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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-10-14, Collections de BAnQ.

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Vol.I.X XXVIII N " 2 a 2 LE DEVOIR PERSPECTIVES L’agression marchande Avant, la pub était partout.Aujourd'hui, elle est plus que partout.Elle domine le paysage urbain.Elle est impériale.Tellement qu'elle a colonisé ces espaces qui, jusqu'aux dernières nouvelles, étaient publics.Du trottoir aux institutions scolaires, il n'y a plus moyen de se soustraire à sa présence.À son agression clinquante.our reprendre le mot de Gérard Beaudet, professeur à l'Institut d'urbanisme rattaché à l'Université de Montréal, «notre société est commanditée mur à mur.Plus rien n'échappe à son discours marchand».Avant, les supports ou véhicules aux messages publicitaires étaient les journaux et les revues, la télé et la radio.Une fois ces positions consolidées en ces domaines, elle a embrayé dans une autre direction.Elle s'est imprimée à qui mieux mieux sur les vêtements.Désormais, lorsqu'on achète un blouson ou une veste, on achète aussi un logo.Dans bien des cas, on n'achète pas une marque ou une griffe, mais bel et bien un panneau publicitaire.C'est Ree-bock, Nike, Hilfiger et compagnie.Jusque-là, mettons que ça va Mettons que c'est de bonne guerre.C'est peut-être bien dans la normalité des choses puisque,après tout, on est libre d'acquérir ou pas ces produits.Une fois ces positions bien incrustées, la pub a amorcé une nouvelle invasion: elle s'est accaparé les espaces publics.Elle a investi, pour parler chic, la Place des Arts, le Vieux-Port, les trottoirs, avec son «Traversez n'importe où, pas question», les classes des HEC, les coins des rues évidemment, des autobus au complet, la carte mensuelle de la ST-CUM.Tenez, sur cette dernière, depuis peu, on nous prévient côté recto de ceci: «offres extra au verso».Qu'y a-t-il au verso?«Présentez votre CAM et économisez: 2 billets pour le prix d'un à Imax Vieux-Port, 2 cents de rabais sur une carte LaPuce Bell de 5 $ sur remise de votre CAM expirée».Il y a évidemment du McDo, et il y a aussi du super pour Superclub.Manque plus que le sempiternel extraordinaire.Puisqu'elle est publique, restons avec la STCUM.Restons avec elle pour signaler que plus ça va, plus on peut apercevoir des autobus entièrement transformés en sandwichs publicitaires.Parfois, ce sont les wagons de métro, lorsque ce ne sont pas les guichets.Comme si les panneaux des stations ne suffisaient pas! Demeurons citoyens, restons publics.Cet été, on a implanté ici et là des machins tout noirs pour stationner les deux roues parce que les deux roues abîmaient, soi-disant, les parcomètres «privatisés» de la Chambre de commerce.Passons sur la fonction utilitaire ou pas de cet objet.Moyennant l'implantation de ces engins sur VOS trottoirs, sur NOTRE espace, la compagnie vend de l'espace publicitaire sur une surface toute noire dans laquelle la Ville de Montréal a imprimé son symbole.Aux HEC nouveau style, on pense au nouvel immeuble, on a «vendu» les classes.Dans ce lieu, on enseigne la loi tendancielle du taux de profit dans la salle machin-truc, on longe le mur truc-machin.Bref, on a pris en quelque sorte l'éducation en otage.Pathétique! Quoi d'autre?Il y a cette histoire de face à face qu'on ne peut s'empêcher de rappeler.Il s'agit de ces concentrations de panneaux publicitaires aux coins de certaines rues du centre-ville.Selon le règlement municipal, il doit y avoir tant de mètres de distance entre les deux faces d'autant de panneaux.Et alors?Des petits malins se sont dit: «Et si on disposait tel panneau à 30 degrés de la face de l'autre?On ne serait plus ainsi dans l'obligation de respecter la règle».Ni vu ni connu, on embrouille ainsi tous les citoyens.De la télé à la carte d'autobus, en passant par les classes des HEC et beaucoup d'autres qu'on oublie, «l'univers marchand, a constaté M.Beaudet, a étendu ses tentacules sur tout le paysage urbain.On ne peut que constater qu'il y a de moins en moins de lieux publics servant au public.C'est comme si plus rien ne pouvait fonctionner sans un discours commercial».Si, d'un côté, la multiplication des supports publicitaires va à l'encontre des intérêts de tel fabricant d'automobiles parce qu'elle permet à tous ses concurrents de planter des affiches à proximité, de l'autre côté cette multiplication «renforce le discours marchand.Il y a de plus en plus de confusion, de plus en plus de chevauchements entre le privé et le public».En abandonnant tous les espaces communs, les forums de la cité, au bénéfice du marché, et lui seul, on a réussi un prodige: le bien public est devenu une fiction.Une chanson de geste.Comme si le bien public avait été une légende écrite par le politique avant le triomphe de l'économisme.En ayant fait main basse sur tout ce qu'il y a de plus public, en ayant incrusté tout ce qu'il y avait à incruster, l'économisme, autrement dit la gestion, a remisé tout le reste, réflexion, questionnement, et on ne sait quoi dans les poubelles de l'histoire.Pourtant, comme le soulignait récemment un essayiste nord-américain: «Aujourd'hui, si les économistes étaient médecins, on les traînerait en justice pour faute professionnelle».«C'est comme si plus rien ne pouvait fonctionner sans un discours commercial» Serge Truffaut ?Montréal Ciel variable, ft Max: 19 Min: 10 T É 0 Québec Ciel variable.Max: 18 Min: 7 Détails, page B 3 INDEX Annonces.B 3 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 8 Le monde.A 7 Les sports.B 5 Mots croisés.B 6 Planète.B 4 Télévision.B 7 www.ledevoir.com MONTREAL, LE MARDI I I OCTOBRE I !) !» 7 8 8 c + t p s + T V 0 / T N T 0 I $ L’ENTREVUE Pierre Ansart : le vocabulaire de la sociologie, page B 1 LES SPORTS L'appel de Villeneuve sera entendu le 21 octobre, page B 5 ?'.T; LE MONDE Rencontre historique entre Tony Blair et Gerry Adams, page A 7 Tragédie dans Charlevoix RENÉ MATHIEU LE DEVOIR wvScct* «V- SiâŸi F mW; 'îlrJ » * V .- £ tea/ ^____T Toutes les ambulances disponibles, de même que tous les pompiers de la région ont été mobilisés pour apporter des secours.Réforme des banques Michaud lance «la grande offensive» CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Fort des résultats obtenus et de l'expérience acquise en 1997 à l'occasion des assemblées annuelles des banques Royale et Nationale, Yves Michaud se prépare à livrer en 1998 «la grande offensive» auprès des sept principales banques canadiennes.Il participera lui-même à cinq de ces assemblées au cours desquelles il tentera de faire adopter plusieurs propositions de réforme.M.Michaud continue de se battre pour la même cause, celle de donner des conseils d'administration qui défendent vraiment les intérêts des actionnaires et qui ne sont pas complices de la philosophie «des copains d’abord».Il lutte également pour que le président du conseil ne fasse pas partie du personnel de la banque et qu'il ne reçoive pas, en salaire annuel, primes et toute autre forme de rémunération, plus de 20 fois la rémunération moyenne des employés de sa banque, en incluant les bénéfices marginaux.Celui qu'on a surnommé «le Robin des banques», et qui VOIR PAGE A 10: BANQUES Accord de libre-échange canado-américain Washington a dressé le Québec contre les autres provinces Le pire accident de l’histoire canadienne / 43 personnes trouvent la mort aux Eboulements PRESSE CANADIENNE j y n tragique accident de la route, le pire dans Il l'histoire du Canada, a fait 43 morts et cinq Blessés hier lorsqu’un autocar de la compagnie Mercier q plongé dans un ravin au pied d’une côte aux Eboulements, à l’entrée de Saint-Jose-ph-de-la-Rive, dans la région de Charlevoix.L’autocar transportait 48 personnes, des personnes âgées pour la plupart domiciliées à Saint-Bernard, en Beauce, à 35 km au sud de Québec, une petite municipalité d’un peu plus de 2000 habitants.Elles se rendaient à l’île aux Coudres, en face de Saint-Joseph-de-la-Rive, célébrer Noël à l’automne, à l’auberge de Cap-au-Pierre.Cette tragédie a eu lieu dans un secteur jugé dangereux, où s’est déjà produit un accident semblable, en 1974, qui avait fait 13 morts.Un autobus scolaire, qui transportait des personnes de l’âge d’or, avait plongé dans le ravin sur la même route.Selon divers témoignages, le chauffeur de l’autocar aurait eu de la difficulté à négocier la courbe au pied de la Grande Côte des Eboulements, à l’entrée de Saint-Joseph-de-la-Rive, une côte longue d’environ deux kilomètres et très abrupte.Le véhicule a alors plongé dans un ravin d’une dizaine de mètres, où coule une petite rivière se jetant dans le fleuve, et s’est renversé VOIR PAGE A 10: ACCIDENT MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Afin de protéger l’industrie américaine du bois d’œuvre, Washington a délibérément dressé le Québec contre les autres provinces canadiennes impliquées dans le conflit.C’est l’accusation que lance l’un des principaux architectes de l’Accord de libre-échange canado-américain, Gordon Ritchie, dans un livre qu’il vient de publier sur les conflits commerciaux entre le Canada et les États-Unis.«Il s’agit de l’initiative américaine la plus infâme et méprisable que j’aie vue durant mes 30 années d’observation», écrit M.Ritchie dans Wrestling with the Elephant (Lutter avec l’éléphant), un volume de 278 pages publié par Mac-farlane Walter & Ross.Il affirme que cette attitude avait rendu les Canadiens furieux, y compris le premier ministre Brian Mulroney, qui cherchait alors à protéger l’unité nationale dans une période de dissension constitutionnelle.En mai 1991, le département américain du Commerce a imposé un droit compensateur de 6,51 % sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre.Le département a imposé ce droit aux quatre principales provinces concernées, VOIR PAGE A 10: WASHINGTON «Pour une télé de proximité» La Cinémathèque rend hommage à Moses Znaimer, fondateur des chaînes City TV, MuchMusic, MusiMax et Bravo ! PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le problème ,ce n’est pas qu’il y a trop de chaînes de télé; le problème, c'est qu’il y a trop de chaînes pareilles.» Communicateur-né, Moses Znaimer vous fixe droit dans les yeux et, sourire en coin, il vous envoie quelques aphorismes de son cru.Ce fan de la télé voudrait étendre son empire aux quatre coins de la planète tout en continuant à plaider avec force pour une télévision essentiellement locale.La télé n'est pas un «mass media», lance-t-il encore.«On l'a identifiée comme mass media parce que dans les premières années de la télévision le pouvoir qui la contrôlait ne permettait pas qu'on offre trop de chaînes, ex-plique-t-il.Ceux qui produisaient la télévision avaient créé un monopole.» «Mais la notion de monopole n 'est pas inhérente à la télévision en soi, continue-t-il.Si vous offrez seulement trois chaînes, tous les programmes au- ront beaucoup d'audience, même les moins intéressants.Mais si vous offrez 30 ou 300 chaînes, chaque nouvelle chaîne devient plus sélective, plus efficace, et procurera plus de plaisir à un plus petit nombre de gens.» Au Canada anglais, Moses Znaimer est devenu un personnage mythique, une sorte de visionnaire.Znaimer est pourtant un Montréalais d'abord, qui a grandi dans le quartier Mile-End et étudié à McGill.Mais c'est en déménageant à Toronto qu'il met en place le système qui a fait sa fortune, tant financière qu'intellectuelle.En 1972 il lance la première station indépendante au pays, City TV, qui deviendra l'amorce de son empire.Suivront ensuite MuchMusic à Toronto, Musique Plus à Montréal, MusiMax et d'autres.11 achète une station vieillotte à Barrie, en Ontario, pour la transformer de fond en comble, crée une télé éducative nouveau genre en Alberta et lance la chaîne spécialisée Bravo!, qui propose VOIR PAGE A 10: ZNAIMER JULIEN SAUCIER l.E DEVOIR «Chaque nouvelle chaîne devient plus sélective, plus efficace», dit Moses Znaimer.1 778313000658 I.H I) H V OIK.I.K M A It I) I I I II 0 T O I! K K I !) !) -LES ACTUALITES- Un poste de police mobile tout bleu pour Montréal En janvier dernier, on implantait les polices de quartier.Deux mois plus tard, les meubles du poste 20 déménageaient de la rue Guy, en plein centre-ville, à la rue Williams, en plein no man’s land du centre-ville.Les citoyens se plaignent?Va pour la station de police.mobile.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR JULIEN SAUCIER LE DEVOIR de mont François Bigras, commandant du poste 20 (à droite), le constable Roger Lévesque et un policier en civil François Bigras est commandant du poste 20.Il est le chef de l’endroit.Sous son autorité, il y a 10 sergents qui se relaient et 88 policiers.Les frontières de son territoire?La rue Sherbrooke au nord, Bleury et McGill à l’est, Atwater et Guy à l’ouest, le canal dè Lachine et la rue de la Commune au sud.Bref, le poste 20, c’est les tours à bureaux, le Centre Molson, de vieux édifices abandonnés, le Montréal souterrain, la gare Bonaventure et toute une infrastructure routière.C’est aussi et surtout 15 000 résidants, auxquels s’ajoutent 800 000 personnes qui y travaillent de jour et 500 000 personnes qui y sortent ou qui y travaillent le soir.C’est toujours peuplé.C'est donc très animé.Avant d’élire domicile dans la rue Guy, le poste 20 occupait l’angle Saint-Mathieu-de Maisonneuve.Entre les deux, la distance à parcourir nécessitait un petit cinq minutes de marche.Le nouveau était voisin de l’ancien.Pourtant, ce changement déstabilisa passablement les résidants et commer- çants du quartier.Qu’on aime ça ou pas, bien des humains veulent leur police à proximité.Ils veulent surtout qu’elle soit visible.Toujours est-il qu’en janvier on a assisté à l’implantation des polices de quartier qui se traduit, dans le cas qui nous occupe, par le déménagement.«Je savais, de noter M.Bigras, que les gens ne l'accepteraient pas.lorsqu'il y a perte de visibilité dans un endroit, les citoyens pensent qu ’il y a perte de protection.Ils associent visibilité et protection.On a alors songé à établir un comptoir de services dans la rue Sainte-Catherine.» D’autant que, géographiquement, la situation du poste 20 est passablement.Comment dire?Il est plus éloigné qu’auparavant des lieux habités.Qu’on y songe, la rue Williams est un petit bout de rue perdu entre le vaste stationnement de l’ancienne brasserie Dow et les voies ferrées qui mènent à la gare Bonaventure.En deux mots, le poste 20 est dans un no man’s land.Il est au cœur de ce qui fut autrefois le fief industriel de Montréal.On récapitule.Ça déménage.Les gens se plaignent.On songe à établir un comptoir de services mais, comme nous sommes à l’ère des compressions budgétaires, de comptoir de services de proximité il n’y a pas eu.Il est passé à la trappe.Le hic, c’est qu’au problème mentionné il fallait une solution.«Lors de discussions informelles entre les officiers de direction, de confier M.Bigras, sur les moyens palliatifs utilisés dans d’autres villes nord-américaines, nous avons étudié les multiples avenues évoquées.Puis quelqu'un a expliqué que, dans une ville dont j’ai oublié le nom, la police avait transformé un autobus pour en faire un poste mobile.«J’ai allumé.Je me suis dit qu’on pourrait peut-être utiliser le poste de commande mobile qui sert quelquefois par année pour les gros incendies ou lorsqu’il y a des prises d’otages ou d'autres cas suffisamment graves qu’il nous faut être au cœur de l’action pour mieux planifier les interventions.» Le poste mobile en question est un gros qu plutôt un long camion tout bleu.A l’intérieur, il y a tout un appareillage électronique qui permet de communiquer des ordres comme évidemment d’en recevoir.Histoire de modifier son allure un peu austère, M.Bigras et ses collaborateurs l’ont en quelque sorte décoré.Après coup, il a été décidé que le principe du projet devrait reposer sur le volontariat.'Je ne voulais pas qu'on oblige les policiers.» Du même coup, on évitait les négociations avec le syndicat.Bref, ça se résume à ceci: ceux qui veulent y aller y vont.Depuis son rattachement au poste 20, le camion se déplace quotidiennement.De jour, il se stationne fréquemment au coin des rues McGill College et Sainte-Catherine.Pourquoi là?Pour répondre aux besoins des gens qui travaillent dans les édifices à bureaux.On pense notamment aux pertes de portefeuille, mais aussi aux touristes.Roger Lévesque, un policier qui s’est porté volontaire, a souligné qu’un contingent important de touristes se pointent à l’intérieur pour demander soit son chemin, soit.Le soir, Roger Lévesque déplace le poste dans les environs de la rue Crescent.Histoire d’avoir, entre autres choses, un effet dissuasif sur les voleurs d’autos.Depuis, c’est ainsi: les gens se plaignent beaucoup moins du déménagement du poste 20.Mariette aime partir à F aventure.Et elle le peut ! Car elle a su bâtir sur du solide.pas étonnant donc, de voir que les Obligations d’épargne du Canada se retrouvent sur son parcours financier.Les taux de l’émission de cette année vont augmenter au cours des sept prochaines années.Les taux minimum garantis illustrés ici ne baisseront jamais.Au contraire, ils seront haussés si les conditions du marché le justifient.Les Obligations d’épargne du Canada sont encaissables en tout temps et elles sont, comme toujours, entièrement garanties par le gouvernement du Canada.Le taux de rendement annuel minimum des obligations à intérêt composé, si vous les conservez pendant sept ans, sera de ,5,14% Les OEC représentent donc pour Mariette son meilleur placement.garanti.Vous pouvez les acheter sans aucuns fi ais auprès de votre institution financière ou de votre courtier, ou encore, au moyen de retenues sur votre salaire.Elles sont même admissibles au REER.fm An 1 l.Z N A *f % An Z r- Tr_t——¦S \ \ Ans H .'Ali 8 : L’OPTION FERR-OEC L’option FERR-OEC vous permet pour la première fois cette année de transférer, sans aucuns frais, vos Obligations d’épargne du Canada dans un EERR.Grâce aux Obligations d’épargne du Canada, Mariette peut partir à l’aventure en toute sécurité, car elle bâtit sur du solide.Des questions ?Composez le 1 800 575-5151 ou visitez notre site Web au www.cis-pec.gc.ca Bâtissez sur 'hi sol Canada En vente jusqu’au 1er novembre.Garanties, flexibles, encaissables.vAÆ' ¦ t « La pénurie de sang est alarmante Toronto (PC) — Les hôpitaux du Québec et de l’Ontario connaissent l’une de leurs pires pénuries de sang depuis des années, et des responsables craignent que la situation ne s’aggrave encore davantage au cours des prochains jours.«Des vies pourraient être en danger», a déclaré dimanche Ahmed Coovadio, responsable de la banque de sang de l’hôpital Sunnybrook, à Toronto.«Nous avons jusqu’ici été en mesure de répondre aux cas urgents de traumas, mais il nous serait impossible de répondre à tous les cas qui ne sont pas de vie ou de mort», a-t-il ajouté.Au Québec, la Croix-Rouge et quelques hôpitaux ont déjà lancé un appel pressant aux donneurs potentiels, puisque dans certaines régions les réserves de sang ne sont qu’à 35 % de leur niveau souhaitable.«Nous sommes toujours en état d’urgence», a déclaré un porte-parole de la Croix-Rouge, André Ménard.Il a précisé que les réserves de sang du groupe AB n’étaient qu’à 13 % de leur niveau normal.«Si la population tie répond pas à notre appel, nous ferons face à une crise majeure», a-t-il ajouté.Cette pénurie pourrait être due en partie à l’incertitude qui prévaut au sein de la population quant au rôle de la Croix-Rouge dans la gestion du sang, en attendant qu’une nouvelle agence canadienne soit mise en place.Selon Michèle Leroux, directrice des services aux donneurs à la Croix-Rouge, certaines personnes croient à tort que celle-ci a déjà cessé ses activités de collecte du sang.L’été est traditionnellement une période creuse pour les dons de sang, a précisé Mme Leroux, «mais la situation semble cette fois encore plus grave.Et la raison pourrait être que plusieurs personnes croient que nous avons cessé nos activités.» Mur du son au sol Gerlach, Etats-Unis (AFP) — Le véhicule britannique Thrust SSC, propulsé par deux réacteurs d’avion Rolls-Royce, a franchi hier après-midi à deux reprises en moins d’une heure et pour la première fois dans l’histoire le mur du son au sol dans le désert de Black Rock (Nevada), a annoncé l’équipe britannique.Lors d’une première tentative, Thrust SSC a atteint 1229,54 km/h, soit la vitesse de Mach 1,007.La seconde tentative, moins d’une heure après la première, a été légèrement moins rapide, à 1223,28 km/h, soit Mach 1,003, selon les instruments de mesure du Club automobile américain.Pour obtenir l’homologation d’un record du monde, un véhicule doit accomplir deux parcours, aller et retour, en moins d’une heure.La moyenne des deux tentatives est ensuite retenue.Piloté par Andy Green, 35 ans, diplômé d'Oxford, Thrust SSC consiste en un long fuselage entouré de deux réacteurs d’avion.D’une longueur de 16,5 mètres et d’un poids d’environ 6,8 tonnes, il développe une poussée de 22 680 kilogrammes et consomme 18,18 litres de carburant à la seconde.Thrust SSC ix'ut atteindre la vitesse de 100 km/h en 2,5 secondes et les l(XX) km/h en 16 secondes.Selon ses concepteurs, il devrait être capable d’atteindre en une demi-minute sa vitesse maximale d’environ 1400 km/h.» « L E I) E V (HR, I.E M A It I) I I I 0 C T (I H R E I !) 0 7 A 3 LES ACTUALITES EN BREF Patinoire fermée L’implantation des maternelles à temps plein indispose des citoyens du quartier Ahuntsic qui ne pourront plus bénéficier d’une patinoire dans le parc de l’école Saint-André-Apôtre à compter de l’hiver prochain.La direction de l’école a signifié en juin dernier à la Ville de Montréal qu’elle devait récupérer le local qui servait jusque-là aux patineurs.Plutôt que d’installer une cabane à proximité de la patinoire, comme le souhaitaient des citoyens du quartier, la Ville a décidé d’ouvrir une nouvelle patinoire dans le parc Au-teuil, à une certaine distance de là.Malgré le maintien du service, le mécontentement est clair chez des résidants, qui ont bien l’intention de le manifester ce soir lors de l’assemblée du conseil de quartier.Congrès Vision Montréal Le parti du maire Pierre Bourque, Vision Montréal, tente de réactiver sa machine.En vue du congrès-bilan des 21 et 22 novembre prochains, Vision Montréal entreprend, à compter d’aujourd’hui, une série d’assemblées dans les districts municipaux, notamment pour choisir les délégués au congrès.Ce congrès, qui avait été reporté l’année dernière à la suite du déclenchement d’une enquête du Directeur général des élections sur des allégations de fraude de la part du maire Bourque, doit notamment permettre aux militants d’adopter des règles de fonctionnement permanents: Vision Montréal a des statuts temporaires depuis sa fondation en avril 1994.Le congrès, dont le thème est «la place de Montréal dans le Québec», s’ouvrira sur une conférence du professeur de l’Université de Montréal, Fernand Martin.Louis Roy au RCM À un an des prochaines élections, le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) fourbit ses armes.Le parti d’opposition vient d’embaucher Louis Roy, qui agira comme attaché politique à compter de la fin du mois.M.Roy est actuellement adjoint au directeur général de la Conférence des maires de la banlieue de l’île de Montréal.Louis Roy connaît bien le RCM puisqu’il a travaillé aux côtés de John Gardiner, qui était l’un des membres du comité exécutif sous l’administration de Jean Doré.M.Roy remplace en partie Randy Mylik, qui a récemment quitté le RCM pour se joindre au Parti libéral du Québec.Au plan des communications, le RCM a fait appel à Annick Mongeau, qui vient tout juste d’entrer en poste.Pierre-Yves Melançon, prix de la Dinde d’or Le conseiller municipal Pierre-Yves Melançon, membre du comité exécutif dans l’administration du maire Pierre Bourque, vient de se voir décerner le prix de la Dinde d’or par Eco-cité pour «ses promesses creuses» dans le dossier des pistes cyclables.Selon l’organisme écologiste montréalais, M.Melançon ne remplit pas son engagement de consacrer cinq millions pour implanter et développer de nouvelles pistes cyclables, prétextant les contraintes budgétaires.«Le prix de la Dinde d'or est appelé à devenir un événement annuel pour désigner la personne publique qui s’est le plus comportée comme un farceur envers ses concitoyens», explique Bernard Cooper, porte-parole d’Eco-cité.Par ailleurs, M.Cooper ne cache pas qu’il s’agit de «critiques partisanes», lui qui a été à l’origine d’une tentative de mettre sur pied un parti politique municipal, Option Montréal.Relations de travail politisées à Laval Le maire de Laval, Gilles Vaillan-court, n’a guère apprécié la publicité que la Coalition des employés municipaux de Laval a fait paraître le week-end dernier dans l’hebdo Le Courrier de Laval pour affirmer qu’«i7 y a des limites à payer pour les vanités de M.Vaillancourt».Les syndicats dénoncent le maire lavallois pour avoir englouti plus de 30 millions dans l’aventure du Cosmodôme.«Il se refuse avec arrogance à tout débat public», juge la Coalition.Dans un communiqué de presse, Gilles Vaillancourt regrette que «l'on tente de politiser le dossier des relations de travail en utilisant injustement et de manière mensongère le Cosmodôme».M.Vaillancourt invite par ailleurs la Fraternité des policiers, seul syndicat à refuser les pourparlers, à se rasseoir à la table des négociations.Tour de ville avec Yves Gratton d’Accès Laval Y a-t-il une vie après Vaillancourt?Trois candidats se présentent contre le maire de Laval Gilles Vaillancourt a des habits fort convoités.Ils sont trois à vouloir le dépouiller de la mairie de Laval, «l’autre» grande île de la région métropolitaine.Le Devoir a fait, en compagnie des candidats, une visite guidée de cette cité aux multiples personnalités, où coexistent l’hideux et le beau; le faste et le pauvre.Les aspirants maires traversent le Laval-des-rêves et le Laval-des-ratés.BRIAN MYLES LE DEVOIR \ Abord d’une Oldsmobile blanche qui nous mène aux quatre coins de Laval, Yves Gratton est plutôt vo-lubile.Il critique tout ce qui mine la qualité de vie des Lavallois, que ce soit un bout d’asphalte usé, une bretelle d’accès inachevée, un centre commercial mal situé, une rue trop sombre ou encore des arbres mal entretenus.En revanche, il sourit promptement aux plus beaux visages urbains de Laval, au delà de la partisanerie.Le citoyen représente tout aux yeux du chef d’Accès Laval.Si le programme politique d’Accès Laval devait tenir en une seule phrase; si son chef, Yves Gratton, devait formuler une seule promesse, ce serait la suivante: «Se préoccuper des gens qui habitent cette ville-là!».Yves Gratton en a soupé de l’administration Vaillancourt, dont il a pourtant fait partie de 1985 à 1995, année où il quittait la table ronde des conseillers du PRO pour siéger au conseil à titre d’indépendant.Il protestait ainsi contre la «concentration du pouvoir» et le «manque de transparence» à l’Hôtel de Ville.Le Parti du ralliement officiel occupait avant le départ de M.Gratton 23 des 24 sièges au conseil.Il n’y a eu aucune autre démission par la suite.«Ce n’est pas le PRO que j’ai quitté, ni les gens du PRO.C’est Gilles Vaillancourt, avoue Yves Gratton aujourd’hui.Les gens qui ont œuvré autour du maire savent que c’est un homme qui mène sa ville seul.Il n’est pas à l’écoute des gens.» Au lendemain de son départ, M.Gratton, un assureur-vie qui dit être arrivé dans l’arène politique municipale par hasard en 1985 — à la demande de l’ancien maire Claude U.Lefebvre — entendait «rendre la parole aux Lavallois» et contribuer à instaurer à l’Hôtel de Ville un «véritable débat démocratique, participatif et transparent».C’est dans cet état d’esprit qu’il a fondé il y a deux ans Accès Laval, qu’il définit comme un «mouvement de citoyens» plutôt qu’un parti politique.Ce regroupement nourrit de grandes ambitions: «rétablir la démocratie à Laval», rien de moins.Laval en paysages Au cours de sa visite guidée de Laval, Yves Gratton passe en premier lieu devant le cégep Montmorency et, tout juste à côté, la Maison des arts de Laval.Il ne tarit pas d’éloges à l’égard de ces nids de savoir.Laval-des-Rapides, «l'ancien district du maire Vaillancourt», va plutôt bien, souligne-t-il au passage.Puis, la voifure file vers le secteur du Marigot.A l’angle des rues Cartier Ouest et Ampère, les maisons unifamiliales font face aux logements multi-étages et à un bar.Voilà un exemple du «développement sauvage» qui a contribué à faire de Laval la deuxième ville en importance au Québec.Tout au long du périple, M.Gratton montrera du doigt d’autres horreurs et erreurs, des plus petites aux plus grandes.Ainsi, le stationnement du cégep est trop petit, le parc Montmorency pèche par excès de modestie, le Colisée, qui accueille le Titan de la ligue junior majeure, tombe en ruines.Et le boulevard des Lauren-tides est devenu une véritable jungle entreprenariale.Ici, la trame est plus éclatée qu’une planche de Monopoly.Bar de danseuses aussi nues que le jour, garage, duplex, restaurant, duplex, immeuble vide, bar de danseuses.CHRISTIAN GUAY l.E DEVOIR Yves Gratton, chef d’Accès Laval: «Je suis bien en présence des gens» Le Centre de la nature de Laval, le seul, mais véritable parc à vocation régionale de la couronne nord, fait par contre la fierté d'Yves Gratton.Cette vaste étendue de vert, le parc Lafontaine de l’île Jésus, a été aménagée sur le site d’une ancienne carrière.On y retrouve un lac, des sentiers, quelques petits casse-croûte discrets et des milliers de visiteurs.En 1990, des sculptures contemporaines sont venues colorer davantage le paysage lors d’un Symposium international.Yves Gratton se remémore cet événement qu’il a présidé avec plaisir.Défilant dans le parc par un après-midi trop chaud pour appartenir à Le territoire de Laval est non seulement immense mais disparate octobre, il se souvient des artistes ayant laissé toutes ces œuvres.L’une des pièces, Divination, l’interpelle.L’artiste «a fait une forme qui dit quelque chose», commente-t-il.Dans cette œuvre, un mariage de métal et de béton finit en substance par délimiter les contours d’une silhouette humaine.Normal qu’Yves Gratton apprécie, lui qui se définit à la fois comme une personne proche des arts et des êtres.«Je suis bien en présence des gens, expliquera-t-il par la suite en entrevue.Il y en a qui aiment les animaux, d’autres les immeubles.Moi, j’aime le monde.» Après les gens, la culture est la deuxième passion d’Yves Gratton.Loin du tumulte politique, il se réfugie dans la musique — surtout le classique, mais aussi Céline Dion et Elton John —, le théâtre et la peinture.Il veut transmettre cette ferveur à ses concitoyens.«Dans l’ensemble, on ne dépassera jamais Montréal, dit-il.Mais quand on va en Europe, il y a un orchestre de théâtre et une troupe de théâtre dans chaque petit village! Il y a de la place pour développer la culture à Laval.» Et la visite se poursuit, toujours en voiture — le territoire de Laval est immense, résultat de la fusion de 14 municipalités en une seule il y a près d’un quart de siècle.Le territoire de Laval est non seulement immense, mais disparate.Entre le patrimonial Sainte-Rose, la nouvelle enclave cossue Val-des-Arbres, le centre-ville bétonné et le Saint-François agricole, pour ne nommer que ceux-là, il y a des mondes.Cela complique la tâche d’un maire.«Ces 14 anciennes municipalités sont encore remarquées et remarquables, s’exclame Yves Gratton.On va vivre avec ça pendant plusieurs années.Il faut maintenir ces traditions, ces appartenances.» Encore une fois, toute la pensée dYves Gratton converge vers les citoyens.«On veut leur donner la première place», lance-t-il.Une administration d’Accès Laval nommerait ainsi un Protecteur du citoyen, limiterait à deux le nombre de mandats à la mairie, ouvrirait les portes de l’hôtel de ville à la population tous les samedis.«On se doit d’être attentifs à l’ensemble des gens qui habitent cette ville-là.On est des élus», tonne-t-il.Selon Yves Gratton, Laval est mûre pour un changement de cap.«Le porte-à-porte nous dit environ à 70 % que les gens veulent un changement à la mairie.Ça, c'est clair! J’espère qu’il [Gilles Vaillancourt] ne sera pçis là le 3 novembre.J’espère qu’il y aura une cristallisation du vote quelque part et j'espère que ça se fera en notre faveur.» Reste à savoir si les citoyens veulent occuper cette place que leur réserve Yves Gratton.La Ville de Montréal confirme qu’une enquête policière est en cours Remous sur la gestion de la caisse de retraite KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La gestion de la caisse de retraite de la Ville de Montréal crée des remous.Tant et tellement que la directrice du service responsable a logé une plainte contre un des représentants syndicaux pour voies de fait et vol de document.À la Ville de Montréal, on se borne à confirmer qu’une enquête policière est en cours à la suite de la plainte de Thieu-Quan Hoang, directrice du service de la gestion financière des caisses de retraite.Du côté syndical, on n’hésite pas à parler de «tentative de camouflage».La caisse de retraite a lancé un appel d’offres pour la gestion de son actif de deux milliards puisque les contrats arrivent à échéance cette année.Or, la caisse confie de plus en plus son actif à des gestionnaires de l’extérieur de Montréal, ce que dénonce, entre autres, le syndicat des pompiers.«A qualité égale et à coûts moindres, on doit privilégier Montréal», estime le président de l’Associafion des pompiers, Gaston Fauvel.A la Ville, on préconise plutôt la performance où qu’elle soit pour faire face au déficit Elle vous indique que la fin de semaine est terminée en 26 langues différentes.actuariel de deux milliards.Près de deux millions d’honoraires sont payés annuellement à des gestionnaires externes.Cette différence marquée de philosophie de gestion est notamment à l’origine des récentes flammèches.L’événement remonte au vendredi 26 septembre.Robert Castonguay, trésorier à l’Association des pompiers et, à ce titre, fiduciaire à la caisse commune, aurait bousculé Mme Hoang pour s’emparer du rapport des soumissions.«Il a tout simplement pris sa copie tel qu’il avait été convenu, explique Gaston Fauvel.On la lui refusait, pré- Notre nouvelle collection Automne-Hiver est arrivée! 402 -HOMMC* À votre service depuis 20 ans textant qu'il devait attendre au lundi suivant.» Pour M.Fauvel, «cette tempête dans un verre d’eau démontre bien l’ampleur du problème de transparence à la caisse de retraite».«La plainte va permettre de faire du ménage.Il va y avoir quelqu’un qui va avoir l’air fou», estime M.Fauvel, qui critique l’attitude de l’équipe de Mme Hoang, qui agirait comme si elle était «roi et maître de la caisse».Ce tohu-bohu s’effectue sur fond de négociations tumultueuses pour le renouvellement de la convention collective des pompiers échue depuis le 31 décembre 1996.L’administration du maire Pierre Bourque réclame un effort de compressions de la part de ses pompiers pour faire face à la facture de 47 millions que le gouvernement du Québec impose à Montréal.Le premier ministre Lucien Bouchard a maintes fois répété qu’il y avait des possibilités pour les municipalités de piger dans les surplus de caisse de retraite pour faire absorber une partie du transfert aux syndiqués qui doivent mettre l’épaule à la roue.Cyf vous avez choisi le modèle Day-Date, le plus prestigieux de la collection Oyster, n’oubliez pas de choisir la langue dans laquelle vous aimeriez lire les jours de la semaine.Vous pouvez choisir parmi 26 langues, toutes disponibles.•§• ROLEX OYSTER PERPETUAL DAY-DATE Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agréé Rolex.cfôifoutewèe Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 COSTUMES importés d’Italie au prix de gros 100% laine Coupe exclusive De 299 $ à 475 $ le costume Du lundi au vendredi De 9 h 30 à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement 1118, rue Ste-Catherine O., Suite 200, Montréal (514) 861-3636 Si vous aimez les sous-vêtements de voyage Tilley;.i: r**r .vous allez sûrement adorer notre nouvelle camisole! 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Imaginez plus de ISO salons d’aéroport de par le monde prêts à accueillir les voyageurs internationaux de la première classe et de la classe affaires, de même que les grands voyageurs les plus assidus, Et si cela ne suffisait pas, essayez d’imaginer que l’alliance Air Canada, Lufthansa, SAS, THAI et United Airlines devienne encore plus forte.En effet, les partenaires Star Alliance11" sont fiers d’accueillir Varig*, la première compagnie aérienne du Brésil, au sein de leur réseau qui pourra ainsi desservir plus de 600 destinations dans 108 pays.Le réseau Star Alliance, une meilleure façon de parcourir le monde.Il suffisait de l’imaginer.œn .- mu.f •j'ÿ'-îrV - .‘ .- 'i: VÀ M '¦» CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR I Imaginez.CTwffwi M 5 y ~ V ¦ .Lufthansa w// STAR ALLIANCE Le monde a son réseau aérien lïHîilî A 6 I.!•: I) V.V 0 I It , I.K M A It I) I I I () c T 0 It It K I !M) 7 LES ACTUALITES Québec et l’UMQ mettent la dernière main à la proposition d’entente CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR y Union des municipalités du Qué-.bec (UMQ) rencontrait hier soir {es représentants du gouvernement t u Québec pour mettre la dernière main à la proposition de Québec, dans le dossier du transfert de 407 millions aux municipalités.Cette proposition sera soumise ce matin au conseil d’administration de l’UMQ.Aux relations publiques de l’UMQ, on ne voulait pas divulguer hier les détails de la proposition en discussion, qu’on ne commentera d’ailleurs qu’après qu’elle aura été soumise au TTTashington (PC) — Des émis-VV saires du gouvernement de René Lévesque ont à plusieurs reprises tenté des approches auprès de diplomates américains à propos d’upe possible adhésion du Québec aux Etats-Unis dans le cas où la séparation d’avec le reste du Canada tournerait mal.C’est ce que révèlent les transcriptions d’entrevues menées auprès de diplomates américains en poste au Canada de 1930 à 1985.Ces ambassadeurs, consuls et conseillers ont répondu aux questions d’autres fonctionnaires des services étrangers américains, dans le cadre d’un projet de recherche et de formation mis sur pied par d’aqciens responsables du département d’Etat I I- conseil d’administration.Rappelons simplement que les 250 municipalités membres de l’UMQ ont mandaté leur conseil d’administration de faire baisser la facture du transfert en provenance de Québec (qui était initialement de 500 millions), d’obtenir les moyens de récupérer les fonds dans la masse salariale des employés, de refuser le transport scolaire, d’obtenir un pacte fiscal et une répartition équitable de la facture.Jeudi dernier, à Québec, le premier ministre Bouchard avait consenti à réduire de 100 millions la facture initiale de 500 millions, au moment de présenter cette proposition dite «ultime».Le tout devait représenter 5,8 % du budget La Presse canadienne a obtenu l’accès aux transcriptions de ces entrevues, qui sont conservées à l'Université Georgetown.Les anciens diplomates s’y expriment souvent de façon directe et virulente.On y apprend que L Miçhael Rives, ancien consul général des Etats-Unis à Montréal, a laissé entendre à l’émissaire du Parti québécois (dont l’identité n’est pas révélée) que les Etats-Unis n’étaient pas intéressés à accueillir le Québec et que le PQ ferait mieux de renoncer à son projet d’indépendance.M.Lévesque et un membre important du cabinet péquiste auraient également régulièrement informé un diplomate américain de premier rang des de chaque municipalité, en excluant le service de la dette.La réunion d’hier réunissait sept personnes, dont Maurice Charlebois du Conseil du trésor, Jean-Roch Boivin, conseiller du premier ministre Bouchard, un représentant du ministère des Affaires municipales, le directeur général et le directeur de la recherche de l’UMQ, ainsi que deux spécialistes des relations de travail.«Je tie pense pas que le texte [de ce soir] soit le même que celui de jeudi», disait-on hier au secrétariat de l’UMQ.Parallèlement à l’UMQ, le gouvernement devra également arriver à des ententes avec les maires de banlieue, qui représentent 27 municipalités, et moindres détails de leur stratégie pour mener le Québec à l’indépendance.Les transcriptions d’entrevues révèlent plusieurs autres informations truculentes spr les relations entre le Québec et les Etats-Unis.Parmi cellesd: P un responsable du département d’Etat avait été chargé par des diplomates américains en poste au Canada de préparer une analyse stratégique sur les conséquences d’une éventuelle séparation du Québec; ¦ Paul Robinson, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Canada, trouvait René Lévesque «méprisable» et il a déclaré que celui-ci aurait été pendu pour trahison s’il avait été Américain; ¦ un autre ancien ambassadeur l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ).Cette dernière, qui représente 1085 municipalités de moins de 5000 habitants, a entrepris en fin de semaine de télécopier la teneur de la proposition de jeudi dernier à chacune de ses municipalités membres, pour que cellesci se prononcent sur son contenu.Déjà, au cours des dernières semaines, alors qu’elles étaient réunies en congrès, les municipalités régionales de comté ont rejeté massivement le principe même d’un transfert de facture de Québec vers les municipalités.Or, à l’UMRCQ, on n’exclut pas la possibilité que cette entente dite finale soit imposée par Québec.américain avait préparé les membres de son personnel à une attaque terroriste contre l’ambassade lors de la crise d’Octobre.M.Rives, qui était consul à Montréal lors du référendum de 1980, a pour sa part déclaré à un émissaire du Parti québécois, dans une discussion informelle, que le projet d’indépendance du Québec était à son avis «complètement stupide».«Ils me disaient sans cesse: «Dans le pire des cas, nous pourrons toujours demander l’adhésion aux États-Unis".Je leur demandais à mon tour: “Êtes-vous certains que nous voulons de vous?Vous savez, nous avons déjà assez de problèmes".» M.Rives estimait que le ni- Selon Colette Portier, des relations publiques de l’UMRCQ, les municipalités régionales de comté auront plus de difficulté à aller chercher des compensations dans la masse salariale de leurs employés parce que ceux-ci sont moins nombreux et qu’ils sont payés à des salaires équivalents ou inférieurs à ceux de la fonction publique québécoise.Ces municipalités ont également des dettes moins imposantes, elles sont donc susceptibles de devoir assumer la pleine proportion du 5,8 % sur leur budget.«Nous devrons nous en tirer en haussant le compte de taxes», a dit Mme Fortier.veau d’instruction de la main-d’œuvre québécoise ainsi que les ressources naturelles de la province lui permettraient vraisemblablement de survivre comme Etat indépendant, mais que le Québec en sortirait tout de même affaibli, croyait-il.«Mais comme je disais à cet homme [l’émissaire du PQ]: “Que va devenir le Québec, sinon un autre Sénégal.Vous ne serez qu’un petit pays sans importance.Tant que vous faites partie du Canada, vous êtes l’une des deux plus importantes provinces du Canada, qui est l’une des cinq plus grandes puissances économiques.Si vous brisez le Canada, le Canada ne sera plus rien et vous serez encore moins important que le Canada".» COLLOQUES L’ABBAYE DE CLUNY Auditorium Saint-Albert-leGrand 15 octobre Info: 332-4126 L’historien de l’art Michel Brunette nous guidera à travers les étapes de la reconstruction de l’abbaye bénédictine et nous expliquera les proportions mathématiques, de nature harmonique, qui présidèrent à la construction de la troisième église, détruite lors de la Révolution française.APEC AND HUMAN RIGHTS IN THE CONTEXT OF GLOBALIZATION IN THE ASIA-PACIFIC Université McGill 15 octobre CERD: 398-3507 Dans le cadre des rencontres du midi sur le thème «Mondialisation, résistance et développement» organisées par le Centre d’études sur les régions , en développement, Diana Bronson, de l’International Centre for Human 1 Rights and Democratic Development, j sera la conférencière.PSYCHANALYSE Harmattan 15 octobre Marie-Hélène Crémen 286-9048 Soirée double où deux auteurs, Irène Krymko-Bleton et Claude Brodeur, nous entretiendront, pour l’une, de la question des transports, pour l’autre, du psychotique.On y verra que la psychanalyse, lorsqu’elle voyage, qu’elle émigre, communique de curieux transports.On y apprendra aussi qu’il existe deux moments forts et structurants sur le chemin de la guérison pour le psychotique.Entrée libre, mais il faut réserver.Des émissaires de Lévesque «courtisaient» des diplomates américains de 2 parclient Camry©98 iar mois/ location 48 mois' Transport et préparation inclus 'Transmission automatique •Climatiseur • Régulateur de vitesse • Direction et freins assistés •Glaces, verrous de portières et rétroviseurs assistés •Dispositif d’oubli de clef •Et bien plus.Financement à l’achat COMPTANT * MENSUALITES 4,8 jusqu’à 60 mois % t 0$ 332$ 1500$ 297$ 2500$ 273$ Programmes de location et de financement 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d’affaires dans l’intégration?ART ET PHILOSOPHIE Musée d’Art contemporain de Montréal 16 au 18 octobre Info: 847-6253 Dans le cadre des colloques «Définitions de la culture visuelle», des auteurs témoignent de manière critique de la valeur de l’art, des problématiques de la norme et de l’effritement des critères d’évaluation de l’œuvre, des remises en question de l’art contemixtrain et de sa légitimité, des fondements philosophiques traditionnels en relation avec les théories actuelles de l’esthétisme.À LA RECHERCHE D’UN NOUVEAU PARADIGME Université de Montréal 17 octobre GRASP: 3436193 Jean-Pierre Bélanger s’interroge et explique l’impact du Forum national du Conseil de la santé et du bien-être sur le développement social.Désir de sortir de la morosité engendrée par plusieurs années de compression, volonté ; de prise en charge locale et régionale, 1 désir de mieux intégrer développement économique et développement 1 social, mais aussi rôle de l’État, sont à la source de la formule.Entrée libre.LA RETRAITE À 50 ANS: LIBÉRATION, MISE À L’ÉCART OU RELANCE?Maison des Arts de Laval 17 octobre Philippe Gariépy: 629-7124 Xavier Gaullier, sociologue spécialiste des questions de vieillissement, de retraite et d’emploi à 50 ans, ainsi que de • nombreux autres chercheurs seront réunis lors d’un symposium particu- ¦ lier.On y comparera les cas de l’Euro ' pe, du Canada et du Québec.Ce sera ' l’occasion d’un premier débat public sur un phénomène social ixmrtant ma- « jeun la retraite anticipée.LE DÉVELOPPEMENT DE LA RESPONSABILITÉ INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE AU QUÉBEC UQAM 22 octobre |, Martine Lefebvre: 271-9198 Organisé par l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, un forum-échanges réunira de nombreux conférenciers dont Hélène Pelletier Baillar-geon, Jean-Marc Fontant, Yves Hurtu-bise et plusieurs autres, qui se demanderont où nous sommes.En mouvait- ! ce vers une prise en charge ou vers un accroissement de la dé-responsabilisation?L’État est-il un frein ou un moteur pour le développement de la responsabilité sociale?isalrelle quenliii iquentinCusim.qc.ca y I, E l> E V OIK.L E M A It I) I I I o fc T 0 It It E I !» !» A 7 LE DEVOIR LE MONDE Fruits de Merl 1657 Ste-Catherine Ouest Festival d’Huîtres Terrain de Stationnement Gratuit, Exclusif à nos clients Prière de Réserver 932-6118 FRANCE ALGÉRIE FRANCE Papon comparaît libre Les parties civiles manifestent contre «une parodie de justice» CLAUDE CANELLAS REUTER Bordeaux — Maurice Papon a comparu libre hier au quatrième jour de son procès pour complicité de crimes contre l’humanité devant les assises de la Gironde, où les parties civiles ont manifesté contre «une parodie de justice».Dès la reprise des débats, les avocats de la défense comme des familles de victimes se sont efforcés d’apaiser l’émotion suscitée par la remise en liberté de l’accusé en soulignant que le parquet venait de former un pourvoi en cassation.La grande inquiétude des parties civiles est de voir la cour de cassation se prononcer après la fin du procès, ce qui permettrait à Maurice Papon, âgé de 87 ans, de rester en liberté s’il déposait un recours.Le président Jean-Louis Castagnède a tenté de les rassurer en rappelant que la chambre criminelle avait statué en quatre mois sur l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Bordeaux, ce qui laisse espérer une décision plus rapide qu’à l’ordinaire.Cet optimisme était toutefois loin d’être partagé par les magistrats du parquet de Bordeaux, compte tenu des délais habituels de procédure.Le procès Papon est prévu pour une durée d’au moins deux mois et demi.Toujours dans un souci d’apaisement, Jean-Louis Castagnède a également souligné que Maurice Papon retournerait de toute façon en prison en cas de condamnation, même si ce n’était que pour quelques jours.«Il existe un texte qui veut que tout condamné à plus de six mois d'emprisonnement ferme doit se mettre en état — se constituer prisonnier — s’il veut que son pourvoi soit examiné», a-t-il dit.Peu avant l’ouverture de l’audience, deux à trois cents personnes avaient manifesté à l’appel des parties civiles devant les marches du tribunal pour protester contre la remise en liberté de l’ancien haut fonctionnaire de Vichy.Auparavant, le parquet général de Bordeaux avait annoncé sa décision de se pourvoir en cassation contre cette remise en liberté, un pourvoi sans conséquence immédiate sur le déroulement du procès.Il n’a pas précisé les motifs, encore à l’étude, sur lesquels il formera ce pourvoi.En marge du procès, l’avocat Serge Klarsfeld s’est félicité de cette initiative, estimant que si la cour de cassation donnait raison au parquet général avant la fin du procès, «on reviendrait dans les conditions antérieures.» Selon lui, si sa décision tombait plus tardivement, elle raccourcirait néanmoins le délai pendant lequel Maurice Papon resterait en liberté.D’autres avocats des parties civiles se sont montrés plus réservés sur la portée réelle d’un tel pourvoi.«Im distance entre l’insigne gravité des faits et l’apparente mansuétude a provoqué un émoi et bouleversé le pays», a dit dès l’ouverture de l’audience M' Gérard Boulanger, avocat des parties civiles.Il a voulu dissiper tout malentendu, rappelant que si les plaignants avaient eu «l’impression de subir une nouvelle humiliation», la décision de la cour «n'est pas un préjugement».M' Jean-Marc Varaut, avocat de Maurice Papon, a estimé inhabituel qu’un arrêt soit ainsi commenté.«Je regrette qu’il ait été l’occasion d’anticiper, d’accuser.» Le comportement de Maurice Papon depuis sa remise en liberté vendredi, filmé et photographié par les journalistes lors de ses séjours dans les hôtels de la région, a alimenté les débats.M' Alain Jakubowicz a relevé «le chantage de la chaise vide jusqu’à la menace ultime de l’interruption totale de l’action publique» qui avait précédé «la résurrection totale de M.Papon» qui «se pavane dans les meilleurs hôtels de la région.» Maurice Papon a assisté avec attention aux débats, prenant de nombreuses notes mais se plaignant de difficultés d’audition.«M.Papon s’est fait appareiller pour suivre l’audience.Il vous entend mal, M.le président», a dit M1, Varaut.L’affaire Piat La diffusion d’un livre est suspendue Une première tuerie près d’Oran fait 43 AGENCE FRANCE-PRESSE Alger — Quarante-trois voyageurs ont été égorgés, certains décapités, dans la nuit de dimanche à lundi à un faux barrage dressé par un groupe armé islamiste près d’Oran (300 km à l’ouest d’Alger), lors de la première tuerie de cette ampleur dans cette région, selon des témoignages.La plupart des victimes sont des jeunes gens, qui venaient d’Alger à bord de deux bus et se dirigeaient vers Zouia, petite ville située près de Tlemcen (extrême ouest).Une quinzaine d’autres personnes ont échappé à la tuerie et auraient eu la gorge tailladée, selon plusieurs témoignages recueillis par téléphone depuis Alger.Elles ont été hospitalisées à Oran, la deuxième ville du pays.Il s’agit de la plus sanglante tuerie de civils dans cette région d’Oran, en large partie épargnée par les violences depuis 1992.Les assaillants ont barré la route au lieu dit Sidi Daoud, près de Sig, à une cinquantaine de km d’Oran, où est implanté le mausolée d’un marabout.Ils ont intercepté AGENCE FRANCE-PRESSE Belfast— Le premier ministre britannique Tony Blair a tenu hier en Irlande du Nord une rencontre historique avec le leader du Sinn Fein, l’aile politique de l’IRA, une première depuis 1921 qui a suscité l’inquiétude des unionistes protestants et les huées d’un groupe de manifestants.M.Blair a été confronté à une foule unioniste en colère qui l’a traité de «traître», de «vendu au Sinn Fein» et l’a accusé d’avoir «du sang sur les mains».Il dut se réfugier quelques instants dans une banque puis dans un centre commercial, avant d’emprunter une porte dérobée pour échapper à une centaine de personnes dans le quartier protestant de l’est de Belfast auquel il avait réservé le seul bain de foule de cette visite d’une journée dans la province.Cette fausse note est inédite dans le parcours médiatique du premier ministre travailliste.Elle lui aura permis de mesurer que, si les premières négociations de l’histoire de l’Irlande du Nord sont bel et bien AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le gouvernement français a tranché hier en faveur du géant des télécommunications Alcatel comme «partenaire stratégique» dans la privatisation partielle de Thomson CSF, premier groupe électronique de défense Cette décision, qui écarte le groupe Lagardère qui avait été dans un premier temps retenu par l’ancien gouvernement de droite, a été annoncé par les services du premier ministre socialiste, Lionel Jospin.Ix gouvernement a préconisé un partenariat d’Alcatel avec Dassault électro- vers minuit deux autobus venant de la capitale.Les passagers ont été égorgés, certains décapités, selon les mêmes sources.Les assaillants ont aussi intercepté une ambulance qui revenait d’Oran, après y avoir évacué une malade.Une infirmière et une sage-femme ont été égorgées, tandis que le chauffeur réussissait à s’enfuir.Aucun bilan officiel n’était immédiatement disponible à Alger.Les faux barrages sont la hantise des voyageurs.Les islamistes armés arrêtent les voitures, contrôlent les passagers et exécutent des civils, notamment des jeunes gens soupçonnés de faire leur service militaire.Neuf personnes ont été assassinées dimanche matin près de Médéa (80 km au sud d’Alger) à l’un de ces faux barrages, selon la presse.Le massacre de Sig a suscité l’horreur dans la région.«C’est le choc.Tout le monde parlait d’Oran comme d’une région très calme, et voilà ce qui nous arrive», a raconté une habitante.Aucune tuerie de cette ampleur ne s’est engagées depuis un mois entre protestants majoritaires et catholiques, les sensibilités n’en restent pas moins à fleur de peau dans la province déchirée par 28 ans de troubles.Venu exhorter l’ensemble des partis à «se mettre au travail pour construire un règlement de paix durable», M.Blair n’a pas voulu dire explicitement s’il avait serré la main du leader républicain Gerry Adams.«Je l’ai traité comme je traite tous les êtres humains», a-t-il dit de la scène, à laquelle aucune caméra n’avait été admise.Son entourage a toutefois confirmé que le geste avait bien eu lieu.En contrepartie, répondant aux critiques unionistes, il a assuré avoir insisté auprès de M.Adams sur la nécessité de l’engagement à la non-violence et sur la notion de «consentement» de la majorité de la province à tout changement de son statut institutionnel.«Nous nous sommes tous deux serré la main, il faut être deux pour cela», a de son côté déclaré M.Adams.Indiquant par là que si le chemin a été long pour qu’un premier ministre britan- nique et les activités satellite de le groupe Aérospatiale, alors que le secteur public sera le premier actionnaire de Thomson CSF avec une participation supérieure à 35 %.Dans l’entourage du premier ministre on estime que l’alliance Alcatel-Dassault devrait ainsi devenir actionnaire à hauteur de 20 % du nouvel ensemble, qui sera le numéro un mondial des communications militaires, et le numéro un européen dans les radars, contre-mesures et les satellites de télécommunication.Au ministère de la défense on précise que le gouvernement compte mettre en place avant Noël la nouvelle structure or- de masse victimes jamais déroulée dans ce secteur.Mais il y a une dizaine de jours, quatorze personnes avaient été massacrées non loin d’Oran, à Kharrouba, selon la presse.Le quotidien La Tribune indiquait dimanche que des villageois avaient commencé à créer des groupes de vigilance dans cette zone, installant des projecteurs et des sirènes sur les toits et montant des tours de garde.De tels groupes, disposant d'armes blanches et de cocktails molotov notamment, sont déjà implantés dans certains quartiers d’Alger et de la périphérie, après la série de massacres qui a ensanglanté la plaine de la Mitidja et fait plusieurs centaines de victimes ces dernières semaines.Oran, berceau du «raï», la musique populaire honnie des intégristes, a gardé la réputation d’un havre de paix et d’un lieu de villégiature, avec ses plages et sa vie nocturne, même si la ville a été endeuillée par de spectaculaires assassinats individuels, comme en 1994 celui de Cheb Has-ni, l’idole du «rai' sentimental».Gerry Adams nique consente ce geste envers un «terroriste», il ne l’a pas moins été pour lui, chef d’un parti tout récemment converti à la stratégie non-violente face à «l’occupant» britannique.M.Adams a rendu à sa façon hommage à M.Blair, «un homme qui reconnaît qu’il y a une chance historique à saisir» pour la paix en Irlande du Nord, mais dont il a souhaité qu’il soit «le dernier premier ministre ayant un pouvoir juridictionnel sur l’Irlande».Il s’est en outre félicité de ce que M.Blair avance «avec beaucoup plus de célérité et de sens de l’urgence» que le précédent gouvernement conservateur pour consolider les chances de paix offertes par le ces-sez-le-feu de TIRA.M.Blair a symboliquement accueilli hier M.Adams au nombre des acteurs du jeu démocratique.Le précédent avait été la rencontre, à Londres, du premier ministre Lloyd George et du père de LIRA, Michael Collins, en 1921.Il s’agissait alors de signer la partition de l’Irlande.ganisée en deux sociétés une Thomson intégrant Dassault Electronique, les télécommunications militaires d’Alcatel et les satellites Aerospatiale, et une société commune Thomson-Alcatel dans les satellites.La commission de privatisation se prononcera alors sur les évaluations des apports d’actifs.Le gouvernement a choisi l’alliance nationale constituée par Alcatel avec Dassault Industries et la branche satellites d’Aero-spatiale plutôt que la solution plus européenne proposée par üigardère groupe (Matra) avec ses alliés British Aerospace et l’allemand Dasa dans les missiles et les satellites.Le patron des patrons claque la porte REUTER Paris—Jean Gandois a remis hier sa démission de la présidence du CNPF pour permettre au patronat français de lutter avec plus de force encore contre la décision du gouvernement d'abaisser le temps de travail à 35 heures par semaine d’ici l’an 2000.Cette démission — sans précédent pour un président du CNPF — sera effective le 16 décembre, lorsqu'une assemblée générale du Conseil national du patronat français élira son successeur.Jean Gandois avait été élu à la tête du principal organisme représentatif du patronat français en décembre 1994 pour un mandat de cinq ans.Le futur président du CNPF, a expliqué Jean Gandois lors d’une conférence de presse après une réunion du conseil exécutif, devra être un «tueur».Il aura ixair mission de mener un combat «sans pitié» contre la réduction du temps de travail à 35 heures.«Il va falloir se battre de manière beaucoup plus dure.D'autres sont plus qualifiés que moi pour ce travail-là», a-t-il dit, sans donner d’indice sur son éventuel successeur.En sortant de l’hôtel Matignon vendredi soir, au terme de la conférence nationale sur l’emploi, les salaires et le temps de travail, Jean Gandois avait laissé éclater sa colère et avait très vivement dénoncé la décision de Lionel Jospin de recourir à une loi-cadre et d’imposer le passage aux 35 heures avec comme date-butoir le 1" janvier 2000, à charge pour les entreprises d’en négocier les modalités d’ici là.Il avait accusé le gouvernement de l’avoir «berné» sur ce dossier.«J’ai décidé, devant ce qu’il faut bien appeler un échec, de remettre ma démission de la présidence du CNPF au conseil exécutif >, a-t-il déclaré hiersoir devant la presse.«Le patronat et les entreprises, pour combattre cette décision (des 35 heures), n ’ont pas le choix.Ils n’ont que le choix d’un combat très dur qui va être sans pitié.Tout le dialogue social va être interrompu», a-t-il déclaré.«Jç suis plutôt un négociateur qu’un tueur.Etant donné mon goût pour l’ouverture et le dialogue, je ne pense pas avoir le profil qui va être nécessaire pour défendre les entreprises au cours des prochains mois».D’ici l’assemblée générale du 16 décembre, au cours de laquelle l’ensemble du conseil exécutif du CNPF remettra son mandat enjeu, l’organisation patronale «préparera un programme capable de faire reculer le chômage autrement que par la réduction autoritaire et générale de la durée du travail en France», explique le CNPF dans un communiqué.Ce programme, une alternative aux «solutions ringardes» annoncées vendredi, selon l’expression de Jean Gandois, sera soumis à des «états généraux des entreprises» organisés pour l’occasion.Dans une interview publiée hier dans Le Parisien, Lionel Jospin avait justement reproché au CNPF de n’avoir pas proposé d’alternative pour stimuler, l’emploi en France.«Je suis obligé de constater que le patronat n 'a proposé aucune, approche différente pour réduire le chômage (.) Il ne m’a pas laissé le choix», a déclaré le premier ministre.François Hollande, numéro un du Parti socialiste, a regretté le départ de Jean Gandois.«Je regrette cette démission parce que l’heure n’est pas au durcissement, au blocage, à la passion.L’heure est aux négociations.Il faut que le patronat en termine avec ce langage un peu guerrier qu’il utilise depuis trois jours», a-t-il dit.«Il faut que le patronat revienne à la négociation».Rencontre historique en Irlande du Nord Tony Blair a eu un entretien avec Alcatel-Dassault formeront le numéro un mondial des communications militaires THIERRY LÉVEQUE REUTER Paris — Le tribunal de grande instance de Paris a suspendu hier la diffusion du livre «L'affaire Piat, des assassins au coeur du pouvoir» et a décidé de se prononcer définitivement le 24 octobre prochain, au vu d’éventuels éléments supplémentaires.Ix tribunal, qui était saisi par François Léotard, mis en cause implicitement par les auteurs du livre dans l’assassinat du député UDF du Var en 1994, «renvoie l’affaire au 24 octobre prochain à 15h30, pour examen des éléments de preuves susceptibles d’être produits par les défendeurs», dit le jugement.Il «ordonne à titre conservatoire la suspension de la diffusion et de la mise en vente de l’ouvrage» et «fait injonction à l’éditeur de prendre immédiatement toute mesure pour informer ses distributeurs de suspendre la mise en vente du livre».Le tribunal statuait en référé sur une demande déposée la semaine dernière par le président de l’UDF, qui visait à obtenir la suppression de 17 passages dans le livre, déjà vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.Les auteurs, André Rougeot et Jean-Michel Verne, laissent entendre que l’assassinat de Yann Piat a été commandité par François Léotard, alors ministre de la Défense, et le président UDF de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Jean-Claude Gaudin.Ils attribuent également à «l’Encornet» et «Trottinette», les deux sobriquets utilisés pour désigner François Léo-tard et Jean-Claude Gaudin, l’assassinat des frères Saince-né.Ces deux proches de Jean-Claude Gaudin sont morts quelques semaines après Yann Piat.L’enquête avait conclu à un double suicide.Le tribunal estime dans ses attendus qu’il «ressort de ces passages (visés par François Léotard) sans la moindre ambiguïté que François Léotard, dit l'Encornet, a commandité l'assassinat de Yann Piat et même celui des frères Saincené».«Une telle imputation, d'une gravité extrême, est à l’évidence diffamatoire», ajoute le tribunal, qui conclut donc-que les auteurs doivent apporter des preuves ou démontrer leur «bonne foi».Sur ce dernier point, les auteurs seraient obligés de nommer leur informateur, ce qu’ils ont toujours refusé de faire jusqu’ici.La guerre civile au Congo-Brazzaville L’ONU se prépare à intervenir AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Les Nations unies ont préparé des plans pour la mise sur pied d’une force de maintien de la pane de 5000 hommes en cas d’un cessez-le-feu effectif au Congo-Brazzaville, ont indiqué hier des sources de l’ONU.Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, attend cependant le rapport de son envoyé spécial, Mohamed Sahnoun, avant de soumettre des propositions concrètes aux 15 membres du Conseil de sécurité qui doit donner son feu vert à l’opération, a précisé à l’AFP le porte-parole de l’ONU, Fred Eckhard.Mohamed Sahnoun, comédiateur dans la crise congolaise, devrait communiquer son rapport d’ici la fin de la semaine, a-t-il ajouté.La mise en place d’une force de maintien de la paix à Brazzaville, sous commandement sénégalais, se déroulerait en plusieurs étapes, avec l’installation préalable d’un état-major à Libreville, la capitale du Gabon, voisin du Congo, selon les sources de l’ONU.Dans une première phase, une soixantaine de conseillers militaires des Nations unies se rendraient de Libreville à Brazzaville pour aider les factions rivales dans la mise en œuvre du cessez-le-feu.Une telle opération constituerait une innovation dans les stratégies de maintien de la paix de l’ONU, ont remarqué ces sources.La moitié de ces conseillers serait dépêchée près des partisans du président congolais Pascal Lissouba, l’autre irait conseiller son prédécesseur et rival, Denis Sassou-Nguesso.Dans un deuxième temps, des unités d’infan- terie, d’artillerie et d’aviation serait déployées à Brazzaville, puis dans tout le pays.La force de maintien de la paix, sous commandement sénégalais, comprendrait 5000 hommes lorsqu’elle serat pleinement opérationnelle.Le Bangladesh, le Botswana, l’Inde et le Malawi ont offert un contingent, ont indiqué des sources occidentales.Les pays occidentaux, notamment la France, ne participeront pas à la force mais fourniront une assistance logistique, ont ajouté ces sources.Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité — Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Etats-Unis — ont fait part vendredi à M.Annan de leur soutien à de tels projets, selon des sources de l’ONU.Toutefois, des diplomates occidentaux insistent sur la nécessité d’un cessez-le-feu effectif dans la capitale congolaise, avant tout déploiement d’une force de l’ONU.Par ailleurs, deux obus sont tombés hier matin à proximité de la résidence de l’ambassadeur de France à Brazzaville, la «Case de Gaulle», a-t-on appris de sources concordantes à Kinshasa.Selon les mêmes sources, une maison proche aurait été détruite par ces tirs, mais la résidence n’aurait pas été atteinte.Il n’a pas été possible d’obtenir des précisions auprès de l’ambassade de France à Brazzaville en raison de difficultés de communications.Les membres de l’ambassade de France à Brazzaville, dont l’ambassadeur et son épouse, sont installés dans la résidence officielle dite «Case de Gaulle», après avoir été obligés de quitter la chancellerie, établie dans le centre ville et cible de tirs d’obus il y a plus d’un mois.loto-québec Tirage du 97-10-11 2 3 14 17 25 49 Numéro complémentaire: 27 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 12 352 20 794 377 478 LOTS 2 500 000,00$ 62 827,80$ 1 713,50$ 55,60$ 10$ Ventes totales: 19 557 799$ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000$ LQIIMT Tirage du 97-10-11 2 5 8 11 20 44 Numéro complémentaire: 43 Eftra EM VENDREDI Tirage du 97-10-10 NUMÉROS LOTS 372243 100 000$ 72243 1 000$ 2243 250$ 243 50$ 43 10$ 3 2$ Eftra IM SaUEDI Tirage du 97-10-11 NUMÉROS LOTS 669201 100 000$ 69201 1 000$ 9201 250$ 201 50$ 01 10$ 1 2$ GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 1 2 35 2 081 34 303 1 000 000$ 25 000$ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 857 496$ Tirage du .97-10-10 5 7 15 24 26 38 43 Numéro complémentaire: 25 GAGNANTS 7/7 6/74 6/7 5/7 4/7 3/7+ 0 1 44 2 547 54 481 50 988 LOTS 2 500 000,00$ 117 008,30$ 2 326,80$ 143,50$ 10$ 10$ 3/7 455 471 partie, gratuite Ventes totales: 6 504 928 $ Prochain gros lot (approx.): 4 000 000$ T V.A, le reseau des.tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.1 L H I) E V 0 I It .I.E M A It I) I I I (I (’ T 0 It It E I !l !» 7 A 8 « •*! 2 ! EDITORIAL L’Amérique a peur Guy Taille fer Toute «superpuissante» qu’elle soit, l’Amérique a froid dans le dos par les temps qui courent, terminant le siècle comme elle l’a commencé, animée par une trouille qui réveille ses vieilles tentations isolationnistes.Son réflexe avait été, au début du siècle, de conserver la neutralité face à l’éclatement de la Première Guerre mondiale — mais ça n’a pas duré.Le réflexe est le même aujourd’hui: une certaine Amérique se dresse contre les menaces de la «mondialisation» en se réfugiant dans ce qu’il est convenu d’appeler le «néo-isolationnisme».Les géants aussi ont peur parfois.es vents confus de l’isolement soufflent sur les Etats-Unis en cette fin de siècle mise sens dessus dessous par la dynamique de la mondialisation de l’économie et de l’information.Une coalition bigarrée de grands syndicats, d’environne-mentalistes, d’organisations religieuses et de politiciens tout à gauche et tout à droite des deux grands partis politiques s’est branchée sur cette veine d'angoisse nationale à laquelle un chercheur américain, Robert Litan, vient de donner un nom: la «globaphobie».Dans l’actualité politique américaine, cette globaphobie trouve pour le moment à s’exorciser à travers le débat lancé au Congrès — à majorité républicaine — par le dépôt d’une requête présidentielle en «procédure rapide» (fast track) qui autoriserait le président Bill Clinton à accélérer l’élargissement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) à l’Amérique latine (nommément au Chili, dans un premier temps).Autour de ce débat se cristallise l’opposition de cette alliance néo-isolationniste dont plusieurs des inquiétudes — au chapitre de l’environnement, des droits des travailleurs et de la souveraineté américaine — sont, curieusement, l’écho renversé de préoccupations soulevées à juste titre par de nombreux gouvernements de pays en développement agacés par une mondialisation qui correspond le plus souvent à une américanisation tous azimuts.Aux Etats-Unis, l’insécurité économique — réelle ou imaginaire — est au cœur de ce nouvel isolationnisme.Menant l’offensive, l’AFL-CIO, qui représente 13 millions de travailleurs, fait valoir que des dizaines de milliers d’emplois ont été sacrifiés à l’ALENA en raison de l’ouverture des frontières américaines aux produits mexicains.Les Américains veulent y croire: les sondages font notamment état dans l’opinion publique du sentiment dominant que le libre-échange appauvrit la qualité des emplois et entraîne une diminution des salaires.Ce néo-isolationnisme soulève par la bande des questions importantes qui ne concernent pas que la société américaine et que dans sa précipitation l’administration Clinton escamote — ou ne voit tout simplement pas.Vrai que la mondialisation creuse le fossé entre riches et pauvres.Vrai qu’elle applique une logique de marché qui n’a cure des inégalités sociales.Mais cet isolationnisme est surtout pollué de xénophobie.Il est un coup de frein à la vitesse de changements dont les Etats-Unis sont le moteur central en même temps que le principal bénéficiaire.D’où cette étonnante coïncidence: la tentation du repli sur soi et les appels au protectionnisme surviennent à un moment de leur histoire où les États-Unis sont, économiquement et politiquement, omnipotents sur la scène internationale: à un moment Ils ont peur de quoi, ces enfants gâtés de la mondialisation ?où, bénéficiant d’une extraordinaire prospérité économique, ils sont en situation technique de plein-emploi.Ils ont des appréhensions alors que pourtant les statistiques indiquent que les emplois créés dans les industries d’exportation sont 13 % plus rémunérateurs que ceux qui le sont généralement dans le secteur manufacturier.On est tenté de poser la question: ils ont peur de quoi, ces enfants gâtés de la mondialisation?Voici les sujets d’un empire jaloux de leurs privilèges.A l’intérieur, ce néo-isolationnisme a des répercussions malsaines sur le traitement des minorités: il se manifeste ces jours-ci au sein de la société américaine par un resserrement des règlements d’immigration et de naturalisation — une situation qui menace de multiples façons des centaines de milliers d’immigrants aux Etats-Unis, légaux et illégaux.Il se manifeste en outre par les coups de couteau qui ont été donnés ces dernières années au Texas et en Californie à la politique d’intégration raciale (affirmative action) vieille de 30 ans, des coups de couteau dont la communauté noire fait avant tout les frais avec l’aval d’une bonne partie de l’opinion américaine.Le télescopage de deux dispositions légales entrées en vigueur en matière d’immigration à la fin du mois de septembre a provoqué, notamment à New York, ce que The New York Times qualifiait récemment d’exode parmi les immigrants travailleurs — très utiles au fonctionnement de l’industrie des services — en attente de régularisation de leur statut.Les nouvelles dispositions interdisent dorénavant à certaines catégories d’étrangers de rester aux États-Unis en attendant d’obtenir leur «carte verte».Elles prévoient en outre que toute personne ayant passé plus de six mois illégalement aux États-Unis ne sera pas autorisée à y revenir avant trois ans.Les législateurs républicains qui sont derrière ces nouvelles lois ne cachent pas leur désir de rendre aux Américains des emplois qui leur sont autrement dérobés, disent-ils, par des immigrants.Drôle de mondialisation: le président Clinton s’apprête à lancer les négociations pour la création d’une Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) à l'heure où le Congrès comtemple la possibilité de chasser les immigrants illégaux — qui sont cinq millions à vivre en sol américain.La situation chez les immigrants légaux en attente de naturalisation donne aussi la mesure de la «globaphobie intérieure» dont semble être atteinte l’Amérique: par exemple, la «réforme» de l’aide sociale adoptée l’année dernière — un réforme qui remanie en la coupant l’aide aux défavorisés — a fait perdre leurs bons de nourriture (food stamps) à plus de 930 000 immigrants pauvres qui n’ont pas encore obtenu la citoyenneté américaine.Les géants ont peur aussi parfois et cette peur les aveugle.La mondialisation qui sert si formidablement leur puissance financière à l’échelle internationale met à l’épreuve l’esprit d’ouverture des Américains.Ils donnent en cette fin de siècle certains signes de démission.Le mépris des mots Dans Le Devoir du 3 octobre, sous le titre «Embarquement immédiat», Gilles Archambault, irrité par différentes contraintes imposées à sa dernière expérience d’un vol d’Air Canada effectuant la liaison Paris-Montréal, se lance dans une diatribe verbale incandescente.Malheureusement, frustré de ne pouvoir lire un journal de son choix, il insère un jugement absolu sur Le Figaro, normalement distribué aux passagers, en écrivant: «Ce journal est infect» parce qu’il ne répond pas à ses convictions politiques personnelles.Cette virulence et ce mépris du mot vont tout à fait a l’encontre de la réputation d’un des trois plus grands journaux quotidiens de Érance.Tout récemment, Le Figaro a consacré plusieurs articles bien documentés sur la visite en France de la mission économique du Québec et de ses chefs politiques.Mais la ou la gifle verbale assenée au Figaro tombe mal, c’est que son directeur, Alain Peyrefitte, est un ami de longue date du Québec et le cosignataire avec Daniel Johnson en septembre, 1967, alors qu’il était ministre de l’Éducation nationale de France, des fameux accords qui portent leurs noms.Accords dont René Lévesque jugea bon de célébrer le dixième anniversaire de signature lors d’une fastueuse réception au Salon rouge de l’Assemblée Nationale le 9 septembre 1977, en présence d’Alain Peyrefitte, devenu Garde des sceaux, ministre de la Justice de France.S’il faut réfléchir avant de parler, L E T T R E S -?- il le faut encore davantage avant d’écrire car le pouvoir des mots demeure et les conséquences peuvent en être regrettables.Geneviève de la Tour Fondue-Smith Montréal, 6 octobre 1997 Espaces urbains Les éléments dont fait mention Serge Truffaut (Le Devoir, 6 octobre 1997) au sujet du premier projet immobilier de l’ile des Sœurs m’intéressent grandement.Il y a un an ou deux, j'ai été fasciné par cet ensemble architectural qui définit un espace original et met les gens qui y vivent à l’abri des automobiles.J’apprécie le Westmount Square non pas tant pour les bâtiments qui le constituent, pris isolément, mais pour leur rapport entre eux et l’espace qu’ils définissent, qu’ils créent.Voilà que j’apprends que le projet initial de l’île des Sœurs est aussi l’œuvre du grand Mies van der Rohe.M.Truffaut explique également que le projet a été inspiré par le concept «Cité Jardin» du Britannique Howard qui a aussi influencé le plan d’urbanisme très réussi de Mont-Royal.A plus modeste échelle, je tiens à mentionner le projet du domaine Saint-Sulpice à Montréal dans le quadrilatère formé par l’autorqute Christophe-Colomb et les rues Émi-le-Journault, André-Grasset et Iœ-gendre, construit pour des coopératives (1982).Egalement, un grand ensemble de petites maisons à I)ollard-des-Or-meaux (avec des toits en bardeaux de cèdre, à quelques minutes de la station Sunnybrooke).Néanmoins, ces projets, dont la Cité Jardin de Rosemont (1944), et cette ville (Mont-Royal) constituent, au Québec, de trop rares exceptions de maisons intégrées en des ensembles qui valent plus que la somme de leurs éléments.Définition originale de l’espace global et grande cohésion architecturale, tout ce qui manque à la plupart des développements domiciliaires des 30 dernières années.François Beaulé Montréal, 6 octobre 1997 Du français à entendre Au Québec, le français, j’aime le voir et le parler, et j'aime aussi l’entendre.Le dernier été des festivals m’a apporté son lot de surprises.Je pourrais parler de ces spectacles où pas un mot de français, même de présentation, n’a été prononcé, et cela, non seulement à Montréal et à Québec.Il faut s’interroger à ce sujet.Ce qui m’a étonné tout autant, c’est de voir de nombreux lieux publics, de commerce, de loisirs ou autres, habités par la radio anglaise.Je respecte la langue de Shakespeare, mais je crois que le choix d’un poste de radio est une affaire privée.C’est un abus de pouvoir que de l’imposer à autrui.J’apprécie aussi la diversité linguistique chez mes concitoyens québécois, mais dans les endroits publics, je m’attends à entendre du français et «de la musique avant toute chose».Sylvain Gélinas Chambly, 4 octobre 1997 Le procès de Maurice Papon ÇW ICI îTirm UC MONDE Vive la tuberculose U ne devinette, pour commencer.Qui a écrit: «L’être humain dont la vie se résume à.répéter quelques opérations simples .n 'a aucune occasion d’exercer son esprit.Il devient en général aussi ignorant et aussi stupide qu’il est possible de le devenir à un être humain».Un gauchiste?Pas tellement, non.C’est Adam Smith, le héros de la main invisible.Et si je le cite, c’est que je pense sérieusement qu’on a oublié beaucoup de choses qui étaient hier encore des truismes concernant le travail.Et que la pauvreté de nos débats le concernant en témoigne.Je veux dire, concrètement, qu’un débat public concernant le travail s’est en quelque sorte interrompu, il y a des années, et que les termes dans lesquels il se formulait alors communément nous semblent aujourd’hui incompréhensibles.Hier encore, pourtant, la diminution du temps de travail allait de soi; c’était une exigence minimale.On considérait même communément, au début du siècle, dans bien des syndicats et des partis politiques de gauche, que le salariat était à peine mieux que l’esclavage.Hier encore, Laforgue écrivait une éloge de la paresse et Russell surenchérissait sur le même thème.Hier encore, le temps libéré était une utopie vivante, qu’alimentaient les rêves nés de l’automatisation et des avancées technologiques.Et le travail salarié était dénoncé comme une calamité dont il fallait sortir.«Si le travail c’est la santé, vive la tuberculose.» De tels slogans n’avaient pas besoin hier d’une longue justification pour être prononcés.Rien n’a changé, sur le fond: le travail tue, rend malade, abrutit; dans trop de ses formes, il rend bête et interdit de vivre pleinement sa vie.Et Coluche a raison: les gens ne veulent pas du travail; de l’argent leur suffirait amplement Rien n’a changé, si ce n’est qu’on n’ose plus s’en prendre à ce qui permet d’exister aux formes actuelles du travail et à ses calamités.Et il s’agit du Normand liai lia recoil marché, bien sûr, du sacré et intouchable marché.Résultat?Des cataplasmes sur un cancer.La France de Jospin promet cette semaine un projet de loi-cadre prévoyant la réduction de la semaine de travail, qui passera de 39 à 35 heures.Objectif avoué: créer de l’emploi, alors que le travail se raréfie, alors que la valeur travail est en crise avec la fin des modèles fordiste et keynesien.On mesure ce qu’ont de dérisoires ces mesures qui refusent de s’en prendre au marché quand on a eu, comme moi, la chance d’entendre Jeremy Rifkin, l’auteur d’un ouvrage très bien fait et très instruit sur la dis-parition du travail.Rifkin explique aujourd’hui combien les partis socialistes, un peu partout dans le monde, prêtent une oreille attentive à ses propos.On comprend facilement pourquoi.Rifkin analyse les mutations de l’économie et les progrès technologiques comme conduisant à la disparition du travail.Sa solution revient à dire qu’il y aura demain trois économies: la première est l’économie de marché, chef d’œuvre et aboutissement de l’histoire, ce qu’on a trouvé de mieux pour produire de la richessse et qui n’a que ce petit défaut de la mal partageç; la deuxième est l’économie liée à l'État, qui aura toujours un certain nombre de fonctions — d’administration, de surveillance, de flicaillerie, je suppose — à occuper, et puis l’autre, la troisième, l’économie sociale en somme, qui regroupe tout le reste.Voilà où se trouve l’avenir, assure Rifkin.Il passe par le financement et la rétribution de toutes ces tâches autres, l’invention d’emplois dans cette tarte de l’économie sociale, lœs femmes en seront le fer de lance, conclut-il —je n’invente rien.Et il restera le marché, et les calamités qu’il produit inévitablement.Les femmes seront là pour corriger.Fin du discours: les socialistes sont contents.Pourtant, tant que le marché ne sera pas repensé et aboli, on ne sortira pas de la «crise du travail», on ne dessinera pas d’avenue crédible hors de la crise de sens qui affecte cette valeur.Et si la multiplication des richesse n’a aucunement été proportionnelle à la diminution du temps de travail, c’est qu’on consent à l’appropriation des fruits du progrès, notamment technologique, par quelques-uns.On se demande ainsi doctement ce qu’il faut penser du don de un millard de Turner aux Nations unies; mais on ne se scandalise plus de ce que quelqu’un soit en mesure de posséder et donner un milliard.Les syndicats en viennent ainsi à penser tout naturellement que leur rôle est de veiller à la gentillesse des maîtres; et pas d’abolir les maîtres.D’autres avancent l’idée d’un revenu de citoyenneté.L’idée est ici de decoupler le salaire de l’activité, de dissocier le droit au revenu de la contrainte du travail.Se dessinerait alors une sortie de la société du travail et un avènement du temps libre.Bien.Mais s’il reste encore le marché, on peut être certain que le temps libre se passera à s’abrutir devant la télé.Je pense sérieusement qu’il n’y a aucune raison de renoncer aux termes dans lesquels nos grands-parents formulaient la question du travail.Qu’il n’y a aucune raison pour que l’on soit forcé de se vendre |x>ur gagner sa vie.Que l’idée d’autogestion est encore actuelle.Qu’il faut repenser la production, l’allocation et la production économiques en y insufflant d’autres valeurs.Aboutir à du travail librement consenti et déterminé par une consommation librement choisie; aboutir à des tâches les plus équilibrées possibles, assurant que tous aient des emplois les plus équitables possibles, réalisant l’égalité des circonstances, une rémunération selon l’effort, l’équité, la solidarité.?Inutile de sm’écrire pour me le dire: chaque fois que je cause de ça, on me traite de pignouf, si on est gentil.Vivons donc dans la joie, avec nos Karoÿhi au Japon, nos «overworked» aux États-Unis, nos présidents de banque millionnaires, nos milliar-diares jouant à la Bourse, nos écarts croissants entre pauvres de plus en plus pauvres et riches de plus en plus riches.Et ainsi de suite, avec nos ridicules cataplasmes posés sur des kystes purulents.j i.EU i : ( » ?¦ L ' ' i i ( i < A P R, 0 P 0 S -?- .de la détermination des taux hypothécaires Comment les institutions déterminent-elles les taux hypothécaires?Théoriquement, la fixation du taux hypothécaire est basée sur le taux de l’épargne à terme, auquel s’ajoute une marge brute.Par exemple, cette marge peut être de 2,25 % en ce qui concerne le terme de cinq ans.Elle doit couvrir les frais administratifs et permettre à l’institution prêteuse de dégager un bénéfice.Toutefois, cette marge est souvent réduite par la pres- sion qu’exerce la concurrence des autres institutions et aussi par la difficulté d’attirer l’épargne des particuliers, surtout dans le contexte des bas taux d’intérêt.Pour son approvisionnement, l’institution se tourne alors vers les marchés internationaux, plus coûteux.Elle peut aussi envisager de vendre les prêts pour rétablir l’équilibre.François Dupuis et Simon Prévost, économistes, En perspective, bulletin du Mouvement Desjardins, septembre 1997.LE DEVOIR FONDÉ PAR II K N R I B 0 11 R A S S A L K 10 .1 A N V I K R I !l I () Directrice LISE BIS S 0 N N E T T E Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-president, finances cl administration FRANÇOIS T II 0IIIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARI) Directeurs adj oints de P i n for ni a t i o n l’I E R RE B E A II LIE II, PIE RRE (IA Y0UETTE, NO RM A N I) T II É RI A IJ LT Red acteurs e n e h e f a djo i n ts .1E A N - RO BERT SANSFAÇON, ROLAND-YV ES CA RIO N A N Directrice, ventes et marketing MARTINE D U B É 2 050, rue il e Bleary, 9* e t age, Montréal (Québec) Il B A B M fl.Té I.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS t r i » I > ii ! î o müHüÜH I.K I) E V OIM.I.E M AUDI II O < T () It |! K I «) «I 7 A î) IDEES La déclaration de Calgary Une stratégie vouée à un échec lamentable On y décèle toute la mesquinerie des fédéralistes pour bloquer les souverainistes DAVE BUSTON REUTERS t rr gg i rr JP •r~A> 1 !ü a m Cf EF J-*- ** .ata Une jeune résidante de Calgary brandit le fleurdelisé et un tout petit unifolié lors d’une manifestation en faveur de l’unité nationale, organisée devant l’édifice où s’étaient réunis les premiers ministres des provinces canadiennes, sauf celui du Québec, le 14 septembre dernier.J.F.CONWAY Politologue à l’Université de Regina et auteur des ouvrages Debts to Pay: a Fresh Approach to the Quebec Question et 'Hie West: The History of a Region in Confederation a déclaration de Calgary se dirige vers un é-chec inévitable.Les premiers ministres du Canada anglais qui l’ont concoctée à la hâte le savent très bien.Il nous faudrait conclure, pour , adopter une au- i tre interprétation, qu’ils ont vécu sur f une autre planète depuis 30 ans, ou qu’ils sont parvenus à un état second.Quoi qu’il en soit, ces politiciens ont perdu contact avec le vrai monde, ils souffrent d’une sorte de folie à neuf (en français dans le texte).Chez les francophones du Québec, qu’ils soient des nationalistes modérés ou fervents, la déclaration de Cal-i gary sera perçue comme une nouvel-: le insulte, une autre illustration de l’arrogance et de l’intransigeance des Anglo-Canadiens.Cette proposition bat en brèche le nationalisme québécois de trois façons inacceptables.Tout d’abord, elle banalise les aspirations nationalistes du Québec qui servent de fondement au mouvement souverainiste en les confinant à une simple question de langue.Deuxièmement, elle claironne la doctrine constitutionnelle de l’égalité des provinces, idée qui a peu d’appui chez les vrais démocrates et qui n’en a pratiquement aucun au Québec.Enfin, elle renchérit sur les injures de Meech et de Charlottetown en proclamant la reconnaissance du «caractère unique de la société québécoise», élément qu’au Québec on voit comme le plus bas échelon du marchandage, comme la version presque insipide de la «société distincte», élément jugé insatisfaisant à un stade antérieur.Ije résultat est que cette déclaration de Calgary sera descendue en flammes au Québec.Ia déclaration connaîtra aussi un échec lamentable au Canada anglais, pour les mêmes motifs qui ont conduit Meech et Charlottetown à l’insuccès.De très nombreux noyaux de Canadiens anglais s’oppos;iient à Meech et à Charlottetown parce que ces initiatives signifiaient une décentralisation radicale de la fédération, dépouillant Ottawa de pouvoirs qui étaient transférés aux provinces.Pour les premiers ministres du Canada anglais, la crise autour de la question du Québec a servi, de façon persistante, à une stratégie pour tenter d’accroître les pouvoirs des provinces.Ce fut le cas aussi à Calgary.Non satisfaits de réitérer la doctrine portant sur l’égalité des provinces qui paralyserait le système fédéral démocratique et le rendrait ingouvernable, ils en accroissent implicitement la portée en déclarant que tout nouveau pouvoir accordé à une province doit être concédé à toutes les provinces.Cette logique veut que la seule manière de concéder au Québec les pouvoirs que les nationalistes qué- bécois ont réclamés depuis 30 ans, c’est de les donner à toutes les provinces, provoquant une érosion du pouvoir fédéral que, par deux fois, les Canadiens anglais ont rejetée.La conséquence est que la déclaration de Calgary sera défaite dans les provinces les plus pauvres, comme la Saskatchewan et les quatres provinces de l’Atlantique qui voient avec inquiétude un gouvernement fédéral impuissant.Les résultats seront serrés en Ontario et au Manitoba.Un autre courant important d’opposition du Canada anglais aux accords de Meech et de Charlottetown se retrouvait autour d’une intense hostilité lace aux aspirations du Québec dans la Confédération, combinée à des sentiments francophobes primaires.Pour cette tranche de Canadiens anglais, même le «caractère unique» est excessif.En Colombie-Britannique et en Alberta, la déclaration subira une défaite éclatante dans un référendum, comme l’ont indiqué les premiers ministres Clark et Klein dans un mélange de fausse modestie, de réticence et de haussements d’épaules.Si les premiers ministres étaient au courant, à quoi sert donc la déclaration?Deux raisons sautent aux yeux, lout d’abord, c’est la contribution des provinces à ce durcissement d’Ottawa contenu dans le plan B.Après des mois remplis de menaces exprimées avec colère à l’égard des souverainistes québécois, ces mêmes premiers ministres passent — minimalement — à un ton de douceur raison-née.Simultanément, Ottawa s’adonne à des attitudes belliqueuses ayant trait à la partition, à une majorité atteignant des seuils élevés, au caractère illégal de la séparation, atttitudes qui se résument en un refus obstiné de débattre quelque aspect que ce soit de la souveraineté.Le message au peuple québécois est clair: «Vous le prenez ou vous vous en allez, c'est tout ce qu’on a à offrir et, incidemment, la voie menant à la souveraineté, nous vous la ferons aussi dangereuse et pénible que nous le pourrons.» Lorsque la déclaration sera déchiquetée au Québec, et elle le sera, alors pourra commencer la séance de blâme de la part de ceux qui clameront: «Une fois de plus, nous avons essayé, mais les nationalistes québécois ne sont pas raisonnables.» Cet «échec» calculé, de toute évidence, durcira encore plus les cœurs contre le Québec au Canada anglais.La déclaration est un présent â Daniel Johnson et aux forces fédéralistes débordées au Québec.Peu importe le temps que vivra cette déclaration, elle durera assez longtemps pour que, lors des prochaines élections au Québec, M.Johnson puisse brandir «une offre venant du Canada anglais».Et ce, même si cette main secourable en provenance du Canada anglais deviendra le baiser de la mort pour Johnson, dont la défaite menaçante est encore plus certaine en l’absence d’un type* d’offre pensée pour contrer le contenu du plan B d’Ottawa.On peut voir l’état de détresse où en est arrivé M.Johnson à constater cette approbation appuyée qu’il a réservée à la déclaration de Calgary.La déclaration de Calgary et l'appui enthousiaste qu’elle a suscité chez le premier ministre Chrétien sont un signe de la minceur et de la mesquinerie de la stratégie fédéraliste visant à bloquer le mouvement souverainiste au Québec.Les menaces contenues dans le plan B constituent l’un des piliers — menaces qui peuvent dissuader les Québécois d'adhérer à la souveraineté ou qui pourraient avoir l’effet de les mettre en colère et de les pousser vers la souveraineté — et elles dénotent un risque élevé dans la manière de lancer les dés.Le deuxième pilier se retrouve dans l’intense campagne qui visera à mener Lucien Bouchard à la défaite lors des prochaines élections au Québec.S’imaginer que Daniel Johnson vaincra Lucien Bouchard en s’appuyant sur la déclaration de Calgary esj absurde dans le présent contexte.A découvert, il saute aux yeux qu’Ottawa n’a pas de véritable stratégie pour sauver la Confédération au moment où nous marchons hardiment une fois de plus vers le précipice — sauf des cris, des menaces et un recours peu pertinent du point de vue politique auprès de la Cour suprême.Entre-temps, la déclaration de Cal-gary, même si elle a été concoctée pour empêcher la fédération de se renouveler, aura, au Canada anglais un effet durable.A la toute fin, les Canadiens anglais seront encore plus en colère contre le Québec qui, une fois + de plus, aura rejeté ce que, d’une manière suffisante, nos premiers ministres décident en pensant qu’ils en ont assez fait pour satisfaire les aspirations du Québec.N’était-ce pas là où nous en étions déjà en 1992?Le renvoi à la Cour suprême sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec Par convention, le Canada anglais devra reconnaître une déclaration de souveraineté du Québec DOMINIQUE NEUMAN Avocat et consultant en politiques gouvernementales à Montréal .indépendance des tribunaux à l’égard du pou- L% voir politique est un des fondements de notre / démocratie.Le pouvoir judiciaire doit savoir discerner les tentatives de manipulations politiques à son égard et avoir la sagesse de s’en u==J distancer chaque fois qu'il le peut.En 1981, alors que le gouvernement fédéral insistait pour soumettre à I-ondres un projet de révision constitutionnelle rejeté par huit provinces sur dix, la Cour suprême du Canada ne pouvait, en droit, que constater la légalité de la démarche.Toutefois, pour éviter la manipulation politique de son jugement, elle eut le talent de développer les outils conceptuels nécessaires à l’analyse de la légitimité de la démarche, ce qui lui permit de déclarer qu’au delà du droit, le projet fédéral contrevenait à des normes constitutionnelles d’ordre politique, appelées conventions constitutionnelles.En 1998, la Cour suprême devra faire preuve du même talent pour éviter qu'un éventuel jugement de sa part déchirant illégale une déclaration unilatérale de souveraineté ne serve d’instrument politique pour en contester la légitimité, voire à justifier la partition du territoire québécois en cas de victoire indépendantiste.Une fois leur jugement rendu, les juges de la Cour suprême ne pourront plus intervenir dans l’arène publique pour dénoncer les distorsions qu’en feront les politiciens.C'est donc dans leur jugement même qu’ils devront se prémunir contre cette éventualité.Comme en 1981, la Cour suprême devra savoir trouver les outils conceptuels appropriés à cet égard.La Cour suprême devra ainsi déclarer que c’est un faux problème que de se braquer sur l’unilatéralité d’une éventuelle déclaration d'indépendance du Québec.En effet, même à supposer que l’accord du Canada anglais soit requis en droit, celui-ci se trouverait, par convention constitutionnelle, dans l’obligation de consentir à une déclaration unilatérale d’indépendance émanant de l’Assemblée nationale du Québec et appuyée par référendum auprès de sa population.Les conventions constitutionnelles Selon la Cour suprême, «bien des Canadiens seraient probablement surpris d’apprendre que des parties importantes de la Constitution du Canada, celles avec lesquelles ils sont les plus familiers parce qu’elles sont directement en cause quand ils exercent leur droit de vote aux élections fédérales et provinciales, ne se trouvent nulle part dans le droit constitutionnel.Par exemple, si l’opposition obtient la majorité aux élections, le gouvernement doit offrir immédiatement sa démission.Mais si fondamentale soit-elle, cette exigence de la Constitution ne fait pas partie du droit constitutionnel».Ces conventions constitutionnelles sont le fruit du régime démocratique dans lequel nous vivons, accordant la souveraineté au peuple et à ses représentants élus.Elles contredisent donc le droit constitutionnel qui continue d’accorder des pouvoirs discrétionnaires et fondamentaux aux non-élus que sont le souverain et le Sénat.Iœs conventions constitutionnelles comprennent: ¦ l’obligation de la Couronne de sanctionner les lois adoptées par les assemblées législatives; ¦ l’incapacité du Sénat non élu de bloquer indéfiniment une loi adoptée par la Chambre des communes élue; ¦ l’obligation du premier ministre et du gouvernement d’obtenir et de garder la confiance de l’assemblée législative pour exercer leurs fonctions; ¦ l’obligation du gouvernement de démissionner ou de demander la tenue d’élections s’il perd la confiance de l’assemblée; ¦ l’obligation de la Couronne de convoquer des élections lorsque requises par le premier ministre; ¦ l’obligation de la Couronne de nommer au poste de premier ministre le chef du parti ayant obtenu le plus grand nombre de sièges aux élections; ¦ de façon générale, l’obligation de la Couronne d’exercer ses pouvoirs suivant les directives du gouvernement; ¦ la non-intervention de la Couronne dans les affaires po-litiques; ¦ la désuétude du pouvoir de désaveu de la Couronne fédérale à l’endroit des lois provinciales.Comme ces conventions ne font pas partie du droit, les tribunaux ne peuvent que les constater, mais sans pouvoir empêcher, réprimer ou annuler les actes faits à leur en- contre, ni contraindre au respect de celles-ci.La sanction des conventions constitutionnelles relève des institutions gouvernementales, de l’opinion publique et de l’électorat, pas des cours.Ainsi, si un gouvernement défait en élections refusait de démissionner, ou si la Couronne refusait de sanctionner les lois votées par les législatures, les tribunaux seraient pris au dépourvu.Les actes posés par un tel gouvernement illégitime resteraient valides en droit, et les lois votées par les élus mais refusées par la Couronne seraient sans effet juridique.Un geste constitutionnellement légal peut donc s’avérer contraire aux conventions constitutionnelles, alors qu’à l'inverse, les conventions constitutionnelles peuvent exiger que soit posé un geste qui ne serait que facultatif du strict point de vue juridique.L’incapacité conventionnelle du Canada anglais de refuser son consentement à la souveraineté du Québec C’est à l’enseigne des conventions constitutionnelles du Canada (et non seulement du droit strict) que l’on doit déterminer si le Parlement fédéral et les législatures des neuf provinces hors Québec ont la capacité ou non de refuser leur assentiment à une déclaration de souveraineté de l’Assemblée nationale du Québec appuyée par référendum.Tenons pour acquis, aux fins de la discussion, que la souveraineté du Québec doive être traitée comme un amendement constitutionnel ordinaire, requérant donc, en droit, l’appui du Parlement fédéral et des législatures de sept (voire de dix) provinces.Ceci étant dit, le Parlement et les législatures auraient-elles vraiment, par convention, l’option de la refuser?Leur discrétion ne serait-elle pas comparable au pouvoir, absolu en droit mais inexerçable en pratique et par convention, du Sénat de rejeter indéfiniment les lois votées par la Chambre des communes ou à celui de la Couronne de refuser sa sanction royale aux lois votées par les élus?Le Québec n’est pas une colonie et le Canada n’est pas une «prison», pour reprendre une expression jadis employée par le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard.L’évolution morale de notre société rendrait impensable de nos jours tout maintien du Québec au sein du Canada par la force et contre la volonté de sa population.Le rapport Durham de 1839 reconnaissait déjà la possibilité que le Bas-Canada déclare unilatéralement sa souveraineté.C’était précisément pour éviter ce risque qu l’Acte d’Union fut proclamé en 1840, fusionnant les institutions du Haut et du Bas-Canada.Celui-ci s’avéra toutefois un échec et les deux provinces redevinrent individualisées en 1867.Pendant plus d’un siècle, des médias, des notables, des associations, des députés, des mouvements politiques, des partis et mêmes des gouvernements à Québec et une oi> position officielle à Ottawa purent ouvertement exprimer leur appui à l’accession pacifique du Québec à l’indépendance, par volonté démocratiquement exprimée par sa population.L’Assemblée nationale adopta des lois relatives à cette éventualité et y consacra des budgets d’études et de consultations.Deux référendums furent tenus en 1980 et 1995 sur le territoire québécois.Tant le gouvernement fédéral que, de façon plus discrète, les gouvernements des autres provinces participèrent aux débats politiques sur l’indépendance, voire aux campagnes référendaires québécoises, sans en remettre en question la légitimité.Iœ 26 septembre 1996, le ministre de la Justice fédéral Allan Rock admettait même à la Chambre des communes que «[d]a«s la plupart des pays, la seule idée de la sécession serait rejetée.Cela n’a toutefois pas été le cas au Canada.Il y a eu deux référendums au Québec.Les principales personnalités politiques de toutes nos provinces et le public canadien ont convenu depuis longtemps que le pays ne restera pas uni à l'encontre de la volonté clairement exprimée des Québécois.Notre gouvernement est d'accord avec cette position».L’acceptation, depuis plus d’un siècle, par le gouvernement fédéral et celui des autres provinces, de la légitimité d’un processus démocratique par lequel la population du Québec se prononcerait sur son indépendance a ainsi fait naître une convention constitutionnelle par laquelle le Canada anglais se reconnaît l’obligation d’accepter une déclaration unilatérale d’indépendance québécoise, faisant suite à un vote favorable de sa population.Il appartient à la Cour suprême de le déclarer.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard.Jean Chartier (régions), Paule (les Rivieres (éducation), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpctit, Brian Myles (politique municipale), Isabelle Paré (santé), Jean Pichette (justice), Clément Trudel (relations de travail), Serge Truffaut (questions urbaines) ; Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Louise Leduc (musique), Jean-Pierre Legault, Odile Tremblay (cinéma) -.A l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac, Benoit Munger, François Normand, Claude Turcotte ; à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).GuyTaillefer (éditorialiste), Claude IÀvesque ; à l'information politique : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l’information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Judith Lachapelle, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : (Wiles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Carole Daliaire (avis Publics et appels d'offres), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet.Micheline Ruelland (publicitaires) ; Sylvie Laporte, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable â la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Daily Dépatie (adjointe à l’administration et responsable des ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).* • î A 10 i.i: i) K v o i is .i.!•: m a it i) i il o
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