Le devoir, 30 août 1997, Cahier B
I.K I) K V t) I l( .I.K S S A M E D I 3 II E T I) I M A N C II E 3 I A 0 II T I !M) 7 ?LE DEVOIR ?Le Festival des films du monde Page B 3 Disques classiques Page B 5 Vitrine du disque Page B 5 Vitrine du cédérom Page B 6 Agenda culturel Page B 7 À Québec Page B 8 Télévision Page B 8 ?Nouveau T H É A T menu Le Théâtre de la Manufacture élargit le mandat de La Licorne en s’associant à quatre jeunes compagnies PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Sept spectacles de théâtre présentés en continuité, «sept pièces sur un plateau» ainsi que le dit le slogan, c’est-à-dire trois productions du Théâtre de la Manufacture et quatre pièces de jeunes compagnies présentées en codiffusion: tel est le menu que propose La Licorne pour la saison qui s’amorce.Le directeur artistique et général de la compagnie créée il y a 21 ans, Jean-Denis Leduc, ne cache pas son enthousiasme.«Nous avons imaginé la saison avant tout comme un renouvellement, un défi dont l’objectif est de faire découvrir des œuvres contemporaines tout en s'investissant dans le développement de notre dramaturgie.» C’est connu.Plusieurs petites compagnies théâtrales québécoises se battent pour survivre.Ce n’est pas le talent qui manque.C’est l’argent.Il est particulièrement difficile, pour ces jeunes créateurs, de promouvoir leur travail.Dans cet esprit, le Théâtre de la Manufacture — qui assure la gestion du théâtre La Licorne — a choisi d’accueillir quatre spectacles de jeunes compagnies.Une forme de codiffiusion «Il s'agit d'une nouvelle forme de codiffusion.Cela signifie que nous partageons avec les artisans de ces spectacles les risques de la diffusion et nous leur apportons un soutien dans la gestion et, surtout, la promotion», explique Jean-Denis Leduc.«Nous avons choisi de nous associer à des jeunes créateurs qui ont en commun l’imagination, le talent et le désir d’innover.C’est notre contribution à l’avancement de la dramaturgie québécoise», ajoute-t-il.Le premier de ces quatre spectacles «codiffusés» prendra l’affiche le 9 spectacle.Il s’agit d’une production du Théâtre de la Prochaine Chicane et de Momentum, une pièce d’Yves Bélanger intitulée Game.Dominique Leduc y dirigera les comédiens Tony Conté, Julie McCIemens, Natalie D’Anjou, Stéphane F.Jacques et Pierre Dallaire, de même que l’auteur Yves Bélanger.Jean-Frédéric Messier en fera la musique.Dans le même esprit, La Licorne accueillera, du 25 novembre au 13 décembre, les désormais incontournables Contes urbains du Théâtre Urbi et Orbi.br liste des auteurs qui ont promis de livrer un conte urbain pour l’occasion est impressionnante.On y trouve François Archambault, Yvan Bienvenue, Michel Marc Bouchard, Dominic Champagne, René-Daniel Dubois, Jean-Claude Germain, Michel Mouly, Wajdi Mouawad, Hélène Ped-nault et Claude Poissant.André Brassard mettra en scène tous ces contes.En février, La Licorne ouvrira sa scène à une jeune compagnie québécoise, le Théâtre Sortie de secours, et mettra à l’affiche une reprise d’une pièce de Simone Chartrand et Philippe Soldevila, chaudement reçue par la critique et le public l’année dernière, Iœ Miel est plus doux que le sang.Du 17 février au 7 mars.VOIR PAGE B 2: LICORNE à montréal XpOS Cb •H C L t v V Y 1 4KP& mi,'.M 1 MÉskil m ns es 0 s 0 3 03 r- Pam and Kim, 1995.Aziz & Cucher.i bien La mort lui va si [viva la photoî] Cabinet de curiosités, 1995.Loren Williams.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Ça meurt beaucoup en cette fin de siècle.La grande faucheuse a le bras long, moissonne large, couche tout, n’épargne rien: ni la politique, la démocratie, les utopies ou les idéologies: ni l’histoire, l’art ou l’histoire de l'art; ni le travail, l’argent ou la religion — il y a belle lurette que Dieu, Lui, a été euthanasié.Pas étonnant donc que des prophètes de malheur aient récemment rédigé la notice nécrologique de la photographie.Un beau et chaud cadavre de plus.Mais la mort lui va si bien.On le constatera tout au long de septembre, pendant la cinquième édition du Mois de la photo à Montréal.Cette année, l’événement bisannuel pro- Vanité, 1997.Jean-François Cantin.pose pas moins de 49 expositions présentées dans des dizaines de galeries, des musées, des centres d’artistes et divers autres lieux, aux quatre coins de la métropole.Au total, des centaines d’artistes, des milliers de clichés vont témoigner de la vitalité incontestable de l’objectif.«On parle beaucoup, sinon de la mort de la plwtogtaphic, au moins de la naissance de la postphotographie», explique Marcel Blouin, infatigable directeur général et artistique du Mois de la photo à Montréal.Il ajoute que la photo n’agonise pas, mais alors pas du tout du tout — bien que, oui, effectivement, certains procédés photographiques soient en train de disparaître.VOIR PAGE B 2: PHOTO CONCOURS S’ADRESSANT AUX .pour leur apport original à l’excrcicc d’un métierd’art relié à la transformation du bois, du cuir, des textiles, des métaux, du verre, de la céramique, du papier ou de toute autre matière.VILLE DE MONTRÉAL CONSEIL DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC CJ< LE PRIX COMPREND • une bourse de 3000 $ offerte au lauréat • un budget de 2500 $ pour l’organisation d’une exposition individuelle » l’acquisition, par la Ville de Montréal, d’oeuvres ou objets choisis parmi les créations des finalistes • une participation des finalistes à une exposition collective à la Galerie des métiers d’art au Marché Bonsecours DATE LIMITE D’INSCRIPTION: 19 SEPTEMBRE 1997 À17H RENSEIGNEMENTS: CMAQ (514) 861-ARTS U CONSEIL El'jJt DES METIERS D ART fjj&j DU QUEBEC MONTREAL c’est toi TM villeI L K I) K V OU, I.K S S A M E I) I A O E T D I M A X (' Il E A I A O l! T I K il 7 m i# jSifc, II.V- \WJT- mwm Mx v U V/J! s r Le groupe ée ÜÜ m**, « * .* • * • f « fondationTquébécoise w DU CANCER \ D mxUkIh'du nilenx-êlre * des personnes jmiuu-Ml un unm LICORNE De l’atelier à la scène SUITE DE LA PAGE B 1 I,e dernier de ces spectacles présentés en codiffusion sera créé en avril.Il s’agit d’une pièce à un personnage écrite et interprétée par Hélène Mercier, U Défilé des canards dorés.Pour sa part, le Théâtre de la Manufacture présentera à compter du 21 octobre une pièce du dramaturge gallois Edward Thomas traduite par René-Daniel Dubois, La Maison Amérique.Offerte en lecture l’année dernière au CEAD, la pièce a fait un malheur à Londres.Martin Faucher en fera la mise en scène.Pascale Desrochers, Patrick Goyette, Gérald Gagnon, Stéphane Gagnon et Louise Turcot formeront la distribution.Le directeur artistique Jean-Denis Leduc mise également beaucoup sur une création d’Abla Farhoud qui prendra l’affiche en 13 janvier, Les Rues de l'alligator, pièce qui fut présentée sous forme d’atelier à l’automne 1996.Le metteur en scène Fernand Rainville y dirigera Nicole Leblanc, Maude Guérin, Louise Latra-verse et sept autres comédiens.La Licorne reprendra enfin, du 12 mars au 4 avril, Trois dans le dos, deux dans la tête, du dramaturge canadien Jason Sherman.Inspirée de la vie du scientifique Gerald Bull, la pièce avait connu un retentissant succès, l’année dernière, dans une mise en scène de Michel Monty.?.PHOTO D’ici et d’ailleurs SOURCE I.E MOIS DE EA PHOTO Crow & Brice under Peach Tree, de Shelby Lee Adams (1993).SUITE DE LA PAGE B 1 C’est plutôt notre rapport aux images qui se transforme.«Moi, ce qui m'intéresse, ce dont parle le Mois de la photo à Montréal, c'est toujours l’image fixe, qui elle ne meurt pas, pré-ci se-t-il.Au contraire, on vit de plus en plus dans un monde d'images, dans une surcharge d'images même.Et la photo continue de capter le réel en perpétuelle transformation.» Objectifs de l’objectif Marcel Blouin est l’employé modèle du Mois — qui en compte une dizaine d’autres.C’est lui qui a lancé cette idée folle d’un septembre sous le signe de la pellicule, il y a tout juste une décennie.Il y a des événements semblables à l’étranger, à Houston, Barcelone et Paris, bien sûr, qui a organisé le premier Mois de la Photo.«J’avais, un peu au hasard des circonstances, circulé dans ces événements, dit Blouin, grand voyageur.En 1987, j’étais en Amérique du Sud et j’ai écrit à une amie pour lui suggérer d’organiser ensemble un Mois de la photo à Montréal.Sitôt rentré, on a foncé.» Lui-même photographe, fondateur du centre Vox Populi et du magazine Ciel Variable (devenu depuis CV Photos), il avait en main tous les atouts et les contacts nécessaires pour y arriver.Le premier Mois montréalais a été créé en 1989, pour célébrer le 150' anniversaire de l’in- vention du daguerréotype.«C’est comme si on avait lancé une grosse boule de neige du haut d'une montagne: on sait dans quelle direction ça va, mais on ne contrôle pas tout ce que la boule ramasse au passage, propose le directeur, créateur d’images.Mais bon, devant le surprenant succès de la première mouture, on a décidé de poursuivre l’aventure.» Depuis, le double objectif est grosso modo demeuré le même.D’abord, promouvoir la photographie québécoise et canadienne — ce qui relaye en bonne partie la raison d’être du centre d’exposition Vox Populi, dédié à la production contemporaine nationale.En même temps, le Mois vise à présenter des œuvres étrangères, de manière à confronter les tendances, les écoles, les démarches, d'ici et d’ailleurs.«Il y avait tout un travail d’éducation à faire, précise Blouin.Et encore, en dix, quinze ans, la photographie a énormément changé.Notre événement est donc un carrefour d’échanges» Beaucoup avec peu C’est aussi un formidable catalyseurs d’initiatives, surtout compte tenu des maigres moyens de l’événement.«C'est un événement d'un million de dollars, réalisé avec un budget de 300 000 $», résume Marcel Blouin.«Mais si on comptabilisait l'argent dépensé par tous les organismes associés, on arriverait à beau- coup plus.» La part majeure est en effet confiée aux dizaines d’établissements satellites, aux centaines de personnes qui y œuvrent.Cette année, grâce à cet effet d’émulation, on aura par exemple droit à des expos solos des photographes québécois et canadiens Lucie Duval, Nathalie Caron, Serge Tousignant, Michel Campeau, André Martin, Michel Saint-Jean, Ian Wallace, Suzy Lake, Pierre Grandie ou Raymonde April.Une autre expo va faire le point sur les Aspects de la relève québécoise et canadienne.Des étrangers de renoms sont aussi au rendez-vous, comme Aziz-Cucher, Alain Fleischer, Miro Svo-lik, Cindy Bernard, Joachim Schmid et Shelby Lee Adams.Le Mois accueille également une exposition britannique intitulée The Dead, réalisée par Val Williams (Centre des arts Saidye Bronfman).Ce travail sur les représentations de la mort (la vraie) risque de frapper fort, très fort.Images, Photographie catalane, produite à Barcelone par le commissaire David Basells, convie finalement à la découverte de la nation hôte de cette cinquième édition (Centre interculturel).Vox Populi dirige également six projets.Par exemple un hommage à la légendaire italienne Tina Modotti, femme fatale, muse, actrice et bien sûr photographe qui a puisé ses inspirations auprès des révolutionnaires mexicains dans les années 20.Le Centre a également convaincu le Musée des beaux-arts de Montréal de présenter une rétrospective consacrée à l’œuvre-phare de Gabor Szilasi, pionnier de la photographie d’art au Québec (lire Le Devoir du 27 août 1997).Le Musée d’art contemporain de Montréal, lui, boude l’événement.«En général, les grandes institutions nous snobent, regrette Marcel Blouin.On y est un peu coincé et on y commit mal la photo.Alors qu’à l’étranger, dans les musées, je suis drôlement mieux accueilli pour réaliser des échanges.» Réalité de l’immatérialité , , Mais cette année, le clou central sera rivé au Marché Bonsecours, où Marcel Blouin et Marie-Josée Jean de Vox Populi ont dirigé le projet Photographie & Immatérialité.«Ce n 'est pas la thématique de notre biennale, avertit le directeur général.Notre événement ne se résume pas à.une simple formule, même si comme les autres biennales en art, nous cher-, chons aussi à faire le point sur le développement récent d’une discipline.» • Cette expo très attendue va petu mettre de juger des rapports entre, la photographie et les nouvelle» technologies.L’idée est d’analyser, l’impact de la société techno-média-, tique sur la photo, un domaine, où étrangement, il y a encore beaucoup de sceptiques et de critiques.La notion d’immatérialité qui prend des reliefs dans de nombreux domaines, de l’informatique à l’économie, veut juger de cette mutation.Une telle proposition s’inscrit évidemment dans la foulée de la célèbre exposition, Les Immatériaux (Beaubourg, 1985), conçue par le philosophe Jean-François Lyotard, un des premiers théoriciens de la postmodernité.Marcel Blouin parle plutôt d’une «filiation naturelle».«II.nous a semblé opportun de réétudier le phénomène [de l’immatérialité] sans faire l’apologie de l’art qui utilise les nouvelles technologies, en ne retenant que des œuvres y ayant recours», écrit-il dans l’avant-propos du catalogue qui accompagnera l’exposition rassemblant une dizaine d’artistes de la scène internationale-(Aziz-Cucher, Fleischer, etc) et deux Québécois.Trois types d’immatérialité ont été identifiés: celle perceptible dans le' processus de création; celle en jeu“ dans le mode de présentation; et fi-1 nalemenl l'immatérialité invisibles’ pour ainsi dire en marge de l’image;; mais qui relie les valeurs, les émo-; tions et les connaissances rattachées» à une image pour «interpeller la méi moire du regardeur».La question de la redéfinition dé* la photographie sera évidemment au." cœur de chacun de ces volets.«I.cZ bonds techniques ont toujours transformé la photo, qui est un art de l’âge' industriel, explique alors Marcel Blouin.Le 35 mm de Leica [l’apptê reil allemand hyper-performant inventé au début du siècle] est un’S.vraie belle machine mécanique.[.,]; Les révolutions technologiques, lesi-changements de modes de productions, bouleversent la photo, l'image, l'information visuelle.La matière première par exemple, n'est plus matérielle; c’est de l'immatérialité, mais c'est toujours réel.Les problèmes sont; donc beaucoup plus complexes que sur le stricte plan technique.C'est tout un., rapport au monde qui est en train dç‘ se reconstruire avec de profondes' conséquences, en photo comme ailleurs.» THÉÂTRE ESPACE flr7 LA VEILLÉE / TEO SPYCHALSKI DIRECTEUR ARTISTIQUE BANQUE LAURENTIENNE abonnlz-nous À VOUS ! PRODUCTIONS DU GROUPE DF LA VEILLÉE IG septembre au S octobre 199/ LE PROCÈS de Franz Kalka adaptation et mise en scène Elizabeth Albahaca avec Jean Turcotte, Sonia Auqer-Guimont, Stéphane Cheynis, Denis Gravcrcaux, Gaétan Nadeau, Içjor Ovadis, Claudine Paquette, Stéphane Séguin 20 janvier au 8 lévrier 199» MADEMOISELLE .ELSE de Arthur Sehnitzler adaptation et mise en scène Carmen Joli n avec Brigitte Saint-Aubin, Jean-René Ouellet, Patrice Savard et deux autres comédiens ;ctacles ; i/spec.) , (13,50$/spcc.) 526-6582 baisou 97 98 COMPAGNIES P:N ACCUEIL 11 II ÀI Kl 11 BOILRO l(> octobre .m Ier novembre 1997 I AN!OMI S 1)1 FANTASMES d'après C oi i k \ ni i \ de (in\ l oissy el I \ miinsomii ii.ws 11 mu nnik du Marcpiis de Sade adaptation et m.e.s.Manon I ussier Mil À TRI- HARPAGON (.au 11 novembre 1997 L'AHURISSANT VERTIGE DE MONSIEUR MAELSTROM texte cl m.e.s.Claude Paiement I ES PRODUCTIONS BRANLE-BAS 2S février au 11 mars 199» LES QUATRE MORTS DE MARIE de Carole Fréchette m.e.s.Martin Faucher THÉÂTRE NOX 2f> mars au II avril 1998 UNE SAISON PAÏENNE d'après les textes d'Arthur Rimbaud adaptation et m.e.s.Stéphane Cheynis THÉÂTRE LE BOLÉRO 17 avril au 3 mai 1998 EN CAS DE MEURTRE de Joyce Carol Oates m.e.s.Mario Borges DANS LE THÉÂTRE INTIME Ces spectacles ne font pas partie de l’abonnement.THÉÂTRE DE LA RÉCIDIVE 21 octobre au 8 novembre 1997 GUSTAVE N’EST PAS MODERNE de Armando Llaamas m.e.s.Jean-Claude Côté TROÛPE DU GUÉRIDON 12 au 2 3 novembre 1997 CHARRUE, QUAND TU NOUS BERCES.(théâtre musical) textes de Bernard Beaulieu, Karl Letourneau, Geneviève Ricard et Joëlle Massy AMORCE DANSE- THÉÂTRE i au 8 février 1998 /ANY de Yvan Zanetli CONSfll Df Suffis Scr vico do la Culture THEATRE ESPACE LA VEILLÉE SttMtt / m .%;-.' adaptation et mise en scène Elizabeth Albahaca avec Jean Turcotte, Sonia Auger-Guimont, Stéphane Cheynis, Denis Gravereaux, Gaétan Nadeau, -•••'•'••LIgor Ovadis, Claudine Paquette, Stéphane Séguin scénographie: Lise Rouillard, costumes: Gilles François Therrien éclairages: Réjean Paquin, musique: Mateusz Stryjecki 1371, rue Ontario Est banque Réservations: 526-6582 Réseau admission: 790-1245 g t,Atirtx.,1 n nni (marcJj au samecJi 20h, dimanche 16h) "UmbiWWgÉKSj: [> / .1 .v o i Lauréate du prestigieux concours international de piano Van C/iburn Le jeudi 4 septembre à 20 h Billets: 987-6919 CONSGl / r ü»5i inws migumt Lise Vaillancourt Anne-Marie Alonzo Hélène Cixous ILAûWii MAISON DES ARTS DE LAVAL, 1395.boul.de la Concorde Ouest, à 20h00.SALLES DU GESÙ, 1200.rue de Bleury, Montréal, à 20h00.PRIX (tx incluses) : 17 $ réguliers, 14 $ étudiants et aînés Série abonnement : 25% de réduction (exceptée la soirée Off-Festival) Billets en vente aux Salles du Gesù (514) 861-4036 et sur le réseau ADMISSION 790-1245 LE DEVOIR —7T&KXZO Benoît Brière Andrée Lachapelle Michèle Magny LE FESTIVAL DE TROIS.LE FESTIVAL DE LITTERATURE! Normand D Amour Au coeur des mots Saison 1997 Off-Festival - Salles du Gesù en collaboration avec le Centre de créativité des Salles du Gesu Mardi 2 septembre On ne part pas, on ne revient pas d’Hélène Cixous avec Benoît Brière, Andrée Lachapelle, Michèle Magny et Normand D'Amour Mise en lecture de Lise Vaillancourt et Anne-Marie Alonzo DSCH0INT VSNTSCHR FILMPRODUKÎION et LSS PRODUCTIONS DU REGARD orientant un film da DENIS CHOUINARD et NICOLAS WADISOFF A L'AFFICHE I»ÈS LE :i SEPTEMBRE 1997 IL N'Y A PAS QUE LES RATS IB QUI VOYAGENT AU FOND DES CALES OVIDIU BALAN ANTON KOtlüNETSOV MOUSSA MAASKRI SIMONA MAICANESCU HANANC RAHMAN CHRISTEl LE SABAS MAUR0 BF.ll.UCCI MIR0SLAW BAKA FRANÇOIS PAPINEA DISTRIBUE PAR MOTION INTERNATIONAL UNE SOCIÉTÉ DU GROUPE COSCIENT INC.fTÏ A gg n -a.— V «1 I Aujourd’hui et demain au FFM En compétition au Festival IN THE NAME OF INNOCENCE D Andreas Kleinert (Allemagne).Aujourd’hui, 21h30, Impérial; demain, 15hl0, Parisien 4; mardi, 9h, Parisien 4.In the Name of Innocence, de l'Allemand Anclreas Kleinert, n’est pas une bête histoire de vengeance comme on en trouve dans les feuilletons américains.l.e réalisateur explore plutôt les zones grises de la conscience d'une mère bouleversée par l’assassinat de sa fille (Barbara Sukowa), du détective impuissant (Mathias Habich) et du meurtrier impuni (Udo Samel), mettant en perspective leur solitude et leur désespoir.Malgré quelques accords joués sur le tempo de Prime Suspect et un climat qu’on aurait souhaité moins tiède, cette quête spirituelle vers le pardon, filmée avec simplicité, laisse à d’excellents acteurs toute la latitude nécessaire pour jouer des personnages troubles et nuancés.A l’image de ce film sensible, qui pose des questions sans y répondre pour nous.Martin Bilodeau L’ANGUILLE (UNAGI) Shohei Imamura Oapon).Demain, llh, Parisien 6 et Impérial, 21h30; lundi, 17h, Parisien 6.Au dernier Festival de Cannes, So-shei Imamura récoltait avec L’Anguille sa seconde Palme d’or (qu’il partageait avec Abbas Kiarostami jxmr Ij> Goût de la cerise).Le cinéaste japonais s'était déjà mérité les plus hauts honneurs cannois en 1983 avec sa superbe Ballade de Narayama.L'Anguille apparaît moins puissant que cette Ballade, plus compassé.Mais son style achevé, quelques scènes d’anthologie (dont une bataille dans un salon de coiffure), une profondeur de ton, une mélancolie, un pureté formelle en font une œuvre de grande classe, un peu longue, au rythme parfois languissant.Le film, porté par l’interprétation tout eu non-dit de l’acteur Koji Yakusho, est une œuvre de silence et de rédemption.L’Anguille suit la chute d’un homme trompé qui, après avoir purgé sa peine pour le meurtre de son épouse volage, ne communique qu’avec son anguille apprivoisée, jusqu’à ce que l’amitié, l’amour, un nouveau métier ne l’ouvrent timidement, douloureusement au monde.L’art de L'Anguille fut d’avoir su capter le chemin de croix d’un homme fermé qui ressuscite, sans faire de concessions de rythme, en respectant les étapes que son thème commande.C’est peut-être la seule occasion avant des lunes qu’auront les Montréalais de voir ce film exigeant (qui n’a pas encore trouvé distributeur).Odile Tremblay POST-COÏTUM, ANIMAL TRISTE De Brigitte Rouan (France).Demain, 21h30, Parisien 6.Post-coïtum, animal triste, de la Française Brigitte Roüan (Outremer), fait le récit cl’un amour condamné entre une éditrice de 40 ans (Roüan) et un homme plus jeune (Boris Terrai), qui la transporte vers des sommets dont elle n’avait jamais imaginé la hauteur, puis l’abandonne face au précipice.Film sur le désir, la peur de vieillir et l'amour absolu, Post-coïtum est un film à plusieurs visages, à plusieurs voix, à plusieurs niveaux.Le scénario, d’une écriture fraîche, audacieuse et personnelle (on pense à Un cœur qui bat, de Dupeyron), est une véritable cascade d’émotions brutes, un vertige lucide sur des sentiments irrationnels, qui ne laissera personne indifférent.Ce must est précédé d’un amusant court métrage intitulé Im Bombe au chocolat, dans lequel la Québécoise Sylvie Rosenthal raconte avec finesse et humour les difficultés d’une femme (Pascale Montpetit) obsédée par l’information.Un premier film inégal mais prometteur.M.B.THE WITMAN BOYS De Janos Szasz (Hongrie).Ce soir, 21h40, Parisien 2; demain, llhlO, Parisien 4; lundi, 15h, Parisien 6.Lorsque leur père meurt d’une crise cardiaque au beau milieu d’une froide nuit d’hiver, Janos et Frno Wit-man éprouvent un grand vide, une grande impuissance, sentiments que nourrit leur mère au cœur sec (M;ua Morgenstern), qui leur impose bientôt un nouveau père.On reconnaît dans ce film habile et académique de Janos Szasz (Woyzeck) le thème de la domination au centre des Désarrois de l’élève Tiirless, de Musil, de même qu’une poésie de la cruauté qui n’est pas étrangère à celle des Jeux interdits, de Clément.Szasz nous conduit au cœur de la passion de deux adolescents écartelés entre l’enfance insouciante et le monde des adultes dont ils ne connaissent que l’hypocrisie et la froideur.Leur montée de colère est très subtilement évoquée, au gré de scènes où le réalisateur collectionne les indices avec la rigueur pathologique d’une étude sur la pulsion matricide.M.B.LA TRÊVE (LATREGUA) De Francesco Rosi (Italie).Lundi, 19h, Parisien 2.Adapté du roman autobiographique de Primo Levi, La Trêve explore le thème lancinant de l’Holocauste.Le film porté par le regard à la fois lucide et hagard que donne John Turturro à son personnage est le voyage à travers l'Europe ravagée d’un survivant d’Auschwitz.Les couleurs brisées de chaque pays: la Russie, la Cra-covie, la Pologne, se succèdent.Sur une facture un peu lourde, avec un rythme hachuré qui ne conserve pas toujours sa tension, le film tout en passant un peu à côté du formidable pouvoir d’émotion de son sujet, vaut surtout pour la performance de Turturro.O.T.SUZAKU De Naomi Kawase.Aujourd’hui, llh, Desjardins 1; demain, 22h, Desjardins 1; lundi, 15h, Parisien 5; mardi, 15hl0, Parisien 5.Récipiendaire de la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes, Sukazu raconte la vie quotidienne d’une famille d’exploitants forestiers isolée dans les montagnes verdoyantes du Japon.La jeune cinéaste Naomi Kawase, héritière d’Ozu, a mis en images le testament d’un mode de vie et d’un esprit ruraux effrités par les crises et le pro- grès, qui frappent tout au long de ce récit étalé sur 15 ans.Avec pour toute action les saisons qui passent, Suzaku se présente comme un film minimaliste, contemplatif, épuré.Une implosion de sentiments, dont la campagne environnante, remarquablement cadrée et mise en lumière, étouffe tous les cris.Malgré la rigueur formelle et la beauté plastique du film, Suzaku impose une cadence singulièrement lente, qui provoquera le sommeil chez certains, la méditation chez d’autres.M.B.MON CŒUR - À PERSONNE De Hclma Sanders-Brahms (Allemagne).Demain, 13h, Desjardins 1.La réalisatrice d’Allemagne, mère blafarde s’est faite rare ces dernières années, à l’instar des réalisateurs allemands (Schlondorf, Herzog, etc.) qui ont connu la gloire dans les années 70, et qui aujourd’hui se cherchent dans les décombres artistiques d’un pays qui n’entend plus qu’à rire.Pour peu, on se croirait aq Québec.Avec Mon cœur - A personne, Sanders-Brahms remonte le temps pour raconter l’histoire de Else (Lena Stolze) et Gotfried (Cornelius Obonya), deux poètes lyriques qui se sont aimés sous la République de Weimar, où ils côtoyaient Chagall et Kandinski, et que le nazisme a définitivement séparés dans la haine.Ixi proposition formelle est audacieuse, quoique déroutante, faite de tableaux théâtraux à la Sy-berberg, mis en relief par une approche presque néoréaliste.L’exercice, qui se distingue par son opacité refroidissante et sa déconstruction calculée, donne par conséquent peu à resseptir et à comprendre.Mon cœur - À personne: mission accomplie?M.B.PÂTÉ CHINOIS De Philippe Falardeau (Canada).Demain, 15h, Parisien 7.Philippe Falardeau, qui a fait ses gammes en ratissant la planète dans le cadre de La Course destination monde — qui est en train de forger une nouvelle esthétique du documentaire au Québec —, rassemble ici des réflexions sur la réalité des Chinois au Canada, d’un océan à l’autre, partant d’une prémisse originale: un jeune espion industriel (Falardeau) est chargé d’acheter des restaurants chinois pour le compte d’un millionnaire hong-kongais qui espère ainsi obtenir son ticket d’entrée avant la rétrocession.Ce long métrage vidéo s’inscrit également dans la tradition des documentaires de Jacques Godbout, où la démarche documentaire et son évolution sont mis en scène comme une simulation du spontané.Malgré un rythme soutenu et un montage astucieux, le film de Falardeau enfile des témoignages d’intérêt inégal.La subjectivité affichée, ou plutôt l’utilisation, par l’auteur, d’un personnage plus ou moins fictif comme révélateur, cautionne les faiblesses de ce documentaire approximatif, qui parle davantage du jeune cinéaste qu’il ne comble le gouffre d’ignorance qui nous sépare des Sino-Canadiens.Un gouffre devant lequel les incontournables statistiques et faits historiques ne sont que poussière de vérité.M.B.BASTARDS AND BRIDESMAIDS D’EddyTerstall (Pays-Bas).Aujourd’hui, 17h, Parisien 3; lundi, 13h, Parisien 6.À l’image des nouvelles comédies allemandes, Bastards and Bridesmaids est une comédie inoffensive et ludique sur les élans du cœur et le goût du cul, deux sentiments qui rendent la vie impossible à une ijetite galerie colorée de jeunes habitants d’Amsterdam.Outre sa délicieuse impudeur et son montage astucieux, ce petit film d’Edy Terstall n'a pas grand-chose de nouveau à dire, ni un véritable projet de cinéma à défendre.Mais ça n’empêche pas le plaisir.M.B.WINTERFLOWER De Kadir Sozen (Allemagne).Aujourd’hui, 18h, Parisien 5; demain, 15h, Parisien 5.Mehmet, immigrant turc vivant à Cologne depuis 17 ans, marié, père d’un gamin, est renvoyé en Turquie par les autorités allemandes qui lui reprochent d’être sans travail.Réalisé en Allemagne par Kadir Sozen, lui-même originaire de Turquie, Winterflower raconte le pénible voyage de retour de Mehmet qui, comme d’autres dans la même situation, s’en remet à un passeur malhonnête pour rentrer chez lui.Malgré une bande de son mauvaise, une musique envahissante et quelques naïvetés dans le scénario, Winterflower tient la route grâce à quelques i>ersolinages forts et un scénario qui sait habilement soulever l’indignation.M.B.MR.VINCENT De Robert Celestino (États-Unis).Aujourd'hui, 13h30, Parisien 2.Johnny Vincent (Frank John Hugues, excellent) est prof d’anglais, chanteur à ses heures.Abandonné par sa femme, il jette son dévolu sur une ancienne camarade de classe (Usa LoCicero) et bascule dans la folie possessive.Malgré une écriture personnelle et des thèmes assez renouvelés, ce film pourtant original laisse indifférent; cette chronique d’un dérapage, trop contrôlée, trop calculée, détourne l’émotion et s’étouffe avec ses intentions.Dommage.M.B.YOU CANT BEAT A WOMAN De Gail Singer (Canada).Aujourd’hui, llh20, Parisien 3.Il faut, pour apprécier ce documentaire de l’ONF sur la violence faite aux femmes de par le monde, accepter son parti-pris émotif, dans lequel il n’y a pas de place pour la perspective historique et sociale, ni pour une réflexion documentée sur les causes véritables qui poussent les hommes à la violence, réflexion que la réalisatrice Gail Singer (Wisecracks) écarte d’entrée de jeu.Cela dit, You Can’t Beat a Woman révèle, de Winnipeg à Johannesburg, en passant par Moscou et Haïfa, les différents — et si semblables — visages que prend la violence faite aux femmes.De plus, l’originalité avec laquelle les témoignages sont filmés apporte au film une belle énergie visuelle.M.B.Vivement un morceau de choix ! ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Le creux de la vague succède au creux de la vague en compétition au F'FM, et ceux qui suivent cette section ont hâte de se mettre sous la dent un morceau de choix.Ijü Carlos Saura, peut-être?Bref, les œuvres ne nous nourrissent pas.Tant la critique que le public sont demeurés hier sur leur faim, avec un film alambiqué, un autre très amateur, tous deux fort ennuyeux.Le Venezuela est un pays qui a une très petite cinématographie, et c’était la toute première fois qu’un film de ce pays aboutissait en compétition au FFM.ü“ cinéaste Alberto Arvelo, présent à Montréal avec toute sa petite équipe, s’en montrait vraiment fier.Parfois, des facteurs politiques se retrouvent derrière le choix des films retenus dans les festivals, afin d’encourager une cinématographie locale balbutiante ou pour protéger des créateurs menacés par la censure en leur pays.(A Cannes, les cinémas iranien, égyptien — auparavant en provenance d’Union Soviétique — se sont vus souvent primés, rendant leurs auteurs intouchables à leur retour chez eux.) Est-ce ]xnir soutenir la timide industrie vénézuélienne que le film Une vie et deux sentieis d’Alberto Arvelo a été retenu en compétition au FFM?C’est la seule hypothèse qui nous est venue en tête devant la maladresse de la facture, l’amateurisme d’un scénario ne développant ni ses scènes ni ses répliques et la pauvreté du jeu des acteurs, trop raides.Une vie et deux sentiers procède d’une tradition du mélodrame qui marqua le cinéma d’Amérique latine, mais ici sans véritable ligne dramatique (ni émotions), en une histoire de vie totalement dépourvue de chair sur l’os.Ce film, tout en fiashs-back (avec parfois lç décor des Andes magnifiques mais généralement des intérieurs très sombres), met en scène un homme replongé dans son passé de petit garçon pauvre d’un village de montagnes, auprès d’une mère dévouée qu’il a négligée.Ici et là quelques flashs moins clichés et mé- los sont lancés: une conversation d’hommes au coin du feu évoquant leurs croyances au diable et aux fantômes par exemple, mais la caméra saute à la scène suivante sans que les dialogues soient développés et jusqu'à ce que le film s’enlise dans l’ennui.Expectations Daniel Bergman, fils d’ingmar, avait déjà réalisé, sur un scénario de son père.Les Enfants du dimanche, film présenté et primé il y a cinq ans au FFM.On y retrouvait forcément l’influence du père, non seulement dans l’histoire mais également dans le traitement de l’image.Expectations est d’une tout autre eau.Bergman fils a adapté des nouvelles de Raidar Jôns-son, le scénariste du merveilleux My Life as a Dog.Mais il faut être très fort pour parvenir à tricoter une histoire avec cinq nouvelles sans perdre sa trame.Or Bergman fils n’est pas Altman.Expectations n’est pas un film à sketchs aux frontières définies.Il entrecroise ses intrigues et ses destins en suivant le destin de personnages d’âges et de conditions diverses: le clochard et le couple divorcé, le jeune homme qui revient au village tie pécheurs de ses parents, le mari infidèle pris dans l’édifice de ses mensonges.Hélas! le film, en suivant trop de lièvres à la fois, perd la piste de tous, et si certaines capsules de vie sottt plus fortes que d’autres — telle celle du mari volage —, aucune ne prend vraiment corps, les liens se tissent mal et, faute de structure cohérente sus-; ceptible de retenir l’intérêt, le film, malgré des images soignées, un professionnalisme de traitement, ne réus-; sit qu’à paraître interminable.soi; RC K Une scène tirée du film Expectations L !•: I) K V 0 I II .I.K S S A M K I) I » 0 K T I) I M A N (’ Il K » I A 0 Û T I II !l 7 C K A N Odile Tremblay, LE DEVOIR un film de OtlVIER ASSELIN L'histoire rocambolesque d'une momie ou coeur toujours battant, CINÉMAGINAIOE LE SIÈGE DE L’ÂME M- a- OLIVIER ASSELIN T PAR DENISE ROBERT ET ARLETTE OION E FLUET RÉMY GIRARD RONALD HOULE LUC DURANO CARL BECHARD ^ARTIN MARK!TA BOIES ET AVEC LA PARTICIPATION Af.UCALE DE BENOIT BWERE AVIC EMMANUEL ÛIL008AU LL ROCH AUBERT PIERRE l EBE AU AL! DIRECTION PHOTO DANIEL LOARTISTIQUE STEPHANE ROY COSTUMES HELEN RAINBIRD MONTAGE IMAGE RICHARD COWEAU MUSIQUE ORIGINALE FRANÇOIS DOM PIERRE PRISE OE SON MARCEL CHOUINARD MONTAGE SONORE MYRIAM POIRIER MIXAGE ’HANS PETER STROBL DIRECTION DE PRODUCTION MARTINE Al LARD PRODUCTEUR DELEGUE DANIEL 10UI5 - ' ÉCRIT ET RÉALISE PAR OLIVIER ASSELIN J*ec l« participation financière de TELEFILM CANADA SOOEC Soclét développement det cntrepritet culturelle» GOUVERNEMENT DU QUEBEC ^roiMmiM de Cftdllt d Impôt» GOUVERNEMENT OU CANADA • Programme de fMdili d'impôt pour production tln(mi|o)'ipliiqwi ou magnetotcopique canadienne» æ ?r MALOFIIM DISTRIBUTION l' - The Toronto Star Le jeudi 4 septembre à 20 h Billets: 987-6919 COMP ?ELLE "flsselin occupe une case à part parmi les cinéastes québécois." ?: chef-d’œuvre ?: remarquable ?: très bon ?correct sans plus .?: très faible : pur cauchemar THE PILLOW BOOK ?1/2 le dernier film de Peter Greenaway constitue un heureux mariage entre le style quasi pictural du cinéaste britannique et l’esthétisme oriental.Le film aborde l’univers fascinant de la calligraphie japonaise sur corps humain à travers une intrigue soutenue (à l’encontre des derniers Greenaway trop échevelés).Des images magnifiques sur un climat mystérieux et raffiné.Au Centre-ville et au Parallèle (v.o.).Odile Tremblay U LEE’S GOLD ?1/2 De Victor Nunez.Cet excellent drame rédempteur remet en selle un Peter Fonda dont on avait oublié le talent et la présence, dans le rôle d’un apiculteur taciturne, qui élève seul ses deux petites-filles pendant que leur père croupit en prison et que leur mère court le «junkieland» d’Orlando.Une série d’événements, marqués par le retour de la bru, chamboule le quotidien de cet homme tourmenté, obligé de rouvrir la porte aux démons du passé.Ulec’s Gold est un film sobre, émouvant, intelligent, porté par la force tranquille de son personnage central et la cohérence de son récit; qui passe sans effort du drame intérieur au thriller.Au Centre-Ville.Martin Bilodeau «*< L » COPLAND (DÉTECTIVES) ?i* James Mangold, le réalisateur de Heavy, a réalisé un thriller psychologique captivant, qui se déroule dans line petite ville du New Jersey peuplée de policiers de Manhattan, qui y détournent impunément un important trafic de drogues.Un étonnant Sylvester Stallone y campe un shérif local qui aura maille à partir avec les malfaiteurs qui contrôlent sa ville.Une montée dramatique bien orchestrée, un scénario intelligent et une excellente distribution (De Niro, Keitel et Liotta en sont) font de ce polar-wes- tern un très intéressant contrepoint à tous les films de mafia qui traînassent leur insignifiance sur les écrans.Au Faubourg, au Dorval (v.o.), au Berri et au Bouclier ville (v.f.).M.B.MRS.BROWN ?John Madden, dans la lignée de ces cinéastes britanniques qui explorent à l’écran l’Angleterre victorienne, nous livre un film fort intéressant, ouvrant une porte sur l’intimité de la reine Victoria qui, au début de son veuvage, vécut une amitié amoureuse avec un serviteur écossais.Porté par un excellent duo d’acteurs, Judi Dench et Billy Connoly, et un scénario brillant, ce film subtil qui suggère sans tout montrer se révèle plein de sensibilité et de finesse.Au Faubourg.O.T.CONTACT ?Robert Zemeckis (Forrest Gump) fait preuve encore une fois d’un talent de prestidigitateur peu commun, alliant à cette histoire d’une scientifique (Jodie Foster) qui a capté un signal en provenance de l’étoile Véga, des personnages non fictifs, dont le président Clinton lui-même, qui se retrouve mêlé à son insu, à cette histoire imaginée par Cari Sagan.Hélas, le scénario soulève des questions existentielles auxquelles il ose finalement répondre à travers des péripéties farfelues, qui détournent cet exercice sur la vie et la mort, sur l’existence et l'au-delà, à des fins moralisatrices.Au Centren Eaton.M.B.MEN IN BLACK (HOMMES EN NOIR) ?Cette parodie délirante des films de science-fiction, réalisée par Barry Sonnenfeld (The Adda ms Family), raconte les aventures de deux agents (Will Smith et Tommy Lee Jones) chargés de gérer la circulation terrestre de visiteurs venus d’ailleurs et de préparer l’offensive en cas de débarquement massif.Avec son scénario simple et astucieux, truffé de gags efficaces, sa mise en scène, ses décors et son montage au poil et ses interprètes solides (dont Linda Fiorenti- Jodie Foster dans Coidact no).Men In Black constitue, à ce jour, l’événement de l’été.A l’Égyptien (v.o.) et au Berri (v.f.).M.B.AIR FORCE ONE ?1/2 Après un discours incendiaire disant que que les Etats-Unis ne négocieront jamais avec des terroristes, le président (Harrison Ford) et l’équipage de son avion en vol de retour sont pris en otage.Wolfgang Petersen (Das Boot) revient ici à un huis clos oppressant, qu’il monte en parallèle avec celui qui se déroule à la Maison-Blanche, dans lequel Glenn Close, en vice-présidente du pays, tente de sauver les meubles.IjC montage serré sacrifie ses respirations pour renforcer l’emprise sur les spectateurs.Une dose d’autodérision desserre momentanément la vis de ce divertissement captivant, mais somme toute assez moralisateur et sans nuance.Au Berri, au Dauphin (v.f.), au Faubourg, Lasalle (v.o.).M.B.ENCORE ?1/2 Ce premier film du scénariste Pascal Bonitzer (Ma saison préférée, La Belle Noiseuse) raconte les déboires d’un quinquagénaire, essayiste et prof d’université, qui perd peu à peu ses repères avec les femmes et la vie en général.D’une mise en scène sobre et inventive, d’une écriture raffinée, dont la qualité est parfois assombrie par des prétentions de débutant.Encore se rend à bon port grâce à la performance de Jackie Berroyer.Au Complexe Desjardins.M.B.SHALL WE DANCE?1/2 Comédie sympathique et révélatrice du Japon contemporain, Shall We Dance?raconte l’histoire d’un quadragénaire qui trouve dans la danse sociale la fantaisie qui manquait à sa vie de père de famille.Masayuki Suo a réalisé un film intelligent, souvent drôle, qui aurait gagné en intensité s’il avait été raccourci d’une demi-heure.Entre le drame, le mélodrame, la comédie et le musical, habité de personnages souvent colorés, Shall We Dance?danse néanmoins d’un pas assuré vers le succès.Au Faubourg.M.B.MIMIC (MÉTAMORPHOSE) ixmr permettre à Demi Moore de dépasser ses limites, de paraître enlaidie, le crâne rasé, etc.Mais que diable allait faire Ridley Scott dans cette galère?Au Ixiews, Famous Greenfield Park (v.o.), Centre Eaton, Angrignon (v.f.) O.T.EVENT HORIZON ?FRANÇOIS DUIIAMKLS Event Horizon est le pendant noir de Contact un film sur Tailleurs et l’au-delà, qui fraie avec le diable là où son prédécesseur le faisait avec Dieu.Traité, à l’instar d’Alien, sur le mode du huis clos dans l’espace, ce suspense repose essentiellement sur des mécanismes vieux comme le monde, utilisant la musique et la bande pour provoquer l’effroi, sans pourtant y parvenir à l’aide de ce scénario bancal, grotesque et prévisible, dans la spirale duquel les comédiens (Sam Neill, Laurence Fisbburn) se sont égarés.Au Loews, Côte-des-Neiges (v.o.), Centre Eaton (v.f.).M.B.?Gillermo de Andrea, dans la série bi-bites menaçantes qui s’en pressent à l’homme, a réalisé un thriller invraisemblable qui ne parvient pas à terrifier comme il le voudrait.Des insectes mutants sortis du laboratoire d’une scientifique (Mira Sorvino, ici bien peu crédible) se sont gigantisés dans les égouts de New York et se préparent à exterminer les humains.Le film sur des décors trop noirs de souterrains manque de rebondissements surprenants.Quant aux effets spéciaux des insectes, jls paraissent bien quelconques.A l’Egyptien, Bros-sard (v.o.), Châteauguay Encore, Berri (v.f.).O.T.PASSAGE À L’ACTE ?Francis Girod signe avec Passage à l’acte un thriller artificiel et invraisemblable ayant le mérite d’être bien filmé.Des bons acteurs héritent ixiur la plupart de rôles découpés à gros traits comme Patrick Timsit en tueur caractériel.Mais Daniel Auteuil incarne un psychanalyste (crédible) aux inquiétants clients.Une bonne caméra et une excellente musique ne compensent pas la faiblesse du scénario.Au Dauphin.O.T.PICTURE PERFECT ?G.I.JANE ?Ridley Scott, le grand cinéaste de Blade Runner el de Thelnui and Louise se fourvoie ici dans un film au message fort suspect reposait sur les épaules de Demi Moore.Elle incarne ici une femme qui aspire à devenir marine en suivant l’entraînement de l’armée américaine.Bafouée, huée, battue; saura-t-elle convaincre les hommes de l’accepter?Conviant les femmes à un idéal machiste qui n’est pas le leur, le film plein de clichés semble n’exister que Cette comédie sentimentale américaine de Glenn Gordon Caron a pour point de départ le sexisme dont les femmes sont victimes dans leur lieu de travail.Mais sur cette trame que le cinéaste eût pu pousser en profondeur, on dérive bien vite du côté de la comédie et de la romance.L’actrice Jennifer Aniston est pleine d’énergie mais cette production facile et souvent bébête pe lui rend pas vraiment justice.A l’Egyptien, Brossard.O.T.AIR BUD (TOBBY -LE JOUEUR ÉTOILE) ?H Il en aura fait des émules, Rin 'Tin Tin.En fait, chaque époque ramène au ci-, néma son chien phénomène qui fait le bonheur des enfants.Après Beethoven.et compagnie, voici un cliien américain au carré puisqu’il excelle au basket-ball en plus de sauver un jeune garçon de la dépression nerveuse pttr zoothérapie.Signé Charles Martin Smith, Air Bud raconte comment ce bon chien rescapé d’un cirque par un garçon solitaire deviendra l’idole d’un village.Ix* film est à la gloire du basket-ball et de l'American Way of life, bourré de recettes, mais avec un animal sympathique et plein de bons sentiments.Les très jeunes apprécieront Au Berri, Boucherville (v.f.), Côte-des-Neiges (v.f.).O.T.Le beau risque du théâtre d’aujourd’hui L E C CE U R O E_ L A C RE A T I O N QUÉBÉCOIS F.J Saison 1997 1998 Quand le vautour danse «U AH.» r.irhotul 19 septembre ,»ti 17 octobre 1997 La Salle des loisiis tie RtyiiaM Rolrroti moins passé depuis Omertà 1.L’équipe présente une histoire plus serrée et des «Omertà 2 offre du cinéma que vous ne verrez qu’à la télévision» S.O.A.dance theatre fran chorégraphie : RUI HORTA musique: K0EN BRANDT c'est la danse des nouvelles générations, une danse jeune et musclée, une danse qui puise une partie de son énergie dans le rock, mais entièrement chorégraphiée et maîtrisée, explosif ! - Le FIGARO.PARIS terrible et sensuel.S.O.A.P.époustouffle par sa maîtrise technique, son énergie musclée, la précision de ses huit extraordinaires interprètes.-Lesoir.BRUXELLES une rafale d'énergie, une vision impeccable de la danse.- THE JAPAN TIMES.TOKYO à Montréal pour 4 soirs seulement 10, 11, 12, 13 septembre à l’USINE C réservations / guichet: 521-4493 réseau Admission: 790-1245 des images d'une sensualité à la fois séductrice et troublante, une équipe d'une créativité intarissable.- BERLINER MORGENPOST.BERLIN le «show» de l'année, absolument fascinant ! -now.TORONTO object MISERERE Bruno Pelletier MUSICOR UNTOGETHER l.ori Yales EMI Oaiiipigny Classique \ .SHINE, TRAME SONORE, PGS 1 8/» * 2.GAMME.MARAIS (LONDON BAROQUE).S K I 8/«* 3.RELAXATION (5 DC).ARTISTES DIVERS.I>(,S 27,'* ‘ 4.ON WINGS OF SONG.ARTISTES DIVERS, EMI 24,'» > 5.SECÜ1AR VOCAL MUSIC (4 DC).SCHUBER T (SAWALI.ICH), EMI 49.'»' ^ÿjAZZ 'fé^UES ^IrjrfTRNATIONAL I ROMANZA, ANDREA BOCELU, PGS |7 ‘>5 » 2.BLUE NOTE FESTIVAL 97, ARTISTES DIVERS, EMI 3,”‘ 3.IA LLORONA, LHASA DE SF.IA, SELECT 17,9' * 4.CABO VERDE.CESARIA EVORA.BMC, 17/'" 5.SAURA.KHALED, PGS 18/'" 'Pop Francophone 1.DÉMONS ET MERVEILLES, LAMBERT WILSON, EMI 16/'" 2.CAP ENRAGÉ.7.ACHARY RICHARD, SELECT 18/'" 3.SOUL MUSIC AIRLINES, MICHEL JONASZ.EMI 16/»* 4.ESSENTIELLES.MAXIME LE FORESTIER, PC,S J?* S.JULIEN, JULIEN CLERC, EMI 15/»* Pop Anglophone 1.SURFACING.SARAH McLACHLAN.EMI 15/'" 2.BACKSTREETS BACK, BACKSTREET BOYS, BMC, 15/»* 3.OK COMPUTER, RADIOHEAD, EMI 15/»* 4.THE Will TO LIVE, BEN HARPER, EMI 15/»» 5.DRAG, K.D.LANG.WARNER 16/»*
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