Le devoir, 3 novembre 1997, Cahier A
FONDE 19 10 TYI7I7ATD UMulri I.X X X V I I I L K I, II N I) I 3 N 0 V K M II II K I !) !) M O N T II K A I.K 8 c + T I» S + T V Q T (I II (I V T Devoir, 23 octobre 1997) se gargarise avec le mot «démocratie» et tient un discours incohérent.Pour être légitime, écrit M.Lebel, un référendum devrait être gagné avec 66 % des voix.Donc, si je comprends bien sa logique, avec 60 % des voix, en 1980, puis avec 51 % des voix, en 1995, les fédéralistes ont perdu ces deux référendums.A tout le moins, ils ne les ont pas gagnés.Si je comprends bien la logique de M.Lebel, quand Terre-Neuve s’est jointe à notre pseudo-Confédération, en 1949 — après deux référendums —, c’était «illégitime» parce que seulement 52 % des Terre-Neuviens avaient voté oui.Donc, selon la logique et les mots de M.Lebel, 48 % des Terre-Neuviens ont dû subir ce qu’il appelle «une décision irréversible et très lourde de conséquences», encore parce que seulement 52 % d’entre eux avaient choisi de changer leur statut politique.Toujours selon la logique et la terminologie de M.Lebel, comme les Terre-Neuviens étaient «profondément divisés sur la question» (de leur adhésion à notre pseudo-Confédération), leur référendum a été ce que M.Lebel appelle «unegrave erreur morale».Pôvres Terre-Neuviens, dire qu’ils n’ont pa : eu cette chance, eux, d'avoir M.Lebel pour les éclairer sur ce qu’est vraiment la démocratie.C'est tout à fait déplorable.Sniff.Céline O’Neil Cap-de-la-Madeleine, 29 octobre 1997 Arrêt des expériences américaines utilisant des placebos contre le sida en Afrique y' c?d ?Eitr G?U|\LiRcR VOTRE ExPéRiEMCE V ’CRiMiMEUE' f C'ETAi! A Ffi’OuE.' LK MONDI-: Rien ne sert de s’énerver P ékin — Le dernier film de Zhang Yimou est sorti en octobre dans les salles de cinéma en Chine.Zhang Yimou est un des chefs de file du cinéma chinois actuel et l’un des plus doués parmi ceux qui forment ce qu’on appelle la «cinquième génération» des cinéastes chinois.Ses films ont connu beaucoup de succès à l'étranger — Sorgho rouge en 1987, Epouses et Concubines en 1991, Vivre en 1994, Shanghai Triad en 1995.la sortie à Pékin de son dernier film, Keep Cool — le titre chinois signifie à peu près «rien ne sert de s’énerver» —, était attendue avec d’autant plus d’impatience et de curiosité que le film avait été retiré cette année du festival de Cannes par les autorités chinoises pour des raisons qui n’ont lias été encore élucidées.Ce n’est pas la première fois que Zhang Yimou rencontre des difficultés pour faire ses films ou pour les faire connaître.En 1994, le cinéaste n’avait iras été autorisé à se rendre à Cannes pour la représentation de Vivre.En 1995, on l'a empêché d’aller présenter lui-même Shanghai Triad au festival du film de New York.Comme ses collègues, il est habitué aux vicissitudes du métier de cinéaste en Chine, üirs de la première du film à Pékin, il expliquait qu’en dépit des tracasseries de la bureaucratie et de la censure, il avait néanmoins l’intention de continuer à faire des films en Chine: «Im Chine est ma terre.Si je la quittais, je mourrais».Ce qui suppose de se plier aux règles du Bureau du cinéma qui relèguent aux oubliettes bien des projets de scénario ou qui imposent des modifications à bien des films achevés.Avec Keep Cool, une comédie contemporaine, Zhang Yimou rompt avec ses films précédents de facture classique, voire académique.Comme beaucoup de ses collègues de la «cinquième génération», Zhang Yimou prenait pour décors les grands espaces chinois, les vastes terres arides de l’ouest filmées en longs plans soignés.Avec son dernier film, il change de dé S .v / v i a ii e T r a ni i e r kin, dans ce nouveau paysage urbain de tours résidentielles anonymes que la caméra balaie frénétiquement avec de brusques mouvements saccadés.Les personnages, certains particulièrement mal embouchés, parlent l’argot des rues de Pékin et font beaucoup rire les spectateurs pékinois.Rien de très politique dans le propos du film, mais la censure est quand même passée par là: des scènes ont dû être supprimées, la conclusion du film a dû être modifiée pour laisser le spectateur sur une note plus optimiste.Que la censure y ait été pour quelque chose ou pas, il faut bien avouer que ça n’est pas là le meilleur film de Zhang Yimou.On disait de lui qu'il ne pouvait pas faire un film «urbain».Le cinéaste a voulu prouver le contraire, mais le résultat n’est pas convaincant.Le film semble bâclé et les incessants mouvements de caméra, pour «faire moderne» à tout prix, finissent par être lassants.Quoi qu’il en soit, Keep Cool est en train d’obtenir un beau succès de curiosité à Pékin.Depuis une dizaine d’années, les cinéphiles du monde entier découvrent le cinéma chinois, l^es cinéphiles chinois eux, n’ont pas toujours la possibilité d’en faire autant.Mis à part les superproductions de commande — épopées exaltant les victoires des armées communistes ou histoires de héros du peuple — qui répondent scrupuleusement aux critères de qualité établis par le Bureau du cinéma, on ne voit guère à Pékin les films les plus novateurs de la production chinoise.Depuis une dizaine d’années, on produit en moyenne officiellement environ 150 films par an en Chine.Hasard ou conséquence d’un raidissement de la censure, l’année 1996 a vu chuter à seulement 107 le nombre de films produits.Cela inclut les coproductions avec l’étranger, les films commandités par le gouvernement, les films de l’armée du studio 1" Août et les films indépendants soumis à la tortueuse procédure d’approbation par la censure depuis l'ébauche du scénario cor et de ton: l’action se déroule à Pé- jusqu’à la postsynchronisation.La «cinquième génération» de cinéastes est la plus connue en Occident.Ces cinéastes, dans la quarantaine, ont été les premiers à être formés à la prestigieuse Académie du film de Pékin quand elle a rouvert ses portes en 1978, après plus de dix ans de fermeture pour cause de Révolution culturelle.fis ont réussi à se faire connaître à l’étranger en participant aux festivals internationaux de cinéma.Ce qui était encore possible lorsque les coproducteurs étrangers de leurs films pouvaient prendre la décision de les inscrire.Depuis cette année, l’accès aux festivals internationaux s’est encore un peu refermé.En effet, la décision relève à présent exclusivement du Bureau du film, quels que soient les droits détenus à l’étranger par des investisseurs dans la production.Si cette nouvelle règle avait été en vigueur, les films de Zhang Yimou ou de Chen Kaige — auteur de Adieu ma concubine, Palme d’or à Cannes en 1993 — seraient restés inconnus.Malgré la rigueur croissante de la censure, une relève de jeunes cinéastes est en activité: la «sixième génération», dont le parrain est sans doute Tian Zhuangzhuang, frappé d’une interdiction de filmer pendant un an pour son film anti-maoïste Le Cerf-volant bleu, en 1993, ou Hejian-jun, qui a subi la même sanction pour avoir fait sortir clandestinement de Chine son film Perles rouges en 1994.Pour sortir du carcan imposé par les autorités, certains s’essaient au cinéma indépendant, produit hors studios, et parviennent à faire des films qui n’échappent pourtant pas à la censure.Zhang Yuan, par exemple, dont quatre des cinq films qu’il a réalisés ont été mis sur la liste noire.A commencer par Bâtards de Pékin en 1993, jusqu’à East Palace, West Palace, présenté à Cannes cette année en l’absence du réalisateur qui s’est vu confisquer son passeport quelques semaines avant le festival.Zhang Yuan, comme Zhang Yimou, veut pourtant continuer à faire des films en Chine, sur la Chine, et qui soient vus en Chine.Jusqu’à présent, un seul de ses films a été jugé digne d’être présenté aux cinéphiles chinois.A P R 0 P 0 S -+- .du retard canadien à Fégard des technologies Bien que des gestionnaires d’établissement estiment que leurs technologies de production sont comparables aux Etats-Unis, il y a des secteurs où le Canada accuse un retard sur son voisin du Sud.Dans les cinq secteurs industriels où l’on peut comparer directement l’utilisation de la technologie au Canada et aux Etats-Unis, les établissements canadiens sont moins susceptibles de recourir à une technologie de pointe, de même qu’à des technologies multiples.Ces constatations s’expliquent surtout par les différences quant à la taille des marchés.Les gestionnaires d’établissement au Canada tendent à accorder une plus grande impor- tance relative aux améliorations de la souplesse au niveau des produits ou aux réductions du délai d’établissement, que ne le font leurs homologues aux Etats-Unis.Ces avantages sont particulièrement pertinents dans le cas des établissements desservant de jielites marchés, où il est plus coûteux d’offrir des gammes de produits diversifiées et très avantageux de pouvoir utiliser les mêmes machines pour différents produits et reconfigurer l'équipement rapidement.D.Sabourin, J.Baldwin, L'Observateur économique canadien, Statistique Canada, août 1997.LE DEVOIR 1' 0 N D É PAR II K N R I B 0 I! R A S S A L K 10 .1 A N V I B It I II I l) Directrice I.ISK It 13 S II N N K TT E Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTE A IIX Vice-président, finances e t a d ministration FRANÇOIS T II 0IIIN Directeur de l’information CLAUDE It E A II REC A RD Directeurs a d j oints de T i n f o r ni a ! i o u I’ I E R R E R E A IILI E II, l’I E R R E 0 A V 0IIE TT E, NO R M A N I) T II É RI A II LT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N, ROLAND YVES CARKINAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 2050, rue de Hleury, D' étage, Montréal (Quebec) Il It A 3M9.Tel.: (5 I 1 ) 085 3:533 FAIS CE QUE DOIS t I.K I) K V (Ml!.I.K I.I' N l> I 9 X (I V K M I! It K I !MI 7 L A 9 IDEES L’enseignement du français au secondaire Pour éviter un naufrage Le mouvement de renouveau en grammaire, dont on parle bien peu, constitue le noyau d’une véritable refonte de l’apprentissage du français JACQUES NADEAU.LE DEVOIR Im ministre de l’Éducation Pauline Marois '/J M ÈVE CLOUTIER Future enseignante de français au secondaire epuis quelques semaines, com-me ce fut d’ailleurs le cas tout au long des dernières années au sein de la communauté médiatique, on ne cesse de s’insurger contre la piètre qualité de la langue de tous ceux qui fréquentent les institutions scolaires québécoises d’aujourd’hui.A preuve, on a démontré récemment l’incapacité de nos jeunes ignorants actuels devant une dictée pourtant réussie avec brio par l’ensemble des écoliers qui usaient les bancs d’école il y a de cela quelques générations.Cependant, il y a maintenant du neuf.En effet, on peut désormais jeter le blâme de ce terrible fléau sur de tout nouveaux agents responsables: l’irremplaçable perte de personnel d’expérience qu’ont constitué les milliers de départs volontaires dans le corps enseignant ainsi que, tenez-vous bien, la formation inadéquate des futurs professeurs de français! Et, comme pour compléter un mauvais tableau, c’est au milieu de tout cela qu’est apparue récempient notre très chère ministre de l’Éducation, brandissant, telle une salvatrice, l’étendard de sa nouvelle réforme scolaire.«Il y aura désormais plus de temps consacré à l'enseignement du français!», proclamait-elle en effet, très fière de participer au redressement de la lamentable situation de la langue dans nos écoles.Vous l’avez deviné, j’en ai lourd sur le cœur lorsqu’il est question de la situation du français au secondaire.En fait, cela me désole que les médias se bornent encore à ne traiter qu’en surface un problème qui prend pourtant racine à même un réseau quasi inextricable de notre tâche.Que tous les tenants du retour au bourrage de crânes se le tiennent bien pour dit: nul n’a jamais prouvé qu’il existe un lien réel de cause à effet entre l’enseignement systématique des règles de grammaire et l’utilisation fonctionnelle de la langue.Ainsi, comme nous savons maintenant qu’il existe une inadéquation entre l’apprentissage des règles et leur application effective, il serait dommage que certains d’entre nous continuent de croire que la grammaire est un livre de lois qui permettent à coup sûr de parler et d’écrire correctement.Un renouveau réel Sachez-le donc, il existe bel et bien un mouvement de renouveau en grammaire, et ce, depuis déjà bon nombre d’années.Une refonte dont on parle bien peu, mais qui constitue pourtant le noyau d’une véritable réforme concernant l’apprentissage du français au secondaire.Un mouvement qui favorise une approche réflexive de la langue, sans pour autant aller à l’encontre des aspects fonctionnels véhiculés par la grammaire traditionnelle.Un renouveau qui ne vise plus seulement l'amélioration de l’expression écrite ou orale, mais qui englobe désormais l’ensemble des règles qui régissent le fonctionnement de la langue.Les professeurs de français actuels se voient donc dans l’obligation, s’ils veulent vraiment enseigner le fonctionnement de la langue tel qu’il est décrit dans le nouveau programme d’études, de bien comprendre toutes les ficelles qui tissent ce qui est aujourd’hui appelé la grammaire nouvelle.Concrètement, cela veut dire qu’ils doivent maintenant considérer les principales difficultés en compréhension et en production en suivant une méthode de résolution de problèmes.Cela veut aussi dire qu’il leur faut d’une part accorder une grande place à un mode d’apprentissage inductif, et d’autre part concevoir la lecture et l’écriture non plus comme d'uniques finalités, mais bien aussi comme les départs nécessaires à l’acquisition de nouvelles connaissances.Les enseignants devront également s’attarder plus que jamais à la reconnaissance des groupes de base et à leur(s) fonction(s) syntaxique(s) dans la phrase, faire réaliser aux élèves d’intéressantes manipulations qui tendent à développer une compétence linguistique réelle, veiller au développement des capacités d’autocorrection de leurs protégés, leur enseigner les diverses stratégies de lecture et d’écriture susceptibles de les aider lors de leur pratique discursive, accepter et exploiter au maximum les erreurs des lecteurs-scripteurs, favoriser en tout temps le transfert des connaissances acquises diriger l'utilisation de différents outils tels les dictionnaires et les guides grammati- caux, accorder une attention particulière aux règles longtemps oubliées de la cohérence textuelle, viser l’augmentation de la capacité de contrôle explicite que possèdent les élèves des principes directeurs de la langue, de même qu’offrir un matériel didactique le plus complet et le plus adéquat possible.Vous enseignez le français en ce moment et tout ceci ne vous est pas familier?Eh! bien, vous faites partie de la majorité des profs qui travaillent dans le milieu scolaire et qui attendent toujours que quelqu’un, quelque part, les aide à mieux comprendre les méthodes d’enseignement de la grammaire nouvelle.Des acquis Peut-être êtes-vous de ceux qui refusent de se recycler, puisque vous n’en voyez ni l’intérêt, ni l’obligation?Eh! bien, sachez que le nouveau programme d’enseignement appelle de toutes nouvelles compétences qu’il vous faudra un jour ou l’autre vous approprier.Vous approchez de la retraite et vous ne voulez pas investir d’énergie?Je vous comprends.Faites donc de même lorsque vous verrez un jeune enseignant se débattre comme un diable dans l'eau bénite! Au lieu de lui dire: «De toute façon, cela ne donne rien» ou encore: «Après cinq ans, crois-moi, tu vas apprendre à relaxer.», donnez-lui une petite tape dans le dos et encouragez-le! C’est ça dont on a besoin! Peut-être enfin faites-vous partie de cette bande de joyeux originaux (jeunes et moins jeunes) qui enseignent déjà la grammaire nouvelle?Eh! bien, qu’attendez-vous pour sortir au grand jour et nous faire part de vos réussites comme des difficultés que vous rencontrez?Qu’attendez-vous pour crier au monde que nos jeunes ne sont pas si stupides qu’on veut bien nous le faire croire (l'effet Pygmalion, vous connaissez?) et que les connaissances qu’ils acquièrent, et surtout qu’ils appliquent, à l’aide de la grammaire nouvelle le prouvent?Qu’attendez-vous pour dire à Mme Marois qu’une augmentation du temps accordé à l’enseignement du français ne portera jamais fruits si elle n’est bien utilisée que par quelques initiés dispersés çà et là dans toute la province?Manque de moyens Et, par la même occasion, dites-lui combien vous êtes épuisés de devoir concevoir beaucoup de matériel vous-même, et ce, puisqu’aucun manuel ne peut jusqu’à maintenant présenter d’approches inductives à la fois complètes et cohérentes pour l’ensemble des contenus grammaticaux! Dites-lui que vos dictionnaires tombent en décrépitude! Dites-lui que le Petit Code est dépassé et qu’il serait temps de le remplacer par des ouvrages de référence qui tiennent compte des découvertes des dernières années en linguistique! Dites-lui que vous travaillez avec les mêmes romans depuis 15 ans faute de budget pour vous en procurer de plus récents! Dites-lui combien il est difficile de réaliser des projets d’envergure qui s’avèrent d’efficaces moyens de motiver les jeunes lorsqu’on a des classes de 35 élèves! Dites-lui que la bibliothèque de votre école a énormément souffert des transferts d’argent accordés au département d’informatique! Dites-lui enfin quelle cesse de présenter sa réforme comme une panacée.Parce qu’en soi, telle qu’elle est présentement pratiquée dans les institutions scolaires québécoises, c’est-à-dire sans un soutien adéquat du capitaine envers ses petits rameurs solitaires, sans le rayonnement d’une société pour qui la langue a perdu toute son importance, la réforme en ce qui a trait à l’enseignement du français au secondaire se dirige tout droit vers un naufrage certain.Et pour tous ceux qui se préparent comme moi à intégrer pour la première fois le milieu scolaire, après quatre longues années passées à compléter le nouveau baccalauréat en enseignement, dont on a peu vanté les mérites et qui demeure un bien grand mystère pour tous ceux qui évoluent déjà au sein des écoles du Québec, voici un bon conseil: prenez une grande respiration, continuez de croire en vos réelles compétences (surtout en ce qui a trait à l’enseignement de la grammaire nouvelle!) et plongez tête première dans l’arène.Ils sont trop nombreux à avoir besoin de vous.Ah! Et pendant que vous y êtes, est-ce que quelques-uns d’entre vous ne pourraient pas aller à la télévision pour rassurer et informer la population au sujet de certains de nos acquis?Juste pour qu’on arrête de pleurer l’irremplaçable perte et qu’on se tourne enfin, rempli d’espoir, vers l’avenir.Réplique à un critique des chroniques de Normand Baillargeon dans Le Devoir Lieux communs pour esprit commun Si Marx a été très lu (et relu) dans les années soixante et soixante-dix, devons-nous y voir une obligation de passer à autre chose ?ISABELLE LEBLANC GILLES DOUAIRE Les deux auteurs sont enseignants en philosophie .a missive d’Olivier Kemeid L(Le Devoir, 18 et 19 octobre 1997, page A13) dirigée contre le travail de ré-flexion de Normand L- Baillargeon mérite une certaine attention.En fait, l’intérêt atteint rapidement certaines limites car la thèse soutenue n’est manifestement qu’une vulgaire attaque contre la personne, et ce, même si M.Kemeid soutient l’inutilité de traiter tout le monde de crétin (ou de «margoulin») comme le ferait M.Baillargeon.Serait-ce une ironie qui s’ignore?Passons.Mais il faut s’attarder tout de même à cet article en tant que symptôme.Symptôme de quoi?Voilà la question, l’intérêt.L’appel lancé par M.Kemeid nous invite à éviter ces lieux communs que M.Baillargeon fréquenterait si souvent.M.Baillargeon devrait ainsi cesser de se référer à Chomsky (un • runninggag» selon M.Kemeid!).Même interdit à l'égard de l’opposi-lion gauche-droite en politique.Cet appel est tout à fait typique d’une certaine maladie — heureusement peu répandue — du monde intellectuel ayant lu et relu les classiques, enfermée dans le confort des évidences et des vérités bien digérées.Or, quelle ne serait pas la stupéfaction de cette pseudo-élite si elle observait le marché du travail pour découvrir que le lieu commun éculé «à travail égal, salaire égal» n’est pas compris par tous les Ghislain Dufour de la Terre?Que le travail «pédagogique» du journaliste reste entier, car la vaste majorité en vient à céder devant les justifications économiques de l’offre et de la demande?Ixjs lieux communs demeurent des lieux communs tant qu’ils sont saisis avec un esprit commun.De l'esprit commun, il s’en fabrique à la tonne sur les marchés de la Bourse.L’étonnement devant ces faits banals mais accablants est le point de départ d’une réelle conscientisation, même si ce terme semble pour certains par trop «moralisateur».En fait, à la lumière de la critique de M.Kemeid, nous pouvons même nous demander si M.Baillargeon est naïf parce qu’il a l’espoir d'un monde meilleur.La «troisième voie» Par ailleurs, la critique d’une critique demeure très délicate à formuler.Elle devient stérile si l’auteur n’aborde pas des pistes de solutions.Or, M.Kemeid en reste précisément à des attaques vides.Comment prétendre que l’opposition entre gauche et droite est dépassée sans avancer une solution de rechange, une nouvelle piste de lecture du monde politique?En outre, la vacuité de son pro- ARCHIVES LE DEVOIR Karl Marx pos s’articule autour du syndrome de la «troisième voie», celui qui tente vainement, à la manière d’un Mario Dumont, d’échapper à la tradition plusieurs fois millénaire de la dialectique.A vouloir saisir les individus dans leur singularité, sans oser les classer d'un côté ou de l'autre, en les voyant «disséminés un peu partout», comment s'y retrouver?Aussi bien, pour reprendre la formule de Falar-deau, «enculerdes mouches».En continuant sur les pistes du syndrome de la «troisième voie», on peut tout de même interpréter l’invitation de M.Kemeid, d’un coup d’œil rapide, comme celle de penser de façon «créative», par soi-même.Une chose échappe toutefois à l’auteur: penser par soi-même n’entraîne pas l’obligation de penser toujours différemment des autres.Voilà ce que les départements — tel le département de philosophie de l’Université de Montréal — n’enseignent pas: qu’est-ce qu’une communauté de chercheurs et de penseurs?Si M.Kemeid s’attaque d’abord à un collègue qui partage «bon nombre» de ses idéaux, cela relève d’un esprit qui manque sans doute de jugement; en outre, cet esprit est symptomatique d’un individualisme exacerbé, cherchant toujours — et à n'importe quel prix — cette «troisième voie» de la pensée, sans oser dire «oui» ou «non».Le malheur, c’est que cette voie ne s’avère pas au service de la pensée, mais bien au service de l’ego, L’ego «branché» saura rejeter ce qui est devenu un sujet de réflexion trop courant, ce qui, finalement, ne le distingue plus de la masse.Le plus bel exemple qui nous ait été donné au cours des dernières années est le discrédit jeté sur le marxisme: si Marx a été très lu (et relu) dans les années soixante et soixante-dix, devons-nous y voir une obligation de passer à autre chose?Y succomber révélerait une «mode» superficielle de la pensée.La critique du néolibéralisme est certes très «populaire», du moins dans un certain milieu, mais la réflexion critique est-elle terminée?M.Kemeid semble tenir pour acquis que nous en sommes tous rendus plus loin que la réflexion de M.Baillargeon: comment alors passer sous silence ceux qui se prosternent devant Alain Dubuc?Serait-ce une autre évidence que tous les lecteurs de Im Presse ont, bien entendu, comprise?La pensée doit s’imposer maints détours, prête à revenir sur ses pas, afin de maintenir l’éveil de l’esprit, faute de quoi celui-ci risque de s’enliser dans les lieux communs.Voilà une part du travail de M.Baillargeon.Voilà ce que M.Kemeid a bien vite oublié.La pensée avance en se répétant, en se reprenant pour se préciser, se démystifier, se dépoussiérer; la pensée avance aussi en se frayant de nouveaux chemins, en analysant les problèmes sous des angles nouveaux.Voilà une autre part de la réflexion de Normand Baillargeon.M.Kemeid ne fait ni l’un ni l’autre, il balance tout à la poubelle.Qu’on ne voie surtout pas dans la position de M.Kemeid de la philosophie; elle sait se méfier — et s’étonner — des évidences.Sa prise de position s'avère simplement symptomatique d’une inutile et égocentrique volonté de critiquer, et ce, sans insuffler une vie nouvelle au débat.La culture française a subi ‘ un flagrant recul 4 » au Vietnam j Im tenue du Sommet ji de la Francophonie à Hanoï est une erreur LU O N G TÛYEN NGUYEN 1 Président de la Communauté ) vietnamienne au Canada, , , région de Montréal e Sommet de la Francophonie se tiendra à Ha- j noï, au Vietnam, du 12 au 16 novembre 1997, et réunira les dirigeants de 49 pays francophones dont le Canada.j Le concept de la francophonie n’est pas seulement un simple «Avoir le français en partage» mais encore le respect des valeurs qui ont fait la gnuideur de la culture française, à savoir les droits ( de l’homme, la liberté, la démocratie, la justice.Ces valeurs précieuses n’existent pas vraiment au Vietnam, un pays , non francophone (seulement 0,01 % de la population de 70 millions de personnes comprennent le français).Effectivement, depuis l’arrivée des , communistes au pouvoir (plus de 45 j ans au Nord, plus de 22 ;uis au Sud), le français a perdu sa place privilégiée alors que l’anglais y est devenu plus flo- 1 rissant que jamais.Presque toutes les ( sq Le JS gouvernement de Hanoï > *• ne fait aucun i effort pour a , h preserver et promouvoir + la culture et la langue 1 O de Molière -g tions telles que le Centre culturel français, les célèbres lycées Albert >;v Sarraut (Hanoï), Yersin (Dalat), s Jean-Jacques Rousseau et Marie Curie (Saigon) ont été obligés de cesser leurs activités depuis que le pays est tombé aux mains des communistes.Par contre, les écoles de i langue anglaise y poussent comme i des champignons.Bref, la culture ^ française a essuyé un flagrant recul face à l’anglais et le gouvernement de Hanoï ne fait aucun effort pour 1 préserver et promouvoir la culture ' -et la langue de Molière.Pendant ce temps, le peuple vietnamien souffre énormément, compte tenu du régime extrêmement répres- .sif mis en place: ¦ le pays reste l’un des plus pauvres du monde avec un PNB de 170 $ par habitant par année (280 $ au Burundi, 200$ au Rwanda); ¦ 4,5 % du budget national sont alloués à l’éducation alors que 34,5 % sont attribués à la défense; ¦ la malnutrition frappe plus de 50 % , des enfants; i / ¦ le chômage touche 20 % de la population active (le taux le plus élevé de l’Asie).Aucune liberté d’opinion ou de religion n’est permise.Le Vietnam a été ac- , cusé devant la sous-commission des droits de l’homme de l’ONU d’utiliser : une nouvelle loi autorisant la détention sans jugement pour mater les opposants |X)litiques, journalistiques et religieux au régime.Le décret sur la détention admi- i nistrative pour réprimer la liberté d’expression a été signé en avril 1997 par le premier ministre Vo Van Kiet.Récem- ¦ ment, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme a fait pression sur le Vietnam |xiur qu’il libère im- /., médiatement et inconditionnellement tous les prisonniers politiques et religieux, ainsi que les écrivains, intellec- .: tuels et artistes emprisonnés.Nous sommes certains que le pro- .chain Sommet de la Francophonie à Hanoï n’aura qu’une valeur tout à fait symbolique pour les pays francophones et n’obtiendra pas le résultat escompté, 11 à savoir un partage de la langue et une vision fondée sur le respect des droits i r de l’homme, une collaboration durable dans la solidarité et l’amitié.lois, surtout les lois commerciales, ont été traduites exclusivement en anglais.Récemment, Hanoï a exigé que les étiquettes des médicaments soient rédigées uniquement en anglais et en vietnamien.Bref, au Vietnam, la culture française est disparue dans la vie quotidienne en l’espace de quelques décennies.Des institu- L ’ É Q U I I* E DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (régions).Paille des Rivières (éducation), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement).Kathleen I-évesque (actualités politiques municipales), , Caroline Montpetit, Brian Myles (politique municipale).Isabelle Paré (santé).Jean Bichette (Justice).Clément Trttdel (relations de travail).Serge Truffant (questions urbaines) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Brécourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) : Martin Dudos et Christine Dumazet l( (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre).Paul Cauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), I.nuise Leduc (musique), Jean-Pierre Legault, Odile Tremblay (cinéma) : A l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac, Benoit Munger, François Normand, Claude Turcotte : A l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), Guy Taillefer (éditorialiste), Claude Lévesque ; à l'information politique Pierre O'Neill.Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l’information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Judith I-achapelie, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Demme, Serge Iaplanir (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITE ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Carole Dallaire (avis publics et appris d’offres), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté.Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau.Guylaine Ouellet.Micheline Ruelland (publicitaires) : Sylvie laporte, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).IA PRODUC-IN )N Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE A IA CLIENTELE lohanne Brien (responsable), Evelyne Ialxmté (responsable d la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves BouÜiiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l'administration et responsable des ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc lioude (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Laileur, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). _ A 10 I.K I) K V O I li .I.K I.Il N I) 1 3 N O V K M li It K I !l !» 7 -* LE DEVOIR *-—- ACTUALITES ü Grève des enseignants ontariens Les négociations reprennent WENDY MCCANN PRESSE CANADIENNE Toronto (PC) — Les enseignants ontariens entament aujourd'hui la deuxième semaine de leur grève, alors que les négociations destinées à mettre fin au débrayage se poursuivaient toujours, hier soir.Les négociations ont repris hier matin.La veille, un juge de la Cour de l'Ontario avait incité les deux parties à mettre fin au conflit qui vaut depuis lundi dernier des vacances forcées à 2,1 millions d’étudiants de niveau primaire et secondaire.la rencontre entre les représentants du gouvernement ontarien et des syndicats s’est tenue en un endroit secret, et les deux parties se sont donné pour consigne de ne rien révéler aux médias.Ni l’une ni l’autre n'a voulu dire hier si des progrès avaient été accomplis.Le juge James MacPherson, qui a passé 15 heures en cour vendredi et samedi, devait décider aujourd’hui s’il accorderait l’injonction que la province réclame pour obliger les enseignants à rentrer au travail.Mais le magistrat a clairement indiqué qu'il se tiendrait à l’écart du conflit tant que les pourparlers sembleraient fructueux.Cela signifie que les 126 000 enseignants de la province passeront au moins une autre journée hors de leurs salles de classe, et que les parents, qui ont eu fort à faire toute la semaine dernière pour occuper et faire garder leurs enfants privés de cours, sauront probablement aujourd’hui si les écoles rouvriront leurs portes.Le conflit a été provoqué par un projet de loi permettant au gouvernement de contrôler plusieurs aspects de l’éducation qui faisaient, depuis des décennies l’objet de négociations entre les enseignants et les conseils scolaires.La province veut pouvoir fixer le nombre d’élèves par classe, la durée de l'année scolaire et de la journée d’école, abréger le temps de préparation de cours et permettre à des non-enseignant?d’enseigner certaines matières.Le ministre de l'Education, Dave Johnson, soutient que ces changements sont requis pour rehausser la qualité de l’éducation, mais les syndicats soutiennent que ce n’est rien d’autre qu’une manœuvre du gouvernement pour attaquer leurs droits de négociation et réduire encore plus le budget du système d'éducation.Ottawa a pigé plus de deux milliards dans le fonds de retraite des fonctionnaires Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral a pigé plus de 2 milliards $ cette année dans le fonds de retraite de -frses employés pour réduire son déficit budgétaire, malgré une importante controverse quant à la légalité de cette action.Selon le quotidien Ottawa Citizen, le rapport sur les comptes publics de cette année montre que le gouvernement est allé chercher 2,6 milliards $ dans le surplus du fonds de retraite.L'année dernière, le fédéral s’était emparé de la même façon d’environ 2,4 milliards $, un geste qui avait soulevé l'ire de certains syndicats et retraités.Ceux-ci ont depuis uni leurs forces pour contester devant les tribunaux la légalité de l'action gouvernementale.Le rapport sur les comptes publics indique également que le gouvernement a l’intention de continuer à étancher sa soif budgétaire dans le fonds de retraite jusqu a la disparition des surplus."Je ne suis pas surpris qu’ils le fassent encore; ça fait partie de la stratégie de Paul Martin pour la réduction de la dette et du déficit» a déclaré le président de l’Association des employés en sciences sociales, Bill Krause.«Le seul moyen d’extraire des fonds du programme, c’est de faire des chèques aux retraités.Il n’y a aucune prescription légale qui permette au gouvernement d'effectuer des retraits s’il y a un surplus».S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 53 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.Iedevoir.com COMBAT Baril avait même montré la porte à ceux qui refusent «de comprendre» SUITE DE LA PAGE 1 des femmes dans l’armée de terre.«On a remarqué que la proportion de recrues féminines a diminué des deux tiers par rapport à celle des recrues masculines ces dernières années», écrivait l’officier.Pour remédier à la situation, il suggérait d’atteindre l’objectif d’une masse critique de 25 % de femmes dans les métiers de combat.Selon l’officier, les efforts de recrutement des femmes ne réussiront que si «tous les domaines relevant de l'année, à partir des concepts jusqu’aux équipements en passant par les politiques sur le personnel, [sont] soigneusement examinés afin de garantir qu’on n’y relève aucune restriction à [leur] participation».Au début de l’année, le général Baril, alors chef de l’armée de terre, avait dénoncé la situation faite aux femmes dans son propre commandement lors d'une conférence de presse sur le traitement infligé à une jeune officier, Sandra Perron, aux mains de certains collègues.En avril 1992, la capitaine Perron avait subi une séance d’entraînement particulièrement éprouvante à la base de Gagetown.Elle quittera l’armée quatre ans plus tard.Le 17 janvier dernier, le général Baril rendait public un rapport d’enquête sur le séjour de Mme Perron dans l'infanterie.Celui-ci révélait que Mme Perron n’avait «jamais été acceptée» par ses collègues officiers qui la harcelaient continuellement.Le rapport soulignait que «le sentiment d'une bonne part d’entre eux [les officiers] était qu 'ils avaient dû endurer et subir les femmes ata collèges militaires et qu ’il y avait des limites à tout; ils ne veulent pas voir et côtoyer une femme officier dans l’infanterie et encore moins au combat.L’infanterie est, à leurs dires, la dernière taverne».A l’occasion de la publication de ce rapport, le général Baril avait déclaré que l’armée de terre ne tolérerait plus «d’attendre qu’il se produise des changements d’attitude sans heurts et graduels».Il avait même montré la porte à ceux qui refusent «de comprendre ou qui n'appuient pas le droit des femmes de servir, à part égale, avec les hommes dans l'armée d’aujourd’hui».la semaine dernière, devant le Comité de la Chambre sur la Défense nationale, le général Baril, qui a accédé aux fonctions de chef d’état-major des Forces armées en septembre dernier, a réitéré sa détermination à «ne pas attendre que les dinosaures» quittent l’institution militaire pour accélérer le processus d’intégration des femmes dans les armes de combat, la général a souligné que les officiers supérieurs ne faisaient pas suffisamment d’efforts pour s’assurer que tous comprennent l’importance d’accueillir les femmes dans tous les métiers militaires.L'officier supérieur a toutefois reconnu qu'il était difficile pour une femme de devenir fantassin ou artilleur à cause d’exigences physiques rigoureuses.Il reste à voir si les femmes désirent réellement accéder aux métiers de combat.Dans une étude publiée l’an dernier, une sociologue militaire américaine de l’Université Harvard a découvert que les femmes étaient réticentes à s’engager dans ces métiers.Plus de 70 % des 900 militaires interrogées affirmaient que les femmes devraient pouvoir s’engager dans les métiers de combat.Toutefois, seulement 11 % des recrues, 13 % des sous-officiers et 14 % des officiers interrogées indiquaient être prêtes à le faire.L’ALLIER BOUCHARD SUITE I)E LA PAGE 1 grande popularité auprès des Fidéens, le bouillant animateur de radio André Arthur n’a finalement pas réussi à déloger la mairesse sortante Andrée Boucher, qui s’est ainsi fait réélire pour un quatrième mandat, avec un peu plus de 50 % des voix, sous la bannière d’Action Sainte-Foy.Mais à l’heure de mettre sous presse, si la tendance se maintenait, le parti de Mme Boucher était minoritaire au profit de conseillers indépendants.André Arthur a terminé la course en deuxième place.L’autre adversaire de Mme Boucher, Pierre Allard, n’a récolté que des miettes.Soulignons en outre que trois candidats indépendants — Henry Jenkins, Guy Perreault et Michel Lefebvre — étaient également entrés dans l’arène pour s’opposer à l’équipe de la mairesse Boucher Région de Montréal A Lachine, où la question de la partition a dominé la campagne, le maire sortant Guy Dicaire a été battu par William McCullock.De son côté, Georgia Saba-Hanash, membre du Comité de Lachine pour l’unité nationale, n’a pas réussi à se faire élire hier comme conseillère dans le 8e district.Mme Saba-Hanash avait décidé de briguer ce poste à la suite du refus du conseil municipal de Lachine de débattre publiquement de l’unité nationale.Il y a près de deux mois, le conseil municipal avait rejeté à cinq voix contre trois que soit même discuté le contenu d’une motion pro-unité, sur laquelle les huit conseillers auraient dû voter ultérieurement.A Verdun, le maire sortant Georges Bossé, qui était fortement contesté par deux candidats, Marcel Hanley et Aimé Pinette, a réussi à se faire réélire très facilement avec près de 68 % des voix alors que bat son plein l'épineux débat sur l'autonomie de l’île des Sœurs.En campagne électorale, M.Bossé avait chèrement indi- qué sa volonté d’écraser les autonomistes qui veulent faire de l’île la trentième municipalité autonome de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Le prochain mandat de M.Bossé s’annonce d’ores et déjà riche en émotions puisque deux représentants de la Coalition des résidants pour l’autonomie de File des Sœurs, Catherine Chauvin et Robert Isabelle, ont été élus conseillers municipaux dans les districts 1 et 2 de l’îlq.A Anjou, le candidat Luis Miranda a gagné le duel qui l’opposait à Use Lalonde.M.Miranda était maire d’Anjou par intérim depuis août dernier, en remplacement de l’ex-majre Richard Quirion.A Repentigny, à l’heure de mettre sous presse, le maire sortant Alain Brien était en sérieuse difficulté devant la candidate Chantal Deschamps, qui avait quelque 250 voix d’avance.Tout au long de cette campagne, Mme Deschamps a été de loin la candidate la plus menaçante pour M.Brien.Les sondages l’avaient même placée devant le maire sortant pendant la campagne.Dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le maire sortant de Chicoutimi, Ulric Blackburn, n’a pas réussi à se faire réélire pour un quatrième mandat.M.Blackburn, en poste depuis 1982, a été mis sur la voie d’évitement par Jean Tremblay.Des 791 municipalités en élections, 17 d’entre elles, d’une population supérieure à 20 000 habitants, étaient soumises au chapitre de la Loi électorale du Québec limitant les dépenses et obligeant les candidats ou partis politiques à détenir une autorisation du Directeur général des élections pour mettre de l’avant des activités de financement.Parmi ces villes, on pouvait compter Laval (226 790 électeurs), Québec (119 767), Sainte-Foy (51 534), Chicoutimi (43 719), Verdun (40 455), Victoriaville (36 850) et Granby (30 027).MUNICIPALES Bouchard, Chrétien et Céline Dion descendent de.Charlemagne NORMAN DE LIS LE PRESSE CANADIENNE Québec — Qu’ont en commun Lucien Bouchard, Jean Chrétien et la chanteuse Céline Dion?Ils descendent tous en ligne directe de l’empereur Charlemagne, roi des Francs de l’an 768 à 814.C’est ce qu’explique, preuves à l’appui, la très sérieuse Société généalogique canadien ne-française dans la dernière livraison de son bulletin intitulé Mémoires.Sous la plume de quatre chercheurs, dont le spécialiste René Jetté, une recherche généalogique établit que bon nombre de Québécois, dont les deux premiers ministres Bouchard et Chrétien, et la chanteuse Dion, descendent directement de Catherine Bâillon, une Fille du Roy arrivée à Québec en 1669.Les Filles du Roy étaient des femmes recrutées en France par le roi Louis XIV et envoyées en Nouvelle-France pour y épouser des colons.Près de 1000 femmes vinrent ici entre 1665 et 1673.Catherine Bâillon a épousé Jacques Miville dit Deschesnes le 12 novembre 1669 à Québec.Elle a eu une nombreuse descendance.Mais Catherine Bâillon venait de la noblesse.Son père était Alphonse Bâillon, seigneur de La Mascotterie.Les recherches ont permis de remonter 29 générations avant Catherine Bâillon, jusqu’à Bernard, roi d’Italie mort en 815, lui-même fils de Pépin 1er, aussi roi d’Italie décédé en 795, et dont le père était nul autre que Charles 1", dit Charle- magne, roi des Francs, époux de la reine Hildegarde.Charlemagne a été couronné empereur d’Occident à Rome par le pape Léon III le jour de Noël de l’an 800.Outre le professeur René Jetté, diplômé en histoire et en démographie de l’Université de Montréal, les trois autres auteurs de l’article sont l’universitaire américain John P DuLong et deux membres de la Société généalogique, Roland-Yves Gagné et Gail Moreau.M.Jetté est également l’auteur d’un Dictionnaire généalogique publié aux Presses de l’Université de Montréal, et d’un Traité de généalogie publié au même endroit.Le président de la Société généalogique, Normand Robert, a expliqué en entrevue à la Presse canadienne que cette recherche démontre que les Québécois ne sont pas tous des descendants de milieux modestes, comme on a toujours cherché à le faire croire.«Le côté noble de la société québécoise est mis en évidence par des travaux de ce genre», a expliqué M.Robert.11 a noté que les recherches généalogiques sont facilitées ici même au Québec à cause de la précision et de l’excellente qualité des registres religieux et civils qui ont été conservés.De plus, le caractère prolifique des premiers arrivants français au Canada fait en sorte que beaucoup de gens peuvent constater qu’ils en sont des descendants directs.«Les incidences sont moins fortes lorsque les ancêtres sont arrivés vers la fin du Régime français», a conclu M.Robert.SUITE DE LA PAGE 1 ministre chinois de l’Énergie électrique, en déplacement dans la région du barrage des Trois Gorges pour le détournement samedi de la rivière Yang Tse, sera remplacé par le ministre suppléant Le ministre de la Culture, en voyage à l'étranger, est également remplacé par son suppléant.L’entretien prévu aujourd’hui avec le ministre responsable du Commerce extérieur e,t de la Coopération économique n’aura lieu que mercredi.A son arrivée hier à Pékin, la délégation québécoise a appris un autre changement au programme: la première journée dans la capitale commencerait par un entretien avec le ministre suppléant à l’Énergie électrique et se |X)ursuivrait par la visite de la Grande Muraille.Une semaine avant l’arrivée en Chine du premier ministre du Québec et des entrepreneurs qui l’accompagnent, une difficulté majeure restait entière: les autorités de l’aviation civile chinoise refusaient à l’avion affrété par le premier ministre l’autorisation aux vols intérieurs.Pour ses déplacements en Chine, M.Bouchard et tous les membres de Mission Québec auraient dû, conformément à la réglementation chinoise, emprunter un avion chinois pour se rendre de Pékin à Shenyang, Dalian et Shanghai.Vu la taille de la délégation québécoise, cela menaçait de tourner au cauchemar logistique.L’ambassade du Canada à Pékin a fait valoir l’excellent état des relations entre la Chine et le Canada et évoqué les difficultés de locomotion du premier ministre du Québec pour obtenir un traitement de faveur tout à fait exceptionnel.Le président français Jacques Chirac, en visite officielle en Chine au printemps dernier, avait dû se plier au rè-glepient et «voler chinois» entre Pékin, Xian et Shanghai.A l’origine de Mission Québec, il y avait une invitation adressée à M.Bouchard par le gouverneur de la province du Liaoning, Wen Shizen, lors d’une visite au Canada.L’invitation avait été acceptée mais, afin d’étoffer le voyage de M.Bouchard et de le rendre plus fructueux, il a été décidé de trouver une autre partie invitante à Pékin.C’est finalement le ministère chinois du Commerce extérieur et de la Coopération économique qui a bien voulu se faire l’hôte de Mission Québec, après avoir requis et obtenu l’assurance qu’Ottawa y souscrivait pleinement et que cette mission avait un caractère uniquement économique et commercial.Les responsables chinois ont également exigé que toutes les communications officielles pour préparer la mission et fixer les rencontres du premier ministre passent par l’ambassade du Canada à Pékin.En tout état de cause, les autorités chinoises s’attendent à ce qu’aucun geste de nature politique ne survienne au cours de cette mission, que ce soit un affrontement Québec-Ottawa ou une critique publique du régime chinois par le Québec.La mission économique et commerciale de M.Bouchard est la deuxième en Chine d’un premier ministre québécois.En 1984, René Lévesque, en compagnie d’une délégation d’une dizaine d’hommes d'affaires, visitait la capitale chinoise à l’invitation de Zhao Ziyang, alors premier ministre de la Chine, limogé à la suite des événements de la place Tiananmen en 1989 et depuis assigné à résidence.I-es relations économiques et commerciales entre le Canada et la Chine étaient à ce moment-là fort différentes.Ije Canada enregistrait un confortable excédent commercial, alors qu’aujourd'hui le rapport s’est inversé.C’est la Chine qui exporte au Canada pour un milliard de dollars de plus qu’elle n’importe du Canada.Quant aux échanges Québec-Chine, ils sont aujourd’hui très largement déséquilibrés en faveur de la Chine: en 1995 Québec a acheté pour plus de 1,2 milliard de dollars de biens et services à la Chine et ne lui a vendu que guère plus de 215 millions de ses produits.Percer le marché chinois, en manifestant par la présence du premier ministre l’appui des autorités québécoises aux entrepreneurs du Québec, est l’objectif que se donne Mission Québec.Dix-sept ans après la «mission Lévesque», les chiffres montrent que, à cette tâche, la patience est la plus grande des vertus.Il ne faudrait pas attendre de Mission Québec quelle renverse la tendance comme par magie.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 - Les petites annonces et j la publicité par regroupements | Au téléphone (514)985-3322 » Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) ls Devoir vs\ publié du lundi au samedi par Ir Devoir Inc.dont le sie^e social est situe au 2050, rue de fileury.O’ étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor DiSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Press#.* Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans /s Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, I.aval Envoi de publication — Enregistrement n 0H58.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CINÉMA SUITE DE LA PAGE 1 les pieds de nez aux œuvres dites honorables.Mais la vidéo allait se charger de sortir au long des années 80 la porno des cinémas, tandis que le sida modérait les ardeurs de l’industrie.Le XXX a compté ses morts, dont la star masculine John Holmes, ci-devant baptisé monsieur 35 cm (on comprendra pourquoi) terrassé par la peste des temps modernes.Le film Boogie Nights de Paul Thomas Anderson (en salles dans nos cinémas) témoigne de cet âge d’or de l’industrie XXX, âge d’or pour les producteurs et les réalisateurs, pas nécessairement pour les vedettes dont l’heure de gloire sera de courte durée.Hier comme aujourd’hui, une star féminine du cinéma porno ne dure que de trois à cinq ans (alors que les vedettes masculines peuvent rouler jusqu’à dix ans).Ensuite, elles ne font plus fantasmer personne.Au suivant! U: producteur français Marc Dorcel était en visite la semaine dernière sur nos terres (un des fiefs pour la distribution de ses films) avec sa vedette I-aure Sinclair (lauréate en 1996 et en 1997 des f lot d'or d’interprétation féminine).Marc Dorcel se pique de produire de la vidéo XXX «de qualité», avec scénario, décors, costumes, etc.Il fait rouler son entreprise depuis 18 ans en tournant directement en vidéo.Son catalogue compte près de 450 produits érotiques, les siens et ceux qu’il distribue (en sous-main il offre surtout des produits américains).Au Québec, entre 800 et 1000 copies des productions Dorcel atterriront dans nos clubs vidéo.Il produit lui-même environ huit vidéos par année, déclare des gains annuels gravitant autour de 500 000 $, hors taxe.Chacun de ses vidéos coûte environ 20 (XX) 8 a produire, avec cinq jours de tournage.Ce qui apparaît,déjà beaucoup pour ce type de production.Aux Etats-Unis surtout, on donne dans le vrai bas de gamme.Pas de scénario ou presque — qui s’en soucie?— et une seule journée de tournage.En huit jours, postproduction incluse, la vidéo, qui ne coûte que 20 000 $ CAN à produire, gagnera le marché.Certains films se verront tronçonnés, remontés, assemblés et relancés sous un autre titre en 10 000 cassettes au minimum.C’est l’usine.En général, les vedettes porno ne proviennent pas du milieu de la prostitution, mais après avoir échoué à se tailler une place comme acteurs dans les circuits «normaux», ils tâtent de la voie facile du XXX, espérant qu’il leur servira de tremplin pour le cinéma conventionnel.Fol espoir.Marilyn Chambers, la vedette de Deep Throat et de Behind the Green Doors, classiques américains du genre, eut bien quelques petits rôles dans des films moins controversés en essayant de se refaire une vertu, mais n’a jamais vraiment percé ailleurs.Un acteur porno est brûlé après sa brève carrière, marqué au fer rouge.La Cicciolina, blonde vedette italienne en ces matières, est devenue députée au Parlement italien, mais ça faisait rigoler la galerie.Annie Sprinkle en spectacle continue à vendre du sexe et ne pourrait sans doute rien faire d’autre.Luire Sinclair conserve quelque illusion d’arriver à se recycler ailleurs.«Je n'ai pas le physique de la star porno», dit-elle un peu pathétiquement.Il est vrai que son visage d’ingénue (sans maquillage, elle a l’air de l’Agnès de L’École des femmes) aurait pu lui permettre d’autres rôles.Elle a réussi à dégoter un emploi de mannequin pour une ligne de vêtements.N’empêche que son avenir, hors des sentiers XXX, elle et son producteur l’admettent, semble à tout le moins compromis.Quant au plaisir sexuel que les interprètes peuvent en tirer, c’est tintin.Laure Sinclair avoue n’en éprouver aucun.«C'est comme dans le cinéma ordinaire, explique-t-elle.Il faut couper, recommencer, reprendre des positions inconfortables.» Rien de très rigolo, donc.Les acteurs masculins.eux, développent des techniques mentales et physiques pour assurer le service aux dames.Pas facile devant une équipe de dix personnes, caméras, éclairagistes.Ça prend la vocation.Les acteurs travaillent carrément pour le fric, qu’ils ont intérêt à amasser vite pour les années futures.Et puis, il y a le danger des maladies.Marc Dorcel fait passer un test du sida à ses ouailles la veille de chaque tournage.Mais Laure Sinclair avoue avoir refusé des partenaires qui ne lui inspiraient pas confiance.Ils sont en Europe une soixantaine d’acteurs XXX.Tout le monde se connaît.Certains n’acceptent de tourner qu’avec de petits groupes qui leur sont familiers, histoire de diminuer les risques toujours virulents.Quoi qu’on en pense, les stars de la porno doivent avoir une vie relativement rangée sous peine d’infester tous leurs partenaires.«On joue avec notre vie», admet Laure Sinclair.Le producteur français précise que ses produits s’adressent au couple normal et hétérosexuel.10 % des vidéos pornographiques visent le circuit homosexuel.Tout un segment de l’industrie XXX est par ailleurs réservé aux perversions de tous poils, sadoinaso et autres, qui selon les législations nationales circulent plus ou moins sous le manteau.Dorcel affirme que l’industrie allemande s’est taillée une spécialité dans ces images très dures, parfois à la limite du soutenable.D’autres marchés, carrément illégaux, tel celui de la pornographie enfantine, étendent leurs tentacules à la faveur des nouvelles technologies.L’Italie et la Scandinavie produisent beaucoup de films porno, alors que la France est en perte de vitesse; mais de plus en plus les anciens pays du bloc de l’Est prennent d’assaut cette lucrative industrie.C’est vraiment le bas de gamme, plus ou mois pervers qui tend à gagner du terrain.«ixs vidéos XXX sophistiquées se comptent aujourd’hui sur les doigts de la main», soupire Marc Dorcel.Ou va le monde?f
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