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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1997-11-29, Collections de BAnQ.

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Un cahier spécial télécommunications —cahierE ?FONDE EN 1 9 1 0 ?LE DEVOIR V 0 L .L X XXVIII N " 2 M O N T 11 E A I.I.K S S A M E D I 2 !) E T I) I M A N (' Il K A (I X (I V E M K I! K I !» il 7 C A II I E II S I , !) 7 $ + t l> s T v y LIVRES POLITIQUE L'univers romanesque de Martine Desjardins, page D 1 Chrétien et Jiang Zemin, défenseurs des droits?, page A 2 LES ARTS Diane Dufresne est une création coltectire!, page B 1 LES ACTUALITÉS L'évolution de la langue r selon Marie-Eva de Villers, page A 5 Odile T rem blay PERSPECTIVES Multiplexes en délire Le 10 décembre, le Quartier latin de Cinéplex Odéon ouvrira ses portes, premier rejeton d’une série de multiplexes cinématographiques appelés à déferler sur le centre-ville de Montréal.Future avalanche de salles?On l’a cru dans un premier temps, avant de découvrir que les exploitants de salles ouvraient d’une main pour fermer de l’autre et créaient un terrain propice à la consommation rapide de produits commerciaux, au détriment du film d’auteur.Trente écrans dans l’ancien Forum, dix-sept au Quartier latin, six nouveaux à la Place Alexis-Ni-hon.Ajoutez 13 salles (dont un Imax) à naître dans les anciens locaux Simpsons en l’an 2000.Sans oublier le futur complexe de Daniel Innglois, voué aux nouvelles images et au film d’auteur.Place au règne des multiplexes, appelant à un changement radical des habitudes de consommation du cinéma.Rien n’indique d’ailleurs que le petit film intimiste y trouvera sa place hors du fief Langlois.Le cinéma, que la concurrence des vidéos maison talonne, fait le pari de se repositionner en misant sur la haute technologie.D’où ces multiplexes de fine pointe: écrans incurvés, son dolby, fauteuils tout confort.Futurs temples de l’émotion forte, ouvrant en amont à des jeux vidéo, aux boutiques d’objets dérivés, aux restaurants poussant dans ces aires ludiques dont le septième art ne constituera qu’une composante.Pour rentabiliser la mise, les productions devront rouler plus vite.Le bouche à oreille, que les œuvres plus intimistes réclament pour s’imposer, sera tué dans l’œuf.Chaque joueur sur l’échiquier de ces mégacomplexes possède quand même sa philosophie propre.Et le cinéma d’auteur (surtout francophone) perdra sans doute moins de plumes chez Cinéplex que chez son concurrent.Cinéplex Odéon et Famous Players régnent en duopole sur les écrans canadiens.Ils se respectent, prennent au besoin les virages en même temps, et se partagent la cagnotte des profits.Ces deux chaînes se sont implantées de façon très différente au Québec.La nature et la vocation de leurs multiplexes respectifs en témoignent.Là où l’un déroule le tapis rouge aux majors, l’autre semble vouloir garder un pied plus ferme dans le film d’auteur, minimiser les dégâts.Chez Famous, tout est contrôlé au siège social de Toronto, sans que les prises de décision ne tiennent nécessairement compte du contexte québécois.Le multiplexe à naître dans les anciens locaux Simpsons scelle la mort du Ijoews (cinq écrans), du Palace (six écrans), mais surtout des sept écrans du Parisien, tribune des œuvres en français que s’était donnée Famous dans le centre-ville.Finie la partition.Le complexe de l’an 2000 entend desservir sous un même toit les clientèles anglophones et francophones.On comptera six écrans de moins dans le circuit Famous, les salles du futur complexe seront en général trop grandes pour y projeter les œuvres de la marge.Le Parisien risque d’emporter dans sa tombe tous les petits films européens ou autres qui y tiennent encore l’affiche.IJà situation paraît moins dramatique du côté de Cinéplex.Sans doute parce que les administrateurs québécois sont plus présents et veillent au grain.Les salles du Quartier latin seront de dimensions relativement modestes (250 sièges en moyenne) et visent une clientèle essentiellement francophone.Ce qui n’empêche pas le réseau Cinéplex d’être voué lui aussi à se recroqueviller comme peau de chagrin.Le Berri (cinq salles) sera converti dès la mi-décembre en cinéma de fin de parcours.Les jours du Cinéplex centre-ville (neuf salles) et du Complexe Desjardins (quatre salles) s’avèrent, à brève ou moyenne échéance, comptés.Autant de tribunes de moins pour les films non américains.Dans l’ancien Forum, la frénésie des multiplexes atteindra son sommet.Iœs 30 nouveaux écrans d’AMC fleuriront au printemps 1999.On y misera sur les superproductions à grand spectacle, lin même film jouera sur différents écrans à dix minutes d’intervalle afin d’éliminer l'irritant des horaires.Pour attirer les foules, AMC devra faire monter les enchères, tasser Cinéplex et Famous.Guerre des prix, foire d’empoigne.Les produits d'Hollywd se négocieront à l’arraché.Seul Daniel Langlois et son équipe, dans le futur site du boulevard Saint-Laurent, garderont vraiment le fort du film d’auteur.Les trois salles se veulent surtout une tribune d’expérimentation.Mais leur vocation peut changer.Inn-glois devra tôt ou bird se nourrir des [X'tites œuvres habituellement diffusées par les circuits commerciaux, expulsées par la machine boulimique des gros multiplexes.M E T E 0 Montréal Dégagement au début de la matinée.Max: 3 Min: -3 Québec Ciel variable.Passages nuageux.Max: 0 Min: -5 Détails, page A 7 INDE X Agenda B 11 Livres .I) 1 Annonces C 10 Le monde.A 8 L*s Arts B 1 Les sports.C 12 Avis publics.C 9 Montréal .A3 Économie C 1 Mots croisés C 11 Éditorial A 10 Politique .A G www.ledevoir.com Une majorité visible A JACQUES NADEAU LE DEVOIR A COTE-DES-NEIGES.le quartier le plus multiethnique au Canada, les enfants parlent le français et ce sont eux qui font le lien linguistique entre leurs parents allophones et la société d'accueil.Quand l'employé d’Hydro-Québec, le professeur, le policier ou le fonctionnaire de l’assurance-emploi se pointe, ce sont les enfants qui traduisent.Dans ce quartier, on parle plus de 110 langues.L’avenir du français passe par les enfants.Côte-des-Neiges Le quartier aux 110 langues Les enfants font le lien entre leurs parents et le Québec français Point de chute des nouveaux immigrants, Côte-des-Neiges est le quartier le plus multiethnique au Canada.On y parle 110 langues.Dans ce milieu, ce sont les jeunes qui servent de courroie de transmission entre les parents et la société d’accueil.Premier d'une série de quatre reportages SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Lorsqu'ils sont à la maison, les gamins qui fréquentent l’école primaire Saint-Pascal-Bay-lon dialoguent en vietnamien, en cambodgien, en chinois, tagal, laotien, tamil, persan, bengali, turc, farsi, roumain, polonais, serbo-croate et yougoslave.lorsqu’ils sont chez eux, les petits inscrits à l’école Félix-Leclerc parlent une des langues mentionnées ci-dessus, plus quelques autres, telles le hongrois, le bulgare, le russe, le tchèque et le slovaque.Si on ajoute les langues respectives des enfants de l’école Bedford, Coronation-Vézina-High, Saint Kevin, Notre-Dame-des-Neiges, si on ajoute les langues de ceux et celles qui ne vont pas dans ces institutions scolaires.on arrive à 110 langues différentes.Bienvenue dans le quartier Côte-des-Neiges, le plus multiethnique au Canada.L’autre jour, dans la cour de l’école Coronation-Vézina-High, située sur la rue Victoria et longeant le parc Nelson et Winnie Mandela, des petits tapaient dans un ballon rond, le ballon du soccer, alias football, dans une cour recouverte de neige.Aux pieds, c’est un détail, ils portaient les bottes lourdes de l’hiver.Ils étaient plusieurs.Celui qui venait peut-être des Antilles, peut-être d’Afrique, a frappé le ballon qu’il venait de recevoir d’un jeune membre de ce qu’on appelle les minorités visibles.VOIR PAGE A 12: CÔTE-DES-NEIGES Loi spéciale aux Postes Ottawa agira dès lundi; les syndiqués se préparent à la désobéissance civile PRESSE CANADIENNE Ottawa — ?tyrès avoir attendu plus d’une semaine que les négociations débouchent sur des résultats positifs, le gouvernement a finalement perdu patience, hier, et annoncé qu’il aurait recours à une loi spéciale pour mettre fin à la grève des postes.«Il est évident que les négociations sont dans une impasse», a déclaré le ministre du Travail, Lawrence MacAulay, lors d’une conférence de presse.«Le moment est venu de prendre une décision.» Le ministre a indiqué qu’un projet de loi sera déposé aux Communes lundi pour obliger les 45000 employés à rentrer au travail.Ceux-ci ont déclenché la grève le 19 novembre après l’échec des négociations sur les salaires, la sécurité d’emploi et les modifications apportées à la livraison du courrier, qui augmenteraient leur charge de travail.Si l’appui était unanime, le projet de loi pourrait franchir l’étape du Parlement en une seule journée.En cas VOIR PAGE A 12: POSTES Budget de Montréal Québec vole au secours de Bourque MARIO CLOUTIER KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec prend en charge la santé financière de sa métropole.Refusant d’associer son opération sauvetage de Montréal, «une ville égorgée», à une mise en tutelle, le gouvernement a mis en place hier des groupes de travail pour endiguer l'hémorragie de façon permanente et déposé un projet de loi permettant l’adoption du budget 1998, à la confection duquel il a participé.Si l’exercice pour équilibrer les dépenses et les recettes, dont 125 millions sont pour l’instant tout à fait hypothétiques, devait échouer au cours des prochains mois, la Ville de Montréal aura la capacité de rouvrir son budget, comme l’indique le projet de loi 183.Le gel des taxes foncières annoncé demeure donc conditionnel à la réussite du délicat projet rendu public hier par le ministre,des Affaires municipales, Rémy Trudel, et le ministre d’Etat à la métropole, Robert Perreault.Du coup, le gouvernement du Québec n’a pas l'intention d’envoyer un chèque à l’administration Bourque dans le but d’éponger le manque à gagner.Le premier ministre Lucien Bouchard l’avait indiqué mercredi, alors que le VOIR PAGE A 12: QUÉBEC La trithérapie, source d’espoir et d’angoisse L’épidémie de sida frappe près de 30 millions de personnes sur la planète.Si le virus gagne du terrain, l’Occident jouit d’une embellie inespérée.La trithérapie, offerte depuis un an, ramène tout juste à la vie des personnes hier condamnées.Profitant de cette fragile victoire, compagnies d’assurances et ministères menacent de couper les vivres aux malades.ISABELLE PARE LE DEVOIR Depuis quelques mois, des gens qui avaient fait leur deuil, liquidé leurs affaires personnelles et légué leurs biens ont pris congé du virus du sida.La trithérapie, ce nouveau cocktail qui tient en respect l’invincible virus du sida, vient de donner ses premières vacances à la grande faucheuse pour la première fois depuis le tout début de l’épidémie.Preuve que la mort est allée se faire voir ailleurs, les décès dus au VIH ont chuté de 40 % depuis un an et les nouveaux cas de sida sont en baisse de 80 %.Mais pour combien de temps?Pas un scientifique n’ose se prononcer sur la durée du sursis offert aux malades par la trithérapie.Or d’autres sautent aux conclusions un peu plus rapidement.Plus que les compagnies d’assurances, la Sécurité du revenu et la Régie des rentes du Québec cherchent depuis quelques mois à revoir les prestations d'invalidité versées aux personnes vivant avec le VIH.Comme si l’éclaircie annoncée par la trithérapie était une victoire définitive sur le vilain virus.Pierre-Luc, séropositif depuis 1994, est l'un de ceux pour qui le moment de grâce apporté par la trithérapie vient de se doubler d'un moment d’angoisse.En juin 1995, malade, il quitte l’emploi qu’il occupait dans une banque et reçoit les prestations de son assurance collective.Quelques mois plus tard, devant la dégradation de son état, le médecin le presse de faire une demande à la Régie des rentes du Québec pour les derniers mois lui restant à vivre.Mais voilà qu'en juin 1996, la trithérapie fait son entrée au Canada, et le traitement le ramène à la vie.Bien que stable, son état demeure sérieux.Or, en septembre dernier, la compagnie d’assurances qui lui verse 85 % de son salaire depuis 24 mois l’avise que son cas nécessite une réévaluation médicale et demande à ce que soit évaluée sa capacité à reprendre son travail ou toute autre fonction ixtuvant lui être attribuée.S’il n’est plus jugé invalide, on cessera les versements le 7 décembre prochain.«Avant, je n’avais plus que quelques mois à vivre.Aujourd'hui, la trithérapie a stoppé la détérioration de mon état, mais il n’y a pas eu d’amélioration.Je ne suis plus à l'article de la mort, tnais je vois mal comment je pourrais faire du 9 à 5, cinq jours par semaine», dit-il.Pierre-Luc, qui s’occupait des services à la clientèle à sa banque, fait partie de ceux que l'on VOIR PAGE A 12: TRITHÉRAPIE < 9 778313000696 A I 1.K I) K V OIK.I.K S S A M K I) I 2 !» I'.T I) I M A X C II K B (I X O \' K M li 11 K I !» !» 7 A S A C T U ALITES Conseil national du Parti québécois Les ministres restent confiants malgré Fimpatience des militants MARIO CLOUTIER DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Les ministres Jacques Brassard et Guy Chevrette ne s’inquiètent pas outre mesure de l’impatience manifestée par certains militants du Parti québécois avant le début du conseil national du PQ qui s’ouvre aujourd’hui à Québec «Rien là-dedans ne me scandalise, a déclaré M.Brassard hier lors d’un point de presse.D’un conseil national à l'autre, c’est tout à fait normal que les militants expriment leurs inquiétudes et leurs préoccupations.» Sur la question de la partition, le res- ponsable des affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard, croit que la stratégie gouvernementale demeure tout à fait pertinente avec sa volonté réaffirmée de faire respecter l’intégrité territoriale du Québec.Il soutient notamment que le dépliant produit par son gouvernement est très bien accueilli par la population et les militants du parti.Le ministre Brassard reconnaît qu’une idée circule en ce moment dans certains cercles souverainistes à l’effet de tenir éventuellement un référendum sur la notion de «peuple québécois».«Est-ce que c’est pertinent de tenir des référendums sur des évidences?S’il y en a qui trouvent que c’est pertinent sur l'exis- tence du peuple québécois, je trouve la question de M.Parizeau tout aussi pertinente: est-ce qu ’il y a lieu de dépenser des millions de dollars pour demander au peuple de reconnoitre qu 'il existe?» A ce sujet, le ministre Guy Chevrette se dit prêt à écouter ce qu’ont à dire les membres du PC}, mais il ajoute qu’un prochain référendum devra asseoir des volontés politiques très claires et très fermes.Par ailleurs, la souveraineté, selon lui, reste au cœur de cette volonté.«Ije fédéralisme a fait toutes les preuves d’incapacité de renouvellement.On n'a plus une minute à perdre avec cela.C’est notre démarche vers la souveraineté totale qu’il faut renforcer.C’est les moyens pour y arriver qu’on doit inventorier.» De son côté, M.Brassard a fait savoir que son gouvernement allait égale ment défendre des positions encore plus fermes sur les compétences exclusives du Québec lors des conférences des ministres des Finances et des premiers ministres qui auront lieu au mois de décembre et auxquelles assistera donc le Québec.«Le gouvernement va faire connaître ses positions qui vont inévitablement tenir compte de cette nouvelle dynamique centralisatrice et interventionniste qui est apparue à Ottawa.» Son collègue Guy Chevrette prévoit que les militants péquistes seront satisfaits demain lorsqu’ils prendront connaissance de la stratégie gouvernementale dans ce dossier._ S&?' s s ^ I H ÉSi m NOUS AIMERIONS VOUS RAPPELER QUE NOUS SOMMES OUVERTS AUX CROYANCES AUX RITES ET AUX VOLONTÉS DE CHACUN.Nous sommes humains.C'est ce qui nous unit.C'est aussi ce qui nous distingue.Dans la vie comme dans la mort.Car nous ne concevons ni ne célébrons tons la mort de la même façon.C est un choix.C 'est surtout un droit.C'est pourquoi le Centre funéraire Côte-des-Neiges offre en un même lieu un ensemble de services intégrés et personnalisés, adaptés aux multiples croyances religieuses et culturelles ainsi qu'aux volontés et rituels particuliers à chacun.Facile cl'accês - il est situé sur le site du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges — il demeure un lieu de recueillement et de rassemblement exceptionnel.Centre Fln ERAi re Côte-des-Neiges 1525, CHEMIN DE I.A COTE-DES-NEIGES, MONTRÉAL (QUÉBEC) II5V I E7 TÉL.: 342-8000, 1 888 342-6565 Bien vivante, la gauche 500 militants participent au Rassemblement pour une alternative politique JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Les organisateurs du premier Rassemblement pour une alternative politique ont poussé un grand soupir de soulagement, hier, au début de la soirée.L’auditorium du cégep de Maisonneuve était bondé.Plus de 500 spectateurs enthousiastes s’y étaient massés, soit près du double qui était prévu.Des jeunes et des moins jeunes, certes, mais surtout des syndicalistes, des féministes, des écologistes, des communistes, des militants des milieux populaires, chrétiens, socialistes et ruraux.Ils avaient tous au moins un point en commun: ils sont des progressistes-souverainistes «qui n 'adhèrent pas aux politiques néolibéralistes du gouvernement Bouchard, et qui considèrent la souveraineté non pas comme une fin en soi mais comme un outil pour une nouvelle société», selon Paul Cliche, du comité organisateur.«C’est la première fois que des militants de toutes tendances se réunissent ensemble pour faire ressortir des points de convergence entre eux», selon l’organisateur.Pendant la fin de semaine, les participants établiront les bases d’un mouvement d’action politique qui prendrait son envol le printemps prochain.Pas question pour le moment de former un parti politique qui présenterait des candidats aux prochaines élections.Si la question risque d’être soulevée et débattue au cours de la fin de semaine, Paul Cliche affirme que ce n’est pas le but de la rencontre.Hier soir, plusieurs conférenciers ont donné le ton à la soirée.Nikolas Dueharme, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, a brisé la glace en déclarant «qu’on peut être heureux que la gauche soit encore aussi vivante au Québec».Comme beaucoup de conférenciers, il en avait gros sur le cœur en parlant du Parti québécois.«J’ai jamais voté pour le déficit zéro! J'ai jamais voté pour des réformes qui déforment la société! (.) Mon député est plus préoccupé à défendre l'opinion qui vient d'en haut qu'à défendre mon point de vue qui vient d'en bas.» «On va parler de démocratie, le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple!, a lancé le syndicaliste Michel Chartrand.U faut rebâtir la démocratie et se séparer du néolibéralisme.C’est pas du néolibéralisme, c’est du libéralisme du 18e et du 19e siècle! C’est archaïque de dire que ce sont les lois du marché et que c’est incontournable.C'est les hommes qui font le marché, c’est pas autre chose!» Iœ bouillant professeur d’économie de l’UQAM, Léo-Paul Lauzon, veut donner à la population un autre point de vue économique.«On est des orphelins politiques, la population est laissée à elle-même par les médias, par les partis politiques, par le patronat, par les intellectuels.Comment dire aux gens qu’il faut se révolter si on est tous anasthésiés, si on est tous ignorants et même culpabilisés?Le Parti québécois, c’est le pire! Il n’y a rien que j’haïs le plus que les hyppo-crites et les parvenus.Au moins, le Parti libéral s'affiche, on sait que c’est une suc-airsale du Conseil du patronat.» L’écrivain Victor-Lévy Beaulieu a rappelé l’esprit de fondation du PQ et la victoire «imprévue» de 197(5 (à lire en page Al 1), un discours qui a bien fait rigolé la salle.Les spectateurs, dont une Lisette Lapointe venue en simple «observatrice», ont aussi eu droit aux discours des Andrée Ferreti, Gabrielle Pelletier, Roméo Bouchard, Jacqueline Hekpazo, Nicole Frascado-re et Vivian bibrie.Aujourd’hui, les participants discuteront de plusieurs thèmes en atelier, avant de terminer la journée en réunion plénière où il sera question de la fondation d’un nouveau mouvement d’action politique.K N BREF Fuite de gaz et évacuation à Saint-Hubert Saint-Hubert (PC) — Une quarantaine de résidences de Saint-Hubert, sur la rive sud de Montréal, ont dû être évacuées hier en raison d’une importante fuite de gaz.L’incident s’est produit en fin d’après-midi le long ute 116, près de la rue Wilfrid-Laurier.Selon la police de Saint-Hubert, une mauvaise manœuvre lors de travaux d’excavation aurait causé le bris du conduit d’une vingtaine de centimètres de diamètre.Ix>s techniciens de Gaz Métropolitain ont été dépêchés sur les lieux pour tenter de colmater la fuite.Entre-temps, les autorités observaient en début de soirée la force et la direction des vents, afin de savoir si d’autres évacuations étaient requises.La route 116 a été interdite à la circulation entre les boulevards Taschereau et Cousineau.SOLDE jusqu’à 50 % sur marchandise sélectionnée 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial ^ 844-9125 La Galerie Art Sélect déménage LIQUIDATION meubles d’exposition chaises fauteuils canapés lampes accessoires matelas literie carpettes livres d’art tableaux de peintres québécois .du jamais vu! jusqu'au 7 décembre la gal.rl« LA GALERIE ART SELECT INC.OKI O, St-Denis, Montréal (Québec) I I2S 2S2 T el.: (514) 273-70KK OUVERT LE DIMANCHE DE 12h à l/h FERMÉ LES LUNDIS ET MARDIS 00 I.K I) E V OIK.L E S S A M EDI 2 !» E T I) I M A X ( Il E A O X O V E M I! K K I !» !» 7 C 12 =-?LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU Du cassoulet et de l’amour Detroit 2, Montréal 0 Le Canadien subit une défaite honorable L entraîneur Alain Vigneault rend hommage à l’adversaire C’est ce soir le grand jour.À Ottawa, à l’heure du souper si vous ne soupez pas trop tôt et êtes dans le fuseau horaire normal de l’Est, MM.Pierre Gauthier, Bob Gainey et Bobby Clarke dévoileront la liste des élus qui s’en iront vaillamment défendre, en février à Nagano, les couleurs du meilleur pays du monde pour y vivre.Un souhait: ne nous laissez pas tomber, les gars.Dans la grisaille de l’interminable séance de piochage qu’est le calendrier de la Ligue nationale de hockey, ce tournoi olympique devrait être une véritable bénédiction.Pour la première fois — faisons exception des quatre derniers matchs de la Série du siècle de 1972 et quelques rencontres mineures de la dernière Coupe du monde, qui furent des épiphénomènes —, les meilleurs de la planète s’affronteront sur une vraie patinoire avec de vraies dimensions, où peuvent s’exprimer le vrai talent et le vrai plaisir de jouer.Le tout dans l'ambiance de franche camaraderie, car l’important n’est point de gagner comme chacun sait, inhérente au mouvement fondé par le baron de Coubertin.Encore chanceux, d’ailleurs, que l’important soit de participer, parce qu’il est loin d’être certain que le Canada, tout inventeur de la glace soit-il, repartira de Nagano couronné d’or.11 pourrait même être dans le gros trouble, comme disait Charles Augustin Sainte-Beuve (1804-1869), un pessimiste celui-là., Il le sera, en tout cas, si les patrons de Team Canada Equipe s’avisent de suivre quelques-uns des conseils qui leur ont été gracieusement donnés par tout ce que le pays compte d'experts.Combien de fois, par exemple, a-t-on entendu qu’il ne fallait pas faire une mosaïque de joueurs étoiles mais constituer une véritable équipe?Hé! Ils auront trois jours pour s’entraîner ensemble! C’est bien beau la chimie, mais à l’instar du cassoulet et de l’amour, ça prend du temps.Pour une aussi brève et intense compétition, on prend les meilleurs, point.D’autres ont professé qu’il fallait des «spécialistes».Avouons-le: nous avons subodoré là le syndrome du pio-cheur.Tellement habitués à l’embouteillage en vogue dans la LNH, il nous faut des piocheurs olympiques, rebaptisés spécialistes pour les besoins de la cause.Le nom de Mike Keane a même été évoqué.Mike Keane! De grâce! Prenez aussi Brian «Velcro» Skrudland, huit qu’à y être, ça fera un joli duo pour jouer en poule de relégation! Et puis, ce sera un scandale si on ignore Wayne Gretzky.Il aura beau avoir 37 ans lors des Jeux, le vieux Gretz, on n’écarte pas un vrai comme lui.En plus, aux dernières nouvelles, il occupait le 18* rang du classement des meilleurs marqueurs de la LNH — où, soit dit en passant, on ne retrouve que sept Canadiens parmi les 20 premiers.Remarquez que même si on évite tous ces pièges, il y a loin du vestiaire à la plus haute marche du podium.L’attaque et les gardiens canadiens sont respectables (Undros, Saîdc, Kariya; Roy, Brodeur), mais la profondeur et surtout la défense sont suspectes.Pendant ce temps, les Etats-Uniens d’Amérique, champions du monde en titre, font carrément trembler sur papier avec LeClair, Modano, Hull, Tkachuk, Weight et LaFontaine en avant, Chelios, Leetch et les Hatcher en arrière et Richter entre les poteaux.Reste toutefois l'inconnue de la grande surface de jeu, qui devrait avantager les Européens habitués de s’y produire.IjCs Russes ont toutes sortes de problèmes, et plusieurs de leurs meilleurs feront défection, mais attention.Attention aussi aux Tchèques, qui ne peuvent faire pire qu’à la Coupe du monde.Et surtout, surtout, gardez à l’œil les Suédois: menés par Forsberg, Sundin, Alfredsson, Lidstrom, Jôns-son et Salo, ceux-là sont mûrs pour une grande conquête.En plus, ils ont de magnifiques uniformes jaune et bleu.Ce sera du gros, de l’énorme hockey.Et le plus beau, c’est que tout à ce spectacle grandiose, nous pourrons éviter de nous tajjer le mascara et les paillettes du patin de fantaisie.?En infligeant des suspensions à Chris Simon et Craig Berube pour leurs remarques à l’endroit d’adversaires noirs, la LNH a mis le doigt dans le tordeur.On pourrait épilogue:- jusqu’à lundi après-midi sur le caractère inacceptable de pareilles invectives, il reste que la boîte de Pandore a été ouverte.Que fera-t-on désormais quand des Scandinaves s’insulteront en suédois ou quand un Russe traitera un Tchèque de pourri en recourant à l’alphabet cyrillique?Et puis, nous aimerions que la LNH publie un tableau — ou un organigramme, un graphique, une tarte, peu importe — de la hiérarchie de l'injure.Ainsi, Simon a écopé deux matchs pour avoir qualifié Mike Grier, des Oilers, de «nègre», et Berube a purgé une partie pour avoir servi du «singe» à Peter Worrell, des Panthers.Combien donc valent une grenouille, une soupe aux pois, un Pepsi, un bloke, un redneck, un communiste ou un sauvage?./ e a ii l) i o il ?En terminant et pour enjoliver ce dernier week-end du Mois des morts, une bonne nouvelle, livrée hier par les bons soins de l’agence Associated Press: les joueurs argentins participant à la prochaine Coupe du monde de football, en France, auront le droit d’y avoir des relations sexuelles.Comme quoi il n’y a pas que le cassoulet dans la vie.«La sexualité est une chose saine», a expliqué le sélectionneur de l’Argentine, Daniel Passarella, dans une déclaration qui ne laisse pas d’étonner rapport qu’il est un fort en discipline, qui interdit à ses protégés d'avoir les cheveux longs ou de porter des boucles d’oreille.Il a précisé que les joueurs ne seront pas autorisés à, disons, prendre leur pied dans les 48 heures précédant un match ni à l'hôtel où logera l’équipe.«Mais je ne m'objecterai pas s’ils louent une maison ou trouvent un endroit pour le faire», a-t-il dit, sans toutefois aborder la question épineuse, dans un contexte de soccer, de l'usage des mains.Quel sera l’effet de cette décision choc?Consultons les données historiques, qui sont éloquentes à ce sujet.En 1986 et 1990, l’entraîneur Carlos Bilardo, qui n’y allait pas avec le dos de la main morte, avait prohibé tout batifolage; or l'Argentine a alors gagné la Coupe du monde (1986), puis terminé deuxième en s’inclinant en grande finale (1990).En 1994, Alfio Basile avait assoupli le règlement, notamment pour permettre aux vedettes Diego Maradona et Claudio Caniggia de rencontrer discrètement leur épouse: l'Argentine a été éliminée dès le deuxième tour.Disons-le tout sec, le merveilleux monde du sport ne cessera jamais de nous fasciner.jd ionlalede voir, coin FRANÇOIS LEMEN U PRESSE CANADIENNE Detroit (PC) — Le Canadien et les Red Wings de Detroit se sont livré une véritable partie d’échecs, hier soir, au Joe Louis Arena.Chaque geste semblait étudié corpme s’il s’agissait d’un match de séries.A ce jeu, les champions de la coupe Stanley ont démontré qu’ils sont encore les plus forts en remportant une courte victoire de 2-0.Brendan Shanahan a inscrit le premier but de la rencontre en deuxième période, puis Martin I-apointe a déjoué Andy Moog d’un tir foudroyant au début de la troisième.On ne peut reprocher grand-chose au Tricolore.Les joueurs d’Alain Vigneault ont présenté du hockey discipliné comme l’avait souhaité l’entraîneur.Mais les Red Wings ne sont pas champions pour rien.Le Canadien peut toutefois se consoler en se disant qu’il va dans la bonne direction.Même s’il a encore une fois perdu contre une formation de premier plan.La performance d’hier était de loin supérieure à celle de samedi dernier face à ces mêmes Red Wings.Le Canadien avait alors perdu 5-2.Cette fois, il a subi sa première défaite par jeu blanc de la saison.L’équipe va compléter son voyage de trois matchs en quatre jours en affrontant en soirée les Penguins, à Pittsburgh.Les trois étoiles: Igor Larionov, Brendan Shanahan, Valeri Bure.Alain Vigneault a reconnu que le Canadien devait être parfait s’il espérait vaincre les Red Wings de Detroit, hier soir.Son club a frôlé la perfection mais ce ne fut pas suffisant.«Le club était prêt pour ce match.Im préparation individuelle de chacun était bonne.C’était très calme dans la chambre avant le match.Mais Detroit représente toute une commande.C’est une équipe qui ne commet par d’erreurs», a résumé l’entraîneur, en soulignant que les champions de la coupe Stanley ont eu 18 chances de marquer contre 13 au Canadien.Shayne Corson a relevé le travail de l’équipe.Mais comme son entraîneur, il a rendu hommage à l'adversaire.«C’est une bonne équipe.Ils ne commettent pas d'erreurs.Ils jouent bien dans leur zone et ils sortent la rondelle rapidement de leur territoire.«Ij’s gars étaient prêts, a ajouté Corson.C’est toujours excitant d'affronter les champions.On veut voir où l’on se situe par rapport à eux.Ce soir, je crois que nous avons réussi à leur tenir tête.Mais c’est un match qu'il faut déjà oublier.Demain (ce soir), nous affrontons les Penguins à Pittsburgh pour le premier rang de notre section.C'est un match important.» Saku Koivu a admis que le but refusé à Valeri Bure avait fait mal au Canadien.Le Finlandais n’a toutefois jamais contesté la décision de l’arbitre d’annuler le but.«Les Red Wings ont très bien joué, ce fid un match très serré, a-t-il dit.Mais j'ai aimé ce que j'ai vu, même si nous n’avons pas été aussi alertes que nous l'aurions souhaité autour du filet.Je pense que Detroit est la meilleure équipe que nous ayons affronté cette année.C'est une équipe qui regorge de talent et qui joue de façon très disciplinée.» Bure, enfin, a commenté son but refusé en disant qu’un joueur ne peut même plus regarder le demi cercle du gardien.Evidemment, le Russe exagérait un peu.Bure a aussi vanté son compatriote Igor Larionov, qui a été choisi la première étoile de la rencontre.ÈNÈFFEL Le bipède avait des ailes LM homme est fait d’une matière inconnue sur * Terre qui lui permet de courir naturellement sur des surfaces dures et synthétiques dans des stades couverts, au milieu de foules déchaînées.Ses jambes fonctionnent comme des pistons qu’une main invisible stoppe ou actionne en moins de temps qu’il n’en faut pour cligner des yeux.Ses épaules bougent à contre-sens, virage en U obligatoire.Frappé sans arrêt par des créatures hostiles, il est insensible à la douleur.Ses échappées laissent pantois ceux qui s’évertuent à vouloir le saisir et ceux qui s’aventurent à le regarder.Une fois lancé, on prétend que ses pieds touchent à peine le sol.Le bipède bimane aurait des ailes et il répondrait au nom de Barry Sanders.Avec un peu de chance, il aurait pu être le roi de la planète ovale.Avec une personnalité plus tranchée ou un ego plus flamboyant, sa réputation serait immense.Plus grande que celle de l’autre Sanders, Deion, qui sévit à Dallas.Lçs deux sont arrivés en même temps dans la Enèffel, en 1989, mais Barry, dit «Le Silencieux», n’a pas fait le quart des commerciaux et des entrevues de Deion, dit «Le Néon».Barry est néanmoins en train d’accomplir ce que nul autre porteur de ballon avant lui n’a accompli.En dépassant Eric Dickerson jeudi lors du match de l’Action de grâce, il est passé au deuxième rang de l’histoire de la ligue pour les gains au sol en carrière.Barry, alias «La Toupie», n’est plus qu’à 3407 verges de Walter Payton.Au rythme actuel, et s’il n’est pas blés- ?sé, Sanders pourrait rejoindre le grand demi des Bears dans un peu plus de deux saisons (soyons précis: selon nos calculs, le moment historique devrait survenir le 31 décembre 1999 à 23h59 contre les Blqesmen de Motown).A 29 ans, le petit Barry (cinq pieds, huit pouces) joue peut-être son meilleur football.Les chiffres sont saisissants.La présente campagne est sa neuvième de suite avec plus de 1000 verges de gains au sol, sa quatrième de suite avec plus de 1500 verges: deux records.Il est devenu le premier joueur à réaliser trois jeux de plus de 80 verges lors de la même saison.Il a déjà quatre parties de plus de 200 verges en carrière, une de moins que le record d’O.J.Simpson.Jeudi dernier, il a égalé la marque de onze matchs consécutifs de plus de 100 verges, établie par Marcus Allen.Sa moyenne pour l’année est passée à 6,1 verges par port de ballon, ce qui défie ,l’imagination.A l’allure où vont les choses, il ne restera plus de records à battre d’ici peu.Le malheur de Barry Sanders, c’est d’avoir joué toute sa carrière sur du ciment peint plutôt que sur du gazon, dans un stade froid plutôt qu’à l’air frais.C’est d’avoir évolué avec une équipe sans caractère, sans identité, instable, pour un entraîneur — Wayne Fontes — qui a toujours laissé Sanders seul dans le champ arrière, sans centre-arrière pour lui ouvrir la voie.C’est de n’avoir pas eu l’élégance longiligne d’O.J.ou la ligne à l’attaque d’Emmitt Smith.C’est de n’avoir pas eu d’heure de gloire superbolique comme Marcus Allen.Le malheur de Barry Sanders, c’est le malheur de ceux qui ne se croient pas plus grands que leur sport, Robert S a l e 11 i qui n’emmerdent pas la vie et leurs coéquipiers parce qu’ils ne sont pas continuellement sous les feux de la rampe.C’est le genre de malheur, bref, qui fait le vrai bonheur des autres.Le petit coin du pronostiqueur (18-13) ¦ San Francisco (11-1) à Kansas City (9-3).Les Quaran-te-neuviémistes se présentent à Kansas City forts d’une série de 11 victoires d’affilée et Steve Mariucci est en lice pour le titre d’entraîneur de l’année.La seule ombre au tableau, c’est qu’aucune de ces victoires n’est survenue contre une équipe gagnante.L’occasion est belle pour Steve Young et compagnie de faire taire les derniers sceptiques.Ce match est d’autant plus intéressant que les Chefs n’arrivent pas à obtenir le respect des preneurs aux livres.La semaine dernière, malgré une fiche plus que respectable de huit victoires et trois défaites, ils étaient les négligés contre .Seattle qui n’est pourtant pas une puissance.A 9-3, ils sont toujours négligés, ce qui semble normal contre San Francisco.Mais il y a petite anguille sous roche ici.Les Chefs sont 5-0 à domicile, mais surtout, l’entraîneur Schottenheimer a une excellente feuille de route contre l’Association nationale: 24 victoires en 32 parties, dont les six dernières.Il est le seul entraîneur de l’Américaine à avoir battu tous les clubs de la Nationale.La défensive des Hommes de 1849 est la meilleure de la ligue; celle des Chefs n’a accordé aucun touché en deuxième demie lors des sept dernières parties.49*"* 17, Chiefs 20.¦ Tampa Bay (8-4) à New York (7-4-1).Les Boucaniers ont une fiche de 0-9 dans la Grosse Pomme.Et une fiche de 0-17 quand la température est moindre que 42 degrés Fahrenheit.Cette dernière statistique explique peut-être leur défaite contre les Ours la semaine dernière.Mais elle n’explique pas pourquoi Warrick Dunn a été limité à 181 verges lors des six derniers matchs.Les Géants, de leur côté, sont une révélation, et Jim Fassel, une recrue tout comme Mariucci, est également en lice pour le titre d’entraîneur de l’année.La défensive, les unités spéciales et la discipline ont propulsé en première position de la section Est l’équipe la plus jeune du circuit Taglia-bue.Mais l’attaque de New York est anémique.Les Géants ont dégagé 13 fois la semaine dernière contre Washington, en route vers une saison record de plus de 115 bottés.Y aura-t-il un touché?Buccaneers 6, Giants 9.¦ Green Bay (9-3) à Minnesota (8-4).Après un excellent début de saison, les Guerriers de la mer Scandinaves ont subi deux échecs consécutifs au cours desquels leur taux de réussite au troisième essai, jusque-là le meilleur de ligue, a radicalement chuté (5 en 16 contre Detroit, 1 en 11 contre les Jets).Pendant ce temps, au royaume du cheddar jaune, les Empaquetteurs réussissaient tous leurs troisièmes essais (neuf ) contre des Vachers médusés.Enfin un peu d’attaque! Tant pis pour la fiche déficitaire de Mike Holgrem au Minnesota (0-5).Packers 31, Vikings 21.rosal@videotron.ca Coupe Davis Sérieuse option des Suédois KEITH DICKSON AGENCE FRANCE-PRESSE Gôteborg, Suède — La Suède, grâce à la victoire de Jonas Bjorkman et à l’abandon de Pete Sampras, a pris une sérieuse op-tion sur un sixième .riompfie en coupe Davis, en menant 2-0 face aux Etats-Unis, à l’issue des deux premiers simples de la finale disputés hier à Gôteborg.Sampras, numéro un mondial, était à égalité un set partout (6-3, 6-7) avec Magnus Larsson (n° 25) et le Suédois menait 2 jeux à 1 dans la troisième manche lorsque l’Américain dut renoncer en raison d’une blessure au mollet gauche.Transporté immédiatement à l’hôpital, il devait subir une IRM.«Il ne souffrait d'aucune blessure avant la rencontre, assurait le capitaine américain Torn Gul-likson.Dans le deuxième set, il a senti comme une crampe mais cela n'a fait que s’aggraver.» Sampras avait eu recours au kiné lors du septième jeu de la deuxième manche et avait pris un temps d'arrêt médical deux jeux plus tard.Après, il n’était plus le même joueur, ce- lui qui avait survolé la première manche en 43 minutes.Larsson a enregistré ainsi sa quatrième victoire en 14 confrontations avec Sampras, la troisième de la saison après Monte Carlo et Indianapolis.Auparavant, Bjorkman avait dominé à la régulière Michael Chang (n° 3 mondial), 7-5, 1-6, 6-3, 6-3, profitant d’une inefficacité incroyable de la première balle de service de l’Américain.Set marathon Après un premier set marathon de 71 minutes, Bjorkman a laissé s’envoler la manche suivante pour mieux revenir dans la partie et maîtriser totalement son sujet, à la grande joie des 11 000 supporteurs présents dans le Scandinavium.«Le muscle [de la jambe droite] était un peu douloureux et j’ai eu recours à un bandage par précaution.Mais ce n’était pas un problème», a expliqué Bjorkman, prêt à faire équipe avec Nicklas Kulti lors du double d’aujourd'hui.«Le premier set fut une plaisanterie», a lan- cé Chang, très déçu de son échec personnel et d’avoir lâché ses partenaires.«J’ai eu des occasions et n’ai pas su les saisir.Et l'on ne peut se permettre ça contre un joueur tel Jonas qui est un très bon serveur.» L’espoir de Chang, qui reposait sur une victoire de Sampras, fut de courte durée.Jusqu'à cet abandon au début de la troisième manche.Ironie du sort, c’est une blessure identique qui avait contraint Sampras à quitter le court face à la Suède, dans cette même salle, lors de la demi-finale perdue de (994.La Suède avait également battu les Etats-Unis en finale 1984 dans cette même arène.La tâche s’annonce maintenant très délicate pour les Américains qui doivent déjà remporter le double pour conserver un tout petit espoir.L’Australie est le dernier pays à avoir remonté un handicap de deux défaites en finale, en.1939, contre les Etats-Unis.Les espoirs américains reposeront sur le duo composé par Todd Martin et Jonathan Stark avant les deux derniers simples de dimanche.HOCKEY Jeudi Washington 1 Ottawa 3 Los Angeles 2 St.Louis 2 Chicago 2 Calgary 2 Dallas 4 Phoenix 1 Hier Vancouver 5 Boston 2 Islanders 1 Philadelphie 4 Colorado 3, Floride 2 Tampa Bay 0, Caroline 2 Rangers 3, Buffalo 3 Montréal 0, Detroit 2 Anaheim à Edmonton, 21 h.New Jersey à San José, 22h30.Ce soir Washington à Boston, 19h.Colorado en Caroline, 19h.St.Louis à Islanders, 19h.Philadelphie à Tampa Bay, 19h.Montréal à Pittsburgh, 19h30.Chicago à Ottawa, 19h30.Vancouver à Toronto, 19h30.Phoenix à Dallas, 20h.Anaheim à Calgary, 22h30.New Jersey à Los Angeles, 22h30.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est Mj G P N Bp Bc Pts Montréal 25 15 7 3 82 59 33 Pittsburgh 27 13 9 5 76 68 31 Boston 26 11 11 4 65 74 26 Ottawa 26 10 12 4 66 65 24 Caroline 25 9 12 4 69 73 22 Buffalo 23 7 12 4 60 70 18 Section Atlantique Philadelphie 26 15 8 3 76 59 33 New Jersey 23 16 7 0 68 40 32 Washington 26 13 10 3 79 70 29 Islanders 25 10 11 4 66 68 24 Rangers 25 8 11 7 67 72 23 Floride 24 8 12 4 58 73 20 Tampa Bay 23 4 16 3 47 81 11 CONFERENCE DE L’OUEST Section Centrale Dallas 28 17 7 4 90 63 38 Detroit 26 16 6 4 88 60 36 St.Louis 26 15 8 3 76 57 33 Phoenix 24 12 10 2 71 66 26 Chicago 26 9 13 4 56 67 22 Toronto 23 8 12 3 45 63 19 Section Pacifique Colorado 25 11 6 8 74 64 30 Los Angeles 25 11 9 5 81 70 27 Anaheim 26 10 11 5 60 72 25 Edmonton 25 7 12 6 57 77 20 San José 26 9 15 2 68 78 20 Vancouver 25 8 14 3 70 85 19 Calgary 26 4 15 7 64 83 15 Jeudi Detroit 55 Chicago 20 Tennessee 27 Dallas 14 Dimanche Baltimore à Jacksonville, 13h.Cincinnati à Philadelphie, 13h.Indianapolis en Nouvelle-Angleterre, 13h.N.-Orléans en Caroline, 13h.Jets à Buffalo, 13h.St.Louis à Washington, 13h.San Francisco à Kansas City, 13h.Atlanta à Seattle, 16h.Miami à Oakland, 16h.Pittsburgh à Arizona, 16h.Tampa Bay à Giants, 16h.Denver à San Diego, 20h.Lundi Green Bay au Minnesota, 21 h.CONFÉRENCE AMÉRICAINE Section Est G P N Moy.PP PC Jets 8 4 0 .667 283 232 N.-Angleterre 7 5 0 .583 288 216 Miami 7 5 0 .583 260 226 Buffalo 5 7 0 .417 197 286 Indianapolis 1 11 0 .083 205 328 Section Centrale Pittsburgh 8 4 0 .667 281 226 Jacksonville 8 4 0 .667 305 242 Tennessee 7 6 0 .538 284 242 Baltimore 4 7 1 .375 233 257 Cincinnati 4 8 0 .333 225 309 Section Ouest Denver 10 2 0 .833 355 187 Kansas City 9 3 0 .750 247 203 Seattle 6 6 0 .500 264 277 Oakland 4 8 0 .333 278 313 San Diego 4 8 0 .333 225 306 Conférence nationale Section Est Giants 7 4 1 .625 218 207 Washington 6 5 1 .542 224 176 Dallas 6 7 0 .462 260 240 Philadelphie 5 6 1 .458 203 244 Arizona 3 9 0 .250 196 262 Section Centrale Green Bay 9 3 0 .750 316 234 Minnesota 8 4 0 .667 274 262 Tampa Bay 8 4 0 .667 242 192 Detroit 7 6 0 .538 322 250 Chicago 2 11 0 .154 215 377 Section Ouest x-San Francisco 11 1 0 .917 295 149 Caroline 6 6 0 .500 201 224 Atlanta 4 8 0 .333 236 295 N.-Orléans 4 8 0 .333 154 245 St.Louis 2 10 0 .167 202 281 x-champion de section. A 12 I.K I) K V 0 I li .I.K S S A NI K DI 2 !» K T I» I M A X < Il K A I) X (I V K M It I! K I ‘I !» 7 -?LE DEVOIR *-^- ACTUALITES rr -"V.v: r-« En terrain glissant JACQUES GRENIER LE DEVOIR UN GAMIN s’amusait hier à dévaler le mont Royal, debout sur sa planche de surf des neiges, histoire de rappeler aux passants que l'hiver est bel et bien parmi nous, à un mois de Noël.POSTES SUITE DE LA PAGE 1 contraire, cela pourrait prendre jusqu’à deux semaines.Les néo-démocrates, qui sont opposés depuis le début à l’adoption d’une loi spéciale, ont fait savoir hier qu’ils attendraient de voir la teneur de celle-ci avant de décider s’ils en retarderaient l’adoption.Le NPD pourrait simplement s’abstenir de voter.L’annonce d’une loi spéciale n’a pas plu au président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (SITP), Darrell Tingley, qui promet la désobéissance civile à partir de lundi en guise de protestation contre une loi, qu'il trouve injuste, et le retrait du droit de grève.L’annonce faite par le ministre du Travail faisait suite à une brève rencontre avec le médiateur, Warren Edmond-jf-son, qui tentait depuis lundi de trouver un terrain d’entente entre la Société canadienne des postes et le STTP Selon le négociateur en chef de la Poste, Raymond Poirier, ce sont les modifications au système de livraison du courrier qui ont été le principal obstacle.«Nous ne sommes pas parvenus à régler ce problème et c’est pourquoi ça a échoué», a dit M.Poirier, qui semblait douter que les négociations reprennent au cours de la fin de semaine.Selon M.Poirier, le courrier pourra être acheminé rapidement dès que la loi sera adoptée, mais il n’a pas précisé à quel moment la population peut s’attendre à une reprise du service.Le ministre MacAulay n’a pas précisé si la loi imposerait un règlement aux deux parties ou soumettrait le-conflit à un arbitrage obligatoire, se contentant de dire que les détails seraient annoncés lundi.«Il n’y avait pas assez de flexibilité ni dans un camp ni dans l’autre pour nous permettre d’obtenir une entente», a déclaré Warren Edmondson, lors d’une conférence de presse.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) ls Devoir est publié du lundi au samedi par !>• Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, îf étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., H12.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne -•st autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.COTE-DES-NEIGES «Nous passons souvent par les enfants pour communiquer avec les parents», raconte un policier SUITE DE LA PAGE 1 Toujours est-il que le jeune Vietnamien ou Cambodgien qui faisait office de gardien des buts a reçu le ballon en plein visage.Il a claqué l’une des joues, le ballon en plastique.Et alors?Que les membres de la SSJB ne s’en fassent pas.C’est en français que le jeune d’Afrique ou des Antilles a demandé au jeune Vietnamien ou Cambodgien: «Comment ça va?» Ce télescopage linguistico-sportif est une illustration de certains us et coutumes des environs: souvent, ce sont les jeunes qui traduisent.Ce sont eux qui jonglent entre les langues des parents et celle de l’employé d’Hydro-Québec, de l’assurance-chômage, du propriétaire de l’immeuble, de la Ville de Montréal, des impôts provincial et fédéral, et on ne sait qui.Ici et là, on est tellement conscient de cette réalité qui fait du jeune la courroie de transmission entre l’immigrant et la société d’accueil qu’au Centre communautaire et de loisir de Côte-des-Neiges, Marie-Claude Barey, responsable du programme de rapprochement interculturel, a souligné qu’on «travaille beaucoup dans les écoles pour réaliser le rapprochement entre les communautés».Constable rattaché au poste 31, Michel Girouard a observé que le contact avec les jeunes est plus aisé qu’avec les parents parce que ces derniers croient que les policiers d’ici sont aussi corrompus que ceux d’Asie, d’Afrique ou de Russie.«Nous passons souvent par les enfants pour communiquer avec les parents.» Cette complicité, si l’on ose dire, entre des enfants immigrants, des forces de l’ordre et autres porte-parole des pouvoirs, a pris naissance, entre autres choses, lors du nettoyage du parc Mandela.«Une petite gang, se souvient M.Girouard, profitait de la densité des arbres et du mauvais éclairage des lieux pour faire le trafic des drogues.En collaboration avec divers services municipaux, on a nettoyé le parc.Puis, on a sensibilisé les jeunes au problème avec différents intervenants de la communauté.Aujourd'hui, les adultes qui avaient fui le parc recommencent à le fréquenter.» Ce ciblage tous azimuts des jeunes a son effet quelque peu pervers.Dans le langage du milieu, celui-ci a un nom: «le syndrome du 911», pour reprendre l’expression de sœur Andrée Ménard, fondatrice et dirigeante de Promis, un des principaux organismes communautaires du quartier.De quoi s’agit-il?A la faveur de l’apprentissage du français, les jeunes comprennent très rapidement qu’ici, il y a des droits et des moyens qui ne sont pas équivalents, lorsqu’il y en a, à ceux des pays d’origine.Or, comme dans plusieurs de ces pays, l’autorité du mâle est celle que l’on prête à l’expression «chef de famille».Comme dans ces pays, la paire de baffes atterrit illico sur les joues du bambin ou de la bambine lorsqu’il ou elle a commis une gaffe ou ne veut pas obéir à tel ou tel ordre.En un mot comme en mille, lorsque le jeune sent que la colère paternelle va se traduire par une torgnole, il crie quelque chose du genre: «Tes mieux de la fermer, sinon j’appelle le 911.» Bref, entre générations, il y a de l’eau dans le gaz.Il y a des bulles, il y a problème, parce que les parents jugent la société nord-américaine trop permissive.Il y a des conflits parce que les jeunes, et non les parents, sont à bien des égards le lien, la communication, entre la chose publique et les adultes.Il y a un malaise entre les uns et les autres, parce que, a précisé Michael Gittens, directeur de l’Association de la communauté noire de Côte-des-Neiges, «bien des jeunes qui font des études universitaires .quittent le Québec, et donc leurs parents, pour l’Ontario et les États-Unis».A cause de quoi?«De l'instabilité politique qu'ilyaici.» Mais il y a surtout problème «parce qu'il n’y a plus, a poursuivi M.Gittens, de travail.Parfois, je trouve que la société nord-américaine est mal foutue.Ceux parmi nos jeunes qui ont abandonné leurs études alors qu’ils étaient adolescents se mettent sur le bien-être social dès qu’ils ont 18 ans.Il faut les encourager à travailler.Remarquez, c’est un cercle vicieux: il n’y a pas d’emplois.» Qui plus est, «les gouvernements coupant de plus en plus, les gens doivent apprivoiser de nouveaux moyens de survivre».Actuellement, les plus frappés par toute cette question sont les immigrants originaires de Russie.Parce qu’ils sont la plus récente comme la plus actuelle des vagues d’immigration, «ils sont les moins bien organisés», a observé le constable Michel Girouard.Dans leur cas, la somme des problèmes est d’autant plus longue qu’il y a eu «une idéalisation du système capitaliste dans lequel nous vivons», a constaté Linda Marianera Valenzuela, directrice de l’Association latino-américaine de Côte-des-Neiges.«La très grande majorité des gens originaires des pays de l’Est, a précisé Mme Valenzuela, sont diplômés.Beaucoup d'entre eux étaient d'ailleurs des ingénieurs.Leur drame.Tenez, tout récemment, un ingénieur spécialisé en soudure est venu nous demander de l’aide.Lorsqu'il était en Russie, il n’avait jamais cherché d’emploi.Après ses études, on l’a envoyé à tel endroit.Cinq ou dix ans plus tard, on l’a envoyé à tel autre endroit.Bref, lui et ses concitoyens n’avaient pas à chercher.» Ce faisant, «lorsqu'ils arrivent ici, ils ne savent même pas comment faire un curriculum vitæ.Ces immigrants vivent dans un isolement profond».Ils vivent ainsi, ils sont obligés de vivre cela, «parce que les gens ne vivent pas ce que les politiciens pensent que les gens vivent», a conclu M.Gittens.Lundi: les groupes communautaires de Côte-des-Neiges n’en peuvent plus.Côte-des-Neiges Voici un bref profil de la population du quartier montréalais de Côte-des-Neiges.Langues parlées à la maison 34.6% français seulement anglais seulement Connaissance des langues officielles WÊÊBÊÊÊIftÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ français seulement français et anglais 26,6% 6,4 langue non officielle seulement autres 27,3% 3,9 anglais seulement aucune ¦ Profil démographique et familial Population totale: 91 065 personnes Pourcentage de la population autre que francophone ou anglophone à la naissance: 72,8 % Profil démographique: 0-19 ans: 19,2 % 20-64 ans: 62,6 % 65 ans et plus: 17,2 % Nombre de familles: 20 725 Taille de la famille: 2 personnes: 54 % 3 personnes: 22 % 4 personnes: 15 % 5 personnes et plus: 36 %.Familles monoparentales: 19,8 % avec 1 enfant: 64 % avec 2 enfants et plus: 36 %.Nombre total des ménages: 39 195 ¦ Profil économique et social Revenu des ménages: moins de 20 000 $: 39,7 % de 20 000 $ à 34 999 $: 23,7 % de 35 000$ à 49 999 $: 14,7 % de 50 000 $ et plus: 21,6 % Indices de pauvreté: Familles à faible revenu: 33 % Personnes seules à faible revenu: 49,7 % Pourcentage des résidants à faible revenu: 38,3 % Scolarité: Moins qu'une 9' année: 12,2 % de la 9' à la 13'année: 27,2 % Certificat ou diplôme métier: 2,3 % Autres études non-universitaires: 16,3 % Université sans diplôme: 15 % Université avec diplôme: 26,4 % QUEBEC SUITE DE LA PAGE 1 ministre Trudel avait ouvert la porte à cette possibilité lors de son passage à Montréal la semaine dernière.Nombre d’élus d’opposition voient dans cette démarche une prise de contrôle de Montréal par Québec, voire une tutelle.Selon M.Perreault, il s'agit là d’une «erreur de perspective».«D’abord, on le fait à la demande du maire de Montréal, et deuxièmement, il est hors de question que l'on se mette à gérer à la place de la Ville les opérations quotidiennes.[.] Ce qu’on fait, au contraire, c’est de reconnaître qu ’il y a des problèmes structurels à Montréal», a expliqué le ministre Perreault.Le maire Bourque avait la même interprétation.Tout sourire, Pierre Bourque a rappelé que c’est une situation historique.«Travaillons ensemble.C'est ça le message très positif que nous avons.[.] Le gouvernement va nous aider à régler ça une fois pour toutes», a-t-il commenté.«Il n’y a pas de déficit escompté de 125 millions.Le budget sera en équilibre.Ce qu’on escompte, c’est des solutions.On n 'a pas le choix», a fait valoir M.Perreault, qui dit toutefois ne pas sous-estimer le défi.Ainsi, deux groupes de travail sont mis sur pied pour élaborer des mesures de redressement structurel.Outre cette analyse de solutions pour Montréal, qui a des répercussions sur le budget de la CUM, le ministre Trudel et son collègue responsable de la métropole n’ont rien annoncé de nouveau par rapport à ce que le ministre des Affaires municipales avait dévoilé le mois dernier, mais ils affirment que les mesures qu’ils proposent constituent un frein à la «gangrène» qui gruge la métropole.«Ce n'est pas la solution, a affirmé le ministre Trudel en brandissant son projet de loi, mais le gouvernement assure les Montréalais de les accompagner pour trouver des corrections à long terme.» Comme prévu, donc, pour combler le manque à gagner budgétaire de 125 millions, Québec s’attend à ce que la Ville de Montréal récupère 6 % des coûts de main-d’œuvre, soit 41 millions chez elle et 30 millions dans sa quote-part à la Communauté urbaine de Montréal.L’écart de 53 millions restant devra être comblé par la mise en commun de services puisque le gouvernement québécois n’étudie plus la possibilité, comme il le faisait au mois d’octobre, de par-ticiper financièrement à cet éventuel déficit.Par ailleurs, les ministres Trudel et Perreault considèrent urgent que la Ville raffermisse ses contrôles sur ses sociétés paramunicipales, notamment dans les domaine de l’habitation, du développement industriel et de la protection du patrimoine.Le déficit de ces sociétés s’élève à 31 millions et Québec pense que leur maximum d’actifs devrait être réduit à 325 millions.Dans le cas des régimes de retraite des employés municipaux, le déficit actuariel, montants non versés par la Ville pendant des années, s’établit à deux milliards.Le gouvernement demande l’accord des syndicats pour utiliser les surplus de ces régimes pour diminuer la pression de la dette de la Ville, mais il ne s’agit que d'un montant évalué à prés de 200 millions.«Il faut que les partenaires se ressaisissent», a lancé le ministre Perreault.D’autre part, ce dernier a promis d’accélérer le processus de mise en commun des trois sociétés de transport de la grande région montréalaise, STCUM, STRSM et STL.Malgré sa volonté de présenter un projet de loi à cet effet avant l'ajournement de juin prochain, il a toutefois admis que les économies escomptées ne pourront pas servir à améliorer la situation budgétaire de Montréal en 1998.Les deux ministres ont finalement exhorté les syndicats représentant les employés de la Ville à négocier avec l’administration Bourque afin de réduire la masse salariale qui s’élève à 618 millions.La rémunération totale de la Ville de Montréal, y compris les salaires des employés de la CUM, est d’ailleurs passée de 690 à 760 millions en un an.L’opposition libérale s’est offusquée de la manœuvre utilisée par le gouvernement et d un projet de loi que la députée de Jean-Talon, Marguerite Delisle, qualifie d ’«illégal».Elle maintient que des solutions fiscales ont été recommandées par le rapport D’Amours, suggestions dont on ne retrouve aucunement la trace dans les mesures annoncées parles ministres Trudel et Perreault.Sa collègue, la députée de Marguerite-Bourgeoys et candidate pressentie à la mairie de Montréal, Liza Frulla, prétend que le nouveau maire de la métropole est déjà désigné et qu’il vient d’Abitibi: Rémy Trudel.«C’est une question de leadership, et le leadership vient d'ici, de Québec, soutient Liza Frulla.La solution, c’est l’équilibre fiscal dans la grande région de Montréal.Ils [le gouvernement du Parti québécois] auraient dû s’y attaquer dès 1994.» Le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, a réitéré pour sa part que la solution passait effectivement par un meilleur équilibre de la fiscalité à Montréal.En qualifiant les mesures annoncées de «solution temporaire» et de «“plaster" sur le bobo pour l’année en cours», il a de nouveau repris le vieux slogan de Jean Drapeau, «une île, une ville».Source: Statistique Canada TRITHÉRAPIE «Le métier d’un assureur, ce n’est pas de faire du bien-être social», dit le président de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes SUITE DE LA PAGE 1 surnomme aujourd’hui les miraculés de la trithérapie.S’ils ont repris goût à la vie, ces revers administratifs ont tôt fait de leur rebondir au visage.«Il n'y a pas que les compagnies d'assurances collectives qui raisonnent ainsi.Il y a des fonctionnaires de la Sécurité du revenu qui révisent à la baisse les prestations d’aide sociale de personnes infectées parce que leurs tests de charge virale sont négatifs.Certains CLSC remettent même en question leurs services à domicile pour certaines personnes.Pourtant, on ignore encore pendant combien de temps la trithérapie fera effet.Im trithérapie soulève des tonnes de questions, auxquelles nous avons encore bien peu de réponses», soulève Roger Iœ Clerc, directeur général de COCQ-sida, une coalition québécoise d’organismes d’aide aux personnes atteintes du VIH.Mais si la trithérapie est un miracle thérapeutique, la vie d’un malade qui s’engage dans ce type de traitement n’a rien d’une sinécure.Dès l’heure du lever, Pierre-Luc ressent une fatigue extrême qui ne le quittera plus avant midi.Il doit absorber ses médicaments à 9h pile et tolérer pendant les deux heures qui suivent des effets secondaires importants.De violentes diarrhées aux 20 minutes, qui l’empêchent de se déplacer et d’étre fonctionnel jusqu'à l’heure du dîner.«Ma charge virale a baissé mais les effets secondaires du traitement sont tellement importants que je ne pourrais pas travailler le matin, je dois prendre des pauses, je ne peux pas rester debout longtemps et je ne peux pas être en contact avec le public à cause des risques d’infection», explique-t-il.En fait, explique Roger Le Clerc, suivre une trithérapie en 1997, c’est vivre avec «un cadran dans le cou», «vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête».Ix-s progrès et les bienfaits de la trithérapie sont indé- niables.Il s’agit en fait de la plus importante percée médicale depuis le début de l’épidémie.Les nouveaux inhibiteurs de protéase, combinés aux antiviraux découverts à la fin des années 80 comme l’AZT ou le 3TC, sont les seules cocktails chimiques ayant permis de réduire le nombre de virus dans le sang des malades.Li présence du virus est maintenant évaluée par le moyen des tests de charge virale.Mais le hic dans tout cela, c’est que certains s’imaginent que les personnes atteintes du VIH ne sont plus malades, soutient le Dr Réjean Thomas, médecin à la Clinique L’Actuel et éminent spécialiste du sida.«Ce n'est pas parce que la charge virale est neutre que le patient est en santé.Mais plusieurs compagnies d'assurances et d’organismes gouvernementaux se fient sur cela pour juger de l’état d'un malade.La fatigue extrême et les effets secondaires de la trithérapie, ça ne se mesure pas avec un test de sang», déplore le D'Thomas.Certains sondages évaluent que jusqu’à 65 % des personnes infectées par le VIH au Québec vivent des prestations de la Sécurité du revenu.Au ministère de la Sécurité du revenu, 1300 personnes atteintes du VIH figuraient en avril 1997 dans la catégorie «inapte au travail».Iœurs prestations, qui s’élèvent à environ 900 $ par mois, pourraient chuter à près de 600 $ si on juge qu’elles ne souffrent plus d’une incapacité permanente.D’ailleurs, les médecins, qui remplissent les formulaires médicaux pour les personnes séropositives, confient que les assureurs et les organismes publics ont redoublé leurs pressions depuis les derniers mois.«C’est devenu beaucoup plus difficile avec la Sécurité du revenu de faire déclarer une personne inapte au travail.On sent un net changement d’attitude là et à la Régie des rentes du Québec.Certaines compagnies d’assurances nous demandent constamment de nouveaux tests de charge virale», soutient le I )' Thomas.A son avis, les organismes gouvernementaux et les assureurs auraient tout intérêt à savoir «ce que veut dire le sida en 1997».«Il faut tenir compte de plusieurs autres facteurs cliniques avant de penser à un retour au travail», ajoute-t-il.Quant aux compagnies d’assurances, leurs positions sont très floues.A ces nouvelles situations, accélérées par l’arrivée de la trithérapie, elles ne sont résolument pas préparées.Iœ hic, c’est que la plupart des polices d’assurance collective ne prévoient pas un retour partiel au travail, avoue Yves Millette, vice-président aux affaires québécoises de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP).«Ce que les contrats prévoient, ce sont les cas d'invalidité totale», dit-il.Plus encore, ajoute M.Millette, les assureurs ne sont pas là pour faire la charité.«S’il n’y a plus d’invalidité, c’est un peu normal que l’assureur cesse les versements si son obligation est de payer en cas d’invalidité, h’ métier d’assureur, ce n’est pas de faire du bien-être social», dit-il.Bref, on nage en eaux troubles dans ce domaine.Les cas de réinsertion partielle au travail conclus entre assureurs et employeurs pour des personnes atteintes du VIH se comptent sur le bout des doigts.Pas plus d'une vingtaine au Canada, selon M.Millette.Quant à Pierre-Luc, son avenir se dessinera dans quelques jours.«Ce qui est dommage, croit le Dr Thomas, c’est que nous sommes dans un contexte où c’est tout ou rien.Ix retour au travail n’est pas néfaste en soi, mais dans un contexte où l’on tient compte de la maladie, beaucoup de gens ont peur des rechutes.». C 12 I.K I) E V OIK, I.E S S A M K I) 1 2 !> E T l> I M A X < Il E K O X (I V E M K K E I !l !» 7 -* LE DEVOIR *- LES SPORTS HORS-J EU Du cassoulet et de Famour Detroit 2, Montréal 0 Le Canadien subit une défaite honorable Lentraîneur Alain Vigneault rend hommage à l’adversaire C’est ce soir le grand jour.À Ottawa, à l’heure du souper si vous ne soupez pas trop tôt et êtes dans le fuseau horaire normal de l’Est, MM.Pierre Gauthier, Bob Gainey et Bobby Clarke dévoileront la liste des élus qui s’en iront vaillamment défendre, en février à Nagano, les couleurs du meilleur pays du monde pour y vivre.Un souhait: ne nous laissez pas tomber, les gars.Dans la grisaille de l’interminable séance de piochage qu’est le calendrier de la Ligue nationale de hockey, ce tournoi olympique devrait être une véritable bénédiction.Pour la première fois — faisons exception des quatre derniers matchs de la Série du siècle de 1972 et quelques rencontres mineures de la dernière Coupe du monde, qui furent des épiphénomènes —, les meilleurs de la planète s’affronteront sur une vraie patinoire avec de vraies dimensions, où peuvent s’exprimer le vrai talent et le vrai plaisir de jouer.Le tout dans l’ambiance de franche camaraderie, car l’important n’est point de gagner comme chacun sait, inhérente au mouvement fondé par le baron de Coubertin.Encore chanceux, d’ailleurs, que l’important soit de participer, parce qu’il est loin d’être certain que le Canada, tout inventeur de la glace soit-il, repartira de Nagano couronné d’or.11 pourrait même être dans le gros trouble, comme disait Charles Augustin Sainte-Beuve (1804-1869), un pessimiste celui-là., Il le sera, en tout cas, si les patrons de Team Canada Equipe s’avisent de suivre quelques-uns des conseils qui leur ont été gracieusement donnés par tout ce que le pays compte d’experts.Combien de fois, par exemple, a-t-on entendu qu’il ne fallait pas faire une mosaïque de joueurs étoiles mais constituer une véritable équipe?Hé! Ils auront trois jours pour s’entraîner ensemble! C’est bien beau la chimie, mais à l’instar du cassoulet et de l’amour, ça prend du temps.Pour une aussi brève et intense compétition, on prend les meilleurs, point.D’autres ont professé qu’il fallait des «spécialistes».Avouons-le: nous avons subodoré là le syndrome du pio-cheur.Tellement habitués à l’embouteillage en vogue dans la LNH, il nous faut des piocheurs olympiques, rebaptisés spécialistes pour les besoins de la cause.Le nom de Mike Keane a même été évoqué.Mike Keane! De grâce! Prenez aussi Brian «Velcro» Skrudland, tant qu’à y être, ça fera un joli duo pour jouer en poule de relégation! Et puis, ce sera un scandale si on ignore Wayne Gretzky.Il aura beau avoir 37 ans lors des Jeux, le vieux Gretz, on n’écarte pas un vrai comme lui.En plus, aux dernières nouvelles, il occupait le 18' rang du classement des meilleurs marqueurs de la LNH — où, soit dit en passant, on ne retrouve que sept Canadiens parmi les 20 premiers.Remarquez que même si on évite tous ces pièges, il y a loin du vestiaire à la plus haute marche du podium.L’attaque et les gardiens canadiens sont respectables (Lindros, Sakic, Kariya; Roy, Brodeur), mais la profondeur et surtout la défense sont suspectes.Pendant ce temps,'les Etats-Uniens d’Amérique, champions du monde en titre, font carrément trembler sur papier avec LeClair, Modano, Hull, Tkachuk, Weight et LaFonUiine en avant, Chelios, Leetch et les Hatcher en arrière et Richter entre les poteaux.Reste toutefois l’inconnue de la grande surface de jeu, qui devrait avantager les Européens habitués de s’y produire.Les Russes ont toutes sortes de problèmes, et plusieurs de leurs meilleurs feront défection, mais attention.Attention aussi aux Tchèques, qui ne peuvent faire pire qu’à la Coupe du monde.Et surtout, surtout, gardez à l’œil les Suédois: menés par Forsberg, Sundin, Alfredsson, Lidstrom, Jons-son et Salo, ceux-là sont mûrs pour une grande conquête.En plus, ils ont de magnifiques uniformes jaune et bleu.Ce sera du gros, de l’énorme hockey.Et le plus beau, c’est que tout à ce spectacle grandiose, nous pourrons éviter de nous taper le mascara et les paillettes du patin de fantaisie.?En infligeant des suspensions à Chris Simon et Craig Berube pour leurs remarques à l’endroit d’adversaires noirs, la LNH a mis le doigt dans le tordeur.On pourrait épilo-guer jusqu’à lundi après-midi sur le caractère inacceptable de pareilles invectives, il reste que la boîte de Pandore a été ouverte.Que fera-t-on désormais quand des Scandinaves s’insulteront en suédois ou quand un Russe traitera un Tchèque de pourri en recourant à l’alphabet cyrillique?Et puis, nous aimerions que la LNH publie un tableau — ou un organigramme, un graphique, une tarte, peu importe — de la hiérarchie de l’injure.Ainsi, Simon a écopé deux matchs pour avoir qualifié Mike Grier, des Oilers, de «nègre», et Berube a purgé une partie pour avoir servi du «singe» à Peter Worrell, des Panthers.Combien donc valent une grenouille, une soupe aux pois, un Pepsi, un bloke, un redneck, un communiste ou un sauvage?En terminant et pour enjoliver ce dernier week-end du Mois des morts, une bonne nouvelle, livrée hier par les bons soins de l’agence Associated Press: les joueurs argentins participant à la prochaine Coui)e du monde de football, en France, auront le droit d’y avoir des relations sexuelles.Comme quoi il n’y a pas que le cassoulet dans la vie.«La sexualité est une chose saine», a expliqué le sélectionneur de l'Argentine, Daniel Passarella, dans une déclaration qui ne laisse pas d’étonner rapport qu'il est un fort en discipline, qui interdit à ses protégés d’avoir les cheveux longs ou de porter des boucles d’oreille.Il a précisé que les joueurs ne seront pas autorisés à, disons, prendre leur pied dans les 48 heures précédant un match ni à l’hôtel où logera l’équipe.«Mais je ne m'objecterai pas s’ils louent une maison ou trouvent un endroit pour le faire», a-t-il dit, sans toutefois aborder la question épineuse, dans un contexte de soccer, de l’usage des mains.Quel sera l’effet de cette décision choc?Consultons les données historiques, qui sont éloquentes à ce sujet.En 1986 et 1990, l’entraîneur Carlos Bilardo, qui n’y allait pas avec le dos de la main morte, avait prohibé tout batifolage; or l’Argentine a alors gagné la Coupe du monde (1986), puis terminé deuxième en s’inclinant en grande finale (1990).En 1994, Alfio Basile avait assoupli le règlement, notamment pour permettre aux vedettes Diego Maradona et Claudio Caniggia de rencontrer discrètement leur épouse; l’Argentine a été éliminée dès le deuxième tour.Disons-le tout sec, le merveilleux monde du sport ne cessera jamais de nous fasciner.j di onCalede voir.com J C fl H D i o n ?FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Detroit (PC) — Le Canadien et les Red Wings de Detroit se sont livré une véritable partie d’échecs, hier soir, au Joe Louis Arena.Chaque geste semblait étudié coipme s’il s’agissait d’un match de séries.A ce jeu, les champions de la coupe Stanley ont démontré qu’ils sont encore les plus forts en remportant une courte victoire de 2-0.Brendan Shanahan a inscrit le premier but de la rencontre en deuxième période, puis Martin Lapointe a déjoué Andy Moog d’un tir foudroyant au début de la troisième.On ne peut reprocher grand-chose au Tricolore.Les joueurs d’Alain Vigneault ont présenté du hockey discipliné comme l’avait souhaité l’entraîneur.Mais les Red Wings ne sont pas champions pour rien.Le Canadien peut toutefois se consoler en se disant qu’il va dans la bonne direction.Même s’il a encore une fois perdu contre une formation de premier plan.la performance d’hier était de loin supérieure à celle de samedi dernier face à ces mêmes Red Wings.Le Canadien avait alors perdu 5-2.Cette fois, il a subi sa première défaite par jeu blanc de la saison.L’équipe va compléter son voyage de trois matchs en quatre jours en affrontant en soirée les Penguins, à Pittsburgh.Les trois étoiles: Igor Larionov, Brendan Shanahan, Valeri Bure.Alain Vigneault a reconnu que le Canadien devait être parfait s’il espérait vaincre les Red Wings de Detroit, hier soir.Son club a frôlé la perfection mais ce ne fut pas suffisant.«Le club était prêt pour ce match.1m préparation individuelle de chacun était bonne.C’était très calme dans la chambre avant le match.Mais Detroit représente toute une commande.C’est une équipe qui ne commet par d’erreurs», a résumé l’entraîneur, en soulignant que les champions de la coupe Stanley ont eu 18 chances de marquer contre 13 au Canadien.Shayne Corson a relevé le fravail de l’équipe.Mais comme son entraîneur, il a rendu hommage à l’adversaire.«C’est une bonne équipe.Ils ne commettent pas d’erreurs.Ils jouent bien dans leur zone et ils sortent la rondelle rapidement de leur territoire.«Les gars étaient prêts, a ajouté Corson.C’est toujours excitant d'affronter les champions.On veut voir où l'on se situe par rapport à eux.Ce soir, je crois que nous avons réussi à leur tenir tête.Mais c'est un match qu 'il faut déjà oublier Demain (ce soir), nous affrontons les Penguins à Pittsburgh pour le premier rang de notre section.C'est un match important.» Saku Koivu a admis que le but refusé à Valeri Bure avait fait mal au Canadien.Le Finlandais n’a toutefois jamais contesté la décision de l’arbitre d’annuler le but.«Les Red Wings ont très bien joué, ce fut un match très serré, a-t-il dit.Mais j'ai aimé ce que j’ai vu, même si nous n'avons pas été aussi alertes que nous l'aurions souhaité autour du'filet.Je pense que Detroit est la meilleure équipe que nous ayons affronté cette année.C’est une équipe qui regorge de talent et qui joue de façon très disciplinée.» Bure, enfin, a commenté son but refusé en disant qu’un joueur ne peut même plus regarder le demi cercle du gardien.Evidemment, le Russe exagérait un peu.Bure a aussi vanté son compatriote Igor Larionov, qui a été choisi la première étoile de la rencontre.ÈNÈFFEL Le bipède avait des ailes LM homme est fait d’une matière inconnue sur * Terre qui lui permet de courir naturellement sur des surfaces dures et synthétiques dans des stades couverts, au milieu de foules déchaînées.Ses jambes fonctionnent comme des pistons qu’une main invisible stoppe ou actionne en moins de temps qu’il n’en faut pour cligner des yeux.Ses épaules bougent à contre-sens, virage en U obligatoire.Frappé sans arrêt par des créatures hostiles, il est insensible à la douleur.Ses échappées laissent pantois ceux qui s’évertuent à vouloir le saisir et ceux qui s’aventurent à le regarder.Une fois lancé, on prétend que ses pieds touchent à peine le sol.Le bipède bimane aurait des ailes et il répondrait au nom de Barry Sanders.Avec un peu de chance, il aurait pu être le roi de la planète ovale.Avec une personnalité plus tranchée ou un ego plus flamboyant, sa réputation serait immense.Plus grande que celle de l’autre Sanders, Deion, qui sévit à Dallas.Lçs deux sont arrivés en même temps dans la Enèffel, en 1989, mais Barry, dit «Le Silencieux», n’a pas fait le quart des commerciaux et des entrevues de Deion, dit «Le Néon».Barry est néanmoins en train d’accomplir ce que nul autre porteur de ballon avant lui n’a accompli.En dépassant Eric Dickerson jeudi lors du match de l’Action de grâce, il est passé au deuxième rang de l’histoire de la ligue pour les gains au sol en carrière.Barry, alias «La Toupie», n’est plus qu’à 3407 verges de Walter Payton.Au rythme actuel, et s’il n’est pas blés- ?sé, Sanders pourrait rejoindre le grand demi des Bears dans un peu plus de deux saisons (soyons précis: selon nos calculs, le moment historique devrait survenir le 31 décembre 1999 à 23h59 contre les Blqesmen de Motown).A 29 ans, le petit Barry (cinq pieds, huit pouces) joue peut-être son meilleur football.Les chiffres sont saisissants.La présente campagne est sa neuvième de suite avec plus de 1000 verges de gains au sol, sa quatrième de suite avec plus de 1500 verges: deux records.Il est devenu le premier joueur à réaliser trois jeux de plus de 80 verges lors de la même saison.Il a déjà quatre parties de plus de 200 verges en carrière, une de moins que le record d’O.J.Simpson.Jeudi dernier, il a égalé la marque de onze matchs consécutifs de plus de 100 verges, établie par Marcus Allen.Sa moyenne pour l’année est passée à 6,1 verges par port de ballon, ce qui défie ,l’imagination.A l’allure où vont les choses, il ne restera plus de records à battre d’ici peu.Le malheur de Barry Sanders, c’est d’avoir joué toute sa carrière sur du ciment peint plutôt que sur du gazon, dans un stade froid plutôt qu’à l’air frais.C’est d’avoir évolué avec une équipe sans caractère, sans identité, instable, pour un entraîneur — Wayne Fontes — qui a toujours laissé Sanders seul dans le champ arrière, sans centre-arrière pour lui ouvrir la voie.C’est de n’avoir pas eu l’élégance longiligne d’O.J.ou la ligne à l’attaque d’Emmitt Smith.C’est de n’avoir pas eu d’heure de gloire superbolique comme Marcus Allen.Le malheur de Barry Sanders, c’est le malheur de ceux qui ne se croient pas plus grands que leur sport, (% b e r t l e 11 i qui n’emmerdent pas la vie et leurs coéquipiers parce qu’ils ne sont pas continuellement sous les feux de la rampe.C’est le genre de malheur, bref, qui fait le vrai bonheur des autres.Le petit coin du pronostiqueur (18-13) ¦ San Francisco (11-1) à Kansas City (9-3).Les Quaran-te-neuviémistes se présentent à Kansas City forts d’une série de 11 victoires d’affilée et Steve Mariucci est en lice pour le titre d’entraîneur de l’année.La seule ombre au tableau, c’est qu’aucune de ces victoires n’est survenue contre une équipe gagnante.L’occasion est belle pour Steve Young et compagnie de faire taire les derniers sceptiques.Ce match est d’autant plus intéressant que les Chefs n’arrivent pas à obtenir le respect des preneurs aux livres.Ira semaine dernière, malgré une fiche plus que respectable de huit victoires et trois défaites, ils étaient les négligés contre Seattle qui n’est pourtant pas une puissance.A 9-3, ils sont toujours négligés, ce qui semble normal contre San Francisco.Mais il y a petite anguille sous roche ici.Les Chefs sont 5-0 à domicile, mais surtout, l’entraîneur Schottenheimer a une excellente feuille de route contre l’Association nationale: 24 victoires en 32 parties, dont les six dernières.Il est le seul entraîneur de l’Américaine à avoir battu tous les clubs de la Nationale.La défensive des Hommes de 1849 est la meilleure de la ligue; celle des Chefs n’a accordé aucun touché en deuxième demie lors des sept dernières parties.49'" 17, Chiefs 20.¦ Tampa Bay (8-4) à New York (7-4-1).Les Boucaniers ont une fiche de 0-9 dans la Grosse Pomme.Et une fiche de 0-17 quand la température est moindre que 42 degrés Fahrenheit.Cette dernière statistique explique peut-être leur défaite contre les Ours la semaine dernière.Mais elle n’explique pas pourquoi Warrick Dunn a été limité à 181 verges lors des suc derniers matchs.Les Géants, de leur côté, sont une révélation, et Jim Fassel, une recrue tout comme Mariucci, est également en lice pour le titre d’entraîneur de l’année.La défensive, les unités spéciales et la discipline ont propulsé en première position de la section Est l’équipe la plus jeune du circuit Taglia-bue.Mais l’attaque de New York est anémique.Les Géants ont dégagé 13 fois la semaine dernière contre Washington, en route vers une saison record de plus de 115 bottés.Y aura-t-il un touché?Buccaneers 6, Giants 9.¦ Green Bay (9-3) à Minnesota (8-4).Après un excellent début de saison, les Guerriers de la mer Scandinaves ont subi deux échecs consécutifs au cours desquels leur taux de réussite au troisième essai, jusque-là le meilleur de ligue, a radicalement chuté (5 en 16 contre Detroit, 1 en 11 contre les Jets).Pendant ce temps, au royaume du cheddar jaune, les Empaquetteurs réussissaient tous leurs troisièmes essais (neuf ) contre des Vachers médusés.Enfin un peu d’attaque! Tant pis pour la fiche déficitaire de Mike Holgrem au Minnesota (0-5).Packers 31, Vikings 21.rosal@videotron.ca Coupe Davis Sérieuse option des Suédois KEITH DICKSON AGENCE FRANCE-PRESSE Gôteborg, Suède — Ira Suède, grâce à la victoire de Jonas Bjorkman et à l’abandon de Pete Sampras, a pris une sérieuse option sur un sixième triomphe en coupe Davis, en menant 2-0 face aux Etats-Unis, à l’issue des deux premiers simples de la finale disputés hier à Gôteborg.Sampras, numéro un mondial, était à égalité un set partout (6-3, 6-7) avec Magnus Larsson (n° 25) et le Suédois menait 2 jeux à 1 dans la troisième manche lorsque l’Américain dut renoncer en raison d’une blessure au mollet gauche.Transporté immédiatement à l’hôpital, il devait subir une IRM.«Il ne souffrait d'aucune blessure avant la rencontre, assurait le capitaine américain Torn Gul-likson.Dans le deuxième set, il a senti comme une crampe mais cela n 'a fait que s'aggraver.» Sampras avait eu recours au kiné lors du septième jeu de la deuxième manche et avait pris un temps d’arrêt médical deux jeux plus tard.Après, il n’était plus le même joueur, ce- lui qui avait survolé la première manche en 43 minutes.Larsson a enregistré ainsi sa quatrième victoire en 14 confrontations avec Sampras, la troisième de la saison après Monte Carlo et Indianapolis.Auparavant, Bjorkman avait dominé à la régulière Michael Chang (n" 3 mondial), 7-5, 1-6, 6-3, 6-3, profitant d’une inefficacité incroyable de la première balle de service de l'Américain.Set marathon Après un premier set marathon de 71 minutes, Bjorkman a laissé s’envoler la manche suivante pour mieux revenir dans la partie et maîtriser totalement son sujet, à la grande joie des 11 000 supporteurs présents dans le Scandinavium.«Le muscle [de la jambe droite] était un peu douloureux et j’ai eu recours à un bandage par précaution.Mais ce n’était pas un problème», a expliqué Bjorkman, prêt à faire équipe avec Nicklas Kulti lors du double d’aujourd’hui.«Im premier set fut une plaisanterie», a lan- cé Chang, très déçu de son échec personnel et d’avoir lâché ses partenaires.«J’ai eu des occasions et n’ai pas su les saisir.Et l’on ne peut se permettre ça contre un joueur tel Jonas qui est un très bon serveur.» L’espoir de Chang, qui reposait sur une victoire de Sampras, fut de courte durée.Jusqu'à cet abandon au début de la troisième manche.Ironie du sort, c’est une blessure identique qui avait contraint Sampras à quitter le court face à la Suède, dans cette même salle, lors de la demi-finale perdue de (994.La Suède avait également battu les Etats-Unis en finale 1984 dans cette même arène.La tâche s’annonce maintenant très délicate pour les Américains qui doivent déjà remporter le double pour conserver un tout petit espoir.L’Australie est le dernier pays à avoir remonté un handicap de deux défaites en finale, en.1939, contre les États-Unis.Les espoirs américains reposeront sur le duo composé par Todd Martin et Jonathan Stark avant les deux derniers simples de dimanche.HOCKEY Jeudi Washington 1 Ottawa 3 Los Angeles 2 St.Louis 2 Chicago 2 Calgary 2 Dallas 4 Phoenix 1 Hier Vancouver 5 Boston 2 Islanders 1 Philadelphie 4 Colorado 3.Floride 2 Tampa Bay 0, Caroline 2 Rangers 3, Buffalo 3 Montréal 0, Detroit 2 Anaheim à Edmonton, 21 h.New Jersey à San José, 22h30.Ce soir Washington à Boston.19h.Colorado en Caroline, 19h.St.Louis à Islanders, 19h.Philadelphie à Tampa Bay, 19h.Montréal à Pittsburgh, 19h30.Chicago à Ottawa, 19h30.Vancouver à Toronto, 19h30.Phoenix à Dallas, 20h.Anaheim à Calgary, 22h30.New Jersey à Los Angeles, 22h30.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est Mj G P N Bp Bc Pts Montréal 25 15 7 3 82 59 33 Pittsburgh 27 13 9 5 76 68 31 Boston 26 11 11 4 65 74 26 Ottawa 26 10 12 4 66 65 24 Caroline 25 9 12 4 69 73 22 Buffalo 23 7 12 4 60 70 18 Section Atlantique Philadelphie 26 15 8 3 76 59 33 New Jersey 23 16 7 0 68 40 32 Washington 26 13 10 3 79 70 29 Islanders 25 10 11 4 66 68 24 Rangers 25 8 11 7 67 72 23 Floride 24 8 12 4 58 73 20 Tampa Bay 23 4 16 3 47 81 11 CONFERENCE DE L’OUEST Section Centrale Dallas 28 17 7 4 90 63 38 Detroit 26 16 6 4 88 60 36 St.Louis 26 15 8 3 76 57 33 Phoenix 24 12 10 2 71 66 26 Chicago 26 9 13 4 56 67 22 Toronto 23 8 12 3 45 63 19 Section Pacifique Colorado 25 11 6 8 74 64 30 Los Angeles 25 11 9 5 81 70 27 Anaheim 26 10 11 5 60 72 25 Edmonton 25 7 12 6 57 77 20 San José 26 9 15 2 68 78 20 Vancouver 25 8 14 3 70 85 19 Calgary 26 4 15 7 64 83 15 Jeudi Detroit 55 Chicago 20 Tennessee 27 Dallas 14 Dimanche Baltimore à Jacksonville, 13h.Cincinnati à Philadelphie, 13h.Indianapolis en Nouvelle-Angleterre, 13h.N.-Orléans en Caroline.13h.Jets à Buffalo, 13h.St.Louis à Washington, 13h.San Francisco à Kansas City, 13h, Atlanta à Seattle, 16h.Miami à Oakland, 16h.Pittsburgh à Arizona, 16h.Tampa Bay à Giants, 16h.Denver à San Diego, 20h.Lundi Green Bay au Minnesota, 21 h.CONFÉRENCE AMÉRICAINE Section Est G P N Moy.PP PC Jets 8 4 0 .667 283 232 N.-Angleterre 7 5 0 .583 288 216 Miami 7 5 0 .583 260 226 Buffalo 5 7 0 .417 197 286 Indianapolis 1 11 0 .083 205 328 Section Centrale Pittsburgh 8 4 0 .667 281 226 Jacksonville 8 4 0 .667 305 242 Tennessee 7 6 0 .538 284 242 Baltimore 4 7 1 .375 233 257 Cincinnati 4 8 0 .333 225 309 Section Ouest Denver 10 2 0 .833 355 187 Kansas City 9 3 0 .750 247 203 Seattle 6 6 0 .500 264 277 Oakland 4 8 0 .333 278 313 San Diego 4 8 0 .333 225 306 Conférence nationale Section Est Giants 7 4 1 .625 218 207 Washington 6 5 1 .542 224 176 Dallas 6 7 0 .462 260 240 Philadelphie 5 6 1 .458 203 244 Arizona 3 9 0 .250 196 262 Section Centrale Green Bay 9 3 0 .750 316 234 Minnesota 8 4 0 .667 274 262 Tampa Bay 8 4 0 .667 242 192 Detroit 7 6 0 .538 322 250 Chicago 2 11 0 .154 215 377 Section Ouest x-San Francisco 11 1 0 .917 295 149 Caroline 6 6 0 .500 201 224 Atlanta 4 8 0 .333 236 295 N.-Orléans 4 8 0 .333 154 245 St.Louis 2 10 0 167 202 281 x-champion de section.¦*
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