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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1997-10-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o !.I.X X X V I I I - N 0 2 2 S) ?M 0 N T IL K A L .L K -I E II I) I !» O (' T (» 15 II K I !» !» 7 8 S c + T P S + T V y / T O R O X T O I $ PERSPECTIVES McKenna recule vers.Ottawa?LE MONDE Papon se montre pugnace face à ses juges, page A ACTUALITÉS L’Université de Montréal absorbe le Conservatoire de musique, page A 3 POLITIQUE Quotas : Péquistes et libéraux appuient les artistes, page A 4 Ainsi qu’il l’avait promis — ce qui est très rare —, le premier ministre du Nouveau-Brunswick démissionne, après dix ans de règne incontesté.Pour ses concitoyens, son bilan de supervendeur est loin d’être négligeable.Mais pour les Québécois, il est à tout le moins mitigé et ambigu.En raflant tous les sièges de sa province, en 1987, le jeune criminaliste Frank McKenna s’était donné dix ans pour la rendre moins dépendante d’Ottawa, voire autosuffisante, pour la lancer sur la voie du modernisme et de la prospérité économique.D’entrée de jeu, il a pris des initiatives difficiles qui ont permis au Nouveau-Brunswick de passer d’un déficit énorme à un surplus budgétaire imposant.Son gouvernement a été le premier au Canada à aller aussi loin dans l’assainissement des finances publiques, transformant même sa province en un immense laboratoire.Ce virage abrupt ne s’est pas fait sans douleur, et le bilan n’est pas aussi éclatant qu’il y paraît à première vue.En effet, la lutte au chômage, qui était l’objectif essentiel de ce branle-bas, n’a pas donné de résultats probants: de plus de 13 % il y a dix ans, le chômage frise encore ce taux faramineux.M.McKenna l’attribue surtout à la récession, qui a ralenti ses efforts, mais on est loin de l’au-tosuffisance qu’il faisait miroiter.Il a moussé d’autres initiatives à la fois intéressantes et controversées.Grâce à sa ligne téléphonique 1-800-MCKENNA — puissant symbole de dynamisme, qui a fait de nombreux petits ailleurs au Canada —, l'avocat de Chatham a courtisé assidûment les PME et les grandes entreprises.Il a fait miroiter des avantages, fiscaux et autres, une main-d’œuvre abondante, bilingue et bon marché.Surtout dans le secteur informatique, notamment avec les centres de télé-appels, il a obtenu des succès indéniables.En contrepartie, toutefois, les entreprises y trouvent leur compte bien davantage que les travailleurs.Les conditions de ces derniers sont loin d’être aussi reluisantes que le prétend M.McKenna; certains les assimilent même au «cheap labor» qui prévalait jusque dans les années soixante, au Québec et ailleurs.Les talents de commis voyageur du premier ministre voisin lui ont justement valu des critiques au Québec.Non seulement a-t-il courtisé des entreprises limitrophes à sa province — dans le Bas-Saint-Laurent —, mais le promoteur mettait en parallèle la quiétude et la bonne entente qui régnent dans sa province alors qu’au Québec, n’est-ce pas, la turbulence référendaire est de mise et nul ne sait ce qui peut en sortir.Maraudage, exagération et manque de subtilité.M.McKenna était tellement ardent à faire valoir ses avantages qu’il a même soqlevé l’ire de ses homologues d’Equipe Canada, lors de leur tournée asiatique de l’hiver dernier.Comme on dit, il tirait la couverte un peu fort vers Fredericton et Moncton, pour activer la relance par tous les moyens et susciter le miracle promis.Pour les Québécois, il y a plus grave.Jeune premier ministre, il y a 10 ans, M.McKenna a été le premier à remettre en question la laborieuse entente du lac Meech et à vouloir «l’améliorer» avec des propositions de son cru.Mal lui en prit.Il a ouvert la porte aux atermoiements de ses homologues Wells (Terre-Neuve) et FH-mon (Manitoba) et contribué à tuer, finalement, l’obtention des cinq conditions minimales du Québec pour qu’U réintègre le giron constitutionnel.C’est une faute grave, attribuable, dit-on, à l’inexpérience de M.McKenna et au paternalisme éhonté des mandarins d’Ottawa à son égard.Depuis lors, malheureux de cet échec, il s’est employé à adoucir les angles et à donner l’exemple, d’abord dans sa province, devenue la seule officiellement bilingue au Canada.Récemment, le fossoyeur de Meech a contribué activement, à titre de président de la Conférence et doyen des premiers ministres provinciaux, à la fameuse déclaration de Calgary sur le «caractère unique» du Québec.Effort méritoire, quoique bien tardif, assombri d’ailleurs par une autre erreur tonitruante qui, elle, n’est pas le fait d’un néophyte.L’été dernier, au plus fort de la rage partitionniste du West Island et d'autres enclaves linguistiques, M.McKenna a appuyé par écrit, signé de sa main, la démarche des anglophones désireux de charcuter menu un éventuel Québec séparé.Courageux, les maires de la péninsule acadienne l’ont rabroué, le priant poliment de se mêler de ses affaires et de ne pas jeter d’huile sur le feu.Entreprenant, passionné, travailleur, M.McKenna part en pleine gloire, laissant amplement le temps aux libéraux d’assurer la relève, d’autant que l’opposition reste faible et morcelée.Il n’aura que 50 ans en janvier prochain.Plusieurs opinent qu’il recule ou, plutôt, qu'il se met en réserve, pour mieux sauter vers Ottawa, lorsque M.Chrétien quittera à son tour.Son ardeur et son ambition semblent le pousser vers ce défi, avec le loisir, désormais, de cultiver ses appuis et d’assurer, de Bay Street, le financement de sa campagne de leadership.M.McKenna a fait ce qu’il a pu, redonnant confiance aux siens.Mais les Québécois déplorent, comme dit Jean Charest, qu’il ait mis le feu à la maison et qu'il n’ait pu, ensuite, l’éteindre.Un bilan mitigé aux yeux des Québécois Gilles Lesage ?MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé Ensoleillé.Passages avec passages nuageux.nuageux.Max: 16 Min: 6 Max: 22 Min: 8 Détails, page B 6 INDEX Agenda .B 6 Le monde .A5 Annonces .B 4 Les sports .B 5 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 8 Mots croisés.B 6 Économie .B 2 Politique .A4 Éditorial .A6 Télévision .B 7 www.Iedevoir.com La facture de 500 millions aux municipalités Bouchard fait une ultime proposition Le premier ministre soumettra aujourd'hui une dernière offre aux municipalités MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Conseil des ministres du gouvernement Bouchard a décidé hier en fin de journée d'imposer le bâillon aux négociations dans le secteur municipal sur le transfert de la facture de 500 millions.Le premier ministre recevra cet après-midi à Québec les dirigeants municipaux afin de leur transmettre «une ultime proposition gouvernementale afin d'arriver à une solution négociée».Là-dessus, M.Bouchard a été très clair.Comme dans le cas des négociations avec les syndiqués du secteur public l'an dernier, il tient à un règlement négocié.Il semble vouloir éviter à tout prix une confrontation avec les maires et les commissions scolaires.«Nous ne voulons pas diviser les municipalités», a-t-il dit en insistant sur le fait que toutes les parties intéressées étaient invitées à la réunion.«Il faut être certain, a-t-il déclaré à la sortie de la réunion du Conseil des ministres, qu'il n'y a aucune autre possibilité de régler cette question par un accord.» Selon M.Bouchard, toutes les parties ont négocié de bonne foi jusqu'à maintenant et son gouvernement doit trancher à la lumière des analyses faites hier par le Conseil des ministres.Cette rencontre de la dernière chance, qui réunira aussi la Fédération des commissions scolaires mais pas la Conférence des maires de la banlieue de Montréal puisque son président Peter Trent comptait décliner l'offre, sera, aux dires mêmes de M.Bouchard, «une séance de discussion et de négociation pour dénouer l'impasse».Le premier ministre a refusé hier de dévoiler le contenu de cette offre finale, mais on ne s'attend pas du côté VOIR PAGE A 8: BOUCHARD «tessên! Un tramway nommé souvenir JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE CHAUFFEUR de tramways Jean Gagnon s’est offert un voyage dans le temps, hier, à la vue des petits wagons du Musée ferroviaire de Saint-Constant.Les maquettes ont été patiemment conçues par Robert Nantel, qui a consacré à chacune une ou deux années de labeur.C'était aussi l'occasion, hier, de lancer un livre sur ce vieux moyen de transport, A la belle époque des tramways, écrit par Jacques Pharand et publié aux Éditions de l'Homme.Une façon d'immortaliser les fameux «p'tits chars» qui ont sillonné les rues de la métropole de 1910 à 1955 et dont quelques rails subsistent pour rappeler leur passage.Viol collectif Serge Ménard inteijette appel Plus de 90% des accusés d’agressions sexuelles écopent de sentences de deux ans ou moins ISABELLE PARÉ LE DEVOIR e ministre de la Justice, Serge Ménard, n'aura mis .-/que quelques heures pour décider hier de faire appel ( e la sentence de deux ans imposée aux responsables ( 'un viol collectif particulièrement odieux.Ebranlé par le tollé qui a suivi ce jugement, le ministre croit que le magistrat a mal usé de la discrétion dont il disposait dans les circonstances.Lors d'une brève rencontre de presse, le ministre de la Justice a émis hier après-midi des commentaires assez incisifs à l'égard du bien-fondé de la décision et de la sentence rendue par le juge Louis Carrier, de la Cour du Québec dans cette affaire hautement médiatisée de viol collectif.VOIR PAGE A 8: VIOL Aide sociale Québec a recouvré 88 millions de trop-payés MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Centre de recouvrement en Sécurité du revenu a récupéré 88 millions de trop payés en 1996-1997 lors de sa première année d'opération en tant qu'unité autonome, soit 8 millions de plus que l'exercice précédent.Le Centre vise un montant de 106 millions pour l'année en cours.Afin d'atteindre ce nouvel objectif, le Centre a créé un Fonds d'incitation à la performance et à l'expérimentation de 600 000 $.Ayant acquis le statut d'unité autonome le 21 août 1996, ce groupe d'agents de recouvrement du ministère de la Sécurité du revenu met les bouchées doubles en ce VOIR PAGE A 8: TROP-PAYÉS Les services de garde en milieu scolaire oscillent entre le meilleur et le pire Au mieux, ils sont un complément éducatif à l'école, avec des ateliers d'anglais ou de théâtre; au pire, ils sont un «stationnement» où le bruit n'a d'égal que la faiblesse de la surveillance.Bienvenue aux services de garde en milieu scolaire! PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR De grâce, ne laissez pas votre enfant dîner à l'école le midi.Sinon, il sera trop excité pour suivre en classe l'après-midi.» Cette exhortation a servi d'entrée en matière à Mélanie T„ une enseignante de deuxième année, lors de la traditionnelle rencontre des parents, le mois dernier.L'avertissement n'est pas exceptionnel.Les services de garde en milieu scolaire sont souvent une entité tout à fait parallèle à la vie des classes.A peu près inexistant il y a 15 ans, ils ont connu un essor anarchique où s'entassent aujourd'hui, pêle-mêle, le meilleur et le pire.Les écueils sont nombreux, parmi lesquels on retrouve le manque de locaux, la résistance des directions d'école, le manque de formation du personnel, bref de quoi foutre en l'air, disent plusieurs parents, toutes les bonnes habi- tudes acquises en classe! Pourtant, des dizaines de milliers d'enfants passent au service de garde un grand nombre d'heures par jour, très souvent le midi mais également avant les classes, de 7h30 (certains ouvrent leurs portes à 6h45) à 8h30, et surtout l'après-midi, de 15h30 à 18h (ou 18h30).Le temps hors de la classe peut être aussi important que le temps passé dans la classe.Le nombre d'enfants de 4 à 12 ans qui utilisent les services de garde à un moment ou l'autre de la journée ne cesse de croître.Il s'élève cette année à 80 000 enfants, dispersés dans 900 des 2000 écoles primaires de la province.Si la ministre de l'Education, Pauline Marois, projette de mettre un peu d'ordre dans ces services, ces derniers restent encore, largement, un bar ouvert.Des exemples?Pendant qu'à l'école Sainte-Cécile des grands-mamans viendront, encore cette année, aider les enfants à coudre et à tricoter, à l'école Saint-Marc, les enfants se bousculent VOIR PAGE A 8: GARDE JULIEN SAUCIER À l’école Sainte-Cécile, dans le nord de Montréal, des enfants inscrits au service de garde en milieu scolaire jouent au ballon-chasseur.» à 778313000672 I.E I) E V 0 I It .I.K .1 E r I) I !) 0 C T 0 II It E 1 I) I) 7 B 5 LE DEVOIR LES SPORTS HOCKEY Un commissaire qui ne craint pas la surenchère Le salaire annuel moyen dans la LNH a peut-être franchi le cap du 1 million de $ US mais, selon le commissaire du circuit Gary Bettman, les propriétaires d’équipe n’ont pas à s’inquiéter: ce n’est pas demain la veille qu’ils auront à frapper à la porte d’un refuge pour sans-abri.PRESSE CANADIENNE Toronto (PC) — «Il y a deux atu>, les salaires ont augmenté de 14 %, a dit Bettman.Cette année, on peut s’attendre à la même chose.Mais il faut mettre les choses en perspective et se demander si, au fil du temps, les salaires augmentent vraiment plus rapidement que les revenus.«La réponse est non.Si les salaires augmentaient plus vite que les revenus au cours d’une longue période de temps, à ce moment-là on pourrait parler de problème.Mais ça n 'a pas été le cas.Je ne crois vraiment pas qu’il ait lieu de s’inquiéter cette année.«Nos concessions, en général, sont plus stables qu’elles ne l'ont été parle passé.» Donc les amateurs qui s’inquiétaient de ce que les propriétaires soient privés de caviar ou contraints d’emprunter le transport en commun peuvent maintenant dormir en paix.quoiqu’il en restera toujours quelques uns pour critiquer l’attitude de Bettman face à certains joueurs comme Paul Kariya, des Mighty Ducks d’Anaheim, ou encore Sergei Fedorov, des Red Wings de Detroit, qui refusent de jouer sans qu’on renégocie — à la hausse — leur contrat «En résumé, on me demande si j'aimerais que ces joueurs endossent l’uniforme et jouent au hockey, a répliqué Bettman.Ma réponse est oui.«Si on me demande si les équipes devraient payer certains joueurs plus que ce qu'ils ne valent, ma réponse est non.«Estur lequel il constitue néanmoins un repère impor- tant, d’autant plus que Guzman y questionne les perceptions de l’événement à travers le regard de jeunes universitaires qui n’étaient que des enfants à l’époque, et que le silence de leurs aînés a tenus à l’écart de la vérité.Enfouie, brimée ou simplement obstinée, cette mémoire, à la fois cause de douleur et remède à celle-ci, est au centre d’un questionnement nationaliste dont on ignore — et c’est là la plus grande blessure — s’il saura s’émanciper autrement qu’en théorie.Après son passage sur l’écran de la Cinémathèque, Chili, la mémoire obstinée prend demain l’affiche du cinéma Parallèle, jumelé auMocumentaire Sociétés sous influence, de German Gutierrez.Ce film-enquête qui, des champs de Colombie aux bars d’Amsterdam, remonte l’histoire de la lutte à la drogue, constitue une charge véhémente à l’endroit du gouvernement américain, dont le rôle dans ce supposé combat a favorisé l’éclosion d’une industrie puissante, dont il tirerait par ailleurs les ficelles.Malgré une argumentation parfois spectaculaire, servie par des témoignages d’une unanimité suspecte, cette enquête large et musclée, mise en boîte d’une façon quelque peu anarchique, est l’œuvre d’un cinéaste qui n’a pas froid aux yeux.DANSE Itinéraire d’une enfant gâtée festival àa nje PEUT-ETRE ELLE POURRAIT DANSER D'ABORD ET PENSER ENSUITE Chorégraphie et interprétation : Vera Mantero, RECIÉN PEINA Chorégraphie et interprétation: Monica Valenciano A l'Espace Tangente, du 7 au 10 octobre à 17.30h ANDRÉE MARTIN Avec la présentation de ces deux artistes solistes, l'une portugaise et l'autre espagnole, la petite salle de Tangente réaffirme son goût pour l'avant-garde.Vera Mantero comme Monica Valenciano pratiquent une danse au-delà des règles, où le faire tire la langue au plaire.Dans un va-et-vient entre sens et non-sens, mouve- ments et grimaces, leurs solos n'ont rien de conventionnel, et n'ont visiblement jamais eu la moindre intention de l'être.Chacune d'elle, avec un langage personnel, exprime une sorte de déviance.Frisant parfois la démence, leur prestation scénique nous entraîne dans des zones où le plaisir et la satyre demeurent au premier plan.Peut-être elle pourrait danser d'abord et penser ensuite, une œuvre simple au titre impressionna^ prône clairement une sorte de laideur corporelle.Ici, l'être humain est présenté dans son aspect grotesque et supraexpressif.Dans cette danse entre la chèvre et le choux, la chorégraphe ironise l'image glorieuse du corps et de l'être qui l'habite.Loin de l'habituelle idole des temps modernes, le corps de Mantero se tord dans tous les sens, tend les bras à l'extrême, tourne les pieds exagérément vers l'intérieur, comme si de rien n'était.Tout à l'air parfaitement normal, dans ce monde proprement anormal.Devant cette danse sans limites esthétiques, on ne peut s'empêcher de penser aux folies dérisoires et crues de Valeska Gert; figure emblématique et mal connue de la scène allemande des années 30.Les distorsions imposées autant au visage qu'au corps, la gestuelle souvent proche du mime, le surréalisme du personnage lui-même, moitié enfant, moitié adulte, moitié fin et moitié fou, nous portent inéluctablement à faire des liens entre l'une et l'autre de ces artistes.Malgré l'aspect un peu dérangeant de sa danse et quelques flottements momentanés, Vera Mantero parvient tout de même à faire de ce solo une œuvre attachante et authentiquement radicale.Avec des stratégies scéniques un peu similaires, Monica Valenciano met en scène un solo en trois temps, comme autant d'étapes d'une vie.De galipettes en gestes nerveux et convulsifs, l'artiste passe de la mignonne et tendre petite fille, à la vieille séductrice alcoolique, puis à la névrotique provocatrice, pour enfin tomber dans la démence pure.A travers ce tableau peu reluisant de l'être humain, la danseuse s'exprime avec une aisance et une liberté plutôt agréable.Mais l'intérêt véritable s'arrête malheureusement là Voulant un peu trop rapprocher son œuvre de la performance, Valenciano en dilue du même coup le rythme.À voir aussi au FIND Tout d’abord Roger Sinha reprend Burning Skin, son célèbre solo, et Le Jardin des vapeurs, deux œuvres entre poésie et cynisme, au Musée d’art contemporain, ce soir et demain soir à 19h.Aussi, pendant que les représentations de Still Life no.1, la nouvelle création de Lynda Gaudreau, vont bon train à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, Manon Oligny entre dans la danse en présentant aujourd'hui seulement Ainsi soient-ils (ou non), à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal, à 15h et à 20h30.Dans cette pièce, ou le kitsch, la folie et le rire se mélangent allègrement, Manon Oligny met en scène quatre jeunes qui cherchent par tous les moyens, même les plus ridicules, à tuer le temps.U De concert avec dix diffuseurs de plusieurs régions du Québec, le Regroupement québécois de la danse met en mouvement un vaste projet de relance de la danse qui s’étend sur trois ans.Au programme, spectacles de danse, activités de sensibilisation et de promotion, conférences et rencontres avec les artistes.Jouez la carte de l'audace et découvrez vous aussi cette danse québécoise qui fait courir le public du monde entier.Regroupement québécois de la dansa HOoi»«r*~w'« du OuM*c W'”- *| '-zZ—z-r'- l,E DEVOIR 16 OCTOBRE, 10h30 ET 13h 15 5 novembre, 20 h ST-JÉRÛME LENNOXVILLE Sursaut Le Bal sans Fin Productions Cas Public Suites Furieuses à.yj’ de Francine Châteauvert Salle Germaine-Guèvremont d’Hélène Blackburn Théâtre Centennial 9 OCTOBRE, 20 H Information: Billetterie: (819) 822-9692 TROIS-RIVIÈRES (514) 436-1580, #170 Les Ballets jazz de Montréal 26 NOVEMBRE, 20 H Salle J.-Antonio-Thompson 21 octobre, 20h ROUYN Billetterie: (819) 380-9797 SHERBROOKE Fortier Danse Création Les Grands Ballets Canadiens La Tentation de la transparence Duende de N.Duato de Paul-André Fortier 15 OCTOBRE, 20 H DRUMMONDVILLE Don Quichotte de M.Petipa Étude de É.Lock Soldiers' Mass de J.Kyllan Théâtre du Cuivre Billetterie: (819) 797-7133 Les Grands Ballets Canadiens Duende de N.Duato Salle Maurice 0’Bready Billetterie: (819) 820-1000 29 NOVEMBRE, 20 H Don Quichotte de M.Petipa Désir de J.Kudelka Soldiers' Mass de J.Kyllan AMOS Pierre-Paul Savoie Danse Pôles de Pierre-Paul Savoie Centre culturel et Jeff Hall de Drummondville Billetterie: (819) 477-5412 1-800-265-5412 Théâtre des Eskers Billetterie: (819) 732-9233 5 DÉCEMBRE, 20h CHICOUTIMI Pierre-Paul Savoie Danse Pôles de Pierre-Paul Savoie et Jeff Hall Auditorium Dufour Billetterie: (418) 549-3910 6 DÉCEMBRE, 20 H LE BIC Fortier Danse Création La Tentation de la transoarence de Paul-André Fortier Théâtre du Bic Billetterie: (418) 736-4141 11 DÉCEMBRE, 20 H TROIS-RIVIÈRES Pierre-Paul Savoie Danse Pôles de Pierre-Paul Savoie et Jeff Hall Salle J.-Antonio-Thompson Billetterie: (819) 380-9797 ESPACE GO PRÉSENTE AVEC LA COLLABORATION BANQUE LAURENTIENNE AVEC LA PARTICIPATION DE QUAI OUEST DE BERNARD-MARIE K0LTÈS M948-1989) MISE EN SCÈNE D’ALICE RONFARD AVEC CATHERINE ARCHAMBAULT PIERRE COLLIN ST E P H A N E I) E M E R S F'RAN'COISE FAUCHER W I 0 E M I R tl 0 R M I L D A N I E L E PA N N E T ON GILLES RENAUD aar ¦ V DIEGO THORNTON EGaz Mél Métropolitain Source d'avenir DU 30 SEPTEMBRE AU 1ER NOVEMBRE 1997 Théâtre ESPACE G0 4890, boni.Saint-Laurent Montréal Réservations : 514.845.4890 Admission : 514.790.1245 I
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