Le devoir, 30 septembre 1997, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR V (I i.I.X X X V I I I N " 2 2 I ?MONTRÉAL, LE MARDI RO SEPTEMBRE I !) !> 7 HS c t t i» s + T V y / T O U o \ t i) I $ Serge Truffant ?PERSPECTIVES La lutte finale Après la lutte des classes, après la lutte des sexes, voici la lutte des générations.Depuis quelques mois, voire plusieurs années, les baby-boomers sont les boucs émissaires de tout et de rien; de tout comme de rien.C’est à se demander si on ne nous chante pas encore, sur un tempo certes différent, l’air pathétique de la lutte finale.Soyons techniques.Soyons sérieux.Soyons ennuyeux.Fait partie de la génération des baby-boomers toute personne ayant vu le jour pour la première fois entre 1945 et 1965.On notera au passage que cette génération, qui passe aux yeux des plus jeunes comme une génération de pieds-nickelés, s’allonge sur vingt ans.Pourtant, la science démographique, du moins ce qu’on en a retenu, nous enseigne qu’une génération, c’est 10 ans.Mais bon, comme ce groupe d’âge forme une grosse, une énorme bosse sur la courbe démographique, on ne sait trop qui a décrété qu’ils et elles formaient un tout homogène.Effectivement, ceux qui sont nés l’année de sortie des Enfants du paradis sont culturellement frères et sœurs de ceux qui sont nés l’année de sortie de Yesterday, la bébelle boy-scout des Beatles.Passons.Passons et soulignons avec l’anthropologue Serge Bouchard que l’explication de phénomènes sociaux complexes par la loupe générationnelle, ici les babyboo-mers, revient à résumer «à une abstraction les tares de la société.C’est une sorte de sociologie du pauvre.Une paresse de l’esprit.C’est la production intellectuelle d’une société qui ne sait plus produire.On colle à Statistique Canada.On dit Serge Bouchard a 50 ans.Il est un baby-boo-mer.» CQFD: il présente tels stigmates, notamment celui-ci: c’est un planqué du système.S’il est vrai que cette génération s’est fourvoyée à bien des égards, sur bien des fronts, c’est peut-être bien «parce qu’elle nourrissait, de confier Serge Bouchard, des rêves démesurés.Il faut bien reconnaître que notre tour sur la patinoire se résume à ceci: on s'est planté.Mais à l’inverse, il ne faut pas oublier que nous n'avons pas inventé l’égoïsme, l’esprit radin, le chacun pour soi.Tout cela existe depuis que le monde existe.Au fond, ce qu’il y a de rassurant, c’est que nous sommes comme les autres ont été et seront.» Toujours est-il que cette histoire générationnelle, qui soit dit en passant constitue le fond de commerce de mille et un acteurs de la cité, est devenue la tarte à la crème sociologique de cette fin de siècle.Et notamment pour expliquer nos maux économiques.Alors M.Jacques Beauchemin, vous qui êtes sociologue, qu’en pensez-vous?«C’est une explication abusive.» Les contractions effectuées sur le marché du travail «renvoient à des phénomènes sociologiques beaucoup plus complexes et profonds que ne le pensent les tenants de cette approche.Les déterminations sont désormais macroéconomiques.La mondialisation des marchés a affecté les jeunes autant que les 4060 ans».Et politiquement?Est-ce que les baby-boomers sont au pouvoir?Est-ce que le fait que le conseiller du prince soit un baby-boo-mer imprime un détournement de sens?«Sans vouloir minimiser le rôle de l’acteur politique, je constate, a souligné M.Beauchemin, que l'appareil avale les acteurs en question.Il me semble qu’il est illusoire de penser qu’on peut réformer l’appareil de l’intérieur.Il faut chercher des paramètres autres que celui du surgissement sur l'avant-scène du social d'une cohorte démographique.» Cela étant, il est vrai, selon nos observateurs, que les babyboomers sont envahissants culturellement.«C’est un groupe qui impose ses goûts, a constaté M.Beauchemin, au niveau superficiel des choses.Im musique des années 50, la chaîne des restaurants Nickels, les téléromans, tout cela révèle une nostalgie pour une époque considérée comme un âge d’or.Dans les faits, il n'en était pas un.» Pour Gilles Gagné, sociologue à Laval, qui à l’instar de ses confrères juge insuffisante l’explication générationnelle, la génération du baby-boom se distingue davantage des générations précédentes que celle que forment les jeunes d’aujourd’hui par ceci: elle est devenue la première génération à réaliser l’intégration au capitalisme.Comment cela?«Par l'intégration du travailleur et par le biais du relèvement des conditions économiques.C’est un fait que l’essentiel des avoirs financiers est actuellement ata mains d'une génération.lorsqu’ils avaient 20 ans, ils voulaient leur part de citoyen.Et ils l’ont obtenue.Lorsqu ’ils auront 60 ans, ils auront leur part de rentier.» Cela dit, en faisant du baby-boomer le bouc émissaire de tout et de rien, les jeunes font comme les jeunes d’hier ont fait et comme ceux de demain feront, c’est-à-dire qu’ils composent «la narration de leur histoire.Comment cela?En élaborant un discours général de victimisation.Remarquez que chaque catégorie de la société est une victime de telle autre catégorie de la société.» Pour terminer, voici une version polie d’un blues à Brassens: «Io temps ne fait rien à l’affaire / Quand on est couillon on est couillon / Vieux couillon des neiges d’antan / jeune couillon de la dernière averse / Quand on est couillon on est couillon».Les baby-boomers n’ont pas inventé l’égoïsme, l’esprit radin, le chacun pour soi MÉTÉO Montréal Québec Nuageux avec 60% Nuageux, de probabilité Max: 13 Min: 2 d'averses.Max: 15 Min: 4 Détails, page B 6 INDEX Agenda .B 6 Le monde .A Annonces .B 6 Les sports .B Avis publics.B 4 Montréal .A Culture .B 8 Mots croisés.B Économie .B 2 Politique .A Éditorial .A6 Télévision .B www.ledevoir.com LES SPORTS t Eternel Brochu, sempiternelle précarité, page B 5 LES ACTUALITÉS Une voie rapide et moins * coûteuse pour traiter les cas de divorce, page A 2 CULTURE Le CRTC et la crise de la radio, page B 7 Chirac réitère son ü La France «accompagnera» le Québec quel que soit son avenir, dit le président appui au Québec «Le gouvernement du Canada pourrait dire la même chose», répond Stéphane Dion CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS A ttel que soit le chemin que le Québec " Vx choisira, la Prance l’accompagnera.Le Québec peut compter sur l’amitié et la solidarité de la France.» Voilà le message succinct qu’a livré le président français Jacques Chirac au terme de la première journée du voyage officiel de Lucien Bouchard à Paris.Le premier ministre québécois est sorti de l’Elysée la mine réjouie sous un soleil splendide en affirmant que cette formule signifie hors de tout doute que la France reconnaîtra la décision des Québécois si ceux-ci choisissent la souveraineté lors d’un prochain référendum.VOIR PAGE A 8: CHIRAC MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA La promesse du président français Jacques Chirac de respecter le choix futur des Québécois aurait pu être faite par le gouvernement canadien, a soutenu hier le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion.«La France dit qu ’elle accompagnera le Québec datis son destin.Mais tout le monde dit ça! Qui ne veut pas accompagner le Québec dans son destin?», a d’abord demandé le ministre à sa sortie des Communes.«Quel que soit le chemin que le Québec choisit, la France l’accompagnera.Le Québec peut compter sur l’amitié et la solidarité de la France», a ensuite lu M.Dion.«Le VOIR PAGE A 8: DION La récolte a* h 5 * H • V v 40" \ ) .\ S •: •'V ¦ - - darvje Hi WES DUBÉ Plus qu'un simple spectacle, La Bête est une véritable aventure de création, pour Ginette Laurin bien sûr, mais surtout pour l'ensemble des interprètes.» i 4 778313000658 I.K l> E V 0 I l< , I.K M A R I) I () S E I* T E M B it E I » !) 7 B 5 Le devoir LES SPORTS /¦-1 a I ile la réserve collective de sane Groupe sanguin 0- 26% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 527-1501 Sempiternelle précarité, éternel Brochu À titre de bilan de fin de saison, le président des Expos, Claude Brochu, a réitéré les mêmes éléments économiques qui tendent à justifier que les Expos, s’ils n’ont pas un stade bien à eux, ne seront plus à Montréal en 1999.RICHARD MI LO l PRESSE CANADIENNE T es Expos ne seront plus à Mont-L/ réal dans deux ans s'ils n’obtiennent pas la certitude qu’ils auront un nouveau stade au centre-ville.En conférence de presse, le président Claude Brochu a répété, hier, que la survie du baseball à Montréal passe obligatoirement par la construction d’un nouveau stade au centre-ville de Montréal.«Ce sera l'hiver le plus important de notre histoire.Si on passe à travers et obtient l'appui des entreprises qu’on recherche, on va sortir gagnant.C’est notre défi.» Les Expos disent qu’ils n’ont pas le choix.Ils encaisseront des pertes de 13 millions en 1997 après avoir perdu 6 à 7 millions la saison précédente.Pour stopper l'hémorragie, ils envisagent de réduire leur masse salariale à environ 10 millions la saison prochaine en liquidant Pedro Martinez, Mike Lansing, David Segui, Darrin Fletcher et Henry Rodriguez.Ils refusent de parler d’une vente de feu semblable à celle du printemps 1995 mais c’est tout comme.Martinez et Lansing seront échangés.On ne fera aucune offre à Segui et Fletcher sur le marché des joueurs autonomes.Et Rodriguez ne sera pas protégé lors du repêchage d'expansion.RYAN REMIORZ PRESSE CANADIENNE Claude Brochu: «Avec un nouveau stade, les revenus seront suffisants pour avoir une niasse comparable à la moyenne dans cinq ans, c’est-à-dire entre 90 à 100 millions de dollars canadiens.» «Notre seule raison d’être, c’est de gagner, a dit Brochu.Nos partisans veulent qu’on gagne la Série mondiale.C’est ce que nous voulons aussi mais il y a trop de contraintes.Il est impossible de continuer dans les conditions actuelles.Perdre de l’argent, ce n’est pas agréable.«La survie des Expos passe par un stade au centre-ville.L’objectif est d’avoir une équipe championne pour l'an 2001 — la première année du stade au centre-ville.» Lisant d’abord en français, puis en anglais, un texte clair qu’il avait préparé pour les circonstances, Brochu a donné des chiffres éloquents pour justifier sa position.Qui gardera le premier le but ?Sans surprise, le camp du Canadien ne laisse qu’une interrogation à 24 heures du premier match contre Ottawa GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Malheureusement il n’y a pas eu de blessés chez les gardiens.Pour le reste, la théorie de Darwin s’est chargée de déterminer la formation d’Alain Vigneault pour le match d’ouverture de demain contre les Sénateurs d’Ottawa.L’entraineur recrue n’aura pas à trancher pour le choix de ses patineurs, la sélection naturelle l’a fait pour lui.Les plus résistants, ceux des vétérans qui sont restés en santé, vont tous être en uniforme, tandis que les recrues Brett Clark, Miroslav Gu-ren, Eric Houde et Terry Ryan vont regarder le match de la galerie de presse.Brian Savage, Stéphane Richer, Peter Popovic, Jassen Cullimore et David Wilkie sont tous blessés.Mais qui sera devant le filet?C’est la question de 64 000 $.Vigneault a fait son choix mais il n’a pas voulu le faire connaître.Le match d’ouverture est toujours important et significatif pour un gardien.«Ça serait un honneur, a dit Jocelyn Thibault, hier.Et une victoire un peu pour moi avec tout ce qui s'est dit cet été et au camp d'entrainement.» Andy Moog souhaite tout autant être désigné: commencer la premier match, a-t-il dit, «c’est une occasion remarquable».Si ç’allait au mérite, Thibault devrait être l'élu puisqu’il a connu un meilleur camp que l’autre.C’est aussi un vétéran de près de deux ans dans l’organisation, tandis que Moog est un nouveau venu à Montréal mais un vétéran établi et respecté dans la Ligue natioinale.Quand on a demandé à Thibault s’il ne craignait pas que le Canadien désire justifier l’acquisition de Moog en lui faisant disputer le premier match, il a commencé par répondre qu’il ne le savait pas, mais il a fini par rappeler que l’on «a aussi dit que ceux qui allaient mériter de jouer allaient jouer».«Ce n’est pas vraiment à moi de dire qui a connu le meilleur camp, a encore dit le jeune gardien.C'est sûr que j’aimerais jouer mais je n ’en ferai pas un plat si je ne suis pas choisi.Il va rester encore 81 matchs.» Vigneault a déclaré, hier, que s’il faisait part de ses critères de sélection pour ce premier match, on pourrait identifier tout de suite son choix.Il avait cependant déclaré précé- Au mérite, Jocelyn Thibault devrait être l’heureux élu puisqu’il a connu un meilleur camp qu’Andy Moog demment que l’adversaire sera un des facteurs quant au choix de ses gardiens en cours de saison.Or, la fiche du Canadien contre les Sénateurs la saison dernière a été d’aucune victoire, trois défaites et deux résultats nuis.Et Thibault avait entrepris quatre de ces cinq matchs.D’autre part, Vigneault pourrait vouloir réserver Moog, qui a été une figure populaire à Boston, pour le match de samedi contre les Bruins.Meilleure défensive?La principale amélioration chez le Canadien en matchs préparatoires a probablement été la très forte diminution du nombre de tirs et d’occasions de marquer accordés par rapport à la saison dernière.A son dernier match par exemple, le Canadien a limité les Blackhawks de Chicago à 14 tirs, lui qui a concédé la saison dernière une moyenne de tout près de 34 lancers par match, seuls les Maple Leafs de Toronto et les Penguins de Pittsburgh ayant été plus généreux.Pourtant, le Canadien a les mêmes joueurs qu’il y a un an.«Il n’y a pas de secrets au hockey, a expliqué simplement Patrice Brisebois, hier.Si tu es dans ton territoire, tu n’as pas le droit de t’en aller plus vite que le joueur adverse.ITiens, tiens.I II faut que tu restes là et il faut de la communication.«Et c'est important que chaque joueur gagne sa bataille à un contre un.L’année passée, il y a eu un peu de bisbille.» Combien de fois, en effet, a-t-on vu deux joueurs se diriger vers le même adversaire?Ou tourner du mauvais bord?«Si tu fais ton travail, tu n’as pas à compenser pour l’autre», a expliqué à son tour Stéphane Quintal, un autre défenseur d’expérience qui cite le manque de communication entre les joueurs pour les erreurs à répétition de l’an dernier.«On est plus conscient de notre jeu défensif.Us entraîneurs ont mis beaucoup d’accent sur les batailles à un contre un», a-t-il ajouté.Mais Alain Vigneault demeure réaliste et vigilant, lui qui a refusé de dire hier qu’il entreprenait la saison avec-une confiance «inébranlable».«On est positif et optimiste, a préféré déclarer l’entraîneur.Mais il y a beaucoup d’endroits (sic) à améliorer.» Convertis en argent canadien, la masse salariale des quatre équipes prenant part aux éliminatoires dans la Ligue américaine s’élève à 105 millions pour les Yankees, à 95 millions pour les Orioles, à 90 millions pour les Indians, et à 70 millions pour les Mariners.Dans la Ligue nationale, la masse salariale des Braves s’élève à 90 millions, celle les Marlins à 80 millions, des Giants à 65 millions et des Astros à 50 millions.Cette année, la masse salariale des Expos s’établissait à tout près de 18 millions $ US.«Avec un nouveau stade, les revenus seront suffisants pour avoir une masse comparable à la moyenne dans cinq ans, c’est-à-dire entre 90 à 100 millions can», a affirmé Brochu.Cette année, les Expos ont attiré un peu moins de 1,5 million au Stade olympique après avoir baissé le prix de leurs billets, une stratégie qui s’est avéré un échec et qu’on ne répétera pas, a dit Brochu.«La semaine dernière, Pedro lançait et il n’y avait que 9000 personnes au stade.On a un problème de stade.» Le coût du nouveau stade que les Expos souhaitent au centre-ville [au sud du Centre Molson] s’élève à environ 250 millions.La vente des loges réservées aux entreprises se déroulent bien et les Expos disent qu’ils auront de bonnes nouvelles d’ici le début du mois de novembre.Il reste cependant que Brochu a estimé à environ 150 millions la contribution nécessaire des gouvernements, une somme qu’il faudra aller chercher en faisant preuve d’imagina-tjon.On ne peut espérer, comme aux Etats-Unis, une implication directe des gouvernements.Actuellement, 40 % deç revenus des Expos proviennent des Etats-Unis.Le partage des revenus par le système de péréquation du baseball majeur procurent entre 9 à 10 millions américains à l’équipe montréalaise.Les Expos ont fait un premier pas vers la rentabilité en Floride en obtenant pour presque rien la construction à Jupiter d'un complexe ultra-moderne qu’ils partageront pendant le camp d’entraînement à compter du printemps prochain avec les Cards de St.Louis.Pour la première fois de leur histoire, ils auront le privilège de réunir dans le même site tous les joueurs de leur organisation.Ils s’entraînaient depuis plusieurs années à West Palm FORMULE Beach mais le camp des ligues mineures était situé à Lantana.«U stade de Jupiter était important pour nous.Nous allons cesser d’être des citoyens de seconde zone, a dit Brochu.Mais le stade du centre-ville est encore plus important.» Années de vaches maigres En attendant l’an 2001, l’année où ils envisagent de jouer dans leur stade du centre-ville, les Expos ont des années de vaches maigres devant eux.L’herbe sera plus verte dans le champ du voisin.«Nous allons préparer une équipe championne pour évoluer dans le nouveau stade en 2001», a dit le directeur général Jim Beattie.«Je vous assure que le haute direction s’est engagée dans cette voie.Cette équipe deviendra une équipe championne en cours de route.» «La probabilité que l’on garde ces joueurs [mentionnés plus haut] est très mince, a dit Beattie.Nous allons miser sur des jeunes pour bâtir en vue de l’an 2001.«Je comprends que ce ne soit pas très populaire.Personne ne veut se retrouver dans l’obligation d’échanger des joueurs de ce calibre et ne pas retenir des joueurs autonomes», a ajouté Beattie.Les Expos offriront au cours des prochains mois des contrats aux jeunes qu’ils considèrent comme le noyau de leur équipe.Le directeur général n’a cependant mentionné aucun nom.Il est possible que la masse salariale des Expos s’élève à moins de 10 millions la saison prochaine.Ils veulent éviter d’encourir des pertes.Le départ des cinq joueurs étoiles se traduira par une perte importante de spectateurs.Pour Ferrari, seul un miracle.Nurburgring (AFP) — La déception est à la mesure des espoirs affichés il y a peu temps encore.Dimanche au Nurburgring, le Grand Prix du Luxembourg de Formule 1 a probablement sonné le glas des illusions de Ferrari et de Michael Schumacher dans la course au titre mondial.Début septembre en arrivant à Monza, la Scuderia et son pilote semblaient pourtant bien installés en tête du Championnat du monde.Chez Ferrari, on ne croyait pas trop au titre mondial des constructeurs.En revanche, celui des pilotes paraissait fortement envisageable.En ne concédant qu’un point à Jacques Villeneuve (Williams-Renault) en Italie, un terrain a priori défavorable à Ferrari, on pouvait même penser que le plus dur était peut-être fait.C’était compter sans un destin contraire, qui allait s’acharner sur la Scuderia, sur Michael Schumacher, en une semaine que l’on pressentait décisive, à Zeltweg et au Nurburgring.En deux courses, la tendance s’est inversée entre Schumacher et Jacques Villeneuve, entre les deux écuries.Aujourd’hui, le Canadien compte neuf points d’avance sur l’Allemand, Williams-Renault vingt-six sur Ferrari.Des écarts énormes à deux courses de la fin.Les Williams-Renault sont en effet trop fortes et surtout trop fiables, contrairement aux McLaren-Mercedes.Et Jacques Villeneuve connaît actuellement une réussite exceptionnelle.Comme si une «bonne étoile» veillait sur le petit Canadien.Michael Schumacher ne peut pas en dire autant, accablé depuis deux courses par tous les malheurs.En Autriche, un drapeau jaune lui avait fait perdre de précieux points.Au Nurburgring dimanche, l’impétuosité du petit frère, un «faux-frère» en la circonstance, a anéanti les espoirs de Ferrari et de Schumacher.«C’est dommage.Cela confirme qu’il vaut mieux être devant au départ que dans un peloton où les risques sont plus importants», regrette Jean Todt, le directeur sportif de la Scuderia.«C’est une leçon d’humilité, il faut savoir encaisser les coups.Maintenant, il va falloir se battre pour aller de l’avant.» Terriblement déçu, Michael Schumacher ne voulait pas accabler Ralf.Durant vingt minutes après l’incident ayant éliminé les deux Jordan-Peugeot et la Ferrari, les deux Schumacher tinrent un «conseil de famille».«C’est vraiment un comble que cet incident survienne avec mon frère.Mais je pense que personne n’est à blâmer», tempérait cependant le double champion du monde.Certes un espoir, si mince soit-il, subsiste.Au Japon, comme à Jerez, la chance pourrait changer de camp.Michael Schumacher pourrait à son tour connaître la réussite.Et Jacques Villeneuve des problèmes.Le pilote allemand ne se fait toutefois plus beaucoup d’illusions.«C’est fini», concédait-il d’ailleurs peu après son abandon.BASEBALL LIGUE NATIONALE Demi-finales Aujourd'hui Houston (Kile 19-7) à Atlanta (Maddux 19-4), 13h07.San Francisco (Reuter 13-6) en Floride (Brown 16-8), 16h07.Classement final Section Est G P Moy.Dlff x-Atlanta 101 61 .623 — w-Floride 92 70 .568 9 New York 88 74 .543 13 Montréal 78 84 .481 23 Philadelphie 68 94 .420 33 Section Centrale x-Houston 84 78 .519 — Pittsburgh 79 83 .488 5 Cincinnati 76 86 .469 8 St.Louis 73 89 .451 11 Chicago 68 94 .420 16 Section Ouest x-San Francisco90 72 .556 — Los Angeles 88 74 .543 2 Colorado 83 79 .512 7 San Diego 76 86 .469 14 LIGUE AMÉRICAINE Demi-finales Ce soir Cleveland (Hershiser 14-6) à New York (Cône 12-6), 20h13.Classement final Section Est x-Baltimore w-New York Detroit Boston Toronto x-Cleveland Chicago Milwaukee Minnesota Kansas City x-Seattle Anaheim Texas Oakland G P Moy.98 64 .605 96 66 .593 79 83 .488 78 84 .481 76 86 .469 Section Centrale 86 75 .534 80 81 .497 78 83 .484 68 94 .420 67 94 .416 Section Ouest 90 72 .556 84 78 .519 77 85 .475 65 97 .401 Oiff 19 Au baton AB P CS PP CC BV Moy.Andrews 64 10 13 9 4 0 .203 Cabrera 18 4 4 2 0 1 .222 Chavez 26 0 7 2 0 1 .269 Fletcher 310 39 86 55 17 1 .277 Fullmer 40 4 12 8 3 0 .300 Grudzielanek 644 76 177 52 4 25 .275 Guerrero 325 44 98 40 11 3 .302 Lansing 570 86 161 70 20 11 .282 McGuire 199 22 51 17 3 1 .256 Meulens .24 6 7 6 2 0 .292 Obando 47 3 6 9 2 0 .128 Orsulak 150 13 34 7 1 0 .227 Rodriguez 476 55 116 83 26 3 .244 Santangelo 350 56 86 31 5 8 .246 Segui 459 75 141 68 21 1 .307 Stankiewicz 107 11 24 5 1 1 .224 Strange 329 40 84 47 12 0 .255 Vidro 169 19 41 15 2 1 .243 White 591 84 160 84 28 16 .271 Widger 277 29 65 37 7 2 .235 Au monticule i G P VP ML PM I 9B RB MPM Bennett 0 1 0 24.2 8 9 8 2.91 Bullinger 7 12 0 155.1 96 81 105 5.56 Cormier 0 1 0 1.1 5 1 1 33.75 DeHart 2 1 0 29.1 18 13 26 5.53 Falteisek 0 0 0 8.0 3 3 2 3.38 Hermanson 8 8 1 158.1 65 66 131 3.70 Johnson 2 5 0 50.0 33 21 28 5.94 Kline 1 3 0 26.0 18 10 20 6.23 Martinez 17 8 0 241.1 51 i 67 305 1.90 Paniagua 1 2 0 18.0 24 16 8 12.00 Perez 12 13 0 206.2 89 ¦ 48 109 3.88 Stull 0 1 0 3.1 6 4 2 16.20 Telford 4 6 1 89.1 32 : 33 61 3.22 Thurman 1 0 0 11.2 7 4 8 5.40 Urbina 5 8 27 64.1 27 : 29 84 3.78 Valdes 4 4 2 95.0 33 : 39 54 3.13 Veres 2 3 1 62.0 24 : 27 47 3.48 LaFontaine passe aux Rangers Buffalo (AP) — Le capitaine des Sabres de Buffalo Pat LaFontaine a été échangé aux Rangers de New York, hier, après des semaines de tergiversations concernant son état de santé.LaFontaine et la direction des Sabres ne s’entendaient plus à savoir s’il pouvait ou non jouer au hockey.Les médecins de LaFontaine lui accordaient le feu vert; les spécialistes des Sabres lui interdisaient de jouer.En retour de LaFontaine, les Sabres recevront un choix de deuxième ronde des Rangers en 1998 ainsi que des considérations futures.«C’est vraiment excitant de savoir que je vais revenir au jeu et pratiquer le sport que j’aime, a déclaré LaFontaine au cours d’une conférence téléphonique.Calembours à part je crois qu’on mériterait de se faire examiner la tête si on n’était pas emballé par l’idée de jouer pour une équipe aussi talentueuse que les Rangers.» Avec les Rangers, LaFontaine pourra contempler un objectif qu’il n’est pas venu près d’atteindre avec les Sabres, soit de remporter la coupe .Stanley.On s’attend à ce que le joueur de centre comble le vide occasionné par le départ de Mark Messier pour Vancouver.Il aura aussi la chance de côtoyer une véritable légende du hockey en la personne de Wayne Gretzky.«J’étais à la fois excité et nerveux en complétant l’échange, a commenté le directeur général des Rangers Neil Smith.Quand on a la chance de mettre la main sur un Pat LaFontaine, on ne peut pas s’empêcher d’être excité.» Agé de 32 ans, LaFontaine commande un salaire annuel de 4,8mil-lions$.FOOTBALL Dimanche Tampa Bay 19 Arizona 18 Denver 29 Atlanta 21 Detroit 26 Green Bay 15 Pittsburgh 37 Tennessee 24 Washington 24 Jacksonville 12 New York Giants 14 N.-Orléans 9 San Diego 21 Baltimore 17 Dallas 27 Chicago 3 New York Jets 31 Cincinnati 14 Oakland 35 St.Louis 17 Kansas City 20 Seattle 17 (P) Minnesota 28 Philadelphie 19 Hier San Francisco à Caroline, 21 h.Dimanche, 5 octobre Cincinnati à Jacksonville, 13h.Dallas à New York Giants, 13h.Detroit à Buffalo.13h.Kansas City à Miami, 13h.Pittsburgh à Baltimore, 13h.Tampa Bay à Green Bay, 13h.Washington à Philadelphie, 13h.Tennessee à Seattle, 16h.Minnesota en Arizona, 16h.New York Jets à Indianapolis, 16h.San Diego à Oakland, 16h.Nouvelle-Orléans à Chicago Conférence américaine Section Est G P N Moy.PP PC N -Angleterre 4 0 0 1.000 130 40 Jets 3 2 0 .600 141 94 Buffalo 2 2 0 .500 94 113 Miami 2 2 0 .500 71 77 Indianapolis 0 4 0 .000 54 115 Section Centrale Jacksonville 3 1 0 .750 110 85 Baltimore 3 2 0 .600 127 92 Pittsburgh 2 2 0 .500 79 104 Cincinnati 1 3 0 .250 68 113 Tennessee 1 3 0 .250 71 110 Section Ouest Denver 5 0 0 1.000 156 72 Kansas City 4 1 0 .800 108 93 Oakland 2 3 0 .400 141 123 San Diego 2 3 0 400 77 116 Seattle 2 3 0 400 91 121 Conférence nationale Section Est Dallas 3 1 0 .750 107 55 Washington 3 1 0 750 80 49 Giants 2 3 0 .400 84 103 Arizona 1 3 0 250 77 84 Philadelphie 1 3 0 .250 66 89 Section Centrale Tampa Bay 5 0 0 1.000 115 76 Detroit 3 2 0 .600 120 98 Green Bay 3 2 0 600 123 110 Minnesota 3 2 0 .600 135 122 Chicago 0 5 0 000 61 155 Section Ouest San Francisco 3 1 0 .750 88 39 Caroline 2 2 0 .500 59 72 St.Louis 2 3 0 400 94 112 N.-Orléans 1 4 0 .200 81 122 Atlanta 0 5 0 000 82 136 W Etudiants! Abonnez-vous pour la rentrée scolaire Soyez parmi les 2000 premiers étudiants à prendre un abonnement au Devoir et courez la chance de gagner un OrdinateurVIRTUA Pentium I66-MMX 16mo EDO, disque dur de 2.1 Gig., carte vidéo ATI 3D expression 2mo, CD-Rom 12X, Fax-modem 33.6 avec voix, carte de son 16 bits stéréo, hauts-parleurs I00 watts, moniteur I5" SVGA, logiciel Windows 95 français.Garantie de 3 ans pièces et main d'œuvre.d’une valeur de 1900* En collaboration avec DATA CAMPUS i n r o i« ivs /\ r i i; k Voyez tous les détails aux kiosques du Devoir ou de Rabais campus qui seront de passage dans votre établissement scolaire.Les dates de passage du Devoir ou de Rabais-campus dans votre établissement et les règlements du concours sont disponibles aux locaux du Devoir; 2050 de Bleury, 9- étage, Montréal, Québec, H3A 3M9,Tél.: 982-0180 ou I -800-265-0180 Date limite: 15 octobre 1997 Le gagnant devra répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter son prix.1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.