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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-12-18, Collections de BAnQ.

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FONDE 1 9 1 O I.XXXVIII I K UDI I .S I) K ( K M 15 R K M O X T II K A I PERSPECTIVES Un Parlement de la rue Le Parlement est parfois décrit comme «la maison du peuple».Mais certains membres du peuple ne s’y sentent guère à l’aise.Ceux-là ont donc créé le leur.Pour un mois.Un Parlement de la rue a été érigé presque en face du vrai, à deux rues de l’Assemblée nationale, de l’autre côté du mur des fortifications dans le Vieux-Québec.La Commission de la capitale nationale avait refusé aux organisateurs, issus des milieux populaires, de monter leurs deux roulottes blanches, réunies par des cordes à linge arborant des slogans antipauvreté, dans le parc qui fait face au vénérable immeuble.Là où, pourtant, on laissera le mois prochain bonhomme Carnaval construire son palais de glace.Du 15 novembre au 15 décembre, les représentants d’une vingtaine d’organisations chrétiennes, communautaires et d’éducation populaire ont squatté un parc fourni par la Ville de Québec, dont le maire, Jean-Paul L’Allier, a appuyé les campeurs, qui se décrivent volontiers comme des «entêtéEs».Ils ont décrit leur instigation comme une «zone libre d’oppression».Un exemple de résistance.Résistance à quoi?Résistance, d’abord, à la réforme de l’aide sociale engagée par le gouvernement, qui aurait comme effet à court terme d’appauvrir les plus pauvres du Québec par la suppression de 20 $ par-ci, de 30 $ par-là, et en échange d’une démarche d’encadrement, ces parcours vers l’emploi, qui doivent en principe aider les assistés sociaux à retourner au travail.Mais vers quels emplois?Et entre-temps, comment vivre avec 386 ou 490 $ par mois pour une personne seule, sinon en sombrant dans l’économie parallèle et la marginalité?La résistance a-t-elle porté fruits?La Coalition DROIT (qui regroupe une vingtaine d’associations de Québec) aime à le croire puisque la réforme pilotée par Louise Harel est à nouveau reportée.Les parlementaires de la rue ont forcé 35 députés, moitié péquistes, moitié libéraux, à venir discuter avec eux, dont le chef de l’opposition, qui n’aurait pas fermé la porte à un programme de lutte contre la pauvreté sur dix ans.Et le ministre des Finances, Bernard Landry, est venu à l’improviste, vendredi dernier, sans prévenir ni les organisateurs ni les médias, pour discuter avec eux.11 leur a dit que «ce n'est pas souvent qu’on entend un point de vue comme le vôtre» et il aurait accepté de poursuivre le dialogue en lançant un défi aux campeurs, de tous âges, qui ont tenu le siège durant 720 heures, en plein hiver.Le défi: penser à des manières de créer de la richesse pour la distribuer.• Pour Vivian Labrie, du Carrefour de pastorale en monde ouvrier, l’une des âmes dirigeantes de cette action, un des principaux gains du Parlement de la rue, ce fut justement de permettre à «des gens qui vivent la pauvreté de parler comme de simples citoyens, d’égal à égal avec les élus, sans devoir préparer un mémoire, tous assis sur des chaises droites et non pas calés dans les fauteuils de l’Assemblée nationale».Avec les Landry et les Johnson, les gens ont senti «un décalage, une distance évidente».M.Landry, il «comprend financièrement, mais il ne comprend pas socialement», résume Mme Labrie, qui était membre du comité consultatif externe sur l’aide sociale et s’était rangée dans le camp du psychologue Camil Bouchard.«Pendant ce mois, des personnes refusant la misère ont exercé sur la colline parlementaire l’opposition de la conscience face aux préjugés, celle du bien commun face aux intérêts corporatistes, celle du droit face à la dictature de la décote, celle de l’ouverture d’esprit face aux cassettes toutes faites», dit-elle.Quelque 2500 personnes, visiteurs de divers organismes sociaux, ont signé un registre d’appui.61 activités d’éducation populaire, y compris des débats, des séances d’information, des ateliers, ont occupé des centaines de participants, gens pauvres, militants de tout le Québec, syndicalistes, venus saluer les résistants du parc de l’Esplanade, du cinéaste Pierre Falardeau à Mgr Martin Veillette, de l’Assemblée des évêques.Des députés se sont prêtés à un débat sur l’oppression.Des organismes ont mis sur pied des «actions achalantes».Une fois, ils ont jeté des «ballounes» sur la tête des vrais députés.Les «coupables» ont été bannis de l’Assemblée par des gardes de sécurité qui les croyaient dangereux.Activités simples, et aussi complexes.Car les pauvres sont instruits de nos jours.Ils ont discuté d’un projet de loi anti-pauvreté, proposé par le CAPMO et que le Parlement de la rue aimerait relayer au Parlement véritable, l’an prochain, pour adoption.De l’appauvrissement zéro à la pauvreté zéro.I.a solution ne viendra pas que de la lutte contre le chômage.Pour plusieurs personnes, croient les campeurs, un emploi précaire ne réglera pas le problème.Pourquoi de tels gestes d’éclat?Parce que «ce qu'on a gagné dans la rue doit être défendu dans la rue», estime Walter Zélaya, une autre des âmes dirigeantes de ce parlement des pauvres, engagé dans l’éducation populaire.«Il n’y a pas que les lobbys qui sont utiles.Je crois au rapport de force», dit-il.Michel Ven ne M É T É 0 Montréal Ennuagement.Neige en soirée.Max: 0 Min:-4 Québec Ensoleillé.Neige en soirée Max: -6 Min: -10 Détails, page B 2 INDEX Agenda .B fi Le monde .B 5 Annonces .B 6 Les sports .B 4 Avis publics.B 4 Montréal .A3 Culture .B 8 Mots croisés.B fi Économie .B 2 Politique .A4 Editorial .A fi Télévision .B 7 www.ledevoir.com MONTRÉAL L'AMT implantera la carte à puce en 1999, page A 3 ?LE MONDE L'ANC n'a pas terminé sa révolution, prévient Thabo Mbeki, page B 5 ?ÉCONOMIE Nouvelle hausse des taux hypothécaires, page B 2 Grève illégale au CHUM Rochon brandit la menace d’un décret Les grévistes du pavillon Hôtel-Dieu rentrent au travail ISABELLE PARÉ MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Près de 24 heures après le débrayage illégal de près de 3000 des 7000 employés du CHUM, la menace d’une intervention du ministre Jean Rochon, par le moyen d'une loi spéciale, planait toujours sur la tête des grévistes hier soir.Vers 21h hier, les tractations se poursuivaient entre le ministre de la Santé, Jean Rochon, et notamment le président de la CSN, Gérald 1 .arose, pour tenter d’éviter l’application d’un décret pour mater les grévistes.Le ministre aurait laissé au président de la centrale un dernier délai pour convaincre les syndicats de décider volontairement d’un retour au travail.Et cela, pour éviter les amendes et les mesures légales leur pendant au bout du nez.Ces discussions ont porté fruits en soirée, puisque l’exécutif du syndicat de l’Hôtel-Dieu a convenu vers 20h30, moins de 24 heures après le début de sa grève, de recommander le retour au travail de ses 1100 membres dès minuit.Au moment de mettre sous presse, le conseil syndical de l’hôpital Notre-Dame, en débrayage illimité depuis mardi, était toujours réuni pour décider des actions à entreprendre à la suite des mesures prises par la direction du CHUM En effet, la direction de l’hôpital a obtenu en après-midi hier une décision de la Cour supérieure forçant les VOIR PAGE A 8: DÉCRET Nouvelle direction chez Québécor ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Comme l’état de santé de Pierre Péladeau ne s’améliore pas, Québécor a décidé de procéder à la nomination permanente de ses successeurs à la tête de l’empire.Selon les renseignements obtenus par Le Devoir, le fils aîné Erik, âgé de 42 ans, deviendra président du conseil d’administration de Communications Québécor, la filiale du groupe qui édite les publications de Québécor, dont Le Journal de Montréal, et qui est propriétaire de Télévision Quatre Saisons.A la présidence du holding Québécor, deux hypothèses font encore l’objet de discussions au sein de la famille et de l’état-major de la société: la nomination de Jean Neveu, l’actuel président d’imprimeries Québécor, ou celle de Pierre-Karl Péladeau, âgé de 36 ans, aujourd’hui président-directeur général d’imprimeries Québécor Europe.On évoque aussi la nomination d’un tandem formé de Pierre-Karl à la présidence du conseil et comme chef de la direction et de Jean Neveu comme président et chef de l’exploitation.Québécor s’apprête à rendre public lundi ces nominations par voie de communiqué, selon nos sources.Deux jours après l’accident cardiaque de M.Péladeau, survenu le 2 décembre, la société avait annoncé la nomination par intérim de Charles-Albert Poissant, le comptable de M.Péladeau depuis toujours, à titre de président du conseil de Québécor, et celle de Raymond Lemay dans les fonctions de président et chef de la direction du holding.Les règlements de la société stipulent qu’en l’absence du président du conseil et président, des remplaçants doivent être nommés.Mais ces nominations sont de nature temporaire, d’autant plus que M.Lemay, âgé de 70 ans, doit annoncer sa retraite lors de la prochaine assemblée annuelle de Québécor, au printemps.Québécor doit également annoncer lundi que Maurice Daigle, un transfuge du Groupe Transcontinental et vice-président exécutif et chef de la direction de Communications Québécor, en deviendra président pour VOIR PAGE A 8: QUEBECOR Miracle à Fredericton REUTERS /\ N A O I If-iÊ i 'WmSk I; %mm •¦¦M i”*.,s »¦„ ïjrXi*.- îm n&wjw, V^V: j5& V;;.\-jyy -v Pv.VS fS0 V V, UN APPAREIL d’Air Canada a quitté la piste pour se retrouver dans des fourrés lors d’une tentative d’atterrissage, mardi soir, à l’aéroport de Fredericton, au Nouveau-Brunswick.Trente-neuf passagers et trois membres d’équipage prenaient place à bord de l’avion.Par miracle, personne n’a été tué.Trente-cinq passagers ont été acheminés à l’hôpital.À peine huit d’entre eux y étaient toujours hier.Nos informations en page A 8.Bourque se fait hara-kiri KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR administration du maire Pierre ’ Bourque s’est elle-même infligé un revers politique hier.Devant la possibilité de perdre la mainmise sur le comité exécutif, l’administration s’est désistée de la cause dont elle appelait devant les tribunaux concernant la destitution de deux membres du comité exécutif, aujourd’hui ses opposants.Après avoir encaissé, d’abord en janvier dernier, le jugement lui niant le droit d’évincer Pierre Goyer et Sammy Forcillo du comité exécutif, puis, quelques mois plus tard, le refus du gouvernement du Québec de lui offrir son soutien en modifiant la loi constitutive de Montréal, Pierre Bourque a fait volte-face.Vraisemblablement, il n’avait pas prévu la cascade de démissions au sein de son équipe de Vision Montréal, qui a fait basculé le pouvoir au sein du conseil municipal.La requête devant la Cour d’appel cherchait à faire reconnaître que le conseil municipal a le pouvoir de destituer les membres du comité exécutif puisqu’il a le droit de les nommer.Or si les juges avaient donné raison à cette interprétation, cela aurait signifié que les élus de l’opposition, maintenant majoritaires, auraient pu indiquer la porte aux Noushig Eloyan, Johanne Lorrain et autres Saulie Zajdel pour les remplacer par des leurs.Ainsi, l’avocat représentant la Ville, Richard Verdon, a tenté en vain hier matin, devant les juges de la Cour d’appel, de modifier le cœur de son argumentaire.M' Verdon a plaidé que le conseil pouvait destituer sur la seule recommandation du maire.Devant ce changement, le juge André Biron a demandé à M' Verdon s’il craignait les conséquences d’une éventuelle victoire.Visiblement mal à l’aise, Richard Verdon a répondu par l’affirmative.Or ce ne devait pas être la seule occasion pour se faire rabrouer.Il en a été de même lorsqu’il a cherché à démolir l’un des éléments de la décision de la juge de la Cour supérieure, Danielle Grenier, qui indique que «bien [qu’elle soit] souhaitable, la symbiose entre le maire et le comité exécutif n’est pas obligatoire».Quand on n’est plus d'accord avec son exécutif, on démissionne, a soutenu M' Verdon, donnant en exemple le conseiller municipal Martin Lemay.Mais le juge Biron a rétorqué: «Le maire aussi peut démissionner.» VOIR PAGE A 8: BOURQUE + Garth Brooks, sauveur de la musique country Dans la seule journée d’hier, la méga-star de la musique country a rencontré médias et fans à Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver pour promouvoir Sevens, son nouvel (et septième.) album.Sans se presser.Un formidable coup de pub vécu en toute humanité.JACQUES GRENIER LE DEVOIR ¦ SYLVAIN CORMIER Il est 8hl0 précises quand je pénètre dans le ventre du Centre Molson.Au loin, une rumeur s’élève.Des applaudissements.Des cris.Comme si un spectacle battait son plein dans la portion théâtre de la patinoire.J'y parviens.Garth Brooks m’apparaît derrière un podium à l’enseigne du Canadien et en très gros plan sur l’écran géant au-dessus de lui.Au parterre, les médias s'agglutinent.Dans les gradins, trois cents personnes crient «I love you Garth!».Brandissent des banderoles.Ovationnent chaque réponse.Des fans.Parmi eux, m’apprend-on, les gagnants d’un concours radiophonique.Mais surtout des gens qui attendaient aux portes depuis le milieu de la nuit.Tout ce branle-bas a lieu au petit matin parce que la méga-star de la musique country a un nouveau disque à vendre, son septième, baptisé fort logiquement Sevens (au plu- riel, vu qu’on est en 1997 et qu’il y a 14 chansons, soit deux fois sept si je calcule bien), et surtout parce que le pan canadien de sa tournée promotionnelle ne dure qu’une journée.D’où cette conférence de presse à Montréal, suivie d'une autre à Toronto, puis d’une autre à Calgary, et enfin d’une autre à Vancouver, juste à temps pour le show du soir à.Chicago.Comme quoi l’avenir appartient VOIR PAGE A 8: SAUVEUR 778313000672 A 2 K I) K V 0 I II .I.K .1 K U I) I 8 I) K < K M I! I! K LES ACT U ALITË S Les tribunaux n’en ont pas terminé avec Latimer La Couronne conteste la réduction de la sentence à deux ans de prison MARTIN O’HAN LO N PRESSE CANADIENNE Regina — La cause de Robert Latimer, condamné à deux ans d’incarcération pour le meurtre de sa fille handicapée, risque de se poursuivre pendant plusieurs mois, voire des années, à la suite de l’appel interjeté par la Couronne.Le ministère de la Justice de la Saskatchewan a indiqué hier que cette décision était nécessaire «parce que l'affaire comportait plusieurs enjeux juridiques».Le procureur en chef Richard Quinney a expliqué qu’il s’agissait d’une décision difficile compte tenu du débat entourant l’affaire mais qu’il devait se conformer à la loi.Dans son pourvoi, la Couronne indique que le juge a commis quatre erreurs en droit, notamment en imposant une sentence contraire au Code criminel.Robert Latimer a été reconnu coupable d'homicide involontaire en novembre pour avoir empoisonné sa fille de 12 ans au monoxyde de carbone en 1993.L’agriculteur a d’emblée demandé d’être soustrait à l’obligation de purger dix ans de prison avant de pouvoir se prévaloir d’une libération conditionnelle.Le juge Ted Noble, de la Cour du banc de la reine de Saskatchewan, lui a accordé cette faveur le 1er dé- cembre dernier, une première en matière d’inculpation pour meurtre.Il a expliqué que M.Latimer avait tué sa fille par compassion et que l’imposition de la peine minimale serait cruelle et constituerait une punition inhabituelle.Le juge a donc imposé à l’agriculteur une peine de deux ans moins un jour, dont il purgera une moitié derrière les barreaux et l’autre sur sa ferme.La cause a traîné pendant quatre ans, attisant le débat sur le meurtre par compassion, un débat toujours en cours.Il faudra probablement attendre plusieurs mois avant que la Cour d’appel de la Saskatchewan ne fasse connaître sa décision et, le cas échéant, encore plus longtemps avant qu’elle ne tienne des audiences.Robert Latimer pourrait alors être libre après avoir purgé les deux tiers de sa peine.Et quelle que soit l’issue de l’appel, la Cour suprême pourrait bien se saisir de la cause.Dès lors, son dénouement prendrait plusieurs années.L’avocat de M.Latimer, Mark Bray-ford, s’est dit déçu de la décision de la Couronne et a laissé entendre qu’il pourrait lui aussi aller en appel.Ainsi, si les deux appels étaient entendus simultanément, son client aurait voix au chapitre.«La défense espérait que la Couron- ne verrait dans la décision du juge Noble un juste compromis acceptable pour la société», a dit Me Brayford dans un communiqué.Pour leur part, les groupes de personnes handicapées, choqués par la sentence, ont accueilli favorablement l’annonce de la Couronne.Le principal intéressé, qui purge sa peine au Centre correctionnel de Saskatoon, a refusé de commenter les derniers événements.Robert Latimer a également été reconnu coupable de meurtre en 1994, mais la Cour suprême a ordonné un nouveau procès, affirmant qu’à l’ordre de la Couronne, la GRC avait mal interrogé les personnes désignées pour le jury.À Bruxelles, Godbout récolte des appuis à la lutte contre McDonald’s CLÉMENT TRU DEL LE DEVOIR Le différend qui oppose deux groupes d’employés de McDonald’s à cette transnationale — l’un à Saint-Hubert, sur la rive sud, l’autre dans un restaurant de l’avenue du Mont-Royal — a eu des échos, hier, à Bruxelles.Profitant de la réunion du bureau de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), le président de la FTQ, Clément Godbout, a fustigé «l’attitude méprisante» de cet employeur envers le droit d’association de ses travailleurs québécois.Le président du Congrès du travail du Canada, Bob White, présent lui aussi à Bruxelles, a tenu à dire qu’il partageait les vues de M.Godbout et qu’il souhaitait que la solidarité internationale contribue à doter le person- nel de McDonald’s d'un syndicat dûment reconnu.De fait, aucun des restaurants McDonald’s n’est syndiqué en Amérique du Nord.Les Teamsters, auxquels sont affiliés les deux noyaux de syndiqués en attente de leur accréditation (62 travailleurs à Saint-Hubert, une quarantaine dans l’autre restaurant), poursuivent la campagne de syndicalisation dans d’autres restaurants de la même chaîne.Les Teamsters ont aussi demandé une accréditation pour des travailleurs du Commensal, restaurant de Greenfield Park.Quant aux deux demandes d’accréditation syndicale chez McDonald’s — l’une remonte au 18 février, l’autre au mois dernier —, elles sont contestées par l’employeur.En principe, ce sont les franchisés qui contestent la représentativité du syndicat qui veut s’y implanter.Dans les fàits, soutient la FTQ, c’est McDonald’s Canada qui pèse de tout son poids pour bloquer le courant de syndicalisation.Un commissaire du travail, André Bussières, doit reprendre ses audiences le 7 janvier prochain, alors que doit se poursuivre la preuve qu’ont à exposer les Teamsterg à l’appui de leur représentativité.A noter que McDonald’s a déjà contesté l’impartialité de ce commissaire du travail.L’employeur a été débouté en Cour d’appel du Québec qui a confirmé, le 29 octobre, un arrêt de la Cour supérieure (3 juillet) qui tranchait en faveur des représentations de la FTQ et des Teamsters et autorisait M.Bussières à poursuivre l’étude de la requête en accréditation.Le bureau de la CISL — organisation présente dans 137 pays et disant regrouper 143 millions de syndiqués dans le monde — a donc apporté son soutien à une lutte qui se poursuit pour en arriver à signer des conventions collectives avec McDonald’s.La prise de position s’est précisée après que le secrétaire général de la CISL Bill Jordan, eut présenté un rapport sur les droits humains et les droits syndicaux.Il existe en France des syndicats représentant des groupes de salariés de McDonald’s, affiliés à la Confédération française démocratique du travail (CFDT).La FTQ envisage d’organiser des actions communes de solidarité avec ces syndiqués français.Au Québec, plusieurs appuis de taille sont déjà parvenus aux responsables de la campagne de syndicalisation chez McDonald’s.La CEQ se range derrière les Teamsters dans ce combat.Pour sa part, la présidente de la Ligue des droits et libertés, Lucie Lemonde, a déjà fait savoir dans une déclaration publique qu’il s’agissait là «d’une lutte majeure pour la liberté d’association syndicale, pour le respect du droit d’association, et la Ligue tient à donner son appui à ces jeunes travailleurs et travailleuses».Une manifestation de syndiqués à l’appui des travailleurs de McDonald’s de Saint-Hubert s’est déroulée le samedi 20 septembre, peu après que la FTQ eut annoncé son intention de porter le dossier sur la scène internationale.Dans le monde, les restaurants McDonald’s où le personnel a réussi à former un syndicat ne sont pas légion, mais on note tout de même des têtes de pont syndicales dans des villes comme Mexico et Dublin.Au Québec, les quelque 200 restaurants McDonald’s ont, au total, un personnel d’environ 12 000 personnes.-I- votes « •iMA F Il y a des moments où un téléphone sans fil peut faire toute la différence.Et avec des forfaits mensuels incluant 100 minutes de temps d’appel pour aussi peu que 20$, le SCP Clearnet est beaucoup moins cher à utiliser qu’un cellulaire.En plus de vous offrir toutes les fonctions numériques sophistiquées du SCP, une couverture immédiate d’un océan à l’autre et une garantie «argent remis» de 30 jours sur le téléphone, vous n’avez aucuns frais de mise en service à payer et aucun contrat à signer.Qu'attendez-vous?Le futur est simple.SCP numérique 20$ par mois 100 minutes en tout temps 30$ par mois illimité les fins de semaine +100 minutes en tout temps Appelez le 1 888 CLEARNET" (1 888 253-2763) ou visitez notre site web au www.clearnet.com pour plus de détails.Vendu à la boutique Clearnet située au 950, rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal et chez les marchands participants de FUTURE SHOP LA CABINE TELEPHONIQUE" BUREAU EN GROS Restructuration scolaire Des parents inquiets PAU LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les milliers de parents montréalais craignant que leurs enfants ne soient forcés de changer d’école à la suite du redécoupage du territoire scolaire devront prendre leur mal en patience: le conseil provisoire de la Commission scolaire francophone du centre (CECM) ne prendra aucune décision sur cet épineux cjossier avant le 21 janvier prochain.A Montréal, l’inscription se fera du l' rau 9 février.«Je n’ai rien garanti.J'aurai un dossier complet en janvier», a résumé hier soir le président du conseil provisoire de la nouvelle commission scolaire du centre, Michel Pallascio, à la cinquantaine de parents qui s’étaient déplacés pour obtenir des éclaircissements.En fait, cette question des enfants qui changent de commission scolaire malgré eux était à l’ordre du jour, mais M.Pallascio préfère avoir un dossier complet avant de trancher.Il reste que les présidents et directeurs généraux des cinq nouvelles commissions scolaires de l’île de Montréal se sont réunis mardi autour de cette question, et quatre d’entre elles, a confié M.Pallascio, sont d’accord pour favoriser le maintien des enfants là où ils sont cette année.Il semble que les échanges entre la Commission scolaire du centre et celle de l’Ouest (Commission scolaire Sainte-Croix) ne poseront pas problème.Seule la Commission scolaire de l’Est (recoupant la Commission scolaire Jérôme Le Royer) serait réticente.Chaque enfant, rappelons-le, représente une subvention du ministère de l’Éducation.Les milliers d’enfants touchés par la restructuration scolaire ne sont pas tous dans le même panier.Certains fréquentent des écoles qui ne sont pas sur leur territoire — ce sont les «extraterritoriaux» — pendant que d’autres habitent des zones grises ou limitrophes et fréquentent une école proche de leur domicile mais qui n’est pas nécessairement la plus près.La CECM a par ailleurs adopté, à sa réunion d’hier soir, une résojution demandant au ministère de l’Éducation de s’assurer que les enseignants reçoivent une formation en technologies nouvelles.«Il est temps que le ministère mette ses pendules à l’heure là-dessus», a dit le commissaire Benoît Bessette.EN BREF Cols blancs patients (Le Devoir) — Fort patients, les 43 cols blancs de Joliette, où les négociations sont bloquées depuis cinq ans, viennent de voter à 76 % en faveur d’une grève.Li Centrale des syndicats démocratiques (CSD), qui représente ces fonctionnaires, précise que la grève de 72 heures se déroulera les 7,8 et 9 janvier.Le syndicat entend maintenir les services essentiels.La Ville demande d’éliminer le plancher d’emploi, la sécurité d’emploi et la sécurité salariale.Selon le syndicat, le directeur général de Joliette, Serge Quenneville, a faussement laissé entendre ces joursci que des rencontres de négociation étaient prévues en janvier, ce qui n’est pas le cas.Un porte-parole des cols blancs, Sylvain I jzotte, précise que ces syndiqués n’hésiteront pas à faire la grève illimitée si la Ville refuse de négocier.CLUB 14021 HOMME Liquidation de costumes importés d’Italie Prix régulier 995*' soldé 475$ 100% pure laine vierge Griffés 1118, rue Ste-Catherine O.L2e étage, Montréal Tél.: (514) 861-3636 i I.K I) K V 0 I It .I.K .1 E IT 1) I IS l> K < K M It It K I !l !l 7 LE DEVOIR MONTREAL L’avenir de la Ville intéresse beaucoup Duchesneau Mais le chef de police de la CUM nie vouloir se présenter à la mairie Les soubresauts politiques se poursuivent à Montréal.Jean Doré, Iiza Frulla et Yvon Lamarre réfléchissent à la mairie, et Jacques Duchesneau en discute.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le chef du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, Jacques Duchesneau, participe à des discussions d’ordre politique concernant l’avenir de la Ville de Montréal mais assure n’avoir aucune intention de se lancer dans la course à la mairie.Il a notamment été vu mardi dernier dans un restaurant en compagnie d’une douzaine de personnes dont la discussion était nettement dirigée sur la structure politique à mettre en place pour déloger l’administration du maire Pierre Bourque.Joint hier alors qu’il est en vacances, M.Duchesneau a assuré qu’il s’agit d’amis de longue date et non pas d’un comité organisateur à caractère politique.Le nom de M.Duchesneau a suscité beaucoup de rumeurs au cours des derniers mois.Chose certaine, des gens d’affaires font sa promotion avec insistance.L’un deux, Richard Lelay, qui travaille pour les Expos, soutient la candidature de Jacques Duchesneau.«M.Lelay, comme plusieurs autres personnes, insiste beaucoup pour que j’y aille, mais moi, je suis en train de regarder ailleurs et ils le savent.[.] Même André Vallerand [ancien ministre libéral] me disait hier [mardi]: “C'est une chance unique qui ne se représentera jamais.Il y a une conjoncture extraordinaire.” Mais ça me laisse complètement froid, ces arguments-là», affirme M.Duchesneau.Ce dernier reconnaît que M.Lelay a notamment fait en sorte qu’il rencontre à trois reprises des gens du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), la dernière réunion remontant à la fin novembre.«Il n'y avait personne de politique.Ce n’étaient que des gens qui gravitent autour du RCM.Oui, j’ai une vision, et je pense qu’il doit y avoir des changements profonds.Je ne peux pas faire abstraction de ce que je vois dans la vie de tous les jours comme haut fonctionnaire.[.[ On a échangé des idées», a expliqué M.Duchesneau.Vera Danyluk rappelle, à titre de présidente, que la CUM s’est donné des règles de conduite très précises.«Si c'est un regroupement de personnes qui ne parlent que des enjeux de Montréal et comment on peut en arriver à relancer Montréal, il n’y a pas de problème.Mais s'il s'agit de parler de Montréal en appuyant un candidat pour déloger le maire Bourque et que c’est un employé de la communauté urbaine, j’insiste pour que cette personne se retire», a déclaré hier Mme Danyluk à l’entrée de la séance du conseil d’administration de la STCUM.Dans un récent sondage Léger et Léger, Jacques Duchesneau devançait la chef de l’opposition et candidate déclarée à l’investiture du RCM, Thérèse Daviau.Les participants au sondage affirmaient connaître davantage M.Duchesneau que Mme Daviau.M.Duchesneau se classait toutefois derrière Jean Doré, Iiza Frulla, Yvon I am aire et le maire Pierre Bourque.L’approche du scrutin de novembre prochain suscite bien des intérêts électoralistes.Jean Doré a annoncé officiellement mardi qu’il est prêt à «servir à nouveau les Montréalais»; la députée libérale Liza Frulla réfléchit mais estime qu’une collaboration avec Yvon Lamarre, l’ancien bras droit de Jean Drapeau, serait une solution pour Montréal; M.Lamarre dit peser le pour et le contre jusqu’à Noël; au sein du RCM, la possibilité de remplacer l’administration Bourque a créé une scission parmi les militants et les dirigeants; par ailleurs, Thérèse Daviau et le conseiller municipal Michel Prescott semblent les deux seuls intéressés à devenir candidats.Un âge.vénérable % (¦ Épi ' .V*-' V’ î ;• v ¦ ‘ • • • % ’ • L • » ’ •; ¦V,V ¦ ¦ ¦ • ' •; ;.vy ¦ fut* .,:¦?¦ Y‘\ ’ '.’ i:— -i î JACQUES NADEAU LE DEVOIR «MON AGE ?J’ai 520 ans!» Le père Noël Jean-Faul Béhart a bien fait rigoler Gérard Villeneuve, assis à sa droite, hier matin, au restaurant Chez Cio à Montréal.Quelque 700 déjeuners ont été servis pour des personnes démunies à l’occasion de Noël.Hier soir, c’était au tour de l’Armée du Salut d’offrir le repas.Commission d’enquête sur la SQ Les enquêtes internes ne valent rien, selon Arsenault ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Pour les prochaines années tout au moins, les enquêtes criminelles sur des policiers de la Sûreté du Québec devront être menées à l’externe, le temps que les policiers plus âgés cèdent leur place et que la population reprenne confiance.C’est la recommandation formulée hier devant la commission Poitras qui enquête sur la SQ par Bernard Arsenault qui, à compter de juillet 1995, a mené avec deux de ses collègues l’enquête interne sur les bavures policières survenues dans l’affaire Mat-ticks.Les trois policiers ont été suspendus de leurs fonctions le 15 octobre 1996 pour manque de loyauté envers la direction et la SQ.«J’ai été assez longtemps dans ce dossier pour en venir à la conviction morale profonde que, pour les prochaines années, tant qu’il n’y aura pas des changements de mentalité, ça devra se faire à l'externe.» M.Arsenault croit que cela devrait être le cas toutes les fois où des policiers risquent de perdre leur emploi.«Pour les cas où le crime n’est pas relié à l’exercice des fonctions ou que c’est un crime que le milieu policier réprouve — comme la possession de stupéfiants, un vol ou une fraude —, les enquêtes peuvent continuer de se faire à l’interne», estime-t-il.M.Arsenault croit également qu’il sera plus facile pour des policiers désireux de dénoncer certaines situations de s'adresser à des gens à l’externe «sans se faire tirer sur la manche».«Il faudra aller à l’externe pour que la population reprenne confiance et que les policiers puissent se promener sans être gênés», a-t-il fait valoir.Plus tôt dans la journée, M.Arsenault avait indiqué avoir appris de Egide Ixmay, président de la Corporation des relations professionnelles des officiers de la SQ, que des officiers (ils sont 160) avaient fait des demandes de destitution à son endroit et celui de ses collègues enquêteurs Hilaire Isabelle et Louis Boudreault.Il faut savoir que l’enquête du trio Arsenault, Boudreault et Isabelle se dirigeait à un certain moment de plus en plus vers des officiers, ceux qui avaient dirigé et coordonné le travail fait dans le dossier des Matticks.«Ils voyaient venir le train.Tout le monde savait qu’il n’y avait pas juste un caporal et trois agents [Lucien Landry, Michel Patry, Dany Fafard et Pierre Duclos] qui avaient eu connaissance de certains faits [la fabrication de preuves et les faux témoignages]», a commenté le témoin.M.Arsenault a avoué avoir fait preuve de beaucoup de naïveté en acceptant le mandat d’enquête confié par le directeur Serge Barbeau.«J’ai cru de façon naïve que la grosseur de la SQ et l’arrivée de M.Barbeau pouvaient nous garantir que le processus d’enquête se ferait correctement», a-t-il dit.C’était sans compter sur le poids de l’Association des policiers provinciaux du Québec et du renouvellement de la convention collective et des pressions exercées sur le directeur Barbeau par le directeur général adjoint aux enquêtes criminelles, André Du-pré, a-t-il dit en substance.Le témoignage de M.Arsenault reprendra le 6 janvier.Transport en commun La carte à puce est pour demain BRIAN MYLES LE DEVOIR Il n’est pas loin le temps où les wagons de métro, les trains de banlieue et les autobus seront envahis par des puces.en silicone, s’entend.L’Agence métropolitaine de transport (AMT) compte en effet automatiser la vente des titres et la perception des recettes dans toute la région d’ici 1999.La p.-d.g.de l’AMT, Florence Junca-Adenot, a précisé hier que l’appel d’offres groupé devrait se faire au cours de l’été prochain.Ce n’est cependant pas avant 1999 que les usagers du transport collectif se convertiront à la carte à puce.Le programme triennal d’immobilisations de l’AMT, dévoilé hier en même temps que le budget 1998, prévoit une somme de 89 millions de dollars pour ce projet.L’AMT investira 4,5 millions, contre 40 millions pour le ministère provincial des Transports et 44,6 millions pour les «autres», c’est-à-dire le secteur privé.Les consortiums CAP 2000, Omnipuce (SNC-Lavalin avec Jean Doré comme conseiller, Cubic, Banque Nationale, Mouvement Desjardins) et Soprin ADS/Ascom Monétel sont notamment en lice pour l’obtention du contrat.Un peu plus à l’ouest, la Société de transport de l’Ou-taouais (STO) a déjà adopté la carte à puce, sous l’expertise de Soprin ADS/Ascom Monétel, qui empoche environ un million.Le système, qui coûte de quatre à cinq millions, devrait servir dès le mois d’août prochain.La carte à puce permet de connaître avec exactitude les déplacements dans une région métropolitaine et de modifier les parcours en conséquence, d’implanter la tarification à distance et de réduire la fraude.Sur le réseau de la seule STCUM, les fraudeurs «volent» annuellement de cinq à six millions.De l’argent et des projets Le budget de l’AMT sera de 174,4 millions en 1998, en hausse de 11 millions par rapport à l’année dernière.Les revenus proviennent de la taxe sur l'essence (43,3 millions), les droits d’immatriculation de 30 $ par automobiliste (40,9 millions), les recettes des passagers des trains de banlieue (13,5 millions), les contributions municipales (18,3 millions), les recettes métropolitaines (34,9 millions) et différentes subventions gouvernementales (23,5 millions).Le gel des tarifs sera maintenu pour les titres métropolitains.Le fonds d’immobilisations totalise 332,7 millions, dont 186,9 millions seront réservés à de nouvelle initiatives.L’argent servira entre autres pour la création, en 1998, de huit nouvelles voies réservées ou mesures préférentielles (Marcel-Laurin-Côte-Vertu, Cartier-Carrefour Laval, route 138, pont Le Gardeur, prolongement Newman, Carrefour Laval-Rive-Nord, Taschereau-A10 et A30, prolongement route 116-Saint-Bruno).A ces voies s’ajoutent 12 nouveaux parcs de stationnement incitatif (3415 places) et trois terminus (réfection à Henri-Bourassa, Terrebonne, Bois-Francs).L’Agence de transport métropolitain s’est par ailleurs donné l’objectif d’accroître l'achalandage dans la région métro|x> litaine de 1,5 %, pour un total anticipé de 221 millions de passagers en 1998.Pour ce qui est du train de banlieue seulement, qui a connu un succès inespéré, l’AMT espère un total de 8,9 millions de voyageurs en 1998, en hausse de 8 %.«Toutes nos prévisions d'achalandage ont été réalisées en 1997, se réjouit Florence Junca-Adenot.Ça va assez bien.» A cet égard, la ligne expérimentale Blainville-gare Jean-Talon pourrait être implantée en permanence dès mars 1998, à condition que le service soit «évalué positivement».Une somme de 1,5 million est également prévue pour un projet-pilote de train de banlieue entre Saint-Bruno et le centre-ville de Montréal.PREMUNISSEZ-VOUS CONTRE LE BESCHERELLE NOUVEAU! McGill DIVISION DE GÉRIATRIE La Division de gériatrie de l’Université McGill désire remercier les sociétés suivantes pour leur généreuse contribution à titre éducatif aux Conférences gériatriques de l'Université McGill, 1997-1998: Bayer Inc.Hoechst Marion Roussel Novartis Inc.Pfizer Canada SmlthKIine Beecham Pharma Nous remercions également: Bristol-Myers Squibb Dupont Pharma Hoffmann La Roche Ltée.Janssen Ortho Inc.Merck Frosst Canada Servier Canada Inc.Grâce à cette contribution, tous les participants aux Conférences gériatriques bénéficieront une fois de plus des connaissances développées par d’éminents professeurs des universités canadiennes et américaines sur les questions-clés touchant les soins médicaux aux personnes âgées et la recherche sur le vieillissement.plcurt' BRAILLE est-elle là?) SHOT (Elle a beaucoup pleuré) Deux petits ouvrages pas bêtes du tout de GcOVgCS DOV COUREZ VITE CHEZ VOTRE LIBRAIRE» LANCTÔT EDITEUR K N BREF Medley écope de 26 ans à l’ombre (PC) —James Medley, reconnu coupable d'enlèvement, de séquestration et de torture à l’endroit de quatre adolescentes en fugue, a été condamné hier à 26 ans et huit mois de prison.le juge Gérard Girouard, de la Cour du Quebec, a par ailleurs imposé à Medley un minimum de dix ans de détention avant qu’il ne soit admissible à une libération conditionnelle, le tribunal a cependant refuser de le reconnaître criminel dangereux comme le réclamait la poursuite.Sa complice, Tracy Gonzalez, écope pour sa part de sept ans et huit mois de prison.Une troisième complice, Christina Sherry, qui a plaidé coupable, a déjà été condamnée à quatre ans de pénitencier.Les crimes sont survenus de 1991 à 1996 à la résidence de James Medley dans le quartier Notre-Dame-de-Grâ-ce, à Montréal.Medley a déjà décidé d'en appeler de cette sentence.Hippodrome: des projets à la poubelle (Le Devoir) — Le maire Pierre Bourque a vu ses intentions politiques quant à la construction d’infrastructures pour désenclaver le site de l’Hippodrome de Montréal mises à la poubelle.Mardi soir, les élus d’opposition ont majoritairement retiré du programme triennal d’immobilisations (PTC), soit les investissements à long terme, le projet de réaliser le lien entre les chemins Cavendish et Royalmount.Le conseiller municipal Marvin Rotrand, de la Coalition démocratique de Montréal, a fait cet amendement notamment parce que le projet ne reçoit pas la subvention gouvernementale correspondant à 50 % du prix total (12 millions) mais seulement deux millions.Pourtant, comme le rappelle M.Rotrand, le comité exécutif de la Ville avait établi cette condition en septembre dernier pour rendre acceptable la vente de l’Hippodrome, qui avait soulevé un tollé.Grèc/ieœ Gadeauæ S?< ù+ iHi/àjieuæ «É» 10% DE RABAIS L SUR LES CRÈCHES sur présentation de cette annonce yjes//ia/u/s cJjQok/aii/e 60.rue Notre-Dame ()., Montréal 845-3194 TOUT NOUVEAU MATHOPHILIE 416 TOME 2 GUIDE PÉDAGOGIQUE Manuel 416, tome 1 Manuel 416, tome 2 Guide pédagogique 416, tome 2 Manuel 436, tome I Manuel 436, tome 2 Manuel 514, tome 1 2r cycle du secondaire Directrice de collection et auteure : Louise Lafortune Ph.D.Les manuels de cette nouvelle collection sont conçus pour aider certains élèves à soutenir leur «mathophilie» et pour en aider d'autres à passer de la «mathopho-bie» à la «mathophilie».Les moyens utilisés visent à ce que les élèves apprivoisent la mathématique et découvrent du plaisir à en faire.L'approche développée dans la nouvelle collection MATHOPHILIE tient compte des dimensions cognitive, métacognitive, affective et sociale de l’apprentissage de la mathématique.La nouvelle collection MATHOPHILIE répond aux exigences et contenus, aux principes directeurs et objectifs des nouveaux programmes de mathématique du ministère de l’Éducation.Siège social : GUÉRIN, éditeur ltée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.gucrin-cditeur.qc.ca A 1 L K I) K V II I II , I.E .1 E l’ I) I IK l> Ê (' E M B It E I !» !» LE DEVOIR POLITIQUE Grande Bibliothèque du Québec Le site sera connu en février MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le site de la Grande Bibliothèque du Québec sera annoncé au mois de février.C’est ce qu’a annoncé la ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, hier, en déposant le projet de loi 403 qui institue la GBQ.Le conseil provisoire de la GBQ fera une recommandation à la ministre au début de l’année.Plusieurs sites sont encore à l’étude, mais deux retiennent toujours l’attention, soit un terrain situé près de la Place des Arts et le Palais du commerce.La ministre Beaudoin a dit à deux reprises hier que le conseil présidé par Clément Richard avait à ce sujet un pouvoir de recommandation à la ministre et tjon de décision.A la suite du dépôt du rapport du conseil en février, le document fera l’objet de disr eussions au comité ministériel Educa-tion-Culture et au conseil des ministres.Mme Beaudoin a précisé hier qu’elle rendra également publique au début de l’année sa politique de la lecture et du livre, qui suggérera, notamment, des associations entre bibliothèques scolaires et municipales pour favoriser l’accès aux livres aux écoliers fréquentant des institutions primaires au Québec.L’ensemble du dossier sera donc globalement connu au mois de mai, a-t-elle précisé.Il s’écoulera ensuite deux ans avant «d'entrer dans la GBQ».Les travaux de construction devraient commencer dans environ un an.La politique du livre sera aussi rendue publique en début d’année «Ça fait 15 ans qu’on dit qu'il faut régler le problème de la BCM et de la BNQ, a rappelé la ministre Beaudoin.Il y a 80 % des volumes et des documents qui ne sont pas accessibles au public.» Elle a indiqué que la GBQ réglait deux problèmes d’un coup, celui des locaux qui manquent à la fois à la Bibliothèque centrale de Montréal (BCM) et à la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ).Par ailleurs, le montant que paie la Ville de Montréal pour le budget de fonctionnement de la BCM devrait être transféré à la GBQ, pas plus, ni moins.Le projet de loi déposé hier précise que le conseil d’administration de la GBQ sera formé de sept personnes, dont le président nommé par le gouvernement.Deux personnes seront nommées par la Ville et deux autres représenteront les usagers.Le président de la BNQ et le bibliothécaire en chef de la Ville siégeront également au conseil qui nommera, pour sa parti le directeur général de la nouvelle institution.La loi prévoit aussi que le deuxième exemplaire du dépôt légal des documents à la BNQ sera intégré à la collection de la BCM au sein de la Grande Bibliothèque.La législation définit enfin le fonctionnement de la GBQ et les services qu’on devra y retrouver, y compris ceux aux immigrants.«Une des premières choses que font les nouveaux arrivants, souligne Mme Beaudoin, c'est d’aller voir dans les bibliothèques ce qui peut les aider à apprendre la langue, de la majorité comme je le souhaite, et avoir un premier contact avec la littérature du pays.» EN BREF Réforme de l’aide sociale aujourd’hui (Le Devoir) — C’est ce matin que la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, déposera son projet de loi traçant les grandes lignes de sa réforme tant attendue de l’aide sociale.Intitulé Projet de loi sur le soutien du revenu et favorisant l’emploi et la solidarité sociale, la réforme ne devrait pas susciter pour l’instant un raz-demarée de critiques des groupes re présentant les bénéficiaires de l’aide sociale.C’est plutôt par voie de règlements que le gouvernement Bouchard abordera au printemps la question des irritants de la réforme.PQ et fleurdelisé Québec (PC) — Le premier ministre Lucien Bouchard se défend de vouloir profiter du cinquantième anniversaire du drapeau québécois pour redorer l’image de son gouvernement et du PQ.M.Bouchard répliquait aux attaques de Mario Dumont qui accu- se le gouvernement de dépenser des fonds publics dans cet événement «pour des fins de campagne électorale».Rappelons que le Parti québécois aura trente ans en 1998, un anniversaire qui coïncide avec celui du drapeau choisi il y a 50 ans par Maurice Duplessis.Vendre Kyoto Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral vient de se lancer dans une campagne d’information destinée à vendre aux Canadiens l’entente sur la réduction des gaz à effet de serre conclue dans le cadre de la récente conférence de Kyoto sur les changements climatiques.La ministre de l’Environnement Christine Stewart et son homologue des Ressources naturelles Ralph Goodale ont déjà exposé les thèmes qu’ils se proposent de développer à travers le Canada, au cours des semaines à venir.«Nous disposons d’une entente bonne pour le Canada et bonne pour le monde», a déclaré Mme Stewart devant le National Press Club, hier à Ottawa.En récompense d’un service dépassant toutes les attentes.I w haque Rolex qui porre un sceau rouge a passé avec succès de longs et rigoureux tests afin d obtenir le titre convoité de chronomètre suisse, dependent, c’est une réussite facile pour une montre qui a déjà passé le plus difficile des examens : être une Rolex.W ROLEX OYsrr.R PI RPF TUAI DATE Nous sommes tiers d être votre bijoutier agréé Rolex.//)ijouter te Gàmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Renseignements personnels Néron maintient sa version des faits L’ancien bloquiste prétend que Charles Chevrette ne dit pas {oute la vérité C’était au tour d’André Néron de comparaître à huis clos hier devant la Commission d’accès à l’information.L’ancien chef de cabinet bloquiste a maintenu sa version des faits, à l’origine d’allégations de divulgation de renseignements personnels impliquant le cabinet du premier ministre Lucien Bouchard.c’est que Charles Chevrette lui avait indiqué, selon des renseignements obtenus du ministère du Revenu, que le député Ghislain Lebel avait des retards dans le paiement de ses cotisations à l’impôt.M.Chevrette aurait demandé à M.Néron d’intervenir pour modifier cette situation, ce qu’aurait refusé André Néron.«Je lui ai dit que ça ne nous regardait d’aucune manière, que c'était une affaire strictement privée, personnelle.On ne parlait pas d’un cas de fraude.» M.Néron n’a produit aucun document devant la CAI hier.Il a précisé toutefois qu’il n’a jamais été question des montants impliqués lors de la conversation téléphonique avec Charles Chevrette au sujet des renseignements fiscaux, à part le retard dans le paiement des cotisations du député du Bloc.Selon îui, le premier ministre Bouchard n’était pas au courant de cette affaire.«Si Charles Chevrette reçoit un appel du ministère du Revenu pour dire qu'il y a un problème avec un MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC André Néron affirme que l’ancien chef de cabinet adjoint du premier ministre Lucien Bouchard, Charles Chevrette, n’a pas dit la vérité au sujet d’une présumée divulgation de renseignements personnels.L’ancien chef de cabinet de Michel Gauthier au Bloc québécois ajoute que M.Chevrette devrait écouter son père, le ministre Guy Chevrette, et dire tout ce qu’il sait sur le fait qu’il aurait été mis au courant des retards de paiement d’impôt d’un député du BQ.«Si Charles Chevrette disait ce qui s’était passé véritablement, on éviterait un tas de débats, de commissions et d’enquêtes», a déclaré hier M.Néron avant de comparaître à huis clos devant la Commission d’accès à l’information, qui enquête sur cette affaire.Ce qui s’est passé l’an dernier, a expliqué M.Néron, qui vit maintenant en République dominicaine, député du Bloc, ce qu’ils ont à faire, c'est de dire: “On a un problème, monsieur le premier ministre.Au ministère du Revenu, il y a des informations qui sortent.">> Toutefois, contrairement à ce que supposait l’op-position libérale mardi lors de la période des questions, l’ancien chef de cabinet de Michel Gauthier soutient ne jamais avoir vu de documents confidentiels émanant du conseil des ministres québécois transmis au Bloc à Ottawa.A sa sortie de l’interrogatoire devant la commis saire Diane Boissinot, M.Néron a reçu des mains d’un huissier de la cour une citation à comparaître.Sans indiquer la raison de cette convocation, il a mentionné qu’il n’avait pas de lien avec le sujet de l’enquête de la CAI.Par ailleurs, la CAI a confirmé hier qu’elle prolongeait le mandat de l’enquête jusqu’au 30 janvier 1998.La commissaire Boissinot a justifié sa demande de prolongation par le très grand nombre de documents à consulter et de personnes à rencontrer.Déjà, une vingtaine de témoins ont été entendus.On prévoit recevoir le témoignage d’une dizaine d’autres personnes dès la semaine du 5 janvier.Les audiences publiques auront lieu par la suite.Formation professionnelle La ministre Marois dit retirer des programmes pour mieux les relancer PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — La ministre de l’Education Pauline Marois a affirmé, hier en Chambre, qu’une quinzaine de programmes de formation professionnelle et technique du niveau secondaire ont été retirés afin de les moderniser.«Si nous retirons certains programmes, a-t-elle dit, c’est essentiellement pour pouvoir les redéfinir d’une façon plus moderne et les rendre plus compatible avec le marché du travail.«J’ai la responsabilité comme ministre de l’Éducation, a-t-elle ajouté, de m'assurer que la formation qui est donnée, qui est accessible aux jeunes, soit adéquate, conforme aux exigences du marché du travail.Nous devons moderniser l’ensemble de nos programmes et c’est exactement ce que nous faisons.» Le critique libéral François Ouimet a pour sa part précisé que la ministre a retiré pas moins de 16 programmes qui conduisaient à un di- plôme et dans la très grande majorité des cas à un emploi.Les programmes de formation abolis le 5 décembre dernier sont: tenue de caisse, télémarketing, exploitation du matériel informatique, secrétariat bureautisé, secrétariat bilingue.Ceux qui l’ont été hier, sont: infographie, commercialisation des voyages, dessin de bâtiment, électrotechnique, mise en oeuvre de matériaux composite, électromécanique de système automatisé, entrepreneur général, lancement d’entreprise, technique d’usinage à contrôle numérique, usinage de machines-outils et comptabilité.Selon M.Ouimet, la décision a été guidée par les compressions budgétaires de 80 millions $ dans les cégeps qui ont négocié avec la ministre afin de récupérer cette clientèle du secondaire.«On parle de 4083 élèves, a-t-il expliqué, dans ces programmes pour cette année ce qui permettra aux cégeps d’augmenter son financement et d’amoindrir le choc des compressions.» La conséquence la plus grave de ce transfert de clientèle, a noté M.Ouimet, c’est que ces élèves sont des décrocheurs du cégep qui sont allés vers le secondaire et à qui on va demander de retourner d’où ils viennent s’ils veulent compléter leur formation.«Les gens du terrain, a-t-il dit, indiquent que cette situation n'a pas de sens.Les jeunes ne pourront jamais accéder à ces programmes parce qu’ils ne possèdent pas les préalables, comme, entre autres, un secondaire 5, des cours de mathématiques et d’anglais langue seconde réussis.» En réponse à ces objections, Mme Marois a parlé du taux de satisfaction des jeunes qui atteint les 80 à 85 %.«Ce qui veut dire, a-t-elle souligné, que nos programmes doivent être adaptés, conformes aux besoins.» Pour elle, cependant, il ne faut jamais perdre de vue la formation générale des jeunes «pour qu’ils restent toujours capables de revenir en formation compte tenu que durant leur vie active et leur vie professionnelle, ils auront probablement à changer de métier à cinq, six, ou sept reprises».ARCHIVES LE DEVOIR La ministre de l’Éducation Pauline Marois Libéraux et péquistes croisent le fer sur le chômage des jeunes PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Lucien Bouchard a affirmé, hier en Chambre, que l’emploi chez les jeunes est devenu l’obsession de son gouvernement.«Le gouvernement, a-t-il dit, a fait de l’emploi, je dirais, son obsession.Nous avons pris un ensemble de mesures sans précédent pour assainir l’économie, les finances publiques et créer un climat au sein duquel l’investissement et la confiance des consommateurs pourraient revenir.» «Ceci étant dit, a-t-il toutefois précisé, il faut que nous poursuivions nos efforts parce que les emplois qui ont été créés, dans l’ensemble, n’ont pas profité aux jeunes.Nous savons que le taux de chômage de 11 % est inacceptable et qu’il l’est encore moins du côté des jeunes.» Interrogé par le chef de l’opposition Daniel John- son sur les politiques gouvernementales au chapitre des emplois pour les jeunes, M.Bouchard a affirmé que «le gouvernement fait tout ce qu’il peut et certainement pas encore assez».«On va en faire plus», a-t-il lapcé.De son côté, la ministre d’Etat de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, a elle aussi admis que le chômage chez les jeunes est trop élevé.«Le chômage est moins élevé en 1997» qu’il ne l’était en 1993, a-t-elle dit, alors que chez les 15 à 29 ans, le taux atteignait 17 % comparativement à 16,8 % en 1997.«Ça ne nous réjouit pas, a poursuivi la ministre, mais ça nous indique que le problème n'est pas récent.» Les chiffres indiquent surtout, selon elle, qu’au Québec, «l’emploi des jeunes a reculé effectivement de 12 000 postes, mais qu’au Canada, il a reculé de 35 200 postes».«Il y a un problème à l'égard de l’emploi des jeunes dans les sociétés industrialisées», a précisé la ministre.Le chef libéral a pour sa part cité les rapports mensuels de Statistique Québec pour démontrer une chute dramatique de l’emploi chez les jeunes par rapport aux chiffres de l’année dernière.«Moins 10 000 en janvier, a-t-il indiqué, moins 22 800 en avril, moins de 33 000 au mois d'août, soit une moyenne cette année de moins 16 OOO emplois, un taux de chômage de 20 % chez les 15-24 ans.» Pour lui, les politiques du gouvernement de Lucien Bouchard sont un échec et démontrent qu’il n’y a toujours pas de politique économique ciblée sur l’emploi pour les jeunes.«Legouvernement n'a pas été inactif, a répliqué le premier ministre.Nous avons adopté un grand nombre de mesures pour favoriser le redécollage de l’emploi chez les jeunes.Ce que vous avez devant vous, c’est un gouvernement qui est bien conscient de la situation, qui fait des efforts considérables pour enregistrer desgains et qui va continuer d'en faire.» ttnv marie allaire PRÊT-À-PORTER 30 JO % de rabais Venez choisir nos uêtements en toute tronquilité et en toute intimité.Tailles 6-18 ans ouvert les dimanches jusqu'à Noël 1588, rue Fleury Est, Montréal (514) 384-4808 0 I c * jusqu’à 50 % de rabais sur toute notre marchandise 277, av.Laurier O.277-7558 Centre de Commerce Mondial 281-7999 Voiei le Fiefo bimoefe en cltoir et en o/s.^[j() Vi>A, |E3 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équilibré pour le CHUM Jean-Robert Sansfaçon La grève préméditée des seuls employés syndiqués à la CSN du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) perturbe de façon dramatique le fonctionnement de cet hôpital.La fusion de trois institutions en un seul mégacentre réparti sur trois campus n’est pas chose facile.Surtout dans un contexte de restrictions budgétaires.Elle est néanmoins nécessaire.P lusieurs scénarios ont circulé au cours des dernières semaines concernant la configuration des services de ce qui sera bientôt le plus important et le plus spécialisé des centres hospitaliers du Québec.Il y a longtemps qu’on attendait la naissance de ce centre au cœur de la métropole.On se souviendra qu’un ex-ministre libéral voulait déménager toutes les grandes spécialités médicales du centre-ville vers un nouvel hôpital d’envergure qui aurait été construit au nord-est de la ville.Une option abandonnée après qu’une large coalition de Montréalais eut fait la démonstration de l’importance stratégique de maintenir les services les plus spécialisés au centre-ville.Et puisque les finances publiques ne permettaient pas de repartir à zéro, il fut convenu de regrouper trois des plus importants hôpitaux montréalais, Notre-Dame, Saint-Luc et Hôtel-Dieu, sinon sur un même site, du moins sous un même chapeau administratif.Or, un tel regroupement ne pouvait logiquement se réaliser sans que l’on procède à la rationalisation de tous les services, tant médicaux que techniques, administratifs et de soutien.D’où l’élaboration de scénarios qui ont conduit à la signature d’un protocole entre les représentants des médecins, des infirmiers et des syndicats d’employés généraux, puis à l’adoption cette semaine d’un plan de match incluant les objectifs quant au nombre de lits à conserver, de jours moyens d’hospitalisation, d’employés, et quant à la vocation des centres.A chaque étape de ces discussions, l’un ou l’autre groupe a pu exprimer son point de vue, mais il allait de soi que tout le monde ne pourrait trouver satisfaction.C’est ainsi que les syndiqués de la CSN, dont un grand nombre se retrouvent parmi les employés de soutien, seront particulièrement affectés par le regroupement des buanderies et des cuisines, de même que par la transformation de l’Hôtel-Dieu en un grand centre ambulatoire et administratif.C’est donc pour protéger les descriptions de postes du passé pour le plus grand nombre possible de membres qu’on a débrayé une première fois le 19 novembre dernier, en exigeant l’affichage de tous les postes laissés vacants par le départ pour la retraite de plus de 900 employés depuis l’été.Des postes pour la plupart intéressants, puisqu’ils étaient occupés par des employés possédant plusieurs années d’ancienneté, qui risquaient de disparaître ou d’être transformés avec la réorganisation des services.Ajoutez à cela le triste sort réservé aux infirmières auxiliaires, aussi membres de la CSN, dont la direction du CHUM semble vouloir réduire le nombre à la faveur de la restructuration, et voilà réunis les ingrédients d’un nouveau vote de grève générale, illimitée celle-là, qui fut pris à faible majorité (56 %) il y a deux semaines pour être exercé au besoin, en temps et lieu, comme le veut la coutume.Seul syndicat radicalement insatisfait des termes du protocole de fusion accepté par la plupart des groupes, la CSN a présenté sa propre vision du CHUM de l’avenir.Selon ce scénario, dont on retrouve les grandes lignes à l’intérieur des documents officiels du conseil d’administration, le CHUM devrait maintenir tous les services dans chacun des trois centres, accroître le nombre de lits de courte durée et refuser d’adhérer à l’objectif national de diminution de la durée moyenne de séjour des patients.De même, au plan financier, le scénario CSN La grève au CHUM est une bataille d’arrière- garde, illégale et immorale.propose d’augmenter les dépenses de plusieurs dizaines de millions et le nombre d’employés de presque 800! En somme, on se dit d’accord pour faire du CHUM un mégahôpital, mais en autant que les trois institutions actuelles conservent le même mandat que par le passé, les mêmes tâches de travail pour chacun, les mêmes services de soutien, et qu’on augmente les budgets.Mardi soir dernier, le conseil d’administration du CHUM rejetidt à la fois les scénarios les plus restrictifs qui lui étaient suggérés et qui faisaient craindre le pire à plusieurs, et celui, illogique, de la CSN.Par contre, à la satisfaction du plus grand nombre, y compris parmi les syndiqués d’autres centrales, le conseil adoptait un scénario proche des termes du protocole de fusion accepté l’an dernier par la majorité, proche aussi de la recommandation formulée récemment par la Régie régionale.Ainsi, au lieu des 1100 lits ou même 900 lits proposés par les études de la firme CGO-CGI, le conseil opte désormais pour le maintien en l’an 2001 de 1200 des 1400 lits actuels, soit à peine 48 de moins que la recommandation de la Régie mais bien loin des 1575 lits demandés par la CSN.Quant à la réorganisation des services, encore là, le conseil confirme son intention de transformer l’Hôtel-Dieu en un grand centre ambulatoire et administratif et, en contrepartie, de regrouper les services médicaux exigeant une hospitalisation dans les deux autres pavillons.En annonçant son plan de restructuration pour les prochaines années, la direction du CHUM a fait savoir que le nombre total d’emplois ne diminuerait pas et que la vaste majorité des postes devenus vacants depuis les départs pour la retraite seraient bientôt affichés.Autant de motifs qui doivent réjouir les employés, même si plusieurs d’entre eux devront changer d’affectation, ce qui, dans les circonstances, est un bien mince inconvénient pour des gens qui ont la permanence d’emploi.Une décision du conseil somme toute équilibrée, qui n’a peut-être pas le mérite d’opter pour le scénario le plus productif et le plus économique, mais qui protège l’emploi et qui ménage bien des susceptibilités.Sauf certaines, car il n’en fallait pas plus pour que les dirigeants locaux des syndiqués de la CSN montent aux barricades et mettent à exécution le faible mandat de grève obtenu antérieurement.Une grève doublement illégale puisque les représentants syndicaux sont déjà sous le coup d’une ordonnance du Conseil des services essentiels qui, le 2 décembre, les a mis en demeure de «prendre-toutes les mesures nécessaires pour que les salariés s’abstiennent de toute grève ou arrêts de travail concertés [.]».Le genre d’ordonnance qui ne semble pas avoir beaucoup d’influence sur ces militants qui continuent d’affirmer abusivement que leur grève vise à défendre la qualité des soins! Devant la gravité de la situation, on ne peut qu’inviter à nouveau les syndiqués à retourner immédiatement au travail.Si des griefs subsistent à cause de la lenteur de la direction du CHUM à appliquer les ententes intervenues antérieurement, une procédure d’arbitrage existe pour les régler qui ne demande aucun moyen de pression.Surtout pas de l’ampleur de ceux qui sont utilisés à l’heure actuelle.En cas de refus d’obtempérer, les autorités du gouvernement et du CHUM doivent faire appliquer la loi dans toute sa rigueur, surtout à l’endroit de l’appareil syndical qui, contre tout sens social et en pleine connaissance de cause, a pris le parti d’enfreindre une loi destinée à protéger la population.LETTRES Le beurre et l’argent du beurre MM.Boucher et Palda (U Devoir, 25 novembre 1997) semblent laisser croire aux consommateurs québécois qu’ils paient trois fois et demie le prix mondial du beurre pour soutenir l’Union des producteurs agricoles (UPA).Il faut bien comprendre que le prix mondial du beurre est celui d’un marché de surplus dit dumping.En fait, c’est un prix de liquidation des surplus pour lesquels il n’y a pas preneur.11 est impossible d’approvisionner un pays de façon régulière à partir de ce marché de surplus.Pour payer moins cher le beurre, pourpons-nous nous approvisionner aux États-Unis?Selon le Département du travail américain et Statistique Canada, le prix au détail du beurre pour l’année 1996,a été de 0,05 $ de moins la livre aux États-Unis qu’au Canada.Il est vrai que les producteurs laitiers canadiens, grâce à leur système de mise en marché, reçoivent pour leur lait un meilleur prix que leurs voisins américains, mais ce ne sont pas les consommateurs américains qui en profitent mais plutôt les transformateurs.Les auteurs semblent confondre les tarifs douaniers de 351,4 % et la capacité pour les consommateurs d’acheter le beurre 3,5 fois moins cher.Les tarifs douaniers sont là pour protéger nos industries, donc nos emplois, du dumping international et pratiquement tous les pays membres de l’Organisation mondiale du commerce y ont recours.Quant à la coloration de la margarine, le Québçc n’est pas le seul à intervenir: aux États-Unis, une loi datant de 1950 du Food, Drug and Cosmetics Act exige aux margariniers de colorer la margarine d’un jaune beaucoup plus foncé que celui du beurre pour ne pas leurrer les consommateurs.Cela irrite les multinationales telle Unilever, non pas pour une question de principe ou pour le bien des consommateurs, mais pour une question de gros sous.Penser que les consommateurs pourront faire leur épicerie au prix mondial si on enlève tous les tarifs douaniers est une illusion d’économistes purement théoriciens.Le Canada est un des pays où les consommateurs paient le moins cher au monde, en pourcentage de leur revenu net, pour s’alimenter.Pierre Lanoix Professeur au Cégep Joliette De-lMnaudière Joliette, 1" décembre 1997 De Godbout à Johnson En 1962, il a exactement 35 ans, on pouvait lire dans La Crise de la conscription d’André Laurendeau, l’un des plus fervents animateurs du mouvement anticonscriptionniste, ce qui suit: «Ijes libéraux, maîtres du gouvernement fédéral, le sont devenus du gouvernement provincial.Créature, presque au sens propre, des fédéraux, le régime Godbout acceptera toutes les formes de collaboration.» Les mêmes libéraux fédéraux ont dit à leur récente réunion qu’ils vont tout faire pour aider Daniel Johnson et son parti à prendre le pouvoir au Québec.11 semble bien qu’ils rêvent de revenir au temps de Godbout.Hier, les anticonscriptionnistes à éliminer; aujourd’hui, les souverainistes à abattre.Hier, Godbout.Aujourd’hui, Johnson?Pierre-Paul Roy ImvüI, 8 décembre 1997 V' AU - [/ AN»1 A-4 7/ m » w» Les nouveaux visages de l’immigration immigration peut prendre plusieurs formes.Certains trouvent l’expérience du dépaysement traumatisante; d’autres s’estiment plutôt libérés en se permettant une ouverture extraordinaire sur une nouvelle vie.Rahim Jaffer, le jeune député du Reform Party, semble avoir opté pour une telle attitude.Né en Ouganda d’une famille asiatique de religion is-mali (une branche de la religion musulmane), il est arrivé au Canada très jeune.Son père avait dû tout laisser derrière lui lorsque les Asiatiques furent expulsés par ldi Amin; il a recommencé sa vie d’abord à Vancouver, puis à Edmonton.M.Jaffer a fait ses études à l’Université d’Ottawa tout en travaillant pour le député libéral torontois Dennis Mills.Il est retourné ensuite à Edmonton où il a travaillé pour la dernière entreprise de ses parents, un café de la chaîne Grabbajabba.Jeune entrepreneur, il a adhéré au Reform Party pour son message d’austérité fiscale.Au printemps dernier, à la surprise de tout le monde, il fut élu député à 25 ans (il célèbre cette semaine son 26' anniversaire).Après le départ de Stephen Harper, c’est le député réformiste le plus bilingue du caucus; ainsi, il a été nommé critique pour le dossier de l’unité nationale, avec le résultat qu’il présente une grande partie de ses discours en français.Son français est maladroit mais enthousiaste; et si sa grammaire est souvent inexacte, il parle sans la timidité qui caractérise tant de mes compatriotes quand ils s’aventurent dans l’autre langue officielle.(Lorsque j’ai consulté un collègue québécois sur la qualité du français de M.Jaffer, il l’a coté parmi les politiciens anglophones qui s’efforcent de parler un français meilleur que celui de Lloyd Axworthy, mais pas aussi bon que celui d’Alexa McDonough, qui a fait des progrès remarquables.) Graham Fraser ?De plus, il a visité régulièrement le Québec pendant la session: plusieurs fois, le lundi, il est revenu à Ottawa d’Edmonton en passant par le Québec, où il a participé à des rassemblements publics dans la Beauce et dans Bellechasse, des régions d’intérêt pour le message anti-taxe et pro-PME du parti.Il n’est pas surprenant que l’assemblée à laquelle j’ai assisté, à Lac-Etchemin, avait réuni des gens qui rappelaient les discours de Réal Caouette; l’un d’eux, pour m’expliquer son passé politique, récita par cœur de longs passages de l’encyclique papale de 1932.Mais Rahim Jaffer est plus intéressant que ses tournées québécoises parfois folkloriques pourraient le laisser croire.Si les réformistes semblent prêcher dans le désert au Québec, il faut rappeler * qu’autant ils aimeraient y effectuer une percée, autant ils voudraient faire de même en Ontario.Le visage anti-québécois de la campagne de Manning aux dernières élections n’a pas fermé la porte au Québec, où le parti n’a jamais eu de chance, mais en Ontario.C’est en Ontario que la publicité anti-Québec a fait le plus mal aux réformistes et empêché le parti de sortir de l’Ouest pour gagner plus d’appuis qu’en 1993.C’est aussi en Ontario que les électeurs jugent un chef et son parti à leur attitude envers le Québec; c’est un test que Preston Manning a lamentablement échoué en 1997.Rahim Jaffer joue donc un rôle extrêmement important dans la réhabilitation du parti aux yeux des Onta-rieps.Évidemment, il incarne le changement dans un parti qui fut représenté dans le passé par de vieux ruraux de l’Ouest, des chrétiens traditionnels souvent enragés par le bilinguisme sinon carrément anti-français, anti-immigration sinon carrément racistes, anti-urbains et, bien sûr, anti-gouvernement.Mais voilà que Jaffer est charmant, candide, articulé, jeune, musulman, plus ou moins bilingue, immigrant, membre d’une minorité visible, urbain et asiatique; il apporte à son parti une vision différente.Un symbole du changement?M.Jaffer et une vingtaine de députés réformistes ont appuyé l’amendement constitutionnel demandé par le Québec.L’une des grandes caractéristiques que l’on remarque au Canada depuis 1993 est l’émergence de membres des communautés d’origine indienne: musulmans, sikhs et hindous.Ils font leur marque parmi les grands auteurs canadiens (Michael Ondaat-je, Neil Bissoondath, Rohinton Mis-try), à la télévision anglaise de Radio-Canada, dans les centres-villes de Vancouver et de Calgary, à la Tribune de la presse à Ottawa et à la Chambre des communes.C’est un épanouissement culturel et un enrichissement du pays que je trouve fascinants.Mais en plus d’être fier de sa communauté, M.Jaffer est membre à part entière d’une équipe politique qui dénonce quotidiennement le gouvernement pour son niveau çle taxation et le rôle substantiel de l’État dans la vie des citoyens.Il s’agit d’un conservatisme très américain, très républicain; et ce n’est pas un hasard si le Reform est un parti de l’Alberta, la plus américaine des provinces canadiennes.M.Jaffer n’est toutefois pas seul: bien des jeunes réformistes, dont plusieurs immigrants, se rejoignent dans le conservatisme économique et fiscal.Une hirondelle ne fait pas le printemps, et ce n’est pas la présence d’un jeune député doté d’une expérience fort intéressante qui transforme un parti.Mais c’est là la preuve que les libéraux n’ont plus le monopole politique des communautés culturelles.En donnant une visibilité accrue à son jeune-député-charmant-qui-parle-français, M.Manning peut mieux cibler le grand prix de la politique canadienne, l’Ontario.Visant le noir, comme dirait la chanson, il veut tuer le blanc.A P R, 0 P 0 S .du revenu familial lœ revenu familial moyen en 1995 était de 55 247 $, soit à peu près le même que l’année précédente, après correction en fonction de l’inflation.La stabilité du revenu familial moyen global masque des changements au sein des familles dans divers quintiles, le revenu moyen des familles dans le quintile inférieur étant le seul à ne pas avoir changé.Les revenus de familles des deux quintiles supérieurs ont augmenté, les placements et d’autres revenus (prove- nant principalement de pensions et de rentes privées) ayant connu une hausse entre 1994 et 1995.Les familles des quintiles du milieu ont vu leur revenu diminuer par suite d’une baisse de rémunération.U: revenu familial a atteint un sommet en 1989 (58 024 $ en dollars constants de 1995).Répartition du revenu au Canada selon la taille du revenu, 1995, Statistique Canada, dans Tendances sociales canadiennes, été 1997.LE DEVOIR FONDE A R E N R R 0 U R A S S A LE 10 JANVIER !) I fl Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCOTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TII0UIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAY0UETTE, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON, ROLAND YVES CAR1GNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 2 050, rue de Bleury, 9“ étage, Montréal (Québec) Il B A 3M9.Toi.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS « / L K I) K V OU, I.K .1 K T I) I I « I) É (’ E M B It K 1 !> i) 7 A 7 IDEES Le Quebec bashing bat toujours son plein.et pour cause Du pluralisme à l’égalitarisme Le multiculturalisme canadien feint de respecter la multiculturalité ethnique GUY ROCHER Voici des extraits d’une conférence prononcée le 25 octobre 1997 dans le cadre du colloque « Quel Québec voulons-nous?», tenu à Montréal es sociétés démocratiques ont fait face depuis quelques décennies à une diversification sociale grandissante à divers points de vue: diversité religieuse, diversité culturelle croissante avec la reconnaissance, souvent plus forcée que spontanée, d’orientations ou options morales différentes sinon divergentes.Une dynamique subtile se joue entre cette diversité et la volonté égalitariste, dynamique faite soit de confrontation de l’une et de l’autre, soit de négation plus ou moins ouverte de l’une par l’autre.Or c’est précisément cette contradiction entre diversité et égalité que vit la société canadienne, et cela, comme à son insu.Contrairement à l’image qu’elle veut donner et qu’elle réussit même à donner d’elle-même, l’utopie démocratique canadienne respecte de moins en moins la diversité ethnique au profit d’une tendance toujours plus accentuée à imposer un égalitarisme général («coast to coast»).Ijà définition du Canada à partir de la notion des deux peuples fondateurs s’inspirait d’une reconnaissance de la diversité canadienne fondamentale, c’est-à-dire de la diversité des origines française et anglo-saxonne de la ix>pu-lation canadienne.Bien sûr, cette conception des origines du peuplement canadien avait la lacune d’ignorer une autre dimension de la diversité canadienne, à savoir la présence des nations amérindiennes.C’était l’époque où les Amérindiens ne bénéficiaient pas d’une véritable reconnaissance civique.Il faut aussi ajouter que cette définition du Canada ne jouissait pas d’un sort égal chez les Canadiens anglais et les Canadiens français: chez les pre- miers, elle n’était reçue que d’une manière assez tiède, quand encore elle était reçue, alors qu’elle en arrivait à prendre chez les seconds le sens des «deux nations», une idée encore moins acceptable dans le Canada anglais.Ces bémols étant reconnus, il n’en demeure pas moins que la vision des deux peuples fondateurs persistait dans l’idéologie canadienne.A preuve, c’est celle que l’on retrouve dans le nom même de la commission Dun-ton-Laurendeau, la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme.Cette commission était aussi connue sous le sigle «Commission BB» en français et «B and B Commission» en anglais.Et la notion des deux peuples fondateurs se retrouve abondamment documentée et utilisée dans l’ensemble du rapport de cette commission.L’abandon du biculturalisme au profit du multiculturalisme dans la définition du Canada, au début des années 1970, a marqué un grand virage qui a fait mettre le cap sur un Canada de plus en plus égalitariste et unitaire, aux dépens de la diversité.Je touche ici sciemment et volontairement à cette vache sacrée qu’est le multiculturalisme, qu’on se plaît à présenter comme le nec plus ultra de la reconnaissance et du respect de la diversité.Or, en réalité, le multiculturalisme est une façade, une vitrine, un paravent derrière lequel s’exerce une efficace assimilation de toutes les diversités dans le grand tout anglophone qu’est effectivement le Canada.Du «B and B», le gouvernement Trudeau des années 70 n’a conservé qu’un des deux «B», celui du bilinguisme.Mais en détachant le bilinguisme du biculturalisme, le gouvernement Trudeau a engagé une évolution pleine de contradictions.Quelle signification a encore le français «coast to coast» dans la définition multiculturaliste du Canada?On comprend sans difficulté tous les ratés que connaît la politique fédérale du bilinguisme: on comprend sans difficulté que la pratique du français dans les organismes fédéraux à l’ouest de l’Ontario soit si difficile à appliquer et n’ait guère bonne presse, puisqu’elle ne correspond plus à une vision «biculturelle» du Canada.En réalité, tout en donnant les coups de chapeau qu’il faut à la survivance des communautés culturelles de diverses origines ethniques, le Canada est un pays où règne la langue anglaise, où domine la culture anglophone américano-canadienne.C’est la langue que tous les nouveaux venus doivent apprendre, veulent apprendre, apprennent, à moins d’avoir atterri dans l’enclave québécoise.Et même au Québec, on connaît le très fort attrait de la langue anglaise chez les immigrants de première et deuxième générations.Loin de favoriser et d’accroître la diversité de la population canadienne, le multiculturalisme dresse un décor derrière lequel se réalise l’assimilation des nouveaux venus à la culture américano-canadienne dans toutes les provinces à l’exception du seul Québec.Je sais qu’on accuse le multiculturalisme canadien d’entretenir la ghettoïsation des communautés ethniques au sein de la société canadienne.Je reconnais que cette accusation est assez fondée.Mais, paradoxalement, elle n’est pas en contradiction avec mon analyse.Il s’agit en réalité d’une question de génération.La première génération d’immigrants peut être victime de cette ghettoïsation et s’enfermer au sein de sa communauté d’origine.Mais au Canada comme aux Etats-Unis, on observe l’écart, voire la rupture entre cette génération et la suivante, surtout lorsque celle-ci est composée de jeunes fréquentant l’école primaire et secondaire.Ceux-ci affirment tôt leur désir de s’identifier à la majorité en adoptant la langue anglaise plutôt que celle de leurs parents comme langue d’usage courant et en assimilant très rapidement la culture américano-canadienne pour être de plain-pied avec leurs camarades.L’actualité récente vient de nous fournir une illustration et une confirmation dramatiques de ce processus.La Commission nationale des parents francophones (CNPF), l’organisme qui chapeaute les associations de pa- Perçue à travers l’idéologie égalisatrice, l’enclave québécoise est aberrante rents des écoles de langue française hors Québec, a publié les résultats d’une étude sur les taux de rétention de ces écoles, par province.Le Nouveau-Brunswick s’en tire bien parce que la communauté acadienne est une grosse minorité, dotée d’une forte solidarité et qui a su s’imposer.L’Ontario ne s’en tire pas trop mal, avec un taux de rétention de quelque 80 %, grâce aux concentrations importantes de francophones.Dans les sept autres provinces, c’est le désastre: les jeunes francophones quittent l’école de langue française pour immigrer daps l’école de langue anglaise.A cet égard, ce qui se produit au Canada ressemble de plus en, plus à ce qui se passe aux Etats-Unis.Un nombre croissant de sociologues américains reconnaissent le fait que la diversité ethnique existe de moins en moins: les communautés ethniques se perdent dans l’américanité anglophone.Au moment où la diversité ethnique est plus que jamais en retrait et où l’on élève des barrages à la reconnaissance de toute autre langue que l’anglais, l’on s’est rabattu là-bas sur un multiculturalisme que l’on appelle culturel.Celui-ci n’a presque plus rien à voir avec la diversité ethnique; il consiste plutôt à faire reconnaître et respecter la différence entre la femme et l’homme, entre l'homosexuel et l’hétérosexuel, et aussi et peut-être surtout entre le Noir et le Blanc.Ce que j’observe, c’est que le multiculturalisme canadien s’oriente de plus en plus vers le modèle américain du multiculturalisme culturel, avec cette seule différence qu’il fait semblant de respecter la multiculturalité ethnique, malgré la réalité sociologique de l’assimilation.Pour un Canada « esthétique » L’égalitarisme qui résulte du multiculturalisme a été grandement renforcé par l’idéologie d’égalité de chaque citoyen que l’on attribue à la Charte des droits et libertés enchâs- sée dans la Constitution canadienne de 1982.Comme l’a bien démontré le politologue torontois Kenneth McRoberts dans son dernier livre, Misconceiving Canada, l’intelligentsia canadienne-anglaise voit là le summum de la civilisation occidentale, l’apogée de l’esprit de justice et de tolérance, qui les rend allergiques à la reconnaissance de droits collectifs et plus encore au nationalisme (autre que le nationalisme canadien, qui ne se reconnaît cependant pas).Dans un trop grand nombre d’écrits des philosophes et politologues canadiens-anglais, on oppose le libéralisme, qui représente le bien par excellence, au nationalisme, décrit par eux comme étant toujours chauvin, revanchard, quand il n’est pas identifié au fascisme, au nazisme, au racisme en général et autant que possible à l’antisémitisme.Cette perception du nationalisme québécois s’est répandue hors du Canada, non seulement dans la presse populaire, mais même dans des revues savantes.Perçue à travers l’idéologie égalisatrice, l’enclave québécoise est aberrante.Je me permets d’emprunter ici à certaines études récentes qui ont porté sur la manière dont s’est construit et se construit toujours l’antisémitisme, celui des siècles passés et surtout celui de notre siècle.Ces études ont cherché à expliquer comment s’est construite et transmise l’image négative du juif, la «démonologie» du juif, qui a inspiré les pogroms des siècles antérieurs et l’Holocauste du XX' siècle.Parmi les hypothèses avancées, j’en retiens une, soit celle de l’esthétisme que l’on peut appeler social, proposée notamment par Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Joseph Goux.Le juif est socialement «inesthétique» en ce sens qu’il n’est jamais comme les autres, il ne se fond jamais dans le Tout unificateur de la société.Il y aurait ainsi une inclination qui tend «towards the elimination of all that seems mis-shapen, strange, unhealthy, and heterogeneous to the beautiful organic totality of the community — thus the extermination of the Jews» (Jean-Jose- ph Goux, «Politics and Modern Art: Heidegger’s Dilemma», Diacritics, 1989, 19, 10-24.Cité par David Norman Smith, «The Social Construction of Enemies: Jews and the Representation of Evil», Sociological Theory, 14, 3,1996, page 209).M'inspirant de ce type d’analyse, le transposant dans le cas canadien, je soumets que le Québec francophone apparaît comme étant inesthétique dans l’idéologie unita-riste, égalitariste et assimilationnis-te qui prédomine maintenant au Canada.Et le nationalisme québécois, quelle que soit sa forme et l’évolution qu'il connaît, est plus inesthétique que tout et on le charge de toutes les formes de la laideur.Le «Quebec bashing» qui bat son plein depuis quelque temps trouve ici une riche source de justification et d’inspiration.C’est ainsi qu’au nom de légalité, de la justice et de la beauté canadiennes, on assiste au déclin de la diversité canadienne et que s’est élevé un vent d’intolérance à l’endroit du Québec francophone comme on n'en avait encore jamais connu.Compte tenu de cette évolution, j’en viens à conclure que l’avenir le plus paisible pour le Canada résidera dans une forme quelconque de partenariat avec un Québec indépendant.Vouloir garder le Québec dans le Canada tel qu’il est devenu et tel qu’il ne veut pas se changer peut paraître une belle et louable entreprise.Mais c’est elle qui, si elle réussit, ménagera pour l’avenir le plus de tensions et de conflits, à moins de croire que le nationalisme québécois mourra de sa belle mort.Mais c’est là une autre dimension de l’utopie canadienne car le nationalisme québécois a de profondes racines, même chez la plupart de ceux qui au Québec se disent fédéralistes.Ce nationalisme sera toujours en contradiction avec l’idéologie çana-dienne désormais régnante.Étant donné le virage égalitariste du Rest of Canada (ROC), la solution d’un nouveau partenariat Canada-Québec s’avère être la plus raisonnable et la plus rentable pour l’avenir.Réponse au texte de Juan Ramirez Barker sur la fragilité des liens entre le Parti québécois et les communautés culturelles Pour que le courant passe, il faut se brancher Le Parti québécois est conscient du travail qu’il reste à faire en matière d’intégration des minorités NATHALIE LAVOIE Présidente du comité national des relations ethnoculturelles du Parti québécois (CNREPQ) et conseillère au conseil exécutif national du Parti québécois FABIEN BÉCHARI) Premier vice-président du Parti québécois lr.ans un article paru dans Le Devoir le 19 no- Dvembre dernier («Le courant ne passe toujours pas», page A 7), Juan Ramirez Barker laisse entendre que le courant entre les communautés issues de l’immigration et le Parti québé-ü=.-.cois ne passe toujours pas puisqu’il n’a pu rencontrer certaines personnalités de noire parti et de notre gouvernement.Précisons d’entrée de jeu que nous trouvons curieux de telles accusations alors que nous n'avons reçu dernièrement aucune demande de l’auteur ou de son groupe pour rencontrer les autorités de notre parti, dont l'adresse et le numéro de téléphone restent inchangés.Par ailleurs, nous croyons essentiels de corriger les propos de M.Barker concernant l’attitude du Parti québécois envers les Québécois et les Québécoises issus de l'immigration.Le comité des relations ethnoculturelles du Parti québécois Le comité national des relations ethnoculturelles du Parti québécois a comme objectif de démontrer aux Québécoises et Québécois de toutes origines que Je projet et le discours souverainistes sont fondés sur l’ouverture et le pluralisme.Pour y parvenir, nous avons décidé d'orienter notre action auprès du gouvernement, des instances de notre parti et des citoyens issus de l’immigration.Ces orientations sont dorénavant intégrées au plan d’action national de notre parti.Le comité a également pour mandat de faire le lien entre les groupes issus de l’immigration, le parti, le gouvernement et la députation.Nous aimerions profiter de l’occasion que nous offre l’auteur pour porter à votre connaissance les gestes concrets que nous avons faits et qui démontrent notre grand intérêt à l’endroit des citoyennes et des citoyens is-ï sus de l’immigration.Dès son arrivée au parti, le premier geste de Lucien Bouchard fut de rencontrer les membres du comité.Dirs du congrès national de l’automne 1996, le parti a décidé d’inclure dans son programme une résolution très avant-gardiste concernant la représentation des Québécoises et Québécois issus de l’immigration au sein des secteurs publics et parapublics et du parti, im- pliquant une obligation de résultats.Une membre du conseil exécutif national a d’ailleurs été nommée responsable de cette question.Le CNREPQ a adopté une politique très claire pour encourager les candidatures des citoyens et citoyennes issus de l’immigration lors d’élections.Nous en voulons pour preuve l’élection de Claudel Toussaint comme candidat de notre parti dans le comté de Bourassa lors des dernières élections partielles.L’appui sans équivoque de plusieurs représentants du gouvernement, de députés, de ministres et l’impressionnant militantisme des Québécoises et Québécois de toutes origines pendant cette campagne sont des signes de solidarité dont nous pouvons être fiers.In politique d’embauche aux postes de la permanence a été adaptée pour assurer une meilleure représentativité de la diversité au sein du personnel.Les membres du CNREPQ ont rencontré à plusieurs reprises, souvent de sa propre initiative, des intervenants communautaires pour tisser des liens avec eux et le gouvernement, faire valoir notre projet de société et répondre à leurs questions.Le comité a également pris la parole devant les instances locales, régionales et nationales de notre parti pour sensibiliser nos militants à l’importance d’avoir des électeurs de toutes les origines.Lors d’événements organisés par les divers groupes de citoyens issus de l’immigration, le comité a comme responsabilité d’assurer une représentation adéquate.Depuis un an, sauf exception, les membres du comité sont accompagnés d'un représentant du conseil exécutif national, d’un député ou de ministres.Le comité a également pour mandat de faire le lien entre les groupes issus de l’immigration, le parti, le gouvernement et la députation.Comme vous pouvez le constater, l’intégration des citoyennes et des citoyens issus de l’immigration et la promotion de la souveraineté dans tous les milieux demeurent prioritaires pour le Parti québécois, qui est conscient qu’il reste du travail à faire.Notre programme et les multiples rencontres témoignent de notre volonté de construire un Québec pluraliste, inclusif et ouvert sur le monde.L’exécutif du CNREPQ prévoit d’ailleurs sous peu rencontrer le premier ministre Bouchard pour faire le point sur la résolution adoptée il y a un an par le parti au sujet des programmes d’accès à l’égalité en emploi au sein de la fonction publique.Nous espérons que ces quelques précisions permettront de clarifier la bonne foi et la bonne volonté du Parti québécois à l’égard de la participation pleine et entière de tous les citoyens et de toutes les citoyennes à la vie publique du Québec.A cet égard, nous travaillons de toutes nos forces afin que nous puissions atteindre notre idéal de citoyenneté québécoise et bâtir un Québec souverain qui nous ressemble et nous appartient.mm: H*’*"-,.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’intégration des citoyens issus de l’immigration et la promotion de la souveraineté dans tous les milieux demeurent prioritaires pour le Parti québécois.L * ti Q l! I P E I) U DEVOIR \A REDACTION Inurnalistes A l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information).Sylvain Blanchard, Jean Chartier (régions), Paule des Rivières (éducation).Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales).Cardin Mon.oeb.Si Mvles plique municipale).Isabelle Paré (santé).Jean lichette (justice).Clément Trudel (relations de travail).Serge Truffant (questions urbaines) ; Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane [-recourt (pages cd,tonales, responsable des pages thématiques) : Martin I uclos et Chnsüne Dumazet (iXS) ; Jaques Grenieret Jacques Nadeau (photographes) ; A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Choumard (livres et politiques culturelles).Lou.se Leduc (musique).Jean-Pierre Iegault.Odile Tremblay (cinéma) ; A l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de I information), Robert politique : Pierre O'Neill, Manon Comellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Clouüei daetion) ; Judith 1-achapelle, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) Publics et abbels d'offres) lacoueline Avril Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, ouylatne uue.iet, M.cneune Kuetianu ipuoumaires, ; ayivie naporte, enure raque.,.cr.c.ie ««.cui.c .u.Keoo r, a.eu,r V“ ‘ .•U N JoudvnAruunult (docteur des approvisionnements, distribution et production).Marie-Fnu.ee Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers Mane-Josée Hudon Chnsüan V.en, Olmer Zu.da, SERVICE À LA CUENTÈLE Johanne Brien à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Use- Lachapelle.Rachclle Leclenc-Vcnne.L'ADMINISTRATION Yves Bouth.ette (controleur), N.cole Carmel (responsable des services comptables).Jeanne-d Arc Houde (secretaire a la direction) ¦ CélincFuroy Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Coulure (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).( I.K I) K V (111!.I.K .1 Y.f III IS I) K C Y M 1$ li K I II II 7 A 8 Chaleur humaine 4 JACQUES GRENIER LE DEVOIR DES ARTISTES montréalais ont tenu à démontrer leur solidarité avec les plus démunis, hier, aux abords du Musée d'art contemporain de Montréal, en leur offrant de singuliers et chauds bas de Noël.BOURQUE SUITE DE LA PAGE 1 Après une heure de plaidoirie, l’un des magistrats a rappelé à M*' Verdon qu’il n’était pas obligé de poursuivre.Ce dernier a alors indiqué qu’il allait »faire réfléchir ses clients».Saisi d’urgence de la situation, le comité exécutif a décidé de ne pas aller plus loin.Pierre Bourque estime ne pas avoir perdu la face dans cette histoire.Il a tout de même cherché à éviter les quelques journalistes qui l’attendaient devant la salle du comité exécutif.«Ces gens-là auraient dû eux-mêmes, depuis longtemps, quitter.[.] C'est un problème politique et on va le régler politiquement.Ce n’est pas une affaire de juges», a répété nerveusement M.Bourque alors qu’il avait décidé d’en appeler.Pierre Goyer et Sammy Forcillo affichaient une mine plus réjouie.«C'est échec et mat», a tranché M.Forcillo, qui détient toujours la vice-présidence du comité exécutif.Tous deux se voient ainsi confirmés dans leurs fonc-ptions même s’ils ne gèrent plus aucun dossier.Ils conservent également leurs émoluments.M.Goyer estime que «cela ramène à une plus juste mesure les pouvoirs du maire».Le jugement Grenier réduisait le rôle du maire notamment à des fonctions honorifiques.M'' Verdon a d’ailleurs voulu démontrer que le maire n’est pas «une baudruche».«Ils se sont aperçus que rien n 'indiquait [dans leur appel] que les propositions de remplacement étaient sur la recommandation du maire.Ils ont donc compris que n'importe qui, n’importe quand, à l’occasion de n’importe quelle séance [du conseil municipal], pouvait se lever et rendre le système du comité exécutif complètement instable», fait valoir M.Goyer.L’avocat de MM.Goyer et Forcillo, Claude-Armand Sheppard — l’un de ceux qui ont hissé Pierre Bourque à l’Hôtel de Ville — souriait de la situation.«Moi, je n'ai jamais vécu ça auparavant.Mais il y a bien des choses qu’on n'avait pas vécues à Montréal auparavant», a commenté M' Sheppard.«Le jugement Grenier demeure mais la raison politique a prévalu.Enfin, il y a quelqu’un qui a fait, au sein du comité exécutif, pendant que l'on était absents, un raisonnement politique.[.] Je pense que l’on va redoubler d’ardeur pour utiliser nos droits de membres du comité exécutif», a ajouté M.Goyer avant de se joindre à ses collègues du comité exécutif.Pierre Bourque devra s’accommoder de l’adversité jusqu’à la fin de son mandat.1E DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ed Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 LE DEVOIR ACTUALITES Atterrissage périlleux à Fredericton Par miracle, aucun des 39 passagers n’a trouvé la mort CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Fredericton — Un petit appareil d’Air Canada a quitté la piste pour se retrouver dans des fourrés lors d’une tentative d’atterrissage par temps brumeux qui a fait plusieurs blessés, mardi vers 23h50, à l’aéroport de Fredericton, au Nouveau-Brunswick.Secoués, plusieurs des 39 passagers — dont deux jeunes enfants — et trois membres d’équipage qui prenaient place à bord de l’avion de type Regional Jet, qui assurait la liaison Toronto-Fredericton, sont demeurés cloués à leur siège.D’autres sont parvenus à quitter l’appareil par leurs propres moyens pour alerter les autorités de l’aéroport, situé à un kilomètre des lieux de l’accident.Le quotidien Fredericton Gleaner indiquait hier que certains des passagers ayant pu s’extirper de l’avion avaient erré dans les bois avoisinants, en pleine neige, aveuglés par le carburant s’étant échappé de l’appareil.Il a fallu avoir recours à des chiens pisteurs pour les retracer.Par miracle, personne n’a été tué lors de l’incident, bien que celui-ci ait fait des douzaines de blessés.Trente-cinq personnes ont d’ailleurs été envoyées à l’hôpital, mais hier, toutes avaient été soignées et avaient obtenu leur congé, à l’exception de huit d’entre elles.Ces dernières souffrent de diverses blessures, le plus souvent des fractures.Mais selon les autorités médicales, aucune n’est en danger de mort.Hier, des images aériennes du site de l’accident montraient le petit appareil de ligne en position debout, intact si ce n’est de son nez, enfoui dans les arbres et les buissons se trouvant sur les côtés de la principale piste de l’aéroport.Il était également possible de distinguer clairement un sentier menant de la piste aux fourrés.Plusieurs passagers prenant place dans les cinq premières rangées sont demeurés cloués à leur siège, et les Les petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Ia Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situ/; au 2050, rue de Bleury, 9’ étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Ia Devoir Ia Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval Knvoi de publication — Knregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec DECRET Les syndiqués iront devant les tribunaux lundi SUITE DE LA PAGE 1 représentants syndicaux à comparaître lundi prochain pour répondre du bris de l’ordonnance des services essentiels.Confrontée au débrayage des syndicats de la CSN à deux de ses campus, soit à Notre-Dame depuis minuit la veille et à l’Hôtel-Dieu depuis 13h hier, la direction de l’hôpital a répondu au mouvement de grève illégale par l’entremise des tribunaux.Alors que l’impact de cet arrêt de travail se faisait sentir sur les deux campus, le juge Victor Melançon, de la Cour supérieure, a donné le feu vert pour que les dirigeants syndicaux soient assignés à comparaître, et ce, dès lundi prochain, pour répondre du non-respect d’une décision du Conseil des services essentiels (CSE).Au surplus, la direction a cessé de prélever dès hier les cotisations syndicales, comme le prévoit la loi en cas de grève illégale.«Nous avons mis en place un arrêt de prélèvement des cotisations syndicales de 12 semaines pour chaque journée de grève par employé.La Cour supérieure a signifié aux membres de l’exécutif du campus Notre-Dame qu’ils doivent se présenter en cour lundi prochain et prouver qu’ils ne sont pas en situation d’outrage au tribunal», a tranché la directrice du CHUM, Cécile Cléroux.Depuis 15h30 hier, des assignations à comparaître ont été expédiées aux membres de l’exécutif du Syndicat des travailleurs de l’hôpital Notre-Dame.Les avocats de l’hôpitaî soutiennent que le syndicat s’est mis en position d’outrage au tribunal en bafouant l’ordonnance du CSE qui a interdit, le 2 décembre dernier, tout grève illégale.Le syndicat s’était alors engagé à respecter cette décision.Hier, c’était au tour du Syndicat de l’Hôtel-Dieu à rallier, pour 24 heures, le mouvement de grève.Lors d’une assemblée générale ce matin, les travailleurs devront décider s’ils amorcent une grève générale illimitée comme leurs collègues du campus Notre-Dame.Les employés du campus Saint-Luc, affiliés en majorité à la CEQ, rejettent de leur côté tout recours à la grève.Paralysie presque totale dans deux pavillons Dès ce matin, on prévoit donc une paralysie presque complète des campus Notre-Dame et Hôtel-Dieu du CHUM.Depuis hier après-midi, toutes les ambulances, d’abord stoppées à l’urgence de Notre-Dame, ont été détournées de toutes les urgences du CHUM vers d’autres hôpitaux.«À partir des prochaines heures, nous allons maintenir des services minimaux dans ces deux pavillons [Hôtel-Dieu et Notre-Dame].Nous avons pris ces mesures à contrecœur.Ça veut dire une diminution de services aux patients, mais on n’avait pas le choix si on voulait assurer leur sécurité», a fait savoir la directrice du CHUM, Cécile Cléroux, vers 16h hier.Les patients qui le peuvent sont donc invités à recourir aux services d’autres hôpitaux de la région de Montréal.L’ensemble des activités en salles d’opération, soit environ 35 chirurgies électives, seront annulées en raison de l’absence de brancardiers et de personnel pour nettoyer les blocs opératoires.Seuls les cas jugés urgents seront traités.Les cliniques externes de l’Hôtel-Dieu et de Notre-Dame seront aussi fermées.Seuls les services d’oncologie et de radio-oncologie, deux secteurs précaires où les listes d’attente sont importantes, seront maintenus.Les urgences débordées avec 145 patients Déjà hier, trois cas jugés graves et une trentaine de chirurgies électives ont été reportés au campus Notre-Dame, dont des opérations pour des cancers du sein.Douze patients prévus pour des chirurgies d’un jour ont aussi été retournés chez eux.Dans la foulée de la grève déclenchée à l’Hôtel-Dieu à 13h, douze chirurgies non urgentes sur trente-quatre ont été annulées, de même que treize chirurgies d’un jour.Les activités en hémodynamie ont été stoppées et les urgences des trois campus ont vite été débordées, avec plus de 145 patients s’entassant sur les civières, certains depuis plus de 48 heures, et 61 cas nécessitant une hospitalisation.Malgré la menace juridique brandie par la direction du CHUM et les amendes s’élevant jusqu’à 50 000 $ par jour, les syndicats n’avaient pas l’intention, en après-midi, de mettre fin à leurs moyens de pression.«Le vote a été pris en toute connaissance de cause.On connaît très bien l’arsenal juridique qui peut nous tomber dessus.Ça indique très clairement que malgré les grosses menaces, les gens sont rendus à la limite.C’est le signe d’un profond malaise.Le gouvernement devrait s’asseoir pour régler ce problème en profondeur», a tonné hier Jocelyne Fortier, présidente du Syndicat des travailleurs de Notre-Dame.Le syndicat s’insurge toujours contre la décision de l’employeur de ne pas appliquer à la lettre les ententes collectives locales signées au printemps dernier concernant les affichages de postes et la réorganisation du travail.Malgré les 927 postes affichés mardi par le CHUM, le syndicat soutient que 427 postes seront modifiés ou abolis et que le sort des infirmières auxiliaires demeure incertain.«Il n'y a pas de changement.Nous sommes toujours à la case départ.Tous les engagements que l’employeur a pris ont été révisés par la suite.Ils [la direction] ont le pouvoir de respecter l'entente signée en juin dernier, c’est tout ce qu’on demande», a dit Mme Fortier.Mais la direction du CHUM est catégorique.Aucune négociation n’aura lieu tant que la grève illégale suivra son cour, a martelé hier Cécile Cléroux.«Rien ne nous indique que la grève est suspendue.C'est un mouvement qui est disproportionné par rapport à ce qui se passe», a déploré hier Jacques Wilkins, responsable des communications au CHUM.Toute cette affaire a eu de sérieux échos à Québec alors que le ministre de la Santé, Jean Rochon, est venu tempérer une menace du premier ministre.En effet, même si Lucien Bouchard a évoqué la possibilité d’une loi spéciale lors de la période des questions hier, le ministre Rochon a indiqué lors d’un point de presse qu’il attendrait de voir les suites données au jugement du Conseil des services essentiels, qui compare les débrayages des syndiqués à un outrage au tribunal.«On va évaluer la situation à mesure qu’on avance, a déclaré M.Rochon.Je demeure convaincu que cette grève ne va pas durer.C’est une grève illégale et les raison invoquées sont démesurées.Rien là-dedans ne justifie de faire une grève.» Il ne resterait qu’une trentaine de postes d’infirmière auxiliaire sur plus de 900 à être affichés, et ce serait là l’unique objet du litige, selon le ministre.Ces affichages de postes découlent de l’entente du mois de mars entre le gouvernement et les syndicats sur la récupération de 6 % des coûts de la main-d’œuvre dans le secteur public.«C'est sûr qu’il y a des postes qui vont être abolis, a-t-il expliqué.Et c’est sûr que l’hôpital doit s’assurer que la réorganisation est faite pour assurer les services aux patients.Si les syndicats veulent empêcher cette transformation, je pense que ce n'est pas correct.» Par ailleurs, la loi 160 — assurant le maintien des services essentiels dans le secteur de la santé et des services sociaux — prévoit que les syndiqués s’exposent à des poursuites dans le cas de débrayage illégal.L’amende est de 25 à 100 $ s’il s’agit d’un salarié, de 5000 à 25 000 8 dans le cas d’un dirigeant syndical, et de 20 000 à 100 000 $ s’il s’agit d’un syndicat au complet.secouristes ont eu recours aux pinces de décarcération afin de les libérer.Un passager, une jambe brisée, a été coincé par un arbre pendant plus de deux heures, a indiqué le Gleaner.Un couple, de retour de vacances en Floride, n’a également pu quitter l’appareil pendant plus de deux heures.On croit que ces deux personnes ont subi de graves blessures aux genoux.Par ailleurs, chez Air Canada, hier, on ignorait encore les causes de l’accident, a indiqué le vice-président de la compagnie, Jean-Jacques Bourgeault.Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a ouvert une enquête.On estimait d’autre part que tout avait été mis en œuvre rapidement afin de faire face aux événements.Des ambulances, des camions de pompier et la police se sont rapidement rendus sur les lieux, a ainsi assuré une responsable des communications de la ligne aérienne, Sandie Dexter.Un effet des compressions?PRESSE CANADIENNE Fredericton — Le gouvernement fédéral est allé trop loin lorsqu’il a privatisé et diminué la taille des^aéroports, éliminant du même coup la présence de contrôleurs aériens en poste dans les petites villes comme Fredericton, croient de nombreuses |)ersonnes.L’une d’elles, la député conservatrice fédérale Elsie Wayne, a estimé hier que les réductions de services décidées par Ottawa ont joué un rôle dans l’écrasement du Regional Jet d’Air Canada survenu mardi.L’appareil, avec 42 personnes à son bord, tentait de se poser par temps brumeux lorsqu’il a quitté la piste pour se retrouver dans des fourrés.Personne n’a été tué, mais 35 personnes ont quand même dû être transportées à l’hôpital pour y faire soigner des blessures de diverses natures.«C’est exactement ce que nous avions prévu qu'il arriverait lorsqu’ils ont retiré les contrôleurs aériens de nos aéroports et ont privatisé le système», fulminait Mme Wayne.«Lorsque vous vous rendez à Fredericton et que c’est quelqu ’un de Moncton qui vous dit si vous pouvez vous poser ou non (.) Ils ont mis en danger la vie de personnes», a-t-elle poursuivi.Le ministre fédéral des Transports David Collenette a rejeté du revers de la main toute suggestion voulant que les mesures d’austérité décidées par son ministère affectent la sécurité aérienne.M.Collenette a d’ailleurs précisé que le gouvernement, après avoir révisé le programme appliqué ces trois dernières années, avait décidé d’ajouter des contrôleurs aériens, et non d’en réduire le nombre.QUEBECOR SUITE DE LA PAGE 1 appuyer le président du conseil Erik Péladeau.Ce dernier est présentement chef de la direction de Québécor Multimédia.Compagnon des premières heures de Pierre Péladeau, Wilbrod Gauthier, l’actuel président de Communications Québécor, ne fait pas partie des plans.À la suite de la crise cardiaque qui a plongé Pierre Péladeau dans le coma, la direction de Québécor se devait de rassurer les investisseurs et de clarifier la question de la succession.La famille Péladeau détient quelque 54 % des droits de vote du holding par l’entremise d’actions à droits de vote multiples mais possède toutefois moins de la moitié du capital.Chez les investisseurs institutionnels, la nomination de Jean Neveu serait bien vue: l’homme est connu des milieux financiers, on lui prête un jugement sûr et une gestion efficace.Il dirigeait les destinées d’imprimeries Québécor avant même que la compagnie ne fasse sa première émission d’actions en 1992.Quant à Pierre-Karl Péladeau, avant d’être envoyé par son père en Europe en 1994 pour qu'il acquière de l’expérience, il était président de Communications Québécor et avait dirigé les négociations avec les employés de Québécor, négociations qui ont dégénéré en un difficile lock-out.En Europe, Pierre-Karl Péladeau est entouré par une solide équipe.En outre, Jean Neveu supervise toute acquisition d’envergure de la filiale européenne.Il s’est d’ailleurs impliqué directement dans l’offre publique d’achat (OPA) hostile lancée par Québécor, le 3 décembre dernier, sur l’imprimeur britannique Watmoughs, une transaction projetée de 450 millions.La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est relativement peu engagée dans le holding.Elle ne possédait à la fin de l’année dernière que 1,23 million d’actions à droits de vote multiples et 1,06 million d’actions subalternes, ce qui représente environ 3,5 % du capital-actions de la compagnie.En revanche, la CDPQ est un actionnaire initié dans Imprimeries Québécor, avec 12 % des actions en circulation.A la CDPQ, on indique ne pas avoir été consulté au sujet de ces nominations.SAUVEUR SUITE DE LA PAGE 1 aux lève-tôt et aux Américains.Un coup de pub semblable aux derniers lancements de Michel Tremblay et Marjo, également aéroportés de l’aurore au crépuscule, mais à travers le Québec.Encore une vaste opération de mise en marché transformée en événement médiatique?Ben oui.N’y a-t-il pas ras-le-pompon de tels blitzkriegs depuis Céline?Ben oui.Sauf qu’il s’agit de Garth Brooks.Et que Garth Brooks est un cas.Ce gaillard-là est le sauveur de la musique country.Si, si.Lui tout seul.Allons-y pour la ronde des preuves en chiffres: tout près de 70 millions d’exemplaires essaimés en un peu plus de sept ans (d’autres «sevens»!); tous les albums depuis Ropin’ The Wind (1991) propulsés au numéro un toutes catégories du Billboard (sauf celui de Noël, plafonné au numéro.deux); un million de spectateurs au spectacle de l’été dernier à Central Park, etc.Sans oublier, détail local non négligeable, la vitesse record avec laquelle les 21000 billets de son tout premier spectacle à Montréal, en septembre 1996, se sont arrachés.Au lieu même de ce triomphe retrouvons-nous Garth Brooks, qui s’en souvient d’autant qu’on l’avait averti chez EMI qu’il se ramasserait à la petite cuiller s’il tentait d’investir le marché québécois, de réputation anti-country bétonnée (mais notoirement pro-western francophone).On lui prédit le même bide en Europe.L’Europe a succombé.Le Québec aussi.«Le Centre Molson a reçu notre vote au Rollstar [le Billboard des spectacles] pour la meilleure nouvelle enceinte en Amérique du Nord.» On le croit.Quand il ajoute qu’il «aimerait bien garder le secret» mais ne peut s’empêcher de propager la bonne nouvelle de sa percée québécoise à ses collègues de Nashville, on le croit aussi.Pareil pour sa promesse de revenir en fin de tournée (possiblement au printemps 1998).On le prend au mot, Garth Brooks.Peut-être parce qu’il parle dans le même blanc des yeux à tout interlocuteur, journaliste ou fan, qu’il vous demande de répéter votre nom s’il l’a mal compris, que chaque question suscite une réponse élaborée.Politesse naturelle de l’Amérique profonde?«Je considère les gens de la même façon que je veux être considéré», résume-,t-il.Maxime de carte Hallmark dans la bouche d’un autre.Enoncé fondamental pour lui.Quelqu’un le prie de chanter l’une des nouvelles chansons de Sevens.Il s’exécute, a cappella.A 8h30 retentit Belleau Wood dans l’air frais de i’amphi sportif.Si l’on en doutait, on est soufflé: ce grand six-pieds de l’Oklahoma est un formidable chanteur.A propos, chanterait-il en français?«Oui», répond-il.en français.Mais pas en duo avec Céline Dion.A une dame qui souhaite un album de chansons pour enfants, il réplique: «J’en ai sept!», notant au passage que les enfants retien- nent généralement ses refrains «les plus adultes».Garth Brooks au cinéma?Il attend «le bon scénario» et vise rien de moins fort que son film préféré: To Kill A Mockingbird.Son plus grand souhait?«Faire comme James Taylor: il apporte toujours du neuf sans perdre ce qui le caractérisait il y a 25 ans.» Taylor est mentionné dans toutes les entrevues.Sous la chemise trois-tons de la vedette bat le cœur d’un véritable fan, tout à fait capable de chanter du Kiss sur un album-hommage.C’est l’un de ses traits les plus attachants.11 est fan, ses propres fans aussi: ça rapproche.Au show de Central Park, son bonheur de partager New York State Of Mind avec Billy Joel, puisAwe-rican Fie avec Don McLean, était irradiant.«À vrai dire, j'étais terrifié.Je ne me souviens de presque rien, sinon d’avoir pensé: hey, man, c'est Billy Joel à côté de moi! Le gars dont je chante tout le temps les chansons sous la douche!» Et Garth Brooks d’imiter Billy Joel.Plus tard, encore sur demande, il offrira un titre de 1992, The Chase.On a l’impression que c’est sa mission dans la vie: répondre à la demande.Un poster autogra-phié, s’il vous plaît?«Consider U doue!» À la fin, c’est tout juste s’il ne nous amène pas à Vancouver.«J’espère qu’il y aura de la place dans l'avion!», badine-t-il.Bien sûr, il repart seul (avec son entourage).A Montréal, c’est tout juste l’heure du déjeuner.i
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