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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-08-07, Collections de BAnQ.

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V (} L .L X XXVIII N " I 7 7 M 0 iV T H K A L , I.K .1 K V I) I A 0 lT T I !)!) 7 S 8 s + t v g / T ii it it x T ii I $ PERSPECTIVES Microsoft croque Apple Depuis toujours, on les voit comme de féroces concurrents engagés dans une lutte sans merci pour la suprématie du marché des ordinateurs personnels.Microsoft et ses omniprésents logiciels d’un côté, Apple et ses passionnés utilisateurs de l’autre.L’annonce, hier, à Boston, d’une nouvelle entente de collaboration entre les deux compagnies risque de changer considérablement ce tableau.Et de sauver la compagnie à la pomme des eaux.Lire nos informations, page B 2.Benoit Mn nger ?image diffusée sur Internet avait trop de signification pour que l’on passe outre sans sourire: sur un écran géant placé en fond de scène, derrière un lutrin où se tenait Steve Jobs, la bonne grosse bouille de Bill Gates est apparue, provoquant un mélange indéterminé d’applaudissements et de huées.Prenant la parole par la magie d’une liaison satellite, le grand patron et le fondateur de Microsoft, l’un des hommes les plus riches de la planète, génie des affaires pour les uns, Big Brother en puissance pour les autres, livrait directement son petit message aux inconditionnels du Mac qui, hier encore, le vouaient aux gémonies.Féroces concurrents hier, Apple et Microsoft, les deux compagnies qui ont le plus contribué au développement de l’ordinateur { V — personnel, viennent d’entrer dans .« une nouvelle ère de collaboration.LÜiTlMfe ¥ C’est Steve Jobs lui-même qui l’a affirmé, dans son allocution livrée hier, à Boston, où a lieu le Macworld Expo, rendez-vous obligé des aficionados du Mac, qui ne se sont d’ailleurs pas privés pour manifester au quart de tour leurs états d’âme par leurs applaudissements et leurs huées: «Il faut se débarrasser de l’idée que, si Apple veut gagner, Microsoft doit perdre.» Quelques minutes plus tôt, Jobs, l’un des fondateurs d’Apple, avait annoncé une nouvelle entente de collaboration avec son traditionnel concurrent dont les principaux éléments sont les suivants: Microsoft investit 150 millions en achetant des actions non votantes d’Apple; les deux compagnies signent une entente sur leurs brevets respectifs mettant ainsi lin à un vieux contentieux: Apple fera d’Internet Explorer le navigateur par défaut de son système d’exploitation; les deux partenaires travailleront de concert afin d’assurer la compatibilité de leurs outils Java respectifs; et, enfin, Microsoft développera, d’ici la fin de l’année, une version pour Mac de Microsoft Office.Bill Gates, qui investit l’argent de sa compagnie dans son éternel concurrent, Jobs qui enterre la hache de guerre, voilà de quoi atténuer peut-être l’ardeur belliqueuse des utilisateurs les plus fanatiques des deux grandes plateformes qui dominent le marché de l’ordinateur personnel.Derrière cette entente que d’aucuns trouveront contre-nature, y aurait-il anguille sous roche?A y regarder de plus près, il semble que non, et qu’au contraire, Apple et Microsoft y trouveront leur compte.Apple, parce que l’entente lui permet de redresser une situation qui ne manquait pas d’inquiéter depuis que ses déboires ont commencé.D’ailleurs, Wall Street, encouragé par l’investissement de Microsoft et par la nomination de nouveaux membres au conseil d’administration d’Apple (Larry Ellison, d’Oracle, Jerry York, ex-haut cadre de Chrysler et d’IBM, ainsi que Bill Campbell, d’Intuit), a réagi très favorablement, comme en fait foi la hausse significative de la valeur des actions de la compagnie à la pomme qui a bondi de 35 %.Dans son allocution, Steve Jobs a affirmé qu’Apple allait désormais mettre l’accent sur les deux créneaux où le Mac est dominant, soit le secteur de l’édition électronique et multimédia, ainsi que celui de l’éducation.Plus question donc d’éparpiller les ressources et les énergies sur des terrains de chasse où, de toute façon, elle n’a pas la moindre chance de déloger ses concurrents.Quant à Microsoft, elle a tout intérêt à ce que Apple fasse toujours partie du paysage.D’abord pour se prémunir contre les accusations de détenir un monopole, ensuite parce que ses produits — on l’oublie souvent — roulent aussi sur des Mac.C’est Bill Gates qui le précisait d’ailleurs lui-même hier, Microsoft compte huit millions de clients utilisant des ordinateurs à la pomme.A cet égard, l’introduction de Microsoft Office dans l’univers Mac, qui compte entre 20 et 25 millions d’utilisateurs, est certainement de nature à accroître la clientèle de sa compagnie.Seule ombre au tableau des bonnes nouvelles que Jobs avait à livrer hier, la question non réglée du renouvellement des licences avec les fabricants de clones, qui font présentement l’objet d’intenses négociations.Inquiètes des intentions d’Apple, les compagnies concernées, Motorola, Power Computing et quelques autres, craignent d’être laissées pour compte à la faveur d’un retour d’Apple à sa politique traditionnelle de système fermé.Mardi, le président de Power Computing, Joel Rocher, lançait d’ailleurs un vibrant appel, soutenant que, sans plateforme ouverte, Apple était vouée à disparaître.Rocher n’était pas sans savoir qu’il touchait ainsi une corde sensible, particulièrement chez les utilisateurs qui, à en juger par un sondage maison réalisé sur le site de Macworld, favorisent massivement l’option du système ouvert.Reste à voir si Apple entendra le message.M E T E 0 Montréal Québec Ciel variable.Ciel variable.Possibilité Max: 23 Min: 10 d’une averse.Max: 25 Min: 12 Détails, page B 6 N I) E X Agenda.B fi Annonces.B fi Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B 2 Idées.A 7 le monde.A 5 les sports.B 5 Montréal.A3 Mots croisés.B fi Éditorial.Ali Télévision.B 7 www.ledevoir.com LES ACTUALITÉS Dernier hommage au sénateur Pietro Rizzuto, page A 4 RÉGIONS Les îles de Boucherville, un grand parc sur le fleuve, page B 1 MONTRÉAL Nouveau traitement «révolutionnaire» en cardiologie, page A 3 McKenna épaule les partitionnistes, Bouchard crie à l’ingérence La Conférence des premiers ministres provinciaux tourne au vinaigre MARIO CLOUTIER LE DEVOIR St.Andrews — La position du gouvernement Bouchard face aux partitionnistes québécois s’affermit et s’éclaircit.Répondant au premier ministre hôte de la 38’ Conférence annuelle des premiers ministres, Frank McRenna, M.Bouchard s’est montré des plus intraitables sur cette question: les régions ou les municipalités n’auront jamais préséance sur le peuple québécois en matière de souveraineté.Le premier ministre québécois participera donc au- jourd’hui et demain à la Conférence annuelle des premiers ministres de St.Andrews si l’ordre du jour est respecté et malgré l’appui accordé à un groupe partitionniste par son homologue néo-brunswickois Franck McRenna.«Si j’étais venu ici pour rencontrer M.McKenna, je ne serais pas venu.» Plus tôt hier, M.McRenna avait expliqué que sa lettre au groupe Quebec Committee for Canada n’était qu’un appui au fédéralisme et non au partitionnisme, mais il en avait également profité pour dénoncer la menace souverainiste aux yeux des provinces atlantiques.«Im séparation du Québec représente une ingérence dans les affaires de la province du Nouveau-Brunswick», a-t-il déclaré la veille de l’ouverture de la 38' Conférence annuelle des premiers ministres avant de poursuivre en anglais: «Je prends la question de l’unité canadienne très au sérieux.Nous avons toujours soutenu au Nouveau-Brunswick le maintien du Québec au sein du Canada et nous avons supporté la cause des Québécois et des municipalités qui veulent rester au Canada».VOIR PAGE A 8: MCKENNA Les objectifs du programme de retraite gouvernemental sont pulvérisés Deux fois plus de départs que prévu A lui seul, le réseau de la santé perd 14 000 employés ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le réseau de la santé aura perdu cet été l’équivalent de 9 % de ses effectifs, plus de 14 000 employés ayant été conquis par le programme de départs à la retraite offert par Québec.On ignore encore quel impact aura ce succès bœuf sur les services de santé, mais, déjà, certains hôpitaux n’excluent pas l’embauche de jeunes recrues.Les plus récents chiffres compilés par le Conseil du trésor sur le nombre de dossiers traités par la Commission administrative des régimes de rente et d’assurance (CARRA) démontrent que les objectifs visés par le gouvernement ont été littéralement pulvérisés.Avec 29 643 départs confirmés à ce jour, c’est plus du double de ce que Québec avait espéré lors de l’annonce de son programme en avril.D’abord fixé à 7000 départs, le nombre de candidats à la retraite culmine dans le seul réseau de la santé avec 13 858 personnes.Dans les hôpitaux, on est encore incapable de prédire VOIR PAGE A 8: DÉPARTS L’espoir brisé LEE YOUNG REUTERS t LA SUD-COREENNE Lee Cha-slti est réconfortée par un proche parent après avoir appris que cinq membres de sa famille, dont sa fille et son petit-fils, avaient péri dans l’écrasement du Boeing 747 de la Korean Air (KAL), sur Hie américaine de Guam.Lire nos informations, page A 4.La facture de 500 millions: le ministre manifeste une certaine «ouverture d’esprit» Guerres de clocher aux portes du bureau de Trudel PRESSE CANADIENNE Rémy Trudel: il pourrait «bonifier» sa proposition.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La fièvre municipale a monté d’un cran hier alors que différentes factions ont défilé dans le bureau du ministre des Affaires municipales Rémy Trudel pour tenter de lui arracher la promesse d’un traitement plus équitable dans le transfert des 500 millions.En guise d’assurance, le ministre se fait messager auprès du Conseil des ministres et promet que le gouvernement évaluera la possibilité de «bonifier» sa proposition.11 ne passe désormais plus une journée sans que le monde municipal, en grande effervescence depuis ce jour où le ministre Trudel lui a refilé une facture d’un demi-milliard, ne se manifeste.Hier, c’est le ministre Rémy Trudel qui a écouté tour à tour les doléances du président de l’Union des municipalités d’abord, des représentants de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ) ensuite, puis du Regroupement des villes périphériques, et enfin des villes-centres.VOIR PAGE A 8: TRUDEL Entrevue avec Michel Jonasz Le jeune homme de cinquante ans Spectacle aux couleurs de pèlerinage musical ce soir à la Place des Arts MARTIN BILODEAU Chemise à imprimés, jeans délavés et baskets rouges à semelles épaisses, décidément, Michel Jonasz n’a rien à prouver.11 vient à ma rencontre avec l’air sympathique et serein d’un jeune homme de 50 ans bien dans sa peau; le temps d’une courte entrevue, en prévision du concert qu’il donne ce soir à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA, il se prête au jeu cartes sur table, me parle comme il chante, c’est-à-dire de l’intérieur et sans rebobiner de cassette.Sa carrière solo, amorcée début 70, suit une longue réflexion spirituelle, dont le récent album Soul Music Airlines, excellent collage de cartes postales lâchées dims le vent, constitue sans doute une des étapes les plus joyeuses, comme en témoignent ces quelques LES FRANCOFOLIES [.] C’était nul, c'était vide / C’était comme un désir aride / Tu pleures mais tout ça c'est fini».Jonasz s’étonne qu’on le perçoive comme un chanteur triste, impression qui se dégage davantage de sa voix un peu plaintive que de ses textes, habituellement optimistes, tissés de possibilités de bonheur: «Cette émotion, la tristesse, je ne la trouve pas très intéressante.Je n'ai pas envie de faire pleurer les gens.Bien sûr, la tristesse que j’exprimais dans des chansons comme Je voulais te dire que je t'attends est toujours en moi, comme une déchirure».Mais son thème préféré, c’est la joie.Une joie sourde et profonde, perceptible à l’écoute des mots, moins peut-être à celle des notes, qui coulent d’un paysage musical fortement marqué par le rythm’n’blues, qu'il a découvert à l’âge de 18 ans: «Iws musiques quej’ai- vers de C’est toi: «Toutes ces années à t’attendre me sont en moi; je ne me questionne pas trop sur VOIR PAGE A 8: JONASZ ® Lire autres reportages sur les FrancoFolies, pages B 7 et B 8 JACQUES ORENIER LE DEVOIR Michel Jonasz: «Cette émotion, la tristesse, je ne la trouve pas très intéressante.Je n'ai pas envie de faire pleurer les gens.» \ 778313000672 L E l> E V II I II , L E .1 K II I) I A 0 II T I !• !) 7 A 2 LES ACTUALITES La rencontre des premiers ministres à St.Andrews S.O.S Montfort délègue un émissaire L’ancien ministre Jean-Jacques Blais défendra «le symbole de l’unité canadienne» qu’est à ses yeux l’hôpital francophone JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — A une semaine de la décision finale au sujet de l’avenir de l’hôpital Montfort d’Ottawa, le comité S.O.S.Montfort a décidé de faire un «ultime effort» en envoyant un émissaire à la conférence des premiers ministres provinciaux à St.Andrews, qui commençait hier.Il s’agit de Jean-Jacques Blais, un ancien ministre libéral dans le cabinet Trudeau.Il a l’intention de rencontrer les premiers ministres un à un.«Montfort est un symbole de l’unité canadienne [.] Je comprends mal qu'il y ait des leaders politiques com- plètement aveugles à cette réalité», a-t-il affirmé, hier, lors d’un point de presse.La commission ontarienne de restructuration des soins de santé doit rendre sa décision finale mercredi prochain au sujet de l’avenir de l’hôpital, le seul hôpital francophone de la province.Au printemps, dans un premier temps, la commission avait suggéré la fermeture de l’hôpital pour des motifs budgétaires.Selon la présidente de S.O.S.Montfort, Gisèle Lalonde, l’envoi d’un émissaire constitue un «ultime effort», nécessaire pour éviter le pire.La fermeture de Montfort porterait un dur coup non seulement aux fran- cophones de l’Ontario, souligne-t-elle, mais aussi à l’unité nationale.Le gouvernement fédéral pourrait même perdre les francophones comme alliés contre les souverainistes, prévient-elle.«Nous ne défendrons plus un pays qui ne veut plus de nous», affirme-t-elle.«Nous n 'appuyons pas la séparation [du Québec], ajoute-t-elle.Nous ne resterons pas silencieux face à la fermeture de Montfort, mais nous pourrions être silencieux face à l'avenir du Canada.» Dans son édition d’hier, le quotidien The Globe and Mail rapportait que la commission de restructuration des soins de santé pourrait, comme compromis, permettre la transformation de Montfort en centre de soins ambulatoires et transférer ses autres services dans un hôpital bilingue.Cette perspective ne réjouit guère Mme Lalonde.«Cela veut dire qu’on nous envoie le message suivant: “Vous, les francophones, ne soyez pas malades plus d’une journée et allez dans un hôpital bilingue si vous voulez recevoir davantage de soins".Qu’en est-il de nos personnes âgées qui ont besoin des soins de longue durée?» La commission de restructuration a semé la controverse partout en Ontario en mettant la hache dans les services de santé.Ainsi, la commission a ordonné la fermeture de 11 des 44 centres hospitaliers de la ré- gion de Toronto, ce qui a été mal accueilli par la population.En outre, la Fédération des communautés francophones et acadienne a réitéré son appui sans équivoque à S.O.S.Montfort.Cependant, le président de l’organisme, Gino Leblanc, présent à la conférence de presse, a refusé de lier le sort de l’hôpital à la défense de l’unité nationale.«C’est un symbole national de la lutte des francophones partout au Canada.[Sa fermeture serait] un recul très inquiétant qui mettrait en péril le principe de la dualité linguistique au Canada», a-t-il répété, refusant d’aller aussi loin que Mme Lalonde dans ses commentaires.Plaintes contre des militaires canadiens à Port-au-Prince JOHN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — La police militaire enquête actuellement sur deux affaires de violence verbale et d’intimidation dont auraient été l’objet trois Haïtiens faits prisonniers après s’être infiltrés dans le camp canadien de Port-au-Prince, la semaine dernière.Cet incident n’est pas sans rappeler le comportement des Casques bleus canadiens dépêchés en Somalie en 1993, lesquels avaient pris l’habitude de harceler les pillards.Or, là-bas, il avait fallu attendre qu’un jeune Soma-lien soit assassiné pour que la police militaire intervienne.Le ministère de la Défense a annoncé hier que c’est à la suite de plaintes émanant du contingent canadien que la police militaire a entrepris son enquête.«Au cours de deux incidents distincts, trois Haïtiens s’étant infiltrés dans le camp Feuille d’érable y ont été arrêtés par des membres du bataillon canadien, l’un aux petites heures, mardi le 29 juillet 1997, et les deux autres jeudi le 31 juillet 1997, révèle le communiqué de la Défense.À chaque occasion, les détenus ont été remis à la police militaire qui les a ensuite confiés à la Police nationale haïtienne.Toutefois, des membres des Forces années canadiennes ont laissé entendre qu’on avait attendu un certain temps avant de confier à la police militaire canadienne les détenus qui ont été injuriés et humiliés.» Les plaintes ont été déposées jeudi dernier auprès d’un avocat militaire à Ottawa, et les enquêteurs sont arrivés dimanche.La commission d’enquête sur le scandale de la Somalie, et c’est l’une de ses conclusions principales, a révélé que cinq semaines s’étaient écoulées entre le meurtre d’un jeune So-malien en mars 1993 et l’intervention de la police militaire.La commission a indiqué que l’armée avait tenté de camoufler l’affaire.Les Casques bleus canadiens, tous membres du Royal 22‘‘ Régiment, se sont aussi vu ordonner de tout mettre en œuvre pour qu’aucun délai ne survienne entre l’arrestation d’un intrus et sa prise en charge par la police militaire.C’est la première fois, a précisé l’armée, qu’on rapporte pareil cas d’abus envers des détenus haïtiens sur la base canadienne, bien que d’autres intrus s’y soit infiltrés à huit reprises depuis avril.?» La mission de Dicovery Un Canadien de 51 ans dans l’espace ROBERT RUSSO PRESSE CANADIENNE Cap Canaveral, Floride — Après 14 ans d’entraînement, d’attente, puis à nouveau d’entraînement, Bjarni Tryggvason revêtira sa combinaison spatiale aujourd’hui pour devenir le plus vieil astronaute canadien à se rendre dans l’espace.Mais à 51 ans, le pilote et savant est dans une forme superbe et prêt pour son envolée à bord de la navette spatiale Discovery.Les météorologues de la NASA estiment à 60 % les chances de décollage de Discovery, à 10h41 ce matin.Le départ de la mission de 11 jours pourrait toutefois être retardé par des orages.M.Tryggvason sera le dernier de la première liste d’astronautes canadiens toujours en fonction à se rendre dans l’espace.Il s’attendait pourtant à y aller beaucoup plus tôt quand il fut choisi sur la liste des premiers astronautes canadiens en 1983.Mais l’explosion de la navette Challenger, en 1986, et le fait que M.Tryggvason s’était qualifié comme spécialiste de mission ont fait en sorte qu’il n’a jamais pu quitter la Terre jusqu’à maintenant.Selon son frère, l’attente aura duré encore plus longtemps, un bon 40 ans.«Il attendait ce jour depuis 1957, alors qu’il s’était rendu sur une colline à Kitimat, en Colombie-Britannique, pour regarder passer Spoutnik dans le ciel», a déclaré Svarar Tryggvason, depuis son domicile de Surrey, en Colombie-Britannique.«Il savait déjà à ce moment-là qu’il voulait aller dans l’espace.» Les deux frères ont passé un moment ensemble dans un environnement aseptisé, hier, avant de se quitter.«Je ne l’ai jamais vu sourire autant», a dit Svarar Tryggvason.La famille de M- Tryggvason a habité en Nouvelle-Ecosse et en Colombie-Britannique après son arrivée au Canada en 1953, en provenance d’Islande.«Nous nous considérons comme canadiens d’abord, a dit M.Tryggvason.Mais cela pourrait bien être l’événement du siècle en Islande, à part la Deuxième Guerre mondiale.» Les journaux et les émissions d’informations de Reykjavik ont fait grand état de l’histoire de cet homme qu’on qualifie là-bas de premier Nordique à se rendre dans l’espace.Le président de l’Islande, Olafur Ragnar Grimsson, s’est rendu à Cap Canaveral, en Floride, pour assister au lancement, de même qu’une poignée de parents de M.Tryggvason vivant toujours en Islande.Le premier ministre Jean Chrétien s’adressera pour sa part à l’astronaute par satellite le 12 août.Les suc astronautes à bord de Discovery effectueront des expériences allant de l’observation de la croissance des cellules cancéreuses dans l’espace à l’observation détaillée de la comète Hale-Bopp.Ils se livreront également à une étude de la couche d’ozone qui entoure la Terre.M.Tryggvason testera un appareil appelé Monture d’isolation en microgravité, de conception canadienne, dont le but est d’isoler les expériences menées dans l’espace des secousses provenant de l’environnement.Autre cas de brutalité policière Québec (PC) — Un autre cas de brutalité ixilicière menace de plonger de nouveau la Sûreté municipale de Québec dans l’embarras.Celte fois, deux adolescents âgés de 14 ans auraient été sévèrement battus par deux policiers à Québec, dans la nuit du 27 au 28 juillet dernier.C’est un troisième constable qui est intervenu |x>ur que cesse l’affrontement.L’un des deux adolescents a dû être trans|X)rté dans un hôpital et il doit encore être traité pour ses blessures, neuf jours plus tard.C'est Guy Bertrand qui est l'avocat des familles des deux adolescents impliqués.Il convoquera sous ix'u la presse pour faire le point.La police de Québec a refusé de commenter cette af faire.Elle doit déjà composer avec deux autres dossiers concernant le comportement de certains de ses agents.Interrogations sur la Croix-Rouge Ottawa (PC) — U‘ retrait de la Croix-Rouge du système d’approvisionnement en produits sanguins et son remplacement p;ir une nouvelle agence publique risquent d’endormir les inquiétudes légitimes des citoyens, craignent certains groupes de pression.«Il arrive fréquemment que le gouvernement crée l’illusion du changement quand il n’y a en fait aucun changement fondamental.Effacer l’emblème de la Croix-Rouge tout en maintenant en place la même philosophie de gestion qui a multiplié les risques par la passé, ce n ’est pas seulement une erreur, c’est un comportement dangereux», a déclaré hier le I)' Michèle Brill-Edwards, porte-parole de l’Alliance pour la responsabilité publique.* L E I) E V OIK, L E .1 E IJ I) I 7 A O Û T I H I) 7 A 3 LE DEVOIR ?MONTREAL Commission d’enquête sur la Sûreté du Québec Lawrence Poitras se fâche Le président de la commission n’a pas du tout apprécié ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le président de la commission d’enquête sur la Sûreté du Québec, M1' Lawrence Poitras, a servi, hier, une sévère remontrance à l’avocat ayant soutenu la veille, devant les représentants de deux médias, que la commission avait un parti pris.Des déclarations de Me Jean Dupuis voulant, notamment, que la commission ait épousé la thèse des trois enquêteurs internes sur les ratés policiers commis dans le dossier Mat-ticks a été diffusée à Radio-Canada et par Le Devoir.«Après plus de 20 ans sur le banc, je n’apprécie aucunement les affirmations gratuites d'un avocat, telles que rapportées par deux médias, que je préside une commission qui a un parti pris.«je comprends que l’existence même de cette commission ne plaît pas à tous, mais le gouvernement l’a jugée sérieuse et urgente.«C'est la deuxième fois en deux jours que je me vois dans l’obligation de signaler les écarts de conduite d’un avo- cat en dérogation des règles de fair-play et de nos règles de procédure auxquelles ont adhéré les participants et par conséquent leurs procureurs», a commenté M’’ Poitras.Poursuivant sa lecture, il a rappelé que «les procureurs disposent de toute la latitude pour faire leur preuve en recourant, lorsqu’ils le jugent opportun, à des questions suggestives afin de faire ressortir ce qu’ils estiment être la vérité».«Ceci se fait en salle d'audiences et en temps opportun», a-t-il conclu.Mardi, la télévision de Radio-Canada rapportait que certains avocats reprochaient à la commission de ne pas vraiment chercher à aller au fond des choses.«On semble percevoir, tant dans leur façon d’interroger que dans les questions qu’ils posent, une certaine réticence à aller au fond des choses lorsqu’il s’agit d'entrer davantage dans le véritable rôle, les méthodes d’enquête utilisées par le comité ad hoc [comité ayant été chargé d’effectuer l’enquête interne à la SQ]», disait Mr Jean Dupuis.Ce dernier représente les intérêts de Lucien Landry, un des quatre policiers à avoir été accusés de parjure, de fabrication de preuve et d’entrave à la justice à la suite de l’arrêt du procès du clan Matticks pour importation de 26,5 tonnes de haschisch.La juge qui présidait le procès des Matticks avait conclu que des éléments incriminants pour les accusés avaient été placés délibérément parmi les documents saisis chez les Matticks par des policiers eux-mêmes, vraisemblablement pour renforcer leur preuve.Ce rappel à l’ordre lancé par le président de la commission Poitras n’était pas le premier.La veille, il avait interpellé M" Patrick De Niverville qui, dans une entrevue au Devoir, avait cru bon de dévoiler ce que son client (le directeur général adjoint Gilles Falardeau) n’avait pu, selon lui, dire devant la commission parce que le procureur Richard Masson n’aurait pas posé les bonnes questions.M1' De Niverville laissait alors entendre que le procureur de la commission, Richard Masson, voulait évi- ter que certaines informations soient rendues publiques.Au moment où Mr De Niverville faisait un tel procès d’intention, son client Falardeau n’avait témoigné que pendant quatre heures alors qu’il est plus que probable qu’il témoignera encore pendant quelques jours.Avant de reprendre les travaux, le président de la commission avait souligné à M' De Nivervielle qu’il avait manqué de fair-play et contrevenu aux règles de procédure.«Il n’y a qu'une seule commission et c’est celle-ci.Dieu sait que nous avons assez de problèmes sans avoir à faire face à une divulgation médiatique de ce qu'un témoin pourrait peut-être dire à une date ultérieure», a-t-il dit.En fait, le premier à critiquer les travaux de la commission, dans les corridors, avait été M' Jean-Claude Hébert, qui représente les policiers Pierre Duclos et Dany Fafard, deux des quatre policiers accusés d’entrave à la justice relativement à l’affaire Matticks.Après seulement une dizaine de jours d’audiences publiques, M' Hé- bert avait critiqué notamment le rythme des travaux et la pertinence des questions soulevées.Le président de la commission l’avait également rappelé à l’ordre.Pour l’heure, Mr Poitras n’a pas parlé de deux moyens auxquels il pourrait recourir si ses exhortations n’étaient d’aucun effet: l’outrage au tribunal ou une plainte au barreau.La commission attend ces jours-ci une réponse à sa demande de prolongation de ses travaux.Au départ, ceux-ci devaient se terminer le 1" novembre.Par ailleurs, la poursuite du témoignage de Gilles Falardeau, coordonnateur de l’enquête interne sur les irrégularités policières commises dans le dossier Matticks, a permis hier d’apprendre que les commandants Jean-Pierre Roy et Francis Pelletier avaient été officiellement chargés de prêter main forte au trio d’enquêteurs, mais qu’ils devaient également les avoir à l’œil et surveiller s’ils manquaient de loyauté envers la SQ.Le témoignage de M.Falardeau se poursuit aujourd’hui, pour une quatrième journée d’affilée.E N BREF Kenworth Un projet de 75 millions, dit Landry Québec (PC) — \jà réouverture de l’usine Kenworth à Sainte-Thérèse impliquera un agrandissement substantiel de ses installations et nécessitera des investissements globaux de l’ordre de 75 millions de dollars — plutôt que les 50 millions prévus initialement —, a indiqué hier le ministre des Finances Bernard Landry.Si la société américaine Paccar, propriétaire de l’usine, prépare un projet plus ambitieux, les participations de Québec et d’Ottawa devront être plus généreuses.Selon l’entente-cadre Canada-Québec, le niveau de financement gouvernemental doit être de l’ordre de 30 %.Québec est déjà prêt à y mettre plus que les 13,5 millions prévus initialement.«La contribution du gouvernement augmentera parce que l’ensemble du projet augmente», a déclaré le ministre Landry à Québec.«Im nouvelle est une bonne nouvelle pour l’économie et pour les contribuables, a-t-il ajouté, car au lieu d'avoir des chômeurs et gens qui ne travaillent pas, on aura de gros contributeurs aux impôts et aux taxes.» Bernard Landry a par ailleurs souligné que Paccar et Kenworth devront rembourser intégralement Ottawa et Québec, puisqu’il ne s’agit pas de subventions mais plutôt d’une «avance remboursable».«Il faut faire la différence entre une subvention et une avance remboursable, c'est élétnentaire», a-t-il répété.Bernard Landry a estimé à 75 millions de dollars le projet mijoté par Kenworth et sa maison-mère, l’américaine Paccar.Ces chiffres seront «confirmés à la fin du mois», a-t-il précisé.Le Fonds de solidarité leur prêtera 26,5 millions à un taux d’intérêt de 7 pour cent.Les conditions de l’aide financière de Québec et d’Ottawa sont à revoir.«La participation du Fonds [est sous forme de] prêts à la compagnie, a expliqué M.Landry.C’est Kenworth et Paccar qui financent l'ensemble du projet.Le gros de la somme, c’est Kenworth et Paccar qui l'empruntent et qui la rembourseront.» Importante percée en cardiologie Des chercheurs montréalais ont découvert un traitement pouvant réduire de moitié les cas de reblocage des artères MARC CASSIVI LE DEVOIR Un nouveau traitement pharmacologique, découvert par une équipe de chercheurs de l’Institut de cardiologie de Montréal, permettra de réduire de près de moitié le reblocage des artères, la resténose, qui se produit dims près de 40 % des cas à la suite d’une angioplastie coronarienne.Cette découverte révolutionnaire, estiment les cardiologues, pourrait permettre des économies de plus de 17 millions au système de santé canadien.«Les résultats sont excitants et spectaculaires, déclarait hier en conférence de presse le Dr Jean-Claude Tardif, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal et directeur du laboratoire d’échographie intravasculaire.C'est une première.Jamais un médicament dans l'histoire de la cardiologie n'a permis d’empêcher la resténose de façon aussi efficace.» Ce médicament hypolipémiant, le Probucol, révèlent les études de l'équipe de chercheurs de l’Institut de cardiologie, diminue de près de 60 % la nécessité de procéder à une nouvelle dilatation des artères, l’angioplastie par ballon, au cours des six mois suivant la première intervention.Les recherches démontrent également que dans 20,7 % des cas seulement des patients traités au probucol souffrent d’une resténose coronarienne dans les six mois qui suivent leur angioplastie.«Jamais un résultat aussi bas n'a été atteint dans le passé avec un autre médicament, précise le Dr Tardif.Cette découverte importante fait par ailleurs l’objet, aujourd’hui, d’un dossier et d’un éditorial dans le prestigieux New England Journal of Medicine.De nombreuses équipes médicales, particulièrement américaines, notent les chercheurs de l’Institut de cardiologie de Montréal, ont consacré, au cours des vingt dernières années, des efforts soutenus à la recherche d’une solution au problème JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le Dr Gilles Côté, de l’Institut de cardiologie de Montréal explique au tableau de quelle façon agit le traitement au Probucol.de la resténose.Selon les experts de l’Institut de cardiologie, précurseurs en ce domaine, il est fort probable que le Probucol, un médicament utilisé jusqu’ici afin de réduire le taux de cholestérol dans le sang, contienne des agents antioxydants, favorables à une lutte efficace à la resténose coronarienne, permettant de prévenir le reblocage des artères à la suite d’une angioplastie par ballon.«Après une angioplastie, le corps, à partir de sa consommation d’oxygène, produit des déchets extrêmement toxiques , explique le Dr Tardif.Les antioxydants permettent d’éliminer ces déchets.» L’angioplastie, dont les résultats sont habituellement excellents à court terme, n’empêche pas près de 40 % des patients de subir un reblocage de l’artère qui a été dilatée, ni près cle 30 % des patients de recourir à une redilatation de la même artère dans les six mois suivant l'intervention.Quatre groupes de traitement ont été ciblés par l'étude MVP (multivitamines et Probucol), effectuée auprès de quelque 300 patients.Un placebo a été administré au premier, du probucol au second, le troisième groupe a reçu des multivitamines — qui ont une propension antioxydante moins importante que celle du Probucol — et le quatrième, un mélange de multivitamines et de Probucol.Les résultats permettent nettement d’établir l’efficacité supérieure du traitement au Probucol et l’inefficacité de celui effectué avec les multivitamines.«Ceux qui vont bénéficier le plus de cette découverte sont les malades, qui auront évidemment beaucoup moins de chances de reblocage», estime le Dr Gilles Côté, chef de la cardiologie interventionnelle et directeur du labora- toire d’hémodynamie à l’Institut de cardiologie.L’un des patients du Dr Côté, Robert Plante, a découvert récemment qu’il était du groupe qui a reçu du Probucol dans le cadre de l’étude.Victime d’un infarctus en mars 1996, il a entrepris le traitement un mois plus tard à l’Institut de cardiologie.«Mon artère était bloquée à 80 % et a été débloquée à 90 %, dit-il.J'ai ensuite pris du Probucol pendant six mois.Mon artère n’a pas été rebloquée et je n’ai ressenti aucun effet secondaire.C’est merveilleux!» Le hic, cependant, est que le Probucol n’est plus disponible au Canada.La compagnie pharmaceutique qui l’a breveté a décidé de retirer le produit du marché, il y a deux ans, à l’échéance de ses droits sur son brevet, lorsque des médicaments hypoli-pémiants plus puissants sont apparus.Il y a donc fort à parier que les compagnies pharmaceutiques prendront connaissance avec un vif intérêt des recherches des experts de l’Institut de cardiologie de Montréal.En principe, l’une quelconque d’entre elles pourrait bientôt — d’ici huit à douze mois, espère le Dr Côté — procéder à une copie commerciale de cette molécule, qui est par ailleurs présentement utilisée au Japon.Aux Etats-Unis, où l’on pratique la moitié des dilatations coronariennes mondiales, l’impact d’une telle découverte, si elle reçoit l’aval de la Food and Drug Administration (FDA), pourrait entre autres permettre des économies de quelque 642 millions, estiment les chercheurs.Une dilatation coronarienne coûte près de 16 000 $ aux Etats-Unis et plus de 10 000 $ au Canada, où il s’en pratique annuellement quelque 20 000, dont 6000 au Québec seulement.1 t , • aV .•> WVv d o 1 c e HIM GRANDE VENTE jusqu’à DE RABAIS sur toute notre collection printemps / été / J GRANDE VENTE SUR NOS HABITS, VESTONS, PANTALONS, CHEMISES, CRAVATES 60 DE RABAIS JUSQU'A 277, av.Laurier Ouest • 270-61 54 41 V, St-Jacques Ouest, Centre de Commerce Mondial • 844-6125 277, Tiv."Laurier O.S I 07, a-v.du l’arc 277-7558 585, St-Jacifuos O.Centre de Commerce Mondial 284 -7900 NOUVEAUTE LES ADIEUX DU QUEBEC A GASTON MIRON Guérin / Littérature 224 pages, 24,50 $ Les mots d'adieux sont parfois les plus beaux.Aussi, les textes réunis dans ce recueil savent-ils rendre un hommage touchant à Gaston Miron en mettant en lumière des émotions et des souvenirs intenses chez ceux et celles qui formulent ici leurs adieux à un ami.de même qu’à l’un des plus grands poètes du Québec.Placé sous la direction de Simone Bussières, cet ouvrage a fait appel à 52 collaborateurs issus principalement du milieu littéraire.En prose ou en vers, on y retrouve des textes qui témoignent tout autant de la valeur de l’homme que de l’œuvre.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.guerin-editeur.qc.ca in.ii Délégués de pays pauvres (PC) — L’Agence canadienne de développement international soutiendra financièrement la participation de 12 délégués de pays en dévelop-1 pement à la prochaine Conférence internationale sur la vie privée, qui aura lieu à Montréal du 23 au 26 septembre prochain.Réunissant plus de 100 conférenciers de partout dans le monde, la Conférence portera sur la protection des renseignements personnels et le respect de la vie privée, un débat maintenant universel lié à l’accès aux technologies de l’information.L’ACDI prendra en charge 12 délégués, soit six d’Afrique, trois d'Asie et trois d’Amérique latine.La Conférence internationale sur la vie privée offrira 22 ateliers sur les sujets les plus divers, allant du secret médical aux cartes d’identité, du marketing direct à un éventuel code de la route pour Internet.Deux accidents mortels (PC) — Un homme a perdu la vie hier matin dans un accident de la route survenu dans le tunnel Louis-Hippolyte-LaFontaine, à Montréal.L'accident s’est produit à llh25, alors que, pour une raison inexpliquée, la voiture de la victime a changé subitement de voie et est entrée sous un camion semi-remorque qui roulait à sa gauche.La passagère de l’automobile a été grièvement blessée.L’accident a entraîné la fermeture du tunnel en direction sud pendant plus de deux heures, ce qui a causé de graves ennuis de circulation.Plus tôt dans la journée, une femme de 47 ans est décédée après avoir été happée par un camion alors qu’elle cueillait des fleurs en bordure de la route 117 à Mirabel.MONIQUE A PRIS 150 LIVRES.CENTRE DE DOCUMENTATION delà fondationTquébécoise DU CANCER A !j recherche du mieux être des personnes anrinio d un cancer Montréal (514) 527-2194 Extérieur 1 800 363-0063 r,.• K I) K V DIR, I, g ,| g u|)| 7 A 0 Û T I !) !) 7 A 4 •LES ACTUALITÉS- Laval L’écrasement d’un Boeing 747 sur l’île de Guam 600 personnes rendent un dernier hommage au sénateur Rizzuto «Nous avons perdu un grand citoyen» dit Chrétien REUTERS Le premier ministre Jean Chrétien pose le regard sur le cercueil de Pietro Rizzuto au cours des funérailles du sénateur, hier, à Laval.MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Laval — Plus de 600 personnes ont rendu un dernier hommage au sénateur libéral Pietro Rizzuto hier à Laval.Le premier ministre du Canada Jean Chrétien et son épouse Aline ont assisté aux funérailles, qui ont eu lieu à l’église Saint-Jean Gualbert, à Laval-sur-le-Lac.«Nous avons perdu un grand citoyen», a déclaré M.Chrétien à l’issue de la cérémonie.D a expliqué que M.Rizzuto, un entrepreneur couronné de succès, ne s’était pas endormi sur ses lauriers en devenant sénateur.Au contraire, il s’était engagé encore plus profondément auprès de la communauté et de l'Eglise.M.Chrétien a ajouté que le sénateur avait travaillé énormément pour le Parti libéral du Canada et qu’il l’avait beaucoup aidé.«Il était de très bnn conseil et très généreux dans tout ce qu’il faisait, a déclaré le premier ministre.Cela nous fait beaucoup de peine, à mon épouse et à moi, qu’il parte si vite.» Le premier ministre a fait la première lecture de la cérémonie, alors que l’évêque auxiliaire de Montréal, M"" André-Marie Cimichel-la, luttait contre l’émotion lorsqu’il a prononcé quelques paroles de consolation.Les trois enfants du sénateur, Melina, Alfonso et Maria Cristina, ont également tenu à rappeler les qualités de leur père et notamment son souci constant au sujet des plus démunis.C’est cependant l’ancien ministre libéral Marc Lalonde qui a rendu un long hommage au disparu, rappelant notamment ses efforts pour organiser une levée de fonds en faveur des sinistrés d’un tremblement de terre dans son Italie natale.«Il nous a enseigné une vertu qui s’étiole en ce siècle, le sens de l'honneur», a-t-il déclaré.A l’issue de la cérémonie, il a ra- conté aux journalistes comment M.Rizzuto était arrivé au Canada avec rien du tout, pour finalement devenir un chef de file pour toute sa communauté.«Il aura contribué considérablement à l’intégration de la communauté italo-canadienne dans la société canadienne et au Québec en particulier», a-t-il déclaré.Communautés culturelles Pour sa part, l’ancien conseiller de Robert Bou-rassa, John Parisella, a fait valoir que la contribution du sénateur Rizzuto à la vie publique avait amené beaucoup de personnes des communautés culturelles à s’impliquer en politique.L’ancien ministre libéral québécois John Ciaccia a d’ailleurs raconté que, lorsqu’il s’était présenté en politique pour la première fois, en 1973, c’était M.Rizzuto qui était venu le voir pour lui offrir son aide.Le ministre fédéral des Affaires in- tergouvemementales, Stéphane Dion, a rappelé quant à lui le talent qu’avait le sénateur pour rassembler les gens autour d’une table de discussions et trouver une solution.Il a affirmé qu’il ne sera pas facile de continuer à travailler sans lui.Le représentant du gouvernement du Québec, le vice-premier ministre Bernard Landry, a également joint sa voix au concert des éloges, affirmant que le sénateur avait entretenu avec lui, pendant 20 ans, un dialogue politique civilisé à travers les référendums et les élections.D’ailleurs, le sénateur avait signé avec d’autres leaders italo-québécois un manifeste en faveur du dialogue entre cette communauté et les autres Québécois.«C’est une perte considérable pour le Québec qu’un homme qui était capable de faire le pont comme ça, tout en gardant ses positions, disparaisse prématurément», a déclaré M.Landry.Un seul incident a marqué la journée: un motocycliste de la police de Laval qui escortait le cortège funéraire a été légèrement blessé lorsqu’il a été heurté par une voiture.Marc Lalonde: «Il nous a enseigné le sens de l’honneur» Pour suivre Vactualité au jour le jour.Ab Le Devoir, le 7 décembre 1996 onnez-vous dès maintenant et recevez le Devoir à votre porte avant 7h du lundi au vendredi et 9h le samedi Le Devoir, le 22 février 1997 / ÇT To^eS R>uü uN ou ° .a *u FoU/! LouTes £t v W Te Le Devoir, le 25 février 1997 85-33$ Téléphonez au Extérieur de Montréal au 1-80(M63“7559 %.il CA&eaaC.Lt TfMfc 5ACR.Î fiers ï f^v*ÎTC a suivre.LE DEVOIR Au moins 224 morts Trente survivants se trouvent dans un état critique Y.K.CHOO ENVOYÉ SPÉCIAL DE L’AFP Agana (Guam, États-Unis) — Deux cent vingt-quatre personnes ont été tuées lorsqu’un Boeing 747 de la Korean Air (KAL) s’est écrasé dans la nuit de mardi à mercredi sur l’îie américaine de Guam, et les 30 survivants étaient pour la plupart hier soir dans un état critique.Les sauveteurs, qui ont fouillé dans la nuit puis toute la journée d’hier la jungle qui recouvre la partie de l’île où s’est abattu l’appareil, à quelques kilomètres de l’aéroport où il devait atterrir, avaient abandonné en fin de journée tout espoir non seulement de retrouver d’autres survivants, mais même de récupérer les 155 corps encore manquants, dont beaucoup sont probablement calcinés avec la carcasse de l’appareil.«La partie où se situe la queue de l’avion est toujours intacte, tuais tout k reste depuis l'avant est brûlé et désintégré [.] À part un petit morceau dans la section centrale et la queue, tout le reste semble avoir fondu dans les flammes», a expliqué à l’AFP le gouverneur de l’île, Carl Gutierrez, qui, habitant non loin de là, a été l’une des premières personnes à arriver sur place et à aider les secours.Trente-trois personnes ont été retrouvées vivantes, dans ces fourrés d’herbes coupantes hautes de trois mètres, par les sauveteurs guidés d’abord par la lueur de l’avion en flammes, puis par les cris et les appels à l’aide des survivants.Un est mort sur le chemin de l’hôpital, et deux à l’hôpital.Les trente autres souffrent de graves brûlures et de fractures.Un survivant de 35 ans a raconté qu’il croyait l’avion déjà posé sur la piste lorsqu’il a senti un choc et que le 747 a piqué du nez.«J’ai senti le train d’atterrissage heurter quelque chose avant de déraper, j’ai pensé que nous avions touché le sol et que nous roulions sur la piste, mais alors il y a eu le choc et l’avion a commencé à tournoyer», a expliqué Song Hyon-Sung à la chaîne sud-coréenne KBS, de son lit d’hôpital à Guam.L’avion qui assurait mardi soir le vol Séoul-Guam transportait essentiellement des touristes coréens, mais aussi une vingtaine d’Américains, vers cette destination très prisée des touristes asiatiques en lune de miel, site également d’une importante base militaire américaine.Parmi les passagers figurait également une Japonaise, une fillette de 11 ans, sortie de l’appareil par le gouverneur Gutierrez.Celui-ci a indiqué hier qu’il hébergerait la fillet- te, qui devrait quitter l’hôpital aujourd’hui, jusqu’à l’arrivée de son père du Japon.On ignore le sort de la mère de l’enfant, qui se trouvait également à bord de l’appareil.Dans la soirée, le secteur de l’accident était bouclé par la garde nationale, en attendant les enquêteurs de l’aviation américaine qui venaient d’arriver sur l’île et ceux qui devaient y arriver ce matin pour tenter de reconstituer le scénario de la catastrophe et essayer de comprendre pourquoi l’avion est descendu si bas bien avant l’aéroport.Les deux boîtes noires de l’appareil ont été retrouvées et expédiées vers les Etats-Unis, et les résultats devraient être connus dans quelques jours, a-t-on indiqué de source officielle américaine.Le directeur général adjoint de l’aéroport international de Guam, Gilbert Robles, a nié hier qu’il y ait eu à l’aéroport une défaillance du système de guidage à l’atterrissage qui aurait pu être en partie responsable de l’accident, comme l’avait suggéré la compagnie KAL.Les derniers mots du pilote avant le crash auraient été: «Je vais y arriver», selon des Coréens résidant sur Guam, affirmant tenir l’information d’employés de la tour de contrôle de l’aéroport.Un Boeing 747-300 assurait mardi soir le vol 801 de la ligne Séoul-Guam, habituellement desservie par un Airbus A-300.La tour de contrôle a perdu le contact avec le Boeing «à trois miles de l'aéroport» (4,8 km).L’avion aurait aussi heurté une canalisation transportant du carburant avant de toucher le sol.Il aurait également connu des problèmes de moteur peu avant l’accident, selon, un porte-parole de l’aéroport de Guam.À Seoul, des dizaines de membres des familles des passagers étaient regroupées hier à l’aéroport international Kimpo de Seoul, partagées entre le choc, la colère et la frustration de l’attente — frustration encore augmentée du fait que l’état critique de nombreux survivants rendait impossible leur identification.«Je veux qu’il soit là, vivant, à côté de moi», sanglotait une jeune Américaine d’origine coréenne en larmes, qui attendait des nouvelles de son ami.Plusieurs femmes se sont évanouies au cours de la nuit, tandis que d’autres criaient les noms de leurs proches, devant les télévisions qui retransmettaient des nouvelles de l’accident.D’autres suppliaient les agents de la KAL de leur donner les noms des victimes.Certains cédaient à la colère, en jetant du mobilier à travers le hall et en réclamant un vol spécial vers Guam pour les familles, ce que KAL a finalement accepté.Les derniers mots du pilote auraient été: «Je vais y arriver» Le titre de doyen de l'humanité Les prétendants prolifèrent AGENCE FRANCE-PRESSE Roubaix (France), (AFP) —Algérienne, Roumaine, Québécoise, Américain: les prétendants au titre de doyen de l’humanité prolifèrent après la mort, lundi, à Arles (sud-est), de la Française Jeanne Calment, à l’âge de 122 ans.L’Algérienne Rodoma Dahmani, habitant près de Bouira, à une centaine de kilomètres au sud d’Alger, âgée de 115 ou 116 ans, pourrait disputer ce titre à un Américain d’origine danoise, Christian Mortensen, qui doit fêter ses 115 ans le 16 août, a indiqué hier à l’AFP Rachid Dem-doum, petit-fils de Mme Dahmani.«On a écrit en Algérie pour obtenir un certificat de naissance officiel.Maintenant, on attend pour revendiquer», a déclaré M.Demdoum, précisant que des papiers d’identité datant de l’époque coloniale situent la date de naissance «présumée» de sa grand-mère maternelle en 1881.«Ca tourne autour de ça, mais on n ’en est pas sûr.Nos arrière-grands-parents étaient illettrés, alors on pouvait leur dire une date et ils répondaient que c'était celle-là», a-t-il ajouté, précisant ne disposer ni du jour ni du mois exacts de la naissance de son aïeule.Après avoir vécu environ cinq ans au début des années 60 à Roubaix, dans le nord de la France, où une partie de sa famille a émigré, Rodoma Dahmani est repartie définitivement pour l’Algérie en 1966.Elle vit dans le village d’Ain Chiriki.Si la date précise de la naissance de Mme Dahmani devait être confirmée, elle pourrait se retrouver encore en compétition avec une Roumaine de 115 ans, Anitica Butariu.Cette sourde-muette de naissance a d’ores et déjà l’avantage que sa date de naissance, le 17 juin 1882, figure sur son certificat de naissance, et sa carte d’identité peut être consultée dans le registre des naissances de 1882, déposé aux Archives de l’État, selon le Dr Victor Arsene, directeur d’un hôpital de Lipova (ouest de la Roumanie), où vit cette centenaire.Mais elles pourraient être toutes deux battues par une Québécoise, Marie-L)uise Chasse, veuve d’Hector Meilleur, dont «la famille est détentrice de son baptistère», née le 29 août 1880 et qui s’avance donc vers les 117 ans.Des experts français de centenaires, emmenés par le Dr Michel Allard, se sont lancés sur sa trace, estimant de toutes manières que le REUTERS i VS m t V.l« Recouvert d’un drapeau tricolore, le cercueil de Jeanne Calment a été transporté dans un caveau familial du cimetière d’Arles.doyen de l’humanité a toutes les chances d’être une femme, celles-ci vivant plus longtemps que les hommes.Une ancienne esclave brésilienne, Maria do Carmo Geronimo, affirme avoir 126 ans depuis le 5 mars.Toutefois, le livre Guinness des records à Londres a déclaré ne pas avoir en sa possession les documents, notamment l’acte de baptême, prouvant formellement l’âge de la doyenne brésilienne.Jeanne Calment inhumée à Arles ASSOCIATED PRESS Arles (AP) — Jeanne Calment a été inhumée hier après-midi dans le petit cimetière de Trinque-taille à la sortie d’Arles en présence d’une quinzaine de personnes.L’assistance était composée de quelques membres éloignés de la famille de la doyenne de l’humanité, du personnel soignant de la maison de retraite du Lac et de plusieurs membres du conseil municipal, dont le maire Michel Vauzelle.Auparavant, une brève cérémonie religieuse avait eu lieu à la chapelle de l’hôpital d’Arles.Plusieurs personnes, dont l’ancienne femme de chambre de Jeanne Calment, Francette Pasquet, n’ont pas pu franchir les grilles du cimetière, celui-ci étant fermé jusqu’à 17h par arrêté municipal.Jeanne Calment, dont le cercueil était recouvert d’un drap tricolore, a été inhumée dans le caveau familial où reposent son mari, sa fille et son petit-fils.Jeudi, une cérémonie publique aura lieu en fin de matinée dans la primatiale Sainte-Trophine en présence de nombreuses personnalités locales.EN B R E F Infrastructures: Ottawa repousse l’échéance Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral a reporté d’un an l’échéance à laquelle devaient être complétés les travaux entrepris dans le cadre du programme d’infrastructure.Ces travaux devaient arriver à terme le 31 mars 1998 et Ottawa a accordé aux gouvernements provinciaux et aux municipalités un délai supplémentaire d’un an.«Nous avons été à l’écoute de nos partenaires provinciaux et municipaux et c’est notre réponse à leurs préoccupations», a dit dans un communiqué le président du Conseil du trésor, Marcel Massé.Ce programme est né en 1993 et a bénéficié d’une seconde phase en janvier dernier, assortie d’un budget de 425 millions.Grand solde d’été au (j^llllo 402-hommc* 50% et plus Costumes d’été, importés d’Italie laine « coton lin rég.Solde 399 $ Vestes d’été, importés d’Italie laine » coton = lin rég.UOfSolde 299 $ Pantalons ÎOO % laine, importés d’Italie rég.JSolde 99 $ .Pantalons ÎOO % coton, importés d’Italie rég.ISolde 75 $ 1118, rue Sainte-Catherine O., Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h Suite 200, Montréal (Québec) Samedi de 10h à 16h g H3B 1H5 Tous les soirs après 18h té!.: B61-3636 sur rendez-vous èeuiement EN BREF LE DEVOIR LE MONDE Bombe dans une mosquée Multan (AFP) — Une bombe a explosé hier dans une mosquée sunnite dans la ville de Multan, dans la province pakistanaise du Pendjab, faisant au moins trois morts et quinze blessés selon un nouveau bilan, ont indiqué des sources policières et hospitalières.Un bilan précédent faisait seulement état d’au moins huit blessés.Parmi les blessés au moins 18 personnes ont été transportées d’urgence à l’hôpital, trois ont succombé à leurs blessures, ont précisé les sources hospitalières, ajoutant que six des blessés étaient dans un état critique.La bombe a explosé alors que des fidèles priaient à l’intérieur de l’édifice, selon les mêmes sources.Selon des habitants de Multan, des terroristes non identifiés ont lancé l’engin explosif au moment où les prières collectives débutaient.Mais selon un responsable de la police, l’engin, muni d’un minuteur, avait été caché sous un tas de tapis de prière dans la cour.Cette attaque s’est produite quelques heures après que des inconnus eurent ouvert le feu hier soir à Lahore sur une autre mosquée sunnite, tuant au moins sept personnes et en blessant cinq.Progrès sur Timor New York (AFP) — Des progrès ont été accomplis cette semaine lors des discussions sur l’avenir de Timor oriental entre l’Indonésie et le Portugal, mais on est encore loin d’une solution, a indiqué hier le médiateur de l’ONU.n y a eu des avancées, mais «un long chemin reste à parcourir» avant un règlement, a dit à l’AFP Jamsheed Marker, représentant du secrétaire général de l’ONU, qui a présidé depuis lundi plusieurs réunions à New York entre experts indonésiens et portugais.M.Marker, diplomate chevronné de nationalité pakistanaise, n’a donné aucune précision sur les sujets évoqués par les envoyés de Jakarta et de Lisbonne, Nugroho Wisnumurti et Fernando Neves, lors des négociations aux Nations unies.Il s’agissait de fixer «un cadre général pour une solution politique», avait déclaré lundi un diplomate portugais, ajoutant que «toutes les questions devaient être discutées: droits de l’homme, désarmement, démilitarisation, problèmes linguistiques, ethniques, religieux».Scandale pédophile en Autriche Vienne (AFP) — Au moins 38 garçons âgés de cinq à 14 ans ont été victimes du réseau de pédophilie découvert mardi en Haute-Autriche, a annoncé la presse dans ses premières éditions datées d’aujourd’hui.La police a seulement confirmé que le nombre de victimes dépassait certainement le chiffre de 19 avancé mardi.Les suspects, au nombre de six, dont un avocat de Vienne, ont été arrêtés.Ils avaient abusé des enfants pendant sept ans après les avoir recrutés dans des familles de leurs connaissances en leur promettant notamment de l’argent et des voyages.Les abus sexuels, confection de photos et de vidéos pornographiques notamment, ont été perpétrés dans une chambre aménagée dans le grenier de la maison du principal suspect, un pré-retraité de 51 ans, à Bad Ischl.Ville rayée de la carte Pointe-à-Pitre (AFP) — Définitivement vidée de ses habi-tîints depuis avril 1996, la petite ville de Plymouth Harbour, capitale de 111e britannique de Montserrat, dans les Caraïbes, est aujourd’hui «pratiquement rayée de la carte».Ce bourg de 3500 habitants niché au creux d’une baie au sud de l’île a été atteint dimanche par une avalanche de pousr sières et de roches incandescentes, issues du volcan de La Soufrière, qui a incendié et détruit la plupart de ses maisons et immeubles, selon les témoignages recueillis hier dans l’ile voisine française de la Guadeloupe.Située à quatre kilomètres du sommet de La Soufrière, Plymouth abritait, le long de ses petites rues ombragées, plusieurs centaines de coquettes maisons en bois, construites dans le style colonial anglais avec parfois un étage et plus rarement deux, et quelques immeubles en pierres volcaniques.Un émissaire au Comores Moroni (Reuter) — Les forces de sécurité comoriennes ont dispersé hier dans l’ile de Mohéli une manifestation de soutien en faveur des séparatistes de 111e d’Anjouan.LOUA, soucieuse de désamorcer la crise, a nommé un émissaire qui se rendra sur place durant le week-end.Le diplomate ivoirien lierre Yere aura dans l’archipel des discussions aussi bien avec le gouvernement de Moroni qu’avec les chefs séparatistes.Hier, les partisans d’une sécession de Mohéli vis-à-vis du reste de la République islamique des Comores sont descendus dans les rues de Fom-boni, capitale de l’île, brûlant des pneus et érigeant des barricades.Tout comme à Anjouan, des drapeaux français ont été hissés sur des bâtiments administratifs, dont les tribunaux.Mohéli, peuplée de 25 000 habitants, est la plus petite des trois îles de la République des Comores.Mandat d’arrêt contre Bouterse lu Haye (AFP) — Un mandat d’arrêt international a été lancé par Interpol à la demande des Pays-Bas contre Desi Bouterse, l’ancien homme fort du Surinam, soupçonné de diriger un important réseau international de trafic de cocaïne, a indiqué hier le ministère néerlandais de la Justice.Ce mandat transforme de facto le Surinam en une prison à ciel ouvert pour Desi Bouterse, susceptible d’être arrêté s'il met le pied hors de son pays.Selon un porte-parole du ministère, Victor Holtus, la justice néerlandaise enquête depuis plusieurs années sur l’implication de Desi Bouterse dans le trqfic international de cocaïne.Nommé conseiller d’Etat du président du Surinam en avril dernier, Desi Bouterse, ancien commandant de J’armée surinamienne et auteur de plusieurs coups d’Etat clans son pays, a toujours nié quelque implication que ce soit dans le tra-fic de cocaine au départ du Surinam.Conférence sur For juif Londres (AFP) — Londres accueillera du 2 au 4 décembre une conférence internationale sur l’or juif volé par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale, a annoncé hier le secrétaire au Foreign Office Robin Cook.Des délégués de quelque 25 pays, sans doute des historiens et des représentants de gouvernements, devraient participer à cette conférence qui sera présidée par l’ancien Lord Chancellor (ministre de la Justice) du gouvernement conservateur de John Major, Lord Mackay of Clashfern.Ils y rassembleront tous les faits historiques permettant de faire la lumière sur les spoliations des pays et des personnes par les nazis, se concentrant sur l’or, même si d’autres biens de valeurs pourront aussi être examinés.Londres a annoncé cette conférence après s’être mis d’accord avec la France et les États-Unis, les deux autres membres de la commission tripartite créée en 1946 pour restituer l’or pillé dans les banques centrales de pays occupés.Le processus de paix au Proche-Orient Washington recommande une accélération des négociations Le secrétaire d’État Madeleine Albright a recommandé hier «une accélération des négociations sur le statut final» des territoires palestiniens et a confirmé qu’elle se rendrait pour la première fois dans la région à la fin du mois d’août pour rencontrer les responsables israéliens et palestiniens.AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Dans un discours devant le National Press Club, Mme Albright a une nouvelle fois appelé l’Autorité palestinienne à «faire le maximum d'efforts» pour prévenir le terrorisme anti-israélien.«L'etigagement des Palestiniens à combattre le terrorisme doit être constant et absolu», a-t-elle affirmé.Elle a aussi invité le gouvernement du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou à s’abstenir de tout «acte unilatéral qui préjuge» du résultat final du processus de paix ou qui «mine la confiance» entre les deux parties, une allusion notamment à la construction de nouveaux logements juifs à Jerusalem.Israël, a estimé Mme Albright, doit aussi s’efforcer d’améliorer la situation économique des Palestiniens.Celle-ci a été ag- gravée par les mesures de représailles prises après l’attentat sanglant de mercredi dernier à Jérusalem.Le chef de la diplomatie américaine a confirmé avec force la volonté du gouvernement Clinton de tout faire pour relancer le processus de paix au Proche-Orient, sans toutefois imposer des solutions, à quelques jours du départ du principal médiateur américain, Dennis Ross, pour une nouvelle mission dans la région.Les négociations sur le statut final des territoires palestiniens englobent des questions aussi controversées que le contrôle de Jerusalem.La ville sainte est revendiquée comme capitale à la fois par Israël et par les Palestiniens, qui veulent,faire de sa partie Est la capitale d’un futur État palestinien.En suggérant d’accélérer les négociations à ce sujet, Mme Albright reprend à son compte une proposition faite il y a plusieurs mois par Benjamin Nétanyahou et critiquée par les Palestiniens.Ceux-ci préfèrent que le gouvernement israélien applique d’abord à la lettre les accords déjà conclus sur l’autonomie palestinienne.Les négociations israélo-palestiniennes sont bloquées depuis le mois de mars 1997.Les deux parties avaient finalement convenu il y a quelques jours de réactiver plusieurs commissions mixtes chargées d’assurer l’application des accords d’autonomie mais Israël est revenu sur cette décision après l’attentat de Jerusalem.Mme Albright a aussi invité les pays arabes à normaliser leurs relations économiques avec Israël, toujours soumis à un boycott, et à participer à la conférence économique régionale prévue début novembre à Doha.Par ailleurs, le roi Hussein de Jordanie a appelé hier à la relance du processus de paix au Proche-Orient, se déclarant prêt à recevoir à Amman le premier ministre israélien.«M.Nétanyahou est le bienvenu à Amman», a dit le souverain jordanien.Ces déclarations, faites à des journa- listes israéliens accompagnant une délégation de la centrale syndicale israélienne en visite à Amman, ont été diffusées par la télévision jordanienne.«J'ai toujours dit que s’il fait le choix de la paix, et je pense qu’il n’a pas d’autre alternative, il trouvera ici un partenaire et un ami qui fera tout son possible pour l'aider à réaliser ce rêve», a ajouté le souverain hachémite.Selon des sources officielles israéliennes, M.Nétanyahou a été invité à rencontrer le souverain hachémite mercredi prochain à Amman, mais la date de la visite n’a pas encore été arrêtée.Le roi Hussein a plaidé en faveur de l’allègement des restrictions imposées par Israël aux Palestiniens à la suite de l'attentat qui avait fait 15 morts à Jérusalem, le 30 juillet, dont les deux auteurs.«Ces mesures sont contre-productives», a estimé le roi Hussein, soulignant qu’elles «créent des frustrations et favorisent les desseins des ennemis de la paix».M.Nétanyahou a opposé hier une fin de non-recevoir au prince héritier jordanien qui lui a demandé un allègement des mesures sanctions contre les Palestiniens.OU NEAKIRY, AP Ung Huot a remercié hier les députés cambodgiens après son élection comme co-premier ministre.r * '*i La crise politique au Cambodge Ranariddh est remplacé S'il revient à Phnom Penh, il pourrait être arrêté ROBERT B1RSEL REUTER Phnom Penh — Après l’avoir privé de son immunité parlementaire, l’Assemblée nationale cambodgienne a approuvé hier le remplacement du premier co-premier ministre, Norodom Ranariddh, par le ministre des Affaires étrangères, Ung Huot.la motion a été adoptée par 86 voue pour, quatre contre et six abstentions ainsi que trois bulletins nuis, ont dit des responsables de l’Assemblée.Une majorité des deux-tiers, soit 80 voix sur les 120 sièges que compte l’Assemblée, était requise.Avant de désigner Ung Huot pour lui succéder, l’Assemblée nationale avait voté à mains levées par 98 contre 99 députés présents la levée de l’immunité parlementaire du prince, ce qui devrait permettre de le traduire en justice s’il revient au Cambodge.Hun Sen, l’homme fort de Phnom Penh qui a destitué le prince Ranariddh le 6 juillet dernier, a commenté l’is- sue du vote en estimant que «la crise était désonnais terminée».«Je ne me suis pas emparé du pouvoir», a poursuivi le chef du Parti du peuple cambodgien (PPC).«Si tel avait été le cas, je n’aurais pas été partisan de ce vote pour désigner un nouveau premier premier ministre.» Ung Huot, qui bénéficiait du soutien de Hun Sen, avait été proposé par les membres du parti royaliste Fun-cinpec de Ranariddh encore présents dans le pays pour succéder au prince comme co-premier ministre.«Je suis déterminé à tenter par tous les moyens de faire du royaume du Cambodge un véritable État de droit, gouverné par des institutions politiques, juridiques, économiques et sociales fortes», a-t-il déclaré.Ung Huot s’est également engagé à coopérer étroitement avec le PCC de Hun Sen.Selon ce dernier, les deux co-premiers ministres se prépareraient à rendre visite au roi Norodom Sihanouk, qui se trouve à Pékin pour raisons médicales.De Bangkok, où de nombreux royalistes ont fui les combats de début juillet, l’Union des démocrates cambodgiens (UDC), un mouvement formé par le Funcinpec et trois partis d’opposition, a affirmé que «l'élection de M.Ung Huot, aujour’hui par l’Assemblée nationale, dans une atmosphère d’intimidation et de crainte, était totalement illégale».Elle «ne peut tromper que les personnes ne prêtant aucune attention au respect de la légalité», poursuit la déclaration de l’UDC signée par Sam Rainsy, dirigeant de l’opposition.Sam Rainsy, chef du Parti de la nation khmère, a précisé à Reuter que le roi Norodom Sihanouk, en traitement médical à Pékin, ne reconnaissait pas Ung Huot et soutenait l’opposition.Selon plusieurs politologues, la constitution cambodgienne compliquerait le processus de succession de Norodom Ranariddh.Certains articles conditionnent notamment la nomination d’un premier ministre à l’accord du roi.Pyongyang souffle le chaud et le froid Négociations délicates sur la réunification des deux Corées SARAH JACKSON-HAN !' AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Les délégations de Corée du Nord et du Sud, de Chine et des États-Unis se sont retrouvées à New York hier pour une deuxième journée de discussions sur la paix en Corée, alors que Pyongyang a demandé le retrait des troupes américaines du sud.Selon un diplomate sud-coréen, les négociations d’hier devaient porter sur des questions délicates liées à l’ordre du jour des futurs pourparlers de paix.«Les deux éléments de l'ordre du jour sont la mise en place d’un mécanisme de paix permanent ainsi que des mesures destinées à réduire la tension et à établir la confiance», a précisé Yu Myung-Hwan, directeur général des Affaires nord-américaines du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.Les diplomates ont entamé leur deuxième journée de discussions à l’université de Columbia.La Corée du Nord a proposé dans la matinée que les pour-, parlera de paix définitifs se tiennent dans un pays neutre, ai indiqué à l’AFP un responsable sud-coréen ayant requis;, l’anonyipat La Chine a approuvé cette position, selon lui.Les États-Unis avaient déjà exprimé leur préférence pour Genève, alors que Séoul souhaiterait que les négociations aient lieu dans l’un des quatre pays concernés.L’objectif principal de ces discussions préliminaires doit consister à déterminer une date, un lieu et un ordre du jour pour de futurs pourparlers quadripartites, visant à parvenir à un véritable accord de paix entre les deux Corées.La guerre de Corée (1950-1953) s’était en effet conclue par la signature d’un simple armistice sous les auspices de l’ONU, et les deux Corées sont donc toujours techniquement en guerre.Lors de la première journée, la Corée du Nord avait proposé que les pourparlers définitifs commencent dans six seipaines.A Séoul, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères Lee Kyu-Hoong avait alors affiché son optimisme.«Le premier jour de discussions s'est déroulé sans problème majeur», avait-il déclaré lors d’une interview.«Il est possible de dire après cette rencontre que les pourparlers de paix pourront se tenir d'ici six semaines».Les États-Unis ont déjà exprimé leur souhait de voir ces négociations se tenir dès septembre.Mais hier matin, le Rodong Sinmun, l’organe du parti au pouvoir à Pyongyang, soulignait que Pyongyang posait comme condition à une pane durable sur la péninsule coréenne un retrait inconditionnel des troupes américaines de la Corée du Sud.«Si cette question est réglée, les autres problèmes peuvent être réglés entre le Nord et le Sud, pas par les quatre parties» écrit le quotidien dans ce qui constitue la première référence dans la presse de Pyongyang à ces discussions préliminaires.Quelque 37 000 Américains sont stationnés en permanence en Corée du Sud et les 47 000 Américains déployés au Japon sont également prêts à intervenir en cas de tension dans la péninsule coréenne.Or Washington a exclu tout redéploiement de ses troupes stationnées en Corée du Sud tant qu’un processus de paix permanent ne sera pas mis en place.La Corée du Nord, qui compte 22 millions d’habitants, dispose de plus d’un million de soldats, contre 633 000 pour sa voisine du sud.La frontière entre les deux ennemis reste l’un des points les plus chauds de la planète.Un accord menace les négociations sur le statut de Chypre AGENCE FRANCE-PRESSE Ankara — La Turquie et la République turque de Chypre du Nord (RTCN, autoproclamée en 1983) ont signé hier à Nicosie un «accord d’association», lançant ainsi un processus d’«intégration partielle» de la RTCN à la Turquie, a rapporté l’agence turque Anatolie.L’accord a été immédiatement dénoncé par le gouvernement chypriote.«La Turquie a choisi une politique de provocation, de menaces et de chantage à l'égard de la communauté internationale et en particulier à l’égard de l’ONU et de l’Union Européenne», a déclaré le porte-parole du gouvernement chypriote, Manolis Christo-fides.L’accord a été signé par le chef de la diplomatie turque Ismail Cem, arrivé aupara- vant à Nicosie, et le «ministre des Affaires étrangères» de la RTCN, non reconnue internationalement sauf par Ankara, Taner Etkin.Cette signature intervient à cinq jours des rencontres inter-communautaires entre la RTCN et le gouvernement chypriote grec sous l’égide de l’ONU du 11 au 16 août en Suisse, selon la même source.Les rencontres que doivent avoir Rauf Denktash, président de la RTCN, et le président chypriote Glafcos Cléridès à Glion, près de Montreux, sous l’égide du représentant spécial de l’ONU Diego Cordovez, visent à favoriser une solution politique à Chypre.La signature d’un tel document avait été prévue dans un communiqué commun publié lors de la visite du vice-premier ministre turc Bulent Ecevit, le 20 juillet à Ni- cosie, dans lequel la Turquie et la RTCN s’étaient mises d’accord pour lancer un processus d’«intégration partielle», parallèlement à celui d’adhésion de la république de Chypre à l’Union Européenne (UE).M.Denktash, a qualifié de «décision historique» la signature de cet accord.M.Cem a indiqué pour sa part que la Turquie «attribuait une importance capitale à la formation d’un conseil d’association».Le conseil d’association turco-chypriote-turc sera formé de 20 personnes désignées par les gouvernements et par les parlements de deux pays.Il sera chargé de déterminer les mesures destinées à «l’intégration partielle» sur les bases de l’intégration économique et financière et de partenariat dans les domaines de la sécurité, de la défense et celui de la politique étrangère, selon Anatolie.Les réunions du conseil d’association auront lieu, par rotation, en Turquie et en RTCN, au moins une fois tous les six mois.L’accord sur le conseil d’association entrera en vigueur après sa ratification par les autorités turques et chypriote-turques, et l’échange des documents de ratification.Aucune date n’a été avancée mais, selon les analystes à Ankara, son entrée en vL.gueur dépendra du processus de négociations engagé entre Chypre et l’UE.Dans une déclaration commune faite avant la signature du document, la Turquie et la RTCN ont «souligné l’effet négatif sur le processsus de négociations» inter-communautaires du rapport adopté le 15 juillet par la Commission européenne, incluant Chypre parmi les six pays avec lesquels l’UE prévoit d’ouvrir début 1998 des négociations d’adhésion. I.K I) E V 0 I R , LE ,1 K II I) I 7 A 0 fl T II) () 7 A 6 EDITORIAL De la coupe aux lèvres Jean-Robert Sansfaçon Entre les intentions généreuses contenues dans le Livre blanc sur la politique familiale présenté par la ministre Pauline Marois en janvier dernier, et la réalité telle qu’elle sera vécue par les familles québécoises après l’entrée en vigueur des premières mesures, le mois prochain, bien des facteurs sont venus limiter la portée de cette réforme.H ier, nous commentions le report regrettable d’un des volets essentiels de la nouvelle politique familiale adoptée en juin par le gouvernement du Québec.À cause de l’échec des négociations avec Ottawa, il faudra revoir le contenu même du régime de congés parentaux tel qu’il avait été promis aux familles québécoises par e gouvernement Bouchard.Sans la récupération intégrale des sommes versées par les travailleurs et les entreprises du Québec aux fins du programme de congés parentaux géré par le fédéral, Québec devra modérer ses ambitions, que ce soit en restreignant l’admissibilité aux prestations, en diminuant le montant versé, la durée des congés, ou les trois.À moins qu’il ne choisisse de contourner le problème en augmentant les impôts, une solution non seulement impopulaire mais qui, selon la logique même de l’argumentation soulevée par le Québec dans ses négociations avec Ottawa, équivaudrait à faire payer deux fois pour les mêmes congés parentaux: une fois à Québec pour le nouveau régime et une seconde fois à la Caisse d’assurance-emploi fédérale pour la fraction des cotisations qu’on n’aura pas pu récupérer.Qu’il y ait ou non reprise des négociations avec Ottawa, il faudra attendre plusieurs mois avant l’entrée en vigueur d’un programme amélioré de congés parentaux.À lui seul, ce contretemps grève lourdement le projet global de politique familiale du gouvernement.Avec le risque, soit dit en passant, de se retrouver un jour devant un projet québécois pur sucre, certes, mais pas plus intéressant que l’actuel régime fédéral, et plus coûteux.Mis à part l’amputation de ce tiers de la politique familiale, les deux autres volets demeurent, soit l’entrée en vigueur dès septembre de la prestation unifiée pour enfants et la mise en place de la politique à la petite enfance.Dans le premier cas, saluons l’effort consenti par ce gouvernement pour «sortir les enfants de la pauvreté», selon l’expression à la mode qui veut simplement dire qu’on accroîtra l’aide aux parents à revenus modestes au travail pour atténuer l’attrait que peuvent présenter les montants plus élevés versés aux prestataires de l’aide sociale.Dorénavant, l’aide destinée aux enfants sera distincte de la prestation de dernier recours pour les adultes et toute famille à revenu modeste, qu’elle soit assistée sociale ou active sur le marché du travail, aura droit à une allocation pour enfant d’un montant équivalent Ainsi, lorsque des parents quitteront l’aide sociale, ils conserveront l’allocation pour enfant jusqu’à un niveau de revenu de 15 000 $, soit beaucoup plus que le maximum de l’aide de dernier recours.Ajoutées à la prestation fédérale, les nouvelles allocations québécoises pour enfants seront très généreuses pour les familles à bas revenus, mais perdront vite de leur attrait pour ne représenter que l’équivalent des allocations actuelles entre 25 000 $ et 53 000 $ (131 $ par an pour un enfant) et disparaître complètement passé ce seuil pourtant très moyen.A titre d’exemple, une famille monoparentale dont le revenu est de 15 000 $ recevra 2275 $ d’aide du régime québécois, plus 1474 S d’Ottawa pour un total de 3749 $ non imposable.Dans le cas d’une famille biparentale, le montant sera de 2449 $, donc moindre que celui Plus une famille moyenne a d’enfants, plus elle verra ses impôts augmenter ! consenti à la famille monoparentale d’un revenu tout à fait similaire.Pourquoi une telle différence en faveur des familles monoparentales?Voilà une première mesure injustifiée, si ce n’est par l’orientation abusivement «correcte» de ce gouvernement.Autre incongruité qui n’apparaissait pas à la lecture du Livre blanc: pour l’année en cours, le montant de l’allocation sera calculé sur la base du revenu net des deux conjoints en 1996, incluant la pension alimentaire versée par l’ex-conjoint et sans exclure pour autant la partie du revenu du nouveau conjoint qui n’assume pourtant aucune responsabilité financière à l’égard d’enfants.Comme si la mère pouvait puiser sans limites à tous les porte-monnaie pour l’entretien de ses enfants! Mais là n’est pas la principale incongruité du nouveau régime.Pour financer cet accroissement sensible de l’aide aux familles à revenus très bas, Québec a choisi le moyen le plus discutable qui soit, celui de couper l’aide aux familles à revenus moyens et supérieurs.Des montants pas très importants, mais qui étaient versés à la mère et l’assuraient d’une marge d’autonomie relative dans la gestion des fonds destinés aux enfants.Ce que les crédits d’impôt dont profitent surtout les hommes ne remplaceront jamais.Dit plus crûment, cette mesure n’est rien d’autre qu’une augmentation d’impôt de 131 $ par année pour une famille d’un enfant, et de 514 $ pour trois enfants.En somme, au lieu d’augmenter le fardeau fiscal des célibataires et des familles sans enfants, on taxera davantage les familles moyennes, et plus elles ont d’enfants, plus elles paieront d’impôt comparativement à l’année dernière.Trouvez l’erreur! À cela, le gouvernement répond par le troisième volet de sa politique qui concerne les services de garde à prix modique, la maternelle à temps complet pour les enfants de cinq ans et ceux de quatre ans des milieux défavorisés.Selon la ministre Pauline Marois, cette réduction du prix des services de garde fera économiser beaucoup d’argent aux parents à revenus plus élevés qui devraient ainsi récupérer largement les sommes qu’on leur aura retirées par ailleurs.Mais voilà: alors que la ministre parlait d’un nombre ridiculement bas (5 %) de familles qui subiraient une réduction de l’aide de l’État une fois pris en compte les différents volets de sa politique, nous apprenions cette semaine qu'une famille sur cinq ne recevra plus d’allocations familiales provinciales à partir du mois prochain.On aura beau prétendre que ce manque à gagner sera compensé par les services de garde moins coûteux, cette mesure ne touchera, au mieux, que la trentaine de milliers de familles qui ont un enfant âgé de quatre ou de cinq ans cette année, et qui est inscrit dans une garderie reconnue ou une maternelle.Quant aux autres dont les enfants sont plus jeunes ou plus vieux, ou qui les font garder ailleurs qu’en garderie «régie» par l’État, on devrait au moins les remercier de leur grande générosité.en attendant l’entrée en vigueur de l’ensemble de la politique, d’ici cinq ans.Malgré les très bonnes intentions du gouvernement et une orientation franchement progressiste qu’on ne peut que reconnaître, la nouvelle politique familiale n’est donc pas sans failles importantes.Dans ce cas comme dans bien d’autres depuis l’arrivée au pouvoir de ce gouvernement, une telle réforme aurait certainement mérité plus mûre réflexion avant de voir le jour.Quelqu’un à l’écoute?«Bell peut vous aviser si la ligne se libère dans les 30 prochaines minutes.Appuyez sur l'étoile, des frais de 50 cents sont exigibles.» Pour tenter de joindre rapidement quelqu’un, vous avez sûrement utilisé ce service avant d’entendre la fin de l’enregistrement et hop! votre facture de téléphone vient de faire un bond, puisque vous avez fait une multitude d’appels avant de prendre le temps d’écouter la fin du propos de Mme Bell.Allez donc expliquer ça à des ados pressés! Un sujet de plus à l’ordre du jour pour creuser le fossé des générations où la communication s’avère déjà difficile.On a multiplié les moyens de communication pour mieux communiquer.L’art de communiquer s’inscrit-il dans des moyens plus sophistiqués?Aurions-nous mieux fait d’investir dans le genre humain plutôt que de privilégier l’outil?Mais au fait, comment communiquons-nous?«Je t’appelle pour te dire que je t’envoie une télécopie.J’ai essayé de te joindre il y a deux jours mais les piles de ta Paget-te devaient être mortes.«Pourquoi ne m’as-tu pas laissé un message dans ma boite vocale?«Parce que je voulais te joindre rapidement! «Tu aurais pu envoyer ton message par courrier électronique! «Excuse-moi, parle un peu plus fort, je dois traverser une zone d’interférence, tu sais les cellulaires! «C’est peut-être causé par mon téléphone sans fil.«Oh! excuse-moi, j’ai quelqu'un sur l'autre ligne.«.Alor,s tu disais quoi?«J'ai organisé un souper hier soir et je voulais t’y inviter.LETTRES -4- «Super! C'est à quelle heure?» Ainsi va la communication lorsqu’elle n’est pas véhiculée par un messager à bicyclette.Sylvie Lambert Saint-Hubert, 11 juillet 1997 La fierté a une vieille ville Le 17 juillet dernier, Josée Legault signait une chronique intitulée «Le joujou du maire jardinier».Si je suis d’accord avec elle quant à la critique de l’administration Bourque, il me devient plus difficile de comprendre son analyse du Vieux-Montréal.Cette dernière aurait peut-être eu du mérite.si elle n’avait pas pris l’allure d’une vendetta contre le maire Bourque.Son ignorance du dossier sur le Vieux-Montréal la pousse à extrapoler et à enlever toute la rigueur qu’une politologue de son rang devrait normalement posséder.Mme Legault mentionne des chiffres qui ne reflètent pas la réalitér.Sans vouloir entrer dans une guerre de prix, il est d’ordre public que les chiffres mentionnés ne correspondent pas aux chiffres officiels, que tout le monde peut d’ailleurs consulter en s’en donnant la peine.Elle mélange tous les problèmes de l’administration Bourque pour en faire un pot-pourri et ensuite en retirer les priorités existantes.À ses yeux, les dépenses dans le Vieux-Montréal sont malvenues puisqu’il y a d'autres priorités.Une simple réflexion lui aurait permis de comprendre que tous les travaux effectués dans ce quartier historique sont non seulement nécessaires mais aussi souhaitables.Elle doit savoir que les quartiers an- ciens du monde entier sont toujours mis en valeur, pour la simple et bonne raison que ce sont généralement les quartiers les plus populaires auprès des touristes.C’est ainsi que des villes comme Boston, Lyon, La Nouvelle-Orléans, Édimbourg, etc.ont dépensé 20 fois plus pour qu’une partie de leur histoire soit mise en évidence.Nous, Québécois, il nous reste peu de choses de notre passé et elle voudrait l’enterrer?11 est important de noter que nous avons chaque année environ cinq millions de visiteurs qui viennent dans le Vieux-Montréal pour admirer et connaître une partie de notre passé.Cet apport important de touristes nous laisse des millions de dollars dont bénéficient tous les Québécois et Montréalais.Si elle devait quantifier l’argent dépensé dans le quartier, il faudrait y inclure les revenus per capita.Elle constaterait très rapidement que le Vieux-Montréal est loin d’en tirer bénéfice.Notre secteur doit être notre fierté et, au contraire de ce qu’elle avance, il faudrait investir beaucoup plus pour lui redonner le lustre qu’il a perdu dans les années 60, avec le boom économique du centre-ville.Il est donc tout à fait souhaitable, après plus de 30 ans de sommeil, que ce quartier reprenne vie pour le bonheur de notre collectivité et de notre patrimoine historique.Quant au conseiller Rotrand, Mme Legault ne fait que rapporter les propos de quelqu’un qui a depuis longtemps perdu toute crédibilité.Il lui serait conseillé de choisir des personnes plus crédibles, pour éviter de perdre la sienne.Vincent Di Candido Président du Regroupement des commerçants du Vieux-Montréal Montréal, 23 juillet 1997 ST.AjJpfctw/S’.; MauSt/ûUk Montree-al Canada J der quel e connais des gens qui ne se promènent à pied que par stricte obligation.Un lieu à visiter, un musée à explorer.Il y a pourtant un charme certain à se balq- e que soit la destination.A condition évidemment que l’entourage n’ait rien de menaçant.Samedi dernier, le beau temps nous incita à nous rendre pedibus jusqu’au Vieux-Port.Destination qui n'a rien d’affriolant.Mais enfin, il fallait faire avec.Nous savions que ce lieu présente un aspect de délabrement et d’inachèvement à nul autre pareil.Nous savions aussi qu’on y a multiplié les initiatives les plus diverses et les plus incongrues.Comme si un urbaniste distrait avait pour toujours accepté de mêler ses esquisses.Aux premiers jours du printemps, il peut parfois être doux de voir des familles prendre l’air.On jurerait qu’on a donné congé à l’hiver.Les piétons arrivent à se frayer un chemin au milieu d’une horde de bicyclettes, de planches à roulettes et de véhicules en fout genre.A ce public coloré s’ajoutent, l’été venu, les touristes.Américains pour la plupart, et dont on devine que, le soir tombé, ils iront se sustenter dans le premier McDonald’s aperçu au détour d’une rue.Avant d’aboutir dans ces paradisiaques auberges de l’engloutissement rapide et néanmoins insipide, ces touristes font comme tous les touristes.Ils vont à la recherche de souvenirs à rai> porter au New Jersey ou en Pennsylvanie.Cette quête à la bimbeloterie s’effectue rue Saint-Paul.On y trouve du toc en tout genre.Les prix vont du plus modeste à l’extravagant.On y remarque cette année une étonnante floraison de drapeaux.On affectionne particulièrement la feuille d’érable.11 arrive que les touristes arborent y Gilles Archambault ?sur-le-champ des tee-shirts qui indiquent sans possibilité d'erreur que l’on s’est rendu au moins une fois dans sa vie à Montree-al, Canada.Si l’on ne s’est pas fait mener en bateau, on a eu droit pour le même prix à la feuille évoquée plus haut.Pour peu qu’on y songe, on ajoutera bientôt une petite gourde de sirop d’érable que l’on pourra porter en guise de pendulette.Mais les touristes audacieux ne se contentent pas de la rue précitée.Ils peuvent aller au bureau du tourisme municipal où on leur remettra gratis un exemplaire de The Gazette.Ils y apprendront d’étonnantes choses sur les natives et s’estimeront bien heureux de vivre dans un pays qui traite si bien ses minorités.Il leur arrive aussi de se rendre au hangar baptisé Marché aux puces.Peut-être remarquent-ils que le Flea Market est plutôt décati.Mais enfin, ils ne doivent pas s’attendre à pénétrer au Ixiuvre ou à la Tate Gallery.Et puis, la valeur de leur dollar leur donne l’impression d’être riches.Consomment-ils vraiment?Je n’en sais rien.Succombent-ils à la tentation de se procurer pour 20 $ un vieil exemplaire défraîchi de Playboy?Ou pour quatre fois moins une canette de coke vide remémorant la dernière Coupe Stanley que remporta l’équipe locale?Une chose est certaine, ils ne doivent pas être tellement dépaysés.Les plus grincheux doivent même trouver à redire au sujet de ce bazar bancal situé dans une ville où on les avait attirés en insistant sur son côté so typically french.L’odeur rancie qui vous assaille dès que vous pénétrez en ces lieux, la laideur étalée avec complaisance, ils les auraient peut-être oubliées s’ils avaient pu compter sur une certaine dose de couleur locale.Les plus conciliants se contentent d’une affichette rédigée en français — après tout, les natives aussi sont des acheteurs en puissance.S’ils sont de bonne humeur, ils oublieront leur impérialisme inné et troqueront un habituel «Thank you» pour un «Meurci» dont ils seront fiers.Mais valait-il la peine de rouler à partir du Maryland ou de la Virginie pour voir ça?Impossible de répondre pour eux.Mais pour moi, qui suis originaire de Montréal, et qui entends bien y mourir, la réponse est non.Ce Montréal-là, ce Montree-al Canada ne me dit rien qui vaille.Même pas comme but d’une déambulation en agréable compagnie.Samedi dernier, je n’ai eu de cesse que je ne l’aie quitté au plus tôt, ce ca-pharnaüm.Ix temps de saisir au vol une conversation entre un Canadien français et un commis préposé à un étalage où l’on offrait de petits objets de provenance asiatique.S’agissait-il vraiment d’une conversation?Le commis parlait, l’autre souriait, opinait du bonnet.Il s’est presque excusé de ne pas savoir le cantonais.J’ai sur-le-champ pensé à ce que dit Jack Kerouac de la mentalité apeurée des Canadiens français de Lowell.Sur le chemin de retour, nous étions un peu tristes.Heureusement, il y avait eu le plaisir d’être ensemble, un bel après-midi d’été.Pendant un de ces silences que respectent les gens qui s’aiment, je me suis revu participant il y a quelques années à une manifestation dont le but était la défense et l’illustration de la langue française.Je n’ai jamais été un agitateur de pancarte, les slogans que l’on scande ne sont pas mon affaire.Jamais, toutefois, je n’oublierai l’air ironique, aussi bête que méchant, d’un éditorialiste qui sévissait dans un journal à grand tirage.Il regardait passer le défilé.S’y joindre?Il n’y avait certes pas songé.Je me souviens, je m'étais alors mis à chanter moi aussi, me sentant plus solidaire que jamais.Je ne deviendrai jamais sénateur.Ixii, peut-être.A PROPOS -?- .des enfants de familles monoparentales (2) Les enfants élevés par une mère seule courent un plus grand risque que les autres de présenter des problèmes effectifs et comportementaux, quel que soit le revenu familial.Par exemple, 17 % des enfants vivant dans une famille à faible revenu dirigée par une mère seule étaient hyperactifs, comparativement à 10 % des enfants élevés dans une famille biparentale à faible revenu.Qui plus est, si la proportion était un peu plus faible dans le cas des enfants élevés par une mère seule dans une famille dont le revenu est supérieur aux seuils de faible revenu SFR (14 %), elle demeurait néanmoins plus forte que celle enregistrée pour les enfants élevés par leurs deux parents dims une famille dont le revenu est supérieur aux SFR (10 %).Bien qu’être élevé par une mère seule et appartenir à une famille à faible revenu soient deux indicateurs impor- tants de l’apparition éventuelle de problèmes chez l’enfant, l’analyse donne à penser que le fait d’être élevé par une mère seule est un facteur plus important que la pauvreté.Selon les données de l’enquête, la probabilité de manifester au moins un problème de comportement est 1,8 fois plus forte pour un enfant élevé par une mère seule que pour un enfant grandissant dans une famille biparentale, même si l’on tient compte de l’effet de variation du revenu familial.En revanche, le risque de présenter au moins un problème de comportement est seulement 1,2 fois plus élevé pour un enfant vivant dans une famille à faible revenu que pour un enfant élevé dans une famille dont le revenu est supérieur aux seuils de faible revenu.Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, printemps 1997.LE DEVOIR F 0 N D K I’ A R E N R I BOURASSA LE 0 JANVIER I I) I 0 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAIJX Vice-president, finances et a d ni i n i s t r a t i o n FRANÇOIS T II 0 11 I N Directeur de l’information CLAUDE BEAI! R E 0 A RI) Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLE F E R., NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 2 05 0, rue de B1 e u ry, 9 * é t a# c, Montréal (Québec) II3 A 3 MI).Tel.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I, K |) H V 0 I H , 1.H .1 K l! I) I A 0 I T I !) !) 7 IDEES .'• .-, -y*.La doctrine Truman, 50 ans plus tard Le discçurs de 1947, qui traduit déjà une certaine perte de confiance des Etats-Unis en Inefficacité de l’Organisation des Nations unies, suscite maintes réactions à l’échelle nationale Washington Post, affiche son soutien à la doctrine Truman.Même son de cloche pour l’opinion publique qui tend largement à approuver la mesure interventionniste du chef de l’Exécutif comme en font foi divers sondages de 1947.C’est que les craintes vis-à-vis de l’Union soviétique sont bel et bien réelles en ces années d’après-guerre, bon nombre d’Américains croyant dur comme fer que Moscou ne recherche rien de moins que la conquête du globe.Ceci dit, à la lumière de travaux récents d’historiens, tout indique que le Front national de libération, quoique dirigé par le Parti communiste grec, n’entretient à l’époque que des liens relâchés avec Moscou, Staline fustigeant entre autres les communistes hellènes pour leur admiration envers le leader yougoslave Tito.Une portée indubitable L’importance de la doctrine Truman se situe à plusieurs niveaux.D’une part, il apparaît clair que l’aide américaine à la Grèce et la Turquie, en dépit du fait que son montant total n’a rien de comparable avec les sommes faramineuses du subséquent plan Marshall (plus de 13 milliards de dollars de 1948 à 1952), a effectivement contribué à préserver ces deux pays du danger communiste.D’autre part, la doctrine Truman met concrètement de l’avant un principe primordial qui sera à la base de la politique étrangère américaine durant toute la période de la guerre froide: le «containment» (endiguement).Conçu dès 1946 par le diplomate George Kennan et se définissant comme «l’application adroite et vigilante d’une contre-force à des points géographiques et politiques changeant constamment» (ibid., p.157), ce principe fondamental, visant à enrayer l’expansionnisme soviétique au-delà de sa sphère d’influence en Europe orientale, recevra moult applications dans les années suivantes (guerre de Corée, «pactomanie» des années 1950, doctrine Eisenhower de 1957, épisode vietnamien, etc.).La règle d’aider les nations amies aux prises avec la subversion communiste, en somme, devient réalité en 1947.Enfin, l’importance de la doctrine Truman réside dans le fait que ses concepteurs fondent déjà leur argumentation sur ce qui s’avère une autre notion essentielle de la politique étrangère américaine d’après-1945: la théorie des dominos, celle-là même invoquée ultérieurement par les gouvernements Kennedy et Reagan pour justifier respectivement leur conduite en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale.Evoquée explicitement et publiquement à partir de 1954, cette fameuse théorie postule -f que, «dans une perspective globale, si on perd un pion, si minime soit-il, on risque d’assister progressivement à un écroulement en chaîne de tous les alliés» (Jean Heffer, Les Etats-Unis de Truman à Bush, Paris, Armand Colin, 1990, p.139).Or, il est intéressant de noter que, dès février 1947, le sous-secrétaire d’Etat Dean Acheson fait valoir qu’une chute de la Grèce et de la Turquie aux mains de l’ennemi serait de nature à favoriser la propagation du communisme jusqu’en Iran et en Inde.En définitive, ce sont autant d’éléments, pour ne nommer que ceux-là, qui expliquent pourquoi il convient de se souvenir, un demi-siècle plus tard, de la doctrine Truman.La théorie des dominos est une notion essentielle de la politique américaine d’après-1945 BERNARD LEMELIN Professeur adjoint au département d’histoire de l’Université Ixival Harry Truman: assurer aux États-Unis le leadership mondial.ARCHIVES LE DEVOIR élections législatives de 1946 et qui fait de la diminution des dépenses du gouvernement fédéral l’un de ses objectifs prioritaires.Un accueil favorable Le discours du 12 mars 1947, qui traduit déjà une certaine perte de confiance des Etats-Unis en l’efficacité de l’Organisation des Nations Unies, suscite maintes réactions à l’échelle nationale.Ainsi, quelques magazines libéraux stigmatisent cette doctrine qui entend prêter main-forte au réactionnaire et répressif gouvernement grec, tandis que des éléments conservateurs du Congrès vitupèrent contre les coûts excessifs d’un tel programme ou s'insurgent de ce que l’ONU soit évincée du processus de résolution des problèmes de la Méditerranée orientale.Toutefois, la presse en général, à commencer par des quotidiens de renom comme le New York Times et le ette année marque le 50' anniversaire de la doctrine Truman, l’un des énoncés-clés de politique étrangère de l’histoire des Etats-Unis.En effet, c’est le 12 mars 1947, à l’occasion d’un message livré au Congrès, que le président Harry S.Truman réclame l’octroi à la Grèce et à la Turquie d’une aide de 400 millions de dollars (dont 300 en assistance militaire et économique à la première) afin de contrer la menace communiste dans cette région du globe.Aux dires de l’historien Cecil Crabb, cette doctrine, à laquelle se rallie très majoritairement le Congrès au printemps de la mêrpe année, met fin officiellement à l’isolationnisme des Etats-Unis en temps de paix et se compare en importance à la célèbre doctrine Monroe de 1823 (Cecil V.Crabb, Jr., The Doctrines of American Foreign Policy: Their Meaning, Role, and Future, Baton Rouge, Louisiana State University Press, 1982, p.108).Le contexte Essentiellement, la doctrine Truman tire son origine de l’état de misère et de chaos dans lequel se trouve l’Europe au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.Bien sûr, le très rigoureux hiver 1946-47 n’arrange pas la situation sur le vieux continent.Nullement épargnée par la détérioration des conditions économiques et sociales, la Grande-Bretagne réalise qu’elle ne peut plus honorer certains engagements à l’étranger, notamment en Méditerranée orientale.Dès lors, le gouvernement de Londres, invoquant ses embarras financiers, annonce le 21 février 1947 au département d’Etat, par l’intermédiaire de son ambassadeur à Washington, qu’il doit bientôt cesser son aide militaire à la Turquie et la Grèce.Or, la menace communiste plane sur ces deux nations à l’époque: la première est confrontée aux revendications de l’Union soviétique concernant les détroits de la mer de Marmara et la seconde connaît depuis mars 1946 une guerre civile dans laquelle le Front national de libération, formé d’éléments de gauche apparemment à la solde de Moscou, réclame à cor et à cri le renversement du gouvernement légitimement élu.C’est dans ce contexte que Truman, voulant éviter que lesdits pays ne tombent dans l’orbite soviétique et désirant aussi signifier au monde entier que les Etats-Unis sont prêts à assumer leur leadership mondial, intervient au Congrès le 12 mars 1947.Conscient en outre de la valeur stratégique de ces deux nations, sises à proximité des énormes ressources pétrolières du Moyen-Orient, le président démocrate,y affirme sans ambages que «ce doit être la politique des Etats-Unis de soutenir les peuples libres qui résistent à la menace d’assujettissement venue de minorités armées ou de pressions: extérieures» (Denise Artaud, La fin de l’innocence: Us États-Unis de Wilson à Reagan, Paris, Armand Colin, 1985, p.159).Fait à noter, le ton dramatique du discours, présent en particulier dans la sombre description de la situation grecque, s’explique en partie par des considéra-tions de politique domestique: Truman y voit là une façon de gagner l’appui du parti républicain qui contrôle les deux chambres du Congrès en vertu de sa victoire aux Un débat de société s’impose dans le virage «communautaire» en santé mentale JEAN GAGNÉ Titulaire d’une maîtrise en sociologie de l’UQAM, étudiant au doctorat en sociologie également à l’UQAM et coordonnateur du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec f epuis la mi-avril, le ministère de la Santé et Ddes Services sociaux du Québec a entrepris une consultation auprès de différents groupes et établissements impliqués dans la distribution de services et activités en santé mentale.^ Le document, Orientations pour la transformation des services en santé mentale (MSSS, avril 1997), sert de guide à l’exercice.On y relance l’objectif que le ministre avait déjà annoncé le 15 janvier dernier, à savoir celui de la fermeture de 3000 lits de soins psychiatriques pour ré- affecter les ressources ainsi dégagées à des services déployés dans la communauté.Il s’agit de réduire d’ici cinq ans de moitié le parc des lits actuellement disponibles pour des soins psychiatriques au Québec.On peut comprendre l’émoi qu’a engendré une telle annonce dans le monde hospitalier et chez les psychiatres d’ici.Une forteresse est menacée! Selon une étude publiée par le ministère, 84 % de son budget affecté à la santé mentale (1,12 milliard de dollars) est investi dans les services hospitaliers (Breton, 1995).Le document de consultation précise que 64 % de ce budget global est destiné aux seules hospitalisations (ce qui exclut les médicaments, 67,5 millions et la rémunération des médecins, 187 millions).Seulement 3 % est consacré au financement des organismes communautaires et alternatifs (OSBL) et il y en a autant pour les services de santé mentale dispensées par les CLSC, soit un peu plus de 70$ millions pour ces «privilégiés» de la Politique de santé mentale québécoise.Signalons que l’atteinte des «nouveaux» objectifs ministériels ne ferait que répondre aux normes établies par le MSSS en 1976.mais jamais respectées depuis.C’est d’ailleurs là un des reproches que le Vérificateur général lui adressait dans son plus récent rapport (1995-1996, Tome II).On notera d’ailleurs qu’à bien des égards les Orientations proposées par le ministère répondent aux critiques du Vérificateur pour lequel l’implantation de la Politique de santé mentale fut un échec.En lieu et place d’observer l’amélioration et l’augmentation prévues des services de santé mentale disponibles dans la communauté, on en a constaté le recul.En dépit des orientations ministérielles, la réduction des lits effectuée entre 1991 et 1996 a plutôt permis l’enrichissement du secteur hospitalier (par voie d’indexation) qu’il n’a donné lieu à des transferts de ressources vers la communauté : «ce qui réduisait d’autant les possibilités de développer les services près du milieu de vie des personnes», concluait le Vérificateur.Consultations derrière les portes À la sortie du document de consultation plusieurs groupes communautaires et syndicaux, dont le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ), ont déploré que le processus adopté par le ministère ne favorise pas la tenue d’un débat public.Ces consultations, en effet, se mèneront derrière les portes closes du ministère et auprès de groupes sélectionnés et rencontrés séparément par les fonctionnaires.L’ampleur des changements proposés — on parle de la réallocation de 175$ millions et surtout d’un virage majeur dans les pratiques de soins et de services en santé mentale qui affecteront la vie de milliers d’usagers, d’usagères, de travailleurs et travailleuses — justifie amplement que l’on en informe la population.C’est en tenant compte de ces enjeux et des ratés de l’implantation de la Politique de santé mentale depuis 1989 qu’outre le RRASMQ, l’Association des groupes d’interventions en défense de droits en santé mentale du Québec, la CSN et la Coalition Solidarité Santé ont réclamé la tenue d’un débat public sur les Orientations poyr la transformation des services en santé mentale.A première vue, on pourrait se demander ce qui ins- pire cette revendication puisque que le document soumis à la consultation ne fait que réaffirmer de grandes orientations et plusieurs engagements déjà contenus dans la Politique de 1989.Ce qui est inquiétant, c’est que le ministre relance ces orientations, sans faire l’analyse préalable des facteurs qui en ont empêché jusqu’ici la réalisation.11 est pourtant assez évident que, depuis le début des années 1960, le champ de la santé mentale au Québec est structuré autour de l’institution psychiatrique.Dans un tel contexte, il n’est pas besoin de longues études en administration pour prévoir que, même régionalisées, les dynamiques du milieu laissées à elles-mêmes, sans commande explicite du ministère, conduiront toujours à la reconduction de l’hospitalocentrisme.A cet égard, le ministre fait preuve d’angélisme lorsqu’il attribue les échecs de sa politique à «des conflits dans les approches, les juridictions et le contrôle des ressources /qui/ ont accentué dans certaines régions la difficulté de fournir des services continus».En fait, il s’agit là de débats centraux (dixit, le Rapport Harnois en 1987) dont on ne peut plus faire l’économie.Les ravaler au rang de mesquines luttes entre corporations, c’est homologuer le statu quo.Mouvement d’utilité publique De ce point de vue, il doit être clair que les ressources communautaires identifiées au mouvement alternatif ne réclament pas l’abolition du secteur public ni d’être subventionnées sans rendre de comptes.Le mouvement communautaire ne se perçoit pas comme un service public à bon marché, mais bien comme un mouvement d’utilité publique.Les ressources communautaires et alternatives sont des foyers d’initiatives de la citoyenneté.Elles expriment des efforts venus de la base de notre société pour contrer l’exclusion et pour participer à la constante adaptation des normes de la solidarité dans une société dynamique.Ainsi il faut voir dans les pra- tiques alternatives d’aide, d’entraide ou de traitement, non pas des dédoublements de services, mais l’équivalent d’un secteur «recherche et développement» de no$ solidarités collectives.A cet égard, le mouvement communautaire entretient un rapport mutuellement enrichissant avec les institutions.Depuis 1994, date prévue dans la Politique de santé mentale pour procéder à l’évaluation de son implantation, le ministère a multiplié les sondages et bilans sans pour autant procéder à une véritable évaluation globale.On sait, par exemple, que le projet d’implantation du système informatisé en santé mentale (SISM) avait été vertement critiqué par le mouvement communautaire et les organismes de défense de droits.Leur crainte quant au respect de la confidentialité des personnes usagères des services de santé mentale avait même été endossée par la Commission d’accès à l’information du Québec.A cet égard, le ministère doit des explications à la population avant de poursuivre son projet.On pourrait de plus s’interroger sur les priorités de la Politique de santé mentale que le ministre ne prends pas la peine de réaffirmer.Les transformations de ressources prévues exigeront une coordination serrée et certainement un support accru aux organismes d’aide, d’accompagnement et de défense de droits en santé mentale.On se serait attendu à ce que le ministre reconduise cette priorisation du respect des droits des usagers et usagères étant entendu les risques que comportera la concrétisation de ces changements : retards dans l’implantation des ressources alternatives, inadéquation de certains services, planification déficiente, etc.On s’inquiète aussi de l’absence totale de préoccupations pour les services offerts aux femmes.Le document soumis par le ministre mériterait bien d’autres commentaires et justifierait un débat qui déborde largement les officines gouvernementales.L ’ É Q II I P E D U DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard, Paul Cauchon.Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francœur, Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Clément Trudel, Serge Truffaut ; I liane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Puelos et Christine Dumazct (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; h l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre 1,¦vault Benoit Monger.Odile Tremblay ; é l’information économique : Gérard Berube (adjoint au directeur de l'information).Robert Dutrisac, Jean Pichctte, Claude Turcotte ; ô l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information).François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque ; h l’information politique : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) : à l’information sportive : Yves d’Avignon : Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction) ; Isabelle Hacltey, Marie-Claude Petit (commis).In documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Demme, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PHBIJCITÉ FT I-F MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint) Jacqueline Avril Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslalne Côté, Marlène Côté.Christiane I-egault, Jacques A Nadeau, Guylainc Ouellet, Micheline Ruelland (publicitaires) : Sylvie Laporte, Nathalie If mieux, Claire Paquet, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon : Francine Ouellet (secrétaire).IA PRODUCTION ïncelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production).Claudine Bedard.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vieil, Olivier Zuida.SERVICE A LA CLIENTELE Johanne Brien (responsable) Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Use Lachapelle.Kachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépade (adjointe à l'administration et responsable des ressources humaines) Nicole Carmel (responsable des senders comptables), Jeanne-d’Arc 1 loude (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy.Ghislaine Lalleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION I)ll DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). I.!•: I) K V 0 I It .I.E .1 E tl I) I 7 A 0 Û T 1 !) !) 7 A 8 — -—?LE DEVOIR ?— ACTUALITES MCKENNA «Une position fondamentalement antidémocratique», dit Bouchard DÉPARTS SUITE DE LA PAGE 1 Sentant la soupe chaude devant les questions pressantes des journalistes québécois, le premier ministre du Nouveau-Brunswick a affirmé que sa lettre ne représentait pas un appui au mouvement partitionniste québécois.11 a indiqué qu’il ne s’agissait que d’un appui à l’unité nationale.Son attaché de presse, Maurice Robichaud, a même soutenu plus tard que M.McKenna n’a pas écrit cette lettre.«Il n'a fait que la signer.» Dans ce court document daté du 23 juillet et adressé au Quebec Committee for Canada, M.McKenna appuie pourtant très clairement la position du groupe.Ce mouvement partitionniste encourage les municipalités québécoises qui le souhaitent à adopter des résolutions faisant appel au gouvernement fédéral pour protéger leur droit constitutionnel à demeurer au sein du Canada advenant la victoire d’un OUI au référendum.«C'est avec grand plaisir que j’ai reçu votre lettre au sujet du Quebec Committee for Canada, écrit le premier ministre.Je ne donne pas que mon accord sans équivoque, mais j’applaudis votre effort et votre initiative pour la formation et le maintien de ce groupe.C'est effectivement une grande réussite d’obtenir l'engagement de 40 municipalités québécoises à “rester canadiennes”.» Plus loin, il ajoute être en «plein accord avec les résolutions proposées aux municipalités».Il se dit convaincu qu’en-core plus de villes québécoises se joindront bientôt à ce mouvement.En réponse à cette lettre, le premier ministre Bouchard a répliqué par une missive cinglante de deux pages.M.Bouchard parle lui aussi d'«itigérence» inacceptable.«J’ai pris connaissance, écrit-il, de la lettre injustifiable que vous avez envoyée à un groupe politique faisant la promotion active de la partition du Québec, alors même que vous vous apprêtiez à présider la conférence des premiers ministres des provinces à St.Andrews.[.] Votre intervention dans ce dossier constitue non seulement une ingérence sans précédent d’un premier ministre provincial dans les affaires québécoises, mais vient appuyer une position fondamentalement antidémocratique, que le droit international et l’histoire des peuples ont maintes fois rejetée.» Pollution à Varsenic RAFIQUR RAHMAN REUTERS UNE FEMME besogne à proximité d’un puits contaminé à l’arsenic que les autorités du Bangladesh ont condamné, dans un petit village du nord-ouest du pays.Une douzaine de puits ainsi pollués ont été littéralement bâillonnés à travers le pays en raison des risques graves pour la santé.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 À cela, M.McKenna a répondu qu’il n’avait tout simplement pas le choix.«J’ai une obligation de continuer d’exprimer notre appui pour le rôle du Canada à l’intérieur du Canada et d’encourager les municipalités et les citoyens du Québec à rester au Canada.» A ses yeux, la question de la partition du Québec demeure hypothétique mais pas celle de l'unité nationale.M.McKenna soutient ne pas vouloir causer de controverse avec M.Bouchard, «mais, dit-il, je ne suis pas un Canadien qui est prêt à jouer l’autruche et à prétendre que la situation n’existe pas.» Plus tôt hier, les autres premiers ministres hors Québec sont apparus tour à tour un peu plus mielleux envers le Québec et surtout leur homologue Lucien Bouchard.Restant sur leurs gardes, Gary Filmon, Mike Harris, Patrick Binns, Russell MacLellan ont bien pris soin avant l’ouverture de la Conférence annuelle des premiers ministres de ne rien dire qui pourrait envenimer les débats dès le départ Le nouveau premier ministre de 1’île-du-Prince-Edouard, Patrick Binns, avait toutefois prévu en matinée que le sujet de l’unité nationale, malgré le vœu exprimé par Lucien Bouchard de ne pas en parler, pourrait émerger et s’avérer une surprise lors de la rencontre.De son côté, le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, s’est montré réticent à appuyer le mouvement partitionniste québécois qui donne des armes, selon lui, aux souverainistes.Quoiqu’un vétéran de Meech et de Charlottetown, le premier ministre du Manitoba, Gary Filmon, ne compte pas, quant à lui, prendre la tête d’un mouvement en faveur de l’unité nationale.«Je suis toujours disponible pour prendre part aux discussions», a-t-il déclaré à son arrivée à St.Andrews, avant d’ajouter que le débat nécessitait un apport supplémentaire du gouvernement fédéral et que tous les premiers ministres devaient également contribuer au leadership à assumer dans ce dossier.Reconnaissant que le premier ministre Bouchard ne voulait pas en entendre parler, M.Filmon a toutefois ajouté que «ça ne vêtit pas dire que le reste d’entre nous ne partagera pas son propre point de vue là-dessus.» Il a précisé que M.Bouchard était le bienvenu dans l’éventualité où il voudrait y prendre part PRESSE CANADIENNE V '"t Le premier ministre Frank McKenna: «C’est effectivement une grande réussite d’obtenir l’engagement de 40 municipalités québécoises à “rester canadiennes”».Les sujets officiels de la conférence traitent notamment des jeunes et de l’emploi, les prêts étudiants, des traités et du commerce international, des programmes nationaux d’infrastructures, de la construction navale, de l’aide à l'emploi, du rééquilibrage de la fédération canadienne, de la lutte au tabagisme et de la possibilité de poursuivre les compagnies de tabac comme aux Etats-Unis, des transports (y compris des dossiers des ports et aéroports) et du commerce intérieur et de l’union sociale canadienne, les trois derniers étant les plus susceptibles d’intéresser le Québec.Beaucoup de gens sur les listes de rappel SUITE DE LA PAGE 1 quel sera l’impact de ces départs massifs, ni combien de personnes, parmi celles qui quittent, devront être remplacées.«En plein été, ces départs ne nous causent pas de problème insoluble, sauf de façon très ponctuelle.Nous avons beaucoup de gens sur nos listes de rappel», affirme Michel Beau-dry, conseiller en ressources humaines à l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ).Au tout début, souligne M.Beaudry, les établissements trouvaient très optimistes les prévisions du gouvernement, surtout quand le ministre des Finances, Bernard Landry, faisait reluire la possibilité d’entraîner assez de départs pour pouvoir engager de jeunes recrues.Pour l’heure, il se pourrait que l’obligation de livrer l’équivalent de 7000 départs nets soit dépassée même en ayant recours à tout le personnel qui demeure en disponibilité pour effectuer du remplacement depuis la fermeture des hôpitaux.«Même en replaçant les 5000 personnes qui sont en disponibilité, on tombe à 9000 départs nets.On pourrait même avoir à embaucher des jeunes.Mais il faudra voir, car tout cela est très difficile à évaluer en termes budgétaires», ajoute M.Beaudry.Du côté du Conseil du trésor, on confirme que la popularité du programme a dépassé toutes les espérances.Avec près de 30 OCX) départs, le coût du régime sera toutefois plus élevé que le 1,5 milliard prévu, partagé à parts égales par Québec et les syndicats.Selon Pierre-Judes Poulin, attaché de presse du président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, ce coût additionnel, qui ne sera connu qu’au début septembre, ne représentera sûrement pas le double de la facture prévue.«Ce qu’il faut comprendre, c’est que la part du gouvernement sera payée en 15 ans, et que le rendement, lui, se fera sentir dès la première année», a soutenu hier l’attaché de presse du ministre Léonard.Grosso modo, Québec avait prévu épargner 800 millions par année en coûts de main-d’œuvre grâce à la réduction de ses effectifs, et la très grande popularité du programme pourrait gonfler le montant des économies souhaitées.Quant au coût annuel du programme de départs, il oscillerait autour de 100 millions par an pour les 15 prochaines années, plus les frais d’emprunt Le gouvernement espère économiser non seulement en réduisant le nombre de ses employés, mais aussi en diminuant sa masse salariale globale, compte tenu que de plus jeunes employés gagnant de plus bas salaires remplaceront les plus vieux.«Même s’il y a des remplacements dans le secteur de la santé et chez les enseignants, il est clair que nos coûts seront moindres.» Saignée dans le réseau de la santé Dans le réseau de la santé, les départs se répartissent de façon très inégale selon les types d’emploi et les régions.Selon Sylvie Parent, attaché de presse adjointe du ministre de la Santé, Jean Rochon, on compte davantage de départs dans les secteurs d’emploi qui ne touchent pas les soins directs aux patients.«C’est évident que l’impact sur les soins dépendra de la décision des établissements de remplacer ou non.Et ces derniers auront 45 jours en septembre pour évaluer leurs besoins», a-t-elle expliqué hier.Mais d’ores et déjà, des données recueillies alors que le nombre des retraites se chiffrait à 12 426 pennettent de voir que le gros des départs est survenu chez les techniciens, les employés des secteurs paratechniques et des soins infirmiers, les employés de bureau et les services de soutien tels l’entretien, la buanderie et l’alimentation.Dans ces secteurs, les cibles visées par le programme de retraite ont été plus que dépassées, elles ont été doublées.Quelque 2120 employés de bureau ont opté pour la retraite, 2203 employés des secteurs paratechniques et des soins infirmiers et 3212 employés de services.Chez les infirmières, 2389 raccrochent leurs sarraus, ce qui excède de très peu les prévisions laites par le gouvernement Chose certaine, le plus gros des départs ébranlera la région de Montréal qui perdra plus de 4800 employés plutôt que les 3000 prévus.In région de Québec suit avec plus de 1946 départs et celle de la Montérégie avec 1161 retraites confirmées.Suivent ensuite les régions de l’Estrie (665 départs) et du Saguenay-Lac-Saint-Jean (620 départs), puis de la Mauricie-Bois-Francs (572), des Laurentides (501), de la Chaudière-Appalaches (453) et de l'Outaouais (400).Les régions de Lanaudière et de Laval, en pleine explosion démographique, perdront peu de leurs effectifs avec respectivement 349 et 236 départs.Même si elles comptent un faible nombre de candidats, on ignore encore quel sera l’impact du programme de départs dans les régions éloignées comme la Côte-Nord (116), la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine (101), le Bas-Saint-Laurent (347) et l’Abitibi-Témiscamingue (154), où les services de santé sont déjà limités.Ce portrait est cependant encore appelé à changer, comme l’explique Robert Tremblay, directeur de la planification et de la rémunération pour le ministère de la Santé.«Tout ça évolue de semaine en semaine.Quand les régies auront fait l’analyse détaillée des départs, dit-il, il sera plus facile de connaître l’impact réel sur les soins dans chaque région du Québec».TRUDEL «Le goût d'écouter» SUITE DE LA PAGE 1 Le ministre n’a riposté avec aucune garantie, sinon l’assurance que le Conseil des ministres — qui se réunissait hier après-midi — serait informé de la volonté ferme de l’ensemble des municipalités de participer à la réduction du déficit et qu’il se pencherait sur les scénarios proposés par les différents regroupements.«Nous allons examiner les suggestions qui nous ont été faites ce matin [hier] et qui nous sont parvenues depuis le 20 juin en tenant compte du poids qui repose sur les épaules des contribuables, a expliqué le ministre hier quelques minutes avant la tenue du Conseil des ministres, ajoutant que le gouvernement réaffirmera la direction à prendre au cours des prochains jours.J’ai indiqué ce matin que nous sommes à l'écoute devant ce qu'on nous présente et que s’il y a de meilleures façons d'atteindre un plus grand degré d'équité, tant mieux, on ne se refusera pas à examiner les suggestions pour bonifier la proposition.» Les représentants de l’UMRCQ rencontraient le ministre Trudel pour réitérer leur mécontentement devant la facture de 500 millions telle que présentée, déplorant particulièrement îe fait que le gouvernement passe une facture sans toutefois laisser le pouvoir de gestion qui y est relié (daps le dossier du transport scolaire).A ce propos, M.Trudel a expliqué qu’il avait prêté une oreille attentive à cette demande de «responsabilisation du niveau local» soulevée par l’UMRCQ.Rémy Trudel aurait donc manifesté cette «ouverture d’esprit» espérée de la part de l’union puisqu’il a accepté de discuter avec ses collègues du Conseil des ministres de la possibilité d’envisager de nouvelles avenues, mais la partie n’est pas pour autant gagnée, a expliqué Florian Saint-Onge, président intérimaire de l’UMRCQ.«Le ministre a manifesté une ouverture d'esprit, mais il n’a pas dit oui, je suis prêt à travailler dans ce sens-là et à regarder autre chose.» L’union, qui représente 1100 petites et moyennes municipalités logées au sein de 88 MRC, attend donc une «réponse gouvernementale» portée par le ministre des Affaires municipales au cours des prochains jours afin de pouvoir l’ajouter aux discussions du 15 août prochain, moment où le conseil d’administration conviendra de la marche à suivre.Espoir d’une proposition équitable L’Union des municipalités du Québec (UMQ), dont les porte-parole se sont faits peu loquaces hier quant à la multiplicité des interventions auprès du ministre, a tout de même porté une critique hier à l’endroit du ministre des Affaires municipales.Le ministre a insisté sur la volonté généralisée des municipalités de contribuer à la réduction du déficit, soutient l’union, mais a omis de préciser que l’UMQ a toujours ponctué cette affirmation d’un bémol: «A la condition que le gouvernement donne aux municipalités les outils dont elles ont besoin pour absorber tout transfert de responsabilité».A l’issue d'un entretien avec le ministre Trudel, le maire de Québec Jean-Paul L’Allier s’est dit très «rassuré» quant à la position du gouvernement sur le fond des questions.«Nous voulions voir où le ministre nous situait dans toute cette turbulence, et il nous a confirmé que le gouvernement a toujours l'intention de récupérer 500 millions de dollars, la moitié dans la réduction de 6 % de la masse salariale et l’autre dans des éventuelles ententes de service», a expliqué M.L’Allier, qui se dit satisfait de constater que le traitement particulier des villes-centres, soit un effort ramené à 3 %, semble toujours maintenu.Une quinzaine de maires de banlieue de Québec, des Cantons de l’Est, de Trois-Rivières et de la région de Lanaudière ont également tenté de convaincre Rémy Trudel de modifier sa proposition pour la rendre plus équitable.«Pour la première fois, nous avons senti que le ministre avait le goût d’écouter ce que nous avions à dire, a expliqué la mairesse Andrée Boucher.Mais il ne nous a donné aucune certitude.» Les maires de banlieue ont à nouveau demandé à Québec d’abaisser sa facture mais, là-dessus, le ministre Trudel a été on ne peut plus clair, affirmant qu’il n’y avait «pas de modification de [leur] décision à cet égarddà».Plus près de la métropole, le maire Yvan Deschênes, porte-parole des maires et préfets des couronnes nord et sud de Montréal, ne comprend pas qu’un regroupement membre de l’UMQ et clairement en accord avec les résolutions adoptées cette fin de semaine fasse soudain volte-face pour aller négocier seul avec Québec.«Nous avons convenu samedi de ne plus négocier avec M.Trudel mais plutôt avec M.Bouchard, alors je ne comprends pas pourquoi certains maires ne respectent pas le mot d’ordre», a réagi M.Deschênes, maire de Rosemè-re et également préfet de la MRC Thérèsede-Blainville.Les maires et préfets ne seront pas inactifs au cours des prochains jours puisque, dès aujourd’hui, ce sont les préfets des couronnes nord et sud qui s’adonnent au remue-méninges dans l’espoir de faire évoluer les choses.Demain, ce sera au tour de l’UMQ de rencontrer ses ouailles pour tenter de voir comment il est possible de concrétiser les résolutions adoptées lors de l’assemblée de samedi.Parallèlement à ce défilé de municipalités sur la colline parlementaire, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a annoncé hier qu’il entend sensibiliser le gouvernement au fait que «ImvoI est un cas unique» et que des mesures d’équité sont nécessaires afin d’éviter une hausse des taxes foncières pour la deuxième plus grande ville du Québec.Mandaté par son conseil municipal, il entend rencontrer le ministre Trudel ainsi que Lucien Bouchard, en plus de sensibiliser les députés et la population, par la voie d’une pétition, à l’iniquité de la proposition Trudel.Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par !/• Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, O' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec JONASZ Le comble de l'ignorance?«Ne pas savoir qui on est.» SUITE DE LA PAGE 1 quel style de musique je veux explorer à chaque nouvel album; la part la plus importante de l'écriture n’est pas la réflexion, le calcul, l'analyse, mais plutôt la liberté Je me laisse guider par une espèce d'instinct musical que j'ai», affirme celui qui consacre beaucoup de temps à l’écriture, qui cisèle tranquillement ses textes en se laissant imprégner par tout ce qui se fait aujourd’hui.Contre les vagues du palmarès Natif de la banlieue parisienne, Michel Jonasz quitte l’école à l’âge de 15 ans.Pendant les années 60, cet autodidacte rebelle forme successivement les groupes Kenty et les Skylarks, puis King Set, devient pianiste pour Christophe le temps d’une tournée et produit quelques 45 tours qui tombent dans l’oubli.Et puis c’est Im Rencontre, en 1972, puis Super Nana, en 1974, qui lancent Michel Jonasz, désormais rattaché par contrat à une importante maison de disque, qui lui donne carte blanche après que des commandes de tubes par des producteurs l’eurent convaincu que le chemin le plus court entre lui et le public, c’est encore l'intégrité et la sincérité.Depuis, d’album en album, Michel Jonasz mène sa barque contre les vagues des palmarès dictateurs, faisant monter au passage quelques précieux collaborateurs (Jean-Claude Vannier, Gabriel Yared), enrichissant son répertoire d’immortelles chansons (Les Lignes téléphoniques, J'veux pas qu'tu t’en ailles, Im Boîte de jazz, Unis vers l'uni, Paire de palmes dans l'eau perdue, Guigui, etc.).Parallèlement, il écrit avec Yared un fabuleux album pour Françoise Hardy (l’écoute de la musique saoule), fait ses premiers pas au théâtre en 1979 (Toutes les mêmes sauf maman), puis au cinéma en 1982 (Qu’est
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