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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-12-29, Collections de BAnQ.

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?LE DEVOIR ?©' Agenda Page B 7 Culture Page B 8 Économie Page B 2 Les sports Page B 5 L’ENTREVUE 1.K |) K V O I It .I.K L U X I) I 2 il l> K (' K M R R K I !> !) 7 Jean Rouch U ethnographie à l’envers Comment porter sur le monde un regard lucide, indulgent et jubilatoire À quatre-vingts ans bien sonnés, celui qu’on a appelé «le griot gaulois» se partage toujours entre Paris et l’Afrique, traquant de son œil vif, souvent doublé d’une caméra, les échanges entre le monde réel et le monde imaginaire.Ingénieur devenu anthropologue et cinéaste, éternel marginal, tant dans le domaine du cinéma que dans celui des sciences sociales, Jean Rouch poursuit en solo une inlassable quête de vérité.GÉRALD BARIL COLLABORATION SPÉCIALE Le personnage a quelque chose de frondeur, mais sans une once d’arrogance.Rap-pelez-lui les éloges d’un Georges Sadoul le remerciant d’avoir apporté de l'air pur au cinéma: du coup, il se fait modeste: «C'était de la naïveté de ma part; un regard naïf.C'était de la mise en scène improvisée à la prise de vue et c'est comme ça que j’ai continué à faire des films.» Parlez-lui d’une question brûlante, comme celle de l’intégration des immigrants en France, aussitôt il s’emporte, posant en acteur et en témoin privilégié du dernier demi-siècle, tenant à dire son mot sur la direction que prennent les événements, cho- qué à l’idée que les «étrangers» aient été mieux reçus en d’autres circonstances.«Notre armée de la libération, qui a libéré la France et qui est allée en Allemagne, elle était composée de bicots nègres; il y avait très peu de Français dans les rangs.Il y avait des pieds-noirs d’Afrique du Nord, il y avait les Noirs qui sont allés jusqu'aux Vosges, parce qu’il faisait trop froid après, et nous on a terminé à Berlin avec des montagnards kabyles.Quand il y a eu cette histoire scandaleuse des types dans une église qu’on a vidée et qui sont rentrés chez eux, moi je suis intervenu à l'UNESCO très violemment.Actuellement, la France est couverte de honte, car l’armée française qui a libéré la France, c’est une armée de nègres, donc les Africains ont le droit de venir ici puisqu'ils se sont fait tuer à la place des Français.» Comme bien d’autres de sa génération, Jean Rouch a vu son destin personnel profondément marqué par la Deuxième Guerre mondiale.Étudiant à l’Ecole des ponts et chaussées au moment où la France s’engage dans le conflit, il est appelé à mettre ses compétences au service de la patrie.«Mon premier travail d'ingénieur a été défaire sauter des ponts depuis la Marne jusqu’au Limousin pour arrêter les Allemands, ce qui ne servait à rien.Donc, j’ai eu la chance à 22 ans de perdre une guerre.» foi capitulation devant les armées allemandes remet en question les discours sur l’invincibilité de la France.Le jeune Rouch voit s’écrouler une vision du monde, ce qui le motive dès lors à se lancer dans l’exploration de voies nouvelles.De retour aux études, sous l’occupation allemande, Rouch et nombre de ses condisciples sont pour le moins mal à l’aise.Ils résistent alors à leur manière: ils se font za- zous.Ils écoutent du jazz, parient anglais et portent des vestes longues, bien distinctes des rase-pets de la Wehr-ipacht.En 1940, lors d’une manifestation sur les Champs-Élysées, quelques-uns portent une canne à pêche dans chaque main et tous crient en chœur: «Vivent deux gaules!» (vive de Gaulle.).Pour se soustraire à une situation qui lui semble de plus en plus intolérable, Rouch part pour le Niger.Le jeune ingénieur trouvera en Afrique un refuge, des amis, et enfin une double passion pour l’ethnographie et le cinéma.«Je suis arrivé en Afrique en 1941, dans un Niger vichys-sois où j'ai été tout de suite repéré car j’ai refusé défaire partie de la Légion des combattants, qui était vichyssoise, et que d’autre part je n’étais pas un personnage dans la norme.» Il se lie d’amitié avec Damouré Zika, qui l’introduit au cœur de la culture des Songhaïs en lui permettant d’assister à un rituel de possession.Tout constructeur de routes qu’il est, Rouch n’a pas oublié les films qu’il a vus avant la guerre à la cinémathèque d’Henri Langlois.Il se dit que seul le cinéma peut rendre compte d’un rituel comme celui auquel il a assisté.Identifié comme gaulliste, il se fait expulser du Niger, mais il porte désormais en lui le ferment de son œuvre singulière.Renvoyé au Sénégal à cause de ses sympathies suspectes, Rouch est très bien accueilli à Dakar puisque dans l’intervalle de son déplacement l’Afrique a basculé dans le camp des Alliés.C’est là, suivant les conseils que lui prodigue Théodor Monod, et tout en se préparant pour la deuxième manche de la guerre, qu’il prend contact avec : l’ethnographie à même la bibliothèque de l’IFAN (Institut : français d’Afrique noire).En 1945, la division blindée à la-; quelle Rouch appartient franchit le Rhin sur un pont qu’il a '• lui-même construit.Le cinéma ethnographique foi guerre terminée, le cinéma ethnographique manière Jean Rouch va pouvoir naître.Parti avec ses camarades Sauvy et Ponty pour un reportage de neuf mois en pirogue sur le fleuve Niger, Rouch achète une Bell and Howell 16 mm et tourne les images de son premier film: une chasse à l'hippopotame.«Au pays des mages noirs sera finalement pris en main par les Actualités françaises et terminé de manière très colonialiste, mais je savais que je pouvais faire les choses autrement.» Encouragé par les anthropologues du Musée de l'Homme, les Lévi-Strauss, Griaule, Leroi-Gou-rhan et Leiris, il retournera au Niger.Année après année, fort de son amitié avec Damouré, Lam et Tallou, il aiguise son regard et perfectionne sa technique.Les gens acceptent plutôt bien ce Blanc qui pose beaucoup de questions, filme tout tout le temps, et qui ne se prend pas trop au sérieux: «En me voyant aller pieds nus, à cheval, en pirogue, les gens se sont dit: c'est un ancien combattant et les anciens combattants sont tous devenus fous.En voilà un de plus mais il n'est pas méchant.» De film en film, Jean Rouch pratique une ethnographie renouvelée.Il tente à la fois de se placer au point de vue des Africains, ou de ceux qu’il filme, et d’accéder au réel en explorant les voies de la fiction, bousculant au passage ?» CHRISTIAN l.ELONG Jean Rouch et ses copains (de gauche à droite): Lam, Damouré, Tallou et Moussa Hamidou V- • r * , •• v / à: '’.,l ri •< • » ¦' ¦ • ¦¦ mm wË wmîtî v>'„* les conventions de l’ethnographie académique.Avec Petit à petit, en 1970, les rôles du Blanc et du Noir sont littéralement inversés.«C'était l’idée de l’ethnographie à l'envers.C'étaient des ethnographes noirs qui venaient étudier les populations primitives de Paris, la tribu des Parisiens.» Mais déjà, avec des films comme Maîtres fous (1954) et Moi, un Noir (1958), l’ethnographié n’était plus l’Africain folklorisé, enfermé dans un rôle définitif: il était au contraire produit de la rencontre des cultures, préfiguration d’un monde en devenir, et pour comble, il réfléchissait sur sa condition.«J’appliquais une méthode qui remettait à zéro le travail des ethnographes.Il s’agissait de donner la parole aux gens que l’on rencontre, non pas simplement en transcrivant leurs histoires, mais en les laissant s'exprimer selon leur émotion.» Lorsque les bonzes du Musée de l’Homme voient un premier montage de Maîtres fous, montrant un rituel de possession à l’état brut, c’est le choc.Cette fois, ils trouvent que Rouch est allé trop loin, que le film frise le racisme.Pourtant, accompagné d’un commentaire pertinent, le film devient une charge antiraciste.Par une série de ces hasards qui n’en sont jamais tout à fait, le cheminement de Jean Rouch va croiser celui du cinéma direct tel qu’on le pratiquait au Québec.Pour le tournage de Chronique d'un été, réalisé en collaboration avec le sociologue Edgar Morin, qui avait mis Rouch au défi de filmer sa propre tribu parisienne, on appelle en renfort le réalisateur des Raquetteurs, un des seuls à l’époque à prendre le risque de la caméra à l’épaule.«Michel Brault est arrivé de Montréal avec dans ses poches deux cadeaux extraordinaires.Le premier était le micro-cravate et le second un objectif grand angulaire dont l’ONF limitait l’usage à cause de son effet déformant.Nous avons donc commencé à appliquer la méthode du direct, et la maison Eclair, qui avait un ingénieur extraordinaire, a mis au point pour nous un prototype de nouvelle caméra, c'est-à-dire portative, insonore et synchrone.Le résultat nous a valu le prix de la critique à Cannes.Avec Michel Brault, on avait fait un film qui bouleversait tous les problèmes habituels du cinéma.Malheureusement, c’est peut-être un signe des temps, l'ONF est en train de s'éteindre, alors que c’était un laboratoire mondial.» Le présent Pour Jean Rouch, le présent n’est pas très brillant.Il déplore que l’assistance technique aux pays en développement soit trop rarement conçue de façon à ce que les principaux intéressés en assument le contrôle.Par ailleurs, dans les pays industrialisés, la technique ne lui semble aucunement garante de création et d’émancipation.«L’arrivée du Macintosh est une catastrophe.C'est un système d’approximations successives avec soi-même, dans lequel il n’y a pas ce contact avec le papier, cette confrontation avec un espace vierge.Les gens ont peur aujourd'hui de se jeter dans l'écriture, de se jeter dans le dessin, de se lancer avec une caméra pour vraiment créer quelque chose de neuf.» Au risque de passer pour un vieux nostalgique, Rouch retient surtout de l’époque actuelle un développement technologique réducteur d’emploi et un appauvrissement culturel qui se manifeste notamment par la détérioration du système d’éducation.«J’ai eu la chance défaire les dernières classes de ce qu’on appelait la rhétorique en France, où on avait des professeurs qui étaient à la fois d'excellents littéra- De Paris Secrétaire général du Comité du film ethnographique au Musée de l’Homme, Jean Rouch est né le 31 mai 1917, à Paris.Dès l’âge de sept ans, son père lui fait découvrir le cinéma sous les traits de Nanouk, de Robert Flaherty.L’école documentaliste anglo-saxonne aura sur lui une influence profonde, mais il faut aussi compter parmi ses sources d’inspiration la poésie et la pensée surréalistes, avec lesquelles il entre en contact au cours de ses études, dans les dernières années de cette période d’effervescence créatrice extraordinaire que fut l’entre-deux-guerres.Reçu docteur en anthropologie à la Sorbonne, après avoir produit une thèse sur la religion et la magie des Songhaïs, sous la direction de Marcel Griaule, Jean Rouch a été directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et a mené, depuis 1941, des travaux ethnographiques au Niger, au Sénégal, au Soudan, au Ghana et au Mali.En 1946, Rouch réussit à monter un film sur la chasse à l’hippopotame à partir de l’important métrage qu’il a tourné, apprenant sur le tas, en reportage sur le fleuve Niger.Peu expérimenté, le jeune cinéaste-ethnographe s’en remet pour la distribution à la société des Actualités françaises, qui remonte le film, lui ajoute un commentaire sensationnaliste et le lance en 1947, l’intitulant Au pays des mages noirs.Après cette expérience, il n’en fera qu’à sa tête.Sa filmographie s’établit aujourd’hui à quelque 150 titres.En 1973, Rouch est invité par Gilles Marsolais, à l’Université de Montréal, à dispenser en deux semaines le cours Cinéma 504.Il s’agit en fait d’un marathon de confé- ¦ Initiation à la danse des possédés, 1948 (grand prix du Festival des films maudits à Biarritz, 1949) ¦ Maîtres fous, 1954 (prix de la section ethnographique au Festival de Venise, 1957) ¦ Moi, un Noir, 1958 (prix Louis Delluc, 1959) ¦ Chronique d’un été, 1961 (prix de la critique au Festival de Cannes, 1961) ¦ Rose et Ixindry, produit par l’ONF, avec la collaboration de Jacques Godbout, 1963 ¦ jaguar, 1967 teurs, d’excellents critiques et des types très malins pour les examens.Et ces professeurs nous disaient regretter qu’on ait supprimé du programme la versification latine et la versification grecque, car n’oubliez pas, disaient-il, que c’est comme ça que Baudelaire et Rimbaud ont été formés.Et tout ça, on l’a perdu.» au Niger rences et de présentations de ses films, dont le grand public pourra profiter puisque les activités se déroulent en partie à la Cinémathèque québécoise, alors logée à la Bibliothèque nationale.L’année suivante paraît le livre de Gilles Marsolais, L'Aventure du cinéma direct, dans lequel un chapitre est consacré au réalisateur de Chronique d’un été et de La Chasse au lion à l'arc.Le dernier film de Jean Rouch, Moi fatigué debout, moi couché (1997), peut être vu comme une fable sur la patience et le courage.Un grand arbre, le gaoberi, a été frappé par la foudre mais continue de vivre, couché.Alors les amis Damouré, foam et Tallou vont s’allonger eux aussi, à l’ombre de cet arbre, pour rêver et pour que leurs rêves se réalisent.Une fois de plus, le cinéaste-ethnographe montre comment les constructions symboliques d’une culture sont de puissants adjuvants «pour que la malchance devienne la bonne chance».Venu présenter son film au Festival des films du monde au mois d’août dernier, le réalisateur devait malheureusement nous apprendre que Lam Ibrahim Dia, son ami «du temps longtemps», avait trouvé la mort quelques jours auparavant.Il expliquait du même souffle que depuis des années, ses films sont en réalité l’œuvre du collectif DAIAROUTA acronyme formé à partir des noms des quatre compères — DAmouré, 1 Am, ROUch, TAllou — qui partagent à la fois les risques et les droits d’auteur associés à chaque projet.Le prochain film de DAIAROUTA sera dédié à la mémoire de l’ami disparu.Après la mort de Lam, la famille de Lam vivra.Gérald Baril ¦ La Chasse au lion à l'arc, 1965 (Lion d’or au Festival de Venise, 1965) ¦ Petit à petit, 1970 ¦ Cocorico monsieur poulet, 1977 ¦ Dionysos, 1984 ¦ Folie ordinaire d’une fille de Cham, 1986 ¦ Liberté, égalité, fraternité et puis après., 1990 ¦ Madame l'eau, 1992 ¦ Moi fatigué debout, moi couché, 1997 (présenté au Festival des films du monde 1997) Quelques œuvres de Jean Rouch B 2 I.E 1) E V 0 I II .I.E L U N I) I 2 II I) E < E M B It E I II II LE DEVOIR ECONOMIE Les banques en 1998 Encore moins de personnel et plus d’électronique PRESSE CANADIENNE Toronto — Alors que le rythme des changements dans les banques se fera encore plus rapide en 1998, on peut s’attendre à l’ouverture d’autres succursales de banques étrangères, à moins de personnel bancaire et à davantage d’options électroniques, et peut-être aussi à une diminution du nombre d’institutions financières du pays.Les quatre piliers soutenant le secteur des services financiers au Canada, soit les banques, les compagnies d’assurances, les firmes de courtage et les sociétés fiduciaires, sont en effet confrontés à des pressions compétitives globales qui les érodent sans cesse.Pour les banquiers, la récente vague de fusions et de consolidations dans le secteur desf institutions financières aux Etats-Unis et en Europe signifie que certaines banques canadiennes devront elles aussi fusionner pour être en mesure d’affronter leurs nouveaux grands compétiteurs.Ils ajoutent que les.institutions financières canadiennes ne survivront pas si Ottawa ne change pas les lois démodées et trop rigides qui les régissent.«Voulons-nous des services de base financiers canadiens solides?», se demande John Cleghorn, président de la Banque Royale, dans une entrevue de fin d’année accordée à la Presse canadienne.«Peut-être qu’on peut prétendre que ce n’est pas mauvais de conserver et de renforcer au moins certaines de nos institutions financières de base pour qu’elles tiennent tête aux plus grandes institutions internationales.» En 1970, la Banque Royale, la plus importante banque canadienne, était la douzième en importance au monde.Aujourd’hui, elle se retrouve au 65' rang.Un groupe de travail sera chargé, l’automne prochain, d’étudier tout le secteur financier du pays.Il devra en- suite formuler des recommandations sur de nouveaux règlements s’appliquant aux banques, aux compagnies d'assurances et autres acteurs de l’industrie.Si ces recommandations n’encouragent pas leur croissance, la survie des banques du pays pourrait être compromise, estime Colin Iitton, partenaire et expert en services financiers à la firme comptable KPMG.«La question que se pose chaque banquier doit être: comment puis-je demeurer compétitif en 1998?», ajoute M.Litton.Les banquiers veulent aussi que le fédéral modernise les règlements fi-nanciers obsolètes qui les empêchent de louer des automobiles et de vendre des assurances dans leurs succursales.Mais certains craignent que ces changements se traduisent par des mises à pied dans cette industrie qui emploie 220 000 personnes ou réduisent la concurrence et, en conséquence, les services offerts.D’autres sont choqués par les profits «outrageants» des banques: 7,5 milliards de dollars en 1997, soit une hausse de 18 % par rapport à 1996.Les banques répondent qu’elles font leur possible pour augmenter la marge de profit de leurs actionnaires, y compris des millions de Canadiens qui ont investi dans les banques par l’entremise de leurs fonds communs de placement ou de programmes de pension.Elles doivent en outre lutter contre les banques étrangères qui ont pénétré le marché national avec des institutions virtuelles.Pour survivre d’ici cinq ans, les institutions financières canadiennes devront valoir au moins 100 milliards $ US sur le marché, soit six fois la valeur actuelle des actions de la Banque Royale.«La question est de savoir combien d'acteurs canadiens seront sur la scène, s’il y en a encore», s’est interrogé M.Cleghorn.Le vigneron québécois a plus à craindre de la réglementation que du climat Au vignoble de L’Orpailleur, on a cessé d’investir \ à cause des obstacles à la commercialisation des produits Charles-Henri de Coussergues est parti d’Avignon pour planter ses vignes à Dunham 1 » Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Charles-Henri de Coussergues n’aurait jamais cru, en 1982, quand il s’est mis à la tâche de développer un vignoble au Québec, qu’il aurait plus de mal à surmonter la froideur et la rigueur de l’administration que celle du climat.Le défi, désormais, pour cette petite entreprise qu’est L’Orpailleur est d’ordre commercial.Il y a indiscutablement une demande pour le vin blanc de Dunham, mais il y a entre le producteur et le consommateur des embûches administratives.M.de Coussergues et ses trois partenaires dans ce vignoble ont investi un million de dollars depuis 1982.Avec un chiffre d’affaires de 860 000 $ cette année et une production d’environ 70 000 bouteilles, L’Orpailleur en est encore «à la limite de la rentabilité».Depuis cinq ans, on a cessé d’investir dans l’entreprise.«Nous perdons confiance à cause des obstacles sur le plan commercial», avoue le viticulteur qui connaît son métier comme pas un, lui qui est né dans les vignes de la région d’Avignon et dans une famille qui avait consacré sa vie au vin.On se demande d’ailleurs ce qui peut bien pousser un jeune homme du Gard à délaisser une telle région pour venir produire du vin au Québec.En 1982, le gouvernement français accordait des subventions à ceux qui arrachaient leurs vignes, fi y avait une surproduction importante et le vin du sud-est de la France n’avait plus la cote.Le vignoble familial fut emporté dans cette tourmente.Une affaire de professionnels Charles-Henri de Coussergues avait alors 22 ans, un diplôme d’enseignement professionnel viticole, option œnologie, et quatre ans d’expérience dans l’exploitation familiale.Cette même année, il effectuait grâce à l’Office franco-québécois pour la jeunesse un stage de six mois chez un pomiculteur estrien.Tout juste à côté, il y avait le vignoble La Côte d’ardoise, ce qui ne manqua évidemment pas d’attirer son attention.Plus important encore, il connaissait en France un voisin qui voulait investir dans un vignoble sur un autre continent, soit Henri Durand, professeur d’œnologie et directeur d’un important domaine familial, le Château des Tourelles, qui a une capacité de 1 m % di9 affaires LAURENTIDES HÔTEL c Saint-Sauveur SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR Hôtel de villégiature -4 étoiles-, situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magmgiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60S/pers./nuit, occ.double, inch petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur.2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 RELAIS & CHATEAUX LA F1SE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Gourmet Magazine:" 1996 America's Top Tables Award” Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA.La Table d’Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993,23 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski."* Spécial Forfait 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vendanges.Avec une production de 70 000 bouteilles, ce domaine en est seulement à la limite de la rentabilité.production d’un million de bouteilles.L’Orpailleur n’a donc pas été mis au monde par des amateurs.Ces investisseurs auraient pu aller ailleurs.Mais pourquoi le Québec?La langue fut bien sûr un facteur, mais il y avait aussi le coût des terrains, soit 1000 $ l’acre à Dunham en comparaison de 25 000 $ dans la péninsule ontarienne du Niagara.Et le climat?M.de Coussergues savait déjà qu’on produisait du vin en Russie et dans le nord de la Chine.Il a vite compris, en consultant certains producteurs de petits fruits d’ici, qu’en renchaussant complètement la vigne et les bourgeons à fruit, on réduit considérablement le risque de gel.A -34 °C à l’extérieur, on maintient une température de -6 °C dans la bulle: la vigne commence à être affectée à -15 °C.Il a fallu cependant inventer une machine à déchausser qui ne brise pas la vigne.La saison d’ensoleillement, en moyenne de 160 jours en France, varie au Québec de 120 à 145 jours, ce qui suffit pour obtenir un vin blanc.Dunham offre enfin un sol très sec, caillouteux et chaud, ce qui convient parfaitement à un vignoble.Après l’acquisition d’une terre de 145 acres, dont 90 en forêt, on a dès 1982 ensemencé 800 plans de vigne sur un demi-acre; la superficie fut agrandie à 12 acres dès l’année suivante, puis à 24 acres en 1985, ce qui encore aujourd'hui correspond à l’étendue Il a fallu inventer une machine qui déchausse la vigne sans la briser exploitée du vignoble et permet une production d’environ 70 (X)0 bouteilles.Pendant dix ans, il a fallu continuellement injecter des capitaux dans cette entreprise en plus de faire preuve de beaucoup de patience.II faut par exemple trois ans avant qu’une vigne ne donne des raisins.Ce ne fut donc pas avant 1985 que le public a entendu parler de ce vignoble.Frank Furtado, un autre voisin et imprésario qui devint le troisième partenaire, mit les viticulteurs en contact avec Gilles Vi-gneault, qui proposa le nom d’«orpailleur» pour le premier vin.Ce nom devint aussi celui du vignoble.En 1985 également, on devait établir une structure juridique, ce qui fut le boulot de Pierre Rodrigue,'qui compléta alors le quatuor des partenaires.Il y avait alors au Québec cinq vignobles, pour lesquels le gouvernement consentait un permis artisanal, comme on le faisait pour d’autres producteurs de petits fruits, de miei, etc.Jusqu’en 1996, L’Orpailleur avait le droit de produire et de vendre son vin uniquement à sa propriété, ce qui le situait dans la catégorie de l’agrotourisme saisonnier.Défense de livrer En 1996, il obtient le droit, comme 27 autres vignobles québécois, de vendre à des restaurants, mais il n’a pas le droit de faire de livraison, ce qui est non seulement paradoxal mais aussi absurde.Une telle restriction PROFESSIONS i Poste de chargée ou chargé de projets Poste à trois jours/semaine (pouvant devenir à temps plein) • Initier et suivre la réalisation de projets de coopération en Afrique de l'Ouest • Assurer le suivi administratif et financier des projets • Appuyer les travaux d’information et de formation du CISO Exigences • Expérience de supervision de projets de développement en Afrique • Bonne connaissance du milieu syndical et des ONG québécoises • Connaissance et expérience de la gestion par résultats Faites parvenir votre CV avant le 5 janvier 1998 au: Centre international de solidarité ouvrière (CISO) 9405 Sherbrooke est, Montréal (Québec) H1L6P3 Téléc.: (514) 356-0475 Seules les personnes retenues recevront un accusé de réception.Les conditions de travail sont régies par la convention collective en cours.découle de l’Accord de libre-échange canado-américain visant à écarter du marché les producteurs frauduleux.M.de Coussergues souligne qu’en 1996, il s’est consommé au Québec 71 millions de litres de vin, alors que l’apport des 28 producteurs québécois ne fut que de 280 ()()() bouteilles! La menace est donc très petite.On pourrait, selon lui, rassurer tout le monde en exigeant par exemple que 75 % de la production soient vendus au vignoble et le reste pouvant être livré aux restaurants et vendu dans certains lieux spécifiques, tels les épiceries fines et les kiosques de promotion.Il semblerait du reste que dans cer- : tains Etats américains, on permet que le producteur puisse aller livrer son viii.Il y a eu en outre au Canada des exceptions faites à l’Ontario pour permettre son adaptation à la concurrence jusqu’en 2001; la Nouvelle-Ecosse petit même compter sur un délai de 25 ans.En Colombie-Britannique, le gouvernement retourne au producteur l’équivalent de 2,60 $ la bouteille sous forme dé recherche et développement.Un statut ambigu En revanche, il n’y a eu aucune exception faite aux vignobles québécois, constate M.de Coussergues.Les viticulteurs du Québec n’ont ni l’assuraii-ce-stabilisation, ni l’assurance-récoltt comme les ont les producteurs agricoles en général.«On ne demande pas ça», précise le patron de L’Orpailleur, rappelant que l’an passé, son vignoble a payé 160 000 $ en taxes diverses aux deux gouvernements.En pleine saison, c’est-à-dire du 15 mai au 15 octobre, ce vignoble compte 24 employés qui travaillent aux champs mais aussi au comptoir de vente et dans le petit restaurant qui accueille les visiteurs.Tout en ayant un permis d’artisan, les vignobles québécois sont rangés dans la catégorie des distillateurs ét relèvent alors du ministère de l’Industrie et du Commerce, fis n’ont pas de lien particulier avec le ministère de l’Agriculture et ne peuvent pas compter un agronome pour défendre leurs intérêts au sein de ce ministère.Il leur est interdit d’utiliser les mots «clos» et «domaine» pour identifier leurs produits et leur maison.Bref, il y a plusieurs irritants qu’on pourrait faire disparaître si un comité interministériel était mis en place pour faire le tour de la question el proposer des solutions, pense de M.Coussergues, qui agit comme vice-président et trésorier de l’Association des vignerons du Québec.Il précise cependant avoir une excellente collaboration de la part de la Régie des permis d’alcool et rappelle que le ministre Bernard Landry a aidé pour donner aux vignobles le droit de vendre aux restaurants.VOIR PAGE SUIVANTE: VIGNERON » I.E l> E V 01 It .I.E I.1' X I) I 2 !) I) E ( E M B R E I !) !) 7 ?ECONOMIE * Charles-Henri de Coussergues dans les vignes de L’Orpailleur.Après un stage de six mois chez un pomiculteur de l’Estrie en 1982, ce Français originaire du Gard décidait de se lancer dans la production du vin à Dunham.Le sol très sec, caillouteux et chaud convient bien à la vigne.VIGNERON Des vins qui se comparent à ceux de la vallée de la Loire SUITE DE LA PAGE PRÉCÉDENTE On retrouve dans cette nouvelle clientèle des maisons prestigieuses comme le Château Frontenac avec 25 caisses par année, le Casino de Montréal qui vend L’Orpailleur à 24 et 30 $ la bouteille.Ces vins locaux sont demandés notamment par des étrangers qui demandent à goûter ce qui se fait ici.On parle en somme ici d’un produit de curiosité.Si L’Orpailleur avait la voie libre, il augmenterait un peu sa production et serait beaucoup plus.en mesure d’élaborer un plan de développement à long terme.Pour l’heure, M.de Cous-sergues, dont la passion est la production du vin, se voit contraint de devenir un spécialiste en marketing.«Pour le moment, nous sommes au point mort.On ne voit pas d'avenir», ajoute-t-il.Néanmoins, L’Orpailleur veut diversifier sa production dès l’an prochain en sortant pour la première fois un vin rosé et un vin de glace, un vin très liquoreux qui fait présentement la fortune des viticulteurs ontariens à 54 $ la demi-bouteille.L’Orpailleur a accueilli 42 000 visiteurs en 1997.11 vend de 55 000 à 60 000 bouteilles par année et conserve le reste de la production pour les trois ou quatre années à venir.Ses vins se comparent à ceux de la vallée de la Loire, soutient le vigneron de Dunham, qui dit de ses vins qu’ils sont «sa)is prétention mais honnêtes» et qu’on peut prendre plaisir à les consommer avec des fruits de mer, des viandes blanches, du fromage de chèvre et du canard du lac Brome.L’avenir des vins québécois semble en effet lié à celui de la cuisine régionale.La perte de Seinfeld va causer des maux de tête à la chaîne NBC Los Angeles (Reuter) — Jerry Seinfeld, comédien et producteur de la série télévisée américaine à succès du même nom, a décidé d’y mettre un terme en mai 1998, a annoncé hier la chaîne NBC.La série, qui raconte les frasques de quatre célibataires new-yorkais, a débuté il y a neuf ans et est devenue un rendez-vous incontournable, tous les jeudis sur NBC, depuis 1993.Elle a aussi mené la chaîne à la première place du paysage audiovisuel américain tout en lui faisant enregistrer des bénéfices records.- «Je voulais terminer la série à son apogée, au niveau qu’elle atteint régulièrement depuis des années», a déclaré Seinfeld pour justifier sa décision, dans une interview publiée hier par le New York Times.L’arrêt de cette série d’une demi- heure ne marque pas seulement la fin d’une ère télévisuelle, mais aussi le début d’une grande bataille pour le partage de centaines de millions de dollars de revenus publicitaires entre les grandes chaînes.La perte de cette série phare pourrait avoir de sérieuses conséquences pour NBC qui a déjà perdu quelques points d’audience.Cette filiale du groupe General Electric aurait en vain proposé des ponts d’or à Seinfeld pour qu’il revienne sur sa décision.La série rapportait plus de 200 millions de dollars par an à la chaîne.Maintenir Seinfeld sans son personnage principal serait très risqué, NBC la remplacera donc probablement par Friends, une autre série phare.loto-québec 6 12 24 Tirage du 97-12-27 29 34 45 GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 7 5/6 295 4/6 14 299 3/6 261 077 LOTS 1 985 030,30$ 85 072,70$ 1 614,90$ 63,80$ 10$ Numéro complémentaire: 17 Ventes totales: 14 624 068$ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000$ iijrrmMw mmm Tirage du 97-12-27 9 14 23 26 40 42 Numéro complémentaire: 47 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 1 5/6 19 4/6 1 060 3/6 19 081 LOTS 1 000000$ 50 000$ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 555 587$ E0tra lia VENDREDI Tirage du 97-12-26 NUMÉROS LOTS 661968 100 000$ 61968 1 000$ 1968 250$ 968 50$ 68 10$ 8 2$ EEJtra LSI SAUF CM Tirage du 97-12-27 NUMÉROS LOTS 572693 100 000$ 72693 1 000$ 2693 250$ 693 50$ 93 10$ 3 2$ iSBMTÜ Tirage du 97-12-26 3 10 25 27 28 39 45 Numéro complémentaire: 32 GAGNANTS 7/7 1 6/7+ 1 6/7 61 5/7 2 665 4/7 57 352 3/7+ 51 944 3/7 474 417 LOTS 7 000 000,00$ 122 798,30$ 1 761,40$ 144,00$ 10$ 10$ partie, gratuite Ventes totales: 6 788 698 $ Prochain gros lot (approx.): 2 500 000$ TVA, le reseau des tirages Le modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.L’industrie forestière aborde 1998 sous de meilleurs augures ARCHIVES LE DEVOIR jbüsibk ¦ Le prix du papier journal était remonté à 590 $ US la tonne à la fin de cette année.Abitibi-Consolidated prévoit augmenter son prix de 40 $ US en avril 1998.ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Les forestières canadiennes ont passé l’année 1997 à reprendre leur souffle après le plongeon spectaculaire du prix des pâtes et du papier, l'année précédente.Les ventes, les fusions et les acquisitions se sont multipliées pendant que les dirigeants cherchaient des moyens de réduire les coûts afin de pouvoir affronter les prochains soubresauts d’une industrie réputée pour son instabilité.Les perspectives semblent plus encourageantes pour 1998.Un consultant de l’industrie, Price Waterhouse, croit que le secteur atteindra son point d’équilibre en 1997, avec des ventes d’environ 50 milliards de dollars.L’année précédente, les forestières avaient réalisé un léger bénéfice de 804 millions, et en 1995, un robuste profit de 5,8 milliards.En tenant compte des trois premiers trimestres, l’industrie de la Colombie-Britannique, axée principalement sur le bois d’œuvre, devrait connaître en 1997 une année beaucoup plus rentable que l’année précédente, alors que l’industrie forestière de l’est du pays, composée principalement de papetières situées au Québec et en Ontario, s’attend à subir des pertes importantes.La situation pourrait cependant être inversée en 1998.Selon l’analyste Craig Campbell, de Price Waterhouse, l’industrie de la Colombie-Britannique commence à éprouver certains problèmes pour les raisons suivantes: ¦ le gouvernement néo-démocrate interdit de plus en plus l’exploitation du bois à certains endroits: ¦ les droits de coupe en Colombie-Britannique sont les plus élevés au pays; ¦ le Japon, qui connaît des difficultés économiques, achète moins de bois d’œuvre à la Colombie-Britannique.Les analystes prévoient qu’au cours de la prochaine année, la plus grande entreprise forestière de la Colombie-Britannique, MacMillan Bloedel Ltd., procédera à des ventes d’actifs et à des congédiements, après avoir connu une année difficile.Entre-temps, les prix des pâtes et du papier augmentent petit à petit, ce qui devrait donner du tonus aux producteurs, surtout ceux de l’est du pays.Le prix du papier journal, qui a atteint 750 $ US la tonne au cours du premier trimestre de 1996, a chuté à 500 $ l’année suivante, ce qui a réjoui les éditeurs de journaux.A la fin de cette année, le papier journal avait grimpé à 590 $ et le leader de l’industrie, Abitibi-Consolidated, augmentera son prix de 50 $ US en avril.Fusion d’Abitibi-Price et de Stone En 1997, l’événement marquant a été la fusion d’Abitibi Price, de Toronto, et de Stone-Consolida-ted, de Montréal, maintenant égales à MacMillan Bloedel comme plus importante entreprise forestière du pays, avec des revenus annuels de près de cinq milliards.A la fin de l’année, les employés d’Abitibi s’apprêtaient à emménager au nouveau siège social de Montréal, qui confirme ainsi son rôle de capitale nationale des pâtes et papier.Plusieurs autres entreprises ont acheté et vendu des actifs, dont Repap Enterprises, de Montréal, qui a abandonné toutes ses filiales à l’exception de celle du Nouveau-Brunswick.«Nous venom de plus en plus d’acquisitions et de restructuratiom», dit M.Campbell, citant MacMil- lan Bloedel et Avenor comme candidats possibles à des ventes d’actifs.Alors que le Canada est le plus grand exportateur de pâtes et papier, ses papetières occupent une place peu importante sur le marché mondial.Sur les 50 plus grandes entreprises forestières au monde, seulement trois sont canadiennes.Abitibi-Consolidated et MacBlo viennent aux 21e et 22' rangs, alors que Noranda se classe 45' .L’industrie canadienne subira vraisemblablement le contrecoup du ralentissement soudain que connaît l’Asie.L’an dernier, le Canada avait expédié 4,8 millions de tonnes de pâtes et papier au Japon et à d’autres pays d'Asie.D’autre part, des projets pour construire des papetières en Corée, en Indonésie, en Malaysia et en Thaïlande pourraient maintenant être reportés ou même abandonnés, ce qui pourrait servir les intérêts des producteurs canadiens.rêts des producteurs canadiens.Boule'';' iW'f- t>'., ' d'explorer r< MONTREAL c'est toi ma ville\ Ce qui fait le caractère unique de Montréal, c'est le constant mélange des cultures, des idées, des émotions.Je vis et je travaille ici, au beau milieu de ce tourbillon de créativité.La rue Saint-Laurent est comme ma deuxième peau.Le public montréalais est à la fois très chaleureux et avide d'originalité.C'est lui qui m'accompagne dans ma recherche d'authenticité.Margie Gillis Fondation de danse Margie Gillis CASINO Société des alcools du Québec Canada i B l K I) K V 0 I R .I.K I.1! X I) I 2 9 l> K < K M B li K I » !t 7 LE DEVOIR PIMETE 40 % des ventes aux États-Unis L’ordinateur à moins de 1000 $ fait un tabac FRANCIS P I S A N I San Francisco — Le père Noël aime les ordinateurs bon marché.Les machines à moins de 1000 $ représentent 40 % des ventes en cette période d’achats forcenés.Plus de 40 % des foyers américains disposent déjà d’un ordinateur et l’augmentation des ventes d’une année à l’autre a tendance à se ralentir.La plupart des analystes en attribuent la cause au fait que les machines à 1500 $ ou plus sont trop chères pour devenir un objet de consommation courante.D’une façon générale, les PC sont trop compliqués et trop peu fiables.Si réfrigérateurs, lessiveuses ou téléviseurs avaient posé .autant de problèmes quotidiens, les Etats-Unis auraient déjà connu plusieurs soulèvements de consommateurs.Mais l’aspect économique reste déterminant.Le paradoxe tient à ce que, à puissance constante, le prix des microprocesseurs ne cesse de baisser, ce qui permet aux fabricants d’offrir, à prix constant, des machines toujours plus puissantes.Pour les usagers, ceci se traduit par le fait qu’avec 2000 $, ils peuvent, chaque année à la même époque, s’acheter un appareil plus sophistiqué et capable de réaliser des tâches impensables l’année d’avant.Une telle stratégie permet aux fabricants de préserver de jolies marges bénéficiaires.Tant que ça marche, il n’ont aucune raison économique de procéder différemment.Il a fallu ce tassement enregistré dans la courbe d’augmentation des ventes et, sans doute, la menace des ordinateurs réseau, ces «ordinateurs-bêtes», peu puissants, qui tirent leur intelligence d’une connection constante au réseau et peuvent être vendus 500 $ environ, pour que les plus grands fabricants se résolvent à mettre sur le marché d’authentiques ordinateurs personnels à 999 $.Les tenants de la solution classique, qui tirent leur fabuleux succès économique du modèle actuel, ont d’abord fait valoir, à juste titre, que les usagers voulaient des machines de plus en plus puissantes.C’est surtout vrai pour la frange déjà informatisée et dont les besoins se limitent au renouvellement de l’équipement de base.Pour gagner de nouveaux secteurs de la population, il fallait proposer autre chose.Et c’est là que l’ordinateur à moins de 1000 $, apparu au cours de l’année 1997, a ouvert de nouvelles perspectives.Des exemples Mais qu’a-t-on’pour ce prix-là?Trois exemples pris dans un catalogue de vente par correspondance montrent que Compaq offre le Presario 2200 pour 999 $ (799 $ sans le moniteur de 14 pouces).L’engin est doté d’un microprocesseur Cyrix de 180 MHz, de 16 MB de RAM, d’un disque dur de 1,6 Go, d’un lecteur de CD et d’un fax-modem de 33,6 K.Le tout, bien sûr, avec un paquet de logiciels suffisant pour occuper le nouveau venu jusqu’à Noël prochain.Rien de négligeable.Pour le même prix (799 $ sans moniteur), Barron vend un Cyrix tournant à 200 MHz avec disque dur de 2,1 Go, modem et cédérom.In- teva, qui préfère Intel, vend un PC doté d’un Pentium MMX tournant à 166 MHz, doté d’un disque dur de 2,1 Cio sans CD ni modem.De tels appareils qui auraient fait pâlir d’envie les plus fortunés en 1996 se taillent la part du lion des ventes réalisées au cours de ces dernières semaines.Mais selon une analyse d’international Data Corporation (IDC), c’est encore insuffisant pour en faire des produits de consommation courante.Pour qu’on trouve des PC dans 60, voire 80 % des foyers américains, il faudra qu’ils coûtent entre 500 et 700 $.On devrait trouver de tels appareils sur le marché vers le milieu de l’année 1999.Une victoire incontestable En fait, une telle évolution constitue une incontestable victoire pour les défenseurs du PC traditionnel, au premier rang desquels on trouve Intel et Microsoft, qui peuvent ainsi espérer que le modèle se prolonge.Mais on ne peut plus penser qu’aux d’ordinateurs caractérisés par leur capacité de traiter très vite un grand nombre d’opérations mathématiques.Ce qui intéresse de plus en plus dans ces machines, c’est leur capacité de communiquer, d’accéder à Internet, c’est-à-dire à des gens et à des données jusqu’à présent inaccessibles pour le commun des mortels.Parallèlement au succès des PC à moins de 1000 $, on constate l’apparition d’appareils électroniques courants, capables d’ouvrir les portes du cyberespace.Il s’agit des décodeurs digitaux qui accompagnent de plus en plus les postes de télévision, mais aussi des téléphones, consoles de jeux et agendas électroniques, qui commencent à offrir les principaux services de la toile.Or cela constitue un danger pour Microsoft et Intel, habitués aux PC fonctionnant grâce à Windows sur des microprocesseurs Pentium.«Les fabricants d'ordinateurs personnels, de puces [notamment Intel], de périphériques et de logiciels doivent se faire une place sur le marché des appareils ménagers ou courir le risque d'être marginalisés», estime Frank Gens, vice-président de IDC chargé des recherches concernant Internet.Ils devront modifier leur actuel modèle économique «pour faire face à des volumes de vente plus élevés et des prix unitaires plus bas.Windows va devoir se battre pour maintenir sa position comme standard de facto à mesure que d’autres système d’exploitation conçus pour de simples appareils ménagers [y compris Java OS] lui font concurrence sur ce terrain».Les usagers retiendront que M.Gens pense qu’on n’a encore rien vu avec les ordinateurs à 999 $.Il faut attendre «les appareils à 199 $».Ixs fabricants de logiciels et d’ordinateurs personnels font tout pour retarder une évolution qui les oblige à réviser leur modèle économique.Ils se heurtent à un public de plus en plus convaincu qu’avoir un ordinateur avec modem, loin d’être un luxe, est un investissement familial.Mais ces consommateurs mieux informés découvrent aussi qu’ils n’ont pas toujours besoin de machines ultrasophis-tiquées dont ils n’utilisent pas toute la puissance.fpisanitâ best, com 1 N F O R M A T I (J II E 1997 sous le signe de la sophistication et de l’interactivité E N B R E F A N 1)K K SALWYN En informatique, l’année 1997 s’achève sur une note assez intéressante aussi bien dans le domaine du matériel que dans celui du logiciel.Cela ne veut pas dire que toutes les promesses, toutes les annonces de produits se sont matérialisées, loin de là! Mais dans l’ensemble, l’informatique a bien progressé.Dans le domaine des logiciels, à l’exception de nouveaux produits faisant plein usage des fonctionnalités multimédias et de ceux qui commencent à reconnaître la parole, il faut signaler l’arrivée de produits de plus en plus sophistiqués et de plus en plus interactifs, comme ceux que l’on offre maintenant dans le domaine des finances personnelles.Ces produits, par exemple, permettent maintenant d'accéder directement à ses propres comptes de banque et de faire certaines transactions, comme payer certaines factures et effectuer des transferts de fonds.On peut aussi parler des améliorations apportées aux divers systèmes d’exploitation, surtout avec Windows 95.Microsoft nous promet depuis longtemps Windows 98, une version comprenant une meilleure intégration Internet en plus d’autres fonctionnalités devenues nécessaires même pour l’utilisateur final.Il suffit de penser à cette limitation souvent paralysante que celle du nombre de ports disponibles.L’impatience et la frustration grandissantes des utilisateurs à l’égard de cette limitation a amené les fabricants à mettre au point des ports de type USB appelés à remplacer les ports parallèles, les ports séries et même les connexions PS/2.Les deux avantages principaux de ces nouveaux ports sont d’abord leur vitesse de transfert de données.Alors que les ports séries ne tolèrent qu'une vitesse maximale de 115,2 Kbits/sec, un port USB permet d’atteindre une vitesse de transfert de 12 Mbits/sec.Ensuite, grâce à cette nouvelle technologie, un ordinateur personnel peut théoriquement supporter 127 périphériques sans l’ajout d’une interface séparée, comme c’est le cas avec la technologie SCSI.Malheureusement, Microsoft semble vouloir prendre son temps avant d’incorporer cette nouvelle technologie dans un de ses systèmes d’exploitation.Il semble cependant que le support USB sera disponible dans Windows 98 qui devrait, selon son nom, être lancé vers la fin du printemps 1998.Mais ce qui semble curieux avec ce nouveau système d’exploitation, c’est que Microsoft ne semble pas y tenir tant que cela.Bill Gates, le grand patron de Microsoft, a d’ailleurs déclaré récemment qu'il gageait l’avenir de son entreprise sur Windows NT5.0, le successeur de NT4.0.On soupçonnait depuis longtemps que Windows 95 n’était qu’un système d’exploitation temporaire destiné à attirer les utilisateurs vers Windows NT.N’y étant pas arrivé du premier coup, Microsoft va tenter de le faire avec Windows 98, sachant fort bien qu’avec tous les avantages qu’il offrira, NT5.0 s’avérera irrésistible, et cela, d’autant plus qu’il devrait sortir entre 30 et 90 jours après Windows 98.En attendant, on peut déjà télécharger plusieurs avantages cosmétiques de Windows 98 et de NT 5.0 (http://www.winmag.com/win95/updates95.htm) en plus d’autres améliorations comme FAT32, Dial-Up Networking 1.2 et Internet Explorer 4.0.Le DVN Autre innovation qui a fait son apparition sur le marché est le disque DVN (DVD en anglais), un nouveau produit qui va faire parler de lui pendant longtemps, d’autant plus qu’il va remplacer le fameux «cédérom».Pour certains, DVD veut dire «digital versatile disk» (disque versatile numérique).Pour d’autres, il s’agit d’un «digital video disk» (disque numérique vidéo).qu’importe, pourvu que l’équivalent en français ne devienne pas «dévédé».Pour l’instant, il ne s’agit que d’un disque à lecture seule, capable de contenir sept fois plus de données qu’un disque optique compact, et cela, si l’on parle d'un disque DVN utilisé seulement sur un côté et ne contenant qu’une seule couche de données.Mais ce qui fait la force de cette nouvelle technologie est sa vitesse de traitement de données, atteignant 1,385 1 Search | WINDOWS RETURN TO HOMEPAGE SITCMAP CURRCNTISSUC SUBSCRIBE FEEDBACK 'iv-i-rw 1 an tttrdtt llu» foxitOut tfrirr.P.Mî.vratCtïv'.tr.Utoit fcttsiKtez 1 1 b.vift ¦ «Borne to the rtAVSOiVS rtjjitu-i ï-'mdtw» >3 p»ç«- Hei» ro-j’» hr.J xatfnaiüu y.quîÇ Th» Internet fr.rftfrlaa Eütin; frKWttr.t! L-*«o« N«vj >.«iv > H iv JLx-txdt&rj PUtrums Winfr-vt Mbits/sec, comparée à celle d’un disque optique compact, qui n’atteint que 900 Kbits/sec.Les lecteurs de disques DVN sont déjà disponibles et certains le sont à des prix assez abordables, comme la trousse de mise à niveau DVN offerte par Creative Labs (500 $) et qui comprend un lecteur et une carte MPEG IL Ces prix devraient rapidement baisser cependant, et on s’attend à ce que les «cédéroms» ne soient plus qu’une chose du passé dans les deux ans qui viennent.On prévoit en plus que d’ici là, les disques DVN auront une capacité totale pouvant atteindre 17 gigaoctets.MMX et modems rapides La technologie MMX qui permet d’ajouter 57 nouvelles instructions à la série d’instructions contenues dans un processeur Pentium a remarquablement amélioré la qualité de la vidéo et la rapidité des graphiques, mais le nombre de programmes capables de mettre cette technologie à profit reste encore assez limité.Enfin, il faut parler des nouveaux modems capables d’atteindre une vitesse de traitement de 56 Kbits/sec qui sont arrivés sur le marché.Si ces modems sont techniquement capables d’atteindre une telle vitesse, en pratique, ils n’y arrivent pas.Ces modems sont très sensibles aux conditions qui existent sur les lignes téléphoniques utilisées pour la transmission de données et la moindre interférence se traduit par une baisse de performance.En fait, la plupart des modems 56K disponibles sur le marché n’atteignent qu’une moyenne de 45 Kbits/sec.üi meilleure performance enregistrée jusqu’à présent dans des conditions idéales a été de 53,3 Kbits/sec.Mais avec un prix de vente de 280 $, ils peuvent s’avérer attrayants pour tous ceux qui se traînent sur Internet et qui commencent à en avoir assez de naviguer à 12 Kbits/sec.Il faut dire cependant que la plupart des fournisseurs de services Internet au Québec ne sont pas capables de supporter une vitesse de transmission de 56 Kbits/sec.Même s’ils le voulaient, ils ont un problème car il n’existe pas encore de normes, ce qui fait qu’en supportant un mode de transmission compatible avec un modem 3Com/U.S.Robotics, ce mode n’est pas compatible avec un modem Lucent/Rockwell.Ce grave problème risque en fait de sonner le glas pour les modems que nous connaissons.De nouvelles technologies comme les modems utilisés par les câblodistributeurs, les nouveaux services utilisant les satellites et même les lignes téléphoniques permettent des transmissions à des vitesses bien plus élevées et des • conditions beaucoup plus fiables, et rendront rapidement caduques les modems actuels.salwynCa montrealnet.eu VITRINE DU CÉDÉROM La frénésie de Pentre-deux Maintenant que Noël est derrière et que la famille s’annonce pour dans quelques jours, voici venu le temps des derniers trucs auxquels on n’avait pas pensé.MICHEL BELAIR LE DEVOIR Cf est souvent a la dernière minute qu’on se rend compte qu’on a oublié d’acheter un cadeau au filleul ou à la belle-sœur qui sera là, dans deux jours, le soir du réveillon.Voici quelques suggestions qui pourraient vous dépanner.Elles concernent d’abord les enfants de quatre à neuf ans puis, tradition oblige, les plus vieux.LE PETIT DINOSAURE PARC D’ACTIVITÉS irar Voici la version cédérom de la célèbre série Petit Pied le dinosaure.Ceux qui ont des enfants savent pertinemment de quoi il est question puisqu’on en est au cinquième long métrage de la même série.Surprise, c’est fort bien fait.Ix-parc comprend neuf «attractions» différentes, fort bien conçues, offrant trois niveaux de difficulté.I.a naviga- tion est toute simple et l’adaptation — qui n’a rien de la béte et plate copie — tout à fait réussie.Amusement familial garanti.Ce qui ne nuit pas, c’est que c’est un hybride.Prix: environ 35$.TÉLÉPORTASCHTROUMPFS On n’a plus à présenter les Schtroumpfs.Heureusement, puisque ce machin qui sent le vieux n’est pas vraiment une carte de visite.Ça ne roule que sous DOS, les dessins font voir leurs pixels à la moindre planche et vous rencontrerez toutes sortes de problèmes à manier efficacement la souris.Un dinosaure égaré à éviter malgré l’attrait des personnages.Prix: environ 60 $.COLORIAGES 3D Tous les cédéroms pour enfants (ou presque) ont une section «coloriage» et l’on se demande quel est l’intérêt d’un ouvrage qui n’offre que cela.Eh bien, celui-ci mérite beaucoup plus qu’un regard distrait.C’est un véritable atelier comportant 70 images réparties en sept répertoires différents, chacune en perspective 31) et pouvant être exécutée au crayon ou au pinceau.Chaque dessin colorié peut ensuite être imprimé ou rangé dans un album.Ix?s enfants adorent et apprennent vite à réagir aux commentaires du logiciel et à se promener facilement dans tout cela.Ça ne roule malheureusement que sur PC.Prix: environ 40 $.FUZZ 3D NOTRE DAME DE PARIS Quelle idée: un casse-tête sur cédérom! Pourtant, les sceptiques seront confondus.Il s’agit de reconstruire Notre-Dame presque dans tous ses détails, rosace, nef, chapelles, voûtes et arcs-boutants compris.On offre trois niveaux de difficulté: en prime, un jeu pour ceux qui sont prêts à risquer permet de visiter la cathédrale dans ses moindres recoins.Ix’s ados patients ou curieux adoreront.Je connais même des gens qui en sont à ne plus dire leur âge et qui ont passé là de longues soirées.Malheureusement, ça ne roule que sur PC.Prix: environ 35 $.ATLANTIS Dans la catégorie «jeu ésotéricc-mystérieux», voilà un ouvrage qui plaira a ceux qui aiment résoudre des énigmes.Ça se passe sur l’Atlan- tide mythique où il faut déjouer un complot visant à usurper le trône de la reine.Les animations 3D sont très réussies, sauf lorsque des personnages humains apparaissent dans le décor.Les énigmes et puzzles de toute sorte sont par contre particulièrement corsés et on devra mettre des semaines — et beaucoup de patience — avant de réussir le jeu.Pour les enfants attardés, majeurs et consentants.Un grand défaut: cela ne roule que sur PC.Prix: un coffret de quatre cédéroms pour environ 65 $.PILGRIM Un autre «jeu pour adultes», réalisé aussi en France.Particularité intéressante, les dessins et le scénario sont de Giraud, mieux connu sous le nom de,Moebius.Ça se passe au Moyen Âge, au retour d’une croisade, et il s’agit d’aider le héros à éviter les pièges de l’Inquisition et des «méchants» qui lui couren) après pour mettre la main sur un Evangile per-(lu-retrouvé.Comme dans Atlantis, les décors sont souvent remarquables, mais les personnages humains ne sont lias encore au point et l’on piétinera longtemps avant de résoudre certaines énigmes.En plus.aucr i v l a tudieu!, cela ne roule que sur PC.Prix: un coffret de deux cédéroms pour environ 40 $.LE MONDE DE SOPHIE Pour sa première sortie dans l’univers multimédia, l’éditeur français Ix?Seuil n’a pas choisi la voie de la facilité avec cette version cédérom d’un best-seller racontant l’histoire de la philosophie.Le pari est audacieux, le sujet est aride, pointu, et la mise en écran pas toujours évidente.Ainsi, on a rendu avec plus ou moins de bonheur l’interaction entre l’auteur, Sophie et le lecteur; la métaphore du courrier électronique tombe rapidement sur les nerfs.Pour le reste, eh bien, c’est plutôt conventionnel, même si le scénario réserve quelques belles surprises.On a déjà vu des ouvrages «sérieux» se présenter sous des jours beaucoup plus attrayants sans sacrifier la qualité du contenu.Exclusivement PC.75 $.Et là-dessus, que le Grrrand Crrr-ric vous errroque! ni bêlair%ledevoi.r.corn Le Bureau canadien de la publicité est né Trouvée chez Multimédium — une source digne de mention, traitant des nouvelles technologies et de tout ce qui se rapporte aux «nouvelles communications» —, une petite nouvelle de prime abord sans intérêt mais qui aura des répercussions sur l’avenir de notre Net à nous.«Des chefs de file canadiens provenant des mondes du marketing et de la publicité viennent de créer un organisme de normalisation appelé le Bureau canadien de la publicité sur Internet.» Modelé sur son équivalent, américain, l’Internet Advertising Bureau, avec qui d’ailleurs il compte entretenir des liens étroits, le BPI canadien s’attachera «à structurer et à normaliser un secteur qui, jusqu'à aujourd’hui, n’était représenté par aucun groupe ni aucune formation».www.mmedium.com www.iab.net/ À barreaux rompus sur la Toile Amateurs de jurisprudence, certains nautes estimés croient avoir trouvé une première page-ressources de grande qualité traitant presque exclusivement de droit et de justice.On y trouve des liens de droit canadien, québécois, américain, international, des affaires et pour éditeurs.«Il nous apparaît important de mettre à la disposition des internautes cette page Web à l’usage des juristes et des non-juristes qui voudraient trouver rapidement des informations simples et pratiques pour le domaine juridique.» On y retrouve également des hyperliens de magazines, journaux et nouvelles, de bibliothèques, d’organismes gouvernementaux, d’universitaires, de moteurs de recherche, etc.www.total.net/~archa/ La liberté d’expression en jeu Depuis près d’un an et demi, un litige oppose l’écrivain Pierre Turgeon à Réno-Dépôt.C’est que le romancier, deux fois lauréat du prix du Gouverneur général, a rédigé une biographie de P H.Desrosiers (fondateur de Val-Royal) intitulée P H.Le Magnifique, à paraître chez Lanctôt éditeur, mais se retrouve en Cour supérieure en raison d’une injonction interlocutoire et permanente.Dans un cas, on crie à la censure judiciaire du manuscrit et de certains documents afférents; de l’autre, on soutient que le livre de Pierre Turgeon peut entacher l’image de Réno-Dépôt.Pour cette raison, on ne veut pas voir publier les résultats d’enquête de l’auteur, qui relateraient «une page importante de l’histoire du Québec à l’époque de Maurice Duplessis».M.Turgeon a reçu des appuis importants dans sa bataille, car il s’agit d’un débat important tournant autour de la question du respect de la vie privée et celle des droits d’auteur.Ecrivains et journalistes y voient une entrave à la liberté d’expression.www.total.net\~pierre2/Pierre Turgeon Canadiens inaccessibles Consulté mardi soir dernier, au lendemain du dévoilement du site du Canadien (à noter que dans l’adresse, il faut un «s» à la fin de Canadien, même s’il s'agit bien du Club de hockey Ix' Canadien de Montréal), un bref message qui pourrait donner une idée de la vitesse à laquelle les changements surviennent sur le Net.«Chers internautes, nous procédons présentement à une maintenance de nos systèmes afin de mieux répondre à un achalandage très élevé sur notre site Web.Le site Web du Canadien sera disponible dans les plus brefs délais.Merci de votre compréhension.» Le soir de la Nativité, le nom de domaine avait perdu la carte: toujours pas de réponse.Iœ lendemain, même chose.Dommage, on aurait aimé le leur dire.www.canadiens.com r Eloge du calendrier Déjà tenu responsable du premier scandale du prochain millénaire — vous savez, quand il sera minuit une seconde le 1" janvier de l’an 2000 —, le calendrier, celui des secondes, du temps, des 365 jours et des poussières, des phases lunaires, est en quelque sorte la référence de la présence humaine sur Terre en matière de temporalité.Pour en savoir plus, comme dans «éloge du calendrier».viUage.cyberbrain.com/hlm/almana ch/ca-calendriers.htm Yves d'Avignon yda vignonCa videotron, eu \ I.V.1) K V 0 I It .I.K I.I X I) I ') < i ft i' < i \ii! n i i n 7 LES SPORTS EN B R E F Championnats du monde de hockey junior Les éliminatoires dans la NFL Nowen bat Koznick en slalom (AP) — C’est la saison des victoires qu’on remporte en série en Coupe du monde de ski.Et il semble bien que ce soit au tour de Ylva Nowen de s’illustrer.La Suédoise a remporté son ü oisième slalom de suite, hier, quand elle a devancé l’Américaine Kristina Koznick par un dixième de seconde seulement.Nowen tirait de l’arrière sur Koznick par 0,12 seconde après la première manche mais a skié une deuxième manche absolument parfaite.Malgré tout, la deuxième place de Koznick est sa meilleure réussite en carrière et la meilleure performance américaine cette saison.Nowen a donc balayé les épreuves du weekend et se retrouve grande favorite pour la médaille d’or des Jeux de Nagano.Katerina Tichy, de Vancouver, a terminée 20 alors que Edith Rozna, elle aussi de Vancouver, n’a pu se qualifier pour la deuxième manche.Hull absent pour six semaines (Ai5) — Brett Hull sera tenu à l’écart du jeu pendant une période de six se-maines après avoir subi hier une opération à la main gauche.Ije leader des Blues de St.Louis manquera donc le match des étoiles de la ligue nationale, mais il |X)urrait être de retour à temps pour participer aux Jeux olympiques de Nagano en février.On a inséré deux tiges de métal dans la main gauche de Hull hier.Il s’est fracturé la main samedi soir lors de la première période du match contre les Mighty Ducks de Anaheim.Les Blues prétendent que l’incident devrait donner lieu à des soldions de la part du comité de discipline de la NHL Hull, qui a marqué à ses deux premiers tirs samedi, a été atteint par le bâton de Tomas Sand-strom, qui n’a pas été pénalisé.HOCKEY Vendredi Pittsburgh 4 Washington 1 Floride 5 Caroline 2 Buffalo 3 NY Rangers 0 New Jersey 4 NY Islanders 3 Detroit 4 Toronto 1 Chicago 4 St.Louis 1 Phoenix 4 San José 0 Samedi Boston 3 Tampa Bay 1 Caroline 4 Buffalo 1 Floride 6 N.Y.Islanders 2 Ottawa 3 Washington 0 Montréal 1 Pittsburgh 0 Detroit 8 Toronto 1 Colorado 5 Edmonton 1 Vancouver 3 Dallas 3 Anaheim 5 St.Louis 5 Calgary 5 Philadelphie 2 Phoenix 4 Los Angeles 2 Hier Boston à NY Rangers, 19h Anaheim à Chicago, 20h Aujourd'hui NY Islanders à Pittsburgh, 19h New Jersey à Buffalo.19.St.Louis à Washington, 19h San José à Tampa Bay, 19h30 Dallas à Detroit, 19h30 Montréal au Colorado, 21 h Phoenix à Calgary, 21 h Vancouver à Los Angeles, 22h30 Josh Holden respire enfin Le Canada remporte une victoire de 5-0 contre la République tchèque PRESSE CANADIENNE Helsinki — Mathieu Garou a repoussé 22 tirs pour mériter le blanchissage et Josh Holden a marqué deux buts quand le Canada a remporté une victoire de 5-0 contre la République tchèque hier lors des championnats du monde de hockey junior.Les Canadiens ont pris les devants 2-0 dès la période initiale et ont concrétisé leur première victoire du tournoi en marquant trois autres fois en deuxième.Après des défaites face à la Finlande et la Suède lors de ses deux premiers matchs, le Canada avait absolument besoin d’une victoire pour accéder à la ronde des médailles qui commence mercredi.«Nous voulions êtres fiers en retournant à l’hôtel après le match et nous n’avons ménagé aucun effort, a dit Holden.Pour ma part, je crois que nous avons travaillé fort et que nous nous sommes bien battus.C’était bon de finalement remporter une victoire.Nous ne voulions pas nous présenter à notre prochain match avec un dossier de 0-3.» Cette victoire assure presque à coup sûr une place en ronde des médailles pour le Canada, qui a maintenant un dossier de 1-2 et qui affronte l’Allemagne demain.lis autres marqueurs du Canada ont été Brett McLean, Alex Tanguay et Mall Cooke.Réactions de Holden Tout le jx)ids du monde reposait sur les épaules de Josh Holden.C’est maintenant terminé.On comptait sur lui pour diriger l’attaque d’Equipe Canada lors du championnat mondial junior et le grand joueur de centre les Pats de Regina s’était fait très discret lors des deux premières défaites du Canada.Mais hier, le joueur de 19 ans originaire de Calgary a marqué deux fois pour donner une victoire de 5-0 aux siens contre la République tchèque.«C’est un soulagement pour moi», a dit Holden, qui avait enfilé 12(i buts à ses trois premières années junior pour être le premier choix au repêchage (12* au total) des Canucks de Vancouver en 1996.«C’était très frustrant pour moi et pour toute l’équipe.» Et c’est un bien drôle de but qui a mis fin à la disette de Holden.Il tentait une passe vers son compagnon de trio Jason Ward quand la rondelle a dévié sur le bâton du gardien Adam Svoboda pour se retrouver dans le but.Mais les Canadiens n’avaient marqué que deux fois à leurs deux premiers matchs et ce but allait les relancer.«Au cours des deux premiers matchs, rien ne fonctionnait pour nous, a dit Holden.Mais le fait de voir la chance nous sourire enfin a tout changé.Je pense que ce fut un soulagement pour tous les gars qui étaient sur la glace.» L’entraîneur Réal Paiement semblait soulagé lui aussi.«Je peux vous dire que la marche vers le centre de presse a été plus courte et plus joyeuse que lors des deux premiers matchs, a dit Paiement.Nous avons besoin de voir un gan comme Josh se manifester beaucoup plus sur la glace.«Son premier but n’était peut-être pas très beau, mais Josh est un marqueur et de telles choses arrivent à des grands marqueurs.J’aurais pu tenter le coup 1000fois sans jamais marquer.Mais Josh a réussi.Tout cela pour vous dire que je n’étais pas un très grand marqueur.» Samedi, Paiement avait convié le capitaine Jesse Wallin, ses adjoints Corey Sarich et Steve Bégin de même que Matt Bradley et le défenseur Eric Brewer à une réunion à huis clos.Les joueurs lui ont dit qu’ils croyaient toujours en lui même si leurs adversaires avaient dominé 7-2 au cours des deux premières rencontres.«Je crois que plusieurs personnes remettaient en question notre choix de joueurs et il était important de faire comprendre aux joueurs que nous étions toujours persuadés d’avoir fait les bons choix, a dit Paiement.Nous savons que nous avons les 22 meilleurs joueurs et il était important pour eux de le savoir également.Ils devaient l’entendre de notre bouche et comprendre que nous étions tous dans le même bateau.«Ils ont réagi en équipe et ont joué comme ils en sont capables.» La golfeuse Lorie Kane choisie athlète féminine de Tannée GLEN COLBOURN I.A PRESSE CANADIENNE Lorie Kane était déçue de voir la saison 1997 sur le circuit de la LPGA s’achever.Elle a en effet empoché 425 964 $ à sa première saison complète sur le plus important circuit de golf féminin au monde, un sommet dans l'histoire pour une golfeuse canadienne.Et pour souligner ses performances, Kane a été nommée hier l’Athlète féminin de l’année par la Presse canadienne.Kane a reçu 72 des 145 votes de première place et 271 points au scrutin organisé auprès des directeurs des sections sportives des journaux affiliés à la Presse canadienne et des stations de radio affilées â Broadcast News et NTR.Elle est la première golfeuse depuis Sandra Post en 1980 à mériter le trophée Bobbie Rosenfeld remis en l’honneur de celle qui avait brillé en athlétisme.«Je ne trouve pas les mots pour expliquer tout ce que je ressens.C’est incroyable de mériter un tel honneur.En fait, c’est presque incroyable d'avoir eu même la chance de me retrouver dans cette position.» Autres finalistes Li kayakeuse Carolyn Brunet a terminé deuxième au scrutin après avoir récolté 187 points, dont 37 votes de première place.La patineuse de vitesse Catriona Le May Doan a pris le troisième rang avec 53 points et huit votes de première place, alors que la cycliste Linda Jackson a terminé quatrième (52 points et trois votes de première |)lace) et la triathlète Heather Fuhr cinquième (51 points et six votes de première place).La spécialiste de vélo de montagne Alison Sydor avait remporté le titre en 1996.Les autres qui ont reçu des votes de première place ont été la patineuse de vitesse Susan Audi, la plongeuse Myriam Boileau, la sprinteuse Char-maine Crooks, la golfeuse Gail Graham, les spécialistes de l’aviron Allison Korn et Emma Robinson, la lutteuse Christine Nordhagen, l’athlète en fauteuil roulant Chantal Petitclerc, la spécialiste du curling Sandra Schmirler et la joueuse de hockey Hayley Wickenheiser.Kane a connu une saison remarquable sur le circuit de la LPGA.Elle a fini huit fois parmi les dix premières et a terminé au 1T rang des boursières.Elle a terminé deuxième au cours de ses deux derniers tournois, perdant même en supplémentaire lors de la dernière épreuve devant Annika Sorenstam, soit lors du championnat du circuit.Kane a déjà hâte à la prochaine saison.«Mon entraîneur, Anne Chouinard, passe l’hiver en Floride et nous jouons à tous les jours au club Royal Oaks, a dit Kane.Mes parents sont là également, de même que plusieurs autres golfeuses.C’est toujours un bon test.» REUTERS Rejoint par le défenseur Eric Stocz des Lions de Detroit, le receveur Karl Williams des Buccaneers de Tampa Bay échappe une passe durant le premier quart du match d’hier.Victoire des Patriots et des Buccaneers ASSOCIATED PRESS Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre n’ont rien fait de bien spécial, hier, afin de vaincre les Dolphins de Miami pour une troisième fois cette saison.Ils ont encore intercepté les passes de Dan Marino.Chris Slade a ramené une interception sur 22 verges, ce qui a mené au touché de Troy Brown, et Todd Collins a franchi 40 verges après avoir coupé une passe du vétéran quart-arrière pour le second majeur des Patriots qui ont vaincu les Dolphins 17-3.Seul un botté de précision de 38 verges de Olindo Mare au tout début du quatrième quart a empêché les Dolphins de subir le premier blanchissage de leur histoire en éliminatoires.Les Dolphins (9-8) ont présenté une attaque au sol anémique et un jeu aérien tout aussi mauvais pour un total de 162 verges, la moins bonne performance de l’histoire de la formation.Miami a recouvré un botté court après le placement de Mare, mais Marino a commis un échappé sur le jeu suivant «Quand tu ne peux faire avancer le ballon au sol, tu n’as pas d’équipe de football», a déclaré l'entraîneur Jimmy Johnson qui a subi sa première défaite en éliminatoires avec les Dolphins.En revanche, Pete Carroll remportait son premier triomphe en séries en qualité d’entraîneur-chef des Patriots.Jouant sans le demi Curtis Martin, toujours ennuyé par une blessure à l’aine et une autre à l’épaule, les Patriots (11-6) ont assuré leur qualification pour le prochain tour éliminatoire dans l’Association américaine.Ils feront face aux Steelers, à Pittsburgh.Pour leur part, les Chiefs de Kansas City accueilleront les Broncos de Denver.Marino a encore éprouvé des ennuis contre les Patriots.Il a réussi seulement 17 de ses 43 tentatives de passes pour 141 verges et il a subi quatre plaqués derrière sa ligne de mélée.A sa décharge, notons que ses receveurs ont échappé quelques passes aisées.L’avenir de Marino est incertain, mais Johnson a tout de même indiqué après la rencontre qu’il aimerait qu’il soit de retour.Mitchell gravement blessé Iajs Buccaneers de Tampa Bay ont souligné avec panache leur première participation aux éliminatoires en 15 ans, hier, neutralisant Barry Sanders et battant les Lions de Detroit 20-10.Trent Dilfer a dirigé une passe de neuf verges à Horace Copeland, Mike Alstott a inscrit un touché à la suite d’une course de 31 verges et Michael Husted a réussi deux bottés de précision pour les Buccaneers qui n’avaient pas remporté un match éliminatoire depuis 1979.Les Buccaneers (11-6) seront à Green Bay la semaine prochaine pour leur troisième affrontement de la saison face aux Packers, les champions en titre du Super Bowl.«Si nous pouvons jouer au même niveau physique et émotif qu’eux, nous pouvons espérer nous rendre là-bas et l’emporter», a déclaré Dilfer.Les Lions ont vécu une belle frousse au troisième quart lorsque leur quart Scott Mitchell est demeuré étendu sur le terrain.Mitchell a subi une commotion cérébrale après avoir effectué un plongeon sur un troisième essai et six verges à franchir.Il est demeuré au sol durant 20 minutes, rappel douloureux de la scène à laquelle à pris part Brown la semaine dernière.CONFÉRENCE DE L’EST Le Tricolore joue contre l’Avalanche ce soir Section Nord-Est Mj G P N Bp Bc Pis Pittsburgh 39 19 12 8 104 90 46 Montréal 40 20 15 5 114 97 45 Boston 38 17 15 6 96 97 40 Ottawa 39 18 17 4 99 90 40 Caroline 39 14 20 5 101 110 33 Buffalo 37 13 18 6 88 100 32 Section Atlantique New Jersey 36 24 10 2 111 71 50 Philadelphie 38 21 10 7 107 85 49 Washington 39 16 15 8 105 106 40 N.Y.Islanders 38 15 18 5 103 106 35 N.Y.Rangers 40 11 17 12 100 109 34 Floride 39 14 20 5 101 115 33 Tampa Bay 37 7 23 7 64 114 21 CONFÉRENCE DE L’OUEST Section Centrale Dallas 39 25 9 5 124 81 55 Detroit 40 24 9 7 137 96 55 St.Louis 41 22 13 6 120 99 50 Phoenix 39 16 16 7 107 106 39 Toronto 37 13 19 5 85 109 31 Chicago 37 12 18 7 81 88 31 Section Pacifique Colorado 39 20 8 11 120 95 51 Los Angeles 37 15 16 6 105 96 36 Anaheim 38 13 18 7 92 117 33 San José 37 14 19 4 91 104 32 Edmonton 39 11 19 9 91 115 31 Calgary 40 11 21 8 101 120 30 Vancouver 38 11 21 6 107 128 28 Patrick Roy soutient «en devoir une» à Vigneault FRANCOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Denver — Patrick Roy disait en devoir une à Alain Vigneault au lendemain de la victoire de 4-2 du Canadien contre l’Avalanche du Colorado début décembre.Roy, on s’en souvient, avait paru faible sur au moins deux buts.Hier, l’entraîneur du Tricolore a répliqué à «Casseau».«Moi, je ne lui en dois pas», a-t-il dit à la blague en espérant que son ancien «patron» à Beauport ne sera pas trop bon, ce soir, alors que le Canadien poursuit son voyage de cinq matchs à l’étranger.Roy admet que les matchs contre le Canadien n’ont plus la même significa-tion depuis que Mario Tremblay n'est plus derrière le banc.«Les parties contre le Canadien demeurent importantes.L’objectif est toujours de gagner.Mais j'avoue que les matchs contre Montréal ont perdu de leur piquant depuis le départ de Tremblay.Le feeling est différent même si le Canadien reste mon ancienne équipe.» Roy s’attend à une solide performance de l’Avalanche.«On joue du très bon hockey depuis quelque temps», dit-il au sujet du Colorado qui est invaincu (4-0-2) en six matchs.«On vient d’offrir deux solides performances contre Los Angeles et Edmonton.» Roy dit aimer la composition de l’équipe que d’aucuns donnent favoris pour remporter la coupe Stanley.«Le club est bien équilibré.Nous avons aussi du caractère.Et contraire- ment à l’an passé, on ne se fera pas intimider.Sans faire de comparaison avec l’équipe qui a gagné la coupe il y a deux ans, je dirais que chaque joueur comprend maintenant son rôle.» Joueur autonome Le gardien de l’Avalanche, maintenant âgé de 32 ans, se dit toujours aussi heureux à Denver.11 se sent également bien physiquement «Je suis aussi en forme qu 'il y a quatre ou cinq ans.Je ne vois pas de différence», assure-t-il.Roy deviendra joueur autonome sans restriction à la fin de la saison 1999.Dans moins de deux ans.Il dit viser un nouveau contrat mais sans savoir dans quelle ville il poursuivra sa carrière.Chose certaine, il n’a pas perdu le goût du hockey.A \ ¦ ¦1 ftw4'*'* ' % ï;:k Jfg ", JM 4 Le Devoir reçoit régulièrement des demandes d’annonceurs qui désirent vous proposer leurs produits ou services de façon directe.Notre politique générale est d’accorder aux seuls organismes humanitaires le privilège de vous solliciter directement.La nouvelle loi québécoise sur la protection de la vie privée vous donne le droit de vous soustraire à ces offres.Si à l’avenir vous désirez que Le Devoir ne transmette pas votre nom à ces organismes, veuillez nous le faire savoir en nous écrivant à: Le Devoir Service des abonnements 2050, rue De Bleury, 9' étage Montréal (Québec) H3A 2M9 publié Je 16 li'VrW*' er 1998 Tnmhép pnhliritniro ¦ /p vendredi 9 janvier 199S \ ®Z****U i t I.K I) K V 0 I H .I.K |.|! X I) | 2 !l 1) V.( K NI lî I! K I !t !t 7 •RELIGIONS* Évitez le froid, la neige, le manteau, les bottes.Abonnez-vous dès maintenant et recevez Le Devoir à la maison du lundi au samedi par mois Le paiement est prélevé directement de votre compte avec opérations ou de votre carte de crédit tous les mois Livraison du lundi au vendredi: avant 7h Livraison du samedi: avant 9h •valide pour la livraison par camelot seulement Abüjmzz-vo'HL dès mcdmitmcml ( Composez pour Montréal le 985-3355 Pour l’extérieur de Montréal: 1-800-463- 7559 LL ILYLL dans Le Devoir tous les jours La Politique, le Monde, l’Économie, la Bourse, les Actualités, les Éditoriaux, les Idées, les Livres, les Arts, la Culture, les Plaisirs du vendredi.LE DEVOIR Le paysage religieux devient de plus en plus complexe Comment écrire religion au pluriel?Tout un problème que les règles d’application du pluriel au mot religion.C’est la dernière question que j’ai le goût de poser avant le début de l’année 1998.Comment vivre à la fois une croyance, une appartenance et la tolérance à l’égard des autres croyances et appartenances?11 semble que la plupart d’entre nous avons une propension à disqualifier les croyances des autres, si l’on se fie aux résultats de l’enquête sur Les Croyances des Québécois, de Lemieux et Milot (PUL, 1992).Mais le bouddhisme et sa bienveillance universelle, le christianisme et son désir de dialogue peuvent inspirer des attitudes conciliatrices, de même que les philosophies humanistes de la citoyenneté pluraliste.Pourtant, les défis demeurent énormes.Le paysage religieux contemporain devient de plus en plus dense et complexe.Passons en revue quelques faits d’actualité religieuse, qui peuvent donner un peu la mesure de cette complexité.Avenir démographique des grandes religions monothéistes Sur une période de 55 ans — de 1970 à 2025 —, on prévoit l’évolution suivante: ¦ une légère progression du christianisme, passant de 33,7 % de la population mondiale, en 1970, à 36,8 % en 2025 (environ trois milliards de personnes).Parmi les chrétiens, les protestants et les anglicans gagneraient 1 %, surtout en Afrique, et les pourcentages des catholiques et des orthodoxes devraient diminuer un peu; ¦ la progression de l’islam devrait être la plus rapide, passant de 15,3 % de la population mondiale à 23,6 % en 2025, pour atteindre autour de deux milliards d’adeptes; ¦ on prévoit que le pourcentage du judaïsme devrait diminuer, passant de 0,35 % à 0,2 %.Cette baisse serait due à l’augmentation de la population mondiale et non à une perte nette de fidèles.— Source: Documentation catholique et X International Bulletin of Missionary Research.Développement de nouveaux groupes religieux Aux Etats-Unis, on évalue à 2000 le nombre de nouveaux groupes religieux intégrant des éléments chrétiens ou ésotériques.Au Japon, ils seraient 1500, mixant des aspects du shintoïs-me et du bouddhisme; en Afrique, on compterait entre 15 000 et 30 000 Églises indépendantes; en France, autour de 800 groupes de diverses inspirations naissent chaque année (yoga, communautés chrétiennes, groupes psychotechniques) et plusieurs centaines existent au Québec.En Amérique latine, on ne compte plus les groupes d’inspiration évangélique ou pentecôtiste, et ceux-ci se développent aussi en Asie.11 est certain qu’on ne peut classer tous ces groupes sous la rubrique «secte», la majeure partie étant inoffensifs.Trois drames se sont succédé ces dernières années, qui contribuent à susciter une tendance contre les sectes très prononcée: la mort des davidiens à Waco (Lexas) en 1993, les suicides collectifs de l’Ordre du temple solaire, en Suisse, en France et au Québec (1994 et 1995), et celui, il y a quelques mois, des membres de la Porte du ciel, en Californie.La plupart des spécialistes insistent pour que ces événements troublants n’amènent pas le grand public à disqualifier tous les petits regroupements religieux.Mais le défi reste d’assurer une compréhension de base du phénomène religieux, de développer des capacités de dialogue, de discernement et de tolérance.Réconciliation entre églises chrétiennes En vue du troisième millénaire, le Vatican travaille avec intensité sur les délicats dossiers de réconciliation entre diverses confessions chrétiennes.On attend aussi le résultat des travaux sur le dialogue entre juifs et chrétiens.Voici deux exemples d’avancées prometteuses: ¦ Luthériens-cathojiques: 97,5 % des 1040 délégués de l’Eglise luthérienne évangélique d’Amérique ont accordé cet été leur appui à une déclaration commune catholique-luthérienne, élaborée conjointement par le Vatican et la Fédération luthérienne mondiale, organisation internationale qui chapeaute les 120 dénominations luthériennes existant à travers le monde.Dans cette déclaration, on lèverait les condamnations réciproques que s’étaient adressées les dirigeants catholiques et luthériens au XVI’ siècle, période de la Réforme et de la naissance du protestantisme.Le litige à l’époque portait sur le concept de justification: Luther avait contesté le «ja- mais la foi sans les œuvres» catholique (épître de saipt Jacques), par son sola scriptura (l’Écriture seule) et • la foi comme sources du salut.On attend l’approbation du Vatjcan.¦ Église assyrienne et Église catholique de Chaldée: ces deux églises partagent une langue liturgique commune, le syriaque ou araméen (Irak, Syrie).Au XVL siqcle, la deuxième s’est séparée de l’Église assyrienne orientale — dont les racines remontent à l’apptre saint Thomas — pour s’allier à l’Église de Rome.Elles ont signé un décret synodaj commun rendu public en Illinois (États-Unis) l’été dernier, les engageant à la mise en commun de plusieurs services, à la création d’un, institut d’éducation religieuse aux États-Unis pour former leurs responsables.On reconnaît à la fois les racines communes et les différences, sources d’une riche diversité, et on examinera les possibilités de constituer une structure commune.¦ Libertés religieuses menacées: au mois de juillet J997, un rapport du département d’Etat américain rendait compte de la situation des croyants dans 78 pays, décrivant les situations de discrimination, de répression et de persécution violente.En Algérie, par exemple, le GLA, ce groupement de mercenaires du FIS, intégristes extrémistes islamiques, a menacé d’élimination les chrétiens, les juifs et les polythéistes (1994).En 1996, le GLA a assassiné sept moines et un évêque catholiques.Les Bibles traduites en langue locale sont interdites en Birmanie.A Cuba, les évangéliques se sont faits proscrire tout matériel de diffusion et on a défruit certains de leurs immeubles.En Égypte, les chrétiens sont la cible de groupes terroristes islamiques.En Indonésie, il y a interdiction d’athéisme, des églises chrétiennes ont été incendiées à Surabaya, un temple bouddhiste et 24 églises ont été détruits sur la côte orientale de Java.Ces émeutes ont été déclenchées par le peu de sévérité d’un juge indonésien à l’endroit d’un musulman accusé d’avoir diffamé l’islam.En Iran, on s’en prend aussi aux non-musulmans, notamment des membres de la religion baha’i, emprisonnés et condamnés à mort, il en va de même au Maroc.Et on retient le cas désastreux du Soudan où sévit une guerre civile depuis 14 ans entre le Nord musulman et le Sud chrétien et animiste, qui a fait un million de morts.— Sources: Le Monde, Magazine Présence, où Claude Mardi prélève les principales nouvelles religieuses des journaux The New York Times, The Tablet, The National Catholic Reporter.S o I a ii g e L e fe b r r e Téléphone: 985-3322 L E S P E 1 I I ES AN N 0 N 0 E S Télécopieur: 985-3340 LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi ¦I Mercredi Jeudi - *| f - El KH EH HH HH 0 iu = V/ yf f *k T'WT |vENTEUXBnOU^*RDPlUT_B
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