Le devoir, 25 août 1997, Cahier A
LE DEVOIR V o l.I.X X X V I I I N 1 I î) 2 M O X T H É A I., I.E I.II N D I 2 5 A O Û T 19 9 7 S S c t T p s + T v g / T u 11 o x t (t I $ PERSPECTIVES La télévision généraliste à l’agonie ?Quatre nouvelles chaînes spécialisées feront leur entrée en ondes le 8 septembre prochain.Doit-on y voir un signe de plus de l’agonie de la télévision généraliste?Ce n’est pas certain.Car au Québec, ce que l’on aime par-dessus tout, c’est de regarder la même émission que le voisin.Pour pouvoir en parler le lendemain, pendant la pause café.Peut-être pour se prémunir contre ces nouvelles chaînes (qui nous donneront de la musique, des dessins animés, des manchettes et des conseils sur notre santé), les télévisions généralistes offrent d’ailleurs des nouveautés en grand nombre cet automne, en dépit de la soi-disant crise qui les secoue.Cette année, près de 40 % de la programmation des grands réseaux est renouvelée.Soit deux fois plus que l’an passé.Il faut dire que l’industrie de la télévision traditionnelle est bien organisée.Elle s’appuie sur une machine bien huilée, grassement subventionnée.Le nouveau fonds de 200 millions mis sur pied l’an dernier par la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a permis le tournage d’un nombre record de productions télévisuelles.L’existence de ce fonds a également accentué encore le mouvement des cinéastes grand écran vers la télévision.De sorte que les talents des réalisateurs qui ont fait leurs classes au cinéma servent de plus en plus le petit écran.Paul e des L’industrie de la télévision n’a pas Rivières seulement attiré à elle les meilleurs cinéastes; elle a également emprun-* * * té, en l’adaptant, son système de promotion.De sorte qu’il est aujourd’hui impensable de mettre une série majeure en ondes sans en faire au préalable.tout un plat.Les vedettes donnent des entrevues, les journalistes sont fortement invités à aller visiter les plateaux de tournage, des conférence de presse sont organisées six mois avant le début de la série pour «sensibiliser» le public au «produit».Qui, en cette fin d’août, ignore encore qu'Omertà 2 (Radio-Canada) et Paparrazi (TVA) doivent prendre l’antenne daps les prochaines semaines?A cette promotion plus ou moins subtile s’ajoutent les entrevues que chaque réseau accorde aux vedettes qui jouent dans ses téléromans et séries.Un exemple?Louise Portai, qui tient le rôle principal dans le nouveau téléroman Le Volcan Tranquille, était l’invitée de l’émission matinale Bon Matin jeudi dernier.Et ça ne fait que commencer.Aux Etats-Unis, le succès — ou la rentabilité — de plusieurs chaînes spécialisées s’explique par l’importance de la population.Le vendeur de balles de golf préfère rejoindre tous les adeptes de ce sport en faisant passer une publicité sur la chaîne spécialisée qui ne cause que de golf plutôt que d’en attraper une portion sur un gros réseau.La situation est très différente ici, où la télévision traditionnelle apparaît encore la plus attrayante, dans l’ensemble.Il reste que les annonceurs ne suffiraient pas à eux seuls à faire vivre nos téléromans et surtout nos coûteuses téléséries.Les fonds de Téléfilm et des câblodis-tributeurs (regroupés sous le Fonds Copps) sont indispensables.Le gouvernement espère que le jour où il fermera le robinet, les nouveaux joueurs du secteur privé qui s’activent aux portes de l’industrie (compagnies de téléphone et de distribution par satellite) prendront la relève.Sinon, c’en sera fini des grands rassemblements devant le petit écran.Mais cela ne veut pas dire que les réseaux spécialisés ne sont pas appréciés.Ainsi, au cours de l’été qui s’achève, entre 6h et 18h, les chaînes spécialisées ont accaparé presque 18 % de l’écoute.Ce pourcentage, qui s’explique entre autres par la fatale platitude des émissions estivales sur les grands réseaux, perdra quelques points à l’automne, pour se retrouver, vraisemblablement autour de 14%.Ce n’est pas rien.Il se pourrait aussi que les nouvelles chaînes spécialisées grugent dans la clientèle des chaînes spécialisées plutôt que chez les diffuseurs traditionnels.TV5 par exemple a perdu une partie de sa clientèle à l’arrivée de Canal D, et le Réseau de l’information pourrait perdre des téléspectateurs tentés d’aller du côté du nouveau Canal Manchettes.Dans l’ensemble, les inquiétudes des télévisions traditionnelles ne sont pas aussi vives ici quelles peuvent l’être du côté des Américains ou des Canadiens anglais où la tendance à la fragmentation de l’écoute est bien réelle (quoique l’écoute des trois grands réseaux américains ABC, CBS et NBC a légèrement augmenté l’an passé).En matière de télévision, notre comportement ressemble davantage à celui des petits pays, comme la Suisse, autant la Suisse romande que la Suisse alémanique, où le petit écran joue un rôle de rassembleur.Comme en Suisse, le petit écran joue au Québec un rôle de rassembleur MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé avec Ciel variable, passages nuageux.Max: 22 Min: 10 Max: 25 Min: 12 Détails, page H 2 -Ni Agenda.Annonces Avis publics.B 7 Culture.Économie Éditorial- Entrevue.B 1 Le monde.A 5 Les sports.B 5 Mots croisés.B 7 Planète.B 1 Télévision.B 6 INDE X B 6 A4 B 8 B 2 A 6 www.ledevoir.com LES ACTUALITÉS Le «portrait» de Bouchard au bureau de Chrétien?page A 3 LES ACTUALITÉS Un million de fidèles acclament Jean-Paul II, page A 4 L’ENTREVUE Valère Novarina: Lui qui habite les mots, page B 1 La rentrée la plus agitée en trente ans Sept grands chantiers marqueront cet automne le milieu scolaire PAUL CAUCHON LE DEVOIR Dans quelques jours les jeunes élèves envahiront les écoles du Québec .et pour plusieurs observateurs cette rentrée scolaire sera la plus agitée depuis les grandes années des années 60 qui ont suivi le Rapport Parent Le Québec est en effet plongé jusqu’au cou dans une grande réforme de l’éducation, initiée d’abord par le gouvernement Parizeau qui avait mis en place les états généraux de l’éducation, mais maintenant p,ortée à très haute vitesse par la ministre Pauline Marois.A tel point que l’ac- tuelle réforme est en train de passer à l’histoire comme étant la «réforme Marois».Cette réforme comporte sept grands chantiers d’envergure sur plusieurs années.Mais de façon plus concrète, la rentrée 1997 sera marquée par les éléments suivants: ¦ toutes les écoles primaires du Québec ouvriront leurs portes la semaine prochaine en offrant des maternelles à temps plein pour les enfants de cinq ans, au lieu du demi-temps qui prévalait jusqu’à ce jour.Ce projet d’envergure a nécessité l’embauche de 2400 enseignants, et il a fallu aménager partout au Québec 1600 locaux.Au cabinet de la ministre de l’Education, on affirme que «de façon générale» tout se passe bien dans l’en- semble du Québec, mais à quelques endroits il pourrait y avoir des retards d’un mois ou deux dans la livraison des locaux.A Montréal, l’opération semble relativement bien se dérouler dans le sens où les commissions scolaires de l’île disposaient de plusieurs espaces vides.Mais la situation VOIR PAGE A 8: RENTRÉE Lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Lise Bissonnettc: Dans les marges chauffé, éclairé (V V -ni 'icsM», JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’EQUIPE composée de Bob Désautels, Manon Cloutier, Éric Mongeatt et Pascale Martel a remporté hier le 7' Concours international de châteaux de sable de Montréal, présenté devant 35 0000 personnes au Parc Lafontaine.Les gagnants représente)ont Montréal aux championnats du monde qui se dérouleront en février prochain à Cabarete, en République dominicaine.LES ACTUALITÉS Sombre bilan pour la loi 101 ¦ À lire, page A 3 Odeurs de remaniement à Québec Une semaine agitée pour le gouvernement Bouchard MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Bouchard apportera des «ajustements» à son cabinet aujourd’hui ou mercredi en prélude à une semaine des plus agitées en cette période de prérentrée parlementaire.Une réunion du groupe parlementaire du Parti québécois occupera toute la journée de mardi et les «nouveaux» ministres se réuniront en un Conseil spécial mercredi et jeudi.Reste à savoir si M.Bouchard annoncera son mini-remaniement aujourd’hui, comme le vide de son horaire semble le suggérer, ou s’il attendra mercredi matin, avant la réunion du nouveau Conseil, afin d’éviter que certains députés expriment leur mécontentement aux journalistes pendant la réunion du caucus péquiste de mardi.La grogne pourrait venir de candidats éventuels à un poste de ministre, mais elle sera aussi le fait de députés d’arrière-ban.Au cours des dernières semaines, plusieurs d’entre eux ont été approchés par des maires de petites municipalités et des préfets de MRC insatisfaits de la manière dont le gouvernement Bouchard a réparti la facture de 500 millions aux municipalités.Ils comptent donc se faire les haut-parleurs de ce mécontentement lors de la réunion du caucus.De toute manière, le premier ministre Bouchard l’a dit et redit, en décembre et en juin, son intention est de procéder à quelques déplacements et ajustements au sein de son cabinet Rien de plus.VOIR PAGE A 8: REMANIEMENT «Les rumeurs de la Grande-Allée font état d'un miniremaniement qui pourrait prendre la forme d'un jeu de chaises» A la recherche de Fintuition «truffaldienne» La présidente du jury de ce 21‘ FFM est une actrice que tout le monde connaît et qui pourtant échappe à tous, fragile et fluide, encore en devenir.Insaisissable Jacqueline Bisset.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Son grand rôle, comme l’actrice le précise en toute honnêteté, est encore devant elle.Ayant atteint la cinquantaine avec une beauté intacte, ses yeux gins, une fragilité mêlée de distinction, il y a en nelle quelque chose de suspendu, de difficile à capter qui attend encore le cinéaste appelé à la révéler vraiment Jacqueline Bisset se rappelle pourtant qu’un certain François Truf-LE FESTIVAL DES faut à travers Im Nuit améri- FILMS DU MONDE caine avait su lire en elle' ,dé-couvrir la vraie personne derrière le visage marmoréen.Mais Truffaut était «L’Homme qui aimait les femmes», ayant l’intuition che- VOIR PAGE A 8: FFM JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Présidente du jury du 21’ FFM, Jacqueline Bisset attend toujours son grand rôle.«Air Canada satellise Montréal à Toronto» Le Front Mirabel n'entend pas baisser pavillon LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Ce n’est plus un conflit Mirabel-Dorval, mais une lutte entre Montréal et Toronto qui risque, à moins d’un coup de barre sérieux de Québec et des forces politiques métropolitaines, de «satelliser» le marché aéroportuaire montréalais pour raffermir les vols internationaux de plus en plus concentrés à Toronto.C’est en substance ce qu’a soutenu hier le président du Front Mirabel, Jules Théorêt, devant les quelque 1300 citoyens, fermiers, hommes et femmes d’affaires de la région, venus, pancartes à la main, témoigner de leur volonté de ne pas baisser pavillon malgré la défaite juridique de vendredi devant la Cour suprême du Canada.«On a vu pire que ça quand ils ont pris nos terres et ça ne nous a pas empêché de reprendre 80 000 des 97 000 acres qu'ils nous avaient pris.Cette fois, ils veulent reprendre l’aéroport après qu'on a fini par réorganiser toute la région autour de lui.Ça ne va pas rester là», a expliqué avec sérénité devant le comptoir d’Air Canada, à Mirabel, un fermier de l’endroit venu avec sa pancarte.Les forces sociales de la région de Mirabel entendent désormais faire non plus le procès du déménage- VOIR PAGE A 8: MIRABEL ^ 778313000641 A 2 1.E I) E V 0 I II I.U N I) I T I !) !> LES ACTUALITES Éteindre les feux GREC BAKER ASSOCIATED PRESS CECILIA FARREN, de Bristol, en Angleterre, n’ a pu faire autrement que s’arrêter devant cette fausse cigarette bien tordue à l’entrée du Palais des Congrès de Pékin où s’est ouvert hier la 10 conférence mondiale sur le tabac.C'est la première fois qu'une telle conférence se déroule dans un pays en développement.Le choix s'est porté sur la Chine en raison de la gravité du problème du tabac dans ce pays où une cigarette sur trois dans le monde est fumée.Le BAPE prisonnier des règlements Le Bureau d'audiences publiques sur Venvironnement ne peut fournir aux citoyens son rapport d'enquête sur la gestion des eaux du lac Noir LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La loi et les règlements provinciaux en matière d’environnement n’autorisent pas le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à inclure son propre rapport d’enquête sur la gestion des eaux du lac Noir, publié en 1984, parmi les documents d’information disponibles depuis juillet aux citoyens qui veulent s’informer sur la nouvelle version du projet de barrage, mis en veilleuse à l’époque.C’est ce qu’a affirmé au Devoir la responsable de l’information du BAPE dans ce dossier, Mme Louise Bourdages, en réaction aux informations publiées dans ces pages la semaine dernière.Selon Mme Bourdages, malgré son mandat général en vue d’informer le mieux possible les citoyens sur les projets ayant fait l’objet d’une étude d’impacts, le BAPE ne peut dans ce cas-ci que fournir aux ci- toyens l’étude d’impacts et les documents explicatifs fournis par le promoteur dans son Avis de projet.Comme la municipalité de Saint-Jean-de-Matha, aujourd’hui promotrice du projet, n’a pas inclus le rapport du BAPE de 1984 sur le projet de barrage proposé alors par le ministère de l’Environnement au même endroit, le BAPE ne pourrait pas, en vertu de la réglementation actuelle, l’inclure dans la documentation rendue disponible aux citoyens dans le cadre de sa mission d’information sur le projet.Mais, d’ajouter Mme Bourdages, «le BAPE fournira une copie du rapport #15 sur la gestion des eaux du Imc Noir à tous les citoyens qui en feront la demande», puisqu’il s’agit d’un document public.Le BAPE avait eu pour mandat en 1984 d’expliquer pourquoi le lac Noir, principal pivot de la villégiature à Saint-Jean-de-Matha, dans Lanaudière, se retrouvait avec trop d’eau au printemps et avec si peu, en été, et si la construction d’un seuil pour en re- lever le niveau était le meilleur moyen de remédier à la situation.La commission chargée d’analyser le projet avait conclu à la pertinence d’un tel ouvrage si, préalablement, les riverains et le ministère s’attaquaient aux causes de l'eutrophisation du lac, soit la pollution des fosses septiques, l’érosion provoquée par la construction en zone inondable et la détérioration des rives, ainsi que l’utilisation intensive de grosses embarcations à moteur, que les propriétaires ne pouvaient utiliser partout en raison de la faible profondeur.Devant ce verdict axé principalement sur les causes du problème et l’obligatoire participation préalable des bénéficiaire à la restauration du lac, le projet, parrainé par le MEE et bloqué à l’époque par la municipalité, avait été mis en veilleuse.D’autres projets moussés par des villégiateurs d'autres régions avaient alors été retirés devant cette jurisprudence environnementale.Un Renoir en anglais seulement «Désolé, les Québécois», dit le petit-fils du célèbre peintre Ottawa (PC) — Invité jeudi à prononcer une conférence au Musée des beaux-arts d’Ottawa, le petit-fils de Pierre-Auguste Renoir a déçu bien des francophones en ne s’adressant à son auditoire qu’en anglais.En fait, selon des spectateurs, les seuls mots français qui sont sortis de la bouche du conférencier sont: «Désolé, les Québécois».C’est un dépliant rédigé en français qui a mis Jacqueline Asselin et Jacques Legault au parfum de la conférence d’Alain Renoir, un septuagénaire résidant en Californie.Son allocution était suivie de la projection du film Le Déjeuner sur l’herbe, tourné en 1959 par Jean Renoir, fils du célèbre peintre impressionniste.Et comme c’est un Français qui prononçait la conférence, les spectateurs ont tenu pour acquis qu’il allait privilégier la langue de Molière.«Après avoir admis qu’il était conscient qu'il y avait des Québécois dans la salle, il a poursuivi en anglais pendant toute la conférence, qui a duré plus d'une demi-heure.J’ai failli me lever et quitter la salle, mais j’étais assis eu avant.J’étais tellement fâché que je n’ai pas écouté ce qu’il avait à dire», raconte M.Legault.Pour sa part, Mme Asselin a déploré le manque de considération du Musée des beaux-arts envers les francophones.Elle a rapporté que la direction des communications de l’établissement lui avait expliqué que la conférence avait été commandée en français et en an- 0 $ COMPTANT transport et préparation inclus TERCEL 97 197* par mois/ location 48 mois* RAV4 97 297* por mois/ location 48 mois" CE PLUS Essuie-glaces à balayage intermittent Appuis-têtes à l’arrière Enjoliveurs de roues complets Rétroviseurs jumelés à télécommande Et bien plus.Traction intégrale 4 portes 2 coussins gonflables Volant inclinable Et bien plus encore.• Corolla • Avalon • 4Runner • Tacoma • T-100 Financement à l’achat 4,5% t Programmes de location et de financement au détail de Toyota Canada Inc.sur approbation de crédit par Toyota Credit Canada Inc.valables pour les modèles 1997 neufs, loués et livrés avant le 31 août 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Toyota Pie IX Angers Toyota Toyota A Automobile Trois-Rivières Toyota 655-2350 692-1200 759-3449 668-2710 527-3411 329*0909 774-9191 Ste*Agathe Pierre Lefebvre 374-5323 BR0SSARD GATINEAU LACHINE L0NGUEUIL MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST-JEAN 326-1044 742-4596 VALLEYFIEL0 Brossard Toyota Toyota Gatineau Sptneiti Lexus Toyota Longueuil Toyota Houle Toyota Fairview Toyota Déry Toyota STE-THÉRÉSE TERREBONNE G.Couillard A 445-0577 568-0066 634-7171 674-7474 351-5010 694-1510 359-9000 Blainville Toyota Automobiles Automobiles CAN0IAC HULL LACHUTE MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENTI0NY st-jérOme 435*3685 LG.Léveillé 373-0850 SOLUTION Candiac Toyota Via Toyota Lachute Toyota Claude Auto Lexus Toyota Gabriel Repentigny Toyota Toyota Sl-Jérflme SHAWINIGAN 471*4117 VERDUN TftVHTA 659-6511 776-0077 562-6662 623-3511 748-7777 581-3540 438-1255 Maurice Toyota THURSO Woodland Toyota IUYU IM CHAMBLY jLE PERRÔT LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL BTEU8TACHE ST-LÉ0NAR0 539*8393 Auger & Frères 761-3444 Chambly Toyota Ile Perrôt Toyota Chomedey Toyota Alix Toyota Toyota Centre-Ville Toyota St-Eustache Si-Léonard Toyota 985-2218 658-4334 453-2510 687-2634 376-9191 935-6354 473*1872 252-1373 protechonI^^ t i EXTRA-ATTENTIVE glais, mais que M.Renoir avait décidé à la dernière minute de s’exprimer uniquement dans la langue de Shakespeare.Le septuagénaire est, semble-t-il, facilement irritable quand on lui parle de sa célèbre famille, dont il veut se dissocier.«Ça explique, mais ça n’excuse pas: le musée aurait avantage à mieux choisir ses invités.De toutes façons, pourquoi demander qu’on s’exprime en anglais sur un sujet aussi français?» s'interroge Mme Asselin.EN BREF Le sida pouvait être endigué Washington, (AIT) — L’épidémie de sida aurait pu être arrêtée dans les années 1980 si des mesures de santé publique appropriées avaient été mises en place et si la hiérarchie médicale n’avait pas tout fait pour les empêcher, affirme un chirurgien dans un article publié dans la dernière livraison de la revue américaine Medical Sentinel.Le Dr Stanley K.Monteith, déjà auteur d’un ouvrage intitulé Sida, l’épidémie inutile, énumère dans un article du journal officiel de l’Association des Médecins et Chirurgiens américains (AAPS) un certain nombre de recommandations comme la détection obligatoire avant le mariage et |x>ur la femme enceinte, ou une éducation sexuelle des jeunes prônant la chasteté, plutôt que l’utilisation des préservatifs.Il affirme que la plupart des gens n’ont pas compris l’épidémie et que même ceux qui l’ont fait ont eu peur de parler ou ont été empêchés de mettre en œuvre des mesures de santé publique pour arrêter cette «peste des temps modernes».«Si les médecins avaient été autorisés à mettre en œuvre les mesures nécessaires vers le milieu des années 1980, nous aurions pu arrêter l’extension de ce fléau», ajou-te-t-il, en accusant les responsables des organisations médicales.Crevettes et NASA Cap Canaveral (Reuter) — Une mission scientifique de la NASA dont le coût est estimé à 205 millions de dollars, n’a pu décoller hier à cause de deux chalutiers qui pêchaient la crevette dans la zone de sécurité autour du polygone de tir de Cap Canaveral.Les gardes-côtes américains n’ont pas réussi à chasser les deux bateaux de la zone, où sont susceptibles de retomber des morceaux de fusée, avant que , la fenêtre de tir d’hier après-midi ne se referme.Le lancement de la fusée Delta 2, transportant le vaisseau Advanced composition Explorer (ACE), a été reprogrammé |x>ur aujourd’hui.Le report de tir pourrait coûter plusieurs ,'.milliers de dollars à la NASA ACE a pour mission de signaler, 30 à 60 minutes à l’avance, les tempêtes électromagnétiques solaires.Les éruptions violentes à la surface du Soleil peuvent influer sur le champ magnétique de la Terre, mettre en danger des astronautes de sortie dans l’espace, perturber les communications satellites, voire entraîner des coupures de courant à Terre.A Contrebande d’animaux rares Lima (Reuter) — La police de l’envi- .-, ronnement a découvert hier des cen- , taines d’animaux rares de l’Amazonie dans un entrepôt proche de l’aéroport international de Lima çl’où ils auraient du être expédiés aux Etats-Unis.Près de la moitié des 787 animaux enfermés dans des boîtes avaient péri d’asphyxie.Parmi eux figuraient des iguanes, des caméléons, des alligators, des tortues, des grenouilles, des anacondas et des boas constricteurs.Les trafiquants avaient amené les animaux d’Iquitos, une ville du nord située dans la jungle, les avaient drogués et les avaient laissés dans des boîtes en attendant leur transfert à Los Angeles par la compagnie chilienne Ixin Chile.Le Pérou interdit l’expédition à l’étranger de toute espèce capturée dans la jungle.4 41 1, K I) K V () I II .I.E I, II N I) I 2 5 A 0 V T I I) i) 7 Bouchard, fier, vaniteux et narcissique?Des proches collaborateurs de Chrétien auraient pris connaissance de ce «profil psychologique» D'APRÈS PRESSE CANADIENNE Un député libéral de Toronto, John Godfrey, a commandé à un éminent psychiatre un profil psychologique de Lucien Bouchard après le référendum de 1995, apprend-on dans une biographie du premier ministre québécois qui sera publiée à l’automne.Selon l’auteur Lawrence Martin, dans son livre intitulé The Antagonist: Lucien Bouchard and the Politics of Delusion (L’Antagoniste: Lucien Bouchard et la politique de l'illusion), dont le quotidien Ottawa Citizen a publié un extrait dans son édition de samedi, de proches collaborateurs du premier ministre Jean Chrétien auraient pris connaissance de ce profil psychologique préparé par le Dr Vivian Rakoff, ancien directeur du département de psychiatrie à l’Université de Toronto.Dans son livre, M.Martin révèle que deux rapports de 5000 mots chacun rédigés par le Dr Rakoff—le premier portant sur la question de la souveraineté du Québec, le deuxième sur la personnalité de M.Bouchard — ont été remis au bureau du premier ministre Chrétien.Le Dr Rakoff aurait rencontré à ce sujet la directrice de la recherche au bureau du premier ministre, Chaviva Hosek.Les rapports auraient aussi été lus par Eddie Golden-berg, l’un des principaux conseillers de M.Chrétien.Réactions de Chrétien et de Johnson Le premier ministre canadien, qui assistait.samedi à Sainte-Foy aux funérailles du politologue Léon Dion, a pour sa part nié avoir été informé de l’existence de ces rapports sur M.Bouchard.«Je ne sais pas, je ne l’ai pas vu.Vous me posez une question sur un document que je ne connais absolument pas», a dit M.Chrétien aux journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet.M.Godfrey, un ami du Dr Rakoff, a pour sa part avoué au quotidien toron-tois Globe and Mail avoir remis les rapports à des responsables du bureau du premier ministre.«Je l’ai fait de ma propre initiative, a-t-il dit.Personne ne me l’a demandé.Ce fut une tentative de comprendre de façon plus systématique et sérieuse le tempérament de cet homme (Lucien Bouchard).L’objectif n'était pas tellement de savoir s’il souffre de troubles psychiques, mais plutôt de savoir qui il est.» Commentant cette analyse psychologique de Lucien Bouchard, le chef libéral Daniel Johnson a déclaré ne pas être étonné des conclusions.Un rapport sur le profil psychologique du premier ministre québécois, qui aurait circulé au sein de la députation libérale fédérale, fait état d’un homme à la personnalité changeante et imbu de lui-même.Sur les ondes du réseau BBS hier matin, Daniel Johnson a décrit Lucien Bouchard comme un politicien à qui on ne peut effectivement faire confiance.Le Dr Rakoff a établi le profil psychologique de M.Bouchard en se basant sur l’autobiographie de celui-ci, A visage découvert (On the Record en version anglaise), publiée en 1992, ainsi que sur des coupures de presse, sans n’avoir jamais rencontré le premier ministre québécois.Dans un de ses rapports, le D’ Rakoff compare M.Bouchard à un acteur qui peut changer d’idendité aussi facilement qu’il change de maquillage.«Il n’est pas qu’un rêveur, écrit-il.Mais il peut facilement être vexé et devenir vaniteux à propos de ses capacités.Et même s’il est dévoué à ses ambitions et, croit-il, à son peuple, il cherche constamment à se justifier en toutes circonstances.» Le Dr Rakoff en vient à la conclusion que M.Bouchard pourrait être classé parmi le type de patients souffrant de ce qu’il qualifie de «troubles caractériels esthétiques», et qu’il décrit comme étant «la capacité de consacrer une grande part d’émotion et de sincérité à une cause pour ensuite passer à une autre tout en étant presque inconscient des conséquences.Les gens et les causes sont ainsi laissées derrière, comme une sorte d’abandon».Le Dr Rakoff estime que la faiblesse de M.Bouchard serait «sa fierté, sa vanité, son narcissisme».Lorsque sa fierté est atteinte, il peut faire preuve d’un pauvre jugement, conclut-il.Tout en admettant la haute réputation dont jouit le Dr Rackoff, le Dr Lauren Woodhouse a pour sa part tenu à mettre quelques bémols à toute cette histoire .«Je soupçonne que le Dr Rackoff n’a pas eu l’intention d’émettre un diagnostic sérieux sur Lucien Bouchard sans même l’avoir rencontré et qu’il n'est pas à l’aise avec la suite des choses.Evidemment, non, on ne peut pas émettre un diagnostic sur quelqu'un à distance.» Le Dr Woodhouse a aussi rappelé que les symptômes attribués à Lucien Bouchard pourraient en fait être attribués à tout politicien en quête d’un vote et en des moments de grande intensité.«Je crois que nous faisons tout un plat avec pas grand-chose et j’espère simplement que ça n’aggravera pas la division de notre pays.» Projet d’interdiction des mines anti-personnel Les Canadiens surpris de leur succès Genève (PC) — Alors qu’ils se pré parent à entreprendre une nouvelle série de négociations qui, espèrent-ils, sera la dernière, les hauts fonctionnaires canadiens se disent étonnés de la rapidité avec laquelle le projet d’interdiction des mines anti-personnel a obtenu l'appui de la communauté internationale.Lorsqu’une poignée de pays se sont réunis secrètement à Genève l’an dernier pour discuter de cette idée, la plupart y croyaient plus ou moins, explique un haut fonctionnaire du ministère canadien des Affaires étrangères.«Cette idée (d’en arriver à interdire les mines) nous embarrassait tellement que nous n'en parlions même pas en public», dit ce haut fonctionnaire, qui a demandé à garder l’anonymat.Depuis, 110 pays ont fait part de leur appui au projet canadien, et l’on s’attend à ce qu’un traité international contre les mines anti-personnel soit signé à Ottawa au début de décembre.A la Conférence des Nations unies sur le désarmement, qui a eu lieu la semaine dernière, la Maison-Blanche a annoncé officiellement que Washington se joindrait à l’initiative canadienne et participerait aux négociations débutant le 1er septembre à Oslo, en Norvège.Washington a cependant proposé des exemptions pour les vastes champs de mines situés entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, ainsi que pour les mines qui se détruisent d’elles-mêmes après un certain temps.Le représentant canadien à la conférence, Mark Moher, a qualifié la décision de Washington de «pas très positif en avant», ajoutant qu’il était trop tôt pour se prononcer sur les objections américaines.La Corée pourrait constituer un cas spécial, mais les détracteurs allèguent qu’une exemption nuirait au traité en établissant un précédent, ce qui pourrait inciter les autres pays à faire des demandes similaires.Ils précisent que les amorces utilisées sur les mines autodestructrices font parfois défaut, faisant de ces explosifs potentiellement mortels des dangers publics.Les Nations Unies estiment que plus de 100 millions de mines anti-per- sonnel sont actuellement enfouies dans le sol de 68 pays.Chaque mois, elles tuent ou mutilent environ 2000 personnes, pour la plupart des civils.Ces accidents sont souvent provoqués par des mines qui ont été posées pendant des conflits qui ont été réglés il y a longtemps.NOUVEAU POUR UNIS EDUCATION MMTIVKA l/ENVIRONNKIVIIÎNT 2’ édition Lucie Sauvé 384 pages, 31,95$ Cet ouvrage se présente en effet comme un outil de développement professionnel en ERE.À la fin de chacun des neuf chapitres, s’ajoute une série d’activités qui invitent à l’analyse, à la réflexion, à la synthèse, à l'expérimentation.Le lecteur peut ainsi devenir acteur en s’impliquant dans la démarche de construction des savoirs.Il clarifiera ses représentations, ses attitudes et ses valeurs.Cet ouvrage s’adresse à ces pionniers de l’éducation relative à l’environnement afin de leur proposer un certain accompagnement dans la mise en contexte, la poursuite et la valorisation de leur propre recherche pédagogique.Mais il s’adresse aussi à tout éducateur (enseignant ou animateur).GUÉRIN, éditeur liée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: | http://www.guerin-editeur.qc.ca A 3 ?LES ACTUALITÉS?La Charte de la langue française a 20 ans Sombre bilan pour la loi 101 Les Partenaires de la souveraineté rappellent qu’«Au Québec, en français, c'est normal» LOUISE LEDUC LE DEVOIR \ A l’approche des vingt ans de la Charte de la langue française, 101 représentants de la société civile ont répondu hier à l’invitation des Partenaires de la souveraineté de se rassembler au Monument-National.Une fête?Plutôt un appel à la vigilance et surtout à l’indépendance du Québec, seule capable aux yeux des participants de garantir la survie du frit français au Québec.Le sombre bilan de la loi 101, qui visait notamment à faire prévaloir le français dans l’affichage, dans l’enseignement et au travail, a commencé au salon.Suivant l’ordre établi défilaient au micro les plus loquaces des porte-parole des milieux syndicaux, étudiants, universitaires, artistiques, en plus des gens d’affaires et des représentants de mouvements souverainistes.Du nombre, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Guy Bouthillier, n’était pas le moins alarmiste.Après avoir rappelé le sort réservé à la loi 101 par le Canada anglais, qui la «combattit pied à pied, article par article, morceau par morceau», M.Bouthillier a conclu par l’importance d’un socle politique.«Sans ce socle, qui est celui des pleins pouvoirs, la loi 101 prend un air emprunté, et par conséquent, faux.» La porte-parole des Partenaires pour la souveraineté, Nicole Boudreau, a de son côté relevé le but ultime de l’action du regroupement: rétablir chez les Québécois un sentiment de légitimité, de fierté et de dignité dans leur volonté de défendre le français en Amérique.«Nous voulons que la loi 101 cesse de s’affaiblir et de s’étioler.Nous voulons que le quotidien The Gazette cesse d'écrire que la loi 101 est devenu un symbole d’intolérance et d’oppression.» S’ensuivirent de chauds applaudissements dans la salle, avant de passer à la cuisine où chacun, sans plus aucun micro, était invité en toute convivialité à dresser son propre bilan.Raymond Lévesque s’est levé d’un trait «Juste pour dire que j’entends rien.Mais ce que j'entends pas, je l’entends pas en français! » L’ancien secrétaire de la Fédération des travailleurs du Québec, Fernand Daoust, s’en est lui aussi pris aux médias.«C’est normal que la presse anglophone défende les droits des anglophones.Ce qui n’est pas normal, c’est que la presse francophone ne fasse pas le même travail pour les siens!» Tout aussi coqcis, le syndicaliste de première heure Emile Boudreau a aussi tenu à dire son mot «Je crois que l’étape obligée pour la sauvegarde de notre langue passe une fois pour toutes par la décision de nous donner un pays à nous autres.» Entre ces appels à l’indépendance et les sombres bilans, Jacques Forgues, un chauffeur d’autobus scolaire de Sainte-Adèle, est apparu telle une éclaircie dans un ciel bien noir.Il a rappelé comment lui et ses collègues ont un jour repris le chemin de l’école pour apprendre à bien écrire leur langue maternelle, comment, parmi les siens, il n’était plus question de « windshields».«Nous avo>is même élaboré un lexique de termes français en mêca- Les meilleurs vêtements de voyage et d’aventure au monde La jupe d'excursion : disponible en kaki, marine ou rouge; 95 $ Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos «durs qui durent» ont des poches secrètes et des poches sécuritaires.Tilley Endurables 1050 ave.Laurier Ouest 272-7791 OBTENEZ UN CATALOGUE GRATUIT EN COMPOSANT LE \ 1-800-465-4249 / faut jamais considérer que c’est réglé.Si seulement on savait, dans le monde, la gravité de perdre une langue.Perdre une langue, dans le monde, c’est perdre un moyen de refaire le monde.» Cette loi 101 aura donc vingt ans demain.Vingt ans, c’est vieux comment?Un peu pour nous aider à mesurer le passage du temps, les Partenaires pour la souveraineté ont aussi mis aux premières loges un certain José Lord.né le 26 août 1977, manifestement ravi de se retrouver parmi ce parterre d’illustres personnalités.Ses imprest sions?«Ça faisait drôle d’être parmi ces gens qui, aujourd’hui comme il y a vingt ans, militent pour la même cause.» Croit-il avoir profité de la loi 101?«Il suffit de se promener rue Sainte-Catherine pour en percevoir les effets.Cest en français que je peux y lire les pancartes.» C’est surtout lors d’un récent stage en Belgique pour perfectionner l’art de la bande dessinée que José Lord s’est rendu compte du chemin qu’il reste cependant à parcourir.«Je racontais, pour les besoins d'un documentaire sur la bédé à travers le monde, combien il était difficile pour les créateurs québécois de se faire connaître à l’extérieur.On m’a souligné que mes réflexions rejoignaient celles de créateurs africains ou sud-américains, de créateurs venus de pays du Tiers-Monde.» Profitant de l’occasion, TV5 a remis publiquement à Marie-Andrée Beau-, det, la veuve de Gaston Miron, un documentaire sur le poète réalisé récemment et intitulé «Un portrait ra-paillé».«Combien de générations d’intellectuels ont gaspillé leur œuvres à défendre quelque chose qui va de soi, c'est-à-dire d’écrire, de s’exprimer dans sa langue?D’ailleurs, ce qui me fait le plus mal quand je pense à Gaston, c’est qu’il n’ait pas pu voir l’aboutissement politique, c'est-à-dire l’indépendance de notre pays.» Un grand absent, hier au rassemblement au Monument-National: Camille Laurin, considéré comme le père de la loi 101.Les responsables des Partenaires pour la souveraineté ne l’avaient pas invité afin de préserver le caractère apolitique de l’organisme, a expliqué l’une de ses porte-parole.Les Partenaires pour la souveraineté lançaient hier l’opération «Au Québec, en français, c’est normal», avec toutes ses déclinaisons possibles: normal d’enseigner en français, normal de chanter en français, de travailler en français.Ce faisant, les Partenaires pour la souveraineté veulent faire contrepoids à la campagne de culpabilisation menée par certains anglophones à l’égard de la Charte de la langue française.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pas sûr que la petite Mélodie Râtelle, juchée sur les épaules de son père Clément Râtelle, un auteur-compositeur, comprenait très bien ce que racontait hier Gilles Vigneault à propos de cette loi 101.nique», annonce-t-il fièrement Chacun avait ses raisons de vouloir défendre sa langue et, le temps d’une autre bouffée d’air frais, Sœur Gisèle Ampleman, du Regroupement des religieuses et des religieux pour la souveraineté, a pris le parti de l’humour.«Nous voulons continuer de prier en français parce que nous avons prié trop longtemps en latin!» Gilles Vigneault était aussi évidemment de la partie, cette fois pour inviter ses concitoyens à veiller au grain.«Il ne CE SOIR AVEC SIMON DU Ri A L’ÉCOUTE DE VOS PRÉOCCUPATIONS, Simon Durivage présente des LUNDI AU JEUDI NOUVELLES QUI VOUS TOUCHENT.Votre rendez-vous incontournable DE FIN DE SOIRÉE ¦ Ç E 1) E V 0 I R , 1, E L l! N D I 2 5 A 0 Û T I !> !» 7 A 4 •LES ACTUALITES- Pas facile d’être juge «Les questions que nous devons étudier sont complexes», dit Antonio Lamer de la Cour suprême 12e Journées mondiales de la jeunesse à Paris La visite du pape s’achève en apothéose Jean-Paul II a célébré la messe devant plus d’un million de fidèles ‘"Clîi'vL M 'Lmi'i H 'IllICtia ¦¦¦¦Jk.V'.r im i ms* .^ -j « liijlIlKiù) iriHjin ill Z r\ J «UH CO! r*.XKi MICHEL EULER ASSOCIATED PRESS Pendant que des centaines de milliers de Français et d'étrangers se levaient à l’aube au parc de Longchamp où ils avaient passé la nuit, deux religieuses priaient en attendant le pape qui a célébré la messe sur ce champ de courses près de Paris.Ottawa (PC) — Il n’est pas facile d’être juge de nos jours, soutient le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Antonio Lamer.La complexité des questions étudiées au plus haut tribunal du pays, combinée avec des ressources limitées et une opinion publique de plus en plus difficile, rendent la tâche bien plus exigeante et en dissuadent peut-être même certains d’adopter la profession, a-t-il expliqué lors de la conférence annuelle de l’Association du Barreau canadien, dimanche.«Les questions que nous devons étudier sont complexes et ont une portée considérable.Nous devons traiter, dans un contexte juridique, d’affaires au sujet desquelles plusieurs personnes entretiennent des opinions politiques sincères et profondes.» , Ces dernières années, la Cour suprême a eu à se pencher sur des questions allant de l’avortement à l’égalité des droits, et étudiera sous peu la question québécoise.Elle doit clarifier la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec, le débat de l’heure sur la scène nationale.Les questions sont beaucoup plus largement débattues au sein de la société, ajoutait le juge en réponse à des questions, à la suite de son discours.Sans vouloir se commettre sur la date précise à laquelle il entamera l’étude de la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance, le juge Lamer a laissé entendre que cela se produirait plutôt tôt que tard.La Cour suprême n’est pas connue pour faire traîner les causes, a-t-il dit.Dès que tout sera prêt, on débutera, a-t-il ajouté.Alors que les causes deviennent toujours plus complexes, les juges doivent se débrouiller avec des ressources réduites, se partager par exemple les greffiers qui les aident à préparer les jugements.D n’est pas facile de trouver un juste équilibre entre les droits traditionnels d’une presse libre et les droits d’un citoyen libre, a poursuivi le juge en chef.Il n’est pas facile de savoir quand imposer une interdiction de publication.nous avons un système de tribunaux ouverts, aussi un juge peut-il avoir de la difficulté à trancher.Depuis que les médias ont accès au tribunal, les juges sont plus étroitement surveillés par le public et se retrouvent plus souvent sous les feux de la rampe.«Certains trouvent cela difficile.Cela ne me dérange pas, mais d’autres gens y sont plus sensibles.» Mais le magistrat soulignait que le tribunal réagit à cela en se montrant aussi ouvert et sensible que possible.Le juge Lamer s’est dit favorable à un projet pilote impliquant la Cour suprême et CPAC, la chaîne parlementaire, qui retransmet les plaidoiries de la Cour suprême.La cour a aussi fat connaître ses activités et ses décisions par l’intermédiaire d’Internet, avec son propre site web.De plus, le Conseil canadien de la magistrature, qui surveille les questions d’ordre juridique, doit développer et faire appliquer un code d’éthique pour la profession.Un code préliminaire comprenant les grandes lignes de directives générales au sujet des juges a été discuté la semaine dernière, lors d’un séminaire auquel ont participé une cinquantaine déjugés nommés par le gouvernement fédéral, a indiqué le juge Lamer.Malgré des ressources réduites, les juges en chef des différentes instances relevant du gouvernement fédéral s’efforcent de réduire les délais.Des juges canadiens ont aussi apporté leur aide à des collègues d’autres pays.Par exemple, une entente a été signée en 1996 entre le Canada et l’Ukraine, en vue de fournir de l’aide aux Ukrainiens pour la réforme de leur système judiciaire.JANA MIKOSKA AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le pape Jean-Paul II a achevé en apothéose sa visite de quatre jours en France à l’occasion des 12" Journées mondiales de la jeunesse, par une messe solennelle célébrée à ciel ouvert devant plus d’un million de fidèles, sur un champ de courses près de Paris.Sur l’hippodrome de Longchamp, transformé pour l’occasion en une cathédrale virtuelle, le pape a invité les jeunes pèlerins venus de 160 pays, rejoints par des dizaines de milliers d’autres fidèles, à «partir sur les routes de l’humanité», «membres de l’Eglise, actifs et responsables».Depuis l’accueil, jeudi, sur le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel, par 500 000 de ces jeunes, jusqu’à la veillée au cours de laquelle le pape a baptisé samedi soir 10 jeunes de cinq continents, la foule n’a cessé de s’épaissir, faisant un triomphe à Jean-Paul II, 77 ans, malade, voûté, fatigué et parfois distant, mais doué d’un charisme qui galvanisait l’audience.Le porte-parole du Vatican Joaquin Navarro Valls a assuré que le pape, opéré d’un cancer l’an dernier et souffrant de la maladie de Parkinson, «se porte assez bien en dépit de la chaleur» qui a régné toute la semaine.Plus de 5000 personnes ont dû être soignées durant les dernières 24 heures, dont près d’une centaine ont été hospitalisées, sans que leur vie soit en danger.Quelque 7000 personnalités, françaises et étrangères —mais aucun membre du gouvernement socialiste français —, ont assité à l’office de trois heures, célébré par le pape, entouré de 500 évêques et 6000 prêtres du monde entier.Dès le départ, le pape avait su frapper la corde sensible de son audience, en majorité à l’adolescence, donnant une tonalité résolument sociale à son message: «Aucune société ne peut accepter la misère comme une fatalité sans que son honneur n'en soit atteint».Il a aussi évité d’évoquer les thèmes de morale comme l’avortement, le SIDA ou l’homosexualité, où ses vues heurtent la jeunesse qui les juge rétrogrades.Mais il n’a pas échappé, indirectement, à cet écueil, en se rendant sur la tombe du généticien mondialement connu Jérôme Lejeune, son ami et ancien conseiller, mais aussi champion de la lutte contre l’avortement.La démarche, ressentie comme une «provocation» par des associations, a été critiquée par le parti socialiste au pouvoir qui a estimé qu’elle pouvait encourager les opposants à l’avortement à transgresser la loi qui l’autorise en France depuis 1975.Iœ cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, a tenté de désamorcer la polémique, estimant qu’il serait «indécent» d’empêcher le pape «d’être fidèle en amitié» et mettant la querelle sur cette visite «strictement privée» sur le compte de «la manie française de la dispute».Le pape a voulu lever une autre hypothèque, séculaire, en profitant de la coïncidence de date entre sa messe et l’anniversaire du massacre de plus de 3000 protestants à la Saint-Bar,thé lémy pour faire le mea culpa de l’Église catholique sur cet événement «douloureux».Il a reconnu que «des chrétiens ont accompli des actes que l’Évangile réprouve», appelant à «reconnaître les fléchissements d'hier» et estimant que «seul le pardon offert et reçu conduit progressivement à un dialogue fécond qui scelle alors une réconciliation pleinement chrétienne».La Fédération protestante s’est dit «heureuse» dimanche de ces déclarations.L’Église catholique, en perte de vitesse en France où 10 % seulement des catholiques de disent pratiquants et deux jeunes sur trois indifférents à la religion, a été «surprise et rassurée», selon le journal Le Monde, par l’énorme succès de ce festival dont certains prédisaient l’échec.Mk'r Lustiger a estimé dimanche que cette grande fête, comparée à un Woodstock et largement médiatisée, y compris par la télévision publique qui a retransmis en direct son bouquet final, était «une expérimentation sociale grandeur nature».Le pape a donné rendez-vous aux jeunes à Rome en l’an 2000, le jubilée du christianisme.Jean-Paul II aura alors 80 ans.Instituées il y douze ans par Jean-Paul II, pape depuis 1978, les Journées internationales de la jeunesse se tiennent tous les deux ans.En 1995, à Manille, elles ont rassemblé un nombre record de 3,5 ipillions de personnes, après Denver (États-Unis) en 1993 et Czestochowa (Pologne), pays d’origine du pape, en 1991.Le pape doit se rendre en octobre au Brésil et à Cuba, en janvier.Votre choix.Votre avenir.Votre fierté.Vous cherchez un emploi?Vous désirez apprendre un métier?Dans les Forces canadiennes, nous offrons autant aux hommes qu’aux femmes la possibilité de devenir opérateur, technicien ou employé de soutien.Faites partie de notre équipe et obtenez des compétences pour le restant de votre vie dans un esprit canadien empreint de fierté.Pour de plus amples renseignements, passez à un centre de recrutement ou composez le 1 800 856-8488 www.dnd.ca CanadS 1*1 nationale Defence VOTRE CHOIX.VOTRE AVENIR.VOTRE FIERTÉ.Les olympiades de l’esprit ont attiré 2000 «sportifs» Londres (AP) — Que faire d’un œuf à la coque?Quelles sont les ressemblances entre la princesse Diana et une orange?II ne s’agit pas des dernières plaisanteries qui font rire à Londres, mais des questions posées lors de la très sérieuse épreuve de créativité intellectuelle des premières Olympiades des jeux de l’esprit, qui se sont terminées ce week-end.Organisées sur le modèle des sports «physiques», les premières olympiades de l’intellect ont réuni cette semaine à Londres près de 2000 «sportifs» venus de 58 pays, qui ont concouru dans 39 disciplines, en quête de vraies médailles.«Il y a bien des Olympiades spor- tives qui rassemblent des gens qui courent ou sautent.Pourquoi n'y aurait-il pas des jeta olympiques de l’esprit, qui est la partie la plus importante du corps humain et le restera toujours?» explique Tony Buzan, l’un des organisateurs.A la différence des jeux olympiques du baron Pierre de Coubertin, les olympiades de l’esprit étaient accessibles à tous, moyennant le paiement d’un droit d’inscription allant de 12,50 à 25 livres (de 25 à 50 dollars canadiens environ).Vainqueur de l’épreuve de créativité, Philip Bateman, un Sud-Africain de 52 ans, s’est distingué en trouvant 40 façons d’utiliser un œuf à la coque, toutes approuvées par le jury.« Vous pouvez le moudre, le dilater, l’évaporer, l'utiliser pour réchauffer les mains, pour vous maquiller, pour peindre», a-t-il précisé.Quant aux points communs entre Diana et une orange, ils portent notamment, selon M.Bateman, sur l’importance de leurs arbres généalogiques respectifs, sur leur caractère juteux et sur le fait que tous deux soient plutôt délicieux.Autre exploit de ces olympiades, celui du Britannique Dominic O’Brien qui a réussi à mémoriser un paquet de cartes en 41,73 secondes et 155 mots isolés en 15 minutes, pour emporter l’épreuve de mémoire.Mais la spécialité la plus difficile de ces jeux était sans conteste le «déca-mentathalon», une combinaison de 10 épreuves concentrées en quatre heures: bridge, échecs, créativité, dames sur 64 cases, jeu de Go, tests de QI, Mastermind, mémoire, calcul mental et Othello.Andrew Dyson, un Britannique de 32 ans exerçant la profession de consultant, a été très supris de gagner la médaille d’or dans cette épreuve complète digne du décathlon de stades, car il se trouvait faible aux tests de QI et de mémoire.«Je pense que ces olympiades sont très positives et j’espère qu'elles continueront», a-t-il dit après son triomphe.«Dans mon travail, avoir la tête bien faite est important.» Téléphone: 985-3344 LES PETITES ANNONCES t^op^:935.3340 I »N »D «E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL j 100» 150 Achat-vente-échange i 160» 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Locatxxi 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BÉRUBÉ, ARMAND N Au foyer Saint-Laurent le 22 août 1997 à l'âge de 91 ans, est décédé Armand Bérubé, directeur fondateur des émissions agricoles à Radio-Canada.Époux de Fleur-Ange Ménard, il était le père de feu Yves.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses filles Danielle, Michèle (Jean-Marie Navarre) et Deny-se (Bernard Myette), sa belle-fille Francine Leroux, ses petites-filles Anne-Marie, (Christian Immer), Sylvie, Dominique (Michel Gaudette) et Maggy, ses arrières-petits-enfants Camille et Maximilien, il laisse également sa soeur Èva (.religieuse), son frère Emile ainsi que plusieurs parents et amis.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation pour personnes âgées Saint-Laurent seraient appréciés.Exposé au complexe funéraire Urgel Bourgie Ltée, 790 ave Sainte-Croix, Ville Saint-Laurent.Les funérailles auront lieu le mardi 26 courant à 14h en l'église Saint-Laurent (Chapelle Mariale) et de là au cimetière Les Jardins Urgel Bourgie, Montréal.Parents et amis sont priés d'assister sans autre invitation.Heures des visites lundi de 19h à 22h.V / JE DONNE, JE CHANGE Ccnbralde du Grand Montréal 288-1261 EN BREF LE DEVOIR LE MOPE Train de la paix annulé Bonn (AFP) — Le projet de «train de la paix» qui devait relier Bruxelles et la Turquie pour promouvoir la recherche d’une solution pacifique à la question kurde a capoté, ont indiqué les organisateurs dans la nuit de samedi à hier à Oberursel (ouest de l’Allemagne).La compagnie ferroviaire Deutsche Bahn a rompu l’accord passé avec les organisateurs, a expliqué l’association organisatrice, «Appel de Hanovre».Selon «Appel de Hanovre», la Deutsche Bahn a invoqué l’interdiction de passage faite au convoi par les chemins de fer yougoslaves et l’annonce faite par les garde-frontières allemands qu’ils ne laisseraient pas entrer sur le territoire les occupants étrangers du train.«Appel de Hanovre» a dénoncé cette décision et assuré que les participants à l’opération se rendraient par d’autres moyens à Diyarbakir, chef-lieu du sud-est anatolien à majorité kurde et destination finale du «train de la paix».Kaunda va poursuivre la lutte Lusaka (AFP) — L’ancien chef de l’État zambien Kenneth Kaunda, blessé par balle samedi par la police, a déclaré hier qu’il continuerait à se battre jusqu’à ce que le gouvernement du président Frederick Chiluba quitte le pouvoir.L’exprésident est rentré à Lusaka hier et s’est adressé chez lui à des membres de son parti et à des journalistes.«Il n’est pas question que je me retire ou que je batte en retraite», a-t-il indiqué, portant toujours un bandage sur le front et une chemise tâchée de sang.«Chiluba et tous ses compagnons ont seulement une vie», a-t-il déclaré.«Je resterai non violent dans l’action, ce que ne feraient pas tous les partisans de l'Unip», a-t-il estimé free à des partisans en colère et des femmes en pleurs.M.Kaunda qui a été légèrement blessé au cours d’un meeting à Kabwe, au nord de Lusaka, est apparu fatigué mais déterminé.Premier président de la Zambie indépendante, Kenneth Kaunda avait été battu par M.Chiluba lors de l’élection présidentielle de 1991.L’OTAN va aider l’Albanie Tirana (AFP) — L’OTAN s’est engagée à assister l’armée albanaise dans ses efforts de restructuration après sa déliquescence pendant les émeutes des derniers mois, a indiqué hier à l’AFP le ministre de la Défense, Sabit Brokaj.Une délégation de l’OTAN, conduite par Georges Katair-dakis, en visite la semaine dernière à Tirana, a invité l’Albanie à resserrer ses liens avec l’Alliance atlantique.L’Albanie, membre du Partenariat pour la pane depuis février 1994, a invité l’OTAN à ouvrir un bureau permanent auprès du ministère de la Défense pour assurer une aide permanente à l’armée, a ajouté M.Brokaj.L’OTAN, a poursuivi M.Brokaj, s’est engagée à déployer en Albanie entre septembre et janvier une douzaine d’équipes chargées d’assister l’armée albanaise tant en matière de législation que de logistique et de stratégie.Les priorités de l’armée sont, selon M.Brokaj, la reprise à la population des armes lourdes et légères pillées dans les dépôts militaires pendant la rébellion, l’élaboration avec l’aide de l’OTAN d’une nouvelle législation militaire et la professionnalisation de l’armée.Caché pendant deux ans Zagreb (AFP) — Un milicien serbe a survécu deux ans seul, caché dans un abri de fortune à 70 kilomètres de Zagreb, et ne s’est rendu cette semaine qu’après avoir été découvert par un paysan.Milan Lazic, 46 ans, a remis à la police son fusil automatique, ses munitions et ses grenades, et, très affaibli, a eu droit à un sandwich et une bière avant de raconter son histoire, a rapporté hier le journal Vecemji List.Membre d’une unité paramilitaire serbe, il n’a pas réussi à fuir devant les troupes croates à la reconquête, en août 1995, des territoires où les Serbes avaient fait sécession.Convaincu par ses chefs que les soldats croates cou-paient les oreilles de leurs prisonniers ou les dépeçaient vivants, Lazic décida de se cacher.Il se construisit un abri dans les bois, avec des planches, des branches et une bâche, ne sortant que la nuit pour chaparder des fruits et des légumes dans les jardins et boire dans les rivières.Il a confié à Vecemji List qu’il était toujours affamé, qu’il parlait tout seul, et qu’il avait pensé plusieurs fois à se tuer.Une Iranienne au pouvoir Téhéran (AFP) — Massoumeh Ebtekar, devenue samedi vice-présidente iranienne, est la première femme à accéder à un poste de responsabilité aussi élevé en Iran depuis la révolution islamique de 1979.Nommée par le président Mohammad Khatami, elle assumera également les fonctions de présidente de l’Organisation de la protection de l’environnement (OPE), chargée de lutter contre la pollution.Elle remplace Hadi Manafi, directeur de l’OPE depuis 1989.Mme Ebtekar, 36 ans, a été rédactrice en chef du journal radical Kayhan International.Elle était responsable de la publication du magazine féminin Farzaneh depuis 1993.Professeur d’université, Mme Ebtekar sait l’anglais et le français et connaît aussi un peu l'arabe.Mariée et mère de deux garçons, elle a passé,ses premières années d’études aux Etats-Unis.Après sa nomination, Mme Ebtekar a affirmé qu’un pays ne pouvait «se développer satis une protection de l’environnement» et indiqué vouloir propager la culture de la protection de l’environnement dans la société et «lutter sérieusement contre la pollution urbaine».Jamaïque: la mutinerie contre les préservatifs a fait 16 morts Kingston (AFP) — Une mutinerie provoquée par la décision de distribuer des préservatifs dans les prisons jamaïcaines a fait seize morts depuis cinq jours et se poursuivait hier, les mutins tenant sous leur contrôle une partie du pénitencier central à Kingston, principale prison de haute sécurité du pays.Dans cette prison, les mutins ont tué hier, au couteau ou bien en les battant à mort, neuf prisonniers soupçonnés d’être des homosexuels ou des informateurs.Ces nouveaux meurtres portent à seize le nombre de prisonniers tués depuis le début du mouvement.Ce mouvement a commencé avec l’annonce mardi que les autorités avaient décidé, pour enrayer la propagation du virus VIH, de distribuer des préservatifs aux détenus et aux gardiens de prison.Ces derniers s'étaient indignés, estimant que cela revenait à les accuser d’entretenir des relations homosexuelles avec ceux qu’ils ont mission de surveiller, et S’étaient faits porter malades jeudi.Le mouvement avait fait monter la tension dans les prisons, déclenchant des mutineries.Mercredi, deux détenus soupçonnés d’homosexualité étaient tués au pénitencier central.Mme Ebtekar Les combats se sont déroulés au Cachemire Tirs entre l’Inde et le Pakistan Le bilan des attaques est contradictoire AGENCE FRANCE-PRESSE Jammu — Des échanges de tirs d’artillerie ont eu lieu hier en plusieurs points de la frontière indo-pakistanaise, avec des bilans très différents suivant les sources, les militaires indiens affirmant avoir tué 51 soldats pakistanais, le Pakistan ne parlant que de trois morts, tous civils.Selon un porte-parole de l’armée indienne, 51 soldats pakistanais au moins ont été tués et 45 autres blessés dans ces combats qui ont éclaté samedi soir et se sont poursuivis hier en huit points de la ligne qui sépare l’Inde et le Pakistan au Cachemire, région disputée entre les deux pays.Toujours selon ce porte-parole, les combats ont été déclenchés par le Pakistan, dont les soldats «ont tiré 500 obus d’artillerie, et des milliers de balles d’armes légères».Trois militaires indiens, dont un commandant, ont été tués et sfr autres ont été blessés, a-t-il ajouté.Les combats les plus intenses ont eu lieu dans les secteurs d’Uri (400 km au nord-ouest de Jammu, dans la partie indienne du Cachemire) et Kargil (500 km au nord-est), a-t-on précisé de même source.Les soldats indiens «ont vu les soldats pakistanais empor- ter leurs morts et leurs blessés» après l’échange de tirs, a-t-il précisé.Selon lui, les échanges de tirs, essentiellement à l’arme légère, se poursuivaient en fin d’après-midi en certains points de la ligne de 1200 km qui coupe en deux le Cachemire.Un habitant musulman d’un village proche d’Uri, Abdul Aziz, a confirmé à l’AFP avoir entendu de fortes explosions, ajoutant que c’était «la première fois depuis plusieurs années que nous avons vu Içs Indiens utiliser de l'artillerie lourde contre le Pakistan».A Islamabad, on niait ces informations.«Aucun échange de feu n 'a eu lieu au cours des deux ou trois derniers jours dans les secteurs d’Uri et de Kargil», et «il ne saurait donc être question de lourdes pertes», a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense.Islamabad a reconnu en revanche que des combats avaient eu lieu dans les secteurs de Chakhoti, Pandu et Sank — trois autres secteurs également cités côté indien.Selon les autorités pakistanaises, ces tirs d’artillerie «non provoqués» de l’armée indienne sur le territoire pakistanais ont tué trois civils pakistanais.Islamabad n’a pas fait mention de victimes parmi ses forces armées.Des échanges de tirs se produisent souvent dans cette région disputée entre les deux pays, et qui a été la cause de deux des trois guerres que se sont livrées les deux pays depuis l'indépendance, en 1948 et 1965.Les troupes indiennes et pakistanaises échangeaient des tirs notamment dans le secteur d’Uri depuis une semaine.Les derniers combats les plus violents datent d’avril, lorsque trois civils indiens ont été tués au cours de combats qui ont duré sfr jours et pendant lesquels les deux côtés ont échangé quelque 2500 obus d’artillerie, obus de mortier et grenades.Environ 9000 personnes avaient été évacuées de la région à l’époque.A Islamabad, le porte-parole du ministère a accusé l’Inde de vouloir avec ces informations saboter les discussions qui doivent reprendre le mois prochain sur une amélioration des relations entre les deux pays.Ces discussions avaient débuté en mars, après un gel de trois ans.Outre les affrontements entre le long de la ligne de démarcation, le Cachemire est également le théâtre d’une campagne séparatiste musulmane qui a coûté plus de 20 000 vies depuis 1989.L’Inde accuse le Pakistan d’armer les rebelles, ce qu’Is-lamabad nie, tout en apportant ouvertement son soutien moral aux séparatistes et en exigeant un référendum sous l’égide de l’ONU.Les troupes de Hun Sen harcèlent les royalistes AGENCE FRANCE-PRESSE Chong Chom — Les forces de Hun Sen, l’homme fort du Cambodge, ont progressé hier jusqu’aux portes d’O Smach (nord-ouest, à la frontière thaïlandaise), dernier bastion des troupes loyales au prince Norodom Ranariddh, le premier co-pre-mier ministre évincé en juillet Un groupe d’une soixantaine de soldats royalistes, acculés le dos à la palissade marquant la frontière avec la Thaïlande, tiraient en direction des soldats de Hun Sen, à quelques centaines de mètres, a constaté un photographe de l’AFP à Chong Chom, qui fait face à O Smach côté thaïlandais.Deux transports de troupes blindés, des mortiers, canons et batteries de défense anti-aérienne étaient également en action du côté royaliste.«Ils y vont avec tout ce qu'ils ont», relevait un témoin sur place.Les soldats de Hun Sen, qui ont lancé dans la matinée une offensive depuis trois directions sur O Smach, répliquaient depuis leurs positions sur une colline — conquise en début d’après-midi après trois heures de combats — contrôlant les accès à la localité.Les positions avancées des hommes du «second co-premier ministre» se trouvaient à 400 mètres de la frontière.Les militaires thaïlandais ont tiré des fusées en avertissement après la chute de leur côté de la frontière de quatre obus de mortier, qui n’ont pas fait de victimes.Quatre combattants royalistes blessés ont été autorisés à franchir la frontière pour être soignés.En dépit de la progression des troupes de Hun Sen, une source militaire thaïlandaise estimait peu probable un retournement fondamental de situation, affirmant que «les combats pourraient durer plusieurs jours».DAVID LONGSTREATH AI’ Des soldats thaïlandais ont transporté hier un soldat royaliste gravement blessé qui venait de traverser la frontière cambodgienne.En effet, le gros des forces loyales au prince Ranariddh — environ 2000 soldats, ainsi que 700 hommes des Khmers rouges récemment venus les renforcer — semblaient avoir réussi à s’échapper d’O Smach durant la nuit.Il n’était pas immédiatement possible d’obtenir des précisions sur l’exécution de cette retraite.Une simple palissade d’environ un kilomètre de long marque la frontière entre O Smach et Chong Chom.Et O Smach, bourgade construite sur un colline au milieu de la jungle et composée d’une unique rue principa- le, est un objectif difficile à prendre, selon les experts militaires.Les troupes thaïlandaises étaient en outre en alerte maximale pour empêcher les forces de l’un ou l’autre camp de franchir la frontière afin de prendre un avantage stratégique grâce à un mouvement tournant, selon une source militaire thaïlandaise.La progression des forces de Phnom Penh vers O Smach se poursuit depuis deux semaines au milieu d’intenses combats.Les soldats de Hun Sen bénéficient d’un avantage numérique et en matériel, soulignent les observateurs.BOSNIE La situation s’apaise à Banja Luka i * AGENCE FRANCE-PRESSE Banja Luka — La situation «se normalise progressivement» à Banja Luka (nord-ouest), après une semaine de développements dramatiques de la crise qui secoue la Republika Srpska (RS), a déclaré hier le nouveau chef des services de sécurité (RDB), fidèle à la présidente Biljana Plavsic.«La situation s’améliore», a ajouté le lieutenant-colonel Predrag Ceranic, nommé à la tête de la RDB (police secrète) par Mme Plavsic après la découverte, il y a une semaine au siège de la police locale, que la présidente et de nombreuses personnalités avaient été mises sur écoute.Une unité de la police de Banja Luka, qui a refusé de reconnaître l’autorité des nouvaux chefs, a «changé de quartier et s’est installée à Tm», à 10 km au nord de Banja Luka, a indiqué l’officier.Il a réitéré son appel aux policiers restés loyaux aux «durs» de Pale (centre administreatif de la RS) à reprendre leur travail ce matin au plus tard, assurant qu’ils n’encourraient aucune sanction.Mme Plavsic a renforcé son autorité dans la région de Banja Luka en prenant le 17 août le contrôle de la police locale avec l’aide de la Force de stabilisation de l’OTAN (SFOR) et de la police internationale (IPTF) des Nations unies.Elle a nommé de nouveaux chefs à Banja Luka, ainsi qu’un ministre de l’Intérieur, Marko Pavic, en remplacement de Dragan Kijac, qu’elle accuse de collusion avec les «durs» de Pale impliqués, selon elle, dans des activités criminelles.M.Pavic a accepté le poste mais son prédécesseur est toujours soutenu par le gouvernement de Pale, qui a déclaré «nulles» les décisions de Mme Plavsic.Le lieutenant-colonel Ceranic a fait état d’un seul incident, samedi soir, lorsque le responsable de la Radio-télévision officielle (SRT) de Banja Luka, Miro Mladjenovicy nouvellement nommé par sa maison-mère de Pale, a «tenté, d’entrer de force dans les studios et de s'emparer des équipez ments».!! M.Mladjenovic a été empêché par le service de sécurité d’entrer dans les studios de la SRT, situés dans le même bâtiment que le cabinet de Mme Plavsic.Crise diplomatique entre le Burundi et la Tanzanie La tension est vive entre les deux pays à la veille de pourparlers sur la situation au Burundi REUTER Bujumbura — Le ministres des Affaires étrangères du Burundi, Luc Rukingama, a démenti hier les accusations formulées un peu plus tôt par son homologue tanzanien, Jakaya Kikwete, qui affirmait que l’armée burundaise projetait une attaque des camps de réfugiés hutus du Burundi dans le nord-ouest de la Tanzanie.Cette querelle de mots déclenchée hier matin entre le Burundi et la Tanzanie ne cesse de s’envenimer, à quelques heures seulement de l’ouverture de nouveaux pourparlers sur le Burundi.Sous la conduite de l’ancien président tanzanien, Julius Nyerere, les participants tenteront de trouver une issue pacifique au coup d’Etat du major Pierre Buyoya en juillet 96.Le gouvernement burundais a d’ores et déjà annoncé qu’il ne participerait pas aux négociations d’Arusha qui doivent s’ouvrir aujourd’hui, arguant de l’hostilité de la Tanzanie à son égard.«Le Burundi n’a jamais eu l'intention d’attaquer la Tanzanie.Je souhaite ici démentir toutes les allégations du ministre tanzanien», a déclaré Luc Rukingama lors d’une conférence de presse à Bujumbura.«Nous souhaitons souligner la neccessité qu’il y a à démanteler les camps des groupes armés et les sanctuaires que les rebelles utilisent de temps à autre pour attaquer les civils burundais», a indiqué le ministre.Les autorités burundaises ont à plusieurs re- prises dénoncé l’appui virtuel que la Tanzanie offrirait aux réfugiés.Ces derniers se serviraient de leurs camps comme bases arrières pour attaquer le Burundi.Cité par le Sunday News, Jakaya Kikwete avait expliqué hier matin que l’armée burundaise, dominée par les Tutsis, avait mobilisé une brigade à moins de cinq kilomètres de la frontière, prête à envahir les camps tanzaniens.Le ministre ajoutait que Benjamin Mkapa, président de la Tanzanie, avait mis l’armée en état d’alerte dans cette zone et que l’année burundaise aurait miné la frontière, côté tanzanien.«Je pense que nous assistons actuellement à l’effondrement de l'initiative de Nyerere», a déclaré hier un médiateur sud-africain de la crise burundaise.Pessimiste, Jan van Eck prédit l’échec des négociations d’Arusha.«Le gouvernement burundais a été forcé à participer au processus de paix mais on ne peut s'attendre à aucune issue positive», a-t-il indiqué.L’ancien président burundais, Sylvestre Nti-bantunganya, renversé par Buyoya, a précisé qu'un avion partirait de Bujumbura ce matin et transporterait ceux qui souhaitaient assister aux négociations d’Arusha.«Et s’il y a un avion, je serais dedans», a déclaré Sylvestre Nti-bantunganya.Environ 300 000 réfugiés burundais seraient regroupés dims les camps tanzaniens, à l’ouest et au nord-ouest du pays.Plus de 150 000 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans des massacres et la guerre civile au Burundi depuis octobre 1993.loto-québec Tirage du 97-08-23 GAGNANTS 28 29 36 39 45 46 Numéro complémentaire: 11 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 8 195 10 372 214 663 LOTS 1 288 051,50$ 96 603,80 $ : 3170,60$ 114,20$ 10$ Ventes totales: 16219 636$ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000$ 1 5 9 16 24 39 Tirage du 97-08-23 Numéro complémentaire: 27 MISE-TÔT 17 19 36 38 GAGNANTS LOTS 30 1 666,60 $ GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 0 5/6 26 4/6 944 3/6 15 052 LOTS 1 000 000,00 $ 11 118,00$ 712,70$ 36,60 $ 5$ Ventes totales: 518 320 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ 3 7 14 25 Tirage du 97-08-22 30 39 40 Numéro complémentaire: 12 GAGNANTS lots : 7/7 0 11 500 000,00$ 6/7+ 5 47 769,00 $ 6/7 79 2 645,40 $ 5/7 5154 144,80$ 4/7 109 456 10$ 3/7+ 102 387 10$ 3/7 907 289 particip.gratuite Ventes totales: 13 156 794 $ Prochain gros lot (approx.): 13 000 000 $ Prochain tirage: 97-08-29 EStra UH VENDREZ NUMÉROS 460501 60501 0501 501 01 1 Tirage du 97-08-22 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2 $ EStra SAMEDI NUMÉROS 384538 84538 4538 538 38 8 Tirage du 97-08-23 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, celte dernière a priorité. I- K I) E V () I R , L E L l! N D I 2 .r> A 0 0 T I » » 7 EDITORIAL Dans les marges Lise Bissonnette Lumière encore faiblarde au bout du tunnel, les perspectives d’emploi s’améliorent, notamment pour les jeunes.La fonction publique et parapublique, où les départs à la retraite sont beaucoup plus élevés que prévu, devra embaucher.Le secteur privé sonne ici et là l’alarme de la pénurie de main-d’œuvre.Pour profiter de cette manne qui n’est pas encore le pactole, il faudra un atout indispensable: un diplôme.t pas n’importe lequel.La mutation récente du marché du travail fixe la barre à une hauteur qui paraît démesurée eu égard aux qualifications des jeunes Québécois.Partons d’un fait brutal.Depuis dix ans, la persévérance aux études secondaires, ce minimum indispensable, ne s’est jamais améliorée au Québec.En 1995-96 tout comme en 1985-86, selon les plus récents indicateurs publiés par le ministère de l’Éducation, 27 % des inscrits à l’école secondaire n’obtenaient même pas de diplôme d’études secondaires (DES) avant l’âge de 20 ans (34 % pour les garçons et 21 % pour les illes).Mettons de la chair sur les chiffres: des quelque 90 000 jeunes qui entrent chaque année en Secondaire I, 25 000 atteindront l’âge adulte sans DES, un diplôme de base que le marché méprise ou rémunère au salaire minimum.Les services statistiques du ministère ont beau camoufler cette réalité en faisant valoir qu’un peu plus de 10 000 d’entre eux finiront par décrocher le DES durant leur vie adulte — on ne sait quand — le fait est qu’à l’âge où on aborde normalement une vie de ravail, 25 000 Québécois, bon an mal an, y arrivent démunis de la formation la plus indispensable.Exclus d’avance.Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner l’offre d’emploi actuelle, en fonction des niveaux de scolarité qu’elle exige.En 1996 on recensait, au Québec, 52 000 emplois de plus qu’en 1990.C’était le résultat net des mouvements suivants: les personnes qui ont terminé, diplôme en poche, des études collégiales ou universitaires occupent 351 000 emplois de plus qu’en 1990, tandis que les emplois occupés par les personnes ayant une scolarité inférieure ont diminué de 299 000.En pratique, estiment les experts, presque tous les emplois nouveaux exigent désormais une formation postsecondaire.Ce qui signifie aussi que le chômage, déjà assuré pour la plupart des décrocheurs du secondaire, piégera même les diplômés de ce niveau et les jeunes qui entreprennent des études postsecondaires sans se rendre à leur terme.L’inactivité, la dépendance, ou au mieux le sous-emploi, guettent ainsi plus du tiers des nouvelles générations.Un regard sur les quelques éclaircies qui s’annoncent confirme nettement la tendance statistique.Les commissions scolaires, apprenait-on lundi dernier, devront remplacer plus de 8000 enseignants qui prennent leur retraite.Elles le feront évidemment à même le seul bassin des diplômés universitaires, soit ceux qui œuvrent déjà chez elles et se trouvent en statut dit «précaire», soit ceux qui sortent tout juste de l’université.Il en va de même pour le personnel des hôpitaux; il faudra inévitablement combler des postes spécialisés quand la réorganisation sera terminée et qu’apparaîtront des besoins incontournables.Anecdote intéressante, une dépêche nous apprenait la semaine dernière qu’un employeur de Trois-Rivières, ville championne du chômage, cherchait désespérément une trentaine de couturières et tailleurs, métier qui exige aujourd’hui une formation technique spécialisée.La pénurie menace le développement même de cette entreprise pourtant en net progrès, situation aberrante qui se répéterait en plusieurs exemplaires.La morale de cette histoire est d’un grand simplisme.La scolarisation des jeunes Québécois doit devenir une obsession commune, au haut de l’affiche.Et elle ne l’est toujours pas, malgré des discours un peu moins insensibles qu’autrefois.Tout se passe au contraire comme si le Québec pouvait prendre le virage technologique, exporter ses biens et son génie aux confins de la planète, dompter l’environnement, publier des merveilles, accéder à l’indépendance ou briller au sein du Canada, en laissant le tiers de sa population vivre dans les marges.Le niveau d’alarme n’est tout simplement pas assez élevé, malgré le sursaut des dernières années.Le seul acquis, au bout de plusieurs colloques et de quelques budgets spéciaux consentis aux commissions scolaires (un peu plus de 40 millions par année), a été de ramener le taux de décrochage, qui avait fortement augmenté à la fin des années 80, au niveau atteint en 1985.Et d’améliorer le taux de di-plomaüon des adultes qui mettent des années à rattraper un simple DES pour pouvoir survivre dans un marché du travail qui les évacue brutalement.L’école des jeunes, la filière normale de formation que l’État doit offrir aux citoyens, a fait du surplace tandis que les exigences du marché du travail, comme on l’a vu, s’élevaient de façon vertigineuse durant cette même décennie.Faire du surplace, dans ces conditions, c’est carrément perdre du terrain.Le ministère de l’Éducation, même s’il persiste à enjoliver le portrait pour tenir son rang dans les comparaisons internationales, n’est certes pas inactif.Pour la première fois, il s’engage dans des actions à long terme plutôt que dans le saupoudrage de crédits pour correctifs improvisés.La création de maternelles à plein temps pour les enfants de cinq ans et la nouvelle politique d’accès aux garderies permettent d’espérer des progrès majeurs, tant les apprentissages durant la petite enfance sont déterminants pour le succès scolaire ultérieur.Les expériences de réforme de l’enseignement professionnel au secondaire, qui devraient être imposées à l’ensemble des commissions scolaires, annoncent aussi une diminution des abandons.La révision du curriculum, qui resserre le travail de l’école autour des éléments essentiels à la réussite, pourrait créer un climat moins propice à l’abandon.Même engagé dans la bonne voie, le ministère demeure toutefois bien isolé dans sa lutte.Les milieux d’entreprise, après avoir démontré quelque intérêt durant la récession, renouent avec leur ancienne indifférence.La sympathie générale va moins aux décrocheurs, qui n’ont pas de voix, qu’aux diplômés de l’enseignement collégial et universitaire qui crient haut et fort leur insatisfaction devant un marché du travail encore lent à les recevoir.Ils s’approprient la complainte de la «génération X» dite aussi «génération perdue», alors qu’elle appartient aux milliers de jeunes qu’une reprise de l’emploi ignorerait et ignorera, aujourd’hui comme hier, parce qu’ils n’ont pas le minimum de scolarité nécessaire pour prendre le train.La pire erreur, devant l’embellie qui s’annonce, serait de se cacher ces vérités pour pouvoir se vanter de «performer».Les grandes manœuvres, les États généraux de l’éducation ou les sommets de l’emploi, sont terminées et ne peuvent les rappeler.Il revient aux milieux de l’éducation, qui entreprendront dans quelques jours en commission parlementaire des débats sur cent aspects de la réforme, de penser d’abord et avant tout en fonction de ce drame.Il impose à chacun le devoir de se révolter.L’écart se creuse entre le marché de l’emploi et la préparation des jeunes Les salaires des enseignants et des médecins Je ne suis pas d’accord avec Hassan Jamali qui affirmait, dans Le Devoir du 6 août dernier, qu’il «n’est pas payant de vivre et de travailler en français au Québec» puisque le gouvernement réduit les salaires des enseignants alors que les médecins échappent à cette mesure.Chacun sait qu’il y a pénurie de médecins au Québec tandis qu’il y a plus d’enseignants qu'il n’en faut, compte tenu de la demande actuelle.On peut donc en déduire qu’il est plus payant d’être médecin, au Québec, dans un contexte de pénurie, que d’être enseignant dans un contexte d’abondance de l’offre.Ou, sous un angle plus politique, que l’acte de gouverner en cette fin de siècle consiste plus à exercer un rapport de force subordonné à des réalités macroéconomiques qu’à réaliser la justice sociale.On peut à bon droit déplorer cet état de fait mais je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en tirer des conclusions erronées.Christian Aubry Technicien voyagiste Montréal, 6 août 1997 LETTRES -?- Allaiter, un geste d’amour Il faudrait se demander pourquoi si peu de bébés québécois ont la chance de profiter des bienfaits du lait de leur maman.Au Québec, à peine 48 % des femmes allaitent à leur sortie de l’hôpital et le taux d’abandon au cours des premières semaines est très élevé.Je suis personnellement très peinée que si peu d’actions soient prises pour aider et encourager les nouvelles mères à allaiter leur bébé.Chacun sait que, derrière l’utilisation massive des laits artificiels et la publicité tapageuse faite en leur faveur, il y a d’énormes intérêts financiers.Les compagnies en jeu ne se soucient pas véritablement de la santé des bébés.Alors pourquoi nos dirigeants ne font-ils pas respecter le Code de commercialisation des substituts du lait maternel?Cela contribuerait énormément à réduire les pressions négatives que subissent les nouvelles mères.Il est impératif que l’allaitement maternel redevienne la norme dans notre société.Le lait maternel est la nourriture que la nature a prévue pour les bébés; les substituts ne sont que de pâles imitations.Pour que l’allaitement redevienne la norme, il faut soutenir et encoura- ger les mères dès le départ.L’initiative «Hôpitaux amis des bébés» de UNICEF/OMS vise à créer pour les nouvelles mamans un milieu hospitalier propice à un bon départ de l’allaitement.12 000 hôpitaux à travers le monde ont répondu à l’appel.Aucun au Québec, aupun au Canada, seulement six aux États-Unis.C’est à se demander si nos hôpitaux se soucient vraiment de la santé de nos bébés! Il est fort probable que très peu de femmes, si elles avaient l’information et le soutien nécessaires, choisiraient de ne pas allaiter leur bébé.Je suis monitrice bénévole à la Ligue La Leche, qui fournit gratuitement de l’information et du soutien aux mères qui allaitent leur bébé.J’entends régulièrement des mères raconter qu’elles ont dû sevrer leur bébé sans l’avoir voulu, à cause de mauvais conseils ou de trop fortes pressions sociales.Ou encore des mères qui ont choisi de ne pas allaiter car elles avaient entendu dire que l’allaitement est extrêmement difficile et épuisant.Cette situation me révolte.Combien de femmes, pour ces raisons, n’auront pas connu la joie d’allaiter leur bébé, l’un des plus beaux gestes d’amour que l’on puisse poser?Renée Landry Montréal, 7 août 1997 'HfÊËÈÊStEL A PROPOS -?- .de la vigilance face à l’inflation Au cours des cinq dernières années, le taux annuel d’inflation a été inférieur en moyenne à 2 % au Canada.Pourquoi, dans ces conditions, la Banque du Canada tient-elle autant à maintenir le cap sur sa fourchette cible de maîtrise de l’inflation?Pourquoi ne met-elle pas plus l’accent sur la croissance économique et l’emploi?Ma réponse à cette question est claire: l’engagement à réaliser et à maintenir un bas taux d’inflation est la meilleure contribution que la politique monétaire puisse faire avec le temps au bon fonctionnement de l’économie, dont à la croissance de la production et de l’emploi.Et la raison à cela est qu’un tel engagement donne aux Canadiens l’assurance que la valeur de leur monnaie ne va pas être grugée par l’inflation.En général, une faible inflation rend l’avenir moins incertain, de sorte que les gens peuvent prendre de meilleures décisions en matière économique.Et à mesure que l’incertitude à propos de l’inflation diminue, les taux d’intérêt baissent.Une forte inflation, par contre, rend les variations des prix difficiles à interpréter et encourage les investissements spéculatifs plutôt que productifs, ce qui tend à rendre l’économie inefficiente.L’expérience nous a enseigné qu’il ne peut résulter de tout cela que de pénibles cycles de surchauffe et de récession, et non pas la stabilité économique.Gordon Thiessen, gouverneur de la Banque du Canada, allocution prononcée le 18 juin 1997, à Québec.REPRISE DU 24 OCTOBRE 1996 Fido, Mistigri, Tweety et compagnie Ltf Df b’k SU- i dans la maison ou au-dessus de la porte d’entrée.Les soirs d’été, leur stridulation mélancolique berce les rues et les ruelles de Pékin.Les étrangers qui résident à Pékin peuvent avoir avec eux leur animal de compagnie — c’est un des privilèges dont ils bénéficient — pourvu que l’animal ne dépasse pas un certain format.Les labradors, les bergers allemands, les dobermans sont exclus.Les bassets, les loulous de poinera-nie et les chats sont admis.Pour ma part, m’étant depuis longtemps prise d’amitié pour les félins, j’ai amené du Canada mes deux matous rayés à poil ras, produits des amours d’une fugueuse sur les bords de la rivière Yamaska et d’un rôdeur qui a préféré garder l’anonymat.Le chat occupe une place à part dans le monde des animaux domestiques et familiers.Certes plus encombrant que le poisson ou l’oiseau, il se nourrit de peu par rapport au chien.En outre, son aversion naturelle pour les souris lui confère un certain prestige et une certaine immunité auprès des humains en général, et des Pékinois en particulier.À mon grand soulagement, mes chats ont donc été accueillis avec bienveillance dans mon immeuble.M;iis je ne savais pas encore qu’ils auraient à exercer leur talent de chasseur.Lorsque mes deux chats se sont mis à débusquer des souris dans l’appartement, la bienveillance à leur égard s’est muée en adoration.Pour peu, on leur aurait décerné une médaille pour conduite héroïque.Achevant de régler son compte au quatrième rongeur en une semaine, mes deux chats ont reçu avec une feinte modestie les éloges et les caresses de mes connaissances chinoises.Et comme tout, finalement, est politique, on en a profité pour m’enseigner en chinois la célèbre maxime de Deng Xiaoping, fustigeant le rigorisme idéologique, qui a inauguré l’ouverture économique de la Chine.Littéralement: «Noir ou blanc, si le chat attrape des souris, c’est un bon chat.» Les miens sont gris, mais ils semblent avoir pris la chose au premier degré et le compliment pour eux.i ékin — Il y a bien des P choses sur les trottoirs de Pékin, mais pas de crottes de chien.Tant pis pour les superstitieux qui ratent b==J l’occasion de mettre le pied sur leur jour de chance.Dommage aussi pour le proverbial «plus fidèle ami de l’homme» qui est quasi interdit de séjour dans la capitale chinoise.Parce qu’ils sont encore relativement rares à Pékin, ailleurs qu’au menu de certains restaurants, les chiens font sensation.On se rend compte que s’ils y étaient autorisés, beaucoup de Pékinois en auraient un.En fait, la réglementation en la matière est floue.Les chiens ont toujours été baq-nis de la ville de Pékin.A plusieurs reprises, au cours des dernières années, des rafles de chiens errants ont été organisées par les autorités.Jusqu’après la fin de la Révolution culturelle, l’animal de compagnie était considéré comme un luxe bourgeois et rétrograde.Mais depuis quelques années, les petits chiens sont tolérés, moyennant une licence d’environ 600 $ et une redevance annuelle de 250 $, ce qui les place bien au delà des moyens de la plupart des Pékinois.Pourtant il existe à présent à Pékin plusieurs animaleries qui vendent des petits chiens.Le petit pékinois blanc, en particulier, est devenu un signe extérieur de richesse pour les nouveaux nantis.On trouve également de la nourriture à chats et à chiens dans la plupart des épiceries et des grandes surfaces de Pékin.La Chine n’est pas encore très ouverte aux animaux de compagnie, mais elle occupe une place importante dans le marché des produits pour animaux de compagnie: allez acheter à Montréal une laisse pour votre chien, un collier pour votre chat ou toutes sortes de jouets spécialement conçus à leur intention, et vous constaterez que, bien souvent, ce produit est fabriqué en Chine.On comprend aisément que la capi- tale d’un pays de 1,2 milliard d’habitants cherche à limiter la population canine.Les temps de disette ne sont pas si lointains.La famine des années 1959-1962 est encore présente à la mémoire de beaucoup de Chinois.Dans un pays où l’on se salue familièrement en se demandant: «Chi le ma?» (As-tu mangé?), le chien est considéré comme une bouche inutile à nourrir.Mais les Pékinois ne renoncent pas pour autant à avoir des animaux de compagnie, des oiseaux et des poissons en particulier, moins remuants que les quadrupèdes.La passion des Pékinois pour les oiseaux en cage et les poissons est fort ancienne et les marchés spécialisés offrent une grande variété d’espèces.Les oiseaux sont choisis pour leur plumage et encore plus pour leur ramage.Dès qu’il fait beau, on voit les vieux Pékinois promener leurs oiseaux dans leur cage de bambou qu’ils accrochent aux arbres.Une sorte de gros merle est aussi populaire, prisé autant pour son chant que pour son adresse.Ces oiseaux sont dressés à saisir au vol une petite bille lancée dans les airs au moyen d’une sarbacane et à venir se reposer sur l’épaule de leur maître, la bille dans le bec.La compagnie des oiseaux et des poissons est un passe-temps qui ne coûte pas cher et qui semble procurer aux Pékinois un véritable plaisir d’esthète.Il faut les voir choisir en connaisseurs leurs poissons sur les marches et, avec une infinie patience, comparer les couleurs, discuter savamment de leur vivacité, de l’éclat des reflets qu’ils produisent en ondulant dans l’aquarium.Pour moins d’un dollar, on peut avoir une douzaine de petits poissons multicolores d’eau douce, faciles à entretenir et pas encombrants.Pour encore moins cher qu’un oiseau ou un poisson, on peut aussi acheter un grillon que l’on garde dans une minuscule cage tressée, placée Sylvia ne T r a m i e r ?LE DEVOIR F 0 N D K PAR HENRI B 0 U R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-president, finances et administration FRANÇOIS TII0UIN Directeur de l'information CLAUDE BEA IIR E fi A R D Directeurs adjoints de l'information PIERRE B E AULIE U, fi IIY T A11, LE FE R, NO RM AND T II É RI A II LT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N, ROLAND YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DIIBÉ 2050, rue de Bleury, 0"é tage, Montréal (Québec) Il3A 3M9.TéI.: (514) D85- 3333 FAIS CE QUE D 0 I S rasnm I.E I) K V 0 I 11 .I.E N I) I 2 r> A U I T I !( !) 7 IDEES Pour une politique de l’architecture Il faudra que l’architecture soit comprise autrement que comme un décor urbain ou un enrobage cosmétique M A D E L EI NE DEMERS Architecte e souscris entièrement aux propos d’Annie Chélin, publiés clans l’édition du Devoir du 12 juin dernier.Il est grand temps que le débat sur l’architecture et la qualité du cadre de vie devienne public et _______________ d’intérêt collectif.Il s’agit toutefois que ce débat soit porteur d’avenir et qu’il ne retombe pas dans les oubliettes officielles une fois la «menace» du projet de Loi résorbée.Ce que le projet de Loi de l’Office des Professions concernant le partage du champ de pratique entre architectes et technologues suggère (de même que la réponse de l’Ordre des architectes) est une démission face aux responsabilités d’aménagement du territoire au profit d’intérêts particuliers et consacre une vision «tech- nocratique de gestion opératoire» qui se substitue à la vision politique dans notre société contemporaine (pour reprendre les termes de Michel Frei-tag, dans Architecture et Société).Le malaise ne date pas d'hier, ni les efforts pour sortir l’architecture du vide de définition juridique de la profession, circonscrivant celle-ci à l’acte exclusif à l’architecte.Au début des années quatre-vingt, une réflexion amorcée par le Livre blanc de l’architecture québécoise conduisait au dépôt formel du mémoire Vers une politique de l'architecture au premier Ministre René Lévesque, le 19 mai 1983.Je fus de cette belle équipée, qui, malheureusement se dispersa.Se pourrait-il que les architectes s’en soient désintéressés pour faire face au virage technologique, pour parer au plus pressé, pour répondre aux impératifs d’un marché de plus en difficile?Il se peut que cela soit en partie une réponse, si l’on peut établir une comparaison avec les résultats de recherches américaines récentes sur la profession d’architecte.Il se peut également que les architectes aient man- qué leur rendez-vous avec la «société» dont ils se réclamaient en raison de la persistance des stéréotypes sur l’architecture au service d’elle-même ou d’une élite, quelle qu’elle soit.L’architecture avait une cote de crédibilité à rebâtir.Se pourrait-il que la société avait d’autres chats à fouetter que de discuter d’architecture, considérée sous le seul aspect formaliste?Pourtant, comme le mentionnait Annie Chélin, ces démarches ont porté fruit dans l’enseignement de l’architecture.Les mythes de l’architecte créateur de monuments d’exception perdurent et sont supportés par la médiatisation de l’architecture spectacle, mais ils s’érodent.Les architectes travaillent de plus en plus dans et avec le monde ordinaire.La culture se vit aussi au quotidien.Les architectes et les autres professionnels de l’aménagement s’ouvrent au travail multidisciplinaire, nécessaire pour travailler les espaces de vie (urbains, ruraux).Les états généraux du paysage québécois, tenus en juin 1995, se voulaient une démonstration de la prise de conscience d’une responsabilité collective à l’égard de la qualité des paysages.Il faudrait que ces Etats-Généraux deviennent un projet interpellant la société, et non demeurer pour mémoire d’archives une catharsis de diverses associations professionnelles, tout comme les efforts des architectes ayant œuvré autour d’un projet de politique d’architecture.Car bien plus que des discussions sur des compétences professionnelles, ces tentatives questionnaient l’expression de notre identité.Le patrimoine est célébré avec fierté, préservé et mis en valeur, mais le patrimoine de demain se construit et s’étale à la va-comme-je-te-pousse.Il y a certes péril en la demeure si aucune volonté politique ne supporte une approche concertée et synthétique de l’aménagement du territoire et du cadre de vie, et que l’on poursuive une gestion sectorielle de problèmes ou de projets qui requièrent une perspective d’ensemble entre les divers ministères chapeautant une tranche de responsabilité.Four les municipalités, cela aurait pour résultat de donner des règles du jeu plus claires et des outils permettant d’exercer un contrôle qualitatif adéquat.Il y a également menace si les groupes professionnels se retranchent dans leurs champs d’expertise au lieu de poursuivre et d’élargir le dialogue entre eux et avec les citoyens et élus.üi question est urgente : que voulons-nous collectivement comme milieu de vie?Pouvons-nous nous permettre d’embellir quelques monuments, de mettre sous cloche les plus beaux villages (ceux que L'actualité du premier mai révélait), sans agir sur le reste, sur les hideurs des parcours y menant, ou sur la triste banalité d’habitats et de milieux de vie qui composent un paysage utilitaire de mise en marché rapide et de désuétude accélérée.Consacrer l’architecture comme une exception de haute-culture par le biais d’une I>oi professionnelle (qui exacerbe les querelles de juridiction, entre technologues et architectes), est non seulement anachronique mais irrecevable.Le débat sur l’architecture est à poursuivre.Il faudra que l’architecture soit comprise autrement que comme un décor urbain ou un enrobage cosmétique, que la qualité de l’architecture concerne directement la qualité de vie des gens qui l’habitent ou qui la côtoient, et qu’elle ne saurait être réservée aux seuls bien nantis.Reconnaître que l’architecture est d’intérêt public et un «bien collectif», comme l’exprimait Annie Chélin, demande de construire une politique de l'architecture et du cadre de vie.Je souhaite que cette politique soit la réalisation concertée des intervenants en la matière, l’Etat, les citoyens et les professionnels de l’aménagement.Je souscris entièrement aux recommandations formulées par Mme Chélin, ainsi qu’à celles de collègues architectes publiées également dans le Devoir, sur la nécessité d’une telle politique et sur la mise sur pied d’qne direction ou d’un Secrétariat d’Etat à l’architecture, en lien avec tous les ministères régissant le domaine de l’aménagement et de l’architecture.La revue d’un monde nouveau d’un jeune assisté social ILLUSTRATION KATHY HULL THE NEW YORK TIMES Et si, enfin, on faisait disparaître les milieux financiers «les plus grands fraudeurs de l’Histoire de l’humanité», et leurs cliques, firmes de courtage, Banques Centrales, spéculateurs, courtiers, FMI, OMC, la Banque Mondiale, etc., alors je croirai au monde nouveau.STÉPHANE THIBAULT Chômeur En réponse à Alain Bonnin, économiste d’Outremont, texte paru le 5 août 1997.¦ “ni e suis un jeune assisté social de 23 J ans, survivant, et les opinions de l’économiste Alain Bonnin, publiée le 5 août, dans divers domaines de la société québécoise m’ont surpris ou plutôt plus du tout surpris car nous entendons cette rhétorique de- -puis plus de 30 ans mais rien ne chante et surtout rien ne bouge.On est là à dire si, si, si.Le Québec est distinct dans sa façon de vivre dans le Canada et dans le monde mais on a l’impression que toutes les structures pour toute l’humanité se ressemblent et l’enchaînent dans une doctrine économique écrasante.On se dit où allons-nous?Est-ce la fin du monde ou la fin d’un monde épuisé par son excès d’être plein de «consommateurs-payeurs-bouffeurs» de biens matériels qui servent à quoi au juste dans nos vies?Four nous aider à mieux vivre ou nous empoisonner l’existence?Voici mes si, si, si, dans différents domaines suggérés par Alain Bonnin qui pourraient changer en trois ans un vieux monde en un nouveau monde auquel je crois de plus en plus nécessaire, actuellement basé sur la liberté, l’égalité, la fraternité, la justice sociale, la solidarité et le bonheur retrouvés disons pour le 5 août 2000.C’est radical mais ça bouge.¦ Si l’éducation était vraiment réformée de fond en comble pour que ça corresponde à la réalité de celui qui enseigne et de celui qui apprend les connaissances pour mieux vivre sa vie; ¦ si les assistés sociaux dans leur détresse et leur pauvreté catastrophique (je dirais même apocalyptique) étaient des agents de changement de mentalité et de conscientisation pour la société pour que les autres à l’aise matériellement comprennent leur situation, voilà leur plus grand travail à faire.Car chômage, misère, manque d’argent, de nourriture, d’instruction, de vêtements et de logement dans une société d’abondance comme la nôtre avec des boutiques, des supermarchés bien garnis, il y a un problème.tout simplement de distribution de la richesse du travail, de la nourriture, de l’argent, des vêtements, du logement et d’accessibilité à l’instruction qui n’est pas gratuite (un mythe) tout ça à cause de notre société qui fonctionne dans le matérialisme et le capitalisme.¦ si les dirigeants d’entreprises multinationales ou de PME arrêtaient de «dégraisser» pour le plus grand plaisir des Wall Street de ce monde et res- pectaient leurs employés en leur donnant de bons salaires; ¦ si l'on abolissait les syndicats «grande gueule» ça ferait du bien à l’ensemble de la société; ¦ si les «dits» investisseurs investissaient vraiment leur argent au lieu de se proclamer investisseur d’un jour et arrêtaient de jouer le jeu de l’incertitude en gardant leur argent bien protégé dans leurs paradis fiscaux pour finalement ne rien investir du tout; ¦ si les technologies qui font le bien et non le mal dans le monde étaient accessibles à tous les êtres humains pour leur bien-être et non pour les déshumaniser davantage; ¦ si les politiciens qui dirigent les peuples de la planète, arrêtaient de «danser» avec le§ milieux financiers dans le but de faire des Etats dit «riches» à l’américaine et arrêtaient d’être des «bouffons» qu’on ne peut plus croire; ¦ si, enfin, on faisait disparaître les milieux financiers, «les plus grands fraudeurs de l’Histoire de l’humanité», et leurs cliques, leurs institutions bien pensantes de l’avenir économique, firmes de courtage.Banques Centrales, spéculateurs, courtiers, FMI, OMC, la Banque Mondiale, etc., alors je croirai au monde nouveau.Vaste programme comme le disait le général de Gaulle, mais moi je dis vaste bonheur si tout ça se produisait pour l’an 2000, un monde nouveau.Est-ce la fin du monde ou la fin d’un monde épuisé par son excès d’être plein de «consommateurs — payeurs — bouffeurs» de biens matériels qui servent à quoi au juste dans nos vies?L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard.Paul Cauchon, Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francœur, Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Clément Trudel.Serge Truffant ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; i\ l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre Legault, Benoit Munger, Odile Tremblay ; à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Robert Dutrisac, Jean Pichette, Claude Turcotte ; i\ l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), François Brousseau (éditorialiste), Claude Lévesque ; à l’Information politique : Pierre O'Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l’information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction) ; Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBUCTTÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A Nadeau.Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland (publicitaires) : Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des appmvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vieil, Olivier Zuida.SERVICE À IA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Use Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur).Dany Dépatie (adjointe à l'administration et responsable des ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Boude (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Lalleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).A Des personnes ont été scandalisées par les propos d’un prêtre qui ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas Un chrétien n’est pas un crétin RAYMOND GRAVEL Prêtre-curé et aumônier de la Fraternité des policier(e)s de ImvüI, Paroisse Saint-Calixte i) lendemain des obsèques de l’antiquaire Etienne Therrien, assassiné lâchement par un criminel qui n’était pas à ses premières armes, j’ai reçu des lettres et des commentaires plutôt acerbes sur les propos que j’ai tenus à l’église de Saint-Calixte lors des funérailles et dans l’entrevue réalisée avec une journaliste de Radio-Canada.Des personnes ont été scandalisées par le fait qu’un prêtre ose dire tout haut ce que la majorité pense tout bas par rapport à notre système judiciaire québécois qui semble protéger davantage les criminels plutôt que la population en général et ce, avec la complicité des médias.Qu’on pense seulement à ce gardien de sécurité tué dans l’exercice de ses fonctions lors d’un vol à main armée comme cela s’est produit encore récemment.Fuisque le voleur a lui aussi été atteint d’une balle, la première question que la justice se pose: qui a tiré le premier?S’il avait fallu que ce soit le gardien de sécurité, ç’aurait été très grave: on l’aurait traduit en justice.Mais comme c’est le voleur qui a tiré le premier, c’est normal, car toujours selon la même justice, un voleur, par définition, ça tire sur les gens.Mais quelle sorte de société sommes-nous en train de bâtir par un raisonnement pareil?Avec ironie, on pourrait même dire que le drame a connu un heureux dénouement: un jeune père de famille est décédé, sans enfreindre l’éthique déontologique de sa profession, tandis que le voleur récupère peu à peu à l'hôpital.pour mieux récidiver par la suite, car lui aussi possède un dossier criminel assez volumineux.C’est évident que ce dernier devra faire face à la justice pour meurtre non prémédité, peut-être même accidentel, car il n’avait sans doute pas l’intention de tuer quelqu’un, même s’il avait l’arme au poing.Le gardien n’avait qu’à ne pas avoir l’air d’être un gardien.Et quelle drôle d’idée d’engager des gardiens: ça provoque les voleurs et ça crée des drames inutiles! Inversons maintenant le dénouement de la tragédie: le gardien tire le premier; le voleur tire à son tour.Ce dernier s’écroule et meurt, tandis que lç gardien est conduit à l’hôpital pour blessure superficielle.A sa sortie de l’hôpital, il sera condamné à perdre son emploi pour usage abusif de la force nécessaire dans l’exercice de ses fonctions; bien plus, la famille du criminel intenterait une poursuite contre la firme de sécurité et il se trouverait un juge pour lui donner raison.C’est là notre réalité judiciaire québécoise que tout le monde trouve ridicule, mais que personne n’ose questionner, de peur d’être en conflit avec la Charte des droits et libertés qu’on interprète de manière simpliste, stupide et abusive.Bien plus, les personnes qui dénoncent ce système aberrant sont souvent les premières à l’utiliser lorsqu’un des leurs qui en est touché.Lorsque des policiers, par exemple interviennent dans des bagarres entre jeunes ou dans des actes de vandalisme occasionnés par des jeunes, on cherche par tous les moyens à disqualifier les policiers: on questionne la qualité de l’intervention, la force utilisée et si, par malheur, un jeune est blessé, le policier devient vite le coupable et le jeune, la victime.Je suppose que c’est la manière d’apprendre le civisme et le res-peçt à nos enfants?A trop vouloir analyser le type d’intervention et le comportement des intervenants, il semble qu’on oublie de regarder les situations de crises auxquelles les policiers sont confrontés.Les policiers comme tous les autres intervenants sont des êtres humains qui tentent de minimiser les dégâts occasionnés par les situations de violence et quelles que soient leurs attitudes et les méthodes utilisées, leurs interventions demeurent sujettes à la critique et à la condamnation, parce qu’elles s’insèrent toujours dans des contextes difficiles et des situations dramatiques.C’est évident que comme prêtre, j’ai aussi à parler de par-don; c’est souvent la seule façon de retrouver la paix intérieure pour continuer à vivre malgré le drame qui s’est déroulé.Par ailleurs, le pardon suppose que cesse l’offense, il exige réparation et demande un certain repentir de l’acte horrible qui a été posé.Dans certains ças, je ne suis pas certain de reconnaître ces trois critères.Etre chrétien, ce n’est pas être crétin et on n’a pas à accepter n’importe quoi et à pardonner n’importe comment.Cependant, et je l'ai dit lors des funérailles de l’antiquaire, pour atténuer la souffrance et retrouver la sérénjté, la famille Therrien devra accepter, non pas le meurtre d’Etienne, mais son départ prématuré, comme il lui faudra pardonner, non pas à Blass qui ne regrette rien, mais à la vie et à la société d’avoir créé un monstre pareil.C’est la seule manière de foire naître l’espérance dans le cœur de ceux et celles qui restent et de donner le repos à celui qui est malheureusement déjà parti.t a / M » J .° 1' K l> K V O I R , I, K l, 11 N I) I 2 5 A 0 II T I !) !) 7 » LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Un bien triste anniversaire pour Wall Street New York (AP) — Il y a 10 ans cette semaine, Wall Street amorçait la plus terrifiante des aventures financières de toute une génération d’investisseurs en Bourse.Le 25 août 1987, l’indice Dow Jones de 30 valeurs industrielles, qui grimpait depuis cinq ans, atteignait le cours de clôture record de 2722,42.Au cours des deux mois suivants, il subissait une chute abrupte qui le menait à ce qu’on appelle aujourd’hui le krach de 1987.On s’en souvient le plus souvent comme d’une crise concentrée en une seule journée, le lundi 19 octobre, jour où l’indice Dow Jones a chuté de 508 points, soit plus de 22 %.Mais ce «lundi noir» n’était en fait que le point culminant de huit semaines de dégringolade au cours desquelles l’indice avait perdu un peu moins de 1000 points, ou environ 36 %.Plus de la moitié des gains de l’indice entre 1982 et 1987 disparaissaient en 39 jours d’activité boursière.A titre de comparaison, aujourd’hui, semblable recul de 36 % de l’indice Dow Jones par rapport à son niveau actuel d’environ 8000 le ferait baisser de près de 3000 points à un peu plus de 5000.Tout au long du marché à la hausse des années 1980 et 1990, aucun autre événement n’a attiré autant l’attention que le krach de 1987.Mais comme tout a fini par s’arranger, ce krach n'a pas eu l’impact à long terme qu’ont eu les évènements qui l’ont précédé et suivi.A la fin de l’été 1997, le Dow Jones est environ trois fois plus élevé que son sommet de 1987, et plus de quatre fois celui de son niveau de clôture de 1738,74 du lundi noir.Au coqrs des 15 dernières années, il s’est multiplié par 10.A l’examen d’un graphique illustrant l’évolution historique du Dow Jones, aujourd’hui, on pourrait jurer que le krach de 1987 n’a été qu’un simple cahot sur la route du progrès.Avec le recul, pourtant, on peut également y voir une vente de feu qui s’est avérée une occasion très avantageuse pour tous ceux qui ont eu l’audace, malgré la situation, d’acheter des titres.Quiconque a possédé des actions, ou simplement suivi les nouvelles d’il y a 10 ans, sait qu’on ne peut simplement faire une croix sur le krach de 1987.Il a ébranlé Wall Street jusque dans ses fondements, et si plusieurs choses n’avaient pas bien tourné immédiatement après, qui sait ce qu’il aurait entraîné?Une décennie plus tard, les analystes qui craignent que les investisseurs ne se montrent une fois de plus trop complaisants invoquent le souvenir de la débâcle de 1987 et d’autres marchés à la baisse — y compris le long et douloureux déclin de janvier 1973 à décembre 1974.«Toutsimplement, la taille du marché des valeurs excède largement la croissance fondamentale de l’économie», prévient James Stack, rédacteur du bulletin Investech Research.Un autre expert du marché boursier, Barton Biggs, de Morgan Stanley, se dit convaincu que la situation actuelle aboutira soit à une correction substantielle, ou, au mieux, à un marché à la baisse cyclique.Paradoxalement, selon cette logique capricieuse propre aux milieux financiers, de tels avertissements contribuent à garder le marché sain.Et pour le moment, dit Eric Miller, principal responsable des investissements chez Donaldson, Lufkin et Jen-rette Securities, «qu'elles soient méritées ou non, il semble qu’on doive s’attendre encore à de nouvelles récompenses».Chateau à vendre?Montebello (PC) — Le Château Montebello pourrait bien être vendu sous peu et la Corporation Intrawest serait le premier prétendant en lice.«Ce serait fort possible, la rumeur fait l'objet de plusieurs discussions ici», a confié Louise Lévesque, présidente du Syndicat des employés du Château Montebello.Nous pourrons peut-être en savoir plus long dès la semaine prochaine alors que les directeurs de tous les hôtels de la chaîne Canadien Pacifique seront en congrès ici».Chez CP Hôtels, on s’est empressé de nier les informations obtenues par le quotidien Le Droit.«Notre chef de la direction, Robert DeMone, m’a confié qu’il n’était au courant d’aucun plan pour vendre le Château Montebello, à Intrawest ou quiconque d’autre», a dit Sue Moore, de CP Hôtels, à Toronto.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury.9* étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I^aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne çst autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Ia Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n‘ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 est plus compliquée dans les villes de banlieue en plein développement démographique.Les commissions scolaires ont obtenu la permission de procéder à une entrée progressive des maternelles sur une période d’un mois, entre autres pour calmer les appréhensions des parents qui craignent de confier leur progéniture toute la journée à l’école.Si des problèmes sérieux persistent en octobre, le ministère n’a pas encore accordé aucune prolongation.¦ en septembre également se mettront en place des conseils provisoires dans les 70 nouveaux territoires scolaires du Québec, tel que créés par un projet de loi en juin.Ces conseils provisoires auront pour tâche de préparer la fusion des 150 commissions scolaires confessionnelles actuelles en 70 nouvelles commissions scolaires linguistiques, l’opération devant être terminée pour le printemps prochain.Ce dossier complexe fera l’objet d’un texte en soi dans notre édition de demain.¦ le 2 septembre débutera également à Québec une commission parlementaire qui étudiera les nouveaux pouvoirs à accorder à l’école, La ministre de l’Éducation a en effet présenté en juin un projet qui voulait revoir l’ensemble des pouvoirs répartis entre le ministère, la commission scolaire et l’école.Cette discussion, qui semble très technique au profane, revêt une énorme importance: ainsi l’avant-projet de loi prévoit de faire disparaître les comités de parents et les conseils d’orientation pour les remplacer par des conseils RENTREE d’établissement, où pourront siéger parents et personnel de l’école.Selon cette loi les directeurs d’école auraient plus de pouvoir sur la pédagogie, le choix des manuels, etc.Les représentants du monde enseignant ont déjà de sérieuses réserves envers ce projet de loi, et au ministère on prévoit au moins deux semaines de débats, sinon trois, en commission parlementaire.¦ la rentrée est également marquée (xir un apport considérable de sang neuf: depuis le printemps, depuis le lancement du programme gouvernemental de réduction des coûts de main- d’œuvre, plus de 8000 professeurs du primaire et du secondaire et plus de 800 professeurs de cégeps ont en effet décidé de prendre leur retraite.Ils sont à peu près tous remplacés par de plus jeunes enseignants, qui n’avaient pas encore de postes réguliers dans le réseau scolaire.¦ si le renouvellement du corps professoral apparaît comme étant un phénomène très positif, la situation est différente en ce qui concerne les milliers de postes de professionnels, d’employés de soutien et de cadres qui viennent d’être abolis partout dans le réseau de l’éducation, conséquence de la mise à la retraite de milliers d’employés non enseignants qui, eux, ne sont pas remplacés.Ces départs sont directement liés à une impressionnante série de compressions budgétaires dans le réseau, qui font en sorte que les services directs aux élèves et aux étudiants sont de plus en plus réduits.¦ en septembre également, la ministre de l’Éducation doit annoncer comment elle procédera pour réformer l’ensemble des matières enseignées au primaire et au secondaire.Québec a confirmé en juin qu’il endossait la quasi totalité des recommandations du rapport du groupe de travail sur la réforme du curriculum.Il s’agit maintenant de décider concrètement comment on procédera, et selon quel échéancier.Selon les renseignements obtenus vendredi au cabinet de la ministre, un énoncé de politique sera présenté à la fin septembre, et on n’exclut pas la possibilité de commencer la réforme des matières dès 1998, en introduisant un programme révisé pour la première année du primaire à l’automne 1998.L’ensemble de la réforme s’étendra sur plusieurs années.Le projet consiste à modifier les programmes une année après l’autre, en partant de la première année.Mais au ministère on se dit conscient qu’il y a beaucoup de pression pour instaurer le plus rapidement possible les cours d’histoire obligatoires à chaque année du secondaire.Une exception pourrait donc être prévue dans ce cas.La réforme comprend plusieurs éléments: plus de français au primaire, l’anglais enseigné plus tôt, plus de français et de mathématiques au secondaire, une réforme des cours de sciences, la disparition de six «petites» matières au secondaire, une troisième langue au secondaire, une révision complète des exigences académiques, et ainsi de suite.¦ toujours cet automne, mais vraisemblablement en octobre selon les dernières informations, Québec entend également lancer une politique des universités, un document qui établirait le «contrat social» entre les universités et la société québécoise, et qui définirait les attentes du gouvernement envers ces mêmes universités.Ce document se traduira dans les mois suivants par un projet de loi.MIRABEL SUITE DE LA PAGE 1 ment des vols internationaux vers Dorval, qui sera complété le 15 septembre, mais le procès «politique» d’une décision qui entachera, disent-ils, l’avenir de toute la métropole au profit de Toronto si on ne remet pas en question la «courte vue» des administrateurs de l’ADM et Air Canada.«Air Canada satellise Montréal et le Québec par rapport à Toronto», a clamé Jules Théorêt devant une assistance gagnée à son point de vue, qui réclame au profit de Mirabel non seulement le maintien des vols internationaux, mais aussi l’ensemble du trafic aéroportuaire métropolitain.Dorval n’aurait pas le potentiel de Mirabel notamment parce qu’il est fermé la nuit pour ne pas gêner le sommeil des riverains.«Dans toutes les régions du monde, les grandes métropoles déménagent leur aéroport international à 40 ou 60 km de la ville pour régler à la fois des problèmes de congestion et de bruit» tout en offrant plus d’espace aux entreprises en croissance et plus de sécurité à la population, a poursuivi le lpader du Front Mirabel.A son avis, le retour des vols internationaux vers Mirabel prend toute sa dimension quand on comprend que les grands aéroports internationaux s’organisent pour remplir désormais leurs vols avec la clientèle des aéroports régionaux.C’est une véritable «régionalisation» du trafic aéroportuaire montréalais qu’il faut voir dans la décision «politique» de l’ADM et le «silence complice» des autorités fédérales, ajoute M.Théorêt.Le Front Mirabel et la plupart des maires, députés, évêque de cette région, qui ont pris la parole hier au cours de la manifestation devant les bureaux d’Air Canada, n’entendent pas seulement porter le débat désormais au niveau politique mais principalement le porter du côté de Québec, dont on espère l’appui.Les leaders du Fçont Mirabel doivent rencontrer aujourd’hui le ministre d’État à la métropole, Serge Meynard.Ce dernier sera invité à «réviser ses positions».Le Front Mirabel et ses appuis régionaux entendent par ailleurs profiter de la fermeture définitive du front juridique pour tenter de se faire de nouveaux appuis à Montréal où, disent-ils, on n’a pas pris la juste mesure des conséquences de la quasi-fermeture de Mirabel pour l’économie de la métropole.Le transfert projeté, disent les partisans de Mirabel, va provoquer d’autres départs d’entreprises et d’autres pertes d’emploi, y compris à Montréal, si on laisse Toronto profiter de la manœuvre pour consolider son marché en subordonnant à ses impératifs de développement celui de la métropole.La situation de Mirabel, qui n’a pas vu son trafic augmenter au rythme prévu par les planificateurs fédéraux, s’explique surtout par les erreurs et omissions du gouvernement fédéral en particulier et, en partie, du silence des autorités québécoises, ajoute M.Théorêt.Et il est encore temps de les corriger si on peut garder à la métropole du Québec un rôle sérieux en matière de vols internationaux.Un des principaux handicaps du développement de Mirabel, soutient-il, vient du fait qu’Ottawa et Québec n’ont pas construit à temps le train rapide qui devait relier la Rive Sud, Montréal et Mirabel à prix modique.«Ils vont investir 150 millions pour construire un tel train en direction de Dorval alors que la gare de Mirabel est déjà construite sous cet aéroport et elle n’attend que la voie ferrée, accuse le leader du Front Mirabel.Il fallait tout autant terminer l'autoroute 13 et la 50, deux liens routiers planifiés, promis et jamais réalisés».Présentement, les gouvernements, conclut le leader du Front Mirabel, s’appuient sur les conséquences de leur propre inaction et omissions pour justifier un transfert dont ils sont en partie responsables.Selon M.Théorêt, le transfert des vols internationaux vers Dorval devrait laisser à Mirabel environ de 20 à 25 % de son trafic actuel même si on y maintient les vols nolisés et le trafic de marchandise.Ces activités sont trop marginales et l’aéroport sera acculé, si rien n’est fait, vers une fermeture autour de 1999 ou 2000, prédit-il.La «satellisation» du trafic aéroportuaire montréalais autour de Toronto fera perdre à la région de Montréal, selon les études citées par M.Théorêt, 6000 emplois par million de passagers transférés.Globalement, c’est une diminution de 900 millions en chiffres d’affaires que ce déménagement pourrait faire perdre à la région de Montréal, conclut-il en entrevue.Qui paiera la partie de golf?Ottawa (PC) — Le coût de la partie de golf à laquelle a participé la semaine dernière le premier ministre Jean Chrétien en compagnie de trois premiers ministres libéraux devrait être défrayé par le Parti libéral du Canada et non par les contribuables, soutient un député réformiste.La partie de golf que M.Chrétien a disputée avec les premiers ministres des provinces maritimes, Frank McKenna du Nouveau-Brunswick, Brian Tobin de Terre-Neuve, et Russell MacLellan, de la Nouvelle-Ecosse, était une activité sociale à caractère privé, selon le personnel de M.Chrétien.Le premier ministre conservateur de l’Ile-du-Prince-Edouard, Pat Binns, n’a pas été invité à la rencontre et n’en a été informé que par la suite, déclare-t-on au bureau de M.Binns.«Pourquoi devrions-nous payer pour ce genre de chose?» a demandé le leader réformiste en Chambre, Randy White, dans une entrevue depuis sa circonscription de Colombie-Britannique.Un porte-parole du premier ministre, Peter Donolo, a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une rencontre clandestine de près du tiers des premiers ministres canadiens, et que le premier ministre a le droit de prendre quelques moments de détente sans avoir les journalistes sous ses fenêtres.Etant donné la nature délicate de la politique actuelle au pays — neuf premiers ministres se réuniront le mois prochain à Calgary pour discuter de l’unité nationale et de la Constitution —, il semble peu probable que les hommes politiques n’aient discuté que de golf pendant cinq heures, dit John Wilson, professeur de sciences politiques à l’Université de Waterloo.M.Wilson explique que s’il était premier ministre, il voudrait sans doute lui aussi pouvoir s’entretenir amicalement avec ses collègues des provinces maritimes de différentes questions, notamment de la Constitution.Il doit rester en communication avec eux, dit-il.«On constate une indifférence croissante — du genre Nos affaires sont nos affaires et pas les vôtres, et nous dépenserons ce que nous voulons" — que notre parti entend remettre en question», dit le réformiste Randy White.En ce qui concerne le coût de la partie de golf, M.Donolo soutient, que le premier ministre n’a pas passé la nuit en Nouvelle-Écosse.Pour des raisons de sécurité, la GRC tient à ce que M.Chrétien voyage à bord d’un avion privé gouvernemental pour tous ses déplacements, que ceux-ci soient à caractère privé ou public.REMANIEMENT SUITE DE LA PAGE 1 Parmi les députés, les candidats les plus susceptibles de monter au Conseil des ministres sont Gilles Baril et Joseph Facal, protégés respectifs du ministre des Finances et du premier ministre, François Gendron, qui a fait du bon travail à la présidence du caucus péquiste, Marie Malavoy et Monique Simard, quoique l’on pourrait attendre leur réélection lors d’un prochain scrutin provincial avant de les promouvoir à de nouvelles fonctions.Mais les rumeurs de la Grande-Allée font plutôt état d’un mini-remaniement qui pourrait prendre la forme d’un jeu de chaises musicales à l’Assemblée nationale.Depuis quelques mois déjà, trois ministres doivent éprouver des difficultés à dormir, même après de longues heures de travail passées pour tenter de régler certains dossiers délicats.Le ministre de l’Agriculture, Guy Julien, qui a eu maille à partir plus d’une fois avec l’Union des producteurs agricoles, est le premier cité parmi les candidats à une démotion.Par contre, il n’est pas dans les habitudes du premier ministre Bouchard de reculer devant l’adversité et, surtout pas, de perdre la face.Désigner un nouveau ministre de l'Agriculture équivaudrait en quelque sorte à donner raison à l’UPA, un message pour le moins tendancieux de la part du gouvernement.La même remarque vaut d’ailleurs pour les ministres de Injustice Paul Bégin et des Affaires municipales Rémy Trudel, respectivement aux prises avec le Barreau et les unions municipales.Dans les deux cas, les rumeurs de remaniement ont cessé aussi rapidement qu’elles avaient vu le jour lors de la dernière session.Mais le ministre du Travail, Matthias Rioux, n’a pas échappé, lui, à la disgrâce en juin dernier lorsque le premier ministre Bouchard est intervenu en chambre, devant l’hésitation du ministre, pour faire taire l’opposition libérale sur l’épineuse question de l’article 45 du Code du travail.Le poste de M.Rioux est donc menacé, mais le premier ministre devra lui trouver un remplaçant qui représentera l’est du Québec au sein du Conseil des ministres.Son choix pourrait alors s’arrêter sur la députée de Matapédia, Danielle Doyer, ou celui de Gaspé, Guy Lelièvre, en leur accordant un petit portefeuille.La troisième victime possible d’un couperet ministériel reste le responsable de l’Environnement, David Cliche.Ce serait davantage un mauvais alignement des astres, la difficulté de défendre ce secteur face à la puissance d’Hydro-Québec et aux compressions budgétaires, qui renverrait toutefois M.Cliche à sa circonscription de Vimont.A Québec, les dernières rumeurs font plutôt état d'échanges de responsabilités.Ainsi, la responsable de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, prendrait la place de Serge Ménard à la Métropole.Ce dernier pousserait Paul Bégin de la Justice aux Affaires municipales en remplacement de Rémy Trudel.Madame Rumeur a également déjà fait s’échanger les sièges de Robert Perreault et de Serge Ménard, de la Sécurité publique à la Métropole et vice-versa.Certains pensent que Guy Chevrette pourrait perdre l’une de ses nombreuses responsabilités, lui qui doit maintenant travailler à raffermir les liens entre le PQ et le gouvernement, au pro/it d’un ministre comme Pierre Bélanger, par exemple.Également, on dit que le premier ministre Bouchard serait tenté de recréer un ministère du Tourisme que saurait très bien diriger Rita Dionne-Marsolais, laissant la responsabilité de l’Industrie et du Commerce où elle se trouve déjà, c’est-à-dire entre les mains du ministre des Finances, Bernard Ixindry.Il reste donc quelques heures de fébrilité ministérielle avant d’être fixé sur le sort de tous et chacun.L’exercice devrait permettre de redonner un peu de souffle nouveau à un Conseil des ministres, inchangé à ses créneaux stratégiques, qui continuera pendant la prochaine session parlementaire de maintenir le cap sur des objectifs financiers inébranlables.FFM SUITE DE LA PAGE 1 villée à cet amour.La belle actrice se souvient d’avoir mieux joué dans d’autres films, mais jamais d’avoir aussi bien été mise en valeur, éclairée, comprise que sur La Nuit américaine.Jacqueline Bisset s’ennuie d’une sensibilité, d'une intuition «truffaldienne» dont le cinéma est devenu orphelin après la mort du cinéaste des 400 coups.Elle en a vu défiler des cinéastes pourtant, et de plus illustres, elle qui fut l’interprète de John Huston dans Sous le volcan, de Sydney Lumet à travers Le Crime de l’Orient Express, de Luigi Comencini dans La femme du dimanche, de George Cukor dans Riches et Célèbres, un de ses rôles les plus remarqués, de de Broca dans Le Magnifique.Elle a donné la réplique à des Steve McQueen, des Frank Sinatra, des Paul Newman, des Anthony Quinn, des Marcello Mastroianni.Pourtant, si leur image, leur densité sont fixées dans notre imaginaire, les contours de Jacqueline Bisset demeurent volatiles, secrets, complexes.Ni tout à fait Européenne, elle qui habite Hollywood et tourne là bas, ni tout à fait Américaine, tant elle vient souvent à Londres et continue de travailler en Europe — ôn la vit notapiment dans La Cérémonie de Chabrol il y a deux ans—, Écossaise par son père, entremêlant les racines anglaises, françaises et hollandaises du côté maternel, il y a de tout ça en cette femme qui saute du français à l’anglais avec une égale aisance.Jacqueline Bisset aime autant travailler en Californie qu’en Europe, trouve à chaque continent sa couleur plus efficace aux Etats-Unis, plus convivia- le en France.«Il faut être souple dans la vie», précise-t-elle.Manifestement, elle l'est.En entrevue, en conférence de presse aussi, on est frappé par la simplicité de la belle actrice, cette courtoisie qu’elle a de montrer à ses interlocuteurs que leur avis compte pour elle.Ou peut-être compte-t-il vraiment.Jacqueline Bisset est un être à l’écoute, curieuse des autres.«La société est moins généreuse aujourd'hui, disait-elle en conférence de presse.Hyena bien peu qui nourrissent les autres.» Jacqueline Bisset s’irrite quand on évoque ses débuts de mannequin.Parce qu’elle trouve que c’est à moitié vrai, ou à moitié faux; quelques photos à peine ne tenant pas lieu d’un métier qu’elle n’a pas l’impression d’avoir exercé.En fait, elle est née au cinéma bien avant de passer derrière l’écran, quand, jeune étudiante à Londres, elle se gorgea de cinéphilie, apprit même le français pour être capable de décrypter poésie et septième art à travers le texte et la voue.En 1965, un petit rôle dans Le Knack.ou comment l’avoir de Richard Iœster, puis l’année suivante une apparition dans Cul de sac de Polanski l’installèrent de plein pied sur les plateaux.Sa beauté fut et demeure une des cartes maîtresses de son jeu.Mais ça finit par angoisser à la longue, cette obligation d’être parfaite pour combler l’attente du regard de l’autre.«Quand j'ai un rôle un peu moche, ça me soulage, dit-elle.Je peux enfin respirer.Us autres, à vous voir enlaidie, s’exclament: «Comme elle est courageuse.» Alors vous vous sentez libérée.Ce n 'est pas que j’ai envie de devenir un vieux sac, mais si les gens attendent de moi que je sois tou- jours belle, etc., Non, vraiment.» Quand elle «tient» un rôle, sa réaction devient épidermique.Elle sent la lumière sur sa peau qui répond à la justesse des répliques.«Au cinéma, les moments de vérité passent par la lumière qui les révèle.» Jacqueline Bisset goûte les silences qui sont les clés par où les gens se révèlent, déteste la violence si omniprésente à l’écran.«U cinéma n'est pas le cinéma, c’est une façon de communiquer avec moi-même.Et aussi de vivre un métier intéressant auprès de gens que je peux respecter.» Mais à ses yeux, le fossé entre producteurs et acteurs, entre bailleurs de fonds et artistes est trop grand.Et parfois même entre cinéaste et acteur.Elle voudrait être perçue intuitivement comme avec Truffaut.Il y a tellement, elle le déplore, de rendez-vous manqués au cinéma, de comédiens dont l’univers intérieur échappe au cinéastes.«Les acteurs ne sont pas des numéros.Et avec le talent vient la personnalité, la sensibilité, le besoin de se sentir en confiance.» Parfois lui est venue la tentation de passer de l’autre côté, à la réalisation, pour voir si elle aurait cette sensibilité, ce respect, cette écoute du comédien que le métier réclame.«Mais me battre avec les producteurs, non merci.» La célébrité: elle aime et elle n’aime pas, ayant su préserver sa vie privée.Mais à ses yeux, tout acteur vit une relation double avec la notoriété, excédé d’être reconnu, tremblant de ne plus l’être.«Et tant que cette célébrité vous apporte une bonne place au restaurant.précise-t-elle en riant.
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