Le devoir, 25 septembre 1997, Page(s) complémentaire(s)
L E I) E V (HR, L E .1 E l! I» I 2 ;"> S E I* T K M B K E I !) !) 7 A 3 -?LE DEVOIR ?—-— MONTREAL JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le nouveau refuge pour femmes itinérantes est situé à l’angle du boulevard de Maisonneuve et de la rue de la Visitation.Aide aux itinérants L’Old Brewery ouvre un refuge pour femmes CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La fin de ce siècle a vu les femmes sortir de chez elles, prendre le chemin du marché du travail, avant de voir les possibilités d’emploi diminuer peu à peu.Aujourd’hui, comme les hommes, de plus en plus de femmes vivent dans la rue, sans abri, sans travail et sans but.Devant la demande de cette clientèle croissante, la Old Brewery Mission vient de faire l'acquisition d’un édifice, à l'angle du boulevard de Maisonneuve et de la rue de la Visitation, qui sera transformé en refuge pour 84 femmes dans le besoin.Déjà, tous les soirs, depuis quelque temps, une trentaine de femmes se présentaient à la maison-mère de la mission, située rue Clark, pour avaler le repas du soir.Mais comme cette bâtisse n’abrite que des hommes dans ses chambres, on les orientait jusqu’à présent dans le sous-sol d’une maison de la rue Saint-Hubert, gérée par la mission.Mais la demande a excédé l’offre de services et le projet d’une mission s’adressant aux femmes a vu le jour.«Il y a aujourd’hui plus de divorces.Autrefois, les femmes enduraient, demeuraient plus longtemps à la maison, et leur misère était moins publique.Aujourd’hui, il est plus fréquent qu’elles se retrouvent sans aucune ressource.Les situations sont plus difficiles.Aussi, les femmes sont plus prêtes à admettre leur désarroi», disait hier Andrée Beaulieu, membre du conseil d’administration de la mission.Dans la foule, les femmes sans-abri sont plus discrètes que les hommes, elles sont plus difficiles à identifier.Souvent, elles vont tenter de demeurer bien coiffées, relativement bien habillées.«Mais cela se voit dans leur regard, qu’elles sont en difficulté», dit Claudio ladeluca, directeur de la mission.Aussi, dans la rue, les femmes sont la proie d’un harcèlement constant, elles risquent à tout moment d’être agressées, ne demandent de l’aide que lorsqu’elles sont à bout.«Un homme itinérant restera en paix dans son coin, tandis que les femmes, tout le monde veut en profiter.Cette pression est fatigante à la longue», dit M.ladeluca.Le nouvel immeuble, qui est encore en construction, est un ancien garage.Il est situé à deux pas du CLSC des Faubourgs, où justement l’on coupait récemment dans les services de cafétéria aux itinérants, et où l’on annonçait la fermeture des services d’urgence psycho-sociale.Pourtant, les services de ce CLSC pourraient être spllicités régulièrement par la mission.À l’embauche de la dizaine d’employés qui travailleront dans le nouvel immeuble, on favorisera, comme c’est toujours le cas à la mission, les anciens itinérants.On ne s’attend pas à recevoir beaucoup d’enfants dans les nouveaux locaux, même si deux chambres seront réservées pour les urgences.«Cet environnement n ’est pas fait pour les enfants», mentionne M.ladeluca, ajoutant que des enfants gardés plus longtemps devraient de toute façon faire l’objet d’un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Cependant, en tout temps, la politique de la mission en est une d’accueil inconditionnel.Déjà, durant les grands froids de l’hiver, lorsque la file d’attente s’allonge devant la maison de la rue Clark, on ajoute des matelas dans la cafétéria pour loger tout le monde.Le centre comptera quelques places destinées aux pures itinérantes, tandis que les autres seront destinées à des femmes suivant un programme de réinsertion sodÉfle, vers les études ou le marché du travail.Trêve entre la Ville et ses pompiers KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les négociations reprennent entre la Ville de Montréal et le syndicat des pompiers après six jours de médiation devant le Conseil des services essentiels.C’est dans la nuit de mardi à hier que les deux parties ont convenu d’une trêve pour une période minimale de trois semaines permettant une reprise des pourparlers en présence d’un conciliateur.Le ministre du Travail, Matthias Rioux, a immédiatement nommé Fernand Matteau à cette fonction.Durant cette période, la Ville a pris l’engagement de n’entreprendre aucune procédure d’outrage au tribunal.Four sa part, le syndicat suspend tous les moyens de pression.Ainsi, les autocollants dénonçant la «gestion d’enfer» du maire Pierre Bourque disparaîtront des camions de pompiers.Déjà, hier, des syndiqués s’activaient à nettoyer l’équipement.Le Conseil des services essentiels, qui surveillera l’évolution du dossier, assure que la santé et la sécurité de la population montréalaise ne sont pas mises en péril.Au cours des dernières semaines, les moyens de pression avaient pris une tournure violente: intimidation, menaces de mort, incitation à la violence et sabotage répété de lances d’incendie.Deux pompiers ont été suspendus à la suite de ces actes sous enquête.Ces mesures disciplinaires demeurent d’ailleurs en discussions entre les parties, qui ont jusqu’au 1er octobre pour en arriver à une entente finale.Si cela devait ne pas se régler, l’entente intervenue serait caduque.D’ici là, des négociations intensives s’effectueront, ce qui a pour effet de décaler la nomination d’un arbitre tel que le demandait la semaine dernière la Ville de Montréal.La conciliation donne donc une chance aux parties de négocier de gré à gré une nouvelle convention collective plutôt que de la voir imposée par un arbitre après des mois, parfois même plus d’un an, d’analyse du dossier.D’un point de vue strict, l’arbitrage n’a plus le même intérêt depuis que le Code du travail a été amendé, ce qui signifie qu'un arbitre doit considérer les règlements intervenus avec les autres syndicats de la municipalité concernée plutôt que de comparer ceux-ci uniquement avec les pompiers d'autres municipalités.Cette dernière façon de faire a donné aux pompiers de Montréal une augmentation de 8,6 % en 1996.Conseils provisoires à la CECM Le Regroupement scolaire confessionnel gagne la première manche Les acteurs de la scène scolaire sont pleinement engagés dans la restructuration scolaire qui débute avec la mise du pied de conseils provisoires.Hier soir, le Regroupement scolaire confessionnel s’est assuré le contrôle de deux importants conseils, à la suite d’un processus électoral dénoncé par le Mouvement pour une école moderne et ouverte.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La coalition catholique de la CECM s’est assurée hier soir du contrôle de deux importants conseils provisoires, chargés de la mise en place des commissions scolaires du Centre et de l’Est de Montréal.La présidente du Mouvement pour une, école moderne et ouverte (MEMO), Mme Diane De Courcy, a d’emblée dénoncé les règles d’élection de ces conseils parce qu’elles permettaient à des commissaires actuels n’habitant pas les territoires des futures commissions scolaires d’élire ses représentants.Comme prévu, cette règle a permis l’élection d’une majorité de commissaires membres du Regroupement scolaire confessionnel ou sympathiques à ce mouvement même si les commissaires du MEMO sont majoritaires sur le plus gros territoire à venir, soit la commission scolaire du Centre.Sur les 11 commissaires élus hier soir au conseil provisoire cette commission scolaire du Centre, huit sont sympathiques à la cause du RSC de M.Michel Pallascio.Ce chiffre représente le nombre total de commissaires du RSC (ou proche du RSC) ayant le droit d’être élu.Pour les trois autres postes, le commissaire ayant suggéré la liste, M.Penoît Bessette, a dû faire appel au MEMO et il a retenu poyr cela les noms «soumis» par le MEMO antérieurement, Les membres du MEMO ont tout de même accepté d’être commissaires «parce que les absents ont toujours tort» a expliqué leur présidente hier soir à l’issue du vote.Mais ils se sont abstenus de participer au scrutin.Tout s’est donc passé très rapidement pour l’élection de chacune des quatre délégations que la CECM devait élire hier, les commissaires du RSC ou proches du Regroupement ayant accepté en bloc les listes suggérées.En tout, le conseil provisoire de la commission du Centre contiendra 14 membres, les trois autres devant provenir d’autres commissions scolaires.Les commissaires ont également élu, hier soir, six des 13 membres du conseil provisoire de la commission scolaire de l’Est, couvrant Rivière-des-Prairies et Montréal-Nord, tous proches du RSC.Ils ont aussi choisi un représentant du conseil provisoire de la commissions scolaire anglaise de l’Ouest et cinq pour celui de la commissions scolaire de langue anglaise de l’Est.La mise en place des conseils provisoires sera complétée d’ici une semaine.Elle constitue une étape clé dans la création de commissions scolaires linguistiques, plutôt que confessionnelles, qui passeront, avant septembre 1998, de 150 à 70.Ces conseils ont un rôle important à jouer puisqu’ils seront responsables du partage des édifices scolaires, qu’ils prépareront les budgets de l’an prochain, qu’ils procéderont aux inscriptions des élèves pour la prochaine année et, sous peu, qu’ils se choisiront un directeur général.Les conseils provisoires disparaîtront lorsque le scrutin scolaire de juin prochain aura permis l’élection de nouveaux commissaires, correspondant au nouveaux territoires scolaires.A Montréal et à Québec, les conseils seront également responsables des comités confessionnels.Ces comités vivront tant que la Constitution canadienne n’aura pas été amendée.Les parents auront à dire s’ils veulent ou non placer leur enfant sous la surveillance du comité confessionnel.(Le gouvernement fédéral est prêt à adopter un amendement constitutionnel rapidement).A Montréal, la lutte reprendra de plus belle à l’élection de jujn prochain.Les neuf membres du MEMO, présidente en tête, se présenteront Le président de la CECM et du RSC, M.Pallascio, n’a pas été aussi loquace sur ses intentions et celles de son équipe.«je n’ai aucune idée (si je me présenterai)», a-t-il dit.Les deux présidents auront l’occasion de croiser le fer à nouveau au sein du conseil provisoire du Centre, sur lequel ils siégeront tous deux.Bouchard se porte à la défense de son ministre de la Santé La Cité de la Santé à Laval rouvre son urgence LE DEVOIR ET LA PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Lucien Bouchard s’est vigoureusement porté à la défense hier de son ministre de la Santé, Jean Rochon, dont l’opposition libérale réclame la tête.«M.Rochon est un des plus grands ministres qu'on a, et je l’appuie entièrement», a dit M.Bouchard, qui était interrogé sur la situation dans les hôpitaux.Le premier ministre a prudemment commenté le décès récent d’un malade dont l’admission a été refusée à l’hôpital Cité de la Santé, de Laval.«On doit auparavant en savoir plus long sur le décès de cette personne.Le Collège des médecins mène actuellement une enquête», a dit M.Bouchard.Ce patient, atteint d’une hépatite fulminante, est décédé le 18 septembre à l’hôpital Fleury, après que son admission en ambulance ait été refusée à la Cité de la Santé de Laval, dont l’urgence était engorgée.Le premier ministre Bouchard a admis que certaines personnes ont pu avoir des problèmes depuis la mise en place du nouveau système de santé, mais que celui-ci «fonctionne généralement bien, quoique l’urgence de certains hôpitaux soit parfois engorgée».Pour sa part, le ministre Jean Rochon a admis que «la gestion du do- maine n'est pas facile», mais affirme «avoir le goût de continuer» à y travailler.«S’il arrive quelques incidents dramatiques, il faut s’en préoccuper, je suis très déterminé à ce qu’on complète la transformation et la réorganisation de ce réseau et que, rapidement, il soit orienté vers la consolidation.» M.Rochon a rappelé qu’il existe un organisme de répartition des malades, appelé Urgence Santé.«La population peut être rassurée: il y a delà place à Montréal pour tous ceux qui auront à être transportés dans des urgences.Pour la Cité de la Santé, on va trouver une solution», a poursuivi M.Rochon.Plus tôt en journée, le chef libéral Daniel Johnson a soutenu que le marasme qui prévaut dans les urgences des hôpitaux de la région de Montréal nécessite l’allocation immédiate de ressources financières.Le chef de l’opposition a fait parvenir une lettre en ce sens au premier ministre Lucien Bouchard, hier matin.«je vous demande instamment d’exiger de votre ministre de la Santé [Jean Rochon] qu’il alloue les ressources financières nécessaires pour mettre fin à la situation intenable dans les urgences de la grande région de Montréal.Après avoir vécu l’angoisse résultant d’une décision insensée touchant le transfert des greffes pulmonaires, il est inacceptable que les familles québécoises soient maintenant confrontées à des tragédies comme celle qui s’est déroulée à la Cité de la Santé de Laval au cours des derniers jours», écrit le chef libéral.Cité de la Santé Par ailleurs, depuis 15 heures hier, la Cité de la Santé a rouvert son urgence, en dépit de l’engorgement qui continue à sévir dans ses corridors.«Nous ne pouvons pas demeurer indéfiniment fermés.Nous devons être accessibles à la population», a insisté hier le Dr Alban Perrier, directeur des services professionnels de l’hôpital.En après-midi, on comptait 48 patients à l’urgence, comparativement à 80 au moment de la fermeture de l’urgence lundi.Par ailleurs, ce dernier a dit qu’il ne blâmait aucunement l’infirmière responsable du triage qui a pris la décision de transférer le patient qui devait décéder plus tard dans un autre hôpital.«Ce transfert n’a rien changé à la condition du patient et, de toute façon, notre capacité d’accueil nous empêchait de l’admettre.Le patient n’était pas instable», a-t-il expliqué.Le Dr Perrier s’est toutefois dit étonné des propos rassurants tenus par le ministre Rochon.«Quoi que le ministre dise, sur le terrain, ça ne va pas bien.Ça prend cinq mois à Laval pour obtenir une échographie abdominale ou un cardiologue, même si nous sommes superproductifs.On a un problème de ressources», a-t-il dit ///a marie allaire PRlVl-À-PORTF.R Jean-Claude Poitras Grazia Hauber Eugène Klein Lucia Basler Gerry Weber Frank Usher Dino Valiano Tailles 6-18 ans 1588, rue Fleury Est, Montréal (514) 384-4808 NOUVELLE ! Continuités et ruptures dans la formation des maîtres au Québec Maurice Tardif et Hélène Ziarco, dir.Coll.« Formation et profession » Jamais la profession enseignante n’a connu de transformations aussi importantes.il importe donc de considérer le rôle fondamental joue par la formation des maîtres — véritable enjeu au cœur même de tous ces changements — qui déterminera le profil de la prochaine génération d’enseignants.306 pages ?30 $ EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE ou aux Presses de 1'Unlversllé Laval Tél.(418) 656-7381 Téléc.(418)656-3305 FONDATION TQUÉBÉCOISE DU CANCER AbnthmfavdH mieux-être des personnes «Uinits d un canut Montreal
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