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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1997-09-12, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V (i i.L X X X V I I I N " 2 I) 7 ?MON T II É A L .L Ë V E N I) Il EDI 12 S Ë I* T E M II II E I !> !) 7 S S c + T I» S + T v g / T 11 II (I N T () I $ PERSPECTIVES Entre l’épouvantail et l’autruche LE MONDE Albright appelle Israël à geler la colonisation des territoires, page A 5 LES ACTUALITÉS Menace de grève générale chez les employés municipaux, page A 2 TOURISME Le Québec insulaire des îles de la Madeleine, page B 4 En l’espace de quelques mois, l’idée d’une partition du territoire du Québec advenant sa souveraineté est passée d’une vague et extrême position défendue par une poignée de radicaux à un enjeu récurrent et central dans le débat sur l’unité canadienne.Mais le mouvement est-il en train de plafonner?(Lire autres informations, page A 4.) Quand, en novembre 1996, Côte-Saint-Luc et Hampstead se sont les premières dotées de résolutions prévoyant la tenue d’un référendum municipal sur leur maintien au sein du Canada en cas de sécession, les partisans de cette méthode draconienne ont prophétisé une vague de fond.Peu, à commencer par leurs adversaires, les ont crus.Le geste, inspiré par la conviction de l’hostilité de Québec et de la mollesse d’Ottawa, semblait relever plus du désespoir qu’autre chose.Moins d’un an plus tard, quatre dizaines d’agglomérations représentant près de 400 000 citoyens ont emboîté le pas.Le principe du référendum, illégal ou à tout le moins hors des compétences municipales, a rapidement été abandonné au profit de motions plus ou moins explicites portant sur l’appartenance au Canada, les droits constitutionnels des citoyens à protéger et la volonté de les faire respecter «peu importe le résultat d'un autre référendum au Québec».Ce jeu sur les mots, s’il a réussi à faire plier certains conseils municipaux, révèle une ambivalence.On peut tout autant y voir une tentative de couvrir la thèse par-titionniste de l’habit plus modéré du soutien à un Canada uni que la nécessité d’emporter l’adhésion d’un très vaste éventail d’opinions.Car il y a de tout dans cette coalition: des partitionnistes purs et durs qui n’auraient de cesse que soit sérieusement amputé le territoire d’un Québec souverain, des fédéralistes qui prônent le dialogue et veulent à tout prix empêcher qu’on en vienne au pire, beaucoup d’anglophones mais aussi quelques francophones, des libéraux et des supporters du Parti Egalité.Cette situation soulève d’ailleurs des problèmes terminologiques.Comme «séparatiste» depuis une trentaine d’années, le mot «partitionniste» traîne une connotation lourdement péjorative et est récusé par la plupart de ceux qu’il prétend désigner.Aussi, si le mouvement s’inscrit dans la durée, il sera intéressant de voir s’il parviendra à imposer dans l’usage (surtout de ses adversaires) un autre terme pour qualifier ses membres — prô-unité, fédéraux, loyalistes, unionistes.?— comme les «souverainistes» l’ont fait en bonne partie.Rien n’est moins sûr.C’est qu’ils ont récemment fait l’objet de vives critiques, les pro-unité, et pas toutes en provenance de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Dans The Gazette, le chroniqueur Don Macpher-son s’en est pris au comportement de foule hystérique (mob rtde) observé à l’hôtel de ville de LaSalle.Cette semaine, l’avocat Julius Grey a souligné que la ligne dure et l’approche de la confrontation avaient pour effet d’augmenter les risques d’une victoire «accidentelle» des souverainistes.Nombreux sont ceux qui ont dénoncé l’apparition, en face d’un nationalisme québécois prétendument ethnique, d’une réaction tout aussi ethnique, presque exclusivement anglophone, comme le prouve le fait qu’après une série de succès ininterrompue, le mouvement vient de se casser les dents à LaSalle et à Lachine, les deux villes «prises d’assaut» à ce jour où la proportion de francophones est la plus élevée.Mais comme en toute circonstance, il y a un mais, et il pourrait être prématuré de parler de la mort du loup.Depuis janvier 1996, moment où Stéphane Dion a dit que «si le Canada est divisible, le Québec l’est aussi», la possibilité du redécoupage des frontières d’un Québec indépendant n’a pas cessé de prendre plus de place dans le discours du gouvernement fédéral.En outre, voilà que les résolutions municipales soi-disant sans effet et symboliques — parfois de l’avis même de leurs défenseurs.— se retrouveront dans le dossier de l’avocat Guy Bertrand devant la Cour suprême du Canada dans le cadre du renvoi sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance.Si le mouvement a épuisé ses recours municipaux, d’autres arènes restent à sa disposition.Et puis, il y a les faits et les gens.Au delà de ce qu’on peut penser de la justesse des motivations et des tactiques employées, il existe un phénomène que personne ne gagne à ignorer ou à minimiser.Il suffit de se rendre dans trois ou quatre ralliements dits partitionnistes et de parler aux sympathisants pro-unité pour constater l'ampleur et — à moins que nous ayons été subjugués — la sincérité de la colère, du désarroi et de l’inquiétude ressentie.Or si vraiment le Québec est indivisible et qu’il inclut tous ceux qui y vivent, il faudra bien un jour chercher à cultiver ce sol où, si on n’y prend garde, finira par germer la désobéissance civile.Pratiquement, la partition du Québec serait infaisable, à moins de recourir à des moyens qu’on n’ose même pas imaginer, cela a fait dire à plusieurs que l’hypothèse n’était qu’un épouvantail, une forme de «terrorisme» — selon Québec — destiné à apeurer d’éventuels supporters du OUI.Mais la foule est rarement assez fine stratège pour échafauder des scénarios de ce genre.Les effets de la Grande Peur du 30 octobre 1995 ne s’effaceront pas d’un coup de baguette, ni en jouant à l’autruche.Je a n Dion ?MÉTÉO Montréal Nuageux avec averses.Risque d’orages ce matin.Max: 23 Min: 13 Québec Pluie intermittente.Risque d'orages.Max: 18 Min: 14 Détails, page B 3 INDEX Agenda B 7 Le monde .A5 Annonces B 6 Les sports .136 Avis publics.A 4 Montréal .A3 Culture B 9 Mots croisés.136 Economie A 6 Politique .A4 Éditorial A 8 Télévision .13 8 www.ledevotr.com Passer son tour JACQUES NADEAU LE DEVOIR i «À Claude Bellavance, 52 ans, qui vient d’être accueilli à la Maison des greffés de Montréal, disait hier avoir été fort éprouvé par l’épisode malheureux qui lui a fait rater une greffe des poumons en août dernier: «J’ai peut-être raté ma chance, mais ça, je ne pourrai jamais le savoir.» L’hôpital Laval transfère son patient floué au CHUM Claude Bellavance avait vu des poumons lui échapper en août, faute de médecins à Laval ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le patient de Québec qui avait vu sa chance de recevoir des poumons lui filer entre les doigts en août dernier, en raison de l’incapacité de l’hôpital Laval de transplanter un organe disponible, vient d’être transféré à Montréal, où il sera traité par des médecins de l’équipe de transplantation du CHUM.En fait, c’est à la demande même du médecin traitant de l’hôpital Laval, le Dr Simon Martel, que ce patient, Claude Bellavance, a été référé à un pneumologue de Montréal, membre de l’équipe de transplantation pulmonaire du CHUM.Au mois d’août dernier, on se souviendra que M.Bellavance, qui figurait sur la liste d’attente de l’hôpital Laval, n’avait pu recevoir les poumons qui lui étaient destinés en priorité parce que les médecins de Toronto, recrutés par l’hôpital Laval pour effectuer les greffes dans la Vieille Capitale depuis le transfert du programme de greffes pulmonaires, étaient tous en vacances.Résultat, les poumons disponibles ont été transférés in extremis à Montréal, où un patient du CHUM a pu bénéficier d’un poumon.L’autre poumon a été perdu, faute de patients compatibles au Québec et de réponses assez rapides en Ontario et au Nouveau-Brunswick.VOIR PAGE A 10: POUMONS Le référendum sur l’autonomie Oui, oui, réppndent les Ecossais D’APRÈS REUTER, AFP ET AP r Edimbourg — Une majorité d’environ 80% se dégageait hier soir en faveur du oui à la création d’un parlement autonome écossais, sujet sur lequel les quatre millions d’électeurs écossais étaient appelés à se prononcer par référendum jeudi.Les résultats de cinq des 32 circonscriptions électorales donnaient 78,1 % de oui en faveur de la mise sur pied d’un parlement, ce qui serait une première depuis trois siècles.Une majorité moins large, 66,1 %, se dégageait également VOIR PAGE A 10: ÉCOSSE Sondage Sondagem L’intolérance du Canada anglais irrite les Québécois Mais ils conservent Vespoir d’une cohabitation harmonieuse PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Plus que jamais, la méfiance domine les sentiments qui colorent les rapports entre les deux peuples fondateurs du pays.Mais l’espoir d’une cohabitation plus chaleureuse et d’un resserrement des liens continue de prévaloir.Les Québécois perçoivent l’émergence chez leurs compatriotes d’un ressentiment à leur endroit, d’un climat de froideur, voire d’une certaine intolérance.Ils demeurent néanmoins confiants que le Canada anglais consentira les concessions qui s’imposent pour les convaincre de tour- VOIR PAGE A 10: INTOLÉRANCE Hein et Romanow font une ouverture » LE DEVOIR ET PRESSE CANADIENNE Edmonton — Egalité des Canadiens entre eux, égalité des provinces et reconnaissance de la nature unique du Québec: tel est le message que le premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, voudrait voir ressortir de la rencontre des premiers ministres provinciaux à Calgary, en fin de semaine.M.Klein accueillera dimanche et lundi tous les premiers ministres des provinces à l’exception du Québécois Lucien VOIR PAGE A 10: OUVERTURE ü ÜBf* m »*V> ' » - 4 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Oliver Esmonde-White et Lorraine Desjardins, devant le manoir MacDougall: réinventer la façon de concevoir la culture.Sauve qui peut le manoir La musique de chambre saura-t-elle redonner au manoir MacDougall ses lettres de noblesse?La Communauté urbaine de Montréal LOUISE LEDUC LE DEVOIR ne sait que faire du manoir MacDougall.Construit en 1929 et acheté dès 1931 par une branche de la famille Molson pour en faire une maison d’été, cet édifice, situé sur le boulevard Gouin, dans le Bois-de-Saraguay, est minimalement entretenu.Derrière ses hauts murs d’enceinte, son portail à fronton brisé et sa corniche en bois finement sculptée, le manoir dépérit, ses boiseries pourrissent.La musique de chambre saura-t-elle lui redonner ses lettres de noblesse?Le père d'Oliver Esmonde-White, soldat britannique au moment de l’indépendance de l’Inde, s’était juré que jamais plus il ne se retrouverait dans une situation aussi incertaine.Une trentaine d’années plus tard, propriétaire d’une demeure cossue de Westmount au moment où le Parti québécois prend le pouvoir, il vend tout à rabais et quitte la province.Une génération a passé et Oliver Esmonde-White a fait, lui, le chemin inverse: revenu au Québec, il souhaite sauver une partie du patrimoine québécois et réinventer la façon de concevoir la culture.Rien de moins.Vu comme cela, Oliver Esmonde-White paraît un peu.idéaliste.Son métier?Technicien de piano, un métier de nature à vous faire rencontrer quantité de musiciens, mais un métier accessoire.Dans les faits, Oliver Esmonde-White et sa conjointe Lorraine Desjardins reçoivent.Depuis trois ans, le couple mélomane invite dans sa chic maison de Sainte-Dorothée et dans son immense jardin fleuri au bord de l’eau des musiciens de la trempe de la violoniste Chantal Juillet, des pianistes Oliver Jones, André Laplante et Marc-André Hamelin.Depuis trois ans, tout baigne, sans subvention aucune, sans budget de publicité.Plus encore, les hôtes hésitent même à ce que les journaux mentionnent la tenue de leurs prochains concerts: la maison est pleine, la cour est pleine, et il faut chercher ailleurs, plus grand.Oliver Esmonde-White et Lorraine Desjardins ont donc cherché un endroit plus spacieux et découvert ce manoir MacDougall abandonné à lui-même.Pour l’agrandir, pour lui donner sa cure de jouvence, pour le sauver, quoi, il leur faut un million de dollars, d’ici au 30 octobre, date à laquelle le comité exécutif de la CUM décidera du sort de ce projet.Le projet?Celui d’une société de concerts à l’image de celle de Sainte-Dorothée, dans un cadre intime.Mine de rien, ces deux simples citoyens récoltent des appuis, quantité d’appuis, de Gilles Vigneault au lieutenant-gouverneur Lise Thibault, d’autant que celle-ci, avant d’être nommée par le premier ministre, mettait justement la dernière main à l’ouverture VOIR PAGE A 10: MANOIR t » » 778313000689 L K 1) E V H I R., I.E V E N 1) R E D I 12 S E !' T E M IS H E I !> !> 7 ¦"A 10 LE DEVOIR ACTUALITES OUVERTURE La «différence» du Québec SUITE DE LA PAGE 1 Bouchard.M.Klein croit qu’un message de bonne volonté des Canadiens à l’endroit des Québécois constitue la première étape vers la résolution du problème de l’unité nationale.Il lui paraît souhaitable, dit-il, que la rencontre permette d’exprimer toute l’importance que les Canadiens accordent au maintien du Québec au sein de la Confédération.La Société Radio-Canada allait plus loin, hier en soirée, en rapportant que les neuf premiers ministres provinciaux en étaient arrivés à un consensus à quelques jours de l’ouverture de cette rencontre.Selon la SRC, les élus provinciaux Signeraient la «déclaration de Calgary» dans laquelle seraient reconnus les concepts de la «différence» du Québec et de l’égalité des provinces et des citoyens.Toujours selon Radio-Canada, des consultations publiques auraient rapidement lieu dans les neuf provinces anglophones du Canada.Un texte légal serait ensuite rédigé et soumis à l’approbation du parlement d’Ottawa et des législatures des neuf provinces anglophones.Les premiers ministres provinciaux espèrent avoir complété ce processus d’ici la période des Fêtes, ou au plus tard au printemps, afin d’être en mesure de présenter leur offre aux Québécois avant les prochaines élections provinciales québécoises., k Les Canadiens ont déjà manifesté publiquement leur désir de voir le Québec continuer à faire partie du Canada par le passé, mais cela ne peut pas faire de tort de recommencer, a déclaré hier le premier ministre Ralph Klein.Ce message de bonne volonté devrait être suivi, selon lui, d’une re-connaissance constitutionnelle plus substantielle du statut unique du Québec.Mais la reconnaissance constitutionnelle du Québec implique, de manière très significative, le gouvernement fédéral, a-t-il poursuivi.D a ajouté que les premiers ministres débattront de la façon dont un message de bonne volonté pourrait servir de base à des pourparlers ultérieurs sur des questions épineuses comme la réforme du Sénat, le droit des autochtones à l’autonomie gouvernementale et une formule d’amendement constitutionnel., Le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, appuie lui, aussi une reconnaissance de la nature spéciale du Québec.A Saskatoon, M.Romanow a enjoint les Canadiens .de ne pas se laisser obséder par le terme de «société distincte».Quelle que soit l’expression employée, il faut trouver tine formule qui reconnaisse le caractère distinct du Québec et l’égalité des provinces.Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Russell Ma-cLellan, a lui aussi suggéré que les premiers ministres cherchent un moyen de reconnaître le caractère unique du Québec sans recourir aux mots «société distincte».«Je ne m’attends pas à des changements constitutionnels», a dit M.MacLellan à Halifax à la veille de son départ pour Calgary.Mais pour être réussie, la conférence devra se solder par des mesures tangibles impliquant tous les Canadiens, a-t-il soutenu.De son côté, le premier ministre Lucien Bouchard, qui brillera par son absence lors de ces pourparlers, a fait part de son scepticisme.«Premièrement, je ne suis pas inquiet.Deuxièmement, je ne vois pas la volonté du reste du Canada de renouveler la fédération, au contraire.Nous avons tous vu jusqu’à maintenant que des refus et le désir de minimiser autant que possible la réalité québécoise», a déclaré M.Bouchard.Démantèlement d’un réseau d’esclavage sexuel à Toronto Toronto (PC) — La police a démantelé un réseau international d’esclavage sexuel impliquant des douzaines de femmes asiatiques qui étaient vendues jusqu’à 15 000 $ et forcées ensuite de se livrer à la prostitution pour payer leurs dettes.Vingt-deux personnes ont été arrêtées hier à Toronto et d’autres arrestations sont prévues à Vancouver et à Los Angeles.Le réseau criminel recrutait des femmes qui avaient peu d’avenir.Certaines savaient peut-être qu’elles étaient amenées en Amérique du Nord pour se livrer à la prostitution, mais d’autres n’en savaient rien.Chaque femme devait rembourser 40 000 $ en frais d’immigration à des personnes vivant en Thaïlande et en Malaisie en se prostituant dans des maisons closes ou en travaillant dans des salons de massage.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, fr étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Âu téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur .(514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Detfoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, I^aval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal INTOLERANCE SUITE DE LA PAGE 1 ner le dos à la souveraineté.Ces conclusions se dégagent d’un sondage réalisé auprès de 1042 Québécois par la maison Sondagem, entre le 5 et le 11 septembre, pour le compte de Télé-Québec et du Devoir.Les résultats de cette enquête d’opinion publique sur l’état des relations entre Canadiens et Québécois alimenteront les débats de l’émission Droit de parole, ce soir à 20h.Les sondeurs ont donc voulu vérifier avec plus de précision l’évolution de ce ressentiment hQrs Québec depuis la courte victoire référendaire du NON.A une première question portant sur le degré d’intolérance des Canadiens anglais, 42,7 % ont répondu «moins tolérants», 36,7 % «aussi tolérants», 9,4 % «plus tolérants» et 12,4 % ont dit ne pas avoir d’opinion sur le sujet «Personnellement, est-ce que cette attitude des Canadiens des autres provinces vous rend plus souverainiste ou plus fédéraliste?», leur a-t-on encore demandé.Les réponses obtenues font ressortir une fois de plus les contradictions qui angoissent les Québécois: 32,8 % ont exprimé l’idée que cette impression d’intolérance contribue à accroître leurs velléités souverainistes, alors que 36,3 % ont ressenti au contraire un renforcement de leurs convictions fédéralistes.Une forte proportion, 30,9 %, a dit ne pas avoir d’opinion sur le sujet Par-delà l’ambiguïté qui teinte ces choix, les Québécois fondent encore beaucoup d’espoir dans la bonne volonté et l’ouverture d’esprit de l’autre solitude: 44,6 % croient que le Canada anglais en viendra finalement à faire les concessions nécessaires pour garder le Québec dans le Canada; 41 % sont convaincus qu’il n’en sera rien, alors que 14,4 % n’ont pas d’opinion sur le sujet Au nombre des techniques de sondage qui permettent de fouiller les tendances de l’opinion publique figure celle du croisement des données.Ce sondage s’y prête bien parce que les fréquences de départ s’équivalent à quelques décimales près, et c’est là que l’on trouve les variables les plus riches.Ainsi, en isolant le segment de ceux qui perçoivent l’intolérance du Canada anglais, on constate que 58,3 % affirment que ce ressentiment les a rapprochés de l’option souverainiste.En isolant le segment de ceux qui misent sur les concessions du Canada anglais, on aurait pu s’attendre à un cheminement inverse.Mais ce n’est pas le cas, l’écart étant relativement mince: de ceux qui y croient, 69,7 % se déclarent mieux disposés à l’égard de la souveraineté alors que 73,3 % confirment que cet espoir les a rendus plus fédéralistes.Un examen plus attentif des données permet encore de constater que cette impression d’intolérance du Canada anglais est davantage répandue chez les francophones, les femmes et les détenteurs d’un diplôme universitaire.Président de Sondagem, le sociologue Jean Noiseux est d’avis que les opinions recueillies à travers ce sondage interrogent les stratégies fédéralistes.11 note que le durcissement du discours fédéraliste et les manifestations d’impatience, sinon d’agressivité, du Canada anglais ont davantage contribué à grossir les rangs souverainistes que fédéralistes.Il ne lui paraîtrait pas outrancier de conclure que, dans une certaine mesure, le plan B des fédéralistes s’avère un échec.Quoi qu’il en soit, il y a dans ce sondage matière à un débat costaud entre les participants à l’émission Droit de parole de ce soir.Il suffit de prendre connaissance de la liste des invités pour présumer que certains échanges seront chargés d’émotion: Bill Graham, député libéral de Rosedale; Josée Legault, politologue et signataire d’une chronique hebdomadaire dans Le Devoir, Céline Hervieux-Payette, séna-trice libérale; Rubick Judy, journaliste-animatrice de Toronto; Nicole Léger, députée péquiste de Pointeaux-Trembles; Lyel Stewart, responsable de la section nouvelle à l’hebdomadaire Hour, l’équivalent anglophone de Voir, Gilbert Lavoie, éditorialiste du quotidien Le Soleil, et Eric Kœman, re présentant du groupe Génération 18-35.SONDAGE ¦ Croyez-vous que le Canada anglais en viendra finalement à faire les concessions nécessaires pour garder le Québec dans le Canada?nt 1 saventp 14,4% ¦ Depuis le dernier référendum sur la souveraineté du Québec, diriez-vous que face aux Québécois, les Canadiens des autres provinces sont plus tolérants, moins tolérants ou aussi tolérants qu’avant?plus tolérants 8,2% aussi tolérants 36,7% moins tolérants 42,7% ne savent pas 12,4% ¦ Personnellement, est-ce que cette attitude des Canadiens des autres provinces vous rend plus souverainiste ou plus fédéraliste?plus souverainiste 32,8 % ne savent pas 30,9 % plus fédéraliste 36,3 % Les réponses à ces questions posées par la maison Sondagem serviront d'amorce à l'émission Droit de parole animée par Françoise Guénette et diffusée dés 20h ce soir, à Télé-Québec.Méthodologie Ce sondage sur la perception qu’ont les Québécois de la montée de l’intolérance au Canada anglais a été réalisé dans le cadre de l’omnibus Sondagem du début septembre 1997.Pour cette étude, Sondagem inc.a réalisé 1042 entrevues téléphoniques auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte du Québec.L’échantillon probabiliste stratifié non proportionnel comprenait trois strates («région métropolitaine de Mont- réal», «région métropolitaine de Québec» et «province»).Il a été tiré, par ordinateur, des listes de numéros de téléphone résidentiels du Québec par la méthode du hasard systématique.A partir de 1608 numéros de téléphone valides, 1042 entrevues ont été complétées, permettant d’obtenir un taux de réponse de 64,8 %.Toutes les entrevues ont été réalisées à partir de Montréal du 5 au 10 septembre 1997.En retenant un seuil de confiance de 95 %, on estime la marge d’erreur statistique maximale d’un tel sondage à plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.ECOSSE SUITE DE LA PAGE 1 en faveur du second volet de ce référendum, l’attribution de pouvoirs budgétaires et fiscaux à cette chambre, dont les 129 membres seront élu,s en 1999 à la proportionnelle, et siégeront dès l’an 2000 à Edimbourg.Les résultats définitifs étaient attendus tôt ce matin, quand la circonscription d’Argyll, qui compte un chapelet d’îles de l’Ouest, allait rendre ses résultats.Ce «double oui» des Écossais à deux propositions du gouvernement constitue une nouvelle victoire pour le Premier ministre Tony Blair, un peu plus de quatre mois après son arrivée triomphale au pouvoir.M.Blair s’est dit la nuit demièrç «enchanté» par les premiers résultats du référendum en Écosse.«Je suis absolument enchanté que les Écossais aient soutenu notre projet», a déclaré Tony Blair.La création d’un parlement écossais et des mesures quasi analogues de décentralisation au Pays de Galles étaient au cœur du programme électoral des travaillistes, qui sont parvenus au pouvoir à Londres le 1er mai.«J’avais dit que nous le ferions ce que nous avions promis, et nous le faisons», a déclaré Tony Blair., Le ministre britannique chargé de l’Écosse, le travailliste Donald Dewar, a annoncé pour sa part la victoire du oui en faveur d’un Parlement autonome.«Les Écossais ont saisi l’occasion.Nous avons fait du bon travail et accordé un oui sans équivoque en faveur d'un parlement écossais», a déclaré Donald Dewar dans un communiqué.«C’est un grand jour pour l’Écosse, l'un des plus grands jours dans la longue histoire de notre pays», a-t-il poursuivi.«Un premier pas vers l’indépendance» L’Écosse «est en route pour un passionnant voyage», a déclaré pour sa part Alex Salmond, leader des indépendantistes du SNP (Parti national écossais) qui ont fait campagne pour le oui et conçoivent le référendum comme «une première étape vers l'indépendance».«Les premiers résultats sont très décevants pour nous», a expliqué de son côté Donald Finlay, un des dirigeants ayant prôné le non.Le taux de participation s’oriente autour de 62,8 % au fil du dépouillement, soit plus que ce que beaucoup de partisans du oui redoutaient Ce référendum s’est tenu le jour meme du 700e anniversaire de la bataille du pont de Stirling, lors de laquelle les Écossais dirigés par William Wallace — «Braveheart» dans le film où Mel Gibson joue le rôle du héros guerrier — avaient mis les Anglais en déroute.Le dernier sondage réalisé avant le vote donnait 63% en faveur du oui au parlement et 25 % contre, et 48 % en faveur de pouvoirs budgétaires et fiscaux à ce parlement (40 % contre).L’Écosse est dirigée depuis 1707 par Londres.Couche d’ozone: Bégin promet d’agir rapidement LE DEVOIR Le nouveau ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin, a promis hier soir d’accélérer la modernisation de la réglementation québécoise en matière de protection de la couche d’ozone, s’engageant à déposer «dans les prochains mois» une stratégie musclée et novatrice.S’adressant à plusieurs centaines de délégués de la 91 Conférence internationale des parties au Protocole de Montréal, le ministre Bégin a déclaré que son ministère «aura une nouvelle stratégie à présenter aux Québécois, qui sera en harmonie avec le contexte canadien et international et qui devrait permettre au Québec de consolider et d’accentuer sa contribution à la protection de la couche d’ozone.» D s’est engagé au nom du gouvernement à ce que la nouvelle stratégie en question, dont Le Devoir divulguait hier le contenu, permette «au Québec de se distinguer parson innovation et son approche globale» dans cette question complexe.La réforme envisagée par Québec, qui fait actuellement l’objet de consultations, contient plusieurs éléments de politique déjà en vigueur dans d’autres provinces.Mais considérée globalement, elle deviendrait une des réglementations les plus complètes dans ce domaine, ce qui trancherait avec l’actuelle réglementation mise en place par les libéraux en 1993, une des moins progressistes au Canada.POUMONS Quinze greffes ont eu lieu depuis janvier dernier à Montréal SUITE DE LA PAGE 1 Hier, Claude Bellavance, qui vient d’être accueilli à la Maison des greffés de Montréal, disait avoir été fort éprouvé par cet épisode malheureux.«J’étais très démoralisé quand j’ai su ce qui était arrivé par les médias.On en a vu de toutes les couleurs, moi, ma femme et mes enfants.J’ai carrément passé mon tour.Dam mon cas, ça [la greffe] commence à presser.J’ai peut-être raté ma chance, mais ça, je ne pourrai jamais le savoir», a commenté, hier, le père de trois enfants.Malgré tout, l’homme de 52 ans garde un moral d’acier et se dit convaincu qu’il recevra bientôt ses poumons à Montréal.Cependant, il croit que les ratés survenus à l’hôpital Laval «ont fait mal» à tous les patients en attente d’une greffe.Après avoir appris que les médecins de Toronto étaient en vacances, «je n'ai pas cessé de me demander si j’avais vraiment été protégé pendant tout ce mois», a-t-il confié hier.Son angoisse s’est ensuite poursuivie jusqu’à ce qu’il ait pu être inscrit, cette semaine, sur la liste d’attente du CHUM.«Pendant une semaine, je n 'étais plus sur aucune liste.Si un poumon compatible avait été trouvé, j’aurais encore pu perdre mon tour.» Un constat d’incapacité?Ce transfert vers Montréal constitue-t-il un nouvel aveu d’incapacité de la part de l’hôpital laval, nommé officiellement responsable du programme de greffes pul- monaires depuis janvier 1997 par le ministre de la Santé, Jean Rochon?Personne ne veut tirer officiellement pareille conclusion, mais le Dr Marc Charbonneau, du CHUM, devenu le nouveau médecin traitant de M.Bellavance, s’est contenté de dire que plusieurs patients présentant ce type de maladie ont déjà été opérés par l’équipe montréalaise.Ce qui n’est pas le cas à Québec, où aucune greffe n’a été réalisée depuis le transfert du programme en début d’année.«Ce n’est pas un cas [celui de M.Bellavance] particulièrement difficile, même si, en fait, tous les cas de transplanta-tion sont délicats.Ce sont des gens qui sont rendus au bout de leurs limites», a insisté hier le Dr Charbonneau, pneumologue et responsable du programme de transplantations pulmonaires au CHUM.Ce dernier déplore l'épisode malheureux qu’a vécu son patient et a affirmé que Claude Bellavance ne sera pas pénalisé en raison de son transfert récent sur la liste du CHUM.En attente de poumons depuis avril à Québec, M.Bellavance sera ajouté à la liste d’attente du CHUM comme s’il y figurait depuis cette date.Et selon le Dr Charbonneau, en raison de la rareté de son type sanguin, il se pourrait même que M.Bellavance soit avantagé par rapport à d’autres patients en attente de poumons.Malgré ce transfert et ce qu’a déclaré le ministre Rochon la semaine dernière à la suite de l’embrouillamini survenu en août, aucun accord de collaboration n’existe vraiment entre l’hôpital Laval et le CHUM.Ce premier transfert de patient découle d’ententes survenues de bonne foi entre médecins.Toutefois, des tentatives de rapprochement, qui n’ont pas encore eu de suites, seraient en cours.Plus de greffes que jamais à Montréal Ironiquement, depuis le transfert du programme de greffes de poumons à Québec, il s’est réalisé plus de greffes de poumons que jamais à Montréal en 1997.Quinze greffes ont eu lieu depuis janvier dernier, dont cinq au cours du seul mois d’août, a affirmé le D' Charbonneau.Le CHUM vient même d’ajouter un tout nouveau chirurgien à son équipe de transplantation, et un pneumologue spécialisé dans les greffes, formé au centre de transplantation de Stanford, aux États-Unis, se joindra à la même équipe dans deux semaines.Tout compte fait, il ne reste plus que 16 à 17 patients en attente de poumons sur la liste de Montréal alors qu’y figuraient environ 25 à 30 patients il y a un an.«C’est vraiment une grande année pour les greffes de poumom parce qu 'il y a eu plus d’organes disponibles.Cela est très variable et nous n'avom pas de contrôle là-dessus [les dons d’organes]», a-t-il précisé.En général, de 20 à 25 nouveaux patients s’ajoutent à la liste d’attente pour des greffes de poumons chaque année, mais malheureusement, un ou deux meurent avant d’avoir pu obtenir un organe compatible.MANOIR En faire le fer de lance d’une cinquantaine de «maisons des arts vivants» SUITE DE LA PAGE 1 d’un «salon», chez elle.«Sans blague, cinq petites minutes avant le téléphone de Jean Chrétien, je venais de mettre le point final à mo>i programme.Je voulais organiser chez moi des soirées de musique classique, de chant, avec un peu de jazz.Une fois la semaine, j’avais aussi prévu un thé en après-midi, où j’aurais reçu des poètes, des écrivains, sur fond musical.» Du contrebassiste Michel Donato au chanteur Joseph Rouleau en passant par Solange Chaput-Rolland, Mme Thibault avait tout prévu.Son rêve, avant de le réaliser elle-même, elle espère le vivre à travers le projet Esmon-de-White-Desjardins.«J’appuie absolument son projet.Je crois à cette dy>tamique dans le milieu des arts, à cette idée de maisons culturelles animées par les résidants eux-mêmes, selon le double principe des écomusées et des gîtes du passant.Il y a tant d'édifices à redéfinir, de presbytères en quête de nouvelles vocations, de résidences trop grandes pour l’usage qui en est fait.» En tête de liste: ce manoir MacDougall, éléphant blanc du réseau des parcs-nature de la Communauté urbaine de Montréal, sis au cœur d’un arrondissement naturel classé, «géré par le ministère de la Culture [québécois], par des architectes», note sarcastiquement le directeur des programmes à Héritage Montréal, Dinu Bumbaru.Le ma- noir MacDougall sert aujourd’hui de salles de réunion et de bureaux.L’administratrice à la planification du réseau des parcs-nature (une soixantaine) à la CUM, Chantal Gagnon, explique la situation.«Le manoir, sous-utilisé, est un bâtiment à l’intérêt architectural évident, et son jardin présente un intérêt patrimonial tout aussi grand.L’ensemble rappelle le mode de vie des gens de l’époque.La tenue de réceptions ne constitue qu’une solution temporaire.» L’urbaniste Gérard Beaudet, professeur à l’Université de Montréal, souligne que plusieurs édifices résidentiels désaffectés ont déjà été détruits parce qu’ils présentaient un danger pour la population et servaient parfois de repères à des vandales.Il existe encore quelques cas extrêmes de maisons barricadées, mais le problème principal est d’un autre ordre.«Montréal possède un parc immobilier considérable et son budget d’entretien et de réparation baisse à vue d’œil.Ce qui devrait relever de l'entretien normal, régulier, se transforme en une lourde remise en état, comme c’est le cas actuellement pour les universités.» Le constat physique du rapport de la CUM sur le manoir MacDougall?«Én général, le bâtiment est dans un état satisfaisant.Quelques problèmes, dont la pourriture de certaines boiseries, sont faciles à limiter par une intervention immédiate.» Oliver Esmonde-White sait, lui, qu’il lui faudra dès le départ un million de dollars pour remettre le manoir MacDougall en état et acheter un piano.L’ajout d’une aile lui permettra à son avis de recevoir à la fois 80 amateurs d’art à la fois.Son but ultime: faire de ce manoir le phare, le fer de lance d’une cinquantaine de «maisons des arts vivants» réparties à travers le Québec, idéalement dans des maisons à valeur patrimoniale.En faisant commanditer des fins de semaine de concerts par des compagnies, en obtenant l’enregistrement de concerts par Radio-Canada, Oliver Esmonde-White se croit tout à fait capable de redonner vie au manoir MacDougall.«Sans aucune subvention, à la Maison des jardins, ça se passe très bien.Je ne vois pas pourquoi je n’y parviendrais pas au manoir MacDougall.» Dans l’immédiat, Oliver Esmonde-White talonne tous les politiciens: les députés de Laval-Centre, Madeleine Dal-phand-Guiral, et de Éabre, Joseph Facal, le ministère de la Culture du Québec, celui du Patrimoine au fédéral, les Offices de tourisme de Laval et de Montréal.Partout, l’idée est jugée plus qu’intéressante; partout, on encourage Oliver Esmonde-White et sa conjointe à aller de l’avant.Le 23 septembre, des représentants de tous ces organismes se réuniront au manoir MacDougall pour évaluer le projet.Sauve qui peut le manoir. L E I) E V 0 I a, LE V E N I) It EDI 12 S E I’ T E M II II E I it !) B 6 1=1-?LE DEVOIR ?- LES SPORTS BASEBALL LIGUE NATIONALE Mercredi , , ; Montréal 5 Pittsburgh 4 Colorado 9 Houston 7 San Francisco 7 St.Louis 6 (10 m) Chicago Cubs 3 Cincinnati 1 N.Y.Mets 10 Philadelphia 2 Atlanta 7 Los Angeles 0 San Diego 4 Floride 3 Hier Montréal S Mets 9 Ce soir Cincinnati (Remllnger 6-8 et Schourek 5-7) à Philadelphie (Stephenson 6-5 et Grace 3-0), 17h35 SF (Rueter 11-6) en Floride (Hernandez 9-0), 19h05 .Chicago (Batista 0-3) à Pittsburgh (Schmidt 8-7 Montréal (Valdes 4-4) à New York (Jones 14-8) Colorado (Thomson 7-8) à Atlanta (Maddux 18-4) San Diego (Ashby 8-10) à St.Louis (Morris 9-8) • Los Angeles (Park 13-6) à Houston (Reynolds 6-10) Section Est G P Moy.Diff ¦ Atlanta 91 54 .628 — Floride 84 60 .583 61/2 New York 78 66 .542 121/2 Montréal 73 71 .507 171/2 .Philadelphie 58 84 .408 31 1/2 Section Centrale Houston 73 72 .503 — Pittsburgh 70 76 .479 31/2 ' St.Louis 67 78 .462 6 1 Cincinnati 65 79 .451 71/2 Chicago 61 85 .418 121/2 Section Ouest , Los Angeles 81 65 .555 — San Francisco80 65 .552 12 Colorado 74 72 .507 7 San Diego 69 77 .473 12 LIGUE AMÉRICAINE Hier Toronto 2 Oakland 3 N.Y.Yankees 14 Baltimore 2 Cleveland 5 Chicago 7 Minnesota 0 Texas 7 Kansas City à Anaheim, 22h05.Detroit 0 Seattle 10 Ce soir NY (Mendoza 5-6) à Baltimore (Erickson 16-5) I Boston (Suppan 6-2) à Milwaukee (D'Amico 8-5) Cleveland (Wright 6-3) à Chicago (Drabek 10-10) Minnesota (Miller 0-3) au Texas (Burkett 7-12) KC (Rosado 9-12) à Anaheim (Watson 11-10) Toronto (Clemens 21-5) à Seattle (Olivares 1-4) Detroit (Keagle 1-4) à Oakland (Ludwick 1-1) Section Est G P May.Dlff Baltimore 89 53 .627 — New York 81 62 .566 81/2 Boston 70 75 .483 201/2 Detroit 70 75 .483 201/2 Toronto 70 75 .483 201/2 Section Centrale Cleveland 76 64 .543 — Milwaukee 72 72 .500 6 Chicago 71 74 .490 71/2 Minnesota 59 84 .413 181/2 gansas City 58 84 .408 19 Section Ouest Seattle 81 65 .555 — Anaheim 75 70 .517 51/2 Texas 67 78 .462 131/2 Oakland 59 87 .404 22 Camp d’entraînement du Canadien Un Autrichien fait bonne impression Expos 5, Mets 9 Trop de pépins ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Un jeune Autrichien fait bonne impression au camp du Canadien.Deuxième choix de l’équipe au dernier repêchage, Gregor Baumgartner ne regrette aucunement d’avoir quitté l’Université Clarkson en 1996 pour poursuivre sa progression avec le Titan de Laval dans la LHJMQ.«Si j’étais resté dans les rangs universitaires américains, je ne serais pas ici pour vivre cette expérience enrichissante», a-t-il raconté, hier, après avoir réussi deux buts dans la victoire de son équipe.«Mon objectif est de jouer dans la Ligue nationale, a-t-il continué, et prendre part à un premier camp d’entraînement représente une autre étape vers la réalisation de mon objectif.Je vis comme dans un rêve.» Baumgartner, qui est arrivé à Québec à l’âge de 14 ans, sait pertinemment que ses chances de mériter un poste avec l’équipe dès cette saison sont minces, voire inexistantes.Mais qu’importe, l’ailier gauche âgé de 19 ans était nerveux quand il s’est présenté au camp.«Au début j’étais stressé.Un premier camp professionnel, c’est quelque chose de spécial.«Je ne suis pas ici pour faire l’équipe, mais je veux profiter de l’expérience au maximum.Ce camp me permettra de savoir quels aspects je dois améliorer.» Hier, Baumgartner a montré qu’il possède un bon coup de patin et des mains agiles près du filet.Sur la séquence de son deuxième but, il a déjoué Jocelyn Thibault à l’aide d’un tir du revers précis haut.«Mon coup de patin me permet de suivre le rythme plus rapide des professionnels.Mais je constate que je devrai me renforcer physiquement et améliorer mon jeu en défensive», a-t-il résumé.Rucinsky s’illustre sans Damphousse Par ailleurs, l’absence de Vincent Damphousse, qui manquait encore à l’appel hier, n’affecte pas trop Martin Rucinsky sur la glace.Le rapide patineur tchèque connaît un excellent début de camp chez le Canadien.Mais qu’on ne s’y méprenne pas, Rucinsky souhaite retrouver son joueur de centre au plus tôt «Vinnie me manque ainsi qu’à tous les gars.Personnellement, il m’a grandement aidé depuis mon arrivée à Montréal et c’est un bon ami.Je suis attristé parson absence», a affirmé Rucinsky qui a obtenu ses quatrième et cinquième buts à l’entraînement dans un des deux matchs simulés hier.S’il y un joueur au sein du Tricolore qui est bien placé pour comprendre la situation de Damphousse, c’est Rucinsky qui a boudé trois camps d’entraînement depuis le début de sa carrière pour les mêmes raisons que le capitaine du Canadien.A l’époque où il portait les couleurs des Nordiques, Rucinsky a manqué deux débuts de camp avant de rater le premier camp de l’histoire de l’Avalanche du Colorado en raison de disputes contractuelles.Il a même déjà failli tout abandonner pour retourner jouer dans son pays.«Mon cas était quelque peu différent de celui de Vinnie parce que j’étais un joueur ordinaire, a-t-il expliqué.Vinnie est le joueur vedette de l’équipe et un des meilleurs de la ligue.«C’est pourquoi j’estime qu’on dénouera l’impasse dans peu de temps», a-t-il opiné.L’ailier gauche originaire de Most, en République tchèque, prétend que Damphousse n’a pas d’autre choix dans le moment.Sans contrat, il ne peut courir la chance de subir une blessure qui compromettrait sa carrière.«Ce n’est sûrement pas facile pour lui de s’entraîner en solitaire, a-t-il noté.Moi, j’avais la chance de m’entraîner avec mon ancienne équipe dans mon pays.Je n’étais pas très affecté par la longue inactivité quand je revenais dans la Ligue nationale.Si les négociations perdurent dans le cas de Vinnie, il pourrait être davantage affecté.» RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE New York — De la pluie et du tonnerre.C’était trop pour les Expos.Il y avait trop de pépins dans le Big Apple, hier.Dans un match où ils ont utilisé 24 joueurs, les Expos ont baissé pavillon 9-5 contre les Mets devant seulement 13,271 personnes.Ils ont entrepris par une défaite leur dernier voyage de la saison, un périple de 12 matchs à New York, Pittsburgh, Cincinnati et Atlanta.Il y a eu une interruption de 32 minutes à cause de la pluie à la deuxième et des coups de tonnerre dans le dernier tiers du match.Tirant de l’arrière 6-1, les Expos ont effectué une poussée de quatre points à la huitième quand ils ont chassé Steve Reed (12-8) du monticule.Orlando Cabrera a frappé un simple d’un point contre Reed pour réussir son premier coup sûr dans les ligues majeures et Jose Vidro a suivi avec son premier circuit dans les ligues majeures, un circuit de trois points avec un compte d’aucune balle et deux prises contre Mel Rojas.Finalement, c’est un triple de trois points de John Olerud qui a assuré la victoire des Mets.Avec les buts remplis à la huitième, il a expédié une offrande de Steve Kline à la clôture du champ centre.Vladimir Guerrero a touché à la balle mais il n’a pu la retenir dans son.gant.Il était visiblement incommodé par sa blessure à la cuisse.Olerud, l’ancien joueur de premier but des Blue Jays de Toronto, a réussi quatre coups sûrs en cinq présences en plus de produire cinq points.Il est devenu le septième joueur dans l’histoire des Mets à réussir un carrousel et le premier dans la Ligue nationale à obtenir un carrousel cette année.A la septième, des circuits consécutifs d’Edgardo Alfonzo, un coup de deux points, et Olerud, un coup en solo, avaient donné une avance de cinq points aux Mets.Les deux circuits ont été frappés contre le gaucher Rick DeHart.Les Expos ont égalé un record d’équipe en utilisant 24 joueurs pour la troisième fois de leur histoire.L’exceptionnelle carrière de sa majesté «King» Lewis MARC THIBAUT AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — L’Américain Cari Lewis, plus grand athlète de tous les temps, ou du moins de la deuxième moitié du siècle, effectuera demain à Houston (Texas) un dernier tour d’honneur avant de raccrocher ses chaussures à pointes à l’issue d’une carrière qui l’a vu conquérir en 15 ans neuf médailles d’or olympiques et huit titres de champion du monde.Lewis participera demain après midi, à la mi-temps d’un match universitaire de football américain, à un relais 4 x 100 mètres exhibition en compagnie de ses vieux compères du Santa Monica Track Club.Une manière pour lui de dire adieu à un public américain qui ne l’a jamais totalement adopté malgré un palmarès inégalé.Pour Lewis, tout a commencé aux Jeux de Los Angeles en 1984.L’année précédente il était devenu champion du monde sur 100 mètres et en longueur et avait participé au triomphe du relais américain 4 x 100 mètres.Mais c’est lors des JO californiens qu’il entre dans la légende en rééditant l’exploit réalisé en 1936 à Berlin par Jesse Owens.Lewis s’impose sur 100, 200 et 4 x 100 mètres et en longueur.L’exploit est salué comçie il se doit hors des frontières des Etats-Unis, mais ne suffit pas à lui attirer les faveurs du public local, qui lui reproche de n’avoir effectué que deux essais sur six à la longueur.Lewis voulait s’économiser en prévision du 200 mètres et du relais.Le magazine Sports Illustrated le présente comme cupide et arrogant.Le ton çst donné et l’image de Lewis aux Etats-Unis ne s’en remettra jamais.En 1991, homme de tous les retours, Lewis est donné comme fini.Il apporte un cinglant démenti en remportant le 100 mètres des Championnats du monde à Tokyo et en reprenant le record du monde (9 sec 86) dans ce qui est encore considéré comme le plus grand 100 mètres de tous les temps.C’est pourtant à Tokyo qu’il connaî- tra une des plus grandes déceptions de sa carrière.Il y réussit le meilleur concours de saut en longueur de sa vie athlétique avec trois bonds à plus de 8 m 84.Il y concède pourtant sa première défaite en 66 sorties devant son compatriote Mike Powell, qui avec 8 m 95 lui souffle la victoire et le vieux record de Bob Beamon (8 m 90) qui remontait aux Jeux de Mexico en 1968, après lequel il courrait depuis des années.Une fois de plus Lewis s’attirait l’ire du public en tentant de minimiser l’exploit de Powell, faisant valoir qu’il s’agissait d’un coup de chance qui resterait sans lendemain.Lewis lorgne vers Jerry Lewis En 1992, une grippe le prive de sélection olympique sur 100 mètres et Lewis doit se contenter aux Jeux de Barcelone de la médaille d’or de la longueur, avant de déclencher une nouvelle polémique en demandant que Michael Johnson soit exclu du relais 4 x 400 mètres.Mel Rosen, l’entraîneur américain, n’écoutera pas «King» Carl mais le repêchera pour le 4 x 100 mètres, décimé par les blessures.«Je n'ai jamais compris pourquoi il a essayé d’être pris dans le 4 x 40Q mètres», devait avouer Rosen.A Atlanta, Lewis n’est présent qu’en longueur et réussit à 35 ans à remporter son quatrième titre olympique consécutif, avant de faire campagne sans succès pour être pris comme dernier relayeur sur 4 x 100 mètres.Un an plus tard King Carl arrête, sans avoir réussi à faire taire les critiques lui reprochant de penser plus à ses gains personnels qu’à l’avenir du sport aux Etats-Unis.De l’athlétisme, Lewis, qui avait un jour dit «je veux être millionnaire et ne jamais être obligé de faire un vrai travail», aura obtenu ce qu’il cherchait: la gloire et la richesse.Il lui reste à réussir sa reconversion, qu’il imagine très bien dans le cinéma: «Je me vois très bien dans des rôles à la Jerry Lewis, a-t-il dit Ce serait un vrai défi, un risque que je peux me permettre de prendre.Si cela marche, c’est super.Sinon, je peux me rabattre sur autre chose.» Téléphone: 985-3344 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I «H » D » E »X RI6B0UPEHINTS DE RUBRIQUES 100*1» IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 * 2» IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 * 3» MARCHANDISES 400 * 4» OFFRES D'EMPLOI 500 * 5» PROPOSITIONS D'AFMIRES ET DE SERVICES 600 * 6» VÉHICULES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Formule manuscrite par laquelle un auteur fait hommage de son livre à quelqu’un.— Flan breton.2- Horreur.3- Vagabond.— Ion négatif., 4- Ferrure.— Fromage.— Dette.~ 5- Rédiger.— Palladium.— Lui.'6- De Nancy.7- Parole d’une formule magique.— Arrêt de la circulation d'un liquide organique.8- Céda pour un temps.9- Lithium.— Cylindre.10- Samarium.— Shrap-nell.— Partie du monde.11- Métal.— À demi.12- Saison.— Temps de réjouissances.te.— Divinité de la Terre.4- Gamberge.5- Procédé cinématographique.— Baiser.6- Insecte hyménoptère.— Finassa.7- Cela.— Colorer.8- Matrices en acier.— Chiffre.9- Nouveau.— Ruminant andin.10- Croyance.— Désigner américain (1907-1978).11 - Inoffensifs.— Adora.12- Pas un.— Brisant.Solution d’hier I 2 3 i i 6 7 • 9 10 11 12 H VERTICALEMENT 11- Fruit.— Convulsion.2- Écorner.— Poteau.3- Peintre néerlandais (1613-1675).— Hall- h m LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H 3 0 À 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit g 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