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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1997-08-05, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR ?& i /v ht m •> m t « in fti i n n i r t IT T I (IUT U W .PERSPECTIVES La fin du monde est proche ! Des astronomes américains viennent de découvrir sept nouveaux astéroïdes qui pourraient un jour s’écraser sur la terre, et la détruire, évidemment.Un best-seller estival prétend à nouveau que le Livre des livres annonce la fin prochaine, apocalyptique et nucléaire, de l’humanité.L’an 2000 approche.La seconde vague millénariste, scientiste à souhait, elle, est déjà toute là.Stéphane Baillargeon ?intin (ou plutôt Hergé) l’avait prédit Dans l’album L’étoile mystérieuse , des savants découvrent un nouveau corps céleste et déclenchent une panique généralisée.Philippulus le Prophète (de malheur), drapé à l’ancienne, part par les rues crier que «la fin du monde est proche!».La réalité a un peu rattrapé la bédé la semaine dernière quand d’éminents scientifiques du programme américain NEAT (Recherche des astéroïdes proches de la terre) ont dévoilé leurs plus récentes découvertes.Les astronomes ont identifié sept nouveaux astéroïdes qui portent à 99 le nombre des corps célestes d’un kilomètre de diamètre et plus menaçant de prendre la Terre comme point de chute.Les scientifiques ont aussi révélé qu’environ 800 autres astéroïdes plus petits pourraient terminer ici leur inquiétante course dans «le silence des espaces infinis» , qui effrayait déjà Pascal.Bref, il y a de quoi alimenter bien des scénarios catastrophes.Les médias ont joué les Cassandre en relayant les analyses d’éminents spécialistes qui croient à l’existence d’un cycle d’impact majeur.aux 100 000 ans.Pire: ces nouveaux Philippulus avertissent qu’en cas de collision prévisible, il faudrait au minimum un an pour réagir, éliminer la menace, sauver l’humanité.Les Gaulois d’Astérix craignaient que le ciel leur tombe sur la terre.Les savants américains ont simplement rehaussé un peu le niveau du plafond céleste.La menace demeure, mais nous sommes toujours là pour claquer des dents.Plus ça change, plus c’est pareil.Notre monde appréhende sa fin prochaine, avec ses croyances et ses méthodes propres.Comme tous les autres avant lui, quoi.Il ne s’agit pas de nier la probabilité d’une catastrophe d’origine extraterrestre.Seulement, il faut bien admettre que cette façon neuve de ressasser le vieux sujet eschatologique témoigne parfaitement de notre idéologie, moderne et scientiste à souhait.Même la fascination contemporaine développée autour de la disparition soudaine et brutale des dinosaures, sur laquelle vient à nouveau de tabler Steven Spielberg, peut être lue dans la perspective des grandes terreurs pour notre propre espèce de petits lézards pensants.Le best-seller de l’Américain Michael Drosnin, The Bible code, tout juste traduit par Robert Laffont, offre un exemple encore plus éloquent de cette dérive en odeur de sainteté scientifique autour du thème de la fin prochaine de l’être et du temps.L’ancien journaliste du Wall Street Journal a filtré informatiquement le texte de la Bible et prétend y avoir déniché des prophéties «d'une précision inouïe» sur notre siècle.Par exemple l’assassinat dTitzhak Rabin, le 4 novembre 1995, contre lequel le journaliste aurait d’ailleurs tenté de prévenir le premier ministre israélien un an plus tôt.Pour 2000 et surtout 2006, l’exégèse mathématique nous avertirait de l’«Holocauste atomique», de la «Guerre mondiale» et rien de moins que de la «Fin des jours».Du nouveau vinaigre dans de vieilles outres.Les racines chrétiennes font se multiplier les apocalypses à l’approche de l’an 2000, «cette sombre veille de deux fois l’an mil» dont parlait André Breton.L’Occident est maintenant hanté par la sinistrose.On relie Mala-chie.On suce du Nostradamus.On cultive l’obsession de la fin et surtout des fins multiples, celles d,es idéologies, des intellectuels, des démocratie, de l’Eglise, de l’art, de la culture, de la politique, de l’histoire elle-même.Même Jeanne Calment, la doyenne de l’humanité, vient de passer l’arme à gauche.Et les grandes épidémies fie sida, les bactéries en tous genres.) comme les grandes angoisses suscitées par la science fies manipulations génétiques, la bombe atomique.) semblent autant de signes de la catastrophe prochaine.Une fin ultime que s’empressent d’ailleurs de devancer les membres des sectes apocalyptiques, de Waco à l’OTS, comme des lemmings se jetant dans le gouffre.En fait, tout cela correspond moins à la fin du monde, au sens total, qu’à la fin d’un monde.Les théories sociologiques de la postmodernité témoignent de cette vision postulant la mort de la vieille civilisation industrielle européenne érigée depuis le XIXe siècle et la gestation d'une forme neuve de vie en commun, manipulée par la technique à l’échelle planétaire.Notre monde hybride ne va pas nulle part.Il va où il va, et sûrement pas où ne l’attendent nos futurologues, nos gestionnaires du progrès et nos autres prophètes en sarreau.Les nouvelles «valeurs» ne sont pas encore valables; les anciennes ne le sont presque plus.Et cet entre-deux du temps historique, ce carrefour des civilisations, a souvent de quoi inquiéter.Mais de là à crier que la fin du monde est proche.MÉTÉO Montréal Québec Nuageux avec 40% Ciel variable, de probabilité Max: 20 Min: 10 d’averses.Max: 23 Min: 12 Détails, page B 4 INDEX Agenda .B (i Idées .A Annonces.B 6 Le monde .A Avis publics.B 4 Les sports .B Culture .B 8 Montréal .A Economie.B 2 Mots croisés.B Éditorial .A 6 Télévision .B www.ledevoir.com ÉCONOMIE L’économie québécoise se porte beaucoup mieux, selon Desjardins, page B 3 ?LE MONDE Les Occidentaux suspendent leurs relations avec la Bosnie, page A 5 MONTRÉAL Les trois enquêteurs voulaient faire tomber des têtes, page A 3 L’assurance parentale attendra Québec juge insuffisants les 291 millions que verserait Ottawa PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le nouveau régime d’assurance parentale promis par Québec ne sera pas mis en place en janvier prochain.La ministre québécoise de l’Éducation et de la Famille Pauline Marois a confirmé hier ce qui était inscrit dans le ciel: ce programme constitue une autre victime des sempiternelles mésententes entre les deux niveaux de gouvernement Le ministre canadien des Ressources humaines, Pierre Pettigrew, répétait hier matin que l’offre fédérale était «très généreuse», et il déplorait que Québec demande au fédéral de financer les coûts supplémentaires que comporte son nouveau régime, alors que les coûts d’un régime plus coûteux et plus vaste devraient être assumés par ceux qui en bénéficieront soutient-il.La ministre Pauline Marois, elle, suspendait le nouveau programme en après-midi.«Nous prenons un moment de réflexion pour voir si nous pouvons redessiner le régime, en réduisant certains avantages», dit-elle.Le nouveau régime d’assurance parentale était un des éléments-clés de la nouvelle politique familiale du gouvernement Bouchard, lancée au début de 1997, et il devait en- trer en vigueur le premier janvier 1998.Ce régime voulait maintenir le revenu personnel disponible pendant les congés de maternité et les congés parentaux, en compensant les lacunes du programme fédéral d’assurance-emploi.VOIR PAGE A 8: ASSURANCE Lire aussi en page A 2 ¦ 225 OOO familles n’auront plus droit à l’allocation familiale Toujours plus haut JACQUES GRENIER.LE DEVOIR JORDAN LARAMEE, un jeune perchiste montréalais de seulement 13 ans, a remporté hier, au Centre Claude-Robillard, l’épreuve de saut à la perche de la finale des Jeux du Québec, franchissant facilement la barre des 3,35 mètres.Cette première finale montréalaise des Jeux du Québec, qui propose plus que jamais un calibre élevé, ne semble cependant pas attirer les foules.À lire en page A 3.Québec n’abaissera pas la note Oui au pacte fiscal, mais «le 500 millions, c’est un montant inéluctable», répond Trudel à l’UMQ t MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le gouvernement pourra manifester de la souplesse dans la façon «équitable» de régler la note de 500 millions mais ne consentira aucunement, tel que l’exigent les municipalités, à réduire la contribution demandée.+ «Le 500 millions, c’est un montant inéluctable.Le ministre des Finances a fixé la contribution du secteur municipal à ce montant, il est hors de question que l’on puisse le modifier», a affirmé hier au Devoir le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel.M.Trudel réagissait aux résolutions adoptées par les représentants de dizaines de municipalités en assemblée spéciale samedi.Elles rejetaient la facture d’un demi-milliard présentée aux villes en juin dernier, demandant plutôt l’élaboration d’un pacte fiscal municipal avant le 15 septembre et au terme d’une conférence Québec-municipalités.Le ministre Trudel salue la volonté manifestée par l’ensemble des municipalités de participer à l’effort d’assainissement des finances publiques.«Après avoir passé par une phase de négation, nous sentons un effort et une nette ouverture, a-t-il affirmé.Et qu’on veuille un pacte fiscal avant le 15 septembre, ça me réjouit hautement.» L’assemblée spéciale n’a pas permis l’élaboration d’une VOIR PAGE A 8: QUÉBEC Rémy Trudel Le secret de la frite belge révélé par Sttellla Sttellla est un groupe belge qui farcit ses chansonnettes de calembours, histoire de faire la mouche et non la guêpe (Manneken Pis not war).Pendant des années, Sttellla désignait un duo, que formait le couple Jean-Luc et Mimi Fonck.On les a beaucoup vus chez nous au début des années 80, surtout aux Foufounes électriques, d’où le culte voué à Sttellla par une poignée d’indéfectibles montréalais, qui se pincent ces jours-ci tellement ils exultent: en effet, St-tella revient ce soir pour les FrancoFolies, dès 23 h au Spectrum.50 ans de pensée positive Au Québec, le Sélection du Reader’s Digest constitue le magazine au plus fort tirage: 280 000 exemplaires écoulés mensuellement archives le devoir Jean-Luc Fonck SYLVAIN CORMIER Il faut préciser que Jean-Luc Fonck continue Sttellla seul depuis presque deux ans, bien que Mimi chante sur tous les titres du plus récent album, The Dark Side Of The Moule.Ne cherchez surtout pas à comprendre.Usez plutôt les réponses de Jean-Luc au très long questionnaire que Le Devoir lui a fait parvenir.Les questions étaient facultatives, et Jean-Luc avait tout loisir d’en inventer: il a simplement répondu à toutes.Avec l’accent belge.— Sttellla avec deux t et trois 1, c’est pourquoi?«Au début, Sttellla s’écrivait Stella.Je ne sais plus pourquoi, mais nous avions décidé de rajouter un T ou un L à chaque concert.C’est donc devenu Stellla, puis Sttellla.Je ne sais plus pourquoi on en est restés là.(Re-sttelllla?)» — Jean-Luc Fonck avec un seul f, c’est pourquoi?«Il faut poser la question à mes an- LES FRANCOFOLIES VOIR PAGE A 8: STTELLLA ¦Autres informations, page B 8 Cinquante ans qu’il a eus, cet été, le Sélection du Reader’s Digest québécois.Le plus lu de nos magazines a sa clientèle d’abonnés, un style, un look, des fans et des détracteurs.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Tout le monde a son petit souvenir de jeunesse relié à Sélection du Reader’s Digest.A croire qu’il se glissait inévitablement un jour ou l’autre dans chaque foyer québécois, ce magazine en format de poche avec ses condensés d’histoires plus ou moins jovialistes à la gloire du travail, de la famille et de la patrie.Je me souviens de mon côté d’un amoncellement de vieux numéros d’après-guerre découverts dans un grenier et parcourus en rafale avec une sorte de fascination amusée.L’être le plus extraordinaire jamais rencontré y côtoyait la prostate de Georges soudain volubile et l’éloge du self made man.L’URSS était le dragon à abattre et l’humour en uniforme montrait l’armée sous un angle goguenard.On y célébrait les valeurs traditionnelles et familiales, informant tout en délassant dans un style concis, voire minimaliste, à travers des versions condensées.Ni fioritures ni envolées stylistiques.De l’abrégé.Clarté, efficacité, conformisme, éloge de l’effort et de la réussite.Faites une en- VOIR PAGE A 8: SÉLECTION La page couverture du premier numéro québécois, publié en juillet 1947 « 4 4 778313000658 BASEBALL Sérieux candidat -* Le devoir ?- LES SPORTS ATHLÉTISME LIGUE NATIONALE Hier Floride 4 Houston 1 Atlanta 6 Pittsburgh 0 San Francisco 9 Cincinnati 1 Colorado 3 Philadelphie 7 St.Louis à N.Y.Mets Aujourd'hui Houston (Kile 15-3) en Floride (Saunders 3-3), 19h05 Atlanta (Glavine 10-5) à Pittsburgh (Schmidt 6-6), 19h35 San Diego (Hitchcock 7-6) à Cincinnati (Remlinger 3-4), 19h35 Los Angeles (Astacio 7-7) à Montréal (Johnson 0-0), 19h35 Colorado (Bailey 9-8) à Philadelphie (Schilling 11-10), 19h35 St.Louis (Morris 8-6) à N.Y.Mets (Harnisch 0-0), 19h40 San Francisco (Darwin 0-0) à Chicago Cubs (Foster 10-6), 20h05 Section Est G P Moy.Dltf Atlanta 71 42 .628 — Floride 64 46 .582 51/2 New York 61 48 .560 8 Montréal 57 52 .523 12 Philadelphie 35 73 .324 331/2 Section Centrale Houston 61 51 .545 — Pittsburgh 55 57 .491 6 St.Louis 52 58 .473 8 Cincinnati 46 63 .422 131/2 Chicago 45 67 .402 16 Section Ouest San Francisco 62 50 .554 — Los Angeles 60 51 .541 1 1/2 San Diego 53 58 .477 81/2 Colorado 52 60 .464 10 Meilleur deuxième Floride 63 46 .578 — New York 61 48 .560 2 Los Angeles 60 51 .541 4 Montréal 57 52 .523 6 LES MENEURS MJ AB P CS Moy LWalker Col 108 400 103 157 .392 Gwynn SD 106 424 68 165 .389 Piazza LA 103 368 63 130 .353 Lofton Atl 74 312 56 107 .343 Joyner SD 90 312 44 106 .340 MaGrace ChC 102 369 54 123 .333 Alfonzo NYM 98 331 49 107 .323 Lankford StL 87 316 61 101 .320 Biggio Hou 111 436 100 139 .319 Galarraga Col 107 419 82 133 .317 Points produits — Galarraga.Colorado.102; Bagwell.Houston, 96; Gwynn, San Diego, 96; LWalker, Colorado, 93; ChJones, Atlanta, 89; Kent, -tRAI, • 1*1 ASSOCIATED PRESS Le visage éclairé par un large sourire, Cathy Freeman, la championne à l’allure de petit garçon — depuis qu’elle a adopté une coiffure très courte — a effectué une dernière ronde sur l’anneau d’Athènes en brandissant les couleurs australiennes et aborigènes.Cathy Freeman: au nom de tous les miens LIGUE AMÉRICAINE Hier Cleveland 7 Detroit 2 Toronto au Minnesota, 20h05 N.Y.Yankees à Kansas City, 20h05 Boston au Texas.20h35 Milwaukee à Anaheim, 22h05 Aujourd’hui Cleveland (Juden 0-0) à Detroit (Thompson 9-8), 13h05 Toronto (Person 4-7) au Minnesota (Miller 0-1 ), 13h15 Chicago White Sox (Drabek 7-7) à Oakland (Karsay 3-11), 15h15 N.Y.Yankees (Rogers 4-4) à Kansas City (Appier 6-9), 20h05 Boston (Gordon 5-9) au Texas (Alberro 0-2), 20h35 Milwaukee (Florie 2-2) à Anaheim (Dickson 10-4), 22h05 Baltimore (Key 13-6) à Seattle (Olivares 6-6), 22h05 Section Est G P Moy.?iff Baltimore 69 39 .639 — New York 63 45 .583 6 Toronto 51 57 .472 18 Boston 52 59 .468 181/2 Detroit 51 58 .468 181/2 Section Centrale Cleveland 57 49 .538 — Milwaukee 54 54 .500 4 Chicago 53 56 .486 51/2 Minnesota 49 60 .450 91/2 Kansas City 46 61 .434 11 1/2 Section Ouest Anaheim 63 48 .568 — Seattle 62 48 .564 1/2 Texas 51 58 .468 11 Oakland 43 70 .381 21 Meilleur deuxième New York 63 45 .583 — Seattle 62 48 .564 2 Milwaukee 54 54 .500 9 FOOTBALL * Samedi C.-B.42 Hamilton 24 Jeudi Toronto à Calgary, 21 h30 Winnipeg à Edmonton, 21 h30 Vendredi Saskatchewan à Hamilton, 19h30.Samedi, 9 août Montréal en C.-B„ 22h30 Section Est M| G P N Pp Pt* Toronto 5 1 0 188 113 10 Montréal 3 3 0 120 181 6 Winnipeg 1 5 0 145 183 2 Hamilton 1 5 0 Section Ouest 130 170 2 Edmonton 5 1 0 181 139 10 C.-B.4 2 0 164 146 8 Saskatchewan 3 3 0 137 148 6 Calgary 2 4 0 150 135 4 SOCCER Dimanche Toronto 4 Raleigh 2 Long Island 1 Jacksonville 0 Nashville 1 Charleston 0 Californie 1 Orange County 0 Mercredi Montréal à Toronto Caroline à Long Island Nashville à Vancouver Association de l'Est Section Atlantique M| G P GF Bp Bc Pts Hershey 24 16 7 1 46 25 49 Caroline 22 13 8 1 48 24 39 Richmond 23 12 11 0 30 25 36 Charleston 21 7 12 2 29 38 23 Raleigh 23 5 13 4 27 40 22 Jacksonville 23 2 19 1 20 60 10 Section Nord-Est Montréal 20 14 5 1 43 15 43 Toronto 21 11 8 2 34 28 35 Rochester 21 10 11 0 40 38 30 Long Island 22 9 10 3 35 29 30 Connecticut 22 5 13 4 20 36 19 Worcester 21 4 17 0 19 46 12 STEPHANE GHAZARIAN AGENCE FRANCE-PRESSE Athènes — «Ce soir je suis une fille fière».Fière, Cathy Freeman pouvait l’être après sa victoire sur le 400 mètres des Championnats du monde d’athlétisme d’Athènes, hier soir.Pour elle mais aussi pour tous les siens, qu’ils soient aborigènes ou australiens.En moins de 50 secondes — 49 sec 77 pour gagner — et l’espace d’un tour de piste avec deux drapeaux dans les mains, Freeman a ravi tout un continent, l’Australie, mais aussi une culture, celle des aborigènes dont elle le fut le premier représentant olympique en 1992 à Barcelone.Car si l’athlète a connu les rudesses de la compétition au plus haut niveau, c’est surtout hors des pistes qu’elle a beaucoup souffert, lorsqu’elle s’est heurtée aux sensibilités nationales et culturelles.Le premier «scandale» est intervenu en 1994 lorsque, pour célébrer sa victoire aux Jeux du Commonwealth, elle arborait fièrement sa culture en brandissant le drapeau aborigène lors du tour d’honneur, soulevant la colère des Australiens.La leçon était dure mais retenue.Et ce sont les couleurs australiennes qu’elle brandissait à Atlanta pour exprimer son bonheur d’avoir terminé deuxième derrière l’intouchable Française Marie-José Pérec.Hélas, elle heurtait cette fois la sensibilité des aborigènes, qui se sentaient ainsi lâchés par l’une des leurs.Que faire?Freeman trouvait la solution en même temps que l’or mondial.Le visage éclairé par un large sourire, la championne à l’allure de petit garçon — depuis qu’elle a adopté une coiffure très courte — effectuait une dernière ronde sur l’anneau d’Athènes en brandissant les couleurs australiennes et aborigènes.«Je veux juste montrer que je suis fière de qui je suis et d’où je viens, déclarait-elle.J’aimerais d’ailleurs rejoindre un jour les anciens dans les contrées reculées et écouter leurs histoires.» Parmi ces histoires figurera peut-être un jour là sienne, celle de cette adolescente surdouée qui s’est révélée sur la scène internationale à l’âge de 16 ans en remportant l’or du relais 4x100 mètres aux Jeux du Commonwealth en 1990.L’histoire d’une athlète menue (1,64 m pour 52 kg) qui a vite donné du fil à retordre à des adversaires aux carrures impressionantes, comme la puissante Jamaïcaine Sandie Richards, sa dauphine du jour, et n’a buté à Atlanta que sur Pérec et ses grandes foulées.Et tant pis si Pérec a fait l’impasse sur le 400 mètres d’Athènes.Ça n’enlevait rien au bonheur de la nouvelle championne, qui ravalait péniblement ses larmes sur la première marche du podium, le drapeau australien flottant dans le ciel d’Athènes et celui des aborigènes quelque part dans son cœur.Michael Johnson se rachète Athènes (AP) — L’Américain Michael Johnson a racheté sa bévue de la veille, hier, et il a guidé un quatuor d’Américains à la finale du 400 mètres des championnats du monde d’athlétisme en réalisant la quatrième meilleure performance de l’année.Au lendemain de sa performance presque désastreuse, Johnson a survolé les 200 premiers mètres de sa demi-finale avant de relâcher sur les 30 derniers mètres.Il a eu le temps de regarder autour de lui avant de s’assurer la victoire en 44,37 secondes.Le double champion du monde et olympique sur 200 et 400 mètres — qui a été ennuyé par une blessure et qui doit sa présence à ces championnats à une invitation sans précédent — a presque été éliminé en quart de finale, dimanche.Il avait finalement été repêché grâce à son temps.Mais en demi-finale, le Texan a fait meilleure impression, s’imposant rapidement devant le vétéran ugandais Davis Kamoga, l’un des deux coureurs qui l’avaient rattrapé à la fin de sa course précédente.En finale, Johnson sera accompagné de ses compatriotes Tyree Washington - victorieux de l’autre demi-finale - Jerome Young et Antonio Pettigrew, le champion du monde 1991.«Ça s’est bien déroulé.Ça va être une course difficile [aujourd’hui].Ils sont tous redoutables, a mentionné Johnson.J'ai commis une erreur [dimanche \.J’étais très déçu de moi.» Diagana couronné Au 400 mètres haies, le Français Stéphane Diagana, privé de Jeux Olympiques d’Atlanta en raison d’une fracture de fatigue, a pris une revanche éclatante sur le mauvais sort en enlevant le titre.Dans une discipline exigeante, où avait régné par le passé le mythique Edwin Moses, Diagana s’est montré lui aussi surnaturel, en remportant d’entrée sa série, puis sa demi-finale, avant de réaliser 47,70 secondes en finale, soit la meilleure performance mondiale de l’année.«Après une année de galère, le titre!», a déclaré Diagana, après une victoire obtenue avec panache.Au 400 mètres dames, l’Australienne Cathy Freeman a profité de l’absence de la Française Marie-José Pérec, tenante du tire, pour triompher sur le tour de piste en 49,77.Freeman a salué sa victoire avec émotions.Après avoir devancé la Jamaïquaine Sandie Richards (49,79) et l’Américaine Jearl Miles-Clark (49,90), la jeune Australienne s’est emparée du drapeau de son pays et de celui de son peuple, les aborigènes, pour faire son tour de piste.Deux autres titres ont été décernés hier, celui de l’heptathon remporté par l’Allemande Sabine Braun (6739 points), et celui de la longueur féminine revenu à la Tchèque Sarka Kapar-kova (15.20).Enfin grosse surprise à la hauteur où l’Américain Charles Austin, champion olympique à Atlanta et champion du monde en 1991, a manqué la barre de qualifications à 2,28m et s’est vu éliminé de la finale.la journée d’aujourd’hui sera marquée par la finale du 400m avec Johnson, le javelot et la longueur masculine, le 10 000 et le 1500 dames.EN BR E F Savage, Rivet et Cullimore signent Le Canadien de Montréal a mis sous contrat, hier, trois de ses joueurs, dont l’ailier gauche Brian Savage.Savage et le défenseur Jassen Cullimore ont accepté des contrats d’un an chacun tandis que le défenseur Craig Rivet a signé une entente de deux ans.Savage, âgé de 26 ans, a terminé au troisième rang des marqueurs du Canadien la saison dernière avec 23 buts et 37 passes en 81 matches.Originaire de Sudbury, il avait connu un excellent début de campagne en compagnie de Saku Koivu et Mark Recchi, mais il a ralenti en deuxième moitié.Thornton convaincu Par ailleurs, les Bruins de Boston sont parvenus à s’entendre avec le joueur étoile Joe Thornton des Grey- hounds de Sault Ste.Marie, hier, lui consentant un contrat de trois ans.Thornton, le premier choix au repêchage amateur cette année, est attendu à Boston d’ici la fin de la semaine pour signer officiellement le contrat.«Nous sommes manifestement excités que le processus se termine avec cette entente, a indiqué le directeur général adjoint Mike O’Connell.Il est grand, fort et il possède toutes les qualités que l’on peut rechercher chez un joueur, avec l'attitude en conséquence.» Martinez en route vers le Cy Young RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Viva El Pedro! Décidément, Pedro Martinez commence à être reconnu à sa juste valeur.II a été choisi le joueur de la semaine dans la Ligue nationale alors qu’il est l’un des sérieux candidats au trophée Cy Youug, remis au meilleur lanceur du circuit.Martinez a réalisé un match complet de trois coups sûrs et un point mérité, dimanche, contre les Padres de San Diego après avoir réussi un jeu blanc de cinq coups sûrs contre les Rockies du Colorado, mardi dernier.Il domine les ligues majeures avec dix matchs complets et il présente la meilleure moyenne de points mérités des ligues majeures, 1,76.«Le Cy Young, il est encore trop tôt pour y penser.», se plaît-il à dire pendant que tout le monde autour de lui le voit comme un des principaux candidats avec Greg Maddux et Denny Neagle, des Braves d’Atlanta, et Darryl Kile, des Astros de Houston.Après le match contre les Rockies, une rencontre remportée 3-0 par les Expos au Coors Field, un paradis pour les frappeurs, le gérant des Rockies, Don Baylor, a dit qu’il s’agissait du meilleur match lancé dans l’histoire du Coors Field.Tout ce qu’il faut Dimanche, Tony Gwynn, qui est probablement le plus grand frappeur de l’ère moderne du baseball, a dit qu’il avait ce qu’il faut pour remporter le trophée Cy Young.Et Gwynn sait de quoi il parle; il frappe pour .389 et il a conservé au cours des cinq dernières années une moyenne de .371.Agé de 25 ans, Martinez est deve- Les Expos si vous croyez RICHARD MILO PRESSE CANADIENNE Croyez-vous aux miracles?Les joueurs des Expos, eux, n’y croient pas.Ils ne sont jamais allés à Sainte-Anne de Beaupré et la seule neuvaine qu’ils font, ce sont des matchs de neuf manches! Une déclaration de Mike Lansing faite à la suite de l’échange de Jeff Juden porte à réflexion: «De toute évidence, ils n’essaient pas d’améliorer l’équipe, a-t-il dit.La direction semble être heureuse d'avoir une équipe de quatrième place.» Lansing a raison.Il faut voir les choses commme elles se présentent les Expos ont une bonne équipe, sans plus.A la suite du désastreux voyage de 2-5 à Houston et Denver, Felipe Alou a fait le constat que son équipe «commence à ressentir les effets de l’improvisation».Après une première moitié de 47-39, une fiche au-delà des attentes même des plus optimistes, les Expos battent de l’aile depuis trois semaines.Ils ne présentent qu’une fiche de 10-13 depuis la pause du match des étoiles mais c’était prévisible.C’est une équipe qui a dû improviser pour combler la perte de Jeff Fas-sero, Mel Rojas, Mark Leiter et Moises Alou, quatre vétérans qui avaient contribué la saison dernière à la superbe saison des Expos.Ils étaient restés dans la course au meilleur deuxième jusqu’au dernier wepk-end.A moins d’une intervention divine hautement improbable, ce ne sera pas le cas cette année.Les deux derniers mois s’annoncent difficiles.C’est une équipe qui sera capable du meilleur avec Pedro Martinez et Carlos Perez comme du pire avec Jim Bullinger et les autres.Les Expos ont fait un bon bout de chemin avec Dustin Hermanson.Parce qu’il n’avait jamais agi comme partant dans le baseball professionnel, ils songent cependant à réduire son temps d’utilisation d’ici la fin de la saison.La perte de Jeff Juden se fera aussi sentir.Aussi peu civilisé qu’il nu un lanceur aguerri à sa quatrième saison avec les Expos.Pour compléter sa balle rapide explosive, il se sert d’un changement de vitesse qu’il mai- • trise à merveille et il a ajouté récenv ment une «rapide coupée» à son répertoire, ce qui complique davantage la tâche des frappeurs.A ses 29 derniers départs depuis lê 24 août 1996, Martinez n’a donné plus de deux points mérités dans un match qu’à cinq reprises.Cette saison, on ne frappe que pour .165 contre lui, un autre sommet dans les ligues majeures.Martinez totalise déjà 199 retraits au bâton, ce qui lui vaut le deuxième rang dans la Ligue nationale après Curt Schilling (212), des Phillies de Philadephie.Aucun droitier n’a enregistré plus de 300 retraits en une saison dans le circuit depuis 1986.Mike Scott a été le dernier à réussir l’exploit (306).Le record pour le plus de retraits au bâton en une saison par un lanceur des Expos appartient à Bill Stoneman, l’actuel vice-président aux opérations baseball des Expos.«Stony» avait retiré 251 frappeurs au bâton en 1971.Martinez affiche un dossier de 13- ’ 5.Maddux, Neagle et Kile ont remj porté deux victoires de plus (15) que lui mais il présente une meilleure moyenne de points mérités (1,76) comparativement à 2,05 pour Kile, 2,28 pour Maddux et 3,02 pour Neagle.De plus, il a deux fois plus de matchs complets que Maddux et Kile, qui, en ont cinq chacun.Etiquetté à tort ou à raison comme un chasseur de tête à ses premières années avec les Expos, Martinez s’attire, maintenant le respect de tous.Le Cy Young sera-t-il son trophée de chasse?non ii )iq *rîl;i i en série.aux miracles soit, c’est un lanceur qui avait rempor-: té 11 victoires et qui, par surcroît, dfe-vrait continuer à s’améliorer d’une année à l’autre.Les Expos dominent présentement les ligues majeures pour le nombre de matchs complets avec 21 mais ils vont ralentir le rythme par la force des choses.La balle sera remise au jeune Canadien Michael Johnson, un droitier originaire d’Edmonton, et au gaucher Steve Kline, qui a été obtenu des Indians de Cleveland dans l’échange de Judea Ce ne sont pas des valeurs sûres.F.P.en panne Comme un malheur n’arrive jamais seul, ER Santangelo est en panne.Incommodé par une blessure au genou gauche, il n’a frappé que pour .153 .après avoir conservé une moyenne ; de .372 en juin.Sans lui, les Expos manquent de .punch.C’est le spécialiste des étincelles, celui qui part le moteur à explosion, le gars qui se défonce chaque jour pour la cause.Bien sûr, F.P.n’est pas le seul à s’abandonner au jeu.Mais la fatigue attendaient les Expos au coin de la rue avec l’arrivée des jours chauds.Pour un, Mark Grudzielanek mani-1 feste moins d’entrain.Son jeu défensif à l’arrêt-court laisse à désirer.Il totalise déjà 24 erreurs et ce nombre ne comprend pas les erreurs mentales.Henry Rodriguez, lui, n’a frappé que pour .160 en juillet.Il est devenu un joueur à deux dimensions: c’est un circuit ou un retrait au bâton.Il a déjà été retiré 120 fois au bâton.Et que dire de Vladimir Guerrero?' Le voltigeur de 21 ans joue avec la belle insousiance de sa jeunesse.Dimanche, il a échappé un ballon qui a ouvert la porte à une poussée dé , deux points non-mérités.Les Expos occupent le quatrième rang de la section Est et ils sont de- : vancés par b ois équipes dans la course au meilleur deuxième.Il y a de la lumière au bout du tun- ; nel.Tant qu’il y a de la vie, il y a de : l’espoir.Mais pour revoir le soleil, il semble bien qu’il faudra attendre à Rusedski éliminé ASSOCIATED PRESS Jonathan Stark a surpris le Britannique Greg Rusedski en première ronde du championnat de tennis de l’ATP doté de 2,3 millions $ en bourses.Stark, 68'' joueur mondial, a eu raison du 24' mondial Rusedski 1-6, 6-3, 7-6 (7-3).Rusedski — anciennement de Beaconsfield, au Québec — a manqué presque trois semaines de compétition en raison d’une bles- sure à l’aine.Malgré la défaite, il était encouragé par l’amélioration de sa condition physique.«Je suis complètement rétabli», a-t-il fait savoir.L’Ukrainien Andrei Medvedev, 21° au monde, a profi- ; té de 31 erreurs non provoquées de ; Tim Henman pour accéder au : deuxième tour grâce à une victoire de 6-3, 6-3.La 15r tête de série Henman, de Grande-Bretagne, est classé 18' au monde. L E I) E V 0 I R , L E M A H I) I A 0 11 T I !) !l 7 B 8 Le devoir CULTURE Corbach triomphe aux FrancoFolies Justice pour les vrais SYLVAIN CORMIER Donnez-leur un public.Donnez-leur la rue.Mieux, les deux à la fois.Fournissez l’occasion, et les gars de Corbach la saisiront à bout de bras.Corbach, faut -il le rappeler, est le nouveau cheval de bataille des fondateurs d’Of-fenbach (le chanteur-poète-cinéaste Pierre Harel, le bassiste Michel Willie Lamothe, le batteur Roger Wézo Belval) et de Corbeau (les mêmes plus le guitariste Donald Hince), avec Michel Bessette en claviériste d’appoint.Hier soir, l'esplanade de la PdA leur appartenait et ils en ont profité.Même un problème technique survenu en,plein coeur du premier de deux spectacles (on tournait L’Écho des bas-fonds en vidéoclip) ne pouvait arrêter cette machine de rock’n’roll pur et dur: Harel, pas démonté, a tout simplement récité la chanson comme un poème, d’une voix qui portait loin.La foule était aussi subjuguée qu’au morceau d’avant, l’immense Câline de blues, premier grand texte de Harel.Tignasse blanche de vieux sage jamais assagi, chemise déboutonnée révélant un torse de, lutteur, il faisait répéter le refrain de L’Écho des bas-fonds comme un leitmotiv: «Amoureux de la vie.» La forte réaction de la foule le réchauffait, lui qui galère avec Corbach envers et contre la frilosité du milieu: «Hein, les amis! exultait-t-il.C'est encore bon! On est fait forts, au Québec!» De fait, la musique de leur album Amé-Ÿock du Nord avait au moins autant de nerf et de vitalité que le punk-ska des Marmottes Aplaties, le jeune groupe rigolard — gagnant du dernier concours Cégeps Rock — qui venait d’attirer quelques centaines d’ados à la «zone hip» de la rue Bleury.En énergie, Harel déchaîné en donnait autant que toutes les Marmottes et leur cohorte d’ados se garrochant les uns contre les autres à l’avant-scène.Corbach avait en plus le mérite de se faire comprendre, Harel assénant ses textes-massues phonème par phonème, alors que les Marmottes, sympathiques au demeurant, enterraient leurs p’tites histoires sous des monticules de guitares distorsionnées.Comme s’il n’y avait rien à retenir d’eux que le geste.La plus vibrante preuve d’existence, hier aux FrancoFolies, provenait des irréductibles quinquagénaires de Corbach, qui empoignaient la vie à chaque note de L’Agriculture (que de désir!), La Rage au coeur et la terrible ballade Ding Dong (évocation de l’arrivée de l’armée canadienne en ville durant les événements d’Octobre).Ne poussons pas indûment la comparaison: les Marmottes Aplaties ont très honnêtement offert aux leurs la séance de défoulement attendue.N’empêche que les gars de Corbach, eux, nTiibernent jamais.Et voient toujours leur ombre.FRANCOFOLIES Les FrancoFolies de Montréal Un bout de femme qui swingne MARTIN BILODEAU Dimanche soir, sur la scène Le Monde interculturel, adossée au MAC, rue Jeanne-Mance, c’était au tour de Carmen Bonifacio, immigrante chilienne, de donner un aperçu de son talent Et il swingne, ce petit bout de madame, à travers un répertoire majoritairement composé de chansons latino-américaines aux provenances diverses (Caraïbes, République Dominicaine, Véné-zuela, Mexique, etc.), à l’image des cinq musiciens et des deux choristes qui l’accompagnent «Est-ce qu’il y a des latinos dans l’assistance?» a-t-elle demandé après deux chan- sons.Un grand cri de joie solidaire s’est élevé de la foule massée près de la scène, les non initiés étant demeurés à distance respectueuse, au pied de la pente accidentée qui délimite le site.«Y a-t-il des gais dans l’auditoire?».Un petit cri de ralliement a identifié les dérivants de la fête de la fierté gaie, qui tapageait un kilomètre plus à l’est, rue Sainte-Catherine.Carmen était ravie.Carmen Bonifacio chante avec énergie, d’une très belle voix basse et dégagée, puissante et nasale, un instrument qu’elle manie avec beaucoup d’adresse.Ses chansons, latines ou tziganes, lâchées avec enthousiasme à un auditoire familier de son répertoire LE BALAYEUR DE NUIT (les Chiliens étaient nombreux), parlent d’immigration, de violence familiale, de mal de vivre et de joie d’exister.Son répertoire francophone, dont elle n’a malheureusement donné qu’un très bref aperçu, la rapproche en effet d’Edith Piaf.J’écris «en effet» car sur son disque, intitulé Hija de Gitan (une très bonne chanson au demeurant), madame Bonifacio reprend Mon Dieu, qu’elle n’a pas chantée hier soir, malgré les rappels de la foule emportée par le rythme et qui avait peine à la laisser mettre un terme à ce spectacle «world beat» qui, tout bien considéré, aurait pu avoir lieu dans le cadre du Festival de Jazz.Nuit noire, rêve blues BRIAN MYLES LE DEVOIR Soir quatre, par une nuit noire.D est revenu, comme un revenant, hanter les esprits déjà troublés.Les semblants de haut-parleurs du vieux «Dodge Shadow», n’étant plus que l’ombre d’une voiture, crachaient sa prose miséreuse: le blues.Le satané blues à la radio, dimanche soir, sur le chemin des FrancoFolies.«I’m gonna leave you baby!», hululait un bluesman de plus, s’accompagnant de sa guitare triste.La ferraille était rangée sur le côté de la rue, arrêtée tout comme le scribe.Seul le blues jouait, couvrant le vrombissement des tambours émanant d’un site tout près.«Doctor can’t do me no good», enchaînaà la radio un autre de ces crasseux musiciens.Seul le blues et ses souffrances auraient pu soulager la douleur.Le blues tel qu’entendu il y a un mois, lors du seul festival véritablement estival: celui du jazz.Mais les FrancoFolies n’allaient pas attendre la fin de ce spleen annonciateur de la saison automnale.Les tambours insistaient, rappelant les colporteurs du bon Dieu enfonçant des portes païennes par un dimanche matin.Fallait commencer avec le groupe Rude Luck, installé au pied de l’Hôtel Méridien dont les fondations n’ont certes pas été ébranlées ce dimanche-là.Luck Mervil et sa bande ont livré une performance honnête, réussissant à faire bouger le public sur quelques grooves bien sentis.Il fallait entendre Luck transmuer sa voix rauque en une voix hyper-aiguë à la Bee Gee’s l'instant d’une chanson disco de circonstance.Réussi.«On va se parler d’amour», avait averti Luck au début du spectacle.Et comment qu’il en a parlé.D’amour et d’autres choses, notamment avant de jouer «Rude Luck vient changer le monde».Prétentieux comme titre?Plutôt naïf, au contraire, comme le rock qui a suivi.«Chacun de vous a le potentiel pour changer le monde, a expliqué Luck.Je ne suis pas le chemin, je ne suis pas la lumière, je ne suis pas la vie.C’est vous tout ça.Suivez-vous vous mêmes.» C’était dimanche soir.Que voulez-vous, on ne brise pas si facilement une tradition judéo-chrétienne qui consacre cette journée au repos et au petit Jésus.Me suivant moi-même loin du vacarme de cette rude soirée malchanceuse, le blues dans la tête, Le Carrefour des Générations Le Lait (sic) m’accueillit Misère! Rien pour effacer l’impression jurassique que laissent ces FrancoFolies.Des dames vêtues comme au temps de La petite Maison dans la prairie confectionnaient des galettes de sarrasin avec une batterie de cuisine datant de l’époque du Temps d’une paix.Le «Anytime, anyplace, anywhere/just say the word/ You'll be heard/Yes I'll be there» entendu à la radio salissait encore la tête.Si seulement c’était vrai.L’été venait — encore — de passer comme un éclair, produisant une décharge électrique à la fois stig-matique et réconfortante.Un autre été par-ti en fumée, car il était déjà trop tard pour se repentir ou se reprendre.Les dés sont jetés, le sort en est jeté, aléa jacta est et tout le tralala.Les Français d’Orphéon Célesta, clôturant cette soirée dominicale, ont réussi à faire rire le public avec une performance musico-co-mique oscillant du côté du jazz.Mais les «Siamois Sax», le vieux joueur de banjo et autres personnages mécaniques d’Orphéon Célesta auraient peut-être mieux fait de se ramener à Montréal pour l’autre festival; pas celui du jazz, mais celui du rire.Encore cinq jours à faire le francofou.Encore cinq jours à dormir sur ce parvis de clavier.Et ce foutu blues qui ne s’arrête pas de jouer.NOS CHOIX AUX FRANCOFOLIES Les Innocents se produiront ce soir à 21h et à 23h dans la zone thématique du «monde branché», sise devant le Complexe Desjardins.Quelle drôle d’idée ont eue les programmateurs de sortir ainsi les Innocents dans la rue?Ce brillant groupe pop français d’inspiration beat-lesque, l’équivalent des regrettés Crowded House d’Australie ou des Rembrandts américains, est fait sur mesure pour les salles de moyenne capacité genre Saint-Denis.Leurs chansons ne s’apprécient vraiment qu’en contexte acoustique idéal, par rapport aux fines harmonies à trois voue, aux histoires pas bêtes et aux musiques aussi subtiles qu’accrocheuses.De fait, il n’y a que ça sur leurs disques, des trouvailles mélodiques de haut niveau, et surtout le dernier, mon préféré, l’inestimable Post-Partum (qui contient Un monde parfait, merveille parmi les merveilles): puisse le vent les porter jusqu’à vous.Et leur permettre de revenir.A l’intérieur.Sylvain Cormier Daniel Lavoie et Louise Forestier, Depuis qu’il a endisqué l’immortelle Nantucket de l’autre, lui et elle s’aiment d’amour, se chantent et se croisent à toutes les occasions.Ce soir et demain, à 21h, la scène de la Cinquième Salle de la PdA sera occupée par Daniel I^voie et I^ouise Forestier, deux grosses pointures de la chanson d'ici, venues fredonner dans les oreilles des fran-cofous, ensemble ou séparément, quelques perles de leurs répertoires communs.Abaji.A 18h, sur la scène Le Monde branché, le libanais Abaji, muni d’une guitare et d’un archet, jouera ses premières notes en sol québécois.Il chante en français, en grec et en arabe et berce les foules sur des rythmes de jazz et de «world beat».Martin Bilodeau ARCHIVES LE DEVOIR Daniel Lavoie EN BREF Ginsberg, Burroughs, De Kooning, Johns et autres Première à Fant-Asia Entre beat et béatitude Fant-Asia, festival qui décidément baigne dans l’huile, a une première mondiale à se mettre sous la dent ce soir.Il s’agit de Perfect Blue de Sato-shi Kon, film d’horreur psychologique qui prétend rien de moins que de renouveler le cinéma d’animation japonais en misant sur le sérieux et le professionnalisme d’une nouvelle maison de production, Rex Entertainment.Perfect Blue est une première réalisation de Satoshi Kon, mais le réalisateur fut le scénariste du célèbre Memories du maître de l’animation japonaise Katsuhiro Otomo.Mêlant meurtre, mystère et fantastique, Perfect Blue raconte l’histoire d’une jeune chanteuse sans succès dont la vie se confond avec la série dramatique où elle a trouvé un rôle pour la télévision.Ce soir, à l’impérial, 21h30, et vendredi, 21h20.Les réalisateurs s’activent L’Association québécoise des réalisateurs de cinéma et de télévision vient de se donner un nouveau conseil d’administration ainsi qu’une nouvelle directrice générale en la personne de Lucette Ixipien, qui sera secondée par Rachel Archambault, nouvelle coordonnatrice de l’organisme.Mme Lupien succède à Martine Maltais.Le réalisateur Philippe Baylaucq devient président du conseil d’administration; Marquise Lepage et Jean-Daniel Lafond sont vice-présidents, Jérôme La-brecque secrétaire-trésorier.La nouvelle directrice générale consacrera les prochaines semaines à la préparation du déménagement de l’Association.L’Association, qui regroupe les réalisateurs pigistes, s’attaquera aussi aux conventions collectives des réalisateurs de télévision ainsi qu’à la mise sur pied d’un régime d’assurance collective ixnir ses membres.Barney à Saint-Hyacinthe Saint-Hyacinthe (PC) — Un tournage de l’émission pour enfants Barney a débuté en juillet à Saint-Hyacinthe.La production Barney’s Great Adventure, d’un devis de 15 millions $, doit sortir au printemps.Le tournage durera encore quelques semaines, dirigé par Sheryl Leach qui avait lancé le dinosaure Barney il y a 10 ans.L’histoire présente un garçon de neuf ans qui ne comprend pas la fascination de sa sœur pour Barney, jusqu’à ce que lce dernier l'entraîne dans des aventures.D'une rue de Greenwich Village allait naître un mouvement qui marqua toute une génération -Jr Draftsman' 23, Grilled In Love-Lane Slaying 23 Killed in Montreal Apt.Bias çuÆÈÈÏÏt&jjM* Five Ri-poMed Miuiaj r f • Ru««i< fm ifjf I A Saigon Street Is Bathed in Blood.23 DIE IN SAIGON Iniuronce Mognotc | Chubb left 23 Million] adili SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR William S.Burroughs est mort.Il y a quatre mois, ce fut Allen Ginsberg.Un peu après ce fut Willem De Kooning.Au même moment, enfin presque, la galerie newyorkaise Léo Castelli organisa une vaste rétrospective.Le sujet?L’œuvre de Jasper Johns.Après Le Whitney Museum de New York, le De Young Museum de San Fransisco a présenté plus tôt cette année une énorme exposition intitulée Beat Culture and The American Culture 1950-1965.Quoi d’autre?La veille de la mort de Burroughs, le quotidien Le Monde a consacré une page complète à l’écrivain Paul Bowles.Bref, la Beat est dans l’air du temps.Tellement, qu’il est probable que son temps est achevé.Enfin, cela c’est aux spécialistes de le déterminer ou de le préciser.En attendant, profitons de toutes ces expositions, de tous ces livres et entretiens récemment parus ou réalisés pour résumer cette drôle d’histoire qui a commencé dans une rue newyorkaise de Greenwich Village.Commençons avec LE mot: Beat.Herbert Huncke était junkie.Au milieu des années 40, il fait la connaissance de Kerouac, Burroughs et Ginsberg.Huncke aime un peu comme beaucoup le jazz.Il en connaît pas mal les us et coutumes.Il sait par exemple que lorsque un musicien est désargenté, il dit: I’m Beat.Littéralement: je suis fauché.Ce mot, il le refile, si l’on peut dire, à Kerouac.L’expression lui plaît.D’autant plus qu’elle fait résonner dans sa tête un mot qu’il a souvent entendu dans la bouche de sa mère très croyante: la béatitude.Alors, il se met à jongler entre les deux.Entre beat et béatitude.Et lorsque John Clellon Holmes, premier journaliste à s’intéresser à ce groupe de jeunes hommes fatigués demandera à Kerouac comment les baptiser, ce dernier parlera d’abord de Angelic Generation avant de suggérer définitivement Beat Generation.En 1950, le premier livre de la Beat paraît.Il s’agit de The Town and The City de Kerouac.La même année, il reçoit une lettre, dite la lettre de Joan Anderson, longue de 23 000 mots.Qui en est l’auteur?Neal Cassidy.Six ans plus tard, Kerouac transformera le tout en Sur la route avec Neal comme principal personnage.Quatre ans plus tôt, le premier happening eut lieu.Il fut organisé par le compositeur John Cage et le chorégraphe Merce Cunningham.Le titre donné à cet événement?Theater Piece No 1.Le lieu?Le Black Moutain College.Le peintre Robert Rauschenberg y participa.Fasciné, subjugué, par les mélanges des genres que Kerouac, Burroughs et d’autres effectuaient, Rauschenberg se met, voire invente, la Combine Paintings en 1954.Dans la foulée, Claes Oldenburg, Jim Dine, et quelques autres peintres comme Larry Rivers s’y mettent.Dans une de ses «Combine paintings» exposée à la galerie Castelli à New York, Rauschenberg intègre une petite œuvre de Jasper Johns.Intrigué et admiratif à la fois, Castelli décide de prendre Johns sous son aile.En 1955, Charlie Parker meurt.William S.Burroughs amorce en 1953 l’écriture de The Naked Lunch à Tanger en grande partie parce que Paul Bowles y vit.Ce dernier s’y est installé en 1947 après que.Bowles: «Gertrude Stein m’a interrogé sur mes intentions.Je pensais aller à Villefranche.Elle m'en a «Ma non-existence était la condition de la validité de l’univers que j’inventais.» découragé.Où alors?À Tanger, m’a-t-elle dit.Je ne savais même pas où se trouvait Tanger.J’étais accompagné par Aaron Copland, et nous sommes allés ensemble à Marseille.J’étais encore un compositeur quand j’ai découvert Tanger.» Tanger, Bowles, Burroughs.Alors tous ces «beats», tous ces jeunes, ils sont allés vous voir?Bowles au journaliste du Monde: «Je ne sais pas s’ils sont venus me voir.Je ne crois pas.Vous parlez des beat?C'était un accident.C’est leur idole, Burroughs, qu’ils venaient voir.Pas mois.Après, oui.Ils sont venus pour fumer du kif.J’ai beaucoup écrit en faveur du cannabis et contre l’alcool.» Le plus politique de la bande, le plus sous-estimé, le moins médiatique, soit le poète Lawrence Ferlinguetti, fonde en 1955 la maison d’édition City Light Books à San Francisco.Son recueil Pictures of The Gone World est le premier bouquin publié.Le second?Howl, soit le premier livre de Allen Ginsberg.Celui-ci fera scandale.Ferlinguetti ira au front.Et gagnera son procès.C’est grâce à lui, surtout à lui, que la Beat Generation aura l’impact que l’on sait sur San Francisco et les environs dans les années 60.Tant qu’on y est, mentionnons que c’est par lui que les John Fante, Charles Bukowski et quelques-autres seront publiés.Au beau milieu des années 50, Kerouac, l’homme des béatitudes, le plus enclin des Beats au mysticisme, se passionne pour le boudhisme.Il «convertit» Ginsbergh à la chose.Burroughs, lui, opte pour la scientologie de l’ineffable Ron Hubbard.Heureusement, il en sort assez rapidement en allant déclarer sur la place publique que la scientologie est «un état de fait avec ses propres tribunaux, sa police, ses récompenses et ses punitions.Il repose sur un groupe de pression comme la CIA, l’Islam, les Mormons, etc.» Le dernier mot?Puisons-le chez Bowles.«Ma non-existence était la condition sine qua non de la validité de l’univers que j’inventais.» SOURCE BEAT CULTURE AND THE NEW AMERICA Quelques comparses de la beat, dont Cassady, Ginsberg et Ferlinghetti.En haut, Untitled (Tornado Dead: 223), de Burroughs.
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