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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 18 janvier 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-01-18, Collections de BAnQ.

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c Vol.LXXI - NO 14 Verglas en matinée, puis averses.Maximum 3.Montréal, vendredi 18 janvier 1980 Dans Isa Laurantidas aur la chemin de Ste- Adèle à Ste-Marguerite LE RESTAURANT GRILLADES FRUITS DE MER Sortie 69 de! autoroute Réservations: 1-228-2426 25 CENTS ¦ Les promesses libérales entraîneraient un déficit accru de $4 milliards, soutient Joe Clark ¦ L’appui de William Davis aux conservateurs fédéraux sera plus «sélectif» — page 2 ¦ Le syndicat des téléphonistes poursuit Bell Canada pour libelle diffamatoire — page 3 ¦ Les affaires sont bonnes: un éditorial de Michel Roy ¦ La tentation monarchique: un commentaire de Lise Bissonnette — page 4 U Le débat UQ-UQAM: les positions des deux parties — page 5 ¦ Rodrigue Tremblay répondra NON à la question référendaire «entortillée» — page 7 ¦ Les discours hostiles à l’URSS se multiplient en Iran — page 8 ¦ La Banque Nationale fait une pause pour digérer la fusion — page 13 m Le tracé canadien compromis Carter préfère un pipeline tout américain Pour ravitailler le Mid-West américain en pétrole de l’Alaska, M.Jimmy Carter a opté hier pour un pipeline intégralement américain de preference aux deux autres projets qui traversaient au moins partiellement le territoire canadien.La Maison-Blanche a en effet choisi le projet Northern Tier même s’il doit coûter $1.2 milliard, trois fois plus cher qu’un des deux tracés, partiellement canadiennes.On souligne à Washington que la construction de cet oléoduc fournira à peu près 5,500 emplois aux États-Unis.De plus, on évite ainsi toutes les négociations avec le Canada pour les permis et pour le partage des bénéfices économiques entre les deux pays.La partie n’est pas encore totalement jouée pour autant puisque le financement du projet Northern Tier ne semble pas encore tout à fait assuré.M.Carter a fait savoir à cet égard que le gouvernement fédéral n'investira aucunement dans la construction et qu’il optera pour le projet Trans-Mountain, partiellement en territoire canadien, si le premier groupe ne réussit pas à trouver seul le financement nécessaire.Le projet retenu prévoit que le pétrole de l'Alaska sera d’abord expédié par pétrolier de Valdez (Alaska) jusqu’à Port Angeles, une ville portuaire située dans l’État de Washington exactement au sud de l’île de Vancouver, à vingt milles à peine de Victoria.Pour limiter les risques de pollution, les autres raffineries de ce secteur (alimentées directement par pétroliers en ce moment) seraient reliées au pipeline, de telle sorte que tous les navires chargés de pétrole aboutiraient dorénavant à Port Angeles.À priori, le gouvernement canadien a Voir page 6: Le pipeline Faire plus de place au gaz naturel Le gouvernement invite I’Hydro à revoir son plan d’investissement par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Le gouvernement Lévesque a refusé un plan d’investissement de $35 milliards présenté par l’Hydro-Québec pour les 10 prochaines années, alléguant que la société d’État ne tenait pas suffisamment compte de la pénétration de plus en plus grande du gaz naturel comme source d’energie au Québec.C’est ce qu’a indique le ministre de l’Énergie et des Ressources, M.Yves Bé-rube, au cours d’une conférence de presse hier après-midi, en laissant en- tendre que la décision du gouvernement pourrait éventuellement avoir pour conséquence une réduction des projets de l’Hydro-Québec dans la décennie qui commence.Au cours des derniers mois, c’est la deuxième fois que le Conseil des ministres demande ainsi à la société d’État de recommencer en quelque sorte ses devoirs.Un premier plan d’investissement pour la décennie 80 avait en effet été refusé à la fin de l’été.Celui-là prévoyait des dépenses de $52 milliards.Les dirigeants de l’Hydro-Québec étaient alors invités à revoir leurs projets d’investissements, à les compléter et à les formuler dans un nouveau plan qui fut étudié au Conseil des ministres le 12 décembre dernier.Ce nouveau plan prévoyait des dépenses de l’ordre de $35 milliards.La décision prise alors par le gouvernement de refuser ce nouveau plan d’investissement s’explique par le fait, a indiqué hier M.Bérubé, qu'il n’offrait somme toute qu’une seule avenue alors que le gouvernement désirait avoir le choix entre différentes hypothèses.C’est pour avoir ces différentes hypothèses que le Conseil des ministres invitait l’Hydro-Québec à reprendre à nouveau ses études, mais cette fois en tenant compte de nouveaux paramètres qui étaient absents des plans d’investissement précédents.Ces paramètres sont ceux de la pénétration du gaz nature), des énergies nouvelles et des économies d’énergie.Pour ce qui est des énergies nouvelles il s’agissait de forcer l’Hydro-Québec à tenir compte de la volonté gouvernementale d’impliquer les sociétés d’Étât dans ce secteur, notamment l’Hydro-Québec avec les éoliennes.Au sujet des écono- mies d’énergie il s'agissait d’obtenir de l'Hydro-Québec un effort particulier, le gouvernement croyant qu’il faille encourager ces économies pour entre autres motifs pouvoir échapper au nucléaire.Le plus important de ces nouveaux paramètres toutefois concerne la pénétration du gaz naturel au Québec, cette source d'energie étant appelée à occuper de plus en plus de place dans le bilan énergétique selon les prévisions les plus récentes.Au moment de la publication du livre Voir page 6: Hydro-Québec Le PC-Québec gravement en difficulté?Le rythme de la campagne électorale n’a pas encore épuisé le premier ministre.M.Joe Clark, qui trouve encore le temps de se reposer entre deux discours, de longs déplacements en avion et les préoccupations quotidiennes qui sont celles d’un chef d’État.(Photolaser CP) par Rodolphe Morissette Le Parti conservateur éprouve de sérieuses difficultés à se trouver des candidats dans les comtés du Québec À un mois de l’élection fédérale du 18 février, 12 comtés québécois restent sans candidat conservateur.Fait plus significatif encore, seulement 18 des 63 candidats déjà choisis sont de nouveau sur les rangs.Les 45 autres aspirants sont des figures nouvelles.À première vue, du moins, le phénomène attire la curiosité.D’abord, parce qu’il s’agit du parti au pouvoir à Ottawa; ensuite, parce que la fusion récente, meme partielle, des organisations de l’aile conservatrice québécoise et de l’Union nationale devait avoir quelque effet d’entraînement.T Des combats éclatent à Kaboul entre soldats russes et afghans KABOUL (d’après Reuter et AFP) — Au moment où l’agence Tass annonçait hier matin que les journalistes américains devaient quitter l'Afghanistan «pour ingérence flagrante dans les affaires intérieures d’un État souverain», des combats à l’arme lourde éclataient près de l’aéroport de Kaboul entre troupes soviétiques et unités de l’armée afghane.Les tirs de canons lourde ont débuté vers 10 h locales et duraient encore plusieurs heures plus tard.Selon des informations non confirmées, des affrontements se seraient également produits au fort de Bala Hissard, dominant la capitale.La forteresse, qui avait été le théâtre d’une mutinerie dans l’armée afghane en août dernier, est contrôlée par les Soviétiques depuis le 28 décembre dernier.Les forces étrangères avaient établi tout un cordon défensif constitué de batteries de canons «Howitzer» à portée moyenne autour de Kaboul.De plus, selon les organisations de résistance afghane installées au Pakistan, des parachutistes soviétiques et des chars légers ont été dépêchés ces derniers jours pour appuyer les forces gouvernementales dans le nord-est du pays près de Kun-duz, sur la route qui mene à Badarkshan.Dans cette région, l’armée soviétique, comme les maquisards, a subi des pertes importantes, indique-t-on de même source.On ajoute que 6,000 hommes de la 20e division afghane ont déserté près de Kunduz, et que 5,000 fusils d'assaut «Kalachnikov» et 20 camions de munitions ont été saisis par les rebelles.Six conseillers soviétiques qui accompagnaient cette division ont également ete tués, de même que le gouverneur de la province de Takhar, M.Sayed Wafa, a précisé un porte-parole de la résistance.De source autorisée pakistanaise, on confirme que des combats plus intenses Sue dans le reste du pays se sont déroulés ans le nord-est du pays tout en insistant sur le fait que les rebelles se livrent surtout à des attentats contre des personnalités ou à des coups de mains isolés.Les troupes soviétiques semblent rencontrer les plus grandes difficultés à éliminer la résistance des nationalistes afghans dans les régions de Kandahar et du nord-est du pays, a indiqué également le porte-parole au département d’État, M.Hodding Carter.L’activité et les mouvements des troupes soviétiques n’ont pas diminué au cours des derniers jours, a précisé M.Carter.Il apparaît, a-t-il indiqué, que les vols de reconnaissance se sont intensifiés et que des troupes sont amenées quotidiennement dans les régions difficiles pour soutenir les unités déjà en place.«Il est certain, a-t-il précisé, que les Soviétiques devront s’engager de plus en plus pour contrôler des zones dont il est douteux qu’ils soient maîtres actuellement».Les Soviétiques pourraient utiliser des armes chimiques pour venir a bout des rebelles afghans, estime-t-on dans les milieux proches des services de renseignements américains.Selon des informations parvenues à Washington, l’armée soviétique a amené à Kaboul des camions «TMS-65», équipés de matériel pour décontaminer rapidement les hommes et les zones de combat.Le général David Jones, chef de l’état-major conjoint américain, avait informé récemment le Congrès de l’existence de ces camions de décontamination.Selon lui, l'armée soviétique et toutes celles du Pacte de Varsovie, sont parfaitement entraînées à évoluer en milieu contaminé par des armes chimiques.Sans doute pour emporter l’adhésion de l’armée afghane au régime de M.Rabrak Karma! et limiter les désertions.Le gouvernement de Kaboul a annoncé son intention d’améliorer les salaires et Voir page 6: Des combats bonne douzaine de candidats conservateurs dotés d’un certain «prestige» au scrutin de mai dernier ne sont plus en lice cette année.On pense en particulier à MM.Gérald Scott (Shefford), Claude Gosselin, ancien ministre de l’Union nationale (Mégantic-Compton-Stanstead), Grégoire Girard (Saint-Hyacinthe), Richard Holden (Dollard), Bernard Fi-nestone (Saint-Henri/Westmount), Claude Gervais (Richelieu), Jacques Vasseur (Laprairie), Paul-André Busqué (Beauce), Georges-Henri Cloutier (Frontenac) et Jean-Marc Lavoie (Chicoutimi).Ces hommes avaient commencé à jouer un rôle dans la revivication, voire le renouvellement, du parti depuis 1978.Or, ils sont tous absents cette année.Par ailleurs, les dirigeants conservateurs n’ont pu trouver encore de candidats dans 12 comtés.Il s’agit de Bonaventure / Iles - de - la - Madeleine, Matapédia-Matane et Kamouras-ka/Rivière - du - Loup, Lac - Saint-Jean, Roberval et Jonquière, Hull et Québec-Est, Beauce et Sherbrooke, Beauharnois/Salaberry et Montréal-Papineau.On comprend le manque d’enthousiasme de candidats éventuels pour ces comtés.Dans Hull, les conservateurs se classaient au quatrième rang en mai, même derrière le NPD; il en fut de même dans Jonquière.Dans Beauharnois et Matapédia, ils arrivaient deuxièmes, mais très loin derrière les libéraux (de 16,000 à 19,000 voix).Dans Bonaventure, cependant, le libéral ne l’emportait que par 4,000 voix sur le conservateur.Des 63 candidats déjà choisis seulement 18 l'étaient aussi l'an dernier, dont neuf dans les comtés de Montréal.Il est significatif que dans les comtés à majo-Voir page 6: Le PC-Québec Alberta et Colombie La «folie» de l’or continue NEW YORK (AFP) - L’or a dépassé le cap des $800 pour la première fois nier à New York, clôturant à $802 l’once (position janvier), en hausse de $58 par rapport à la veille en clôture.Au cours d’une séance de «folie» selon les courtiers, l’or a fluctué violemment: après avoir ouvert à $722, les cours du métal jaune ont oscillé entre $815 et $715 l’once.Les informations indiquant que l’Union Soviétique a renforcé sa présence navale dans l’Océan Indien et les nouvelles sur l’aggravation de l’état de santé du Maréchal Tito, ont entraîné une reprise de la demande et fait rebondir les prix qui avaient reculé sous la pression des prises de bénéfice, ont déclaré les représentants de plusieurs grands marchands de métaux.Par contre les cours de l’or ont fléchi sur les places européennes, après la flambée de ces derniers jours, mais l’once a néanmoins atteint un nouveau record à la clôture du marché de Londres.Pour les professionnels, ce recul paraît surtout avoir été provoqué par des prises de bénéfices et les causes qui ont provoqué la poussée spectaculaire enregistrée depuis plusieurs semaines sur le métal précieux subsistent, ce qui pourrait laisser prévoir une reprise rapide de la hausse.La situation tendue en Iran, l’intervention soviétique en Afghanistan, la crise pétrolière, une certaine méfiance à l’égard du dollar et les perspectives économiques peu engageantes sont responsables de cette nouvelle flambee par les Voir page 6: L’or Un flottement qui profiterait aux libéraux par Daniel Raunet VANCOUVER — L’Alberta est comme l’un de ces pays où sévit le régime du parti unique: les élections sont pratiquement terminées une fois réglée la question des mises en candidature.Pour l’essentiel, la campagne électorale se ramène donc aux querelles de personnalités au sein du parti progressiste-conservateur.Eldon Wooliams, comme promis, s’est vengé de Joe Clark, qui ne l’a pas fait ministre: il a veillé, en prenant sa retraite, à ce que ce soit un de ses organisateurs qui lui succède dans Calgary-Nord, et non pas le protégé du premier minitre, Dave Jenkins, qui a finalement renoncé à affronter les fidèles du député sortant.Les assemblées de mise en candidature ont également donné lieu à des récriminations dans Bow River, Calgary-Est et Edmonton-Sud où la validité des scrutins a été contestée par certains pour des raisons diverses, préavis incorrect ou refus de reconnaître un candidat d’adhésion récente.Il y a quand même quelques circonscriptions où l’opposition a des pré- tentions.C’est par exemple le cas de Peace River, dans le nord-ouest de l’Alberta, que le député conservateur Gerald Baldwin, qui prend sa retraite, laisse sans organisation.M.Baldwin se faisait réélire sans problèmes sur la base de ses qualités personnelles, mais on souligne que la région élit, au niveau provincial, M.Grant Notley, le seul député néo-démocrate à l’Assemblée législative d’Edmonton.Les libéraux, pour leur part, surveillent le coin nord-est de la province, le comté d’Athabasca, où le député conservateur Paul Yewchuck ne se représente pas.Le Fidel Castro sans cigare.LA HAVANE (AFP) — La Havane va rester sans «Havane», et Fidel Castro sans son cigare préféré, jusqu’en juillet prochain, après la fermeture pour six mois environ des usines fabriquant le célèbre cigare.Raison de cette fermeture: une maladie, le «mono azul», sorte de moisissure bleue qui s’est abattue sur les plantations de tabac du pays Toutes les grandes fabriques, où sont roulés à la main des cigares aux noms prestigieux («Roméo et Juliette», «Partagas», «H.Upman», «Heroe Del Moncada»), ont reconnu que leur production était arrêtée depuis fin décembre 79.' La fabrication du cigare préféré du président Castro, le «Cohiba», sera également stoppée, alors qu’une autre entreprise «Corona» va fermer ses portes prochainement pour six mois.Seules épargnées: les cigarettes réservées au marché intérieur.Jusqu’à présent, les commandes passées en 1979 par les importateurs étrangers ont pu être honorées.Pour l’instant tous les moyens mis en oeuvre pour enrayer l’épidémie ont échoué.Le «Mono azul» a gagné de nombreu- ses plantations en 1979, provoquant, en juillet dernier, de sévères restrictions de vente des cigares aux Cubains: un cigare par semaine durant quelques mois.On ignore encore l’impact que cette interruption de six mois aura sur les exportations en 1980.Quoiqu’il en soit, le gouvernement cubain prend la situation très au sérieux, car le «Havane» est l’une des principales source de devises du pays.NPD jouit également d’un appui non négligeable dans la région au niveau provincial, mais les libéraux comptent sur le fait que la circonscription a été libérale de 1940 à 1958.Certains voudraient voir un signe du destin dans le fait que M.Chuck Knight est l’un des rares libéraux de l’Alberta à ne pas avoir perdu son dépôt en mai dernier.En fait, le seul siège où le Parti libéral puisse songer sérieusement à obtenir un score honorable est celui de Crowfoot où M.Jack Homer se représente, malgré la défaite cuisante que lui ont fait subir ses électeurs il y a quelques mois.L’ancien ministre liberal a peu de chances d’être élu, mais il sera intéressant de voir le 18 février dans quelle mesure les Albertains lui ont pardonné d’avoir trahi le camp conservateur.Son retour en grâce pourrait être facilité par le fait que, même s’il est l’enfant du pays, certains éprouvent des doutes, en Alberta comme ailleurs, sur les qualités du premier ministre Clark.Le premier ministre provincial Peter Lougheed est d’ailleurs le premier à donner a ses concitoyens l’exemple du man- 3ue d’enthousiasme à l'égard du chef fé-éral puisqu'il ne participera pratiquement pas a la campagne: M.Lougheed refuse systématiquement toute entrevue avec la presse depuis Noël, et après ses vacances, il entamera un voyage officiel en Europe qui l'éloignera de l'Alberta jusqu’à quelques jours des élections.Outre M.Jack Horner, les libéraux ont réussi à attirer un autre candidat de choix en Alberta, l’ancien député fédéral Hu Harries, qui a surmonte ses sentiments d’hostilité à l’égard de M.Trudeau pour se présenter dans Edmonton-Ouest, où il compte mener la vie dure à l’ancien président des Communes, M.Marcel Lambert.MM.Horner et Harries ont-ils une vocation de kamikaze?On murmure à Edmonton qu'il y aura toujours une place pour un candidat libéral battu.Les espoirs du Parti libéral sont à la hausse au Yukon, dont l’unique siège est détenu par le ministre des travaux Voir page 6: Un flottement r cflezVITO, ntei£(ee*ie cave à "Tfîotttiécit ATMOSPHÈRE.TRADITION.EXCELLENCE 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal ¦¦¦¦¦¦MH WÊtm 5 il 2 i Le Devoir, vendredi 18 janvier 1980 les élections du 18 février - 1 mm I ¦ i m la campagne des chefs y* Lepremier ministre du Canada, M.Clark, laissera de coté aujourd’hui les activités électorales pour concentrer toutes ses énergies sur les affaires de l’Etat.Il arrivera vers 11 heures ce matin à l’auditorium de l'édifice national de la presse pour la séance d'information hebdomadaire avec les journalistes de la tribune parlementaire.Puis, le premier ministre traversera la rue vers l’heure du midi pour présider à une réunion des membres de son cabinet.Le chef du Parti libéral, M.Trudeau poursuivra sa campagne dans l’Ouest et fera campagne aujourd’hui dans la région de Vancouver.Le chef du Nouveau Parti démocratique, M.Broadbent, passe la journée à Toronto où II sera le conférencier d'un dîner d’hommes d’affaires.En cours d’après-mldi, M.Broadbent se rendra dans les localités de St.Catharines et Welland, puis prendra la parole en fin de journée à une assemblée publique qui se tiendra au Collège Niagara.Le chef du Crédit social, M.Fabien Roy, quitte Québec ce matin pour Ottawa où il doit enregistrer des émissions de radio et rencontrer en fin d’après-mldi, des représentants de la Fédération des francophones hors Québec.en bref.¦ La sécurité du PM Un jeune homme de Regina a constaté, de façon brutale, l’efficacité des services de sécurité qui entourent les déplacements du premier ministre du Canada.Alors que M.Clark sortait de l’hôtel où il venait tout juste de prononcer un discours, il fut accosté par un individu louche, aux cheveux longs, portant la barbe, et valise à la main.En deux temps, trois mouvements, les garde du corps du premier ministre l’avaient empoigné, neutralisé, arrêté, puis relâché.Le présumé malfaiteur voulait tout simplement convaincre M.Clark de lui obtenir une subvention.¦ À l’instar de Bourassa Le leader national du NPD se sent inspiré par les préférences maintes fois exprimées par l’ex-premier ministre Robert Bourassa pour l’énergie hydroélectrique.En tournée dans l’Ouest canadien, M.Broadbent a promis qu’un gouvernement néo-démocrate s’orienterait vers le développement optimal des ressources hydroélectriques du pays, dans le but d’eleetrifier les moyens de transports urbains et les chemins de fer.La politique énergétique apparaît comme le principal theme de la campagne électorale du chef néo-démocrate.¦ Les femmes revendiquent Les candidats aux élections du 18 février seront pressés de présenter leurs hypothèses de solution aux problèmes des Canadiennes.Le Comité d’action national et le Conseil consultatif canadien sur le statut de la femme ont préparé à l’intention des grands partis politiques une sérié de questions embarrassantes qui traitent, en tête de liste, ties problèmes économiques.Le manifeste politique de la femme réclame un plus grand nombre d’emplois permanents, une aide spéciale pour les femmes à la recherche d’un emploi, des revenus plus élevés pour les femmes qui oeuvrent dans la fonction publique.Les questions aux candidats cherchent par ailleurs à savoir ce que les partis ont l’intention de faire pour suppléer à «l’absence deplorable de garderies».Enfin, les femes exigent que le Code criminel soit amendé pour qu’il soit possible à une épouse d’accuser son mari de viol.¦ Entre deux MacDonald Une fois de plus, le 18 février prochain, les électeurs du comté de Cardigan, à l'Ile-du-Prince-Edward, auront le choix entre les deux MacDonald pour s’élire un député à la Chambre des communes.L’ancien ministre libéral, Dan MacDonald, 61 ans, a été défait le 22 mai par Wilbur Mac-Donald, 46 ans, le député conservateur sortant.La majorité du Parti conservateur dans ce comté est de seulement 238 voix.Les MacDonald sont tous deux fermiers, ont de nombreux entants, claudiquent légèrement et leurs épousés portent toutes deux le prénom de Pauline ¦ Joe Clark et les Québécois S’il faut en croire Mme Maureen McTeer, les Québécois sont beaucoup plus sympathiques à l'endroit du Parti conservateur qu’ils ne l’étaient avant les elections du 22 mai dernier.Pourquoi?De l’avis de Mme McTeer, c’est parce que «Joe commence à être mieux connu.» Après avoir fait cette remarque devant un groupe d’électeurs de la région de l’Estrie, Mme McTeer.s'est empressée d’a- Êuter: «Je ne fais pas véri-blement de politique vous savez.» P1 le ¦ Des fruits et légumes Après son arrivée au pouvoir le 22 mai, le gouvernement conservateur avait annoncé son intention de mettre un terme au programme fédéral d'aide financière aux producteurs agricoles désireux de construire des entrepôts frigorifiques pour la consersatîon des fruits et légumes.Or, le gouvernement vient de faire volte-face et le ministre de l’agriculture, M.John Wise, a annoncé hier que la durée de ce programme entré en vigueur en 1973 sera prolongée jusqu’en 1981.Les promesses libérales entraîneraient un déficit accru de $4 milliards (Clark) ¦ À la remorque du Québec En tournée dans le comté de Lotbinière, le ministre canadien des Affaires extérieures, Mme Flora MacDonald, a tenté de convaincre son auditoire que si le Québec élisait 12 députés conservateurs à Ottawa, les Canadiens auraient un gouvernement majoritaire à compter du 18 février.Accompagnée du chef de l’Union nationale, Mme MacDonald a par ailleurs indiqué qu’elle avait appris le français dans un monastère de Saint-George-de-Beauce.¦ La politique sol ingrat Après 30 ans de loyaux services, la première québécoise à devenir présidente d’élection s’est fait dire que sa compétence ne serait pas requise en vue du scrutin du 18 février.Sexagénaire qui n’a jamais trahi le Parti conservateur, Mme Jeanne Bouchar-Mackay, a exprimé son amertume a la suite de la décision du président d’élection du comté d'Outremont de la rejeter aussi impunément: «C’est la pire insulte qu’on pouvait me faire».¦ Insolence de postiers Des postiers plaisantins ont voulu s’amuser aux dépens du chef libéral, M.Trudeau et de son épouse.L’avis de recensement confirmant que M.Trudeau est sur la liste électorale d’Ottawa, a été adressée au quotidien The Citizen tandis que celui de son épouse Margaret a été expédié au quotidien The Journal.La plaisanterie a vivement irrité les autorités du bureau de poste d'Ottawa qui ont fait savoir que si les coupables étaient démasqués, ils s’exposeraient à de sévères sanctions.WINNIPEG (PC) - Le premier ministre Joe Clark a soutenu hier à Winnipeg que les positions électorales des libéraux se^raduiraient cette année par une hausse de plus de $4 milliards du déficit fédéral.M.Clark a par ailleurs dit qu’il n’entend pas répliquer à la dernière promesse du chef libéral, M.Pierre Trudeau, d’augmenter de $35 par mois le supplément de revenu garanti aux pensionnés.Il s’agit d’une promesse purement électorahste, a-t-il dit au cours d’une tribune radiophonique, indiquant que, de son coté, le gouvernement conservateur attendra les résultats d’une étude déjà amorcée sur la révision du système de pension et la possibilité de relever les taux de supplément de revenu garanti.Au cours d’une assemblée publique, d’autre part, M.Clark a déclaré qu’on ne peut guère prendre au sérieux le chef libéral quand il affirme ?|ue son parti s’engage à raf-ermir la gestion financière des fonds publics, étant donné, a-t-il ait, que ses positions contribueraient à hausser de plus de $4 milliards les besoins financiers du gouvernement.Il s’agit d’un renversement complet de situation par rapport à la dernière campagne électorale, alors que c’était M.Trudeau qui accusait son adversaire conservateur de chercher à accroître le déficit de $7 milliards.M.Clark a expliqué que l’abandon de la taxe d’accise sur l’essence que préconisent les libéraux priverait le trésor public de $2.5 milliards.De plus, a-t-il dit, en rejetant l'accord proposé sur la hausse des prix du pétrole, on augmente de $2 milliards le coût de la subvention du pétrole étranger dans l’Est du pays et on perd les $400 millions qui auraient été tirés de la taxe sur les bénéfices des sociétés pétrolières.L'augmentation du supplément de revenu garanti coûterait d’autre part quelque $570 millions aux contribuables, a ajouté M.Clark.Si on retranche le $1 milliard que le gouvernement conservateur s’est engagé à verser sous forme de crédit d’impôt au titre des intérêts hypothécaires et des taxes foncières, programme auquel les libéraux ne souscrivent pas, il s’ensuivrait quand même une augmentation de plus de $4 milliards du déficit, a-t-il indi- qué.Par ailleurs, M.Clark a soutenu qu’il serait économiquement avantageux pour le Canada de tenir les Jeux olympiques à Montréal cet été.Toutefois, a-t-il dit, il faudrait qu’on considère également les villes de Tokyo, Munich et Mexico, puisqu'il serait regrettable que le Canada paraisse exploiter une crise internationale.M.Clark s’est d'autre part dit disposé, sans s’engager davantage, à prendre en considération la dernière proposition libérale de tenir un débat télévisé entre les chefs de partis sans la présence des journalistes.Par ailleurs, interrogé à savoir s’il avait déjà fumé de la marijuana, le premier ministre a déclaré qu’il ne l’avait jamais fait «ni ici, ni ailleurs», à Comme aux plus beaux jours de sa popularité, le chef du Parti libéral.M.Trudeau, rose rouge au revers de son manteau, est entouré de jeunes femmes qui le dévorent des yeux.(Photolaser CP) Pépin ou la quadrature du cercle OTTAWA — Jean-Luc Pépin prétend avoir inventé la quadrature du cercle.A défaut d’avoir totalement réussi à renouvel-ler le fédéralisme, l’ancien président de la Commission de l’unité canadienne, maintenant député d’Ottawa-Carleton, renouvelle le style des campagnes électorales.Il peut ainsi se vanter d’avoir été le premier au Canada à faire dans le «macarré», un macaron aux quatre angles parfaitement droits.Pour être juste, il faut dire que ce n’est quand même pas une première nord-américaine: Jimmy Carter soi-même avait eu la même idée.Et puis, Madame Jean Pigott, ancienne candidate conservatrice dans Ottawa-Carleton, avait lancé, en 1979, le «macarectangulaire».Mais les quatre angles étaient arrondis.«Jean Pigott a toujours pas mal coupé les coins», disaient ses 42,034 adversaires libéraux et néodémocrates.Du coup, Mme Pigott se recycle dans Ottawa-Centre et revient au «macaron-rond».Pour revenir à nos moutons — à cause du «carré» d’agneau de la Saint-Jean-Baptiste — le «macaré» commence à donner des idées à M.Jean-Luc Pépin.Si jamais on lui confie un ministère des relations fédérales-provinciales, il fiourrait bien à son tour redessiner la forme de a table des conférences constitutionnelles.M.Joseph Clark l’avait réduite pour rapprocher les interlocuteurs.Jean-Luc Pépin songe à la faire carrée, pour enfin empêcher nos onze Pre-mieurs ministres de tourner en rond.Autre avantage du «macarré», pensent déjà les stratèges libéraux, tous les côtés y sont égaux.Voilà qui va bien avec le slogan du nouveau parti liberal: «paris inter pares».Chacun dans son coin et tout le monde sous le même angle.M.Pépin n’a pas osé mettre sa photo sur son nouveau «macarré».Il voulait éviter à ses adversaires la blague facile du «square head».Le nouveau candidat conservateur dans Ottawa-Carleton, nerveux, tente de trouver mieux que ce macaron au carré inventé par son opposant libéral.Il a pensé en dessiner un «au cube» mais çà faisait trop volumineux.Aux dernieres nouvelles, un facétieux a suggéré à M.Bert Lawrence de s’inventer un macaron «à la puissance Clark>r.Le pauvre M.Lawrence se demande toujours quelle forme cela peut bien avoir.Michel VASTEL Broadbent se voit accusé de faire des pirouettes avec le socialisme ¦ Place à la danse C’est dans les bras du ministre canadien des Affaires extérieures, Mme Flora MacDonald, que le candidat conservateur René Robert de Cotret, a inauguré, mercredi soir au restaurant Miss Loui-seville, la soirée de danse qui inaugurait le lancement de sa campagne électorale dans le comté de Berthier.Le candidat conservateur de Labelle, M.Marcel Masse ainsi que le ministre des Approvisionnements et Services, M.Roch LaSalle, ont également assisté à la réunion.M.de Cotret, qui a démissionné de son poste de sénateur au début de la semaine, affronte le libéral Antonio Yanakis, qui a remporté les élections du 22 mai avec une majorité de 10,000 voix.¦ Les thèmes du PCO Le Parti communiste ouvrier entend faire de la Suestion constitutionnelle l’un es thèmes majeurs de sa campagne électorale.C’est ce que fait savoir le président du PCO, M.Roger Rashi, tout en soulignant que son parti est opposé à la souveraineté-association mais reconnaît le droit du Québec à l'autodétermination.TORONTO (PC) - Le chef du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broadbent, s’est vu accusé hier de faire des pirouettes avec les principes socialistes de la Co-operative Commonwealth Federation (CCF), parti qui est devenu le NPD en 1961.Cette accusation a été lancée lors d'une période de questions animée devant quelque 600 étudiants, à l’université York, là où le premier ministre Joe Clark avait été accueilli plutôt moins bien, la semaine dernière.Mais, pour la plus grande partie de sa prestation de 25 minutes, l’ancien professeur d’économie de cette institution a suscité des rires et des applaudissements.Des contradicteurs ont parfois hué ou sifflé M.Broadbent alors qu’il exposait le programme ae son parti.On lui a ainsi demandé de «lâcher les discours» et de «passer aux actes» quand il s’est mis à ridiculiser M.Clark et le ministre des Finances John Cros-bie pour avoir confondu les Canadiens avec les politiques de prix énergétiques qu’un gouvernement tory réélu continuerait à appliquer.Un intervenant a été applaudi quand il a dit au chef néo-démocrate qu’il tournait à l’envers des principes du CCF en affirmant que les sociétés privées avaient le droit de faire des profits.«Est-ce que ce compromis avec les principes signifie simplement que le NPD tente de gagner en popularité auprès des électeurs»?a-t-il demandé.Le député d’Oshawa a ré- pondu: «Ça ne peut pas marcher dans les deux sens.Si vous croyez en une économie mixte alors vous ne pouvez en même temps condamner toutes les sources de profit.C’est franchement hypocrite.Nous voulons une économie efficace en même temps que la justice sociale».Au début, le chef du NPD s’était payé la tête de M.Clark en disant qu’à son entrée dans la salle, à la vue d’un étudiant portant une badge, il avait été capable de lire l’inscription.La semaine dernière au L’appui de William Davis à Clark sera «sélectif» par Patricia Dumas TORONTO — Le premier ministre du Canada, M.Joe Clark, s’entretiendra la semaine prochaine à Queen's Park avec le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, et les membres de son cabinet, de la façon dont ces derniers participeront à sa campagne électorale.La rumeur voulait que M.Davis ait choisi de se tenir à l’écart de cette campagne à cause des défaites répétées 3u'il a essuyées sous le régime e M.Clark.Plus de la moitié de la campagne conservatrice s’est déjà déroulée sans que M.Davis y participe.Les organisateurs du Parti conservateur expliquaient l'absence très remarquée de leur chef provincial en rappelant que M.Davis passe traditionnellement cette période de l'année à sa résidence de Floride, et qu'il se lancerait dans la bataille dès son retour.Avant de partir en vacances, avant Noël, m.Davis avait lui-même annoncé qu’il appuye-rait ses homologues fédéraux.Une semaine avant la fin de ses vacances, il a effectué un voyage-éclair à Toronto, où il a sans doute pris connaissance des sondages dont les résultats, paraît-il, sont si mauvais qu’un sentiment de panique s’est emparé des troupes conservatrices.Bien que sa rencontre de mercredi prochain avec M.Davis soit officielle, mais à huis clos, aucune rencontre publique n'est encore prévue entre les deux hommes.Des rumeurs circulant dans les corridors conservateurs laissent entendre que M.Davis a établi une liste noire des candidats conservateurs auprès desquels il ne veut pas être vu et aux- Trudeau promet à l’Ouest le jumelage des voies ferrées ESTEVAN, Sask.(PC) -Le chef du Parti libéral du Canada, M.Pierre Trudeau, a annoncé hier, qu'advenant une victoire de son parti le 18 février, il mettrait aussitôt de l'avant un ambitieux programme de jumelage des voies ferrées de l’Ouest canadien dont le coût pourrait dépasser le milliard de dollars.M.Trudeau a formulé cette promesse au cours d’un dis- cours qu’il prononçait devant d’environ 300 per-udito- une foule sonnes réunies dans l'audito- rium de la Légion royale canadienne à Estevan, en Saskatchewan.M.Trudeau a précisé que, conformément a l’engagement qu'il a pris samedi dernier à Toronto, ce nouveau § programme n'augmenterait as le déficit gouvernemental.!n fait, le Canadien National devra financer lui-même le projet au rythme de $100,000 Par année pendant huit ans.résentant te jumelage de ces voies comme «une priorité nationale».M.Trudeau a indi- qué que le nombre de convois empruntant ces voies fermées pourrait passer de 25 à 50 par jour.Le jumelage projeté serait réalisé sur une distance de 1,500 milles, soit de Portage-Laprairie.au Manitoba, jusqu à Vancouver.Afin de garantir la concrétisation de ce projet, un gouvernement libéral prolongera le programme de déduction fiscale accéléré sur les investissements effectués par le CN et le CP pour le jumelage des voies.quels il ne veut pas être associé.Il s’agirait de députés conservateurs fédéraux qui auraient été trop durs envers M.Davis pendant leur court règne.Un de ces députés serait allé jusqu'à dire que M.Davis souffrait d’esprit de clocher et qu’il manquait de dimension canadienne.Ce genre d’insultes ne seront jamais oubliées par M.Davis.Par contre, il semble que M.Davis participera activement aux campagnes des candidats qu'il estime, parmi lesquels se trouvent MM.Michael Wilson, dans Toronto-Etobicoke Centre, Ron Atkey dans Toronto-St.Paul's et évidemment David Crombie dans Toronto-Rosedale.On dit même que M.Davis démontrera que M.Clark a mal servi ses électeurs torontois en ne nommant aucun de ces ministres chéris des Ontariens à son cabinet interne.Quelles que soient les rumeurs entourant M.Davis, déjà des membres de son cabinet ont commencé à faire campagne.Mercredi soir, le Trésorier de la province, M.Frank Miller, faisait du porte à porte dans London ouest, la circonscription de l’ex-ministre a’État, M.Judd Buchanan, en compagnie de M.Don McDougall, qui a tout récemment présidé la Commission d'étude sur Pétro-Canada.même endroit, M.Clark avait été embarrassé en disant à un étudiant qu’il pouvait voir sur sa chemise un badge proclamant: «Vendez Pétro-Canada».En réalité, l’inscription disait «Sauvez Pétro-Canada, Vendez Clark» et l’étudiant avait dit au premier ministre qu’il aurait du rester à l’école assez longtemps pour apprendre à lire.Quand on lui a demandé si en tant que socialiste il approuvait l'invasion de l’Afghanistan par l’URSS, M.Broadbent afficha un large sourire et provoqua les rires de l'auditoire.Il a réitéré la condamnation néo-démocrate de l’invasion soviétique, affirmant que le Canada ne devait pas rester à rien faire dans une affaire comme celle-là.Son parti, a-t-il rappelé, avait aussi condamne les invasions «cruelles et barbares» de la Tchécoslovaquie en 1968 et de la Hongrie en 1956.Dans son discours de présentation, M.Broadbent avait souligné les trois principales différences de programmes économique entre le NPD et les deux grands partis.Sous un gouvernement néo-démocrate, a-t-il dit, les taux d’intérêt seraient réduits, les ressources naturelles seraient transformées au pays et le rôle de Pétro-Canada dans la prospection serait élargi.en réponse à l’animateur de radio qui référait aux confidences de Mme Margaret Trudeau, selon qui son mari n’aurait jamais fumé de la marijuana à l’intérieur des frontières canadiennes.M.Clark devait prendre la larole en soirée à Brandon, au 'anitoba, avant de revenir à Ottawa pour la réunion hebdomadaire du conseil des ministres aujourd’hui.pa M; La FFHQ prend position OTTAWA (PC) - La Fédération des francophones hors Québec a publié hier, à Ottawa, un manifeste électoral qui veut proclamer bien haut que ses membres sont des «ressources non-renouvelables» qui doivent faire l’objet de mesures spéciales de conservation.La Fédération, qui dit représenter près d’un million de francophones vivant dans les neuf provinces anglophones, est ainsi revenue a la charge en réclamant une politique globale des communautés francophones et ce, en dépit du peu d’impact qu’elle a éu sur la derniere campagne électorale alors qu’elle avait demandé aux chefs des principaux partis politiques de se prononcer sur ses propositions constitutionnelles.La politique globale prônée par la Fédération devrait toucher tous les aspects de la vie quotidienne des francophones, selon ce manifeste, non seulement les secteurs qui les préoccupent traditionnellement, mais aussi les secteurs qui touchent l’économie, les affaires sociales, l’agriculture et même le développement urbain.«On ne rêve pas en couleur», a tenu à faire savoir le directeur général de la Fédération, M.Donald Cyr, lors d’une entrevue.Celui-ci estime que les revendications de son organisme sont normales et saines.Il précise que l’avenir des francophones et même du pays depend d’un ensemble de réformes et de cette politique globale qui permettra aux personnes de langue française qui ne vivent pas au Québec d'avoir un meilleur contrôle sur leur environnement.Le fond du manifeste reprend des thèmes souvent abordés par la Fédération mais va plus loin et sur un ton différent.«La FFHQ défend les intérêts des siens et elle le fait en toute lucidité.De plus, en tout temps, elle vise à n’envisager que des solutions démocratiques qui puissent englober les besoins de tous les citoyens et n’en brimer aucun.Ainsi, lorsque la FFHQ sollicite l’appui des gouvernements dans ses efforts pour esquisser des projets d’avenir, elle veut faire partie de la solution aux problèmes nationaux et mondiaux et se montre solidaire d’autres groupes qui offrent aussi des solutions.» Les auteurs du manifeste concluent en reconnaissant que les gouvernements perçoivent la Fédération comme un problème plutôt qu’une solution.En entrevue, M.Cyr a expliqué que la Fédération désire que les francophones puissent prendre leur avenir en main.Il a cité, à titre d’exemple, l’espoir de contrôler davantage la situation économique d’une région afin d’assurer que le français soit la langue de travail pour lutter contre l’assimilation.Toutefois, la Fédération, qui est presqu’entièrement subventionnée par le gouvernement fédéral, veut profiter de l’occasion pour sensibiliser les chefs des partis politiques.Atelier de peintures à l’huile • Dessins • Recettes et broyages de couleur • Histoire de l’Art • Exposition collective • Sculptures et gravures COURS RÉGULIERS ou INTENSIFS Inscription: le 17,18 et 19 janvier 1980 Information: 725-1728 f LE DEVOIR SË j Montréal, vendredi 18 janvier 1980 Fort peu de visiteurs olympiques à Montréal Les Jeux olympiques d’hiver du Lac Placid n’ont pas encore eu l'effet attendu par les hôteliers de Montréal qui croyaient héberger une partie des visiteurs, surtout européens, qui arriveraient d’abord à Montréal.Mais les hôteliers de Montréal affirment qu’ils n’ont encore reçu aucune réservation et ne s’attendent pas à une clientèle accrue en février, mois creux de l’industrie.Il est vrai que la situation en général pour 1980 s’annonce exceptionnelle pour eux au chapitre des congrès confirmés pour Montreal, mais les Jeux d’hiver n’amèneront peut-être pas d’activités supplémentaires.D’abord le Comité organisateur des Jeux n’encourage pas la clientèle européenne à passer par Montréal à cause des visas qui seront nécessaires chaque jour pour traverser la frontière canadienne.Au surplus, aucun système de transport ou plutôt de navette entre Montréal et les lieux olympiques n’a été mis sur pied jusqu’à présent, même si c’est un transporteur montréalais qui a obtenu le contrat de transport sur les lieux mêmes des jeux.Il faut ajouter aussi que l'absence de neige commence à inquiéter les organisateurs et que la publicité a été modeste tant pour les jeux proprement dits que sur les lieux d’hébergement importants comme Montréal ou Albany, qui semble devoir être le choix de la clientèle éventuelle.Il reste encore quelque 200,000 billets non vendus à moins de 25 jours de l'ouverture officielle.Un pharmacien et un médecin exonérés par Bernard Morrier Un médecin et un pharmacien ne peuvent être tenus responsables de la mort d’un adolescent, attribuable à une consommation de drogue.Tel est le verdict que vient de rendre le juge Melvin Rothman, de la Cour supérieure, après avoir étudié la poursuite en dommages et intérêts, qu’avait intentée un policier résidant à Laflèche, M.Guy Rocque, contre le Dr A.D.Archambault et la pharmacie Proulx, tous deux de Verdun, suite à la mort de son fils Serge, âgé de 18 ans, survenue lors d’un carnaval scolaire en février 1972.Il fut mis en preuve que celui-ci avait succombé après avoir absorbé de la méthadone, que lui avait fournie un de ses camarades, Gilbert Parent.Cette drogue aurait été obtenue du Dr Archambault à l’aide d’une ordonnance falsifiée.De plus, Parent aurait leurré le médecin en lui donnant un faux nom et une fausse adresse, prétextant qu’il désirait se débarrasser de sa manie de consommer de l’héroïne.Ayant obtenu la drogue désirée de la pharmacie Proulx, Parent en donnait quelques cachets, quelquès semaines plus tard, à Serge Rocque, et celui-ci devait succomber par la suite.Lors du procès, M.Rocquo a tenté de faire valoir qu’entre novembre 1971 et février 1972, le Dr Archambault avait émis 1,441 ordonnances de méthadone, devenant ainsi le médecin qui avait mis le plus cette drogue en circulation dans la région de Montréal.La preuve a démontré, que le Dr Archambault n’avait jamais prescrit la drogue en question au jeune Serge Rocque et qu’il n’avait jamais rencontré celui-ci.Quant à la drogue dont a disposée Gilbert Parent, le juge estime qu’elle aurait pu être prescrite par un autre médecin ou encore que les deux jeunes gens auraient pu se la procurer à l’aide d’ordonnances falsifiées.Le juge Rothman explique qu’il ne peut retenir la prétention de M.Rocque voulant que le Dr Archambault ait créé une situation favorable à l’accident dont son fils a été victime, un médecin se sachant trop surveillé pour pouvoir agir de façon aussi abusive.Quant à la pharmacie Proulx, le magistrat ne peut retenir auciine accusation de négligence contre elle, puisque son pharmacien, devant l’avalanche a’ordon-nuances de méthadone, avait cru bon de signaler cet abus, à trois reprises, au ministère fédéral responsable des drogues et de l'alimentation.Le juge Rothman rejette donc la poursuite de M.Rocque parce que ce dernier n’a pas été en mesure de prouver un lien de causalité dans cette affaire.* Les téléphonistes poursuivent Bell en libelle diffamatoire par Louis-Gilles Francoeur Le Syndicat des travailleurs en communications du Canada (STCC-FTQ) a intenté hier, en Cour supérieure, une poursuite en libelle diffamatoire de $500,000 contre Bell Canada en raison de la publication par la compagnie d’annonces dans les journaux au début du mois à propos du vote secret en cours parmi les 6,900 téléphonistes.La direction du STCC avait évoqué la possibilité de poursuites judiciaires contre Bell Canada après la publication des annonces en question.Le tout fut confié aux conseillers juridiques du syndicat et c’est hier que la cause a été officiellement inscrite devant le tribunal.L’annonce qualifiée de «libelle» par le syndicat posait la question suivante: «Les téléphonistes de Bell refuseraient-ils une augmentation de 42% à 53% s’ils avaient l’occasion de voter»?Le syndicat, dans sa requête, évoque le dommage à sa réputation parce que cette annonce créait dans le public rimpression qu’il n’y avait aucun vote a ce moment-là, ce qui est contraire à la réalité, soutient-il.Cette annonce, lit-on dans la poursuite, «a porté des accusations non fondées, non vérifiées et mensongères à l’endroit du syndicat et elle a accusé publiquement, sans fondement, sans preuve et sans justification le demandeur de ne pas vouloir soumettre les offres patronales à ses membres».Le syndicat des téléphonistes demande donc un montant de $100,000 pour atteinte à sa réputation de représentant et d'agent négociateur; un autre $200,000 pour atteinte à la réputation auprès du public et de ses partenaires syndicaux et un autre $200,000 pour perte de membres et déficit dans le «nombre d’adhérents futurs».Les représentants syndicaux ont aussi réprouve d’autres déclarations d’un porte-parole de Bell Canada qui avait qualifié les assemblées syndicales des téléphonistes «d’assemblees de motivation».Mais la cause inscrite hier en Cour supérieure ne fait pas référence à cette déclaration contestée par le syndicat.D’autre part, le STCC s’apprêtait hier à procéder au dépouillement du scrutin secret organisé depuis quelques semaines à travers le Québec et l’Ontario.Les enve- loppes scellées contenant les bulletins de vote ont été acheminées plus rapidement que prévu et les scrutateurs seraient prêts à passer à l’action.Les résultats pourraient être annoncées aujourd’hui ou demain, soit quelques jours plus tôt que prévu.La perspective d’un vote de grève majoritaire semble inciter quelques groupes de téléphonistes à débrayer plus tôt que prévu.Selon la compilation publiée hier par la Presse Canadienne, les téléphonistes de Toronto ont préféré demeurer à la maison hier après avoir commencé à s’absenter en grand nombre la veille.À Sudbury, les 96 téléphonistes formaient toujours le piquet de grève puisqu’elles ont décidé ae ne pas se présenter au travail avant le résultat du scrutin.Le STCC détient le droit de faire la grève depuis le 25 décembre et plusieurs débrayages ont eu lieu depuis, lesquels ont perturbé le service à la clientèle chez Bell.De leur côté, les dirigeants du syndicat n’ont pas l’intention de décréter un mot d’ordre de grève avant d’avoir en main les résultats définitifs du scrutin des dernières semaines.Claude Morin fait un portrait des adversaires du gouvernement Un incendie, rapidement maîtrisé, a semé l'émoi, hier en fin de journée, sur le boulevard Dorchester.La fumée se dégageant du foyer, situé dans un édifice en hauteur à droite, enrobait partiellement l'une des tours du Complexe Desjardins, sous l’effet capricieux du vent s’engouffrant dans ce véritable canyon.(Photo Jacques Grenier) Le gouvernement du Québec a, dans le passé, pris d’importantes décisions qui n’ont pas eu l’heur de plaire à tout le monde, a rappelé hier le ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, aux étudiants de l’Université de Montréal devant qui il avait été invité à prendre la parole par le Comité du OUI.Comme les Québécois n’ont pas cédé devant les insistances de ces «prophètes de malheur» à l’occasion notamment de la nationalisation de l’électricité, en 1962, de la création, en 1965, de la Caisse de dépôt, et de l’établissement, en 1967.de re- lations plus suivies avec la France, il n’est pas question que les Québécois se laissent influencer cette fois par les ennemis du OUI, a insisté M.Morin.Le ministre des Affaires intergouvemementales s’est attardé à faire devant les étudiants le portrait des adversaires du gouvernement dans sa recherche de la souveraineté-association.Ces ennemis, a-t-il expliqué, se divisent en trois catégories.La première regroupe les compagnies, sous le nom de comité Pro-Canada, qui «tiennent à ce que rien ne Les commissions scolaires contestent la loi sur la fiscalité municipale HULL (PC) — La Commission scolaire Outaouais-Hull, comme une vingtaine d’autres commissions scolaires du Québec, a adopté une résolution-type ayant pour objet de contester la loi sur la fiscalité municipale.Cette motion, confectionnée à l’origine par la Fédération des commissions scolaires du Québec, reflète l’attitude de contestation que les commissaires québécois ont adoptée depuis la conférence Québec-commissions scolaires, en 1979.Le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, avait alors confirmé aux administrateurs scolaires qu’ils perdraient la plus grande partie de leurs pouvoirs de taxation, ne leur laissant que le champ des dépenses non-subventionnées.Les commissions scolaires, par l’entremise de leur fédération, se sont, depuis, lancées dans une véritable guerre contre l’État, ne voulant pas perdre l’impôt scolaire qui leur garantissait une certaine autonomie.La fédération avait déjà annoncé son intention d’entamer toutes les procédures, y compris l’appel, pour faire déclarer inconstitutionnelles toutes les parties de la loi et certaines dispositions législatives concernant l’impôt scolaire et ce par tous les moyens jusqu’à l’injonction.La Commission scolaire Outaouais-Hull a aussi autorisé la fédération, laquelle coordonnera toute cette action, a retenir en son nom les services de la firme montréalaise Dumesnil, Pom-mainville et Vachon, la même qui a défendu le dossier de la tutelle, en 1977-1978.En plus de contester la perte du champ d’impôt foncier scolaire normalise, transféré aux municipalités, les commissions scolaires dénoncent les dispositions de la loi touchant les dépenses non-subventionnées.Une commission scolaire locale ou intégrée ne peut, en effet, dépasser six pour cent du budget net en dépenses non-subventionnées, sans consulter ses contribuables.Cette mesure a déjà été qualifiée de ridicule par le président de l’Association des commissions scolaires de l’Ouest du Québec, M.André Séguin, qui a affirmé qu’un référendum sur le territoire de la Commission scolaire Outaouais-Hull, par exemple, coûterait environ $40,000.M.Séguin a aussi soutenu que l’influence de la Loi sur la fiscalité municipale sur la Loi de l’instruction publique se soldera par une diminution des services existants dont plusieurs deviendront hors-normes.Les syndicats du transport craignent la répétition des problèmes vécus à la CTRSM par Louis-Gilles Francoeur Quelque 60 syndicats du secteur des transports, à la CSN, vont se réunir le 26 janvier à Montréal pour examiner les moyens à prendre pour éviter à l’échelle du Québec la répétition de ce qui arrive présentement à leurs collègues de la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal.À cet endroit, le législateur provincial a permis l’intégration de la compagnie Métropolitain-Sud au réseau de la CTRSM en oubliant de régler le problème de l’ancienneté des chauffeurs en cause.Il en résulte aujourd’hui que le syndicat des chauffeurs de la CTRSM et l’organisme public lui-même refusent de fusionner intégralement les deux listes d’ancienneté.Si cela devait arriver, une grande partie des chauffeurs de Métropolitain-Sud, en majorité plus âgés, passeraient en avant des autres du réseau public.Peu avant les fêtes, cependant, l’intégration des deux syndicats d’entretien se réalisait sans problème.Tous deux affiliés à la CSN, les deux syndicats ont accepté pour des raison humanitaires et SOLDES-SAVOIR 17 au 26 janvier Livres savants, livres amusants, livres éducatifs, livres d'art, tous nos livres sont en solde.’ Rabais de % Certains ouvrages, disposés en présentoirs spéciaux, sont offerts à prix encore plus avantageux Rabais jusqu’à 60% librairie flammarion 1243, rue University, (angle Cathcart) 866-6381 ’Sauf sur les livres marques-prix net., les revues, les cartes routières et les cartes de souhaits syndicales la fusion intégrale des listes d’ancienneté en vigueur chez Métropolitain-Sud et à la CTRSM.La chose est toutefois plus difficile chez les chauffeurs, ceux ae Métropolitain-Sud étant affiliés à la CSN et ceux de la CTRSM l’étant au Syndicat canadien de la fonction publique.Le problème des fusions de ces organismes de transport risque de se poser à court terme dans le cas de la compagnie Métroplitain Provincial, prochainement Détournement de voiture à Pabos PABOS (PC) — La Sûreté du Québec a institué une enquête pour retracer un auto-stoppeur qui a forcé un restaurateur à le conduire de Pabos, en Gaspésie, jusqu’à Québec, soit une distance d’environ 700 kilomètres, avant de s’emparer de sa voiture et de l’argent qu’il avait dans ses goussets.La victime, M.Gérard Beaudin, âgé de 44 ans, a raconté à la police qu’il avait laissé monter l’individu alors qu'il se rendait effectuer une livraison, vers une heure, dans la nuit de mercredi à jeudi.L’agresseur, âgé de 25 à 30 ans, a exigé sous la menace d'un couteau d’être conduit jusqu’à Québec.Rendu à Cap-Rouge, en banlieue de la capitale provinciale, il a libéré M.Beaudin, s’est emparé des quelque $200 qu'il avait en sa possession et a poursuivi sa route à bora de l’automobile de la victime.intégrée au réseau de la CTCUM.La fusion plus vaste des réseaux de Montréal, Laval et de la Rive-Sud, dans le cadre du COTREM, fait aussi frémir de nombreux affiliés de la CSN, qui voient tout à coup des bénéfices de conventions collectives singulièrement menacés.Dans la plupart des syndicats de chauffeurs ou d’employés d’entretien, l’ancienneté acquise permet aux salariés de bénéficier de multiples priorités.Dans le cas de la CRTSM, te législateur avait laissé le tout ouvert sous prétexte que le code du travail couvrait déjà les modalités d’intégration.Mais le problème n’a pas été tranché à ce niveau d’une façon équitable soutiennent les chauffeurs du- réseau Métropolitain-Sud, en comparaison avec ce qui s’est passé au niveau de l’entretien sur la base d’un accord purement syndical.Le sommet des syndicats du transport de la CSN, auquel participeront des représentants syndicaux de toute la province, sera non seulement appelé a se pencher sur le précédent posé à la CRTSM mais aussi à songer aux moyens d’action éventùellement mis en branle pour créer une pression généralisée sur le gouvernement en vue d’une «solution cadre».Un représentant de la centrale n’a pas exclu hier la possibilité que les syndicats demandent des mandats de grève à leurs assemblées générales mais il n’a pas voulu se prononcer sur le bien-fondé de cette mesure avant que les responsables n'aient eux-mêmes examiné le problème.change» au Québec.On trouve ensuite a poursuivi M.Morin, l’establishment anglophone des autres provinces et, enfin, les adversaires du terroir, qui se font les porte-parole des deux groupements précédents et dont le dernier document, le «livre blême» de M.Ryan, n’a pas été bien accueilli au Canada anglais, selon M.Morin.Le document libéral, a commenté M.Morin, «est pas mal moins sexy quand on le regarde de près» et traduit un recul par rapport aux positions québécoises courantes.On y reconnaît que les Québécois se trouvent dans l’inégalité par rapport au reste du Canada, a déclaré M.Morin, et le fédéralisme renouvelé de M.Ryan est devenu une espèce de squelette qui n’est pas beau à voir.M.Morin a signalé aux étudiants que M.Ryan d’autre part avait déjà affirmé qu’il ne respecterait pas les résultats du référendum s’ils étaient positifs.M.Ryan se croit supérieur à la collectivité, a fait remarquer M.Morin.Ottawa aide les producteurs de patates Le ministre de l'Agriculture du Canada, M.John Wise, a annoncé hier une série de mesures pour venir en aide aux producteurs canadiens de pommes de terre, essentiellement regroupés dans les provinces atlantiques et au Québec.Ces mesures entraîneront des déboursés de $9.7 millions.On y retrouve un programme d’amélioration de la qualité des pommes de terre de semence, un fonds d’aide à la construction et à l’amélioration d’entrepôts à l’intention des groupements de producteurs, un nouveau programme d'assurance pour protéger les producteurs de semence contre les risques inhérents à la production, à l’entreposage et à la commercialisation, l’intensification de la recherche visant l’amélioration de la production et la lutte contre les maladies, un programme de développement des marchés de la pomme ae terre de semence, et un programme de stabilisation des revenus des producteurs pour la récolte 1978.M.Wise a rappelé que les prix des pommes de terre récoltées dans l’est du pays en 1978 avaient été très faibles, particulièrement dans les Maritimes, et que la situation ne s’était guère améliorée pour la récolte de 1979, aggravant ainsi le problème des producteurs à cause des pertes en entrepôt.Le paiement atteindra $0.40 les 100 livres, soit la différence entre le prix moyen fixé par la loi ($3.92) et le revenu moyen des producteurs ($3.52) en 1978.McGill en bref rédigé et publié par le bureau de relations publiques de l’Université McGill à ses frais Aujourd'hui et demain, les étudiants en pharmacie du Québec se réunissent sur le campus de l'Université Laval pour discuter du pharmacien et de son rôle.¦ À 20 h.soirée de discussion sur l'identité de la femme à la librairie l'Euguélionne, 3926 boul.Lévesque à Laval.¦ À 20 h.débat public organisé par le Comité d’action de la contraception et l'avortement libre et gratuit, au Centre Saint-Pierre Apôtre.1212 rue Panet ¦ À 20 h, soirée-bénéfice du Regroupement écologique québécois à La vie douce, 4473 rue Saint-Denis.S’il y eut jamais un trait de comportement qui scandalisa les missionnaires jésuites vivant parmi les Hurons ce fut bien leur refus obstiné d’user de châtiments corporels sur leurs enfants.Et lorsqu’on rapporte dans Les Relations qu’une excellente chrétienne avait battu son fils de quatre ans, le professeur Trigger, du département d’anthropologie de McGill, y voit la preuve de l’influence grandissante du christianisme dans la vie des Hurons.Ecrit pour la première fois en Amérique du Nord dans une perspective amérindienne, et cela dans une langue claire et de lecture facile, The Children of Aataentsic raconte à partir des résultats de fouilles archéologiques et de documents européens l’histoire passionnante de la Confédération huronne depuis la préhistoire jusqu’à 1649, année de sa dispersion par les Iroquois.Eminent spécialiste de l’ethno-histoire des peuples amérindiens du Nord-Est de l’Amérique du Nord, M.Trigger vient de se voir attribuer pour l’ensemble de son oeuvre la plus ancienne distinction en anthropologie d’Amérique du Nord: la Complanter Medal for Iroquois Research.Cette médaille, qui porte le nom d’un grand chef Sénéca de la fin du XVIIIe siècle, est décernée tous les ans depuis 1904 par la Cayuga Historical Society of Auburn (New York) aux chercheurs qui ont apporté une contribution majeure à l’étude de l’histoire et de la culture iro-quoises.Il y a, à McGill, un physicien nucléaire qui, les fins de semaines, consacre le plus clair de son temps à ces jeux d’adresse que l’on retrouve dans toutes les fêtes foraines et les parcs d’attractions.Durant la semaine le professeur Moore travaille à la mise au point d’une méthode permettant de produire des “noyaux loin de la ligne de stabilité beta”.Mais, dès le samedi matin, on le retrouve dans son sous-sol occupé à abattre des pipes de plâtre à la carabine ou à lancer une balle dans un bidon de lait pour calculer les chances de gagner à ces divertissements; la loi exige en effet que tous les jeux forains soient purement des exercices d’adresse et non des jeux de hasard.M.Moore est d’ailleurs souvent appelé à témoigner comme expert par les avocats de la défense lorsque des forains sont poursuivis en justice pour avoir exploité un jeu comportant un taux de hasard trop élevé.“Ces forains sont pour la plupart d’honnêtes gens,” de dire le professeur Moore, “mais ils n’ont pas de directives claires à respecter.” C’est pourquoi M.Moore collabore à un projet de la Régie des loteries du Québec dont l’objectif est de standardiser et de cataloguer les différentes variétés de jeux forains.Gratuit! Vendredi 18 janvier à ISh: débat entre M.Henry 8 ja Milner, président du Comité anglophone pour la souveraineté-association, et M.Reed Scowen, député libéral de la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce à l’Assemblée nationale: Sovereignty-Association or Renewed Federalism.Salle 219 du pavillon Leacock.Lundi 21 janvier à 20h30: concert en hommage à la mémoire d’Ivan Wyschnegradsky donné par les pianistes Bruce Mather, Pierrette Lepage, Louis-Philippe Pelletier, Eugène Plawutsky et Paul Helmer.Salle de concert Pollack. 4 ¦ Montréal, vendredi 18 janvier 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Rédacteur en chef: le 10 janvier 1910 Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Trésorier: Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Les affaires sont bonnes EN dépit des sombres présages que tirent les analystes de la situation internationale et de la conjoncture économique en 1980, les chefs d’entreprise du Québec sont dans l’ensemble plus satisfaits aujourd’hui du climat des affaires ici qu’ils ne l’ont été depuis juin 1976.Quant au contexte politique, ils sont partagés moitié moitié: 50% le tiennent pour passable, 50% l’estiment mauvais, ce qui marque un progrès notable puisqu’un tel degré de satisfaction n’avait pas été observé dans ces milieux depuis janvier 1977.Les résultats de cette enquête, réalisée par le Conseil du patronat du Québec, tendent à confirmer l’optimisme modéré qui inspire les prévisions faites devant la Chambre de commerce cette semaine par M.Alfred Rouleau, président du Mouvement Desjardins.Quant à la proximité du référendum, celui-ci fait observer qu’il ne faudrait ni en exagérer l’importance ni penser que la réponse obtenue suffira à résoudre nos problèmes.Sans être aussi explicite, c’est une réaction semblable qui semble s’exprimer parmi les chefs d’entreprises, les deux-tiers d’entre eux estimant que le climat politique sera ou bien meilleur ou bien stationnaire au cours des six prochains mois.De cette consultation, effectuée deux fois par année depuis quatre ans par le CPQ, on peut dégager une conclusion d’ensemble: les hommes d’affaires sont portés à la satisfaction et se laissent gagner par l’optimisme quand les affaires sont bonnes et les profits, plus élevés, sans égard au régime politique en place et aux tensions plus ou moins grandes qu’il engendre dans leurs milieux.Dans le cas du Québec, il convient de souligner en outre que les prédictions alarmistes que les cercles financiers et industriels avaient multipliées à l’automne de 1976 quant au sort de l’économie ne se sont heureusement pas réalisées parce qu’elles étaient fondées, ou bien sur l’insécurité née de la peur, ou bien sur une fausse analyse du phénomène socio-politique qui s’est produit alors: les structures économiques et industrielles de cette société n’ont pas été ébranlées par les tendances sociales, les politiques culturelles et les mesures fiscales du gouvernement.Au contraire, au cours des trois dernières années, comme le signalait le ministre de l’Industrie et du Commerce dans son récent bilan, le taux de croissance du Québec a dépassé celui de l’Ontario; les revenus et les salaires ont progressé plus vite au Québec que dans la province voisine; quant au chômage, toujours plus élevé ici, l’écart s’est au moins amenuisé avec l’Ontario depuis trois ans.Les hommes d’affaires, qui appréhendaient le pire lors de l’adoption de la Loi sur la lan- gue officielle, inscrivent aujourd’hui la politique linguistique du gouvernement au neuvième rang des facteurs qui les préoccupent dans l’étude à court ou à long terme de la conjoncture.Si bien que les conclusions de la consultation du CPQ témoignent, sinon d’une grande sérénité parmi les cadres supérieurs des 139 entreprises qui ont fait l’objet de l’enquête, du moins d’un réalisme plus sain et d’une certaine détente.Les craintes démesurées de La fin de 1976 et de 1977 se sont dissipées: la communauté financière, industrielle et commerciale s’est adaptée, d’autant plus facilement que les règles fondamentales du jeu n’ont pas changé pour la peine et que les affaires ont été bonnes.Ainsi, grâce à la dévaluation du dollar, les exportations ont augmenté sensiblement et les profits ont atteint des niveaux élevés.Les secteurs du meuble (où les ventes à l’étranger sont à la hausse), de la chaussure, du vêtement, des mines, des pâtes et papiers, de l’agro-alimentaire ont tous progressé favorablement.Dans le domaine tertiaire — transports, communications, utilité publique, services et commerce — plus de 60,000 emplois nouveaux ont été créés.D’autres aspects de la situation économique sont certes moins encourageants, en particulier la léthargie qui persiste dans le batiment et dans le secteur des finances et assurances.Mais, pour peu que l’on recherche les causes de cet état de ralentissement, on doit bientôt reconnaître que l’action du gouvernement du Québec, sans être négligeable, n’est pas souvent déterminante dans l’économie.Le gouvernement en place a fait à cet égard ce que ses pouvoirs et ses moyens lui permettaient d’accomplir.Il est intervenu, par exemple, au moyen de la fiscalité, ce qui s’est, révélé efficace dans les secteurs mous; il a aussi lancé quelques programmes d’assistance à des entreprises petites et moyennes.Ce sont bien davantage les politiques fédérales qui influent sur l’etat de l’économie.Il suffit pour s’en convaincre de songer à la hausse vertigineuse des taux d’intérêts sur les- uels Québec n’a aucune prise; aux problèmes e l’énergie et des prix du pétrole; à diverses mesures incitatives comme le crédit d’impôt à l’égard des hypothèses domiciliaires que les conservateurs auraient voulu faire voter avant le renversement du gouvernement.Cette mesure n’aurait pas eu au Québec la moitié des effets avantageux qu’elle devait procurer à l’Ontario.C’est pourquoi, 37% des chefs d’entreprises consultes par le CPQ, interrogés sur les conditions économiques qui prévaudront au cours des six prochains mois, prévoient une détérioration contre 53% qui n’envisagent aucun changement et 10% qui anticipent une amélioration.Cet apparent pessimisme chez plus du tiers des hqmmes d’affaires est avant tout attribuable a des facteurs sur lesquels le gouvernement du Québec n’a aucune prise, a savoir: a) les taux d’intérêts trop élevés, b) la situation énergétique et la hausse constante des prix du pétrole, c) l’instabilité mondiale qui menace les exportations.Quand on leur demande ce qu’ils pensent du climat pour l’entreprise au Québec comparativement à celui qui prévaut ailleurs au Canada, les hommes d’affaires répondent à 69% que les conditions sont moins bonnes ici que dans les autres provinces, à 30% qu’elles sont comparables.Encore ici, c’est le réflexe politique qui se manifeste, les répondants indiquant au fond que la situation leur paraîtrait plus propice à l’entreprise s’il n’y avait pas a Québec le gouvernement du PQ.Pourtant, là encore, une amélioration se dessine.Depuis janvier 1977, le nombre des hommes d’affaires du Québec pour qui le climat est meilleur dans d’autres provinces tend à diminuer, passant de 88
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