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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-09-27, Collections de BAnQ.

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I.E I) E V I) I It .I.E S S A M E I) I E T l> I M A X C II E 2 8 S E I’ T E M It It E I !MI 7 $*#?*** mmmf i*fl.«V >>4 k v v'iUFfi-' i *¦ r:'.:iiW' o *¦ de Abla Farhoud mise en sc.ène Guy Beausoleil chorégraphie Dulcinée Langfelder du 19 septembre au 17 octobre Une création du Théâtre d'Aujourd'hui en collaboration avec Cercle Vertueux Dansethéàtre.?LE DEVOIR ?O C D 5C C 2 ce ANDRÉE MARTIN Ils ont tous trente ans; un peu plus ou un peu moins.Ils portent les noms de Saez, Valencia-no, Mantero, Fiadeiro et Andermatt, et sont mis à l’honneur dans le huitième Festival international de nouvelle danse (FIND).De Lisbonne à Valence, de Madrid à Barcelone, leurs pays sont forgés par le soleil, le feu, la passion et le sang.Aujourd'hui libérées d’une politique dictatoriale, leurs terres ont vu naître les Pessôa, Dali, Picasso, Gaudi, Garcia Lorca, Miré, etc.Ils traînent derrière eux une longue et solide histoire sociale, artistique et créatrice, dont ils sont aujourd’hui les héritiers et les mandataires, définitivement marqués qu’ils sont par l’imaginaire exubérant et singulier de ces créateurs.Mais la tradition en danse, fruit d’une heureuse rencontre entre l’Orient et l’Occident, les suit, les guette et peut-être même les montre du doigt.Cette tradition vieille de plus de quatre siècles, aux noms de chaconne, pavane, fandango, boléro, ballet et, bien sûr, flamenco — et j’en passe —, possède encore aujourd’hui un rayonnement tout à fait enviable.Qui ne connaît pas le Ballet Gulbenkian, Antonio Gadès, Carmen Amaya, Cristina Hoyos ou Pilar Lopez?Toutefois, là comme ailleurs, la danse s’est mariée et a fait des petits, des petits dont le caractère, malgré une juvénilité évidente, est déjà bien défini.Ceux-ci, ne ressemblant ni à leur père ni à leur mère, possèdent des incidences génétiques et créatives en provenance de .toute l’Europe, et même, pour certains, des Etats-Unis; formés tantôt à New York, tantôt en Angleterre, en Belgique ou en Allemagne.Aussi, si héritage il y a, il demeure profondément détourné, trafiqué ou amputé, ne conservant ainsi que l’énergie, ou encore une manière de mettre en place les mouvements et les événements, pas plus.En Espagne comme au Portugal — et même un peu partout dans le monde —, les chorégraphes contemporains se sont fait un devoir de rejeter en bloc la tradition pour créer une danse résolument actuelle, souvent multiethnique et multiconfessionnelle, dont les accents sont définitivement loin de toute couleur locale.Une danse sans toit ni loi, à l’image de l’homme, de sa quête et de sa tourmente.VOIR PAGE B 2: FIND Montreal vivra pendant quinze jours au rythme tantôt calme, tantôt effréné, de la nouvelle danse.Celle fois, le FINI) fait line place de choix à la danse ibérique en invitant six chorégraphes de l’Espagne et du Portugal.Avec fougue et détermination, cinq d'entre eux * Utfr^tio^ Je f\JoweflV se sont faits, à travers leur art, i in ii » génération de créateurs résolument contemporains.festival j./rvTfrrvitiorsif Je f\Jov\/t((f darge ¦ Daniel Ethier Dulcinée Langfelder Jean Maheux Simone Chartrand Lma Cruz theatre d’aujourd hui Ils k I s .Il (il 11 R D I I.A C R I A I I lb N C) UÉBfeCOISE: S du Maurier .RÉSERVATIONS 282-3900 jéM Im chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 Théâtre Page B 7 À Québec Page B 8 Vitrine du disque Page B 8 Médias Page B 8 Agenda culturel Page B 9 Disques classiques Page B 10 Jazz et blues Page B 10 ?Une étape à la fois Christian Duguay a trouvé sa niche à Hollywood.Et il travaille à l’élargir ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Demandez-lui sa recette pour percer Hollywood, il n’hésitera pas longtemps avant de répondre: la persévérance.Christian Duguay déclare ne pas croire à la chance mais en l’art d’encaisser les coups, de franchir une étape après l’autre, d’attendre son heure.N’empêche que le charme du personnage, son aisance physique lui furent certainement de quelque utilité dans la conquête de nos voisins du Sud.Acharnement, donc, et ce je-ne-sais-quoi qui s’appelle l’art de plaire; fort de ces atouts-là, un beau jour, les grands studios se disputent vos faveurs et Donald Sutherland crie sur toutes les tribunes qu’il n’y a rien de plus agréable que de travailler avec vous.Ça, c’est ce qui arrive à Christian Duguay.Il fait la navette entre Montréal et la Californie, saute sans accent d’une langue à l’autre et jongle avec les propositions d’Universal, de MGM et de Warner Brothers.Si le projet de Pathfinder, le film qu’il devait tourner ici pour le compte de la Paramount, tombe à l’eau, il fera une œuvre de science-fiction (intelligente, précise-t-il) pour adultes ou bien réalisera un film en français à petit budget pour se frotter à l’œuvre d’auteur.«J'ai envie de fréquenter les zones grises, les personnages ni bons ni mauvais.Comme j’ai envie aussi de répondre par la négative aux gens qui demandent: “Est-ce que Christian Duguay est un Américain?”.» Comme quoi il suffit d’être courtisé par Hollywood pour rêver de s’en évader.Une chose est certaine, le cinéaste tient vraiment à coller l’étiquette québécoise sur son dernier film.Même si la Columbia Tristar s’est investie dans sa distribution américaine, c’est Allegro Film, une maison québécoise, qui en assume la production.Une partie de l’équipe est québécoise, Christian aussi, bien entendu.Suivre son intuition La semaine prochaine, son 77/e As-signment, tourné à Montréal, Tel Aviv et Budapest et mettant en scène Ai-dan Quinn, Donald Sutherland et Ben Kingsley, sortira dans nos salles.D’ores et déjà, des rumeurs favorables lui valent de nouvelles offres, du côté de l’Amérique, s’entend.77te Assignment, complexe histoire sur fond d’espionnage international, suit sur trois continents la poursuite du terroriste Carlos, avec un sosie du malfaiteur (Aidan Quinn dans les deux rôles) enrôlé par la CIA pour confondre ses complices.«J’ai fait deux mois de recherches sur le vrai personnage de Carlos, explique le cinéaste.C'était un playboy misogyne, un être dangereux très intelligent et très dur, qui travailla autant pour le compte de la Palestine que pour Saddam Hussein, fut sacrifié par le KGB et croupit en prison depuis.Dans le film, le profil du personnage est vrai, mais son sosie, fictif.» VOIR PAGE B 2: DUGUAY 752^83753^8238 L K I) E \' 0 I It .L E S S A M E I) I 2 7 E T 1) I M A N C II E 2 8 S E I* T E M It It K I !) I) 7 2 ^ I I -A- w w ITT -Üïie scène de Dupuis, qui a .31 DUGUAY Le cinéaste tient la caméra pour être plus attentif aux acteurs ABE PERLSTEIN Screamers, filin d’anticipation donnant la vedette à Peter Weller et Roy fait connaître Christian Duguay à Hollywood.SUITE DE LA PAGE B 1 Il tient la caméra dans tous ses films, Christian Duguay.Ça lui permet, estime-t-il, d’être encore plus attentif aux acteurs, de se libérer de la technique en la maîtrisant, de suivre son intuition aussi pour l’image, sans tout planifier.Il dit aimer la pénombre ou au contraire la lumière étouffante sur la mer Morte, les grands contrastes.Envolé, le temps où on demandait de tourner des «movies of the week» au cinéaste qui s’était surtout fait connaître avec des films d’horreur comme les Scanners I, II et III.La minisérie sur les jumelles Dionne (Million Dollar Babies) puis Screamers, film d’anticipation donnant la vedette à Peter Weller et Roy Dupuis, l’ont fait connaître aux États-Unis.Avant, il était, comme il le précise, un «shooter».Aujourd’hui, il estime avoir acquis une marge de manoeuvre en gagnant la confiance des studios.«On peut obtenir une certaine indépendance à Hollyivood, mais il faut y mettre de la patience.» «The Assignment est un film qui réclame l'attention du public.Sa structure n'est pas conventionnelle, avec une longue démonstration psychologique.Il gagne à être vu plus d’une fois.» Des projets qui se bousculent N’empêche qu'à l’heure du «consommez-jetez», Christian Duguay sait bien que le fait de ne pas correspondre à la recette d’une ligne narrative conventionnelle rendra son film moins accessible au public américain.Mais il s’en montre satisfait.«Je commence à croire que je suis capable d’exercer ce métier-là, dit-il.La maturité s'installe.Chaque film est une nouvelle étape vers la maîtrise de mon métier.Avec The Assignment, pour la première fois, j’ai l’impression d’avoir signé un vrai travail de professionnel.» Mais le cinéaste déplore que la version originale de 2h30 ait été écourtée, faisant perdre de la profondeur aux personnages.«Je suis un peu pris entre le rythme nord-américain qu’on réclame et le climat européen que j’ai envie d'instaurer.» _ ., Il a eu quatorze millions pour toprner Vie Assignment, Christian Duguay.Pour nous, c’est beaucoup.A l’échelle américaine, le budget est serré.D’autant plus que les pépins d'usage lui sont tombés dessus.Dont un attentat en Israël, à un coin de rue du plateau, des froids sibériens à Montréal, une chaleur torride en Israël.Les deux tiers du film ont été tournés ici, l’Université de Montréal transformée |x>ur l’occasion en hôpital d’Europe de l’Est, et la vieille prison de Saint-Vincent-de-Paul fut recyclée en camp d’entraînement «jamais le potentiel de Montréal comme lieu polyvalent de tournage n'a été Si bien démontré», estime-t-il.Il lui apparaît évident que Montréal sera de plus en plus utilisée comme lieu de tournage, à cause de la diversité dé ses décors.«Mais aussi parce qu’on a les meilleurs techniciens au monde et que l’accueil est à la fois respectueux et enthousiaste.» Christian Duguay sait ce qu’il veut à l’avenir; des dialogues puissants.L’envie de se colleter à un texte fort le démange.Pour l’heure, il aligné une pile de scénarios sur les étagères de son bureau, et seul un petit nombre lui plaît.Du moins trouve-t-il bétonné celui de Pathfinder, le film qui fut si près de se réaliser cet été, avant d’être reporté pour cause d’hospitalisation de la vedette Arnold Schwarzenegger.Aujourd’hui, les pourparlers sont repris entre Christian et la Paramount.Il est possible finalement qu’il réalise bel et bien cette anticipation à Montréal (avec Tommy Lee Jones dans le rôle principal).Mais quatre ou cinq projets se bousculent sur sa table.Sans oublier qu’il désire aussi travailler ici à titre de producteur de téléséries pour enfants.Et peut-être un jour la fera-t-il vraiment, cette adaptation moderne du Rouge et le Noir, h laquelle il rêve de se colletailler en donnant enfin sa vraie mesure.Une étape à la fois: telle est sa devise.L’Orchestre symphonique du Conservatoire de musique de Montréal présente des œuvres de F, MARTIN, H.TOMASI, É.LALO, C.NIELSEN, E.CHAUSSON ET J.SIBELIUS chef d’orchestre : Louis Lavigueur chef d’orchestre : Raffi Armenian le jeudi 25 septembre 1997,20 h le dimanche 28 septembre 1997.16 h Maison de la culture Mercier Salle Claude-Champagne 8105, rue Hochelaga 220, avenue Vincent d lndy Montréal Outremont Laissez-passer gratuits Entrée libre (renseignements : 872-8755) Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Québec U U U U FIND La danse contemporaine ibérique encore inconnue du public montréalais SUITE DE LA PAGE B 1 Si le FIND n’a pas osé prendre beaucoup de risques du côté de la danse d’ici, il n’a pas eu froid aux yeux avec la danse contemporaine ibérique.Cette danse encore en train de se faire, si énergique et intéressante soit-elle, demeure inconnue du public montréalais.C’est d’abord et avant tout la curiosité, et non la renommée, qui poussera le spectateur vers la découverte, sur place, en chair et en os, des danseurs et chorégraphes de la péninsule.De l’Espagne, on connaissait déjà Nacho Duato — chorégraphe chéri par les Grands pallets canadiens et leur public —, Angels Margarit — deux fois au programme du FIND lors des éditions 1991 et 1993 — et évidemment l’incontournable et légendaire flamenco.Il faudra dorénavant ajouter à cette bien courte liste les noms de Vincente Saez et de Monica Valencia-no.Présentés en ouverture du festival, le mardi 30 septembre au théâtre Maisonneuve (Saez) et à l’Espace Tangen- te du 7 au 10 octobre (Valenciano), ils cristallisent à eux seuls deux pôles opposés de la chorégraphie contemporaine espagnole.Vincente Saez est le profil même d’un tenant de la forme.Son art, bien léché, ne fait pas l’innocent en face d’une esthétique dont les moindres détails semblent avoir été réglés avec minutie.Sur le puissant et très connu Requiem de Mozart, il nous présente Regina Mater, une œuvre généreuse et fluide, où huit interprètes expriment à travers leurs danses les infinies interrogations sur la naissance, la mort et le double symbole de la vierge Marie.Monica Valenciano, plus ludique, visiblement plus bohème et anarchique dans sa danse, n’a pas le souci de plaire, mais plutôt de faire.En reine de l’underground de Madrid, elle a choisi pour son premier passage à Montréal Recien Peina, un solo en trois parties, rempli de ruptures et de sous-entendus, qui part dans tous les sens, s’essouffle un peu et repart en- core plus vif et plus énergique.Ici, l’expressivité prime et la ligne continue demeure bien ténue.Dans ce solo, l’humour montre les dents pour créer une sorte d’univers débridé, nous rappelant qu’elle est de la génération des raves et de l’Internet, totale et éclatée.Malgré toute la bonne volonté de ces deux artistes, ce panorama un peu mince, dont on ne peut jurer de la représentativité, permettra difficilement de se faire une idée claire et concise de l’identité chorégraphique espagnole.Mais cela n’empêchera personne d’apprécier à sa juste valeur la danse pleine et bavarde de ces artistes qui, comme leurs voisins portugais, ont définitivement quelque chose à dire et à montrer.Entre la grimace et le mouvement Si la danse contemporaine espagnole risque de demeurer pour nous une énigme encore quelques années, la danse portugaise, par contre, avec ''më?lyH - ¦ m Deux nouvelles productions 1997 en première canadienne PROGRAMME DOUBLE Explorez les trésors de l'Amazonie ainsi que les secrets des tribus qui y vivent.De plus, ne manquez pas notre spectacle laser en fin de soirée.IMAX MONTRÉAL VIEUX-PORT Plongez dans l'univers vertigineux des montagnes russes et des dernières innovations de la technologie du divertissement.A GAGNER: UN VOYAGE AU TEXAS dans un fabuleux parc thématique ! AIR CANADA (§) AllôtOuTs I Six Flags I Thun Pirki En collaboration avec Télé-Québec 496-IMAX ou I 800 349-IMAX Internet: www.svpm.ca/imax I Canada SONY PICTURES CLASSICS' • ion rcruw t «T «c Télé-Québec IE VIEUX-PORT DE MONTREAL 1 Joào Fiadeiro, Vera Mantero et Clara Andermatt, offre déjà une vision nette de ses tendances chorégraphiques.Tous ces artistes portent un regard cru et hyperréaliste, pour ne pas dire révolté, sur la quotidienneté, la folie et les aspects élémentaires de la vie, comme l’amour, le sexe, le désir et l’omniprésence du désespoir dans 1d société actuelle.Chez eux, la sensualité prend place au côté de l’absurdité, et le grotesque fait partie intégrant^ de la danse.Vera Mantero, en spectacle avec sa compagnie les 1er et 2 octobre à l’Agora de la danse, et eh solo à l’Espace Tangente du 7 au 10 octobre, est peut-être la plus significative des trois; quoique.Entre la grimace et le mouvement refusant tout qualificatif, son solo Peut-être elle pourrait danser d’abord et penser ensuite s’ancre quelque part danfe le surréalisme en présentant la gestuelle étrange et désaxée d’un être déchu.Par là, Mantero ne cherche pas à faire joli, pas plus que Joào Fiadeiro, a l’affiche au Musée d’art contemporain les 2 et 3 octobre.Self (ish)-Portrait, l’un des deux solos présentés aü FIND, donne à voir le malaise réel et profond de l’être et de son incapacité à survivre au temps.Dans la lignée des Platel, Fabre, Wandekeybus — aveç lequel il a d’ailleurs travaillé —, sa dam se est décousue, cacophonique', proche du trop-plein et du ras-le-bol.1 Chez Clara Andermatt, au programme du Musée d’art contemporain les 6 et 7 octobre, le geste est un peu plus construit et le grotesque épouse légèrement les traits de l’humour et dé l’ironie.Avec Poemas de Amor et Cio Azul, deux pièces de groupe, l’absurdi1 té devient intelligence et la tendresse a sa place dans le panorama gestuel! Jouant des extrêmes, elle utilise le jeu, le geste, la parole, l’immobilité, la musique et la danse sans distinction dè races et de couleurs.Aussi, par sa manière réactionnaire de mettre en scène le corps, la danse portugaise et ses dérapages incontrôlés nous réservent quelques moments d’inconfortable r£ flexion.Traditionalistes s’abstenir.i: éeftioal ^ /r\tfrrvètiorsi( J?f\Jou\/e([e c)ar\j;e PLACE DES ARTS MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN AGORA DE LA DANSE Salle Wilfrid-Pelletier Théâtre Maisonneuve Salle Beverley Webster Rolph Espace Tangente Studio 20H30 20 h 30 Espagne CIA VICENTE SAEZ 30 septembre un moment de bonheur pur sur le Requiem de Mozart T 19 h 17 h 30 Espagne A BALLET CRISTINA H0Y0S Flamenco pur 10.11 octobre Caminos Andaluces électrisant! 19 h Portugal COMPANHIA VERA MANTERO 1".2 octobre jeune chorégraphe ors-la-loi Y 21 h Portugal A COMPANHIA RE.AL 2.3 octobre Canada ?££?0 VERTIGO ~ Première mondiale La Bête 3.4 octobre d'une beauté baroque Y Canada A MÉTASP0RA DANSE Irène Stamou ?.2.3.4 octobre A SURVEILLER PROGRAMME DE FILMS, PETITS DÉJEUNERS-CAUSERIES, TABLE-RONDE, EXPOSITION ET LA SÉRIE DANSE MIDI, PRÉSENTÉE GRATUITEMENT AU COMPLEXE DESJARDINS DU 30 SEPTEMBRE AU 3 OCTOBRE.billetterie centrale Agora de la danse, 840 rue Cherrier Billets individuels en vente également au réseau Admission, ainsi qu’aux guichets de la Place des Arts (514) 842.2112 Forfaits en vente à l’Agora de la danse seulement! cfb BILLETS (514) 790.1245 ou 1 800 361.4595 EE3700AI1TS Canada LOUISE BÉDARD DANSE 4.5 octobre Y Portugal A COMPANHIA CLARA ANDERMATT 6.7 octobre Belgique COMPAGNIE PIERRE DR0ULERS Première nord-américaine 7 octobre petits plaisirs magiques ¦4 États-Unis STEPHEN PETR0NI0 COMPANY 9 octobre provocant! Portugal/Espagne A sous le signe du solo VERA MANTER0/M0NICA VALENCIANO 7^9.10 octobre Canada A MISRASENA Roger Sinha 9.10 octobre Canada A LE CARRÉ DES LOMBES Discordantia 4.5 octobre raffinée et éloquente rrrz fTTiTiTïl ?Pays-Bas DANCE C0.LEINE & R0EBANA 7.8 octobre découverte du FIND 95 M Canada THE HOLY BODY TATTOO 10.11 octobre porte-parole de la fin du siècle FILMS/FLAMENCO 24 au 30 septembre Cinémathèque québécoise CAFÉ DU FESTIVAL AGORA DE LA DANSE tous les soirs du Festival à partir de 16 h 1*1 Montreal.1*1 : a» — CanarlS SRC coc ?1*1 xssazx.- L E I) E V 01 R, L E S S A M EDI 2 7 E T I) I M A N C HE 28 S E P T E M B II E 1097 B 3 A 1 n u w ?— — Temps libre Au retour de l’été, deux ou trois fois la semaine, ma rue montréalaise copiée sur la campagne s’embouteille vers 17h.Des papas et des marnais de banlieue, si j’en juge par le grand nombre de camionnettes et surtout par leur propreté, déversent des fistons aux trois coins du parc dont le quatrième est réservé au bocce.Je ne suis pas certaine qu’ils s’amusent à ;)a folie, les jeunes condamnés au baseball, dont les rares petites sœurs s’ennuient dans les estrades.Mais en août, le terrain ne suffit plus à la compagnie.L’espace bocce est occupé dès l’aube par les clubs de l’âge d’or dont les mâles italiens prennent la relève après l’heure de l’apéro et souvent jusqu’à la nuit tombée.Quant aux futurs employés de Felipe, ils disputent tout le jour des tournois dont des haut-parleurs disent l’importance.Il y a des hot-dogs, de la crème glacée, des pogos et des chiens ahuris en attendant l’hiver où on les promènera en paix dans ce rare arpent de ville tranquille.Encore que la patinoire, par beaux jours, ne se vide pas.Quoi qu’en disent les vendeurs de cellulaires ou de plats cuisinés, nous avons du temps.Rien, par exemple, n’en consume plus que la navigation sur Internet, mais des milliers de débordés chroniques trouvent désormais le moyen d’y consacrer une vie équivalant à leurs heures ouvrables.Le temps que je vois passer dans le parc est tout aussi vaste, et c’est celui où voudraient puiser ces Journées de la culture dont la première édition, située stratégiquement entre la mort des pelouses et la naissance des glaces, offre plus de 700 «animations» gratuites en ce week-end.La majorité sont des «portes ouvertes», des appels pressants et presque pathétiques, à tous.Ecoutez le por- te-parole des Journées, le comédien et scénariste Marcel Sabourin, qui a accepté le rôle, dit-il, parce que ces journées «sont gratuites et que tout le monde aura accès, librement, à des activités dans son village, sa ville, son quartier.Tout ça à la grandeur du Québec.Parce qu'elles tendent la main à ces gens, trop nombreux, qui se sentent exclus de la culture.Qui pensent ne plus y avoir droit.Parce qu’elles n’excluent rien, ni personne.Pas d'exclusion à cause de la distance, des origines ou de la gêne.Parce qu’en se mobilisant autour d'un événement, le milieu culturel prouve que le désir de chaleur et de solidarité transcende toute autre préoccupation [.]».Les mots sont un peu ceux des bonnes œuvres contemporaines, de la gauche guidant le peuple en appelant à la mobilisation solidaire contre l’exclusion.Telle est bien la réponse que fait toujours le «milieu culturel» à la question qui le désespère: pourquoi le peuple préfère-t-il mener le fils au baseball et la fille au patinage ou désormais les deux rejetons au soccer qu’à un atelier d’expression libre au musée?Pourquoi les grands-parents choisissent-ils de causer au parc plutôt que de fréquenter les midis-concerts?Pourtant, s’il s’agissait d’un grave état d’exclusion, ou d’aliénation comme on le disait à l’époque de la lutte des classes, le peuple bouderait aussi le Festival de jazz ou les FrancoFolies ou les Fêtes galantes, activités proprement culturelles où on ne rencontre pas que des habitués à portefeuille garni et à scolarisation forte.Au fond, tout en déplorant l’exclusion du peuple, c’est le milieu culturel lui-même qui se sent abandonné, qui réclame vaguement pitié, et qui plaide à mots couverts pour un brin d’attention et de «solidarité».Un philosophe, décidément une espèce intellectuelle en fulgurante remontée, propose à ces questions une réponse bien plus satisfaisante dans un «essai socio-historique» tout juste paru aux Presses de l’Université du Québec, L’Evolution du loisir au Québec.Michel Belle-fleur, professeur à l’UQTR, livre une analyse fouillée des prémisses des politiques gouvernementales touchant les loisirs et la culture.11 constate tout au long un navrant divorce qui case les «loisirs» chez le peuple et la «culture» chez les élites.Les livres blancs des uns croisent les livres verts des autres sans jamais se toucher, sauf en 1978 quand Camille Laurin, psychiatre de son métier, a esquissé une vision de la «culture» qui intégrait la fréquentation des stades et celle des théâtres.Sans que de vraies politiques s’ensuivent.Encore en 1995, le minffctè-re des Affaires municipales consultait les villes et villages sur «un partenariat renouvelé en loisir, sport et activité physique» au moment où le ministère de la Culture et des Communications proposait à l’Union des municipalités un «partenariat durable» en matière de «développement culturel», dans la plus parfaite ignorance l’un de l’autre.Comme s’ils ne parlaient pas d’occuper le même temps libre des mêmes citoyens.Mais cette distance n’est pas née d’hier.On trouvera, dans les premiers chapitres de l’essai, une passionnante analyse historique et philosophique de la récréation dans la société canadienne-française, qui va aux sources de nos problèmes «distincts» de démocratisation culturelle.Nous ne sommes pas, on le sait, des puritains de tradition.Nous avons cultivé les «petits bonheurs d’une vie dure» d’un Québec rural qui veille tard, danse, aime les foires et les contes, et arrose même ses pèlerinages.Nous avons connu les cabarets, salles de vaudeville, parcs d’attractions et cirques du Québec urbain du tournant du siècle.Le goût de sortir, de s’amuser, était vif, di- Lise Bissonnette versifié, jamais épuisé.Mais cette société était gouvernée par les prêtres, qui craignaient les effets de toute promiscuité sur la morale et redoutaient l’influence des divertissements importés d’Amérique protestante sur les valeurs d’une société catholique.Plus le Québec s’urbanisait, plus l’Église livrait la lutte à l’hédonisme et elle ne se contentait pas de discours.Aux spectacles de toutes sortes, elle opposait ses propres organisations de loisirs sains, familiaux, bons pour les ouailles.Et elle s’intéressait beaucoup moins aux transgressions des milieux plus riches et instruits qui suivaient petit à petit l’establishment anglophone en «haute culture».Ainsi naissait une chasse gardée.Iœs choses ne se passeront pas comme l'Église le voulait, bien sûr, et le divertissement populaire n’a pas attendu la Révolution tranquille pour s’encanailler loin des pa-tros et des terrains de jeux.Mais la distance entre la culture des uns et celle des autres était nette quand est enfin advenu un ministère des Affaires culturelles, en 1961.il fut toutefois si marginal, ses ressources si maigrelettes, qu’il ne put jouer de rôle intégrateur et fut rapidement n lose Ununu’iN Assist.nice .i la mi,si en scène Marie -Jo IVlh.iw I clairauc.Ren.mil I .mon Du 17 septembre au 11 octobre du mercredi au samedi 2Oh30 Le monde est indifferent à l'homme.\oiei l'histoire d'un homme indifférent au monde.Oillcllerie s I I NO 7 1 Flupke FREDflBARRY BILLETS su /9a 1745 800 361 4;9S sus® Changez de Monde ɧ Changez de visages.Changez d'images.Changez de vedettes.Changez de manchettes.Filez à Pan's, B va.relies.Genève on Dakar.Changez de monde à bord de Tl 5.Embarquement poste 15.chanGEZ ^Nlonfle I.K I) K V II I II , I K S S A M !•: I) I !•: T II I M A X ( Il !•: •> 8 S !•: I’ T K M I! I! I I II II B 4 r» :- - - .gi.-sg*: i?ci ni « MERVEILLEUSEMENT COMIQUE ! » Gene Siskel, SISKEL & EBERT UNE INTENSITE CAPTIVANTE L’acuité de Mike Leigh est reman Janet Maslin, THE NEW YORK TIMES L’AFFICHE! —• VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE CINEPLEXODEON FAMOUS PLAYERS PARISIEN * -• Du réalisateur de «Secrets et mensonges», en nomination aux OscarsMD.WÈBm WM1 WM.une nouvelle/ comédie de mike leigh v.f.de career girts ALLIANCE wMm «UNE LARME DE BONHEUR» LE DEVOIR ji|r "T ' VN HLM RlAMSfc M * K.FILHS AMIRIftUI ROMANE BOHRINGER VINCENT CASSEL JEAN-PHILIPPE ECOFFEY MONICA BELLUCCI rtivnr GILLES MIMOUNI DISTRIBUÉ PAR MOTION INTERNATIONAL.UNE SOCIÉTÉ DU GROUPE COSCIENT INC*.Puzzle embrouillé THE END OF VIOLENCE Pullman, Andie MacDowell, Gabriel Réal: Wim Wenders.Scénario: Nico- Byrne, Rosalind Chao.Image: Pascal las Klein et Wim Wenders.Avec Bill Rabaud.Musique: Ry Cooder.cinéma libre présente Quatre auteurs quatre nouveaux films, quatre visions du monde une seule salle Curieuses coïncidences! jusqu’au 14 octobre 1997 lui utility — Tl Une carte pour 4 films, des films à la carte Vous pouvez acheter la carte rabais* disponible dès maintenant au guichet du cinéma ONF 4 films : 10$; 3 films : 8$; 2 films : 6$; 1 film : 4$ * La carte cinéphile permet de voir votre choix de films en un soir ou en plusieurs.Au cinéma ONF 1564, Saint-Denis, Montréal Métro Berri-UQAM information : (514) 496-6895 CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS I F»’10».S»P.'-AV.ERS 11 LE 8 I V.O.avec sous-titres anglais I PARISIEN $ 11 JOLIETTE | Du CARREFOUR DE L’ESTRIE 13 ANS + " Un thriller romantique qui sort de l'ordinaire.qui nous accroche du début à la fin.- Paul-Henri Goulet.Le Journal de Montréal " Le meilleur film de l'année." - Anne-Marie Losique, Box Office " La distribution est impeccable et la réalisation extrêmement habile." - Claude Deschênes, Montréal ce soir |-FAMOUS PLAYERS-1 I-FAMOUS PLAYERS- -CINEMA PINE- PARISIEN® 11 CENTRE LAVAL6.J STE-ADELE O DU.K TREMBLAY le: DEVOIR Cela faisait douze ans, depuis son remarquable Paris, Texas, que Wim Wenders n’avait pas tourné aux Etats-Unis.Cette fois l’incursion américaine porte ses fruits et Wenders, qui depuis quelques années cherchait son souffle, subit une influence hollywoodienne qui contribue à le désincarner encore davantage.Pourtant écrit avec l’aide d’un scénariste The End of Violence révèle les défauts des récents films du cinéaste allemand: une ambition démesurée, le désir d’embrasser trop large et de démontrer à défaut de montrer.Comme s’il s’était donné une mission de moraliste qu’il n’a pas le coffre de soutenir.Ht fin de la violence, tel est l’ambitieux projet auquel il se frotte ici, dans un scénario puzzle qui se complique la vie et embrouille son discours.Cette violence se définira d’ailleurs à paliers multiples, chaque personnage représentant une certaine forme de violence ou sa lutte contre elle, dans un His Angeles toujours au bord de l’explosion.Le héros principal du film, Mike Max (Bill Pullman) est un producteur de film qui a bâti sa lucrative carrière sur les films barbares et sanglants.Ailleurs, un scientifique (Gabriel Byrne) dans son laboratoire travaille sur un projet secret du gouvernement destiné à éliminer la violence.Ajoutez au tableau une cascadeuse interrrogeant sa condition, un policier zélé, une Salvadorienne torturée dans son pays: chacun des personnages tombe dans le piège de la représentation que leur fait endosser Wenders, surtout le héros campé par Bill Pullman, conduit par l’épreuve au bout de lui même et qui entreprend ici de changer de vie.Di distanciation de jeu, si a|> propriée dans Paris.Texas, transposée dans un film artificiel comme celui-ci, ne contribue qu’à intellectualiser de façon démesurée une (ouvre trop déconstruite où Bill Pullman et Gabriel Byrne constituent autant d’éléments glacés participant au climat général de déshumanisation.Le film a manifestement fait l’objet d’un second montage après Cannes, ce qui a d’ailleurs contribué a le rendre parfois plus confus en éliminant des scènes dés, tout en gommant quelques irritants, dont l’image d’Andie MacDowell fl’épouse de Mike Max) qui semblait poser comme un mannequin dans la première version et retrouve un peu d’humanité dans la deuxième, tout en continuant à se chercher une âme.L’émotion manque à l’appel tout au long du,film, et le.montage complexe, tout en tiroirs, fruit d’tâié vision de l’esprit pas toujours lumineuse mais purement cérébrale, achève de composer un film à la démonstration trop nébuleuse qui ne touche guère.À pleines dents dans la vie WESTERN Réal.: Manuel Poirier.Scénario: Manuel Poirier et Jean-François Goyet.Avec Surgi Lopez, Sacha Bourdo, Eli-zabeth Vitali, Marie Matheron, Basile Mathemn.Image: Nara Keo Ko-sal.Musique: Bernardo Sandoval.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Non seulement la nouvelle vague du cinéma français se porte-t-elle fort bien, mais elle se trimbale aussi de plus en plus hors de Paris.Force est de constater que les meilleurs films français de l’année (le Marins et Jeannette de Robert Guédigian, ixi Vie de Jésus de Bruno Dumont comme le Western de Manuel Poirier) découpent des tranches de vie de province particulièrement bien relevées par les temps qui courent.Le cinéma de l’Hexagone se renouvelle par le fait même qu’il sort de la capitale, en éclairant des réalités parallèles.En témoignait aussi le remarquable Y aura-t-il de la neige à Noël?, de Sandrine Veyssel, qui ouvrait des portes sur une autre France.Western, de Manuel Poirier, Prix du jury de Cannes, fut une des vraies révélations du festival français.Poirier n’est pas un nouveau venu pourtant, et son Western pose le même regard intimiste ciue celui qu'il nous avait révélé notamment à travers Ixi Petite Amie d'Anto-niu.Mais avec son dernier film, le cinéaste atteint une élévation de regard et d'humour qui témoigne d’une maturité nouvelle.Western célèbre la rencontre du duo comique classique, le clown blanc et l’auguste, à travers le tandem boiteux d’un séduisant Catalan à qui on a volé sa voiture (Sergi Lopez) et du petit Russe qui l’a braqué (Sacha Bourdo).Comment ces deux larrons partiront MAI.O ITI M IIIST KIHIiTKi’ Sergi Lopez (Paco) et Sacha Bourdo (Nino) clans Western sur les routes de Bretagne à la recherche de râme-sceur, le premier en semant les conquêtes sur son passage, le second en philosophant au milieu de ses déveines, tel est le sujet de ce road-movie charmant, pétri de joie de vivre, d’amours qui s’enflamment, de jalousies larvées, d'amitié fleurissant ;ui milieu des obstacles les plus infranchissables.Les coins de voile soulevés sur la vie bretonne sont particulièrement chouettes, avec l’orchestre qui chante en gaélique à un mariage.Ces petites scènes de vie que l’on dirait croquées sur le vif, conjuguées à l’extrême naturel des interprètes, confèrent à lVes-tern un petit cachet de cinéma vérité.Sergi Lopez et Sacha Bourdo sont un duo de charme, surtout Sacha, qui fait ici une première apparition à l’écran et dégage une fragilité nerveuse, une intériorité blessée particulièrement émouvante.Western, de façon parfois un peu a|>-puyée, s’ouvre sur une morale d'ouverture à l'autre, à l’étranger, au sans-abri, à l’handicapé, en un film d'allégeance résolument anti-lepéniste.Mais ce qui eût pu constituer un message vraiment lourd est rescapé sur une pirouette d’humour, un hédonisme dansant et le fait que Manuel Poirier ne juge jamais ses personnages mais les lance sur les routes sans travail, sans argent, en transformant leur statut social en points de détail.On reprochera à Western certaines longueurs.D- film eût aisément pu se voir écourté d’une bonne demi-heure, et certaines scènes redondantes, en disparaissant, auraient allégé le film.Mais tel quel, ce Western constitue un des films les plus exquis de la relève française et nous fait regretter l’absence de |X‘tits road-movies du même type clans notre récente cinématographie québécoise.Catharsis bancale CAREER GIRLS Réal, et scénario: Mike Leigh.Avec Katrin Cartlidge, Lynda Steadman, Mark Benton, Andy Serkis.Image: Dick Pope.Musique: Marianne Jean-Baptiste et Tony Remy.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Mon film aspire à la condition de documentaire», expliquait Mike Leigh à propos de Career Girls, ESPERT / SAft P Un film sur les grandeurs et les misères eu vo sous-titres français sam • di m - mar et mer.1 50 ven - lun.et jeur 4 00- 7:10 CINEPLEX ODEON CENTRE-VILLE ©J 7 10 ') r S en précisant créer des conditions par lesquelles l’action existe d’elle-même, qu’elle soit ou non fixée par la caméra.Ses acteurs entrent dans la peau des personnages, le scénario se nourrit de leurs ajouts, méthode semi-improvisée qui provient du passé théâtral de Mike D'igh.Di technique donne parfois des résultats puissants comme clans Naked et Secrets and Lies, parfois aussi des couvre mineures, tel ce Career Girls, décidément cm deçà des couvres précédentes du grand cinéaste britannique.Il a réuni Katrin Cartlidge, la noire héroïne de- Naked, à une nouvelle venue, Lynda Steadman.Toutes deux auront à camper à la fois les teenagers «à bibites» et les femmes de carrière dans la trentaine quelles sont devenues à l’heure de leurs retrouvailles.Career Girls aura donc ce rythme binaire et cette double couleur «avant-après» avec nombreux retours en arrière et temps enchevêtrés qui manifestent un relâchement clans la mise en scène après Secrets and Lies.Flk“s ont été colocataires au moment de leur folle jeunesse estudiantine, cette folle jeunesse ayant surtout consisté à être tout croches, chacune à leur manière.Annie (Steadman), avec un eczéma nerveux qui la défigure et des tics de timidité, Hannah (Cartlidge), fantasque, brillante et quasi hystérique d’agressivité.Lu fumant du pot, en lisant Emily Brouté' et en s’échangeant leurs petits amis, elles essaient de se trouver une definition d’elles-iï|êmes.Mais voilà! A force d’entrer jusqu'à la catharsis clans la peau de ces adolescentes en mal existentiel, les comédiennes en ont livré de vraies représentations caricaturales.Katrin Cartlidge, dont la forte personnalité colore tous les roles, avait-elle besoin d’être conduite jusqu'à ses extrémités quasi caractérielles?Lynda Steadman campe ici, toujours sur le versant jeunesse, une introvertie qui se ronge de l'intérieur avec une telle avalanches de tics quelle en perd toute crédibilité.Quant à leur copain, le gros Ricky (Mark Benton), qui joue les semi-clochards déconnectés, sa prestation ne constitue qu’une gesticulation ambulante.Le film entend démontrer comment ces rugosités s'estompent au moment de la trentaine, quand ces dames en tailleur se retrouveront, avec les fantômes du passé surgissant à tous les coins de rue, les rivalités en bandoulière, réconciliées, mais toujours meurtries.Le jeu des actrices à l’heure de la trentaine est d’ailleurs beaucoup plus fin que celui généré par leurs tics adolescents, quoique leurs personnages perdent en acuité et en intérêt, d’où ce rythme bancal toujours instauré, cette absence d’unité, quand l’un ou l’autre des éléments boite.D'projet de Mike 1-eigli parait difficile à saisir.Liant deux temps de façon souvent malhabile, poussant ses acteurs au delà de leurs rôles jusqu'à leur faire perdre pied, pris en porte-à-faux entre l'invraisemblance de situations qu'il met en scène, où les coïncidences succèdent aux coïncidences, et l’intensité des personnages qui se veulent réalistes.Career Girls dérape sans parvenir à trouver sa justification et laisse le réalisateur britannique en panne de ton, en mal de discours.Mais où, au juste, veut-il en venir?( )n ne le saura pas.ALLIANCE VTVAITI.M Katrin Cartlidge (Hannah) clans Career Girls \ s œwipvkttr ¦ mm** ¦ ¦ ÀVflr' _ j.pïnmri'j jd/iü-j/al J d^i'-oriyinule de 'uîriei Sans hapeau, sans bottes et sans cheval, conquête un Wm df* MANJEL POIRIER Sergi LOPEZ Sacha BOJRDO WW ' !»ï» iiaTHavraia wiSf mm mm m » w Carte* choix P1 4'&[SrluL mL__zHS-•_ cdobj^ 1 llr eu Le groupe de la veillee -•— ¦- * vlik.3ARTS s; “UN PETIT BIJOU D : Poirier prouve que le cinéma évolue!” Première “CET OUEST FAIT NOTRE CONQUÊTE! On est séduit par la grâce des acteurs, l’émotion et la chaleur.” Figaro Magazine “UN ROAD-MOVIE BURLESQUE ET GÉNÉREUX!” Télérama “Le voyage en vaut vraiment ; la peine: UN FILM RARE!” à L’Evénement du jeudi “ESSENTIEL À TOUT ÊTRE HUMAIN: un éloge de l’amitié et de l’amour!” L’Humanité “On les aime ces deux comédiens épatants: ON NE VEUT PLUS LES QUITTER! Si la vie était bien Faite, Western aurait dû avoir a palme d’Or.” Madame Figaro Prix du jury Cannes 1997 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR Troublant face-à-face THE EDGE Réal.: Lee Tamahori.Scénario: David Mamet.Avec Anthony Hopkins, Alee Baldwin, Idle Macpherson, Harold Perrineau, L Q.Jones.Image: Donald M.McAlpine.Musique: Jerry Goldsmith.ODILE TREMBLAY I.E DEVOIR Réunissez le cinéaste néo-zélandais de Once Were Warriors, le grand dramaturge et scénariste David Mamet et un acteur de haute stature comme Anthony Hopkins.Transplantez tout ce beau monde en Alaska sur fond de nature hostile contre laquelle doivent combattre des hommes sinistrés poursuivis par un ours homicide.C'a semble alléchant.Bien sûr, les débuts américains de Tamahori avaient été décevants et son Mtillwlland halls mettant en scène des policiers véreux avait laissé les cinéphiles sur leur faim apres la commotion causée par Once Were Warriors.Mais le cinéaste semble être taillé dans le bois dont sont faits les réalisateurs prompts à rebondir.Et puis il sait s’entourer: un art précieux s’il en est.Rien à voir avec Once Were Warriors.cela dit, mais à l'aune du genre •¦film d’aventures», son Vie Edge possédé d’indéniables qualités d’efficacité (grâce en soit rendue au scénario de Mamet).11 est aussi fort bien filmé, sur panorama exceptionnel de cimes enneigées et de forêts sauvages, contribuant beaucoup au climat oppressant que le film instaure.The Edge s’inscrit sur un scénario tout simple.Il raconte l’histoire d’un intellectuel richissime, Charles Morris (Anthony Hopkins), doté d’une femme superbe (Elle Macpherson), tous deux de passage dans un camp en Alaska pour des séances de photos (*ntre son épouse et un as de la caméra (Alec Baldwin).Après l’écrasement de leur avion de brousse au nord du camp, le milliardaire, le photographe et son adjoint entament un combat pour la survie.Rien de très original, me direz-vous.Mais tout est dans l’art de conter.D’abord, précisons que la scène de l’écrasement de l’avion (qui entre en collision avec une volée d’outardes) constitue un petit morceau d’anthologie tant elle est percutante et habilement tournée.The Edge repose beaucoup sur le profil psychologique de Morris, une espèce de gagnant, irritant d’ingéniosité et de pensée positive, que l’adversité 11e réussit jamais à jeter à terre, qui porte à bouts de bras ses deux compagnons jusqu’à ce que divers malheurs ne viennent interrompre le cours de leurs destins.D'film se veut la rédemption du personnage, mais échouera sur ce plan, tant le personnage de Morris, à qui Hopkins confère toute la stature intellectuelle qu’il réclame, possède une roublardise incompatible avec la vertu qu’on veut lui faire endosser.Anthony Hopkins est un acteur doté d’une telle présence qu’il relègue à l’ombre Alec Baldwin venu lui donner la réplique en compagnon de route doublé d’un rival qui se prépare à mordre la main qui l’a nourri.Ce duel d’acteurs désiré par le cinéaste, en opposant deux styles, deux types, deux écoles de jeu, sera perdu dès les premières scènes par Baldwin au profit de son compagnon; toute la distribution sera débalancée par la seule présence d’Hopkins.Ce n’est pas que The Edge réinvente le genre comme avait su le faire le terrifiant Deliverance de John Boorman, quinze ans plus tôt.Il y des clichés de commande, des revirements prévisibles (la mort survient à chaque fois que l'intrigue n’a plus besoin d’un personnage), une psychologie tout compte fait assez simpliste chez tout le monde, hormis chez le personnage d'I lopkins, à la fois renfermé et actif, généreux mais roué, au bout du compte calculateur.The Edge se veut le parcours initiatique du héros vers une redéfinition de lui-même, voire une élévation, mais les répliques ultimes de Hopkins jetteront bas ce profil vertueux.Malgré ce dénouement en porte-à-faux, le film élève le thriller d’aventures un cran au-dessus de son créneau, à cause d’Hopkins et de son personnage complexe, mais aussi d’une mise en scène concentrée, d'un soin apporté à l’image et à la musique, bref d’un professionnalisme portant la marque du duo Mamet-Ta-mahori."RÉVÉLATION, SUCCÈS-BOEÜF: CE WESTERN REND HEUREUX!’ Le Point JOK LE DE R K R Anthony Hopkins et Alec Haldwin tentent de survivre à la suite d’un écrasement d’avion.Maurice Bernart et Michel St-Jean présentent “UNE CHEVAUCHÉE FANTASQUE dans le Far West breton et un duo épatant! Sans stars et sans milliards, la réussite ’ de Poirier Fait plaisir à voir.” Libération J/lunçiel Puirier r ! i j.: i r | „r i„.7i r;,tî w*.ja .v; Jsaii rr'jnçuî j Goyet linage: ilara i'.eo Koaul Mi.tütje: Christian Fûijcuinê U«tx«j4udaeUau SALQUE - tJlAFHAllA ?m • À L’AFFICHE! FAMOUS PLAYERS PARISIEN ?& FAMOUS PLAYERS VERSAILLES * & s FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL * & • Un Procès tout à fait recommandable qui nous a plus que positivement étonné! Je (us littéralement charmé par le jeu de Jean Turcotte (le Joseph K.de la pièce) aussi bien que par celui d'Igor Ovadis, de Stéphane Cheynis (qui campe un merveilleux Block) et par Sonia Auger-Guimont, la remarquable Leni el I inoubliable fille bossue de ce Kafka.» Raymond Bernatchez, La Presse ¦Dans un décor expressionniste liés efficace, 7 comédiens incarnant plus de 30 personnages gravitent autour de l’accusé.le comédien Jean Turcotte qui joue avec une grande maîtrise.» Marie-Christine Trottier Montréal, ce soir SRC Une mise en scène très libidineuse, éclatée, burlesque.Un spectacle divertissant qui passe en un clin d’oeil.» Stéphane Pilon, Réveille-Martin-SRC «C'est une excellente mise en scène de Elizabeth Albahaca, très efficace, très physique, ça frôle le burlesque.Avec d'excellents comédiens!» Chantale Lamarre, Flash TQS Elizabeth Albahaca met en scène ce monument de la littérature avec beaucoupe d’aplomb.On est pris par le dynamisme du jeu, par une gestuelle imaginative et très au point et par la solidité d'interprètes parfaitement distribués.Du début à la fin, le spectacle nous tient en haleine.Solange Lévesque, Le Devoir ¦On est vraiment plongé dans l'univers angoissant de Kafka, dans une ambiance cauchemardesque.La mise en scène est vraiment très belle.On est complètement enveloppé par la bande sonore qui nous amène jusqu'au malaise kafkaïen » Esther Theman, CIBL THEATRE ESPACE LA VEILLÉE adaptation et mise en scène Elizabeth Albahaca avec Jean Turcotte, Sonia Auger-Guimont, Stéphane Cheynis, Denis Gravereaux, Gaétan Nadeau, Igor Ovadis, Claudine Paquette, Stéphane Séguin scénographie: Lise Rouillard, costumes: Gilles François Therrien éclairages: Réjean Paquin, musique: Mateusz Stryjecki 1371, rue Ontario Est banque Réservations: 526-6582 Réseau admission: 790-1245 H*LAURENTI,^ 1 '• au samedi 20h, dimanche 16h) 4 5534 .J'FOUS L'CAMPI Judi Richards MUSICOR PARLE PAS SI FORT Térez Montcalm UNIVERSAL HOMOGENIC Bjôrk WARNER LA VERITE) A L’AFFICHE) CINÉPLEX ODÉON COPlEg BMIWB B 1:45-4:10 - 7:05 - 9:20 L'immeuble où l'on compte le plus haut taux au mètre carre A L'AFFICHE I Judi Richards 1< A I V Mail Champli 4380 St-Denis 371 Laurier o.844-2587 923-2587 5219 Cote des Neiges 344 2587 276 2587 PLUS DE 5 MILLIONS D'ENTREES EN FRANCE.C'EST LA VÉRITÉ! •«C'est un film tordant!» - Chantal Jolis.RhcJio CahaOa •«Si vous voulez rire en français, allez voir la vérité si je mens!» Journal Voir •«.Vous fera bien rigoler.des dialogues savoureux!» - Le Journal de Montreal RICHARD ANCONINA EUE KAKOU JOSE GARCIA VINCENT ELBAZ BRUNO SOLO ANTHONY DELON RICHARD BOHRINGER «Un excellent film policier, d'une qualité supérieure, superbement tourné.» «Bien joué, Michel Poulette! Chapeau! Le Journal de Montreal une presentation Serge Dupire Macha Grenon Jacques Godin Monique Spaziani Michel Forget Raymond Cloutier Dorothée Berryman Isabel Richer David La Haye JiCi Lauzon PRIX DU PUBU MEILLEUn FlU CANADIEN FESTIVE oe films du MONDE 9 Conciergerie .nsnrtilA I IrAMtKa Christian Larouche Michel Poulette 2 SEMAINES SEULEMENT ! La fine fleur, les délices et le dessert des grands chefs de l'humour I Jean Beaunoyer, La Presse Une sorte de tête chercheuse du sens caché des mots Michel Bélair, Le Devoir Le funambule de la langue n'a toujours pas son pareil ! Marie Labrecque, Voir Une prestation humoristique qui n'a pas d'égale.D.Lachance.Journal de Montréal Le langage de SOL, loin d'être statique, évolue au rythme du siècle.Régis Tremblay, Le Soleil Folie, intelligence et délire à la portée de tous I M - C Trottier, Montréal ce soir Du 14 au 25 octol mardi au vendredi à 20 h 00 samedi à 20 h 30 Salles di Place dre Art (514)861-4036 fill IMS (!i14)/!JII I74!i 18(10 3(11 4liflfi RDfDISSIOn SRC if!’ Télévision 1 A JSSt I Tl» w Mi H ^ L Quel quartier! Thomas Gilou trace une sorte de rêve américain bien implanté dans la vie du quartier du Sentier à Paris MARTIN BILODEAU rité si je mens, comédie ayant pour cadre le Sentier, quartier juif du textile situé en plein coeur du Marais, cinq sortie, en avril dernier, de La Vé- millions de spectateurs sont passés au JÎV.) ¦ D Oampigny y LASSIQUE 1.CINEMA CHORAL CLASSICS, ARTISTES DIVERS, KOCH _ 2.PIANO CONCERTO NO 3.RACHMANINOFF (HELFGOTT), BMG _ 3.PAVAROTTI & FRIENDS III, ARTISTES DIVERS, PGS______ 4.LA DIVINA VOL.I, MARIA CALLAS, EMI _______________ 5.SHINE.TRAME SONORE,.PGS ______________________ , /^AZZ JéjjuES (Ti^ernational .18,”» .17,*** .17,” ‘ .17,” • .17,”» 1.ROMANZA, ANDREA BOCELLI, PGS ____________ 2.LA LLORONA, LHASA DE SELA, SELECT________ 3.BLUE NOTE FESTIVAL '97, ARTISTES DIVERS, EMI .4.SOLEIL, FORTIN/LÉVEILLÉ, AN ALERTA_______ 5.CABO VERDE, CESARLA EVORA, BMG __________ 17,”» 17,”» , 3,”» .15,”» .17,”» - ^ANCOPHONE 1.DÉMONS ET MERVEILLES, LAMBERT WILSON, EMI _ 2.CAP ENRAGÉ, ZACHARY RICHARD, SELECT________ 3.EDGAR BORI, EDGAR BORI, SELECT ____________ 4.LE JOUR DU POISSON, THOMAS FERSEN, WARNER 5.MISERERE, BRUNO PELLETIER, MUSICOR_________ .16,”» .18,”» .17,”» .16,”» .17,”» GLOPHONE 1.CANDLE IN THE WIND, ELTON JOHN, PGS .2.OK COMPUTER, RADIOHEAD, EMI ______ 3.BE HERE NOW, OASIS, SONY _________ 4, SURFACING, SARAH McLACHLAN, EMI ____ 5.BACKSTREETS BACK, BACKSTREET BOŸS, BMG 6,”* .15,”» 15,”» .15,”» .15,”» cinIplexootoH |[ CINiPLIx'oOiÔN I I USCMUlB'SiSS*] I CNMçrooUM 11 cjdfuxowoé BERRI » a DAUPHIH » e IAW0ELIER ?t, UttAlLE (ft**) « i.UVÀL (»«l«to) * CINÉPLEX OOCON BOUCHERVILLE * *¦ CINtPLEX ODÉOhM I ¦HOMARD * b.J n-tunucm *71 l« CMSMA4 OUZZO TtRRtlOKM » LI.I ITE- CM&ÜÜÔSË i-THttUE» OUZZO QALSMI ST'HYACWTHS ST-HYACIWTHE * CAPrTOt.8T-JEAH « » -mta mLys" THOB-WViaE»| I MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE « CAWWOURDU 8T-JEROW ME, CINSMAS II cinéma capttol II ucAmtfkiunt || csmiux oo«on II cwtpux ooéon GAT1HEAU DRUMMOWDVILLE « JOLIETTE » CMKW WM» FLAM OtUOK CINEMA 9 ROCK FOREST *r> ¦ cine-ehtbepbim ¦ Hm RIFEKIUKt « t.13 CMtMAPMI STE-ADELE , CINEMA ET-LAUBtMT I SOREl-TRACY * I ~csri CINEMA IcMhuUMKï I VAUEYFIEU) » DM CAFtt, CINEMA CLERK.ORAHBY * !, aussi A I'afflcha an varaion original# avac sous-tltraa anglala au cinéma ATWATER guichet.Thomas Gilou (Black Mic Mac), rencontré au Festival des films du monde, où son film faisait escale avant de prendre l’affiche ce vendredi à Montréal, n’avait pas imaginé un tel succès.Produit avec peu d’argent mais beaucoup de tendresse, il semble, en effet, que l’histoire d’un sans-le-sou musulman (Richard Anconina), embauché par un marchand de tissus (Richard Bohringer) qui le croit juif comme lui, a touché une corde sensible à l’heure où le Front national bat des records et que politiciens et économistes renvoient dos-à-dos les cultures qui forment le tissu social français.D aura fallu La Vérité si je mens, légitimé comme un référendum, pour tromper les apparences.Thomas Gilou voulait avec ce film dédramatiser les barrières raciales, tout en mettant en évidence les particularités de chacune.A partir d’une anecdote passée à la légende dans le Sentier, Gilou a brossé un portrait de famille touchant et drôle, explorant les facettes d’un microcosme social, prenant la température d’un quartier qui grouille comme une fourmilière, majoritairement dominé par la communauté juive sépharade (venue du Maghreb), qui a pris la relève des juifs aschkénaze (originaires d’Europe de l’Est).On l’avait mis en garde, Thomas Gilou, à l’effet que les habitants du Sentier refuseraient de coopérer: «On me disait que je serais taxé, qu’on refuserait de me parler; finalement, on a été très bien accueillis, les gens nous ont invités à leur table, nous emmenaient dans des mariages.Il faut dire qu’ils aiment beaucoup Richard Anconina, qui a en quelque sorte aidé à briser la glace, à im- poser le respect dans le quartier».Personnage principal du film, le Sentier est un quartier très particulier, très haut en couleur.Gilou précise: «C’est un des rares quartiers parisiens à avoir une réelle activité économique vivante.La ville s’est vidée de ses activités industrielles et commerciales, mais le Sentier, avec son effervescence multiculturelle, sa fébrilité économique où tout est basé sur la rapidité, est resté et s’adapte en permanence aux nouvelles réalités du monde du textile».Ces gens qui l’habitent et le définissent continuellement, Thomas Gilou les a filmés avec le regard bienveillant d’un ami, montrant des choses encore jamais vues au cinéma, brossant le portrait d’une société à l’écoute du monde: «Ce sont des gens chaleureux, qui ont un sens profond de l’hospitalité, de l’entraide, de la famille», ajoute-t-il, constatant par la même occasion l’érosion de ces valeurs dans nos sociétés.«J’aime aussi observer la circulation de l’argent, la façon assez ostentatoire qu’ont ces gens de dépenser.Car cette communauté entretient d’étranges rapports avec l’argent, aime le paraître et le vedettariat.» Difficile de trouver sujet plus étrager au cinéma français: «Le cinéma français n’aime pas les success stories», affirme Thomas Gilou, qui a fait de son personnage central le héros qui, du manutentionnaire, deviendra chef d’une entreprise de textile à la fine pointe de la technologie, doublant au fil d’arrivée son ancien patron qui le refuse comme gendre.«Un rêve américain à Paris», conclut Gilou, qui, si on regarde les derniers chiffres, vit présentement le sien.Une scène de La Vérité si je mens ¦ ARCHIVES LE DEVOIR Sélection officielle Cannes 97 « ISABELLE CARRÉ EST VIBRANTE !» Odile Tremblay, LE DEVOIR léZ femme défendue avec Un film de Philippe Harel TÏÏ&Z'Zret m«% CINÉPLEX ODËON CINEPLEX ODEON «4 C0MF1PE jjjjjjMj * a LAVAL (Galeries) ?KCFGL 103.7 rm ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon ?: quelconque ^ ?: üès faible : pur cauchemar LA VIE DE JÉSUS ?1/2 Un des films les plus remarqués de Cannes fut cette Vie de Jésus qui porte d’ailleurs très mal son titre.Ce premier long métrage sans concession, implacable, signé Bruno Dumont, a reçu cette année le prix Jean-Vigo.Abordant le thème de l’heure qu’est la chute des repères au sein de la jeunesse, on y suit des adolescents d’une petite ville du Nord, racistes ordinaires, désœuvrés, paumés, qui tueront parce que rien ne va plus dans leur vie.Ce point de vue clinique sur leur quotidien constitue le traitement-choc, très fort, d’un film aussi dur qu’indispensable.Au Centre-ville.O.T.ACTRICES ?1/2 Le Catalan Ventura Pons {Le Comment et le Pourquoi) a réalisé une œuvre achevée, de celles qui, par leur construction sans faille, leur indéniable force dramatique et leur interprétation magistrale, nous laissent le souffle coupé et la larme à l’œil.Une larme de bonheur venue saluer l’adéquation parfaite entre la rigueur formelle et l’émotion transportée par ces fascinants face-à-face de quatre actrices, répartis sur huit magnifiques tableaux.Au Complexe Desjardins.M.B.THE FULL MONTY ?Cette délicieuse comédie britannique, premier film de Peter Catta-neo, raconte l’histoire de six ouvriers au chômage qui décident de faire un peu d’argent en formant un groupe d’effeuilleurs pour dames.Avec ses situations solides, ses personnages attachants et bien campés, son regard doux-amer qui n’interdit pas l’humour — dont le film est gavé —, cette variation naturaliste sur l’Angleterre post-Thatcher n’a pas à rougir de l’héritage des Leigh, Loach et.Frçars dont elle porte l’empreinte.A l’Egyptien, Pointe-Claire.M.B.LA FEMME DÉFENDUE ?Ce long métrage quasi expérimental s’offrant le luxe d’aborder une histoire d’adultère à travers le regard d’une caméra suggestive; possède les limites et les charmes de son procédé.Porté par la lumineuse présence d’Isabelle Carré, seul rôle clé dans une distribution où la contrepartie masculine demeure dans l’ombre, et une honnêteté de ton, desservi par des longueurs et des dialogues insuffisamment fouillés, La Femme défendue dégage néanmoins rythme et fraîcheur.Le film révèle en outre un nouveau visage d’actrice française, sensible et vi- brant.Au Complexe Desjardins.O.T.L.A.CONFIDENTIAL ?Curtis Hanson livre ici un séduisant exercice-hommage au film noir, à partir d’un roman de James Ellroy, lui-même redevable aux Chandler et Hammet de l’époque.L’intrigue compliquée mais solide parle de la corruption policière dans le L.A des années 50, intrigue prétexte néanmoins à un stylisme raffiné et volontairement tape-à-l’œil, où la photographie et la direction artistique occupent une place prépondérante.M.B.LA VÉRITÉ SI JE MENS ?Ce film sympathique trace le portrait du Sentier, un quartier juif du textile noyé dans le Marais à la mode.Thomas Gilou (Black Mic Mac) y fait le constat d’un mode de vie en mutation à travers le récit d’Eddie (Richard Anconina), musulman qui se fait embaucher par un marchand de textile (Richard Bohringer) qui le croit juif comme lui.Il devra jouer le jeu, mais la vérité finit par avoir raison des mensonges qui s’accumulent.La Vérité si je mens relève d’un cinéma populaire en voie de disparition; un cinéma qui établit le dialogue avec les spectateurs et reste branché sur son plaisir grâce à une galerie de personnages attachants, armés de dialogues savoureux.Pittoresque et sans prétention aucune.M.B.L’APPARTEMENT ?Cherchant à tout prix à retrouver la femme qu’il aimait, Max (excellent Vincent Cassel) ratisse Paris et rencontre une femme mystérieuse (Romane Bohringer) qui prétend être celle qu’il cherche.Pour son premier film, le Français Gilles Mimouni a réalisé un polar psychologique qui emprunte à Orphée, Hitchcock et Poianski, un captivant «cherchez la femme» dans les méandres de la mémoire amoureuse.Le scénario déroutant entremêle le passé et le présent, le rêve et la réalité, au gré d’un projet très stylisé, où le réalisateur, secondé par Thiery Arbogast (Ridicule) à îa photo, compose des atmosphères subtiles.Au Parisien.M.B.IN & OUT ?1/2 De Frank Oz.Cette comédie débridée écrite par Paul Rudnik {Jeffrey) a pour sujet un professeur respecté (Kevin Kline), sur le point de convoler en justes noces, dont la vie, au lendemain de la déclaration erronée d’un ancien élève qui le croit homosexuel, bascule dans la tourmente.Nourri de gags efficaces et de clichés sur les gais retournés en leur faveur, In & Out séduit grâce au jeu nuancé de Kevin Kline et de Joan Cusak, qui font pardonner une facture sommaire et quelques énormités.Au Centre Eaton, Famous Pointe-Claire, Famous Greenfield-Park.M.B.CLANDESTINS ?1/2 Dans une ville portuaire française, une poignée de personnes s’embarquent clandestinement sur un navire de marchandises, à destination du Canada.Cloîtrées dans un conteneur, elles vivent des heures pénibles, où le moindre bout de pain se négocie à la dure, où la dignité se perd ou se vend.Pour leur premier long métrage, le Québécois Denis Chouinard et le Suisse Nicolas Wa-dimoff ont conçu avec savoir-faire un huis clos très complexe.Leur maîtrise du langage est indéniable, de même que leur capacité, à travers un montage rythmé, de palper le temps, ennemi numéro un de ces clandestins en suspens sur l’océan.Les personnages, plus typés qu’étoffés, atténuent cependant la force dramatique du film.Au Parisien, Centre Laval.M.B.SHE’S SO LOVELY (FOU D’ELLE) ?1/2 On se demande bien quelle part de ce scénario revient au défunt John Cassavetes, scénario que son fils Nick a porté à l’écran.De par sa facture, She’s So Lovely rappelle peu l’auteur de Shadows.N’empêche, le film constitue un voyage assez agréable au cœur de la vie d’un couple de paumés, elle alcoolique et enceinte (Robin Wright Penn), lui truand à la noix un peu fêlée (Sean Penn), qui se retrouvera bientôt à l’ombre.Les personnages sont originaux, la peinture de milieu réussie, mais le film n’est pas sans lourdeur, et sa facture, qui s’enlise parfois dans des effets de mode, a du mal à se rendre au fil d’arrivée.Bien que le jeu de Sean Penn ait été récompensé à Cannes, celui de sa compagne, Robin Wright, s’avère plus large de registre.À l’Egyptien, Brossard, Lasal-le (v.o.), Berri (v.f.).M.B. I.E I) E V 0 1 R, I.E S S A M E 1) I 2 7 E T I) I M A X (' Il E 2 8 S E l> T E M It It K I il !» 7 i THÉÂTRE B 7 «Suis-je chez ce cher Serge?» Denoncourt met en scène Le Cid, une pièce dans le «sperme et dans le sang» STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Ce jeune homme peut donner des complexes.Dans la vingtaine, à l’âge où d’autres apprennent encore a se tenir debout, Serge Denoncourt avait déjà investi sa propre voie royale, celle du théâtre, où il a depuis progressé de manière fulgurante.Après des créations remarquées à la compagnie de l’Opsis, fondée au milieu des années quatre-vingt avec des amis, il a vite œuvré pour les scènes majeures du Québec, du TNM à la Compagnie Jean-Duceppe.En 1994, U» Trident, le plus important théâtre de la capitale, confiait sa direction artistique à ce beau surdoué de 32 ans.En trois saisons, il a rempli son mandat à la perfection en rénovant artistiquement l’institution, à coups de grands textes (Shakespeare, Molière et compagnie) montés par des metteurs en scène chevronnés (Iœpage, Cyret compagnie).«Les abonnements ont doublé et je ' pense qu’il y a eu des spectacles de qualité, commente Serge Denoncourt, qui a ¦ quitté ce poste prestigieux le printemps dernier.J’ai aussi aimé être à la tête d’une grosse machine qui m'a quand même permis de créer.Mais maintenant, je me rends aussi compte qu'à Québec, j’étais le directeur de beaucoup trop de monde.Je n'avais plus envie, comme artiste, d'être responsable, socialement, des gens qui meurent de • faim ou qui ne sont pas satisfaits de la job qu'ils font.» Cette année, l’enfant prodige des • planches est donc de retour à Montréal pour faire ce qu’il fait encore de mieux: mettre en scène des classiques d’hier et d’aujourd’hui.Son carnet de commandes est bourré à ras-bord.11 va créer la nouvelle pièce de Michel Marc Bouchard chez Duceppe, diriger ¦ Les Noces de Figaro à l’opéra, monter Marat-Sade avec les étudiants du cégep de Sainte-Thérèse.L’entrevue s’est déroulée entre les répétitions des deux premiers spectacles qu’il proposera bientôt.Dans deux semaines, au .Quat’Sous, il lancera Décadence, du Britannique Steven Berkoff, avec Jean-Louis Millette et Monique Miller.Et pour bien marquer sa rentrée métropolitaine, il a choisi de s’attaquer au Cid, de Corneille, qui débute dès cette semaine au théâtre Denise-Pelletier, pour le grand public et les étudiants.La bonne et la mauvaise Pourquoi Le Cid! Denoncourt don-.ne une bonne et une mauvaise rai- son.«C’est la première grande pièce française sur laquelle beaucoup de grands metteurs en scène ont travaillé récemment, en France comme ici, explique-t-il en citant Paul Blouin et Jean Gascon.C'est une pièce compliquée et j'avais envie de m'y attaquer.» Voilà pour la «mauvaise» raison.La «bonne», c’est le texte, tout simplement.«Il s’est dit tellement de niaiseries sur Iœ Cid depuis des centaines d'années, poursuit-il.On a parlé de l’honneur, du dilemme cornélien entre le devoir et la passion.Im Bruyère disait: “Corneille peint les hommes tels qu’ils devraient être, Racine les peint tels qu’ils sont."Je ne suis pas d’accord avec tout ça.On dit qu’il n’y a pas d’amour chez Corneille?Allons donc! Ijcs trois scènes entre Rodrigue et Chi-mène sont parmi les plus violentes et les plus dévastatrices que j'aie jamais lues.Cet amour baigne dans la violence et la mort, dans une sexualité excessivement intéressante, qui n’existe que dans le sang, dans une bataille à finir.C’est ça, Le Cid: une pièce extraordinaire, dans le sperme et le sang.» Pour lui, le problème fondamental de cette pièce, dans une perspective contemporaine, c’est que Chimène «est en train de virer folle» tant elle est excitée par le sang de son père que son amour a sur les mains.«C’est démentiel!, dit-il.C’est la pièce la plus violente que j'aie montée depuis que je fais du théâtre.[.] Dans cette société, où tu tues du monde, ou tu te fais tuer.Il n’y a pas de compromis possible.» Denoncourt a d’ailleurs choisi la première version de la pièce (1637) où l’on retrouve notamment cette réplique trouvée choquante pour la bienséance classique: «Qu ’un même jour commence et finisse mon deuil / Mette en mon lit Rodrigue et mon père au cercueil.» Le metteur en scène veut créer une atmosphère «tribale», «barbare», avec des costumes anachroniques (Rodrigue porte un casque d’aviateur, chausse des Reebok et s’enveloppe dans un drapeau espagnol moderne), un décor où domine une toile assez contemporaine, une musique sans âge où fusionnent les époques.Il a choisi ses acteurs en conséquence: Patrice Godin (Rodrigue) n’est «pas cute comme Gérard Philippe, mais viril et passionné»; Céline Bonnier (Chimène) est «forte, profonde et troublée».«Le Cid fait l’apologie de la jeunesse et je suis content de le présenter aux jeunes, conclut Denoncourt.La relecture des classiques nous transforme.C’est aussi pour ça que je fais du théâtre.» De Carlo Goldoni Texte français de Marco Micone Daniel Roussel Avec Markita Boies « L’amour peut tout changer.Mais l'amour n'est peut-être pas ce que vous pensez !» Markita Soies GÉRARD POIRIER, LINDA SORGINI, SERGE PQSTIGO.VIOLETTE CHAUVEAU, GHVSLAIN TREMBLAY, STÉPHANE BRETON, STEPHAN CLOUTIER, MICHEL LAPERRIÈRE et MARC LEG AU LT.Thi ai ri I>IJ Nouvi AU MoNIïi.-: * M I.I-IM* S.e i 11 » l* < .MlH‘1 MK- < >IM*^I DU 30 SEPTEMBRE AU 25 OCTOBRE RÉSERVATIONS : 8G6-86G8 s* 790-1790 MEDIACOM ON vOus ATTEND AU NOUVEAU MONDE Samedi 27 scplemlirc (le 12 h .i 14 h RENCONTRE-DISCUSSION au Calé du Nouveau Monde en compagnie de Loiraine Pinlal et de ses invités, metteurs en scène et traducteurs de la saison.GRANDE FÊTE ITALIENNE sur le parvis du TNM, orchestre, chanteurs, comnredia dell'arte et a.JOURNÉE PORTES OUVERTES M Venez rencontrer les artistes de la saison ! .fi IquPjAa Jl Ül fhfaf f Markita amorosa Karîiïa GAüvin SOPRAn© Étoile montante tie l’art lyrique au Canada.Le lundi 6 octobre à 20 h Billets: 987-6919 Markita Boies incarne la Serva amorosa au Théâtre du Nouveau Monde à compter de cette semaine.Un Goldoni de plus pour le TNM, qui a fait de cet Italien son «amant» .Un personnage de Goldoni de plus pour cette comédienne qui incarnera cette fois une «aimante».STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Elle a la voix éraillée et même une petite coquetterie de prononciation qui accentue son charme de comédienne sur les scènes montréalaises depuis plus de deux décennies.Et quand elle parle du rôle d’Italienne qu’elle répète depuis quelques semaines, elle prend parfois des poses typées, une main sur les hanches, une autre agitée devant elle, les doigts en cône.Chaque fois, on voudrait lui demander de reprendre le mouvement, tant il est juste et beau.Cela ne se fait évidemment pas.Pour voir Markita Boies se couler dans toute la gestuelle de La Serva amorosa, de Goldoni, il suffira d'aller au Théâtre du Nouveau Monde (TNM) à compter de la semaine prochaine.«Goldoni, c’est très vivace, pour reprendre un terme italien», dit la comédienne, rencontrée au café du TNM en accompagnant cette fois son commentaire d’un claquement de doigts de circonstance.Elle ajoute que ce sera sa cinquième participation à un Goldoni et qu’elle a joué son premier, Arlequin, serviteur de deux maîtres, en 1983.«J’étais alors la jeune première, précise-t-elle.Pour ce nouveau rôle, totalement différent, j'ai commencé à travailler assez tôt cet été pour bien maîtriser le texte plein de nuances, de phrases courtes et punchées, de rebondissements qui agitent l’action.» L’histoire est celle du très vieux et très riche Ottavio qui a épousé en secondes noces l’intrigante et jeune veuve Béatrice.Pour s’accaparer l’héritage à venir, la détestable marâtre jette à la rue son beau-fils, l’aimable Florindo.Même les conseils du brave Pantalone n’arrivent pas à convaincre Ottavio de corriger l’injustice.C’est alors qu’intervient Coraline, une simple servante de la maisonnée.Elle va rétablir son jeune maître dans ses droits, ramener «l’ordre dans la famille et l’amour dam les cœurs», au péril de sa réputation, à la seule force de ses convictions.Markita Boies sera cette servante, «C’est une femme merveilleuse et attachante, dit-elle.Elle honore ceux qui agissent de façon vertueuse, avec compassion, sam rien demander en retour.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Markita Boies parle de La Serva amorosa de Goldoni comme d’«un ballet fin et intelligent».C’est Lorraine Pintal, la directrice générale et artistique de la noble maison, qui a demandé à Daniel Roussel de monter ce nouveau Goldoni — elle même s’est réservé la mise en scène des Sorcières de Salem qui clôturera la saison 1997-1998, si l’on excepte la reprise du très populaire Cyrano de Bergerac l’été prochain.Le TNM fraîchement rénové commence son année artistique avec 8000 abonnés — 3200 de plus que l’année dernière — et espère augmenter ce nombre avec le spectacle qui lance le bal.«Il y a un mariage entre Molière et le TNM depuis les tout débuts, explique Lorraine Pintal.Je dirais donc que Goldoni, c'est l’amant de notre compagnie.Mais on l’avait un peu négligé avant que La Locandiera, ne nous le fasse récemment redécouvrir.» Dans un texte de 1750, Carlo Goldoni (1707-1793) raconte s’inspirer de deux grands livres, celui du Monde et celui du Théâtre.Du premier, de son monde vénitien cultivé et bordélique, il dit tirer «les signes, la force, les effets de toutes les passions humaines», mais aussi des «événements curieux» et des «mœurs courantes».Auprès du second, il apprend «à distinguer ce qui est le plus capable de faire impression sur les âmes, de susciter l'émerveillement ou le rire, ou cette sorte d'aimable chatouillement du cœur humain, qui naît principalement de ce qu’on trouve dam la Comédie qu’on écoute».Cette coïncidence du jeu social et du jeu théâtral se condense à la perfection dans La Serva amorosa, écrite à peu près en même temps que cet exposé théorique.La directrice ajoute que cette pièce et La Locandiera (1753) forment un dyptique passionnant sur fond de critique sociale et de réflexion féministe avant la lettre.«Autant j'avais envie que les gens découvrent la condition féminine en Italie au XVIII siècle avec Ixi Locandiera, autant je voulais maintenant donner la parole à une femme généreuse, qui pose des gestes totalement gratuits.Cette nouvelle pièce donne une leçon d’espoir sur la capacité des hommes et des femmes de petites conditions de changer leur société.» Un amour désintéressé C’est aussi une œuvre charnière dans le parcours du dramaturge italien, fortement influencé par la com-media dell’arte.Il s’est inspiré de cette tradition pour créer des types scéniques issus des stratifications so- ciales de son temps.11 a tiré du jeu improvisé des masques, des canevas dramatiques de brillantes et classiques comédies.Mais avec Im Serva amorosa, il amorce un virage.qui conduira aux ultimes chefs-d’œuvres.«Il y a encore des masques, encore des personnages de la commedia dell’arte qu’on connaît, Arlequin ou Pantalone, résume Markita Boies.Mais oti retrouve aussi des figures plus complexes, moins typées.» La comédienne en rajoute sur le côté «hybride» de cette pièce.Elle le comprend d’autant mieux qu’elle a joué dans Im Trilogie de la villégiature (1991), Les Deux Jumeaux vénitiens (1987), et Baroufà Chiagga, l’an dernier.«Dans La Serva amorosa, il y a si l’on veut la queue de la comète des pièces antérieures.Ft puis il y a cette servante du XVIII' siècle, assez moderne, ma foi.Elle est moderne parce qu ’elle est joyeuse et libre.Dans son dernier monologue, elle dit bien qu ’elle a tout fait par amour désintéressé pour son jeune maitre.Et c’est vrai.Elle parle d’amitié avec un homme, en 1750! C’est une femme aimante.C’est un qualificatif que j’aime beaucoup.» Lorraine Pintal parle de cette pièce comme d ’«un ballet, fin et intelligent» Markita Boies, qui veut incarner une Coralina «assez physique», projxjse aussi des allégories tirées de la danse pour parler de la gestuelle qu’elle dé-veloppera.«Pour moi, cette femme, c’est un ballet, parfois une valse, parfois une danse macabre, dit-elle en se permettant un dernier geste intense et gracieux.J'ai appris par hasard dans les Mémoires de Goldoni qu’il avait écrit ce rôle pour une danseuse.Cela m’a beaucoup touchée.Je vais jouer à l'italienne, parler directement au public.J'ai toujours aimé bouger.Pour moi le jeu passe beaucoup par le corps.» 5 'U; O O 5 P Grand Théâtre de Oi 643-8131 5 'U; P O 5 P Petit monstre (3 à 8 ans) 10 oct.au 2 nov.1997 Le Petit Dragon (6 à 10 ans) 5 au 23 nov.1997 Château sans roi (5 à 9 ans) 2 au 21 déc.1997 Le Champ (9 à 13 ans) 3 au 8 fév.1998 Les petits orteils (4 à 8 ans) 11 fév.au 1" mars 1998 Le Porteur (6 à 12 ans) 4 au 22 mars 1998 Salvador (8 à 12 ans) 25 mars au 5 avril 1998 Pescetopococcodrillo (4 à 8 ans) 15 avril au 3 mai 1998 Tu peux toujours danser ( 12 à 92 ans) 5 au 8 mai 1998 Pour obtenir gratuitement §C4A\ OQQ 704 4 notre brochure de saison : |3l Hr | 4001141 1 La Maison Théâtre 245, rue Ontario Est, Montréal A ALCAN BANQUE NATIONALE le Wtvh W'~m% .i 790-1245 Montréal Du 21 au 25 octobre 20 h lif DE ET AVEC DANIELE FINZI PASCA DE RETOUR, LE COUP DE CŒUR DU 3e CARREFOUR le merveilleux spectacle de Daniele Finzi Pasca.Rémy Charest, Le Devoir Le public a été séduit sans réserve.Judith Mayencourt, L’Express Québec Jeudi 30, vendredi 31 octobre et samedi Ier novembre 20 h i.a Maison Théâfre ^ saison 1997-1998 9 spectacles dans un théâtre,ou< neuf î Planifiez dès maintenant vos Sorties en famille.Abonnez-vous et économisez de 14 à 41 % sur le prix des billets î Billetech v 06 'Mmm.La Pressa sur le « Il y a un prix à tout et surtout à l'amour DAVID HARE Raymond Bouchard Linda Roy Sébastien Delorme Traduction et adaptation Simon Fortin Mise en scène Claude Mah %.?¦ Décor: AndrrBarbe Costumes: François Barbeau Eclain Accessoires: Jean-Marie Guay Musique: Jean-F DU 23 SEPTEMBRE AU 18 OCTOBRE Michel Beaulieu Zanella RESERVA1WNS: 844-1793 Hydro k Québec BANQUE NATIONALE 8l-Hub*rt mm THEATRE Saison 19 9 8 Vous au av- de Salaberry • rue Crémazie Est Québec —— — ^ w ü I ^ —1 — À Q U É B E C Nous irons tous au bois Le Festival Arts et Nature à Duchesnay RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUEBEC On aura souvent placé en opposition les notions de nature et de culture.Au Centre co-nature de Duchesnay, aux abords du lac Saint-Joseph, dans le comté de Portneuf, on cherchera plutôt à les associer, jusqu’au 5 octobre, dans le cadre d’un tout premier Festival Arts et Nature, qui réunit pour la durée quelque soixante-cinq peintres, photographes, sculpteurs, bédéistes et auteurs de France et du Québec, dont le Concourt Jean Rouaud, Marie Roua-net, Micheline La France, André Ricard et Jean Royer.Pendant ces deux semaines, le public est invité à rencontrer les artistes présents, à visiter, tout à fait gratuitement, six expositions et à assister à des conférences, tables rondes, ateliers, projections de films et causeries en tous genres.On a établi un programme éducatif à l’intention des jeunes des commissions scolaires voisines, et des activités-bénéfices sont également prévues, tel le souper-gala de ce soir, où l’on rendra particulièrement hommage à la délégation française; le brunch de demain, consacré à de Saint-Denys Carneau, qui résidait à deux pas de là, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Car-tier, avec une allocution de Jean Royer et la lecture de poèmes de Garneau; et finalement, le 5 octobre, un brunch irlandais, où l’on pourra voir des spectacles des Irish Dancers et des Rovers, de la municipalité voisine de Shannon.Chaque jour, on aura droit à un atelier ou une activité spéciale à llh, et à un café littéraire à 13h30.Aujourd'hui même, Micheline La France donne un atelier d’écriture sur le roman et la nouvelle, tandis que le 1" octobre, un atelier sur l’écriture des mémoires visant particulièrement les aînés sera offert par Cécile Cloutier et que, le 3 octobre, l’ethnologue du Nord Louis-Edmond Hamelin présentera une causerie autour d’une tenture inuiL Du côté des cafés littéraires, on notera particulièrement la table ronde intitulée Écrire au Québec, écrire en France, réunissant les auteurs français et québécois de l’événement.Au total, le volet littéraire est nettement le plus fort de l’événement.Outre les auteurs déjà nommés, la délégation française comprend Joseph Joffo, lauréat du grand prix RTL, et Malika Mokkedem, dont le roman L'Interdite recevait en 1993 une mention spéciale du jury du prix Femina, auxquels s’ajoutent les bédéistes Jacques Fer-randez et François Boucq.Côté québécois, Claire Martin, prix du Cercle du livre de France en 1958 et prix du Gouverneur général au début des années 80, Alain Beaulieu et Gabriel Lalonde sont également du nombre des invités.Dans le volet artistique, outre la présence d’Antoine Dumas et une exposition consacrée au caricaturiste français Albert Dubout, on reconnaît peu de noms.Se voulant accessible et multiculturelle, la programmation regroupe au total quatre peintres et un photographe français, quatre artistes amérindiens, une quinzaine d’un [jeu partout au Québec et une vingtaine d’artistes «régionaux».On jugera sur pièce.Né à l’instigation de Palavas-les-Flots, municipalité du sud-ouest de la France jumelée à Sainte-Catherine, le Festival Arts et Nature doit, selon son principal organisateur Jacques Robi-taille, donner lieu à un va-et-vient entre les deux pays: l'année prochaine, un tel événement doit se tenir à Palavas, avec invitations faites aux artistes québécois, avant qu’on ne revienne au Québec en 1999.La réciproque était pour le moins essentielle aux yeux de M.Robi-taille puisque, à ce point-ci, c'est l’organisation québécoise qui assume presque toutes les dépenses.Le budget total de l’événement se chiffre à 125 000 $, dont 15 000 $ proviennent de l'Office du tourisme et des congrès de la Communauté urbaine de Québec, 10 (XX) $ de la chambre de commerce locale et 35 000 $ de divers commanditaires.Des demandes de financement ont aussi été faites auprès des ministères du Patrimoine canadien et des Affaires internationales du Québec.On peut se renseigner sur le calendrier des activités au (418) 875-2122.Entre pouvoir et mensonge PAUL C A U C H O N LE DEVOIR Cela aurait pu s’appeler Vérités et mensonges, mais Orson Welles y avait pensé avant.Luc Dionne, le scénariste d'Omertà, avoue que le titre de la série est un peu trompeur.Série policière?Série sur la mafia?"Il s'agit plutôt d’un suspense psychologique, explique-t-il, avec des personnages qui vivent des conflits qui n’ont rien à voir avec le travail policier.Je voulais explorer la magouille et les bas instincts de l'être humain.» Le véritable sujet d’Omertà serait donc peut-être le mensonge et le jeu, dans un univers rempli de chausse-trappes où la dissimulation devient une œuvre d’art et où des gens qui se disent amis se tendent des pièges pour découvrir la vérité.La série la plus «chaude» de l’heure sur les ondes télévisuelles québécoises n’a pas été écrite par un amateur de polars, qui avoue en lire très peu et qui admet sa méconnaissance de l’histoire des séries policières télévisées.Le point de départ de cette série, explique Luc Dionne, «c’est l’univers des agents doubles».Dans l’univers télévisuel actuel, Luc Dionne est un oiseau rare.Omertà, on le sait, fut son premier travail d’écriture.Dionne avait auparavant travaillé à l’Assemblée nationale comme attaché de presse de la Commission de l’économie et du travail.Sa base documentaire provient d’un travail qu’il a effectué pour une amie écrivain aux États-Unis.Il demeure d’ailleurs un peu vague sur la nature exacte de cette activité: son amie avait reçu un dossier qui faisait le lien entre différentes actions policières pour démontrer la nature d’une fraude internationale, en prévision d’un livre qui n’a pas été publié pour le moment.«Cer- tains éléments de cette histoire sont du domaine public aux États-Unis, explique , Luc Dionne.À New York, des gens ont été arrêtés pour avoir formé un consortium afin defrauder des institutions financières.» Pendant trois ans, Luc Dionne a donc aidé cette amie dans ses recherches, menant entre autres une série d’entrevues avec des agents doubles du FBI, privilège qui n’est pas donné à tout le monde.«Les agents doubles, ce sont les plus grands comédiens de la Terre, explique-t-il.Ils prennent des cours d’expression dramatique, ils jouent des personnages, ils récitent des textes, ils font de l'impro.Et puis ils sont très fermés, très para nos, souvent placés dans des situations de vie ou de mort.Luc Picard me disait comment il trouve son personnage fascinant, puisqu'il s'agit d’un personnage [un policier agent double] qui joue un personnage.» Mini-société Rapports de pouvoir et jeux de mensonges, voilà ce qui passionnait Luc Dionne.«Les gens du crime organisé se réunissent le matin et se demandent quelle sera leur prochaine fraude, ex- JACQUES NADEAU LE DEVOIE Dans l’univers télévisuel actuel, Luc Dionne est un oiseau rare.plique-t-il.C'est fascinant.Dans leur genre, ce sont des créateurs.De l'autre côté, les policiers sont tout aussi créateurs: à l’intérieur de leur code de déontologie, ils se demandent comment faire pour coincer ces gais-là.Le tout s'apparente à une partie d'échecs.Et il s'agit d’une mini-société où tout le monde se connaît.Tel policier connaît tel criminel, se met dans sa peau pour prévoir ses réactions, essaie de prévoir deux ou trois coups d’avance.» Mais on a beau vouloir s’intéresser à ce sujet, encore fallait-il écrire Omertà.Avec une parfaite candeur, Luc Dionne s’est acheté un livre sur l’écriture de scénarios, a écrit ses 13 épisodes et les a envoyés à la maison de production SDA Le réalisateur Pierre Houle et la productrice Francine Forest n’en sont pas revenus.«C'était totalement passionnant, un talent brut.mais qu’il fallait\ polir», explique Pierre Houle.Le matin de l’entrevue au Devoir, Luc Dionne est arrivé en compagnie de Pierre Houle et de Francine Forest Le geste n’était pas innocent: Omertà est signée des trois noms, et Luc Dionne définit la série comme une véritable œuvre collective, pensée à trois.«Le scénariste veut que son histoire soit la .plus efficace possible, explique-t-il.Mais ce n’est pas lui qui tient la caméra.Donc, j'ai tout avantage à comprendre comment le réalisateur et la productrice fonctionnent, pour arriver à un résultat maximum.Je ne comprends pas pourquoi des scénaristes ne voient pas la richesse du travail en groupe.» La qualité d’Omertà tient donc à cette chimie entre trois personnes.Pierre Houle en remet «Nous sommes marginaux par rapport à l’actuelle guerre entre auteurs et réalisateurs et producteurs.Moi, je crois qu’il y a les mots, il y a les images, et la création passe par les deux aspects.Nous avons trois regards, nous avons mis en commun ce que nous avons, et cela donne trois regards sur la a vie, avec des personnages qui ont trois fois plus de chances d'être différents.» L’équipe est tellement soudée que tous les trois travaillent maintenant ensemble à d’autres projets.D’abord, il est possible que soit ajouté un quatorzième épisode aux 13 épisodes actuels /i ‘uis geneviève lagaeê, guillaume lord, miche! beaulieu, lue j.béland larsen lupin, Sylvain émard, angelo barsetti reseï valions 514 845 7277 réseau admission 514 790 1245 13 octobre au 22 novembre 1997 abandonnez-vous.abonnez-vous! date limite: 11 octobre Pour annoncer un événement dans l’Agenda culturel, faites-nous parvenir vos communiqués par la poste ou par télécopieur au plus tard dix jours avant la date de parution souhaitée (le lundi matin avant le samedi de parution pour les rubriques Galeries et Musées).Agenda culturel, U Devoir, 2050, rue de Bleury, Montréal (Québec) H3A 3M9.Télécopieur: (514) 985-3390.Renseignements: (514) 985-3551. B 10 I.E I) E V (t I II .I.E S S A M E I) I 2 E T I) I M A N < Il E 2 S S K I* T E M II II E I !» !l 7 Salle • Pierre- Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est Métro Berri-UQAM Radio-Canada Chaîne culturelle FM Billets : 987-6919 Desjardins IÆ DEVOIR Richesses Vous pouvez encore vous abonner à l'OSM 842-9951 Dans une ambiance de « fiesta », Charles Dutoit et I 0SM vous convient à un concert espagnol aux sonorités vibrantes et exaltantes.En première montréalaise : Pepe Romero.Les Grands Concerts Mardi et mercredi 7 et 8 octobre, 20 h Albemz Iberia, extraits Montsalvatge (incos Condones negras Rodrigo (oncierto de Aranjuez Falla ElAmorbrujo (L'Amour sorcier) Turina Damas fantàsticas Charles Dutoit.chef Pepe Romero, guitare Silvia TroSantafé, mezzo-soprano Soirée du 7 octobre Soirée du 8 octobre Billets :0SM : 842-9951 Admission : 790-1245 Place des Arts : 842-2112 Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts POST! M All BANOUE NATIONALE Une histoire de jeunesse, d’amour et d’honneur Mise en scène : Serge Denoncourt Avec : Patrice Godin, Céline Bonnier Annick Bergeron, Jean-François Blanchard, Pierre Chagnon, Daniel Gadouas, Han Masson, Aubert Pallascio, Marcel Pomerlo, Gabriel Sabourin et Monique Spaziani Concepteurs : Michel Beaulieu, Luc Béland, Louise Campeau, Jean Gaudreau, Geneviève Lagacé et Michel Smith du 1er au 18 octobre jeudis, vendredis et samedis, 20 h (matinées en semaine, 10h30 ou 13h30) Billetterie 514 253-8974 H BILLETS 514 790-1245 1 800 361-4505 DENISE-PELLEÏÜR 22% de réduction lestamedl* 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal EU Papineau, autobus 34 E3 Pie IX, autobus 139 FRANÇOIS T O U SI G N A N T RUTH CRAWFORD SEEGER - A PORTRAIT Ruth Crawford Seegen Music for Small Orchestra; Three Chants; Piano Study in Mixed Accents; Three i Songs; String Quartet; 2 Ricercare; Andante du quatuor à cordes arrangé par l’auteure pour orchestre à cordes; Rissolty Rossolty; Suite for Woodwind Quintet.Charles Seegen John Hardy.Lucy Shelton, soprano; Reinbert De Leeuw, piano; New London Chamber Choir; Ensemble Schoenberg.Dir.: Oliver Knussen.• Durée: 71 min 41s.DGG 449 925-2 Deuxième épouse du musicologue américain Charles Seeger, voilà comment on présente généralement Ruth Crawford Seeger, un nom plutôt qu’une œuvre.Oliver Knussen, ce chef britannique, est allé voir plus loin et nous présente Ruth Crawford Seeger, compositrice d’avant-garde américaine dont le mari, Charles Seeger, s’intéressait à la musicologie et s’est aussi essayé à la composition.Elle est née en 1901 et décédée prématurément du cancer en 1953.Début vingtaine, elle s’installe à Chicago, s’intéresse au monde harmonique et philosophique de Scriabine, Varèse, Stravinski et Hindemith, du moins aussi peu que l’on pouvait en connaître à cette époque où l’Amérique était encore assez coupée du monde musical européen en ce qui concerne la création.On la retrouve à New York à la fin des années 20; elle y côtoie les milieux avant-gardistes aux côtés des Ives, Cowell.Varèse et cie, se passionne pour tout ce monde de recherches et d’explorations artistiques et musicales qui gravite autour de la New Music Society et du New Mu- sic Quarterly à New York.C’est là quelle rencontrera son célèbre mari, qui sera aussi un temps son professeur de composition.Longtemps considérée comme une «originale», on la découvre aujourd’hui comme une pionnière américaine singulièrement visionnaire, loin des avenues timorées des Copland, Barber et Carlisle Floyd; son esthétique radicale se réclame d’une certaine théologie théiste et humaniste et elle use de l’atonalité la plus avancée à l’époque dans une Amérique qui ne connaît pas encore, ou que peu, le sérialisme.1-e disque nous fait donc entendre un pan de tout un courant américain qui existait sans qu’on le suspecte trop, les livres d’histoire ayant souvent trop fait croire que Charles Ives était un «cas isolé».C’est loin d’être vrai, et il y avait au tournant du siècle un riche terreau de compositeurs et musiciens qui commençaient à trouver leur propre voie hors de l’académie.Le programme proposé sur ce disque est chronologique et commence par Music for Small Orchestra.Déjà, en 1926 et apparemment en complète ignorance des œuvres de Schoenberg, elle atteint l’univers harmonique, expressif et coloristique de l’op.16 du maître viennois.Le panharmonisme est magnifique et surpre-namment contemporain, tout comme la séduction réelle exercée par ces deux courtes pièces.Les Three Chants (1930) sont encore plus étonnants.Ici, la musicienne invente son langage (verbal) comme plus tard Berio et Vivier le feront.Le style d’écriture fait plus que penser à ce que Ligeti imaginera dans sa musique chorale des années 60.C’est aussi les Aventures de ce même compositeur que préfigurent les Three Songs (1930-32), sur des poèmes de son ami Carl Sandburg.tant l’originalité est sidérante, encore plus aujourd’hui quand on peut mieux apprécier son pouvoir visionnaire génial.On ne saurait non plus taire son émerveillement devant le quatuor à cordes de 1931, aussi moderne, expressif et magnifique que la Suite lyrique de Berg, bien que dans un registre moins opératique.Cette modernité-là reste toujours troubkinte.Petite chute dans les 2 Ricercare (1932).Tout le monde a droit à ses moments moins inspirés; le traitement de la voix et de l’accompagnement est assez violent, conjuration d’une émotion puissante et d’une révolte contre le système économique et social.La contestataire politique Ruth Crawford n’avait pas froid aux yeux.Après deux pièces d’orchestre écrites en pensant à leurs enfants (elle en eut deux avec Charles Seegers, qui signe une de ces pièces), une Suite pour quintette à vent (1952, un an avant sa mort), toute néoclassique, sorte de refuge d’un esprit qui tente de fuir le mal insidieux de son corps et qui, par une ironie parfois larvée, ose espérer.Magnifiquement interprété par les membres du Schoenberg Ensemble, ce répertoire «nouveau» gagne à être longuement exploré; surtout, il enrichit la joie et l’intérêt de la musique pour qui s’y attarde le moindrement.En plus, le livret est fort instructif, bien fait, et surtout plus plaisant à lire que des articles de dictionnaire.Un disque sur lequel rien n’est vain, c’est rare.Le répertoire laissé par des femmes prouve qu’il n’est pas aussi pauvre qu’on le laisse souvent entendre quand on veut bien le jouer — Oliver Knussen sait communiquer son amour de cette musique — et il y a ici de quoi donner plein de courage à celles qui, parfois encore, doutent, hésitent, mais ont la foi.(jEpRD PORTRAIT éclatement de la ligne vocale entre récitation, sperchs-tirnrne, chant tout en tension, à intervalles sans références tonales sur un accompagnement angulaire de blocs, tout en à-coups, où tout s’oppose violemment en une mécanique irrégulière et détraquée, quasi paranoïaque; ou encore des méditations où, sur d’étranges glissandos de cordes et des atmosphères inouïes, s’élance le sentiment.Bref, à la SMCQ ou au NEM, on dirait qu’il s’agit de la grande avant-garde — et avec raison! — Une grande présence SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Ruth Brown est chanteuse de blues.Elle est plus exactement une adepte du swing qui plane toujours au-dessus de Kansas City.Elle est classique, Ruth Brown.Elle est comme étaient Alberta Hunter, Billie Holiday, Helen Humes et deux ou trois autres.Aujourd’hui, Ruth Brown est la plus convaincante des chanteuses de blues qui se conjugue avec grosse formation.D y a peu, un nouvel album de cette femme qui a connu énormément de succès dans les années 50 et 60 a été publié.Il s’intitule tout simplement R + B = Ruth Brown.^ R.+ B.= Ruth Brown, ça oscille entre les classiques tels Destination Heartbreak et les nouveautés comme Too Little Too Late de Dennis Walker.11 a été édité par l’étiquette Bull-seye Blues.Comme il est du genre Kansas City, les brass occupent autant le carreau que la guitare.Et comme Ruth Brown est une chanteuse très respectée tant par les jazzmans que par les autres, on a droit à de belles et grandes présences.D y a Her-lin Riley à la batterie, Duke Ro-billard à la guitare, Wessel Anderson au saxo-alto, Ed Petersen au saxo-ténor, Del-feayo Marsalis au trombone, Barney Floyd et Charlie Miller aux trompettes, Victor Goines au baryton, James Singleton à la contrebasse et Bobby Forrester au piano.Les morceaux choisis?Ça oscille entre les classiques comme Destination Heartbreak et les nouveautés comme Too Little Too Ijate de Dennis Walker.C’est entre histoires de cœur et coups de cœur.Bref, c’est sentimental.CQFD: ça balance.Tout le temps, constammenL Du début à la fin.Cet album, c’est tout cela: une balance entre le séduisant et la séduisante.Ce R + B = Ruth Brown, c’est le plus qu’humain.En bleu et noir ¦ Dans le dernier numéro de Jazz Magazine, il y a notamment un article consacré à trois écrivains fous de jazz, soit Charles Juliet, auteur notamment de Lueur après labour, François Joly, auteur de Notes de sang, et.Jean Echenoz, signataire de Les Grandes Blondes.On a demandé à chacun: quel effet votre intérêt pour le jazz a-t-il sur votre écriture?La réponse d’Eche-noz: «Monk a eu une influence sur moi quant à ta sonorité, au rythme, aux ruptures.Parfois, je peux travailler sur un passage et avoir comme préoccupation de restituer quelque chose de certains climats musicaux, obtenir que telle phrase sonne comme du Basie, du Dolphy, du Ayler.Dans la composition d’un passage, il y a souvent le souvenir insistant d’une ambiance musicale.» ¦ Ce soir, à L’Air du temps, on propose l’excellent quintette du saxophoniste Joel Miller.Tilden Webb sera au piano, Joe Sullivan à la trompette, Brian Hurley à la contrebasse et Joel Haynes à la batterie.¦ Au Upstairs, on présente le quartet du grand contrebassiste Dave Young.LUCY SHELTON HEINHERT DE LEEUW Une coproduction du Théâtre Denise-Pelletier et du Centre national des Arts d’Ottawa A LA , CHAÎNE CULTURELLE DE RADIO-CANADA VENEZ NOUS VOIR.ON S'ENTEND SI BIEN! Depuis le temps que vous écoutez la radio de Radio-Canada.Venez maintenant voir comment se fait cette radio que vous aimez.Les 26, 27 et 28 septembre, à l'occasion des Journées de la culture, pourquoi ne pas nous rendre visite à la Maison du boulevard René-Lévesque?Vous pourrez alors visiter le Musée de la radio, jeter un coup d'oeil à notre salle de nouvelles, exercer un instant le métier d'animateur, visiter un car de radio et des studios exploitant la technologie numérique et rencontrer, le samedi 27 septembre, quelques-uns de vos animateurs préférés.Rendez-vous entre 12hetl7hàla Maison de Radio-Canada, 1400, boul.René-Lévesque Est à Montréal, près de la station de métro Beaudry.Stationnement gratuit les samedi 27 et dimanche 28 septembre seulement (entrée rue Papineau).www.radio-canada.com La JOURNEE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE sera soulignée par une programmation haute en couleur le lei octobre prochain.En voici un aperçu.À 9 h 11, TOUT POUR LA MUSIQUE sera diffusée en direct du Conservatoire de musique de Montréal.Catherine Perrin rencontrera des étudiants et des professeurs, qui nous offriront pour l'occasion un mini-récital.Réalisation : Michèle Patry et Diane Maheux.À 13 h, Danielle Charbonneau, LA BELLE ÉC0UTEUSE, a choisi de consacrer son émission à vos demandes spéciales.Enfin, à 20 h, LES GRANDES SOIRÉES présentent un concert de la Société de musique contemporaine du Québec sous la direction de Walter Boudreau.Le programme comprend des oeuvres de Philip Glass, Claude Vivier et Ka Nin Chan, ainsi que des créations de Vincent Collard, Serge Arcuri et Peter Swinnen.Animation : Mario Paquet Réalisation : Laurent Major Mercredi, V octobre 100,9 CHICOUTIMI • 98,3 MONCTON • 100,7 MONTRÉAL • 102,5 OTTAWA-HULL • 95,3 QUÉBEC • 101,5 RIM0USKI • 90,7 SHERBROOKE • 90,3 TORONTO • 104,3 TROIS-RIVIÈRES ^ÊÊÊmtàm m I1É-.iév Hommage à une femme géniale
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