Le devoir, 1 août 1997, Page(s) complémentaire(s)
?FONDÉ EN 1 9 1 O ?LE DEVOIR V (» L .I.X XXVIII t ' M O N T II E A I.I.E V E X I) II E I) I I A O II T I!) !> 7 S 8 c + T P S + T V g / T o It » X T (i I $ PERSPECTIVES Phil Fontaine, Pétapiste Phil Fontaine a réalisé son rêve.Il est devenu, à l’aurore hier, le nouveau grand chef de l’Assemblée des premières nations.Il n’aura toutefois pas un mandat facile et sa modération pourrait être mise à rude épreuve.Ma n o ii Cornellier Ehil Fontaine avait les traits tirés hier matin lorsqu’il a coiffé le panache traditionnel de grand chef de l’Assemblée des premières nations.1 heures d’attente et quatre tours de scrutin, il avouait se sentir humble face à cette victoire à l’arraché.Son élection vient confirmer un changement d’approche pour l’organisation vieille de 15 ans.La confrontation des dernières années avec le gouvernement fédéral et les rapports acrimonieux entre l’ancien ministre des Affaires indiennes Ron Irwin et le chef sortant Ovide Mercredi devraient faire place à la négociation et à la diplomatie.Terminées aussi ces divisions entre le leadership national et les chefs locaux et régionaux ayant conclu des ententes avec Ottawa.D’abord fonctionnaire au ministère des Affaires indiennes, cet Objibway a occupé le poste de vice-chef de l’APN au Manitoba avant de devenir, en 1989, le grand chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba.Sa dernière victoire contre cinq opposants est une sorte de revanche puisqu’il avait tenté, sans succès, de prendre la direction de l’Assemblée des premières nations lors de l’élection de 1991.Il avait dû s’incliner devant Ovide Mercredi, un rival de longue date.M.Fontaine, qu’on dit proche des libéraux, se qualifie lui-même de pragmatique.Il aime les réalisations tangibles, quitte à ce qu’elles soient graduelles.11 est d’ailleurs un des principaux artisans de l’entente sur le démantèlement du ministère des Affaires indiennes au Manitoba et le transfert de ses fonctions aux bandes, un projet fortement décrié * * * par M.Mercredi.Bien qu’ils viennent de la même province, les deux hommes ont développé au fil des ans des visions diamétralement différentes, celle de M.Mercredi étant plus centralisatrice et revendicatrice, et celle de M.Fontaine étant plus ouverte aux initiatives locales et régionales et axée sur un dialogue continu avec le fédéral.«La responsabilité de votre organisation nationale est de respecter et d'embrasser la diversité, de s’inspirer des forces qui existent dans nos communautés.Nos différences sont notre force.[.] Il est donc important que le chef de l’APN soutienne les initiatives des régions, qui sont inspirées par elles et non pas imposées par le gouvernement», a d’ailleurs répété Phil Fontaine à la suite de son élection.Le nouveau grand chef veut amener le gouvernement fédéral à mettre en oeuvre les recommandations de la Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones.Pour cela, il juge important de redonner à l’Assemblée sa cohésion et «la crédibilité perdue à travers la confrontation».M.Fontaine doit toutefois être prudent et garder en mémoire ce qui a poussé Ovide Mercredi sur cette route.Ce dernier n’avait pas la réputation d’un dur.Au contraire.Conciliant mais persistant, il a obtenu de participer à la négociation de l’Accord de Charlottetown, décrochant dans certains médias le titre de onzième premier ministre.L’échec de l’entente au sein même des communautés autochtones a toutefois ébranlé son leadership.La détérioration des conditions de vie dans les réserves, le désespoir des jeunes qui forment plus de la moitié de la population autochtone, les promesses brisées des libéraux, le dédain du ministre Irwin, qui préférait s’entendre avec les chefs locaux et régionaux, et la marginalisation de l’Assemblée ont eu raison du caractère accommodant du chef Mercredi et l’ont amené à durcir le ton, ce qu’on lui reproche maintenant.M.Fontaine n’est pas à l’abri de la même frustration et il n’aura pas les coudées plus franches que son prédécesseur.Non seulement la nature de l’APN l’en empêche, mais aussi la faiblesse de son mandat.Contrairement à Ovide Mercredi, il n’a pas obtenu les 60 % des votes nécessaires mais seulement 54 %.Il a gagné parce que sa principale adversaire, Wendy Grant-John, s’est ralliée, acquérant du même coup un |X)ids politique incontournable.L’approche étapiste de Phil Fontaine a toutefois l’avantage de coïncider, à bien des égards, avec celle du gouvernement, ce qui pourrait lui permettre de faire des progrès graduels mais concrets et ainsi tempérer l’impatience des communautés.Plus avenante que Ron Irwin, la nouvelle ministre Jane Stewart devrait faciliter les choses.Mais Mme Stewart ne remet pas en question l’approche générale de son gouvernement Dans ce contexte, il n’est pas acquis que M.Fontaine obtienne de meilleurs résultats qu’Ovide Mercredi lorsqu’il faudra débattre de questions aussi fondamentales que la mise en place des gouvernements autochtones recommandés par la Commission royale, la reconnaissance explicite du droit inhérent à l’autonomie gouvernementale ou la participation des Premières Nations à toute nouvelle ronde constitutionnelle.Voilà les vrais tests.Et ce sont eux qui permettront à Phil Fontaine déjuger du sérieux du fédéral et de l’utilité de sa modération.Redonner à l’APN sa cohésion et «la crédibilité perdue à travers la confrontation» M É T É 0 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 29 Min: 18 Québec Ciel variable.Max: 28 Min: 17 Détails, page B 6 Agenda I N .B 7 D E X Idées .A 9 Annonces.B 6 1a» monde .A 5 Avis publics .A4 Iaîs sports .B 6 Culture .B 9 Montréal .A3 Economie.A 6 Mots croisés.A4 Editorial .A8 Télévision .B 8 www.ledevoir.com ÉCONOMIE Le nouveau président d’ADM promet de ne pas laisser tomber Mirabel, page A 6 LES ACTUALITÉS Pénurie mortelle de médecins à Louiseville, page A 2 PLAISIRS L’île de Malte, entre l’Orient et l’Occident, page B 1 'S&Mtt* La reprise économique fait une pause inattendue Mais les scénarios de croissance accélérée pour 1997 tiennent toujours GÉRARD BÉRIJBÉ LE DEVOIR Les dernières statistiques, pointant en direction d’une baisse de régirqe de l’activité, et ce tant au Canada qu’aux Etats-Unis, ne sauraient en rien altérer les scénarios d’une accélération de la reprise au Canada et au Québec cette année.Cette croissance accélérée, que les prévisionnistes nous font miroiter depuis plusieurs mois maintenant, sera au rendez-nous, nous as-surait-on encore hier, malgré la lecture décevante de mai.Le Québec ne sera pas laissé pour compte, l’économie provinciale étant appelée à connaître sa meilleure performance depuis la dernière récession.Ainsi, en mai dernier, le PIB canadien n’a progressé que de 0,3 %, soit une croissance en net recul par rapport à celle de 0,8 % enregistrée en avril.De mai 1996 à mai 1997, la jxjussée se chiffre à 4 %, selon la dernière lecture de Statistique Canada.La production manufacturière a ralenti d’avril à mai, de 1,6 % à 0,2 %, une baisse qualifiée toutefois de pause qui ne devrait pas se prolonger.Un recul a également été ressenti dans les secteurs minier et fores- V01R PAGE A 10: INATTENDUE ¦ Le gouvernement Arafat est accusé de corruption, page A 5 La facture de 500 millions Nouveau front de résistance au plan Trudel Les banlieues de Montréal mettent au point leur riposte MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Les maires des couronnes nord et sud de Montréal, qui représentent 88 villes, jugent le transfert de 500 millions aux municipalités «inacceptable, inéquitable et irrecevable».Illustrant la résistance des banlieues en réaction à la facture de 500 millions de dollars délestée par le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel, quelque 300 maires, préfets, directeurs généraux et conseillers ont unanimement convenu, tard hier soir à Sainte-Thérèse, de repousser cette charge supplémentaire tant et aussi longtemps que Québec n’acceptera pas de revoir en entier son pacte fiscal.«Les élus municipaux partagent l’objectif d’assainissement des finances publiques mais rejettent la facture et les moyens choisis par le gouvernement et la précipitation qui a caractérisé sa démarche jusqu’à maitenant», ont-il convenu par résolution.Cette résolution s’oppose en quelque sorte à la solution mise de l’avant par le conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec, laquelle propose de payer la facture en fonction de la valeur foncière.Les maires de banlieue rejettent catégoriquement la note et réclament le début de «vraies» négociations Québec-municipalités.«C’est un retour à la case départ que nous voulons, pas une facture modelée autrement.Nous n’acceptons ni le montant ni le princi- VOIR PAGE A 10: BANLIEUES HICK BOWMER ASSOCIATED PRESS Scènes d’intense douleur hier au cimetière de Jérusalem où se déroulaient les funérailles de l’une des victimes du double attentat perpétré mercredi dans le souk juif de Jérusalem-Ouest.Au lendemain de l’attentat dans le souk juif L’OLP dénonce la politique du pire d’Israël La reprise des discussions de paix est reportée REUTER Jérusalem — Des responsables de l’Autorité palestinienne ont imputé hier la responsabilité politique de l’attentat de Jérusalem à Israël, qu’ils accusent de faire le jeu des extrémistes.«Israël est responsable d’avoir alimenté l’extrémisme des deux côtés en gelant le processus de paix et en violant continuellement les accords en vigueur», a déclaré Nabil Abou Rdainah, conseiller de Yasser Arafat Par ailleurs, des inconnus qui pourraient être des extrémistes israéliens ont affirmé hier soir avoir enlevé quatre Palestiniens qu’ils s’apprêteraient à assassiner pour venger le double attentat de Jérusalem, a rapporté l’agence de presse israélienne ITIM.Un interlocuteur anonyme a revendiqué au nom du mouvement Kach, d’inspiration raciste, l’enlèvement de quatre Palestiniens de la localité de Dahariya, près de Hébron, lors d’un appel téléphonique fait à la seconde chaîne de télévision israélienne, selon la même source.Mohamed Dahlan, chef de l’Agence palestinienne de sécurité préventive à Gaza, a affirmé pour sa part: «Nous sommes contre les attentats et nous les condamnons fermement, mais la politique irresponsable de Nétanyahou et de son gouvernement en sont responsables».«La politique de Nétanyahou a conduit les Palestiniens au désespoir et à la frustration en confisquant leurs terres, en construisant des colonies et en refusant d’appliquer les accords de paix», a-t-il ajouté.Les dirigeants de l’OLP estiment qu'en bouclant de nouveau l’accès aux territoires VOIR PAGE A 10: OLP Méchant Rochon JACQUES GRENIER LE DEVOIR IL Y A UN AN aujourd’hui entrait en vigueur le nouveau régime québécois d’assurance-médicaments.Pour marquer l’anniversaire et une opposition qui ne faiblit pas, environ 150 personnes, surtout des personnes âgées, ont manifesté hier devant les bureaux du premier ministre Bouchard à Montréal.Un an plus tard, ont-ils fait valoir, leurs pires craintes face au nouveau régime se sont matérialisées.Lire nos informations, page A 3.Sylvie Vartan voulait être actrice, mais elle a «trébuché dans le métier de chanteuse» La «copine» française vient se faire des amis ¦ ¦ Lire autres reportages sur les FrancoFolies, page B 9 PHOTOTHÈQUE RANCUREL Johnny Hallyday, Sylvie Vartan et Eddy Mitchell photographiés en 1963 au Golf Drouot, club de jeunes et unique golf miniature de Paris, berceau du rock’n’roll français.Ici, pour qu’on la reconnaisse, on dit: vous savez, Sylvie Vartan, la chanteuse française?L’ancienne femme de Johnny Hallyday?En France, en Italie et même au Japon, Sylvie suffit.Un constat de relative ignorance qui pourrait changer sur la foi de son excellent dernier album, où elle chante Yves Simon, Plamondon, Murat, et de son premier spectacle en ville depuis 1975, présenté ce soir aux FrancoFolies.SYLVAIN CORMIER uand je pense à Sylvie Vartan, j’entends invariablement le même petit bout de Discomotion, la jolie chanson de Michèle Torr sur les années yéyé: «Le twist arrivait en France / Et Sylvie, Johnny, étaient mes amis».Pour moi, ça dit tout.Ça dit que Sylvie, pour toute une génération de Français et Françaises, sera toujours la copine parmi les copines, éternelle «collégienne du twist», peut-être parce quelle fut la toute première fille à s’imposer dans l’univers rock’n’roll des garçons, les Johnny, Chaussettes Noires et Chats Sauvages, un an avant l’arrivée en force des nt.LES FRANCOFOLIES Françoise Hardy, Sheila, France Gall et compagnie.Tous ses spectacles en 36 ans de carrière, de ses trois chansons en lever de rideau de Gilbert Bécaud jusqu’au triomphe de décembre dernier à l’Olympia, sont teintés par cet émoi premier.Ce qui ne sera probablement pas le cas ce soir lors de son spectacle au théâtre Maisonneuve, son premier passage depuis le doublé Hallyday-Vartan à la Place des Nations en 1975.Au Québec, on l’a suivie de loin en loin, par reportages de Paris-Match interposés.Surtout les quinze ans de mariage avec Johnny.On a peu entendu ses chansons, qui étaient VOIR PAGE A 10: VARTAN » ¥ ( 778313000689 A 10 L E I) E V 0 I It .L E V E N I) H EDI I A 0 11 T I !) !) 7 EN BREF Réforme scolaire: nouveau référendum à Terre-Neuve Saint-Jean, T.-N.(PC) — La bataille pour la réforme scolaire entre dans sa deuxième phase à Terre-Neuve.Jeudi, le premier ministre Brian Tobin a en effet annoncé la tenue, le 2 septembre, d’un deuxième référendum sur cette question.Dans un discours télévisé, M.Tobin a déclaré que le gouvernement veut retirer aux églises le contrôle du système scolaire.«Il n'y aura pas de droits constitutionnels pour les églises dans le nouveau système scolaire, a-t-il dit.«Le gouvernement propose la création d’un système scolaire où il n’y a pas d’écoles catholiques ou pentecôtistes, seulement un système scolaire pour tous, où tout le monde fréquente la même classe, a les mêmes professeurs et voyage à bord du même autobus d’écoliers.» Les comités scolaires catholique romain et pentecôtiste, qui sont opposés à la tenue d’un autre référendum, ont refusé de commenter la nouvelle hier.Un amendement constitutionnel qui limitait, sans l’éliminer, le rôle des églises dans le système scolaire avait reçu l’appui d’une mince majorité lors d’un référendum, le 5 septembre 1995.Mais au cours des sept mois écoulés depuis l’adoption de l’amendement par Ottawa, le gouvernement provincial a dû affronter une série d’obstacles qui ont freiné l’implantation du nouveau système à temps pour la prochaine année scolaire.Et le jugement, plus tôt au cours du mois, de la Cour suprême de Terre-Neuve en faveur des parents catholiques et pentecôtistes qui voulaient empêcher le gouvernement de fermer leurs écoles ou de les rendre accessibles à toutes les confessions religieuses, a été la goutte qui a fait déborder le vase.Ipperwash: Mike Harris dans Peau chaude Toronto (PC) — Des fonctionnaires ontariens qui étaient chargés du dossier de l’occupation d’un parc provincial par des autochtones ont été choqués d’apprendre, en septembre 1995, que le premier ministre Mike Harris voulait en expulser les manifestants aussitôt que possible, affirme un ex-fonctionnaire.Des escouades tactiques et antiémeute ont affronté les manifestants et ont abattu l’un d’eux — Dudley George — quelques heures après que l’adjointe de M.Harris, Deb Hutton, eut apparemment informé les fonctionnaires des sentiments du premier ministre.Une telle stratégie allait à l’encontre de l’approche habituelle, qui consistait à attendre que de tels affrontements s’éteignent paisiblement, a indiqué hier cet ancien haut fonctionnaire, qui a demandé à garder l’anonymat Selon des documents obtenus par la Presse Canadienne, Mme Hutton a déclaré, à l’occasion d’une rencontre interministérielle le 6 septembre 1995 — le jour où Dudley George a été tué — que M.Harris voulait que les protestataires soient expulsés du parc provincial «et rien d’autre».Ces notes, prises par un fonctionnaire non identifié, ont été confirmées hier par une autre source bien informée.«Il était implicite que tout ce qu’elle disait venait directement de M.Harris», a affirmé cette autre source anonyme.Les manifestants affirmaient que le parc provincial abritait 4- un cimetière autochtone, ce que le gouvernement fédéral devait confirmer par la suite.L’opposition a avancé hier que les plus récentes révélations montrent que M.Harris est intervenu dans les affrontements sanglants d’Ipperwa-sh, «contrairement à ses propres affirmations».Johnny Farago rejoint Elvis (PC) — La mort du chanteur Johnny Farago a été confirmée hier après-midi alors que sa famille a convenu d'accepter le don d’organes.Mardi, l’artiste avait subi un grave infarctus du myocarde et avait été transporté à l’hôpital Fleury, où il était depuis maintenu en vie artificiellement.Johnny Farago, qui avait eu 53 ans le 15 juin, a été foudroyé par l'attaque à son domicile du quartier Ahunt-sic, alors qu’il parlait au téléphone.Son frère Alfredo a indiqué hier qu «il était cliniquement mort depuis hier [mercredi] à llh.Aujourd’hui, nous avons décidé pour le don d’organe$».Le défunt était très connu comme émule d’Elvis Presley.A l’approche du 20' anniversaire de la mort de Presley, le 16 août, Johnny Farago écrivait dans un message qu’il voulait saluer «le chanteur qui a eu le plus d’influence dans le monde du spectacle».De son prénom Jean-Yves, Johnny Farago, originaire de Québec, avait obtenu un succès marquant, en 1968, avec la chanson J’ai ta photo dans ma chambre.Parmi ses autres succès, on compte Trois p’tits coups, Le King n ’est plus et À t’aimer.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Œ Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par 1 >e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury.9 étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor USalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne fc&t autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Iüval.Envoi de publication — Enregistrement h* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.E It Le devoir ACTUALITES BANLIEUES «Les villes font des choix, qu'elles assument leurs responsabilités » SUITE DE LA PAGE 1 pe», a expliqué Yvan Deschênes, maire de Rosemère et préfet de la MRC Thérèse-De Blainville, également celui qui a orchestré ce mouvement de résistance.Les 72 municipalités représentées hier gravitent toutes autour de Montréal, l’une des villes-centres que le plan du ministre Trudel favorise par rapport à ses banlieues, ce qui explique en partie la grogne des maires et préfets des couronnes nord et sud.Avec la proposition du gouvernement, la ville de Montréal contribuerait 2,6 % de son budget, tandis que les villes périphériques devraient consentir un effort de 8 ou 9 %.Québec n’a réussi qu’une seule chose avec ce transfert de responsabilités, prétendent les maires: diviser le monde municipal autour d’une facture inéquitable.Des villes-centres comme Montréal, explique M.Deschênes, ont fait des choix qui leur pèsent peut-être aujourd’hui mais avec lesquels elles doivent désormais composer, sans les brandir sous le nez des banlieues.«L’administration de Montréal de l’époque n’a pas communiqué avec les villes de couronnes pour nous communiquer son idée de construire un Biodôme.Aujourd’hui, on nous dit ça coûte cher, un Biodôme, on va vous passer la facture.Les villes font des choix, qu'elles assument leurs responsabilités.» Les maires de banlieue reprochent au ministre Rémy Trudel de tenir un double langage.«D’un côté, [il] dit: “Les municipalités sont capables d’absorber la facture sans augmentation de taxes."De l’autre, le ministre dit qu'il faut rétablir l’équité entre les villes périphériques et les villes-centres.Où est la vérité dans tout ça?Est-ce que c’est vrai qu’on peut le faire sans augmentation de taxes ou est-ce que Québec veut augmenter les taxes des banlieues pour rétablir l’équité avec les villes-centres?», a poursuivi M.Deschênes.La proposition de M.Trudel propose un transfert de 420 millions de dollars spécifiquement associé au trans- port scolaire.Cette proposition positionne avantageusement six villes-centres (Québec, Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières, Hull et Chicoutimi) différemment par rapport aux autres, l’impact de la facture sur leur budget respectif ne dépassant pas 3 %.L’UMQ, en assemblée spéciale demain, proposera à ses membres une répartition de la facture selon la valeur foncière uniformisée.D’autres groupes de banlieue, tel le mouvement dirigé par la mairesse de Sainte-Foy Andrée Boucher, déposera d’entrée de jeu une proposition différente, revenant à la charge avec un mariage d’économies gouvernementales et de réduction de la masse salariale municipale.Les villes-centres, elles, Montréal et Québec en tête, ont déjà indiqué plus tôt cette semaine qu’elles maintenaient la proposition Trudel, invoquant la générosité de leurs citoyens qui paient pour des services bénéficiant à une population très élargie.INATTENDUE «L'économie canadienne a déçu en mai» SUITE DE LA PAGE 1 tier, contrebalançant l’activité accrue dans la construction, le commerce de gros et de détail et dans l’industrie des services.«L’économie canadienne a déçu en mai.On s’attendait à une progression un peu plus soutenue, a précisé Sylvie Rio-pel, économiste du Mouvement Desjardins.Cependant, les prévisions pour la croissance économique du deuxième trimestre demeurent toujours très favorables, se situant entre 4,5 et 5 %.» Il en serait ainsi pour l’ensemble de 1997 et, à une vitesse moindre, pour 1998, selon les prévisionnistes, qui nous abreuvent de scénarios tous plus optimistes les uns que les autres depuis le début de l’année.On table, en moyenne, sur des prévisions de croissance de 4 % cette année et de 3,5 % en 1998.«L’économie canadienne est entrée dans une phase de croissance vigoureuse que nous n 'avions pas connue depuis le boom de la fin des années 1980», a lancé Sherry Cooper, économiste en chef de la firme de courtage Nesbitt Burns.Montée de la confiance des consommateurs, accélération de l’activité économique et baisse du chômage demeurent ainsi au menu, ce que ne cessent de confirmer les données de Statistique Canada depuis quelques mois.D’ailleurs, la lecture de l’agence fédérale, pour mai, demeure orientée dans cette direction.«L'amélioration rapide de la situation économique a poussé l'emploi à la hausse de 0,9 % entre le premier et le deuxième trimestre, alors que la production d’avril à mai était en moyenne de 1 % supérieure au niveau du premier trimestre.» Au chapitre de l’emploi, l’économiste de Nesbitt Burns ne va pas jusqu’à partager les prévisions les plus optimistes portant sur une création nette de 750 000 emplois au pays en deux ans, mais elle retient une cible somme toute respectable de 500 000.«Le taux de chômage terminera l’année sous la barre des 9 % et se retrouvera sous les 8 % avant la fin de 1998.» L’impact sur les finances publiques sera évidemment notable.«La hausse des recettes fiscales éliminera pratiquement le déficit budgétaire de l’ad- ministration fédérale au cours de l’exercice 1998.Ce déficit devrait être ramené à 6 milliards cette année.On peut s’attendre à un allégement fiscal sensible lorsque le budget sera équilibré», a noté Mme Cooper.11 y aura remontée de l’inflation, aux alentours des 2,3 % d’ici 1998, et augmentation d’au moins 100 points de base des taux directeurs de court terme de la Banque du Canada d’ici à 12 mois, mais tout cela n’aura rien de dramatique.Le Québec se redresse C’est sur cette toile de fond que le Québec s’apprête à enregistrer sa meilleure performance depuis plusieurs années, selon les prévisions toutes fraîches de la Banque CIBC.Ce sera inférieur à la moyenne nationale mais, tout de même, la progression de 3 % anticipée cette année sera nettement plus réconfortante ou confortable que le maigre 1,1 % comptabilisé en 1996.Même constat au chapitre de l’emploi.La progression de l’emploi au Québec n’a été que de 0,4 % en 1996, malgré la croissance économique de 1,1 %.«Durant le premier semestre de 1997, le nombre d’emplois au Québec a augmenté d’environ 70 000 (2,2 %).Bien que ces taux soient modestes par rapport aux normes nationales, la création d’emplois dans la.province devrait être assez soutenue pour abaisser le taux de chômage, qui s’élevait à 11,8% en 1996, à 11 % en moyenne cette année et à 10,2 % l’an prochain», a souligné Linda Nazareth, économiste senior à la CIBC.Les prévisionnistes ont également respiré d’aisç à la vue d’une décélération marquée de l’activité aux Etats-Unis.Du moiqs, les pressions à la hausse sur les taux d’intérêt aux Etats-Unis, et la répercussion d’une telle hausse sur la grille de taux au Canada, se sont résorbées hier.Selon les chiffres fournis par le département du Commerce, la progression du PIB américain au deuxième trimestre a été de 2,2 % (sur une base annuelle), un rythme qui se démarque de la poussée exceptionnelle de 4,9 % (chiffre révisé, l’estimation précédente étant de 5,9 %) au premier.En 1996, la progression du PIB américain a été de 2,8 %, un chiffre revu à la hausse par rapport à l’estimation initiale de 2,4 %.Est-il besoin de rappeler que la statistique du premier trimestre de 1997, faisant ressortir une surchauffe de l’économie américaine, avait fait craindre le pire en matière d’attentes inflationnistes et de hausses préventives du loyer de l’argent aux Etats-Unis?Or, avec la donnée du deuxième trimestre, «la Réserve fédérale ne peut plus crier au loup», a commenté l’économiste Eileen Neely, de la Federal National Home Mortgage Association.A cela s’ajoute une très faible appréciation de l’indice implicite des prix du PIB, à 1,4 % au deuxième trimestre contre 2,4 % au premier, ce qui devrait convaincre la Réserve fédérale de maintenir le statu quo en matière de politique monétaire pour le restant de l’année, croit Mme Neely.«Selon l’agence statistique, il s’agit de la plus faible progression des mesures globales d'inflation depuis le début des années 1960», a renchéri Sylvie Riopel, du Mouvement Desjardins.A 2,2 %, et avec une vitesse de croisière de l’activité économique devant être maintenue dans ces eaux, nous nous retrouvons avec un taux qualifié d’idéal par la Réserve fédérale afin de soutenir une expansion durable sans surchauffe, l’économie américaine s’alimentant à même ses gains de productivité.On aime bien rappeler, au sud de la frontière, que l’économie américaine entre dans sa septième année d’expansion avec un taux de chômage inférieur à 5 % et sans signe de tension inflationniste.Avec l'Agence France-Presse «L’économie canadienne est entrée dans une phase de croissance vigoureuse que nous n’avions pas connue depuis le boom de la fin des années 1980» OLP Le marché de Mahane Yehuda a rouvert sous haute surveillance SUITE DE LA PAGE 1 autonomes le premier ministre israélien procède à une punition collective dont l’injustice ne peut conduire qu’à plus d’hostilité et de violences.Sourdes aux remarques palestiniennes, les autorités israéliennes accentuent la pression sur Yasser Arafat, qu’elles jugent seul responsable de l’attentat de Jérusalem qui a fait 15 morts, dont les deux porteurs de bombe.Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté plusieurs activistes du Hamas, qui a revendiqué l’opération-suicide, et menacent de faire la chasse aux «terroristes» jusque dans les territoires autonomes.«Si Israël y est contraint, c'est-à-dire si l’Autorité palestinienne ne fait pas ce qu’elle est censée faire contre les terroristes, Israël le fera», a déclaré à Reuter David Bar-Illan, conseiller du premier ministre israélien.«Israël pénétrera si nécessaire dans les zones contrôlées par l’Autorité palestinienne pour y arrêter les terroristes», a-t-il souligné.Tsahal est notamment intervenue à Da-hariyeh, un village proche d’Hébron, pour interpeller neuf proches de deux jeunes gens, tous deux militants islamistes, portés disparus depuis 15 mois.Les autorités israéliennes ont déclaré avoir procédé au total à 28 arrestations.«Israël va mettre en œuvre divers moyens de pression pour inciter Arafat à agir contre le terrorisme», résume Shimon Shiffer, correspondant diplomatique du quotidien israélien Yedioth Ahronoth.Parmi les mesures de rétorsion envisagées, Shimon Schiffer retient l’intensification des opérations de police contre Hamas et le Djihad islamique, le brouillage des fréquences radio et télé palestiniennes, le gel des avoirs palestiniens en Israël et la suspension de l’aide économique de Washington aux territoires autonomes.Le secrétaire d’Etat américain, Madelei- ne Albright, a néanmoins précisé mercredi qu’elle souhaitait le renouvellement de l’aide aux Palestiniens.Un responsable de la sécurité au sein de l’administration palestinienne a déclaré que Yasser Arafat avait décrété l’état d’urgence dans les zones autonomes et ordonné des arrestations «ciblées», non des opérations de complaisance pour la seule satisfaction d’Israël.La police autonome a en outre reçu l’ordre de refouler les soldats israéliens qui tenteraient de pénétrer dans les territoires cédés aux Palestiniens en vertu des accords de paix de 1993.«Les Palestiniens et l’Autorité palestinienne feront tout pour défendre leur terre», a prévenu Djibril Radjoub, chef de la sécurité au sein de l’Autorité palestinienne.Palestiniens et Israéliens n’ont pas coupé totalement les ponts: les responsables de la sécurité des deux camps se sont rencontrés à trois reprises mercredi soir pour discuter de la marche à suivre après l’attentat , L’Etat hébreu a toutefois reporté la reprise des négociations de paix bilatérales.Les conseillers de Bill Clinton sur le Proche-Orient devaient se réunir hier à la Maison-Blanche pour faire le point sur le processus de paix à la lumière des derniers développements.Le marché de Mahane Yehuda a rouvert hier, sous haute surveillance.La police israélienne a demandé à la population israélienne de redoubler de vigilance et de signaler toute personne ou colis suspects.Les enquêteurs tentent d’identifier les corps des deux auteurs présumés de l’attentat qui transportaient chacun, dans un attaché-case, une charge de 10 kilos.Selon le ministre israélien de la Sûreté, Avigdor Kahalani, les explosifs auraient été fabriqués dans un laboratoire clandestin découvert par la police palestinienne en juin près de Bethléem, en Cisjordanie.VARTAN Dernier disque acheté?«Sheryl Crovo» SUITE DE LA PAGE 1 souvent reprises ici par des artistes locaux.Michèle Richard s’empara de La plus belle pour aller danser, les Sultans adaptèrent la superbe Par amour, par pitié, et Chantal Renaud obtint tube sur tube avec ses versions de Comme un garçon et Irrésistiblement.Même J'ai un problème, son épique duo avec Johnny, fut copié.«Je l’ai su, commente l’intéressée, de Paris.C’est un peu à cause de ces covers, comme on dit, que je me suis faite aussi rare chez vous.» Moi, c’est clair, je l’aime comme un Français.C’est autant ma Sylvie que la leur.Au bout du fil, quand elle rigole de son petit rire rauque de Bulgare en racontant comment elle a «trébuché dans le métier de chanteuse», ce n’est pas la Sylvie Vartan d’aujourd’hui que j’imagine, cinquantenaire sophistiquée vivant à Los Angeles, récemment révélée au cinéma dans L’Ange noir de Jean-Claude Brisseau, mais la jeune fille des photos de Jean-Louis Rancurel (photographe attitré des copains), avec frange sur le front et lèvres boudeuses.«Je voulais être actrice, et c’est uniquement pour rendre service à mon frère Eddie, qui était arrangeur et musicien, que tout a commencé.» C’est ainsi qu’en remplacement de Gillian Hills, une chanteuse britannique, la toute jeune Sylvie donna la réplique au pianiste-chanteur Frankie Jordan dans une ritournelle intitulée Panne d’essence, adaptation d’Out Of Gas.«Im bande était déjà enregistrée dans la tonalité de Gillian Hills, rappelle Sylvie.J’ai dû chanter bien plus haut que mon timbre, avec une toute petite voix de tête.Je me trouvais bien ridicule.À mon plus grand étonnement, le succès a été foudroyant.» Foudroyant?En juin 1963, elle chante avec Johnny et Richard Anthony devant 200 000 ados réunis Place de la Nation pour le premier anniversaire de la revue-phare Salut les copains: «Ce qui était incroyable pour moi, c’est que ça se passait juste devant le lycée Hélène-Boucher, d’où j’avais été renvoyée quelques mois avant parce que mon vedettariat troublait la tranquillité.» Frondeuse, elle se découvre vite un goût pour la scène («j’ai tout de suite voulu danser, faire plus que chanter») et choisit très tôt son répertoire: avant les Beatles, elle reprend Baby It’s You, des Shirelles.«Mon frère étant musicien, j'avais été bercée par le jazz et le rock’n'roll naissant: les Platters, Brenda lœe que je trouvais formidable, et Presley.J’ai chanté carrément Don’t Be Cruel.L’adaptation (Sois-pas cruelle) n'était pas terrible, mais je m’en fichais: c’était le rythme qui comptait.» Deux ans plus tard, Aznavour, qui voulait justement offrir quelques «rimes de qualité» à la jeunesse, propose Retiens la nuit à Johnny et Im plus belle pour aller danser à Sylvie.«On avait été ensemble chez lui, à Montfort-l’Amaury, et il nous les avait jouées toutes les deux.C’était le premier artiste de sa génération à nous accepter.» Sylvie présente la chanson en janvier 1964 à l’Olympia, lors d’un programme triple en compagnie de Trini Lopez et des.Beatles.«J’étais en sandwich entre les deux.C’est Lopez qui avait le plus de succès avec son If A Had A Hammer: il martelait ça pendant des heures.C'était bien plus épouvantable pour moi de passer après lui qu'avant les Beatles.» Trente-trois ans plus tard, son spectacle inclut encore Im plus belle pour aller danser, parmi les nouvelles chansons de l’album Toutes les femmes ont un secret, créées pour elle par Yves Simon, Luc Plamondon, Richard Coc-ciante, Marc Morgan et Jean-Louis Murat.Au Casino de Paris en 1994, elle a chanté Nougaro, Brel, Ferré, à la surprise de certains.«Hier comme aujourd’hui, j’ai toujours interprété ce que j’aime.Mais les gens ne savent pas encore tout ce que j’aime.» Toute la France sait cependant qu’elle a encore un coin d’affection pour Johnny: au spectacle des cinquante ans de l’idole en juin 1993, devant 70 000 copains au Parc des Princes, elle lui a dédié Tes tendres années, a cappella.«C'était extrêmement émouvant.Dans les paroles, il y avait notre passé à nous deux, et aussi notre passé avec le public.» Ce soir, pour changer, elle aura un avenir à conquérir.Notre petit questionnaire maison ¦ Ix- premier spectacle auquel vous avez assisté?«C’était Dr.Doolittle, sous forme de comédie musicale, en Bulgarie.J’étais transportée.C’est là que ma fascination pour la scène a commencé.» ¦ Dernier disque acheté?«Sheryl Crow.» ¦ Quelle chanson de votre répertoire vous embarrasse le plus?«Y en a plein.» ¦ Si vous aviez Elvis Presley devant vous, que lui diriez-vous?«De me chanter Hound Dogl» ¦ Quelle musique aimeriez-vous que l’on joue à vos funérailles?«Je trouve assez gais les enterrements à la Nouvelle-Orléans.» ¦ Que chantez-vous sous la douche?«Rien.J’économise ma voix.» ¦ Votre mot préféré?«Tolérance.» Sylvie Vartan, aujourd’hui I, K I) E V 0 I R , I.K V K N 1) K K |) I I lB A 0 Û T I !» !) 7 LE LES SPORTS oloM Expos 9, Padres 2 Sterling Hitchcock ne valait pas cher la livre RICHARD MILO PRESSE CANADIENNE -sj x -nsai Sterling Hitchcock n’a effrayé personne, hier.En fait, il ne valait vraiment pas cher la livre.Affamés, les Expos n’ont fait S: ù’une bouchée du gaucher des adres de San Diego pour l’emporter h 9,"2 devant 15 448 personnes.i,l ; Ils ont ainsi entrepris en lion leur .séjour de 10 matchs à domicile contre les équipes de la Californie.Après trois manches, ils menaient 90 contre Hitchcock (7-6), ayant marqué trois points par manche.Ils ont frappé trois circuits, des coups de Rondell White, Henry Rodriguez et Chris Widger.White est celui qui a rugi le plus -ifpft contre Hitchcock.Il a produit .quatre points à l’aide d’un circuit en solo et d’un double de trois points.D a aussi frappé un simple.Au cours de sa carrière, il n’a pas encore été retiré une seule fois par Hitchcock en sût présences.Il est fren-6 contre lui avec trois circuits.Il avait réussi deux cir-' quits le 4 mai à San Diego.' Le circuit de White a amorcé une 'pRüssée de trois points dans une première manche qui a été couronnée par le 22' circuit de Rodriguez, un coup de deux points.White a ensuite vidé les sentiers avec un double au champ centre à la deuxième et Widger a porté le score 94) à la troisième avec son sixième circuit de la saison.Avec un tel coussin, Dustin Her-manson (5-5) a lancé avec confiance pour remporter la victoire.Il avait sa bonne étoffe et son bon contrôle.En sue manches, Hermanson a alloué deux points et sept coups sûrs en plus de retirer sept frappeurs au bâton.Il n’a donné aucun but sur balles.A son départ précédent, il avait accordé six points en une manche et un tiers contre les Astros, à Houston.Hitchcock, lui, n’a travaillé que quatre manches.Il a donné sept coups sûrs et neuf points, dont six mérités.Il n’a pas été aidé par deux erreurs de Ken Caminiti, un joueur de troisième but qui est généralement fiable en défensive.Il a commis ses 12?et 13' erreurs de la saison sur des roulants faciles à la deuxième.Marc Valdes a donné deux coups sûrs dans les trois dernières manches pour protéger sa deuxième victoire de la saison.Les Expos ont terminé le mois de juillet avec une fiche de 10-16.Leur pire fiche en juillet a été un dossier de 10-18 en 1976.EN BREF Du renfort pour les Giants • j (AP) — Les Giants de San Francisco, qui souhaitaient améliorer leur person-.nel de lanceurs à l’approche des séries de.fin de saison, ont acquis les partants Wilson Alvarez et Danny Darwin ainsi que le releveur Roberto Hernandez des White Sox de Chicago, hier, en retour de six joueurs évolu Smiley échangé par les Reds (AP) — Les Reds de Cincinnati ont échangé le lanceur John Smiley et son salaire de 3,75 millions $ US aux Indians de Cleveland, hier, dans le : cadre d’une transaction impliquant sbc joueurs.Les Reds ont envoyé Smiley et le joueur d’avant-champ substitut Jeff Branson aux Indians en retour de trois lanceurs des mineures, Danny Graves, Jim Crowell et Scott Winchester, ainsi que de l’avant-champ Damian Jackson.Les Reds, qui tentaient de réduire leur masse salariale, avaient offert Smiley aux .équipes encore dans la course au championnat.A ce stade-ci de la sai- son, le lanceur de 32 ans montre une fiche de 910 et une moyenne de points mérités de 5,23.Graves et Jackson évolueront à Indianapolis, dans le AAA tandis que Crowell et Winchester se rendront à Chattanooga, dans le AA Argos 45 Alouettes 8 Toronto (PC) — Robert Drummond a inscrit quatre touchés par la course à la première demie et les Argonauts de Toronto n’ont fait qu’une bouchée des Alouettes de Montréal en les écrasant 45-8.Les Argonauts ont marqué des touchés à leur trois premières possessions du ballon.Mike Saunders et Reggie Givens, ce dernier sur un retour d’échappée de 91 verges, ont inscrit les autres touchés des Argonauts (5-1) qui en étaient à une troisième victoire de suite.Mike Vandeijagt a ajouté sbc transformations, un placement et un simple.Nigel Williams a inscrit l’unique touché des Alouettes (3-3) sur une passe de 45 verges.Les Alouettes subissaient une troisième défaite consécutive.Terry Baker a réussi une transformation et un simple.Les Internationaux de tennis Ivanisevic et Muster tombent GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Les Internationaux de tennis du Canada ont perdu leurs deuxième et troisième têtes de série hier au Stade du Maurier, mais le numéro un Michael Chang a survécu en effectuant un retour convaincant et sbc des huit premiers favoris se retrouvent en quarts de finale.Goran Ivanisevic, classé au troisième rang mondial, a été battu 7-6 (8-6) , 6-2 par Chris Woodruff (57'), l’Américain que Jocelyn Robichaud avait poussé au bris d’égalité au set initial de leur match de première ronde, et Thomas Muster, le cinquième joueur au monde, a une fois de plus subi la loi de Fabrice Santoro (53'), 6-2,2-6,64.Chang, qui est classé deuxième joueur mondial, est venu à bout d’Alex O’Brien 4-6,6-2,6-3.Cinq autres favoris ont atteint les quarts de finale.Yevgeny Kafelnikov (no 4) a défait Wayne Ferreira (no 13), 7-5,6-3; Thomas Enqvist (no 5) a sorti Jonas Bjorkman (no 12), 6-3,6-2; Gustavo Kuerten (no 6) a eu besoin de trois sets pour éliminer Michael Teb-butt, 5-7, 64, 6-4; Mark Philippoussis (no 7) a disposé de Guillaume Raoux 7-5,6-3 à l’aide de son puissant service; et Richard Krajicek (no 8) a disposé de Justin Gimelstob 6-2,64.Déjà tombeur de Jim Courier, Santoro n’a pas causé une si grande surprise en sortant Muster puisque c’est la quatrième fois de suite qu’il réussissait l’exploit, après deux défaites en début de carrière.«Je n’ai pas les armes en puissance pour le battre, il me faut donc être patient, a expliqué le Français.J'ai une stratégie contre lui, mais il est vraiment dur à battre.À chaque fois, ç’a été un match très difficile.» Muster, lui, a commencé par dire qu’il s’était battu lui-même, mais il a ensuite donné crédit à son adversaire: «Je devrais le battre, mais il joue très bien présentement et il a aussi bien fait contre Jim (Courier).Alors je pense que cette surface lui convient, en plus du fait qu’il joue bien.» L’exploit pour Santoro, qui participe de plus au double avec son compatriote Olivier Delaître (il affrontait La-reau-O’Brien en fin de soirée), est plutôt d’avoir résisté à la fatigue, lui qui a gagné un tournoi challenger en Angleterre après avoir disputé deux matchs dimanche et est arrivé à Montréal lundi après avoir été dormir à Paris! «Je jouais bien mais je venais de perdre trois fois de suite; je voulais avoir des matchs», a expliqué le «cousin» qui en est à sa première visite à Montréal, qu’il n’a pas encore eu l’occasion de visiter.Quant à Ivanisevic, il a avoué qu’il n’était pas en forme: «Il (Woodruff) a bien joué.J'ai eu mes chances au premier set, je n’en ai pas profité, et je n’étais pas en aussi bonne condition au deuxième set.Je ne peux pas courir à PAUL CH1ASSON PRESSE CANADIENNE L’Américain Michael Chang n’avait d’yeux que pour la balle, hier, aux Internationaux de tennis.l’aise comme d’habitude parce que je n’ai rien fait depuis trois semaines.Je n’étais pas prêt et je n’attendais pas grand-chose de ce tournoi.» Ça paraissait déjà la veille quand il avait eu besom de deux heures pour sortir le modeste Brett Steven.Chang, finalement, a indiqué n’avoir pas été surpris de la sortie en force de O’Brien: «La dernière fois que je l'ai affronté (à Cincinnati en 1995), il était sorti avec rage, comme aujourd’hui.Alors je m’y attendais un peu et c’est exactement ce qui s’est passé.» Chang s’est blessé à une cheville à la fin du premier set («J’ai fait un drôle de pas»), mais il ne prévoyait pas de dommage.En quarts de finale, il se frottera à Krajicek.Les autres matchs opposeront Kafelnikov à Enqvist, Kuerten à Santoro, et Philippoussis à Woodruff.Jocelyn Robichaud en quart pf elvn ae finale du double! Qui l’eût cru?Jocelyn Robichaud est rendu en quarts de finale du double des Internationaux de tennis du Canada.Après avoir sorti Sébastien LeBlanc et Pat McEnroe en première ronde, les deux jeunes de 19 ans, cadets du tournoi, ont eu hier un coup de chance lorsque Mark Knowles, qui complète le troisième meilleur duo mondial avec le Toron-tois Daniel Nestor, a dû déclarer forfait après avoir servi avec une avance de 4-3, victime d’un vieille blessure aux côtes qui entraîne un mal de dos.«C’est un peu surprenant, je ne m’attendais pas à ça», a confessé le Joliet-tain.Le pire, c’est qu’avec un coéquipier du calibre de Haas, déjà rendu 74' joueur mondial en simple, il a des chances d’aboutir à la demi-finale puisque les deux affronteront en quarts les Indiens Leander Paes (qui a déjà joué avec Sébastien Lareau) et Mahesh Bhupathi, classés 23' au monde en double.«Ils sont battables, c’est certain.On saute toujours sur le court pour battre ses adversaires», a dit Robichaud, qui comptait aller aux informations pour connaître le style de ses futurs rivaux.Mais déjà, il savait que Paes n’avait pas un fort service.Robichaud, le plus jeune inscrit au Stade du Maurier, apprécie de jouer avec Haas, qui est son aîné de cinq jours.«Notre entente est très bonne, on a déjà pratiqué ensemble [à l’école réputée de Nick Bottelieri, en Floride], la communication est excellente.À notre premier match, j’étais un peu plus nerveux que lui parce qu’il est plus habitué à ces gros tournois.» BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier Atlanta 0 Floride 1 Colorado 1 Pittsburgh 4 San Diego 2 Montréal 9 St.Louis 1 Philadelphie 2 (10 m) Los Angeles 4 Chicago 1 Aujourd'hui Los Angeles (Nomo9-8) à Chicago (Gonzalez 7-4), 15h20 Atlanta (Maddux 15-3) à Floride (Brown 9-8), 19h05 Colorado (Thomson 3-6) à Pittsburgh (Loiaza 8-7), 19h35 San Francisco (Gardner 11-4) à Cincinnati (Mercker 7-7), 19h35 San Diego (Hamilton 8-3) à Montréal (Bullinger 6-10).19h35 St.Louis (An.Benes 7-5) à Philadelphie (Stephenson 4-5), 19h35 New York (Mlicki 5-7) à Houston (Garcia 4-7), 20h05 Section Est G P Moy.Dill Atlanta 69 39 .639 — Floride 60 45 .571 71/2 New York 60 46 .566 8 Montréal 54 51 .514 131/2 Philadelphie 32 72 .308 35 Section Centrale Houston 59 49 .546 — Pittsburgh 52 55 .486 61/2 St.Louis 51 55 .481 7 Cincinnati 45 60 .429 121/2 Chicago 43 65 .398 16 Section Ouest San Francisco 59 49 .546 — Los Angeles 58 49 .542 1/2 San Diego 52 55 .486 61/2 Colorado 51 57 .472 8 Meilleur deuxième Floride 60 45 .571 — New York 60 46 .566 1/2 Los Angeles 58 49 .542 3 Montréal 54 51 .514 6 LIGUE AMÉRICAINE Hier Detroit à Kansas City Milwaukee à Oakland Cleveland à Toronto Boston au Minnesota N.Y.Yankees au Texas Chicago à Seattle Aujourd'hui Toronto (Hentgen 10-7) à Detroit (Moehler 7-9), 19h05 Minnesota (Robertson 7-8) à New York (Pettitte 12-6), 19h35 Seattle (Wolcott 5-4) à Milwaukee (Eldred 10-10), 20h05 Boston (Avery 4-2) à Kansas City (Rosado 7-7), 20h05 Cleveland (Wright 3-1) à Texas (Oliver 7-10), 20h35 Chicago (Alvarez 9-8) à Anaheim (Watson 8-6), 22h05 Baltimore (Erickson 13-5) à Oakland (Rigby 0-4), 22h35 Section Est G P Moy.Ditf Baltimore 65 38 .631 — New York 60 44 .577 51/2 Toronto 50 54 .481 151/2 Boston 50 56 ,472 161/2 Detroit 48 55 .466 17 Section Centrale Cleveland 54 47 .535 — Milwaukee 52 52 .500 31/2 Chicago 51 53 .490 4 1/2 Minnesota 47 58 .448 9 Kansas City 43 59 .422 11 1/2 Section Ouest Seattle 60 45 .571 — Anaheim 59 47 .557 1 1/2 Texas 50 55 .476 10 Oakland 42 66 .389 191/2 Meilleur deuxième New York 60 44 .577 — Anaheim 59 47 .557 2 Milwaukee 52 52 .500 8
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