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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-08-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR v o L .L X XXVIII ¦ N " I !H M O N T R K A I., I.K V K N 1) R E I) I 2 2 A O II T M) !) 7 se l’Indonésie et les indépendantistes du Timor oriental, ancien territoire portugais annexé par Djakarta.Lors de son séjour dans la capitale indonésienne, en juillet M.Mandela avait tenu VOIR PAGE A 10: MANDELA 778313000689 I.K I) E V 0 I II .L K V E N l> H EDI 2 2 A 0 fl T I !» !) 7 -LES ACTUALITES- Projet de diplôme DEC/BAC à l’intention des policiers L’UdeM et le Campus Notre-Dame-de-Foy pourraient offrir le programme à Vautomne 1998 La formation des policiers fait indéniablement couler beaucoup d’encre ces jours-ci: la Sûreté du Québec présentait cette semaine des changements ambitieux à ce chapitre et un rapport commandé par le ministre Perreault à ce sujet est attendu sous peu.Dans ce contexte «écolier», un projet de DEC/BAC en police et sécurité se prépare dans les coulisses de l’enseignement.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Alors que les réflexions se multiplient à propos de l’épineuse question de la formation universitaire des policiers, deux établissements d’enseignement mettent la dernière main à un projet conjoint de technique policière et de baccalauréat en «police et sécurité».Encore au stade de projet, puisque plusieurs étapes d’approbation institutionnelles et ministérielles n’ont pas encorç été franchies, l’éventuel programme est concocté par l’École de criminologie de l’Université de Montréal ainsi que par le Campus Notre-Dame-de-Foy, qui offre la technique policière à Saint-Augustin-de-Desmaures.Le programme, qui durerait quatre ans à raison de trois sessions par année, permettrait à l’étudiant d’obtenir coup sur coup le diplôme d’études collégiales (DEC) de même que le diplôme de premier cycle (baccalauréat police et sécurité).L’étudiant suivrait non seulement les cours actuels que donne la technique collégiale (criminologie, droit, psychologie, sociologie, etc.) mais poursuivrait à l’université avec des cours, par exemple, en philosophie, en droit, en anthropologie et en sciences politiques.«De plus en plus, le travail policier,devient professionnel, explique Guy Lemire, directeur de l’École de criminologie de l’Université de Montréal, l’un des initiateurs de l’idée.On lui demande d’être expert en sciences juridiques, de comprendre toute la problématique de la violence conjugale.Nous sommes de plus en plus convaincus que tout ça passe par une formation universitaire.» La formation collégiale serait offerte au Campus Notre-Dame-de-Foy et la portion universitaire, à Montréal.«Nous envisageons toutefois la possibilité de nous associer avec des collèges montréalais», explique Denis Juneau, directeur des études au Campus.L’idée, qui survient à un moment où la bonification de la formation des policiers est sur toutes les lèvres dans le domaine, doit encore être approuvée par les hautes instances de l’UdeM, en plus de passer par l’approbation de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec avant d’obtenir enfin l’aval du ministère de l’Éducation.La Sûreté du Québec, par l’entremise de son directeur général intérimaire — Guy Coulombe —, vient tout juste de rendre public un ambitieux plan d’action dont l’un des chapitres touche précisément la formation, le perfectionnement et l’encadrement des forces policières.L’ex-recteur de l’Université du Québec à Montréal, Claude Corbo, a été de surcroît mandaté par le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, pour tracer un portrait d’ensemble sur la formation des policiers dans le Québec tout entier.Au ministère de la Sécurité publique, des rencontres entre les instigateurs de ce projet de formation et des sous-ministres ont bel et bien eu lieu, mais le ministre Perreault s’en remet à M.Corbo ainsi qu’aux recommandations et principales orientations qu’il dévoilera en décembre avant de se prononcer sur l’intérêt du projet qu’on lui a soumis.Une rencontre de travail a déjà eu lieu entre Claude Corbo et les partenaires responsables de ce DEC/BAC en gestation, mais il a été impossible d’avoir le son de cloche de l’ex-recteur puisqu’il ne sera pas de retour avant la semaine prochaine.Au ministère de l’Éducation, quelques réunions ont aussi permis de prendre connaissance de cette idée d’harmo-niser études collégiales et complément universitaire pour permettre l’obtention d’un double diplôme.«Mais il est évident que nous attendons aussi les conclusions du rapport Corbo avant d’émettre une position plus définitive», explique Guy Demers, directeur des programmes de formation professionnelle et technique au MÉQ.Le ministère a un droit de regard sur ce genre de projet, advenant le cas où il nécessiterait des modifications aux programmes déjà en place, qu’il s’agisse de la technique policière retrouvée dans dix établissements collégiaux ou du programme de criminologie, offert uniquement à l’Université de Montréal au Québec, ce qui est le cas.L’on souhaite hausser les exigences de la formation générale collégiale (plus de français, d’histoire et d’anglais) et créer de toutes pièces un,nouveau baccalauréat à l’UcleM, sous la supervision de l’École de criminologie.Les représentants du MEQ s’attendent à ce que les partenaires qui ont pris part au projet fassent évoluer les idées déjà présentées mais attendent surtout les recommandations de M.Corbo de même que les orientations retenues par le ministre Perreault avant de se prononcer.Les instigateurs du projet croient que la formation sera accessible à l’automne 1998.Transport écolier Les parents craignent une disparité de services PRESSE CANADIENNE Les commissions scolaires et des comités de parents dénoncent les distorsions entre municipalités, qui écoperont prochainement de la facture du transport écolier.Le milieu urbain devra payer pour le transport écolier en zone rurale.La Fédération des commissions scolaires du Québec et la Fédération des comités de parents rencontraient la presse hier à Montréal, à la veille de l’entretien crucial entre le premier ministre du Québec Lucien Bouchard et l’Union des municipalités du Québec.Le gouvernement Bouchard veut transférer aux municipalités une facture de 500 millions de dollars, dont 420 millions proviennent du transport écolier, que les commissions scolaires continueront toutefois à gérer.Comme le transport écolier coûte plus cher en milieu rural — grand territoire, faible densité de populaton — et que ces petites municipalités ne peuvent faire payer le coût véritable à leurs contribuables, le gouvernement a adopté une formule de rééquilibrage entre zones urbaines et rurales.Ainsi, le milieu urbain paie non seulement pour son propre transport écolier, mais aussi en partie pour le transport en zone rurale.Voilà pourquoi les comités de parents et les commissions scolaires se plaignent d’un accroc à l’accessibilité.Ils appréhendent déjà la situation à venin un maire en milieu urbain refusera de payer pour le transport écolier dans les villages voisins, en plus du sien.S’ensuivra une disparité de services entre milieux rural et urbain.Mme Drouin explique en outre qu’avec le transfert de facture, l’augmentation du taux de taxation pourrait varier de sept ou huit cents dans certaines municipalités à 1,75 $ dans d’autres.Le président de la Fédération des comités de parents, Gary Strona-ch, ne comprend pas que le gouvernement cherche à modifier une formule qui fonctionne déjà bien au niveau provincial.Les services sont similaires partout, adéquatement dispensés et à bas coût.Tant pour les commissions scolaires que pour les comités de parents, le transport écolier est une mis-sipn sociale qui doit être assumée par l’État, pour des fins de juste répartition entre les villes du Québec.Cabinet-conseil en communication recherche Rclationnistc, 3o ans d’expérience.| Relations médias.Coordination d’événements.Production d’imprimés.Rédaction (communiqués, articles, discours, brochures).Relationniste, 8-10 ans d’expérience.I Conseil et stratégie.Réalisation de programmes de communication.Connaissance des secteurs de la haute technologie, des services financiers et de l’industrie pharmaceutique.Compétences élevées en rédaction et en relations médias.Exigences pour les deux postes: bilinguisme, flexibilité, sens des responsabilités.Capacité à travailler sous pression.Maîtrise du MAC, de MS Word et de l’Internet.Seuls les candidats retenus seront convoqués en entrevue.ÿ B Dossier 1576 Le Devoir 2050, rue De Bleury, 9e étage Montréal, Québec H3A 3M9 SUPERVISEUR(E) DE L'ASSURANCE DE LA QUALITÉ BILINGUE (ANGLAIS/FRANÇAIS) Le Groupe d’assurances American Bankers, succursale établie à Toronto d’une importante compagnie d’assurance des États-Unis, est à la recherche d’un(e) superviseur(e) de l’assurance de la qualité qui aura pour fonction de diriger et de développer son service des règlements d’assurance-crédit, en pleine expansion.Le ou la candidat(e) sera chargé(e) d’assurer la qualité du fonctionnement et du service du centre téléphonique par le biais du contrôle, de l’encadrement et de la formation.Qualifications requises: • Minimum de trois années d’expérience dans le service à la clientèle et/ou dans l’assurance (de préférence dans le domaine des règlements), y compris au niveau de la supervision • Minimum de deux années d’études postsecondaires ou l’équivalent • Excellentes aptitudes de communications orales et écrites en anglais et en français • Connaissances en applications informatiques, notamment les tableurs et le traitement de textes Nous offrons une rémunération intéressante, y compris une aide à la réinstallation, et d’excellentes perspectives d’avancement.Si vous êtes à la recherche d’une carrière pleine de défis, adressez votre C.V.aux: Ressources humaines, 5001, rue Yonge, North York (Ontario) M2N 6T7.Télécopieur: (416) 733-9928.Veuillez ne pas téléphoner.Nous appliquons une politique d’égalité des chances.\ GROUPE D'ASSURANCES AMERICAN BANKERS Ça se passe en anglais au ministère de la Francophonie JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Au ministère fédéral de la Francophonie, la connaissance du français n’est apparemment pas une priorité.Le numéro un de l’équipe de la ministre Diane Marleau, soit son chef de cabinet, ne parle tout simplement pas français, a appris la Presse Canadienne.Sharon Schollar comprend la langue de Molière, mais elle est incapable de l’utiliser et elle s’exprime en anglais dans le cadre de ses fonctions de chef de cabinet de la ministre de la Francophonie.Cette situation irrite le personnel francophone d’autres ministères qui ont des contacts avec le bureau de Mme Marleau et on rapporte que plusieurs des réunions s’y déroulent en anglais.Quand Mme Marleau était ministre des Travaux publics, Mme Schollar occupait le même poste au sein de son cabinet.En changeant de portefeuille, en juin dernier, Mme Marleau a insisté pour que Mme Schollar la suive.Au bureau de la ministre, on confirme que certaines des réunions au ministère se déroulent en anglais.«Nos réunions sont majoritairement en français et, quand ça se déroule en anglais, on passe d’une langue à l'autre.C’est parce que [sous la responsabilité de Mme Marleau] il n’y a pas seulement la Francophonie mais aussi l’Agence canadienne de développement international», explique Jean Leroux, porte-parole du ministère, qui était étonné qu’on lui pose des questions à ce sujet.Quant à Mme Schollar, «elle choisit habituellement de s'exprimer dans sa langue maternelle, et, pour nous, c’est accep- table dans notre environnement de travail», note M.Leroux, en ajoutant que celle-ci comprend bien le français.Informé de la situation, le député bloquiste Louis Pla-mondon, critique de son parti en matière de francophonie, soutient que Mme Marleau a fait preuve «d’un manque de jugement total» en composant son cabinet.«On a toujours senti qu’en Chambre elle est plus à l’aise en anglais qu’en français.Ça démontre aussi qu’elle a de la difficulté à défendre le fait français», a-t-il ajouté.Pour M.Plamondon, Mme Marleau est une ministre «faible».«Confier les intérêts des francophones à Mme Marleau, c'est comme confier la banque de sang de la Croix-Rouge à Dracida», souligne-t-il.À la Fédération des communautés francophones et acadienne, une porte-parole a affirmé que «tous les ministres du gouvernement devraient avoir du personnel bilingue», en refusant toutefois de commenter le cas spécifique de Mme Schollar.Sous le couvert de l’anonymat, des fonctionnaires d’autres ministères s’interrogent sur la capacité de Mme Schollar à remplir ses tâches.«Un chef de cabinet, c'est les yeux et les oreilles d’un ministre», note l’un d’entre eux.Le ministère de la Francophonie est chargé de d’entretenir des liens avec les pays francophones.Et, remarque-t-on, il est d’usage que le chef de cabinet d’un ministre à caractère international participe à des discussions avec les administrations d’autres pays.«Le chef de cabinet, c'est en quelque sorte le porte-parole non officiel du ministère, et une de ses tâches est de développer un réseau de contacts», explique le fonctionnaire.Diane Marleau CARRIERES ET PROFESSIONS : Université de Montréal Professeure ou professeur en traduction Le Département de linguistique et de traduction de la Faculté des arts et des sciences recherche une professeure ou un professeur adjoint en méthodologie de la traduction (de l’anglais au français), en révision et en rédaction.Fonctions Enseignement aux trois cycles, avec encadrement des étudiants aux cycles supérieurs.Exigences Doctorat complété ou sur le point d’être obtenu et expérience de l’enseignement de la traduction.Expérience de la traduction, de la révision et de la rédaction.Une compétence en interprétation et dans une troisième langue serait un atout.Traitement Selon la convention collective.Date d’entrée en fonction Le 1e' juin 1998.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitæ accompagné de trois lettres de recommandation et des copies de leurs publications récentes, au plus tard le 31" octobre 1997, à : M.Jean-Claude Gémar, directeur Département de linguistique et de traduction Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3J7 Conformément aux exigences prescrites en 1matière d'immigration au Canada, cette annonce s 'adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents L Université souscrit à un programme d'accès à l'égalité en emploi pour les femmes (0791) Centre St-Pierre Spiritualité et Transmission de la foi Agent(e) de formation et de développement Poste temporaire de 03 mois, 21 heures semaine (possibilité d'augmenter les heures et de prolonger) FONCTIONS Concevoir, organiser et dispenser des sessions de formation concernant la spiritualité et la transmission de la foi.Travailler à l'élaboration d'un programme de formation.Assurer certaines tâches de gestion.EXICENCES - Formation en théologie (une deuxième formation très souhaitable) - Expérience en éducation - Capacité d'insertion dans les milieux populaires - Capacité démontrée de travailler en équipe - Goût marqué pour la recherche et le développement de programmes - Créativité et dynamisme TRAITEMENT Taux horaire 18,13 S DATE D'ENTRÉE EN FONCTION 29 septembre 1997 Faites parvenir votre curriculum vitae, ainsi qu'une lettre expliquant vos motivations, au plus tard le 12 septembre 1997, à 17h00 Comité de sélection (Spiritualité) 1212, Panet Montréal, Qc H2L 2Y7 L’INSTITUT D’ETUDES PEDAGOGIQUES DE L’ONTARIO DE L’UNIVERSITÉ DE TORONTO est à la recherche d’une candidate ou d’un candidat pour remplir un poste de professeure adjointe ou professeur adjoint menant à la permanence en sociologie de l’éducation, préférablement dans le domaine des programmes scolaires.La personne détiendra une nomination conjointe entre le département de sociologie et d’études sur l’équité en éducation et le département de curriculum, d’enseignement et d’apprentissage.La candidate ou le candidat choisi mènera un programme de recherches en français au sein du Centre de recherches en éducation franco-ontarienne, enseignera principalement aux deuxième et troisième cycles universitaires et participera à la coordination de la programmation en français à OISE/UT.La candidate ou le candidat devra avoir complété un Ph.D.et posséder un dossier de publications.Une connaissance supérieure du français est essentielle.La candidate ou le candidat doit cependant posséder une certaine connaissance de l’anglais.Une expérience professionnelle ou de recherche relative aux questions d’équité dans le domaine de l’éducation serait un atout.La date d’entrée en fonction est le 1er janvier 1998 ou après, selon la disponibilité de la candidate ou du candidat choisi.Les candidatures devront être reçues au plus tard le 15 octobre 1997.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur candidature accompagnée d’un curriculum vitae ainsi que les noms et coordonnées de trois répondants ou répondantes à Michael Fullan, doyen, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto 252 rue Bloor Ouest, Toronto (Ontario), M5S 1V6 Conformément aux règles de la politique d’équité d’emploi, l’Université de Toronto encourage la candidature des femmes et des hommes, des individus appartenant à des minorités visibles, des autochtones et des personnes handicapées.Conformément aux règles de l’immigration canadienne, cette offre s'adresse d’abord aux personnes de citoyenneté canadienne et aux personnes domiciliées en permanence au Canada.EN BREF Le collège Bois-de-Boulogne proteste (Le Devoir) — Le collège Bois-de-Boulogne n’a pas apprécié les propos tenus au Devoir par le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) avant-hier, qui commentait les réductions de services dans les cégeps et les augmentations de coûts pour les étudiants.Selon la direction du collège, le nombre d’aides pédagogiques n’a pas été réduit au cégep: l’un des trois aides pédagogiques individuels partira bientôt pour prendre sa retraite et il entraîne actuellement son successeur.Par ailleurs, le cégep confirme qu’il demande à chaque étudiant de payer des «frais de services technologiques» de 10 $ par session d’études, qui permettent à l’étudiant d’obtenir un code d’accès à l’Intranet du collège et à plusieurs services informatiques.Le collège soutient que ce montant, dont le caractère obligatoire était dénoncé par la FECQ, ne compense qu’une petite partie des coûts supplémentaires réels de ces nouveaux services.Cégeps: non à la décentralisation (Le Devoir) — De façon prévisible, les syndicaLs d’enseignants ont protesté hier contre la décentralisation réclamée mercredi par la Fédération des cégeps.En faisant le bilan de la rentrée scolaire dans les cégeps, la Fédération a repris une demande maintes fois répétée, à l’effet que les cégeps devraient |X)uvoir gérer un certain nombre de pouvoirs locaux, dont la gestion du [)ersonnel, et ce, entre autres, pour faire face aux compressions budgétaires.La CEQ (Centrale de l’enseignement du Québec) s’oppose fermement à cette idée et soutient que « l’octroi des pouvoirs revendiqués au niveau de chacun des établissements risquerait d’entraîner de fortes disparités dans la qualité des services aux élèves et dans les conditions de travail, en plus de favoriser une baisse générale du niveau de la formation technique».«Dans le contexte budgétaire actuel, il est évident que les employeurs seraient tentés de chercher des économies dans les enveloppes budgétaires réservées jusqu’à maintenant aux effectifs enseignants, notamment en augmentant les ratios professeur/étudiants», soutient également la CEQ.Pour sa part, la Fédération autonome du collégial (FAC) estime que la mise en place de paramètres nationaux est essentielle pour garantir le développe-ment du réseau collégial.La FAC soutient elle aussi que l’organisation du travail au niveau local «créerait des inégalités flagrantes» dans les conditions de travail des enseignants.loto-québec Tirage du 97-08-20 6 14 25 30 31 36 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 999 865,80 $ 5/6+ 6 99 993,30 $ 5/6 207 2 318,70$ 4/6 12 799 71,80$ 3/6 249 220 10,00$ Ventes totales: 14 426 515,005 Prochain gros lot (approx.): 2 300 000 $ Egtra Tirage du 97-08-20 NUMÉROS LOTS 453594 100 000$ 53594 1 000$ 3594 250$ 594 50$ 94 10$ 4 2$ TVA, le réseau dés tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billots.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.« i MONTRÉAL Un pas de plus vers l’exportation d’eau Landry instaure un crédit d’impôt pour la construction de navires-prototypes, avant même que le débat sur l’eau ne soit engagé Les projets d’exportation d’eau en vrac voguent plus que jamais.A quelques mois du symposium sur l’eau promis par le premier ministre Lucien Bouchard, l’industrie navale reçoit un coup de pouce.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Avant même que le débat sur l’eau ne soit engagé au Québec, le gouvernement met en place les conditions favorisant d’éventuels projets d’exportation de l’eau.En effet, le ministre des Finances, Bernard Landry, annonçait discrètement le 3 juillet dernier l’instauration d’un nouveau crédit d’impôt pour la construction ou la transformation de trois premiers navires-prototypes.Le constructeur pourra ainsi bénéficier d’un crédit d’un maximum de 20 % du coût du navire.Or, les Industries Davie ont sur leurs tables à dessin un projet de transformation des pétroliers pour qu’ils puissent transporter, sur leur route de retour, de l’eau en vrac.L’idée, que les Industries Davie ont entrepris l’automne dernier de faire breveter, consiste à recouvrir la cale des pétroliers d’un membrane étanche.Du coup, le constructeur estime pouvoir augmenter le rendement de ses navires de 15 à 30 %.Un pétrolier à double coque de 50 000 tonnes coûte la rondelette somme de quelque 65 millions de dollars.Avec le crédit d’impôt offert par Québec, la construction d’un navire-prototype chuterait donc d’environ 13 millions.Les investissements seraient moindres s’il s’agissait uniquement d’une transformation.«On souhaite construire mais la première occasion d’affaires visera probablement davantage un essai à partir d’un réaménagement d'un pétrolier existant.C’est le marché qui décidera et non le constructeur», a expliqué hier Richard Bertrand, vice-président Ingénierie et planification aux Industries Davie.Le projet des Industries Davie concerne uniquement l’eau de surface et en particulier celle du fleuve Saint-Laurent.Un pétrolier par semaine accoste à Saint-Romuald, à proximité de Québec.Compte tenu du débit moyen du fleuve à cet endroit, un pétrolier peut être rempli en 5 secondes.«Il n’y a aucun doute que le programme gouvernemental va nous aider à réaliser notre projet, mais il n'y aura rien défait s’il n’y a pas de marché de développé», a spécifié M.Bertrand.Sur ce point précis, la Société général de financement a été approchée au printemps derniçr, notamment pour que la société d’Etat parraine un projet-pilote d’exportation d’eau.«Certaines choses font vibrer les gens et d'autres les nourrissent.Pour l’instant, l’exportation de l’eau nous fait vi- brer», a indiqué M.Bertrand, qui souligne que l’étape préalable est le symposium promis par Lucien Bouchard.«Un débat de société est nécessaire», croit M.Bertrand.Le projet dirigé par ce dernier a d’abord été présenté au groupe de travail de l’homme d’affaires Jean Coutu, qui avait lancé l’idée d’exporter l’eau du Québec au Sommet sur l’économie et l’emploi d’octobre 1996.Le groupe de travail, qui a surtout agi à titre de catalyseur, et où plusieurs représentants ministériels et l’École polytechnique, notamment, siègent, doit se réunir de nouveau la semaine prochaine.Selon le projet des Industries Davie présenté au groupe de travail Coutu en mars dernier, la commercialisation de l’eau outre frontières pourrait générer des revenus de 2,6 milliards par année, dont 40 % de profits pour le promoteur.Selon le scénario élaboré, le gouvernement empocherait annuellement des redevances entre 2,6 millions et 5,2 millions si le tarif s’éta- blissait à 1 $ ou 2 $ par mètre cube d’eau (1000litres).Depuis l’hiver dernier, le gouvernement a entrepris une vaste opération d’analyse des divers aspects de l’eau au Québec.L’exportation n'est qu’un des très nombreux éléments de la problématique de l'eau qui doivent être abordés lors du symposium prévu à la fin de l'automne.Le statut juridique des eaux souterraines, la mise en valeur du potentiel hydroélectrique, le contrôle de la gestion des barrages ainsi que la production et la distribution de l’eau potable devraient également être soumis à la réflexion collective.L’allure que prendra ce débat — un symposium organisé en collaboration avec une institution universitaire — inquiète notamment la Coalition pour un débat public sur l’eau.Ce regroupement organise d’ailleurs une fête de solidarité le 6 septembre, notamment pour sensibiliser la population sur les enjeux tenus secrets jusqu’à maintenant au gouvernement.1 ÔaMGER ORfc Parthenais —%r-r TPîvr^ xslzs&< WJCM WMJJJJi JT W* w Danger JACQUES NADEAU LE DEVOIR UN BALCON condamné, angle Ontario et Parthenais; des jouets qui semblent braver le danger, avec leurs pirouettes; une prison dans l’Est, qui n’est pas loin.Et Montréal qui, parfois, offre de ces tableaux hétéroclites.Affaire Matticks Les enquêteurs internes étaient sincères, dit Falardeau ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les trois enquêteurs internes de la Sûreté du Québec (SQ) sur les bavures policières commises dans l’enquête Matticks étaient authentiquement convaincus que le directeur des enquêtes criminelles, André Dupré, et le responsable de l’escouade sur le banditisme, Michel Arcand, avaient participé à la fabrication de preuve survenue dans l’affaire Matticks.Avec le recul, le directeur général adjoint, Gilles Falardeau, coordonnateur de l’enquête interne croit encore aujourd’hui que la conviction des enquêteurs internes Bernard Arsenault, Louis Boudreault et Hilaire Isabelle n’était nullement inspirée par la haine, la hargne ou la rivalité, a-t-il dit, hier, devant la commission Poitras qui enquête sur la Sûreté du Québec.«Je crois qu’ils étaient convaincus à un certain moment qu’André Dupré et Michel Arcand étaient allés aussi loin que dois “le plantage de preuves", mais je ne crois pas qu’ils voulaient leur tête par sentiment de hargne ou de haine.Je ne peux pas dire ça», a déclaré M.Falardeau.Ce dernier était alors interrogé par Raphael Schachter, l’avocat de Michel Arcand, qui a semblé pris de court par cette réponse.M'Schachter a ensuite suggéré que les trois enquêteurs voulaient la tête de Dupré et d’Arcand en raison de l’animosité existant depuis des années entre les équipes des enquêtes criminelles de Montréal et de Québec, un peu à l’image des Nordiques et des Canadiens.Selon Me Schachter, cette animosité aurait pour origine l’obligation pour les enquêteurs de Québec d’obtenir des autorisations de Montréal avant d’agir.M.Falardeau a admis qu’il y avait toujours eu «des rivalités professionnelles» à certains égards, pas seulement entre Montréal et Québec mais également entre les régions.Le témoin a dit y voir une saine rivalité et ne pas croire que cela ait constitué un élément délencheur à la tenue de la commission Poitras.Convaincu que M.Falardeau avait, dans les jours précédents, tenu des propos voulant que les trois enquêteurs aient voulu la tête des Dupré-Arcand, Me Schachter a suspendu son interrogatoire pour chercher le passage présu-mément incriminant pour les trois enquêteurs internes supervisés par M.Falardeau et l’a lu.«J’y ai pensé.J’ai pensé à beaucoup de choses dans ce dos-sierJà.Dans les moments difficiles, les moments de réflexion, en raison de la fatigue.J'ai eu des pensées de toute nature.Oui, j’ai pensé qu’ils voulaient la tête d Arcand et Dupré», avait dit M.Falardeau.Voulant en avoir le cœur net, le commissaire André Perreault a demandé à M.Falardeau si «c'était une hypothèse, une croyance».«Ils n'avaient pas l'appui des enquêtes criminelles ou des autres instances.Normalement quand il y a un comité ad hoc d'enquête, dans les régions, les gens se lient au comité ad hoc, ils collaborent.Dans ce dossier, c’était long et ardu», a-t-il dit.Revenant plus directement à la question soulevée, il a ajouté: «Ca n’a jamais été une certitude chez moi.» Les travaux de la commission reprendront le 2 septembre.Vente de l’hippodrome La SHDM doit trancher ce matin KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) tranchera ce matin le dossier de la transaction de l’Hippodrome de Montréal.Mais quelle que soit la décision, le dossier rebondira au conseil municipal.Les membres du conseil d’administration ont prévu se réunir à llh30 après avoir reçu la proposition signée par le ministre des Finances, Bernard Landry, et le président de la Société de promotion de l’industrie des courses de chevaux (SPICC), Gilles Blondeau.Cette étape franchie, le comité exécutif de la Ville de Montréal, où le maire Pierre Bourque est toujours majoritaire, doit approuver ou non le contrat.Techniquement, le conseil municipal n’a aucun droit de regard sur la transaction.Mais voilà, le maire s’y retrouve minoritaire.Résultat: l’opposition a inscrit à l’ordre du jour un débat sur la question.S’il y a impasse, la majorité pourrait éventuellement bloquer le dossier lors du vote de règlements d’emprunt et des immobilisations (construction d’infrastructures).Trois conseillers indépendants ont d’ailleurs soumis hier — mieux vaut tard que jamais, soutiennent-ils — au ministre Landry une solution.Si certains conseillers rejettent catégoriquement le projet de la SPICC (quatre démissions ont d’ailleurs été le résultat de leur mécontentement) et que le RCM propose plutôt un bail à long terme qui ne semble satisfaire ni le gouvernement ni la SPICC, MM.Pierre Goyer, Robert Laramée et Martin Lemay suggèrent un ré- aménagement physique du projet de développement.En clair, il s’agit de déplacer au sud-ouest la piste de l’hippodrome, permettant du coup le prolongement de la rue Jean-Talon en ligne droite.La piste serait ainsi aménagée en partie sur les actuels terrains du Canadien Pacifique.Selon les trois conseillers, la formule, qui aurait d’ailleurs déjà fait l’objet d'analyses dans la machine municipale, les terrains au nord de la rue Jean-Talon (1 million de pieds carrés) seraient disponibles pour du développement industriel, «en profitant de facto de la valeur ajoutée d'une façade prestigieuse» de la rue Jean-Talon.Ces vastes terrains pourraient éventuellement être utilisés pour le prolongement de la Cité scientifique que l’administration du maire Pierre Bourque souhaite désenclaver.Mais il y a un hic de 5 à 10 millions de dollars.Le simple déplacement de la piste de l’hippodrome générerait des investissements supplémentaires pour le promoteur.Mais les conseillers indépendants n’y voient guère un obstacle insurmontable.«Il convient peut-être de rappeler que la somme totale des investissements publics dans le projet proposé est de plus de 120 millions (acquisitions, infrastructures, rénovation du site) et qu'un certain réaménagement de son plan d’ensemble (25 millions) peut certainement laisser place à cette dépense», estiment-ils.Après avoir créé bien du brasse-camarades depuis juin dernier, l’assemblée de lundi soir prochain du conseil municipal de Montréal devrait permettre au dossier d’aboutir.Tout dépendra peut-être de la cohésion des membres de l’opposition.U ° V) SUPfR VENTE D'ENTREPÔT du 20 au 24 AOÜt m TENTES tic 3879, TASCHEREAU, SI-HUBERT (514) 656-0088 .1701, , AONIÉL (514) 845-9145 ?- 1472, PEEL, MONTRÉAL (514) 288-8010 ?Restructuration Le CHUM perdra le tiers de ses cadres ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Au terme d’un processus de restructuration amorcé en juin par sa nouvelle directrice, Mme Cécile Cléroux, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) réduira du tiers le nombre de ses cadres.La nouvelle structure d'encadrement de taille réduite proposée par la directrice a reçu mardi soir la bénédiction du conseil d’administration du CHUM.En conséquence, la nouvelle équipe de cadres voit ain i ses effectifs fondre de 105 postes, comparativement aux 361 cadre que comptaient auparavant les troi hôpitaux.Cette nouvelle structure unifiée d< 256 cadres répartis dans les trois pavillons connaîtra encore des ajuste ments et ne sera fonctionnelle qu’en décembre prochain.En juin dernier, la nouvelle directrice du CHUM avait fait connaître la composition de son équipe de direction, qui conférait le rôle de conseiller-cadre à la planification à l’ex-directeur de l’hôpital Saint-Luc, Jean Leblanc, et le rôle de directeur général adjoint des soins et services à l’ex-directeur de l’Hôtel-Dieu, Michel Larivière.Ces changements à la tête du CHUM avail aussi eu pour effet de faire passer d 24 à 16 le nombre de cadres supérieurs.De plus, la nouvelle structure du CHUM comprendra aussi de nouvelles directions, dont celle du Partenariat d'affaires et des relations avec la communauté, et un nouveau service dédiée aux télécommunications qui se chargera de développe différents modes de communica fions à distance entre les pavillon'-et le réseau.Divers projets seront étudiés dont celui de mettre au, point un index-patient informatisé ci.un système financier unifié.Le processus de sélection de cet te nouvelle équipe de cadres s’amo;.cera donc au cours des prochain î jours et devrait être finalisé d’ici 1 i fin septembre.Du nouveau dans la collection r NOUVEAUTE «MATHOIMIIUK» En conformité avec les nouveaux 1 programmes d’études du MÉQ.) MA THOPHIL1E 416 guide tome 1, 780 pages 195,50$ (guide tome 2 à paraître) MATHOPHILIE 436 guide tome 1, 1070 pages 195,50$ (guide tome 2 à paraître) Auteure Louise Lafortune avec la collaboration de Jeanne-D’Arc Provencher et Monique Morel Les guides d'enseignement accompagnant les manuels (tomes 1) de mathématique 416-436 permettent à l’enseignant ou à l’enseignante d’avoir des idées pour donner un enseignement où les élèves: - découvriront du plaisir à faire des mathématiques; - développeront de l’autonomie dans leur apprentissage; - apprendront à réfléchir en mathématiques.Pour y arriver, ces guides fournissent: - des notes pédagogiques adaptées au contenu des manuels et suggérant des propositions pour susciter un apprentissage actif; - des problèmes et exercices supplémentaires permettant de répondre aux besoins des élèves; - des solutions complètes pour faciliter la préparation de cours; - des questionnaires pour susciter une prise de conscience, chez les élèves, de leurs émotions vis-à-vis les mathématiques et de leur façon de résoudre des problèmes de mathématiques.GUÉRIN, éditeur liée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.guerin-editeur.qc.ca 73 7 I.K I) E V 0 I H .I.E V E N I) II E D I 2 2 A 0 l'i T I!) l-lution intense, causée par les fosses septiques, et une renaturalisation à 70 % des rives, tout en limitant, par règlement provincial la puissance des embarcations de plaisance, qui polluent et brassent les sédiments.Sinon, concluait le rapport, le ministère de l’Environnement aggravera lui-même l’artificialisation à l’origine des problèmes de ce lac.La commission du BAPE avait alors iden- tifié 381 installations septiques de classe B, c’est-à-dire susceptibles de polluer sporadiquement le lac.L’actuelle étude d’impacts donne d’autres chiffres: il y aurait maintenant 487 fosses de catégorie B, ce que l’on présente comme une amélioration par rapport aux 562, recensées en 1981.L’artificialisation des rives n’a par ailleurs pas vraiment régressé: 65 % des rives sont toujours fortement perturbées, seulement 19 % demeurent à l’état naturel.Pas moins de 50 % des rives privées sont toujours affligées de murs de soutènement, ce qui est loin de la renaturalisation à 70 % requise par le BAPE comme préalable et promise, il y a 13 ans, par les villégiateurs.Enfin, la circulation marine s’est intensifiée avec l’arrivée des motomarines, qui aggravent l’érosion des berges, un impact qu’omet d’analyser l’étude d’impacts et que n’a pas relevé le ministère, à qui le BAPE demandait de contrôler le phénomène.Les porte-parole des riverains du lac Noir ont souhaité publiquement que personne ne demande d’audience publique dans ce dossier pour ne pas retarder sa conclusion et ne pas imposer de coûts supplémentaires aux contribuables.Le seul groupe «écologique» local, Ecologie Saint-Jean-de-Matha, n’a délégué personne à l’assemblée d’information du BAPE, ni même confié l’examen du dossier à un de ses membres, précisait de son côté le président du groupe, Michel Arcfminbault.Centenaires -.T- "V; ¦¦lV a — m, Où» «• i„j §5® «M vît ' ml rjf |)i brl" ' |f| OLIVER FANTITSCH ASSOCIATED PRESS ELLES sont «vieilles», ces Oldsmobile.Centenaires, même.Quelques très vieux modèles, d’ailleurs, déambulaient hier dans un parc de Lansing, au Michigan, où l’on célèbre présentement le centième anniversaire de cette voiture américaine.Un bolide qui, décidément, tient la route.La cigarette tue peut-être, reconnaît le p.-d.g.de Philip Morris D’APRÈS AFP ET PC Un avocat américain qui défend la cause des victimes du tabac a affirmé hier que le premier producteur mondial de cigarettes, Philip Morris, s’était engagé à arrêter d’en fabriquer s’il était établi par «ses propres scientifiques» qu’elles provoquent le cancer.Selon cet avocat, Ron Motley, le p.-d.g.du groupe Philip Morris, Geoffrey Bible, «a déclaré» dans une déposition enregistrée sur vidéo hier «que si ses propres scientifiques lui disaient qu’ils pensent que les cigarettes provoquent le cancer des poumons, il fermerait les usines».Le p.-d.g.de Philip Morris n’a pu être joint hier pour confirmer ou infirmer ces déclarations, et au siège du groupe on se refusait à tout commentaire.Selon l’avocat, joint au téléphone par l’AFP, Geoffrey Bible a admis que «la conduite passée de sa société avait été mauvaise» et aurait concédé la possibilité que le tabac puisse jouer un rôl,e dans le décès de 100 000 personnes chaque année aux États-Unis.L’avocat, qui a qualifié ce témoignage de «remarquable», agit comme conseiller juridique indépendant pour sa firme, qui défend les intérêts de 30 institutions gouvernementales de Floride ayant engagé des actions en justice contre l’industrie du tabac.Les propos prêtés au p.-d.g.de Philip Morris interviennent deux mois après la signature d’un accord historique aux termes duquel les fabricants américains de cigarettes se sont engagés à verser 368,5 milliards de dollars en 25 ans en échange de l’abandon des poursuites judiciaires intentées contre eux.Cet accord doit encore être approuvé par le président Bill Clinton et le Congrès.Nouvelle cigarette d’Imperial Tobacco De son côté, le plus important manufacturier de cigarettes au Canada compte produire sa première marque destinée au marché américain avant l’entrée ,en vigueur de sévères restrictions à l’usage du tabac aux États-Unis, a-t-on appris hier.Imperial Tobacco, fabricant des marques Player’s et du Maurier, entreprendra dès le mois prochain, à Portland, en Oregon, un premier essai de marketing de sa nouvelle cigarette de marque Mercer.Ce n’est pas le meilleur moment pour lancer une nouvelle cigarette sur le lucratif marché américain.Imperial a d’ailleurs eu de la difficulté à trouver une agence de publicité prête à s’occuper de la publicité de ce nouveau produit dit «sans additif».La cigarette Mercer ne contiendra pas de produits comme l’ammoniaque ou le fréon, qu’on ajoute généralement aux cigarettes pour accentuer l’effet de la nicotine et s’assurer qu’elles se consument bien.Certaines grandes maisons de publicité de New York ont refusé le contrat.Transfert de vols internationaux Le Front Mirabel s’adresse à Bouchard FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR \ Après de trois semaines du transfert des vols internationaux réguliers vers Dorval, le Front Mirabel a probablement joué hier une de ses dernières cartes en demandant au premier ministre Lucien Bouchard de mettre tout son poids politique dans la balance pour sauver l’aéroport de Mirabel.Dans une lettre envoyée au premier ministre, et dont Le Devoir a obtenu copie, le président du Front Mirabel, Jules Théorêt, exhorte Lucien Bouchard à faire pression sur le gouvernement fédéral afin qu’il fasse à son tour pression sur Aéroports de Montréal (ADM) pour que l’organisme aéroportuaire revienne finalement sur sa décision de transférer les vols internationaux réguliers vers Dorval, le 15 septembre prochain.«La décision de se replier à Dorval est une décision qui nous retourne 30 ans en arrière, écrit Jules Théorêt.C’est une décision de quelques compagnies en place, qui ne veulent pas être dérangées.[.] C’est une décision qui reflète la vision à court terme des administrateurs d’ADM.C'est une mauvaise décision d’affaires, car elle manque de perspectives d’avenir.» Le Front Mirabel s’interroge même à savoir si le premier ministre n’a pas tout simplement baissé les bras devant le gouvernement fédéral.«M.Bouchard, dites haut et fort vos intentions.[.] Ne vous cachez pas derrière le prétexte que l’aéroport, c’est de juridiction fédérale.Pourtant, ce n’est pas votre habitude de vous cacher derrière un tel paravent», déplore Jules Théorêt.Iœ regroupement de citoyens des Basses-Laurentides exhorte Lucien Bouchard à ne pas cautionner l’abandon de Mirabel pour trois raisons: premièrement, il est le 81' meilleur aéroport au monde; deuxièmement, il est ouvert 24 heures sur 24 contrairement à l’aéroport de Dorval où il est défendu d’atterrir ou de décoller de nuit; et troisièmement, il a coûté plus de cinq milliards de dollars (en argent d’aujourd’hui).On demande aussi à Lucien Bouchard de ne pas abandonner Dorval à la mainmise quasi-totale d’Air Canada, qui en fait «un aéroport satellite de Toronto».Le leitmotiv du Front Mirabel est simple: on doit parfaire l’aéroport de Mirabel qui n’a jamais été terminé, et ce, même s’il a été inauguré en 1975.Pour ce faire, écrit Jules 'ILiéorêt, il faut terminer l’autoroute 13, établir un lien rapide de transport des personnes (un système de navette ferroviaire), entre la Rive-Sud, le centre-ville de Montréal et Mirabel puis enfin terminer l’autoroute 50 entre Hull, Mirabel et Joliette.Téléphone: 985-3344 \ \7 I U I) IT I) [ | P O Sur Internet: Télécopieur: 985-3340 il V 1 U I U D L I \J U www.offres.ledevoir.com il PROVINCE DE QUÉBEC J VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES IAVIS est par la présente donné qu'on recevra à l'hôtel de ville, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: Ij No 7714 Travaux d'empierrement, de pavage, de trottoirs et de bordures sur une partie des rues Louis-Bélanger.Henri-Duplessis, Léandre Descotes (rue -E») et rue -F» (règlement numéro L-8765-D) 3 | Seules les soumissions identifiées clairement sur j l'enveloppe extérieur s quant au numéro de la soumission et au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval, avant la 11e heure du mardi 9 septembre 1997 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de même que tout autre renseignement d’ordre technique pourront être obtenus au Service de I ingénierie, 3 Place Laval, bureau 300, Chomedey, Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement entre 8:15 à 12 heures (midi), et ce, moyennant un dépôt de 60,00 S non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n’accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 22 août 1997 Me Guy Collard, greffier AVIS de clôture d'inventaire des biens Re: SUCCESSION FRANÇOISE CORBEIL née DESJARDINS décédée le 13 juin 1997, résidant à Weslmount.RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : FERNAND LONG, domicilié au 17, rue Grenon Est, Laval, Québec H7G 1G3 et faisant affaires sous la raison sociale de : «Fernand Long Réno Enr.» au 119, boul.des Laurentides, Laval.Québec H7G 2T2.Avis est par les présentes donné que Fernand Long ayant déposé une cession le 13' jour d'août 1997, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27'jour d'août 1997 à 9 h 00 au bureau du syndic, 10SO, boul.Casavant Ouest, bureau 2001, dans la ville de St-Hyacinthe, dans la province de Québec ST-HYACINTHE, ce 18* jour d’août 1997.Raymond, Chabot Inc.ès qualtés do symflc de raettt de Farnand Long Louix Langevin, CA., CIP Responsable de l'actif 1050.boul.Casavant Ouest Bureau 2001 St-Hyacinthe (Québec) J2S 8B9 Tél.: (514) 774-4300 (MU) 467-6092 L'inventaire peut être consulté au Montreal Trust 1800 Avenue McGill College, 4e étage, Montréal, Oc H3A 3K9 Montréal, le 20 août 1997 RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : LES CONDOS DES CANTONS INC., 1681, route Marie-Victorin, bureau 107, Tracy (Québec) J3R 4R4 Avis est par les présentes donné que Les Condos des Cantons Inc.ayant déposé une cession le 8'jour dejuillet 1997 (date du dépôt de l'avis d'intention), et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28' jour d'août 1997 à 9 h 30 au bureau du Séquestre Officiel.5, Place Ville-Marie, 8' étage, dans la ville de Montréal, dans la province de Québec.ST-HYACINTHE, ce 18e jour d'apût 1997.Raymond, Chabot Inc.è» qualités da syndic d« l'actif da Las Condo, das Cantons Inc.Louis Langevin, CA., CIP Responsable de l'actif 1050, boul.Casavant Ouest Bureau 2001 St-Hyacinthe (Québec) J2S 8B9 Tél.: (514) 774-4300 (MU) 467-6092 AVIS DE RECHERCHE Nous vous prions Madame Claire THIBAUDEAU, dont la dernière adresse connue était 3701, rue Ste-Famille à Montréal, fille et héritière dans la SUCCESSION FERNANDO THIBAUDEAU, décédé le 10 octobre 1990, à Princeville, Province de Québec, de communiquer avec: Me ANDRÉ CHABOT, notaire.245, De Gentilly ouest.Longueuil, (Québec) J4H 1Z5.Tel: 674-7505.Fax: 679-1417.AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE CA FAILLITE DE : 2970-7361 QUÉBEC INC.corps politique, légalement constitué par lettres patentes, ayant son bureau chef et sa principale place d'affaires à 2136, Trans Canada Highway, Dorval.Qc H9P2N4.Avis est par les présentes donné que 2970-7361 Québec Inc., District de Montréal, Province de Québec, a déposé une cession et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3* jour de septembre 1997 à 10 h 00, au bureau du Syndic, 400, de Maisonneuve Ouest, suite 1202, Montréal, Qc.PHIL BELL Comptable agréé / Syndic 400, de Maisonneuve Ouest Bureau 1202 Montréal (Québec) 113A 1L4 Tél.: (514) 282-1407 LES PLACEMENTS SINC0E LIMITÉE PRENEZ AVIS que la compagnie LES PLACEMENTS SINCOE LIMITÉE, située au 115.chemin Côte Ste-Calherine, Bureau 806, Outremont, Québec H2V 4R3, demandera à l'Inspecteur général des institutions linancières la permission de se dissoudre.Montréal, le 20 août 1997 DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) PRENEZ AVIS que la compagnie/corporalion 3090-9220 QUEBEC INC.ayant son siège social LeBlond BuZZETHw AVIS AUX CRÉANCIERS Avis est par les présentes donné que Jacques Tremblay, gérant, demeurant au 17, Vital Roy, Beaupré, QC, a fait cession de ses biens le 18 août 1997 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 4 septembre 1997, à 8:30 heures, au bureau du syndic.Date de Québec, ce 20 août 1997.621, boulevard Charwl est QUÉBEC (Québec) Q1K 3J5 Téléphona.(418) 5254641 au 4804, Clémenceau, Chomedey, Laval, Québec H7W 2J6 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicilé légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Montréal, ce 20 août 1997 KEVORK DAGHLIAN PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE ST-FRANÇOIS NO: 450-05-002117-972 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENTE: COLETTE BOUCHARD Greffière adjointe RÉAL LAPERRIERE, 3130, Doncaster, Val David, Qc.JOT 2N0 -et- LOUIS LAPERRIERE, 8595, André-Grasset, Montréal, Qc.H2M 2M5 Partie demanderesse -c- JENNY HENRY, Institut de Biomatériaux, Pavillon St-François d'Assise.S.U.C., 10 de l'Espinay, bureau E00179, Québec, Qc.G1L 3L5 -et- DIANE PELLETIER, C.P.25107, Sherbrooke, Qc.J1J 4M8 Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HENRY JENNY, de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice, 375 rue King ouest, Sherbrooke, comptoir 5, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.AVjS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Une copie do la déclaration a été remise au greffe à l'intention HENRY JENNY.Sherbrooke, Qc.Ce 5 août 1997 COLETTE BOUCHARD, Greffière adjointe.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-17-001533-978 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT BANQUE NATIONALE DU CANADA Partie demanderesse -c- 9004-8406 QUEBEC INC.-et- 3093-8013 QUEBEC INC.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à 9004-8406 QUEBEC INC.et 3093-8013 QUEBEC INC., de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame,-MoB!réal.prQyince de Québec, H2Y 1B6, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans te journal Le Devoir.Des copies de la déclaration, avis el pièces P-1 à P-3 ont été remises au greffe à l'intention de 9004-8406 QUEBEC INC.el 3093-8013 QUEBEC INC.Lieu: Montréal Date: 20 août 1997 LISE DUCHESNE, G.A.SOCIÉTÉ DES TERRAINS ANGUS PRENEZ AVIS que la compagnie SOCIÉTÉ DES TERRAINS ANGUS, située au 3535, rue Rachel est, Montréal, Québec H1W IA8.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission do se dissoudre.Montréal, le 20 août 1997 I.E I) E V OIK.L E V E N I) R EDI 2 2 A O Û T I !) 0 A 5 ?Le devoir ?-— LE MONDE La situation politique au Kenya Treize pays demandent des réformes La région de Mombassa est secouée par des émeutes AGENCE FRANCE-PRESSE EN BREF Zagreb demande pardon au peuple juif Zagreb (AFP) — Zagreb a demandé pardon hier au peuple israélien pour les crimes commis par des Croates contre des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, et la Croatie et Israël vont établir des relations diplomatiques au plus tard d’ici septembre, a rapporté l’agence croate Hina.«Im nouvelle Croatie, démocratique et libre condamne dans leur intégralité les crimes nazis commis durant l’Holocauste et le génocide contre le peuple juif qui a eu lieu dans de nombreux pays européens, y compris en Croatie», a déclaré Hrvoje Sarinic, le chef de cabinet du président croate Franjo Tudjman.Il s’exprimait à l’issue d’une rencontre hier à Budapest avec le directeur du ministère des Affaires étrangères israélien, Eytan Benstur, au cours de laquelle les délégations croate et israélienne sont convenues d’établir d’ici septembre des relations diplomatiques.«Nous demandons pardon au peuple d’Israël au nom du peuple et du gouvernement croate, et exprimons nos regrets pour les crimes commis contre le peuple juif durant le régime oustachi dans la période nazie», a ajouté M.Sarinic.Un des chefs de l’opposition afghane se tue Islamabad (Reuter) — Abdoul Rahim Ghafourzai, premier ministre du gouvernement parallèle formé par l’opposition afghane, a trouvé la mort hier dans un accident d’avion, rapporte l’agence islamique afghane (AIP).L’accident s’est produit près de la ville de Bamiyan, dans la région centrale du pays, ajoute l’agence qui précise que la nouvelle lui a été confirmée par le parti chiite Hezb-e-Wahdat.Le parti contrôle la ville de Bamiyan et fait partie de la coalition qui s’efforce d'évincer les Taliban du pouvoir.Selon AIR Ghafourzai s’éUiit embarqué à bord d’un avion de transport à Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays, pour sa première visite à Bamiyan depuis sa nomination à la tête du gouvernement du président évincé par les Taliban, Bu-rhanuddin Rabbani.Somalie: nouvelles accusations contre des soldats italiens Rome (AFP) — Le tribunal militaire de Rome a confirmé la vraisemblance des nouvelles accusations de tortures et de viols pratiqués par des soldats italiens en Somalie, récemment révélées par un sous-officier italien, a rapporté hier la presse italienne.Les nouvelles accusations émanent d’un adjudant des carabiniers, Francesco Aloi, présent à Mogadiscio en 1993, et auteur d’un journal de 170 pages racontant en détail des tortures, des viols et des meurtres commis selon lui par des soldats italiens sur des Somaliens.M.Aloi a été interrogé mercredi après-midi pendant plus de 5 heures par le procureur militaire Anto-nino Intelisano.Dans son journal, M.Aloi avait accusé le commandant du contingent italien en Somalie, le général Bruno Loi, d’avoir été informé de ces tortures et viols par une journaliste de la RAI (télévision publique italienne), Ilaria Alpi, assassinée à Mogadiscio dans des conditions non encore élucidées.Mardi, le général Loi avilit démenti ces accusations et affirmé n’«avoir jamais été au courant de comportements incorrects de soldats italiens sans avoir pris de mesures répressives adéquates».350 maisons arabes détruites Jericho (AFP) — Israël a détruit près de 350 maisons palestiniennes depuis l’entrée en fonction du premier ministre Benjamin Nétanyahou en juin 1996, a déclaré hier le ministre palestinien des Collectivités locales, Saëb Erakat.M.Erakat a envoyé une lettre de protestation aux responsables américains, européens et des Nations unies, condamnant la campagne israélienne de destruction de maisons en Cisjordanie et à Jérusalem-est.«Ij>rs des deux dernières semaines, le gouvernement israélien a détruit 39 maisons palestiniennes à Jérusalem-est et en Cisjordanie», écrit M.Erakat dans cette lettre, dont une copie a été reçue par l’AFP.«Cela porte à 343 le nombre de maisons démolies par le gouvernement Nétanyahou depuis son arrivée au pouvoir.De plus, 704 autres maisons ont déjà reçu des avertissements de destruction, ce qui signifie qu'elles peuvent être rasées à tout moment», ajoute le ministre, l’qn des principaux négociateurs palestiniens avec Israël.L’Etal hébreu affirme qu’il s’agit de mesures de routine contre la prolifération de maisons bâties sans permis.Un train de la paix de Bruxelles à Diyarbakir Istanbul (AFP) — Un train de la paix pour préconiser une solution pacifique à la question kurde de Turquie quittera Bruxelles le 26 août pour arriver le 1er septembre, journée mondiale de la paix, à Diyarbakir, le chef-lieu du sud-est anatolien à majorité kurde, a-t-on appris hier à Istanbul auprès des organisateurs.Le voyage, organisé par «L’Appel de Hannovre», une association non-gouvernementale pour la défense de la paix basée en Allemagne, sera ouvert à plus de 300 passagers, majoritairement des hommes politiques et défenseurs des droits de l’homme allemands et kurdes de Turquie.Parmi les passagers annoncés figurent également Danielle Mitterrand, l’épouse du défunt président français François Mitterrand ainsi que Desmond Tutu, le prix Nobel de la paix.Ix‘ ministre turc de l’intérieur, Murat Basesgioglu, a cependant affirmé hier à Ankara que les organisateurs du train de la paix étaient en relations étroites avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) qui mène depuis 1984 une rébellion,armée dans l’est et le sud-est anatoliens afin d’y créer un État indépendant kurde.«Nous faisons les démarches nécessaires auprès des pays concernés pour bloquer cette action allant à l’encontre de la Turquie», a-t-il déclaré.Archevêque, pas chef de police Tegucigalpa (AF P) — L’archevêque de Tegucigalpa, Mgr Oscar Rodriguez, a refusé sa nomination comme chef de la police nationale décidée mercredi par le parlement hondurien, a annoncé hier un représentant de l’Eglise catholique hondurienne.Le vicaire général, Pedro Drowin, a indiqué avoir discuté par téléphone avec Mgr Rodriguez, qui se trouve actuellement à Houston, et que celui-ci lui avait fait part de son refus, soulignant que la fonction de chef de la police était incompatible avec son travail écclésiastique.L’archevêque de Tegucigalpa, également président du Conseil épiscopal latinoaméricain (CELAM), avait été nommé pour huit mois mercredi par le parlement hondurien à la tête de la police nationale, une institution militaire devant être réorganisée en vue de son prochain transfert aux civils.Nairobi — Les ambassadeurs de treize États ont condamné hier la violence dans la région de Mombasa et «exhorté les deux parties à entamer le dialogue» et à «s'entendre sur les réformes nécessaires pour assurer des élections libres et justes» au Kenya.Cet appel commun a été lancé par les ambassadeurs d’Autriche, de Belgique, du Danemark, de la Finlande, de l’Allemagne, du Japon, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède, de la Suisse, des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni.La France ne s’est pas associée à ce communiqué commun, publié par l’ambassade américaine à Nairobi.Les ambassadeurs «exhortent les deux parties à entamer le dialogue dans un esprit de compromis et avec l’engagement de s’entendre sur les réformes nécessaires pour assurer des élections libres et justes» dans le pays.Les diplomates estiment que le dialogue doit aboutir «avant la tenue des élections générales» prévues à la fin de l’année.«Du temps devrait être donné à ce dialogue pour permettre de mener à bien cet objectif, avant la tenue des élections générales», écrivent-ils.Depuis plusieurs mois, l’opposition au président kenyan Daniel arap Moi réclame des réformes légales et constitutionnelles avant la tenue des élections générales.René Sia gi Agence France-Presse La Haye — Les Néerlandais sont parmi les plus grands de la planète et leur taille continue de progresser au point qu’ils seront un peuple de géants au milieu du siècle prochain, prévoient chercheurs et statisticiens aux Pays-Bas.Cette évolution biologique pose le problème de leur adaptation à l’environnement quotidien.L’un de ces géants, Rob Bruintjes, excédé par l’exiguïté des sièges de voiture, d’autobus ou d’avion, les lits trop courts, les portes, chaises et tables trop basses, a créé une «fondation des gens de haute taille» (minimum 190 cm pour les hommes et 180 cm pour les femmes) .«Loin des analyses des universitaires, je veux inciter architectes, couturiers, transporteurs aériens ou ferroviaires notamment, à ajuster leurs nonnes à la taille des Néerlandais d’aujourd'hui», a-t-il expliqué à l’AFP.Il évoque ainsi l’aventure que constitue pour les grands l’achat de chaussures ou d’un costume.«Imaginez les Néerlandais ankylosés après des heures recroquevillés sur des sièges d’avions de ligne conçus pour des +petits+ de 170 cm», ajoute-t-il.«Les appartements sont toujours construits d’après les critères des années 50 alors que la population a grandi en moyenne de 2à 3 cm par décennie depuis 1955 selon les statistiques», précise-t-il encore.Sa fondation compte 1600 membres et Rob Bruintjes «rêve d’une fédération européenne réunissant les clubs de grands des pays voisins: Danemark, Autriche, Allemagne, Suède, Suisse ou Grande-Bretagne notamment».Car le phénomène de l’accroissement de la taille est quasi-mondial, notent les spécialistes de l’auxologie, cette science nouvelle de la taille humaine.Le Dr Machteld Roede, chercheur à l’université de Maastricht, rappelle que «la taille moyenne des Néerlandais atteint aujourd’hui 183 cm chez les hommes et 169,6 cm chez les femmes, ce qui fait d’eux les plus grands d'Europe devant les Danois et les situe parmi les plus grands du monde».«850 000 d’entre eux, soit 6 % des quinze mil-lions de Néerlandais, dépassent 193 cm chez les «Nous apprécions le rôle majeur joué par les responsables religieux dans le processus» de dialogue, soulignent-ils en se félicitant du récent accord de principe conclu entre le gouvernement et l’opposition pour entamer un dialogue sur d’éventuelles réformes.Par ailleurs, la situation était toujours très tendue hier dans la région de Mombasa, secouée depuis huit jours par une vague de violences meurtrières, et les accusations contre le président Daniel arap Moï, soupçonné par l’opposition d’être l’instigateur des troubles, se sont faites plus précises.Au cours d’un débat houleux au Parlement, des députés de l’oppositjon ont nommément accusé Nicholas Biwott, ministre d’État auprès de la présidence, et Rashid Sajjad, ministre adjoint nommé par le président, d’avoir fomenté les violences qui ont fait au moins 39 morts depuis le 13 août.Ces accusations contre deux proches du président constituent la première mise en cause directe de la responsabilité de M.Moï dans la détérioration de la situation.Selon l’opposition, les violences auraient pour but de «nettoyer» la province côtière, avant les élections prévues à la fin de l’année, en chassant les tribus originaires de l’intérieur du pays, traditionnellement opposées au parti Kenya African National Union (KANU — au pouvoir).Leur départ permettrait au président Moï d’obtenir 25 % hommes et 183 cm chez les femmes.Un jeune néerlandais sur 1000 dépasse les deux mètres», précise-t-il.«A ce rythme, les Néerlandais dépasseront deux mètres au milieu du siècle prochain», prévoit le professeur Roede qui a étudié la taille de 50 000 de ses compatriotes.«Les archives révèlent qu’en 1865, les conscrits mesuraient 165 cm, la taille moyenne des Néerlandais durant les trois siècles précédents», indique le chercheur.«Cette conclusion a été notamment tirée de l’examen de squelettes de chasseurs de baleines néerlandais des 17e et 18e siècles — retrouvés parfaitement conservés dam les glaces du Spitzberg — ou de religieux exhumés des cryptes des églises».«Dans la seconde moitié du 19e cependant, les Néerlandais se sont mis à grandir et, pour Mme Roede, le phénomène réside, avant toute explication génétique, dam l’amélioration de l’alimentation, de la santé et du cadre de vie» de ses compatriotes.Ainsi, les ecclésiastiques, bien nourris, étaient grands comparés aux chasseurs de baleines à la rie rude et précaire.«Toutes les études ont établi que l’accroissement de la taille, accompagné d’un développement de poids harmonieux, était caractéristique des classes nanties», souligne Mme Roede.«Dans les classes moins favorisées, les gens étaient plus petits et plus lourds et ce constat vaut partout dam le monde», assure-t-elle.«Cependant, dam certains pays, le nivellement des classes sociales a réduit les différences de taille quand il ne les a pas supprimées comme au Danemark.Aux Pays-Bas, attachés à une société égalitaire, l'idéal n'est pas encore atteint puisque, dit Mme Roede, on note toujours une légère dychotomie entre la taille des nantis et celle des moins favorisés».«Les chercheurs aux Pays-Bas ont noté, comme leurs collègues étrangers, que l’accroissement de la taille a porté essentiellement sur les jambes des populations étudiées», relève le professeur Roede.«C’est là un phénomène général à toutes les races, explique-t-elle.Chez les Asiatiques, même les Japonais, réputés + cou rts sur pattes+, ont grandi parle bas.Entre 1957et 1977environ, l'élève nippon moyen a vu ses jambes grandir d’une dizaine de cm.».des voix dans cette province.Pour être élu, le candidat à la présidentielle doit obtenir 25 % des suffrages dans au moins cinq des huit provinces kényanes.A Mombasa, la situation restait extrêmement tendue hier.Alors que les touristes restaient cloîtrés dans leurs hôtels, une nouvelle attaque s’est déroulée dans la matinée à Ujamaa, au sud de Mombasa, sans faire de victimes.Depuis le début des violences, le 13 août, la police a arrêté environ 200 personnes, dont un responsable du KANU.Les attaques ont fait au moins 39 morts en huit jours, et quelque 2500 personnes ont fui leur village d’origine.Ils se sont réfugiés autour de l’église de I Jkoni (sud de Mombasa).Les hommes dorment à l’extérieur, les femmes et les enfants dans l'église.Un peu plus loin, à Ukunda près du site touristique de Diani, des commerçants ont commencé à reconstruire leurs échoppes incendiées au cours des attaques.«Nous avons eur qu’ils reviennent, mais nous n 'avons pas le choix», explique l’un d’eux.A Chamgamwe, un village situé sur la route de Nairobi et habité par une autre tribu de l’intérieur, les Kamba, les gangs qui terrorisent la région ont laissé des tracts pendant la nuit.Ces derniers avertissent les Kamba que leur tour est venu.Israël aurait vendu des armes à l’Iran Selon un reportage de la télévision israélienne AGENCE FRANCE-PRESSE T érusalem — Plusieurs entreprises d’armement israé-I liennes ont vendu régulièrement du matériel militaire à riran au cours des années 90, a affirmé hier la télévision publique israélienne.Un homme d’affaires israélien, Nahum Manbar, accusé de «collusion avec l’ennemi» pour avoir vendu à l’Iran du matériel destiné à la production d’armes chimiques, est actuellement jugé à huis clos par un tribunal de Tel-Aviv.Selon Me Avi Richman, un des avocats de l’accusé, les sociétés tels que Elbit, spécialisée dans l’électronique, Sha-lon, Rabitex ont vendu du matériel militaire à l’Iran par l’intermédiaire de son client.La télévision a estipié que M.Manbar avait été arrêté sous la pression des États-Unis et qu’il était «loin d’être le seul» à être impliqué dans des transactions avec l’Iran.M.Manbar a toujours affirmé que les autorités israéliennes étaient au courant de ses activités avec l’Iran.Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré que «toutes les ventes à destination de l’Iran ont été gelées depuis 1979», après l’instauration de ja république islamique.Auparavant, à l’époque du shah, l’État hébreu était un des principaux fournisseurs d’armes de l’Iran.Un consultant du ministère de la Défense spécialisé dans les exportations, le général de réserve Avraham Bar David a pour sa part affirmé qu’il était pratiquement impossible d’exporter des armes sans que le ministère de la Défense en ait connaissance.D’autres importantes entreprises d’armement telles que El-Op et Sultan, ont de leur côté engagé des négociations avec des intermédiaires iraniens pour des contrats qui n’ont finalement pas été conclus, toujours selon la télévision.Une partie de ces marchés aurait été réalisée grâce à de faux certificats affirmant que le matériel exporté était destiné notamment à la Pologne et non à l’Iran, a ajouté la télévision, qui a précisé que son enquête avait été soumise à la censure militaire.Toutes les entreprises mises en cause ont démenti officiellement ces informations, mais selon la télévision les versions données «hors caméra» par les responsables de ces sociétés étaient «bien différentes».Théoriquement toutes les exportations d'armes israéliennes ou mêmes toutes négociations en vue de conclure d’éventuels marchés doivent obtenir au préalable le feu vert de SIBAT, un organisme dépendant directement du ministère de la Défense.«Si quelqu’un souhaite passer outre une interdiction, les autorités n 'hésitent pas à le faire savoir et de façon parfois brutale», a ajouté M.Bai- David sans donner d’autres détails.Selon des éléments de l’acte d’accusation qui ont été rendu publics, M.Manbar a gagné 16 millions de dollars entre 1991 et 1994 en vendant à l’Iran de la technologie et du matériel susceptibles d’aider à produire du gaz moutarde et des gaz innervants.M.Manbarn, qui vivait depuis 1985 en France, avait été secrètement arrêté le 27 mars à sa descente d’avion à Tel-Aviv, mais sa détention n’a été révélée que le 16 avril.Criminel de guerre croate arrêté AGENCE FRANCE-PRESSE La Haye — Le procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPD a officiellement été informé hier par Zagreb de l'arrestation du Croate de Bosnie Pero Skopljak, inculpé de crimes de guerre, a confirmé le TPI.«Le procureur du TPI, Louise Arbour, a reçu hier matin une lettre de l’ambassade de Croatie à Im Haye portatif à sa connaissance l’arrestation de Pero Skopljak», a indiqué le service de presse du Tribunal, confirmant des informations parvenues de Zagreb.Toutefois, cette lettre ne contient rien sur l’éventuel transfert du prisonnier de Zagreb à la prison de Scheve-ningue près de La Haye, a indiqué la même source.Le TPI détient jusqu’à présent 10 autres présumés criminels de guerre de l’ex-Yougoslavie, dont 4 Croates de Bosnie.Au total, le TPI a officiellement mis en accusation pour crimes de guerre, 78 suspects dont 17 Croates de Bosnie.Deux de ces 78 suspects, les Bosno-serbes Simo Drljaca et Djordje Djukic sont décédés, le premier tué par la SFOR le 10 juillet dernier, le second victime d’un cancer en mai 96.Seul un Croate de Bosnie a jusqu’à présent été transféré au TPI par Zagreb: il s’agit de Zlatko Aleksovski (47 ans), livré le 28 avril dernier, après 11 mois passés dans les geôles croates.Eltsine réorganise le secteur des ventes d’armes JEAN-CHRISTOPHE PEUCH REUTER Moscou — Dans le cadre de la réorganisation de la société Ros-vooroujénié, responsable de plus de 90 % des exportations russes d’armements, son directeur a été relevé de ses fonctions par le président Boris Eltsine et mis à la disposition du ministère de la Défense, a annoncé hier le Kremlin.En poste depuis 1994, Alexandre Kotiolkine sera remplacé par Evguéni Ananiev.Agé de 48 ans, ce dernier est président du conseil de direction de la MAPO, banque étroitement liée à l’avionneur MiG.Le nouveau responsable de Ros-vooroujénié devra, dans un délai de deux mois, présenter un nouvel organigramme de la société, désormais ravalée au rang dp simple intermédiaire mandaté par l’État.Selon le Kremlin, les ventes d’armes seront placées sous le contrôle direct du cabinet des ministres.Ce dernier exercera sa tutelle sur les trois sociétés choisies pour servir d’intermédiaires entre la Russie et les éventuels acheteurs ou vendeurs: Rosvooroujénié, Promexport et une nouvelle entreprise répondant au nom de Technologies Russes.Il ressort du décret présidentiel publié hier que les fabricants d’armes auront, syr autorisation spéciale du chef de l’État, le droit de vendre leur production ou leur savoir-faire à des États étrangers.Certains d’entre eux — comme MiG — pouvaient déjà exporter une partie de leur production sans passer par Rosvooroujénié.Les deux sociétés s’étaient à plusieurs reprises positionnées comme concurrentes.Conformément à l’un des trois décrets présidentiels relatifs à cette réorganisation publiés hier, le ministère de la Défense pourra, par l’entremise de Promexport, écouler à l’étranger ses équipements rendus surnuméraires par la réforme de l’armée.Les recettes ainsi collectées seront versées sur un compte spécial du ministère et serviront à financer la réforme, précise le Kremlin.Au cours de sa dernière conférence de presse en qualité de directeur général de Rosvooroujénié, Alexandre Kotiolkine avait déclaré mercredi qu’il escomptait pour 3,5 milliards de dollars de nouveaux contrats d’ici à la fin de l’année, dont 2,8 milliards d’équipements navals.Selon lui, cela devrait porter à 10 milliards de dollars le montant des commandes pour 1997.«Cela voudra dire que, pour la première fois de toute l’histoire de la Russie, nous allons dépasser les États-Unis pour ce qui est des contrats fermes», a-t-il dit à l’occasion du salon aéronautique de Joukovski, dans la banlieue de JVloscou.A en croire un rapport du Congrès américain publié cette semaine, les États-Unis ont exporté pour 11,3 milliards d’armements divers en 1996.La Grande-Bretagne arrive en deuxième position avec 4,8 milliards de dollars, suivie par la Russie, créditée de 4,6 milliards de dollars de contrats.La Chipe, l’Inde, la Malaisie et certains États arabes comptent parmi les meilleurs clients de l’industrie d’armements russe.Pour compenser la perte de l’ancien bloc soviétique, Moscou a récemment entrepris de conquérir de nouveaux marchés, dont la Colombie, le Vé-nézuela, Chypre et la Corée du Sud.L’Indonésie a annoncé ce mois-ci son intention d’acquérir une douzaine de chasseurs Sou-khoi Su-30k et huit hélicoptères MI-17-1V.L’URSS exportait en moyenne pour 14 milliards de dollars d’armes et de matériels militaires par an.La plupart des ces contrats étaient toutefois réalisés sous forme de troc.Les Néerlandais, bientôt un peuple de géants 6 I, K I) E V OIK, I, E V E N I) It EDI 2 2 A 0 0 T I !M) 7 * * ?LE DEVOIR ?ECONOMIE L’acquisition du Groupe d’assurances London La Royale renonce à lutter contre la Great-West La plus grande banque canadienne n’abandonne toutefois pas sa stratégie visant à occuper une plus grande place dans le marché de l’assurance-vie CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR La Banque Royale a décidé de ne pas poursuivre la lutte contre la îreat-West (et Power Corporation), lui reste donc pour le moment la seule candidate à l’acquisition du Groupe d’assurances London.«La décision a été difficile à prendre .nr le plan humain.Nous respectons aucoup les employés et la direction de : London Life, et notre offre initiale a été chaleureusement accueillie par des per-¦mines en vue de London», a déclaré par voie de communiqué John Cleghorn, président du conseil et chef de la direction de la Banque Royale.«Cependant, a-t-il poursuivi, du point de vue des actionnaires, il serait tout à fait illogique que la Banque Royale améliore son offre.Nos projets pour la London Life étaient motivés par des questions de revenus et n'auraient pas engeti-dré les économies nécessaires pour améliorer notre offre.» A la suite de cette annonce, au Groupe d’assurances London on s’est contenté de réitérer la position énoncée dans le communiqué émis mardi dernier.On pouvait y lire ce qui suit: «Sous réserve d’un examen approfondi des modalités de l’offre de la Great-West et en supposant qu’il n’y aura pas d’autres développements majeurs, le conseil a l’intention de recommander aux actionnaires d’accepter l’offre de la Great-West».Y aura-t-il quelqu’un pour défier l’offre de 2,9 milliards de la Great-West, qui est appuyée solidement par le Groupe Investors et par la Financière Power Corporation?Cela ne semble pas évident.Il faut prévoir sans doute un certain délai avant que le conseil d’administration du Groupe Great-West ne fasse parvenir à ses actionnaires une lettre pour les informer de l’offre faite au Groupe London et pour convoquer peut-être une assemblée spéciale des actionnaires en vue d’obtenir leur approbation.Dans le cas de la Banque Royale, il s’est écoulé trois semaines entre le dépôt de sa proposition et l’envoi d’une lettre à ses actionnaires.A supposer que la Great-West fasse l’acquisition du Groupe London, ce qui est le scénario le plus probable désormais, il ne faut pas s’attendre à ce que la Banque Royale jette l’éponge dans sa démarche pour occuper une plus grande place dans le marché de l’assurance-vie.Stratégie de la Banque Royale Jim Westlake, président d’Assu-rances RBC, a dès hier précisé que la décision de ne pas augmenter son offre pour le Groupe London ne modifiera pas la stratégie de la banque, celle d’offrir à ses clients «une vaste gamme de produits d'assurance à des prix concurrentiels».«La Banque Royale élargit ses compé- tences en assurance depuis un bon bout de temps.Nous avons déjà plus de 1,4 million de clients dans les secteurs de l’as-stirance-vie, l’assurance-voyage et l’assurance-crédit; nous prévoyons accroître ce nombre en procédant à des acquisitions et en étendant nos activités», a déclaré M.Westlake.De toute évidence, l’intégration du Groupe d’assurances London à la Great-West, qui occupera alors, avec un actif de près de 53 milliards, le premier rang pour la vente d'assurances-vie et d’assurances-groupe, aurait un impact notable sur l’industrie de l’assurance au Canada.M.Westlake le reconnaît en disant que cela accentuerait la concentration dans le domaine de l’assurance et engendrerait d’autres en- tentes de réseau entre les sociétés de services financiers qui offrent des assurances et celles qui n’en offrent pas.Cela étant dit, M.Westlake, qui défend bien sûr les intérêts de la Banque Royale, ajoute cette remarque: «A mon avis, cette offre montre que le secteur de l'assurance n’a pas besoin de protection gouvernementale contre la concurrence des banques».Voilà un argument qui reviendra certainement dans le débat lorsque viendra le temps du débat, l’an prochain, dans les instances gouvernementales, sur les moyens d’assurer aux consommateurs l’accès à une gamme complète de services financiers à des prix raisonnables, comme ne manque pas de le souligner M.Westlake lui-même.Assemblée annuelle à Montréal Une gifle pour les dirigeants de Marconi Les actionnaires minoritaires refusent d’appuyer la composition du conseil d’administration de l’entreprise PRESSE CANADIENNE r ~~i 4ULÆ Le président et chef de la direction de Marconi Canada, Carmen Lloyd (à gauche), s’entretient avec le président du conseil d’administration de la compagnie, William Turner, peu avant le début de l’assemblée annuelle, hier, à Montréal.LES INDICES Montréal Toronto New York XXM TSE-300 Dow Jones -44,29 -40,16 -127,28 3355,00 6732,97 7893,95 dollar canadien or -0,16 +1,90 71,65 «US 323,20 SUS Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens •'Afrique du Sud (rand) 0,3047 ^Allemagne (mark) 0,7599 •-iiistralie (dollar) 1,0779 ¦ Barbade (dollar) 0,7131 'Belgique (franc) 0,03734 fiermudes (dollar) 1,4112 Grésil (real) 1,3175 caraïbes (dollar) 0,5312 Chine (renminbi) 0,1740 Espagne (peseta) 0,00925 Etats-Unis (dollar) 1,3956 France (franc) 0,2256 Grèce (drachme) 0,005071 Hong Kong (dollar) 0,1856 : 'bide (roupie) 0,0406 Iralie (lire) 0,000800 Jamaïque (dollar) 0,0439 Japon (yen) 0,01190 Mexique (peso) 0,1937 ' ays-Bas (florin) 0,6895 Portugal (escudo) 0,007748 ’Rép.dominicaine (peso) 0,1018 Royaume-Uni (livre) 2,2218 Russie (rouble) 0,000246 Singapour (dollar) 0,9512 Suisse (franc) 0,9423 Taïwan (dollar) 0,0501 Venezuela (bolivar) 0,00290 EN BR E F GM rappelle 475 000 véhicules MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Les actionnaires minoritaires de la Compagnie Marconi Canada ont manifesté leur mécontentement, hier, en refusant d’appuyer la composition du conseil d’administration de l’entreprise.Les 13 administrateurs ont quand même été élus au cours de l’assemblée annuelle grâce aux votes de l’actionnaire majoritaire de Marconi Canada, GEC (General Electric Company), de Londres.Sur les 20,1 millions de votes obtenus par procuration, 15,9 millions étaient en faveur de l’équipe proposée pour le conseil d’administration.Pas moins de 4,2 millions étaient des abstentions.Comme GEC possède 12,3 millions d’actions, cela signifie que plus de la moitié des votes exprimés par des actionnaires minoritaires sont allés à l’encontre des vœux de la direction.Un investisseur, M.Dominic Dlouhy, a affirmé que les actionnaires minoritaires étaient déçus de ne voir aucun changement dans la composition du conseil d’administration.M.Dlouhy a déclaré qu’il était particulièrement déçu de la performance de Marconi Canada, qu’il a qualifié de navet Il a affirmé que selon ses calculs, la valeur de l’action de Marconi Canada n’avait augmenté que de 11 % depuis 1984, alors que l’indice TSE-300 avait augmenté de 290 % pendant la même période.Selon M.Dlouhy, les actionnaires minoritaires aimeraient également voir Marconi Canada faire enfin quelque chose avec la somme de 268 millions en espèces qu’elle conserve précieusement.En entrevue à l’issue de l’assemblée annuelle, le président du conseil de Marconi Canada, M.William Turner, a déclaré que l’entreprise étudiait des possibilités d’acquisition.Mais pour l’instant, Marconi Canada est en transition.Cette entreprise, qui fabrique des produits électroniques destinés aux marchés de l’aérospatiale et et des communications, doit faire face aux diminutions des dépenses militaires.Il y a cinq ans, seulement 20 % de ses produits n’étaient pas destinés au marché militaire.Maintenant, on parle de 47 %.Marconi Canada est donc à revoir sa stratégie, tout comme Marconi, la filiale de GEC qui œuvre principalement dans le domaine de la défense.M.Jack Fryer, le directeur de la planification stratégique de GEC, a affirmé que GEC pourrait se défaire de Marconi Canada, qu’elle pourrait augmenter sa participation dans cette entreprise ou qu’elle pourrait choisir le statu quo.Résultats Le président et chef de la direction de Marconi Canada, M.Carmen Lloyd, a reconnu que les résultats de l’exercice terminé le 31 mars avaient été mitigés.Les ventes ont augmenté par rapport à l’exercice précédent, passant de 251 millions à 258 millions.Par contre, le bénéfice net a baissé de neuf millions à cinq millions, en raison notamment de problèmes de logiciels dans le domaine de la télécopie.Les résultats du premier trimestre sont plus encourageants: les ventes ont passé de 55 millions à 60 millions, et le bénéfice net a également augmenté, passant de 3,3 millions à 3,7 millions.Ces résultats ont réjoui le président du comité de négociation de la section locale 2889 des Travailleurs canadiens de l’automobile (affilié à la FTQ), M.Melvin Marquis.Les 280 membres du personnel de bureau de Marconi Canada ont rejeté à 94 % les dernières offres patronales.Les négociations, qui portent sur des questions salariales et le régime de retraite des employés, re- prendront le 25 août prochain en présence d’un conciliateur.«Nous avons connu des mauvaises années chez Marconi, mais ça semble aller mieux, a déclaré M.Marquis.Nous espérons que ça va se refléter lundi dans nos négociations.» Résultats du deuxième trimestre La Baie essuie des pertes de plus de 73 millions (AFP) — Le premier constructeur automobile américain General Motors (GM) va rappeler 475 000 véhicules pour régler un problème de ceinture de sécurité, a indiqué hier une porte-parole de GM.Les véhicules concernés sont des modèles Chevrolet et GMC de voitures, camionnettes et quatre roues motrices construits entre 1994 et 1997.Le problème concerne une pièce de métal sur le côté du siège qui risque de sortir lors d’une collision et d’entraver le bon fonctionnement de la ceinture.Les véhicules concernés seront remis aux concessionnaires qui installeront un capuchon en plastique sur la pièce de métal.Les propriétaires des véhicules concernés seront avertis par courrier.PRESSE CANADIENNE Toronro — La Compagnie de la baie d’Hudson a enregistré une perte de 73,6 millions au cours du deuxième trimestre de cette année.Le grand patron de La Baie et Zellers, Bill Fields, n’entend pas rester les bras croisés et a déjà plein d’idées en tête pour convaincre les consommateurs de dégarnir les tablettes des magasins.Une perte anticipée de 148 millions due à des soldes qui seront faits sur de la marchandise invendue a rendu moins intéressante une hausse de 5 % des ventes durant ce trimestre qui s’est terminée le 31 juillet.Cette situation a donc contraint la plus importante chaîne de magasins à rayons au pays à afficher une perte de 73,6 millions, en comparaison d’un léger profit de 374 000 $ au cours de la même période l’an dernier.«Nous ne disons pas que la lecture des résultats du deuxième trimestre nous donne le goût d’aller danser ce soir, mais il s’agit d'un pas dans la bonne direction», a déclaré hier M.Fields, au cours d’une rencontre avec la presse.Réactions des investisseurs Les investisseurs ont réagi de ta même manière, donnant une poussée à l’action de I.a Baie, qui a grimpé de 70 cents pour atteindre 35,60 $, une hausse qui s’ajoutait à la hausse de 1,65$ de la veille.«Les bénéfices réalisés grâce aux ventes durant le trimestre sont les meilleurs en deux ans pour les deux chaînes (Im Baie et Zellers) », constate un analyste de la firme Deacon Capital, Bill Chisholm.Mais l’amélioration au chapitre des ventes a été plus faible pour La Baie que pour ses rivales, les chaînes Wal-Mart et Sears.La meilleure façon pour La Baie d’atteindre ses objectifs sera de mieux gérer ses inventaires.La compagnie veut augmenter ses ventes de 25 % au cours des deux prochaines années.Chez Zellers, on compte améliorer l’éclairage, rénover les cabines d’essayage, donner une meileure formation au personnel et accroître le nombre d’employés chargés de conseiller les clients.Zellers, qui exploite 296 magasins, compte également en ouvrir huit nouveaux cette année.Pendant ce temps, La Baie, qui compte 101 points de vente, poursuit la rénovation de 15 de ses magasins cette année.D U b I i C j t r e ci i tombée août tionak de Ne manquez pas notre cahier spécial lk Devoir o eu j avion publié le 6 septembre prochain! \ L E I) E V (MK, L E V E N I) R K I) I 2 2 A O LI T MM) 7 \ 7 ?ECONOMIE* Statistiques du deuxième trimestre Les bénéfices d’exploitation atteignent un sommet Les profits après impôts ont en revanche chuté de 11% Les étrangers ont investi 771 M $ dans des actions canadiennes en juin PRESSE CANADIENNE EN BREF Entente entre Cancom et AT&T (Le Devoir) — Cancom et AT&T Canada Services ont conclu hier une entente prévoyant le transfert de la clientèle du service à relais de trame de Cancom au télécommunicateur canadien.Cette vente, fait valoir Cancom, permet aux services de données de Cancom de se concentrer sur les technologies liées au satellite, tout en pour-suivant l’expansion et le développement de son expertise daps le domaine de la gestion de réseaux.A la suite de cette transaction, Cancom enregistrera un gain modeste au quatrième trimestre.De son côté, AT&T Canada Services interurbains utilisera cette entente pour renforcer sa ixisition sur le marché canadien du relais de trame, et pour offrir aux anciens clients de Cancom une gamme de services élargie.La Caisse de dépôt investit dans Idex (Le Devoir) — Capital CDPQ investit 6(X) (XX) $ dans Idex, une entreprise montréalaise qui conçoit et commercialise des logiciels socialisés dans la gestion de la santé et de la maladie et réalise des études micro-économiques pour le secteur de la santé.Cet investissement se situe dans le cadre d’un financement totalisant 2,1 millions de dollars sur deux ans.Le principal logiciel d’Idex, le IDEX-HDM, a été élaboré avec la collaboration de la compagnie pharmaceutique Glaxo-Wellcome.Idex a conclu un contrat a long terme de licence du logiciel et de la fourniture de services.173 emplois saisonniers perdus à Grand-Mère (Le Devoir) — Le Groupe Composite Récréatif de Camoplast a annoncé hier la fermeture de l’unité de production de Grand-Mère et a indiqué par le fait même que les 173 travailleurs saisonniers de l’usine ne seraient pas rappelés cet automne.L’incursion de Camoplast à Grand-Mère est terminée pour cette entreprise des Cantons de l’Est «Im situation actuelle du marché et les perspectives à moyen et à long termes sont différentes de celles qui prévalaient lors de notre arrivée à Grand-Mère, et ceci nous a amenés à conclure qu’il était préférable de restructurer les activités de production et de fermer l’usine de Grand-Mère», a souligné la direction hier par voie de communiqué.PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les bénéfices d’exploitation des sociétés ont atteint un sommet au deuxième trimestre de 1997, les secteurs des banques et des compagnies de services informatiques ayant fait les gains les plus substantiels.Les bénéfices d’exploitation totalisaient 26,5 milliards au cours du trimestre d’avril à juin, soit une hausse de 0,5 % par rapport au premier trimestre, rapportait hier Statistique Canada.Ces chiffres n’incluent pas les déductions de dépenses en ce qui a trait à l’impôt sur le revenu, à l’intérêt sur les emprunts et à la radiation d’actifs.Le bénéfice après impôts, qui inclut AGENCE FRANCE-PRESSE Stockholm — La Suède maintient son refus au passage à l’euro dès 1999, mais le premier ministre Goe-ran Persson plaide pour un «maximum de liberté d’action» qui laisse la voie ouverte en vue d’une adhésion future de son pays à l’Union économique et monétaire (UEM).Craignant une offensive des eurosceptiques, le chef du gouvernement social-démocrate minoritaire suédois a préconisé mercredi l’adoption d’une ligne politique ouverte sur l’UEM lors du prochain congrès du Parti social-démocrate qui se tiendra du 8 au 12 septembre à Sundsvall (centre).«Je veux obtenir du congrès un mandat me donnant un maximum de liberté d’action sur l’UEM», a déclaré M.Persson, mercredi, devant la presse à Hudiksvall (centre).Ces remarques ont lancé des rumeurs sur le marché des changes européen selon lesquelles M.Persson n’excluait plus une participation de la Suède à l’UEM dès son lancement le 1" janvier 1999.La couronne suédoise, sous-évaluée selon les analystes, s’est renforcée par rapport aux mon- ces ajustements, a en revanche chuté de 11 % par rapport au premier trimestre, pour se chiffrer à 11,3 milliards.Au quatrième trimestre de 1996, le bénéfice après impôts avait atteint le niveau record de 13,6 milliards, signalait l’agence fédérale.Les bénéfices d’exploitation des banques à charte au deuxième trimestre sont passés de 3,5 milliards au premier trimestre, à 3,9 milliards, pour une moyenne de 3 milliards par trimestre en 1996.Quant aux bénéfices d’exploitation des firmes d’ordinateurs et de matériel électronique au deuxième trimestre, ils ont été portés à un sommet de 1,1 milliard, contre 700 millions au cours de chacun des trimestres précédents.Du côté des biens de consomma- naies européennes, baissant toutefois légèrement par rapport au dollar.«Il n’y a pas de changement de position de M.Persson», a déclaré hier son porte-parole, Ingrid Iremark, à l’AFP.M.Persson demande à ce que le congrès «soutienne les décisions prises début juin par la direction du parti», a-t-elle dit.Les dirigeants du parti au pouvoir avaient refusé le passage à la monnaie unique dès 1999, tout en laissant la porte ouverte à la «deuxième vague» des pays devant être admis dans l’Union.Le Parlement suédois doit entériner formellement cette décision en automne.Le parti-social démocrate est divisé sur l’euro.M.Persson craint qu’au congrès de Sundsvall les eurosceptiques et les adversaires de la monnaie unique posent des conditions plus dures à une future adhésion de la Suède à l’UEM.Il souhaite, grâce à une «ligne ouverte», garder les mains libres après les élections législatives de septembre 1998, soulignait hier le quotidien conservateur Svens-ka Dagbladet.«Il pourrait advenir qu’au cours du prochain mandat parlementaire la si- tion et des services, les bénéfices d’exploitation ont boqdi de 34,4 % au deuxième trimestre.A 1,1 milliard, il s’agit des profits les plus élevés depuis la récession de 1990-92.Dans la branche des véhicules, pièces et accessoires automobiles, les bénéfices d’exploitation ont reculé à 2 milliards, juste au-dessous du sommet de 2,2 milliards atteint au précédent trimestre.Les producteurs de pétrole et de gaz naturel ont vu leurs bénéfices d’exploitation glisser de 27,8 % pour se chiffrer à 3 milliards.Quant à l’industrie du bois et du papier, ses bénéfices d'exploitation ont atteint 900 millions, contre 700 millions à chacun des deux trimestres précédents.tuation exige que nous essayions d'entrer dans l'UEM», a expliqué M.Persson mercredi.«Nous avons atteint une telle position économique que nous pouvons nous permettre de rester en dehors de l’UEM ou y adhérer», a-t-il ajouté.Le premier ministre a souligné que si, par exemple, le nouveau gouvernement travailliste en Grande-Bretagne décidait de rejoindre l’UEM, suivi par le Danemark, deux partenaires économiques importants de la Suède, «ce serait une bonne raison de réexaminer la question» du passage à l’euro.A la recherche d’un consensus, le chef du gouvernement suédois est effrayé à l’idée d’un large débat public sur l’euro qui tournerait à la «bataille» et diviserait la nation.«Notre pays a besoin de quelques années de calme politique après les dernières années économiques tumultueuses», avait-il dit, le 3 août, lors de son discours d’été, à Harpsund.Mais c’est précisément ce refus de M.Persson de s’engager dès maintenant pour l’euro, comme l’a fait son homologue finlandais Paavo Lippo-nen, que critique le chef du Parti conservateur (opposition, pro-euro-péen) Cari Bildt.Ottawa — En juin, les étrangers ont investi 771 millions dans des actions canadiennes, leur plus important investissement net depuis juin 1996, indiquait hier un relevé de Statistique Canada.Par contre, sur les six premiers mois de 1997, les investisseurs étrangers ont fait une vente nette d’actions canadiennes de 76 millions alors qu’ils en avaient acheté pour 6,13 milliards durant la même période en 1996.Au total des valeurs mobilières canadiennes (incluant obligations et autres effets du marché), les investissements étrangers ont totalisé 5,5 milliards, entre le 1” janvier et fin juin, en baisse sur les 11,9 milliards comptabilisés un an plus tôt.En juin, les étrangers ont acheté 880 millions en obligations canadiennes, portant à 6,5 milliards le total encouru en 1997, comparé à 6,8 milliards durant la même période en 1996, indique l’agence nationale.Pour juin, leurs achats nets de valeurs mobilières canadiennes ont atteint 614 millions, comparé à des ventes nettes de 2,6 milliards en m 5s t-SKnr if&S ’ s Des août La Suède maintient son «non mou» à l’euro en 1999 COUP D’ŒIL BOURSIER Aucune correction MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Ly industriel américain et le TSE 300 se déplacent sur une ' corniche qui s’effrite.Tous les secteurs ont quand même conservé leur ixisitions respectives.Aucun n’est retourné narguer son point de support (S).Plusieurs titres comme Dylex, Stelco et Trilon Financial continuent à la hausse sans avoir souffert de la correction.Le secteur minier affiche encore des titres en difficulté comme Queensta-ke Ressources dont le graphique montre la percée d’une nouvelle galerie dans laquelle s’engouffre présentement la valeur du titre.Plus loin, à Vancouver, il y a toujours des titres en |x>ussée haussière malgré la faiblesse des métaux.Lone Star en est un, montrant un grand classique de revirement haussier à son troisième signal de décollage à partir d’un support et appuyé par de forts volumes.Mais attention, dans ce genre de titre, il faut prendre des profits aussi tôt que possible juste au cas où.Si tous ces titres montrant des revirements haussiers se comportaient comme Ultra Petroleum dont chacun des signaux haussiers se sont rapidement transformés en profits, tout irait bien.Malheureusement certains titres retournent à la baisse et d’autres ne vont pas aussi loin à la hausse.Il faut acheter lors d’un décollage à partir d'un support et avec un fort volume.On prend un profit quand ça vaut la peine et on garde le reste pour voir jusqu’où il va aller.Remarquez que le signal numéro 4 n’a pas continué mais le volume n’y était pas.Avec un mouvement de 3(X) % en quatre mois, Net Nanny Software donnait des points d’achat de mai à la mi-juin et des possibilités d’encaisser partiellement de mi-juin à fin juillet Dans le mouvement actuel, on vendrait le reste.Seul un achat en juin et une première prise de profits en juillet pouvaient nous sauver dans les cas aussi fracassants que Ebony Gold.Surveillez la sortie de Datawave Systems pour un prolongement haussier ou une rechute comme cela arrive.Il suffit de comprendre.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 225 Jours A if - 8000.00 >500.00 - 7000.00 - 6500.00 21 Aoû 7893 95 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 225 Jours J, U0: /V w A - 6500.00 - 6000.00 O | Nov) Dôcj Jan | Fôv| Mar) Avr | Mai | Jun Jui AoC 21 Aoù 6732.97 Dylex Ltd (DLX TSE) 225 Jours Stelco Inc Ser A (STE.A TSE) 225 Jours 12.50 10.00 21 Aoû Trilon Financial Cp Cl A (TFC.A TSE) 225 Jours 10.00 Queenstake Resources Ltd (QTR TSE) 225 Jours N.2.00 21 Aoù Lone Star Exploration NL (LSE VSE) Nov Déc Jan Fév Mar Avr 225 Jours jLj Ultra Petroleum Cp (UP VSE) 225 Jours \ » x 7.50 5.00 2.50 Net Nanny Software Inti (NNS VSE) Ebony Gold & Gas Inc (EGG VSE) 225 Jours 21 Aoù 0.58 Datawave Systems Inc (DTV VSE) 225 Jours Vu, s.Nov Déc Jan Fév Mai Avr Mai Jun Jui 21 Aoû 0.75 0.50 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mercredi le 10 Septembre 1997 à 19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 http://www.decisionplus.com Volume (000) Ferme Var.Var.(S) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 13627 3355.00 -44.29 -1.3 XCB:Bancaire 4643 5308.49 -106.44 -2.0 XCO:Hydrocarbures 8261 2740.70 +5.11 0.2 XCM:Mines et métaux 3981 3031.93 -11.03 -0.4 XCF:Produits forestiers 980 3017.09 -7.37 -0.2 XCI:Bien d'Équipement 7099 3586.32 -49.72 -1.4 XCU:Services publics 2972 3110.35 -15.38 -0.5 BOURSE DE TORONTO TSE 35 19948 354.46 -4.50 -1.3 TSE 100 36985 403.89 -3.09 -0.8 TSE 200 36516 425.35 +0.28 0.1 TSE 300 73501 6732.97 -40.16 -0.6 Institutions financières 5862 7138.60 -118.91 -1.6 Mines et métaux 4600 5146.50 -48.40 -0.9 Pétrolières 26825 7225.38 +22.32 0.3 Industrielles 14012 4856.26 -34.20 -0.7 Aurifères 4385 8423.31 +40.68 0.5 Pâtes et papiers 2732 5269.74 -11.19 -0.2 Consommation 1675 10136.45 +54.47 0.5 Immobilières 528 2560.39 -3.85 -0.2 Transport 5459 8387.43 -4.52 -0.1 Pipelines 595 5552.10 -22.64 -0.4 Services publics 2712 5497.13 -78.89 -1.4 Communications 1195 11955.15 -99.92 -0.8 Ventes au détail 1961 5932.76 +7.82 0.1 Sociétés de gestion 954 9274.08 -71.63 -0.8 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 18962 836.86 +0.39 0.0 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 46723 7893.95 -127.28 -1.6 20 Transports 4605 2932.48 +0.17 0.0 15 Services publics 9281 229.41 -3.15 -1.4 65 Dow Jones Composé 60610 2456.97 -27.19 -1.1 Composite NYSE * 479.76 -5.94 -1.2 Indice AMEX * 0.00 - S&P 500 * 939.35 +13.34 1.4 NASDAQ * 1607.36 -21.34 -1.3 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var; Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (%)i STAMPEDER EXPLO 10097 7.65 7.10 7.50 +0.40 5.6 BOMBARDIER INC B 5293 28.20 27.25 27.95 -0.05 -0.2 GULF CDA RES LTD 4991 11.40 10.45 11.10 +0.60 5.7 DYLEX LTD 4200 8.65 8.00 8.40 +0.40 5.0 NEWPORT PETR CP 2100 7.05 6.60 7.05 +0.45 6.8 STELCO INC A 1794 13.15 12.90 13.10 +0.15 1.2 ANDERSON EXPLO 1644 17.70 17.30 17.45 -0.10 -0.6 SHERRITT INTL CP 1602 8.00 7.80 7.85 +0.05 0.6 REPAPENTRINC 1564 0.26 0.25 0.26 +0.01 4.0 AIR CANADA A 1547 10.35 10.25 10.30 * LES PLUS ACTIFS DE MONTREAL Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (%) LAIDLAW IR 1976 12.00 11.75 11.75 -0.05 -04 LAIDLAW INC 1712 20.90 20.70 20.70 -0.15 -0.7 STAMPEDER EXPLO 1345 7.60 7.10 7.55 +0.45 6.3 DYLEX LTD 1008 8.55 8.10 8.30 +0.35 4.4 REPAP ENTR INC 836 0.26 0.25 0.26 +0.02 8.3 MIDLAND WALWYN 770 18.00 17.15 17.70 +0.50 2.9 JAG LES MINES 713 0.90 0.35 0.36 -0.54 -60.0 GULF CDA RES LTD 621 11.40 10.45 11.15 +0.70 6.7 STELCO INC A 397 13.15 12.90 13.05 +0.15 1.2 GENTRA INC 302 3.04 2.81 3.02 +0.01 0.3 A 8 I.V.I) K V Oil!.I.K V K N I) It E I) I 2 2 A 0 II T I !» !l EDITORIAL Un intellectuel dans la cité Lise B is so nn et t e Spontanément, à l’annonce du décès de Léon Dion, nous avons tous évoqué «le» dossier auquel le nom du politologue a été brillamment attaché, celui de la réforme du fédéralisme canadien et du statut politique du Québec.Mais M.Dion aura fait bien plus que de dire et analyser sans relâche le dilemme québécois.L’intellectuel présent à la cité, c’était lui.Ils sont de tous les âges, ceux auxquels le professeur aura enseigné ce devoir premier, et dont ce sera le meilleur souvenir.1 A toutes les étapes de sa longue carrière à l’Université Laval, M.Dion aura combattu l’isolement de la tour d’ivoire.Dès la fin de ses études doctorales, au milieu des années cinquante, quand la place publique méprisait ouvertement les travaux intellectuels ou tentait de les écraser, il refuse l’attente frileuse où se réfugiait une bonne partie du milieu académique, il sent et prépare la Révolution tranquille, ouvre des fenêtres, comme le rappelaient cette semaine ses anciens étudiants.Il accompagne ensuite les transformations du Québec, bien au delà de la seule question nationale.Il décortique la réforme de l’éducation, les nouvelles idéologies, les voies du libéralisme qui fait irruption au cœur d’une société traditionnelle.Il fraie avec les groupes d’action, syndicats, mouvement coopératif.Il est ainsi l’un des rares universitaires à oser entrer de plain-pied dans l’actualité, à refuser de la laisser aux seuls politiques et technocrates qui prennent alors le pouvoir dans une capitale exaltée par le changement.Puis, de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme jusqu’aux plus récentes péripéties constitutionnelles ou référendaires, il occupe sans s’excuser, souvent malgré la dérision et le cynisme, la place que le débat politique devrait toujours réserver à l’esprit.Cet espace, conquis obstinément au fil des ans, est aujourd’hui menacé par la mutation même du milieu universitaire, obsédé de savoir pointu, oublieux du devoir de synthèse, souvent hostile au penseur qui descend dans l’arène.Mais si on se demandait quelle recherche et quel enseignement, au Québec, auront le mieux éclairé la question de politique publique la plus importante des trente dernières années, la somme des interventions et travaux de M.Dion serait inégalable.Elle a compté.Le privilège de l’université, il l’a rendu au centuple en étant pleinement citoyen.Que le célèbre professeur, qui avouait l’inquiétude et le doute indispensables à son métier, ne soit jamais arrivé à un OUI ou à un NON ferme, qu’il ait été désespéré du fédéralisme canadien sans jamais s’amener à y renoncer, qu’il ait parfaitement compris et parfois nourri la logique souverainiste sans jamais s’amener à y adhérer, n’a aucune importance.Son rôle était d’éclairer, et il l’a fait.Avec une cohérence remarquable, malgré les hésitations qu’il confiait tout haut et qui avaient tendance, certes, à exaspérer la galerie.Derrière la proposition de «dualité» et «égalité» formulée par la Commission Laurendeau-Dunton, puis le «fédéralisme asymétrique» de la Commission Pepin-Robarts une décennie plus tard, puis la vraie «société distincte», celle du lac Meech une autre décennie plus tard, on trouve toujours l’influence directe de Léon Dion qui rédige ici, conseille là, témoigne là encore, et toujours enseigne.Et qui ne voit de solution que dans l’expression politique Léon Dion a occupé pleinement la place que le débat public devrait réserver à l’esprit.d’un pacte renouvelé, de forme confédérale, entre «deux peuples» ou «deux nations».Sauf les doctrinaires des deux bords, tous savent que c’eût été l’accommodement idéal, ce concept auquel M.Dion n’a cessé de donner une armature.Les événements ont été moins intelligents, l’impasse de plus en plus certaine.Mais cette idée a duré autant que son contraire, qui domine aujourd’hui les institutions canadiennes, et elle restera une référence majeure, pour tous ceux qui continuent honnêtement à chercher.Rares sont les figures de ce genre, grands analystes et personnages à l’image austère, qui suscitent un véritable attachement hors d’un cercle restreint.C’était pourtant le cas de M.Dion.Chez les journalistes qui s’amusaient de ses atermoiements mais n’avaient de cesse de l’interroger, chez les politiciens qui abusaient de sa patience comme de sa ligne téléphonique, chez les étudiants et les collègues qu’il n’a jamais délaissés malgré ses pérégrinations dans le monde extra-universitaire, il était aimé, tout simplement.On trouvera une clé de ce phénomène au début du grand ouvrage qui devait compter cinq volumes et qui restera hélas inachevé, son Québec 1945-2000, dont le premier tome, À la recherche du Québec, est paru en 1987 aux Presses de l’Université Laval.L’analyste, qui se penche alors sur l’inépuisable et si difficile notion d’identité d’un peuple, laisse place à l’émotion, ne craint pas d’affirmer son amour pour la terre Québec.Il rappelle qu’en 1955, au début de ce qui devait être une relation durable avec Le Devoir, notre ancien rédacteur en chef, André Laurendeau, lui avait écrit que «s’intéresser au Québec, c’est apprendre à l’aimer».Exaspéré par le climat intellectuel et culturel d’ici, ébloui de ses voyages dans la vivace Europe d’après-guerre, le jeune Léon Dion suivit ce conseil.C’est pourquoi ses propres conseils, quand ce fut son tour d’en dispenser, n’ont jamais été dépourvus de passion.Son intelligence était incarnée, informée par un instinct qui n’est pas ennemi de la raison.I.a tête et le cœur, ce couple si souvent banni des lieux de haute analyse, étaient chez lui amis, cela se devinait en toute conversation.Ainsi comprenait-il le Québec par toutes les voies, dont celles d’un imaginaire dont les arcanes lui étaient aussi familiers que ceux de la Constitution.Voilà pourquoi il est juste de rappeler ici le poème qu’il avait inscrit en exergue de l’œuvre dont il voulait faire la synthèse d’une vie de réflexion, un texte que lui avait dédié pour l’occasion un autre récent disparu, Gaston Miron: «J’en sais trop dans mon âge pour ne pas dire ce qui vient Les origines sont menacées par ce qui foudroie l’avenir Nous entrons dans l’écriture de la dernière trace Je garde les yeux ouverts sur ce qui fut notre mémoire.» La Fête de la honte Je n’ai jamais bien compris l’existence même d’une Fête gourmande; chaque fois que j’y pense ou que je vois une publicité ou un article de journal qui en parle, j’ai le mal de cœur.D’abord, c’est cette façon dont on nous présente la nourriture dans son ensemble dans notre société qui m’énerve: on a l’impression qu’il faut toujours se bourrer la face pour être heureux et connaître le bonheur suprême.Bien entendu, pas de conscience sociale dans cette foire gargantuesque, pas question de mentionner que l’on consomme déjà trop, que l’on surconsomme de la viande, que l’on gaspille.alors que d’autres sur la planète meurent de faim, ce n’est pas grave, nous on a tout, on se goinfre à qui mieux mieux, et tant pis pour ceux qui ne sont pas nés du bon bord comme le chante Luc de Laro-chellière.Ensuite, pas un mot non plus sur les milliers d’animaux que l’on tue pour subvenir à nos besoins de consommateurs gloutons: pas besoin de savoir que certaines espèces consommées dans cette fête vorace sont des espèces protégées car menacées de disparaître: pas besoin de savoir que les animaux d’élevage (y compris «le gibier» d’élevage) subissent des conditions épouvantables; pas besoin de savoir que toutes les terres utilisées pour nourrir ces animaux pourraient servir à nourrir des humains; pas besoin non plus de savoir qu’en plus de se «remplir la bedaine» de mets exotiques ou de gibiers, on mange des millions d’animaux «locaux» (vaches, cochons, veaux, poulets) et que bientôt, en plus, on partira en forêt tuer des milliers d’animaux «sauvages».On ne devrait pas appeler cela Fête gourmande mais plutôt la Fête de la LETTRES -4- honte; en effet, c’est une honte d’avoir autant de mépris à l’endroit d’autres êtres vivants (de l’environnement aussi.) et de nos frères et sœurs qui souffrent de faim (même ici dans notre «si beau pays»)! Richard Chartier Lachenaie, 27 juin 1997 Témoignages émouvants J’ai été émue par les témoignages de Gaston Lepage et de Patrice L’Ecuyer lors de leur rencontre avec la presse, le 12 août dernier, pour faire le point sur l’accident tragique qui a coûté la vie à Marie-Soleil Tougas et Jean-Claude Lauzon.Ce qui m’a le plus touchée, c’est leur remerciement, lors de la confirmation visuelle des deux corps calcinés, adressé à ceux qui avaient répondu à leur appel à l’aide.Un grand merci pour leur grande douceur et tout l’amour qui transparaît en eux, et qu’ils ont su nous communiquer.Danielle Dwyer Étudiante, Université Saint-Paul Aylmer, 13 août 1997 Pourquoi être souverain ?J’ai une seule et bonne raison pour être souverain: se débarrasser de la royauté une fois pour toutes! On peut penser que le Canada est un pays démocratique, qu’il possède tous les apanages de la liberté, qu’il est le paradis sur terre du citoyen.Cependant, le symbole de notre servitude me reste plaqué au fond du cœur et les loyalistes ne sont certainement pas prêts à en cautériser la plaie.Symbole que tout ça! Oui! .Symbole gravé sur pièce de monnaie, miroir de notre histoire économique et médium matérialiste de notre inconscience collective.Certes, le symbole de la royauté n’est qu’une représentation, mais il demeure un anachronisme et il faut s’outrager qu’il survive encore en Amérique.François Pilote Montréal, 31 juillet 1997 Les avantages de la «peine» Acculée au découragement et à l’impuissance par la pauvreté, je songe parfois que, dans ma condition, le geste le plus profitable que je puisse encore faire est de commettre un vol.Non pas pour calmer ma faim mais simplement pour bénéficier des nombreux avantages liés à la peine habituellement infligée aux auteurs d’un tel délit, la détention.Logée, nourrie, divertie.Formée professionnellement.Soignée, physiquement et psychologiquement.Le tout aux frais de l’État.Finis les ulcères et les migraines, les nuits blanches passées à me demander comment joindre les deux bouts.Finie la nourriture «passé date» des banques alimentaires.Accéder à l’emprisonnement: mon rêve! Un détenu coûte,en moyenne 55 000 $ par année à l’Etat.Un prestataire de l’Aide sociale, moins de 6tKX)$.pour passer le cap des 7000 $ il faut avoir la chance d’être malade ou, mieux, être handicapé.Sincèrement, je ne crois pas que nos centres carcéraux soient des Club Med, et je ne m’oppose en rien à tout ce qui peut contribuer à réhabiliter une personne délinquante, bien au contraire.Mais qu’avons-nous fait, moi et les autres, pour mériter si peu à survivre aussi sagement, aussi silencieusement?Nicole Croteau Montréal, 28 juillet 1997 m tic** /VtAi* Qui&r-ce 4u • A TMûT .ÇA Vf A mmm ttSSÉ rt t K ', * - raj ________ ALoRS LA LES AAfCi, ON St gt&oPHo/vt, ON St FAiT un ôuBulETon Et on £m RCCauïE * » £V ?.des risques de la déréglementation en environnement (2) qui devient moins concurrentiel; la détérioration du milieu la déréglementation aurait d’autres conséquences négatives si elle ne correspondait qu’à un désengagement de l’État de ses responsabilités vis-à-vis de la protection de l’environnement.Ainsi, un allégement des réglementations pourrait entraîner la multiplication de «vocations spontanées» d’entrepreneurs s’improvisant spécialistes en environnement, aux dépens des professionnels de l’IQE.Dans le domaine de l’enfouissement des déchets, le manque de réglementation et la multiplication des entrepreneurs produisent déjà des effets pervers tels que la pression à la baisse des tarifs aux dépens de l’utilisation de la meilleure technologie; le ralentissement du recyclage naturel qui fera sans doute les frais de cette absence de standards élevés.Si la déréglementation en cours déstabilisait les fondements de l’industrie de l’environnement, il serait alors pour le moins contrariant que des mesures prises dans le cadre du sommet sur l’emploi contribuent en fin de compte à des licenciements dans ce secteur.Il n’y a par contre aucune garantie que le niveau d’emploi de la grande industrie bénéficierait de ces mesures.Mémoire sur la déréglementation présenté par La Grappe de développement des industries de l’environnement, juin 1997.Prague, la ville vieille-nouvelle ka, morte à Auschwitz et où l’écrivain s’isolait pour écrire.J’ai du mal à le croire en entrant dans une pièce étouffante et je résiste constamment à la tentation de réinterpréter le Procès ou le Château par rapport à la ville où ils furent rédigés.Il serait abusif, me disr je, de chercher, dans l’œuvre de Kafka, des correspondances entre ses écrits et la réalité physique de sa ville.Qu’il ait écrit en allemand ne semble pas terriblement en décalage avec cette ancienne capitale des Habsbourg où l’influence germanique est visible, et d’abord dans la cuisine où bière et saucisses sont omniprésentes.Nombreux sont les édifices qui rappellent Munich et la Bavière mais encore davantage l’Italie, car Prague est cela aussi: une ville du midi en plein nord.Une immense statue de Jan Hus rappelle que c’est ici que cet homme de religion prêcha les réformes avant Luther et Calvin, qui fut brûlé vif et est devenu une figure héroïque pour tous ceux qui ne courbaient pas l’échine face au dogmatisme communiste.Le soir, en me promenant sur la place Venceslas qui, en fait, est la grande avenue de Prague, je revois les images des étudiants qui s’opposaient, en ce lieu, les mains nues, aux chars soviétiques et à la «normalisation».Prague célèbre son passé en l’intégrant au présent comme si ses habitants revivaient l’histoire en y ajoutant de nouvelles pages.Je tente de faire abstraction des touristes qui vont d’un magasin de cristal à un étal de marionnettes pour s’attabler devant l’horloge qui, toutes les heures, fait sortir comme d’une boîte magique ses personnages alors qu’un squelette, faisant tinter sa cloche, nous rappelle que le temps passe inexorablement Je parcours à nouveau ces rues et les couleurs joyeuses de la journée se transforment en ombres rieuses.Et voici qu’enfin je comprends l’engouement de mon amie et collègue Eva Legrand pour le kitsch qu'elle enseigne et auquel elle a consacré, à l’Université du Québec à Montréal, un colloque et une exposition.Ici, le kitsch, ce mélange inattendu, surprenant, apparaît aussi comme une variante, une figure de beauté: une forme d’art.Je quitte Prague avec le sentiment que, désormais, je ne relirai plus Kafka et n’écouterai plus Mozart de la même façon.1 y a quelques années, avant la «révolution de velours» et la chute du mur de Berlin, je me trouvais chez Milan Kundera, dans son petit appartement de Montparnasse.De sa fenêtre, on dominait un coin de Paris.«Quelle belle vue!», m’exclamai-je.Oh, répondit-il d’un ton de tristesse et de nostalgie, «que diriez-vous alors si c’était Prague!».Avant de m’y rendre, j’avais l’impression de connaître cette ville grâce surtout aux romans de Milan Kundera et de Jeseph Skvorecky.Installé à Toronto depuis 1968, ce dernier avait transporté son pays dans ses bagages: il fonda une maison d’édition tchèque et pendant les longues années d’obscurité, il publia, dans leur langue, ses amis Kundera, Pelikan, Vaslav Havel.Me voici en- ?fin dans cette ville dont il m’a si souvent parlé, tel un lieu mythique.Tout en rendant hommage à ces romanciers qui l’ont si bien évoquée dans leurs écrits, je dois dire que la réalité dépasse la fiction.\j& première impression est celle d’un éblouissement.Dans le quartier historique, la diversité des façades mauves, jaunes, ocre et bleues nous happe.Én dépit des voisinages singuliers, inusités de styles et d’architectures, il se dégage un sentiment de grande harmonie.Je m’arrête devant la maison de ville rénovée, puis je passe devant des églises gothiques, baroques, rococos ainsi que des théâtres, des magasins.jusqu’au fleuve, la Vltava (la Moldau) et ses enfilades de ponts.Je traverse le pont Charles, le plus connu, le plus fréquenté, admirant îes statues qui le bordent des deux côtés, tel un récit historique.Les touristes du monde entier s’y agglomèrent.Encombré certes, comme toute cette partie de la ville, mais quel joyau d’une civilisation semi interdite pendant un demi-siècle de communisme.Le lendemain matin, je devance un peu la foule et le saisissement cède la place à l’enchantement.J’ai l’impression d’être entouré de décors d’un immense théâtre où se déploient l’histoire, l’art et une beauté qui ne cache pas ses mystères.J’ai alors le senti- ment de comprendre l’Amérique de Kafka, où il décrit le Grand théâtre de Pennsylvanie $ans avoir jamais mis les pieds aux États-Unis.Ici, on n’a même pas besoin de rêver le théâtre.On le voit, il nous entoure, nous submerge et il est bien vivant.Le.soir, je me rends au Théâtre des États comme si, inconsciemment, j’avais besoin de confirmer cette présence.On y doijne Les Noces de Figaro de Mozart.A l’intérieur de cette salle qui ressemble à un immense bijou de porcelaine, mon émotion est à son comble quand j’apprends que c’est là que fut créé Don Giovanni sous la baguette de Mozart en personne.Je comprends pourquoi celui-ci avait tant d’affection pour cette ville.Mat m Sous les apparences d’une Kattan légèreté qui traverse le ?corps pour atteindre l’âme, on y découvre la gravité, sinon le tragique.Prague est aussi une ville grave où, sous des dehors d’humour sinon de comique, Kafka a su déceler les enjeux tragiques de notre monde.Je pars sur ses traces.Alors que les autorités totalitaires d’hier avaient du mal à le tolérer, aujourd’hui on le reconnaît comme le produit et on,le célèbre comme le fils de sa ville.A un croisement de rues, un buste indique son lieu de naissance.Plus loin, une plaque mentionne un édifice où son père avait son bureau.Cependant, pour aller à sa rencontre, il faut se rendre au quartier juif qui se trouve au cœur de la ville.Un cimetière, parmi les plus vieux cimetières juifs d’Europe, et des synagogues.L’une d’elles porte le nom paradoxal de vieille-nouvelle, (appellation qui conviendrait parfaitement à Prague) et date du XIII' siècle.Trois autres furent construites au XVI': le quartier est un haut lieu historique et pas seulement pour les Juifs.Traces d’une é|X)que et vestiges d’une communauté disparue, engloutie dans les camps dont celui de Terezin, à proximité de la ville.Un peu plus loin, derrière la basilique gothique, dans une rue aux maisons basses, aux pièces étroites où vivaient des artisans, une maison est désignée comme celle de la sœur de Kaf- LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B 0 ü R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCOTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TII0UIN Directenr de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N, ROLAND YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 205 0, rue de B1 enry, D'étage, Montréal (Qnébec) H3A 3MD.Té 1.: (514) 085-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K I) E V 0 I It , I.E V K N I) It E I) I 2 2 A 0 Û T I II !) 7 A 9 IDEES Une solution à la menace partitionniste Un Québec souverain généreux ne verra jamais fleurir le partitionnisme s'il offre la possibilité de demeurer canadien le temps qu'il faudra DENIS GADMONI) Observateur politique, professeur chargé de cours à l'ÉNAPet responsable de service à l'UQAM vec la «rentrée» de fin d'été se bousculent aux portillons des esprits alertes, moult projets à mettre en plan, d'autres à poursuivre et enfin, de nouveaux à concevoir.Je voudrais, pour ma part, participer à cette fébrilité de la «rentrée» en y allant d'une proposition susceptible de contrer, démocratiquement et dans la transparence, la stratégie «partitionniste».Il faut donner à cette manoeuvre dangereuse mais réelle, une réponse politique adéquate.Nier ce problème en le considérant à faible probabilité n'est plus possible et laisse croire à un manque de maturité politique frôlant l'irresponsabilité sociale d'un clan comme de l'autre.C'est pourquoi, bien modestement, je propose une approche responsable et efficace qui ne pourrait, en aucune façon, être associé j de près ou de loin à une astuce, à une stratégie ou à une tactique de trompe l'œil.Je propose que le gouvernement d'un Québec souverain, membre de la communauté des nations indépendantes du monde, accorde à tout Québécois qui le désire, en plus de sa citoyenneté québécoise, la possibilité de demeurer canadien tout au long de sa vie ou pour une période prédéterminée possiblement négociée avec le Canada anglais.Ceci inclut la possibilité de se dire citoyen canadien, d'élire un certain nombre de députés fédéraux là où le nombre le justifie, de posséder un passeport canadien, de voyager librement au Canada, de profiter des divers services offerts par le fédéral, de payer une partie de ses impôts au Canada, etc.De toute façon, il y aura pour i une période indéterminée, prolongation de l'application des j lois canadiennes en sol québécois, le temps de vivre sans vide juridique la période de transition nécessaire.Un Québec qui prétend à la souveraineté, contrairement aux comportements dominateurs, insensibles et arrogants du Canada anglais envers sa francophonie, se doit de faire preuve de générosité et | de flexibilité.Québec ne doit pas offrir au Canada anglais une politique de réciprocité.Qu'il offre une pratique de générosité.À la tactique fédérale de bras de fer, offrir celle du bras séculier.Au message canadien d'égalité des provinces, imposer son discours d'égalité des peuples.Au plan «B», opposer son plan «C».«C» pour confiance en lui et dès lors, préciser ses propres conditions.En tout premier lieu, la demande devra se faire individuellement, par un adulte et jamais au nom d'un groupe social.Cela évitera d'y inclure automatiquement des individus qui autrement pourraient se voir canadiens sans le vouloir.Il faut également éviter toute identification ou regroupement sur une base ethnique ou raciale.Ce citoyen devra respecter les lois québécoises de la même façon qu'il le fait actuellement dans un Québec canadien.En contre-partie, il jouira de l'ensemble des divers services offerts par son nouveau pays et de toute la protection qui lui procurera la constitution québécoise.En cas de conflit légaux entre les deux, la constitution québécoise prédominera.Il y aura place cependant pour des exceptions consenties et un tribunal d'appel sera possible.Toute entreprise, industrie ou compagnie est exclue de ce projet qui ne concerne que le citoyen comme réalité humaine.Le Québec demeure souverain sur l'ensemble de son territoire et cette ouverture ne doit en aucune façon laisser croire à une non-reconnaissance de cette souveraineté démocratiquement acquise par le peuple québécois.Un Québec souverain, confiant et généreux, attentif aux préoccupations réelles des «partition-nistes» raisonnables, fera cette offre à ces citoyens.Il mettra en place les outils, les ressources et les moyens requis pour qu'elle se réalise.Il imposera ce projet à l'agenda des discussions avec le Canada.Toutefois, sa réalisation pourra ne pas être liée aux résultats des négociations sur le partenariat avec le Canada.Pour sa part, le Canada anglais, joueur réellement déterminant dans ce projet, acceptera cette solution par fidélité envers ces Canadiens québécois du «libre choix» et investira tout son savoir-faire pour une réalisation simple et efficace de cette solution politique moderne peu menaçante pour lui et déjà pratiqué dans le Commonwealth.Toute réponse négative de sa part à ce projet sera la marque avouée d'une mes- quinerie politique sans,non que la communauté mondiale se chargera d'apprécier.A moins de vouloir compliquer intentionnellement toute l'affaire pour des raisons politiques partisanes et aveugles qui n'échapperont à personne de raisonnable, ce plan, somme toute fort simple, devrait faire l'affaire de ces «Canadiens» qui refusent actuellement la souveraineté du Québec.Les Diane Francis, William Johnson, Conrad Black, Guy Bertrand, Stéphane Dion et compagnie n'auront plus de prise avec leur irresponsable stratégie.Avec le temps et l'efficacité de la société québécoise, ces citoyens constateront la facticité et l'inutilité de leur situation.Les droits constitutionnels du Québec seront, à l'image de sa charte des droits et libertés, très probablement supérieurs à ceux du Canada.Les autochtones, en meilleure situation au Québec qu'au Canada, y verront également leurs intérêts et seront certainement autant ou autant peu québécois alors qu'ils sont aujourd'hui autant ou autant peu canadiens! (Si vous me permettez cette figure de style).Leur discours très stratégique à cet égard est pour le moins contradictoire.Ces derniers seront fortement utilisés par les forces parti-tionnistes.Il faudra alors leur porter une attention particulière.Il s'agit de gérer avec générosité et intelligence, une période légitime de transition qui permettra à ces citoyens hésitants de renforcer leur identité québécoise et leur complicité avec les autres Québécois et Québécoises.La communauté internationale sera sensible à cette générosité québécoise et sera sans nulle doute plus encline à le soutenir dans sa démarche vers la souveraineté.Les Canadiens découvriront l'esprit d'ouverture du Québec.Les Québécois, pour leur part, feront preuve de fierté et de confiance en eux.Et, les «mous» de tout acabit, se verront rassurés et privés d'une excuse supplémentaire où cacher leur turpitude.Il faut que le Québec réel, où vivent ces Québécois, soit plus attrayant que leur Canada imaginaire où ils se réfugient.Le succès de la nouvelle union Québec-Canada a besoin de cet effort de créativité et, pour parodier Diane Francis du Financial Post, le Québec et le Canada méritent qu'on se batte pour eux, les Québécois et les Canadiens encore davantage.La communauté internationale sera sensible à cette générosité québécoise et sera sans nulle doute plus encline à le soutenir dans sa démarche vers la souveraineté Bêtise et méchanceté JEAN LARIVIÈRE Directeur des Affaires publiques à l'Église de Scientologie de Montréal ==— e peux comprendre que Stéphane Baillar-geon, qui soutient les groupes qui attaquent J les nouveaux mouvements religieux, soit quelque peu bouleversé par la conclusion des juges de la Cour d’appel de Lyon selon laquelle la Scientologie «peut revendiquer le titre de religion et développer [.] dans le cadre des lois existantes ses activités, y compris ses activités .missionnaires, voire de prosélytisme» {Le Devoir, 31 juillet, en première page).Il appuie d’ailleurs des politiciens français qui nieraient à la Cour d’appel de I Lyon le pouvoir de statuer sur l’existence d’un mouve-I ment religieux mais qui prétendent exercer cette compétence — dans le cadre d’une inquisition parlementaire tenue à huis clos — selon des critères d’opportunisme politique, au nom d’une prétendue séparation des églises et de l’État (mon oeil!).Dieu merci, au Canada, la Cour suprême a statué que «la Charte [canadienne des droits] protège les minorités religieuses contre la menace de «tyrannie de la majorité».Ni surpris de son appui sans réserve à la bêtise et la méchanceté de politiciens français et allemands qui, voulant se bâtir un capital politique, tentent de provoquer ou accentuer une chasse aux sorcières contre les adhérents aux nouvelles religions.À ce sujet, les déclarations déplacées de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur, contredisent la position officielle du gouvernement français qui, alors qu’il était interpellé le mois dernier par le Comité des droits de l’homme des Nations unies, justement au sujet de son traitement des minorités reli-] gieuses dont la Scientologie, a affirmé que l’administration n’a aucune compétence pour limiter la liberté de religion.Notons que les mesures hostiles et carrément discri-I minatoires du gouvernement allemand envers la Scien-i tologie, que semble appuyer M.Baillargeon, ont fait l’ob-! jet de nombreuses critiques de la part d’organismes de ; protection des droits de l’homme.Quant à sa citation insolente du pessimiste Schopenhauer, je terminerais plutôt sur les mots de Gandhi selon lequel «notre civilisation sera jugée selon le traitement qu’elle donne à ses minorités».«Notre civilisation sera jugée selon le traitement qu’elle donne à ses minorités» ARCHIVES LE DEVOIR Ce règlement qui interdit la coloration de la margarine au Québec ne pourrait en effet être maintenu plus longtemps sans faire fi des goûts et des préférences des consommateurs.Parce que cTla margarine.CONSEIL I)U PATRONAT DU QUEBEC L abrogation du règlement qui interdit la coloration de la margarine au Québec représente le véritable test de la volonté du gouvernement qui dit vouloir alléger la réglementation afin d’instaurer au Québec des conditions plus propices à son développe- _________ment économique.Le règlement qui interdit la coloration de la margarine au Québec ne pourrait en effet être maintenu plus longtemps sans faire fi des goûts et des préférences des consommateurs ni du droit d’une industrie de se développer dans des conditions normales.Passe encore que l’État choisisse de subventionner la production agricole plus que tout autre secteur économique.Mais de là à continuer d’imposer un règlement qui n’a pour seul objet que de dresser des embûches à la vente d’un produit concurrent, qui a la cote des consommateurs, il y a une limite que le gouvernement du Québec ne doit pas dépasser.Dans cette affaire qui frôle maintenant le ridicule, il y a plus que des intérêts corporatistes en cause.Le Québec a été et demeure au Canada un des plus vigoureux défenseurs du libre-échange, avec tous les avantages que cela a pu apporter à notre économie.Il est alors essentiel de se demander au nom de quel principe le gouvernement du Québec serait autorisé à continuer de miner une industrie qui pourrait exporter ses produits au-delà des frontières du Québec sans avoir à supporter les coûts inutiles reliés à la gestion de stocks différents, d’autant que l’esprit de l’entente sur le commerce interprovincial qu'a signée le gouvernement du Québec milite en faveur de la disparition de ce genre de règlement.Au-delà des intérêts corporatistes évidents dans ce dossier, c’est toute la question de la liberté d’entreprendre et de faire des affaires sans contraintes déraisonnables qui est en cause.Le gouvernement du Québec doit donc respecter ses engagements en matière d’allégement réglementaire et abroger ce règlement discriminatoire à l’égard d’une industrie qui offre aux consommateurs un produit particulièrement bien accueilli sur le marché, au Québec comme ailleurs.L ’ É Q U I I» E D U I) E VOIR IA RÉDACTION Journalistes A l’information générait' et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Jean Dion.Louis-Gilles Francoeur, Kathleen Lévesque, Caroline Mont-ix'tit.Brian Myles, Isabelle Paré, Clément Trutlcl, Serge Truffant ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Dumazet (relectcurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Paule des Rivières.I.nuise Leduc, Jean-Pierre Legault, Benoit Munger, Odile Tremblay ; à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac, Jean Pichette, Claude Turcotte ; à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).François Brousseau (éditorialiste), Claude Lévesque : à l’information politique : Pierre O'Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire d Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l’information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commis).la documentation : Gilles Paré (directeur) : Brigitte Arsenault.Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ El’ LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A Nadeau, Guylaine Ouellet.Micheline Ruelland (publicitaires) ; Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bedard, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vieil.Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTELE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et responsable des ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général)./ Evitons de passer:' du coq.à l’âne NADINE VINCENT Linguiste En réponse au texte de Diane Lamonde ' ’¦ «Pour en finir avec le dirigisme • * linguistique», 25 juillet 1997.r ¦¦ ncore une fois, je réponds à Ma- Edame Lamonde.Je plains le ; ; pauvre lecteur qui essaierait de :.suivre nos échanges alambi- : qués en espérant trouver une : : vérité objective malgré nos mau- : : I vaises fois réciproques.Nous U sommes d’avis diamétralement;; opposés, cela est évident, et toute tentative de réconciliation serait vaine.Je considère U donc plus constructif de présenter de la fa^ ¦ • çon la plus claire possible ma position—qui.; est celle des aménagistes» — sur la ques- : : tion de la langue au Québec.Ce sera ma ¦ ! dernière participation à cette «guéguerre» linguistique.Et le combat cessera faute de combattantes.D’abord, rappelons les faits.Le Québec, [ territoire français jusqu’en 1760, a été sépa- • ré de la «mère-patrie» et tenu dans un isolement linguistique relatif pendant près de deux siècles.Bien sûr, certains contacts et ; échanges ont continué pendant cette pério-., de, mais l’influence française a été secondai- ’ re.Iœs deux sociétés ont donc évolué en parallèle, et tout naturellement, leurs langues 1 se sont adaptées à leurs réalités respectives.! Pendant ce temps, les Québécois, isolés en , mer anglophone, se réclamaient toujours de la France et poétisaient leur attachement à , sa culture et à sa langue.Cependant, depuis la Révolution tranquille, émerge une prise de conscience de notre identité, de notre existence en tant que peuple, autant vis-à-vis le Canada, dans les champs économique et politique, que vis-à-vis la France dans les champs linguistique et culturel.> : Notre identité linguistique est maintenant bien établie et nous nous référons spontanément à notre propre norme.Les études sur le français en usage au Québec (autant oral qu’écrit) abondent depuis quelques décennies tandis qu’en parallèle se poursuit notre affranchissement ixilitique.Cependant, et là réside le paradoxe, le français officiellement valorisé et enseigné d;uis nos écoles à partir de références européennes correspond mal à notre norme.Cela crée chez les locuteurs un sentiment d’insécurité lorsqu’ils ont à s’exprimer de façon formelle, étant sous l'impression qu’ils ne maîtrisent pas correctement le «bon français».Ixs linguistes et autres spécialistes de la langue, d'ici et d’ailleurs, en sont arrivés à la conclusion qu’il est maintenant nécessaire, voire indispensable, que le Québec se dote d’un dictionnaire reflétant ses réalités*,, propres, et ce, non dans un esprit de ferme- .ture et de nombrilisme, mais bien de façon ' à raffermir son identité.Dans ce cas comme dans d’autres, il est indispensable de sa-1 voir qui l’on est si l’on souhaite être en me- ; -sure de s’ouvrir au monde.Je me permets de me référer à Mme Hélène Cajolet-Laganière et à M.Pierre Martel, les deux linguistes que citait Madame ' Lamonde — sans les nommer — dans son- • dernier article.Par les mots qu’il contient, le dictionnaire, reflète le monde dans lequel vit une nation.Par ses références constantes à l’univers matériel et immatériel d’une communauté linguistique, il constitue le «ciment indispen- ' sable» qui façonne la pensée collective autour d'une manière commune d’être, de penser et de vivre.Il donne au contenu spirituel d'une nation, une expression; au moi collectif, une possibilité d’exister et de se reconnaître.(Le français québécois: usages, stan- -• -dard et aménagement, IQRC, 1996:113) En juin 1996, le gouvernement du Québec publiait, par l’entremise du ministère de la Culture et des Communications, une proposition de politique linguistique.Cette proposition insistait entre autres sur l’importance de la reconnaissance d’une norme propre au français du Québec et précisait que les usagers de la langue ont besoin d’instruments de référence qui puissent les guider dans le respect de la norme.C’est à la reconnaissance de l’existence de cette nonne et au besoin d’instruments particuliers (dictionnaire, grammaire, etc.) que s’oppose Mme lamonde.Ce qui est regrettable, c’est que plutôt que d’affirmer clairement sa position en faveur d’une norme unique pour l'ensemble de la francophonie (ce qui permettrait un débat plus constructif), Mme Lamonde sème la confusion en tentant de discréditer l’approche des linguistiques qui valorisent un français québécois standard.Elle les compare en effet à ce qu’elle nomme les «joualisants» fies linguistes québécisants ont eu tôt fait de relayer les joualisants), faisant ainsi référence à une querelle vieille de quelques décennies et pour le moins désuète.Cette désinformation ne mène qu'à l’incompréhension et au mépris.On remarque d’ailleurs que l’accusation de .totalitarisme et de repli sur soi provient, dans ce domaine comme dans d’aunes, des défenseurs d’un conservatisme frileux.En fait, voilà fondamentalement la ques-tion qui est sur la table: assumons-nous notre identité ou nous assimilons-nous à une force extérieure?Cette question récurrente est évidemment intimement liée à la question nationale.Issus d’un croisement de cultures, nous devons maintenant choisir exister ou disparaître.Mais nous ne pouvons constamment manger à tous les râteliers, vouloir vivre notre américanité et prétendre nous reconnaître dans des dictionnaires conçus en France pour les Français.Notre cas n’est pas unique: toutes les nations du monde y sont confrqntées.Celles qui s’assument agissent.Les États-Unis ont leur dictionnaire national, le Webster, depuis ‘ plus de deux siècles.Les dictionnaires natio- , naux de la Catalogne, du Brésil et du Mexique, entre autres, sont en préparation.En tant que nation, nous nous devons d’avancer, et le dictionnaire constitue un des I( premiers outils d’affranchissement et d’affirmation puisqu’il signale notre existence au monde.1 A 10 L !¦: I) K V O I II , I.V.V K N 1) li K I) I 2 2 A O fl T I !» !» 7 + LE DEVOIR ?- _- ACTUALITES V'\ l h&vr ADRIAN DENNIS ASSOCIATED PRESS REBECCA UNDERWOOD, 6 ans, se rafraîchit sous une fontaine, à Trafalgar Square, au cœur de Londres.La jeune fille de Liverpool visite la capitale quelques jours avec sa famille, alors qu’une canicule s’abat sur l’Europe et que la Grande-Bretagne connaît son mois d’août le plus chaud de l’histoire.EN BREF Les vendanges les plus précoces du siècle Bordeaux (AP) — Plusieurs domaines viticoles appartenant pour la plupart à des crus classés de Graves ont commencé leur vendange lundi dernier, une précocité dont le précédent remonte à l’année.1893, selon le Centre interprofessionnel des vins de Bordeaux.Le Château Haut-Brion est le premier grand cru classé de Graves à Pessac (Gironde), vendange des raisins blancs issus du cépage Sauvignon et destinés à l’élaboration de vins secs.Son directeur, Jean-Bernard Delmas, estime que la qualité sera bonne.«Les Sauvignon que nous ramassons contiennent de 13 à 13,2 degrés, avec des acidités inférieures à cinq.On peut donc dire que la qualité sera bonne, mais il est encore trop tôt pour affirmer que le millésime 97sera exceptionnel.» A quelques kilomètres de là, au Château Latour-Martillac, les propriétaires affirment qu’il était urgent de commencer les vendanges.Selon l’un d’entre eux, Tristan Kressmann, «il y a déjà quelques graines pourries que les abeilles ont commencé à attaquer.-\-Il était donc urgent de procéder à la récolte et [les] employés nettoient certaines grappes au fur et à mesure qu’ils les coupent».Cette précocité est cependant loin d’être générale.Pour la majorité des vignobles du bordelais, en effet, les vendanges ne devraient débuter que la première semaine de septembre.La guerre des motards, encore Québec (PC) — Le quartier Saint-Roch a été le théâtre, dans la nuit de mercredi à jeudi, de ce qui pourrait bien être le premier signe d’une reprise de la guerre des motards à Québec.Un cocktail Molotov a été lancé à 2h45 dans un dépanneur inoccupé depuis quelque temps, situé à l’intersection du boulevard Langelier et de la rue Christophe-Colomb.La mèche s’est heureusement éteinte et aucun dommage n’a été causé, mise à part la vitrine fracassée pour introduire la bombe artisanale.L’appartement surplombant l’ancien commerce a été désigné par la police de Québec comme un point de vente de stupéfiants associé aux Hells Angels.La crainte d’une relance de la guerre des motards est d’autant plus vive que trois établissements de Montréal, fréquentés par des membres ou des sympathisants des Hells, ont aussi été dévastés avant-hier par des cocktails Molotov.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ^1 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514) 985-3551 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Ix* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9’ étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor IxiSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Ije Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.FLANCHE L’effet UPS SUITE DE LA PAGE 1 mestre.Conséquemment, on estime que l'inflation en taux annuel désaisonnalisé a été de 2,2 % au cours des six premiers mois de l’année, soit une inflation plus forte que celle prévue.Qui plus est, la divulgation des minutes propres à la réunion que les patrons de la Réserve fédérale (FED) ont tenue dans la journée de mardi dernier révèle qu’une hausse des taux administrés fut défendue par plusieurs membres de ce club très fermé.Tous ces éléments confondus ont convaincu les boursiers que la surchauffe constatée de l'économie américaine était le signe que la reprise de l’inflation serait plus proche qu’on ne l’avait cru.Et comme tout un chacun sait que la Fed ne permettra jamais, autant que cela soit possible, de laisser l’inflation franchir les 3 %, on s’attend à une augmentation des taux au début de l’automne.Syndicalisation des «maejobs» De quel ordre cette augmentation?Si on tablait sur une hausse d’à peine 0,25 %, il y a moins d’un mois de cela, il en va plus tout à fait ainsi depuis quelques jours.A cause de quoi?De ce qu’il faut bien appeler l’effet UPS.En ayant gagné sur bien des tableaux, à la faveur d’une grève qui selon un sondage national fut soutenue par une majorité d’Américains, le syndicat des employés de UPS, les Teamsters, a envoyé un message interprété comme suit par les acteurs financiers: on va assister à une avalanche de demandes salariales au cours des prochains mois.A cet égard, la centrale AFDCIO n’a laissé aucun doute quant à ses intentions: chaque fois qu’elle aura l’occasion, c’est-à-dire à la faveur des renouvellements de conventions collectives, de mettre l’accent sur les salaires et la bonification des régimes de retraite.Et ce avec d’autant plus de volonté, que des récentes statistiques tendent à prouver ou démontrer qu’après des années et des années de désyndicalisation, le vent semble tourner.Il y a moins de dix jours, en effet, des chiffres émanant du département de Travail indiquaient que le taux de syndicalisation au sein de la tranche des 20-25 ans était à la hausse.Dans quelles entreprises?Surtout dans les chaînes de café.Bref, il y a amorce de syndicalisation des «maejobs».Cela étant, en ce qui concerne le recul du dollar par rapport aux monnaies européennes, il est le fait avant tout de la banque centrale allemande.Lors de la réunion de son comité directeur, il a été décidé de laisser les taux directeurs inchangés.Le taux de prise de pension de cette institution reste donc à 3 %.On se souviendra que plus tôt cette semaine, toutes les places boursières européennes avaient enregistré des baisses marquées dans la foulée de la dégringolade du Dow Jones observée vendredi dernier.Ce jour-là, l’indice américain avait perdu environ 250 points ou 3 %.Ce recul fut le fait des prises de profit et de l’effet UPS.La requête de Clifford Oison est rejetée PRESSE CANADIENNE Surrey, C.-B.— Il n’aura fallu que 15 minutes de délibérations, hier, au jury qui entendait la demande de libération conditionnelle anticipée de Clifford Oison pour rejeter sa requête et le renvoyer en prison, après quatre jours d’auditions chargées d’émotion, surtout pour les familles de ses victimes.Les 12 jurés ont donc dit non à la demande controversée d’Olson, qui a violé, torturé et tué 11 jeunes il y a 16 ans, puis s’est vanté de ses crimes du fond de sa cellule.Le jury a aussi décrété hier qu’Olson ne pourrait faire une autre demande de révision de peine avant le 11 août 2006, soit un jour avant qu’il ne devienne de toute façon admissible à une pleine libération conditionnelle, après avoir purgé 25 ans de prison.A l’audition de la décision du jury, l’assistance dans la salle d’audience a éclaté en cris de joie, en pleurs, et on a vu des spectateurs autant que des parents de victimes s’étreindre avec émotion.Oison, qui est âgé de 57 ans, a plaidé coupable en 1982 des onze meurtres com- mis en Colombie-Britannique, et a été condamné à la prison à perpétuité.Il demandait une libération conditionnelle anticipée en invoquant la clause dite du «faible espoir».Celle-ci autorise toute personne reconnue coupable de meurtre au premier degré, et qui a purgé au moins 15 ans d’une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, à demander une révision.Mais il lui fallait obtenir l’accord de huit des 12 jurés.Bien que le juge qui l’avait condamné en 1982 ait recommandé qu’Olson n’obtienne jamais de libération conditionnelle, Oison a toujours le droit de renouveler sa requête le 12 août 2(X)6.Avant que le jury n’entame ses délibérations, en fin d’après-midi hier, Clifford Oison avait dit aux jurés qu’il leur «faisait confiance».Mais la Couronne avait affirmé que rien ne justifiait une réponse favorable à la requête du meurtrier en série.Le procureur de la Couronne, Joe Bellows, avait rappelé que plusieurs psychiatres avaient décrit Oison, dans leurs témoignages, comme un psychopathe qui ne devrait pas être libéré.PARIS «On n'en est plus aux grands discours de principe» JACQUES NADEAU LE DEVOIR •VT — •> «Il y a un événement à créer et du terrain à regagner pour le film québécois en France», a affirmé hier Daniel Toscan du Plantier, président d’Unifrance, en présence de la ministre de la Culture Louise Beaudoin.SUITE DE LA PAGE 1 train et tout est en place pour sa mise au monde.Reste à voir si notre septième art saura encore toucher des sensibilités hexagonales un peu blasées, doublées de critiques souvent féroces.Du 4 au 9 novembre, rendez-vous est pris au Cinéma des cinéastes Place Clichy, un nouveau complexe mis au monde à Montmartre il y a un an par l’Association des Auteurs, Réalisateurs, Producteurs (ARP).Puis, l’événement s’ébranlera en tournée, atterrissant à l’Institut Lumière de Lyon et à la Cinémathèque de Toulouse.Le titre des films québécois qui seront offerts en pâture au public français (au nombre de 6 ou 7 environ) reste à révéler, le nom des cinéastes qui participeront au voyage également.«L’événement se veut avant tout une aventure commerciale, une tribune pour plusieurs œuvres récentes susceptibles de trouver distributeurs», expliquait le président de la SODEC, Pierre Lampron.Ces œuvres récentes se retrouveront aux côtés de quelques films de répertoire, histoire de remettre la France au parfum du film québécois dont elle a un peu perdu le fil.Ce festival est l’oeuvre conjointe de la Sodée (qui investira environ 100 000$ dans l’aventure) et d’Unifrance, rendez-vous miroir au festival français de la ville de Québec.«Il y a un événement à créer et du terrain à regagner pour le film québécois en France, concédait Daniel Toscan du Plantier, en admettant que depuis belle lurette (à l’encontre des secteurs de la chanson et du théâtre où les Québécois brillent de tous leurs feux) aucun de nos films n’a défoncé la baraque à Paris.«On ne peut fabriquer un grand succès, mais on peut aider à susciter un certain éveil», précise-t-il.Le président d’Unifrance s’engage à user de ses influences pour battre le rappel des médias qui comptent, pour courtiser Libé et Télérama, et les entraîner devant les salles obscures de Place Clichy où seront projetés les films québécois en question.La ministre de la Culture Louise Beaudoin promet aussi d’user de ses relations en France pour publiciser l’événement.Aux films de faire leurs preuves pour le reste.L’arrêt de mort définitif du festival de Blois?Cette semaine parisienne signifie-t-elle l’arrêt de mort définitif du festival de Blois, tribune de notre cinéma en France, et rendez-vous en suspens cette année?«Pas nécessairement, répond le président de la SODEC.Nous songeons peut-être à créer à Paris un événement bisannuel qui alternerait éventuellement avec le rendez-vous de Blois.» L’offensive du cinéma québécois sur une France récalcitrante depuis plusieurs années alors que nos films y essuient échec sur échec, semble vouloir se jouer tous azimuts, puisque la SODEC a établi de nouvelles ententes de distribution avec le CNC (Centre National de Cinématographie) pour les deux territoires, en cherchant à renfor- cer les réseaux de diffusion réciproques.«On n’en est plus aux grands discours de principe, aux gémissements devant l’offensive américaine, mais aux action?concrètes,» affirmait hier Daniel Toscan du Plantier.A preuve: le festival du film français d’Acapulco, mis sur pied l’an dernier pour succéder au rendez-vous américain de Sarasota, ouvrira désormais une porte aux partenaires mexicains et québécois, à travers son marché du film.Du 20 au 23 novembre, nos distributeurs seront de la noce.Il est d’ailleurs jjossible que l’an prochain, la programmation même du festival fasse place aux films québécois et mexicains.La non-guerre du doublage Cela dit, toutes ces démonstrations d’amitié se font au milieu d’un contentieux France-Québec dont les dessous ne sont pas toujours si roses.Au lendemain du rapport déposé par le président de la SODEC sur la pomme de discorde du doublage opposant le Québec à la France, Daniel Toscan du Plantier admettait que le décret français interdisant l’entrée des films dou- 1 blés au Québec pouvait comporter sa part d’irritants.Il estime que sans abolir la loi, — alternative qui soulèverait la révolte des syndicats — il pourrait sans doute être possible d’inclure des droits pour le Québec en tant qu'allié naturel (sans pour autant convaincre les Français d’adopter nos versions).À l’instar de Pierre lampron qui signait le rapport et de la ministre Louise Beaudoin, laquelle affirmait s’être montrée au départ trop émotive dans ce dossier, le président d’Unifrance estime qu’il n’y a pas lieu de se battre sur une cause, «où France et Québec se retrouvent les otages des Américains.» L’appel à la guerre sainte du doublage lancé comme le cri du lion, s’est transformé en le doux bêlement d’un mouton.Et vogue la galère des amitiés franco-québécoises.FOI «Vous êtes l'espérance du monde» SUITE DE LA PAGE 1 posant service de sécurité, à l’issue d’une cérémonie d’hommage au père Joseph Wresinski, le fondateur de l’organisation de solidarité Aide à toute détresse-Quart Monde, dont il a repris à son compte cette devise: «IA où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'Homme sont violés».Ignorant délibérément la [jolémique déclenchée par son intention de se recueillir aujourd’hui sur la tombe d’un militant anti-avortement déclaré, le généticien Jérôme Lejeune, Jean Paul II a également tenté de se mettre en phase avec les préoccupations des jeunes, ceux qui se sont époumonés à crier «Vive le pape!» comme ceux, majoritaires en France, qui affichent leur indifférence vis-à-vis de la religion.Il a ainsi évoqué, lors d’un discours d’arrivée prononcé devant le président Jacques Chirac, qui était venu l’accueillir à l’aéroport d’Orly, les souffrances éprouvées par de nombreux jeunes dans leur pays: «conflits fratricides», «précarité de l'emploi» ou «pauvreté extrême».«Vous êtes l’espérance du monde», s’est ensuite exclamé le pape devant les fidèles, eux qui aspirent «à une vie toujours plus belle, fondée sur les valeurs morales et spirituelles qui rendent libres et qui dirigent nos pas vers l'éternité».«Vous prenez la suite de jeunes qui, en portant des rameaux d'olivier, sont venus au-devant du Christ qui entrait à Jérusalem.Aujourd’hui, jeunes de tous les continents, vous reconnaissez le Christ qui nous unit dans un joyeux échange et dans une forte solidarité», a ajouté le souverain pontife., Il avait auparavant salué les représentants des autres Eglises chrétiennes et des communautés juive et musulmane, tournant le dos à une autre polémique, déclenchée par la coïncidence de la messe prévue dimanche avec l’anniversaire du plus grand massacre de protestants, commis en France en 1572.Les jeunes pèlerins, omniprésents depuis lundi dans les rues de Paris, ont par ailleurs continué de mobiliser l’attention des médias, et en particulier des chaînes de télévision, qui ont réservé des dizaines d'heures de programme pour couvrir l’événement en direct.Au point que certains journaux ont pu évoquer «Paris ville ouverte au pape», «accueilli comme une star».MANDELA «Un pays blanc avec une tête noire» manipulé par l'Occident SUITE DE LA PAGE 1 à être le premier chef d’Etat étranger à rencontrer en prison le leader de la rébellion, Xanana Gusmao.De retour en Afrique du Sud, le président sud-africain a officiellement demandé sa libération.Maladresses et incohérences A l’image d’une diplomatie sud-africaine souvent maladroite et rarement couronnée de succès, M.Mandela a froissé des susceptibilités et essuyé plusieurs rebuffades à l’occasion de son intervention.Djakarta a rejeté sa demande de libération de M.Gusmao, et ce dernier a lui-même jugé inappropriée l’initiative personnelle du président sud-africain.Dans l’opération, l'Afrique du Sud a créé un incident diplomatique sans précédent avec le Portugal, ren- voyant avec fracas l’ambassadeur de ce pays pour cause d’indiscrétion dans le processus de médiation.Furieux, Lisbonne en a profité pour rappeler avec insistance la primauté de l’initiative de paix menée par l’ONU au Timor oriental.Même en Afrique, la diplomatie sud-africaine ne s’exerce pas sans heurts avec des pays jaloux de la place prise par Pretoria dans les affaires du continent.Les relations entre l’Afrique du Sud et le Nigeria — l’autre prétendant au titre de «géant de l’Afrique» — se sont ainsi récemment tendues un [>eu plus.Iœs deux pays sont en froid depuis la campagne menée par Pretoria pour imposer des sanctions contre Abuja à la suite de l’exécution par la junte militaire, en 1995, de l’opposant et écrivain Ken Saro-Wiwa.Malgré les propos rassurants du président Mandela parlant d’un rapprochement les relations entre les deux puissances ont connu une nouvelle crise en juillet.Un respon- sable nigérien a accusé l’Afrique du Sud d’être «un pays blanc avec une tête noire» manipulé par l’Occident Quelques jours plus tard, les émissaires envoyés en : Afrique du Sud par Abuja pour régler le problème étaient malencontreusement pris pour des immigrés clandestins et arrêtés par la police.A la maladresse s’ajoute parfois l’incohérence, comme l’a montré, il y quelques semaines, une autre initiative de Pretoria.Au moment où l’Afrique du Sud relançait ses initiatives de paix, son gouvernement décidait de reprendre les ventes d’armes au Rwanda, interrompues au moment j du conflit dans l’ex-Zaïre.C’est que, désireux de s’affirmer j comme un infatigable médiateur, le président Mandela ¦ doit aussi tenir compte d’une puissante industrie sud-afri- I caine de l’armement, génératrice de revenus non négli- I geables.
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