Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le devoir, 1997-12-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
I.K I) K V 0 I It .I.K S S A M K I) I 2 0 K T I) I M A X < Il E 2 I I) K < K M 15 li E I II II 7 ?LE DEVOIR ?La chronique de Lise Bisson nette Page B 3 Musées Page B 3 Cinéma Page B 4 Théâtre Page B 7 Disques classiques Page B 8 Musique Page B 8 Vitrine du disque Page B 10 Jazz et blues Page B10 Arts visuels Page B11 Grille télé du week-end Page B 12 Agenda culturel Page B 13 Formes Page B 14 ?TÉLÉVISION La vie en pâture La première équipe de Pignon sur rue se retrouve, toujours devant les caméras PAUL CAUCHON LE DEVOIR C> était en septembre 1995.Sept jeunes inconnus autour de la vingtaine débarquaient sur nos écrans, à Télé-Québec, qui s’appelait encore Radio-Québec.Inconnus du grand public, mais inconnus aussi les uns pour les autres, ils allaient cohabiter pendant neuf mois dans une grande maison de Montréal et vivre toutes leurs joies, leurs peines, leurs rêves et leurs drames sous l’œil implacable de la caméra, qui transmettait à chaque semaine une tranche bien saignante de leur vie.Une émission unique, d’un risque inouï.Pignon sur rue s’inspirait d’une expérience télévisuelle similaire tentée aux Pays-Bas mais qui avait été transformée en production authentiquement québécoise.I.es jeunes ne savaient pas à quoi s’attendre, les producteurs étaient pris de panique, avouent-ils aujourd’hui.Un deuxième groupe de jeunes a pris la relève l’année dernière.Et cet automne, Télé-Québec diffuse une troisième série Pignon sur rue.Mais Télé-Québec ne cessait de recevoir du courrier concernant la première gang de 1995.Que sont-ils devenus?Comment jugent-ils aujourd’hui leur expérience?Deux ans plus tard, tous les sept étaient éparpillés aux quatre coins du Québec, et le producteur Trinôme, en collaboration avec Télé-Québec, a voulu les réunir une fin de semaine devant la caméra.On pourra donc les revoir dans une semaine, le dimanche 28 décembre à 18h, à l’occasion d’une émission spéciale de retrouvailles, suivie le 4 janvier d’une émission consacrée à un souper-rencontre entre les sept et l’animateur Jacques Languirand.Confession publique Deux ans plus tard, un des participants résume l’impression générale: «Au fil des semaines, la caméra prenait de plus en plus de place, pas seulement l'objet en tant que tel mais ce qu’il représentait.Le pouvoir de la caméra est plus puissant que ta propre personnalité.Maintenant, je peux [enfin] vivre ma vie à moi.» En fait, le caractère éprouvant de l’expérience ressort clairement des propos entendus.Personne ne déclare haut et fort que Pignon sur rue a été l’expérience la plus heureuse ou la plus joyeuse de sa vie.On sent une certaine distance.Le «quinze minutes de gloire» prédit par André Warhol s’est transformé en une longue et difficile confession publique qui a duré neuf mois.Un des participants avoue qu’il n’est pas capable de revoir les 37 émissions enregistrées par ses parents sur cassettes vidéo.Parce que, dit-il, «je sais que certains d'entre nous racontaient des choses jbusses mais le disaient parce qu’ils passaient à la télé».Un autre avoue encore son malaise, deux ans plus tard, d'avoir été perçu comme quelqu’un «d’intransigeant».Je ne suis pas seulement ce que j’ai donné l’impression d’être, affirme-t-il.Pour d’autres, c’est le fait d’être transformé en vedettes instantanées qui causait problème.«Tu vas dans un bar, les gens te payent une bière, considèrent qu’ils sont privilégiés d'être assis avec toi.Pourquoi tu te forcerais le lendemain à te lever pour chercher une job?», lance un autre.Pourquoi moi?Pourquoi devenir tout à coup une vedette?Plusieurs se le demandent encore.Mélanie-Au-drey déclare pourtant ne s’être jamais particulièrement sentie agressée par la caméra.C'est plutôt la cohabitation avec les six autres inconnus qui lui causait problème.VOIR PAGE B 2: PIGNON Moyen Age (1000 - 1450) Le Moyen Age classique La France féodale 1 » Sc] wis.¦ L’îy.t/ ,Vv*.* DÉCOUVERTES -DU BIG BANG AU XXIe SIÈCLE ?1/2 Coffret de cinq cédéroms.Coproduction Urislnteractive, Gallimard, Larousse.Exclusivement PC (Win95, Pentium 166, DirectX), 32 Mo.Dans les magasins spécialisés.Prix: environ 125 $.Navigation diversifiée On peut naviguer dans Découvertes selon trois principaux axes: la chronologie, la géographie ou les thèmes.On accède au parcours chronologique en parcourant la galerie du temps ou en référant au plan général de l’encyclopédie à l’aide d’un bouton situé dans la barre de menu au bas de l’écran.Le parcours géographique est aussi accessible à partir d’un bouton du même menu.Quant aux galeries thématiques, elles permettent de suivre l’évolution d’un thème (art, communication, transport, travail, sciences et techniques, etc.) à travers le temps.Des outils efficaces La barre de menu au bas de l’écran offre de multiples possibilités.Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, le bouton «Contexte» vient préciser le cadre historique.Le bouton «Voir aussi» permet, lui, de consulter des sujets complémentaires en cliquant sur celui qui nous intéresse.Le bouton «Monde» donne accès à une carte avec laquelle on peut aller vérifier ce qui se passait ailleurs, parallèlement à la période où l’on est déjà.En consultant l’index on peut effectuer une recherche par mot ou par thème.En cliquant sur «Galeries», on explore les galeries thématiques.A tout moment, il est possible d’imprimer textes et images.En version cédérom ou DVD, Découvertes est une machine sophistiquée, c’est le moins qu’on puisse dire.En plus de ne rouler exclusivement que sur des compatibles PC, elle exige des caractéristiques qu’on ne trouve que sur des ordinateurs très récents et très performants.Au minimum, votre ordinateur doit être équipé d'un processeur Pentium 120 (un Pentium 166 serait encore mieux) et compter sur 16 Mo de RAM (on recommande même 32 Mo).La version DVD exige un lecteur DVD, bien sûr, et un processeur Pentium 166 ou mieux, un Pentium 200.Dans tous les cas.la carte-son et la carte vidéo doivent être compatibles avec DirectX.Du livre au multimédia Découvertes est la version cédérom d’une encyclopédie en 20 volumes lancée par Gallimard-Larousse pour la période des Fêtes en 1995.Avec les textes en mains et les images, l’équipe de concepteurs a mis près de deux ans à réaliser la mise en écran en investissant quatre millions de dollars dans l’opération.Découvertes, c’est plus de 1000 animations, 5500 images haute résolution, des dizaines d’images 3D à visiter en réalité virtuelle et près de six heures de bande sonore de qualité numérique.Une machine gourmande Essentiellement corporatif, ludo-éducatif et plus ou moins Nintendo-esque, il était temps que le merveilleux monde du multimédia accouche d’une véritable encyclopédie grand public.Quelque chose qui séduise au premier coup d’œil, qui affiche sans compromis ses couleurs, ses moyens, sa profondeur.Avec l’arrivée de Découvertes sur le marché, voilà qui est fait.MICHEL B É LAIR LE DEVOIR • VOIR PAGE B 2: CÉDÉROM Depuis Diderot et d’Alembert, l’encyclopédie est un genre qui s’est longtemps pratiqué dans l’exigence, la rigueur, l’esprit de synthèse et la nouveauté.Avant que les marchands du temple ne s’en emparent et l’offrent en version émiettée, en fascicules mièvres et «collectionnâmes», fragmentée en petites unités de plus en plus «frag-mentables», l’encyclopédie était une somme des connaissances pratiques, des idées et des techniques d’une époque.C’était un genre noble.Tous les grands éditeurs l’ont pratiqué et certains n’existent encore que par elle.Pour le multimédia, le genre encyclopédique est une bénédiction.Par définition.Grâce à ses énormes capacités de stockage d’information, c’est le support encyclopédique par excellence puisqu’il offre aussi la possibilité de fouiller le moindre sujet dans ses moindres recoins en naviguant à son rythme, au clic de la souris, au gré des hyperliens.Sauf que jusqu’ici les producteurs de multimédia s’entêtaient à faire appel à la bonne volonté d’utilisateurs de plus en plus agacés de pédaler dans la choucroute: même avec les meilleurs produits offerts, il fallait «mériter» les rares bonheurs qu’on y trouvait Malgré les prétentions d’un peu tout le monde, on attendait toujours une véritable encyclopédie multimédia qui témoigne, dans sa forme même, des dernières percées technologiques.En plus clair de «vraie» encyclopédie multimédia, nada, il n’y avait pas.Une nouvelle génération Qu’est-ce qu’une «vraie» encyclopédie multimédia et qu’est-ce qu’on attend d’elle?Il importe d’abord que ce soit une synthèse plutôt qu’un résumé illustré à publier en petites tranches inodores, incolores et sans saveur.Une synthèse qui se serve vraiment des moyens du multimédia: image, son, texte, couleur, hyperliens.C’est l'évidence même, mais jusqu’ici on n’avait pas réussi à le faire.Au mieux, on n’était parvenu qu’à illustrer de façon plus ou moins fluide — avec des images souvent somptueuses et des séquences vidéo plutôt moches — des banques de données cachant presque honteusement leurs origines de dictionnaire.En ouvrant Découvertes, on verra tout de suite la différence.Il est né le cédé [rom] Galeries Plan Retour Précédent Contexte Suivant Voir aussi Monde Outils Quitter I.K I» I-: V OIK.I.K S S A M V.I) I 2 O K T I) I M A \ < Il V.2 I I) K ( K M II II K I !» !l 7 B 2 CÉDÉROM Un produit high-tech destiné à un ordinateur de même génération 4 f.4 wmm$m mmë mmm —~ mmM.MffîB hïM wmmm s :-»XV; V ' A /#)> /h*.SUITE DE LA PAGE B 1 Voilà un ouvrage d’abord conçu pour être regardé et utilisé.Qu'on le feuillette en surface ou que l’on creuse ses possibilités, Découvertes s’imposera d’abord par sa richesse et sa diversité.Comme pour toutes les encyclopédies, on vise un public large, tous les membres de la famille pouvait s’en servir pour préparer un exposé, compléter une information ou tout simplement apprendre comment s’est faite l’unification de la Russie autour de l’an 1000.Mais ce n’est évidemment pas l'endroit où l’on pourra piger l’essentiel de son mémoire de maîtrise.Plusieurs types de consultation sont possibles; on pourra par exemple choisir d’explorer une période historique — la disparition des dinosaures, le romantisme allemand ou l’empire aztèque —, suivre l’évolution d’un thème — la transformation du vêtement ou du commerce à travers les âges —, ou s’amuser à vérifier ce qui se passait un peu partout sur la planète à une période donnée, comme l’an 1000 ou l’année 1789 par exemple.Toujours, l’exploration sera d’abord visuelle, la syntaxe même de l’encyclopédie étant fondée sur l’image.On y trouve bien des textes, oui, mais c’est d’abord la richesse iconographique de la mise en page qui frappera l’utilisateur, le message d’ensemble se laissant saisir par l’approche concentrique de chacun des sujets.On peut parler d’une nouvelle génération de cédérom.On a ici la prétention de nous raconter ce qui s’est passé dans notre galaxie au cours des 15 milliards d’années de son existence.et c’est ce qu’on fait en mettant d’abord le paquet sur l’image au point d’en faire le lien unificateur de tout l’ensemble.Pour ce faire, l’arborescence de Découvertes est conçue en modules.Quatre grandes coupes chronologiques — du Big-Bang à l’an 1000, de l’an 1000 à 1789, de 1789 à 1945 et de 1945 à nos jours — regroupent chacune plus d’une trentaine de modules.Chacun de ces modules renferme une dizaine d’unités qui, elles, renferment une image-écran qui se fragmente à son tour en trois, cinq ou parfois dix sections contenant d’abord de courts textes concis.et des images.On arrive à saisir l’ensemble à partir de ses fragments.Mais on n’arrive aux fragments qu’à partir d’un ensemble.Toujours fondé sur l’image.CQFD.Beau(x) voyage(s) çn perspective, donc, toujours abondamment illustré (s).Evidemment, il y a une ombre au tableau.Plusieurs mêmes.Certains reprocheront à Découvertes de n’être pas assez «scolaire»; c’est leur droit le plus strict.Mais on se butera d’abord à cet inexcusable entêtement des éditeurs à concevoir des produits qui ne s’adressent pas à toutes les plateformes, Mac ou PC confondus.11 y a aussi le fait que Découvertes exige les machines les plus récentes pour fonctionner: c’est un produit high-tech qui ne roule que sur un ordinateur high-tech itou.Qu’on se le dise: on a tracé une ligne ici, il faut en payer le prix.Quartier Latin cacher Cinépl Le riev nouveau cmenia ex MAINTENANT OUVERT! • DIX-SEPT NOUVEAUX ÉCRANS En plus d'être le plus grand cinéma du Québec, c'est le seul où tout le monde voit l'écran à pleine grandeur.CJNÊPLEX ODÉON SlGIITUNI: Si;ati\'g~ Du CINÉMA COMME VOUS N'EN AVEZ JAMAIS VU ! Nous avons créé dix-sept nouvelles salles pour vous permettre d'apprécier toute la beauté du septième art.Les sièges disposés en gradins du système Siijbtline Seating10 et - les grands écrans incurvés permettent de tout voir, sans aucune obstruction.Les sièges somptueux, de conception européenne, offrent un confort remarquable.Ces nouvelles salles changeront votre vision du cinéma LE SON DANS TOUTE SA RICHESSE Nos nouvelles salles sont équipées des systèmes de son ¦ numérique les plus avant-gardistes Tous les éléments contribuent à la qualité sonore Le son numérique Dolby, le son numérique DTS et le son numérique Sony Dynamic y occupent une place de choix Trames sonores enveloppantes, dialogues clairs, effets sonores percutants la différence s'entend! Des goûters spéciaux, d'une fraîcheur exquise Vous pouvez déguster pizza, biscotti, maïs tout chaud ciné-bonbons, avant ou après la projection.Le nouvea cinéma Cinéplex Odéon Quartier Latin vous permet aussi d'étancher votre soif.Boissons alcoolisées, espresso, mélanges de café supérieurs, boissons gazeuses, jus embouteillés, eau.que vous sert-on?Tout le monde peut accéder gratuitement aux aires publiques du Quartier Latin, restos, bar, Cinécafé Cinévasion \ > r De Paction même après if générique de ia fin Après un bon film, il est agréable de pouvoir continuer à s'amuser.En plus d'un large éventail de jeux d'action, nous vous offrons Cinévasion, la toute dernière nouveauté en matière de technologie interactive.Vos BILLETS POUR LE FILM, AU BOUT DU FIL Il y a un film que vous tenez absolument à voir ?Ne nsquez pas de le manquer.Pour les horaires de films \ * > * % 4 9 ROYAL ACADEMY OF THE ARTS La Barque des fées, 1942, de John Anster Fitzgerald æfnas SS** , .« \ V .V .?.«â-ÿsssM -r-' \ -, - ¦Sv® mi» —rT' / V.j • ‘V ' ,Kr y, • < * ras*1; VICTORIAN FAIRY PAINTING Royal Academy of the Arts Londres Jusqu’au 8 février 1998 ANNIE FRASER COLLABORATION SPÉCIALE Londres — Décembre demeure, au gré des traditions, le mois par excellence pour évoquer la fantaisie; c’est dans cet esprit que la Royal Academy de Londres propose une incursion fantastique au royaume des fées.Plus de 80 tableaux répartis en quatre galeries thématiques sont présentés au public dans l’enceinte de l’un des plus prestigieux lieux de culture.L’exposition Victorian Fairy Fainting a de quoi raviver de précieux souvenirs.Les paradis de l’enfance engendrent des merveilles qui, à l’ombre de notre conscience, effleurant notre esprit, laissent en fdigrane une douce impression de légèreté.Qui n’a pas un jour rêvé de fées?Créatures imaginaires, ces nymphes délicates qui ont bercé notre enfance ont fasciné des générations depuis leur apparition au tournant du XII'' siècle.Elles émergent aujourd’hui des confins de l’ère victorienne.Les sujets principaux de cette étude sont reliés aux divers aspects de la vie culturelle de l’époque.Dans l’Angleterre de la seconde moitié du XDC siècle, les contes çle fées font partie intégrante du folklore national.A l’ère de la révolution industrielle, artistes, écrivains et compositeurs cherchent à créer un univers onirique pour abriter leur esprit.Craignant de voir décliner la spiritualité au profit du matérialisme, ils scrutent les contes et légendes populaires en quête d’imagerie fantastique.L’univers fragile qu’ils dépeignent demeure accroché aux portes de l’intemporel.Il existe, derrière le monde réel, un lieu de délices où s’agitent de délicates créatures ailées.La traversée est hasardeuse, l’entrée limitée.C’est un monde où prône l’imaginaire sur l’empire de la rationalité.Dans le climat généralement hostile des théories de l’évolution de Darwin, se dessine une renaissance du théâtre Shakespearien tandis que se développent les ballets romantiques.Toute une génération de créateurs consacre une part de son génie à l’effervescence de ce nouvel engouement pour la magie et le surnaturel.Pas une sphère culturelle n’est mise à l’écart de cette vision fantasmagorique.Opéra, théâtre, ballet et pantomime épousent la cadence.L’époque victorienne voit naître des techniques de mise en scène d’avant-garde créant de nouveaux effets dramatiques.Au théâtre, les acteurs s’envolent devant des dioramas articulés, leurs silhouettes immaculées s’animent sous une panoplie de jeux d’éclairage.Entre 1838 et 1840, Shakespeare est à l’honneur.Les pièces Songe d’une nuit d’été et La Tempête sont ramenées sur les planches.Pour l’éminent dramaturge, les fées sont des créatures immortelles qui apparaissent pendant le sommeil des humains.Déambulant à travers la forêt, entourées de fleurs sauvages, ces créatures minuscules ont le pouvoir d’influencer les rêves de l’homme.Elles ont leur propre hiérarchie: Obéron et Titania sont maîtres du royaume.Les peintres victoriens ont largement représenté ce thème propre au Songe d’une nuit d’été.John Simmons dépeint une Titania immaculée de bleu qui s’élance gracieusement dans un manteau de fine gouttelettes d’eau; immatériel et évanescent, son corps flotte à travers l’immensité de la pénombre.Transcendé par le caractère ludique de la scène, le spectateur enivré déclare forfait, laissant pour un instant derrière lui le monde contemporain.Au royaume des fées, veille une subtile luminosité, mi-jour mi-pénombre, l’atmosphère est diluée, voire sublimée.Le peintre John Anster Fitzgerald, émule de Füssli, trace un monde surréel sous l’égide du génie romantique.Plongé dans la dimension surnaturelle du rêve, Fitzgerald livre ses obsessions nocturnes en quelques suites minimalistes où des créatures luminescentes émergent d’un univers lilliputien.Son hypnotique Artel, personnage féerique de La Tempête, balance sa silhouette fragile sur une fine branche entourée d’oiseaux exotiques tandis que de minuscules êtres bigarrés voguent délicatement sur un nénuphar dans La Barque des fées.Sous des aspects plus conservateurs, les peintres J.W.M.Turner et Edwin Landseer utilisent le thème des fées pour symboliser l’imaginaire.Descendue du ciel, la messagère des dieux Iris, peinte par John Atkinson Grimshaw, déploie ses ailes cristallines au-dessus des marécages.Les aquarelles de Richard Doyle tracent avec enchantement balades nocturnes et processions féeriques.Thomas Heatherlay redéfinit l’esthétisme classique d'Ingres en transposant dans sa composition Fée assise sur un champignon la nudité vaporeuse Je la Baigneuse (je Valpinçon.Dans une autre toile d’Hea-therlay, L’Âge d’Or, femmes-fées et femmes-fleurs composent des musiques idylliques à l’ombre de feuilles exotiques.Hymnes à la grâce féminine, ces œuvres sont autant de délices qui renferment un monde de coquetteries juvéniles.En musique, Tchaikovski compose Le Lac des cygnes et Casse-Noisette, portant le monde des fées en ballet.Weber met en musique la tragédie d'Obéron et Mendelssohn compose l’ouverture de Songe d’une nuit d’été.Sur scène, la célèbre ballerine Marie Taglioni joue La Sylphide, évoquant l’amour platonique d’une fée pour un mortel.Le ballet connaît un habile succès, le costume créé pour l’occasion devient le tutu traditionnel des ballets romantiques.Une série de dessins d’Alfred-Chalon évoque la charmante gestuelle de Marie Taglioni.Au moment où, en littérature, Charles Dickens défend les bienfaits des contes de fées, les histoires populaires des frères Grimm sont traduits de l’allemand.A l’aube du XX' siècle, James Matthew Barrie crée Peter Pan, dernière figure légendaire de ce monde enchanté.Les jours de grisaille qui sonnent le glas de la Première Guerre mondiale jettent la désillusion sur la conscience des hommes, reléguant la magie des songes dans des placards endormis.Surréalisme avant l’âge, réminiscences romantiques, allégories symbolistes, l’univers des contes de fées cache en ses attributs énigmatiques l’essence d’un monde magique et éternel.Reste aux esprits de notre siècle le défi de retrouver en eux l’endroit où sommeille le sens du merveilleux.Les fruits de notre imagination renferment de doux parfums aux couleurs d’évanescence, ce que peintres et artistes de l’époque victorienne ont fait valoir avec brio en cette ode au génie fantastique de l’enfance.L’exposition financée par les Amis de la Royal Academy prend fin le 8 février prochain.-Concert fsfoël Noëls classiques et anglais avec le Choeur polyphonique de Lévis, le Choeur de FideArt et le Choeur d’enfants de Neufchatel Le samedi 20 décembre 1997, ^ Le dimanche 21 décembre 1997, à 20h, église Notre-Dame de Lévis ^ «à 14h, église Saint-Rokh de Québec Admission générale : IOS/hillei, gratuit pour les moins de 12 ans Points de vente : Réseau Billetech ou à l’entrée les soirs de concert Informations : Billetech, tél : 643-8131 ! r-> C André Comellier RESTAURANT-BAR-CAFÉ, SUR DEUX ÉTAGES OUVERT JUSQU’À 1 HEURE DU MATIN SANS RELÂCHE MÊME PENDANT LES SPECTACLES Rue Sainte-Catherine angle Saint-Urbain, 866-8669 WH DU NOUVEAU MONDE présente maintenant à l'affiche un film de Raymond Saint-Iean • Un ton décapant qui mêle la et le fou rire.> voir http//www.login.net/hypocrit CINÉMA 3682 boni.St-Laurenl tous les jours: 21 h30 supp.w-ends : 17h00 NOUVELLE VOCATION DU CINÉMA BERRI 1280, rue St-Denis -2T 288-2115 LES PLUS GRANDS FILMS DE L'ANNÉE À PRIX RÉDUITS 2.50$ POUR TOUS EN TOUT TEMPS SEMAINE DU 19 AU 25 DÉCEMBRE fat LE PACTE y* du SILENCE IKNtIMk tfclUT Vit M 0 R J A L L'ANEANTISSEMENT :i.i>ok;i.as JOUER av, < - LA MORT t.-r élAît - BRAD PITT Sept Ans Au Tibet TRI K STAR i » Beam IS L'ULTIME _ FILM-CATASTROPHE Æ: 44 B I 1.K I) K V OIK.I.K S S A M K I) I 2 O K T D I M A X < Il Y.2 I I) K ( E M B K K I II II 7 Aux frontières de la bédé Bien lié MATUSALEM II Réal, et scénario: Roger Cantin.Avec Marc Labrèche, Emile IYoulx-Clou-tier, Steve Gendron, Marie-France Monette, Magali Genaert, Raymond Cloutier, Germain Houde, Patricia Pérez.Image: Eric Cayla.Musique: Milan Kymlicka.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR La série est une entreprise dangereuse.Rarement avons-nous vu une suite au cinéma dépasser en qualité l’original (et enregistrer le même succès).Roger Cantin s’en est mordu les doigts le printemps dernier en offrant un volet 2 à son Assassin jouait du trombone, à travers Ixi Vengeance de la femme en noir qui a piqué du nez en salles.Ce triste sort risque-t-il d’échoir à ce Matusalem 11 hélas bien moins bien scénarisé que l’original?Pas nécessairement, car ce film a l’avantage sur La Vengeance.de cibler un public précis, celui des enfants, ce qui lui permettra de sauver quelques meubles.Mais Roger Cantin n’a pas assez renouvelé le produit.L’élément-surprise manque à l'appel, et l’histoire s’étiole.L’univers de ces Matusalem, toujours aux frontières de la bédé, est pourtant sympathique.On se rappelle qu'Olivier (Emile Proulx-Cloutier) avait traversé dans le premier film les frontières du temps et de l’espace au cours de son souper d’anniversaire, s’élançant sur les traces d’un fantôme du XVIir siècle.Avec lui et ses amis, on attend une fois de plus la date fatidique.Mais Olivier a grandi et est devenu le charmeur de ses dames.Voilà qu’au tournant de ses quinze ans, il lutine une jeune Française (Magali Gevaert), oiseau de passage au Québec, en délaissant son officielle (Marie-France Monette) qui ronge son frein.L’élément plus proprement novateur du scénario, c’est que Unirent (Steve Gendron), le petit frère d’Olivier, a écrit un manuscrit racontant leurs aventures avec les pirates dont le premier Matusalem nous avait livré le récit.Or un professeur aristocrate, descendant de Robert-Olivier de Beauchesne (joué comme l’était son aïeul par Marc Labrèche), après l’avoir lu, cherchant le trésor de son ancêtre, se pointe à la maison d’Olivier avec ses élèves français.Enfants et professeur seront aspirés, le jour de l’anniversaire d’Olivier, dans les Caraïbes à l’heure où les flibustiers combattent les envahisseurs espagnols.Ce n’est pas le jeu des comédiens qui cause problème.Marc Labrèche, dans sa caricature colorée, dégage une vraie présence et c’est lui qui s’impose à la distribution.Les enfants paraissent plus inégaux, mais certains d’entre eux, comme Marie-France Monette, s’imposent par la personnalité et le style.Rien à dire contre les pirates non plus.Raymond Cloutier a particulièrement la tête et le poids intérieur de l'emploi.On pardonne au film, à la limite, ses effets spéciaux cousus maison, budget oblige.Le principal problème de Matusalem Il est causé par le scénario qui oblitère une grande partie de l’action.Il y a un trou béant dedans.Va pour les aventures avec les flibustiers, mais après deux jours d’action dans la jungle et sous les palmiers, on laisse tomber le spectateur.363 jours d’aventure sont effacés sans qu’on sache ce qui est arrivé aux héros.Si bien qu’à leur retour, soudain vêtus de costumes d’époque alors qu’on les avait laissés en jeans, livrés aux policiers ahuris qui essaient une fois en- «Sur le fil du désir voici enfin le film qui fait craquer toute la France!» — Odile Tramblay, LE DEVOIR «Le meilleur et le plus fascinant film français de la rentrée!» — Le Point Marc Labrèche core de comprendre quelque chose au récit de leurs vicissitudes, nous voici replongés dans Matusalem l, sans enrobage original du produit, et sans qu’on nous fournisse les tenants et aboutissants de leurs mésaventures.Il y a bien un petit gag style Trésor de Rackham le rouge quant à l’emplacement du trésor.Mais il semble que Roger Cantin ait manqué d’inspiration en donnant une suite à Matusa- lem, en tout cas il n’a guère exploré de pistes vraiment nouvelles.Les enfants n’y verront-ils que du feu?Meilleur public que les adultes pour les failles techniques, ils auraient sans doute préféré une histoire mieux tissée et des rebondissements qui s’enchaînent et s’emboîtent.Ici, le scénario crie famine.Allez garder l’attention de jeunes spectateurs en alerte avec une intrigue pleine de trous.TOMORROW NEVER DIES De Roger Spottiswoode.Avec Pierce Brosnan, Jonathan Pryce, Michelle Yeoh, Teri Hatcher, Judi Dench.Scénario: Bruce Fierstein.Image: Robert Elswit.Montage: Dominique Fortin, Michel Arcand.Musique: I)ta.».vii KnCurau (auttuuCa tun U«* « ~ Dm» 16,95$ 29,95$ 16,95$ 16,95$ 16,95$ 11,95$ 16,95$ «j»f •> Hammpo rrnoN HAMMEH r JM u yum tii m*5 Mthlll ¦EPM liCjQCQSm ¦A- ?Ac -A- ?de Ml v sou Ti n i u>Li (BMY.AWARI Campagne Glllfl! VIBfD I !i H 8 TOti II! gu *3«; *(l£ BlV © 24,95$ 24,95$ L'aile ou la cuisse V.O.Mille Bolle Blu V.O.S.T.A.VM.I ¦> in I mu tmiiw **C i hum 99,95$ *?» ««Ml •>«*.» >ttMr ««**> LE QUAI DES BRUMES V A Noël, noffrez que du ruban! cFi> 9,95$ cFï> 9,95$ cFi> 14,95$ cFi> 14,95$ CFP 14,95$ 23,95$ p 14,95$ —• 11,95$ 11,95$ Cyrano de Bergerac Elvis Gratton L’homme idéal Karmina Microcosmos Hiroshima mon amour Nuit et brouillard The Plague Dracula - Prince V.O.V.O.V.O._____ V.O.V.O.V.O.S.T.A.V.O.S.T.A.of the Zombies of Darkness , V.O.(LBX) V.O.(LBX) 17,95$ Les parapluies le Cherbourg V.O.(LBX) Wjomw AllKHCWt! «OMS ’'ASTONISHING! a imuiw hi .wotiimiiniuii mu «« ' a fcïfc» .f.i K < K M 1$ Il K I !l !l 7 CINEMA Une réalisation titanesque TITANIC Réal, et scénario: James Cameron.Avec Leonardo Di Caprio, Kate Winslet, Billy Zanie, Kathy Bates, Frances Fisher.Bernard Hill, Jonathan Hyde.Image: Russell Carpenter.Musique: James Horner.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On a tout entendu sur cette production titanesque.On connaît son coût faramineux (215 millions et des poussières).On sait que le film a pris un temps fou à accoucher de lui-même, qu’il a constitué une longue agonie pour les acteurs principaux, plongés et replongés dans l’eau glacée sous la férule d’un réalisateur autoritaire.Comme on n’ignore plus rien de la volonté tatillonne de James Cameron de recréer le décor original du grand paquebot, reproduit en maquette à 90 % de sa dimension, avec les matériaux, les costumes d’époque, 1500 figurants à bord.Le film pouvait laisser présager un naufrage de première classe à la Waterworld.Or il n’en est rien.Titanic demeurera dans les annales hollywoodiennes comme un des films les plus impressionnants produits par les grands studios depuis des lunes.Rien, sans doute, ne peut justifier un budget de cette envergure, mais une chose paraît certaine: l’argent est à l’écran, comme on dit, et bien utilisé encore.Plusieurs films se sont déjà inspirés de la tragédie du Titanic, qui fut emblématique d’une époque où l’homme s’est cru démiurge, insubmersible comme le grand paquebot, où l’arrogance des nantis et leurs fortunes répondaient à l’opulence et à la splendeur du bateau.Rien ne pouvait frapper autant l’imagination des hommes que le fait que tout cela, dans la lâcheté, le courage et la panique, ait pu sombrer une certaine nuit du 14 au 15 avril 1912, devant l’assaut d’un iceberg qui passait par là.D’où les œuvres littéraires, les adaptations cinématographiques ayant tant fleuri dans son sillage.James Cameron, le père de Terminator et de True Lies, avait dans sa manche quelques avantages sur ses prédécesseurs.Le fait qu’il ait plongé lui-même à bord d’un sous-marin à la rencontre de l’épave l’a aidé à tâter du x Leonardo DiCaprio et Kate Winslet doigt le réel, lui donnant envie de fournir un document historique très documenté, mêlé à sa fiction amoureuse.Cameron avait également sur Jean Negulesco et tous les cinéastes du passé s’étant colletés à la tragédie du Titanic l’avantage des plus grandes connaissances historiques sur le sujet, du budget énorme, des progrès de la haute technologie, du raffinement des effets spéciaux.11 a su tirer pleinement parti de tous ces atouts.Le film qui dure trois heures et quart ne paraîtra pas trop long.La beauté des images et des décors, la qualité de la trame musicale (mais oui, notre Céline nationale a un beau morceau de chant à se mettre sous la voix), l’excellent montage y sont pour beaucoup.Mais Cameron a su traduire par-dessus tout le naufrage, filmé patiemment, lentement, sans ellipses.Que l’on ne puisse voir le passage de la maquette aux images numériques est un des exploits du film.C’est le vrai Titanic qui sombre devant nos yeux.Du moins, la magie du cinéma nous le laissera croire.Bien sûr, le film de Cameron se DÉCOUVREZ LE PETIT BUOU QUI A DÉJÀ CONQUIS LE COEUR ET LE SOURIRE DE PLUS DE 1 875 258 SPECTATEURS FRANÇAIS.GRAND PRIX DU JURY & PRIX DU PUBLIC 8* FESTIVAL DU FILM BRITANNIQUE DE DINARD GRAND PRIX MEILLEUR FILM EUROPÉEN et PRIX DU PUBLIC ACADÉMIE EUROPÉENNE DU FIUA, BERLIN U FILM LE PLUS DÉSOPILANT.SI VOUS VOULEZ RIRE.ALLEZ VOIR "THE FULL MONTY".ODIli TREMBLAT, LE DEVOIR » UNE COMÉDIE SOCIALE HILARANTE AU CROISEMENT DE KEN LOACH ET DES MONTY PYTHON.U MONDE B LA COMEDIE ANTI-DEPRIME A L'ANGLAISE.¦H ¦ê TELEIAMA ! m' £ 1 § £ ¦r* 5?Quend en n'a rien à perdre en n'a rien à cacher.LE GRAND JEU (V.F.DE THE FULL MONTY) * w.'TPjuwnwmiiî «fl»» u«a',wwiaitwiiLftn*B!«»ri:«iiT mm •a,'‘ Ymwiiiuimïfm, .,#.« .vtnmoN rMANÇAier .FSMMtë* À L’AFFICHE! qtiuriEi un» I VERSION ORIOINAIE A NO L AJ «P [ , CMÉPLEX OOÉON I ÉGYPTIEN » » J *¦ | ?(DL**** La comédie qui dévoile tout.veut avant tout une histoire d’amour.Le film s’ouvre sur des images contemporaines (sur fond de la véritable épave), quand une vieille dame survivante du naufrage, Rose Calvert (Gloria Stuart), remontera le cours du temps et de ses amours perdues pour évoquer les jours fatidiques de 1912 ayant entouré la naissance et la mort du Titan des mers.Cameron s’attarde beaucoup à l’embarquement des passagers, montrera tout au long du film à quel point les classes sociales étaient marquées, à quel point la frontière entre riches et pauvres paraissait infranchissable.Elle sera franchie pourtant alors que Rose (Kate Winslet), jeune fille de bonne famille à la veille d’un mariage de raison, s’éprendra d’un jeune artiste de rien du tout ayant gagné son billet de passage au jeu (Leonardo DiCaprio).L’histoire d’amour qui les liera sur le Titanic, alors que la famille et le fiancé de Kate essaient de les contrecarrer, se jouera donc sur fond de lutte des classes.Le luxe des premières classes, dont les décors, l’ameublement et les magnifiques costumes témoignent, se conjuguera au côté guindé de cette société décadente, alors qu’à deux pas de la cale, la fête populaire rigolote et libre battra son plein.Cameron a eu le bon goût de choisir Kate Winslet pour donner la réplique à DiCaprio.Cette actrice bri- MKKIK W.WALLACE tannique ayant surtout joué dans des productions de qualité comme Sense and Sensibility, }ude et Hamlet apporte une vraie classe à son personnage.Et ils sont vraiment beaux tous les deux, charmants, crédibles même.Cela fait oublier l'invraisemblance de certaines situations, le nombre incalculable de fois où ils frôleront la mort sans la rencontrer.Bien choisie aussi se révèle Kathy Bates dans la peau d’une nouvelle riche au grand cœur.Mais la disüibu-tion apprend à se fondre dans l'épopée quelle traverse.Iœ film saura livrer la panique indicible qui s’emparera des passagers, la grandeur et la classe des musiciens qui jouent au milieu de la débâcle, ces moments de tragédie immense où se révèle la vraie nature des hommes et des femmes, l’héroïsme comme la lâcheté.C’est tout cela, dans la cohue, dans l’émotion, dans la fin grandiose du géant des mers, que Cameron a su traduire étape par étape.Les ponts successifs s’empliront d’eau, les canots de sauvetage en nombre insuffisant s’éloigneront en laissant tant de passagers (surtout de troisième classe) prisonniers d’un 7ï-tanic qui se prépare à périr.Il faut voir le paquebot se dresser soudain à la verticale sous les étoiles.Comme il faut voir flotter les passagers bleuis dans l’eau glaciale avec leurs gilets de sauvetage.Grandiose, vraiment! Chapeau bas! Pâté chinois PORTRAITS CHINOIS De Martine Dugowson.Avec Helena Bonham-Carter, Romane Bohringer, Marie Trintignant, Eisa Zylberstein, Jean-Philippe Ecoffey, Yvan Attal.Scénario: Martine Dugowson, Peter Chase.Image: Antoine Roch.Montage: Martine Barraqué, Noëlle Boisson.Musique: Peter Chase.France, 1996,100 minutes.MARTIN BILODEAU Amorcer une carrière de cinéaste avec un coup de maître enfle démesurément les prospectives et multiplie les attentes.Martine Dugowson en sait quelque chose.Après son éclatant Mina Tannen-baum, acclamé par la presse et le public, elle s’est cassé les dents sur ce Portraits chinois mal équarri, dispersé, égaré entre ses personnages, ses messages et ses clins d’œil.Un film que la presse française a chahuté et auquel le public de l’Hexagone a posé un lapin; le film prend l’affiche à Montréal cette fin de semaine, où il risque, presque un an plus tard, de connaître un destin semblable.Dugowson fait éclater ici la structure très composée de son film précédent, optant pour une narration fragmentée, petits portraits par touches abstraites ou impressionnistes d’une galerie de personnages, amis dans la trentaine appartenant au monde de la mode et du cinéma.Les chassés-croisés, tissés sur une période de deux années, sont parcourus, en sourdine, par une réflexion douce-amère sur l’amour et l’amitié, la fidélité et l’honnêteté, l’éphémère et le durable, tout ça à la lumière des rapports hommes-femmes rendus flous par les temps flous.Au centre de cette mosaïque, il y a Ada (Helena Bonham-Carter), une dessinatrice de mode, et Paul (Jean-Philippe Ecoffey), son amoureux avec lequel elle vient d’emménager et que sa nouvelle assistante (Romane Bohringer) s’apprête à lui piquer.Parmi leurs amis, on retrouve un scénariste italien désemparé par sa rupture amoureuse (Sergio Castelli-to), une directrice de production (Marie Trintignant), épouse d’un réalisateur (Yvan Attal) secrètement amoureuse de son producteur (Miki Manojlovic); enfin, ce dernier partage ses nuits avec une bohème névrosée (Eisa Zylberstein), élément déclencheur de plusieurs disputes et conflits entre les couples nouveaux et à venir.Or on ne comprend pas ce qui cimente ces huit personnages tant leur amitié paraît superfi- cielle, axée sur le mensonge et la dissimulation, qui servent ici de ronrons à un scénario à peu près sans point de vue, qui part dans toutes les directions, effleure ses personnages et enfile avec lourdeur des situations tragicomiques dont il n’exploite jamais le potentiel.Nom-briliste et faussement spectaculaire, ce bal d’hystérique et de creux, d’accidentés du cœur qui déambulent comme des automates dans des décors tapissés comme les murs d’une chambre d’adolescent, ne donne aucune chance au silence, aux regards, à la chimie.Aucune véritable rapport ne le parcourt, aucune vérité ne s’en dégage.Portraits chinois est en quelque sorte le pendant négatif de L’Appartement: brouillon là où l’autre est achevé, prétentieux là où l'autre était humble, dispersé là où l’autre était précis.Dugowson, Gilles Mi-mouni et Eric Rochant ont fait leurs classes ensemble et, à en juger par leurs films, ont rassemblé au fil des ans une troupe d’acteurs (Bohringer, Attal, Ecoffey) et d’artisans (dont Peter Chase à la musique) qu’ils s’échangent joyeusement.Parmi les outsiders de ce Portraits chinois, on remarque toutefois Marie Trintignant, dont on déplore quelle bourdonne sans raison dans un rôle qui ne lui va pas à la cheville; aussi, Helena Bonham-Carter, qu’il fait bon voir dans un film dont l’action nous est contemporaine, est quant à elle réduite à parader sous quelques chapeaux originaux et à étrenner son joli accent sur des dialogues faibles et sans esprit.Cette première offensive de l’Anglaise en sol français risque peu de causer une commotion à l’échelle des Bir-kin, Bisset et Rampling.ARCHIVES LE DEVOIR Helena Bonham LES FILMS VISION 4 présente , .AV ' V.> •** £ : \ * i i ;i v"p* il 'v ?.m > Ut 7 bf ïp .J, b.ûd I XV ;, , i Jm?e ÀfÇ* V \ SMéf i v ** V m $ m -£>¦$- t.' ¦ >¦ Æ - «w : >’.W® (\ v^.< • m z: V 5, iikY • * Li*'*/ ,\; ! UN FILM^CRIT ET RÉALISÉ PAR ROGER CANTIN ' jFvAJS PRODUCTION Dt JACOUES BONIN ET CUUDE VEILLET ?AVEC MARC LABRÈfHE • \ EMUE PROUIXÜOtjTinti* STEVE GiNDRON • MARIE-FRANCE M0NETTE • MAGAll GEVAERT • RATMOg) (LOWER • PMgfClA PÉREZ • JEAN-PIERRE BERGERGN •PIMRE-IUC BRILLANT • RODRIGUE PROTEAU • CLAUDE D.ESPAROIS • JEANIwPtE • WotlE JEIHeRNESTO TAPIA ET AVEC IA PwrtlCIPATlQN DE GERMAIN HOUDE Directeur de la photographie: ÉRIC CAYIA • Directeur artistique: NORMAND SARRAZIN Créottke deriostumes: FRANCESCA CHAMBERIAND • Musique: MILAN KYMLICKA • Montage imoge: RICHARD COMEAU *4 Conception sonore: LOUIS DUPIRE • Directrice de production: SYLVIE ROY MATUSALEM II o ete produit par les Eiliits Vision 4 avec la porlicipotion de Télèlilm Conoda, Fonds de télévision el de câblodistribution pour la production d'émissions conodiennes-Progromme de porlicipoliod au capital - Programme de portage des revenus de production - SODEC - Société de développement des entreprises culturelles http://www2.sympntico.ca/Motusalemll v-Journal^» journal J TOS DSKPHjj 1 ^ 1 O ~t~! c?71 mont real ^quebec radio V EfiililsMiKi / / i * t i » n a r ¦ o n a l _________________________ ____________HdBâÉaâAfl Une société du Groupe Coscient 1 , ESTO TAPIA CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS -FAMOUS PLAYERS-1 I-LES CINEMAS OUZZO-1 F.P.8GREENFIELD PARK fd I LACORDAIRE11 b.I “Journal- '.journal mont real .quebec MAINTENANT A L’AFFICHE! rptnisTS C—FAMOUS PLAYERS-1 I-FAMOUS PLAYERS- ANGRIGNOFD.T [| CENTRE LAVAL FAMOUS PLAYERS- VER- g -CINEPLEX ODEON- CARR.DORIONS -CINEMA CARNAVAL- CHATEAUGUAY1.-LES CINEMAS GUZZO” STE-THERESE6- -CINEPLEX ODEON- DELSON ST-EUSTACHEô-d -CINE-ENTREPRISE” Plaza REPENTIGNY-k TERREBONNE & -LES CINEMAS OUZZO” -CINE-ENT REPRISE- Cinema ST-BASILE6- -CINEPLEX ODEON- Complexe ST-BRUNO -LE PARIS- ST-HYACINTHE “CINEMA DE PARIS- VALLEYFIELD -CINEMA CAPITOL— ORUMMONDVILLE ‘CARREFOUR DU NORD- ST-JEROME ROCK FOREST 6- "LE CARREFOUR 8“ JOLIETTE 'LES GALERIES” GRANBY ST-JEAN -CINEMA LAURIER- VICTORIAVILLE -CINE-ENTREPRISE- Cinema du CAP & -FLEUR DE LYS- TROIS-RIVIERES 6- Prolongation jusqu’au 18 januier Ouuert dès 13h du 2G au 30 décembre et du 2 au 4 januier Salle Norman-McLaren I 335, bout.De Maisonneuve Est | (514) 842-9768 IU Radio-Canada nVlOlo Télévision * tntonwval ^ À la lumière du cœur.Planifiez vos dons Pour un don ou plus d'informations, composez sans frais 1-888-234-8533 Région de Montréal 514-2S7-8711 % DÉkELOPPEAŒffl Er R4IX ^ I.H I) K V 0 I H .I.K S S A M K I) I 2 0 K T I) I M A X < Il K 2 I I) K < E M H lî E 19 9 7 B 7 ?: chef-d’œuvre ?: remarquable ?: très bon ?correct sîuis plus ?: très faible : pur cauchemar MARIUS ET JEANNETTE ?Un des films les plus toniques et les plus réjouissants de l’année, joué avec un naturel fou.le Marseillais Robert Guédiguian roule depuis longtemps, toujours avec la même bande d’acteurs copains, mais Marius et Jeannette constitue indubitablement son œuvre la plus achevée, la plus joyeuse et la plus enlevante.Sous le soleil de Provence, cette comédie amoureuse dit la rencontre entre deux quadragénaires malmenés par la vie, Marius (Gérard Meylan) et Jeannette (merveilleuse Ariane Ascaride).Il y sera question d’amitié, de tolérance, de joie de vivre, à travers une exquise galerie de portraits gratinée façon Midi.Au Complexe Desjardins, Boucherville.Odile Tremblay THE ICE STORM ?Le dernier film d’Ang Ix-e prouve une fois de plus la grande polyvalence du réalisateur de lire Wedding Banquet et de Sense and Sensibility, capable de pénétrer avec beaucoup de sensibilité dans des univers qu’il n’a pas fréquentés.77/c lee Storm, adapté d’un roman de Rick Moody, est la chronique d’une époque: l’Amérique des années 70 vue à travers la lorgnette de deux familles du Connecticut.Sans appuyer ses effets ni miser sur les signes distinctifs des années-nostalgie, le cinéaste montre la dérive des parents (excellents Kevin Kline et surtout Joan Allen) et des ados (grinçante et adorable Christina Ricci en petite révoltée de service).Le film échappe à une démonstration convenue en faisant valser humour et drame.Au Faubourg.O.T.BOOGIE NIGHTS ?Paul Thomas Anderson (Hard Eight) met en lumière l’industrie cachée du cinéma pornographique à travers cette chronique qui passe sept années (de 1977 à 1984) à suivre l’évolution d’un jeune étalon (Mark Wahlberg).Le cinéaste propose une vue en coupe d’un monde observé avec la rigueur d’un entomologiste et le bon goût d’un auditeur de PBS.Ix1 regard est personnel et sans préjugés, la galerie de personnages (lulianne Moore, Burt Reynolds et William H.Macy en sont) est colorée sans être ridicule, l’approche esthétique relève du meilleur Scorsese.Quelques redondances ralentissent cependant la cadence.Au Loews.Martin Bilodeau THE FULL MONTY ?Cette délicieuse comédie britannique, premier film de Peter Cattaneo, raconte l’histoire de six ouvriers au chômage qui décident de gagner un peu d’ar-;gent en formant un groupe d’ef-feuilleurs pour dames.Avec ses situations solides, ses personnages attachants et bien campés, son regard doux-amer qui n’interdit pas l'humour — dont le film est gavé —, cette variation naturaliste sur l'Angleterre post-Thatcher n’a pas à rougir de l’héritage des Leigh, Loach et ['Years dont elle iwrte l’empreinte.À l’Égyptien.M.B.NETTOYAGE À SEC ?exploration en demi-tons du désir comme rempart contre l’étouffement de la vie de province, Nettoyage à sec d’Anne Fontaine est un film exigeant, parfois aride, sur le fil du rasoir entre drame et ixtrtruit de mœurs.Miou-Miou et Charles Berling y campent un couple troublé par l’arrivée inopinée dans leur vie d’un ange de la séduction, quasi androgyne, qui mettra le feu à leur vie.Désir trouble, aspirations à la liberté; prenant à bras-le-corps les tabous sexuels en des scènes parfois très crues, la cinéaste crée un film sensible tout en tension maîtrisée qui va au bout de son sujet.Au Quartier latin O.T.LES SABLES MOUVANTS ?Le Marseillais Paul Carpita, sur un scénario écrit il y a plus de quarante ans a créé un film sensible et touchant, brandissant des idéaux de gauche mais avec une finesse qui le sauve du prêchi-prêcha.On y explore le sort misérable des Espagnols qui, en fuyant le régime Franco, se faisaient exploiter p;ir des agriculteurs de Camargue.Ixs acteurs Daniel Sans Pedro fie bel Espagnol irrésistible) et surtout Beppe Clerci, en tyran qui cache sa sensibilité, sont excellents.Au Complexe Desjardins O.T.SINON OUI ?1/2 Claire Simon, en s’inspirant d’un fait divers, raconte avec une caméra très intime, souvent dérangeante, l'histoire à priori impossible d’une femme simulant la grossesse jusqu’à sa conséquence ultime: le vol d’un enfant dans une pouponnière.Di présence d’acteurs peu connus, mais très naturels confère une crédibilité à l’aventure.Une caméra très soignée*, avec un oeil de documen-tariste s’arrêtant à capter les détails de la vie, crée un langage de souplesse.Mais la fin escamotée gâte la sauce.Au Parallèle.O.T.LES DÉMONS DE JÉSUS ?1/2 Ce premier film du Français Bernie Bonvoisin nous transporte à la tin des années 60, en |)ériphérie des banlieues défavorisées.Ce West Side Story argotique mâtiné de western suburbain raconte les aventures d’un petit truand à la noix nommé Jésus, sorte de candide au tempérament bouillonnant issu d’une famille dysfonctionnelle qu’il défend contre vents et marées.Ce récit fellinesque désabusé, rempli de romanichels truculents, repose sur des développements vaudevillesques, des décors stylisés et une mise en scène anémique.Au Quartier latin.M.B.LES BOYS ?Grosse comédie populaire de la saison, Us Boys de Ijouis Sàïa enfile les clichés et les farces glasses à travers son histoire de gars qui jouent au hockey dans une ligue de garage.Le film donne la vedette à une brochette de comédiens populaires, de Rémy Girard à Marc Messier en passant par Patrick Huard et Serge Thériaut, mais Louis Saïa ne les dirige pas et les laisse exécuter leurs numéros tant bien que mal.Un scénario très faible, une caméra à l’avenant, des dialogues vulgaires.C’est mauvais, mais ça ]X)gne.Au Quartier latin, Boucherville, Longueuil, Lasalle.O.T.Un monde sans main LUC BKAUI.1EU Frodon, Bilbo et Gollunt dans Le Seigneur des anneaux \ r Entre Noël et le jour de l’An, le Théâtre Sans Fil reprend à Montréal son Seigneur des anneaux, après l’avoir présenté des centaines de fois aux quatre coins de la boule.Et ce ne sont pas les projets qui manquent pour la mère de toutes les troupes de marionnettes québécoises.ST É PHANE BAIL LA R (JE O N LE DEVOIR On l’a décrite comme l’une des meilleures compagnies de marionnettes au monde.Et le monde l’a acceptée comme telle.Depuis sa création, à Montréal en 1971, le Théâtre Sans Fil a fait plus de 3000 représentations de l’un ou l’autre de ses spectacles, de L’Araignée, sa première production inspirée d’un nô japonais, jusqu’à La Cquronne du destin, créé en 1995, en Écosse, dans le cadre du Scottish International Children’s L'estival, et repris l’an dernier, à New York, sur Broadway s’il vous plaît.Au total, depuis un quart de siècle, les marionnettes géantes du Sans Fil ont ravi plus de 1,6 million de spectateurs, de toutes tailles.Cela n’est pas près de s’arrêter.La compagnie a en plan un immense projet Ravel, autour d’une double programmation constituée par le trop célèbre Boléro et la fantaisie lyrique L'Enfant et les Sortilèges (1920-1925), sur un livret de Colette.Le premier work in progress devrait être présenté au printemps prochain.Comme la version finale, nécessitant un orchestre symphonique, coûtera bonbon, le Théâtre Sans Fil négocie des ententes avec une flopée de partenaires du Québec et de l’étranger.«Pour nous, c’est un défi énorme, mais une compagnie comme la nôtre doit bouger pour ne pas stagner», dit André Viens, directeur artistique et metteur en scène de la compagnie, qui revient justement d’Europe où il a multiplié les démarches, après être passé par New York et Philadelphie.Bon an mal an, à peine 16 ou 17 % du budget d’environ un million de dollars de la troupe pro- vient des subventions.Viens est le dernier Mohican de la tribu originale.Il était de la première fournée de gradués du département d’animation culturelle de l’UQAM, au début des années 70, quand lui est venue l’idée de se lancer dans cette aventure qui l’aura finalement occupé toute sa vie professionnelle.«En troisième année, les étudiants ont demandé un atelier de marionnettes et c’est Pierre Régi mbald, le créateur de Nie et Pic et de Passe-Partout à Radio-Canada, qui est venu nous donner un cours, se rappelle-t-il.Il nous a fait visionner un film sur la technique du Bunraku et pour nous tous ça a été une révélation.On ne connaissait que Pépino et Capucine.On a vu qu’on pouvait faire autre chose que de la marionnette à gaine.» Le style Sans Fil Depuis, le Théâtre Sans Fil est resté fidèle à sa volonté de travailler avec des marionnettes géantes inspirées de la technique classique de cet art figé depuis plus de trois siècles en Orient.Ixs Québécois ont choisi de doubler la taille des pantins bridés pour leur faire atteindre deux mètres et plus.Ui compagnie fabrique toujours elle-même ses êtres à animer, reconnaissables entre tous.Il n’y a pas que ça.Le style Sans Fil est résolument multimédia, avec une utilisation de plus en plus jxiussée de la lumière noire, d’effet laser et de bandes sonores, de glace sèche et même de pyrotechnie.Ces éléments enrichissent l’univers fantaisiste et fantastique, féerique et poétique des textes que la compagnie a de plus en plus favorisés.Au départ, le Théâtre, né dans le milieu de l’animation culturelle, favorisait une option plus engagée socialement, bien évidente d;uis la production Monsieur Mocinpott (1972), de l’Allemand Peter Weiss, un émule du didactisme brechtien, mieux connu pour son Ma-rat-Sade.L’année suivante, Les jeta sont faits présentait une vision nationaliste de l’événement universel à venir à Montréal.«Cette pièce fabulait sur la journée d’ouverture des Jeta, qui serait le jour Un de l’indépendance nationale, explique André Viens.Comme beaucoup d'artistes de l’époque, on voulait participer à l’éveil de la conscience politique québécoise.» Rapidement, la compagnie a ouvert sa perspective, décloisonné ses intérêts, universalisé ses thèmes.«Plutôt que de dire aux gens quoi penser, de leur donner des réponses, on a vite décidé de s’interroger avec eux.En plus, certains, dont j'étais, commençaient à penser que l’engagement social pouvait nuire au développement de notre art.» Après une scission entre les fonda- teurs, la troupe a donc opté pour des créations à base de légendes, de mythes et de contes.Ix* Sans Fil a monté Rabelais ou lu vie carnavalesque de Gargantua et Pantagruel, Iws Ugendes indiennes, et surtout Bilbo le Hobbit (1979), une adaptation du célébrissime roman de J.RR Tolkien, qui allait assurer sa renommée internationale, La barre magique des mille représentations est maintenant franchie, avec des versions française, anglaise, cantonnai-se et même vietnamienne, puisque la compagnie a récemment participé aux festivités culturelles du Sommet de la Francophonie, à 1 lanoï.«C’est du théâtre non réaliste, fantastique, magique, qui peut rejoindre les gens de toutes les cultures, de toutes les traditions, propose le directeur.Comme dans les grands opéras, on essaie de traiter de thèmes universaux, de la mort, du pouvoir, de la solitude, des relations avec les autres.En plus, notre approche permet presque de faire oublier le théâtre: les spectateurs ont l’impression de voir un film en 3D.Je veux aussi, j’espère aussi, qu'ils ne s'ennuient jamais, que ce soit Mme Tremblay, M.White ou le petit Wang.» Le Sans Fil n’a jamais eu de fil à la patte.Elle n’a pas de salle permanente à Montréal.Ses productions ont toujours voyagé, d’abord au Québec, dans les villes et les villages, puis, dès le milieu des années 70, vers l’étranger.Maintenant, un peu comme le Cirque du Soleil, la compagnie peut f;iire tourner deux ou trois spectacles simultanément sur autant de continents.L’équipe qui jouait Im Couronne du destin en Europe cet automne va rentrer juste à temps à Montréal pour reprendre Le Seigneur des anneaux.Inspiré du même Tolkien, cette production est l’autre grand succès de la compagnie.Le spectacle créé en 1985 s’arrête au Monument National, du 26 décembre au 2 janvier, avec un dossier de presse dont n’auraient pas honte les Gilles Millieu et autres Denis Marleau.Après avoir vu les 65 marionnettes géantes animées par 12 artistes, même le Sunday Tribune d’Irlande, qui est tout de même la patrie de l’auteur de The ljord of the Rings, a parlé d’un «High Tech Big Top magic».Être aimé du monde, c’est bien.Avoir été aimé de ce coin du monde en particulier, c’est encore mieux.La Maison Théâtre présente Châleau sans TOI Sonia Sarfati, La Presse f à 9 ans ILe Théâtre du Mouvement donnera également mercredi 17 décembre, 12h30 à 17h jeudi 18 et vendredi 19 décembre, llh à 15h30 à l'École de mime information et inscription : 843-3009 ateliers OMNIBUS PRfSfnTe 20 ans de mime PRE5ENIt Le Théâtre du Mouvement (Paris) il LA J0C0NDE AVAIT DES JAMBES de Claire Heggen et Yves Marc avec Claude Bokhobza, Claire Heggen et Yves Marc du 16 au 20 décembre à 20 h (In comique de précision, De la marche, le Théâtre du ¦Mévement fait un objet de savoir, de délectation, de théâtre.- Le Fijaro Excellent spectacle, rire assuré, • frime-soir Savamment désopilant ! • Le Journal du théâtre Regard humoristique sur la marche par des virtuoses du mouvement experts en langage du corps.• La terrasse,-mensuel des rendezvous de la culture, • Il Espace Libre réservations : 521-4191 Y'/ vH N Tmiii .
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.