155 200 observés durant le premier trimestre de 1997.Toutefois «la tendance nationale sous-jacente reste à la hausse, même si l’élan a diminué au deuxième trimestre», a souligné Michel Laurence, économiste principal à la SCHL.Au Québec, les chiffres n’ont pratiquement pas bougé alors qu’ils ont reculé en Ontario et ont augmenté en Colombie-Britannique et au Manitoba.Bénéfice accru chez Québécor (Le Devoir) — Imprimeries Québécor a mis un terme à son deuxième trimestre avec des revenus consolidés de 837 millions $ US, en hausse de 12 % sur ceux de 748 millions du trimestre correspondant de 1996.Le bénéfice net a progressé de 7 % pour atteindre 31 millions, contre 29 millions un an plus tôt, ou 27 cents contre 25 cents par action.Pour les six premiers mois, les revenus consolidés ont atteint 1,62 milliard $ US, en hausse de 9 % sur celui de 1,48 milliard du semestre correspondant de 1996.Le bénéfice net est demeuré inchangé entre les deux périodes de comparaison, à 48 miliions ou à 42 cents par action.Résultats records pour Jean Coutu (Le Devoir) — Le Groupe Jean Coutu (PJC) a terminé son exercice financier, clos le 31 mai dernier, avec une hausse de 6 % de son chiffre d’affaires, de 1,6 milliard à 1,7 milliard.Le bénéfice net du groupe s’est élevé à 57 millions, ou à 1,08 $ par action, comparativement à 46,4 millions (88 cents l’action) un an plus tôt.Le président et chef de l’exploitation de l’entreprise, François J.Coutu, a souligné qu’il s’agissait de «la meilleure performance d’ensemble de l’entreprise depuis sa fondation en 1969».Aux Etats-Unis, les résultats du réseau Brooks Pharmacy ont contribué pour 14 cents au bénéfice par action consolidé, contre 3 cents un an plus tôt.Résultats de Cascades (Le Devoir) — Au cours du trimestre clos le 30 juin 1997, Cascades a dégagé un bénéfice net de 19,2 millions, soit 29 cents par action, comparativement à 26,8 millions (44 cents par action) au deuxième trimestre de 1996.Pour les six premiers mois, le bénéfice net s’est chiffré à 22,3 millions (31 cents par action) contre 47,6 millions (77 cents l’action) un an plus tôt.Le chiffre d’affaires est passé de 1,09 milliard à 1,03 milliard entre les deux semestres de comparaison.Lourde perte chez Domtar (Le Devoir) — üi baisse des prix du papier a continué à peser lourd dans les résultats de Domtar.Le spécialiste québécois du papier fin a terminé son deuxième trimestre avec une perte nette de 10 millions, ou de 7 cents par action, comparativement à un bénéfice net de 72 millions (55 cents l'action) du trimestre correspondant de 1996.Les ventes nettes se sont chiffrées à 482 millions, comparativement à 493 millions.U perte nette de Domtar au premier semestre a totalisé 22 millions (15 cents par action), par rapport à un bénéfice net de 93 millions (69 cents l'action) au semestre correspondant de 1996.Les ventes nettes se sont chiffrées à 929 millions, en baisse de 6 % sur un an.LES INDICES Montréal Toronto New York XXM TSE-300 Dow Jones + 4,37 3429,36 + 19,99 6785,15 + 28,56 8116,92 dollar canadien or 323,30 SUS + 0,04 72,35 CUS t 410 L K I) E V ü I II , I, E V H N I) Il E I) I 2 .1 .1 II I I, I.E T I !» !) 7 COUP D’ŒIL BOURSIER, NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours - 7500.00 - 7000.00 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours .750.00 - 6500.00 - 6000.00 COMMUNICATIONS TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 2000.00 11000.00 DETAILS TOR.(X-MR TSE) 150 Jours - 6000.00 -5500.00 - 5000.00 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) 150 Jours - 5250.00 - 5000.00 4750.00 24 Jui 5447.01 [ Jan 150 Jours 750.00 4500.00 -4250.00 rVW II! VILLE la »| TOWN OF MONT-ROYAL MOUNT ROYAL AVIS PUBLICS ASSEMBLÉE PUBUQUE DE CONSULTATION MODIFICATION AU PLAN D'URBANISME DE VILLE MONT-ROYAL (PROJET DE REGLEMENT N* 1304-6) (PROJET RÉSIDENTIEL MARCONI) AVIS PUBUC est donné aux PERSONNES INTÉRESSÉES qu'à sa séance générale tenue le 21 juillet 1997.le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté le PROJET DE RÉGLEMENT N' 1304-6 modifiant le Règlement n' 1304 adoptant le plan d'urbanisme de Ville Mont-Royal en ce qui a trait aux affectations et aux densités d'occupation du sol du territoire borné par l'avenue Trenton, le chemin Aberdare, l'avenue Brookfield, le chemin Clyde et l'avenue Dresden; QUE l'objet du projet de règlement n" 1304-6 est le suivant 1.l'agrandissement du secteur d'affectation 814-1 à même une partie du secteur d'affectation B14-2; 2.l'annulation du secteur 814-2 créé par le règlement 1304-4.3.l'agrandissement du secteur d'affectation 901-1 à même une partie du secteur d'affectation 812 et une partie du secteur d'affectation 901.QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme IL.R.Q.chapitre A-191) le maire expliquera le contenu du projet de règlement n' 1304-6 ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s'exprimer é ce sujet à une ASSEMBLÉE PUBUQUE DE CONSULTATION le lundi 11 août 1997 a 19 h é l'hOtel de ville.90.avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal, pour laquelle un préavis de quinze (15) jours francs est donné par la présente; QUE les personnes intéressées peuvent consulter ledit projet de règlement durant les heures d'ouverture, au bureau de la greffière.90.avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal.?ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION MODIFICATION AU RÈGLEMENT DE ZONAGE N'1310 (PROJET DE RÈGLEMENT N* 1310-44) (PROJET RÉSIDENTIEL MARCONI) AVIS PUBUC est donné aux PERSONNES INTÉRESSÉES qu’a sa séance générale tenue le 21 juillet 1997.le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté le PROJET DE REGLEMENT N' 1310-44 modifiant le Règlement de zonage n' 1310 par la suppression de la zone H-746 et de ses dispositions particulières: QUE l'objet du projet de règlement n' 1310-44 est de 1- annuler la zone H-746.2- agrandir la zone H-747, 3- agrandir la zone H-745, le périmètre des trois zones visées étant décrit comme suit; ZONES H-745.H-746 ET H-747 : Au nord : par l'avenue Brookfield et l'avenue Trenton, par le chemin Abetdaie et l'avenue Clyde; Au «ud : par l’avenue Dresden; par les limites de Vile Mont-Royal et de la ville de Montréal.QUE ce projet contient des dispositions propres a un règlement susceptible d'approbation référendaire; QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L R Q chapitre A-191) le maire expliquera le contenu du projet de règlement n-1310-44 ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s'exprimer é ce sujet à une ASSEMBLEE PUBUQUE DE CONSULTATION le lundi 11 août 1997 é 19 h àl'hétel de ville.90.avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal, pour laquelle un préavis de sept 17) jours francs est donné par la présente, QUE les personnes intéressées peuvent consulter ledit projet de règlement durant les heures d'ouverture, au bureau de la greffière.90, avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal.?ASSEMBLÉE PUBUQUE DE CONSULTATION MODIFICATION AUX PLANS D'IMPLANTATION ET D'INTEGRATION ARCHITECTURALE (PROJET DE RÈGLEMENT N' 1317-3) (PROJET RÉSIDENTIEL MARCONI) AVIS PUBLIC est donné aux PERSONNES INTÉRESSÉES qu'à sa séance générale tenue le 21 juillet 1997, le conseil municipal de Vile Mont-Royal a adopté le PROJET DE RÈGLEMENT N' 1317-3 modifiant le Règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale n‘ 1317 de façon à 3nnulcr la zone H-746 et ses critères particuliers.QUE l’objet du projet de règlement n' 1317-3 est de changer l'usage d'habitation forte densité a habitation moyenne densité sut le site du projet résidentiel Marconi; QUE ce projet vise les zones H-745.H-746 et H-747 dont le périmètre se décrit comme suit : ZONES H-745.H-746 ET H-747 : Au nord : par l’avenue Brookfield et l'avenue Trenton.A l'aât : par le chemin Aberdare et l'avenue Clyde; Au «ud : par l'avenue Dresden, A l'ouest : par les limites de Ville Mont-Royal et de la ville de Montréal.QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme IL.R.Q.chapitre A-191) le maire expliquera le contenu du projet de règlement n' 1317-3 ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s'exprimer a ce sujet à une ASSEMBLÉE PUBUQUE DE CONSULTATION le lundi 11 août 1997 à 19 h ai'hôtel de ville.90.avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal, pour laquelle un préavis de sept 17) jours francs est donné par la présente; QUE les personnes intéressées peuvent consulter ledit projet de règlement durant les heures d'ouverture, au bureau de la greffière, 90.avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal ?ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR DU REGLEMENT N’ 1335-3 (PRÉVENTION INCENDIE) AVIS PUBLIC est donné aux PERSONNES INTÉRESSÉES qu'à sa séance ordinaire tenue le 21 |uillet 1997 le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté le Règlement N' 1335-3 modifiant le Règlement n' 1335 sur la prévention incendie en ce qui a trait à certains codes nationaux et définitions; QUE les personnes intéressées peuvent consulter ce règlement durant les heures d’ouverture, nu bureau de la greffière.90.avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal; QUE le règlement n' 1335-3 entre en vigueur à la date de publication de cet avis le 25 juillet 1997 ?Donnés é Ville Mont-Royal le 25 juillet 1997 Le grelltére.C.Joséo Katz, o miycMC _______________ PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours rx* h a* W; - 7000.00 6500.00 TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) 150 Jours VL lllllllll.lll.LimIiIiI.i.I.hiimlCiIIi - 7500.00 7000.00 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 11000.00 10000.00 - 9000.00 rV.y VlT, V S* illllllllllillllllllllllllllllllllllu PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours 7000.00 6750.00 6500.00 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours [ Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jui 5750.00 5500.00 5250.00 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 150 Jours IMMOBILIER TOR.(X-RC TSE) 'TP A ii.ii.iiiii.,,iji.i.1.«.I.ni.,.i.24 Jui .Il,, il .2444.11 - 2500.00 - 2400.00 -2300.00 PRODUITS CONSOMMATION (X-CP TSE) 150 Jours Mfi fV A A A J y [ Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jui DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mercredi le 20 août 1997 à 19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 http://www.decisionplus.com BOURSE DE MONTREAL XXMJndice du marché XCB:Bancaire XCO:Hydrocarbures XCM:Mines et métaux XCF:Produits forestiers XCLBien d'Équipement XCLLServices publics 20911 3429.36 5370 2965 7064 1363 7620 3714 5561.64 2586.35 3051.89 3164.48 3706.38 3174.97 +4.37 -45.07 + 17.88 +3.68 +13.27 +56.39 -17.23 0.1 -0.8 0.7 0.1 0.4 1.5 -0.5 BOURSE DE TORONTO TSE 35 22798 363.72 +0.22 0.1 TSE 100 36669 410.76 +1.16 0.3 TSE 200 25069 413.03 +1.41 0.3 TSE 300 61738 6785.15 +19.99 0.3 Institutions financières 6619 7401.03 -43.09 -0.6 Mines et métaux 4485 5279.61 +26.88 0.5 Pétrolières 8920 6802.89 +29.37 0.4 Industrielles 12175 4921.34 +35.58 0.7 Aurifères 8133 8107.36 -6.05 -0.1 Pâtes et papiers 4369 5447.01 +41.65 0.8 Consommation 3012 10534.23 +61.65 0.6 Immobilières 1179 2444.11 +2.38 0.1 Transport 5538 8360.91 +123.12 1.5 Pipelines 514 5771.54 -7.87 -0.1 Services publics 3436 5598.55 -27.93 -0.5 Communications 1049 12245.93 +153.93 1.3 Ventes au détail 1308 5983.69 +20.80 0.3 Sociétés de gestion 995 9463.29 +200.06 2.2 BOURSE DE VANCOUVER Indice général +1.02 0-1 MARCHE AMERICAIN 30 Industrielles 57602 8116.92 +28.56 0.4 20 Transports 6023 2898.89 -8.90 -0.3 15 Services publics 8148 231.63 +0.66 0.3 65 Dow Jones Composé 71774 2491.47 +3.86 0.2 Composite NYSE * 487.31 +1.80 0.4 Indice AMEX * 831.83 +2.53 o.a S&P 500 * 936.59 + 10.83 1.2 NASDAQ * 1569.13 +1.48 0.1 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haul Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (U00) (S) (S) ($) (S) (%) AIR CANADA 2575 12.00 11.60 11.90 +0.35 3.0 REPAP ENTR INC 2365 0.29 0.25 0.29 +0.03 11.3 BCE INC 2130 42.30 41.60 41.75 -0.35 •0.8 CAE INC 2076 11.55 11.30 11.55 +0.25 2.2 BARRICK GOLD CP 1718 31.00 29.85 30.20 -0.30 -1.0 ELAN ENERGY INC 1445 8.40 8.25 8.25 - i METHANEX CP 1428 13.40 12.75 13.10 +0.30 23 PLACER DOME INC 1424 23.10 22.10 22.40 -0.25 -1.1 CDN IMPERIAL BK 1340 39.70 38.10 38.95 -0.75 -1.9 TOR BK 1295 45.00 44.35 44.35 -0.40 -0.9 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haul Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (%) MOORE CP LTD 1277 28.20 27.90 28.10 -0.20 -Q.1 REPAP ENTR INC 762 0.29 0.26 0.28 +0.03 12.0 METHANEX CP 707 13.25 12.80 13.25 +0.35 2.7 AIR CANADA 644 12.00 11.60 11.85 +0.25 2.2 MANITOBA IR 577 9.90 9.70 9.80 +0.15 1.0 CAE INC 561 11.55 11.30 11.50 +0.25 2.2 MANITOBA TELECOM 499 15.95 15.70 15.90 +0.20 1.3 BIOCHEM PHARMA 467 40.50 38.00 40 50 +2.90 7.7 BOMBARDIER INC B 424 32.10 31.70 32.00 - - CAMBRIDGE 356 13.75 13.50 13.75 +0.25 1.9 Téléphone: 985-3344 \ \ j P U B L I C S Télécopieur: 985-3340 COMMISSION SCOLAIRE DES CASCADES-L’ACHIGAN APPEL D’OFFRES PROJET : RÉFECTION DES TOITURES (Phase III) École secondaire des Chutes 3144,18* avenue, Rawdon (Québec) JOK 1S0 PROPRIÉTAIRE : COMMISSION SCOLAIRE DES CASCADEâ-L’ACHIGAN 3461, rue Queen, Rawdon (Québec) JOK 1 SO (514)834-2591 ARCHITECTE : YVON MARCHAND, architecte 354, rue Papineau, Joliette (Québec) J6E 2K9 (514) 759-0741 OBTENTION DES DOCUMENTS Au bureau de l’architecte à partir du 28 juillet 1997.Aucun document ne sera envoyé par la poste ou courrier privé.DÉPÔT POUR RECEVOIR LES DOCUMENTS Cinquante dollars (50 $), non remboursable, à l’ordre de la Commission scolaire des Cascades-l’Achigan.CAUTIONNEMENT DE SOUMISSION Chèque visé ou cautionnement au montant de 10 000 $, valide pour quarante-cinq (45) jours.RÉCEPTION ET OUVERTURE DES SOUMISSIONS Le 11 août 1997, à 15 h, à l’adresse du propriétaire cl-dessus mentionnée.Cet appel d’offres représente un abrégé des textes d’appels d’offres officiels inclus aux documents remis aux soumissionnaires.Le propriétaire ne s’engage à accepter aucune des soumissions reçues.Donnée à Rawdon, ce 7 Juillet 1997 Johanne Paradis Directrice générale PROVINCE DE QUEBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu’on recevra à l’hôtel de ville, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: No 7695 Travaux de correction de drainage au parc Masson, de réfection du terrain de stationnement à l'aréna Lucerne et des terrains de tennis au parc St-Édouard, d'éclairage et d'installation d'appareils à jeux aux parcs des Saules et Fontainebleau, de modification de l'aire de jeux aux parcs de Montceau et des Terrasses ainsi que différents travaux d'aménagement dans différents parcs (règlement numéro L-9479) Seules les soumissions identifiées clairement sur l’enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1 Place du Souvenir, Chornedey, Ville de Laval, avant la 11e heure du mardi 12 août 1997 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de môme que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'ingénierie, 3 Place Laval, bureau 300, Chornedey, Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement entre 8:15 à 12 heures (midi), et ce, moyennant un dépôt de 60.00 $ non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 25 juillet 1997 Me Guy Collard, greffier ,-4i CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR DU QUÉBEC.NO: 505-61-006722-946.VILLE DE LONGUEUIL, Partie demanderesse -C- DINO DI TOMASSO.Partie défenderesse.Est par la présente donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en celte cause seront vendus au: 3575, MARIAN.LAVAL DIT DISTRICT, à 10h30 heure le 4 août 1997, à Savoir: 1 Écran géant Zenith 46 po.et acc.; 1 ampli funer JVC et acc.; 1 dise lazer Sony et acc.; 1 vidéo VHS Sony et acc.; 2 haut-parleurs Kenwood et acc.Lesquels effets seront vendus POUR ARGENT COMPTANT ou au plus'offrant el dernier enchérisseur.Donné à Laval, ce 27 juin 1997, ÉRIC LATRAVERSE.huissier de Justice.LATRAVERSE ET ASS., HUISSIERS, 1717, St-Martin Ouest, suite 235, Laval, Québec, H7S 1N2.Tél: (514) 978-8869.Fax: (514) 978-9013 AVIS: SUCCESSION NINAAMY LEVY HARDMAN AVIS est donné que l'inventaire des biens de la succession de NINA AMY LEVY HARDMAN, du 4413, RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : 9028-6972 QUÉBEC INC., 1060 Si-Bemard, Si-Hyacinthe, Québec J2T 1E1 et faisant affaires sous la raison sociale de : « Yvon-O-Show» au 1979 St-Césaire, Marieville, Québec J3M 1G4.Avis est par les présentes donné que 9028-6972 Québec Inc.ayant déposé une cession le 17ejourdcjuillet I997,etquela première assemblée des créanciers sera tenue le 6‘ jour d’août 1997 à 9 h 30 au bureau du syndic, 1050, boul.Casavant Ouest, bureau 2001, dans la ville de St-Hyacinthe, dans la province de Québec.ST-HYACINTHE, ce 22'jour de juillet 1997.Raymond, Chabot Inc.syndic Louis Langevin, CA.Responsable de l'actif 1050, boul Casavant Ouest Bureau 2001 St-Hyacinthc (Québec) J2S 8B9 Tél : (514) 774-4300 (MU) 467-6092 l.es maladies cardioeascnlaires el les accidents easculaircs cérébraux causent chaque année .7 des décès an pays."fionnez.IH00:>(ir#563 ou (.11 1) S71-1331 Montclair, Montréal, Québec H4B 2J4, a été clos devant le notaire Paule Mackay.le 18 juin 1997, sous le numéro 18674 de ses minutes.L’inventaire peut être consulté à son élude au 4950, rue de Verdun, Verdun, Québec H4G 1N3 par les intéressés conformément à l’article 795 du Code civil.Le 21 juillet 1997 PAULE MACKAY, NOTAIRE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-17-001415-978 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT CAISSE D’ECONOMIE DES POLICIERS ET POLICIERES DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE MONTREAL Partie demanderesse -c- RICHARD SAGALA, SNJEZANA GAZZARI, 2847-9228 QUEBEC INC.et 2842-1733 QUEBEC INC.Parties défenderesses ASSIGNATION ORDRE est donné à SNJEZANA GAZZARI, de comparailre au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la présente déclaration, avis à la partie défenderesse, liste de pièces el pièces a été remise au greffe à l’intention de SNJEZANA GAZZARI.Lieu: Montréal Date: 23 juillet 1997 RITACADIEUX, G.A.Greffier adjoint.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-017978-977 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT DANIEL PERREAULT Partie requérante -c- MARIE-JOSEE VALLIERES Partie intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à MARIE-JOSEE VALLIERES.de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice, 1111 Jacques-Cartier, à Longueuil, dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l’intention de MARIE-JOSEE VALLIERES.Longueuil, le 21 juillet 1997 GREFFIER ADJOINT.AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax 985-3340 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporation 9000-1702 QUEBEC INC.ayant son siège social au 5158, Boul.Henri-Bourassa est, Montréal.Québec H1G 2S6 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 13 août 1997 à 10 h, sera saisi des demandes d’autorisation suivantes pour exercer un usage conditionnel, selon les dispositions du Règlement d’urbanisme (R.R.V.M., c.U-1 ); Propriété sise au 250, rue Beaubien Ouest.L’autorisation permettrait l’implantation de l’usage «entreposage et concassage de béton récupéré» sur le terrain situé à l’adresse précitée.(96 0070088) Propriété sise au 9280, boulevard de l’Acadie.L’autorisation permettrait l’exercice de l’usage conditionnel «stationnement extérieur» en façade du bâtiment mentionné plus haut.(97 0025100) Propriété sise au 5165, chemin Queen-Mary.L'autorisation permettrait l’exercice de l’usage conditionnel «salle d’exposition» au 4' étage de cet édifice.(97 0033211) Propriété sise au 645, rue Wellington.L’autorisation permettrait l’exercice de l’usage conditionnel «atelier d’assemblage de meubles» au sous-sol de ce bâtiment.(97 0042198) Propriété sise au 5500, rue Hochelaga.L'autorisation permettrait d'ajouter l'usage «débit de boissons alcooliques» dans le local de cet immeuble, actuellement occupé par le Bingo Hochelaga et un restaurant.(97 0054162) Propriété sise au 6971, rue Saint-Denis.L'autorisation permettrait l'implantation de l'usage «école d'enseignement spécialisé» au 2’ et au 3' étages de cet immeuble.(97 0057064) Propriété formée du lot Ptie 96 du cadastre officiel de la Cité de Montréal (quartier Saint-Louis), située à l'intersection nord-est de l'avenue Viger et de la rue Saint-Dominique.L’autorisation permettrait l'implantation d’une enseigne publicitaire sur cet emplacement.(97 0057868) Conformément à ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes doit le faire par écrit au plus tard le 4 août 1997, à l’attention du greffier, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-005, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 25 juillet 1997 Le greffier, Léon Laberge de se dissoudre et.à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la préserve déclaration requise par les dispositions de l’article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés el des personnes morales.Montréal, ce 23 juillet 1997 Merci de votre p’tit coup de cœur.Au exur de lu solution 1 Pour Vamour de la vie ! m ASSOCIATION ^ J DIABÈTE MJ QUÉBEC et ses associations affiliées Soigner c'est bien, prévenir c'est mieux ! Renseignements et dons ; (514)259*3422 1*800*361*3504 0002010300010130000200260001 45 02005302020202010000020000020001040063 ^3767519 I, E I) E V OIK, 1.E V E N D It EDI 2 5 J I! 1 1, L E T I il !l 7 A 8 EDITORIAL Le politique et l’an 2000 François Brou s se au «Y a-t-il fatalité de la mort du politique?» nous demandions-nous lundi dans cette page.La réponse est: certes non, il ne faut pas! Au Canada et au Québec par exemple, l’éloignement progressif de la crise des dépenses publiques devrait stimuler, dans les années à venir, une nouvelle réflexion sur l’État, sur la nation, sur le volontarisme économique et politique de l’an 2000.E n cette fin de siècle marquée par la mondialisation, par le dégraissage et la rhétorique antipolitique, peut-être est-on paradoxalement sur le point de redécouvrir les vertus de l’Etat et de l’interventionnisme.Redimensionner l’Etat, le ramener à des dimensions plus réalistes, plus efficaces, cela ne veut pas dire l’abolir.Tout au contraire.Le Marché n’est pas synonyme de Vérité ou de Raison.Certains secteurs de l’activité humaine peuvent, et doivent, échapper à ses mécanismes.L’économie et le profit ne peuvent être le seul critère d’appréciation en toute chose.L’appauvrissement, comme on le voit aujourd’hui, ce n’est pas qu’un phénomène matériel.C’est aussi, et peut-être surtout, un phénomène culturel.La mort de l’Utopie était peut-être nécessaire et salutaire, après les immenses dérives du siècle (nazisme, communisme).Mais c’est également, sur un autre registre, une catastrophe de l’univers mental, génératrice de cynisme, de fatalisme et même de désespoir.Il faut donc réinventer des projections dans l’avenir, qui soient à la fois crédibles et porteuses.Des projections politiques.Il est sans doute un peu simpliste d’associer nécessairement le capitalisme à la mondialisation.Jadis, la mondialisation fut prônée par.nul autre qu’un Lénine en mal d’exportation de sa Révolution — une ligne politique qu’il abandonna, il est vrai, assez vite après 1917.Et aujourd’hui, la mort toute récente d’un Jimmy Goldsmith, capitaliste franco-britannique de choc qui combattit l’Europe Communautaire jusqu’à son dernier souffle, nous rappelle que nationalisme antimondialiste et ultralibéralisme peuvent aussi faire bon ménage.On note le rétrécissement de la planète sous les effets combinés des télécommunications et de l’augmentation géométrique des échanges de biens et surtout de services.Mais ce rétrécissement ne signifie pas ipso facto l’abolition du local, du communautaire, des liens autres qu’économiques.Certains font observer, en Europe et particulièrement en France, que les deux lieux traditionnels de pouvoir et de légitimité que sont la Commune (la municipalité) et la Nation, se font progressivement siphonner, vider de leur contenu par deux nouvelles entités conquérantes: le Continent, l’Europe communautaire, ainsi que les grandes régions économiques infranationales.Certains le constatent pour s’en réjouir; d’autres — comme ce cher Philippe Séguin, fier gaulliste et défenseur de la mémoire du Général — pour le déplorer et le décrier.La nation, tout comme la gauche en général, sont effectivement aujourd’hui sur la défensive, relativement démunies et dépourvues, devant un monstre supposé qui, pourtant, a lui aussi une dimension imaginaire, «projetée» par l’idéologie dominante.Car l’un des problèmes de ceux qui cherchent aujourd’hui à faire «autrement», à défendre la nation, l’autonomie du politique ou encore un certain pou- Nous sommes peut-être à la veille d’une réinvention du rôle de l’État.voir économique de l’État, c’est justement cette attitude frileuse, purement défensive.Une attitude qui inspire par exemple aux syndicats des slogans du genre «Ne touchez pas à ma retraite», ou «37 heures payées 32».Mais cette stratégie de «défense immobiliste des acquis» ne peut en définitive qu’être fatale à ceux qui l’empruntent.La «force de l’évidence», c’est d’abord un phénomène idéologique de suggestion.Quand on dit «Il n’y a que cette idée qui est la bonne» (le marché, le «tout-économique», la mondialisation), au détriment de toutes les autres, et qu’on le dit assez fort, ladite idée devient effectivement Vérité.sans qu’il n’y ait pour autant de vraie démonstration à la clé.Dans son ouvrage Deux Siècles de rhétorique réactionnaire, le sociologue américain Albert O.Hirschmann analysait le discours de la droite qui a toujours, selon lui, carburé à l’argument de Y «inanité» et des «effets pervers» des politiques de gauche.Mais aujourd’hui, ce sens de l’inutilité de toute résistance, de l’inanité et des effets pervers d’une politique volontariste contre la prétendue fatalité économique, est tellement passé dans le domaine des idées reçues, qu’on ne pense même plus à le remettre en cause.11 y a un autre problème: la force des États-Unis dans le monde, qui est tout autant un phénomène subjectif qu’objectif.Certes, en alignant certains chiffres comme le nombre de tanks, d’avions, le PIB, le taux de chômage (5 % officiellement — un chiffre toutefois sujet à caution), on trouve une puissance «objective», la première à maints égards sans doute.Mais combien de «subjectif» y a-t-il aussi dans l’aventure américaine! Et tout d’abord cette fqrmi-dable confiance en soi, cet optimisme que les États-Unis projettent parfois avec une arrogance souveraine et infantile.Mais la subjectivité, c’est aussi de trop «marcher» dans la propagande du plus fort, de se laisser intimider, aveugler, et d’en perdre ultimement son estime de soi.Comme Pascal Boniface l’écrivait dans ces pages le 9 juillet, les Américains ne sont pas stratégiquement aussi forts qu’on ne le croit généralement; ils ont même peur à certains égards — lorsqu’il s’agit par exemple d’envoyer eux-mêmes des troupes à l’étranger.Ét ils en sont rendus à mener des guerres par procuration, voire payées par les autres! Ensuite, le modèle américain ne fait pas totalement — loin de là! — l’économie de l’État ou de la Nation.En matière réglementaire, en matière répressive, l’État américain est davantage présent qu’il ne l’a été dans presque toute son histoire.Les 15 dernières années l’ont vu dépenser plus que jamais auparavant.Quant au nationalisme américain, il se coule certes dans la mondialisation, mais il n’en est pas moins aveuglant! Quand, au Saguenay, à Chambly, en Floride ou en Pologne, les éléments se déchaînent, vers quel recours se porte-t-on spontanément?Vers les pouvoirs publics, vers la municipalité, vers l’État.Vers le politique.Et c’est normal! Et c’est bien! Mais au delà de ses fonctions traditionnelles, le politique ne doit pas disparaître: il doit se réinventer.Affaire à suivre.LETT -?- R E S Vive le libre-échange?Je suis toujours impressionné par la gymnastique «intellectuelle» des économistes et de leurs laquais quand vient le temps d’analyser les bouleversements et changements de notre merveilleux système économique.J’ai donc été gâté le samedi 12 juillet dernier par la section économique du Devoir.Après avoir pris connaissance du haut-le-cœur du journal Le Monde (qui fut autrefois un grand journal) face aux timides mesures du gouvernement socialiste français pour mettre un peu de baume sur les plaies à vif des estropiés du capitalisme hexagonal, par l’augmentation du SMIC et des allocations de rentrée scolaire («Rendormez Keynes!»), ce fut moi qui eus la nausée en lisant Gérard Bé-rubé («Vive le libre-échange!»).On jubile, entre autres chez Desjardins.Pensez-y: bond de 37 % des échanges commerciaux avec les States depuis que le Mexique fait partie de la famille.Et l’emploi, lui, le bond, il est de combien?Ben, hum, y en a pas.Plutôt une perte de «8 % dans les secteurs concernés».Mais attention, ailleurs dans les secteurs non concernés (sic et resic), la perte fut de 15 %.Le libre-échange n’a servi qu’à créer un fantastique highway, une autoroute sans contrôle routier, sans poste de péage, où le capital circule sans entrave, laissant sur le pavé travailleurs canadiens et américains (le taux de chômage officiel américain relevant plus de Im Ftite Vie que de la réalité) et paysans mexicains (Chiapas, maquiladora).Le tout enrobé et vendu au peuple par une fantastique machine à propagande, qui n’a qu’à se pencher pour ramasser les haut-parleurs dociles qui tapissent les murs de nos médias d’informations.Je pense et rigole (jaune) quand je me rappelle l’honorable Brian Mulro-ney jurant sur la tête de sa mère que le libre-échange (ALE, 1989) n’affecterait en rien les programmes sociaux.L’encre de ce torchon n’était pas encore sèche que l’assurance-chômage recevait son premier coup de hache.Le 11 novembre 1990, projet de loi C-21, le gouvernement, entre autres horreurs, se retire du financement de l’as-surance-chômage.Rien de moins.Depuis, toute l’histoire des accords commerciaux suit en parallèle celle du massacre des programmes sociaux.Tous pays confondus.Quand ce n’est pas les tanks qui font du tourisme au Chiapas.Mais cela, à côté de l’indice Dow Jones et du bonheur d’une économiste dont l’employeur fout 5000 personnes dans la rue, est-ce vraiment économiquement correct de s’en soucier?Martin Richard Montréal, 14 juillet 1997 Le FUM et la Guilde des musiciens J’ai appris par un reportage au Téléjournal de RadiœCanada qu’une dizaine de spectacles du Festival international de jazz de Montréal avaient été annulés faute d’une entente entre ce dernier et la Guilde des musiciens du Québec.Je considère cette situation tout à fait déplorable.Je ne suis pas familier avec les détails de cette mésentente mais je souhaite ardemment que la situation soit corrigée pour les prochaines éditions.Le FIJM est de toute évidence l’événement musical annuel à Montréal.En plus de faire travailler beaucoup de musiciens, il remplit un mandat très important: celui de faire découvrir à une très grande masse de gens une musique qui leur serait autrement inaccessible et qui s’étend bien au delà des frontières du jazz.Par son envergure qu’il a gagnée au fil des ans, le Festival procure à toutes ces musiques une énorme visibilité.Cette visibilité et les retombées qu’elle procure par cette mégafête de la musique, profitent à tous les musiciens, jouant ou non du jazz, et ouvrent un marché auprès d’un nouveau public difficile à rejoindre en dehors de cet événement Ce malheureux incident a fait très mauvaise presse à la Guilde des musiciens du Québec.Les Nouvelles TVA ainsi que Le Grand Journal de TQS l’ont souligné à gros traits.Le Devoir et Im Presse en ont fait mention.Plutôt que de nuire à cet événement, j’attends de ma Guilde qu'elle fasse l’impossible pour que le Festival international de jazz de Montréal puisse continuer à faire rayonner ces musiques, à ouvrir encore plus d’oreilles et q toucher encore plus de gens.A mon avis, en ce qui concerne la notion de permis de travail, je vous inviterais fortement à examiner le fonctionnement de l’Union des artistes qui, depuis bien des années, accorde des permis de travail temporaires à des non-membres, sans pour autant les faire bénéficier des avantages dont les membres jouissent Pour en revenir au FIJM, je suis convaincu qu’en fin de compte, les musiciens membres de la Guilde profitent du rayonnement du Festival; ils sont engagés pour d’autres spectacles hors festival, enregistrent des albums et travaillent sur des projets qui ont été, d’une manière ou d’une autre, portés par l’engouement du Festival.Les retombées sont incalculables.Plus les gens aimeront la musique, plus les musiciens en sortiront gagnants.Jean-François Léger Compositeur Montréal, 14 juillet 1997 ?ÊÉAim S i AAptÇ— s REPRISE Jérusalem, ville d’amour et d’affrontement R evenir à Jérusalem est une plongée dans le temps.Non pas un retour au passé mais un constant rappel que le moment présent ne se résume pas dans l’instantané, ne se réduit pas au passage, mais dresse un pont entre les événements d’aujourd’hui et ceux des siècles passés.L’archéologie ne transforme pas cette ville en musée mais donne au présent une intensité telle qu’on a du mal à distinguer entre le complexe et le confus.Cela faisait longtemps que je souhaitais passer quelques jours au Mishke-not sha’ananim, ces résidences paisibles où depuis des décennies, des écrivains, des artistes et des universitaires ont l’occasion et la chance, tout en habitant au cœur de la ville, de se trouver à distance, dans un endroit propice à la réflexion.Lieu d’une rare beauté! Devant ma fenêtre s’étendent les collines de Jérusalem et les murs de la vieille ville.Entourées de jardins fleuris, ces résidences sont les premières constructions faites au début du siècle par des Juifs, hors des murs de la ville, grâce à la vision et à la générosité d'un Juif britannique, le philanthrope et homme d’action Moses Montefiore.Ici, on n’a point besoin de partir à la quête de l’histoire, elle est omniprésente et si puissante qu’elle peut sembler parfois encombrante, sinon oppressive.Maintes fois condamnée à la destruction, cette cité fut un terrain fertile en conflits et en affrontements sanglants; les monothéismes n’ont cessé de s’y agglomérer, cherchant chacun la voie de la paix qui ne fut pas toujours celle de l’entente.On relit les textes divers, qui prônent l’amour et la fraternité, et puis on tombe sur les écrits des interprètes et les commentateurs qui, souvent, les utilisent à des fins d’une politique à courte vue.Ce matin, j’ai rendez-vous avec l’amitié.Haïm Gouri vient me chercher pour m’emmener en promenade dans la vieille ville.Cela fait longtemps que je lis et admire sa poésie.Son ouvrage La Cage de verre, consacré à ses observations, au jour le jour, au procès Eich-mann, m’avait fortement ému et je lui Na 'im K a 11 a n avais consacré, à sa parution, un article dans Le Devoir.Èn 1948, à l’orée de l’indépendance d’Israël, Gouri fut l’un des premiers parachutistes de la Hagana, les forces de défense du pays.Je l’ai connu quand il fut invité, voici une vingtaine d’années, à la Rencontre québécoise internationale des écrivains.Il est revenu à Montréal, il y a trois ans, au Salon du livre.Il garde un souvenir affectueux de notre ville et nous avons évoqué, dans l’émotion, la mémoire de notre ami commun Gaston Miron.C’est la première fois que Gouri me montre sa ville car à mes précédentes visites, il était en voyage.Il est venu me chercher en voiture et nous sommes allés à la vieille ville.Au quartier arabe.Rares sont les Juifs qui s’y aventurent ces jours-ci, mais Gouri a ses habitudes.Tous les matins, il fait une promenade dans les vieilles rues allant de la partie arabe aux quartiers juif et chrétien.Pour lui, Jérusalem est une ville, la sienne, et la promenade quotidienne est indispensable pour sa santé physique et spirituelle.«Je prépare, me dit-il, un recueil de mes poésies complètes qui paraîtra l’année prochaine, celle du cinquantenaire d’Israël et celle de mes 75 ans.» Notre première halte: le restaurant d’Abou Shoukri.Le propriétaire nous accueille chaleureusement et Gouri est content de lui dire que je parle sa langue, l’arabe.«J’ai bien connu son père, m’apprend-il, il était reconnu pour son hoummous, le meilleur en ville.Comme sa réputation dépassait celle de Jérusalem, des concurrents ont eu la mauvaise idée de donner le nom d'Abou Shoukri à leurs établissements.Il leur intenta un procès et j’étais l'un de ses principaux témoins.Le hoummous d'Abou Shoukri est unique et personne n’a le droit d'usurper son nom.Il a eu gain de cause.» Nous longeons les rues et nous apercevons de l’extérieur le musée consacré à la cité du roi David, nous arrêtant devant les étals des fruitiers et des boulangers.«Jérusalem est notre ville commune, me dit Gouri.Certains intellectuels défendent les Arabes mais ne songent pas à les fréquenter.» Les couleurs et les parfums de ces ruelles nous font oublier les conflits et les querelles qui divisent les habitants de cette ville puis, quittant ces dédales, nous nous trouvons à l’extérieur des murs devant le mur de l’Ouest, mieux connu sous l’appellation de Mur des Lamentations.Des hommes et des femmes viennent s’y recueillir séparément.On n’est pas à l’intérieur d’une synagogue mais les orthodoxes cherchent à imposer leur vision à cette ville.Gouri est en faveur de la laïcité.«La Bible est notre livre d’histoire et fait partie de notre cidture et sa lecture est aussi une liberté.» Poète hébraïque, s’exprimant dans la langue antique et quotidienne, il fait l’éloge du texte millénaire, de la musique et du rythme des paroles des prophètes.«Pas un mot de trop; on n’a qu'à lire le texte.Toutyest.» De Ben Gourion à Itshac Rabin,, les fondateurs et les pionniers de l’Etat d’Israël étaient en grande partie des laïcs imbus de l’arrivée massive des Juifs russes, la dernière source d’immigration tend à tarir.Les valeurs du sionisme, cet appel au rassemblement des exilés, tendent à s’émousser et la société de consommation remplace graduellement celle des bâtisseurs.Et comme s’il s’agissait d’une contrepartie, l’influence et la présence politique des Juifs orthodoxes sont de plus en plus grandes.Ils provoquent des résistances.«S’ils songent à donner des exemples de vertu, me dit un professeur d’histoire, personne ne penserait à les en empêcher.Mais imposer les règles de la pratique religieuse à tout un chacun n'est point l’affirmation d'une spiritualité mais celle d’un pouvoir politique.» Ainsi, le rapport entre orthodoxes et laies n’est plus un débat d’idées mais une lutte de pouvoir.«Im culture juive, me dit Gouri, surtout quand on la vit en hébreu, en Israël, comporte une indéniable composante religieuse.Mais toute culture vivante est, par essence et par définition, liberté.» Les journaux d’Israël et d’ailleurs nous rappellent les conflits qui opposent les groupes qui cherchent à traduire leurs convictions en lois.Je rentre à ma résidence paisible, au MishkenoL Les collines s’étendent, à l'infini, comme pour me rappeler qu’en dépit des bruits et des colères, c’est de cette ville que sont partis, au cours des siècles, les messages de paix.A PROPOS -*- .du Nunavut Le territoire du Nunavut, qui s’étend sur près de 2 242 (XX) kilomètres carrés, représentera approximativement 24 % de la superficie totale du Canada, et 69 % de la superficie actuelle des Territoires du Nord-Ouest.Présentement, les Territoires du Nord-Ouest comprennent cinq divisions de recensement (DR): Baffin, Keewatin, Kitikmeot, Inuvik et Fort Smith.Avec seulement certains rajustements des limites, les régions de Baffin, Keewatin etTitikmeot (sauf le hameau de Holman) seront regroupées pour constituer le territoire du Nunavut, tandis que les régions d’Inuvik (y compris Holman) et de Fort Smith feront partie du terri- toire de l’Ouest.Selon Statistique Canada, 24 900 personnes vivaient dans le territoire proposé du Nunavut en 1995.Par ailleurs, environ 40 900 personnes vivent dans le territoire de l’Ouest.La majeure partie de la population du Nunavut vit dans de petits villages et hameaux disséminés sur ce vaste territoire.Iœs plus grands centres sont les villes d’Iqaluit (4300 habitants en 1995) et le hameau de Rankin Inlet (2HX) habitants).En décembre 1995, les résidants du Nunavut ont choisi Iqaluit comme capitale.Cameron W.Stout, Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, printemps 1997.FONDÉ PAR II F N R I LE DEVOIR 0 ü R A S S A LE 0 JANVIER 1910 Directrice LISE BIS S 0 N N K T T E Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAIJX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS T H 0 UIN I) i r c e l e n r do l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THÉRIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DIIBÉ 2050, rue de BI e u ry, D'étage, Montréal (Québec) IIS A S NJ 0.TéI.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.U i) h; V 0 I H .I.K V E N I) K E I) I 2 5 .1 I! I I.I.E T I il!) 7 IDÉES Pour en finir avec le dirigisme linguistique Les tenants de V«aménagement» du français québécois entretiennent la confusion sur la nature de ce projet DIANE LAMONDE Réviseur linguistique, Mme Lamonde a publié le 12 juin dernier un article intitulé «Pour en finir avec le français sacrifié», auquel a répliqué Nadine Vincent le 11 juillet.==========ï| n lisant sa réplique à Emon article («Bon weekend, madame le réviseur*>),j’ai eu le sentiment que Mme Vincent avait mis à peu près autant de soin à éviter la question que j’avais soulevée qu’à tenter de me discréditer.Mme Vincent prétend par exemple que je me suis «amusée à ridiculiser» le Dictionnaire du français Plus.Or je n’ai pas fait un seul commentaire sur la valeur de cet ouvrage, dont j’ai uniquement cité un extrait de l’avant-propos pour illustrer le point de vue des partisans du français québécois sur l’insécurité linguistique.Mme Vincent prétend également que j’ai «dénoncé les outils que les linguistes québécois souhaitent créer» — parce qu’on ne rédige plus des dictionnaires: on crée des outils! —, quand j’ai tout simplement dit que nous n’avions pas besoin de dictionnaires de français québécois pour nous «guider dans le respect de la norme», comme on le prétend dans la proposition de politique linguistique de Louise Beaudoin.Enfin, en critiquant le français dans lequel est écrite cette proposition de politique, j’aurais sciemment cherché à «dénigrer» indistinctement tous les linguistes en les faisant passer tous pour des «incultes».Mme Vincent, décidément, ne s’embarrasse pas de nuances.La méchante élitiste Non contente de me dépeindre sous les traits de la détestable élitiste qui dénigre tout et tous, Mme Vincent dénature complètement le sens de mon article.Je m’y serais plainte, selon elle, de «l’inutilité de promouvoir la qualité de la langue “au pays de La Petite Vie”».Une remarque, d’abord: je n’aurais certainement pas employé l’expression «promouvoir la qualité de la langue» pour la bonne raison que je n’en comprends pas le sens.«Qualité de la langue» a le sens neutre d’état de la langue, il me semble, et je vois mal comment on peut «promouvoir», c’est-à-dire favoriser, encourager l’état d’une langue — qu’on peut par ailleurs indéniablement améliorer.Si je m’attarde à cette expression, c’est qu’on en trouve justement une variante dans le sous-titre de la proposition de politique linguistique dont il était question dans mon article: «Le français, langue commune — Promouvoir l'usage et la qualité du français, langue officielle et langue commune du Québec».Mme Vincent rétorquerait sans doute, comme elle le fait à propos des autres fautes que j’ai signalées, qu’il s’agit là d’une de ces impropriétés «qui relèvent bien davantage de la coquetterie que de la trahison au génie de la langue française».On a les coquetteries qu’on peut Mais revenons au résumé que Mme Vincent fait de mon article: essentiellement, donc, j’aurais dit désespérer qu’on puisse un jour améliorer la qualité de la langue au Québec.Il se trouve que Mme Vincent occulte complètement le fait qu’il était d’abord et avant tout question dans le passage qu’elle cite de l’enseignement du français par les situations de communication — que je ne suis certainement pas seule à dénoncer — et de l’effet pervers qu’a cette méthode dans une société où les situations qui exigent qu’on s’exprime dans une langue correcte sont rarissimes.J’ajoutais que les partisans du français québécois ont trouvé dans cette méthode d’enseignement un moyen commode de fai- ARCH1VES LE DEVOIR La qualité de la langue au pays de La Petite Vie?Dans la perspective de l’autonomie linguistique, le français québécois «de qualité» et le jouai, ou le parler populaire si l’on veut, ne sont pas incompatibles.Le français de qualité et le jouai sont tout simplement deux registres d’une même langue re légitimer par l’institution scolaire «ce qu'il est désormais convenu d’appeler pudiquement le registre familier du français québécois».Mme Vincent ne fait aucune allusion dans sa réplique au fait que j’ai situé ma critique dans l’optique des partisans de l’autonomie linguistique du français québécois, en parlant du «registre familier» de cette langue.Tout se passe en fait comme si elle ignorait la nature exacte du projet d’aménagement du français québécois, contre lequel je mettais en garde la ministre Louise Beaudoin.«Contrairement à ce que pense Mme iMmonde, affirme-t-elle dans une prégnante tautologie, la promotion d’un français québécois de qualité n'a rien à voir avec une approche joualisante de la langue.» Ce que Mme Vincent ne comprend pas — ou feint de ne pas comprendre —, c’est que dans la perspective de l’autonomie linguistique, le français québécois «de qualité» et le jouai, ou le parler populaire si l’on veut, ne sont pas incompatibles: ce sont tout simplement deux registres d’une même langue.Si elle n’avait ainsi éludé l’essentiel de mon article, Mme Vincent n’aurait évidemment pas pu induire les lecteurs en erreur comme elle le fait en leur donnant à penser que le projet des «aménagistes» consiste strictement à adapter des dictionnaires de langue française aux réalités et aux institutions québécoises et à quelques particularismes de notre usage, comme la féminisation.Ce que Mme Vincent se garde bien de dire, c’est qu’à l’exception des féminins en «eure», tout ce qu’elle mentionne, «dénominations propres à la société québécoise», «locutions colorées», et la sacro-sainte féminisation, peut parfaitement être recensé dans des dictionnaires qui respectent la norme française.Une foule d’usages québécois peuvent d’ailleurs également être introduits dans ce type de diction- naire, à condition que la marque qui les accompagne les situe par rapport à la norme française.Or ce que proposent les aménagistes est une entreprise d’un tout autre ordre: il s’agit purement et simplement de mettre fin à l’alignement sur l’usage international et de faire du français parlé au Québec une «variété de français autonome».La réplique de Mme Vincent est en réalité une parfaite illustration de ce dirigisme arrogant et présomptueux qui caractérise trop souvent l’attitude des tenants du français québécois.«Il faut avoir l’esprit bien peu scientifique, déclare notre linguiste, pour osçr défendre une hiérarchisation des variétés de français.» A quoi je lui réplique qu’il faut l’avoir bien peu réaliste pour espérer qu’on viendra un jour à bout des jugements de valeur sur les langues.Tous les sociolinguistes savent que depuis que l’humanité existe, l’homme porte des jugements sur sa langue et sur celle de son voisin — et la femme, sur la sienne et celle de sa voisine! Et ce ne sont pas quelques linguistes québécois qui y changeront quoi que ce soit.Je n’ai donc pas à «défendre» la hiérarchisation des usages, qui se défend fort bien toute seule, comme le montre l’introduction de week-end au Québec, qui témoigne éloquemment du prestige dont jouit le français standard parmi l’élite québécoise.Cette élite ne répugne pas, semble-t-il, à «s'adapter à toutes les fluctuations langagières de la France», n’en déplaise à Mme Vincent Et cela, malgré ce que notre linguiste appelle «les incohérences et les inélégances prônées par le norme française», car le prestige des langues ne repose pas sur leurs qualités propres — je n’apprendrai tout de même pas cela à une linguiste! Nous ne sommes plus au temps de Rivarol, Mme Vincent, et la plupart des gens savent Si le mot n’est pas dans le dictionnaire, c’est comme s’il ne comptait pas vraiment bien que les langues ne sont pas des systèmes parfaitement logiques.C’est pourquoi les partisans du français québécois perdent leur temps en essayant de saper le prestige de l’usage français avec des arguments de ce genre.De même que Mme Vincent s’égare en cherchant à fonder la légitimité du français québécois sù'r la «logique» de l’usage |x>pulaire — que les ltù cuteurs sauraient infailliblement retrouver quand, évitant de céder à «l’émotivité élitiste», ils se laissent guider par leur «instinct linguistique».Et dire qu’on me reproche de n’avoir pas l’esprit scientifique! L’argument historique, auquel recourt Mme Vincent pour justifier l’emploi d’autobus au féminin, n’est guère plus convaincant: il n’y aurait pas faute, mais archaïsme.C’est un point de vue.L’ennui.ést que nous sommes à la veille du XXI' siècle et qu’à en juger d’après la langue de notre élite, il semble bien que les Québécois ont fait le choix de parler français moderne — pour l’essentiel à tout le moins.Totalitarisme Mme Vincent me reproche encore de «conspuer» l’emploi de coconut, quand je ne fais que déplorer qu’après trente ans de scolarisation obligatoire, tant de mots qui sont dévalués socialement persistent dans l’usage.Que coconut soit un mot désapprouvé par les Québécois, la meilleure preuve en est que les auteurs du Dictionnaire québécois d'aujourd’hui n’ont même pas osé l’introduire dans leur dictionnaire, censé pourtant illustrer pleinement notre langue.Cela, d’ailleurs, Mme Vincent elle-même me l’apprend: «Mais en quoi cet anglicisme est-il représentatif du français québécois standard?, demande-t-elle.Qui lui a donné un statut normatif ?Il est absent des Dictionnaire québécois d’aujourd’hui et du Dictionnaire du français Plus.» Curieuse remarque! Faut-il comprendre que la langue que parlent les Québécois n’aurait de réalité qu’à partir du moment où les québécisants lui confèrent un statut normatif, et qu’il nous serait désormais interdit de réfléchir sur le français québécois.tel qu’on le cause?Ce n’est plus du dirigisme, c’est du totalitarisme! L’attitude de Mme Vincent fait bien voir un des effets pervers du projet d’aménagement du français québécois: si le mot n’est pas dans le dictionnaire, c’est en quelque sorte comme s’il ne comptait pas vraiment, comme si les Québécois ne l’employaient pas.C’est ainsi qu’en prétendant leur fournir des dictionnaires complets de leur usage, qu’on aura par ailleurs soin d’expurger judicieusement, on trompera les Québécois sur l’état de leur langue et on créera un illusoire sentiment de sécurité linguistique.Dans un article intitulé «Oui au français québécois standard», paru dans la revue Interface (septembre-octobre 1995), deux des principaux partisans du projet amé-nagiste, ayant pris acte de l’échec du Dictionnaire québécois d’aujourd’hui, concluent candidement que les Québécois «veulent dorénavant une image gratifiante, celle d’un français “correct” qui les valorise aux yeux d'eux-mêmes d’abord, mais aussi aux yeux des immigrants, des anglophones [.] et des autres francophones».Ne vous donnez pas le mal de parler correctement, votre dictionnaire «complet» du français québécois fera illusion.J’emprunterai pour conclure les mots de Marc An-genot, qui décrit si justement, dans Les Idéologies du ressentiment, «ce fantasme de n’avoir plus à se comparer ni à se juger sur le terrain de l’adversaire historique et dans ses tenues [.], convaincu que la critique, la concurrence, le mépris ne venaient jamais que du dehors et qu’on pourra faire l’économie de cette souffrance des échecs passés vus dans les yeux de l’autre (en les perpétuant malheureusement)».En les perpétuant, voilà bien ce qui est à craindre.La bataille des seins, une noble cause ?Les chevalières de cette cause perdue risquent de discréditer des enjeux féministes beaucoup plus fondamentaux ARIANE ÊMOND Journaliste indépendante et écrivaine, l’auteur a récemment livré cette chronique à la station CBF-690 de Radio-Canada.U été ramène toujours son lot de questions hot que l’on cherche parfois à transformer en nobles causes, à défendre contre vents et moulins.C'est à croire que, bientôt, il n’y aura plus un seul retranchement de l’activité humaine que les juges n’auront pas dû baliser, réglementer envers et contre tout.gros bon sens.Actuellement, l’Ontario brasse la question chaude de l’été: le port, en public, du sein féminin, idéalement le port des deux seins, féminins et féministes.Des Ontariennes se crêpent le chignon, débattent dans les tribunes téléphoniques et les colonnes de journaux, et parfois même en viennent aux mains.En effet, une citoyenne qui tondait la pelouse devant sa maison de Trenton s’est littéralement fait attaquer par sa voisine d’à côté, exaspérée de la voir régulièrement les seins sautillants au-dessus du manche de la tondeuse.L’argument des tenantes du sein en mal d’oxygène est simple et simpliste: pourquoi nous, les femmes, n’aurions-nous pas le droit de les exhiber, partout, comme eux, quand bon nous semble?Et de rajouter: la poitrine nue d’un homme et celle d’une femme, au dépanneur ou ailleurs, c’est exactement la même chose.Donc, ce prétendu droit, légitimé et ennobli sous la bannière de la cause des femmes, devient revendiquable au nom de la Charte des droits et libertés.Ira bataille du sein est donc en passe de devenir chez certaines militantes Mlià (mouvement pour la liberté du L’enjeu est beaucoup trop complexe pour laisser à des juges le soin de décider sein) aussi crucial que celle de l’égalité salariale.Je serai franche et brève.Faudrait pas charrier! J’en appelle au sens commun: dans la balance culturelle, sociale et civique, les seins d’une femme et ceux d’un homme n’ont pas le même poids, dans tous les sens du terme.L’argument du «pourquoi eux et pas nous?» me paraît fallacieux et enfantin.Pourtant, je n’ai rien d’une sainte nitouche: les attributs sexuels des hommes et des femmes me ravissent et attisent mon regard, comme le vôtre sans doute.Difficile aussi de me taxer d’antiféministe avec La Vie en rose que j’ai connue et que je n’ai pas reniée.Alors pourquoi ne pas appuyer la bataille de celles qui veulent prendre le métro, faire leurs courses, passer au garage, s’engouffrer au cinéma les nichons au vent?Parce que les seins sont un organe sexuel majeur chez les femmes, et qu’ils ne le sont pas chez les hommes.On ne peut pas les mettre sur le même pied, si vous me passez l’expression.Depuis 25 (XX) ans, les seins des femmes et le phallus des hommes ont été des attributs dont le charisme sexuel leur a valu à travers l’histoire d’être honorés, respectés, voire priés devant des statuettes à leur effigie.Cette histoire de seins est un enjeu beaucoup trop complexe, sur le plan anthropologique, pour laisser à des magistrats ontariens la responsabilité de nous dire ce qui se fait ou ne se fait pas.Surtout qu’en cette ère viciée de rectitude politique, surtout au Canada anglais, les juges ne savent plus quoi inventer comme circonlocutions langagières pour donner raison aux unes et ne pas froisser les autres.Sous pareille pression, au nom de la Charte des droits et libertés, on fait prendre des vessies pour des lanternes.ARCHIVES LE DEVOIR La vie en société est le fruit d’une série d’héritages culturels qu’on ne peut pas enlever.orageusement, comme un soutien-gorge un soir d’amour.De la même manière qu’on peut vouloir se masturber chez soi, et qu’on ne peut pas le faire en public, Charte des droits ou pas.Parce que tout ne se vaut pas dans la vie, tout n’est pas égal.Les seins des femmes ne sont pas des courbes banales.Ils ont une âme, du pouvoir, un langage.Ils sont ludiques et coquins, exaltés ou déprimés, ils sont séducteurs ou gênés.C’est pourquoi on les pavane ou les dérobe sous des vêtements amples ou moulants, c’est pourquoi on les monte au balcon pour faire la cour ou qu’on les camoufle, juste ce qu’il faut, quand il faut.Curieux à dire, mais la manière de les porter en Afrique ou à Tahiti ne relève pas, justement, des mêmes héritages culturels.Parce que les seins des femmes sont chargés, ici, de bien plus de connotations sexuelles que maternelles.D’ailleurs, à peine le tiers de leur galbe est voué à la production lactaire, le reste n’est que charme et beauté, luxe et luxure, et c’est cela qu’on promène avec plus ou moins de grâce ou de retenue.A la plage, j’aimerais comme d'autres pouvoir les offrir au soleil sans risquer une contravention ou un affront à l’indécence publique.J'aimerais aussi que les mères puissent allaiter leur bébé dans un certain nombre de lieux publics sans risque de se faire traiter comme des criminelles.Il y a là une question de contexte, de nuance et de gros bon sens qui n’a rien à voir avec le discours du péché ou du fiasco moral.Enfin, ces chevalières de la cause perdue risquent de discréditer des enjeux féministes tellement plus fonda-menta.ux que leur fixation saisonnière sur les seins au vent.A vrai dire, on ne sait plus à quel saint se vouer pour qu'elles cessent leur cirque.Ira buste de la Vénus de Milo.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA REDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francœur, Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré.Clément Trudcl, Serge Truffaut ; Diane Précourt (panes éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Duniazet (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre Legault, Benoit Munger, Odile Tremblay : A l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Robert Dutrisac, Jean Pichette, Claude Turcotte ; A l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information), François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque ; A l'Information imlitiquo : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québéc) ; A l’information sportive : Yves d’Avignon ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédaction) : Isabelle Hachey, Marie-Claude l’élit (commis).1-a documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottaiea).IA PHHlJCrTÉ ET IJC MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine CAté, Marlène CAlé, Christiane legault, Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet.Micheline Ruelland (publicitaires) : Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet.Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Marie-J nsec Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE A LA CUENTELE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable .1 II I L I, E T I !) !) 7 ACTUALITES WÊi/mm V—2 v AAr'fy*.REUTERS UN INCENDIE ACCIDENTEL a partiellement détruit hier les studios de cinéma de Boulogne-Billancourt, près de Paris, où ont été tournés des chefs-d’œuvres comme Hôtel du Nord, de Marcel Carné, ou Napoléon d’Abel Gance, a-t-on appris auprès des pompiers.Le sinistre, maîtrisé au bout de deux heures et demie, a ravagé 1500 m2 de locaux et fait d’importants dégâts matériels.Le feu a éclaté dans la toiture en cours de travaux d’un bâtiment de façade et s’est rapidement propagé aux studios, placés juste derrière, ont indiqué les pompiers.Les flammes ont emprunté les «grills», des passerelles techniques surplombant les plateaux de tournage.De très nombreux grands noms du septième art sont passés par les studios de Boulogne-Billancourt où quelque trois mille films ont été tournés.EN BREF Des secrets des manuscrits de la mer Morte mis au jour Jérusalem (AP) — Le secret des Manuscrits de la mer Morte a-t-il enfin été percé?Un chercheur américain affirme avoir décrypté quelques-uns des langages codés utilisés par une mystérieuse secte juive il y a 2000 ans pour rédiger ces documents.Stephen Pfann, un expert en manuscrits de Cupertino (Californie), a expliqué mercredi à Jé-' rusalem, devant une assemblée de 300 spécialistes venus du monde entier, que plusieurs manuscrits codés écrits par les Esséniens (membres d’une secte juive des deux premiers siècles avant JC) contenaient leurs doctrines spirituelles, des informations sur les cycles lunaires et même des lois concernant les moisissures.Les Esséniens, une secte d’hommes célibataires qui se qualifiaient eux-mêmes de «Fils de la lumière», ont utilisé les textes codés pour «garder des enseignements des Fils de l’obscurité», a expliqué M.Pfann.Parmi les 800 documents trouvés dans 11 grottes le long des rives de la mer Morte il y a 50 ans, seulement 10 sont codés.M.Pfann a expliqué qu’il avait percé le secret de deux des trois codes utilisés, basés sur des symboles relatifs à des lettres de l’alphabet hébreu, et qu’il travaillait sur un troisième.Ses efforts ont permis de poursuivre le travail commencé par le chercheur Jozeph Milik au Musée Rockfeller de Jérusalem en 1954.«Stephen Pfann a bien découvert les codes, cela ne fait aucun doute», a déclaré Lawrence Schiffman, expert en histoire juive à l’université de New York.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ED Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le sièKe social est situé au 2050, rue de Bleury, 9' étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor taSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Lt Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, taval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.GIA «Les hordes barbares vivent leurs derniers moments» SUITE DE LA PAGE 1 Hier, trois journaux indépendants ont précisé que cette opération avait permis aux forces de sécurité d’encercler Zouabri, ainsi qu’un nombre important d’islamistes armés, dans un tunnel datant de l’époque romaine.«Il a été tué mardi dernier avec d’autres membres du groupe armé», a-t-on dit de même source, en ajoutant que Zouabri avait été abattu dans un tunnel de la région d’Hattatba, entre Tipaza et Blida, au sud-ouest d’Alger.La presse algérienne a fait état hier de la possible mort de Zouabri, en affirmant qu’il a été encerclé par l’armée dans la région des monts d’Hattatba.Mais l’information n’a pas été confirmée de source autorisée, et a même été démentie par au moins une source privée.Zouabri est «toujours vivant», a ainsi affirmé la radio Médi 1 sur la foi d’une communication téléphonique reçue en début de soirée.Une personne se présentant comme l’un des «dirigeants du GIA» et affirmant s’appeler Mohamed Rédouane a téléphoné hier en fin d’après-midi à la Radio, qui émet de Tanger pour démentir l’information.«Zouabri n’est pas mort.Il est toujours vivant et il combat aux côtés de ses troupes», a dit la radio en citant cette personne.Mais les journaux autorisés du pays ont néanmoins propagé la nouvelle de sa mort et d’une rafle dévastatrice contre les islamistes.200 terroristes en souricière El Watan, généralement bien informé sur les questions de sécurité, estime qu’un groupe de près de 200 extrémistes a été pris dans la nasse des forces de sécurité et que les trois quarts d’entre eux pourraient avoir été abattus.Liberté souligne qu’on ne sait pas encore combien de combattants fondamentalistes sont encerclés, mais qu’il s’agit sans doute d’une de leurs plus grosses formations «au vu de tous les moyens déployés par les forces combinées» et de «l’intensité des tirs».Que ces journaux, dont les comptes rendus sur la situation militaire sont soumis à un contrôle sourcilleux du pouvoir, aient pu publier ces informations et que celles-ci soient reprises dans la revue de presse de l’agence officielle APS donne quelque poids à la nouvelle.L’«émir» Zouabri, qui est âgé de 27 ans, est tenu par les autorités pour le responsable suprême du massacre, dans des conditions souvent atroces, de centaines de civils ces derniers mois dans des bourgs et villages autour d’Alger.Sa tête a été mise à prix 450 000 dinars (quelque 11000 dollars canadiens) .Selon Liberté, plusieurs «terroristes» qui ont pu «échapper à la vigilance de Zouabri et se rendre» ont raconté qu’il menaçait de liquider quiconque capitulerait.Le chef terroriste, qui se fait appeler Abou Talha, n’aurait d’ailleurs pas hésité à abattre une douzaine de ses acolytes qui projetaient de se rendre aux autorités, assure le journal francophone.Les forces de sécurité ont apparemment lancé leur opération après été renseignées sur le repaire des islamistes par un civil — une fem- me qui a pu échapper à leurs griffes selon El Watan, quelqu’un dont ils venaient d’abattre un proche sous ses yeux selon Liberté.Il semble que les assaillants soient tombés au moment d’un «congrès terroriste».Toujours selon Liberté, des groupes du GIA ont accouru d’autres régions pour tenter vainement, de «desserrer l’étau autour de leur émir».Cet échec serait à l’origine du massacre d’une quarantaine de civils ces trois derniers jours dans la région voisine de Blida.«Succès à 100 %» La vaste opération engagée contre le GIA est un «succès à 100 %», ont affirmé des membres des forces de sécurité, redescendant de la montagne vers Hattatba.Mais les officiers refusent de donner bilans ou estimations, ou de confirmer que le chef du GIA figure bien parmi les victimes.«Les hordes barbares vivent leurs derniers moments», a lancé un capitaine de gendarmerie, approuvé par les autres officiers.A une quarantaine de kilomètres à l’ouest d’Alger, Hattatba, sur la route entre Koléa et Hadjout (ex-Marengo) est un gros village agricole, aux maisons dispersées sur plusieurs collines, certaines à la lisière de la forêt C’est là que se déroule depuis le 14 juillet une importante opération des forces combinées de l’armée, de la gendarmerie et de la police, épaulées par des «patriotes», les groupes d’autodéfense progouvernementaux.De Hattatba, la zone des combats, plus loin, n’est pas visible.Dans la petite brigade de gendarmerie de Hattatba arrivent des officiers de la gendarmerie, de l’armée et de la police.Ils sont souriants et détendus, quoique fatigués, les treillis et les chaussures poussiéreux.Un officier de police explique que la zone d’opération, très vaste, a été divisée en quatre secteurs pour être passée entièrement au peigne fin, d’où l’impossibilité, selon lui, d’avancer un bilan pour l’instant, surtout, ajoute-t-il, que «ce n’est pas entièrement terminé.mais le gros a été fait».«Les terroristes étaient nombreux.Ils ont subi de lourdes pertes et plusieurs ont été faits prisonniers.Ils ne se relèveront jamais de cette raclée», lance un officier.«Nous nous sommes trouvés devant des loques humaines, affamés, terrorisés, terrés comme des bêtes dans des trous.Voilà comment sont en réalité ceux qui sèment la terreur parmi de pauvres paysans sans défense, qui égorgent et mutilent des femmes et des enfants», raconte un autre.«Je n’ose pas vous montrer les photos des bébés décapités, des femmes éventrées, des hommes émasculés, défigurés.Vous ne dormiriez pas pendant des jours», ajoute-t-il.Dehors, le village est calme, sous un ciel plombé, et les habitants vaquent à leurs occupations.Un garde communal qui monte la garde à un carrefour montre un cortège nuptial qui passe en klaxonnant.«Il y a seulement quelques jours, personne n’osait s'aventurer sur cette route, à partir de 16 heures, par peur des faux barrages» dressés par les islamistes, affirme-t-il.«Ils ne se relèveront jamais de cette raclée» ¦ >ni—.1 \l 1 ! 1 ARCHIVES LE DEVOIR Le général au balcon, le 24 juillet 1967.FRITURE SUITE DE LA PAGE 1 territoire fédéral, mais il prétend empêcher la France d’émettre un timbre sur son propre territoire, et elle obtempère?» Se disant convaincu que les philatélistes du monde entier achèteront le timbre souhaité, M.Peyrefitte invite le gouvernement socialiste en à favoriser l’impression.«On peut espérer qu’il ne se sentira ni lié par la reculade d’un gouvernement dont il tient tellement à se démarquer ni tenu d’obéir aux injonctions d’un gouvernement étranger», écrit M.Peyrefitte.Ce commentaire aura été le seul article un tant soit peu polémique écrit ces jours-ci en France à l’occasion de la commémoration du «Vive le Québec libre».Si la presse et les médias ont rappelé l’anniversaire, celui-ci n’a provoqué, contrairement à ce qui s’est passé au Canada et au Québec, aucun émoi.Pourtant, il y a trente ans, la sortie du général, condamnée par l’ensemble de la classe politique et de la presse, avait causé en France un véritable séisme.Missives au gouvernement québécois Cela étant, toutes les grandes formations politiques françaises ont envoyé des missives au gouvernement québécois pour souligner cet anniversaire.Par la voix de son premier secrétaire, François Hollande, le Par- ti socialiste écrit notamment: «Dans un monde où règne la mondialisation, où l’uniformisation culturelle et linguistique avance à grands pas et avec quelle arrogance, montrons nos originalités, assurons le libre développement de toutes les cultures, maintenons la diversification linguistique du monde et soyons présents sur les grands circuits de l'information.» Soit dit en passant, le message envoyé par le Parti socialiste, parti actuellement au pouvoir, est le plus bref des messages rédigés.Nouveau patron du RPR, Philippe Séguin écrit pour sa part: «Ce refus magnifique des fausses fatalités, c’est ce que le Québec nous dit depuis plus de deux siècles! Il le dit à la France, à la francophonie, et au monde.Aucun message n’est plus précieux en un temps où l’on veut faire croire que le monde moderne disqualifie la personnalité des peuples.» Porte-parole de l’Union pour la démocratie française, Pierre-André Wilt-zer estime: «.l’hommage solennel rendu à ce jour, à Montréal, à Charles de Gaulle peut rassembler».Enfin, le Parti communiste français indique sous la plume de Francis Wurtz: «Les communistes français, profondément attachés aux liens privilégiés qui unissent nos deux pays, ont de la francophonie une conception progressiste, faite de tolérance et donc, d’ouverture aux autres cultures, en même temps que de résistance à l’hégémonie et de rejets des discriminations.» Avec la Presse Canadienne Touche pas à ma planète Sanaa, Reuter — Deux Yéménites affirmant benoîtement que Mars leur appartient ont engagé des poursuites contre la NASA pour violation de domicile en raison de l’envoi de la sonde Pathfinder.L’hebdomadaire Al Saoura affirme dans son édition d’hier que Moustafa Khalil et Abdoullah al Amri ont présenté des documents au procureur général du Yémen, qui, selon eux, prouvent leur bon droit sur la planète rouge.«Ils disent avoir reçu la planète en héritage de leurs aïeux, et par conséquent, ils contestent qu’une sonde amé- ricaine ait pu se poser sur Mars sans leur autorisation et sans aucune notification», précise l’hebdomadaire.Les deux accusateurs demandent la comparution devant la justiçe yé-ménite de l’ambassadeur des Etats-Unis, David Newton, estimant que les décisions de la NASA relèvent en premier lieu de la responsabilité du gouvernement américain.«Us demandent également à la justice d’obliger le gouvernement américain à interrompre la mission Pathfinder, jusqu’à publication du verdict», ajoute l’hebdomadaire.SUICIDES Pour une coordination plus efficace des efforts de prévention SUITE DE LA PAGE 1 Ce rapport attendu, qui fait suite à une enquête visant à déterminer les circonstances des décès des cinq adolescents — quatre garçons et une fille — âgés de 13 à 16 ans, entre le 15 novembre et le 23 février, n’offre donc aucune explication à cette succession de tragédies, proposant plutôt diverses mesures de prévention contre le suicide chez les jeunes, particulièrement dans la région de Coaticook.Dans le cadre de leur enquête, le coroner Michaud, du Bureau du coroner du Québec, ainsi que le Dr Pierre Gagné, directeur du service de psychiatrie au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke (CHUS) et coroner de Sherbrooke, ont utilisé une grille de victimologie afin de déterminer les éléments pertinents ayant pu inciter ces jeunes au suicide.Le Dr Gagné a en outre procédé à une «autopsie psychologique», rencontrant les parents et les amis des suicidés, afin de déterminer leur état mental dans les semaines et les mois qui ont précédé leur décès.«Cette recherche a permis de démontrer qu'il n’y avait aucune relation entre chacun des suicides survenus dans la région, affirme le coroner Michaud.Ijes cinq adolescents habitaient des municipalités différentes, ne prenaient habituellement pas le même autobus et ne se connaissaient que de vue, lorsque c’était le cas, parce qu’ils fréquentaient la même polyvalente.» Le rapport des coroners recommande entre autres au ministère de la Santé de former un comité d’experts afin de conseiller les commissions scolaires du Québec en ma- tière de prévention et d’affecter en permanence une personne-ressource, une infirmière spécialisée par exemple, à la polyvalente La Frontalière.Le rapport souhaite en outre une coordination plus efficace des efforts de prévention du CLSC de la région et du service de psychiatrie du CHUS, et propose à la polyvalente de Coaticook d’offrir une session d’information aux parents, dès la rentrée scolaire, afin qu’ils puissent dépister les signes précurseurs ou les changements de comportement pouvant précéder un geste suicidaire.Enfin, les coroners demandent aux médias de faire preuve de circonspection et d’éviter le sensationnalisme dans la couverture de tels événements, afin de ne pas contribuer à un phénomène de mimétisme ou de contagion.De plus, rappelle le coroner, rien dans la couverture médiatique ne doit suggérer que le suicide est un geste de courage.«On s’est attardé beaucoup à la recherche de liens entre les suicides, explique le Dr Gagné.On a regardé s'il existait sur place, soit à l'école, soit dans la région, des éléments particuliers qui auraient pu causer du stress, un désespoir ou quoi que ce soit d'autre qui aurait pu être interprété comme étant commun à chacun des élèves qui s’est enlevé la vie.On n’a rien trouvé.» Les coroners n’arrivent donc pas à la conclusion d’un effet d’entraînement dans le cas de ces cinq suicides, survenus en si peu de temps dans un région aussi petite que Coaticook.«Les particularités que l’on a trouvées chez ces cinq enfants-là sont les mêmes que l'on retrouve chez les adolescents qui se suicident partout dans le monde, ajoute le Dr Gagné.Il y avait là cinq personnes qui étaient en souffrance psychologique importante et qui ont vu comme solution à leur souffrance le décès.» - «L’effet de contagion existe même lorsque les jeunes ne se connaissent pas, estime le Dr François Maranda, responsable des services aux adolescents au service de psychiatrie de l’hôpital Sainte-Justine.Le simple fait d’avoir connaissance d’un suicide dans son milieu peut inciter au suicide.» Selon le Dr Maranda, il est important d’informer et de prévenir les parents, afin qu’ils soient à même de reconnaître les «signaux d’alarme» de jeunes en proie à des idées suicidaires.«Ceux qui se suicident souffrent souvent de maladies mentales, la dépression étant la plus courante, mentionne-t-il.Il est important de consulter des spécialistes, ce qui n’est pas fait assez fréquemment.» Davantage que le manque de ressources, c’est la mauvaise utilisation de cellesci qui serait notamment en cause dans la tragédie de la polyvalente La Frontalière, conclut également le Dr Michaud.«On s’est rendu compte qu’il n’y avait aucune interrelation entre le département de psychiatrie du CHUS et le CLSC», dit-il.Le directeur de la polyvalente La Frontalière, Pierre Benoît, a par ailleurs confié au Devoir avoir accueilli «sans surprise» ce rapport.«On a toujours dit qu’il n’y avait pas de liens entre les jeunes, ni de lien direct avec l’école.U rapport confirme ce que l’on pensait déjà», explique M.Benoît, qui affirme être tout à fait d’accord avec les recommandations des coroners.A BETE Des airs de grand-messe bovine SUITE DE LA PAGE 1 de la région.Des spectateurs intéressés, pour la plupart des agriculteurs, voudront y trouver la perle rare susceptible d’améliorer leur cheptel, estime Joseph Côté, directeur des communications de l’exposition, le tout devrait prendre des airs de grand-messe bovine ou — l’image est peut-être forte — de séance de repêchage visant à désigner les recrues les plus prometteuses.«C’est un grand supermarché», avoue M.Côté.Jusqu’à dimanche, la capitale agro-alimentaire du Québec est l’hôte de cette 16(V exposition agricole de Saint-Hyacinthe.Une exposition à l’image de l’agriculture québécoise, dont Saint-Hyacinthe est en quelque sorte le cœur.Des concours et des exhibitions d’animaux de plusieurs espèces, de cultures céréalières, de produits du miel et de l’érable, d’artisanat et de machinerie agricole, ponctuent notamment cette grande fête populaire dont le volet «amusement» est assuré par nombre de manèges, un casino, une petite ferme pour les enfants, de la musique country et une pétaradante compétition de tir de tracteurs et de camions modifiés.Ici, en fait, on trouve de tout, même une exposition de stèles funéraires.«Il s’agit de l’exposition agricole la plus importante du Québec, avec celle de la capitale, affirme Richard Robert, directeur général de l’exposition de Saint-Hyacinthe, dont le budget atteint cette année 2,5 millions.Notre chiffre d’affaires annuel est de quelque cinq millions.» M.Robert attend près de 200 000 visiteurs cette année, sur le site de l’exposition.Outre les 2000 paons, poussins, lapins, canards, poules, coqs, dindes, cochons et autres moutons, quelques animaux retiennent plus particulièrement l’attention des visiteurs, parmi lesquels deux lamas à la fière posture, des sangliers et des marcassins, des autruches et des émeus, ainsi qu’une immense vache laitière, celle de Paul I iibrie, qui produit annuellement.15 000 kg de lait! Les concours de chevaux attirent des foules appréciables, à l’aréna, depuis le début de l’événement.De belles bêtes, de fière allure, défilant devant les juges, la crinière ornée d’objets luisants, la queue parée de boucles colorées et les sabots astiqués.Les compétitions d’attelages de chevaux et de poneys, dont on juge entre autres la beauté des carrioles et des charrettes, sont également très populaires.De loin, cependant, l’activité la plus courue de cette grande foire agricole est la compétition de tir de tracteurs et autres bolides vrombissants, dont les roues démesurées et les puissants moteurs débordant de la carrosserie font preuve d’un certain surréalisme.Tous les soirs, les estrades sont pleines d’amateurs de ce spectacle bruyant, loufoque et polluant qui semble pourtant à mille lieues du calme apparent de la ferme et de la nature.Un succès bœuf.
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