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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-10-11, Collections de BAnQ.

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I.E I) E V OIK, I, E S S A M EDI II E T I) I M A K C ME 12 O C T O H K E I !) !» 7 ?LE DEVOIR ?La chronique de Lise Hissunnettc Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 Vitrine de la vidéo Page B 6 Théâtre Page B 8 Télévision Page B 9 À Québec Page B 9 Danse Page B 10 Grille télé du week-end Page B 10 Agenda culturel Page B11 Disques classiques Page B 12 Jazz et blues Page B12 Vitrine du disque Page B12 ?THÉÂTRE La grande salle des petits La Maison québécoise pour l’enfance et la jeunesse prend possession de ses nouveaux locaux au centre-ville de Montréal.Une goutte d’eau pour faire déborder d’enthousiasme les plus jeunes.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Si la mer monte pour une pierre qu’on y jette, comme disait l’autre, on imagine facilement qu’une goutte d’eau puisse faire déborder d’enthousiasme un petit milieu comme celui du théâtre pour enfants.Surtout quand cette goutte a coûté plus de quatre millions de dollars, a été attendue plus d’une décennie par le demi-million et plus de jeunes fans qui se sont rempli la tête de belles et bonnes choses à la Maison Théâtre depuis 1985.Ce n’est pas qu’une image.Hier, la Maison québécoise pour l’enfance et la jeunesse, mieux connue sous cette appellation contrôlée de Maison Théâtre, inaugurait sa nouvelle salle de spectacle en forme de goutte d’eau, avec une reprise de Petit Monstre, de Jasmine Dubé, un texte créé en 1992.Ce choix, unique à Montréal, est plus courant dans les vielles salles européennes.L’angle des murs latéraux s’ouvre lentement vers le fond, en partant de la scène, pour éliminer les places à vision partielle.En même temps, les courbes douces donnent l’impression de «deux grands bras enveloppant les enfants», explique Luc Plamondon, le chargé de projet de Trizart Consultations inc., la firme de scénographes qui a opté pour cette conception lacry-morphe éprouvée.À l’échelle des petits Tout a été pensé à l’échelle des petits.L’inclinaison de l’ensemble tient compte du public mixte, cependant composé en majorité d’enfants.Assis dans la première rangée, un marmot de la maternelle pourra aisément voir les acteurs puisque le cadre de scène a été abaissé.L’espace entre les rangées de la salle continentale (sans allée centrale) est élargi afin de permettre aux accompagnateurs de rejoindre les cas problèmes qui paniqueraient par exemple à l’apparition d’un monstre.Et quoi encore?Les dossiers arrondis des 411 fauteuils recyclés améliorent la vision des demi-portions.Le pivot de leurs assises, légèrement excentré, évite qu’un bambin se retrouve coincé — ça s’est déjà vu.Toutes les sources potentielles de couinements des bancs ont disparu parce qu’une salle d’écoliers a souvent la fâcheuse habitude de les trouver et de les exploiter à l’unisson.Quand on pense à tout, on pense à tout.Il faut dire qu’on a eu le temps de jongler.Fondée au milieu des années 80, la Maison Théâtre (MT) devait s’installer «temporairement», pour trois ans, dans l’ancien Tritorium rattaché au cégep du Vieux-Montréal.Le regroupement de 21 compagnies membres y a finalement accueilli des centaines de milliers de spectateurs avant l’annonce de sa rénovation.La norme pour la construction ou la rénovation d’un théâtre oscille autour de 200 $ le pied carré, alors que la MT a trouvé à s’installer pour moins de la moitié de ce prix.Au total, l’édifice aura coûté 4,2 millions, dont 2,8 millions pour la reconstruction comme telle et 0,5 million en honoraires professionnels — tous ont travaillé au prix coûtant, voire à perte, jusqu’à 100 000 $ pour les architectes.VOIR PAGE K 2: MAISON L E S JH LM J.jjv.a quinze ans Fleuron des scènes montréalaises, étape incontournable des vedettes montantes, lieu d'élection de mégastars en quête d'intimisme, le Spectrum est encore et toujours, après quinze ans, une salle où le spectacle est un art de vivre Jeux de lumières et grandes étoiles SYLVAIN CORMIER u Spectrum, quel que soit le spectacle, il y a toujours un moment où je jette un œil sur les petites lumières accrochées aux rideaux noirs, sur les côtés.Comme pour vérifier si je suis au bon endroit.Comme si je regardais le ciel pour me situer.Comme s’il s’agissait des échos étoilés de la multitude de grands et petits artistes qui ont occupé la salle de la rue Sainte-Catherine depuis l’ouverture — en plein blues post-référendaire! — du 17 octobre 1982.Il y a en effet 15 ans ces jours-ci que le Spectrum, on peut bien l’affirmer, est la salle majeure de spectacles à Montréal.Je dirais même plus: le Fillmore North honoraire.Fillmore North?Clin d’œil au Fillmore West, la mythique salle que le regretté producteur Bill Graham dirigea à San Francisco (puis à New York avec le Fillmore East) durant les années fastes du psychédélisme.Un antre où les habitués s’engouffraient peu importe l’affiche, à cause de l’ambiance.«Le Fillmore a été un peu beaucoup notre modèle», admet volontiers André Ménard, vice-président de l’Équipe Spectra, l’organisation qui gère le Spectrum, le Métropolis, le théâtre Olympia (et bientôt le Spectrum en haut), en plus du Festival de jazz et des FrancoFolies.Ménard, c’est l’éternel fan qui voulait voir les Stones au Forum en 1972 et jura qu’on ne l’y reprendrait plus à faire la file pour des billets merdiques, quitte à produire ses propres spectacles.C’est ce Ménard-là qui, avec ses partenaires Alain Simard et Daniel Harvey, récupéra en 1982 le vaste local de l’ancien cinéma Alouette, laissé vacant par la déconfiture du Club Montréal, pour en faire «une salle où les gens, les médias et les artistes se sentent bien, où les conditions sont bonnes et où il se passe tout ce qu’il y a de plus intéressant».Un Fillmore, quoi.Béni p;ir Bill Graham lui-même.«Quelques semaines avant sa mort, raconte Ménard avec les étoiles du Spectrum dans les yeux, Graham est entré dans la salle avec Procol Harum [le groupe à qui l’on doit A Whiter Shade Of Pale, réuni en 1991], Je lui ai dit: “Welcome to Fillmore North.” Il a souri.J’étais tellement content!» Partager le risque Une telle filiation suppose quelques règles de conduite, inchangées depuis le début: pas de remplissage de programmation {«On n 'a jamais présenté des coveriands seulement pour être ouvert le vendredi soir»), l’exigence d’une sono impeccable {«Avant qu’on mette les rideaux, le Club Montréal sonnait comme l'auditorium de Verdun»), et surtout, le respect du client: «On n’a jamais poussé à la consommation d’alcool.Et la caisse enregistreuse se tait pendant les chansons.Le Spectrum n'est pas un business de club.Contrairement à un club, on ne produit pas tous les spectacles.On travaille avec les autres producteurs.On a compris que pour rester en affaires à Montréal, vu la promiscuité, faut supporter que les autres fassent de l’argent si tu veux toi-même en faire.» Mais la comparaison avec Graham va plus loin.Le Spectrum carbure à l’enthousiasme de Ménard.On l’a même vu sur scène l’an dernier, servant le cognac à Plume.Au bar cinq, celui du hall d’entrée, là où les copains et collègues du métier s’agglutinent avant et après les shows, il butine de journaliste en relationniste, colportant la dernière anecdote juteuse.Je le revois, jubilatoire, au premier (fabuleux!) show du Brian Setzer Orchestra en juillet 1994, nous annonçant que ledit Setzer, ravi, voulait enregistrer le show du lendemain.Il faut le voir parcourir la liste des spectacles, événements spéciaux et «soirées corporatives» présentés au Spectrum en quinze ans, un bottin de 55 pages tapées serré.Chaque spectacle a son histoire et, Ménard vivant, elle sera perpétuée.VOIR PAGE B 2: SPECTRUM JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le bout de la lorgnette PASCALE PONTOREAU e 1" octobre 1982, Michèle Neveu entrait au service d’André Ménard et d’Alain Simard, les nouveaux propriétaires du feu Club Montréal.Actuellement directrice des salles Spectrum et Métropolis, et directrice de la billetterie lors du Festival de jazz et des FrancoFolies, elle a vu le monde, au cours des quinze dernières années, par le petit bout de sa lorgnette.Elle est souvent trop fatiguée pour se rendre aux spectacles, elle reste et restera groupie jusqu’à son éventuel départ et entretient avec son équipe de§ rapports bien,.maternels! A moins d’être sourds, tous ceux qui fréquentent régulièrement le Spectrum ou les bureaux de L’Équipe Spectra ont entendu au moins une fois le rire contagieux de Michèle Neveu.La dame au sage carré blond semble la nannie de tous les jeunots qui l’entourent «Le pire bébé lala, c’est André,» commence-t-elle «il m’a appelé de New York où il est allé écouter Woody Allen dans son club de jazz; en fait, il a téléphoné du club même pour me faire entendre Woody live.Il est vraiment fan!» Michèle couve mentalement le patron d’un regard.C’est lui qui l’a appelée tandis qu’elle venait de quitter les productions Fogel-Sabourin pour intégrer l’équipe de relations de presse de Danièle Papineau-Couture.«En fait, il m’a tout de suite dit de rentrer chez moi parce que pendant les travaux je n’avais pas besoin d’être là.» Et quels travaux! Tout était à refaire: «C’était pire que Beyrouth pendant les bombardements!».Exit les interminables bars du Club Montréal: L’acoustique était à améliorer, comme tout le reste d’ailleurs.Pierre Labonté a eu l’idée des étoiles, un autre celle de l’éclatant tapis rouge dans le lobby et du ravissant dégradé de verts sur les murs.«Le pire, c’est qu'on était totalement innocents pour tout ce qui concernait le bar.Moi, je ne connaissais même pas deux sortes de VOIR PAGE B 2: LORGNETTE I.K I) E V (I I II , 1.E S S A M E l> I II E T I) I M A X (' Il E I 2 I» C T 0 U |{ E I IM) 7 s i» r; ( - 2;j - 24 (M'IoIhV 2( lijjc CLUB SODA «Moments magiques.elle ehunte divinement Lhasa.I hie voix qui charrie des tonnes d emotions.» Jnitnni! tU M|,| « I ALHIMKNNI MÉTRO SHÈi 1TTTTTT1 840, CHERRIER "co a 8 ans Petit Monstre de Jasmine Dubé / OUVre la prOITllCi’C saison de la nouvelle Maison Théâtre ! Ce soir à 19 h 30 Le üevoiii Wtvh une production du Théâtre Bouches Décousues du 10 octobre au 2 novembre 1997 Billets en vente à la Maison Théâtre 245, rue Ontario Est, Montréal (514) 288-7211 tre A r ai r- ALCAN Mise en scène : Avec : Les concepteurs : Claude Poissant Denys Lefebvre et Sylvain Scott Linda Brunelle, Ghyslain-Luc Lavigne, Mathieu Mardi, Marc Senécal, Sylvain Scott BANQUE NATIONALE MTS MAISON La chasse aux aubaines LORGNETTE Pas de tout repos SUITE 1)E LA PAGE B 1 Le reste a payé les équipements (herse, projecteurs, parcelle de manœuvre, etc.).Le gros des fonds (sauf 200 (XX) $ que devra dénicher la Maison) est venu de Québec.Ottawa n’a rien donné.Un petit cauchemar «Cette aventure a été un petit cauchemar, dit Nicole Doucet, directrice générale de la MT.Après les appels d’offres, il a fallu comprimer le budget d’environ un million de dollars.Tout a donc été repensé dix fois plutôt qu'une.Nous avons demandé à tous les professionnels impliqués de protéger au maximum la salle et de réduire au minimum les dépenses pour toutes les autres composantes.» Ce genre de projet est habituellement livré clés en main.Cette fois, le travail a été divisé en 41 lots de construction avec un même objectif: la chasse aux aubaines.Un exemple: le linoléum avait été budgété à 6 $ le pied carré et a dû se contenter de la moitié de ce budget.Par contre, toute la mécanique acoustique déployée par le spécialiste Christian Martel, de la firme Octave, demeure du plus haut de gamme.«Nous avons installé des panneaux arrondis au plafond et des boucliers acoustiques, plaqués de bois d’acajou, sur les murs, explique-t-il.La ventilation est très silencieuse et cette salle est bien insonorisée.Tous ces calculs respectent les normes des salles d’opéra.» Le reste est donc moins spectaculaire que souhaité.Pierre Baillargeon, architecte et chargé du projet de la Maison Théâtre au groupe ARCOP, souligne d’ailleurs que la réalisation a réservé plusieurs mauvaises surprises.Les budgets n’ont pas permis de déplacer le cadre de scène.Les ingénieurs ont imposé la conservation O foyers 0 salle 0 scène O régie 0 vestibule O billeterie Q débarcadère de quatre immenses piliers soutenant la toiture.«Mais je suis extrêmement content du résultat, dit l’architecte.À force d’imagination, on a réalisé quelque chose d’agréable et de fonctionnel.En plus, on a remplacé l’ancien mur aveugle du cégep, du pur style brutalis-te des années 60-70, par une façade fe-nestrée, éclairée et colorée.» Quand on le force à caractériser le nouveau style adopté, il parle de «l’horizontal métallique», d’inspiration art déco, sans les fioritures de ce mouvement, avec la présence récurrente de l’aluminium apparent.Le foyer péri- phérique qui donne accès à la salle va se rétrécissant, comme un entonnoir, comme un «sas de décompression avant le théâtre».Sur les murs, on retrouve tout de même une dizaine de tableaux réalisés par Kamila Woznia-kowska, très librement inspirés des intermèdes théâtraux de la commedia dell’arte, ces Lazzi, qui donnent leur titre à l’ensemble de cette série réalisée dans le cadre du programme d’intégration des arts à l’architecture (le 1 %, quoi).C’est le théâtre dans le théâtre, avant le théâtre.Une très belle et très agréable trempette artistique, avant la goutte d’eau.SUITE DE LA PAGE B 1 scotch! Et c’est Serge Grimeau qui avuit travaillé au bar de l’UQAM qui nous a montré quelques trucs.» «Le premier spectacle a eu lieu le 17 octobre.Aucun de nous n’avait dormi la veille parce qu'il avait fallu terminer la décoration et que chacun y allait de son coup de main.C’était FIL, un groupe punk.Manque de chance, le sound-check a duré beaucoup plus longtemps que prévu; en fait, à l’heure du spectacle, il n’était toujours pas terminé! Alors, on a laissé entrer les gens dans le lobby.Ça n’a pas été long pour que le vert pâle vire au gris sous les semelles des souliers.Le lendemain, ça n’avait déjà plus l’air neuf!» Après quinze ans de bons et loyaux services, le tapis, lui, sera changé d’ici la fin de l’année.Le tuyau et le bracelet Lieu culte pour les amateurs de musique, le Spectrum donne à certains de drôles d’idées.«Un jour, un homme a téléphoné pour louer la salle pour organiser un téléthon», raconte Michèle Neveu.«Après questionnements, je me suis rendue compte qu’il voulait faire une levée de fonds pour ses propres besoins: il était en faillite personnelle.» Tout au long de l’année, on retrouve donc au Spectrum, des spectacles de musique, d’humour, des enregistrements d’émissions de télé et des par-tys «corporatifs».Michèle Neveu veille à l’élaboration du calendrier, gère les relations avec le personnel de bar et de sécurité selon les consignes des artistes (par exemple, la présence ou l’absence de tables en avant de la scène, l’admission du public sur la scène, l’établissement d’une ceinture de sécurité devant l’accès aux loges, etc.) et tente de prévoir tout ce qui pourrait arriver pour mieux y remédier.Elle n’aurait jamais pu imaginer pourtant qu’à un show de Motorhead, un enthousiaste spectateur arracherait JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michèle Neveu un lavabo des toilettes des hommes.Et l’eau de jaillir à gros bouillons et d’inonder tranquillement la salle de toilettes.Le directeur des communications de l’époque a fini par mettre la main sur le tuyau, le temps que quelqu’un trouve enfin comment couper les vannes.Sur place, le travail n’est pas de tout repos, le plus lourd reposant sur la sécurité.«On travaille en étroite collaboration avec la police pour les gros événements qui monopolisent le trottoir.Sinon, à l’intérieur, on s’organise pour ne pas avoir des hordes de chevaux sauvages qui déferlent dans l’euphorie.» Les exemples de joie ne manquent pas.Comment résister à Peter Gabriel dont les billets furent mis en vente le matin même de la représentation?«Un de nos plus gros rush, vu les délais.En plus, pour contrer les scalpers, on mettait un bracelet scellé à chaque acheteur.» Pour Corey Hart qui, à ce jour, détient le record de la vente de places la plus rapide, Michèle Neveu relate: «Les petites filles qui faisaient la ligne mardi au samedi à Le ____ Salles du 1200, rut de Bteory, (métro Place de» Art») Info/Réservations (514)861-4036 étaient habillées comme pour sortir, sauf qu’on était à Noël et qu’il faisait très froid.Quand elles entraient, elles déposaient un sac d’argent sur le comptoir sans même savoir combien elles avaient dedans.Dès qu’elles avaient leur billet, elles partaient en courant.U fallait qu’on coure après pour leur rendre la monnaie!» «Il existe un véritable lien affectif avec cette salle, même de la part des artistes.Ils sont si près du public qu ’ils obtiennent une réponse immédiate.Certains adorent ça, comme l'ex-Groupe Sanguin;, d’autres, comme Patrick Huard, ont trouvé ça trop intense.» Et le public d’arracher toute affiche à portée de main.«Midnight Oil avait trouvé une solution amusante.J’avais passé l’après-midi avec le road manager à coller le plus d’affiches possibles, comme ça, la plupart des spectateurs avaient pu en arracher à leur guise!» Au milieu des souvenirs rocambo-lesques ou émouvants dont elle ne tarit pas, Michèle Neveu reste paisible.C’est probablement le seul moyen de tenir le coup dans la tornade du show-business.Installée dans l’allée centrale, juste derrière la console, elle écou-, te.Ni complètement blasée, ni complè-' tement groupie, elle n’a oublié ni Police, ni la première du Brian Seltzer Orchestra, ni la série de Michel Rivard pour l’album Sauvage, ni l’émission Ados Canada.La seule question quelle se pose: «Aurai-je vraiment envie d’organiser un show heapy dans quinze ans.j’aurai 73 ans!» Ace jour, elle n’a pas balayé la réponse.SPECTRUM Des spectacles mémorables * » SUITE DE LA PAGE B 1 A commencer par la «grande, très grande soirée» de 1982 avec le groupe.REM, alors inconnu, en première partie d’English Beat.Et le tout premier spectacle montréalais d'Alain Ba-shung: «On a partagé le risque avec Michel Sabourin: on se disait que c’était vraiment trop bête que personne ne le fasse venir à Montréal!» Et les sê-, jours de Michel Rivard, tellement/ heureux au Spectrum que Ménard et Simard (son gérant) avaient dû le convaincre de «chanter ailleurs» le spectacle de l’album Le Goût de l'eau.-Inoubliable, aussi, «l’ambiance religieuse qui régnait dans la salle au spectacle d’Astor Piazzola en 1984: il y avait des gens qui l’attendaient depuis des années.» Tout aussi mémorable, le baptême montréalais de l’inestimable guitariste Stevie Ray Vaughan en 1983: «C’était dans la série Rock Against Recession, à 2,99 $!» Sans., compter le baiser que Ménard a délicatement posé sur la joue de Yoko,, Ono lors de son passage en 1986: «C’était plus fort que moi.» Et ainsi de.suite, en musique ou pas: Le Croupe Sanguin, RBO, La LNI, La La La Human Steps eurent leurs heures.On passera rapidement sur les soirs célèbres et célébrés, le show impromptu de Peter Gabriel, la conférence de presse de la tournée Amnes-, ty «avec les Michel Rivard et Daniel iMvoie entourés par les Springsteen, Sting, Gabriel».Nul besoin de rappeler la petite histoire cent fois répétée du spectacle exceptionnel des Police le 2 août 1983, pierre angulaire de la réputation internationale du Spectrum.On sait moins, cependant, quel le spectacle du géant Miles Davis, en ¦ 1990, faillit donner lieu au plus sinjp-lier des tête-à-tête: «C’était le dernier des trois soirs de Miles.Pierre Elliott Trudeau avait acheté ses billets et demandé qu'on lui réserve une table.À la dernière minute, Gérald Godin et Pauline Julien arrivent.1m salle déborde.Les seules places libres sont à la table de Trudeau.En plus, Godin vient de sortir un livre de poésie épique qui s'intitule Le Pet dans le trou d’eau.» Ménard laisse échapper un petit rire.«J’ai fini par offrir à des gens de rembourser leurs billets s’ils voulaient bien s'asseoir avec Trudeau.» Happy ending.Tout le monde a vu Miles de près.On voit toujours de près au Spectrum.t L E I) K V II I 11 .L E S S A M EDI II E T I) I M A N C HE 12 0 C T (I 15 R E 1 !) !) m t n Images d’après-guerre Pour avoir lu il y a peu dans Le Figaro que Lucien Bouchard était affectueusement surnommé par ses compatriotes «le gamin des Laurentides», pittoresque région où se trouveraient aussi Alma et des quantités de bleuets, je sais quelles sornettes on peut écrire avec la meilleure volonté du monde quand on passe en coup de vent en terre inconnue.Caveat emptor, donc, je suis arrivée à Beyrouth un mercredi au crépuscule et je l’ai quittée le samedi à l’aube il y a huit jours, je n’en ai vu que des hachures entre les sessions du Mondial de la publicité francophone qui explorait cette année des thèmes culturels et avait invité journalistes et écrivains à en débattre.Comment peut-on sentir sourdre la liberté en terre occupée?Par mille détails.Les photos défraîchies du président syrien Hafez el-Assad, qui tiennent par simple ruban adhésif sur les murs de l’aéroport, disent bien la révérence mitigée qu’on éprouve pour sa tutelle, acceptée « en 1991 par épuisement après 15 ans de guerre civile.Omniprésents mais de mine plus aimable que le gendarme français moyen, les militaires ont la kalachnikov inoffensive et la laissent même tomber, à la pause-café, pour lorgner les demoiselles.Le capitalisme sauvage, qui fait aujourd’hui de Beyrouth en reconstruction un grandissime désastre urbain, sécrète de partout un parfum d’anarchie qui est aussi un pied de nez au régime.Les cafés sont pleins, les embouteillages sont latins, le cellulaire est indispensable à l’homme et à la femme qui, ayant vu le pire, attendent le meilleur comme un destin manifeste.Ils partiront bien un jour, les Syriens, disent-ils avec une nonchalance plus ou moins feinte.La fronde, c’était aussi l’accueil démesurément chaleureux fait à ce Mondial de la publicité francophone, souvent détourné de sa nature de rencontre professionnelle des métiers publicitaires pour véhiculer des messages à peine codés.La salle était peuplée pour moitié d’étudiants de l’Université Saint-Esprit dont le Mondial empruntait un amphithéâtre; sachant que les débats étaient diffusés en direct à la télévision nationale libanaise, ils faisaient up triomphe aux conférenciers impertinents.A Robert Ménard, président de l’organisme Reporters sans frontières, qui dénonçait entre autres l’intimidation et les procès qu’on fait ygf aux journalistes libanais insoumis.Ou au jeu-—- ne écrivain Alexandre Najjar, sans doute proté- gé de la rétorsion par son succès en Europe.A la table ronde qui nous rassemblait sous le ?thème «le français, arme de culture», il faisait de notre langue «une arme contre l’obscurantisme, contre l’occupation, contre le cloisonnement qu’on veut nous imposer».De nombreux livres, disait-il, «échappent à la censure parce que les ténèbres organisées ne saisissent pas la portée des textes publiés».Fort courage.Il trouvait un écho le lendemain dans L’Orient-Le Jour, seul quotidien de langue française à Beyrouth — et le plus audacieux, dit-on —, qui reprenait au texte ces propos de défi ouvert.Là-bas, on ne se bat pas pour la langue française en soi, pour lui donner sa place et un avenir comme nous le fai- >i nette sons dans notre coin du monde.Langue seconde, on l’utilise comme un moyen de résistance, on lui assigne une mission particulière dans l’ordre des valeurs.Non seulement pour déjouer l’occupant mais, comme le suggérait aussi Najjar, «pour lutter contre l’inculture», notamment contre celle que véhicule une langue anglaise qui aurait «sacrifié son âme» pour devenir un simple instrument, un «code international entre gens d’affaires».Elle est fort répandue actuellement en francophonie internationale, l’idée d’une langue française qui tirerait son épingle du jeu uniformisant de la mondialisation non pas en cherchant à faire concurrence à l’anglais sur le terrain des affaires, du commerce ou du divertissement, mais en se réservant celui des «lumières», celui des débats d’idéès en Europe, des combats pour la liberté au Liban et des valeurs d’humanité dans le monde entier.L’animateur de la table ronde, le journaliste Gebrane Tuéni, a d’ailleurs eu un raccourci saisissant pour proposer carrément une division linguistique du travail.«Nous, au Liban, nous avons choisi une formule gagnante: l’arabe pour la vie de tous les jours, l’anglais pour le business, et le français pour la culture.» Dans Beyrouth telle qu’elle est, cette formule triple semble pour l’instant fonctionner.Les milliards de la reconstruction, largement de source internationale, circulent évidemment en anglais.Et le français, que les Libanais maîtrisent mieux que nous quoi qu’il s’agisse d’une langue seconde, demeure le fort signe de reconnaissance des élites cultivées.Mais on peut douter que ce bel équilibre se maintienne.Beyrouth redevient rapidement le grand centre commercial du Moyen-Orient et si le com- merce parle désormais anglais, ce ne sera qu’une question de temps avant que les familles requièrent des écoles anglaises ou bilingues pour leurs enfants plutôt qu’un enseignement de tradition française, aussi élégante qu’elle soit.Dans L’Orient-Le Jour, une large partie des réclames sont désormais publiées directement en anglais.Et si l’arabe reste massivement la langue d’usage, celle du divertissement populaire — cinéma, musique, radio, télé, mode — est de plus en plus celle de l’Amérique.Quand la tutelle syrienne se sera relâchée ou sera terminée, le français ne servira plus de code pour embrouiller les forces d’occupation.Il est probable qu’il reste la langue de l’université, des familles instruites, de la «haute culture».Mais aussi d’une marginalité croissante.J’ai eu l’impression de tenir là-bas un discours trop sceptique, trop prudent.Entre la courbe de la mer toujours amoureuse de Beyrouth et la rondeur de la montagne toujours jalouse d’elle, l’intensité de la vie nous rend envieux.On construit certes n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment; les dépotoirs à ciel ouvert s’apprêtent à devenir fondations de palaces à l'architecture aussi moche qu’internationale; les piscines prennent la relève de l’océan près des berges mal nettoyées.Mais il y a, dans l’air, et dans le sourire encore tendu des jeunes adultes de l’immédiat après-guerre, la fébrilité que donnent les projets, les desseins qu'on forme pour des lendemains dont on est certain qu’ils viendront.Vous souvenez-vous de nos années soixante?Beyrouth a confiance en sa différence et croit que rien, des risques culturels qu’elle prend, ne l’aplanira.Suspendons notre jugement, en attendant que partent les Syriens.MUSIQUE Une année d’opulence Les tendances dans les programmations des maisons d’opéra et des orchestres symphoniques Préfacé par le violoniste Yehudi Menuhin, la brique Musique et Opéra autour du monde 1997-98 donne un aperçu de 10 000 événements lyriques et musicaux dans plus de 190 salles et 30 pays, et ce, dans la seule année à venir.Quelles tendances se dessinent dans les programmations des maisons d’opéra et des orchestres symphoniques?Dans ces ligues majeures, où se situent le Québec et le Canada?LOUISE LEDUC LE DEVOIR Commençons d’abord par la deuxième question.Si l’Orchestre symphonique de Montréal côtoie dans cet ouvrage les institutions de Londres, Berlin, Vienne ou la Scala de Milan, aucune autre maison canadienne n’obtient cet honneur, ni la Canadian Opera Company, ni l’Opéra de Montréal.Une autre précision s’impose encore.Pour avoir un aperçu global des saisons de chacune des institutions, il faut s’en remettre à de courts textes explicatifs écrits par le personnel des maisons d’opéra ou des orchestres symphoniques dans un but manifestement vendeur.L’idée, pour eux, est ici de se présenter sous leur meilleur jour, à coups de nombreux superlatifs.Certaines tendances s’imposent néanmoins.Première surprise: dans ce circuit dominé par des maisons centenaires, la modernité trouye son chemin à travers la tradition.A côté du Teatro Co-munale di Bologna qui se targue de ne chanter qu’en italien et l’Orchestre symphonique tchèque de Prague qui se consacre au répertoire national, certains ont l’esprit très large, comme l’orchestre symphonique de Birmingham, en Grande-Bretagne.Si les Haydn et Beethoven y obtiennent de droit leur niche, une série sera par ailleurs consacrée aux années 1970 et à leur éclectisme.On pourra ainsi entendre des œuvres de Pierre Boulez, mais aussi d’autres de l’Anglais Michael Tippett et de l’Estonien Arvo Part.Le nom de Poulenc est maintes fois évoqué, le symphoniste Anglais Ralph Vaughan (1872-1958) fera l’objet d’un cycle au London Symphony Orchestra et Illuminations d’Arthur Rimbaud, mises en musique par Britten, seront à l’affiche du Philharmonique de Los Angeles d’ici la fin de l’année.L’année Mendelssohn Autant l’année dernière était placée sous le signe de Brahms (dont on commémorait la mort) et de Schubert (dont on soulignait l’anniversaire), l’année à venir sera celle, dans plusieurs villes, de Mendelssohn.La ville de Leipzig mènera le bal puisque c’est là que le célèbre compositeur a rendu l’âme.Un festival officiel lui sera consacré, du 31 octobre au 4 novembre, jour de sa mort.Plusieurs pièces de ce compositeur seront aussi dispersées dans la programmation régulière de l’année.Douce revanche d’outre-tombe pour ce compositeur dont la musique avait été interdite d’exécution par le régime nazi à cause de ses origines juives.Quand on pense qu’il y a à peine un demi-siècle, son nom avait même été retiré des encyclopédies et des livres d’histoire de la musique publiés en Allemagne à cette époque.Côté moyens, quelques indications peuvent attiser, de ce côté-ci de l’Atlantique, quelques relents de jalousie.Petite devinette?Combien de titres différents aligne le Deutsche Oper de Berlin?Trente-cinq, au cours de la seule prochaine saison! Mozart fait là figure de grand solitaire dans une programmation centrée pour l’essentiel sur le XIX" siècle, avec quelques rrêér.r.-aagi„i ,.gr; ,,-,-~gc8 iq| “* " iunî55>r t xmr.rrnprsfttsrfmm : en SOURCE MUSIQUE ET OPÉRA AUTOUR DU MONDE 1997-98 Vue de la salle du théâtre du Capitole à Toulouse.SOURCE MUSIQUE ET OPERA AUTOUR DU MONDE 1997-98 Le décor de l’acte 2 de Tosca à l’Opéra de San Francisco I ______________________________________________________ incursions dans le vingtième avec Susannah de Carliste Floyd.Si, pendant quelques années, l’effort désespéré de certaines institutions pour «faire populaire» a donné lieu à quelques résultats d’un goût douteux, il faut noter d’heureuses initiatives.La pratique des surtitres semble de plus en plus répandue dans tes maisons d’opéra et plusieurs institutions consacrent beaucoup d’énergie à des activités dites pédagogiques.En ce sens, peut-être est-ce 1e London Symphony Orchestra qui pousse le plus loin: la pratique des causeries d’avant-concert y serait quasi systématique.Le cas de Londres Pour vous donner une petite idée de l’opulence musicale de certaines villes, citons 1e cas de Londres.Admis dans 1e «panthéon» musical par Musique et Opéra autour du monde: le London Philharmonie, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre Philharmonia, l’Opéra royal et tes activités au Wigmore Hall.Pierre Boutez compte parmi ceux qui connaîtront une année fort occupée.Le regretté maestro Georg Solti, décédé il y a un mois, est par ailleurs mort en pleine gloire, comme en témoignent tous tes prestigieux engagements qu’il avait prévus.Maintenant, tes gros canons.Oui, il est possible d’entendre tes trois ténors séparément, et ce, dans de belles salles de concert plutôt que dans des stades.Ce cher Plâcido Domingo chantera par exempte 1e rôle titre du mozartien Idomeneo pour quatre apparitions seulement, au Lyric Opera de Chicago.Il fera aussi un saut au Metropolitan Opera de New York pour mettre en valeur un opéra de jeunesse de Verdi, Stiffelio.Ce bon vieux Pavarotti passera lui aussi par le Met cette année, tout comme le petit couple lyrique de l’heure, uni sur scène comme dans la vie: Roberto Alagna aux côtés de la soprano Angela Gheorgiu dans Roméo et Juliette de Gounod.Cecilia Bartoli?Elle aussi sera à peu près partout où c’est prestigieux: au Met, au Carnegie Hall, mais aussi à l’Orchestre symphonique de Montréal, par «amitié pour le maestro Du-toit», insiste-t-on à l’OSM.Sans doute signifie-t-on par là que Cecilia Bartoli exigera ici un cachet moindre.Encore quelques mots sur cette programmation du Metropolitan Ope- ra, ne serait-ce que pour souligner que 1e nom du Canadien Ben Hepp-ner y figure.Lui aussi connaît des heures fastes et sera de la distribution de Peter Grimes du Lyric Opera de Chicago.Et la Scala, dans tout ça?Ce n’est pas dans Musique et Opéra autour du monde que vous connaîtrez ses intentions cette année.Fidèle à sa tradition, la Scala entoure sa programmation du plus grand des mystères jusqu’au dernier moment.Pas un mot dans cet ouvrage sur sa programmation.Pour en être informé, il faut plutôt s’en remettre à cette adresse Internet que l’on vous a dénichée: www.operatravel.com/thscala.shtmltt OPERAANDBALLET.Comme vous n’êtes pas tous internautes, énumérons ici quelques titres à l’affiche de la Scala: Wozzeck d’Alban Berg, Siegfried de Wagner, Les Noces de Figaro sous la direction de Riccar-do Muti, et Tosca.José Carreras compte parmi tes invités de marque.Bien sûr, tes œuvres du XX' siècle sont presque partout nettement enterrées, en quantité du moins, sous une tonne de Rossini, Verdi, Beethoven et Mahler un peu partout dans 1e monde.Il faut cependant répéter à quel point la majorité des institutions musicales se font un devoir d’intégrer quelques œuvres contemporaines à leur programmation et en font même un argument de vente.Mais peut-on jamais se targuer d’avoir fait le tour d’un monument Haydn, par exemple?Le Staatsoper Unter den linden de Berlin se propose cette année d’explorer davantage la richesse des opéras de ce compositeur.De nombreuses maisons déterrent elles aussi des chef&d’œuvre méconnus du passé pour 1e plus grand bonheur des mélomanes.Ce bref tour d’horizon n’est bien sûr qu’un aperçu très partiel des productions mondiales.Nous vous donnons donc ici la référence de Musique et Opéra autour du monde pour que vous puissiez prendre une décision plus éclairée avant de choisir la destination musicale de vos prochaines vacances! MUSIQUE ET OPÉRA AUTOUR DU MONDE 1997-98 Éditions Arte et Le Fil d’Ariane 479 pages Saii^8 lytusü •7 de fïlontréal Yuli Turovsky Directeur artistique et chef d’orchestre présente un Concert-événement Jeudi 16 octobre 1997,20 h Saliste et chef : Yuli Turovsky RossiNl Ouverture de l'opéra La Scala di seta Beethoven Symphonie no I SCHUBERT Sonate «Arpeggione», D.821 (arr.pour violoncelle et cordes de Y.Turovsky) Bartok Rhapsodie pour violoncelle et orchestre no 1 Salle de concert Pollack 555, rue Sherbrooke Ouest NORTEL Commanditaire northirn niicoM principal de la saison K Salle de concert Pollack Pollack concert hall I1S3I1 aArthur ^ Andersen Vous pouvez encore vous abonner à l'OSM I Ifikil Argerich etDutoit Une rencontre au sommet Adulée par les mélomanes, Martha Argerich, l’une des.plus grandes pianistes de ce siècle, se joindra à Charles Dutoil et l'OSM pour deux concerts saisissants.Un « must » de la saison ! 842-9951 les Grand; Concerts EjjSïïj99 Br ru tolWH H’rWjB! Charles Dutoit.chef Martha Argerich, piano Abonnez-vous ! Renseignements 982-6037 éb Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts ( Radio-Canada Chaîne culturelle FM Diffuseur officiel Billets OSM : 842 9951 Admission ; 790-1245 Place dés Arts 842-2112 STANDARD UFt B 4 I.K I) K V (I I It , I.K S S A M K 1)1 II K T I) I M A N C II K 12 0 ('.T 0 It It H I !) !) 7 LA VERITE) SI JE MENS AlSSA DlAfiSI fAfifiÿAHOUAs! '* ' W V, mm VISAGES, petit écran photographies ri'ANDRÉ LE COZ Ouuert de 13h à 18h le lundi 13 octobre Du 24 septembre au 14 décembre 1997 Salle Norman-McLaren 335, boul.De Maisonneuve Est (514) 842-9788 Radio-Canada Télévision PRIX OU PUBLIC MEILLEUR film CANADIEN festival DES films du MONDE 97 Serge Dupire Mâcha G renon Jacques Godin Monique Spaziani Michel Forget Raymond Cloutier Dorothée Berryman Isabel Richer David La Haye JiCi Lauzon m Conc «Chwtiaij Lvou^P1 Michel oulettc ^530 GAGNANT DE 4 PRIX AV 12e FESTIVAL DE NAMU1I DONT : - LE PREMIER PRIX : BAYARD D’OR - PRIX DIJ PUBLIC - PRIX DU JURY DES JEUNES Un film de DSNIS CHOUINARD et NICOLAS ÏÏADIKOFF Adofi cr-n i l l I t i 1 l l t U i DISTRIBUE PAR MOTION INTERNATIONAL.UNE SOCIETE OU GROUPE COSCIENT INC 1 affiche! 13 CINÉPLEX ODÉON «u*i CENTRE-VILLE *r © y sam.dim.lun.mar.mer.: 1:55 - 4:25 • 7:10 • 9:15 ven.& jeu.: 4:25 • 7:10-9:15 PLUS DE 5 MILLIONS D'ENTREES EN FRANCE.C'EST LA VÉRITÉ! «.Drôle, sympathique, haut en couleurs.Ne risquez pas de la rater.» Francine Laurendeau.Radio Canada Midi-culture «.Vous fera bien rigoler.des dialogues savoureux!» ¦ Le Journal de Montreal «Rêve Américain made in France.» • Le Journal de Montreal «.Comédie irrésistible.difficile de ne pas craquer!» - La Tribune RICHARD ANCONINA EUE KAKOU JOSE GARCIA VINCENT ELBAZ BRUNO SOLO ANTHONY DELON RICHARD BOHRINGER ge interdits pour cause de «formalisme».Ils ressuscitent aujourd’hui, sans avoir pris une ride.Des courts métrages muets remplis d’histoires d’amour, de rencontres avortées, de fulgurances, des pas de deux dans la rue, dans l’autobus, dans un petit appartement où le mari, après une longue absence, se cache de son épouse pour lui jouer des tours, dans une gare où les parapluies volent.La poésie règne ici en majesté.L’ensemble paraît forcément un peu inégal, mais chaque film possède son charme, certains plus exquis que d’autres, tel U Carrousel avec, comme d;ms les films expressionnistes allemands, cette esthétique de grande ville qui avale l’homme, où un garçon et une fille se voient, se plaisent, unissent leurs pas, avant d’être avalés de nouveau par l’espace urbain qui les désunit.Dans ce film, on s’exprime par gazouillis ou par grognements, de façon musicale, les corps parlent mieux que des mots, les lois de l’attirance et de la répulsion dominent l’action.Ailleurs, à travers La Noce, on verra avorter aussi la rencontre d’un jeune homme et d’une belle musicienne que sa mère destine à un autre.Le Parapluie, l’œuvre la plus chagalienne du lot, pétille comme une bulle avec ce parapluie flottant venu de nulle part qui nargue un jeune couple sur le bord d’une voie ferrée, lui et elle lancés à sa poursuite.Dans tous ces films, la musique constitue en elle-même un langage, omniprésente, mêlant allègrement Bach et Aznavour, alors que les comédiens jonglent de leur côté avec le mime dans un univers où lyrisme et fantastique ont également droit de cité et nous entraînent au milieu d’upe danse folle.Etrange destinée que celle de Ko-bakhidzé.Cela fait trente ans qu’il n’a pas tourné, et jamais de longs métrages.Alors, trouver aujourd’hui le financement pour de nouveaux films, c’est dur.Je l’ai rencontré au dernier Festival du nouveau cinéma, où il déclarait vouloir continuer à tourner dans la même veine, muette et poétique.Il se reconnaît toujours comme maîtres Chaplin, Truffaut, Welles, Kurosawa, et des liens de parenté (évidents) avec Pierre Etaix.Iœ cinéaste géorgien se voit désormais porté par une récente reconnaissance internationale.Ses cinq films se promènent dans les festivals, à travers le circuit des salles de répertoire, où le public occidental le découvre avec trente ans de retard et un émerveillement intact que Montréal a le plaisir de partager aujourd’hui.Earl Pastko et Arsinee Khanjian dans Russell Banks.SOURCE ALLIANCE The Sweet Hereafter, du cinéaste Atom Egoyan d’après le roman de Timide et brillante percée vers l’émotion THE SWEET HEREAFTER Réal.: Atom Egoyan.Scénario: Atom Egoyan, d’après le roman de Russel Banks.Avec Ian Holm, Maury Chay-kin, Peter Donaldson.Bruce Greenwood, David Hemblen, Brooke Johnson, Arsinée Khanjian, Torn McCa-mus.Image: Paul Sarossy.Musique: Mychael Danna.O I) I L E LE TREMBLAY DEVOIR Tout est affaire de décor, comme disait l’autre.De décor et de circonstances.Le jugement des critiques, qu’ils le veuillent ou non, s’avère tributaire des conditions de visionnement.Le revoient-ils dans un conteste différent, parfois le verdict varie.A Cannes par exemple, dans la cohue festivalière, les films peuvent perdre au change (ou se faire inconsidérément monter aux nues s’ils arrivent après plusieurs vaches maigres).Rien par ailleurs de plus "LE MANDAT tient le spectateur en haleine du début ' .Digne des meilleurs suspenses hollywoodiens.1' - Martine Rloux, LE JOURNAL DE MONTRÉAL LANGAGI VUIGAIM ^ |VK)LIÜ(i L « Christian Duguay donne une leçon de cinéma.Il y a dans son film de l’action mais aussi de la substance .» CLtttde Üescbrius, Montréal Ce Soir, Rndio-Cmuuhi r « Une oeuvre percutante qui se classe parmi les films à voir cet automne ! À ne pas manquer ! » Anne-Marie Lositjite, Box office « Le Mandat est un film admirablement spectaculaire.Superbement maîtrisé.» Francine Laureiutean, Midi Culture, Radio Camilla « Une mécanique bien huilée.Dégage le charme des productions ambitieuses.» Odile Tremblay, Le Devoir « Beaucoup de plaisir à voir et à « Un film réussi à tous revoir.Il faut le revoir surtout.» points de vue.» Marie-France Bazzo, Indicatif Prêtent, Radio-Canada Minou Petromlti, Indicatif Prêtent, Radio-Canada « Avec Le Mandat, Christian Duguay signe un film d’espionnage qui a de la gueule, du rythme et du coeur.» Éric Fonrlanty, Voir Un film de Christian Duguay Mandat Version française de « The Assignment » tmUVPH fU.fi FSEslMS I;V îfKirkwk'"‘a:-.« bwchudco tmmm fuowum T r-: umjandci«mu .US DAVDSAUNDERS' il JOSEPHI.IWÎOIICOEIM .-Y I;STE/ANV7000SI.WVSXV PftCUII 1*810),1M t! FRANCO BAlllilA ICRH PAR 0411 GftPtflN fi SAPI H SHA3IAJ RtAUS( PAR r.MRISIIA» tXXHJAY ; - ¦- ¦ .¦ m .- lie • .• m : ¦¦¦¦ j ' .\ a; im ¦ , ¦ n¦¦¦ ijFjf * iM! Alliance Communications présente Ian Holm (V.f.de «The Sweet Hereafter») un film d Atom Egoyan MlIRNCf COMMUNICHTIONS pkIsiniiuni miiiiicnin [CO HIM HUIS IHN H01M rhiis
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